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31/12/2014

Au bistro de la toile : éloge non-funêbre.

 

 

chimulus bistro copie.jpg

 

- Oh ! Loulle, je t'aime bien. Et toi aussi L'Anguille, et toi aussi Gaby, et toi aussi Thomas, et toi aussi Dédé, et toi aussi Michel, et toi aussi Hube, et toi aussi Jacques, et toi aussi Antonio, et toi aussi Momond...

 

- Bè... Nous aussi on t'aime bien Victor. Mais qu'est-ce qui nous vaut ce débordement d'affection ? C'est la proximité du Jour de l'An ?

 

- Non, Loulle, mais hier, je suis allé à la cuisson d'un vieil ami à moi, photographe de presse hors du commun. Et à cette occasion, j'ai retrouvé une palanquée de plumitifs et de photographes avec lesquels j'ai écrit mes premières konneries... Alors on a fait les « anciens combattants », on a fait revivre une époque révolue, on a chatouillé la nostalgie et elle nous a bien fait rigoler ! On a évidemment encensé notre ami parti, puis on a bu des canons... Putaing, Loulle, qu'est-ce qu'on a comme qualités quand on est mort ! Et on a trouvé très kon de ne se retrouver que dans des circonstances dramatiques.

 

- Ah ! Ça, c'est bien vrai...

 

- Alors ça m'a donné une idée Loulle.

 

- Ah ! Ah ! Accouche Victor, le temps que je mette la tournée du patron.

 

- Eh bien voilà. Je vous propose que, de temps en temps, l'un d'entre nous, piliers de cet antre de perdition si chaleureux, meure. Et qu'on lui fasse de belles non-funérailles.

 

- Eh ! Oh ! T'es kon ou quoi ? Tu trouveras pas beaucoup de volontaires...

 

- Qu'il meure, mais virtuellement, bougre de nifle ! Alors on enverrait un faire-part de non-décés à tous ses vieux amis. On mettrait...tè, par exemple pour moi, Loulle :

« Nous avons la non-douleur de vous faire connaître le non-décés de notre cher Victor Ayoli, non-survenue hier. Les non-obsèques de notre ami auront lieu mercredi 7 janvier à l'heure du premier apéro au Bistro de la Toile.

C'est son grand ami Loulle qui fera son éloge non-funêbre. Votre présence, si vous le pouvez, serait appréciée. »

 

Alors tu me ferais un bel éloge non-funêbre dans lequel tu me trouverais, ou tu m'inventerais plein de belles qualités. Puis on ferait un gueuleton du tron de dieu ! On picolerait, on chanterait des chansons à boire et des chansons de cul, puis on irait aux putes ! Qu'est-ce que vous en dites les mecs !

 

- Oh ! Fatche ! Ça c'est une idée qu'elle est bonne !

 

- Bon alors, banco. Tè, je non-meurs tout de suite ! Et tournée générale patron ! C'est le non-mort qui paie !

 

Illustration: merci à Chimulus

 

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30/12/2014

ΕΥΧΑΡΙΣΤΟΥΜΕ ΕΛΛΆΔΑ ! MERCI LA GRECE !

tsipas grèce.jpg

Photo X - Droits réservés

 

 

ILS TREMBLENT !

Ils en mouillent leur calbar de leur fiente fétide.

Ils tremblent devant le formidable espoir qui se lève en Grèce.

 

Qui ?

Les caciques de cette Europe ultralibérale qui a eu le cynisme de mettre à la tête de la Commission le « maitre-évadeur-fiscal » luxembourgois Junker.

Merkel, la donneuse de leçon, grande prêtresse de l'austérité qui mène la Merkeleuropa à la misère.

Le FMI, la Banque mondiale, la BCE, bref cette troïka dictatoriale qui saigne la Grèce.

L'Allemand Wolfgang Schaüble, expert en égoïsme nationaliste.

Le rénégat Moscovici, carpette de cette commission européenne, ramassis de boutiquiers arrogants.

Et puis « les marchés » ! Ah ! Les marchés ! Ils ont magouillé et se sont gavés jusqu'à plus soif sur la misère des Grecs, ces buveurs de sang.

 

Ils tremblent tous devant cette bouffée d'espoir qui se lève en Grèce, pays saigné par les mêmes. En effet, hier les députés grecs, en ne pouvant pas élire un président de la république, ont signé la dissolution du Parlement, et donc lancé des élections législatives anticipées dans les semaines qui viennent. Élections qui ont toutes les chances d'être remporté par le parti de gauche véritable Syriza, farouchement opposé à la politique d'austérité imposé par la Merkeleuropa !

 

Ils tremblent mais le chef de Syriza, Alexis Tsipras, de son côté, jubile. « …/... Et avec la volonté de notre peuple, d'ici quelques jours, les mémorandums d'austérité feront aussi partie du passé. » Il sera bien obligé de composer à la marge Tsipas, de faire grincer quelques dents parmi les plus sectaires à gauche, mais tout de même, il ne lâchera pas sur l'essentiel: la dette.

 

Une des mesures essentielles de son programme est en effet de se dégager de la dette qui étrangle son pays. En refusant clairement de faire payer aux forces vives laborieuses des dettes illégitimes contractées par les gouvernements voyous, de droite comme de gauche, qui ont conduits ce pays dans le gouffre. Il n'est que d'entendre, dès ce matin, les "zexperts" nous asséner leurs vérité bidonnées: "C'est nous, les Italiens, les Allemands qui allons payer..."

 

C'est un grand espoir non seulement pour la Grèce, mais pour tous les peuples d'Europe. En effet, l'année qui vient, le Portugal, puis l'Espagne vont renouveler leurs parlements. Peu après le vote, l'Espagnol Pablos Iglesias, le leader de Podemos, a d'ailleurs envoyé un message d'encouragement à Alexis Tsipras via Twitter : « 2015 sera l'année du changement en Espagne et en Europe. On commence par la Grèce. En avant Alexis ! En avant Syriza ! » Il est certain qu'une victoire de Syriza le 25 janvier lancerait en Europe un mouvement d'espoir, une dynamique qui pourrait tout changer, et surtout les orientations des Junker-Merkel-boys !

 

Quant à notre président – qui a la qualité d'être pragmatique et de prendre le vent comme toute bonne girouette – il devra se souvenir que c'est le peuple de gauche qui l'a élu ! Et agir en conséquence. Idem pour Renzi en Italie.

 

L'ESPOIR est là, à portée de main.

 

Epharisto poli Ellada ! Merci beaucoup la Grèce !

 

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29/12/2014

Au bistro de la toile. « Pauvres » naufragés de la neige et « pauvres » patrons du Caca-rente...

chimulus bistro copie.jpg

Merci à Chimulus

 

- Oh ! Victor, t'as vu ça, une nouvelle extraordinaire dont on nous gonfle les aliboffis depuis trois jours : il neige ! Ben ça alors ! On est en plein hiver et il neige ! Non mais tu rends compte...

 

- Non seulement il neige, mais en plus il y a de « pauvres automobilistes », de « pauvres vacanciers », véritables « naufragés de la route » qui vivent des « heures épouvantables ». Quel malheur, Loulle. Et quelle découverte : il neige en hiver ; les routes glissent... Et tous ces bœufs de Panurge qui partent tous en même temps pour aller tous dans les mêmes lieux, en passant tous par les mêmes routes et qui se retrouvent évidemment...tous bloqués !

 

- Moi quand je vois les infos télés, je suis ravagé d'empathie envers ces pauvres gens... Vè, dès que j'aurais une minute, Victor, je les plaindrais...

 

- Et portant Loulle, ces malheurs terribles ont permis de montrer la formidable force collective de notre pays, le magnifique élan de solidarité de ces gens simples, de ces bons Français qui n'ont pas hésité à ouvrir leur maison pour recueillir quelques naufragés.

 

- Surtout s'il y avait une caméra de télé derrière.

 

- Et la formidable efficacité de nos responsables, de ces maires exemplaires qui ont su, en quelques heures, organiser et mettre en place des solutions d'urgence pour offrir le gîte bien chauffé, le couvert et le réconfort moral d'une chaleur humaine fraternelle à 15.000 malheureux frigorifiés. A-t-on le droit de laisser un automobiliste dehors par ces temps sibériens ?

 

- Heureusement, peu de risques de maladies : il y avait beaucoup de médecins qui profitaient de leur grève pour aller au ski... Et puis, ces « pauvres naufragés » ont un sérieux pouvoir d'achat. Ils font tourner le commerce ! Pas comme ces salauds de SDF. « SDF », c'est le mot de nov-langue pour dire « misérables ». Heureusement qu'il y a des maires courageux qui savent empêcher ces salauds d'étaler leurs carcasses maigres et scrofuleuses, leur morve, leurs sanies et leur détresse sous les yeux des vrais con-sommateurs. C'est pas joli un misérable. Pas bon pour le commerce ça.

 

- Salauds de pauvres va... Et je vais te dire Loulle, la désinformation fait décidément des ravages ! On nous parle de baisse du pouvoir d’achat, de salariés SDF, de retraités contraints de bouffer le patapon de leur chien-chien, de crève-la-faim envahissant toujours plus nombreux les soupes populaires des Restos du cœur ou de l’Armée du salut, de salariés précaires, de caissières de supermarchés traitées comme des esclaves, etc., etc. Allons, allons, un peu de décence ! Baratin distillé par des rouges qui attendent, en embuscade, le couteau entre les dents. Tu sais ce qu'on nous cache Loulle ?

 

- Dis-moi Victor. Tu me fais peur...

 

- Eh bien les salaires des patrons du Caca-Rente auraient diminué de 2,1 %. Voilà ce qu'on nous cache Loulle. Voilà où il est le vrai malheur. Pauvres riches va... Sais-tu que le salaire moyen de ces zélites de la nation se traîne autour de 2,25 millions d'euros par an. Á peine 68.493 euros et 15 cts à dépenser par jour Loulle. Sais-tu que le pauvre Maurice...

 

- Maurice qui ?

 

- Lévy.

 

- Ah ben oui, bien sûr.

 

- ...le pauvre Maurice Lévy, patron de Publicis, a vu la rétribution que sa formidable activité, que sa sublime créativité apportent à l'humanité baisser de 6,25 % entre 2012 et 2013. Il n'a gagné que 4,5 millions. Et que sera-ce cette année... Je n'ose y penser.

 

- Et oui Victor. Bientôt encore quelques clients de plus pour les restos du cœur...

 

- Heureusement Loulle, quelques-uns, par leur abnégation, leur force de travail, leur altruisme s'en tirent un peu mieux. Ce sont les banquiers, largement dans le vert. Les tendances sont heureusement favorables pour Jean-Laurent Bonnafé (BNP Paribas, +19,79% à 3,39 millions d'euros), Frédéric Oudéa (Société générale, +8,48% à 2,7 millions) et surtout Jean-Paul Chifflet du Crédit agricole qui a vu le sien augmenter de 45,93% par rapport à l'année dernière (et 137% pour la part variable) pour atteindre le total de 1,97 million d'euros.

 

- Eh oui... Le bon sens près de chez vous...

 

- ...mais surtout loin de chez eux !

 

- Allez, zou, à la nôtre !

 

 

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28/12/2014

Gastronomie de régime: Le catigot d’anguilles d’Alexis

catigot d'anguille pour blog.jpg

 Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

Le métier d'Alexis: facteur, mais en Camargue.

La passion d'Alexis: les taureaux que l'on nargue

En courant la cocarde, le dimanche aux arènes

Pour les yeux de velours d'une belle Arlésienne.

En ces temps difficiles de guerre et de malheur,

Alexis, à vélo, pratiquait son labeur.

Pour livrer dans les mas les colis et les lettres,

Il roulait, chaque jour plus de cent kilomètres.

Il n'hésitait donc pas, pour prendre un raccourci,

À traverser les champs où paissaient les taureaux,

Son vélo à la main, sans beaucoup de soucis,

Car il "sentait" les bioù tout comme un torero.

Or donc voilà qu'un jour, sautant la barricade,

Notre Alexis marchait à travers la manade.

Il venait de quitter les animaux grégaires

Lorsque, venant de loin, un taureau solitaire,

Étalon portugais ombrageux et sournois, ­

Chargea notre facteur, son vélo et ses lettres!

Alexis, razeteur, par un écart adroit,

Évite les poignards meurtriers de la bête.

Le vélo vole en l'air ainsi que la sacoche.

Le taureau la reprend et sa corne l'embroche.

Alors notre Alexis fait son plus beau combat.

Il cite le taureau par le haut, par le bas,

Il virevolte autour des cornes de la bête,

Puis, en un geste sûr, enfin sa main crochète

La musette de cuir de l'Administration.

Le fauve, dépité, a baissé pavillon

Pour se fondre à nouveau parmi ses congénères

Et se faire moquer parmi la gent vachère...

C'est à pieds, son vélo démoli sur l'épaule

Qu'Alexis a fini sa tournée un peu folle...

Il ramenait toujours des fermes et des mas

Quelques lapins de champs, des anguilles bien grasses

Que dans tous les canaux on attrape à gogo.

Le plat qu'il préférait: l'anguille en catigot.

- Dis donc, ton Alexis, c'était un homme fort!

Mais comment on les fait ces anguilles Victor?

- Tu prends deux, trois anguilles, pas trop grosses, vivantes,

Que tu vas estourbir de manière décente.

N'enlève pas la peau, mais au papier journal

Enlève le mucus du gluant animal.

Les anguilles trop grosses, pèle, ça va de soi.

Vide-les, coupe-les en bouts de quatre doigts

Que tu farineras et mettras à raidir

Dix petites minutes dans un large faitout.

Puis tu sors les morceaux, sales et poivres le tout

Et tu mets de côté sans laisser refroidir.

Dans de l'huile d'olive tu mets à colorer

Deux oignons émincés et deux blancs de poireaux,

Ne laisse pas roussir, tu fais juste dorer.

Mouille d'une bouteille de rouge de Pujaut,

Incorpore girofles, céleri, thym, laurier,

Gousses d'ail écrasées, tomates concassées,

Sel, poivre du moulin, une écorce d'orange

Sommités de fenouil. Et tu cuis ton mélange

Demi-heure à feu doux. Dans une autre sauteuse,

Avec un peu de beurre, dore des champignons

De couches émincés et des petits oignons.

Tu arrêtes, et réserves quand l'odeur est flatteuse.

Quand ta sauce est bien cuite, tu vas éliminer

Thym, écorce d'orange, le fenouil, le laurier,

Puis au moulin légumes il te faut la passer,

Avec la grille fine, qu'elle soit bien lissée.

Range dans le faitout poisson, légume et sauce,

Tu mijotes un quart d'heure pour que les goûts s'exhaussent,

Puis tu sers, décoré de persil vert et gai,

Avec du riz pilaf, mais du riz Camarguais.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce divin nectar de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne!

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 3 ou 4 anguilles de taille moyenne, - 1 verre d'huile d'olive, - 2 cuille­rées à café de sel fin de Camargue, - poivre du moulin, - 2 oignons, - 2 blancs de poireau, - 1 bouteille de vin rouge, - 1 branche de céleri épluchée et hachée, côte et vert, - 4 gousses d'ail, - 4 tomates concas­sées, - sommités de trois branches de fenouil, - thym- laurier, - écorce d'orange séchée, - 1 noix de beurre, - 3 hectos de champignons de cou­che, - 1 demi kilo de petits oignons, - 1 branche de persil, - 1 demi kilo de riz long de Camargue.

 

Les vins conseillés:

Ce plat typique des mas de Camargue s'accorde tout naturellement avec des vins rouges frais tels, en vallée du Rhône: Costières-de-Nîmes, Domazan, Comps, Estézargues, Fournès, Montfrin, Remoulins, Saze, Saint- Hilaire-d' Ozilhan.

En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Cabrières, Cazevieille, Saint­Gély-du-Fesc, Valflaunès.

En vins de Provence: Coteaux des Baux, Coteaux d'Aix, Coteaux varois de Saint-Zacharie, Saint-Maximin, Barjols, Sainte-Anastasie.

 

 


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27/12/2014

Ouiqinde érotique avec Beaumarchais

porte-jaretelles.jpg

L'épouse à la mode


La jeune Elvire, à quatorze ans, 
Livrée à des goûts innocents,
Voit, sans en deviner l'usage,
Eclore ses appas naissants ;
Mais l'amour, effleurant ses sens,
Lui dérobe un premier hommage :
Un soupir
Vient d'ouvrir
Au plaisir
Le passage ;
Un songe a percé le nuage.


Lindor, épris de sa beauté,
Se déclare ; il est écouté :
D'un songe, d'une vaine image,
Lindor est la réalité ;
Le sein d'Elvire est agité,
Le trouble a couvert son visage.
Quel moment
Si l'amant,
Plus ardent
Ou moins sage
Pouvait hasarder davantage !


Mais quel transport vient la saisir ! 
Cet objet d'un premier désir,
Qu'avec rougeur elle envisage,
Est l'époux qu'on doit lui choisir ; 
On les unit :
Dieux ! Quel plaisir ! 
Elvire en fournit plus d'un gage.
Les ardeurs,
Les langueurs,
Les fureurs,
Tout présage
Qu'on veut un époux sans partage.


Dans le monde, un essaim flatteur 
Vivement agite son cœur ;
Lindor est devenu volage,
Lindor méconnaît son bonheur.
Elvire a fait choix d'un vengeur ;
Il la prévient, il l'encourage : 
Vengez-vous ;
Il est doux,
Quand l'époux
Se dégage,
Qu'un amant répare l'outrage.


Voilà l'outrage réparé ;
Son cœur n'est que plus altéré
Des plaisirs le fréquent usage
Rend son désir immodéré ;
Son regard fixe et déclaré
A tout amant tient ce langage
Dès ce soir,
Si l'espoir
De m'avoir
Vous engage,
Venez, je reçois votre hommage.


Elle épuise tous les excès ;
Mais, au milieu de ses succès,
L'époux meurt, et, pour héritage, 
Laisse des dettes, des procès.
Un vieux traitant demande accès :
L'or accompagne son message...
Ce coup d'œil
Est l'écueil
Ou l'orgueil
Fait naufrage :
Un écrin consomme l'ouvrage.


Dans ce fatal abus du temps
Elle a consumé son printemps ;
La coquette d'un certain âge
N'a plus d'amis, n'a plus d'amants : 
En vain, de quelques jeunes gens
Elle ébauche l'apprentissage ;
Tout est dit,
L'amour fuit,
On en rit :
Quel dommage !...
Elvire, il fallait être sage.

 

 

 Illustration: lien

 

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26/12/2014

Père Noël: les temps sont durs...

père Noël cochon.gif

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

Dans la nuit du  24, le Père Noël, accompagné d’un de ses assistants, fait sa tournée de distribution, méthode canal historique : en passant par les cheminées. Les voilà donc, après une de leurs innombrables descentes de cheminée, dans une chambre où dort une superbe fille, à poil sur son lit.

 

Le Père Noël en a les yeux qui font tilt, la langue qui pend et peut difficilement cacher la solidité de ses sentiments !

 

Son adjoint, impatient – y a encore du boulot ! – lui dit :

 

-    « Oh ! Et alors, qu’est-ce qu’on fait ? Tu te décides oui ou non ? Qu’est-ce que tu lui mets à la fille ?

-    Ben ! Si je lui mets ce que je pense, je ne retourne pas au paradis, mais si je ne lui mets pas, je ne retourne pas par la cheminée…

 

 

 
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25/12/2014

Conte coquin: Dernier cadeau du Père Noël…

Mère Noël sexy.jpg

Photo X - Droits réservés

 

Kevin-Jérôme avait supporté avec un courage méritoire le repas du réveillon de Noël. En famille le repas. A quinze ans ! La honte. Avec tonton Georges et tante Jennifer en invités vedettes. Pas mal la tante ! Et les morveux ! Y en avait eu que pour eux. Parait que les enfants, c’est les rois des fêtes de Noël. Y en a toujours un qui pleure, qui pisse, qui gueule.

 

Les scintillants, les bougies, et rien que des conneries dans l’assiette : huitres, langoustes en sauce armoricaine – beurk !, foie gras – rebeurk !, dinde, fromages qui puent – rerebeurk !… Même pas de nuggets, même pas de frites, même pas de ketchup. Et dans les verres, des saloperies genre Saint-Emilion et Chateauneuf-du-Pape. Même pas de coca. La honte. Et il avait fallu supporter ça…

 

Et les cadeaux… Des livres, même pas de BD, des livres pour lui ! Ah ! Y avait tout de même eu l’intermède de son père qui pour faire de l’humour, avait offert à tante Jennifer un petit slip blanc bordé de dentelles rouges avec, écrit devant « Entrée du public » et derrière « Entrée des artistes » avec de petites flèches descendantes. D’une délicatesse… Elle n’avait que modérément apprécié tante Jennifer. Un peu relou le dabe !

 

Il avait fallu attendre trois plombes avant de pouvoir aller se pieuter. Enfin seul dans sa chambre, Kevin-Jérôme, devant la glace, se fait éclater deux ou trois boutons d’acné puis tire quelques puffs d’un joint de beu. De la hollandaise. Il se libère de ses fringues et s’allonge sous sa couette, se laissant voluptueusement glisser sur la pente de ses rêves dans les bras de Morphée.

 

Soudain, l’ado distingue une forme lumineuse dans la chambre. Une étrange silhouette pourpre bordée d’une aura d’un blanc bleuté électrique qui se déplace lentement et s’approche du lit. Kevin-Jérôme, encore aux confins de l’enfance, croit reconnaître l’apparence du Père Noël…

 

Le Père Noël approche sans bruit du lit et, d’un geste large, se débarrasse de sa houppelande. Mais, mais… bégaie Kevin-Jérôme dans sa tête « ce n’est pas le Père Noël, c’est la Mère Noël ! ».

 

Une Mère Noël nue sous la houppelande dont elle vient de se débarrasser. Kevin-Jérôme jette de côté la couette qui lui masquait en partie la somptueuse vision. La Mère Noël met les mains à sa taille et, en deux coups de hanche rapide, fait glisser son slip dont elle se libère d’un coup de pied léger. Puis, mains dans son opulente chevelure sombre, un sourire énigmatique illuminant son beau visage, cambrée, elle avance en glissant souplement, comme un torero devant le fauve, ondulant d’une hanche sur l’autre.

 

Kevin-Jérôme est tétanisé. Ses yeux ne peuvent se détacher de ce triangle sombre, de cette crinière de geai qui fleurit entre le ventre et les cuisses de la Mère Noël, au confluent de tous les désirs.

 

 Celle-ci, d’un bond, se place solidement à califourchon sur la poitrine osseuse du jeune homme. Ondulant d’une épaule sur l’autre, ses longs cheveux lui masquant à demi le visage, elle présente à la bouche du jeune homme un sein puis l’autre. Deux beaux obus prolongés par une large aréole brune, que Kevin-Jérôme perçoit comme d’une lumineuse blancheur malgré la pénombre. Les bras coincés le long de son corps par les genoux et les cuisses de Mère Noël, le jeune homme ne peut saisir ces somptueuses rotondités qui le rendent fou de désir. Sa bouche s’efforce d’aspirer, de téter les pointes érigées. Puis Mère Noël change de position, se mettant toujours à califourchon, mais présentant son dos à la vue de Kevin-Jérôme. Elle recule, enjambant les épaules du jeune homme qui se retrouve la tête entre les cuisses de Mère Noël.  Kevin-Jérôme, dans la nuit calendale, pour la première fois de sa vie, se trouve face à l’entrée du paradis. En face d’ELLE qu’il découvre. Une corolle ouverte, toute lisse dans son écrin de fourrure noire. Et l’œil de bronze. Devant son nez. Il respire à pleins poumons tous ces effluves fantastiques. Un parfum somptueux : nez marin, crevette rose, jasmin, avec de légères nuances de poivre et de sueur.

 

N'en pouvant plus, Kevin-Jérôme enfouit son visage dans cette conque rose et nacrée. Le goût ! Ouarf ! le goût ! Une attaque en bouche franchement océane, goût de violet, avec des nuances d'anchois fraîches et de dorade grillée au fenouil. Puis viennent de délicates saveurs animales, de vieux cuir, de fauve en rut. Suivent des fragrances de charcuterie fine, rosette, jésus, avec des touches poivrées de copa, de figatelli. Enfin une somptueuse fin de bouche longue, ample, de sous bois, de truffes et de violettes.

Mère Noël, pendant ce temps, honore savamment la flamberge qui se dresse devant sa bouche goulue. Des lèvres, de la langue, des dents, elle prend la mesure  de la virilité naissante, puis, se redressant, elle s’assoit sur le visage de Kevin-Jérôme, lui emprisonnant totalement bouche et narines. Celui-ci, au bord de l’asphyxie, hume, grume, lèche, avale le miel du bonheur. Pleins de lumières dans sa tête, plein de musiques, plein de cloches, plein de guirlandes de fleurs. Quelle fête!

 

La créature céleste libère enfin les bronches en feu de sa victime, se tourne et s’empale brutalement sur le membre tendu, gonflé de désir du jeune homme. Cavalière de tous les délices, Mère Noël, en quelques coups de reins, conduit le jeune homme aux confins de l’extase, aspirant aux tréfonds d’elle-même cette semence toute neuve. Elle module son cri de jouissance en un feulement de lionne comblée.

 

Tandis que Kevin-Jérôme, abruti de bonheur, sombre pour la première fois de sa vie dans cette somptueuse petite mort de l’amour, la créature ramasse sa houppelande et disparait comme elle est venue.

 

Au matin, Kevin-Jérôme, réveillé par le premier rayon de soleil de sa vie d’homme, les mains, le ventre et le sexe poisseux, essaie de retrouver, de retenir les bribes de rêves de la plus belle de ses nuits. Il se lève enfin et se dirige vers la salle de bain.

 

Entre le lit et la porte, il trouve le petit slip blanc bordé de dentelles rouge offert la veille…à tante Jennifer !

 

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24/12/2014

Conte de Noël chez Poutine !

 

 

babouchka.jpg

Illustration X - Droits réservés

 

 

 

La Fée Babouchka

 

(conte de Noël russe)

 

 

 

Nous sommes en Russie, au pays de Poutine. Un pays immense. Il fait froid. Très froid. Dans une datcha, une petite fille, Tatiana, et un petit garçon,Wladimir, sont assis sur des poufs, au pied d’une vieille dame, devant un gros poêle qui ronfle. Elle leur chante une comptine. C’est la veille de Noël et les gosses n’ont pas très envie d’aller se coucher. La vieille Natalia, leur passant la main dans les cheveux leur dit :

 

Allons, allons, mes enfants chéris, il est tard, il faut monter se coucher maintenant. Vous savez que la fée Babouchka aime les enfants sages, les enfants obéissants. Si vous ne m’écoutez pas, la bonne fée Babouchka vous oubliera dans sa tournée de cadeaux et il n’y aura rien dans vos chaussons, demain matin !

 

Les enfants, se lèvent et couvrent la vieille Natalia de caresses et de baisers :

 

Oui, oui, Natalia, nous te promettons que nous allons monter au lit. Mais avant, raconte nous l’histoire de la bonne fée Babouchka.

 

Natalia leur dit :

 

D’accord, mais c’est la dernière !

 

Les enfants battent des mains en allant se rasseoir :

 

Oui ! Oui ! Natalia

 

La vieille Natalia commence :

 

Il était une fois, il y a bien longtemps, dans la taïga, entre l’Oural et le lac Baïkal. La fée Babouchka était en train de filer tranquillement sa laine, bien au chaud dans son isba de bouleau. La neige, brassée par le grand vent de Russie, tourbillonnait et s’amoncelait en hautes congères sur les vastes étendues de forêts gelées. Il faisait un temps à ne pas mettre un loup dehors…

 

Les enfants se serrèrent l’un contre l’autre :

 

Brrr, Brrr, Brrr

 

La vieille Natalia continua :

 

Soudain, la fée Babouchka entendit du bruit dehors. Quelqu’un frappa au carreau où la dentelle des fleurs de givre et les reflets des branches verglacées brodaient leurs entrelacs.

 

Babouchka ouvrit le sas de son isba. Entrèrent alors trois étrangers, couronnés et vêtus d’habits chamarrés de couleurs vives et brodés d’or. L’un d’eux avait le visage noir comme la nuit sibérienne. Mais tous trois étaient…bleus de froid !

 

Les enfants :

 

Brrrr, Brrr, Brrrr.

 

Dehors, c’est la tourmente de neige, impitoyable, terrible. Voilà qu’apparaissent au seuil de la maison les trois rois mages, avec leurs habits chamarrés couverts de neige. Le premier prend la parole et dit à la fée Babouchka :

 

Hosanna ! Hosanna ! L’enfant divin est né. Nous suivions l’étoile qui nous conduisait à lui, mais la bise l’a soufflée et nous voilà perdue. Auriez-vous la bonté, petite mère, de nous guider à travers la forêt sauvage afin que nous puissions offrir à l’enfant divin ces présents : la myrrhe et l’encens…

 

Babouchka, serrant ses vêtements pour montrer qu’elle a froid, désigna un point vers le fond de la salle :

 

Le Sud est là. C’est tout droit…

 

Natalia continua son histoire :

 

Dehors, il faisait si froid que la fée Babouchka refusa de faire un pas dans cette neige qui lui glaçait le corps et le cœur. Elle laissa partir les étranges visiteurs seuls, dans la tourmente, dans une direction incertaine sans les accompagner, sans même les laisser entrer pour se réconforter en buvant une tasse de thé à la chaleur du grand samovar.

 

Les enfants, déçus :

 

Ohhhh !

 

Natalia :

 

Or, une fois la porte refermée, malgré le joyeux ronflement du poêle, rien ne put la réchauffer. Le remord était comme un morceau de glace qui gagnait tout son corps.

 

Certes, elle était cassée et aussi vieille que le plus ancien des arbres de la vieille forêt, mais une bonne fée se doit d’être une bonne fée avant toute chose ! Son rôle, depuis la nuit des temps, n’avait-il pas toujours été de porter un peu de lumière, de chaleur et de bonheur au berceau de chaque nouveau-né ? Elle se sentit si honteuse d’avoir failli à son devoir, qu’à la hâte, elle remplit une hotte de jouets, enfila bottes et capuchon et, cahin-caha, se mit à trottiner en direction du Sud. Hélas, les rafales du grand vent d’hiver avaient effacé les traces et jamais la pauvre Babouchka ne parvint à rattraper la noble caravane.

 

C’est pour cette raison que, depuis son refus de mener les Rois Mages jusqu’à l’Enfant élu, la fée Babouchka, chaque nuit de Noël, malgré le froid, et le vent, et la neige, se rend de maison en maison, d’isba en isba, distribuer des cadeaux pour se faire pardonner.

 

Et hop ! les enfants, maintenant on va se coucher !

 

Les enfants, tout souriant, embrassèrent Natalia, placèrent soigneusement leurs chaussons devant le poêle, mirent une botte de carottes et un verre de gnôle à côté et dirent :

 

La vodka, c’est pour réchauffer Babouchka. Les carottes, c’est pour son âne. Bonne nuit Natalia, bonne nuit tout le monde, bonne nuit de Noël…

 

Et ils s’enfuient en courant vers…leur chambre.

 

            Ainsi est née la légende de la fée Babouchka au pays de Poutine.

 

 

 

 

 

 

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23/12/2014

Le père Noël est vraiment une ordure.

père noël ordure.jpg

 

Ces « fêtes » dégoulinantes de conneries, surtout et avant tout dévolues au culte du dieu Commerce, me gonflent les aliboffis. Mais comment faire autrement tant la pression commerciale, la force d’inertie de la « tradition » sont fortes. Mais ne nous laissons pas abuser par les curés et leur « petit Jésus » ni par les marchands avec leur gros débile en rouge, symbole de cacacola chez les Zétazuniens. Beaucoup ignorent que le mot "Noël" est un terme païen bien antérieur au christianisme. L'origine la plus vraisemblable du mot Noël ne serait pas le latin natalis dies (jour de naissance) mais le gaulois noïo hel signifiant «nouveau soleil».

 

Quels cadeaux dans nos petits souliers ?

 

Il y a ceux qui font plaisir :

Deux prix Nobel bienvenus pour que la « french touch » repousse le « french bashing ».

Des Airbus qui se vendent bien partout dans le monde.

Du foie gras dans nos frigos, et des rabasses, et des huîtres, et des poulardes bien grasses dans nos assiettes.

Des sportifs qui sautent plus haut, qui courent plus vite, qui nagent plus vite que les autres.

Bof...

 

Puis il y a les cadeaux dont on se passerait volontiers :

Le chomdu, toujours plus de chomdu.

La pauvreté, toujours plus de pauvres, toujours plus de « sans-dents ».

Les « affaires » , toujours plus d'affaires politicardes. Et toujours moins de sanctions contre les magouilleurs.

Le fossé, que dis-je, le gouffre entre la France « d'en-bas » et celles de cette caste politico-économique qui accapare à son profit le fruit de la compétence, de l'imagination, de la créativité, de la sueur des laborieux.

Avec pour résultat le redoutable danger qui menace notre démocratie avec le spectre qu'on ne peut plus occulter de l'arrivée de la fille du borgne au pouvoir. Son parti accapare, transforme, utilise à son service toutes les saloperies des politicards en place, toutes les faiblesses de cette cinquième république à bout de souffle, conçue pour un géant et enfoncée dans la fange par des cloportes, des lémures, des hyènes, des vautours alliés pour la dépecer.

Cadeau dont on se passerait volontiers aussi cette insécurité maintenant quotidienne résultant d'actions criminelles islamistes. Mais (Chut! juré craché) « il n'y a pas de corrélation » entre un type qui attaque des flics au couteau de boucher, un autre qui, le lendemain, joue aux quilles sanglantes dans le centre ville de Dijon, un autre encore qui, le jour d'après, fait pareil à Nantes. Mais « il n'y a pas de correlation » qu'ils disent Le Fol comme Cazeneuve. Éléments de langage significatifs de l'impuissance de nos politiques devant des exactions criminelles qu'il faut bien appeler par leur nom : des attentats islamistes.

On comprend le désarroi des dirigeants surtout que ces exactions à jet continu sont maintenant le fait de « convertis ». Des Jean-Philippe ou des Kevin devenus - par dépit envers notre société pervertie par le cynique égoïsme ultralibéral – des Mohamed ou des Bilal. Dès lors ils deviennent des instruments extrêmement efficaces aux mains des islamistes qui leur insufflent leur haine, leur pulsions de mort.

En France, selon une étude de l'INED et de l'Insee publiée en octobre 2010, il y aurait de 70 000 à 110 000 convertis et 4 000 personnes se convertiraient à l'islam par an. Djelloul Seddiki, directeur de l'Institut de Théologie El Ghazali de la Grande Mosquée de Paris, avance le chiffre de 1 million de convertis en France en 2013.

 

Ils mettent en pratique les préceptes énoncés par ce grand défenseur des « droits de l'homme », le Turc Erdogan (devant qui les idiots utiles genre Guetta badent !) : « Les coupoles de nos mosquées sont nos boucliers et les minarets sont nos glaives. » Des actions dans le droit fil de ce que prédisait cet autre grand démocrate, Boumedienne, qui avait déclaré en 1974 devant l'assemblée de l'ONU : « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour faire irruption dans l'hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c'est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire. »

 

Ben voilà. On y est presque...

 

Joyeuses Fêtes du Renouveau Noïo hel

 

 

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22/12/2014

Question « sociétale » : que vaut-il mieux légaliser : l'assassinat légal ou le tarpé ?

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- T'as vu Victor, on parle de plus en plus de légaliser le tarpé. Serait-ce un cadeau de Noël que not'bon président nous prépare ?

 

- Faut pas rêver Loulle. Not'bon président et son homme de mains sont des pères-la-pudeur en la matière. Pourtant, en ces périodes de vaches maigres, ça rapporterait, selon Terra-Nova, près de 2 milliards à l’État. Mais, sauf à se comporter en margoulins, on ne peut pas réduire ce fait de société à une simple question de gros sous. Mais c’est un tabou. Il y a une grande hypocrisie dans la société française. Nous sommes pourtant les premiers consommateurs mondiaux de psychotropes. La classe politique ne veut pas aborder certaines questions de société qui font peur. On n’aborde pas le problème franchement. Mais ça bouge : Vaillant, Colignon, Gatignon, Peillon, Boutih, Duflaux ont déjà secoué le cocotier.

 

- Pourtant, c'est beaucoup de gros sous que ce trafic rapporte à tous ces réseaux mafieux qui font leur beurre sur cette prohibition...

 

- Exact Loulle. Ce trafic rapporte beaucoup. Il est parfaitement organisé avec les gros bonnets qui organisent la filière depuis le Maroc (production dans le Rif bénéficiant de très, très hautes protections locales), les pourvoyeurs qui remontent la drogue depuis ce pays, soit en grosses bagnoles (go fast), soit planquée dans des cargaisons de poids lourds, les revendeurs (dealers) dans les citées, les « nourrices » qui logent les stocks, les guetteurs qui surveillent l’éventuelle venue des flics, les rabatteurs de clients. Tout ça croque plus ou moins selon la place dans la hiérarchie du trafic. Mais la dure loi de la concurrence « libre et non faussée » fait que les conflits de territoires, de parts de marchés sont nombreux. Et se règlent à la kalach… Comme aux temps de la prohibition de l'alcool au Etats-Unis.

 

- Il faut reconnaître que la lutte contre ce trafic n'est pas une réussite étincelante...

 

- C'est même un échec très onéreux. 568 millions d’euros sont, chaque année, consacrés à la lutte contre le cannabis, dont 300 millions rien que pour les interpellations. Or la prohibition n’atteint pas son but : la part d’usagers en France est une des plus élevées d’Europe. La prévalence y atteint 8,4% chez les 15-64 ans, contre 4,5% en Allemagne, 7% aux Pays-Bas, 2,7% au Portugal, deux pays beaucoup plus tolérants. La consommation de cannabis atteint maintenant une masse de 2,6 à 4 millions de consommateurs (selon les estimations). 40% des ados de 17 ans ont testé le cannabis, ce qui démontre l’échec d’une politique de prévention plutôt absente.

 

- Qu'est-ce qu'ils proposent les « thinktankeurs » de terra Nova ?

 

- Ils envisagent trois possibilités :

* La dépénalisation de l'usage. Ce qui est le principe adopté au Portugal, en Espagne et aux Pays-Bas. Ça réduit évidemment le coût de la répression du fumeur de tarpé, mais je pense que c'est une konnerie. En effet, ceci autoriserait les consommateurs à fumer leurs tarpés sans risquer de se faire embastiller mais ils devraient se fournir…auprès des mêmes dealers ! Confortant ainsi le système !

* La légalisation dans un cadre concurrentiel. Autrement dit laisser le « marché » réguler ce nouvau commerce devenu licite. C'est ce qui progresse aux États-Unis, une vingtaine d'Etats ont légalisé la consommation de cannabis en facilitant à des degrés variés son usage thérapeutique. Deux États (le Colorado et l’État de Washington) ont franchi une étape supplémentaire en autorisant son usage récréatif, c’est-à-dire hors de l'hypocrisie de toute justification médicale. Il y aurait là, selon les auteurs, baisse des prix et augmentation de consommation. Recettes fiscales estimées : 1,7 milliard.

* La légalisation de la vente dans un monopole public. C'est le processus choisi par l'Uruguay. Ce serait la meilleure solution. Le cannabis est devenu en quelques années une consommation de masse. Il y a en France 4.000.000 de consommateurs plus ou moins réguliers, 1.200.000 qui fument au moins une fois par semaine, et environ 600.000 qui fument tous les jours. Le chichon Loulle, c'est comme toutes les bonnes choses que tu nous vends à longueur d'année : extra « avec modération » comme ils disent, dégueulasse, dépravant et dangereux si l'on abuse. On a appris à boire, avec des Maîtres comme toi, mastroquet de mon cœur, faudra apprendre à fumer le tarpé, ou le chiloum...

 

- Tu crois que ça casserait le trafic ?

 

- Si le cannabis de l’État est vraiment plus cher que celui du trafic, celui-ci continuera. Mais si c'est le même prix, le marché illégal s’asséchera. Merde, faut regarder les choses en face. Ce trafic est mortifère pour le pays. La France est le pays qui envoie le plus de gens en taule pour possession ou trafic de cannabis : 10.000 personnes embastillées en ce moment, parfois pour des quantités ridicules. Et la France est le pays où on fume le plus (4 millions de consommateurs, 30% des jeunes, 12% des adultes). C'est bien la preuve que cette politique répressive ne mène nulle part, et au contraire permet le financement des réseaux mafieux, car plus c'est illégal, plus c'est rentable. Et plus les luttes pour mettre la main sur ce trafic juteux sont meurtrières.

 

- Alors comment casser cette spirale de la mort ?

 

- Certainement pas avec des gesticulations policières. Les bataillons de CRS dans les quartiers Nord de Marseille ou à Villeneuve près de Grenoble ne sont pas inutiles en ce sens qu’ils donnent un coup de pied dans la fourmilière et désorganisent momentanément les réseaux, mais ils ne règlent pas le problème de fond : misère due au manque de boulot et trafic. Le chômage étant ce qu’il est, le boulot n’arrivera pas dans les citées à coup de baguette magique, on n’est pas dans Harry Potter. Reste le trafic... C'est l'ennemi.

Ce qu’il faut avoir le courage de faire, c’est légaliser ce produit, certes toxique comme sont toxiques le tabac et l’alcool ! Le système de légalisation permettrait : - production en France ou en Europe via des filières contrôlées, - autoproduction pour ceux qui veulent pour leur conso perso, - vente dans des « coffees-shop » bien contrôlés ou dans les bureaux de tabacs, - interdiction évidente pour les mineurs. 

Les résultats seraient : - remise des flics sur des taches utiles, donc moins d’insécurité dans les villes, - du boulot pour les agriculteurs notamment en zones de montagnes, - de l’activité pour les buralistes et les « coffees shop », - la fin des financements des réseaux mafieux, puisqu'ils n’auraient plus rien à y gagner, - une meilleure détection des personnes à la dérive par surconsommation, - une prévention plus aisée, notamment par la suppression de « l'attirance pour l'interdit » chez les ados, - des taxes pour la sécu, -  une meilleure qualité, contrôlée, garantie pour les consommateurs, - et pourquoi pas, des « dealers » devenant chef d’entreprises et confrontés alors aux règles de concurrence !

Et puis, moins de jeunes en taule pour quelques grammes de shit, au contact de vrais voyous et des prêcheurs fanatiques salafistes qui récupèrent et canalisent leur haine de la société, cela ferait moins de risques de voir se multiplier de très dangereux réseaux terroristes sur notre sol.

 

- Eh ! Les flics ne sont pas tellement partant pour cette légalisation.

 

- C'est vrai que la lutte contre ce trafic justifie leur emploi ! Mais ils auraient à s'employer ailleurs. Et plus efficacement pour la Société.

 

- Allez, je te dis pas « tarpé » ou « chiloum » Victor, mais « Á la nôtre ! »

 

 

illustration : merci à Chimulus.

 

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21/12/2014

Le pudding de Noël et les treize desserts

Allez ! Cadeau.

J'ai fait jouer cette piécette plusieurs fois, c'est le succès assuré. Á vous de jouer.

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Le Christmas pudding anglais

 

 

La cuisinière anglaise :

Nous avons, nous aussi, dans la vieille Angleterre

Quelques spécialités, au plan alimentaire.

Celle que nous aimons, celle qui nous rend dingue

Lorsqu’arrive Noël : c’est « Le Chrismas pouddingue » !

Un gâteau bien épais, bien lourd, poisseux et gras,

Qui envahit la bouche et cale l’estomac !

Je vais vous révéler, peuplades autochtones

Le secret de ce savoureux joyau de la Couronne.

Allons. Listen to me ! Et prenez tous des notes

Pour goûter aux plaisirs de mes compatriotes.

Demander au boucher deux gros rognons de bœuf…

 

 

Quelqu’un l’interpelle depuis la salle :

Eh ! Oh ! Arrêtez-là ! Allez chercher les « keufs » !

Rien que d’entendre ça, j’ai la cervelle molle !

Margareth, ton pudding, c’est de la vache folle ?

 

 

La cuisinière anglaise (elle le foudroie du regard, par dessus ses lunettes, et continue sans se départir de son flegme britannique) :

— …Vous en ôtez la graisse et vous la moulinez

Avec du vieux pain sec de Guinness imbibé.

Hachez grossièrement des raisins de Corinthe,

Des écorces confites d’orange et coloquinte.

Dans une grande jatte, ajoutez la farine,

Des fruits confis hachés, un peu de gélatine,

Amandes effilées, sucre roux et mélasse…

 

 

L’interjecteur de la salle :

Arrête Margareth ! C’est trop, c’est dégueulasse…

 

 

La cuisinière anglaise (elle le foudroie de nouveau du regard) :

— …Muscade râpée fin, gingembre, et cannelle

Vous mouillez à la bière, cognac, un peu de sel.

Travaillez à la main cette pâte onctueuse…

 

 

L’interjecteur de la salle :

Margot ! Ça ira mieux avec la bétonneuse !

 

 

La cuisinière anglaise (elle le foudroie de nouveau du regard) :

— …Vous couvrez votre jatte et laissez reposer,

Huit à dix jours au moins. Chaque jour, malaxez !

 

 

L’interjecteur de la salle :

Margareth, maintenant, il te faut nous instruire :

Ce plat, tu nous le fais pour manger…ou construire ?

 

 

La cuisinière anglaise :

— …Au bout de tout ce temps, mettez des œufs battus…

 

 

L’interjecteur de la salle :

C’est pour améliorer ton tas de détritus ?

 

 

La cuisinière anglaise :

— …Beurrez soigneusement une grande terrine

Saupoudrez-là ensuite avec de la farine,

Vous y versez la pâte et vous la tassez bien…

 

 

L’interjecteur de la salle :

C’est du béton vibré, ou je n’y connais rien !

 

 

La cuisinière anglaise :

— …Enveloppez le tout avec un grand torchon

Dont vous nouerez les coins tout comme un baluchon

Plongez alors le tout dans un pot d’eau bouillante

Laissez cuire cinq heures dans cette eau frémissante.

 

 

L’interjecteur de la salle :

Tu rajoutes une pierre de margelle du puits,

Quand le caillou est tendre, Eh ! le pudding est cuit !

 

 

La cuisinière anglaise :

Retirez le pudding et laissez-le tiédir

Puis vous le retournez sur un plat à servir,

Nappez de sucre roux et flambez au Cognac

Au rhum brun de Cuba  ou au vieil Armagnac,

Et alors, n’en déplaise à ce vieillard maniaque (en désignant d’un terrible doigt accusateur son interjecteur de la salle)

Vous aimerez, je crois, les goûts de l’Union Jack !

 

 

L’interpellateur de la cuisinière anglaise vient alors sur scène

Si je vous ai « chambrée », chère amie britannique

Mon intention était simplement ironique,

Car dès lors qu’il s’agit des plaisirs de la table,

Les traditions de gueule sont toutes respectables !

Á mon tour de vous dire comment l’on fait bombance

Pour la nuit de Noël, en terres de Provence.

Les femmes ont disposé, sur les trois nappes blanches,

Les services de fêtes, les verres du dimanche,

Dans l’âtre qui flamboie, l’aïeul, le « caganis »

Chez nous, on nomme ainsi le plus jeune des fils —

Apportent une bûche d’arbre fruitier bien sec.

D’un verre de vin cuit versé avec respect

L’aïeul bénit la bûche puis, d’un ton solennel

Prononce à belle voix ces propos rituels :

« Alègre ! Alègre !

Mi bèus enfant, Dièu nous alègre !

Emé Calèndo tout bèn vèn…

Dièu nous fague la gràci de vèire l’an que vèn,

E se noun sian pas mai, que noun fuguen pas mens ! »

La famille élargie s’installe alors à table 

Réservant une place, pas très loin de la porte

Pour le pauvre transi que le malheur accable.

Cette nuit, il aura l’amour qui réconforte.

Et les femmes, dès lors, servent le Gros Souper :

Les petits escargots en sauce relevée,

Les cardons à l’anchois aux vertus curatives,

La raïto de morue et le muge aux olives,

Sorti brûlant du four, le gratin de brandade,

Et, pour faire passer, l'àpi à la pebrado.

On arrose ces mets aux grands vins de Cassis,

Car ce nectar béni est le sang du Messie.

Enfin voici venu le moment où l’on sert

Avec cérémonie tous les Treize desserts :

Voici d’abord venir les noix et les noisettes,

Voici les figues sèches, les amandes défaites,

Voici qu’arrivent dattes, mandarines, oranges,

Les pommes et les poires, les raisins sur leur branche,

Voici le nougat blanc, voici le nougat noir,

Enfin la pompe à l’huile, symbole de l’espoir !

On mange, on boit, on chante, on est plein d’allégresse,

Et lorsque minuit sonne, on va tous à la messe…

 

 

VictorAyoli

 

 

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Les treize desserts provençaux

 

 

Photos X - Droits réservés

 

 

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20/12/2014

Ouiquinde érotique avec Sophie Langelot

cul béni.JPG

 

 

Au curé de Saint-Paul


Quoi ! lâche suppôt de l'autel !
Tu fis de l'église un bordel ;
Ainsi donc métamorphosée,
Tu vainquis mon âme abusée :
Changeant les ordres du destin,
De moi, tu fis une putain.

Te souviens-tu, monstre infernal,
De ce moment triste et fatal,
Où, succombant à tes caresses, 
Je me laissai prendre les fesses,
Et que cédant trop à ta loi,
Mon con tout neuf s'ouvrit pour toi ?

Hélas ! pour prix de tant d'amour,
Ah ! quel affreux triste séjour !
Ainsi donc tu payes l'hommage
Que je te fis d'un pucelage !
Moi, de l'art de foutre entichée,
Je n'ai plus qu'un godemiché !

Ton vit cruel, affreux, ingrat,
A-t-il oublié ce combat ?
Quoi ! moi, d'une religieuse,
Je vais être la manieuse ?
Quels affreux supplices divers !
Ah ! c'est le tourment des enfers.

Mais je vais renaître au bonheur ;
J'ai le vit de mon directeur.
C'est un brave fouteur de nonne,
Qui n'a jamais raté personne :
Me branlant, je dis à part moi,
Maudit soit tout curé et toi.

 

Sophie Langelot

 

Photo X - Droits réservés

 

 

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19/12/2014

Noyés dans leur bortsch les Russes ? Rira bien qui rira le dernier...

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Je viens d'entendre Guetta - chien de garde de l'orthodoxie ultralibérale ne prenant même plus la peine de se camoufler derrière le faux-nez d'un pseudo humanisme de gauche – baver sur les propos de Wladimir Poutine au cours de sa conférence de presse d'hier. Le Russe, c'est « le méchant » qui a annexé la Crimée et qui menace la pauvre Ukraine pour Guetta. Ben voyons...

 

Il oublie de dire, Guetta, que les USA œuvrent depuis des années, sans même s'en cacher, pour pousser la Russie à la faillite, se débarrasser de Poutine pour le remplacer par un pantin à leur botte, genre Eltsine, et accessoirement appuyer la main-mise des Etazuniens sur l'Europe en saccageant les échanges commerciaux entre l'Union européenne et la Russie.

 

Il oublie de dire Guetta, que les USA ont dépensé cinq milliards de dollars pour « acheter » les politicards les plus corrompus de l'Ukraine, fomenter un coup d'Etat pour en prendre le contrôle politique et faire main basse sur les richesses de ce pays. L'Ukraine a d'énormes réserves de gaz de schiste, dernier cheval de bataille yankee, et pas de législation interdisant la fracturation. Et voilà Chevron au travail ! Le sol de l'Ukraine est l'un des plus fertiles du monde. Et voilà Cargill investissant à tour de bras : silos à céréales, aliments pour animaux, port de Novorossisk sur la Mer Noire. Et voilà les fabricants de matos agricole CNH Industrial, Pioneer DuPont, John Deere, Eli Lilly & Co. Et voilà l'inévitable Monsanto qui prévoit de construire une usine géante de semences (non OGM, bien sûr, qu'ils disent, la main sur le cœur !) dont le but est d'inonder l'Europe de leurs merdes.

 

Il oublie de dire Guetta que l'Ukraine est maintenant sous contrôle étazunien avec la nomination à des postes clés de personnes à leur solde. Qu'on en juge :

 

  • Natalie Jaresko, née aux Etats-Unis, est la nouvelle ministre des Finances de l’Ukraine. Originaire d’une famille ukrainienne et diplômée des universités de Harvard et de DePaul, Jaresko est passée du Département d’État à Kiev lorsque l’Ukraine a obtenu son indépendance de l’Union Soviétique, afin de diriger le département économique de l’ambassade américaine qui venait d’ouvrir. Trois ans plus tard, elle a quitté l’ambassade des États-Unis pour diriger le Fonds Western NIS Enterprise financé par le gouvernement des Etats-Unis. En 2004, elle a fondé sont propre fonds d’actions. En tant que partisane de la Révolution orange de 2004, elle a siégé au Conseil consultatif des investisseurs étrangers du président vainqueur de cette « révolution », Viktor Iouchtchenko.

  • Aivaras Abromavicius, banquier d’investissement lituanien est le nouveau ministre de l’Économie, plaçant la politique économique du gouvernement sous contrôle étazunien.

  • Le nouveau ministre de la Santé, Aleksandr Kvitashvili de la Géorgie, a été éduqué aux Etats-Unis et ne parle pas ukrainien. Il a occupé le poste de ministre de la santé dans sa Géorgie natale, sous la présidence du protégé des Etats-Unis de l’époque, Mikheïl Saakachvili.

 

Il oublie aussi de dire, Guetta, que dans l'accord commercial Union Européenne Ukraine dont le report a donné le signal du coup d'État manigancé par les Yankees, il y a des dispositions autorisant l'exportation sans aucune entrave ni droits de douanes dans l'UE de tous les produits agricoles ukrainiens...dont une énorme partie est maintenant sous contrôle étazuniens. Les Yankees vont se gaver et les Européens vont tirer la langue ! Demandez donc aux céréaliers qui vont subir cette concurrence à prix cassés !

 

Il oublie encore de dire, Guetta, que la prise de contrôle de l'économie ukrainienne a poussé Poutine à annuler la construction du gazoduc « South stream » qui devait alimenter l'Europe du Sud en contournant l'Ukraine. Au détriment des partenaires du russe Gaztrom : l'italien Eni, l'allemand Wintershall et le français EDF.

 

Il oublie de dire, Guetta, que Obama fait tout pour ruiner la Russie en organisant avec ses complices d'Arabie saoudite une baisse artificielle des cours du pétrole, en détournant les marchés européens du gaz et du pétrole russe, en forçant l'U.E. à adopter des sanctions contre la Russie qui se révèlent catastrophiques pour ses pays membres, et tout bénef pour les Etazuniens. Le calcul du blackbush de la maison blanche étant que le peuple russe se retourne contre Poutine et s’en débarrasse.

 

Il oublie de parler, Guetta, de la politique constante d'encerclement de la Russie par l'Otan. De la modernisation de l'arsenal nucléaire étazunien, de la mise en place d'un « bouclier nucléaire » aux frontières russes dont le seul but est de donner aux USA la capacité d'une première frappe en empêchant (illusoire!!!) les représailles russes. Ils en sont là les va-t'en-guerre étazuniens.

 

Mais il cache soigneusement, Guetta, des faits qui vont à l'encontre de la doxa occidentale :

 

  • Depuis la prise de pouvoir de Poutine, la Russie a progressivement retrouvée une démographie dynamique. En 2012, on assistait à une croissance naturelle de la population pour la première fois depuis 1992. Lors de sa prise de fonction, le revenu annuel moyen russe s'établissait à 1322 euros. Il était de 7988 euros en 2013 soit une augmentation de plus de 500% ! Le taux de pauvreté est lui passé de 35 % en 1999 à 13% en 2012. Á noter que le taux de chômage n'est que de 5,5 %. La population russe soutient d'ailleurs majoritairement son président avec plus de 80 % d'opinions favorables.

  • La voix de la Russie pèse de nouveau dans le monde autrement que par un vote négatif au Conseil de sécurité de l'ONU. Elle a permis le démantèlement des armes chimiques de Bachar El Assad, elle est indispensable dans le problème du nucléaire iranien.

  • Loin d'être isolée, la Russie a une action d’entraînement pour les Bricks (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Dans ce quinté des puissances émergentes, la Russie, avec la Chine, fait figure de leader. Alors que le monde façonné par les États-Unis et leurs alliés au sortir de la seconde guerre mondiale se trouve de plus en plus fragilisé, les puissances de demain veulent renverser l'ordre établi et redistribuer les cartes. Les Bricks ont lancé leur propre institution financière de développement pour se débarrasser du joug du FMI et de la Banque mondiale, simples appendices de la politique financière étazunienne.

  • L'imbrication de l'économie russe avec celle de la Chine – devenue première puissance économique du monde – relativise le poids des manœuvres et des « sanctions » occidentales.

  • Enfin, l'Oncle Sam est humilié dans la course aux étoiles puisque la Nasa est tributaire...des lanceurs russes pour ravitailler la station spatiale internationale ! La honte suprême...

 

Et nous la-dedans ? On se couche devant les Yankees dans l'affaire des Mistral, perdant ainsi toute fiabilité. On n'a que les dirigeants que l'on mérite...

 

 

 Et, pour s'évader gaillardement :

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CHILOUM

 

 

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18/12/2014

L'écrivain Kamel Daoud a dit la vérité : il doit être assassiné !

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C'est la signification de la « fatwa » (appel au meurtre) assénée par le ci-devant imam Abdelfatah Hamadache Ziraoui qui dirige en Algérie le Front de l’éveil islamique salafiste, à l'encontre de Kamel Daoud, journaliste chroniqueur au « Quotidien d'Oran » mais aussi écrivain de grand renom : il a raté le Goncourt de cette année d'une voix ("Meursault, contre-enquête"). Ce dangereux illuminé considère que Daoud « mène une guerre contre Allah, son prophète, le Coran et les valeurs sacrées de l’islam ». Il le juge coupable du crime d’apostasie, passible de la peine de mort selon la loi coranique. Ce ne sont pas, hélas, des propos en l'air. Des dizaines d'intellectuels algériens ont été assassinés il y a quelques années. Et n'oublions pas Salman Rushdie...

 

Croire, mais surtout ne pas penser ! Tel est le let-motiv de toutes les religions, et particulièrement des plus nuisibles, celle dites "du Livre".

 

Kamel Daoud a répondu à cet appel à la haine, avec dignité, courage et lucidité :

 

« 50 nuances de haine.

 

Question fascinante : d'où vient que certains se sentent menacés dans leur identité, dans leur conviction religieuse, dans leur conception de l'histoire et dans leur mémoire dès que quelqu'un pense autrement qu'eux ? La peur d'être dans l'erreur les poussant donc à imposer l'unanimité et combattre la différence ? De la fragilité des convictions intimes ? De la haine de soi qui passe par la haine de l'Autre ? De toute une histoire d'échecs, de frustrations, d'amour sans issue ? De la chute de Grenade ? De la colonisation ? Labyrinthe. Mais c'est étrange : ceux qui défendent l'islam comme pensée unique le font souvent avec haine et violence. Ceux qui se sentent et se proclament Arabes de souche ont cette tendance à en faire un fanatisme plutôt qu'une identité heureuse ou un choix de racine capable de récoltes. Ceux qui vous parlent de constantes nationales, de nationalisme et de religion sont souvent agressifs, violents, haineux, ternes, infréquentables et myopes : ils ne voient le monde que comme attaques, complots, manipulations et ruses de l'Occident. Le regard tourné vers ce Nord qui les écrase, les fascine, les rend jaunes de jalousie. Le dos tourné à l'Afrique où l'on meurt quand cela ne les concerne pas : Dieu a créé l'Occident et eux comme couple du monde, le reste c'est des déchets. Il y a des cheikhs et des fatwas pour chaque femme en jupe, mais pas un seul pour nourrir la faim en Somalie. L'abbé Pierre n'est pas un emploi de musulman ?

 

Laissons de côté. Gardons l'œil sur la mécanique : de quoi est-elle le sens ? Pourquoi l'identité est morbidité ? Pourquoi la mémoire est un hurlement par un conte paisible ? Pourquoi la foi est méfiance ? Mais que défendent ces gens-là qui vous attaquent chaque fois que vous pensez différemment votre nationalité, votre présent ou vos convictions religieuses ? Pourquoi réagissent-ils comme des propriétaires bafoués, des maquereaux ? Pourquoi se sentent-ils menacés autant par la voix des autres ? Étrange. C'est que le fanatique n'est même pas capable de voir ce qu'il a sous les yeux : un pays faible, un monde «arabe» pauvre et ruiné, une religion réduite à des rites et des fatwas nécrophages après avoir accouché, autrefois, d'Ibn Arabi et un culte de l'identité qui ressemble à de la jaunisse.

 

C'est qu'il ne s'agit même pas de distinctions idéologiques, linguistiques ou religieuses : l'imbécile identitaire peut tout aussi être francophone chez nous, arabophone, croyant ou passant. Un ami expliqua au chroniqueur que la version cheikh Chemssou laïc existe aussi : avec la même bêtise, aigreur, imbécillité et ridicule. L'un parle au nom de Dieu, l'autre au nom des années 70 et de sa conscience politique douloureuse et l'autre au nom de la lutte impérialiste démodée ou du berbérisme exclusif. Passons, revenons à la mécanique : de quoi cela est-il le signe ? Du déni : rues sales, immeubles hideux, dinar à genoux, Président malade, une dizaine de migrants tués dans un bus sur la route du rapatriement, dépendance au pétrole et au prêche, niveau scolaire misérable, armée faiblarde du Golfe à l'océan, délinquances et comités de surveillance du croissant, corruption, viols, émeutes. Rien de tout cela ne gêne. Sauf le genou de la femme, l'avis de Kamel Daoud, le film «l'Oranais», dénoncer la solidarité assise et couchée avec la Palestine, l'Occident en général, le bikini en particulier et l'affirmation que je suis Algérien ou le cas d'Israël comme structure des imaginaires morbides.

 

Pourquoi cela existe ? Pourquoi l'âme algérienne est-elle encerclée par une meute de chiens aigus et des ogres pulpeux ? »

 

Nous avons déjà parlé de Kamel Daoud. Lisez, offrez son livre inspiré de Camus (Meursault, contre-enquête), c'est un souffle d'air pur.

 

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17/12/2014

Europe : une bouffée d'espoir venant de Grèce et d'Espagne ?

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Alexis Tsiripas

 

« L'Europe, l'Europe, l'Europe... » trépignait De Gaulle en son temps. Mais en ce temps, l'Europe représentait un espoir, LE grand espoir de peuples européens ruinés, exsangues et exténués par une suite de massacres entre eux. L'Europe représentait la Paix, la prospérité, l'avenir fraternel et la puissance retrouvée.

 

Puis les choses ont changé. Elles ont changé avec l'entrée des Britanniques – cheval de Troie des USA - qui, ne pouvant pas dominer cet ensemble fragile, n'ont eu de cesse de le foutre en l'air en l’entraînant vers une construction essentiellement mercantile puis un élargissement sans limite aussi débile que destructeur. On connaît la suite. Les « élites » européennes, les classes dirigeantes de ce conglomérat de nations concurrentes ont trahi la démocratie. Plutôt que d'inventer une architecture européenne souple conjuguant respect des démocraties, besoin de frontières claires, voire économie de marché mais dans le cadre de la préférence communautaire, comme le voulaient les Fondateurs, les États d'Europe se sont frileusement groupés sous la protection d'une administration bruxelloise boutiquière comme des poules malades dans un coin de poulailler. Plus de grands desseins, plus de grandes figures européennes, uniquement un assemblage hétéroclite de populations déboussolées par une mondialisation (c'est-à-dire « étazunization ») ravageuses pour les peuples, juteuses pour les financiers.

 

Á la manœuvre dans cette lutte des profiteurs (banquiers, financiers, multinationales, etc.), une Commission européenne entièrement acquise à l'ultralibéralisme, un ramassis de technocrates obtus, élus par personne, plus préoccupés de la taille des abattants de chiottes que du chômage dans les pays de l'Union. Mais cette Commission ne fait qu'appliquer la politique des chefs d’États et de gouvernements. La rendre responsable de tous les maux est évidemment tentant.

 

Que faire ? Sortir de l'Europe comme le préconise les nationalistes fascisants et les ultra-souverainistes ? Konnerie inefficace. Il faut donc changer cette Europe de l'intérieur.

 

Les caciques de cette Europe ultralibérale - qui a eu le cynisme de mettre à la tête de la Commission le « maitre-évadeur-fiscal » luxembourgois Junker - tremble ces jours-ci devant cette bouffée d'espoir qui se lève...en Grèce, pays saigné par les mêmes. En effet, aujourd'hui les députés grecs votent pour le premier tour d'un scrutin pour la désignation du Président grec. Le seul candidat, Stavros Dimas, ancien ministre et commissaire européen, présenté par la coalition au pouvoir, n'a que peu de chance d'être élu au premier tour. Il y aura donc une suite. Le système grec veut que si le candidat ne passe pas le premier et le deuxième tour, il y aura un troisième tour. Et si aucune majorité ne se dégage, il y aura des élections législatives anticipées. Élections qui ont toutes les chances d'être remporté par le parti de gauche véritable Syriza,farouchement opposé à la politique d'austérité imposée par la Merkeleuropa !

 

On comprend que « les marchés » s'agitent, qu'ils considèrent le lideur de Syriza, Alexis Tsipras, comme un homme dangereux (pour qui ?). Ce dernier estime de son côté que le premier ministre en place Antonis Samaras organiserait en sous-main la fuite des capitaux pour créer un climat de peur... Ambiance.

 

Cette bouffée d'espoir venue de Grèce, et la montée des « Podemos » en Espagne, donneront-elles des idées aux forces de gauche en France ? Front de gauche, écolos, frondeurs sauront-ils dépasser leurs querelles d'égo stériles pour créer enfin un mouvement dans lequel les peuples de gauche pourraient se retrouver. Et retrouver l'espoir ?

 

La balle est dans leur mains. Sauront-ils en jouer ? Sinon c'est la perspective glauque de la fille du borgne...ou de Sarko. Beurk !

 

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16/12/2014

La taxe Taubin sent le Sapin...

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La taxe Tobin, vous connaissez ? Mais si, c'est cette taxe, proposée depuis des années (1972) par James Tobin, ci-devant prix Nobel d'économie. C'est une taxe très minime sur les transactions financières internationales. La Commission européenne – pour une fois bien inspirée - a présenté en février dernier un projet qui prévoit d’imposer à 0,1 % les actions et les obligations et à 0,01 % les produits dérivés, ce qui pourrait selon elle rapporter jusqu’à 35 milliards d’euros par an. Pas mal, bien que ça n'aille pas chier loin au niveau des taux. Pas de quoi ruiner les banquiers... Mais c'est toujours ça et ces fonds récupérés chez les spéculateurs pourraient servir à relancer la croissance et à désendetter les États.

 

Il s'agit de la première coopération renforcée entre pays européens dans le domaine de la fiscalité. La France, l'Allemagne, la Belgique, le Portugal, la Slovénie, l'Autriche, la Grèce, l'Italie, l'Espagne, la Slovaquie et l'Estonie en sont les premiers signataires. On pourrait penser qu'un gouvernement « socialiste », en France, devrait sauter sur l'occasion et pousser de toute sa persuasion pour que les partenaires européens signent en grand nombre la mise en place de cette taxe. Tè ! Fume...

 

Mosco, lorsqu'il sévissait à Bercy, s'est vautré dans la soumission la plus veule en promettant de mener «en concertation avec les acteurs du secteur financier, un travail d’amélioration de la proposition de la commission pour mettre en œuvre une taxe qui ne nuise pas au financement de l’économie ». En terme clair : enterrer la taxe, selon les desiderata des financiers et banquiers.

 

Exit Mosco, qui est allé sévir au niveau de l'Europe. Voilà Sapin. Les ministres passent, mais les satrapes élus par personne de Bercy sont toujours là. Ce panier à crabe de « haut fonctionnaires » ultralibéraux fait la pluie et le beau temps dans ce ministère-clé. Et le beau temps, pour eux, c'est celui voulu par les banquiers. Car leur passage à Bercy est pour ces « grands serviteurs de l’État » (???) un tremplin efficace, il leur procure un carnet d'adresse prestigieux pour entamer enfin leur véritable carrière : le pantouflage dans le monde feutré, sournois et juteux de la finance où ils pourront jouer pour le privé, contre les intérêts publics.

 

Exemple ? Le ci-devant Benoît de La Chapelle vient de rejoindre la Fédération bancaire française (FBF), puissant lobby des banques, adversaire farouche de la taxe Tobin. Ce Bercy-boy était, depuis 2010, responsable des « affaires financières et monétaires » à la représentation permanente française auprès des institutions européennes. Il avait à ce titre un pouvoir d'influence conséquent dans les négociations sur la taxe Tobin. Il fut aussi directeur de cabinet adjoint de Jean-Pierre Jouyet, lorsque ce dernier était secrétaire d'État aux affaires européennes.

 

Les décisions des Bercy-boys, spécialement celles de la Direction du Trésor sont édifiantes. Écoutons plutôt Ludovic Lamant, dans Médiapart :

 

« 1/ vis à vis des banques : Affaire Crédit Lyonnais, Affaire Crédit Foncier, arbitrages sur l'épargne et l'information financière toujours défavorables à la Caisse des dépôts (publique) et toujours favorables aux banques (privées) les plus spéculatives ; refus, malgré les enseignements de la crise de 2008, de restaurer la séparation indispensable entre banques de dépôts et banques d'affaires ; sabotage constant de la taxe Tobin ; etc...

2/ en matière d'entreprises publiques et de privatisation : refus des nécessaires dotations en capital des entreprises publiques pour assurer leur croissance ; recherche systématique de privatisation ; Vente à perte des licences audiovisuelles, vente à perte des Autoroutes ; etc ... Et çà continue avec l'aéroport de Toulouse et plein d'autres dossiers en instance.

3/ en matière de dettes : assujettissement, contraire à l'intérêt et l'indépendance de la Nation, de la dette publique aux agences anglo-saxonnes de notation, avec refus de faire appel spécifiquement à l'épargne nationale ; refus de consolider la dette des grandes entreprises publiques (dont RFF/SNCF) sur les fonds d'épargne disponibles dans les banques comme à la CDC, afin de pousser à leur privatisation.

4/ en matière de "politique sociale" : appui systématique aux aides imbéciles à "effet d'aubaine" pour le secteur privé dans les domaines de l'énergie, du Logement et de la Santé publique. De multiples exemples peuvent être cités, de l'APL aux aides aux éoliennnes en passant par les remboursements de la SS. »

 

Et Sapin, qu'est-ce qu'il fait ? En complicité avec le Rothschild-boy Macron, le mois dernier, il a proposé une taxe réduite aux seules actions et à quelques contrats d'assurance CDS. Mais surtout pas de taxer l'essentiel de ce qui fait la spéculation, les fameux produits dérivés. La taxe Taubin risque donc d'être enterrée par la France, alors que le candidat François Hollande en avait fait un des axes de son programme...

 

Depuis, le candidat Franc-çois est de venu le président Faux-çois...

 

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15/12/2014

Au bistro de la Toile : climat chaud, chaud, show à Lima

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- Ça y est. Ils sont tous contents : à Lima, « ils » se sont mis d'accord vraiment à minima mais tout de même, au grand raout de la terre qui chope la fièvre. Lien  Donc rien ne changera... C’est tout bon pour les mastroquets ça : si les gens ont trop chaud, ils auront soif, et alors ils viendront au bistro !

 

- T’entends Bert. Ce puteng de Loulle, finalement c’est un grand optimiste : il voit le bon côté des choses… Surtout pour son portefeuille.

 

- Attend, Victor, ils nous gonflent les aliboffis avec des conneries qu’on n’y comprend rien. On parle de la montée du niveau de la mer en 2100, du risque d'avoir une concentration de CO2 de 850 ppm dans l'atmosphère en 2050... Moi, pour tout te dire, j’y comprends nibe et je m’en fous complètement de se qui se passera en 2100. Y a longtemps que je fumerais les pissenlits par la racine !

 

- C’est vrai que toutes ces abstractions ne mobilisent pas trop. Tout le monde s’en fout. Seulement le bordel qui va résulter du changement climatique, ce sera du concret : une affaire de territoire, de nourriture, d’air, de terres. Le changement climatique n'a d'intérêt que pour les sociétés et les cultures. La terre s'en fout, elle, du changement climatique ! Elle en a vu d’autres. Et si l’humanité disparaît, elle n’en crèvera pas pour autant, la Terre !

Nos économies occidentales sont les véritables responsables de cette merde climatique. Á partir du moment où, en un siècle environ, on renvoie dans l’atmosphère des gaz que la nature a mis des millions d’années à transformer en pétrole et en charbon, faut pas s’étonner si le climat tend à redevenir ce qu’il était à l’époque du carbonifère : une étuve.

 

- Bon. On aura un peu plus chaud ? On mettra la clim. Les palmiers remplaceront les vignes ? On boira du vin de palme. Le pétrole manquera ? On roulera dans des bagnoles électriques…

 

- Voilà. Le changement climatique est là, dans la tête des gens. Mais beaucoup, comme toi Loulle, semblent croire qu'ils pourront continuer à vivre comme ils le font aujourd'hui, s'ils consentent à quelques ajustements techniques. Ta bagnole électrique, c’est bien, mais d’où elle viendra ton électricité ? Il serait peut-être plus malin de réfléchir à l’utilité des déplacements ! De l’utilité de faire venir sur nos tables des aulx de Chine ou des raisins du Chili. De l’utilité de prendre sa bagnole pour aller se goinfrer de conneries dans ces temples de la consommation que sont les hypermarchés et les zones commerciales. De la pertinence d’avoir son lieu de vie à des dizaines de kilomètres de son lieu de travail. Tout est à repenser. Mais il est plus facile de se laisser bercer par les propos rassurants de nos gouvernants car ce que nous disent les verts et autres écolos est trop énorme. Il s'agit de conclusions révolutionnaires pour nos sociétés et les conséquences sont trop désagréables pour être abordées de front.

 

- Bof… Et alors, qu’est-ce qu’il va se passer ?

 

- Nous appartenons aux pays les plus riches du monde. Mais le nombre de ces « happy few » va décliner dans les années qui viennent, avec la poussée démographique mondiale. Les habitants des pays industrialisés représentent aujourd'hui environ 20% de la population mondiale, mais 95% de la richesse mondiale ! Dans 10 ans, ils ne seront plus que 15 %. Qui veut abandonner ça ? Nous en profitons. C'est très confortable d'être là où nous sommes. Seulement les 80 % que nous pigeonnons, ben, ils veulent tout simplement faire comme nous, vivre comme nous, et si nécessaire prendre notre place. Par la force. Les réfugiés climatiques qui vont arriver, vous croyez qu’ils seront tout doux et tout gentils ? Et vous pensez que nos sociétés vieillissantes et repues seront en mesure de les arrêter ? L’avenir, il risque d’avoir un goût de sang. Mais le danger ne viendra pas seulement de l’extérieur. Tous les problèmes que nous connaissons vont s'accentuer : la pénurie de nourriture et d'eau, les inégalités... Le climat sera à l'origine des guerres du XXIe siècle. Au sein de nos sociétés, les inégalités générationnelles vont devenir conflictuelles. Parce que c'est la première fois de l'histoire moderne que nous exploitons à ce point les ressources des générations à venir. Nous vivons à crédit. En bouffant le pain de nos enfants ! Et ils nous le feront payer cher. Enfin, il y a un autre problème, plus important que tous les autres car il les soutend…

 

- Ah ! Encore ? C’est quoi ?

 

- C’est le lapinisme Loulle. C’est le lapinisme. Sais-tu, Loulle, et toi aussi Bert, que pour chaque battement de ton palpitant, trois bébés naissent quelque part dans le monde ! Essaye d’imaginer ce fleuve, cette marée de nouveaux venus braillards sur cette pauvre boule puante qu’on appelle Terre ! Ouais, me direz-vous. Mais pendant ce temps, il y en a un paquet qui passent l’arme à gauche et vont servir de patapon aux asticots. Allez les vers ! C’est vrai. Mais il n’en meurt qu’un lorsqu’il en naît trois ! On est loin du compte… Trois marmots par seconde qui réclament tout de suite à bouffer. Soit 180 par minute, 260.000 par jour, 95 millions par an, autant que la France et l’Espagne réunies. Et comme il ne meurt « que » 35 millions d’homo sapiens (homme sage ! ! ? ?) par an, ça nous laisse un confortable « bénef » d’environ 60 millions supplémentaires chaque année — l’équivalent d’une France ! — de bouches à nourrir… Comme ces bouches viennent principalement dans des pays où on crève déjà de faim, vous voyez le tableau. Et comme ces pays, qui sortent de la misère, comme la Chine actuellement et l’Inde, veulent accéder au « progrès » que représente la manière de vivre occidentale, ça en fait des bagnoles qui crachent leurs gaz pourris, des forêts qu’il faut couper pour leur fournir des salons de jardin en teck et des tonnes de pubs débiles, des poissons qu’il faut pêcher pour leur procurer du patapon pour leurs chien-chiens… Vive la croissance ! « Croissez et multipliez-vous » qu’il a dit l’autre. Ouais. Jusque dans le mur. Et le mur, ce sera un coquetèle agréable de guerres pour l’eau, de catastrophes naturelles, de bonnes et belles épidémies… Tout ça orchestré par de gras et gros dictateurs qui pueront autant du cerveau que des pieds !

 

- Puteng, Victor. Tu nous la fais raide là. Tè ! Buvons un coup pour oublier…

 

- Profitons : dans 20 ans, nos successeurs dans ce rade - s'il existe toujours ! - ne boiront plus du cotes-du-rhône mais des côtes-de-stockholm ou du vin d’Écosse grand cru...

 

- Á la nôtre !

 

 

Illustration : merci à Chimulus

 

 

 Et, pour trinquer :

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14/12/2014

Ouiquinde gastronomique au ski.

 

 
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Odile

 

Sur une piste noire par un écart vexant

J’ai eu avec Odile un contact renversant.

Skis et corps emmêlés dans la neige profonde

J’ai goûté dans le froid sa chaude peau de blonde,

 

Et ses seins écrasés contre mes pectoraux

Ont fait monter en moi une ardeur de taureau.

Percevant mon émoi elle ondule et s’étire

Et – heureuse jeunesse ! – nous éclatons de rire.

 

La serrant plus encor je lui vole un baiser,

Je savoure ses lèvres et sa langue épicée.

J’ai retrouvé Odile le soir à la station

 

Où nous avons vécu une ardente passion.

Depuis ce jour heureux et ces moments exquis

J’espère en Cupidon lorsque je fais du ski…

 

 

La tartiflette de Roger

 

- Raconte-moi, Victor, Odile, ta victime

N’a pas dû t’accorder tous ses trésors intimes

Par dévotion pour tes talents contondants,

Ta façon de lui faire du rentre-dedans !

Tu as dû tout de même lui faire un peu de gringue,

L’emmener au ciné, lui acheter des fringues…

- Bien sûr allons, petit ! Faut être gentleman

Si l’on veut que ces dames nous prennent pour amant !

Je l'ai menée manger un bon menu de fête

Chez mon ami Roger, roi de la Tartiflette.

- Ques aco ?

- C’est un plat que l’on mange en Savoie

Qui te remplit la panse et qui te met en joie.

Le mot vient de “ tartifle ” ce qui, en provençal

Comme en latin d’ailleurs aussi bien qu’en rital

Signifie pomme-de-terre ou encore patate

Qu’elles soit fontenoy, noirmoutier ou bien rates.

La Tartiflette et donc un délicieux mélange

De patates, d’oignons, de lard et de fromage.

Tu cuis à la vapeur tes patates épluchées,

Les coupes en rondelles puis tu vas les coucher

Dans une poêle chaude ou tu vas les saisir

A l’huile et les brunir sans les faire roussir.

Coupe en dés tes lardons, émince ail et oignons

Vivement, à la poêle, travaille leur union.

Puis dans un large plat pouvant aller au four

Met tes deux appareils en couches, tour à tour.

Les patates d’abord, lard, oignon, ail ensuite

Sel, poivre du moulin, en nappes, ainsi de suite.

Coupe tes reblochons en deux dans l’épaisseur

Pose-les croûte en haut comme frères et sœurs.

Voilà. C’est presque prêt. Sors le tire-bouchon

Et dépucelle vite un flacon d’Apremont

Tu vas mouiller ton plat avec un ou deux verres,

Et finir la bouteille avec quelques compères.

Tu fais dorer ton plat au four à deux cents vingt

Le temps qu’il te faudra pour achever le vin.

Le fromage, en fondant, va pénétrer le reste,

L’Apremont va le rendre moelleux et digeste,

Lorsque le Reblochon commence à gratiner,

Tu dois servir bien chaud : il est temps de dîner.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

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13/12/2014

Ouiquinde érotico-humoristique avec Alphonse Allais

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Proposition folichonne d'un peintre un peu loufoc qui voulait entraîner une jeune femme dans des cryptes, à seule fin de lui peindre le dos avec de la couleur verte.


Je dis, mettons, vers mes passages souterrains
Jeudi, mes ton verts, mais pas sages, sous tes reins.


 

Nous nous étalons
Sur des étalons.
Et nous percherons
Sur des percherons !

 

C’est nous qui bâtons,
Á coup de bâtons,
L’âne des Gottons
Que nous dégottons !...
Mais nous l’estimons
Mieux dans les timons.

 


Nous nous marions
Á vous Marions
Riches en jambons.
Nous vous enjambons
Et nous vous chaussons,
Catins, tels chaussons !
Oh ! plutôt nichons
Chez nous des nichons !

 

Vite polissons
Les doux polissons !
Pompons les pompons
Et les repompons !
C’est nous qui poissons
Des tas de poissons.
Et qui les salons
Loin des vains salons !

 


Tout d’abord pigeons
Sept ou huit pigeons.
Du vieux Pô tirons
Quelques potirons !
Aux doux veaux rognons
Leurs tendres rognons,
Qu’alors nous oignons
Du jus des oignons !

 

Puis, enfin, bondons-
Nous de gras bondons.
Les vins ?... Avallons
D’exquis Avallons !
Après quoi, ponchons
D’odorants ponchons
Ah ! thésaurisons !

 


Vers tes horizons
Alaska, filons !
Á nous tes filons !
Pour manger, visons
Au front des visons,
Pour boire, lichons
L’âpre eau des lichons
Ce que nous savons
C’est grâce aux savons
Que nous décochons
Au gras des cochons

 

Oh ! mon chat, virons,
Car nous chavirons !

 

 

Alphonse Allais

 

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12/12/2014

Affaire Woerth. Ah ! Les zozos. Ils ont osé...

 

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Ah ! Les zozos, ils ont osé...

 Quatre ans passées à chinoiser

 De façon a noyé le poisson,

 Á écarter tous les soupçons

 Qui pesaient sur un de leurs pairs :

 Ils ont blanchi Woerth, leur compère !

 

 

 Cette honteuse Cour d'Injustice

 Nous prend vraiment pour des Jocrisse

 Elle s'est toujours faite complice

 Des dominants et de leurs vices.

 Pas de danger pour ces puissants

 S'il n'y a pas crime de sang.

 

 

 Cette juridiction d'exception

 Dont la seule et unique fonction

 Est d'éviter de fonctionner,

 De surtout ne pas s'acharner

 Et de protéger les ministres.

 Même lorsqu'ils se montrent sinistres.

 

 

Fabius : sang contaminé

 Relaxé !

 Dufoix : sang contaminé

 Relaxée !

 Pasqua : abus de biens, complicités

 Relaxé !

 Lagarde : Tapie indûment engraissé

 Relaxée !

 Woerth : biens de la nation bradés

 Relaxé !

 

Le populo se met en rogne,

 Pain béni pour la fille du borgne...

 Comment dès lors ne pas comprendre

 Dans le Peuple cette envie de pendre

 Et de se révolter par ce cri :

 TOUS POURRIS !

 

 

VictorAyoli

 

Illustration X - Droits réservés

 

 Et pour vous changer les idées:

Savourez un sulfureux Voyage

pour le prix de deux cafés !

 

livre,chiloum

 

C'est un "hibouc" ou e-book...

CHILOUM