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31/05/2015

Ouiquinde gastronomique : Les sardines à la "Brulo dé" du Pégot

 

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Éclairs d'acier bleuté bondissant hors de l'onde

Pour tenter d'échapper à la dent furibonde

De quelque carnassier montant des eaux profondes

Pour croquer tout de go ces poissons qui abondent...

C'est la reine des mers ! Succulente et divine,

Pas la langouste, non. Simplement la sardine !

Sa réelle fonction, sa vie, son aventure

Généreuse et bornée : c'est d'être nourriture !

Les poissons s'en délectent, l'homme la met en boite,

Lui fait boucher le port si la passe est étroite...

Chez nous, dans le Midi, on l'aime tellement

Que chaque Provençal est un peu son amant.

Mon ami le Pégot, marin-pêcheur de Sète,

Les fait à "Brulo dé". En voici la recette.

 

Prenez-les sur le quai, juste au cul de la barque.

Chez votre poissonnier, la fraîcheur se remarque

Par la roideur arquée du petit corps luisant.

Un bon kilo pour deux, ce sera suffisant.

Devant le cabanon, à l'ombre de la treille,

Tandis que sa moitié débouche les bouteilles,

Le Pégot fait brûler un fagot de "gabels"

C'est les sarments de vignes du côté de Lunel.

Un bon coup de muscat met les convives à l'aise

Juste le temps qu'il faut pour apaiser la braise.

Sur un bout de grillage il range les sardines,

Ni lavées, ni vidées. Nature les ondines.

Les poissons sur la grille sont posés sur le feu

Puis retournés après une minute ou deux.

Sur un grand plateau rond, au milieu de la table

Calée par des galets pour qu'elle reste stable,

Le Pégot sert en vrac sa première tournée

Puis remet sur le feu la prochaine fournée.

Un jet d'huile d'olive dans le creux de l'assiette,

On mange avec les mains, nul besoin de fourchette.

D'une pression du doigt on enlève la peau

Libérant les filets odorants et bien chauds,

La tête entre deux doigts, dans deux autres la queue,

La sardine grésille. Quel bonheur, maugrebeleu !

On se "rabine" un peu, d'où le nom : "brulo dé"

Mais c'est tellement bon ! vous n'avez pas idée.

Avec les dents du haut, on bloque la sardine,

La mâchoire du bas, retroussant les babines

Fort délicatement détache le filet

Qu'un "gluuff" aspirera jusqu'au fond du palais.

Sous le pin parasol où s'aiment les cigales

Montent les petits bruits des gens qui se régalent.

Ça fait des: "Ah !", des "Hum !" des "Fatche que c'est bon !"

C'est toute la marée, plus un goût de charbon.

Toute les deux sardines on boit un coup de blanc,

De Cassis ou de Saint-Hilaire-d'Ozilhan,

On parle avec les mains, on sort la galéjade

Et la journée se passe en franche rigolade.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Rien de plus simple : des sardines, encore des sardines, seulement des sardines (comptez 1 demi kilo par personne, soit 3 kilos). Mais fraîches, pas trop grosses et de Méditerranée évidemment. Plus un peu de fleur de sel de Camargue et de l'huile d'olive dans chaque assiette.

 

Les vins conseillés:

La sardine est bonne fille et s'accompagne sans problème de vins blancs secs, de rosés, voire de rouges jeunes et frais.

 

En vallée du Rhône : blancs de Roaix, Saint-Hilaire-d'Ozilhan, Laudun, Villedieu ; rosés de Tavel, Rochefort, Chusclan, Ventoux, Luberon, Cos­tières-de-Nîmes ; rouges légers de Sainte-Cécile-les-Vignes.

 

En vins du Languedoc : blancs Picpoul-de-Pinet, blancs de la Clape ; rosés de Saint-Saturnin, vins des sables d'Aigues-mortes.

 

En vins de Provence : les blancs de Cassis, tous les rosés des Côtes-de­-Provence et des Coteaux varois.

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

30/05/2015

Ouiquinde érotique en vieux francois.

 

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Chou pour Chou


Lise en un bal, s'étant démis la hanche,
Macé le jeune, aussitôt fut mandé.
Bon r'habilleur. Lise était drue et blanche,
Macé dispos, gaillard et peu vidé.
Il vit l'endroit, l'objet meut en puissance,
D'où l'on peut bien juger en conséquence,
Que travaillant sur un si beau sujet,
Pas ne manqua d'être ému par l'objet.
Or, quand la hanche en état de remise,
Le gars voulut prendre congé de Lise.
" Que vous faut-il, lui dit-elle, Macé?
- Rien, chou pour chou, répond le bon apôtre.
Je vous ai, Lise, un membre redressé
Vous avez su m'en redresser un autre.

 

Bernard de la Monnoye

 

 

 

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Le luth

Pour le plus doux ebast que je puisse choisir,
Souvent, après disner, craignant qu'il ne m'ennuye,
Je prends le manche en main, je le taste et manie,
Tant qu'il soit en estat de me donner plaisir.

Sur mon lict je me jette, et, sans m'en dessaisir,
Je l'estrains de mes bras et sur moy je l'apuye,
Et, remuant bien fort, d'aise toute ravie,
Entre mille douceurs j'accomplis mon désir.

S'il avaient, par malheur quelquefois qu'il se lasche,
De la main je le dresse, et, derechef, je tasche
Au jouir du plaisir d'un si doux maniment :

Ainsi, mon bien aymé, tant que le nerf luy tire,
Me contemple et me plaist, puis de luy, doucement,
Lasse et non assouvie en fin je me retire.

 

Héliette de Vivonne (1618)

 

Photos X - Droits réservés

 

 

29/05/2015

Conseils éclairés de l’École de Salerne pour le bien boire et le bien vivre.

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Le meilleur vin

Le vin dans les humeurs verse son influence :

Est-il noir ? Dans le sang il répand l'indolence.

J'estime un vin mûri dont la chaude liqueur

Fait sauter le bouchon et ravit le buveur ;

Quand sa vertu dénote une illustre vieillesse,

De ses dons généreux usons avec sagesse.

Je cherche dans un vin le brillant, la couleur,

J'y cherche plus encor le bouquet, la chaleur ;

Je veux qu'il ait du corps, une teinte écarlate,

Que pétillant, mousseux, en écume il éclate.

À l'écume le vin se jugera d'abord:

Bon, elle reste au centre, et, mauvais, court au bord.

 

Effets du bon vin.

Le bon vin au vieillard rend vigueur de jeunesse;

Au jeune homme un vin plat prête un air de vieillesse.

Le vin pur réjouit le cerveau contristé,

Et verse à l'estomac un ferment de gaieté.

Il chasse les vapeurs et les met en déroute,

Des viscères trop pleins il dégage la route,

De l'oreille plus fine aiguise les ressorts,

Donne à l'œil plus d'éclat, plus d'embonpoint au corps,

De l'homme plus robuste allonge l'existence,

Et de l'esprit dormant réveille la puissance.

De ta table aie bien soin d'exclure

Le pain encore chaud et le pain qui moisit,

Le dur biscuit, les pâtes en friture.

Que ton pain soit d'un bon grain, bien cuit,

Plein d’yeux et peu salé, ce pain fait un bon chyle.

 

Bière

La bière qui me plaît n'a point un goût acide;

Sa liqueur offre à l'œil une clarté limpide.

Faite de grains bien mûrs, meilleure en vieillissant,

Elle ne charge point l'estomac faiblissant.

Elle épaissit l'humeur, dans les veines serpente

En longs ruisseaux de sang, nourrit la chair, augmente

La force et l'embonpoint ; l'urine accroît son cours ;

Et du ventre amolli se gonflent les contours.

 

L'eau comme boisson

L'eau, fatale boisson, nuisible en un repas,

Refroidit l'estomac qui ne digère pas:

Bois-en, soit, mais très peu, si la soif te talonne ;

Assez, pas trop : ainsi la sagesse l'ordonne.

D'une eau trop abondante en l'estomac noyé,

Ne va pas submerger l'aliment délayé.

Pour éteindre le feu de ta soif dévorante,

Ne bois pas à longs traits une eau froide et courante,

D'un peu d'eau fraîche humecte un gosier irrité.

Au tempérament buveur, inspirant la gaieté,

Dissolvant et cuisant tous mets, l'eau pluviale

Propice à la santé, ne craint pas la rivale.

La source, à l'est coulant, se boit avec plaisir ;

Descend-elle du midi ? réprime ton désir.

 

Des excréments, des vents et de l’urine.

Pissez six fois par jour, et dans le même temps

Rendez deux ou trois fois les plus gros excréments.

De péter en pissant ne faites pas mystère

C'est un ancien usage, aux reins fort salutaire ;

Pratiquez-le sans honte, ou bien dans l'intestin,

Reste un gaz malfaisant rapporté du festin.

En grande pompe un roi traverse-t-il la ville ?

Occupé de pisser, demeurez immobile.

Ta main, pressant ton ventre empêchera souvent

Qu'il ne s'y loge à l'aise et n'y séjourne un vent ;

Aux replis d'intestin sa nuisible présence

D'un mal long et secret peut hâter la naissance.

 

 Contre l'excès de boisson

Si pour avoir trop bu la nuit,

Vers le matin il t'en cuit,

Dès le matin, reprends la bouteille :

Le remède fera merveille.

 

 

L'École de Salerne  - Jean de Milan (fin X1° - début XII°) -, traduction en vers français par Charles Meaux-Saint-Marc.

 

Illustration X - Droits réservés

 

28/05/2015

Que dire à Cameron ? Casse-toi !

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Il commence sa tournée des popotes, Cameron. Pour chercher quoi ? Que les autres Européens baissent le calbar, comme ils l'ont fait devant la Thatcher ? Est-il en mesure d'imposer quoi que ce soit ? Il s'est piégé tout seul avec sa promesse de référendum. S'il fait cette tournée des popotes, c'est sur injonction des banksters de la City qui tremblent de perdre de leur capacité de nuisance si le Royaume-Unie sort de l'Union Européenne. Mais pour l'U.E., ce serait une bénédiction ! Un soulagement ! Les Anglais vont-ils libérer une nouvelle fois l'Europe ? On en rêve...

 

Faisons un petit retour en arrière. Á l'époque de la création du Marché Commun, la Grande-Bretagne a tout fait pour le contrer, notamment en créant parallèlement une « zone de libre- échange » avec quelques pays de l'Europe du Nord. Mais les milieux d'affaires britanniques, assistant impuissant au rapide développement économique du Marché Commun sans en profiter ont poussé les politiques à demander leur adhésion.

 

De Gaulle – qui les connaissait bien - s'est en son temps farouchement opposé à leur entrée, en 1963 puis en 1967. Pour des raisons stratégiques : il avait compris que la Grande-Bretagne serait le cheval de Troie des États-Unis. Ce en quoi, là encore, sa vision était pertinente. Mais Rothschild-Pompidou, à la solde la City de Londres, leur ouvrit les portes et, après deux ans de négociations, la Grande-Bretagne adhéra à l'Europe en 1972, amenant dans ses bagages l'Irlande et le Danemark.

 

La Grande-Bretagne s'est tout de suite opposé à la seule réalisation européenne tangible, la politique agricole commune. Et le bordel européen a commencé... Souvenons-nous de la Thatcher réclamant, telle une virago : « I want my money back ! » Et obtenant un chèque annuel de restitution de tout ce que la Grande-Bretagne verse au budget de l'Europe. Et ça dure toujours !!! De même, Thatcher s'opposa aux tentatives de Jacques Delors d'avancer vers une certaine fédéralisation, vers une Europe intégrée d’États-Nations.

 

De tous temps, lorsqu'elle met le pied dans une organisation, la Grande-Bretagne n'a qu'une chose en tête : la dominer et la façonner selon ses seuls intérêts ou sinon la faire capoter. Le premier terme de l'alternative n'étant pas réalisable, il fallait donc couler l'Europe, la faire échouer en tant que puissance politique, diplomatique, militaire. Ceci évidemment en étroite concertation avec les États-Unis.

 

Comment ?

 

D'abord en poussant à un élargissement sans frein, et le plus rapidement possible. Et ça a été l'intégration catastrophique de tous les pays de l'Est... 28 États dans une organisation où les décisions se prennent à l'unanimité ! Un « machin » rigoureusement ingouvernable, donc paralysé. C'est ce qui se passe actuellement.

 

Ensuite freiner, par tous les moyens, toute avancée vers une plus grande intégration fédéraliste.

 

Puis influer pour ouvrir cette Europe passoire à tous les vents d'une « mondialisation » façonnée par et pour les États-Unis (et leur cheval de Troie britannique).

 

Puis vint Maastricht et la création de l'Euro. Ce sont les Britanniques qui ont lutté farouchement, et avec succès, pour que la fiscalité et le social soient exclus des lois communes européennes. C'est donc à eux que l'on doit la concurrence sauvage entre pays vers le moins-disant fiscal et social. C'est à cause d'eux que des pays sans scrupules comme le Luxembourg et les Pays-Bas ont mis au point des mécanismes exploitant cette faille et livrent l'Europe aux appétits sans frein des multinationales. C'est à cause d'eux que celles-ci ne paient pas d'impôts.

 

Quant à l'euro, non seulement ils n'y sont pas entré, mais ils en profitent outrageusement grâce à la puissance financière de leurs nid de banksters qu'est la City...

 

Alors si nos « amis » britanniques veulent sortir de l'Europe, disons leur « Cassez-vous » ! Mais ne rêvons pas. Hélas... Ils savent très bien que sans l'Europe, ils ne sont plus grande chose. Et que leur partenariat privilégié avec les États-Unis bas singulièrement de l'aile, ceux-ci se tournant vers le gros gâteau asiatique, tout en faisant en sorte, sournoisement, de créer la zizanie entre l'Europe Unie et la Russie...

 

Des « amis » pareils, on s'en passe.

 

Illustration X - Droits réservés

27/05/2015

Au bistro de la toile : Panthéon, Outreau, Fifa, Kamel Daoud.

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- « Entre ici Jean Moulin... » lyriquisait André Malraux devant le sable emplissant un cercueil drapé de tricolore. La famille du grand résistant avait en effet refusé que sa dépouille soit exhumé, même pour la gloire du Panthéon. Et qui ne se souvient de la mise en scène de Mitterrand, avançant solitaire au milieu de la foule, une rose à la main et montant les marches de ce temple laïque sacré qu'est le Panthéon. François, comme Sarko avant lui, veut lui aussi tirer parti de cette onction panthéonnienne. Est-ce pour glorifier les actions des quatre Résistantes et Résistants panthéonisés que François prépare depuis des mois « le discours phare » de son quinquennat ? Ou pour donner un petit coup de propre à son (in)action en vue de sa campagne électorale ? Les deux mon général ! Il n'empêche que François oublie, sciemment, que la Résistance a été, avant même De Gaulle, l'affaire des communistes. Un « oubli » dégueulasse qui se paiera Loulle...

 

- Eh ! Victor, n'est pas De Gaulle et Malraux qui veut... On va voir ce qu'il va dire notre grand prêtre panthéonien. Mais je crois que Malraux n'a rien à craindre en matière de lyrisme ni De Gaulle en matière de grandeur.

 

- Eh oui, Loulle. Mais on n'a que les présidents que l'on mérite. Dès lors, que penser de ce peuple – nous ! - qui élit des nullissimes comme Sarko, puis Hollande. Et qui s'apprête, sans pleurer, à se proposer le même choix ou – pire - les chiards des fachos contre qui ont lutté les quatre Résistants entrant aujourd'hui au Panthéon...

 

- Autre chose sous les feux de l'actualité, Victor. Ce procès d'Outreau. Quelle honte pour l'institution judiciaire...

 

- Double honte Loulle. D'abord la gigantesque erreur judiciaire de ce type – le juge barjot – qui saccagé la vie d'une dizaine de personnes. Puis le fait de recommencer. De remettre ce tas de merde sur le tapis. De traîner de nouveau le pauvre « accusé » Legrand dans un prétoire d'infamie. Tout ça parce que quelques margoulins des prétoires ont su influer auprès des vrais victimes – les gosses violés – pour rouvrir le procès. Finalité de l'opération : tirer des sous de l’État, les gosses ayant été indemnisés dix fois moins que les victimes adultes...

 

- Lamentable Victor. Lamentable. Pourtant, la Justice, parfois, vise bien : par exemple en Suisse, où viennent d'être arrêté plusieurs pontes de la Fifa (la fédération internationale de foutebol)...

 

- Bof ! Qui ça étonne ? Chacun sait que cette fédération est un panier à crabes. Et que ces crabes sont des affairistes mondiaux rompus à l'art de la magouille, du trafic d'influence, de l'achat de vote. Mais note que la crapule en chef n'est – à ce moment – pas inquiété, et qu'il se représente !

 

- Pour être immunisé peut-être ? Comme Sarko chez nous...

 

- Possible. Heureusement, ce matin, j'ai entendu un grand bonhomme, Kamel Daoud, dire quelques vérités sur France Inter. Il a fustigé sans langue de bois l'autocensure des médias. Et il a fait un parallèle intéressant entre le Front National et les salafistes : les deux se réfèrent à la « souche », à la « pureté ». Les deux sont des idéologies totalitaires basées sur la violence, le meurtre, la terreur, avec pour finalité le pouvoir et l'accaparement des richesses.

 

- Allez, trinquons à la santé de ce grand Monsieur !

 

Illustration : merci à Chimulus

 

26/05/2015

Les marcheurs anti-Monsanto

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Nous étions des millions, partout de par le monde

Á défiler, gueuler, contre la firme immonde

Qui prétend acheter, breveter le Vivant

Avec, comme complices, de prétendus savants.



Voilà que maintenant l'Union Européenne

Eurocrates vendus à la grasse bedaine

Acceptant, pour du fric, toutes les felonies,

Autorise à tout va les semences honnies.

 

Nous, qui ne voulons pas bouffer des OGM

La FNSEA nous jette l’anathème,

Nous traite de crétins, de gogos passéistes

Entravant le triomphe du choix productiviste…

 

Tous les Monsanto-boys nous jouent à pleines orgues

Le grand air du Progrès, sûrs d'eux et plein de morgue,

Promettant aux crédules des villes et des champs

Opulence, bonheur et futur alléchant.

 

Le monde est en furie, les manants crient famine

En Afrique, en Égypte, en Thaïlande et en Chine

« Nous pouvons, disent-ils, résoudre ces problèmes,

Il suffit de planter, partout des OGM ! »

 

La pieuvre Monsanto, tueuse mondiale

Corrompt, par son pognon, toute fibre morale,

Elle jette à ces Veaux du foin et du travail,

Elle endort leur bon sens, fait de nous des cobayes.

 

Achète députés, gras sénateurs repus

Scientistes marrons grâce à l’argent qui pue,

Culture de mensonge, de dissimulation,

D'achat des consciences, d'actions sans précautions.

 

Honte sur ces élus à l'épais crâne obtus

Engraissés aux dépens de leur pays vendu

Salauds aux fronts de bœufs vautrés dans un argent

Gagné sur le malheur et sur la mort des gens.

 

Salauds, quand vos enfants, crevant de leucémie

Verront bien que vous êtes leur pire ennemi

L’œil de Caïn, sur vous, sortant de leurs yeux morts

Fera de votre vie un enfer de remords.

 

 

Les marques Monsanto que vous pouvez éviter d'acheter

 

 

 Illustration X - Droits réservés

 

25/05/2015

Pentecôte à Nîmes, a las cinco de la tarde…

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L’Humain - moi, toi, lui, nous – est vraiment un drôle d’animal. Une sale bête…

 

Il fait chaud. Très chaud. A las cinco de la tarde…

 

Les vieux gradins de pierres blondes des arènes de Nîmes sont garnis jusqu’au sommet d’une foule aux couleurs excessives. Sous un soleil excessif. Pour trembler, hurler, s’enthousiasmer, applaudir, haïr de manière excessive devant un spectacle excessif.

 

Un rituel ancestral codifiant le combat de l’homme et du dieu Mithra.

 

La corrida de toros.

 

Transcendée ou honnie.

 

A las cinco de la tarde…

 

Symboliquement, c’est le combat de l’homme et de la femme. Combat toujours perdu par l’homme.

 

L’homme, ici, c’est le toro, sa puissance brute, son courage insensé, ses charges désordonnée. La beauté de la force.

 

La femme, c’est le torero. Léger, aérien, si féminin dans son allure et ses attitudes. Opposant à la force l’intelligence, l’esquive, le leurre. La beauté.

 

Au centre du cirque, sous dix mille paires d’yeux, il y a un homme.

 

Une « danseuse » dit Cabrel qui n’a manifestement jamais vu l’œil d’un toro de près. Et un monstre mythique. Six cents kilos de force brute, de bravoure, de volonté de détruire tout ce qui s’oppose à lui.

 

Des deux, un seul sortira vivant. Et ce sera, presque toujours, l’homme. L’animal n’a jamais sa chance. C’est vrai. Combat inégal, certes, mais où l’homme risque toujours sa vie. Où son existence est suspendue à une erreur, une inattention. Où il frôle constamment la cogida, la blessure, le désastre, la mort.

 

On est là. Assis. Pétrifié par une attention insupportable. Tous nos sens tendus vers le ballet de mort qui se déroule à quelques dizaines de mètres.

 

Ambigüité de l’homme : on tremble pour le torero mais on sent pourtant monter, malgré tous les barrages de la civilisation, depuis les tréfonds cachés de notre personnalité, l’angoisse mais aussi quelque chose de moche, de sale : l’espoir honteux de la victoire du toro, de la défaite et du massacre de l’homme. Le dompteur mangé par le lion…

 

La corrida, c’est du sang, de la peur, de la violence, de la laideur, de la beauté.

 

C’est surtout la mort toujours présente. Appelée et rejetée. Cette mort que nos civilisations ramollies refusent de regarder en face. Fascinante et répugnante.

 

La corrida, c'est beau et obscène. Grandiose et pervers.

 

Comme la vie. Comme la mort.

 

Picasso disait : « Un bon dimanche, c’est le matin à la messe, l’après-midi à la corrida, le soir au bordel ! ».

 

 Photo X - Droits réservés

24/05/2015

Ouiquinde gastronomique de Féria : La gardiane camarguaise

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Tout Provençal se doit, au moins une fois l'an,

D'aller se ressourcer, reprendre son élan,

De mettre le vaisseau de sa vie au grand largue

Dans l'eau, le sel, le vent, le soleil de Camargue.

Terres demi-noyées, secouées de mistral

- Jumeau du fleuve-dieu, fleuve d'air magistral ­

Pétries et façonnées par le Rhône et la mer,

Puis soudain ravagées par le fleuve en colère.

Terres où le soleil fait naître des mirages,

Terre où le sol et l'onde hésitent leur partage,

Terres de solitude, rivages de naufrage,

Qui mesurent les hommes à l'aune du courage.

Digues, lônes, marais, étangs, sables mouvants,

Boue sèche et craquelée, cristaux étincelants

Du sel sur la sansouire, faisceaux arachnéens

Des tamaris en fleurs d'où s'envolent soudain

Des millions d'oiseaux venus d'ailleurs lointains,

Royaume incontesté des flamands africains.

Terre des chevaux blancs et des taureaux sauvages,

Où Mithra règne en dieu depuis le fond des âges.

Il faut voir la Camargue lorsque 1 'hiver l'étreint

Lorsque le ven terraù sauvage court sans frein,

Lorsque les Camarguais déplacent la manade:

Des milliers taureaux menés en cavalcade.

Conduits par cent gardians, par cent puissants centaures

Défile l'infernal troupeau de minotaures,

Taureaux noirs, chevaux blancs, aux narines fumantes

Remplissent la contrée d'une clameur géante.

Taureaux dont les meilleurs combattront dans l'arène

Face aux hommes, mains nus, que leur fierté entraîne

Entre les noirs poignards. Pour la rouge cocarde

Et les yeux d'une belle, ils défient la Camarde !

Certains de ces taureaux, à l'ardeur légendaire,

Adulées tels des dieux par la gent populaire,

Sont enterrés debout et ont leur mausolée,

Comme le grand Goya (1), l'immense Sanglier (2).

Ceux qui n'ont pas le sang pour les j eux et la gloire

Termineront leur vie dans une rôtissoire,

Car en mangeant Mithra, les Provençaux dévorent,

Avec sa chair, sa force. Et, ce faisant, l’honorent.

Cette hostie des gardians s'appelle "La gardiane".

Oh ! Victor. Et alors, on les coupe ces couennes ?

Bien sûr, petit, mais je voulais que tu comprennes

Que c'est un plat sacré, et qu'il en vaut la peine.

Fais mariner trois tranches de taureau bien épaisses

Dans le l'huile d'olive. Ajoute avec largesse

Poivre et clous de girofle, ail, oignon, thym, laurier.

Laisse toute la nuit, comme pour du gibier.

Au fond de ta marmite, en fonte uniquement,

Dispose quelques couennes, de porc évidemment,

Sur lesquelles tu places une première tranche.

Couvre avec de l'oignon et de l'ail effilés,

Carottes en rondelles et du persil en branche,

Sel, poivre du moulin, un anchois en filets.

Tu fais ainsi trois couches. Enfin, pour terminer,

Zeste d'orange séché, girofle, laurier, thym,

Puis tu mouilles avec six grands verres de bon vin,

Du Costières-de-Nîmes, rouge carabiné.

Mets ta marmite au four, fermée soigneusement,

Et fais cuire cinq heures, doucement, lentement.

Ce taureau parfumé, tendre, confis, moelleux,

Découvre-le sur table, et accompagne-le

D'une jatte fumante de riz long camarguais.

Dans les verres tu sers un Gallician bien gai.

Mais attention, petit, le riz est un plat riche,

N'en fais pas - c'est courant - de la colle d'affiche.

Pour qu'il ne colle pas, tu dois bien le laver,

C'est donc tout l'amidon qu'il te faut enlever.

Dans une jatte creuse ou un plat similaire,

Tu frottes entre tes mains le riz dans de l'eau claire,

Tu changes et recommences dès que ton eau blanchit,

Après quoi tu égouttes, tu bois et réfléchis :

Il y a plusieurs façons de cuire le riz blanc,

Comme les Espagnols, comme les Catalans,

Comme les Vietnamiens ou comme les Créoles,

Surtout pas comme les Français de métropole !

À Saigon ou Vientiane, à Phnom Pen ou... Paris

C'est deux mesures d'eau par mesure de riz,

Tu couvres quand ça bout et tu réduis la flamme,

Si ça attache au fond, tu n'en fais pas un drame,

Tu ne sales pas l'eau, tu ne remues jamais,

Et tu laisses gonfler en tenant bien fermé.

Mais comme à Fort-de-France ou bien à Pointe-à-Pitre,

Tu fais bouillir ton riz dans de l'eau, plusieurs litres,

Légèrement salée. Quand c'est cuit tu égouttes,

Puis tu réserves au chaud, du beurre tu ajoutes.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

D'un de ces vins subtils, poussés en Languedoc

Qui te rendent gaillard, solide comme un roc.

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- Trois tranches épaisses de taureau à braiser, environ un kilo, - 4 ou cinq couennes de porc, - 1 kilo d'oignons paille émincés, - 2 têtes d'ail épluchées et également émincées, - 1 kilo de carottes découpées en rondelles, - 4 ou 5 branches de persil non frisé, - 3 anchois en filets, - 3 verres d'huile d'olive, - 3 cuillerées à soupe de sel de Camargue, - poivre noir du moulin à la demande, - 6 clous de girofle, - 4 feuilles de laurier, - 3 cuillerées à soupe de sommités sèches de thym ou 3 ou 4 belles branches de thym frais, - 1 zeste d'écorce d'orange séché, - 1 bouteille de bon vin rouge, - 500 grammes de riz long de Camargue.

 

Les vins conseillés :

La gardianne est un plat de haut goût qui demande des vins rouges puissants, épicés, tanniques. De grands Costières-de-Nîmes, comme les Gallician font parfaitement l'affaire. Mais on l'accompagnera également avec bonheur d'un Côtes-du-Rhône de Saint-Joseph, d'un Croze-Hermitage, d'un Vacqueyras, d'un Gigondas, d'un Lirac ou d'un des nombreux crus "Villages" des Côtes-du-Rhône.

 En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Faugères, Minervois, Fitou, Collioure.

 En vins de Provence: Bandol, Bellet, Palette, Pierrefeu, Gonfaron.

 

(1) (2) "Goya ", "Sanglier": noms de taureaux cocardiers célèbres. "Goya" a une statue à Beaucaire, "Sanglier" un mausolée à l'entrée de Le Cailar, en Camargue.

 

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

23/05/2015

MARCHE MONDIALE CONTRE MONSANTO

 

monsanto crane fourchettes.jpg

 

 

Aujourd'hui, samedi 23 mai 2015 des citoyens du monde entier marcheront contre Monsanto (&Co) - la multinationale de l’agrobusiness, des organismes génétiquement modifiés et de leurs pesticides associés. Déjà l'an dernier àla même époque, dans 52 pays, plus de 2 millions de personnes manifestaient leur volonté d’une agriculture plus saine, respectueuse des paysans, garantissant notre santé et celle de nos enfants.

 

On connait Monsanto pour sa volonté opiniâtre de nous faire bouffer des OGM. Mais cette firme est bien plus nuisible que ça. Jetons un coup d’œil sur le terrible « palmarès » de cette entreprise de destruction massive à travers cet article du site Les moutons enragés 

 

 

Voici la liste des marches régionales :

 Amiens : Rendez vous de 14h, plusieurs départ de marches, 15H Place du Palais de justice https://www.facebook.com/events/1430595230589707/
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Avignon : Rendez-vous fixé à 10h devant MONSANTO à St Andiol suivi à 13 heures d’un picnic à AVIGNON , place Piehttps://www.facebook.com/events/697211193717822/
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Besançon, soirée débat "Le monde selon Monsanto" ciné V. Hugo à 20h30 https://www.facebook.com/events/641892865911947/
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Bayonne : rendez-vous à 10h, devant la mairie, 1, av. du Maréchal-Leclerc https://www.facebook.com/events/1446511682254117
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Bordeaux : rendez-vous à 14h, place Victoire https://www.facebook.com/events/433120260190336/
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Brest : rendez-vous à 14h, parcours non défini https://www.facebook.com/events/663061860468975/
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Caen : rendez vous à 15h place du Théâtre (à confirmer) https://www.facebook.com/events/850962354970901
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Carhaix : rendez vous à 14h à l’espace Glenmor (pique nique à 11h au manoir de Kerampuilh) https://www.facebook.com/events/643366982435444
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Chalons-sur Saone, place St vincent à 10h30 : http://www.lejsl.com/…/une-marche-contre-monsanto-les-ogm...
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Cherbourg : rendez vous à 15h place du Théâtre https://www.facebook.com/events/625997460862465/
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Clermont Ferrand : Rendez-vous à 14H Place DELILLE https://www.facebook.com/events/1611872439032444
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Corse à Bastia, à 14h30 place vincetti-citadelle : https://www.facebook.com/events/751413961645003
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Dijon, Rendez vous à 11H place de la Libération : https://www.facebook.com/events/821766247910398/
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Grenoble : rendez vous à 14h https://www.facebook.com/events/1032751636742869/
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Ile de la Réunion : rendez vous de 9h à 16h au Marché Forain de Saint Pierre https://www.facebook.com/events/456583424495447/
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La Rochelle : Place de Verdun à 15H https://www.facebook.com/events/378367785682156/
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Laon : rendez vous de 10h à 16h Place des Droits de l’Homme http://nonogm02.canalblog.com
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Lille : rendez-vous à 14h, Grand-place https://www.facebook.com/events/1542680492652211/
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Limoges : Rassemblement 14h30 Place de la Mottehttps://www.facebook.com/events/1632412276990562/
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Lorient : rendez vous à 14h, place Jules Ferry Lorient https://www.facebook.com/events/856377734434189/
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Lyon : rendez-vous à 14h, parcours non défini https://www.facebook.com/events/652392381555877/
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Marseille : rendez-vous à 14h, Le Kiosque à musique, en haut de la Canebière https://www.facebook.com/events/912268158804334
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Montpellier : rendez-vous à 14h, place Royale du Peyrou https://www.facebook.com/events/360112537512276
- 
Nancy : rendez vous à 15h place Maginot https://www.facebook.com/events/826981247338426
- 
Nantes : rendez-vous à 14h, place Royale https://www.facebook.com/events/420568914773141
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Nice : Rdv 14H https://www.facebook.com/events/991536840873684/
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Nîmes : rendez-vous à 14h30, avenue Feuchères (face à la gare) https://www.facebook.com/events/1555220608094067/
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Nouméa, Nouvelle Calédonie Rassemblement place des cocotiers le Samedi 23 mai de 10h à 12h https://www.facebook.com/events/1409072039416552/
- 
Paris, rendez-vous à 16h Place Denfert Rochereau : https://www.facebook.com/events/996899193657121/
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Peyrehorade (où il y a une usine de Monsanto) : rendez vous à 10h devant leur usine à Peyrehorade https://www.facebook.com/events/637272466418738
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Rennes : rendez vous à 14h devant la Mairie de Rennes, place de la mairie https://www.facebook.com/events/1617007215185992
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Saint Barthélemy Rendez-vous à 16H à la Capitainerie : https://www.facebook.com/events/703485186443616/
- 
Salon de Provence : rendez vous à 15h00 place de l’hôtel de ville, puis soirée débat "Le Monde selon Monsanto" https://www.facebook.com/pages/Les-Engag%C3%A9s/732156866...
- 
Strasbourg : rendez-vous à 14h, devant le Parlement européen, pour rejoindre le village des alternatives https://www.facebook.com/events/1540787802832413/
- 
Thionville, 11h30 parc Wilson (picnic) https://www.facebook.com/events/1037627329585046/
- 
Toulouse : rendez vous à 11h Square Charles de Gaulle https://www.facebook.com/events/1562576807362400/15778078...
- 
Tours : rendez-vous à 14h, parcours non défini https://www.facebook.com/events/773730486044457/

Mais aussi en Belgique à Bruxelles : Rendez-vous à 13H Notre Dame du Finistère (à côté de l’entrée de l’Inno) Rue Neuve https://www.facebook.com/events/803813839656434/

Et en Suisse à Morges https://www.facebook.com/events/1590319794543006/

Sans oublier nos amis Burkinabès qui manifesteront à Ouagadougou ! Combat Monsanto et le Collectif citoyen les Engraineurs

 

 

Pour mener cette lutte quotidiennement, voici une

liste des produits Monsanto

que l'on peut 

éviter d'acheter

 

 

produits monsanto_1.jpg

 

Liens utiles :

http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/sophie-malaponti-marche-contre-49978

http://www.collectif-lesengraineurs.com/

http://lesmoutonsenrages.fr/2013/09/17/monsanto-les-10-ab...

https://mrmondialisation.org/monsanto-les-produits-a-boycotter-liste-des-marques-a-connaitre-sante-nutrition/

 

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22/05/2015

Les vertus de Cannes et de Rolland-Garros : éviter au Peuple de penser !

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On est en train de se farcir les couenneries de Cannes où s'exposent, où s'étalent des montagnes de vanité, des tombereaux de nullités à paillettes. Et les merdias de nous rebattre les esgourdes avec les insignifiances de quelque « star », de nous goinfrer les mirettes avec les images fugitives du calbar en dentelles d'une « vedette ». Les états d'âmes des gens du vide ! Bof...

 

Et dans la foulée, on va subir les « exploits » de quelques klampins qui se renvoient laborieusement une petite baballe jaune en criant, à Rolland-Garros. Puis, après, on aura droit au Tour de France. Encore que ça, j'aime. Ça fait voyager...

 

Ah ! N'oublions pas les mononeuronnés qui vont rouler à fond la caisse, comme un pet sur une toile cirée, devant le plus beau ramassis d'escrocs que le monde puisse porter : le grand prix de Monaco...

 

Bourrage de crâne, abrutissement organisé par les guignols qui nous gouvernent avec la complicité de la presse purée et des canards laquais. Ça évite de parler des problèmes de chômage, de rabotage des libertés, de hausse des prix, des escroqueries sans vergogne des politicards de tous bords, de léchage du cul des banques, de la montée des nationalismes partout dans le monde, du terrorisme de plus en plus présent, du flicage généralisé, etc...

 

Enfumage général. Occuper l'esprit de la « populasse » (c'est ainsi qu'ils parlent de nous entre eux, les parasites qui nous gouvernent si mal) avec de l'émotionnel, du fait-divers, des « peoples », du sport. Faire la Une avec les douleurs de dos de Tsonga ou les crampes de Nadal ! Important ça coco...

 

Et insinuer au « populo », sournoisement, la peur via l'insécurité sociale organisée. La peur via les risques d'attentat. Et avant tout la peur du chomdu. La peur incite à la soumission envers ceux qui prétendent pouvoir les « protéger »... Tremblez, braves gens, et obéissez servilement : Big Brother et Big Bâton veillent sur vous !

 

Surtout éviter au peuple d'être lucide, ça ne fait pas un citoyen bien obéissant la lucidité.

 

Surtout éviter au peuple de penser ! Croire aux niaiseries des religions, ça va. Mais surtout lui éviter de penser.

 

De la pensée naît l'inquiétude et l'inquiétude, c'est pas bon pour les affaires...

 

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21/05/2015

Moyen-Orient : Ah ! La belle guerre de religion !

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Daech bouffe l'Irak et la Syrie jour après jour. Ramadi en Irak (100 km à l’ouest de Bagdad) la semaine dernière, Palmyre en Syrie (80 km de Damas). Les troupes des armées régulières qui lui sont opposées semblent plus douées pour la course à pied que pour la lutte gréco-romaine...

 

Côté Irak, les bidasses mal payés, mal entraînés, peu motivés à laisser leur peau (Pour quoi ? Pour qui ?) foutent le camp en abandonnant les armes, les véhicules, les munitions aux mains des djihadistes de Daech. Du bel et bon matos à tuer made in USA. En face, Daech a récupéré l'essentiel des cadres de l'armée de Saddam Hussein, jetés à la rue par l'incommensurable konnerie étazunienne. Les trésors de Palmyre vont subir le sort des antiquités de Mossoul ou de Nimrod : vendus aux riches collectionneurs (Etazuniens pour la plupart) pour ce qui est démontable, explosés pour les autres. Pour ces obscurantistes sauvages, tout ce qui n'est pas islam (enfin, leur conception de l'Islam) n'existe pas... Des barbares bourrés de thunes, ils « gagnent » avec la vente du pétrole et des antiquités autour de un million de dollars par jour! Et malgré leurs exactions – décapitations, massacres de civil pour « collaboration avec le régime » - ils bénéficient d'une certaine popularité parmi les populations (sunnites) conquises parce qu'ils se présentent comme le rempart et de glaive sunnite face aux « mécréants » chiites.

 

Côté Syrie, l'armée du régime (allaouite, donc presque chiite) est fatiguée, manque de munitions, semble douter de sa mission, ou préfère peut-être se replier pour défendre Damas, à deux heures de pick-up de Palmyre. On a accusé Bachar El Assad de tous les maux. Va-t-il pourtant falloir l'aider à défendre Damas ? Ou laisser les terroristes de Daech triompher ?

 

Dans quelques jours va s'ouvrir une conférence entre les diverses parties de la coalition hétéroclite des ennemis de Daech. Que pourront-ils se dire, sinon constater leur impuissance tant militaire que diplomatique ? Pour une bonne raison : le seul pays capable de défaire, sur le terrain, au sol, les barbares fanatiques sunnites de Daech ne sont pas les soldats d'opérette de l'Arabie saoudite ni les frappes aériennes mais les Iraniens, qui possèdent une armée puissante, bien équipée, aguerrie et motivée. Seulement voilà : les Iraniens ne sont pas invités à cette conférence ! Allez savoir...

 

Alors, quand Damas va tomber aux mains de Daech, que faudra-t-il faire ? Le Liban sera la première cible. Mais là, il y a le Hezbollah, donc les Iraniens... Que feront les Occidentaux ? Que feront les Russes (qui ont une base navale importante en Syrie). Que feront les Israéliens (bien « compréhensifs » jusqu'à présent au sujet de Daech) ? Que feront les Turcs (eux aussi bien « compréhensifs » avec Daech) ?

 

Au fait, on assiste aux derniers soubresauts de la main mise anglo-franco-étazunienne sur les pays du Moyen-Orient de l'ex-empire ottoman. Les frontières artificielles, dessinées pour séparer afin de mieux régner pour mieux piller, s'effacent. Place très bientôt au grand affrontement religieux intra-islamique entre les chiites de l'Iran et d'une grande partie de la population de l'Irak et les sunnites du reste du Moyen-Orient. Entre Perses et Arabes, rivaux ancestraux. Ça a déjà commencé au Yémen.

 

Et nous dans ce foutoir sanglant ? Bof. Le mieux est de s'en tenir le plus loin possible. "Qu'ils se démerdent entre eux, qu'ils s'étripent si ça leur chante. On pourra toujours leur vendre des armes..." pensent-on discrètement.

 

Ouais... C'est oublier les millions de réfugiés qui vont fuir ces zones à feu et à sang. Et où viendront-ils ?

 

Devinez.

 

Mondo cane...

 

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20/05/2015

Mieux que le nucléaire: Vive la merde, énergie propre et renouvelable !

gaz de merde en chine.jpg

 

 

En voilà une nouvelle qu’elle est bonne ! Tous ceux qui nous font chier, tous ceux qui sèment la merde, tous ceux qui la remue, tous ceux qui nous y mettent jusqu’au cou peuvent devenir des sauveurs de la planète ! La merde, il y en a partout, tous le monde en fait, du plus riche au plus pauvre, sans distinction de race, de couleurs, de religions, d’âge, de condition sociale. La merde, voilà notre sauveur !

Pompons la merde, et pompons-la gaiement !

 

« Fille de roi, de ta beauté si fière

Tu dois chier, ainsi dieu l’a voulu

Ton cul royal, comme un cul prolétaire

A la nature, doit payer son tribu…

Et puisqu’il faut que rien n’se perde

Dans la nature, où tout est bon

Ami pressons la pompe à merde

Le jour parait à l’horizon…. »

 

Un jour de gloire, un jour radieux se lève enfin sur l’humanité grâce aux produits de nos boyaux culiers, mais aussi des merdes de vaches, de cochons, de poules, de mac-do. Le grand œcuménisme du saint Caca !

 

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » disait Lavoisier. Eh bien les Honorables fils de Confucius ont pris au mot le génial physicien français : ils transforment, à échelle industrielle, la merde humaine ainsi que les lisiers en BIOGAZ ! Et ça marche du feu de dieu !

Mais ce merdo-carburant industriel ne fait que reprendre des procédés mis en service au niveau familial depuis longtemps dans la province du Si-chouan. Il existe dans cette région rurale de Chine des milliers de réalisations qui transforment la merde tant humaine qu’animale en biogaz directement utilisé par la famille, sur place, pour la cuisine et l’éclairage, voire la production d’électricité avec une installation collective plus importante.

Ecoutons la narration de Florita Botts, une voyageuse à l’esprit ouvert : (.../...) J'ai été menée dehors, derrière la maison. Le cadre et la femme au foyer m’ont montré un couvercle dans la terre, avec un tube en plastique émergeant de lui et menant par le mur de leur cuisine. Sous ce couvercle, il y avait un puits hermétique appelé le « digesteur », où les déchets organiques fermentaient et créaient le biogaz. Le gaz était amené dans la maison par le tube en plastique.

À côté de la maison étaient deux hangars. C'était la porcherie de la famille, contenant deux porcs roses très propres reniflant et grognant. Leurs excréments et urine s'écoulaient par une gouttière inclinée directement vers le digesteur souterrain. L'autre hangar était le WC de la famille. Il était également écoulé directement dans le digesteur de biogaz. La porte des latrines a été ouverte de sorte que je puisse aller voir tandis que le cadre expliquait. C'était un deux-sièges. Il n'y avait aucune puanteur.

Les excréments de porcs et d'humains déversés dans le réservoir souterrain sont mélangés à des déchets végétaux tels que des tiges de paille ou de plantes, avec assez de boue liquide pour créer une couverture étanche protectrice, sous laquelle des microbes travaillent pour fermenter ce mélange et pour produire le biogaz. Cela est défini comme une fermentation anaérobie. 

Le cadre m’a expliqué que les excrétions d'une famille de quatre personnes et deux porcs fournissaient les besoins de carburant du ménage quotidien. Non seulement ce système produit un carburant propre, inodore, sans fumée, mais il fournit également un engrais organique au contenu élevé d'azote et de phosphore. Le gaz sort d’une boue liquide - également inodore. Cette boue est écopée régulièrement par une sortie ouverte à côté du digesteur et épandue directement sur les récoltes.

Un autre aspect extraordinaire du biogaz est sa contribution  au contrôle de la pollution et à un environnement sain. Pendant le processus de fermentation, les parasites intestinaux - comme le ténia, ankylostome, amibes - les bacilles de bactéries entériques, de dysenterie et de paratyphoïde sont détruits. C'est un dispositif extrêmement important de santé publique dans des conditions tropicales et subtropicales. Il signifie que les latrines sont non polluantes, et que l'engrais propre retourne au sol et aux récoltes.

 

Bon, je vous laisse, je vais de ce pas sauver la planète !

 

Sources :

http://www.lepost.fr/article/2010/05/18/2077429_la-m-e-r-...

http://www.drylandfarming.org/FB/Biogas4.html

 

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19/05/2015

Au bistro de la toile : profs,Outreau, Boulin, Kerviel...

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- Ça y est Victor, les profs sont dans la rue : ils gueulent contre la énième réforme de l'enseignement...

 

- Chaque gouvernement veut faire « bouger le mammouth » mais il est sacrément lourd le bestiau ! Force est de constater que nos mistons ne savent plus lire, ni écrire, ni compter, encore moins penser. Pourquoi ? Des palanquées de bonnes intentions qui s'avèrent bidons à l'usage, des changements de programme constants, des rivalités de chapelle ont foutu en l'air, en 40 ans,ce qui fut l'un des meilleurs système éducatif du monde et qui est devenu au fil des « réformes » une fabrique de crétins ignares voire analphabètes. Qui est responsable ? Les profs ? Les politiques ? Les parents d'élèves ? Les syndicats ? Les programmes ? Un peu tous. Le triste résultat, c'est que l'école, marche-pieds vers la réussite, est devenu l'école de l'échec et de l'inégalité sociale. Les hussards noirs de la République doivent se retourner dans leur tombe...

 

- Et ces histoires de Justice qui reviennent, Victor. Outreau. Boulin. Kerviel...

 

- Ce n'est pas glorieux pour l'institution judiciaire.

 

Outreau. C'est le procès d'un acquitté ! Á quoi elle joue la justice ? Elle est à la paillole et elle gaspille du pognon – quinze jours de procès, des dizaines de magistrats, flics, huissiers, etc. mobilisés – pour « juger » un pauvre jeune qui a été déjà acquitté et lavé de toutes les accusations dont il était l'objet pour sa période « adulte », et qui est jugé aujourd'hui pour sa période « mineur »! On marche sur la tête. Accusation de viol envers des enfants alors que lui-même était adolescent. Accusation jamais formulée par les deux enfants « victimes » durant le premier procès ! Mais je viens d'entendre ce matin que ces deux gosses, maintenant des hommes, demandent plus...de pognon ! Et le pauvre Daniel Legrand, saccagé psychologiquement, dont la vie est fracassée pour longtemps, va devoir de nouveau se trouver au centre de ce torrent de boue, jouet d'une Justice qui, dans cette affaire, ne mérite pas son nom.

Boulin. Voilà un ramdam que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Robert Boulin, ministre du travail du gouvernement Barre sous la présidence Giscard, est retrouvé « suicidé » dans un étang de la forêt de Rambouillet. Suicidé avec des marques de coups sur la gueule et autres anomalies. La Justice conclut au non-lieu. Pourtant... Des palanquées d'embrouilles dans l'enquête : double découverte du corps, disparition de pièces, refus d'entendre des témoins, modification de lettres, disparition d'archives (16 années!!!) du ministère de la justice comme de la mairie de Libourne (dont Boulin était maire), etc. R.A.B. ! Non-lieu, dit la Justice... Sauf que la fille du « suicidé » est particulièrement tenace. Elle vient de porter une nouvelle plainte avec un fait nouveau : un témoin qui s'est trouvé face à face avec la voiture de la victime à proximité des lieux de sa mort. Et cette personne a vu dans la voiture 3 personnes : un chauffeur qui n'était pas Boulin, celui-ci en place passager et un troisième individu derrière lui ! Probablement des « demoiselles d'honneur » pour le « suicidé » !

Kerviel. Là encore, tout a été fait pour coller cette affaire de banksters sur le seul râble de Kerviel. La Société Générale, employeur du trader qui lui a fait perdre 5 ou 6 milliards d'euros ? Hors du coup ! Pas au courant la hiérarchie. Ben voyons... Qui va croire ça ? Ben, les juges chargées de l'affaire. Sauf qu'une enquêtrice importante reconnaît maintenant bien des embrouilles dans son travail...

 

- Ah ! Au fait, les flics qui ont poursuivi les jeunes jusque dans un transformateur EDF ont été relaxé. Dix ans après.

 

- « Selon que vous serez puissant ou misérable,

Les jugements de cour vous rendrons blanc ou noir... »

 

Illustration: merci à Chimulus

 

18/05/2015

Avis de gros temps : Mistrals en Rafales...

mistral perdant MissLilou.jpg

 

Notre marchand de bouts de fer qui tuent se gargarise des ventes de Rafales, de frégates, de missiles à ces belles et saines démocraties que sont le Qatar, l'Arabie Saoudite, l’Égypte. On n'est pas le pays des droits de l'homme (des Personnes humaines, pardon) pour rien : la France ne vend des engins de guerre (défensifs, ben voyons!) qu'à des clients présentables, étiquetés « démocratie » (enfin, disons plutôt inféodés aux États-Unis...).

 

Ce qui n'est pas le cas de ces salauds de Russes. Ah mais ! Des gens qui ont répondu favorablement à la volonté des gens de Crimée, des gens qui osent avoir quelque sympathie pour ces salauds d'indépendantistes de l'Est de l'Ukraine qui ont l'impudence de refuser les diktats des nazis mis au pouvoir à Kiev par la Cia...

 

Donc, not'bon président Hollande (Ouille!), drapé dans son droit-de-l'hommisme offusqué, refuse de livrer aux Russes des bateaux conçus conjointement, fabriqués chez nous et payés par les Russes. Il aurait été capable de prendre une décision notre pistachié en chef ? Allons, allons. Toutou docile, il obéit surtout aux injonctions d'Obama, le black-bush qui sévit aux États-Unis, celui-là même qui a semé la zizanie en Ukraine, celui-là même qui installe les forces belliqueuses de l'Otan en encerclement de la Russie. Eh ! Les États-Unis, - premier marchand d'armes du monde - voient d'un mauvais œil d'une part un concurrent s'émanciper, de l'autre une puissance qui les ont faits trembler au temps de l'URSS relever la tête et montrer ses muscles.

 

Ça va nous coûter un bras cette konnerie. Rappelons les faits. En juin 2011, la DNCS/STX, constructeur naval français, signe un contrat de 1,2 milliard d'euros avec la Russie pour la construction de deux BPC (bâtiments de projection et de commandement), navires polyvalents modernes de la classe Mistral. Le premier navire, le Vladivostok, est terminé, il a été homologué à la mer, des équipages russes sont venus pendant plusieurs mois le découvrir et s'y former à Brest. Il devait être livré en novembre 2014. Mais patatras ! Obama fait les gros yeux à François Hollande (Ouille!) et celui-ci, de tergiversation en reculades, se retrouve dans une impasse aussi humiliante que ruineuse : un fournisseur refuse de décider de livrer ou non à son client des marchandises que celui-ci a déjà payées ! Bonjour la fiabilité commerciale. Après ça, va-t'en chercher de nouveaux clients !

 

L'annulation de la vente des BPC Mistral à la Russie coûterait entre 2 et 5 milliards d'euros à la France au titre du contrat non rempli, soit quatre fois le montant du contrat ! Car au prix direct des navires, il convient d'ajouter les frais de formation engagés par les Russes, la construction d'infrastructures à Vladivostok, où devait être basé le premier Mistral, et la fabrication de quatre hélicoptères de combat Ka-52. De plus, ces bâtiments ont été construits en fonction de contraintes spécifiques à la flotte russe. Les vendre à un pays tiers serait donc livrer à ce tiers bien des secrets concernant l’infrastructure navale militaire russe. Ce que Moscou ne veut évidemment pas. La France ne peut donc pas vendre ces bateaux à d'autres qu'aux Russes. Les garder pour nous ? Notre attitude inamicale, voire belliqueuse vis-à-vis des Russes n'incite pas ces derniers à l'accepter. Et puis, en a-t-on besoin ? Non. On a déjà les nôtres. Alors que faire ? Les démanteler ? Les couler ? Bonjours la gabegie, bonjour le grotesque...

 

Cet épisode ridicule interpelle sur les « amitiés » de la France et de l'Europe. Les intérêts bien compris de l'Europe sont-ils à l'Ouest, vers ces États-Unis impérialistes et belliqueux mais séparés par un océan, ou à l'Est, vers cette Russie si proche de nous au niveau ethnique, culturel et surtout géographique ? L'Union Européenne, avec la Russie, quintuplerait sa superficie, aurait une population dépassant les 700 millions d'habitants, soit le double des États-Unis, le Pib des deux attendrait près de 40 % du Pib mondial, en faisant la première puissance industrielle et commerciale du monde. Cette entité serait largement autosuffisance en matières premières comme en hydrocarbures. Sans parler d'une puissance militaire dissuasive pour quiconque aurait la folie de s'y frotter... Elle n'aurait besoin de personne.

 

Au lieu de ça, « on » se laisse enfumer par les mensonges, les menaces, les coups fourrés yankees, jetant ainsi la Russie dans les bras de la Chine qui n'en demandait pas tant !

 

Bon. Alors François, tu les livres ou merde ces Mistrals !

 

Illustration: merci à Miss Lilou

 

 

17/05/2015

Ouiquinde gastronomique: la tajine de Sabine

amours champêtres.jpg

 

 

Dans l’été parfumé, un peu avant minuit

Antoine va rejoindre Sabine dans la nuit.

Sous un bouquet de pins perché sur la falaise

Ils se creusent un lit d’amour et de liesse,

 

Puis, gonflés de désir, leurs deux corps dénudés,

Se jettent l’un sur l’autre avec voracité.

Emportés par l’élan de leurs folles étreintes

Ils goûtent sans compter un plaisir sans contrainte.

 

Enfin le corps repu ils s’étendent sans voiles

Pour écouter la nuit et parler aux étoiles.

Ils appellent Deneb, Véga et Altaïr,

 

Complices de leurs jeux, témoins de leur plaisir.

Plus tard lorsque la vie les aura séparés

Ils se retrouveront en voyant Cassiopée.

 

- L’on ne vit pas toujours que d’amour et d’eau fraîche

Et lorsque Cupidon a remballé ses flèches,

Quand le corps est comblé, il faut bien le remplir

Pour lui donner les forces d’où monte le désir.

Manger sous les étoiles est un plaisir subtil

Qui joint élégamment l’agréable à l’utile.

Je te propose donc, pour Antoine et Sabine

Un plat oriental : de l’agneau en tajine.

Les tajines se font toujours à l’étouffée

Et sont encor meilleurs lorsqu’ils sont réchauffés.

Tu désosses au couteau une épaule d’agneau

Que tu vas découper en assez gros morceaux.

Avec huile et oignon, tu les fais rissoler,

Qu’ils soient juste dorés et l’oignon pas brûlé.

Tout en surveillant bien, met dans une coupelle

Du gingembre râpé, ail, poudre de cannelle,

Un zeste de citron, un peu de persil plat

Puis tu verses l’ensemble, en tournant, dans ton plat.

Ajoute poivre et sel et mouille à ras d’eau chaude,

Monte à ébullition et couvre avec méthode.

Tu laisses cuire une heure, en couvrant ta cocotte

Puis tu vas rajouter un kilo de carottes,

Une botte de feuilles de coriandre hachées,

Tu trouves cette plante chez les bons maraîchers,

Et enfin n’oublie pas, pour couronner tout ça

Une grosse cuillère à café d’harissa,

Mélange emblématique dans le nord de l’Afrique

Qui redonne du nerf aux plus neurasthéniques !

Tu trouves ça en tube ou en boite, tout prêt

Mais tu peux aisément, aussi, le préparer.

Tu piles deux ou trois gousses d’ail au mortier,

Du coriandre frais, des piments antillais,

Algériens, tunisiens, ou encor marocains,

Une cuillère d’eau, du sel et du cumin.

Puis tu fais revenir dans de l’huile, à feu doux.

Ton harissa est prêt et, “ Ah, dis donc, Doudou ! ”

Il y a là de quoi relever les ardeurs

Amoureuses de trois régiments d’artilleurs !

Pour demi-heure encore tu laisses mijoter,

Puis tu mets des olives noires dénoyautées.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

- 1 épaule d'agneau désossée, - 4 oignons émincés, - 1 kilo de carottes, - 1 botte de coriandre frais, - 6 branches de persil plat, - 1 bon morceau de gingembre frais râpé, - 3 gousses d'ail, - 1 cuillerée à café de poudre de cannelle, - 1 cuillerée à café d'harissa, - 3 hectos d'olives noires dénoyautées.

 

Les vins conseillés:

À plat puissant, vins généreux. Pour l'agneau en tajine, en vins de la vallée du Rhône: Cairanne, Vinsobres, Visan, Tulette, Rochegude, Suzette, Séguret, Violès, Rasteau, Sérignan-du­-Comtat, Beaumes-de-Venise, Lirac, Bédarrides, St-Gervais, St-Victor-Lacoste, Estézargues, Domazan.

En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Pic-­Saint-Loup, Saint-Georges-d'Orques, La Méjanelle, Faugères, Minervois, Fitou, Corbières, Collioure.

En vins de Provence: Bandol, Palette, Barjols, Saint-Maximin, La Roquebrussanne, Cogolin, Le Cannet-des-Maures, Bellet.

 

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* * * * * * * *

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Aux portes du paradis, un nouvel arrivant commence son récit: 
- Cela faisait un certain temps que je soupçonnais ma femme d’avoir une relation extra conjugale. Je suis donc rentre chez moi à l’improviste et évidemment, je l'ai trouvé complètement nue sur le lit. J’ai immédiatement fouillé l'appartement pour trouver le coupable. En vain. Et puis, je me suis souvenu qu'habitant le 15ème étage d'une tour, nous disposions d'un petit balcon. J'ai donc ouvert la porte-fenêtre et c'est la que j'ai vu cet homme suspendu dans le vide et s'agrippant à la rambarde du balcon. Je lui ai piétiné les mains pour qu'il tombe, mais il tenait bon. Alors je suis parti chercher un marteau. A grands coups sur chaque main, il a fini par lâcher prise. Mais un arbre a amorti sa chute. Voyant qu'il bougeait encore, j'ai attrapé le réfrigérateur de la cuisine et je l'ai fait basculer sur cet individu. L'effort a été si violent que j'ai succombé à une crise cardiaque. Et donc me voilà. 

- Ah bon ! Répond St Pierre passionné. C'est bon vous êtes admis au paradis.

 

Un second homme se présente peu après et commence à raconter l'histoire de sa mort a St Pierre: 
- Voyez-vous, débute-t-il, j'étais en train de repeindre mon balcon au 17ème étage d'une tour. Mon tabouret a vacillé et j'ai basculé dans le vide. Mais j'ai eu la possibilité de me rattraper à un balcon, deux étages plus bas. Je pensais être sauvé quand le propriétaire de ce balcon a commencé à me piétiner les mains puis à me casser les doigts à coups de marteau. Il était fou furieux que je m’accroche à son balcon. Et pire, lorsque j'ai lâché prise, comme je ne suis pas mort tout de suite, il m'a balancé son frigo sur la tête pour m’achever.

 

St Pierre : 
- Oui, j'ai entendu parler de cette histoire, vous pouvez entrer au paradis.

 

Un troisième homme arrive et entame, lui aussi, son récit à St Pierre: 
- Franchement, je ne sais pas comment c'est arrivé ! J’étais caché à poil dans un frigo et me voilà !!! 

 

 

16/05/2015

Ouiquinde érotique, de Baudelaire à Magritte

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Les promesses d'un visage

 

J'aime, ô pâle beauté, tes sourcils surbaissés,
D'où semblent couler des ténèbres,
Tes yeux, quoique très noirs, m'inspirent des pensers
Qui ne sont pas du tout funèbres.

Tes yeux, qui sont d'accord avec tes noirs cheveux,
Avec ta crinière élastique,
Tes yeux, languissamment, me disent : " Si tu veux,
Amant de la muse plastique,

Suivre l'espoir qu'en toi nous avons excité,
Et tous les goûts que tu professes,
Tu pourras constater notre véracité
Depuis le nombril jusqu'aux fesses ;

Tu trouveras au bout de deux beaux seins bien lourds,
Deux larges médailles de bronze,
Et sous un ventre uni, doux comme du velours,
Bistré comme la peau d'un bonze,

Une riche toison qui, vraiment, est la sœur
De cette énorme chevelure,
Souple et frisée, et qui t'égale en épaisseur,
Nuit sans étoiles, Nuit obscure !

 

Charles Baudelaire

 

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15/05/2015

La GPA (Gravidité Pour Autrui) légitimée par le Tribunal de Grande Instance de Nantes ?

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En mars, le parquet de Nantes, compétent en matière d’état civil pour toute la France, s’était opposé à la transcription à l’état civil français des actes de naissances de trois enfants, nés de GPA (en Ukraine, en Inde et aux États-Unis). Mais, très récemment, le tribunal de grande instance (TGI) de la ville lui a ordonné de procéder à cette transcription.

 

Quid des belles paroles du premier ministre Manuel Valls assurant en octobre dernier que la reconnaissance des enfants nés par GPA resterait interdite en France, malgré la condamnation par la CEDH (Cour européenne des droits de l'homme) ? Reconnaître ces enfants, n'est-ce pas légitimer la GPA ? La décision, attendue en juin, de l'instance judiciaire suprême en France, la Cour de cassation concernant les cas de deux enfants nés en Russie et toujours privés de papiers sera décisive pour régler l'imbroglio juridique de ces «fantômes de la République».

 

La GPA, les mères porteuses - autrement dit le commerce du ventre des femmes - est un très mauvais combat. Loin d'être un progrès, c'est une cause régressive et une insupportable aliénation. Elle conduit à une exploitation éhontée des femmes pauvres. On interdit la prostitution (la location du vagin) et on autorise la GPA (la location de l'utérus)... Quel progrès !

 

Il y a d'autres combats à mener que celui-là. Il y a eu les combats contre le servage, contre la domesticité, puis l'abolition de l'esclavage, enfin la fin de l'infériorité juridique de la femme. Puis les combats des féministes : « mon corps m'appartient ! » Et tout ceci pour en arriver à la marchandisation du corps féminin ? Donc à l'aliénation d'une personne par d'autres. Et ça ne choquerait pas le peuple de gauche qui se laisserait enfumer par quelques bobos groupés autour de puissants lobbies comme le LGTB (lesbiennes, gays, bi-sexuels et trans) et qui prônent une vision dite « progressiste » de la parentalité alors qu'elle est une régression terrible ? Eh ! Oh ! Ça va pas la tête non ?

 

L'enfant, l'enfant... Est-ce qu'on le prend en compte l'enfant en tant qu'être humain ? Non. Seulement comme produit, comme marchandise. Il est question uniquement du droit Á l'enfant, pas du droit DE l'enfant.

 

Il y a ceux qui le font, cet enfant, à l'ancienne manière, avec un monsieur qui, monte sur une dame, qui se secoue spasmodiquement sur elle et lui « met la petite graine » en grognant de plaisir avant de se tourner et de ronfler. La dame, alors, va enfler comme une barrique puis, comme toute jument gravide, elle mettra bas au bout de neuf mois une progéniture humaine. Comme les animaux quoi... Eh oui ! C'est comme ça, c'est la Nature ! Pas « moderne » ça, coco ! C'est juste bon pour les pauvres cette méthode surannée !

 

Il y a ceux qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas de ce mode d'emploi archaïque. Ils ont alors la possibilité, pour faire valoir leur « droit à l'enfant », soit d'acheter un enfant tout fait. On en trouve un large échantillonnage dans les pays pauvres. Mais la démarche commerciale n'est pas facile et coûte la peau des fesses (entre 30 et 50.000 dollars clés en mains). Pourtant, à ce prix-là, il n'y a ni garanti ni reprise. C'est à aux risques et périls de l'acheteur.

 

Il y a ceux et celles qui ne veulent en aucune manière subir les tracas de la femelle pleine et de la mise bas du produit-enfant. Ceux-là louent un utérus (avec une femme autour, généralement pauvre et inculte) qui fera le travail pour eux. C'est pas pour les pauvres, ça Coco ! Ça coûte autour de 100.000 euros... On enrobe ce commerce du doux nom de « Gestation Pour Autrui - G.P.A.», ça fait plus joli que « location d'utérus ». C'est ça la GPA !

 

Il faut avoir le courage de ses choix. La sexualité implique plaisir et procréation. Certaines personnes – et elles en ont parfaitement le droit – choisissent en toute liberté et en toutes connaissances de conséquences, une sexualité basée sur le seul plaisir et qui, par essence même, exclut la procréation, et donc les joies réelles d'avoir, d'élever, de vivre en symbiose avec des enfants. C'est leur choix, et chacun le respecte. Mais il est totalement incohérent et illogique de prétendre à une paternité ou une maternité artificielle basée sur une opération commerciale.

 

Un couple de lesbienne a parfaitement les moyens physiques d'enfanter, chacune d'elles pouvant se faire mettre naturellement enceinte par un ami, homo ou non, prêt à se « sacrifier » pour ce résultat ! Inutile donc de passer par la méthode particulièrement dégradante de la PMA, qui est celle des vaches, des juments et des brebis. Encore moins de la GPA (Gravide Pour les Autres).

 

Quant à ceux qui ont pu former dans leur tête et mettre en œuvre le projet de louer le ventre d'une femme pour se faire fabriquer un bébé-produit, un enfant-marchandise à travers la GPA, qu'ils aillent donc dans les pays - États-Unis, Ukraine, Inde – où ces pratiques sont permises. Et surtout qu'ils y restent. Leur enfant tête de gondole conçu en batterie aura la nationalité de ces pays. Tout simplement.

Ils ne seront nullement « apatrides » ou « fantômes de la République » comme essaient de nous faire pleurer les lobbys bobos partisans de cette horreur qu'est la GPA.

 

 

 

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14/05/2015

C'est l'Ascension...du Ventoux ! Dur, dur...

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Lorsque j'étais (un peu plus) jeune, il était un rendez-vous que nous ne manquions pas – avec une équipe de joyeux pédaleurs amis - c'était le jeudi de l'Ascension. Il y a lurette (belle ? Je ne sais pas. Qui la connaît celle-là ?) que j'ai jeté à la poubelle les balivernes infligées au catéchisme et donc, pour nous, ce jour férié signifiait : ascension à vélo du mont Ventoux ! Et croyez-moi, c'est pas de la tarte ! Il faut l'avoir fait pour savoir.

 

D'abord, tu t'es un peu chauffé les jambes entre Crillon-le-brave et Bédouin, pour ne pas partir à froid, t'affuter un peu les bielles. Puis, au sortir de ce village, tu as quelques lignes droites d'un petit pourcentage jusqu'au fameux virage de Saint-Estève. Pas de problème.

 

Mais à partir de là, tu attaques dans le dur : du huit pour cent. Et tu pédales, tu appuies. Tu as la forme, ça se passe bien. Tu grimpes avec ton premier souffle... Un, deux, aspiration sur deux coups de pédales, un temps mort sur un coup de pédale, un, deux, trois, tu souffles sur trois coups de pédales. Et tu recommences. Les deux, trois premières bornes se passent comme ça. Les jambes chauffent mais tournent bien, la magnéto garde un rythme élevé mais normal...

 

Puis tu arrives aux sept virages. Le premier, à droite, tu te sens costaud, tu le prends à la corde, d'un coup de rein rageur. Les six autres, tu élargiras de plus en plus ta trajectoire. Tu es parti avec quatre ou cinq collègues, mais tu es vite seul. L'un va plus vite, ne t'accroches pas, tu le reverras sûrement plus haut ; l'autre colle un peu à ta roue puis lâche...

 

La sueur. Partout. Tu lèves tes lunettes de soleil qui sont vite mascarées. La sueur te coule dans la raie du cul. Tu as laissé depuis quelques virages ton premier souffle. C'est maintenant un, inspiration, gueule grande ouverte, deux, expiration, sur deux coups de pédales. Tu tournes sur 39x24 mais ça ne va pas durer.

 

Te voilà dans la partie étouffante de l'ascension, dans la forêt de cèdres, de pins Lariccio, de chênes blancs, de chênes verts. La route monte, monte... Tu guettes les bornes : sommet 12 km, sommet 10 km... Au mois de mai, il fait encore frais, mais en juillet, la chaleur est terrible. Les cigales te foutent un raffut pas possible. Tchikitchikjitchikitchikitchiiiiiiii font les grosses qui s'arrêtent et repartent pour une longue phrase d'appel d'amour. Ka ka ka ka ka font les petits cigalons, plus feignants...

 

La sueur coule. Le goudron fond par plaques. Tu bois un coup de thé froid, enfin, tiédas. Tu bouffes deux abricots secs. Et c'est long, c'est long... Puis, après quelques virages à gauche, tu arrives au Chalet-Reynard. Ouf... Un petit faux plat descendant de trois cents mètres en large virage à gauche. Tu t'étires, tu soulages ton cul qui te fait mal, tu secoues tes jambes pour décontracter tant soit peu tes muscles... Puis, virage à droite et te voilà sur la Lune, ou sur Mars.

 

De la caillasse blanche, squelette de pierres concassées. Tu le vois enfin le sommet. La flèche de l'antenne télé. Les bâtiments de l'ancien observatoire... Á main droite, tu as cette pente qui monte vers un infini minéral. Á main gauche, ta vue, si elle n'est pas trop embuée, découvre les vastes plaines provençales écrasées de soleil, avec au loin le scintillement serpentin du Rhône et l'éblouissement des serres de verres... Et voilà maintenant le vent. Il y a toujours du vent au Ventoux. Par définition. Tu l'as toujours dans le nez. Les lacets sont longs, très longs. Tu as mis le 28 depuis longtemps. Tu n'en peux plus. Tu te demandes ce que tu fous dans cette galère...

 

Tè, voilà deux jeunots qui te doublent sans un regard... Juste devant la stèle marquant le lieu maudit où est mort Tommy... Tu as envie de t'arrêter. Mais tu t'engueules à haute voix : « Pédale, feignasse ! Personne ne t'as forcé, alors ta gueule et appuie, connard ! » Tè ! Voilà la fontaine qui ne coule plus. Virage à gauche, puis longues, longues lignes droites battues par le vent, assommées par ce terrible soleil-lion. Le sommet est presque là, mais, putaing, il semble reculer à chaque coup de pédale.

 

Tu te fais ton cinéma pour te donner du punch. Chacun le sien. Moi, j'imagine à vingt mètres devant moi, une belle nana à poil sur son vélo. Elle tortille du fignedé et te montre un joufflu bien fendu et bien appétissant en tournant la tête vers toi, te regardant avec un air vicelard comme pour te dire : « Attrape-moi, et tu m'auras... ». Alors tu pédales comme un calus... Tu la rattrapes dans ta tête, t'as la langue qui pend, les yeux qui font tilt, puis avec un rire moqueur, elle se met en danseuse et s'éloigne, s'éloigne. Alors tu pédales encore, et encore. Pour rattraper ta vision extatique.

 

Voilà le col des Tempêtes. Tu tournes à gauche, le parapet, à main droite, te découvre les montagnes riantes, domestiques, humaines de la Drôme provençale. Le vent te rafraîchit. Le voilà le sommet. Á quelques coups de pédales. Une pente raide de deux hectomètres, puis virage à droite et le dernier rampaillou, brutal, jusqu'au sommet ! Ouarff ! Tu gueules ta joie ! Tu oublies ta fatigue monumentale. Tu oublies cette heure et demie de torture. Ta compagne te sèches avec une serviette et te donnes un thermos de thé chaud. Le bonheur !

 

Voilà ce que c'est pour moi, l'Ascension ! Chacun son fantasme.

 

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13/05/2015

AU SECOURS ! Voilà le festival de Cannes...

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Ras les aliboffis de ces konneries ! Depuis hier, et pour deux inter minables semaines, les merdias vont nous les gonfler jusqu'à nous les exploser avec les stupidités à paillettes de ce gouffre des vanités, cet abyme des nullités qu'est ce « festival » de l'illusion, du mensonge, du m'as-tu-vu, de la niaisitude triomphante. La seule utilité de cette manif c'est de, comme Rantanplan, fuir les "oeuvres" qui y sont primées...

 

Rinçons-nous les boyaux de la tête avec un peu de poésie :

 

 

Aux frustrées et aux mal baisées

Aux frustrées et aux mal baisées,
Qui du haut de leur morale,
Me jugent et me mènent à mal
Écoutez ces quelques mots
Rougissez, outrez-vous et appelez-moi nympho
Êtes-vous plus heureuse le soir quand seules dans votre lit

 

Les traces de l'âge sur votre corps décati
Vous vous endormez en maudissant ces belles salopes
Qui sans vergogne vous volent vos potes
Quand moi je m'endors dans les bras d'un inconnu
Les cheveux en bataille et le corps repu ?

Votre vie est-elle mieux remplie
Quand vous sommeillez auprès de votre ami
L'étouffant dans votre morosité
Et vos habitudes de femmes bien rangées
Quand je rigole, partant à mille lieux
Emportant avec moi mon amant ressuscité sous mes feux ?

Vous épanouissez-vous davantage
Quand votre esprit se torture d'être sage
Pour vous consoler me salir
Quand à vos amis vous tentez de médire ?
En eux vous n'éveillez que l'envie
D'un jour encore connaître ces folies

Baiser, sauter, sucer vous choque
Habituez-vous encore à mes électrochocs
Courrez prévenir votre cours
Que la marquise se lance dans les grands discours
Amenez-les, je n'attends que ça
Je saurai les convaincre de mon combat

Pas un ne doutera entre mes mains
Que si j'ai choisi ce chemin
Ce n'est pas par dépit ou vengeance
Juste pour fuir ces frustrées de la bienséance
Qui par mesquinerie et jalousie
Oublient simplement qu'on n'a qu'une vie

De l'amour je ne connais que les prémices
Je suis bien décidée à en goûter tous les délices
Aimer une heure ou toute une éternité
Quelle est la différence puisque tous m'auront passionnée
Chacun est unique, ils comblent mes rêves à outrance
A deux nous aurons partagé un morceau de vie intense

Si la légèreté est synonyme de bêtise
Mes paroles ne sont que sottises
Quelques-uns auront souri
Se souvenant de ce temps où rien n'était si pourri
D'autres n'auront rien compris
Et retourneront à leur mépris

Sur ces quelques vers qui vous blessent
Je m'en retourne à ce que vous appelez des faiblesses
Profiter de ces messieurs
Leur proposer mes jeux
Eux décèleront entre mes lignes
Que de leur amour je suis digne

2005 ©
La Marquise de Sade

 

 

Copyright © Cyr

Sources : http://www.poesie-erotique.net/Amfmarquisade02.html

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12/05/2015

Faire casquer les Grecs !

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« Nous sommes sur la bonne voie ! » Ah ! Ah ! On se tape dans le dos avec des clins d’œil de connivence bien appuyés, on ricane chez les eurocrates et autres banksters qui veulent remettre cet impudent de Tsipras au pas : les Teutons Merkel et Schauble, l'eurogroupie Dijsselbloem, le comique troupier Moscovici, la Efémienne en cheffe Lagarde et tous les banksters qui veulent à tout prix étouffer dans l’œuf l'émancipation grecque, casser cette « menace » venue du Sud contre l'écrasement des peuples au profit d'une oligarchie financière. Écraser ainsi tout risque de « contagion » à des peuples qui prétendraient secouer le joug ultralibéral, Espagne, Portugal, Italie, et même France...

 

On se tape dans le dos parce que le Grec a casqué ! L’agence de la dette grecque a annoncé avoir donné l’ordre de paiement pour rembourser l’échéance de 750 millions d’euros au FMI du mardi 12 mai. Pour ce faire, le gouvernement grec a dû racler les fonds de tiroir en réquisitionnant les réserves des collectivités locales et des entreprises publiques. Ce qui n'est pas très bon pour la popularité du gouvernement, mais qui réjouit d'autant les étrangleurs de Bruxelles et Washington ! Le prochain remboursement important de la Grèce interviendra le 5 juin, avec un dû de 302,5 millions d’euros au FMI. Ces remboursements ne sont que le paiement d'intérêts, et aucunement d'une partie du principal. C'est-à-dire du pognon pompé dans la poche des Grecs par un « machin » sous domination étazunienne, le FMI (fonds monétaire international) dont la finalité est de contraindre les États, sous couvert « d'aides financières », à accepter privatisations à outrance, saccage de tout système social, abandon au privé de toutes les infrastructures publiques, etc.

 

Pour engraisser les banksters, Tsipras a déjà dû mettre pas mal d'eau dans son « krassi » ou sa « retszina » : reconnaissance de la dette, poursuite des privatisations mais à l'initiative de la Grèce, abrogation des taux réduits de TVA, ouverture à la concurrence du marché de l'énergie. Mais il n'a pas cédé sur tout et notamment sur le régime des retraites et le salaire minimum. Il faudra pourtant revoir le système de retraite peu en adéquation avec les difficultés du pays (retraite abaissée à 60 ans, préretraites entre 50 et 55 ans, treizième mois de pension, etc.). Quant au marché du travail, si Lagarde et le FMI estiment que le gouvernement grec doit assouplir les conditions de licenciement, il semble que la Commission européenne ne soit pas sur la même longueur d'onde, le pays comptant 25 % de chômeurs... Ce qui fait tousser les Allemands et le FMI. La zizanie chez les banksters, c'est toujours bon.

 

Reste le problème majeur de l'allègement de la dette. Les « zétrangleurs » restent arc-boutés sur le paiement intégral du nominal, soit 320 milliards d'euros. Mais ils semblent aller vers un allongement du « remboursement », de 30 à 50 ans. Ben voyons, sachant bien que le nominal ne sera jamais remboursé, mieux vaut se gaver cinquante ans que trente de bels et bons intérêts pris sur la sueur de deux générations de Grecs !

 

Quant au maintien ou non dans la zone euro, Tsipras – qui est allé voir Russes et Chinois – n'est pas défavorable à la tenue d'un référendum sur ce sujet. Il n'a pas grand-chose a y perdre. Soit le peuple grec vote pour le maintien dans l'euro, et alors il lui sera malvenu de gueuler contre une baisse éventuelle des salaires et une refonte du régime des retraites ; soit il vote la sortie de l'Euro, et Tsipras se tournera vers les Russes et les Chinois, faisant ainsi un superbe doigt d'honneur aux « zétrangleurs » de l'U.E. Et du FMI en refusant, cerise sur le gâteau, le remboursement de toute la « dette » du pays !

 

Il n'a pas de si mauvaises cartes dans son jeu, le roué Tsipras !

 

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