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30/06/2015

Voici venir la canicule. Comment veux-tu... Comment veux-tu...

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Ça y est. Nous y sommes. Avignon-la-Sensuelle, alanguie au bord du Rhône et cambrée sous les caresses du mistral, s'apprête à s'ouvrir et à s'offrir pour son grand rut de l'été. Une lune durant la belle va se donner sans retenue, de tous ses pores de pierres, de toutes ses ruelles, de tous ses cloîtres, de toutes ses places, de tous ses patios mystérieux, de tous ses forums, de tous ses lieux scéniques à son dévorant amour estival : le Festival.

 

Troisième monument historique de la cité papale, après le célèbre Palais et le non moins fameux Pont-Saint-Bénézet, le Festival - premier d'Europe - draine vers l'intérieur du collier de pierres blondes des remparts une foule cosmopolite et bigarrée d'artistes et de touristes, d'intellos et de clodos, de saltimbanques et de rêveurs, de poètes et de voleurs, tous attirés comme les éphémères par la flamme vers cette scène planétaire de l'illusion théâtrale, ce grand marché du rêve.

 

La cité est une énorme caisse de résonance où s'entrechoquent les musiques et les cultures, le drame et la comédie, le rire et les pleurs.

 

Les Avignonnais ont une approche contradictoire de leur Festival. Lorsqu'ils sont à l'extérieur de leur ville, ils ne tarissent pas d'éloge sur lui. Et à les entendre pérorer, tous ont bu le pastis avec Jean Vilar, joué aux boules avec Gérard Philippe où mangé l'aïoli avec Jean-Pierre Darras. Ils sont fiers de ce monument virtuel même si beaucoup n'y mettent jamais les pieds.

 

Pourtant, lorsque juillet annonce le grand chambardement, les Avignonnais, en masse, fuient leur ville chérie, l'abandonnant pour une lune entière aux hordes lutéciennes et franchimanes, outre-quiévrines et bataves, albioniennes et tudesques, helvètes et transalpines, ibères et lusitaniennes, africaines et orientales, américaines et nippones. Ils retrouveront plus tard leur ville, cette somptueuse salope comblée, apaisée et fécondée par les semences mêlées de ses milliers d'amoureux de l'été.

 

Si tu y passes en été, ami, quand le soleil-lion de juillet écrase la ville de sa chape incandescente, quand les lancinantes stridulations des cigales font vibrer les vertes toisons aériennes des grands platanes, quand les monuments, les livrées et les tours semblent fumer sous la tremblante réverbération des murs gorgés de lumière, va faire un petit pèlerinage païen sur la fameuse place de l'horloge. Lorsque le soleil cru ne permet plus que le mouvement des langues dans les bouches, assied-toi à l’abri délicieux de ces grands platanes aux larges poitrines, dont les bras jamais taillés dressent jusque dans les hauteurs du ciel des toisons miraculeuses d’ombres vertes qui sentent l’anis, bruissantes de la symphonie lancinante des cigales et cigalons.

 

Sur cette agora, en buvant le pastis, tu peux savourer les trésors que t’offre Avignon-le-Belle, t’enivrer de la vie qui l’enfièvre, essayer de découvrir l’âme de la Provence à travers les Avignonnais, leur art de vivre, leurs légendes, leur cuisine, leurs vins, leurs divertissements, leurs festivals. Avec en prime ce sens inné, naturel, de la palabre, du geste, de la “ tchatche ”, propre à tous les peuples de la Mare Nostrum.

 

Moi, j'ai déjà fui vers les Hautes Terres où le vent léger chante dans les sapins, les épicéas, les grands frênes et les boulots compliqués. Où les vaches aux grands yeux en amande se prélassent, alanguies et opiniâtres pour refaire et refaire leur repas. Où le moindre pas dans les hautes herbes soulèvent des gerbes bruissantes de sauterelles et de grillons. Où, la-haut, les grandes buses planent et tournent, ponctuant leur vol de sifflements brefs et impératifs, voulant dire aux autres rapaces : attention, ici, c'est chez moi ! Puis en voilà une qui plonge, flèche de vie agressive, et saisit entre ses serres un de ces rats-taupiers qui pullulent.

 

Moi, j'ai installé mon « bureau » - un hamac ! - entre deux sapins et je glande ! Je glande ! Je glande ! J'écoute pousser l'herbe, je goûte le vent, je compose avec le soleil. Et je laisse mes pensées s'évader et se perdre dans des prairies de rêves cosmiques.

 

Glander : un bonheur réservé à cette élite somptueuse : les fainéants !

 

Photo X - Droits réservés

 

 

29/06/2015

Grandes voix : Alexis Tsipras, le 26 juin 2015.

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Sapin et la Grèce... « La place de la Grèce est dans l'euro ». Plus faux-cul que moi, tu meurs... Il s'en contrefout de la Grèce, Sapin. Mais il fait semblant. Il joue le « good cop » en laissant aux autres « Européens » le rôle des « bad cops ». Mais c'est pareil. Il annonce sans mollir que c'est l'attitude de Tsipras qui – ô sacrilège – ose demander à son peuple de s'exprimer. Ce que Sapin appelle des négociations, ce sont des diktats venus de l'Europe du Nord au garde-à-vous devant les Teutons. Écraser, humilier ce pays qui a osé démocratiquement confier sa destinée à des gens jeunes, intègres, nouveaux, pleins d'idées, plutôt qu'à des crapules pillant le pays depuis des décennies. Surtout ne pas donner quelque espoir à ce « mauvais exemple ».

 

La doxa que les merdias appartenant aux marchands d'armes assène est celle-ci : « les Grecs sont des fainéants qui ne paient pas d'impôts, ce n'est pas aux autres européens de casquer pour qu'ils se la coulent douce... » Simpliste, faux, mais ça marche. Et qui sait que c'est l'Eurogroupe qui refuse que les Grecs taxent les riches, les armateurs, les curés ? Et pourquoi, puisque nous « sommes toujours prêts à aider la Grèce » dixit Sapin, ne détachons-nous pas quelques centaines, voire un millier de nos brillantes têtes d’œuf – énarques et inspecteurs des finances – pour mettre en place, avec le gouvernement grec, un vrai cadastre et un système de collecte de l'impôt efficace et hors de la corruption ?

 

Et puis qu'est-ce que c'est que ces propos alarmistes : « La Grèce au bord de la catastrophe » « La Grèce en faillite : elle sera incapable de rembourser 1,2 milliards au FMI ». Quelle catastrophe ? Les comptes de la Grèce – recette/dépense – sont légèrement positifs hors remboursement des intérêts d'une dette pour une grande part illégitime et qui ne sera, tous le savent, jamais remboursée (pas plus que celle de la France d'ailleurs) ! La France peut-elle en dire autant ? La Grèce sera incapable de rembourser le FMI... Cela mettra à terre cette institution nuisible parmi les nuisibles ? Si ça pouvait être vrai...

 

Il n'était que de voir la gueule des « Eurogroupéens » pour comprendre que Tsipras, n'ayant plus rien à perdre, a eu raison de décider avec courage, dignité et panache de renverser la table. En donnant la parole au Peuple.

 

Le voilà ce fameux discours prononcé à la télévision le 26 juin 2015 par Alexis Tsipras, premier ministre de la Grèce, pays qui a inventé la Démocratie :

 

Citoyens grecs,

 

Au cours des six derniers mois, le gouvernement grec a mené une bataille sous une asphyxie économique sans précédent, dans le but d’appliquer le mandat que vous lui avez donné le 25 janvier.

Le mandat de négocier avec nos partenaires pour arriver à mettre un terme à l’austérité et pour faire revenir dans notre pays la prospérité et la justice sociale.

Pour un accord durable qui respectera la démocratie, les règles européennes, et qui conduira à une sortie définitive de la crise.

Durant les négociations, il nous a été demandé de manière répétitive de mettre en œuvre les politiques du mémorandum que les précédents gouvernements avaient accepté, en dépit du fait que ce mémorandum avait été condamné sans équivoque par le peuple grec lors des récentes élections.

Nous n’avons jamais envisagé d’abandonner – pas même pendant un instant. Ni de trahir votre confiance.

Après cinq mois d’âpres négociations, nos partenaires ont soumis une proposition-ultimatum à la rencontre de l’Eurogroupe, menaçant la démocratie et le peuple grec.

Un ultimatum qui contrevient aux principes et aux valeurs qui ont fondé l’Europe. Les valeurs de notre projet européen commun.

Il a été demandé au gouvernement grec d’accepter une proposition qui ajoutera un poids insupportable sur les épaules du peuple grec, et qui minera le rétablissement de l’économie et la société grecques – pas seulement en alimentant l’incertitude, mais aussi en aggravant les inégalités sociales.

La proposition des institutions (l'autre nom de la troïka honnie – ndlr) inclut des mesures qui vont augmenter la dérégulation du marché du travail, les coupes dans les pensions de retraite, et inclut de nouvelles réductions de salaires le secteur public – mais aussi une augmentation de la TVA sur la nourriture, les restaurants et le tourisme, tout en éliminant les exonérations d’impôts sur les îles grecques.

Ces propositions – qui violent directement les acquis sociaux européens et les droits fondamentaux à travailler, à l’égalité et à la dignité – prouvent que certains partenaires et membres des institutions ne veulent pas trouver un accord viable qui bénéficierait à toutes les parties, mais cherchent plutôt l’humiliation du peuple grec.

Ces propositions illustrent principalement l’insistance du FMI pour des mesures d’austérité sévères et punitives. Il est maintenant temps pour les pouvoirs dirigeants européens de se montrer à la hauteur de l’occasion et de prendre l’initiative pour mettre un terme définitif à la crise grecque, une crise qui affecte également d’autres pays européens, en menaçant le future proche de l’intégration européenne.

 

Citoyens grecs,

 

Nous faisons face à la responsabilité historique de ne pas laisser les luttes et les sacrifices du peuple grec rester vains, et de renforcer la démocratie et notre souveraineté nationale – cette responsabilité pèse sur nous.

Notre responsabilité pour le futur de notre pays.

Cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum sur la base de la volonté souveraine du peuple grec.

Plus tôt ce soir, le Conseil des ministres était convoqué et j’ai proposé d’organiser un référendum afin que le peuple grec puisse décider.

Ma proposition a été unanimement acceptée.

Demain, le Parlement tiendra une session extraordinaire pour ratifier la proposition du Conseil des ministres pour qu’un référendum soit mis en place dimanche prochain, le 5 juillet. La question posée sera de savoir si la proposition des institutions doit être acceptée ou rejetée.

J’ai déjà informé le président français, la chancelière allemande et le président de la BCE de ma décision ; demain, je demanderai aux leaders de l’UE et des institutions une courte extension du programme – en cours d’écriture – pour que le peuple grec puisse décider sans pression et sans chantage, comme il l’est disposé dans la Constitution de notre pays et dans la tradition démocratique européenne.

 

Citoyens grecs,

 

Je vous appelle à choisir – avec la souveraineté et la dignité que l’Histoire grecque exige – si nous devons accepter l’exorbitant ultimatum qui appelle à une stricte et humiliante austérité sans fin, et qui ne donne aucune perspective de pouvoir un jour nous tenir debout sur nos deux pieds, socialement et financièrement.

Nous devrions répondre à l’autoritarisme et l’austérité sévère par la démocratie – dans le calme et la fermeté.

La Grèce, lieu de naissance de la démocratie, devrait envoyer un retentissant message démocratique aux Européens et à la communauté mondiale.

Et je m’engage personnellement à respecter la conséquence de votre choix démocratique, quel qu’il puisse être.

Je suis absolument certain que votre choix fera honneur à l’Histoire de notre pays et enverra un message de dignité à travers le monde.

Dans ces temps critiques, nous allons devoir rappeler que l’Europe est la maison commune de tous ses peuples.

Qu’en Europe, il n’y a ni propriétaires, ni invités.

La Grèce est et restera une partie intégrante de l’Europe, et l’Europe une partie intégrante de la Grèce.

Mais une Europe sans démocratie sera une Europe sans identité et sans boussole.

Je vous appelle tous à agir avec sang-froid dans l’unité nationale et à prendre une décision digne.

Pour nous, pour les générations futures, pour l’Histoire grecque.

Pour la souveraineté et la dignité de notre pays.

 

Alexis Tsipras, le 26 juin 2015

 

Photo X - Droits réservés

 

 

28/06/2015

Ouiquinde érotico-gastronomique caniculaire

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Charlotte

 

 

Lorsque l’air surchauffé tremble au soleil lion

Qui calcine la plaine au feu de ses rayons,

En émergeant de l’ombre, Charlotte vient au puits

Et plonge son amphore dans l’eau fraîche qui luit.

 

 

Cambrée, les bras au ciel, elle ôte sa chemise

D’un geste coutumier mais d’une grâce exquise.

Voluptueusement elle fait couler l’eau

Qui caresse ses seins, et ses reins, et son dos.

 

 

Pâmée, les yeux mi-clos, secouant sa crinière

Elle crée une aura de perles de lumière.

Arquée comme une harpe, elle s’offre à Phoebus.

 

 

Tapi dans un fourré, mon cœur, mes sens s’enflamment,

Fascinés de désir pour la fleur de lotus

Qui orne la vallée qui fait d’elle une femme.

 

 

La lotte au safran

 

 

 

- Au lieu de te planquer pour mater la Charlotte

Pourquoi pas l’inviter, Victor ? C’était plus franc !

Ce qu’il te fallait faire, c’est une queue de lotte

Que tu lui cuisinais à l’ail et au safran.

Pour séduire Charlotte en un repas intime

Il faut, évidemment, lui faire un peu de frime.

Sur le bord de son puits, pose un bouquet de fleurs !

Chante-lui une aubade ! Montre-toi enjôleur !

Mets-toi à ses genoux ! Mieux encor, fais-la rire,

C’est souvent le moyen le plus sûr pour séduire.

- Oh ! Lâche-moi la grappe, car pour le baratin

J’en remontrerais même à un Napolitain !

Dis-moi plutôt comment je fais cette baudroie,

C’est le nom de la lotte, ici, dans nos endroits.

- Prends une queue de lotte d’une livre et demi

Faut être généreux, fais pas d’économies.

Demande au poissonnier d’enlever l’os central,

Il n’y a pas d’arêtes dans ce drôle d’animal.

Au mortier tu écrases un ail et du persil

Quelques grains de cumin, du safran en pistils

Allonge l’appareil d’un peu d’huile d’olive

C’est la plus parfumée et la plus digestive.

Tu en mets à chauffer aussi dans ta cocotte.

Sur ton plan de travail, étends tes demi-lottes,

Tu garnis l’intérieur de ta préparation,

Sales légèrement, reformes le poisson

Enfin, avec du fil, tu le brides serré

Tu le mets en cocotte et tu le fais dorer.

Puis tu baisses le feu et fais cuire à feu doux,

Tu le tournes et surveilles, vingt-cinq minutes en tout.

Puis tu réserves au chaud sur le plat de service.

Déglace ta cocotte au Beaumes-de-Venise

Rajoute du safran en pistils ou en poudre

Puis un jet de Cognac, mais pas un dé à coudre,

Un peu de crème fraîche pour donner du liant

Tu nappes ton poisson et sers ce plat friand.

Tu verras pétiller dans les yeux de ta belle

Des promesses de joie, d’amour et de dentelles.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

- 3 queues de lotte d'une livre et demi chacune, - 3 gousses d'ail, - 1 bouquet de persil plat, - 1 cuillerée à café de cumin en poudre, - 12 pistils de safran, - 3 cuillerées à soupe d'huile d'olive, - 3 cuillerées à dessert de fleur de sel de Camargue, - 1 petit pot de crème fraîche, - 1 verre de Beaumes-de-Venise, - 1 verre de Cognac.

 

 

Les vins conseillés :

Ce plat de poisson à la saveur puissante s'accommode parfai­tement de vins blancs ayant du caractère: Côtes-du-Rhône de Laudun, Villedieu, Lirac, St-Hilaire-d'Ozilhan, Châteauneuf-­du-Pape.

 

Coteaux-du-Languedoc de La Clape, Picpoul de Pinet, Clairette-de-Bellegarde.

 

Côtes-de-Provence de Palette, Coteaux-varois de Salernes, Saint-Maximin, Bellet.

 

Il accepte aussi parfaitement des vins rouges frais: Côtes-du ­Rhône d'Estézargues, Côteaux-d'Avignon, Chusclan, Roche­gude, Saint-Maurice-sur-Aygues, Sablet. Costières-de-Nîmes. Coteaux-du-Languedoc de St-Drézery, Saint-Christol ou encore le "vin d'une nuit" de Saint-Saturnin. Coteaux-varois de Tour­ves, Barjols, Nans-les-Pins.

 

 

 Illustration X - Droits réservés

 

26/06/2015

Taxis : j’emmerde donc je suis !

taxis

 

Circulation bloquée, violence « inadmissible » (qu’il a dit Fauxçois), affrontement avec les forces de l’ordre. Bref, c’est de nouveau le bordel. Comme à l’époque des « bonnets rouges ». Á  la manœuvre, encore fois une corporation, celle des taxis. Ils défendent leur gamelle : le prix de la bagnole, le prix de la licence, le prix des carburants, le prix des assurances… On peut comprendre qu’ils luttent contre une concurrence.  D’autant plus qu’ils n’y sont pas habitués, jouissant d’une situation de monopole totalement aberrante.

 

On peut les comprendre, mais il faut faire un effort ! C’est une profession qui a une image déplorable, et largement méritée. Une corporation devenue archaïque, protégée par un numerus clausus devant lequel les gouvernements français ont toujours reculé.  Faire rouler une grosse bagnole pour un seul client, c’est une aberration aussi bien économique qu’écologique. Ils encombrent les rues, ils polluent pour un service cher et souvent mal rendu : ils ne sont jamais là lorsqu’on a besoin d’eux, ils ont une conception « pittoresque » des itinéraires, ils sourient toutes les années bissextiles... Mais ils se tiennent, constituent un lobby puissant et ont jusqu’ici toujours réussi à bloquer toute concurrence, que ce soit les taxis collectifs, les véhicules dit de tourisme et même les vélos taxis ! Alors la concurrence d’UberPop, c’est pour eux la guerre !

 

Parlons-en d’UberPop. C’est une de ces compagnies étazuniennes surfant sur les nouvelles technologies. Le concept est à la fois moderne, utile, facile d’utilisation, peu cher. C’est le transport par chemin de fer par rapport aux diligences… Il permet à des gens de rentabiliser leur véhicule et d’arrondir les fins de mois. Oui mais UberPop se fout complètement des lois françaises, tout comme Amazon et autres. Mais enfin, ils servent à quoi nos têtes d’œufs sortis de l’ENA ? Ils ne sont pas capables de donner à l’action – positive, utile, nouvelle, écologique – d’UberPop un cadre juridique équitable ? Qui permette la protection sociale des chauffeurs ? Qui permette à l’Etat de taxer normalement cette nouvelle profession ? Ils servent à quoi alors ces fifres ?

 

Et nos brillants polytechniciens, ils ne sont pas capables de créer des concepts équivalents à UberPop, Amazon, Facebook ? Ils servent à quoi alors ces fifres ? Ils préfèrent pantoufler et gameller sans risques dans de gros « gâteaux »…

 

Le transport des personnes ne répond plus aux besoins. Les lourdes structures ne sont plus adaptées.  La France est à la traine en la matière. On se déplace beaucoup plus facilement à Istanbul, avec les « dolmüs », à Beyrouth, avec les « services », et même à Bombay, avec les « rickshaws ». Et pour beaucoup moins cher…

 

Les taxis ont une arme, comme les routiers ou les exploitants agricoles : ils peuvent bloquer la circulation, donc les échanges économiques. Et ils s’en servent de cette arme. Les gouvernements reculent plus vite devant ces emmerdeurs, leurs bahuts, leurs bagnoles  et leurs tracteurs que devant les infirmières et leur blouse blanche…

 

Rappelons-nous le dernier conflit avec les taxis et la dernière reculade du gouvernement. C’était il y a quelques temps au sujet  des abus de la profession concernant le transport des malades.

 

S’ils ne transportaient plus les malades, ils prétendaient qu’ils allaient perdre au moins 30% de leur chiffre d’affaire. Ils ont évidemment le droit de défendre leur gamelle, mais les dessous de ces manifs restent suspects. La Cour des Comptes a sèchement allumé la Sécu à l’époque, lui reprochant un vrai foutoir dans le remboursement des transports des malades. Cela va de l’utilisation abusive de transports par ambulances qui coûtent un bras à la Sécu, à la prise en charge de plusieurs personnes en même temps, ce qui est louable au niveau environnement et économie d’énergie mais ce qui l’est moins, c’est de facturer séparément et donc plusieurs fois la même course, sans oublier de temps en temps la facturation de courses fictives, le gonflement des kilométrages, etc. L’imagination est prolixe en la matière… La vocation de la Sécu – que nous payons tous – est-elle d’assurer le chiffre d’affaire d’une profession ?

 

Que croyez-vous qu’il se passât ? Les couilles-molles du gouvernement ont reculé. Et la Sécu continue de casquer.

 

Et que croyez-vous qu’il va se passer avec les nouveaux problèmes ? Fauxçois l’a déjà dit : on se dégonfle et au lieu de chercher à normaliser UberPop ou autres manières modernes de se déplacer, on donne raison aux dinosaures…

 

Mondo cane…

 

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25/06/2015

Grèce : Le bal des faux-cul fait recette à Bruxelles !

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La Grèce restera dans l'euro et sa dette sera, pour le moins, effacée de moitié. Tout le reste n'est que gesticulation de créanciers largement responsables de la crise grecque et qui ne veulent pas perdre la face et reconnaître leurs konneries : prêter sans compter, sur la base de chiffres truquées par des banksters étazuniens, à des gouvernements grecs pourris jusqu'à la moelle, les Karamanlis et les Papandreou.

 

Les bourrés de thunes grecs ont pu faire la bringue dès l'entrée dans la zone euro, en 2001 ! Ainsi entre 2004 et 2008 la Grèce a réduit les droits de succession, diminué par deux fois les taux d’imposition sur le revenu et décrété trois lois d’amnistie fiscale pour les fraudeurs ! Ce n'est pas Tsipras ni Varoufakis qui ont mis la Grèce dans cette situation.

 

Qui sont les véritables créanciers de la dette grecque et qui décide de son utilisation ? Pour une dette totale de 320 Mds €, les créanciers sont : le Fonds européen de stabilité financière (FESF, maintenant remplacé par le MES, 150 Mds) , les autres États européens (53 Mds), le FMI (23 Mds), le secteur privé (39 Mds), la BCE (27 Mds) et d’autres créanciers privés (31 Mds). Mais il faut savoir que sur ces 320 Mds d'euros, 270 milliards ont été donnés aux banques sous forme de règlement ,d'intérêts exorbitants ! 40 milliards seulement ont servi directement à la Grèce ! C'est un formidable hold-up. Oh ! Ce n'est pas le terme employé : on parle de « plan de sauvetage » de la Grèce. Mais en fait c'est une razzia sur tout un peuple, c'est le transfert de toutes les dettes du secteur bancaire privé vers l'Etat grec et le secteur public,puis vers les États européens. Tout le monde est perdant sauf...les banques (en particuliers allemandes et françaises) qui ont réussi à refiler le mistigri aux Etats...

 

Cette « dette » ne sera jamais remboursée, et toutes les têtes d’œuf de Bruxelles, Paris ou Berlin le savent mais ne peuvent l'admettre sous risque de foutre en l'air tout le système prédateur ultralibéral. Paradoxalement, la situation financière grecque est excellente, bien meuileure que celle de la France par exemple. Eh oui : puisque la Grèce est actuellement en « excédent primaire ». Késako ? Ça veut dire que - hors remboursement de la dette – l'Etat grec rentre quotidiennement un peu plus de recettes qu'il n'a de dépense. C'est un excédent budgétaire. Il n'a donc pas besoin d'emprunter ! Sauf évidemment... pour rembourser et payer les intérêts de cette dette pour sa majeure partie illégitime !

 

A partir de ces réalité, Tsipras et Varouflakis – qu'il est de bon ton parmi les eurocrates de prendre pour des kons – ont toutes les raisons de tenir le coup face à la meute hurlante des ultralibéraux de l'U.E. En effet, si la Grèce décide de ne plus payer cette dette qui l'étrangle, ce n'est plus elle qui a des problèmes mais...ses créanciers ! Entre autres nous, Français, qui devons tant à Sarkozy qu'à Hollande le fait que Bercy a racheté à nos banquiers incapables leurs créances grecques pourries...

Tsipras est un joueur d'échec. Il a les nerfs solides. Il n'est que de le voir tenir tête, seul, à la meute d'  « Européens » attachés à sa perte. Parce qu'il a la force des « desesperados ». Parce qu'il n'a plus rien à perdre. Parce que ces mêmes « eurocrates » ont ruiné son peuple, l'on affamé, parce que la troïka l'a humilié. A partir de là, des solutions qui paraissaient impossibles deviennent crédible. Par exemple demander de l'aide à la Russie et à la Chine.

Les Chinois ont déjà les pieds au port du Pirée. Quant à la Russie, Tsipras a été reçu en grande pompe à Moscou la semaine dernière et en est revenu avec...un accord - moyennant finance évidemment - pour l'arrivée en Grèce d'un gazoduc destiné à approvisionner l'Europe ! Ce qui file une diarrhée noire aux Etazuniens ! Un qui se marre c'est Poutine, qui réussit ainsi à planter une saine zizanie dans le clan des va-t'en-guerre atlantistes.

Chapeau à Tsipras et Varoufakis qui ont réussi a transformé un problème strictement économique en un problème politique...en laissant planer la possible venue des flottes russes, voire chinoise au Pirée !

 

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24/06/2015

Au bistro de la toile : du mouton fluo aux Yankees espions.

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- Oh ! Victor. C'est quoi ce tarin qui brille ? C'est le Tavel ou ce serait-ti pas que t'as bouffé de l'agneau OGM croisé avec une méduse lumineuse ?

- Prenons l'option Tavel. Mais tu as mis le doigt sur un truc plus que suspect. L'INRA (institut national de recherche agronomique) a-t-il dans ses attributions de bidouiller dans les modifications génétiques ? Paie-t-on, avec nos impôts, des fonctionnaires ou assimilés pour ces magouilles. N'oublions pas que les OGM sont massivement rejetés par la population française. Et pourtant l'Europe – donc la France puisque notre souveraineté se résume à une peau de zob – pousse à la roue pour faire accepter ces saloperies OGM. Elle en a autorisé une palanquée il y a quelques mois. Le problème, pour les technocrates européens larbins des multinationales yankees, et en particulier de Monsanto, c'est de faire accepter par le con-sommateur de bouffer des produits OGM.

- Ouais mais c'est un mec de l'INRA qui, par vengeance, a mis le mouton lumineux dans le circuit de la bouffe.

- Ça Loulle, c'est la version officielle. Mais pour un fouille-merde comme moi, il faut toujours chercher ce qu'il y a dessous. Et dessous il y a, comme je viens de te dire, la volonté de banaliser la consommation de produits OGM. Qu'est-ce que tu as vu et entendu, dans les étranges lucarnes, a la suite de cette information ? Les « spécialistes » maison, genre docteur Flaisaquier sur TF2, nous assurer, la main sur le cœur, qu'il n'y avait aucun risque à consommer cette viande. Ce qui est peut-être vrai mais pas sûr ! De même sur TF3, on a entendu un autre « spécialiste » maison affirmer, avec un sourire condescendant, presque méprisant, que les OGM sont consommés depuis des années aux États-Unis et que les Etazuniens ne s'en portent pas plus mal...

- Mouais... Je vois un peu plus clair, presque fluo. L'INRA serait donc complice d'une magouille ej vue de nous faire bouffer leurs merdes OGM.

- Et ça arrive en pleines négociations TAFTA, cette horreur qui risque de mettre l'Europe – donc la France – en état de vassalisation totale par rapport aux multinationales étazuniennes. Or la commercialisation en Europe des OGM est une des exigences yankees.

- Des yankees qui se comportent comme de beaux chiapacans puisqu'ils espionnent même les communications de l'Elysée...

- On s'est foutu de la gueule de la mère Merkel, dont le portable était directement branché sur la NSA étazunienne, mais chez nous c'est pareil et probablement bien pire. Ces gens sans vergogne n'ont pas d'amis, pas d'alliés, seulement des vassaux et des clients. Et on semble découvrir l'eau tiède ! Ainsi, lorsque les USA participent à une quelconque négociation, ils ont plusieurs coups d'avance puisqu'ils connaissent déjà les positions de leurs « partenaires » ! En d'autres temps, De Gaulle ou Mitterrand les auraient foutus dehors avec perte et fracas. Mais on est au temps des bisounours aux couilles molles...

- Attend Victor. Nos fins limiers du contre-espionnage n'ont rien vu ?

- Et qui sait si certains ne sont pas complices ? Il y a fatalement quelques taupes fort bien placées dans tous les rouages de l’État...

- Alors on fait quoi ? On s'écrase, comme d'hab ? Ou on rue dans les brancards ?

- Un gouvernement digne de ce nom commencerait par abandonner les négociations TAFTA. Puis il accorderait le droit d'asile à ces héros que sont Snowden et Julien Assange. Enfin il ferait sortir la France de l'Otan donc de la sujétion aux Etats-Unis. Mais pour ça il faudrait un gouvernement couillu.

- Mouais... C'est pas le cas. Allez, buvons un canon. C'est toujours ça que les Yankees n'auront pas !

 

Illustration : merci à Chimulus.

 

23/06/2015

Serrons les miches : les Jeux Olympiques menacent la France !

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Aïe ! Aïe ! Aïe ! C’est aujourd’hui que les Parigots doivent décider (pour toute la France !) de poser la candidature de Paris pour les Jeux Olympiques de je ne sais quand. 2024 je crois. Espérons que cette fois encore on évitera d’être « choisis » par le Comité olympique. On est passé près trois fois, on a de l’entrainement. De ce côté, ça va.

 

La plus grande escroquerie mentale, c’est de faire croire que les « J.O. » sont une fête de la jeunesse, un instant de paix mondiale.

 

Mon cul ! comme dirait Siné…

 

Les J.O., sont nés dans la cervelle d’un baron aux idées plus que douteuses et ont été portés pendant des années par Samaranche, fruit délicat du franquisme. Il représentent l’embrigadement, le nationalisme le plus chauvin, une compétition sordide sous-tendue par les drogues fournies par les grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux et grassement commissionnés (notez, j’ai pas dit sponsorisés !) par les marchands de merde mondiaux. Les « villages olympiques » sont autant de ghettos où les robots programmés ne se rencontrent jamais, ne se côtoient pas, ne se parlent pas. Surveillés qu’ils sont par des « entraineurs  kapos ».

 

Tè ! parlons-en des « Jeux Olympiques » ! Le sport vu par le père Coubertin, c’est pas mal : plus haut, plus vite, plus fort. Les J.O. sont de droite, et même d’extrême droite.

 

Au fait le Coubertin (Baron Pierre de…), il était pas mal dans le genre facho, raciste et machiste. Il se proclamait lui-même comme un « colonialiste fanatique ». Il prônait la pratique sportive et physique comme un moyen de redressement de l’esprit. Allez, court coco, et ne réfléchit surtout pas !

 

Les idées du baron sont pour le moins « pittoresques » :

 

« La théorie de l'égalité des droits pour toutes les races humaines conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial. Sans naturellement s'abaisser à l'esclavage ou même à une forme adoucie du servage, la race supérieure a parfaitement raison de refuser à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée. » (The Review of the Reviews, avril 1901).

 

« La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète antique honorait les dieux. En faisant de même, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau. » (Pierre de Coubertin, Les Assises philosophiques de l’Olympisme moderne).

 

« Une olympiade femelle serait impratique(sic), inintéressante, inesthétique et incorrecte. Le véritable héros olympique est à mes yeux, l'adulte mâle individuel. Les J.O. doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs. » Il a dit ça lors des Jeux Olympiques de 1912 à Stockholm.

 

Il considérait que les Jeux Olympiques de Berlin de 1936 ont été les mieux organisés depuis l'origine. Il était un grand admirateur d’Hitler qui le lui rendait bien : le sinistre führer a appuyé une demande de prix Nobel pour Coubertin (qui lui aurait été refusé à cause de cet appui). Hitler (à la recherche de crédibilité pacifiste) a également proposé de subvenir aux besoins de Coubertin via une rente (refusée par ce dernier tout de même).

 

Le C.I.O., multinationale au moins aussi douteuse que la Fifa pour le foutebal, bourrée de thunes, domicilié évidemment en Suisse, a été dirigé par un autre grand démocrate : Juan Antonio Samaranch Torello, marquis de Samaranch, né le 17 juillet 1920 à Barcelone, président du comité international olympique (CIO) de 1980 à 2001. Né dans une riche famille, il a été chef de mission pour l'équipe espagnole à de nombreux événements olympiques avant d'être nommé au gouvernement espagnol secrétaire des sports par Franco en 1967. Il devint aussi à cette époque président du comité national olympique et un membre du CIO. Il a été vice-président du CIO de 1974 à 1978, et il a été nommé ambassadeur d'Espagne en Union soviétique et en Mongolie de 1977 à 1980.

 

Après les jeux d'été de 1980, le président Lord Killanin démissionna et Samaranch fut élu comme successeur. Durant son mandat, Samaranch a réussi à améliorer la santé financière du mouvement olympique grâce aux droits télévisuels et aux partenariats. C’est à lui qu’on doit la forme moderne, c’est-à-dire totalement dévolu au fric roi, des J.O. Le roi d'Espagne lui a conféré le titre de Marquis de Samaranch en 1982.

 

Comme quoi les Jeux Olympiques sont une organisation d’extrême droite, destinée à faire du fric et à aveugler les pauvres cons. « Donnez au peuple du pain et des jeux » ! Il a avait tout compris le César.

 

En plus, ça coûte un bras et demi cette konnerie de quinze jours. Tiens, rien que le dossier pour présenter la candidature de Paris coûte déjà 60 millions ! On parle en tout d’un budget de « seulement » 6 milliards. Ben voyons. Une paille.

 

Et les sportifs là-dedans ? Parce qu’il y en a qui y croient, qui se décarcassent pour le rêve d’une médaille… Et bien on les prend pour des kons. On les traite comme des sous merdes. Dictateurs et « sponsors » les élèvent, les entraînent à des rythmes de fous, les engraissent aux hormones de croissance et autres saloperies bien connues des « sportifs », les fanatisent pour qu’ils se surpassent et écrasent leurs adversaires. Ce sont des champions élevés en batterie, c’est pas du nourri sous la mère ! Tu les fais pisser par terre, ça fait un trou ! Et puis tout de même… Un peu de décence : le formidable Teddy Riner…proche de Balkany ! Et les frères Karabacik, en correctionnelle pour tricherie ! Bonjours les exemples…

 

Mais rassurons-nous, on sera sûrement éliminés. Trop indisciplinés ces Français, trop rouspéteurs, trop bordéliques.

 

Peut-être mais surtout trop lucides !

 

Illustration X - Droits réservés

 

22/06/2015

TAFTA : l'horreur qui nous guette au vu des résultats de l'ALENA .

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 Tandis que se poursuivent dans la plus grande opacité les tractations « TAFTA » (le grand marché transatlantique), il est fort éclairant de voir les résultats d'un accord similaire, l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), entré en vigueur le 1er janvier 1994. Là encore ses promoteurs ne tarissaient pas d'éloges et de belles promesses : développer les échanges commerciaux, doper la croissance, créer des emplois, réduire l'immigration clandestine.

 

Après plus de vingt ans, le bilan est accablant ! A tel point que même les parlementaires étazuniens, au vu de ces résultats, ne sont pas très chauds pour ratifier le traité transpacifique, bis repetitas de l'Alena et du Tafta ! Le commerce sauvage, sans aucune régulation, aurait-il du plomb dans l'aile ?

 

L'Alena, tout comme Tafta, permettait non seulement de réduire les droits de douane et de relever les quotas d'importation, mais il introduisait un nivellement vers le bas des normes tant sanitaires qu'environnementales et surtout autorisait les investisseurs, les entreprises multinationales à contester directement les politiques nationales en assignant les États devant des tribunaux privés, tranchant toujours, évidemment, en faveur des entreprises et au détriment des États. Exactement les dispositions que l'on trouve dans le projet Tafta...

 

Les travailleurs étazuniens ont sérieusement pâti de ce traité qui a occasionné une perte nette de 700.000 emplois aux États-Unis et, conséquemment, une pression à la baisse sur les salaires ! En 2013, 845.000 Etazuniens ont demandé à bénéficier du Trade adjustment assistance destiné aux travailleurs ayant perdu leur emploi par suite des délocalisations au Mexique et au Canada et de l'augmentation des importations depuis ces pays. Car au lieu de procurer de nouveaux marchés aux entreprises étazuniennes, l'Alena a favorisé les délocalisations industrielles à l'étranger, particulièrement au Mexique, pays de bas salaires.

 

On pourrait penser que cet accord aurait profité au Mexique. Tè ! Fume... Il a été encore plus désastreux.

 

Autorisées à exporter sans limitation, les USA ont inondé le Mexique de leur maïs subventionné, OGM et produit en agriculture intensive. Résultats :

 

- une baisse des prix qui a ravagé l'économie rurale mexicaine (le prix de la tortilla, nourriture de base, est augmenté de 280% entre 1994 et 2004!!!) ;

- des millions de paysans ruinés ont généré un exode rural massif, vidant les campagnes vers les villes où les paysans tentent de se faire embaucher pour quelques pesos, pesant lourdement sur les salaires ;

- une exacerbation des problèmes sociaux et de sécurité dans les villes mexicaines conduisant à une montée en puissance du trafic de la drogue menant à la situation apocalyptique que connaît le Mexique avec une guerre de la drogue;

- une multiplication des travailleurs sans emplois tentant de quitter le Mexique pour passer aux Etats-Unis, grossissant le flot de clandestins.

 

Parce que la promesse de tarir le flot des clandestins tentant de rejoindre les États-Unis a fait un énorme bide... En 1993, 370.000 Mexicains avaient rejoint les États-Unis ; ils étaient 770.000 en 2000 ; 4,8 millions d’entre eux y vivaient clandestinement en 1993 ; 11,7 millions en 2012...

 

Quant à la promesse de leur apporter la prospérité et le mieux-vivre, les chiffres sont là encore édifiants : la moitié des Mexicains vivent aujourd'hui sous le seuil de pauvreté ; - entre 1994 et 2014, le PIB du pays n'a augmenté que de 24% alors qu'entre 1960 et 1980, dans les vingt ans précédant l'Alena, il avait bondi de 102% ! A ce rythme, le Mexique serait aujourd'hui an niveau de l'Europe, mais l'Alena est passé par là...

 

Les promesses n'engageant que ceux qui y croient, les Mexicains, mais aussi les travailleurs étazuniens en font aujourd’hui amèrement les frais. Et n'oublions pas les États qui doivent des milliards aux multinationales étazuniennes qui les attaquent devant ces « tribunaux » privés...

 

Les négociateurs européens sauront-ils tirer les leçons de ce naufrage ? Au besoin, les peuples de l'U.E. pourraient pratiquer avec eux la podoculothérapie pour les inciter à la vigilance !

 

Illustration X - Droits réservés

 

 Sources: http://www.monde-diplomatique.fr/2015/06/WALLACH/53062

21/06/2015

Ouiquinde gastronomique: le poulet au carry

 

 

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Adrienne.

 

 

Je n’oublierai jamais les grands yeux d’Adrienne,

Pervenche le matin, lilas au crépuscule,

Lacs bleus où l’on se noie, brasiers où l’on se brûle.

J’en étais amoureux et je la voulais mienne.

 

 

Le geai de sa crinière, la blancheur de sa peau

Enfiévraient les pensées de mes nuits sans repos.

Je les voulais pour moi ces belles tiédeurs rondes,

Ces courbes satinées et ces vallées profondes,

 

 

Je rêvais ses parfums, son porte-jarretelles,

Je rêvais plus encor d’effeuiller ses dentelles

Je rêvais de l’avoir pour la nuit, pour la vie,

 

 

Je me serais damné tant j’en avais envie

Peu m’importait alors de courir à ma perte

Je la voulais à moi, amoureuse et offerte.

 

 

 

- Eh alors ! Tu l’a eu, Victor, ton Adrienne ?

- Exact ! Je l’ai séduite à la cuisine indienne !

La pièce était tendue de tissus de Madras,

Sur le tapis, des poufs et une table basse,

Un encens très musqué, en volutes diaphanes

Créait une atmosphère de chaude nuit persane,

Ravi Shankar jouait un doux raga du soir.

Tout me semblait propice à combler mes espoirs.

J’ai servi dans les verres une douceur exquise :

Par tiers : menthe poivrée, gin, Beaumes-de-Venise.

A la deuxième coupe, ma compagne avait chaud,

J’ai, pour la rafraîchir, servi le Gaspacho.

Trois tomates, oignon, ail, basilic, persil,

Un demi poivron rouge cuit avant sur le gril

Côtes de céleri débitées en lichettes

Sel, poivre du moulin et piment d’Espelette.

Mixez ces ingrédients avec quelques glaçons

Puis passez au chinois et servez sans cuisson.

Adrienne, à l’issue de cette mise en bouche,

S’alanguit quelque peu, tout en restant farouche.

Alors, pour transformer mon oie blanche en houri,

J’ai servi une bombe : le poulet au curry.

Un beau poulet fermier coupé en six portions

Auquel on fait subir quelques préparations.

Mêlez dans une jatte deux yaourts goût nature

Trois cuillerées à soupe de poudre de curry,

Ou de carry “ Vinday ” ; lissez bien la mixture,

Huile, ail, sel marin et sel de céleri.

Enduisez le poulet avec cet appareil,

Et laissez au frigo, deux, trois heures, en sommeil.

Dans un profond poêlon ou, mieux, un “ wok ” chinois,

Blondissez dans de l’huile ou de la graisse d’oie

Quatre oignons émincés et quatre gousses d’ail.

Quand c’est prêt, rajoutez vos morceaux de volaille,

Saisissez à feu vif en tournant constamment.

Lorsque c’est coloré, mouillez abondamment

Avec de l’eau salé dans laquelle a trempé

De la noix de coco en copeaux ou râpée.

Couvrez et laissez cuire doucement, à feu doux

Quarante cinq minutes, sans découvrir surtout.

Pelez et découpez quelques pommes de terre,

Découvrez et posez vos tranches maraîchères

Sur les bouts de poulet, dans le jus qui frémi,

Tout doit être immergé, et non pas à demi.

Laissez cuire à feu doux pour un quart d’heure encor

Puis vous servez très chaud ce plat subtil et fort.

A Delhi, à Bombay ou à Pondichéry

On mange avec les doigts, mais si votre chéri(e)

Répugne à se servir de ses mains dans l’assiette,

Prévoyez tout de même le couteau, la fourchette.

N’oubliez pas surtout de mettre un rince-doigts,

Un seul, car il permet quelques contacts courtois,

Préludant ces élans de plus grande tendresse

Qui guident la passion, entre amant et maîtresse.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

 

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20/06/2015

Ouiquinde érotique avec Loth et ses luronnes de filles

Les filles de Loth

 

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Le vieux Loth ronflait au fond de sa caverne ;
Assises à côté d'une pâle lanterne,
Ses deux filles en pleurs se rappelaient tout bas
Les plaisirs de Sodome et ne s'endormaient pas.
L'aînée vingt ans, une figure altière,
L'œil bleu et d
avait es cheveux rejetés en arrière,
Des trésors sous sa robe et des doigts exercés...
La plus jeune était blonde, avait seize ans passés,
Des fruits s'arrondissaient sur sa blanche poitrine
Et son poil frissonnait où l'esprit le devine ;
Les yeux pleins de langueur et de timidité
Cachaient sous leurs cils d'or l'ardente volupté.
Vierges ! Comprenez que deux filles à cet âge
N'ont pas quitté Sodome avec leur pucelage.
Elles avaient goûté le breuvage amoureux,
Et leur soif insatiable avait fait des heureux,
Jusqu'au jour redouté du divin châtiment,
Leur vie entière fut détruite en un moment,
Tous les hommes perdus, car il n'en restait pas
Qui pussent désormais jouir de leurs appas !
D'où viendra la rosée à leur bouche altérée ? ...
"Ne pleure pas ma sœur, ma sœur, que ton âme éplorée
Retrouve quelque espoir. Tiens ! Déshabillons-nous,
J'ai trouvé pour jouir, un moyen simple et doux."
Ainsi parla l'aînée. Déboutonnant sa robe,
Elle montre à sa sœur, avec un double globe
Un ventre satiné qui se trouve en bas
Par un petit triangle couvert de poils ras,
Noirs comme de l'ébène, et doux comme de la soie,
Sarah sourit, s'approche et écarte avec joie
Les lèvres de la trousse, ainsi les vieux Hébreux
Nommaient l'endroit charmant qui les rendait heureux.
" Que faut-il faire Agass ? - Du bout de ton doigt rose,
Chatouille-moi - J'y suis, attends que je me pose
Pour que mon doux bouton s'érige sous ton doigt
Et que j'écarte les cuisses comme toi. "
Et sous leur main, servie d'une amoureuse ivresse,
La symphyse se gonfle et palpite et se dresse.
Enfin n'en pouvant plus et d'amour se pâmant,
Agass donne à sa sœur un doux baiser d'amant.
Mais celle-ci lui dit : " Faisons mieux, ma charmante
Remplaçons notre doigt à la place amusante
Par une langue agile ; et tu verras, ma sœur
Que nos attouchements auront plus de douceur.
Oui, sur ton petit ventre, attends que je me couche,
Ta bouche sur mes lèvres, ton poil dans ma bouche
Qu'une douce langue chatouille en l'excitant
Notre bouton de rose encore tout palpitant.
Que nos corps enlacés se tordent et se roulent,
Que le jus de l'amour sur nos cuisses s'écoule. "
Sitôt dit, sitôt fait, et bientôt ce doux jeu
Arrose leur trésor d'un liquide onctueux.
Mais ce sperme infécond ne rappelle les hommes
Que de manière vague. " Ah ! Sottes que nous sommes,
A quoi rêvons-nous donc quand on a ce qu'il nous faut :
Notre père est bien vieux, mais il est encore chaud.
Il peut bander encor quand les femmes sont belles,
Bien heureux qu'il n'ait pas affaire à des pucelles.
Mais il ne voudra pas, tant il est scrupuleux,
Nous donner la bouteille où jadis toutes deux
Avons puisé la vie,... où notre pauvre ère,
Allait remplir ses fleurs, teindre son cratère.
Tâchons de l'enivrer, il aime le bon vin,
Et s'il veut nous baiser, sauvons le genre humain... "
Chacune sur le chef portait un grand voile noir ;
Loth avec sa lanterne, a demandé, hagard :
" A qui sont ces tétons dont la blancheur rayonne ?
Ces globes opalins, dont la pointe frissonne ? "
Il jette sur Agass des regards polissons,
Ecoute en soupirant les charmeuses chansons
Qu'ensemble ont commencé ses filles toutes nues,
Il croit être à Sodome et, sur ses propres filles
Haletant de planter le bâton de famille,
Il s'élance soudain. Agass l'avait prévu.
Au ventre paternel, elle saisit tout nu
Le membre recherché par l'ensemble des femmes
S'aperçoit qu'il faut encore qu'elle l'enflamme,
Et, pour mieux en jouir, elle roule à la main
L'instrument qui doit féconder le genre humain.
" J'enfanterai, dit-elle, et pour être plus sûre
Adoptons pour jouir la meilleure posture. "
Elle tombe à genoux, découvre son cul blanc ;
Le vieux Loth inclinant la tête et s'approchant
Voit le cul : Oh ! Jeune Femme ! Oh ! ma toute belle",
Dit-il alors, jetant ses deux bras autour d'elle.
Agass, poussant le cul, accroît le mouvement
Car elle connaissait l'effet du frottement.
Elle se sent mouiller. Aucune jouissance
N'a pourtant assouvi sa brutale espérance.
Un soupir la saisit ; elle porte la main
Je ne sais où. " Tu n'es pas dans le bon chemin,
C'est à recommencer ", dit-elle à son vieux père.
Et l'ivrogne à nouveau recommence l'affaire ?
En craignant de manquer, il se laisse guider
A travers les replis qu'il devra féconder.
Agass tressaille. Enfin tout son beau corps frissonne ;
Les os ont craqué. Le père Loth s'en étonne
" Qu'as-tu donc ? Mon enfant : va donc que je jouisse !
Si je m'en suis douté, que le ciel m'engloutisse ! "
Dit le vieux Loth. Agass dit alors à sa sœur :
" Viens goûter à ton tour la divine liqueur. "
L'autre aussitôt s'approche et dans ses douces cuisses
Elle montre à son père un doux nid de délices.
Elle chatouille alors les couilles du taureau,
Prend l'arme tout à coup et la met au fourreau.
Entre ses blanches mains, saisit la vieille épée
Pour la faire entrer plus grosse et mieux trempée.
Enfin elle se pâme, laisse tomber ses bras,
Le sceptre paternel inondant ses appas.
" Gloire à Dieu " se dit-elle, " à présent j'ai conçu. "
Loth, en se réveillant n'avait rien vu, ni su.

 

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Illustrations:

Hendrik Goltzius "Loth et ses filles"

Simon Vouet "Loth et ses filles"

 

 

 

 

19/06/2015

"MATIN BRUN". Et une piqûre de rappel. Une !

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Loi liberticide sur le renseignement permettant le flicage total, loi européenne éliminant toute enquête journalistique sur les malversations d'entreprises, métpris du parlement par l'utilisation de cette disposition dictatoriale appelée « 49.3 », le TAFTA qui se profile et mettra les états à la merci des multinationales... Le totalitarisme rampant s'implante sournoisement. Et c'est mal barré...

 

Tenez : une petite piqûre de rappel avec « Matin brun ».

 

Les jambes allongées au soleil, on ne parlait pas vraiment avec Charlie, on échangeait des pensées qui nous couraient dans la tête, sans bien faire attention à ce que l’autre racontait de son côté. Des moments agréables où on laissait filer le temps en sirotant un café. Lorsqu’il m’a dit qu’il avait dû faire piquer son chien, ça m’a surpris, mais sans plus.

 

C’est toujours triste un clebs qui vieillit mal, mais passé quinze ans, il faut se faire à l’idée qu’un jour ou l’autre il va mourir.

- Tu comprends, je pouvais pas le faire passer pour un brun.

- Ben, un labrador, c’est pas trop sa couleur, mais il avait quoi comme maladie ?

- C’est pas la question, c’était pas un chien brun, c’est tout.

- Mince alors, comme pour les chats, maintenant ?

- Oui, pareil.

Pour les chats, j’étais au courant. Le mois dernier, j’avais dû me débarrasser du mien, un de gouttière qui avait eu la mauvaise idée de naître blanc, taché de noir.

C’est vrai que la surpopulation des chats devenait insupportable, et que d’après ce que les scientifiques de l’État national disaient, il valait mieux garder les bruns. Que des bruns.

Tous les tests de sélection prouvaient qu’ils s’adaptaient mieux à notre vie citadine, qu’ils avaient des portées peu nombreuses et qu’ils mangeaient beaucoup moins. Ma foi un chat c’est un chat, et comme il fallait bien résoudre le problème d’une façon ou d’une autre, va pour le décret qui instaurait la suppression des chats qui n’étaient pas bruns.

Les milices de la ville distribuaient gratuitement des boulettes d’arsenic. Mélangées à la pâtée, elles expédiaient les matous en moins de deux. Mon cœur s’était serré, puis on oublie vite. Les chiens, ça m’avait surpris un peu plus, je ne sais pas trop pourquoi, peut-être parce que c’est plus gros, ou que c’est le compagnon de l’homme comme on dit. En tout cas Charlie venait d’en parler aussi naturellement que je l’avais fait pour mon chat, et il avait sans doute raison. Trop de sensiblerie ne mène pas à grand-chose, et pour les chiens, c’est sans doute vrai que les bruns sont plus résistants.

On n’avait plus grand-chose à se dire, on s’était quittés mais avec une drôle d’impression. Comme si on ne s’était pas tout dit. Pas trop à l’aise. Quelque temps après, c’est moi qui avais appris à Charlie que le Quotidien de la ville ne paraîtrait plus. Il en était resté sur le cul : le journal qu’il ouvrait tous les matins en prenant son café crème !

- Ils ont coulé ? Des grèves, une faillite ?

- Non, non, c’est à la suite de l’affaire des chiens.

- Des bruns ?

- Oui, toujours. Pas un jour sans s’attaquer à cette mesure nationale. Ils allaient jusqu’à remettre en cause les résultats des scientifiques. Les lecteurs ne savaient plus ce qu’il fallait penser, certains même commençaient à cacher leur clébard !

- À trop jouer avec le feu...

- Comme tu dis, le journal a fini par se faire interdire.

- Mince alors, et pour le tiercé ?

- Ben mon vieux, faudra chercher tes tuyaux dans les Nouvelles Brunes, il n’y a plus que celui-là. Il paraît que côté courses et sports, il tient la route. Puisque les autres avaient passé les bornes, il fallait bien qu’il reste un canard dans la ville, on ne pouvait pas se passer d’informations tout de même.

J’avais repris ce jour-là un café avec Charlie, mais ça me tracassait de devenir un lecteur des Nouvelles Brunes. Pourtant, autour de moi les clients du bistrot continuaient leur vie comme avant : j’avais sûrement tort de m’inquiéter. Après ça avait été au tour des livres de la bibliothèque, une histoire pas très claire, encore. Les maisons d’édition qui faisaient partie du même groupe financier que le Quotidien de la ville, étaient poursuivies en justice et leurs livres interdits de séjour sur les rayons des bibliothèques. Il est vrai que si on lisait bien ce que ces maisons d’édition continuaient de publier, on relevait le mot chien ou chat au moins une fois par volume, et sûrement pas toujours assorti du mot brun. Elles devaient bien le savoir tout de même.

- Faut pas pousser, disait Charlie, tu comprends, la nation n’a rien à y gagner à accepter qu’on détourne la loi, et à jouer au chat et à la souris. Brune, il avait rajouté en regardant autour de lui, souris brune, au cas où on aurait surpris notre conversation.

Par mesure de précaution, on avait pris l’habitude de rajouter brun ou brune à la fin des phrases ou après les mots. Au début, demander un pastis brun, ça nous avait fait drôle, puis après tout, le langage c’est fait pour évoluer et ce n’était pas plus étrange de donner dans le brun, que de rajouter putain con, à tout bout de champ, comme on le fait par chez nous. Au moins, on était bien vus et on était tranquilles.

On avait même fini par toucher le tiercé. Oh, pas un gros, mais tout de même, notre premier tiercé brun. Ça nous avait aidés à accepter les tracas des nouvelles réglementations. Un jour, avec Charlie, je m’en souviens bien, je lui avais dit de passer à la maison pour regarder la finale de la Coupe des coupes, on a attrapé un sacré fou rire. Voilà pas qu’il débarque avec un nouveau chien ! Magnifique, brun de la queue au museau, avec des yeux marron.

- Tu vois, finalement il est plus affectueux que l’autre, et il m’obéit au doigt et à l’œil. Fallait pas que j’en fasse un drame du labrador noir.

A peine il avait dit cette phrase, que son chien s’était précipité sous le canapé en jappant comme un dingue. Et gueule que je te gueule, et que même brun, je n’obéis ni à mon maître ni à personne ! Et Charlie avait soudain compris.

- Non, toi aussi ?

- Ben oui, tu vas voir.

Et là, mon nouveau chat avait jailli comme une flèche pour grimper aux rideaux et se réfugier sur l’armoire. Un matou au regard et aux poils bruns.

Qu’est ce qu’on avait ri. Tu parles d’une coïncidence !

- Tu comprends, je lui avais dit, j’ai toujours eu des chats, alors... Il est pas beau, celui-ci ?

- Magnifique, il m’avait répondu.

Puis on avait allumé la télé, pendant que nos animaux bruns se guettaient du coin de l’œil.

Je ne sais plus qui avait gagné, mais je sais qu’on avait passé un sacré bon moment, et qu’on se sentait en sécurité. Comme si de faire tout simplement ce qui allait dans le bon sens dans la cité, nous rassurait et nous simplifiait la vie. La sécurité brune, ça pouvait avoir du bon. Bien sûr je pensais au petit garçon que j’avais croisé sur le trottoir d’en face, et qui pleurait son caniche blanc, mort à ses pieds. Mais après tout, s’il écoutait bien ce qu’on lui disait, les chiens n’étaient pas interdits, il n’avait qu’à en chercher un brun. Même des petits, on en trouvait. Et comme nous, il se sentirait en règle et oublierait vite l’ancien.

Et puis hier, incroyable, moi qui me croyais en paix, j’ai failli me faire piéger par les miliciens de la ville, ceux habillés de brun, qui ne font pas de cadeau. Ils ne m’ont pas reconnu, parce qu’ils sont nouveaux dans le quartier et qu’ils ne connaissent pas encore tout le monde.

J’allais chez Charlie. Le dimanche, c’est chez Charlie qu’on joue à la belote. J’avais un pack de bières à la main, c’était tout. On devait taper le carton deux, trois heures, tout en grignotant. Et là, surprise totale : la porte de son appart avait volé en éclats, et deux miliciens plantés sur le palier faisaient circuler les curieux. J’ai fait semblant d’aller dans les étages du dessus et je suis redescendu par l’ascenseur. En bas, les gens parlaient à mi-voix.

- Pourtant son chien était un vrai brun, on l’a bien vu, nous !

- Oui, mais à ce qu’ils disent, c’est que avant, il en avait un noir, pas un brun. Un noir.

- Avant ?

- Oui, avant. Le délit maintenant, c’est aussi d’en avoir eu un qui n’aurait pas été brun. Et ça, c’est pas difficile à savoir, il suffit de demander au voisin.

J’ai pressé le pas. Une coulée de sueur trempait ma chemise. Si en avoir eu un avant était un délit, j’étais bon pour la milice. Tout le monde dans mon immeuble savait qu’avant j’avais eu un chat noir et blanc. Avant ! Ça alors, je n’y aurais jamais pensé !

Ce matin, Radio brune a confirmé la nouvelle. Charlie fait sûrement partie des cinq cents personnes qui ont été arrêtées. Ce n’est pas parce qu’on aurait acheté récemment un animal brun qu’on aurait changé de mentalité, ils ont dit.

« Avoir eu un chien ou un chat non conforme, à quelque époque que ce soit, est un délit. » Le speaker a même ajouté « Injure à l’État national. »

Et j’ai bien noté la suite. Même si on n’a pas eu personnellement un chien ou un chat non conforme, mais que quelqu’un de sa famille, un père, un frère, une cousine par exemple, en a possédé un, ne serait ce qu’une fois dans sa vie, on risque soi-même de graves ennuis.

Je ne sais pas où ils ont amené Charlie. Là, ils exagèrent. C’est de la folie. Et moi qui me croyais tranquille pour un bout de temps avec mon chat brun.

Bien sûr, s’ils cherchent avant, ils n’ont pas fini d’en arrêter des proprios de chats et de chiens.

Je n’ai pas dormi de la nuit. J’aurais dû me méfier des bruns dès qu’ils nous ont imposé leur première loi sur les animaux. Après tout, il était à moi mon chat, comme son chien pour Charlie, on aurait dû dire non. Résister davantage, mais comment? Ça va si vite, il y a le boulot, les soucis de tous les jours. Les autres aussi baissent les bras pour êtreun peu tranquilles, non?

On frappe à la porte. Si tôt le matin, ça n’arrive jamais. J’ai peur. Le jour n’est pas levé, il fait encore brun au dehors.

- Mais, arrêtez de taper si fort, j’arrive.

 

Franck Pavloff

 

 

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18/06/2015

Le traf(r)ic de ces migrants dont personne ne veut.

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Ce brave Guetta a fait fort ce matin dans le registre de la bien-pensance compassionnelle dégoulinante. Un festival. Comparant les « efforts » fait par le Liban, la Turquie ou la Jordanie avec ceux de l'Europe, il se drape dans sa dignité offusquée et nous invite à avoir honte de nous, de notre égoïsme, de notre manque de pitié... Il veut nous faire pleurer sur ces gens que se renvoient la France et l'Italie à Vintimille.

 

Eh bien moi, monsieur Guetta, je n'ai pas envie de pleurer avec les tartufes, de bêler avec les imbéciles heureux, de me rouler dans des transes repentantes. Ni remord, ni auto-accusation ni dégoût de soi-même. Faut-il se goinfrer de ce gâteau écœurant : un fond d'humanitaire fourré d'une épaisse crème de pseudo antiracisme, nappé de remords atavique et agrémenté d'une belle inscription : Mea culpa ! »

 

Egoïsme ? Cynisme ? Non. Peur légitime d'être submergés par cette invasion rampante. Le pays réel, le populo, se préoccupe avant tout de son emploi s'il a la chance d'en avoir un, de ses finances indigentes, du prix de son logement, de l'avenir de ses enfants, et si possible de ses vacances et de ses loisirs… Quant aux « sans dents », ils voient d'un très mauvais œil cette « concurrence »... Les problèmes des autres passent légitimement derrière la résolution de ses problèmes à lui. En parlant cru, il s'en fout. Point/barre !

 

La lâcheté devant les faibles est une des formes les plus actives, les plus subtiles et les plus mortelles de la lâcheté ! Seulement la vérité fait peur : peut-on inviter à notre table tous ces pauvres migrants si émouvants ? La réponse, trouvez-là vous-même : en France, 5 millions de chômeurs, 10 millions de personnes touchées par la crise du logement, 3,5 millions pas ou mal logés, 700.000 dont le seul domicile est la rue où ils survivent, souffrent l'humiliation et meurent dans l'indifférence générale. Et il faudrait ouvrir les portes toutes grandes pour accueillir toute la misère du monde ?

 

Quel pays connaissant un taux de chômage dépassant les 10% peut absorber une telle masse d’individus, jeunes, sans formation, sans compétences et avides de consommer et de se reproduire ? A qui fera-t-on croire que l’accueil des damnés du tiers-monde est une « chance » ? Chance pour qui ? Pour quelques patrons voyous qui y voient un réservoir inépuisable de main-d’œuvre quasi-gratuite, taillable et corvéable à merci. On est en train de réinventer l'esclavage. Des rabatteurs appâtent et regroupent les candidats à l'émigration. Des trafiquants les rackettent puis les entassent dans des barcasses pourries prêtent à couler en leur disant, pour les rassurer, que les bateaux européens les recueilleront s'ils ont des problèmes de navigation. Et les bœufs se laissent mener à l'abattoir, mues par l'espoir illusoire d'une vie meilleure dans cette Europe qu'on leur fait miroiter comme le paradis. Sans oublier les terroristes qui se glissent dans le tas...

 

Le très lucratif business du trafic des migrants est aux mains, au départ de la Libye, d'Al Qaeda et de l’État islamique, à l'arrivée des mafias italiennes. Des armes, des flottilles de bateaux pneumatiques, des lieux pour loger des centaines de migrants prêts à risquer leur vie pour rejoindre l’UE : les événements dévoilent l’ampleur de la logistique déployée par les trafiquants implantés en Libye et la nécessaire implication des autorités locales pour que les départs aient lieu. Les récalcitrants sont forcés d'embarquer. S'ils ne peuvent pas payer l'alternative est : travailler comme esclave ou vendre ses organes...

 

Sur les rives turques de la Méditerranées, le traf(r)ic d'êtres humains prend une dimension quasi industrielle. Des groupes criminels organisés achètent des navires poubelles, passent carrément des annonces du genre « Navires entre 75 et 120 mètres en partance pour l’Italie, sans passeport ni visa ». Sans se cacher. Avec la complicité passive des autorités d'Erdogan. Les migrants sont là des Syriens capables payer entre 4.500 et 6.000 euros. Les bénefs sont considérables : 3 à 4 millions d'euros par navire selon Frontex... Plus lucratif que la drogue et pratiquement sans danger pour les trafiquants. 

 

Qui sont-ils ces migrants ? Pour beaucoup, des noirs subsahariens, très nombreux à travailler en Libye du temps de Kadhafi et qui sont maintenant chassés et subissent un racisme féroce de la part des clans qui se partagent le pouvoir. Merci Sarko ! Pour d'autres, des subsahariens victime d'une tradition imbécile : dans la plupart des pays d'Afrique, il est de coutume d'envoyer, dans chaque famille, un des leurs en Europe pour y travailler et envoyer ensuite de l'argent. Ce miroir aux alouettes reste bien présent dans les familles africaines. Il y a enfin ceux qui fuient des pays en guerre. Libye (merci Sarko), Syrie (merci François, merci Barrack), Irak (merci les divers Bush). Ils fuient la guerre. On peut les comprendre. Mais il pourrait aussi prendre le maquis, prendre les armes et lutter contre les barbares qui les chassent, les massacrent, les égorgent. D'autres l'ont fait en d'autres temps bien pires en France, en Grèce, en Yougoslavie, en Italie. Les Kurdes montrent victorieusement l'exemple !

 

Que faire ? Accueillir tous ces migrants ? Impensable sauf à accepter des troubles qui déboucheront sur des guerres civiles en Europe et l'arrivée au pouvoir des partis de l'extrême-droite fascisante.

 

Les repousser mani militari ? Quel pays osera tirer des coups de semonces voire des tirs au but pour faire rebrousser chemin aux navires des trafiquants ?

 

Il serait plus judicieux, à court terme, de détruire sur place en Libye, par des coups de mains militaires, les nids de vipères des trafiquants. Aider l'ONU à chercher des solutions aux guerres internes qui jettent les peuples victimes à travers les déserts de sable et d'eau. Arrêter de piller l'Afrique et au contraire aider les gouvernements en place à développer hors de toute corruption, ce qui n'est pas le plus facile, une agriculture vivrière et des industries utiles sur place. Assortir toute aide d'une obligation de contrôle des naissances. Enfin éduquer, instruire, ouvrir des écoles autres que ces sinistres madrassas, pivot de l'obscurantisme.

 

Mouais... On n'est pas sorti de l'auberge...

 

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17/06/2015

Eh ! Valls. Eh ! Macron. Vous l’avez lu le programme du Conseil National de la Résistance auquel vous devez votre liberté et votre position ?

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Pour mesurer ce que les gouvernements ultra-libéraux, sous Hollande comme sous Sarko,  nous arrachent, pour relever enfin la tête, voici – indispensable piqure de rappel – le programme du Conseil National de la Résistance élaboré dans une France encore occupée, celui-là même que le Medef et ses marionnettes au « pouvoir » s’efforcent de détruire. C’est un peu long, mais c’est un document de référence.

 

"Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.

Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

Aussi les représentants des organisations de la Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.


I - PLAN D’ACTION IMMÉDIATE



II - MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération :

1) Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le Général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;

2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;

3) Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d’occupation ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par les gouvernements de l’axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable ;

4) Afin d’assurer :

  l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;

  la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;

  la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ;

  la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;

  l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;

  le respect de la personne humaine ;

  l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;

5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

   a) Sur le plan économique :

  l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

*  une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des États fascistes ;

*  l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

*  le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

 *  le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

*  le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

   b) Sur le plan social :

*  le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;

*  un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

*  la garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;

*  la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;

*  un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;

*  la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;

*  l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance conte les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;

*  une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

*  le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.

   c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.

   d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation.

Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale.

L’union des représentants de la Résistance pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi.

En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N et de son président le général De Gaulle !

En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !

LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE



Ce programme de combat est la source du préambule de la Constitution de 1946, repris en 1958 :

Préambule de la Constitution de 1946


  1. Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l'homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

2. Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après :

3. La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme.

4. Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la République.

5. Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.

6. Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l'action syndicale et adhérer au syndicat de son choix.

7. Le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.

8. Tout travailleur participe, par l'intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu'à la gestion des entreprises.

9. Tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité.

10. La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.

11. Elle garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence.

12. La Nation proclame la solidarité et l'égalité de tous les Français devant les charges qui résultent des calamités nationales.

13. La Nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat.

14. La République française, fidèle à ses traditions, se conforme aux règles du droit public international. Elle n'entreprendra aucune guerre dans des vues de conquête et n'emploiera jamais ses forces contre la liberté d'aucun peuple.

15. Sous réserve de réciprocité, la France consent aux limitations de souveraineté nécessaires à l'organisation et à la défense de la paix.

16. La France forme avec les peuples d'outre-mer une Union fondée sur l'égalité des droits et des devoirs, sans distinction de race ni de religion.

17. L'Union française est composée de nations et de peuples qui mettent en commun ou coordonnent leurs ressources et leurs efforts pour développer leurs civilisations respectives, accroître leur bien-être et assurer leur sécurité.

18. Fidèle à sa mission traditionnelle, la France entend conduire les peuples dont elle a pris la charge à la liberté de s'administrer eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres affaires ; écartant tout système de colonisation fondé sur l'arbitraire, elle garantit à tous l'égal accès aux fonctions publiques et l'exercice individuel ou collectif des droits et libertés proclamés ou confirmés ci-dessus.



16/06/2015

Guerre contre Monsanto. Des nouvelles du front.

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Camouflage. Monsanto travaille sur un accord de fusion avec son concurrent suisse Syngenta. Dans ce cadre, l'entreprise la plus détestée au monde tente de tromper le public en changeant le nom de la nouvelle entité provenant de la fusion de ces deux gros fabricants de poisons mondiaux. Monsanto veut ainsi échapper à sa triste histoire en abandonnant son nom synonyme dans l'esprit de beaucoup d'empoisonnement, de manipulation du vivant, de spoliation par les brevets, de ruine des petits paysans par les OGM.

Si cette fusion Monsanto Syngenta arrive à son terme, cela multipliera les préoccupations environnementales et de santé, mais aussi celles concernant le contrôle de l'agriculture et de main mise sur le système alimentaire mondial.

 

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Victoire judiciaire conre Monsanto. Le 20 mai 2014, 66 % des électeurs du comté de Jackson (Etats-Unis) ont voté pour interdire la culture des plantes OGM dans ce comté. Soutenu par 150 exploitations familiales et des centaines d'entreprises locales. C'est une association de lutte contre les OGM, « The Center for Food Safety » qui a porté plainte contre le préjudice subi par les agriculteurs cultivant sans OGM par le voisinage de cultures OGM qui contaminent leurs productions. La victoire en justice a été acquise, malgré un million de dollar dépensés par Monsanto et d'autres sociétés de produits chimiques. Selon l'ordonnance de justice, les agriculteurs qui ont déjà des cultures génétiquement modifiées peuvent récolter cette année, mais doivent retirer les cultures OGM dans les 12 mois. Ils réclament néanmoins d'énormes compensations financières...

 

* * * *

 

Le glyphosate interdit au Sri Lanka. Le président nouvellement élu du Sri Lanka (ex Ceylan), Maithripala Sirisena, a annoncé que l'importation du plus utilisé des herbicide, à base de glyphosate, sera interdite avec effet immédiat. Le nouveau président, agriculteur et ancien ministre de la santé, soucieux de protéger la communauté agricole du Sri Lanka, a déclaré que le glyphosate est responsable de l'augmentation du nombre de maladies rénales chroniques parmi les agriculteurs. Dans ce pays, ces seules maladies rénales chroniques affligent 15 % des personnes en âge de travailler dans la partie nord du pays. 400.000 paysans sont atteints et le nombre de mort est estimé à 20.000.

Suite au dernier rapport de l'OMS sur le glyphosate, SRI Lanka est le deuxième pays à interdire totalement la vente d'herbicides à base de glyphosate, après le Salvador qui a pris cette décision dès 2013 pour les mêmes raisons. Les Bermudes ont également institués une interdiction temporaire sur les importations de ce produit.

 

* * * *

 

En France. Le glyphosate, l'herbicide le plus utilisé en France, ne sera pas interdit malgré son classement comme "probablement cancérigène", a annoncé Stéphane Le Foll... Le glyphosate, présent notamment dans le Roundup (Monsanto), et les insecticides malathion et diazinon ont été classés en mars cancérogènes "probables chez l'homme", même si les "preuves sont limitées", selon le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

L'association de consommateurs CLCV a interpellé les agences sanitaires françaises et européennes et le ministre de l'Agriculture concernant le glyphosate, demandant notamment qu'il ne soit plus vendu en libre service aux jardiniers amateurs. Le RoundUp est pourtant encore largement présent dans toutes les jardineries et les grandes surfaces... France, Sri Lanka, ce n'est manifestement pas le même combat. Les lobbies seraient-ils passés par là ?!

 

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15/06/2015

Puçage RFID humain désormais en France. La démocratie est mal barrée...

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Il y a quelques semaines, quelques rares médias et surtout la blogosphère ont bruissé autour de cette nouvelle : une entreprise suédoise rendait obligatoire pour ses salariés l'implantation d'une puce RFID dans la main. Pour quels avantages accepter une telle sujétion ? Ouvrir quelques portes sans sortir son badge, payer le café à la cafétéria de la boite, se servir de la photocopieuse et quelques autres konneries de ce calibre. Et c'est pour ça que ces salariés acceptent cette servitude volontaire ? Aux fous ! Avec cette puce – qui permet la géolocalisation par satellites de l'individu porteur, qui intègre des tas de données personnelles, d'identité, d'adresse, de santé, de coordonnées bancaires, de cartes de crédit, etc. - le bétail humain devient aussi traçable que les vaches...

 

Eh bien ça y est : ces horreurs – qui illustrent l'effarante propension de l'humanité à accepter la servitude volontaire – sont maintenant en France. Depuis ce dernier ouiquinde, le 13 juin au Festival Futur en Seine, sur le plateau de La Gaité lyrique à Paris. Sans trop y réfléchir, des gars et des filles, au bon sens aveuglé par le « progrès branché », rêvant de « l'Homme Augmenté », ont payé 200 euros pour se faire planter dans la viande, entre le pouce et l'index ou sur le dos de la main, une puce électronique, la même qu'on implante aux vaches. Avantages : cette puce peut permettre d'ouvrir leur porte, leur box de parking, d'entrer dans leur salle de sport, d'entrer et de payer leur consommation dans leur discothèque et autres broutilles comme déverrouiller leur ordinateur ou leur smartphone...

 

Bien sûr, les promoteurs de ce puçage insistent sur le fait qu'il s'agit d'améliorer les capacités des êtres humains par la biotechnologie, de nous rendre plus efficace, d'optimiser notre intégration dans notre environnement urbain et professionnels, bref, de nous rendre plus « efficient ». Il s’agit aussi de préparer l’opinion publique à ce qui sera demain la norme quand les pouvoirs publics rendront le puçage obligatoire. Les imbéciles heureux volontaires de ce marquage électronique dernier cri sont en réalité les cobayes d’un projet d’envergure qui vise ni plus ni moins qu’à rendre l’individu totalement transparent et à le livrer pieds et poings liés aux dispositifs de surveillance et de contrôle.

 

La finalité, c'est de laisser aux individus le moins de liberté possible. En connaissant tout d'eux, identité, coordonnées bancaires, santé, cercle d'amis, photos, etc. Pour cela, la konnerie humaine étant la seule approche que l'on puisse avoir de l'infini, les « fliqués » étalent eux-même à la vue des « fliqueurs » toute leur intimité dans les réseaux dits sociaux qui ne sont que des outils d'espionnage acceptés par ceux qui s'y vautrent avec une naïveté effarante.

 

La technologie RFID (Radio Frequency Identification) permet d’identifier un objet ou un être vivant, d’en connaître les caractéristiques et d’en suivre le cheminement, le tout à distance et sans contact, grâce à une étiquette émettant des ondes radio, attachée ou incorporée à l’objet. Les informations sont stockées sur le produit où l’étiquette est collée ou implantée, et transmises au lecteur RFID par ondes radio. La RFID est utilisée pour la traçabilité de certains produits ou objets, l’identification des animaux d’élevage (remplaçant le tatouage) ou des individus (par stockage des données biométriques dans les badges électroniques, passeports, cartes d’identité ou d’assurance maladie, titres de transport ou permis de conduire). Sans compter que le piratage est toujours possible : ces ondes étant rarement cryptées, il est très facile de les intercepter et même de les copier sur un autre support, et ainsi d’usurper l’identité d’autrui. Et rien n’interdit d’y placer des “cookies”, comme ceux qu’envoient les sites web, afin de suivre à la trace le trajet des objets ou des personnes ainsi identifiés. Le risque de traçabilité des individus et le faible niveau de protection de leurs données personnelles ont suscité l’inquiétude de la CNIL. Ceci sans parler des risques de cancers induits par les ondes émises par ces engins... Un prochain scandale sanitaire ?

 

Mais le danger principal est surtout d’offrir aux récents projets de surveillance généralisée des populations (voir Loi sur le renseignement, pire que le Patriot Act yankee) un outil parfaitement adapté et efficient. Implanté dans le corps de l’individu, la RFID devient l’instrument de contrôle social sans doute le plus redoutable jamais conçu. Le stockage quasi-illimité des données personnelles permet de l’identifier à distance, de savoir (presque) tout de lui et de le suivre dans tous ses déplacements.

 

Depuis une quinzaine d'années, des lois en cascades réduisent les libertés publiques, sous prétexte de « lutter contre le terrorisme ». La RFID, comme les autres outils technologiques de surveillance et de contrôle alimentant le renseignement préventif, sert le projet totalitaire d’une société d’individus dans laquelle toute notion de vie privée a été abolie et placée sous la domination totale et permanente de l’appareil d’État.

 

Elle est mal barrée la démocratie...

 

Sources :

lien 1

lien 2

 

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14/06/2015

Ouiquinde gastronomique: les rougets de Porto Polo

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Regina

 

C'est à Porto Polo, près de Pila Canale

Que vivait Regina sur sa Corse natale

Les pouristes n'avaient pas encore envahis

Les criques parfumées de ce si beau pays

 

Je plongeais au corail et chassais la girelle

Dans la mer cristalline ou bien sous les tonnelles

De la guinguette bleue où, aux parfums du soir,

La jeunesse dansait quand chantaient les guitares.

 

Moi j'avais dix-huit ans, elle tout juste seize

Je sentais contre moi frémir son corps de braise

Elle m'a serré fort quand je l'ai caressée,

 

J'ai plongé dans ses yeux et je l'ai embrassé.

Le lendemain matin, c'était une autre affaire

Quand ses frères m'ont dit : " Qu'est-ce que tu comptes faire ? ! "

 

 

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- Bon. Et alors, Victor ! Franchement, qu'as-tu fait ?

- Ils n'étaient pas méchants, ils voulaient m'esbrouffer,

Ca m'a coûté plusieurs tournées de Casanis

Si bien qu'en rien de temps, nous étions des amis.

Je suis allé chez eux et nous avons mangé

Ce que j'avais pêché : de superbes rougets.

Le père était pêcheur et s'appelait Toussaint,

Il a fait les rougets à la crème d'oursins.

Tu comptes deux poissons moyens par invité,

Alors, par les ouïes, il te faut les vider,

C'est assez délicat mais c'est indispensable,

Avec un peu de soin, tu en seras capable.

Tu vas les écailler, les rincer, les sécher,

Dans un plat les saler, poivrer et asperger

D'huile d'olive corse et puis les oublier

Pendant trente minutes, au frais, dans le cellier.

Pendant ce temps, petit, tu prépares ta farce

Tout en buvant un coup avec quelques comparses.

Un peu de mie de pain humectée dans du lait,

Des feuilles de myrte fraîche finement ciselées,

Sel, poivre, jaune d'œuf, du beurre ramolli,

Gousses d'ail écrasées comme pour l'aïoli,

Tu pistes bien le tout dans le creux d'un mortier

Met de l'huile d'olive et tourne pour lier.

Avec cet appareil, tu farcis tes poissons,

Toujours par les ouïes, c'est la seule façon.

Place chaque rouget sur un papier d'alu,

Saupoudre avec du sel et du poivre moulu,

Ferme tes papillotes, glisses-les sous la cendre

Chaude mais pas brûlante. Dessus tu vas répandre

Des braises rougeoyantes avec la pince en fer.

Laisse-les comme ça, un quart d'heure, sans t'en faire.

Pendant ce temps, occupe-toi de tes oursins.

Tu les ouvres au ciseau, pas comme un assassin,

Bien délicatement tu en sors le corail,

Tu récupères l'eau ainsi que la mouscaille

Qu'il te faudra filtrer finement au chinois,

Un peu d'huile d'olive et du beurre une noix,

Tu mélanges le tout et fouettes vivement

Afin d'émulsionner ces quatre ingrédients.

Tu sers tes papillotes ouvertes sur l'assiette,

Et nappes avec ta crème d'oursins à peine tiède.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l'amour !

 

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13/06/2015

Ouiquinde paillard avec Claude de Chouvigny, baron de Blot

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Or, adieu donc, mes camarades,
Quittons les péchés de jadis,
Putains, bouteilles, mascarades,
Il nous faut gagner Paradis.
Nous y foutrons chacun un Ange,
Dont le cul sent la fleur d'orange.

L'un aime le con d'une fille,
L'autre le cul d'un beau garçon,
L'autre n'aime garçon ni fille
Et ne chérit que son flacon.
Pour moi, je bois, je ris, je chante,
Et je fous ce qui se présente.

Quant à ces pauvres sodomites,
Que le Seigneur, dit-on, brûla,
J'ai toujours ouï-dire aux Jésuites
Que ce ne fut pas pour cela,
Mais qu'ils voulurent foutre un ange,
Ce que Dieu trouva fort étrange.

 

* * * *

Le Pape fout la Dame Olympe
Le Cardinal Patron la grimpe :
L'un la fout en cul, l'autre en con
Pour s'exercer en ce manège
Elle répète sa leçon
Avec tout le Sacré Collège.

 

* * * *

 

Lorsque Vigeon vit l'assemblée,
Qui l'assistait dans son malheur,
D'une voix forte et non troublée
Il lui dit :"Vous me faites honneur ;
Vraiment voilà bien de la foule
Pour un simple fouteur de poule !"

"Quoi Messieurs ! quand cette potence
Devrait soutenir aujourd'hui
Bautru, ce grand bougre de France,
Vous n'en feriez pas plus pour lui.
Vraiment voilà bien de la foule
Pour un simple fouteur de poule !

"Si c'était le duc de Vendôme,
Fils naturel d'un très grand Roi,
Premier marguillier de Sodome,
Vous n'en feriez pas plus qu'à moi.
Vraiment voilà bien de la foule
Pour un simple fouteur de poule !

"A Dieu, au Roi, à la Justice,
Je veux bien demander pardon ;
Mais je souffrirai le supplice
Sans m'excuser auprès du con.
Je veux mourir en galant homme,
A Paris, comme on fait à Rome."

 

* * * *

Musiciens, plaquez de gaillardes musiques à ces chansons de 1649 !

 

Illustration: Watteau - Nymphe et Satyre

 

12/06/2015

Demandez du chômeur ! Jeunes, vieux, mâles, femelles !

chômage flamby dessis de Burki.jpg

 

- Holà ! Sieur Paul Hamploi, qu’avez-vous en rayon ?

- De tout, Sieur du Maidef, et des pleins bataillons !

Grâce à la politique de notre ami Macron

Les chômeurs prolifèrent comme mouches sur étron,

Vingt-deux mille en plus pour le seul mois d'avril

De l’homme, de la femme, du jeune, du viril,

Du Catégorie A, élevé sous la mère,

Et en plus pour pas cher, c’est vraiment des affaires.

Tâtez donc ! C’est du bon ! Et je fais des promos !

J’ai du jeune apprenti pour gratis pro deo,

Et puis du tout-venant, sans beaucoup de diplômes,

A des prix attractifs, autant femmes que hommes

J’ai du black, du bronzé, sans papiers, mais pas tous,

Pour pouvoir, sans faiblir, faire suer le burnous !

Si vous calculez bien, chaque unité de viande

Docile, bien formée, et très obéissante

Ne vous revient à rien ! Tout gratos ! Tout Bénef !

Qu’est-ce qu’on dit à Macron ? Cher Monsieur du Maidef ?

Sans compter qu’avec ça, profitant de la crise

Jetez donc à la rue toutes vos tempes grises !

Les anciens travailleurs, ça pue, ça coûte cher,

Remplacez-les par de la jeune et tendre chair !

 

- Si fait mais du senior docile et bien formé,

Pas des premières mains, mais point trop abîmés,

Pas trop vieux, ayant des besoins alimentaires,

Je peux leur confier des boulots secondaires

Mais je ne veux payer leur savoir, leur fatigue

Qu’avec quelques kopecks, quelques poignées de figues.

 

- J’ai tout ça en rayon. Pas cher. Charges comprises.

Mon meilleur pourvoyeur, grâce à vous, c’est la crise !

La crise permettant de beaux plans sociaux,

Qui met les travailleurs au niveau des bestiaux,

Pour goinfrer grassement vos amis actionnaires

Car tout licenciement rend la bourse haussière !

Qu’importe si l’État s’écroule sous la dette

Vous pouvez, au Medef, continuer la fête !

Qu’est-ce qu’on dit à François ? Cher Monsieur du Maidef ?

- Un grand merci bien sûr ! J’achète derechef !

 

 

Illustration:merci à Burki

 

11/06/2015

L'EPR bientôt à la poubelle ?!

EPR gouffre.jpg

 

Et une cagade de plus pour ce cher, ce très cher EPR ! Maintenant, ce sont les soupapes de sécurité qui déconnent. C'est vrai qu'on est habitué et donc ça ne choque plus personne. Mais ça donne encore plus de poids à LA question : on arrête là les dégâts où on continue les konneries ? Ouarf ! Les drogués aux neutrons doivent s’étrangler de rage !

 

Non mais, on croit rêver ! On cauchemarde plutôt ! Si nous, Français, arrêtons la construction de ce « machin » qu'est l'EPR, qui va nous en acheter ? Et ces belles centrales que fabriquent (mal!) Aréva et EDF, qu’est-ce qu’on va en faire ? A qui va-t-on les fourguer ? Aux Chinetoques ? Mouais… On leur en vend deux, ils les décortiquent et les refont à l’identique, en changeant seulement la couleur des rideaux. Et on l’a dans l’oigne. Comme Siemens pour ses TGV, comme EADS pour ses Airbus ! D’accord, on a vendu un EPR à la Finlande. Mais alors là, c’est la honte ! Des années de retard, des problèmes à n’en plus finir et un coût qui passe de 3 milliards d’euros à…9 milliards (pour le moment !), la différence étant par contrat à la charge des fabricants.

 

Les fabricants, en France, ce sont Aréva et EDF. Les « fleurons » de l’industrie nucléaire françouaise ! Fleurons ? Plutôt fanés… Aréva est en faillite. Ses choix en matière de recherche de sites uranifères se sont montrés hasardeux, voire scandaleux d'incompétence. Le retraitement des déchets ? Plus de contrats sauf ceux d’EDF imposés par l’Etat. Construction de centrale ? Voir l’EPR de Finlande. Un bide et un gouffre financier. Fabrication du combustible ? Les commandes ne se bousculent pas, d’autant plus que le fameux Mox (mélange d’uranium enrichi et de plutonium de récupération) a montré à Fukushima sa nocivité redoutable.

 

EDF est appelé à la rescousse. Ben voyons... EDF a la possibilité de pomper dans la poche des clients et, malgré ses dettes faramineuses et la plongée de son cours de bourse, s’en tirera toujours, c’est nous qui payons !

 

Moralité : la France fait dès à présent figure de dinosaure ringard en Europe avec son industrie du passé ! Nous gaspillons des montagnes de pognon à maintenir en place un parc de centrales nucléaires dépassées, vieilles, devenues très dangereuses comme l’a révélé Fukushima.  Nous construisons à coups de milliards toujours plus nombreux un EPR ringard puisque n’étant que le prolongement technologique même pas amélioré des centrales existantes. Tout le pognon que notre pays jette dans le gouffre du nucléaire ne serait-il pas plus utile en matière d’éoliennes, de photovoltaïque, de géothermie, d’économie d’énergie, de bâtiments à bilan énergétique neutre, etc. ! Toutes matières neuves, d’avenir, pourvoyeuses d’emplois et de devises à l’exportation. C’est le choix qu’ont fait les Allemands depuis des années. Et nous nous essouffleront à leur courir après dans l’avenir à cause de la lâcheté de gouvernants inféodés au lobby des nucléocrates…

 

 Sauf que...le décret d’autorisation de l’EPR expire en avril 2017. Si le réacteur ne peut être mis en service à cette date, le gouvernement pourra annuler son cadre réglementaire ! Publié le 10 avril 2007, le décret n° 2007-534 prévoit en son article 3 que « le délai pour réaliser le premier chargement en combustible nucléaire du réacteur est fixé à dix ans à compter de la publication du présent décret ». Soit le 11 avril 2017. Le problème, c’est qu’il semble fort improbable qu’à cette date le réacteur Flamanville-3 puisse être mis en service. Car il faut d’ici là que l’ASN autorise le chargement des combustibles, décision qui nécessite de nombreux essais. Après les problèmes de la cuve, les nouveaux déboires au niveau de ces installations essentielles que sont les soupapes de sûreté rendent cette décision plus qu'aléatoires. « Si l’EPR n’est pas mis en service en avril 2017 se pose la question du statut juridique de l’installation, écrit la commission parlementaire d’enquête sur les coûts du nucléaire, pilotée en 2014 par les députés François Brottes et Denis Baupin. Le gouvernement aurait la possibilité d’annuler le décret, obligeant EDF à reprendre la procédure. » Concrètement, l’EPR ne serait pas jeté à la poubelle comme un gigot ayant dépassé sa date de péremption, mais il entrerait dans une séquence juridique difficile... Avec – enfin – la possibilité juridique de fermer ce chantier dangereux et d'arrêter de creuser ce gouffre financier.

 

Illustration X - Droits réservés

 

10/06/2015

Bilderberg : Mafiosi internationaux en congrès en Autriche.

bilderberg brute à la hache.jpg

 

Le rendez-vous annuel du gratin des mafiosi ultralibéraux du monde occidental se tient, du 10 au 14 juin à Telfs Buchen, à l’hôtel Interalpen, au milieu de la forêt dans les Alpes tyroliennes près d'Innsbruck. Il s’agit du maintenant fameux « Groupe de Bilderberg.  Ce groupe discret, presque secret, a été fondé en 1954  à l'Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l'invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, ancien nazi, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller.

 

Ce « club » est sans doute le plus puissant des réseaux d'influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays du monde occidental, leaders de la politique, de l'économie, de la finance, des médias, des responsables de l'armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires. Il prétend être un véritable « gouvernement mondial » occulte...mais sans les BRICS, ce qui relativise les prétentions de ses membres ! Son potentiel de nuisance reste néanmoins important. Ses orientations stratégiques sont avant tout la mondialisation ultralibérale au profit des multinationales et des puissances financières. Ses actions occultes peuvent concerner l’initiation d’une crise économique ou d’une phase de croissance, les fluctuations monétaires et boursières, les alternances politiques, le choix des dirigeants et ministres (l'an dernier Macron était invité, cette année il y aura...Juppé, signe d'un bel avenir ?!), les politiques sociales, la gestion démographique du globe et même le déclenchement d’une guerre.

 

Très structuré, le Groupe de Bilderberg est organisé en trois cercles successifs. Le « Cercle extérieur » est assez large et comprend 80 % des participants aux réunions. Les membres de ce cercle ne connaissent qu'une partie des finalités et des stratégies du Club. Le deuxième cercle, le « Steering Committee », est un conseil de direction restreint, fort de trente-cinq membres, où se discutent et se préparent les orientations principales. Au-dessus, il y a le premier cercle, le « Bilderberg Advisory Committee » (Comité consultatif) qui comprend une dizaine de « parrains », les seuls à connaître intégralement les stratégies et les buts réels de l'organisation.

 

L’opacité est de règle pour ce gang. La presse n’est évidemment pas invitée et rien ne filtre. L’omerta. Que se trame-t-il derrière les paravents blancs qui cachent les lieux et les participants ? Quelles magouilles sordides prennent-elles naissance entre ces dangereux mafiosi ? Qui lo sa ?

 

Sachez que le capo de tuti i capi actuel est Henri de Castries, premier Français à présider le Bilderberg. Patron du groupe d'assurances Axa, c'est un pote à Sarko mais aussi de Hollande, à travers la célèbre promotion de l'ENA Voltaire...

 

Parmi les invités français, on trouve - outre Alain Juppé, (choisi par les Bilderberg comme prochain président de la république ?) - Nicolas Baverez, un habitué celui-là, un bavard qui prêche l'ultralibéralisme sur tous les plateau télé, membre du comité directeur de l’Institut Montaigne (un think tank ultralibéral), Laurent Bigorgne, directeur du même Institut Montaigne, Laurence Boone, conseillère économique de François Hollande, Patrick Calvar, directeur de la DGSI, les espions français, Gilles Kepel, professeur à Sciences-Po, spécialiste du monde arabe, Catherine Pégard, ex-journaliste politique au Point, ancienne conseillère de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, désormais présidente du château de Versailles, et Jean-Dominique Sénard, PDG de Michelin, une des plus puissantes entreprise française.

 

Voici la liste officielle des participants à Bilderberg 2015. Fouillez un peu dedans :

FRA Castries, Henri de président du Groupe de Bilderberg et PDG du groupe AXA.
DEU Achleitner, Paul M. Président du Bureau de Supervision de la Deutsche Bank
GBR Agius, Marcus ex PDG de la banque Barclays
DNK Ahrenkiel, Thomas Directeur des services de renseignements danois (DDIS)
USA Allen, John R. Envoyé spécial du Global Coalition to Counter ISIL, Département d’État US
USA Altman, Roger C. Président de la banque d’investissement Evercore Partners
POL Applebaum, Anne Éditorialiste et membre de la rédaction du Washington Post
FIN Apunen, Matti Directeur du Forum de politique et d’affaires finlandaises EVA
USA Baird, Zoë PDG et président de Markle Foundation
GBR Balls, Edward M. Ancien Chancelier de l’Échiquier du cabinet fantôme
PRT Balsemão, Francisco Pinto PDG de Impresa SGPS
PRT Barroso, José Manuel Durão Ancien président de la Commission européenne
FRA Baverez, Nicolas Membre du comité directeur de l’Institut Montaigne (think tank libéral)
AUT Benko, René Fondateur de SIGNA Holding GmbH
ITA Bernabè, Franco président du directoire et Chief Executive Officer de Telecom Italia. FB Group SRL. Banquier et chef d’entreprise Italien
NLD Beurden, Ben van PDG de Royal Dutch Shell
FRA Bigorgne, Laurent Directeur de l’Institut Montaigne
FRA Boone, Laurence Conseillère économique de François Hollande
ESP Botín, Ana P. Directrice de Santander, la première banque espagnole
NOR Brandtzæg, Svein Richard PDG de Norsk Hydro1
AUT Bronner, Oscar fondateur des magazines d’information autrichiens Trend et Profil, éditeur du quotidien Der Standard
USA Burns, William Président de Carnegie Endowment for International Peace (think tank américain)
FRA Calvar, Patrick Directeur général de la DGSI (Direction Générale de la Sécurité intérieure)
ESP Cebrián, Juan Luis Président du journal espagnol El País et du groupe de presse PRISA
CAN Clark, W. Edmund Président et Chief Executive Officer du TD Bank Financial Group (Banque Toronto-Dominion)
INT Coeuré, Benoît Économiste français, administrateur de l’INSEE, membre du directoire de la BCE (Banque Centrale Européenne)
CAN Coyne, Andrew Éditorialiste et Chroniqueur au National Post
SWE Damberg, Mikael L. Membre du parti des Sociaux-Démocrates. Ministre des Entreprises et de l’Innovation
BEL De Gucht, Karel ancien ministre belge des Affaires étrangères, Commissaire européen au Commerce, ancien président des Vlaamse Liberalen en Democraten (VLD)
NLD Dijsselbloem, Jeroen Ministre des Finances des Pays-Bas
USA Donilon, Thomas E. Ex conseiller à la sécurité nationale des États-Unis dans l'administration Obama
DEU Döpfner, Mathias PDG du groupe médiatique Axel Springer
GBR Dowling, Ann Présidente de la Royal Academy of Engineering
USA Dugan, Regina Vice Présidente des Avancées Technologiques, de l’Ingénierie et des Projets de Google. Ex directrice de la DARPA (Agence US pour les projets de recherche avancée de défense)
NOR Eilertsen, Trine Éditrice en Chef d’Aftenposten
DNK Eldrup, Merete Directrice de TV2 (télévision danoise)
ITA Elkann, John président de Fiat Chrysler Automobiles et PDG d’Exor
DEU Enders, Thomas PDG d'Airbus
USA Erdoes, Mary PDG de la banque d'afaires JP Morgan Asset Management
GBR Fairhead, Rona Présidente de la BBC Trust
DNK Federspiel, Ulrik Vice Président de Haldor Topsøe A/S
USA Feldstein, Martin S. Président émérite du National Bureau of Economic Research (NBER), professeur d'économie à l’Université Harvard
USA Ferguson, Niall Professeur d’Histoire à l’Université Harvard. chercheur associé au Jesus College d’Oxford
AUT Fischer, Heinz Président de la République fédérale d’Autriche depuis 2004
GBR Flint, Douglas J. Homme d’affaires britannique, président exécutif de la banque HSBC
CHE Franz, Christoph Directeur des laboratoires Hoffmann-La Roche
NLD Fresco, Louise O. Présidente et Directrice du Centre de Recherche de l’Université Wageningen
USA Griffin, Kenneth Fondateur et PDG de Citadel Investment Group
ITA Gruber, Lilli Journaliste et femme politique italienne
RUS Guriev SergeiProfesseur d’Economie à Sciences Po
TUR Gürkaynak, Gönenç Partenaire de gestion de la firme légale ELIG
AUT Gusenbauer, Alfred Président du Parti social-démocrate d’Autriche (SPÖ), ex chancelier
NLD Halberstadt, Victor Professeur d’Economie à l’Université Leiden
AUT Hampel, Erich Président de UniCredit Bank Austria AG
GBR Hassabis, Demis Vice président de Google DeepMind
AUT Hesoun, Wolfgang PDG de Siemens Autriche
CHE Hildebrand, Philipp Vice président de BlackRock Inc
USA Hoffman, Reid Co-fondateur et PDG de LinkedIn
INT Ischinger, Wolfgang Président de la Conférence de Sécurité à Munich
USA Jacobs, Kenneth M. PDG de la banque Lazard
DEU Jäkel, Julia PDG de Gruner + Jahr
USA Johnson, James A., Président de Johnson Capital Partners
FRA Juppé, Alain Maire de Bordeaux, Ancien Premier Ministre
DEU Kaeser, Joe PDG de Siemens AG
USA Karp, Alex PDG de Palantir Technologies
FRA Kepel, Gilles professeur à Sciences Po
GBR Kerr, John Vice-président de Scottish Power Gas & Electricity
TUR Kesici, Ilhan Membre du Parlement Turc
USA Kissinger, Henry A. Président de Kissinger Associates, Inc
USA Kleinfeld, Klaus Directeur et PDG de Alcoa
NLD Knot, Klaas H.W. Directeur de la Banque des Pays-Bas
TUR Koç, Mustafa Vice-président de Koç Holding A.S.
AUT Kogler, Konrad Directeur Général de la Sécurité Publique
USA Kravis, Henry R. Co-Président de Kohlberg Kravis Roberts & Co.
USA Kravis, Marie-Josée Membre senior et Vice Présidente du Hudson Institute (think tank US)
CHE Kudelski, André Directeur et PDG de Kudelski Group
DEU Lauk, Kurt Président de Globe Capital Partners
SWE Lemne, Carola PDG de La Confédération des Entreprises Suédoise
USA Levey, Stuart Chief Legal Officer de HSBC Holdings
DEU Leyen, Ursula von der Ministre de la défense de l'Allemagne
BEL Leysen, Thomas Président du groupe financier KBC
GBR Maher, Shiraz Chercheur senior pour le ICSR, King’s College London
DNK Markus Lassen, Christina Chef du département du ministère des affaires étrangères, de la sécurité politique et de la stabilisation
USA Mathews, Jessica T. Présidente du Carnegie Endowment for International Peace (think tank US)
USA Mattis, James Membre distingué du Hoover Institution, Université Stanford
CHE Maudet, Pierre Membre du parti libéral-radical genevois, conseiller d’état du canton de Genève
CAN McKay, David I. Président de la Banque royale du Canada
TUR Mert, Nuray Chroniqueuse et professeur de sciences politiques à l’Université d’Istanbul
USA Messina, Jim PDG de Messina Group
BEL Michel, Charles Premier Ministre
USA Micklethwait, John Éditeur en Chef de Bloomberg
GBR Minton Beddoes, Zanny Rédactrice en chef de The Economist
ITA Monti, Mario Economiste, ex premier ministre italien, membre de la Commission Trilatérale, ex Commissaire européen
FIN Mörttinen, Leena Directrice de The Finnish Family Firms Association
USA Mundie, Craig J. Responsable de la recherche et de la stratégie chez Microsoft
CAN Munroe-Blum, Heather Directrice du Canada Pension Plan Investment Board
NLD Beatrix (reine des Pays-Bas)
IRL O’Leary, Michael PDG de Ryanair
GBR Osborne, George Député du Parti conservateur, ex chancelier de l’Échiquier (ministre des finances) de David Cameron
TUR Özel, Soli Chroniqueur au journal Haberturk, Maître de conférences, Université Kadir Has
GRC Papalexopoulos, Dimitri PDG de Titan Cement Co
FRA Pégard, Catherine ex journaliste politique du magazine Le Point, présidente du château de Versailles
USA Perle, Richard N. Membre de l’American Enterprise Institute (think tank libéral US)
USA Petraeus, David H. Ancien général de l’armée américaine, commandant de la Force internationale en Afghanistan (2010-2011), ex directeur de la CIA. Président de KKR Global Institute
GRC Pikrammenos, Panagiotis Président honoraire du Conseil d’Etat
CAN Reisman, Heather M. Femme d’affaires canadienne. Reisman est la créatrice et président de la chaîne de librairie Indigo Books
ITA Rocca, Gianfelice Président de Techint Group
AUT Roiss, Gerhard PDG de OMV Autriche
USA Rubin, Robert E. Vice Président du Council on Foreign Relations (CFR), ex secrétaire au Trésor des États-Unis dans l’administration Clinton
NLD Rutte, Mark Premier Ministre des Pays-Bas
USA Sadjadpour, Karim Associé senior du Carnegie Endowment for International Peace
ESP Sánchez Pérez-Castejón, Pedro Secrétaire général du Parti socialiste espagnol
GBR Sawers, John Politicien britannique, ex directeur du Secret Intelligence Service (MI6)
TUR Sayek Böke, Selin, Vice Présidente du Parti républicain du peuple
USA Schmidt, Eric E. PDG de Google
AUT Scholten, Rudolf Membre du comité des directeurs exécutifs de Oesterreichische Kontrollbank AG
FRA Senard, Jean-Dominique Président du groupe Michelin depuis 2011
AUT Sevelda, Karl PDG de la Raiffeisen International Bank Holding
INT Stoltenberg, Jens Secrétaire général de l’OTAN
FIN Stubb, Alexander Premier Ministre
DEU Suder, Katrin Secrétaire d'état à la Défense
IRL Sutherland, Peter D. Président de l’European Policy Centre, de Goldman Sachs International, ex PDG de BP (British Petroleum) (1997-2009), ex président de la section Europe de la Commission Trilatérale, directeur non exécutif de la Royal Bank of Scotland
SWE Svanberg, Carl-Henric Président de BP, Président de Volvo
NOR Svarva, Olaug PDG de la Caisse des Retraites de la Norvège
USA Thiel, Peter A. Président de Thiel Capital
GRC Tsoukalis, Loukas Président de la Hellenic Foundation for European and Foreign Policy
INT Üzümcü, Ahmet Directeur général de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques
PRT Vitorino, António M. membre du Parti socialiste portugais, ex commissaire européen, ex ministre de la Défense du Portugal
SWE Wallenberg, Jacob PDG d'Investor AB
USA Weber, Vin Partenaire, Mercury LLC
GBR Wolf, Martin H. Journaliste économique au Financial Times, chroniqueur au journal Le Monde
USA Wolfensohn, James D. ex président de la Banque Mondiale, PDG de Wolfensohn and Company
USA Zoellick, Robert B. ex président de la Banque Mondiale, président du Conseil des Conseillers Internationaux de Goldman Sachs Group

 

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