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30/11/2015

Au bistro de la Toile : COP 21, lapinisme,vin

Buveurs pour net.jpg

 

- Ça y est les soiffards, c’est parti pour le grand raout de la terre qui chope la fièvre. 150 chefs d’États. Un bordel pas possible à Paris. Avec l’ombre des tarés nazislamistes qui plane. Au fait, c’est tout bon pour les mastroquets le réchauffement climatique : si les gens ont trop chaud, ils auront soif, et alors ils viendront au bistro !

 

- T’entend Bert. Ce puteng de Loulle, finalement c’est un grand optimiste : il voit le bon côté des choses… Surtout pour son portefeuille.

 

- Attend, Victor, ils nous gonflent les aliboffis avec des conneries qu’on n’y comprend rien. On parle de la montée du niveau de la mer en 2100, du risque d'avoir une concentration de CO2 de 850 ppm dans l'atmosphère en 2050... Moi, pour tout te dire, j’y comprend nibe et je m’en fous complètement de se qui se passera en 2100. Y a longtemps que je fumerais les pissenlits par la racine !

 

- C’est vrai que toutes ces abstractions ne mobilisent pas trop. Tout le monde s’en fout. Seulement le bordel qui va résulter du changement climatique, ce sera du concret : une affaire de territoire, de nourriture, d’air, de terres. Le changement climatique n'a d'intérêt que pour les sociétés et les cultures. La terre s'en fout, elle, du changement climatique ! Elle en a vu d’autres. Et si l’humanité disparait, elle n’en crèvera pas pour autant ! Nos économies occidentales sont les véritables responsables de cette merde climatique. Á partir du moment où, en un siècle environ, on renvoie dans l’atmosphère des gaz que la nature a mis des millions d’années à transformer en pétrole et en charbon, faut pas s’étonner si le climat tend à redevenir ce qu’il était à l’époque du carbonifère : une étuve.

 

- Bon. On aura un peu plus chaud ? On mettra la clim. Les palmiers remplaceront les vignes ? On boira du vin de palme. Le pétrole manquera ? On roulera dans des bagnoles électriques…

 

- Voilà. Le changement climatique est là, dans la tête des gens. Mais beaucoup, comme toi Loulle, semblent croire qu'ils pourront continuer à vivre comme ils le font aujourd'hui, s'ils consentent à quelques ajustements techniques. Ta bagnole électrique, c’est bien, mais d’où elle viendra ton électricité ? Il serait peut-être plus malin de réfléchir à l’utilité des déplacements ! De l’utilité de faire venir sur nos tables de l’ail de Chine ou du raisin du Chili. De l’utilité de prendre sa bagnole pour aller se goinfrer de conneries dans ces temples de la consommation que sont les hypermarchés et les zones commerciales. De la pertinence d’avoir son lieu de vie à des dizaines de kilomètres de son lieu de travail. Tout est à repenser. Mais il est plus facile de se laisser bercer par les propos rassurants de nos gouvernants car ce que nous rabâchent depuis des années les lanceurs d’alerte est trop énorme. Il s'agit de conclusions révolutionnaires pour nos sociétés et les conséquences sont trop désagréables pour être abordées de front.

 

- Bof… Et alors, qu’est-ce qui va se passer ?

 

- Nous appartenons aux pays les plus riches du monde. Mais le nombre de ces « happy few » va décliner dans les années qui viennent, avec la poussée démographique mondiale. Les habitants des pays industrialisés représentent aujourd'hui environ 20% de la population mondiale, représentant 95% de la richesse mondiale. Dans 10 ans, ils ne seront plus que 17%. Qui veut abandonner ça ? Nous en profitons. C'est très confortable d'être là où nous sommes. Seulement les 80 % que nous pigeonnons, ben, ils sont aussi kons que nous, ils veulent tout simplement faire comme nous, vivre comme nous, se goinfrer comme nous, saloper la planète comme nous et si nécessaire prendre notre place. Par la force. On se farcir déjà les réfugiés de guerre, mais les réfugiés climatiques qui vont arriver, vous croyez qu’ils seront tout doux et tout gentils ? Et vous pensez que nos sociétés vieillissantes et repues seront en mesure de les arrêter ? L’avenir, il risque d’avoir un goût de sang. Mais le danger ne viendra pas seulement de l’extérieur. Tous les problèmes que nous connaissons vont s'accentuer : la pénurie de nourriture et d'eau, les inégalités... Le climat sera à l'origine des guerres du XXIe siècle. Au sein de nos sociétés, les inégalités générationnelles vont devenir conflictuelles. Parce que c'est la première fois de l'histoire moderne que nous exploitons à ce point les ressources des générations à venir. Nous vivons à crédit. En bouffant le pain de nos enfants ! Et ils nous le feront payer cher. Enfin, il y a un autre problème, plus important que tous les autres car il les soutend…

 

- Ah ! Encore ? C’est quoi ?

 

- C’est le lapinisme Loulle. C’est le lapinisme. L’homme et sa copine la femme ne pensent qu’à baiser ! Et c’est très bien. Mais si on baise non pas seulement pour se régaler la viande mais pour mettre la petite graine, ben, comme les lapins, on pullule (j’ai pas dis on pue Loulle !).

Sais-tu, Loulle, et toi aussi Bert, que pour chaque battement de ton palpitant, trois bébés naissent quelque part dans le monde ! Essaye d’imaginer ce fleuve, cette marée de nouveaux venus braillards sur cette pauvre boule puante qu’on appelle Terre ! Ouais, me direz-vous. Mais pendant ce temps, il y en a un paquet qui passent l’arme à gauche et vont servir de patapon aux asticots. Allez les vers ! C’est vrai. Mais il n’en meurt qu’un lorsqu’il en naît trois ! On est loin du compte… Trois marmots par seconde qui réclament tout de suite à bouffer. Soit 180 par minute, 260.000 par jour, 95 millions par an, autant que la France et l’Espagne réunies. Et comme il ne meurt « que » 35 millions d’homo sapiens (homme sage ! ! ? ?) par an, ça nous laisse un confortable « bénef » d’environ 60 millions supplémentaires chaque année — l’équivalent d’une France ! — de bouches à nourrir… Comme ces bouches viennent principalement dans des pays où on crève déjà de faim, vous voyez le tableau. Et comme ces pays, qui sortent de la misère, comme la Chine actuellement et l’Inde, veulent accéder au « progrès » que représente la manière de vivre occidentale, ça va en faire des bagnoles qui cracheront leurs gaz pourris, des forêts qu’il faudra couper pour leur fournir des salons de jardin en teck et des tonnes de pubs débiles, des poissons qu’il faudra pêcher pour leur procurer du patapon pour leurs chien-chiens… Vive la croissance ! « Croissez et multipliez-vous » qu’il a dit l’Autre. Ouais. Jusque dans le mur. Et le mur, ce sera un coquetèle agréable de guerres pour l’eau, de catastrophes naturelles, de bonnes et belles épidémies… Tout ça orchestré par de gras et gros dictateurs qui pueront autant du cerveau que des pieds !

 

- Puteng, Victor. Tu nous la fais raide là. C'est vrai que ça fait du monde. Ils mangeront peut-être, mais ils mangeront debout ! Tè ! Buvons un coup pour oublier…

 

- Á la nôtre. Bientôt, Loulle, tu pourras vendre des vins scandinaves, belges ou anglais !

- Dieu – enfin, Bacchus! - me garde, Victor ! Ne profère pas des insanités pareilles!

- Pas du tout Loule. Des gens de l'Inra se sont penchés sur le problème et ils estiment que la précocité des vendanges - et la teneur à l'alcool qui en résulte - sont liées au réchauffement climatique, un phénomène susceptible de bouleverser la viticulture traditionnelle qui pourrait aller jusqu'au « grand chambardement ».

- Què chambardement?

- La date des vendanges est liée aux températures d'avril à septembre. Les études agronomiques mais également historiques le confirment : l'avancée actuelle est liée en quasi-totalité au réchauffement climatique. Dans le temps, lors des années froides, c'était la catastrophe, il fallait mettre du sucre dans le vin qui n'était pas suffisamment alcoolisé ; c’était la « chaptalisation ». Mais depuis dix ans, on constate une augmentation du degré alcoolique des vins, c'est très net, partout. Ce qui était du 11 degrés avant, c'est du 13 degrés maintenant. Et chez nous, c'est même du 14 et 15°. Ça pose problèmes...

- Eh! Même les gens qui ont le gosier en pente, comme toi, lèvent moins facilement le coude à l'heure de l'apérobic. Pauvre de moi...

- Les professionnels du vin sont inquiets. Dans un premier temps, un léger réchauffement climatique c'est plutôt positif pour le vin. Jusqu'à 1 ou 2 degrés Celsius de plus, on peut penser qu'en modifiant les conditions de conduite de la vigne, on pourrait garder les productions traditionnelles et leur valeur de terroir. Mais au-delà c'est le grand chambardement. Pour les politiques, l'objectif est de limiter le réchauffement à deux degrés, seuil à partir duquel les impacts commenceraient à devenir dangereux pour les activités humaines. Pour la vigne, deux degrés, c'est le moment où cela commencerait à basculer. Si le réchauffement atteignait 3 ou 4 degrés en moyenne mondiale - ce qui se produira si les tendances actuelles se poursuivent - on pourrait trouver de la vigne dans le sud de la Suède, comme les vignobles qu'on commence à avoir en Angleterre, en Belgique, aux Pays-Bas. Et ici, on plantera des palmiers à huile…

- Tè! Victor, l'année prochaine, je te servirai du véritable Knock-le-Zout-Village, du Manchester Grand Cru classé ou des Premières Côtes de Stockholm !

- Eh ! Ce sera peut-être bon. Á la nôtre !

 

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Illustration X - Droits réservés

29/11/2015

Ouiquinde gastronomique: les lapins de garenne de Gaby

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Grand long, dégingandé, sec

Perché sur un long cou d'échassier famélique,

Le Grand Gaby est un Prince de la barrique.

Ce fervent défenseur de l'ardeur vigneronne

Est médaillé d'honneur de la Coste-du-Rhône :

N'a-t-il pas englouti, pour se mouiller la glotte

Six cents hectos de vin, sans un verre de flotte !

Ceci en cinquante ans d'une soif flamboyante,

Éteinte verre en bouche, de manière constante.

Tout comme d'autres tirent, Gaby boit des deux mains,

En saluant la foule, tel un tribun romain.

Le Grand Gaby, doté d'un vigoureux sésame

Est, cela va de soi, le chéri de ses dames.

Minettes délurées, bourgeoises en goguette

Attirées par sa réputation d'athlète,

Négligeant les on-dit qui prédisent leur perte,

Viennent à son mazet, ouvertes et offertes.

Elles doivent aimer le suint de sanglier

Car leur amant dégage un fumet de gibier.

Priape, Éros, Bacchus, protecteurs de Gaby,

Bénissent les amours cachés dans son gourbi.

Ses conquêtes, souvent, mangeront du lapin

Lorsque leur étalon part avec ses copains...

Le lapin, il est vrai, est sa spécialité,

Tant dans la casserole que contre ses beautés.

Souvent le Grand Gaby, quand vient le crépuscule,

Part hanter la garrigue où la chouette hulule.

Silencieusement, tous les sens aux aguets,

Il s'en va, dans la nuit, pour tendre ses arqués (1) :

De puissants pièges ronds, tendus par un ressort,

Pour les lapins de champs, synonymes de mort...

Quant l'aube aux doigts de roses éveille la nature

Gaby est déjà là pour prendre ses captures.

Les gardes le connaissent, tous veulent le coincer,

Mais le Grand, plus malin que la maréchaussée,

A toujours évité les rencontres néfastes

Tant, de son territoire, sa connaissance est vaste.

- Oh ! Victor, ton Gaby, c'est un bel oiseau rare !

Mais ses lapins de champs, comment il les prépare ?

- Espuillés (2), étripés, coupés en huit morceaux,

Un lapin de garenne chaque deux commensaux,

Tu frottes du thym sec de la dernière estive,

Tu arroses le tout de bonne huile d'olive,

Sel, poivre du moulin et quelques aromates

Et tu fais reposer cela dans une jatte.

Dans ta sartan (3), fond du petit-salé en dés

Dans un peu de saindoux, quantité limitée.

Quand c'est cuit, mets de l'ail, trois oignons émincés

Trois tomates pelées, soigneusement pressées,

Fais réduire à feu vif sans cesser de tourner,

Rajoutes ton lapin à peine fariné,

Fais prendre la couleur en remuant l'ensemble,

Trois verres de vin blanc ou plus si bon te semble,

Plus un morceau de sucre dans quelques verres d'eau.

Encore que la flotte ne sois pas mon credo. . .

Fais cuire sans couvrir, vivement, demi-heure.

Le Gaby l'accompagne par des pâtes au beurre.

Parmi les invités de ces repas de maître,

Le Grand convie parfois.. .notre garde-champêtre!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 3 lapins de champs (de garenne), - 2 verres d'huile d'olive la vallée des Baux, - thym sec émietté, - sarriette, - laurier, - sel, - poivre du moulin, ­2 noix de saindoux, - 2 hectos de petit-salé, - 6 gousses d'ail pelées et écrasées, 3 oignons finement émincés, - 3 tomates pelées, mondées, épépi­nées, - 1 cuillerée à soupe de farine, - 3 grands verres de vin blanc, - 1 morceau de sucre, - 3 verres d'eau, - 1 kilo de pâtes.

 

Les vins conseillés: 

Tous les vins rosés bien frais: Côtes-du-Rhône, Tricastin, Ventoux, Lu­beron, Costières de Nîmes, Coteaux du Languedoc, Côtes de Provence, Coteaux varois.

 

Arqués: pièges demi-circulaires à ressort central.

(2) Espuillé : écorché.

(3) Sartan : poêle.

 

 Illustration originale de Vincent Barbantan.

 

28/11/2015

Ouiquinde érotique cavalière

 
fille nue à cheval lady-godiva-john-collier.jpg

Lady Godiva

 

 

La fille et le cheval


Dans un sentier passe un cheval
Chargé d'un sac et d'une fille ;
J'observe, en passant, le cheval,
Je jette un coup-d'oeil sur la fille ;
Voilà, dis-je, un fort beau cheval ;
Qu'elle est bien faite cette fille !
Mon geste fait peur au cheval,
L'équilibre manque à la fille ;
Le sac glisse en bas du cheval,
Et sa chute entraîne la fille.
J'étais alors près du cheval ;
Le sac tombant avec la fille,
Me renverse auprès du cheval,
Et sur moi se trouve la fille,
Non assise comme à cheval
Se tient d'ordinaire une fille,
Mais comme un garçon à cheval.
En me trémoussant sous la fille,
Je la jette sous le cheval,
La tête en bas. La pauvre fille !
Craignant coup de pied de cheval
Bien moins pour moi que pour la fille,
Je saisis le mors du cheval,
Et soudain je tire la fille
D'entre les jambes du cheval ;
Ce qui fit plaisir à la fille.
Il faudrait être un grand cheval,
Un ours, pour laisser une fille
A la merci de son cheval.
Je voulais remonter la fille ;
Preste, voilà que le cheval
S'enfuit et laisse là la fille.
Elle court après le cheval,
Et moi je cours après la fille.
Il paraît que votre cheval
Est bien fringant pour une fille.
Mais, lui dis-je, au lieu d'un cheval,
Ayez un âne, belle fille ;
Il vous convient mieux qu'un cheval,
C'est la monture d'une fille.
Outre les dangers qu'à cheval
On court en qualité de fille,
On risque, en tombant de cheval,
De montrer par où l'on est fille.

 

 Marquis de Boufflers

 

 

Photo X - Droits réservés

 

27/11/2015

Du deuil à la colère

Guernica Picasso.jpg

 

 

Consolation

 

Quand le Dieu qui me frappe, attendri par mes larmes,
De mon cœur oppressé soulève un peu sa main,
Et, donnant quelque trêve à mes longues alarmes,
Laisse tarir mes yeux et respirer mon sein ;

Soudain, comme le flot refoulé du rivage
Aux bords qui l'ont brisé revient en gémissant,
Ou comme le roseau, vain jouet de l'orage,
Qui plie et rebondit sous la main du passant,

Mon cœur revient à Dieu, plus docile et plus tendre,
Et de ses châtiments perdant le souvenir,
Comme un enfant soumis n'ose lui faire entendre
Qu'un murmure amoureux pour se plaindre et bénir !

Que le deuil de mon âme était lugubre et sombre !
Que de nuits sans pavots, que de jours sans soleil !
Que de fois j'ai compté les pas du temps dans l'ombre,
Quand les heures passaient sans mener le sommeil !

Mais loin de moi ces temps! que l'oubli les dévore !
Ce qui n'est plus pour l'homme a-t-il jamais été ?
Quelques jours sont perdus; mais le bonheur encore,
Peut fleurir sous mes yeux comme une fleur d'été !

Tous les jours sont à toi! que t'importe leur nombre ?
Tu dis : le temps se hâte, ou revient sur ses pas;
Eh! n'es-tu pas celui qui fit reculer l'ombre
Sur le cadran rempli d'un roi que tu sauvas ?

Si tu voulais ! ainsi le torrent de ma vie,
À sa source aujourd'hui remontant sans efforts,
Nourrirait de nouveau ma jeunesse tarie,
Et de ses flots vermeils féconderait ses bords ;

Ces cheveux dont la neige, hélas ! argente à peine
Un front où la douleur a gravé le passé,
S'ombrageraient encor de leur touffe d'ébène,
Aussi pur que la vague où le cygne a passé !

L'amour ranimerait l'éclat de ces prunelles,
Et ce foyer du cœur, dans les yeux répété,
Lancerait de nouveau ces chastes étincelles
Qui d'un désir craintif font rougir la beauté !

Dieu ! laissez-moi cueillir cette palme féconde,
Et dans mon sein ravi l'emporter pour toujours,
Ainsi que le torrent emporte dans son onde
Les roses de Saron qui parfument son cours !

Quand pourrai-je la voir sur l'enfant qui repose
S'incliner doucement dans le calme des nuits ?
Quand verrai-je ses fils de leurs lèvres de rose
Se suspendre à son sein comme l'abeille aux lis !

A l'ombre du figuier, près du courant de l'onde,
Loin de l’œil de l'envie et des pas du pervers,
Je bâtirai pour eux un nid parmi le monde,
Comme sur un écueil l'hirondelle des mers !

Là, sans les abreuver à ces sources amères
Où l'humaine sagesse a mêlé son poison,
De ma bouche fidèle aux leçons de mes pères,
Pour unique sagesse ils apprendront ton nom !

Là je leur laisserai, pour unique héritage,
Tout ce qu'à ses petits laisse l'oiseau du ciel,
L'eau pure du torrent, un nid sous le feuillage,
Les fruits tombés de l'arbre, et ma place au soleil !

Alors, le front chargé de guirlandes fanées,
Tel qu'un vieux olivier parmi ses rejetons,
Je verrai de mes fils les brillantes années
Cacher mon tronc flétri sous leurs jeunes festons !

Alors j'entonnerai l'hymne de ma vieillesse,
Et, convive enivré des vins de ta bonté,
Je passerai la coupe aux mains de la jeunesse,
Et je m'endormirai dans ma félicité !



Alphonse de Lamartine

 

* * * *

 

Colère

 

La colère chez moi ne vient pas d'emblée.
Si rapide qu'elle soit à naître, elle est précédée d'un grand bonheur, toujours, et qui arrive en frissonnant.

Il est soufflé d'un coup et la colère se met en boule.

Tout en moi prend son poste de combat, et mes muscles qui veulent intervenir me font mal.

Mais il n'y a aucun ennemi.
Cela me soulagerait d'en avoir.
Mais les ennemis que j'ai ne sont pas des corps à battre, car ils manquent totalement de corps.

Cependant, après un certain temps, ma colère cède... par fatigue peut-être, car la colère est un équilibre qu'il est pénible de garder...
Il y a aussi la satisfaction indéniable d'avoir travaillé et l'illusion encore que les ennemis s'enfuirent renonçant à la lutte.



Henri Michaud

 

Illustration: merci à Picasso

 

26/11/2015

Au bistro de la toile : François chez Vladimir.

Buveurs pour net.jpg

 

 

- ...teng ! Il va avoir du mal à garder la ligne François : après les hamburgers chez Barrack, les Wurst und Brod avec Frau Merkel, voilà qu'il va devoir se farcir le bortsch avec Vladimir ! Mais qu'est-ce-qu'on ne ferait pas pour la paix !



- Tu rigoles, mais ça ne va pas être de la tarte d'amadouer le teigneux Vlad. Il a les aliboffis au bord de l'explosion. Les tueurs d'allah de l'état islamiste lui foutent en bas un avion de ligne, avec 240 personnes à bord, puis voilà que la Turquie d'Erdogan – pays voisin qu'il considérait comme ami – lui fout en bas un bombardier, dans des circonstances plus que douteuses. Alors la grande alliance que veut lui proposer François, c'est mal barré...



- Qui croit encore à l'efficacité de ces coalitions multiples, alliances de façade qui servent de paravent à la seule action politique des Etats-Unis !



- Personne. Cette coalition fait rire jaune lorsqu'on sait qu'elle compte en ses rangs les grands démocrates que sont l'Arabie saoudite et le Qatar...modèles politiques en tant qu'inventeurs du wahhabisme et bailleurs de fond des tueurs d'allah non seulement de l'état islamique, mais de toutes les bandes de tueurs fondamentalistes, donc des assassins de Paris, de Beyrouth, de Bamako, de Tunis. Cette coalition, depuis un an, n'a pas réussi à faire reculer l'E.I.. Tout juste à le contenir sur quelques secteurs précis. Le vrai boulot, au sol, est fait pas les seuls Kurdes et les troufions de Bachar. Son armée, bien qu'éprouvée, fatiguée, ne se débande pas.

 

- Alors qu'est-ce qu'il peut espérer, François, de Poutine ?

 

- Va-t'en savoir. Vladimir n'est pas marié avec Bachar mais le soutiendra tant que ça sera son intérêt : une base en Méditerranée entre autre. Tout ce que peut espérer François, c'est que Poutine concentre plus ses frappes sur Daech plutôt que sur d'autres factions terroristes sévissant en Syrie et en Irak. En tout cas, pas question pour Vlad de mettre ses troupes sous commandement des États-Unis ! Faut pas le prendre pour un kon. D'autant plus que les Turcs semblent avoir descendu l'avion russe délibérément, probablement sur des « suggestions » yankees afin de tester les réactions des Russes. Réactions qui risquent d'être plus que redoutables.

 

- Une guerre mondiale ?

 

- Non. On n'en est pas encore là. Poutine est un vrai homme d'État. Il sait garder ses nerfs. Mais s'il décide de s'attaquer réellement au problème de Daech, il ne prendra pas de gants. Selon le quotidien russe La Pravda, pour Moscou, l’Arabie Saoudite et le Qatar représentent une menace pour sa sécurité et seules des frappes directes contre ces groupes dans ces deux monarchies du Golfe pourraient stopper la déferlante de Daech et des autres mouvements terroristes de même obédience. La Russie s’acheminerait vers un élargissement du champ d’action de son armée de l’air en visant la matrice même du terrorisme islamiste, au cœur des deux pays qui en sont les principaux bailleurs de fonds depuis les années 1980. Si aucun lien direct n’est prouvé entre les régimes saoudien et qatari avec Daech, des institutions «indépendantes» dans ces deux richissimes monarchies du Golfe concourent, depuis plusieurs années déjà, au renforcement des groupes islamistes armés en Irak, en Syrie et, plus près de chez nous, en Libye et dans la région Sahel, infestée par une pléthore d’organisations terroristes.

Un autre ennemi de Moscou vient de se révéler, c'est la Turquie. Et là, c'est une autre paire de manches. Ce pays a une armée nombreuse, redoutable, bien armée par les Ricains et...il fait partie de l'Otan. Erdogan a d'ailleurs demandé « l'assistance de ses alliés de l'Otan » suite à ce qu'il appelle un « agression de la Russie ». Il ne manque pas d'estomac le mameluk. Plus c'est gros, plus ça passe. Obama, au bas mot, devrait calmer les ardeurs de l'islamiste d'Ankara. Parce que si les Russes doivent guerroyer avec la Turquie, ce sera avec TOUS leurs moyens militaires.

 

- Y compris nucléaires ?

 

- Entre vitrifier une base aérienne turque « pour l'exemple » et enliser son armée dans une guerre avec la Turquie soutenue par l'Otan, il n'y aura pas photo.

 

- Et nous dans cette histoire ?

 

- Nous ? Depuis que Sarko nous a réintégré dans le commandement de l'Otan, on obéira comme des caniches. Au risque de prendre sur la gueule quelques bombes russes.

 

- Mouais... Il a de quoi discuter le François !

 

- Espérons qu'il en aura le courage, plutôt que de se faire le petit télégraphiste d'Obama.

 

- Allez, à la nôtre !

25/11/2015

C’est la journée Internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

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Femmes battues

Femmes vendues

Victime des stupides couillus

Femmes voilées

Femmes enfermées

Femmes niées

Femmes lapidées

Femmes brûlées

Femmes massacrées

Au nom d’un obscurantisme borné.

Femme maîtresse

Ouverte, offerte sous les caresses

Femme mère

Créatrice de la vie sur terre

Femme putain

Désir de soie et de satin

Femme dirigeante

Intuitive et compétente

Femme politique

Courageuse et démocratique

Femme enfant

Que l’on protège et l’on défend

Femme salope

Qui fait jouir et rend myope

Femme avide

Calculatrice, sans cœur, cupide

Femme sorcière

Envoûtante, sournoise, incendiaire

Femme lesbienne

Délicate et altière clitoridienne

Femme, femmes FEMMES !

Vous êtes des Humains pour le meilleur et pour le pire

Je vous respecte, je vous adore et je vous aime !

 

Victorayoli

 

Illustration X - Droits réservés

 

24/11/2015

La France, c'est beau. La France c'est grand. La France, ça marche !

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Déclinante la France ? Poussiéreuses les valeurs de la Révolution ? Ringards les Français ? Désorganisée notre République ? Allons donc... Les attentats ont fait au contraire la preuve d'une formidable vitalité et d'une cohésion exemplaire. Et a révélé au monde cette réalité : la France, ça marche !

 

Et la France garde une formidable image dans le monde entier. Les manifestations de solidarité voire d'amour qui ont mis le monde aux couleurs bleu-blanc-rouge font chaud au cœur.

 

Des massacres sordides meurtrissent le pays ? Regardez ce qui se passe. Pas de panique. Une redoutable efficience au contraire.

 

La police fait face, sécurise les lieux et : pas de catastrophe au stade de France. Les coupables repérés dans un appartement sont neutralisés par des flics aussi courageux qu'efficaces face à des fanatiques suicidaires.

 

Plus d'une centaine de morts et des centaines de blessés.

Les pompiers assument, portent les premiers secours, transportent les blessés vers les hôpitaux.

Hôpitaux immédiatement mobilisés et qui fonctionnent à fond. Médecins, chirurgiens, infirmiers, infirmières, en congé ou à la retraite, se présentent spontanément pour aider, pour servir, pour apporter leur pierre à l'édifice national renforçant d'autant sa solidité.

Les Français se pressent par milliers pour offrir leur sang !

 

Même les politiques qui, pour une fois, font preuve de responsabilité et de réactivité. Le président et son ministre de l'intérieur sont sur tous les fronts, et prennent les bonnes décisions.

Les députés et les sénateurs votent sans barguigner l'état d'urgence par lequel le pouvoir administratif prend momentanément le pas sur le judiciaire non par volonté de casser les libertés publiques mais par soucis d'efficacité.

Perquisitions administratives, assignations à résidence, descentes policières dans les territoires perdus de la république portent leurs fruits : des armes trouvées, des suspects arrêtés, de la drogue saisie.

Ces coups de pieds dans la fourmilière, s’ils se maintiennent à un niveau élevé, ne vont pas tarder à faire avancer : les voyous, qui voient leurs bizness sérieusement mis à mal par ces coups de boutoirs vont bientôt se faire les alliés de fait des flics contre les nazislamistes selon le deal : « Aidez-nous à trouver qui sont et où sont les terroristes et on fermera – un peu – les yeux sur vos petits trafics ». Au besoin, ils exécuteront quelques terroristes qui attirent un peu trop les flics sur leurs territoires. Faut pas faire les fines gueules...

 

L'état d'urgence a été prorogé pour trois mois. Après l'urgence – remarquablement gérée – nos responsables politiques et administratifs sauront-ils utiliser les facilités de cet état pour faire le ménage ?

 

Auront-ils la volonté de fermer ces dizaines, ces centaines de prétendues « mosquées » ou « salles de prières » qui sont autant de nids de vipères, où des « imams » autoproclamés prêchent sans être inquiétés la haine et l'appel au meurtre, y compris à des enfants ?

 

Les services de lutte contre la cybercriminalité sauront-ils contrer efficacement les sites qui font l'apologie de la barbarie nazislamiste ? Au besoin en s'appuyant sur des réseaux de hackers ?

 

Et puis, nos politiques prendront-ils enfin la décision de rompre cette alliance sordide avec le pays qui est le modèle de Daech : l'Arabie saoudite et sa verrue le Qatar ?

 

Quant à l'Europe, il serait peut-être temps qu'elle sorte de sa condition de grosse larve invertébrée, avec des frontières passoires, proie juteuse pour tous les prédateurs du monde, incapable de se défendre et totalement inféodé aux États-Unis.

 

L'espoir fait vivre...

 

« Á l'aqua bar ! »

 

Photo X - Droits réservés

 

23/11/2015

« Formez vos bataillons ! » Le retour du Service militaire ?

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Depuis ce vendredi 13 de malheur, dans les plis du drapeau tricolore revigoré, on entend retentir partout, dans les stades, dans les rues et même à l'étranger les paroles de ce chant de route des volontaires du Midi qui, à la révolution, remontaient depuis Marseille vers la capitale pour défendre le sol de la France foulé par les soudards des armées étrangères. Depuis une dizaine de jours, on nous conseille, on nous incite, on nous enjoint, on nous conjure de « former nos bataillons » et de « marcher, marcher » afin que ce fa(u)meux « centguimpur » puisse étancher la soif de nos sillons !

 

Pour cela, pour crier « Aux armes, citoyens !  », et puisque « nous sommes en guerre » comme nous le répètent sans cesse notre président comme son premier ministre, peut-être faudrait-il revenir à cette notion de « la Nation en armes », de l'armée citoyenne contrairement à l'armée professionnelle. L'armée citoyenne, l'armée des conscrits qui – ne l'oublions pas – est garante de la loyauté de l'Armée et l'a prouvé notamment lors du putsch des généraux il y un demi siècle en Algérie et en France.

 

Le service militaire n'est pas supprimé mais seulement suspendu par Chirac. Faut-il y revenir ?

C'était un temps de rencontre entre la nation et sa jeunesse. Le Service militaire avait un rôle de creuset social de cette nation. Il mettait en contact des individus venant de cadres sociaux différents, d’éducations différentes, de religions différentes ou de pas de religion du tout. Il faisait vivre ensemble quotidiennement, pendant des mois, des jeunes qui autrement n'auraient jamais eu l'occasion de se rencontrer...et de se connaître, de s'apprécier dans des conditions de vie similaires, face à des problèmes à résoudre communs, en butte éventuellement à une adversité identique, fusse-t-elle la konnerie d'un chien de quartier vindicatif !

 

Tous râlaient contre ce foutu service qu'ils considéraient comme du temps perdu, des mois de belle jeunesse confisquées. Pourtant ce temps, après coup, laisse à tous des souvenirs positifs, la mémoire de moments heureux vécus en commun. Ah ! Les copains de régiments ! Ils se sont aussi découverts capables de faire des choses qu'ils n'osaient imaginer en matière de sport et d'activités physiques : sauter en parachute, escalader des montagnes, faire de la plongée sous-marine, etc. Ils découvraient aussi les règles de la vie en commun, le respect des autres et de la hiérarchie, surtout la force de la cohésion, de la solidarité, de l'entraide, de l'esprit d'équipe.

 

L'adversité affrontée en commun balayait leurs préventions, leurs idées préconçues, leurs vantardises de matamores. Une marche de 40 km de nuit, sous la pluie, dans le froid et la gadoue leur montrait que pour s'en sortir, il valait mieux savoir lire une carte et utiliser une boussole que faire des rodéos pétaradants avec une bagnole « empruntée » dans les cités. Ils apprenaient alors que le chef, ce n'est pas celui qui fait le beau au volant d'une grosse bagnole acquise avec le pognon pourri de la drogue, mais celui qui a la compétence et en qui on peut faire confiance pour vous sortir d'un mauvais pas. Ils apprenaient que la vitesse de marche d'une section est celle du plus faible. C'est donc celui-ci qu'il fallait aider, soutenir, pour être plus efficace. De plus, ils y passaient, gratuitement, le permis de conduire et certains y apprenaient un métier. Ce temps du service militaire apportait des référents forts. Il était une école de la fraternité à la dure, un outil efficace d'intégration et d'éducation à la citoyenneté.

 

Ces référents, cette citoyenneté comprise et acceptée était forgée par quatre outils : - la famille d'abord, - l'école de la République, - l'usine et les syndicats, - enfin le service militaire.

 

La famille a trop souvent abdiquée. L'usine est de plus en plus rare et les syndicats douloureusement affaiblis. Le service militaire n'existe plus. Ne reste que l'école qui, malgré les efforts d'un personnel enseignant dans sa grande majorité plein d'abnégation et de bonne volonté, ne peut pas tout faire.

 

Dès lors, ne conviendrait-il pas de réfléchir au retour du service militaire obligatoire, filles et garçons – et pas un service civil sur la base du volontariat ? Puisqu'on parle de la création d'une Garde Nationale, elle serait tout naturellement là, dans cette conscription nouvelle manière.

 

D'accord ? Pas d'accord ?

 

« J'veux pas l'savoir ! Gaard'vous ! R'pos. Pouvez fumer » (Ah non, merde, ça c'est interdit maintenant.)

 

22/11/2015

Ouiquinde gastronomique : l’agneau en tajine de Zaïna

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Dans l’été parfumé, un peu avant minuit

Antoine va rejoindre Zaïna dans la nuit.

Sous un bouquet de pins perché sur la falaise

Ils se creusent un lit d’amour et de liesse,

 

Puis, gonflés de désir, leurs deux corps dénudés,

Se jettent l’un sur l’autre avec voracité.

Emportés par l’élan de leurs folles étreintes

Ils goûtent sans compter un plaisir sans contrainte.

 

Enfin le corps repu ils s’étendent sans voiles

Pour écouter la nuit et parler aux étoiles.

Ils appellent Deneb, Véga et Altaïr,

 

Complices de leurs jeux, témoins de leur plaisir.

Plus tard lorsque la vie les aura séparés

Ils se retrouveront en voyant Cassiopée.

 

- L’on ne vit pas toujours que d’amour et d’eau fraîche

Et lorsque Cupidon a remballé ses flèches,

Quand le corps est comblé, il faut bien le remplir

Pour lui donner les forces d’où monte le désir.

Manger sous les étoiles est un plaisir subtil

Qui joint élégamment l’agréable à l’utile.

Je te propose, pour ces amours clandestines,

Un plat oriental : de l’agneau en tajine.

Les tajines se font toujours à l’étouffée

Et sont encor meilleurs lorsqu’ils sont réchauffés.

Tu désosses au couteau une épaule d’agneau

Que tu vas découper en assez gros morceaux.

Avec huile et oignon, tu les fais rissoler,

Qu’ils soient juste dorés et l’oignon pas brûlé.

Tout en surveillant bien, met dans une coupelle

Du gingembre râpé, ail, poudre de cannelle,

Un zeste de citron, des herbes des collines,

Puis tu verses l’ensemble dans ton plat à tajine

Ajoute poivre et sel et mouille à ras d’eau chaude,

Monte à ébullition et couvre avec méthode.

Tu fais cuire à couvert, une heure à la jugeotte,

Puis tu vas rajouter un kilo de carottes,

Une botte de feuilles de coriandre hachées,

Tu trouves cette plante chez les bons maraîchers,

Et enfin n’oublie pas, pour couronner tout ça

Une grosse cuillère à café d’harissa,

Mélange emblématique dans le nord de l’Afrique

Qui redonne du nerf aux plus neurasthéniques !

Tu trouves ça en tube ou en boite, tout prêt

Mais tu peux aisément, aussi, le préparer.

Tu piles deux ou trois gousses d’ail au mortier,

Du coriandre frais, des piments antillais,

Algériens, tunisiens, ou encor marocains,

Une cuillère d’eau, du sel et du cumin.

Puis tu fais revenir dans de l’huile, à feu doux.

Ton harissa est prêt et, « Ah, dis donc, Doudou ! »

Il y a là de quoi relever les ardeurs

Amoureuses de trois régiments d’artilleurs !

Pour demi-heure encore tu laisses mijoter,

Puis tu mets des olives noires dénoyautées.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

- l épaule d'agneau désossée, - 4 oignons émincés, - l kilo de carottes, - l botte de coriandre frais, - 6 branches de persil plat, - l bon morceau de gingembre frais râpé, - 3 gousses d'ail, - l cuillerée à café de poudre de cannelle, - l cuillerée à café d'harissa, - 3 hectos d'olives noires dénoyautées.

 

Les vins conseillés :

À plat puissant, vins généreux. Pour l'agneau en tajine, en vins de la vallée du Rhône: Cairanne, Vinsobres, Visan, Tulette, Rochegude, Suzette, Séguret, Violès, Rasteau, Sérignan-du­-Comtat, Beaumes-de-Venise, Lirac, Bédarrides, St-Gervais, St-Victor-Lacoste, Estézargues, Domazan.

En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Pic-­Saint-Loup, Saint-Georges-d'Orques, La Méjanelle, Faugères, Minervois, Fitou, Corbières, Collioure.

En vins de Provence: Bandol, Palette, Barjols, Saint-Maximin, La Roquebrussanne, Cogolin, Le Cannet-des-Maures, Bellet.

 

Photo X - Droits réservés

 

21/11/2015

Ouiquinde érotique arabe: Le Jardin parfumé par Cheikh Omar Ben Mohamed Nafzaoui

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Le jardin parfumé (Kamasutra arabe)

Extraits ; "Les Manières de Conjoindre



Apprends ô vizir – que Dieu te prenne en sa miséricorde – qu’avant de conjoindre, lorsque tu en sentiras le désir, tu t’oindras de parfums, et ta partenaire aussi, puis vous badinerez tous les deux de toutes les façons possibles, celles capables de susciter des sensations agréables, comme les baisers, les morsures, la succion, l’humectage, l’embrassement, la pression, afin que la femme se sente portée naturellement et avec agrément à la conjonction. Puis, après l’avoir serrée sur ta poitrine, tu l’étendras sur le sol, l’embrassant sur la bouche. Tu feras varier à ce moment les jeux d’amour, chevauchant sur ses cuisses, sur les sommets de ses fesses, baisant sa touffe, secouant le sommet de ton instrument entre les deux lèvres de sa partie chaude, montant sur sa poitrine, palpant ses deux

seins, embrassant la bordure inférieure du menton et la pente qui descend jusqu’à la gorge, appliquant tes mains sur ses hanches et ses flancs. Tu multiplieras ces procédés plaisants jusqu’à ce qu’elle devienne malléable entre tes mains.



Quand tu la verras dans cet état, tu planteras ton instrument en elle avec force jusqu’à ce que sa touffe et la tienne se rencontrent. Tu le frotteras contre les parois internes d’une façon parfaite. Cela fait, vos deux plaisirs arriveront à point en même temps. Au cours de l’opération, tu n’oublieras pas les trémoussements, la manipulation, les tapes, les coups de bélier, les échanges entre vous de paroles douces, de ronflements, de ronronnements, de râles, de cris tels que “ Donne ” et “ Prends ”, de succion des lèvres, de baisers sur les sommets des joues. Si vous n’agissez pas ainsi, la femme

n’aura pas ce qu’elle désire, n’atteindra pas son but, n’obtiendra pas son plaisir, et l’homme laissera chez elle une impression désagréable.



Quand tu auras obtenu la satisfaction de ton besoin, tu presseras l’instrument entre ses cuisses, à l’intérieur de l’appareil, et tu l’inviteras à les réunir sur lui afin de serrer de toutes ses forces. Il sortira alors par un conduit étroit, et sa tête fera entendre une sorte de glouglou dans la partiechaude féminine, bruit que vous aurez plaisir à entendre tous les deux.



Tu descendras de sa poitrine du côté droit, par rapport à elle : si la femme conçoit cette nuit-là, l’embryon sera un garçon – avec la permission de Dieu. C’est en tout cas ce que les hommes versés dans la science religieuse ont mentionné – que Dieu les prenne en son agrément. D’autres ont dit que celui qui conjoint sa femme et la rend enceinte, s’il veut qu’il mette au monde un garçon, qu’il pose sa main sur le ventre de son épouse et dise : « au nom de Dieu, le Clément, le Maître de miséricorde ! » ; qu’il bénisse l’envoyé de Dieu – que le salut et la bénédiction de Dieu soient sur lui – puis prononce les paroles suivantes : « Ô Dieu, notre Dieu, crée cet enfant sous une forme mâle et je lui donnerai le nom de ton Prophète – que le salut et la bénédiction de Dieu soit sur lui. » Son intention sera exaucée et le Dieu Très-Haut, s’Il le veut, créera cet enfant sous la forme mâle, mettant en œuvre sa miséricorde et sa bénédiction.



Quand tu auras fini de conjoindre, ne bois pas de l’eau jusqu’à satiété, car cela relâche le cœur. Si tu veux recommencer l’opération, faites vos ablutions tous les deux auparavant, c’est un principe excellent. Ne laisse pas la femme se mettre sur toi, car je crains que son eau ne te soit nuisible pour peu qu’elle entre dans ton canal urinaire : cette recommandation est faite par les médecins. Cette position, à savoir la montée de la femme et son chevauchement sur l’instrument dressé, est considérée par les amantes comme une faveur qui étanche leur soif de plaisir : elles éprouvent

beaucoup de joie à s’élever et à redescendre ainsi. Prends garde à ce que leur eau ne sourde sur toi en cette position.



Évite aussi de faire beaucoup de mouvements après la conjonction : on dit que cela est détestable.

On aimera, par contre, rester dans la quiétude durant une heure. Quand le sexe sort de l’huis, ne le lave pas avant qu’il ne se calme un peu. Dès qu’il sera bien reposé, lave son œil doucement, mais pas à grande eau. En le sortant à la fin de la conjonction, quand tu te sépares de la femme, ne le frotte pas en faisant sa toilette, car cela occasionne une rougeur de la peau qui reste en permanence.

L’opération elle-même de la conjonction se fait de beaucoup de manières, avec des jeux d’amour à foison. On ne peut les recenser d’une façon complète. Tout cela – que Dieu en soit loué ! – est licite avec l’épouse et il n’y a pas de mal à le faire, excepté ce qui ne correspond pas volontairement à la nature même de l’instrument, en ne permettant pas la fécondation. Si tu veux, tu peux conjoindre ta femme en faisant face à tous les côtés de son corps : à son dos, à son ventre, à l’un ou l’autre de ses

flancs. Elle sera debout, assise sur son fondement, dans la position de l’agenouillement ou de la prosternation... ou dans toute autre position où il t’apparaîtra convenable ou possible de loger ton instrument à l’intérieur de son huis, d’y prendre plaisir et d’y prolonger ta jouissance. »



« Si tu veux, tu lui demanderas de s’étendre sur le dos et de placer ses deux jambes sur tes deux épaules. Ou bien de se mettre la face contre terre : dans ce cas, après avoir fiché ton instrument dans sa partie chaude, tu monteras et descendras sur ses fesses, opération considérée comme des plus savoureuses, et qui accélère le venue de l’eau. Si tu veux lui sensibiliser les cuisses, sans faire entrer ton instrument dans son huis, monte sur ses deux fesses après avoir placé l’un sur l’autre ses pieds

et serré ses cuisses sur l’instrument. Celui-ci sera ainsi en mesure de se frotter contre l’espace situé entre les deux lèvres de l’huis et ce frottement sur la porte de la partie chaude t’épargnera la nécessité de la pénétration. Toute méthode, toute variation emploiera en outre : la montée et la

descente, le frottement, le pilonnage, le polissage, l’ébranlement, le ronflement, le ronronnement, l’embrassement, la pression, la succion, le mouillage dans l’huis, l’escalade des fesses, la palpation des seins, le baisement de la touffe.



Conjoins-la comme tu voudras dans tous les plis de son corps, comme tu voudras dans n’importe quel endroit de celui-ci, excepté dans l’arrière du fondement. Toute opération en ce domaine, tu l’accompagneras de badinage, de tapotements sur la terrasse de l’huis et sur le haut des fesses. Tout

ce que tu aimeras faire avec ton épouse, tu le réaliseras. Si tu ne peux t’établir solidement dans l’huis, place un coussin sous les deux cuisses de ta partenaire, et frappe jusqu’à ce que te réponde le toit de l’appareil. »



« Parmi les façons de conjoindre les plus appréciées et les mieux au point, on trouve celles-ci :

Tu te glisseras entre ses cuisses et tu ficheras l’instrument dans l’huis jusqu’à ce que se rejoignent les deux touffes. Alors tu donneras des tapes, tu descendras, tu l’agiteras dans son ventre à droite et à gauche jusqu’à ce que votre plaisir à tous deux arrive en même temps.



Tu pourras aussi agir de même dans la partie chaude de ta partenaire allongée, la face contre terre : on appelle cela « le séjour agréable sur le sommet des fesses ». Et pour toi, ce sera vraiment un moment de bien-être.



Une autre position : tu étendras la femme sur le sol, la face vers toi, tu t’introduiras entre ses cuisses, tu placeras sa jambe droite sur ton épaule, et sa jambe gauche sous ton aisselle ; cela fait, tu ficheras ton instrument en elle.



Une autre position encore : tu lèveras ses deux pieds que tu placeras sur tes deux épaules, après avoir mis un coussin sous ses deux fesses ; tu le ficheras en elle, en obtenant une grande satisfaction, le coup étant appliqué sur l’endroit qu’il faut, la partie compatissante se trouvant prête à recevoir le jet viril.



Une autre position encore : tu étendras la femme sur le dos et tu mettras l’une de ses jambes sur ton épaule ; l’autre jambe sera libre de retomber à sa guise sur le sol. Tu ficheras alors ton instrument dans sa partie chaude. »



Il existe bien d’autre positions mais il me faut abréger. Quel que soit le chemin que tu prennes pour arriver à la jouissance et au plaisir par le pilonnage, le tapotage sur l’huis, la rencontre des deux touffes et tous les moyens employés pour approvisionner la sensation, les joies les plus savoureuses se trouvent réunis dans l’opération de la conjonction, de l’enfournement. Tout cela, bien sûr, après le badinage, les baisers sur le sommet des deux joues et sur le reste du visage, la succion de la bouche, la palpation des seins, l’embrassement de la poitrine, du cou, de la bouche, la pression légère, le chevauchement de la croupe, des ravissantes cuisses, la pâture menée partout sur ce beau corps tendre et bien nourri, les baisers déposés sur la terrasse d’un kouss gras et lisse, les coups de dents qui lui sont portés, le polissage de la partie supérieure des fesses, le grattage de la tête de l’instrument sur les deux lèvres de la partie chaude, les paroles savoureuses qui excitent, tel ce cri de la femme : « Prends ma partie chaude, elle fait partie de tes meubles ! », et la réponse de l’homme : « Prends l’instrument, car c’est ton bouchon », ou cette injonction de la femme : « Frappe avec ton instrument ce kouss qui t’appartient, plonge-le jusqu’au fond de mon réduit et n’oublie pas de fureter dans tous les coins », enfin le ronflement, le ronronnement, le râle, le bruissement des deux touffes...

 

Cheikh Omar Ben Mohamed Nafzaoui

 

Illustration X - Droits réservés

20/11/2015

Appel solennel aux musulmans de France.

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- Nous, musulmans de France, réaffirmons notre rejet catégorique et sans ambiguïté de toute forme de violence ou de terrorisme qui sont la négation même des valeurs de paix et de fraternité que porte l’islam.

- Nous, musulmans de France, sommes des citoyens français à part entière, faisant partie intégrante de la nation, et solidaires de l’ensemble de la communauté nationale.

- Nous, musulmans de France, proclamons notre attachement indéfectible au pacte républicain qui nous unit tous.

- Nous, musulmans de France, proclamons notre adhésion totale aux valeurs de la République.

Les musulmans de France élèvent leurs prières vers Dieu, le Très-Clément et le Très-Miséricordieux, pour qu’Il préserve et qu’Il bénisse la France.

Les musulmans de France formulent tous leurs vœux de paix, de sécurité et de prospérité pour leur patrie, la France.

Amine.

 

 

Pour une fois, c'est clair et sans ambiguïté : - rejet catégorique de toute forme de terrorisme ; - affirmation du fait d'être Français et solidaire de l'ensemble de la communauté nationale. Insistons sur le terme communauté nationale et non communauté musulmane ; - attachement au pacte républicain ; - adhésion totale aux valeurs de la République. Le reste n'est que de la sauce. C'est beaucoup plus précis que l'appel du 8 janvier, suite aux attentats contre Charly et le supermarche.

 

Reste à savoir si cet appel sera suivi d'effet. On peut le croire à voir les réactions très nombreuses et très violentes sur les réseaux sociaux de personnes musulmanes rejetant les fauteurs d'attentats. Ce serait alors un tournant décisif sur le front intérieur. En effet, si les musulmans veulent rejeter autrement qu'en belles paroles ceux qui salopent leurs croyances, ils doivent collaborer avec les autorités de leur pays – la France – en signalant, en dénonçant tous ceux qui se radicalisent, tous ceux qui émettent le souhait de rejoindre Daech, tous ceux qui reviennent de Syrie, etc. Ce n'est pas être des « balances », c'est défendre leur appartenance au pays où ils sont nés ou où ils ont choisi de vivre.

 

Si l'omerta qui protège les salafistes tombe, alors ces fauteurs de troubles ne seront plus « comme des poissons dans l'eau » puisque cette eau les rejettera.

 

À défaut de croire, espérons...

 

 Photo X - Droits réservés

19/11/2015

Au bistro de la toile : kamikazes, Marseillaise, Russes, etc.

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- Salut Loulle. Je vois que tu ne cèdes pas à la panique. Ton rade reste courageusement ouvert ! Et tu sers à tous les dépravés, à tous les futurs damnés qui le fréquente ces boissons fermentées diaboliques qui les conduiront en enfer !

 

- Eh oui Victor ! Même pas peur. Et puis si on va en enfer, on est sûr d'y retrouver des amis ! En plus, c'est chauffé... Mais on touche du doigt l'extrême fragilité de nos civilisations. Arrêt momentané des spectacles, des rencontres sportives, de la vie dans les bistrots et restos, présence lourde de flics et de militaires, fouilles, restriction des transports, etc. Et ceci par l'action meurtrière d'une petite dizaine d'individus munis de simples armes légères...

 

- C'est vrai Loulle. Quelques clampins fanatisés et drogués mais avec cette force suprême que donne l'acceptation du sacrifice de soi. La ceinture d'explosifs, c'est la bombe atomique des fanatiques : une bombe intelligente qui se dirige toute seule vers son objectif, discrètement – de plus en plus sur des femmes, la burqa est pratique pour ça ! - et qui explose exactement où et quand son « porteur-détonateur » le décide pour sa plus grande efficacité, c'est-à-dire là où ça fera le plus de morts, de jambes et de bras arrachées. Là où ça générera le plus de sang et de terreur.

 

- Manque de pot pour ces tarés, Victor, les Français ne se laissent pas enfiler comme ça. Et on a vu qu'au contraire, se faire dessouder, ça les ressoude. Le sursaut est évident, y compris, et c'est réconfortant, parmi nos compatriotes de culture musulmane qui sont les victimes les plus certaines de ces terroristes.

 

- C'est vrai Loulle. L'attitude des musulmans – à travers leurs représentants cultuels et culturels - qui se désolidarisent franchement des tarés d'allah est significative. Et si ça s'avère, notamment demain où les autorités religieuses appellent au rassemblement contre les terroristes, si la masse laborieuse, paisible de ces compatriotes rejette franchement les abrutis de Daech, ce sera gagné. Mao disait que le révolutionnaire devait être comme poisson dans l'eau dans la population. Eh bien si l'eau rejette le poisson, il crèvera vite la gueule ouverte !

 

- Ici, nos poissons préfèrent le rouge qui tache à l'eau. Où alors, désinfecté au pastis ! Quand je pense que même les Anglais ont chanté, à 80.000, la Marseillaise ! A Wembley ! C'est extraordinaire !

 

- Eh ! Loulle, les Rosbifs sont nos meilleurs « ennemis ». On se peigne la gueule mais on se respecte. Parce qu'aussi bien eux que nous savons que si on est vraiment dans la merde, on pourra compter sur l'autre. Et puis, il y a 400.000 Français à Londres et encore plus d'Anglais en France... Quant à La Marseillaise, c'est partout dans le monde un chant révolutionnaire comme L'Internationale, autre chant français. Ça filait les boules de laisser ce symbole de lutte, de liberté, de rébellion contre l'oppression tomber dans les mains et dans les gorges des fachos. Les Français se la sont réappropriés. Et c'est réconfortant.

 

- Décidément tout bouge, Victor. J'ai même entendu Fabius parler « d'une ouverture des Russes ».

 

- Il serait temps de se rendre compte que dans le foutoir du Moyen-Orient, les Russes ont une place prépondérante.Seuls les kons ne changent pas d'avis. Les Russes ont encore plus que nous intérêt à détruire ces racailles de l’État Islamiste. Parce que leurs frontières sud sont musulmanes. Parce que 6.000 de leurs ressortissants sont chez Daech et qu'ils redoutent le retour en Russie de ces abrutis.

 

- Je suppose que concernant l'éventuel retour de ces konnards, les Russes n'auront pas les scrupules de demoiselles de nos dirigeant : quelques balles dans la peau pour les traîtres.

 

- Et ils auront raison. Je m'étonne effectivement d'entendre nos « zélites » réfléchir à ce qu'il convient de faire avec ces Français partis combattre auprès de Daech en Syrie et en Irak, donc contre nous, lorsqu'ils reviennent en France. Faire un Guantanamo à la française ? Les « assigner à résidence » avec un bracelet électronique ? C'te konnerie ! Enfin, soyons logique. François, Valls, Fabius, tous nous serinent que « nous sommes en guerre ». Ce n'est pas un mot banal. Faut assumer ce que ça signifie : du sang et des larmes comme disait un très célèbre ami Rosbif de la France. Puisqu'on est en guerre, ce sont les lois de la guerre qui s'imposent. Et en temps de guerre, ceux qui ont combattu aux côtés de l'ennemi sont des traîtres. Si on les repère, si on les loge, si on les serre, on les flingue ! Il faut qu'ils sachent qu'ils ne rentreront que les pieds devant. Parce qu'il ne faut pas se raconter des konneries : aller combattre chez las tarés de Daech, ce n'est pas prendre quelques vacances. Ceux qui ont les flubes, qui ne font pas le poids et voudraient retourner « au pays » ils sont flingués sur place. Ceux qu'ils laissent revenir en France, ou en Belgique ou ailleurs en Europe sont aguerris et fidèles à « la cause ». S'ils reviennent c'est en mission : créer des cellules dormantes pour, sur ordre, faire des attentats. Alors pas de quartier : douze balles en public pour marquer les esprits et dissuader bien des vocations, ou une seule dans la tronche, discrètement, quelques bouts de ferraille ou de béton, et au fond des domaines de Neptune ! Si on n'a pas les couilles de faire ça, ce sera encore des centaines de morts innocents chez nous. Alors les scrupules des bien-pensants, mon cul ! Où alors, si on veut les « assigner à résidence », il n'y a qu'à les envoyer aux Kerguelen, avec les pingouins, ou à Clipperton, avec les crabes géants !

 

- Allez, à la nôtre !

 

18/11/2015

New EXODUS !

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Ayavédrime ! Ce matin, je me suis réveillé avec dans les replis de ma mémoire nocturne les bribes d'un drôle de rêve. Je voyais un bateau. Un bateau de croisière. Plein de réfugiés...

Au fait qu’est-ce qui sépare le rêve de la réalité ? Ben, la réalité justement qui donne du corps à l'imaginaire.

Faisons donc travailler notre imagination.

* * * *

Depuis quelques jours, la jungle de Calais semblait faire une cure d'amaigrissement. Les aspirants au passage en Angleterre étaient moins pugnaces. Les camions moins pris d'assaut. Le tunnel semblait retrouver sa routine ferroviaire...

Les flics qui surveillent la jungle notaient sans déplaisir les départs de familles et de petits groupes. Où allaient-ils ?

  • Chef, il y en a pas mal qui foutent le camp. On enquête pour savoir où ils vont ?
  • Pas notre problème. On constate, c'est tout. Ça nous soulagera d'autant.

* * * *

A Bordeaux, le Casta Fiora, superbe navire de croisière de 6.000 passagers, venait de débarquer sa cargaison de touristes. Fin du voyage. Ils devaient visiter les vignobles de la région avant de regagner leurs demeures respectives. Pleins de souvenirs. Le grand bateau devaient rester trois jours près des quais de la ville. Pour avitailler, refaire les pleins. Faire du nettoyage et quelques petites réparations. Trois jours et donc trois nuits.

Pendant ce temps, renseignés par le fameux « téléphone arabe », des dizaines de groupes, des centaines, des milliers de migrants, quittant Calais et ses barrières désespérantes se dirigeaient vers le Sud. Le Sud-ouest. En train. Mais aussi, pour beaucoup, en voitures. Conduites par tout un tissu de volontaires à ce covoiturage particulier. La force des réseaux sociaux. L'altruisme désintéressé. Ou non...

Le Casta Fiora passait sa dernière nuit à Bordeaux avant son appareillage vers une nouvelle destination. Mais voilà que sur le coup de 3 heures du matin, surgissant simultanément de centaines de voitures, des milliers de migrants – transfuges de Calais – se lancent à l'assaut du grand navire. Aucune résistance de la part de l'équipage dont ce n'est pas le métier ni la fonction. Peu de réaction de la part de la police municipale de la ville, dépassée par les événements. Le capitaine Yannis Skatathéo (un Grec, ça fait toujours sérieux dans une fiction maritime !), contacté par les autorités de la ville, répondit que son bateau avait été régulièrement affrété par une puissante ONG et qu'il n'y avait donc pas de problème. À six heures du matin, le grand bateau blanc quittait les quais...

À dix heures du matin, cap au Nord-nord-ouest, le Casta Fiora commençait à affronter la grande houle du golfe de Gascogne, creusée par une dépression qui se creusait rapidement. Le capitaine Yannis Skatatheo voyait avec inquiétude le temps se dégrader.  De courtes risées couraient depuis les lointains, faisant frémir la peau luisante de la mer sous les premiers souffles du vent. Voilà qui ne présageait rien de bon et les heures qui venaient s’annonçaient difficiles.

Aux premières rafales rageuses succéda un souffle montant régulièrement en puissance par le travers bâbord du navire. Les vagues, encore petites, se coursaient, se rattrapaient, se groupaient pour agglomérer leurs forces. Elles se marbraient d’une bave livide. Le grand souffle prenait de plus en plus d’élan, creusant les lames en un galop croissant.

Depuis l’horizon, les amas de nuages sombres, soufrés à leur base, s’échappaient par le haut en une cavalcade inépuisable de nuées grises qui se poursuivaient, s’étiraient, s’allongeaient en lambeaux de rideaux noirs et envahissaient l’air jaunâtre. Le soleil jetait à travers ces nuées des volées de flèches dorées.

Les embruns qui éclataient sur la proue trempaient ceux qui s’étaient imprudemment installés à l’avant des ponts supérieurs. Certains tentaient de descendre dans les entreponts qui étaient abrités mais déjà envahis d’une foule de malades vomissant qui les repoussaient.

Dehors, les nuages, arrivant en multitudes serrées depuis le Sud-ouest, dépliaient leurs grandes ailes noires sur le ciel blafard. L’eau verdâtre était zébrée de mousses blanchâtres. Les lames, à la crête frisée de volutes blanches, s’agrippaient pour se renforcer, creusant entre elles des gouffres toujours plus profonds. Elles frappaient le navire sur le flanc gauche, lui infligeant un mouvement de roulis de plus en plus prononcé. Le capitaine fit mettre le cap face aux vagues.

Le bateau, soulevé par la proue, se cabrait face à la montagne liquide qui se ruait sur lui. L’écume sommitale éclatait en énormes paquets de mer qui frappaient comme des boutoirs les superstructures. Puis le bateau basculait lourdement vers l’avant et glissait dans l’obscurité d’un grand creux qui continuait de courir. Au fond de cette cuve liquide, comme abrité par les falaises d’eau qui l’entouraient, le navire bénéficiait d’un calme relatif, comme si le monstre marin soufflait avant de reprendre son attaque. Puis arrivait un autre mur liquide, une autre énorme main d’eau glauque qui cabrait de nouveau le bateau, une lame encore plus énorme, encore plus menaçante, encore plus avide de le happer dans sa gueule écumante de fumée d’eau.

Puis, après des heures et des heures de furie, la colère des éléments se calma. Une lumière de création du monde régnait alors sur un ciel d’une pureté de cristal. Pas une nuée, pas une vague. Seule une longue houle amicale balançait le bateau rescapé qui remis cap au Nord.

Le lendemain matin, le Casta Fiora et sa cargaison de passagers malades, blessés par les éléments déchainés, pénétrait dans la Manche. Direction : Londres !

Mais les navires de guerre de Sa Majesté lui coupèrent la route, lui enjoignant de rebrousser chemin. Aucune discussion avec les migrants du navire. Des coups de semonce furent tirés à une demi encablure de la proue et de la poupe. Skatathéo obtempéra.

Le jour suivant, le bateau des migrants pénétrait dans le canal St-Georges, entre Galles et Irlande. Au soir, il pénétrait dans la rade de Belfast et bientôt il accostait. Les autorités furent rapidement dépassées par la foule de migrants, hâves, désireux de sortir au plus vite de ce navire où ils avaient éprouvés les affres et les dangers d'une terrible tempête.

Mais ils étaient enfin sur la terre de leurs rêve. Puisque l'Irlande du Nord est partie intégrante de la Grande-Bretagne...

* * * *

Bon. Allez, réveille-toi, Victor. Cesse de rêver.

Un rêve inaccessible ? Pourtant, Exodus, ça ne vous dit rien ?

 

 Photo X - Droits réservés.

 

10:07 Publié dans Actualités, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voyage, migrants

17/11/2015

Syrie. Le fric ou l'honneur ?

arabie saoudite dessin plantu.jpg

 

Pendant que les proches des victimes innocentes des tueurs souffrent dignement, la vie politique reprend. Je suis en train d’entendre plutôt que d’écouter notre premier ministre ramant comme il peut. Il se couvre pourtant de caca en défendant ces « alliés »pittoresques que sont l’Arabie saoudite et le Qatar. Pas facile, eh, Manu ! Ouais mais, un client, c’est un client… Des rafales, des frégates, pour des milliards... Ça élimine bien des scrupules !

 

François Hollande, lui, a eu un discours digne, courageux, « hollandais » aussi en ressortant de la naphtaline Balladur, piégeant ainsi ses adversaires. Cela suffira-t-il pour éradiquer ce sida mental qu’est le terrorisme islamiste ? Cette horreur qui méprise la vie, ce barbarisme qui hait la culture, celle bêtise crasse qui dénature une religion somme toute pas pire que les autres ? Cette expression du Mal que nous combattons avec nos rafales et nos mirages en Syrie et en Irak, avec le courage et la vie de nos soldats en Afrique de l’Ouest, a nom Etat islamique, ou Daech, ou Boko haram. C’est le nom de ces sectes d’assassins qui se camouflent derrière une religion pour s’emparer de territoires, de richesses et assouvir les plus bas instincts que la civilisation tente de gommer chez le plus dangereux des animaux : l’être humain.



Pourtant, l’expression de ce Mal que nous combattons, est représenté à l’ONU. Il y est par un état reconnu, avec lequel notre pays tisse des liens commerciaux et militaires puissants. Il a nom Arabie saoudite. Il a aussi nom Qatar, qui n’est qu’une verrue de la précédente.



Dès sa naissance l’Arabie saoudite a lié son sinistre destin à celui des puissances impérialistes. Fondée officiellement le 22 septembre 1932 par la fusion des provinces du Nejd et du Hedjaz, elle s’est trouvée sous la férule de Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud dit Ibn Saoud qui en en devenant le monarque absolu a mis en place un système féodal cruel et obscurantiste. Les guerres ayant permis l’accession au pouvoir d’Ibn Saoud ont fait 500.000 morts entre 1901 et 1932 ! La découverte de pétrole en mars 1938 transforme le pays sur le plan économique et marque le début d’une alliance stratégique avec les États-Unis, concrétisée par le Pacte du Quincy qui, en échange d’un accès au pétrole, engage les États-Unis à protéger militairement la dynastie des Saoud. Cette alliance se révélera d’autant plus durable que le pays se présente comme un féal de poids pour contrer le mouvement de libération national arabe dans les années 1950-1960 au grand bénéfice de l’impérialisme.



Le régime monarchique – le pays propriété d'une famille, d'un clan, sans aucune opposition possible – est la « matrice » du wahhabisme, interprétation la plus rétrograde de l’Islam qui sert à justifier l’obéissance totale aux riches et à priver la population de tout droit démocratique. Elle lui procure une masse d’argent inépuisable qui lui permet d’exporter sa doctrine religieuse fanatique dans le monde, de s’acheter le soutien de nombreux mouvements réactionnaires de même que celui des dirigeants corrompus de pays pauvres qui suivent à la lettre les consignes de leur « bienfaiteur » quand il s’agit de voter à l’ONU ou même confient la présidence de la commission des « Droits de l’Homme » de cette instance à son représentant !



Dans ce pays de nos amis les bourreaux, où not'bon président va régulièrement, il a peut-être été invité à quelques représentations de ces charmantes traditions locales : flagellation (quels coquins sado-maso ces arabesaoudiens !), amputations de la main ou du pied (travaux pratiques intégrés à l'apprentissage des élèves boucher-charcutier probablement), décapitations en place publique au sabre (Ah ! Le charme désuet de ces saines et viriles traditions !), lapidations des femmes (là, ta fibre paritaire doit vibrer, François, parce que ce charmant passe-temps, une sorte de pétanque locale, est réservé aux femmes. Pas paritaires, ça...)



Ouais, mais, répondrons les esprits forts, ces traditions ont pour finalité de remettre dans le droit chemin des gens qui se laissent aller à faire quelques bêtises ! Cambriolage, trafic de drogue, fornication, idolâtrie, rébellion, conduite sexuelle immorale, sorcellerie, vol, trahison, conduite irréligieuse, apostasie, blasphème, adultère,sodomie, fornication. Eh ! C'est la charia ça, François ! C'est la sainte charia, Valls !



Et les femmes. Ah ! Les femmes que nous chérissons tant... Dès leur naissance, les Saoudiennes sont placées sous l’autorité légale d’un homme, le « gardien », qui peut être leur père, leur mari, leur frère, leur oncle ou même leur fils. Les femmes ne peuvent pas voyager sans l’autorisation de leur « gardien ».L’Arabie saoudite impose une stricte séparation des sexes. La plupart des maisons, banques ou universités ont une entrée pour les hommes et une autre pour les femmes. C’est le dernier pays au monde où les femmes sont privées du droit de conduire.



Daech a été créé sur le modèle de l'Arabie saoudite qui l'a soutenu et armé jusqu'à ce ,que cet enfant putatif lui fasse de l'ombre et devienne une menace aussi pour elle. Ce que fait Daech et qui révulse le monde dit « civilisé », c'est ce que pratique légalement l'Arabie saoudite sur son territoire.



Et Valls, notre premier ministre, ne trouve pas « indécent » d’entretenir des liens étroits avec la pire forme de barbarie moyenâgeuse encore existante dans le monde. Cela ne l’empêche pas, de concert avec Fabius et Hollande, de multiplier les discours qui justifient le soutien aux hordes obscurantistes en Syrie - qualifiées sans rire d’ « opposition démocratique » ! – et stigmatisent le régime syrien qui a au moins le mérite d’être laïque et de faire coexister pacifiquement toutes les religions et les non-croyances.



Toutes les lois d'état d'urgence ne seront qu'emplâtres sur une jambe de bois tant qu'on ne rompra pas avec ce nid de vipères qu'est l'Arabie saoudite (et sa verrue, le Qatar). Tant qu'on ne clarifiera pas nos relations avec le gouvernement légal de la Syrie et son chef Bachar el-Assad. Parce que l'éradication, la destruction – selon les paroles de Hollande – de l'état islamique passe non pas par quelques bombinettes mais par une guerre au sol, là où ça fait mal, là où se côtoient la peur, la mort, la souffrance, la merde, le sang et les larmes.



Et qui doit « y aller » au sol ? Certainement pas nous ni aucun pays occidental, ni les Russes. Car alors les forces en conflit sur place se réconcilieraient en faisant front commun contre l'envahisseur étranger, contre le kouffar, l’infidèle. Les seules forces au sol aptes à détruire Daech sont l'armée régulière de Bachar, les Kurdes, les Iraniens.

Encore faut-il qu'il y ait derrière le fracas de la guerre une solution politique viable. Qui ne peut-être un simple retour aux aberrantes frontières artificielles dessinées par les accords Sykes-Picot, imposées par les forces coloniales à la suite de l'effondrement de l'empire ottoman.



On n'est pas sorti du foutoir...

 

Illustration: merci à Plantu.



16/11/2015

"Ils viennent jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes".

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Après le temps des larmes, de la compassion, du chagrin et de la colère vient le temps des questions et de la réflexion. Qui est l'état islamique ? Pourquoi la France ? Qui sont ces tueurs ? D'où viennent-ils ? Que veulent-ils ? Qui les soutient ? Que pouvons-nous et devons-nous faire ?

 

Qui est l'état islamique ? Daesh, le pseudo « état islamique » est le fils putatif des États-Unis et de l'Arabie saoudite. Fils des Etazuniens parce qu'il a été créé par le rapprochement d'officiers de l'armée de Saddam Hussein avec des fondamentalistes islamistes sunnites proches d'Al Qaeda. Fils de l'Arabie saoudite qui les a armés et soutenus financièrement, qui leur a insufflé son extrémisme, son obscurantisme, sa barbarie puis qui les a poussé à déclencher une guerre religieuse contre les chiites. Les événements de Syrie, dans la foulée des « révolutions arabes », en 2011 vont donner une autre dimension à ce groupuscule. Assad relâche de ses prisons des centaines de détenus fondamentalistes qui viennent renforcer d'une part Al-Nostra, branche d'Al-Qaeda, d'autre part Daesh, acronyme arabe de l’État islamique, qui apparaît en Syrie début 2013. Ils sont alors dirigés par un illuminé charismatique extrêmement ambitieux, Abou Bakr al-Baghdadi, ancien prisonnier des Etazuniens, qui proclame « l'état islamique ». Dès lors la montée en puissance de Daesh est foudroyante. Ils battent à plates coutures les armées fantoches du régime pro-étazunien de Bagdad, font main basse sur des tonnes d'armes puissantes (chars, artillerie) modernes que les militaires du régime abandonnent dans leur fuite. Puis ils conquièrent Mossoul, s'emparent des réserves de la banque centrale de cette ville, la deuxième d'Irak, passent en Syrie, s’emparent des puits de pétrole, pratiquent le racket et l'impôt révolutionnaire dans les zones de Syrie et d'Irak qu'ils contrôlent. Les prises d'otages lui procurent de grandes sources de revenus. Et la secte islamiste a noué des relations d'affaires avec toutes les mafias intéressées par le pétrole sur lequel ses combattants ont mis la main. Résultat, l'organisation dispose de moyens financiers considérables.

Daesh utilise au mieux les ressources de la communication moderne, de la propagande et des réseaux sociaux à travers lesquels elle recrute des milliers de volontaires, séduits par les mensonges d'un idéalisme aventureux excitant les pires penchants, le côté monstrueux de l'être humain : possibilité de tuer, possibilité de violer. Conditionnés à tuer, ce sont ces jeunes qui sont renvoyés dans leurs pays respectifs pour semer la mort. Daesh n'a pas à les « économiser », il en vient d'autres tous les jours...

 

Pourquoi la France ? Parce que nous sommes le seul pays en Europe ayant les moyens ( ??!!) et la volonté de s'opposer à la barbarie de l’État Islamique. Les autres Européens s'en foutent et n'ont pas d'armée digne de ce nom à l'exception de la Grande-Bretagne. Parce que la France s'oppose, avec succès, aux délires de ces abrutis d'allah non seulement en Syrie mais aussi en Afrique de l'Ouest

 

Qui sont ces tueurs ? L'enquête semble montrer que ceux qui tuent chez nous sont Français, ou Belge, très jeunes, peut-être récemment convertis, avec un encadrement étranger professionnel (syrien ou égyptien). Ils bénéficient probablement de complicités locales conséquentes qui les conseillent très précisément pour choisir les lieux et le temps de frapper. Ainsi le choix du quartier. À l'exception de l'attaque qui a eu lieu au Stade de France, toutes les autres attaques ont eu lieu dans une surface très restreinte, un quartier parisien riche d'une population jeune, cosmopolite, festive. Hasard ou complicité, il y a dans ce quartier une douzaine de mosquée dont certaines bien connues des habitants du 10e et 20e arrondissements, et depuis longtemps, pour abriter des fondamentalistes et des intégristes...

 

 

D'où viennent ces tueurs ? De Syrie, certains en se glissant dans le flot ininterrompu de réfugiés. L'un des kamikazes avait un passeport enregistré en octobre par un réfugié lors de son entrée en Europe par la Grèce. Passeport volé ? Terroriste camouflé ? Voilà qui devrait donner à réfléchir sur la naïveté suicidaire avec laquelle les Européens, sous l'influence de Frau Merkel, laissent entrer sans contrôle réel des centaines de milliers de migrants parmi lesquels se camouflent des milliers de terroristes (4.000 au minimum revendique Daech). Ces tueurs - nourris, habillés, logés par la bien-pensance bêlante des institutions européennes - sont de très jeunes gens partis de France et de Belgique, en recherche d'aventure et d'idéal, trompés par les réseaux sociaux et les recruteurs de Daesh camouflés en imams. Si l'on en croit le juge Trévédic, ils passent 4 à 5 mois dans les rangs de Daesh, en Syrie et en Irak. Là – horreur intégrale – ces jeunes, encore des gamins, sont transformés à la chaîne en kamikazes, en explosifs vivants. Ils sont endoctrinés, subissent un lavage de cerveau, sont conditionnés selon les méthodes des sectes à accepter et même à souhaiter la mort, puis entraînés pendant deux mois à tuer. Ils sont alors renvoyés en Europe, souvent à travers la plaque tournante de la Belgique, commettre les attentats que nous connaissons. Simples consommables « one shot », tueurs jetables sans valeur, vite remplacés.

Les quelques témoins survivants, qui les ont vu de , attestent de leur jeunesse (la vingtaine d'années), rapportent qu'ils parlent parfaitement français et ont été sidérés par la froideur avec laquelle ils tiraient systématiquement, minutieusement sur leurs victimes désarmés. Cet état second est le résultat d'une défonce au Captagon, l'arme secrète de Daesh. Il s'agit d'une petite pilule blanche à base d’amphétamine, très prisée parmi les terroristes de Daesh, mais aussi d'Al Nostra et de l'ASL. Ça donne parait-il une pêche d'enfer : tu te mets à combattre sans te fatiguer, tu marches droit devant toi, tu ne connais plus la peur ni la douleur, tu oublies le danger et tu méprises la mort !



Que veulent-ils ? Ils véhiculent une idéologie mortifère camouflée derrière une lecture archaïque du coran. Ils haïssent tout ce que nous aimons, notre art de vivre, de rire, d'aimer, de manger, de boire, d'être joyeux, de vivre libre. Leurs « valeurs » sont à l'exact opposé des nôtres : pas de liberté autre que celle de se soumettre aveuglément au « chef » ; pas d'égalité entre « croyants » et non-croyants, ceux-ci n'étant pas considérés comme des humains mais comme des porcs, que l'on peut, que l'on doit même humilier, dépouiller, tuer ; pas d'égalité entre hommes et femmes, celles-ci étant réduites au rôle de chose : ventre à reproduction, chair à plaisir, bête de somme ; quant à la fraternité, elle est réservé à leurs « ghrouïa », à leurs frères en religion. Pas de plaisir, pas de joie de vivre, pas de culture, pas de musique, pas de peinture, pas d'art en général, valeurs « impies » et dégénérées détournant du « vrai dieu », ce qui explique leur frénésie de destruction de tout ce qui n'est pas leur vision débile de l'islam. Voilà, à gros traits, l'idéologie de haine et de mort que prétendent imposer au monde ces abrutis.

Leur stratégie : susciter de la part des « sous-chiens », des « face-de-craies » des attaques, des pogroms, des ratonnades, appelez ça comme vous voudrez, contre les Français de culture musulmane afin de les faire basculer dans le giron des salafistes. Et ainsi fomenter une guerre civile qui serait catastrophique pour la France et les amènerait – fantasment-ils - au pouvoir.

 

Qui les soutient ? Leurs principaux soutiens sont...nos grands « amis », alliés paradoxaux et surtout clients de nos belles et chères machines à tuer que sont l'Arabie saoudite, le Qatar et toutes ces féodalités pétrolières du Golfe.

Mais ils ont sur place, chez nous, des prosélytes efficaces : les imams salafistes, endoctrinés et payés par les précédents et qui sévissent dans certaines mosquées en France et en Europe, ventre mou de l'Occident, terre de mission où vivent déjà des millions de musulmans, terre peuplée de vieux ramollis, à conquérir selon l'adage célèbre de Boumédienne  déclarant en 1974 devant l'assemblée de l'ONU : « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour faire irruption dans l'hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c'est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire».

 

La jeunesse déboussolée qui se laisse prendre dans leurs rets est aussi travaillée par les appels à la haine et au racisme anti « fromages blancs » de ces « héros » du rap qui crachent à longueur d'éructations dans la tchorba – française – qui les nourris. Une lecture succincte de la « poésie » des banlieues est édifiante de l'amour qu'ils portent à la France. Qu'on en juge :

 

Le groupe 113 :

J' crie tout haut : " J'baise votre nation "
L'uniforme bleu, depuis tout p' tit nous haïssons
On remballe et on leur pète leur fion.
Faut pas qu'y ait une bavure ou dans la ville ça va péter,
Du commissaire au stagiaire : tous détestés !
A la moindre occasion, dès qu' tu l' peux, faut les baiser.
Bats les couilles les porcs qui représentent l'ordre en France.

 

Ou encore :

Le groupe Sniper :

Pour mission exterminer les ministres et les fachos
La France est une garce et on s'est fait trahir
On nique la France sous une tendance de musique populaire
Les frères sont armés jusqu'aux dents, tous prêts à faire la guerre
Faudrait changer les lois et pouvoir, voir bientôt à l'Élysée des arabes
et des noirs au pouvoir. Faut que ça pète !
Frère, je lance un appel, on est là pour tous niquer
La France aux français, tant qu' j 'y serai, ça serait impossible.

Leur laisser des traces et des séquelles avant de crever.

Faut leur en faire baver v' la la seule chose qu'ils ont méritée.
T'façon j'ai plus rien à perdre, j'aimerais les faire pendre.

Mon seul souhait désormais est de nous voir les envahir.

Ils canalisent la révolte pour éviter la guerre civile.


Vous en voulez d'autres ? Allez voir ICI

 

Heureusement, tous ne sont pas comme ça. Ecoutons Magyd Cherfi, du groupe Zebda :

« Il y a des jours comme ça où on aime la France, où on a envie de chanter la Marseillaise, envie d’être tricolore comme un supporter insupportable. Il y a des jours où on se reproche de pas être assez français. Des jours où on voudrait s’appeler Dupont quand on s’appelle Magyd. Suis-je toqué ? Suis-je choqué ? Oui je laisse se répandre la douleur en mon cœur et reposer ma tête percutée de plein fouet.

C’était un carnage et c’est mon jour de baptême, je deviens solennellement français, c’est dit. Je promets devant le fronton des mairies d’aimer la France pour le pire et le meilleur, de la protéger, de la chérir jusqu’au dernier souffle. Suis-je sonné ? Miné ? Je nais.

Il y a des jours comme ça où même anar on porte un drapeau parce que c’est tout ce qui reste à brandir après l’embrasement et il est bleu blanc rouge. Il y a des jours où on aime ce pays même quand il a tort, même quand il se trompe parce qu’il est nous jusque dans les entrailles.

Des jours comme ça où on aime ce pays, ses hameaux, ses villages, ses monuments aux morts. Des jours où on regrette de pas la ménager la vieille dame aux quatre cents fromages. (…/...) ». Savourez la suite de ce cri d'amour et de fraternité ICI

 

Mais ce n'est pas tout. Ils peuvent aussi compter sur la complicité plus ou moins conscientes de certains « intellos » qui sévissent à longueur de colonnes et de plateaux télé et qui, assimilant l'islam à la « religion des pauvres », se font les thuriféraires des tueurs d'allah. Les attentats que nous subissons font passer ces lèche-babouches du rang d' « idiots utiles » des islamistes à celui de complices. Ces archéo-trosko-gauchos de salon ont remplacé l’œil de Moscou par l’œil de Mossoul. Au fait, Abou Plenel, Abou Joffrin, Abou Askolovitch, Abou Tood et autres Abous de plus petit calibre osent-ils encore se regarder dans une glace ?

 

Que pouvons-nous et que devons-nous faire ? D'abord ne pas succomber à la désunion, à la violence aveugle en rejetant la minorité de culture musulmane qui souffre et redoute autant que le reste des Français les folies de ces tarés. C'est ce que veulent les égorgeurs, il s'agit de ne pas leur faire ce cadeau. Pour cela, il faut aussi prendre réellement la mesure de la misère économique de ces banlieues et mettre le paquet pour y remédier. Quitte à passer, pour cinq ou dix ans, par une certaine « discrimination positive » bien comprise. Il y aurait alors moins de « desesperados » prêts à rejoindre Daesh.

 

Reconquérir tous les territoires perdus de la République. Et d'abord éradiquer ce gangstérisme du trafic de drogue qui est souvent une marche vers l'islamo-fachisme. Et ceci ne peut se réussir qu'avec la participation volontaire des habitants de ces territoires de non droit. Faute de quoi, d'autres arriveront au pouvoir par les urnes et alors la bataille de Paris ressemblera à la bataille d'Alger...

 

François Hollande, comme ses ministres, insiste sur le fait que « nous sommes en guerre » et que nous devons être « impitoyable » avec Daesh. Il faut traduire ces paroles par des actes. Être en guerre, comme dirait La Palice, ce n'est pas être en paix. Et les règles en temps de guerre sont plus brutales qu'en temps de paix. Il faut le savoir et l'assumer. Les ennemis, et ceux qui trahissent en partant combattre aux côté de l'ennemi, ne doivent pas compter sur la mansuétude d'un état de droit « compréhensif » voire laxiste. En temps de guerre, la loi c'est que l'ennemi doit être détruit, « neutralisé », c'est-à-dire tué. Et les traîtres fusillés. Dès lors qu'ils partent lutter aux côté de Daesh, les Français sont des ennemis, des traîtres à leur patrie qui ne doivent absolument pas avoir le loisir de revenir en France. Sinon les pieds devant... Ça refroidira bien des vocations...

 

Puisqu'on est en guerre, il faut se donner les moyens militaires, mais aussi policiers de faire la guerre et de la gagner. Donc doubler les moyens financiers de nos armées qui sont exsangues, mal équipées, pas assez nombreuses. La suppression par Chirac de l'armée citoyenne au profit de l'armée professionnelle a été une énorme konnerie. Y revenir serait très difficile mais on peut envisager la création d'une Garde nationale, sorte de force de réserve à l'armée, mobilisable si besoin pour des besoins de maintien de l'ordre interne, genre Vigipirate. Ce qui soulagerait d'autant l'armée de métier.

 

Une guerre, on ne la fait que si on a des chances de la gagner. Pour gagner celle contre Daesh, il faut constituer un front commun avec tous ceux qui luttent contre ces égorgeurs fous. Sans faire la fine bouche. Donc aussi, évidemment, avec Bachar el-Assad, avec les Iraniens et avec les Russes. Toute autre solution est bidon.

 

Sinon, on psalmodiera encore « Aux larmes citoyens » faute d'avoir eu la force d'âme de chanter à pleine voix « Aux armes citoyens !» 

 

 

VictorAyoli.

 

Illustration X - Droits réservés

 

14/11/2015

"Curae leves loquuntur, ingentes stupent"

« Les chagrins légers parlent, les grands se taisent » - Senèque

13/11/2015

Les toubibs en colère en remettent une couche !

toubib caricature.png



Les médecins, mais aussi les dentistes en remettent une couche ces jours-ci contre la réforme des professions de santé, avec en ligne de mire le retrait du « tiers-payant ». C'est-à-dire le fait que le médecin serait payé non plus par le patient mais par la Sécu et les mutuelles complémentaires. Ils n'en veulent pas. Pourquoi ? Peur de ne pas être payés, peur des retards de paiement, peur d'avoir trop de paperasses à faire. Ils ont peur aussi, mais ils ne le disent pas, que ce système permette aux patients de voir réellement le montant des dépassements d'honoraires le cas échéant !

 

Une étude réalisée par le Collectif Inter-associatif Sur la Santé (CISS), s'appuyant sur un sondage BVA réalisé au mois d'octobre 2015, devrait leur donner à réfléchir. Ce sondage concerne les « déserts médicaux ». En voici les principaux résultats :

 

- Les premières difficultés que rencontrent les Français pour consulter un médecin sont les délais pour obtenir un rendez-vous. 55% en tout et 62% en zone périurbaine.

 

- Plus de 70 % des Français ont eu des problèmes pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste dans un délai raisonnable. D'abord les ophtalmologistes, puis les dermatologues et les gynécologues.

 

- Face à l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous dans un délai ,raisonnable, 20 % sont allés aux urgences, 15 % ont renoncé à un soin et 10 % ont eu recours à l'automédication.

 

- Près d'un Français sur 5 (19%) a déjà eu recours à un médecin pratiquant des dépassements d'honoraires parce qu'il n'arrivait pas à obtenir de rendez-vous dans un délai raisonnable.

 

- 45 % des Français craignent les conséquences pour leur santé des difficultés à obtenir un rendez-vous médical.

 

- Une majorité des Français pensent que les déserts médicaux (60 %) sont d'abord la conséquence d'une mauvaise répartition des médecins sur le territoire plutôt qu'une insuffisance de médecins formés. Ce pourcentage grimpe à 80 % en zone rurale.

 

- Plus de 7 Français sur 10 (72 %) pensent que les pouvoirs publics devraient intervenir pour réguler la répartition des médecins libéraux sur le territoire. Une attente qui privilégie les mesures coercitives.

 

- 1/3 des Français seraient prêts à recourir à la téléconsultation (visioconférence par internet) auprès d'un spécialiste pour pallier l'insuffisance de médecins. Mais ils refusent à 80% ce système de téléconsultation concernant les généralistes.

 

Contrairement à ce qui existe pour d’autres professions libérales de santé, il n’existe aucun dispositif régulant l’installation des médecins par des critères d’encadrement tenant compte du rapport entre la densité médicale et la densité de population dans les territoires.

Pourtant, des dispositifs de ce type sont appliqués à d’autres professions de santé. Pour les infirmiers, dans le cadre d’un conventionnement avec l’Assurance maladie qui prévoit notamment qu’un infirmier envisageant de s’installer en exercice libéral dans une zone « surdotée » ne le peut que si un infirmier libéral cesse son activité dans cette même zone. Pour les pharmaciens, l’installation d’une nouvelle officine dans un territoire est conditionnée à une autorisation administrative délivrée par l’Agence régionale de Santé en fonction du nombre d’habitants. 

Des solutions existent. L'encadrement de l'installation des médecins en est une. Ce sondage montre que les Français sont 7 sur 10 à considérer à la fois que les règles de répartition des médecins sur le territoire ne prennent pas assez en compte les besoins des patients, mais aussi que les pouvoirs publics devraient intervenir pour réguler cette répartition.

Les médecins qui se crispent sur des positions corporatistes devraient songer un peu plus à ce que souhaitent leurs patients, pardon, leurs clients...

Et rappelons-leur encore une fois que leurs études ayant été payées par la collectivité, il ne serait pas « anormal » qu'ils renvoient un tant soit peu l'ascenseur en acceptant une répartition territoriale plus conforme avec les besoins de leurs patients (pardon, de leurs clients).

 

Illustration X - Droits réservés

12/11/2015

Au bistro de la toile. Israël, Bolivie, Inde : plein de bonnes nouvelles !

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- Alors Loulle, quoi de neuf dans tes canards, à part le fait que Normalou et Sarko se sont serrés la pogne au raout du 11 novembre, ce qui – au vu du battage fait autour ce non-événement – semble pour la presse purée et les lucarnes à décerveler la nouvelle-phare de la journée d'hier ?

 

- C'est vrai qu'ils nous ont gonflé les aliboffis grave avec cette konnerie. Ben, dans ce que je trouve intéressant dans mes canards, il y a Nétanyahou qui gueule comme un putois parce que l'Europe veut signaler les produits « made in colonies israéliennes », il y a encore la venue d'un berger à l'Elysée, Moralès, président de la Bolivie et puis, bien planquée, une nouvelle fort réjouissante : l'expérience d'un revenu de base en Inde.

 

- Ah ! Ah ! Les grimaces et les vociférations de Netanyahou ont quelque chose de réjouissant ! Pourtant, ça ne va pas très loin. Mercredi matin, un document discret, concocté par un petit groupe d'expert dans les méandres des responsables européens a établi les «lignes directrices » de la Commission européenne sur l'étiquetage des produits fabriqués dans les colonies de Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Pour une fois, j'applaudis des deux mains une décision courageuse de la Commission européenne. Et je vais m'y intéresser. Jusqu'à maintenant, je ne faisais pas réellement gaffe à la provenance des produits que j'achetais, mais à présent j'y regarderais de plus près et j'éviterais d'acheter des produits étiquetés comme provenant des territoires colonisés d’Israël, genre avocats, pamplemousse ou autre. Parce que si ce pays a le droit de vivre en paix et en sécurité, il n'a pas le droit de voler et de coloniser les terres des autres. Ce qu'il fait allègrement depuis des décennies, sans tellement gêner la « communauté internationale », c'est-à-dire les États-Unis et leurs alliés et affidés. Ce sera ma petite contribution à la lutte pour la paix dans cette région hyper merdique du monde.

 

- Et le berger à l’Élysée, qu'est-ce t'en pense ?

 

- Ce n'est pas le première fois qu'Evo Morales Ayma, président de la Bolivie depuis 2005 vient goûter les petits fours de l’Élysée. Chirac l'a reçu à une époque où les milieux d’affaires s’inquiétaient, déjà, de l’arrivée au pouvoir de ce syndicaliste, champion de la cause indienne et farouche pourfendeur du libéralisme. Morales, l'apôtre du « buen vivir » est une icône pour les uns, dont je suis, un repoussoir pour tous les ultralibéraux. Tirons notre chapeau à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA) dont le conseil d’administration a décidé de distinguer Evo Morales au titre de Docteur Honoris causa lors d’une cérémonie qui s’est déroulée samedi 7 novembre à Pau, en présence de François Bayrou, maire de la ville, et de notre pote José Bové, député européen écologiste et ami du président-altermondialiste. Morales est le premier Amérindien à arriver au pouvoir en Amérique du Sud. Lui et son gouvernement ont obtenu de remarquables succès dans la lutte contre les inégalités, l’accès aux services de base (eau, éducation, santé) et les efforts engagés pour la protection de la Pachamama, la « Terre mère ». Et puis, il a foutu à la porte toutes les compagnies étazuniennes et européennes qui razziaient sans vergogne toutes les ressources de son pays. Et ça, c'est resté en travers des banksters et des multinationales qui lui vouent une haine tenace et font tout, par CIA interposée, pour le foutre en l'air.

 

- Olé ! Viva Morales ! Ah ! Et ce revenu de base en Inde, c'est quoi ?

 

- Le revenu de base, tu connais, on en a souvent parlé. C'est une sorte d'impôt à l'envers : l’État verse sans condition à chaque citoyen une certaine somme d'argent lui permettant d'assurer ses besoins de base. En Inde, ça a commencé près de Delhi, en 2010 avec un projet pilote. Les intéressés avaient le choix entre continuer de toucher des subventions pour la nourriture et l’essence et le versement d’un revenu mensuel, sans conditions, de valeur équivalente. La plupart des habitants ont opté pour la deuxième option et, face au succès rencontré par le programme, le ministre de Delhi a décidé de l’étendre à l’échelle de l’État à partir du 15 décembre 2012.

Un second test à plus grande échelle a été lancé début 2011 dans l’État de Madhya Pradesh. Chaque homme, femme et enfant, dans huit villages, recevaient un revenu individuel et inconditionnel tous les mois pendant 18 mois. Et les résultats ne se sont pas fait attendre. Bien que le rapport définitif ne soit pas encore rendu, les premières observations sont extrêmement encourageantes : une amélioration de la scolarisation et des résultats scolaires, une amélioration du statut économique et social des femmes, une meilleure alimentation, une activité économique en progression et une incidence positive sur la santé. Le plus remarquable est que le gouvernement central s’est soudainement montré favorable à ce type de transfert d’argent.



- Eh ben ! En voilà des nouvelles qu'elles sont bonnes ! Allez, à la nôtre !

 

11/11/2015

GUERRE A LA GUERRE…

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« Plus que les charges qui ressemblent à des revues, plus que les batailles visibles déployées comme des oriflammes, plus même que les corps à corps où l’on se démène en criant, cette guerre, c’est la fatigue épouvantable, surnaturelle, et l’eau jusqu’au ventre, et la boue et l’ordure et l’infâme saleté. C’est les faces moisies et les chairs en loques et les cadavres qui ne ressemblent même plus à des cadavres, surnageant sur la terre vorace. C’est cela, cette monotonie infinie de misères, interrompue par des drames aigues, c’est cela, et non pas la baïonnette qui étincelle comme de l’argent, ni le chant du coq du clairon au soleil ! » écrit Henri Barbusse dans « Le feu, journal d’une escouade ».

Eh oui, la guerre, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...

La guerre, c'est l'ombre omniprésente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate sous la morsure des rats, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

La guerre, c'est le désespoir du camarade touché et qui attend des secours qui ne peuvent venir.

La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui vous fait penser - lorsque votre voisin d'attaque tombe à côté de vous, haché par une rafale ou la tête explosée par une roquette – qui vous fait crier dans votre pauvre tronche: « Ouf, c'est lui, c'est pas moi ! »

La guerre, ce sont les cris de douleur du camarade touché, les hurlements et les sanglots, les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

La guerre, l'embuscade, c'est le corps qui s'efforce de se rétrécir au delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans la boue de la tranchée, la caillasse du djebel ou la vase de la rizière.

La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui vous cherche, qui va vous trouver. C'est la haine de l'autre, de celui qui veut votre peau. C'est le doigt qui ne relâche plus la détente de votre fusil dérisoire.

La guerre, c'est de la merde.

Pendant la grande boucherie 14-18, les profiteurs et fauteurs de guerre se la faisaient belle. Les grands boulevards de Paris affichaient une vie trépidante; les théâtres, les brasseries, les cafés concerts, les boites de nuits étaient pleins de fêtards…

Pendant que les Français Schneider, De Wendel et autres faisaient discrètement la bringue avec leurs homologues, rivaux et…amis allemands Krupp, Thyssen et autres fabricants de choses en aciers bien pointues, bien aiguisés, qui entrent dans les viandes, qui labourent les chairs, qui brisent les os, qui éclatent les cranes, qui arrachent les yeux, qui explosent en beaux feux d’artifices de mort, la France d’en-bas s’étripait avec l’Allemagne d’en-bas. Pour le plus grand profit des précédents.

La droite la plus bornée, la plus avide, la plus lâche se lâchait, se goinfrait, s’engraissait, se tapissait la tripe de sauces chaudes et onctueuses pendant que les « pauv’cons » se faisaient trouer la viande. C’est cette même droite que l’on retrouvera parmi les vichystes, les patrons et les collabos en 40 pendant que les cocos, au coude à coude avec la droite républicaine gaulliste, se battaient. C’est cette même droite sans vergogne, cupide, inculte, avide, pleine de morgue, qui envisage sans vergogne de s’allier aux collabos du F.Haine

« La guerre est « l’art » de faire s’entretuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent… ». Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée à travers les époques a été superbement illustrée par cette chanson qui marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoyait à l’abattoir pour rien, sinon transcender la connerie humaine, seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

 

La chanson de Craonne

 

Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé

On va reprendre les tranchées,

Notre place est si utile

Que sans nous on prend la pile

Mais c'est bien fini, on en a assez

Personne ne veut plus marcher

Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot

On dit adieu aux civ'lots

Même sans tambours, même sans trompettes

On s'en va là-haut en baissant la tête

 

- Refrain :

Adieu la vie, adieu l'amour,

Adieu toutes les femmes

C'est bien fini, c'est pour toujours

De cette guerre infâme

C'est à Craonne sur le plateau

Qu'on doit laisser sa peau

Car nous sommes tous condamnés

C'est nous les sacrifiés

 

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance

Pourtant on a l'espérance

Que ce soir viendra la r'lève

Que nous attendons sans trêve

Soudain dans la nuit et le silence

On voit quelqu'un qui s'avance

C'est un officier de chasseurs à pied

Qui vient pour nous remplacer

Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe

Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

 

- Refrain:

C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards

Tous ces gros qui font la foire

Si pour eux la vie est rose

Pour nous c'est pas la même chose

Au lieu d'se cacher tous ces embusqués

Feraient mieux d'monter aux tranchées

Pour défendre leur bien, car nous n'avons rien

Nous autres les pauv' purotins

Tous les camarades sont enterrés là

Pour défendr' les biens de ces messieurs là

 

- Refrain :

Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendront

Car c'est pour eux qu'on crève

Mais c'est fini, car les trouffions

Vont tous se mettre en grève

Ce s'ra votre tour messieurs les gros

De monter sur l'plateau

Car si vous voulez faire la guerre

Payez-la de votre peau

 

 Photo X - Droits réservés

 

 

10/11/2015

À BAS LE SPORT !

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Ah ! La belle bande de jocrisses ! Ils « découvrent » que les athlètes russes étaient dopés aux Jeux de Londres. Seulement les athlètes russes ? Peut-être un peu les Kényans... Eh ! Oh ! À qui faire croire ça ? Les autres, non ? Les Chinois, non ? Les Etazuniens, non ? les Anglais, les Français, les Allemands, non? Tous à l'eau claire ? Ben voyons... Et les mêmes « ils » découvrent que d'importantes sommes de pognon ont été subrepticement glissées dans les poches profondes des « zofficiels » du CIO pour qu'ils ferment les yeux, et leur gueule. « Ils » - les me(r)dias, les « zofficiels » - font semblant de s'offusquer devant une réalité que tout le monde connaît : le sport est pourri par le fric !



Et pas seulement aux Jeux Olympiques. Voir les embrouilles qui secouent le foutbole. Et tous les sports professionnels, tous les sports-spectacles sont touchés. Par le fric qui achète l'obtention des grands événements sportifs mondiaux (coupe du monde foot au Qatar par exemple). Par le fric qui met en place des formes toujours plus sophistiqués de dopage, dans tous les « sports » populaires. On ne cherche réellement des poux que sur la tête des cyclistes, mais qu'en est-il du tennis , qu'en est-il du football , qu'en est-il du rugby. Sans oublier les autres sports, tous les autres sports dès qu'ils dépassent le stade (!) de l'amateurisme dilettante.



Churchill disait : « never sport ! ». Attention ce n'était pas un mépris de l'épanouissement du corps mais un refus de sacrifier à cette nouvelle religion qui colonise l'existence de milliards d'individus et impose une manière de penser couplant le culte de la performance et les affaires, particulièrement la publicité. Les sportifs de haut niveau, les « champions » sont les nouveaux dieux de la jeunesse. La plupart des jeunes rêvent d'imiter Zidane, Messi, Armstrong. Même les pires tricheurs sont admirés, voire imités car ils sont des gagneurs, des « winners ». Qu'importe les moyens, seule compte la fin. On ne s'épanouit pas personnellement en s'adaptant aux circonstances de l'existence, mais on imite, on s'identifie à ces modèles fabriqués par le complexe médiatico-publicitaire...

 

Le monde du sport spectacle, c'est la négation de l'imagination et de l'intelligence. Regardez-les les « sportifs » et surtout les « supporters » : on dirait des clones, partout dans le monde. Braillards, violents, racistes, sectaires, intolérants, obéissant à des slogans. Le sport fabrique, façonne, usine « l'homme nouveau » d'Orwell : uniformité de pensée et de comportement, endoctrinement, violence, inculture. Le sport est l'ennemi du peuple.

 

Et les sportifs là-dedans ? Parce qu’il y en a qui y croient, qui se décarcassent pour le rêve d’une médaille… Eh bien on les prend pour des kons. On les traite comme des sous merdes. Dictateurs et « sponsors » les élèvent, les entraînent à des rythmes de fous, les engraissent aux hormones de croissance et autres saloperies bien connues des « sportifs », les fanatisent pour qu’ils se surpassent et écrasent leurs adversaires. Ce sont des champions élevés en batterie, c’est pas du nourri sous la mère ! Tu les fais pisser par terre, ça fait un trou !

 

Faire une activité physique gratuitement, en dilettante, sans autre but que de se mettre au défi, c'est le jeu. Le sport, c'est autre chose. L’invention du sport se situe au XIXème siècle, en pleine révolution industrielle, en vue de rendre les corps et les esprits dociles aux nouvelles formes du travail en usine, de domestiquer les nouvelles couches sociales que l’on met au travail. Il vise à créer un nouveau type d'humain qui mécanise son corps et son esprit en vue de la « performance ». Il faut lui donner un « mental de gagnant ». Et accessoirement le conditionner au fétichisme des marques qui « sponsorisent » les grandes épreuves (Nike, Coca-Cola, Adidas, Lacoste, etc.). Le sport enseigne la soumission à un certain ordre social. Pour arriver à LA performance qui fait bêler les foules abruties des « supporters », tout est bon, et surtout toutes les substances douteuses. Écoutons le footballeur Dhorasso. Il dit : « Il faut être cohérent et un peu honnête. On ne peut pas demander aux gars de battre des records, aux cyclistes de monter des cols à des vitesses incroyables, et tout ça à l’eau claire. Défendre à la fois la course à la performance à tout prix et la chasse au dopage, c’est prendre les gens pour des imbéciles ». Et il est poli Dhorasso...

 

Le sport véhicule des valeurs de droite (compétition, mépris du faible, culte du chef, etc.) et ce CIO – aujourd'hui en cause – comme la FIFA sont des organisations mafieuses d'extrême droite. Les J.O., sont nés dans la cervelle d’un baron aux idées plus que douteuses et ont été portés pendant des années par Samaranche, fruit délicat du franquisme. Ils représentent l’embrigadement, le nationalisme le plus chauvin, une compétition sordide sous-tendue par les drogues fournies par les grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux et grassement commissionnés (notez, j’ai pas dit sponsorisés !) par les marchands de merde mondiaux. Les « villages olympiques » sont autant de ghettos où les robots programmés ne se rencontrent jamais, ne se côtoient pas, ne se parlent pas. Surveillés qu’ils sont par des « entraineurs  kapos ».

 

Le Coubertin (Baron Pierre de…), il était pas mal dans le genre facho, raciste et machiste. Il se proclamait lui-même comme un « colonialiste fanatique ». Il prônait la pratique sportive et physique comme un moyen de redressement de l’esprit. Allez, court coco, et ne réfléchit surtout pas ! Les idées du baron sont pour le moins « pittoresques » :

 « La théorie de l'égalité des droits pour toutes les races humaines conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial. Sans naturellement s'abaisser à l'esclavage ou même à une forme adoucie du servage, la race supérieure a parfaitement raison de refuser à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée. » (The Review of the Reviews, avril 1901).

 « La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète antique honorait les dieux. En faisant de même, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau. » (Pierre de Coubertin, Les Assises philosophiques de l’Olympisme moderne).

 « Une olympiade femelle serait impratique (sic), inintéressante, inesthétique et incorrecte. Le véritable héros olympique est à mes yeux, l'adulte mâle individuel. Les J.O. doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs. » Il a dit ça lors des Jeux Olympiques de 1912 à Stockholm.



Comme quoi les Jeux Olympiques sont une organisation d’extrême droite, destinée à faire du fric et à aveugler les pauvres cons. « Donnez au peuple du pain et des jeux » ! Il a avait tout compris le César.



Bon. Maintenant que j'ai bien bavé sur le sport, je vais vous faire une confidence : j'ai acheté un Peugeot-frères et...je mouds mon café à la main. En changeant de bras pour pas risquer les « moulin-à-café elbow »...

 

Tragique codicille: Le triathlète Laurent vidal est mort a 31 ans

 

 

 

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