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19/01/2016

Kerviel, Société Générale... Coucou, les revoilou !

couilles de banquiers copie.jpg

 

Et revoilà qu'on nous les gonfle de nouveau avec « l'affaire Kerviel », ce pelé, ce galeux d'où venait tout le mal ! Suppôt de la finance ? Martyr du capitalisme ? Bof. Dans ce milieu de banksters, il vaut mieux être du sérail. Kerviel, c'est un aventurier du fric, doué certes (il a fait gagner un milliard et demi l'année précédente à la Société Générale) mais dès lors que le système lui a pété à la gueule, la caste l'a laissé tomber ! N'oublions pas qu'ils sortent tous du même moule les « gardiens du système », ceux qui dirigent les banques, ceux qui sont censés les contrôler, les politiques. Ils voudraient nous faire croire qu'ils n'étaient pas au courant ? Eh ! Oh ! Alors le sérail s'est serré les coudes et a fait porter le chapeau à ce petit voyou talentueux...

 

Parce qu'ils ont tous croûté sur les « positions hasardeuses » de Kerviel. Tous, ce sont évidemment ses supérieurs, puis les actionnaires. Eh ! Pourquoi se géner ? « Too big to fail » qu'ils se gargarisent (trop gros pour se casser la gueule). Ben voyons. Ces crapules bénéficient d'une assurance tous-risques maintenant érigée en dogme par les ultra-libéraux plus que jamais au pouvoir : les risques systémiques sont tels qu'il n'est pas possible de laisser une banque faire faillite. Les États doivent, à tout coup, se porter garants en dernier ressort. C'est donc l'impunité totale pour les mafieux du système bancaire, quels que soient les risques pris...

 

L'impôt sur les bénéfices est de 33 % en France. Mais pas pour les banques ! Ainsi, en reprenant les comptes des cinq grandes banques aidées à cette époque, au cours de la « crise » – BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole, Crédit mutuel, BPCE –, pas une d'entre elles n'a acquitté des impôts à hauteur du taux normal de l'impôt sur les sociétés en 2007 et 2008. En 2007, le taux de contribution du Crédit agricole s'élève à 5,3% de ses résultats (257 millions d'impôts pour 4,8 milliards de résultat!), celui de la Société générale – qui il est vrai avait été autorisé à déduire de ses comptes 2007 les pertes de 4,9 milliards liés à l'affaire Kerviel intervenue en janvier 2008 – n'est que 14,9%, celui de BNP Paribas ou du Crédit mutuel de 26% . (Source Médiapart)



Et pourtant, les banques sont de nouveaux bourrées de thunes: elles empruntent auprès de la BCE à un taux proche de zéro, prêtent aux entreprises au compte goutte à des taux juteux et... jouent de nouveau, comme avant, aux casinos des produits bidons des marchés internationaux. François devait faire une grande réforme pour mettre au pas « son ennemi, le monde de la finance ». Tè ! Fumes... Non seulement il ne sépare pas les activités de banque de dépôt de celle de la spéculation (encore une des innombrables trahison de notre Ganelon scootériste) mais il confie le ministère de l'économie à un rejeton de Rothschild... Les banquiers se gavent d'autant plus allègrement qu'ils savent pertinemment qu'en dernier ressort l'État les couvrira...



On a découvert des enregistrement qui montrent la manipulation des certains enquêteurs chargés du dossier. Mais vous croyez que ces pièces vont être prise en compte ? Peu de risque avec le Parquet bien ciré que les banksters et l’État complice manipulent. Et peu de risque que le presse purée et les canards laquais réagissent. À par quelques-uns...

 

Il n'y aura jamais assez de platanes pour pendre tous les banquiers... Et les gouvernants qui les protègent.

 

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