Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

30/01/2016

Ouiquinde érotique avec Jean Ferrat et Louis Aragon

 

 

femmes au boxon.jpg 

Chambres d'un moment

Sur de blancs canots
Suivant les canaux
Ombreux et tranquilles
Les touristes font
Les chemins profonds
Qui baguent la ville

Les bars qu'on entend
Les cafés-chantants
Les marins y règnent
Et la rue a des
Sourires fardés
Ses enseignes saignent

Chambres d'un moment
Qu'importe comment
On se déshabille
Tout est comédie
Hormis ce qu'on dit
Dans les bras des filles

Traîne sur les quais
L'enfance manquée
Des gamins étranges
Qui parlent entre eux
Qui sait de quel jeu
Peu fait pour les anges

Et dans ce quartier
Où le monde entier
Cherche l'aventure
Celui qu'on y joue
Montre ses bijoux
A la devanture

Chambres d'un moment
Qu'importe comment
On se déshabille
Tout est comédie
Hormis ce qu'on dit
Dans les bras des filles

Femmes-diamant
Qui patiemment
Attendent preneur
Pour la somme due
Qui débitent du
Rapide bonheur

Beaux monstres assis
Tout le jour ainsi
Près de leur fenêtre
Vivre ici les voue
Aux faux rendez-vous
D'où rien ne peut naître

Chambres d'un moment
Qu'importe comment
On se déshabille
Tout est comédie
Hormis ce qu'on dit
Dans les bras des filles

La main le rideau
Le petit cadeau
Mets-toi là qu'on s'aime
Leurs habits ôtés
Ce que les beautés
Au fond sont les mêmes

Souvenirs brisés
Baisers ô baisers
Amours sans amour
Une fois de plus
A Honolulu
Comme à Singapour

Chambres d'un moment
Qu'importe comment
On se déshabille
Tout est comédie
Hormis ce qu'on dit
Dans les bras des filles


Les matelas crient
La même tuerie
A d'autres oreilles
Et les matelots
Ont même sanglot
A moment pareil

Tous les hommes sont
La même chanson
Quand c'est à voix basse
Et leur cour secret
Bat tant qu'on dirait
Qu'il manque de place

Chambres d'un moment
Qu'importe comment
On se déshabille
Tout est comédie
Hormis ce qu'on dit
Dans les bras des filles

 

Paroles de Louis Aragon, musique de Jean Ferrat

 Ecoutez-le ICI

 

 

 

Photo X - Droits réservés 

29/01/2016

GROS MOTS !

poinglevé.jpg

 

 

Non mais vous l'avez vu le Macron-Trissotin ?

Dans son petit costume, son air de sacristain

Toiser tous les bonkons, tout ce menu fretin

Lui dont c'est aux Rothschilde qu'il doit son destin

Il n'a jamais connu les affres du scrutin

Pourtant il fait des lois, ce triste cabotin

Faites pour saccager, prolo, ton bulletin

Pour une augmentation, tu peux faire tintin !

PEUPLE, ABRÉGERAS-TU LE RÉGNE DES CRÉTINS ?

 

Le cynique nabot qui se prend pour Hercule,

Droit sur ses talonnettes comme un coq ridicule,

Menteur invétéré, camelot sans scrupule

Bat de nouveau l'estrade, manœuvre et manipule

Jusques à ses féaux, ces électeurs crédules

Qu'il croque allègrement, à pleines mandibules.

C'est un sous-Ubu-roi, satrape minuscule

D'un pays avachi marchant sur les rotules.

PEUPLE NE SENS-TU PAS QUE CES VOYOUS T'ENCULENT?

 

Renvoyons à sa place la Marine le Pen

Aux chiottes de l'histoire tous ces croquemitaines

Qui mentent comme ils chient des tombereaux de haine

Repoussez leurs idées, c'est des mauvaises graines

Ils puent de la cervelle, fétide est leur haleine

À des problèmes vrais, leur réponse est malsaine

C'est le repli sur soi, la violence inhumaine

Peuple, retrouve enfin tes sources voltairiennes

ET ENVOIE AUX POUBELLES LES PROPAGEURS DE HAINE

 

Ras le cul des embrouilles,

Ras le cul des magouilles

Des poisseuses fripouilles,

Des sinistres arsouilles,

Des résidus de ch'touille

S'en foutant plein les fouilles

Sur le dos des pedzouilles

Marnant pour leur tambouille.

ILS NOUS CASSENT LES COUILLES !

 

Réveille-toi enfin, peuple des Sans-culotte!

Laisseras-tu longtemps ton pays sous la botte

De voyous qui se goinfrent et des sombres despotes

Donnant de gras fromages à leurs fils et leurs potes ?

Laisseras-tu longtemps aux postes de pilotes

Ces usurpateurs nuls, ces rois de la parlotte ?

Debout ! Fils de Danton. Debout les patriotes !

Redressons donc la tête, n'ayons plus les chocottes,

NE SERAIT-IL PAS TEMPS D'ENTAMER LA RÉVOLTE ?

 

Illustration X - Droits réservés

 

28/01/2016

Taxis : emmerdo, ergo sum !

taxi escargot.jpg

 

Avec une régularité méritoire, une corporation - celle des taxis – fout le bordel. Circulation bloquée, affrontement avec les forces de l’ordre, violences à l’encontre des chauffeurs de VTC (véhicules de transport avec chauffeurs) et de chauffeurs « Uber ». Les taxis défendent leur gamelle : prix de la bagnole, prix des carburants, prix des assurances, prix de la licence… On peut comprendre qu’ils luttent contre une concurrence. D’autant plus qu’ils n’y sont pas habitués, jouissant d’une situation de monopole confortable mais totalement aberrante.

 

Prix de la voiture : les taxis, en société ou en se groupant pour les individuels, peuvent négocier de sérieuses remises.

Prix des carburants : les exploitants de taxi bénéficient d'une détaxation partielle de la taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques (TICPE), sous la forme d'un remboursement a posteriori en fonction de la consommation réelle de carburant (gazole ou super sans plomb), utilisée pour les besoins de leur activité professionnelle 

Prix des assurances: artisan taxi propriétaire ou non de leur véhicule et de leur licence, la profession entre dans le cadre du transport de personnes. Il leur est donc indispensable de souscrire une assurance professionnelle spécifique. Avec la encore une force de négociation conséquente.

Prix de la licence : c’est en quelque sorte le fond de commerce des taxis. La licence est chère. Mais elle a été voulue par la corporation, ceci afin de renforcer le numerus clausus, de protéger la profession contre toute concurrence. Ce protectionnisme se retourne contre les taxis.

 

Á quoi servent-ils ? Á transporter des personnes d’un point à un autre. Comme bien d’autres moyens de transport : la marche à pied, le vélo, le scooter, la moto, la voiture particulière, les autobus, les trains, les avions, les bateaux.

 

Le font-ils bien ? Faire rouler une grosse bagnole pour un seul client, c’est une aberration aussi bien économique qu’écologique. Ils encombrent les rues, ils polluent pour un service cher et souvent mal rendu : ils ne sont jamais là lorsqu’on a besoin d’eux, ils ont une conception « pittoresque » des itinéraires, ils sourient toutes les années bissextiles... Mais ils se tiennent, constituent un lobby puissant et ont jusqu’ici toujours réussi à bloquer toute concurrence, que ce soit les taxis collectifs, les véhicules dit de tourisme et même les vélos taxis ! Alors la concurrence des VTC et – pire pour eux - d’UberPop, c’est la guerre !

 

Mais pourquoi n’ont-ils jamais voulu évoluer ? Pourquoi n’ont-ils pas mis au point eux-mêmes, en collaboration avec les services municipaux des villes où ils travaillent, une application électronique permettant au client de trouver très vite, sur son i-phone, un taxi ? Ce qu’a fait Uber, pourquoi ne le font-ils pas ?

 

Non. Ils se contentent de refuser toute avancée, de repousser toute concurrence, de s’arc-bouter sur leur numerus clausus (nombre de taxis fixe). Parce qu’ils se sentent forts. Parce qu’ils ont une arme, comme les routiers ou les exploitants agricoles : ils peuvent bloquer la circulation, donc les échanges économiques. Et ils s’en servent de cette arme. Les gouvernements reculent plus vite devant ces emmerdeurs, leurs bahuts, leurs bagnoles et leurs tracteurs que devant les infirmières et leur blouse blanche ou les enseignants et leur stylo…

 

J’emmerde, donc je suis.

 

 Illustration X - Droits réservés

27/01/2016

Au bistro de la toile : vin rouge, sport, cul-bénis et statues à poil.

Buveurs pour net.jpg

 



- Oh ! Loulle, quand je pense que ton rade est l'équivalent d'une salle de sport, ou d'un stade ! Et que chaque fois que nous levons le coude chez toi, nous faisons du sport ! Je ne me savais pas tant sportif !



- Qu'est-ce tu racontes Victor. T'a attaqué au Tavel de bon matin ? Je sais bien que tu fais du sport, et que t'as même acheté un véritable Peugeot-frères pour ça. Un moulin à café je veux dire. Pas un vélo. Mais explique-moi pourquoi mon bistro est une salle de sport. Á ouais ! Compris : tu veux parler de l'apéro-bic, le lever du coude et même des deux coudes pour ne pas attraper le « bistro-elbow » !



- Bien sûr, y a un peu de ça Loulle. Et nous avons avec toi un très bon entraîneur ! Mais il s'agit d'autre chose. Des « chercheurs » ont déterminé que boire un verre de vin rouge est équivalent à une heure de sport intensif. Voilà pourquoi ton rade est une sacré salle de muscu ! « Après une dure journée de travail, si vous vous sentez coupable parce que vous avez la flemme d’aller faire votre jogging aujourd’hui, installez-vous confortablement dans votre canapé, détendez-vous et buvez un bon verre de vin rouge à la place. » qu'ils disent les chercheurs ! Ils disent encore qu'il y a dans le rouge du resvératrol, « un polyphénol qui a des effets extrêmement positifs sur le cœur, mais également sur les muscles, les os… ».



- Tout de même, il y a du bon dans la science Victor. Et je suis fier de dispenser sans compter les bienfaits du rouquin.



- Autre chose. T'as vu, hier le grand caïd de l'Iran a rencontré le capo de tutte i capi de la chrétienté. Il fallait les voir tous les deux, face à face, assis chacun d'un côté d'une superbe table, en robe, et se fendant la gueule ! Eux, ils savent... Eux ne sont pas dupes. On aurait dit Whilpool en face d'Indesit !



- Whilpool ? Indesit ? Mais c'est des machines à laver ça.



- Ben justement, les deux sont les représentants de commerce, que dis-je, les directeurs des ventes des machines à laver les cervelles que sont les religions !



- Bof. Si ces fariboles, ces contes pour enfants aident à vivre – et surtout à mourir – les trois milliards de Terriens qui se reconnaissent dans ces deux religions, pourquoi pas... Pourvu qu'ils ne prétendent pas « sauver » les gens malgré eux... Mais t'as vu, pour ne pas « choquer » leur hôte, les Italiens ont caché les superbes statues de femmes à poil qui font l'honneur de ce pays hyper civilisé !



- Ça, ça me gonfle Loulle. Que nos frères Italiens se soient couchés devant ce cul-béni. Et tout ça pour quelques milliards de contrats. Que ne feraient-on pas pour du fric. Finalement, c'est pas les putes qui manquent, c'est le pognon...



- Exact Victor. Tous s'achète, même l'honneur. Allez, je te sers « une heure de sport intensif » ! Á la nôtre !

 

- Á la nôtre !



26/01/2016

La Chine accédant au statut « Économie de marché » : 3 millions de chômeurs de plus en Europe. Aux fous !

chine dragon gueule.gif

 

L'idiot du village, le fada, le nessi, le fadoli, le babet, le simplet, bref le couillon, vous connaissez tous. C'est celui dont on se moque, que l'on ne respecte pas, à qui l'on donne des coups de tatanes en douce. Celui dont on n'a pas peur ! Qui ne se défend pas. Qui rie même stupidement avec ceux qui le tourmentent. Eh bien dans le village planétaire, le fada, l'imbécile heureux, c'est l'Europe !

 

L'Europe que se farcit avec une naïveté confondante - au prix de sa civilisation ! - les millions de « réfugiés » qui fuient des pays où sévissent la guerre ou les dictatures. Guerres fomentées, dictatures longtemps soutenues par qui ? Par les États-Unis. Les Yankees sèment la merde et nous récoltons les estrons...

 

Mais ce n'est pas tout. Nous sommes aussi le calu, l'idiot, le fadoli ,au niveau économique. La commission européenne a ouvert ces derniers jours, discrètement comme toujours, des négociations en vue de concéder à la Chine le statut « d'économie de marché ».

 

Késako? La Chine, membre depuis 2001 de l’OMC, pourrait accéder d’ici fin 2016 au statut d’économie de marché. Un statut qui empêcherait tout pays membre de l’OMC de lui opposer des mesures anti-dumping ! Bonjour les dégâts...

 

Actuellement, la Chine est considérée comme une « économie non marchande ». Subventions d’État aux entreprises chinoises, absence de concurrence, obligations des entreprises étrangères de s’associer avec des entreprises chinoises pour s’implanter en Chine, etc.. Mais si elle obtient le statut « d'économie de marché », il ne sera plus possible d'utiliser contre elle l'arsenal des outils de défense commerciale. Et notamment des mesures anti-dumping commercial et social.

 

Il y a, dans la Commission européenne, un certain nombre de fonctionnaires et d’idéologues qui sont pour l'attribution de ce statut à la Chine. À quoi jouent-ils ? Qui les soudoie ? Quels intérêts défendent-ils ? Est-ce que l’on veut que l’Europe soit l’idiot du village planétaire en étant la seule à respecter les règles ? Et puis quelle naïveté des tenants de ce changement de statut qui n’hésitent pas à dire que « ça encouragerait la Chine à se réformer ». Ben voyons... Qui va croire ça ? Leur argument principal est d'une niaiserie confondante : certaines personnes à la Commission pensent que la Chine va déverser sur l’Europe des millions et des milliards. C'est d'ailleurs ce que la Chine veut faire croire. Les industriels européens peuvent trembler... Ils sont d'ailleurs très inquiets.

 

L'Europe – cette grosse larve molle - est seule à céder aux pressions de Pékin. Le Japon, le Canada ou l’Inde sont tous opposés à cette idée. Même les États-Unis n'y sont pas favorables ! États-Unis, chantre de l'ultra-libéralisme qui, soit dit en passant, sont tout ce qu'il y a de protectionnistes ! Ainsi l'Union européenne laisse 80 % de ses marchés ouverts au « libre-échange » tandis que les États-Unis n'en ont que 40 % ! Par le « Buy American Act », le secteur public est réservé aux entreprises étazuniennes. Faites ce que je dis et pas ce que je fais... Les Yankees sont avant tout pragmatiques : libéraux ou protectionnistes selon leurs intérêts...

 

En France, on craint le porc allemand. On va « apprécier » le porc chinois à quelques centimes le kilo ! Et que dire de l'acier chinois qui – la Chine voyant sa croissance ralentir – va foutre en l'air ce que l'Indien Mittal a encore laissé aux Européens...

 

Alors, Mesdames et Messieurs les têtes d’œufs de la Commission européenne, entre 2 et 3 millions de chômeurs de plus dans l'Union, ça ne vous défrise pas ?


Photo X - Droits réservés

25/01/2016

Calais : la croisière ne s'amuse plus...

calais ferry pris d'assault.jpg

 

Ah ! Ils les ont eu les foies ! Ils en ont fienté dans leurs calbars jusqu'à en souiller leurs couilles en or( ! « Ils » ? Qui « ils » ? Ben, les sbires de ces quelques dizaines de milliers de parasites qui pensent « posséder » le monde. Bref, les tenants de « l'ordre » ultralibéral. Ils ont eu peur lorsque les « migrants » ont envahi un ferry dans le port de Calais ! Allez hop!Vite, les CRS pour évacuer cette racaille.

 

Pourtant, c'est ça qu'ils doivent faire les « migrants ». Plutôt que de' s'entasser dans une « jungle » sordide, plutôt que se mettre à dos toute une population excédée, plutôt que de tenter de passer par la route, via les camions ou l'Eurostar, ne serait-il pas plus efficace et utile pour eux de passer par la mer ! Sur la mer. Avec des bateaux. Comme ils l'ont, pour beaucoup, déjà fait pour arriver en Europe à travers la Méditerranée sans y laisser leur peau. Puis - individuellement ou en groupe - ils ont traversé toute l'Europe sans se faire alpaguer par les diverses polices. À croire qu'ils ont des complices parmi les nombreuses associations dites humanitaires qui leur facilite le job... Ils ont casqué jusqu'à deux ans de salaires pour arriver jusqu'à Calais, puis ils restent là, à croupir sous des sacs poubelles alors que leur « eldorado » n'est qu'à quelques dizaines de miles nautiques ? Quelques dizaines de kilomètres ? Ils sont kons ou quoi? La France, ils n'en veulent pas. Ça tombe bien parce que c'est réciproque.

 

Alors plutôt que de faire le boulot des Anglais – protéger la frontière de Grande-Bretagne qui se situe en France  à cause des accords scélérats du Touquet – ne vaudrait-il pas mieux leur faciliter la tâche en les aidant (discrètement, pas officiellement bien sûr) à traverser la Manche, le « Channel » comme disent les Rosbifs ?

 

Les passeurs qui les ont guidé jusqu'à Calais pour les y abandonner ne pourraient-ils pas mettre au point des systèmes de passages à bord de vedettes rapides, partant de n'importe quel point des côtes françaises ou belges pour arriver n'importe ou sur la côte anglaise ? Une petite heure de navigation.C'est plus facile que de traverser la Méditerranée que je sache ! Rappelez-vous les passages de milliers de « réfugiés » jetés sur les plages italiennes par des bateaux rapides albanais.

 

Pourquoi ces « migrants » veulent-ils aller en Angleterre, Parce que beaucoup viennent de pays qui ont subi le knout colonial britannique mais qui, en revanche, se sont appropriés la langue du colonisateur. Parce qu'en Angleterre, il n'y a pas de carte d'identité et donc que le migrant, une fois arrivé, se fond dans la masse. Parce que cette masse est organisée en communautés ethniques et/ou religieuses dans lesquelles le migrant peut espérer de l'aide. Enfin et surtout parce que l'économie britannique est une expression caricaturale de l'ultralibéralisme et donc que les patrons britanniques se frottent les mains de pouvoir embaucher cette main d’œuvre docile travaillant dans des conditions peu enviables pour des salaires de misère. Voilà pourquoi la Grande-Bretagne agit comme une véritable pompe à migrants.

 

Bertrand, nouveau président de la région Nord-Pas-de-Calais -Picardie, lors de sa campagne électorale,

s'est courageusement élevé contre ces accords du Touquet. C'est le moment pour lui de passer à l'action. Quitte à provoquer une crise diplomatique avec nos meilleurs ennemis anglais.

 

Que disent ces accords du Touquet ? Ils disent que c'est nous qui devons contrôler, à Calais comme à Eurostar ou ailleurs, non pas seulement les sorties du territoire français mais les entrées en territoire britannique ! Á nos frais ! Nos douaniers, nos flics doivent courser les migrants qui veulent entrer en Angleterre chez nous. Alors que ce devrait être aux douaniers et aux flics britanniques de les contrôler voire de les courser chez eux, à Douvres, et pas à Calais ! Parce que la frontière de Grande-Bretagne n'est pas au passage des côtes anglaises mais...en France ! Qu'est-ce que c'est que cette konnerie ? Ben, un exploit (un de plus) de Sarkozy et de Chirac avec les accords du Touquet mettant les frontières britanniques en France ! Ça paraît incroyable ? On revient au temps des bourgeois de Calais ?

 

Ben, c'est comme ça. Les Rosbifs, comme souvent, nous ont roulé dans la farine.

 

Photo X - Droits réservés

24/01/2016

Ouiquinde gastronomique gitan et amours enfantines

bohémienne.jpg

 

Yolande scintillait, là-haut, près des étoiles,

Perchée sur les agrès d’un chapiteau sans toile.

Son corps de caoutchouc volait de mains en mains

Porté par un courage et un cran surhumains.

 

Elle virevoltait, la jolie Bohémienne

Dans un rai de lumière, presque nue, aérienne,

Elle fendait les airs de son corps gracieux,

Ignorait les humains et s’approchait des dieux.

 

Moi, perdu tout en bas parmi les spectateurs,

Ignoré de la belle, je souffrais mille peurs.

Je découvrais l’Amour, ses affres hédonistes,

 

Sous l’aspect flamboyant de cette trapéziste.

Mon tout premier amour, Yolande, avait sept ans,

Moi, si je me souviens, j’en avais presque autant…

 

 

Le hérisson comme les « boumians ».

 

- Eh, petit ! Les amours d’enfants sont précieux,

Ils sont une fenêtre ouverte sur les cieux,

Les joies de leur avers sont sans équivalence,

Mais leur revers caché n’est que larme et souffrance…

Tandis que je rêvais, dans mon lit, à Yolande,

Les Bohémiens pressés décrochaient les guirlandes,

Eteignaient les lampions, démontaient les gradins

Et le cirque était loin lorsque vint le matin…

La belle a dû laisser, dans mon âme, un message :

« Si tu veux me trouver, entreprends le Voyage »,

Peut-être que si j’ai vécu en bourlinguant,

C’était, au fond de moi, pour relever le gant

Que jeta en mon cœur la petite princesse

Qui a, sans le savoir, mis ma vie en liesse.

- Les Bohémiens, Victor, sont de rudes gaillards,

Qui n’ont pas, tous les jours, droit à la soupe au lard.

Quand on est sur les routes, en verdine, en voiture,

Pour se remplir le ventre, tout corps fait nourriture,

Une poule empruntée, un grillé d’escargots,

Mais leur plat préféré, leur must, c’est le niglo.

Ils appellent ainsi dans leur idiome étrange

Le hérisson commun, qu’ils préparent, et qu’ils mangent.

Angélo-le-Boumian, un ami de mon père,

Nous a souvent montré comment il faut le faire.

Tu prends un hérisson de grosseur convenable,

Aux piquants acérés, bien dodu, gras du râble.

Tu lui perces la gorge et tu en bois le sang,

C’est un aphrodisiaque remarquable et puissant.

Pour cuire un hérisson, la méthode est facile,

Il faut un feu de bois, de l’eau et de l’argile.

Avec la terre glaise bien assouplie à l’eau,

Enrobe entièrement tout le corps du niglo,

Sur trois doigts d’épaisseur et pas d’endroits manquants,

Tu fais bien pénétrer pour couvrir les piquants.

Au bord du feu de camp tu creuses un nid de cendre

Où tu vas déposer ton niglo, bien au centre,

Tu recouvres le tout de cendre et de brandons,

Fais chanter la guitare en buvant des litrons

Et, deux heures plus tard tu sors la terre cuite

Enrobant ton niglo. Casse-là tout de suite,

Les piquants et la peau s’enlèvent avec la gangue

Et tu humes un parfum qui réveille ta langue.

Tu saupoudres de thym, de sel et de piment

Et manges avec les doigts ce repas de gourmands !

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

3 hérissons de grosseur convenable, - 1 seau de terre glaise (l'argile grossière suffit), - eau, - feu de camp avec braise et cendre, - thym, - sel, - piment d'Espelette. Ah !

Prévoir aussi la guitare ! Et puis si vous ne voulez pas manger ces gentils et utiles animaux que sont les hérissons - et je vous approuve – des poulets, plumés ou non, feront l’affaire !

 

Les vins conseillés:

Ce plat de feu de camp s'accompagne de vins de large soif, qui préparent la voix pour les goualantes flamencas. Les vins rosés de Tavel, Lirac, Chusclan, Sainte-Cécile-les-Vignes, Valréas, Camaret, les rosés des Côtes-du-Ventoux, les vins gris d'Aigues-Mortes, les rosés de Palette, de Pierrefeu sont parfaits.

 

23/01/2016

Ouiquinde érotique sextoyé

bitenpierre.jpg

 

 

Le Gaude Michi

 

L'on m'a dit que, le plus souvent,
L'amour vous contraint, en dormant,
De faire à l'envers la grenouille ;
La nuit sait vos ardants regrets,
Et les doux mystères secrets
De votre doigt qui vous chatouille.

Mais, je me plains que, tout le jour,
Fuyant même le nom d'Amour,
Vous contrefaites la doucette,
Cependant que, toute la nuit,
Vous prenez un nouveau déduit
Avec un manche d'épousette.

Mais un clou qui se détacha,
Ces jours passés vous écorcha,
Dont vous faites si triste mine
Que vous allez tout dédaignant
Et ne pouvez plus maintenant,
Tenir le cours de votre urine.

Une autrefois, il faut choisir
Le temps, le lieu, et le plaisir
De vous caresser à votre aise ;
Usant de ces bâtons polis
Dont l'on rehausse les gros plis
Et les bouillons de votre fraise.

Ceux de velours ne coulent pas,
Ceux de satin deviennent gras,
Et sont rudes à la couture ;
Ceux de verre, par un malheur,
S'ils se cassaient, en la chaleur,
Vous pourraient gâter la nature.

Si vous en prenez un de fer,
Avant qu'il se puisse échauffer
Il ne fera rien qui vous plaise ;
Mais je me trope en cet endroit,
Car aussitôt il se fondroit
Comme dedans une fournaise.

Il vaudrait bien mieux pratiquer
L'amour même, sans se moquer,
Sans aimer l'ombre de son ombre,
Et sans, par un ébat nouveau,
Vous jouer de quelque naveau
Ou d'un avorton de concombre.

Ce n'est pas ainsi qu'il vous faut
Contenter cet endroit si chaud
Qui d'une feinte ne s'abuse,
Et qui pourrait, en un instant,
Allumer dans un régiment
Toutes les mêches d'harquebuse ; 

Ni se tromper de la façon
De celle qui, pour un garçon,
Embrassait souvent une femme,
Et qui mourant de trop aimer,
Ne trouva qu'au fond de la mer
Un remède à sa chaude flamme.

Vous n'attendez qu'un mari neuf,
Quelque veau pour devenir bœuf,
Qui vous ôte ce faux nom de fille,
Et, en tenant clos votre vallon,
Craignant l'enflure du ballon,
Vous vous ébattez d'une quille.

Mais qui que ce soit le sot né,
Votre mari prédestiné,
Bien qu'il ne soit qu'une bête,
Heureux il sera, le cocu,
Oui bien, si vous avez le cul
Aussi léger comme la tête !


Charles Timoléon de Beauxoncles (1609)

 

 

Illustration X - Droits réservés

 

22/01/2016

Au bistrot de la toile : la « victoire » des toubibs

Buveurs pour net.jpg

 

- ...teng ! T'as vu ça Victor : ils ont gagné les toubibs. Le Conseil Constitutionnel a retoqué l'une des mesures phares de la loi Santé de Marisol Touraine : le paiement direct de la facture du toubib par la Sécu et les mutuelles.

 

- On touche là du doigt la puissance occulte de cette corporation qui est très présente tant à l'Assemblée nationale qu'au Sénat et dans toutes les instances décisionnelles, mairies, conseils généraux, conseils régionaux. Sans oublier les centres d'influence occultes, loges, clubs, rotary, etc. Ils ont donc des relais d'influence fort utiles...jusqu'au Conseil Constitutionnel !

 

- Pourtant ce système du tiers payant est une bonne chose que je sache. Et ce n'est sûrement pas très difficile à mettre en œuvre. Ce que font les pharmaciens, les toubibs ne seraient pas capables de le faire ?

 

- Ils pourraient évidemment le faire sans beaucoup de problèmes. Mais leur revendication à ce sujet est pourtant recevable : ils ont affaire avec plus de 500 mutuelles ! Enfin, quand je dis mutuelles, c'est une façon de parler, parce qu'il y a longtemps que les « mutuelles » ont oublié la dimension sociale et solidaire de leur fonction pour devenir des machines à fric. En fait ce qu'elles veulent, c'est bouffer la Sécu. Et c'est en bonne voie, notamment avec cette fausse loi sociale qui, depuis le 1er janvier, impose à toutes les entreprises de « payer » une mutuelle à leurs salariés.

 

- À bon. Et pourquoi ?

 

- Des millions de salariés vont ainsi être obligés de souscrire des contrats collectifs d'entreprise gérés, évidemment, par les assurances privées. Le Conseil constitutionnel – encore lui - a en effet imposé qu’en absence d’accord d’entreprise ou de branche, la complémentaire santé soit choisie par l’employeur. Des grands groupes vont donc balayer les petites mutuelles pour se partager la gamelle ! Cette pseudo avancée sociale va accroître les inégalités entre salariés puisque la couverture différera d'une entreprise à l'autre. Il va de soi que les employeurs opteront pour une couverture limitée à un panier de soins minimum ; dès lors, les salariés qui voudront plus de couverture...devront se payer un sur-complémentaire supplémentaire ! Quant à l'employeur, lui, il pourra déduire sa part de cotisations de la masse salariale au détriment des rémunérations. Au fou ! Mumm ! La bonne soupe pour les assurances privées, au détriment de la protection sociale collective ! Un énorme gâteau. Et puis, la plupart des salariés ont déjà une assurance complémentaire. Ils ne garderont donc pas les deux, ou alors leur complémentaire habituelle leur fera miroiter les délices de souscrire, chez eux, une « sur-complémentaire ». Et la concurrence sera rude entre les chacals de l'Assurance ! Moralité, sauf peut-être dans les très grands groupes, cette konnerie coûtera plus cher aux assurés.

 

- Et la Sécu la dedans ?

 

- La Sécu, elle est attaquée de toutes part. La tactique pour sa mise à mort ? On ruine celle-ci (qui pourtant arrive à baisser son déficit !) de façon à la déconsidérer vis-à-vis des assujettis ; parallèlement, on prend prétexte de ce déficit abyssal pour baisser les taux de remboursement des médicaments, voire on dérembourse des médicaments considérés comme peu efficaces ; le résultat est un transfert du remboursement du reste à payer sur les assurances dites « complémentaires ». Ce faisant, on habitue le cotisant à s'appuyer de plus en plus sur les assurances privées et à critiquer la Sécurité sociale. C'est de l'action psychologique destiné à préparer les cerveaux (déjà karchérisés par la télé et les merdias) à l'abandon progressif de la Sécu. Ah ! Au fait, ça se fait sous un gouvernement dit « de gauche ». Hollande, Valls, Macron, Gattaz, Bébéar, même combat !

 

- Et que faudrait-il faire ?

 

- Supprimer toutes ces « mutuelles » parasitaires. Et rendre toutes ses prérogatives à la Sécurité sociale. À défaut d'un remboursement à 100 % - ce qui devrait être pourtant la norme – il suffit de créer, au sein de la Sécu, un département d'assurance volontaire, couvrant le remboursement de ce qui ne serait pas pris en compte par la Sécu principale. Avec évidemment, pour l'assuré, le versement volontaire d'une cotisation modulable selon ses besoins qui, de toute façon, serait bien moins chère que celle des assurances « complémentaires » privées, mutuelles ou non (les frais de fonctionnement de la Sécu étant de 3 % contre 15 % chez les assureurs privés qui se goinfrent et ne prennent que les petits risques). Et, surtout, supprimer toutes les exonérations de cotisations car, si les entreprises ont de l'argent pour payer des complémentaires d'entreprise, pourquoi n'en auraient-elle pas pour payer des cotisations à la Sécu ?

 

- Évidemment. Sans compter que dès lors, les toubibs ne pourraient plus refuser le tiers payant puisqu’ils n’auraient qu'un seul interlocuteur – la Sécu - au lieu de 500 « mutuelles ».

 

- Allez. À la nôtre !

 

 

21/01/2016

Valls, Macron… La « gauche » française à l’assaut de Davos ! Ah mais…

davos Frep.jpg

 

La petite station alpine des Grisons suisses, bourrée de flics, transformée en camp retranché, reçoit cette année encore le « Parasite-club » mondial. D’autres les appellent les « grands décideurs » ou encore les « maitres du monde ».

 

2.500 participants dont 1.500 chefs d'entreprise, plus de 50 chefs d'Etat y compris des pays émergents (Chine, Russie, Brésil, Mexique, etc.). Tout ce beau monde représenté par des ministres des finances, du travail ou de l'environnement. Mais aussi les patrons de Google, Facebook, Microsoft, Alibaba, Baidu, Uber et Airbnb, mais encore les représentants des principales ONG mondiales, sans oublier des universitaires, 300 journalistes et quelques guignols du chaubiz... La France est représentée par Manuel Valls et Emmanuel Macron. C’est la « gauche » française à l’assaut de Davos ! On va voir ce qu’on va voir…

 

Avec toutes ces grosses têtes, on pourrait s’attendre à ce que toutes les crises soient anticipées et réglées au mieux. Tè ! Fumes… Ils n’ont jamais rien vu venir. Ni la crise financière, ni les « printemps » arabes, ni Daech, ni la crise migratoire. A quoi servent-ils alors ? A rien. Enfin si, à échanger entre gros rapaces des cartes de visites utiles ! Á oui, j’oubliais : ils vont œuvrer à la « stabilité mondiale » !

 

Ce qu’ils appellent « stabilité mondiale », c’est le maintien sans trop de problèmes de leur mainmise sur l’économie du monde. Que les pauvres s’appauvrissent un peu plus, ils s’en branlent complètement. Mais ils ne sont pas tranquilles, comme s’il y avait des cailloux dans leur caviar. Ces cailloux, ce sont la crise des matières premières, l’effondrement du prix du pétrole, la poudrière du Moyen-Orient, le terrorisme islamique, les ratés du moteur chinois, le déferlement des migranvahisseurs, la montée de la dictaturocratie en Europe, sans oublier le bordel généré par le changement climatique. etc.

 

Parait qu’ils n’on pas le moral les davosistes. Voilà-t-il pas qu’ils fientent dans leurs calbars. Seraient ce parce qu’ils sentent et redoutent la rugosité du chanvre de la corde les « maitres du monde » ! 1 % des personnes les plus riches du monde possèdent autant que le reste de la population du monde ! Finalement, ça ne fait pas beaucoup de monde à éliminer…

 

Et ça coûte des thunes ce raout ! Beaucoup de thunes. A moins de 5 milliards de chiffre d’affaire, une entreprise ne peut prétendre à ce que son patron fasse partie du sérail. Puis il y a la cotise annuelle. C’est plus cher qu’au club bouliste de l’Estaque : 40.000 euros de cotisation annuelle versée à la Fondation Davos basée à Genève, ce qui donne droit à une entrée au Forum. Il faut encore casquer des frais d'organisation : 16.000 euros hors frais d'hébergement et de transport. Ainsi, envoyer entre deux et cinq représentants pour les quatre jours de conférence coûte de 200.000 à 400.000 euros, selon le niveau de notoriété. Mais c’est de l’investissement productif ça, Coco ! Ça permet de se claquer les salsifis directement avec les « maitres du monde » !

 

Le thème cette année, c’est « la quatrième révolution industrielle », c'est à dire ce qu’on appelle la révolution numérique Cette mutation se caractérise par sa vitesse, le changement radical des façons de travailler, l’évolution des systèmes économiques. Avec un impact sur toute l'humanité, la façon dont elle consomme, produit, échange, aime, vit… et survit pour la plus grande partie de la population mondiale. Avec évidemment des expositions sur les robots et le rapport de l'homme et de la machine qui est en train de le remplacer…

 

Mais qui sont-ils ces auto-proclamés « maitres du monde » pour prétendre à cet extraordinaire pouvoir ? Qui les a élus ? Qui représentent-ils ? Devant qui sont-ils responsables ? Ils sont les représentants de quelques centaines d’officines financières et de compagnies multinationales qui mettent la terre en coupe réglée, qui réduisent au quasi esclavage l’essentiel de l’humanité, au profit de quelques milliers, allez, soyons large, quelques dizaines de milliers de parasites. Elus par personne évidemment si ce n’est par ces cercles mafieux qui se camouflent sous le nom de « conseils d’administrations ».

 

Ils sont les « apôtres » de la mondialisation, de la dérégulation sans freins, de la croissance à tout crin. Résultat de l’action de ces nuisibles : la planète dévastée, le climat déréglé, la clochardisation généralisée des populations laborieuses, l’accaparement des richesses mondiales au profit d’une poignée d’escrocs cupides et veules, la défaite des démocraties, le règne des dictatures, l’abrutissement des foules par l’obscurantisme religieux. Quant aux « politiques » qui se montrent à ce bal des sorcières, ils ne sont que les marionnettes de ces crapules.

 

Tiens ! Et s’il y avait une énorme avalanche à Davos ? On peut toujours rêver…

 

 Illustration: merci à Fred

20/01/2016

Au bistro de la toile : la dinde gavée au silicone et les canards gavés au maïs

Buveurs pour net.jpg

 

 

- Oh ! Victor, tu préfères la dinde ou la foie gras ?

- La réponse est dans la question Loulle. Non mais tu l’as vu la Pamela je ne sais quoi, une espèce de Brigitte Bardot d’entrée de gamme, une bimbo de consommation courante gavée aux silicones et au botox, venant nous faire la leçon «Je demande aux députés français d’abolir le gavage […] Le foie gras n’est pas un produit sain et n’a pas sa place dans une société civilisée […] Ces canards n’ont jamais eu un jour heureux». C'est cocasse d'entendre une Etazunienne nous parler de compassion, de bonheur animal et de société civilisée ! Venant de la représentante d’un peuple qui élève tous ses bestiaux en batterie en les bourrant d’antibiotique et d’OGM et qui torture allègrement les humains à Guantanamo et ailleurs, il y aurait de quoi se faire rigoler les boyaux si ce n’était si dramatique… Ces pisses-froids semblent oublier qu’ils sont un peuple de voleurs de terres, fondé sur le génocide de trente millions d’Amérindiens, l’esclavage de trente millions de Noirs et qui perpétue ses forfaits partout dans le monde en pillant les ressources naturelles, en salopant la planète, voire en soutenant les pires dictatures. Toujours la main sur le cœur, bien sûr, et Dieu à leur côté ! Sensiblerie vis-à-vis des animaux, massacre sans merci des humains…

- C'est vrai que l'élevage des bestiaux, chez eux, c'est pas « le bonheur est dans le pré » ! Le gavage de tous les animaux, là-bas, c'est pas au maïs ! C'est aux antibiotiques, aux hormones de croissance, aux farines animales, aux aliments tous OGM et même aux litières de volailles broyées et compostées !

- Ouais. Et c'est celle-là qui viens nous faire la morale ! Un pays qui protège les canards mais qui n’a toujours pas supprimé la peine de mort pour les humains… Fuck off…

- Et elle vient nous faire la leçon sur le bien-être des animaux !

- Cette notion, c'est le b.a.-ba de nombreux éleveurs français, qu'ils soient de volailles, de porcs ou de bovins, mais aux États-Unis, ça n'est pas exactement le souci numéro 1. La réglementation européenne encadre la protection des animaux de l'élevage à l'abattage, alors qu'aux États-Unis, on fait l'impasse sur les conditions d'élevage. Les bovins doivent se satisfaire de la "règle des 28 heures de transport au maximum", alors qu'en Europe, la durée maximale sans pause est de 14h. Un « feedlot » - un élevage à l'étazunienne - peut contenir plus de 32.000 bovins - et cela représente presque 40% de la production américaine - alors qu'en France, une exploitation "intensive" comporte en moyenne entre 60 et 200 bovins. Bonjours le bien-être animal ! Je préfèrerais être canard gras en Ariège ou dans le Gers que vache dans le Wisconsin ou au Texas !

- Le foie gras, Victor ! Tè ! Tu jettes quelques grains de fleur de sel de Camargue dans une sartan bien chaude. Lorsque le sel saute, tu poses dans la poêle une escalope de foie gras d'un demi-doigt d'épaisseur. Trente secondes d'un côté. Tu l'entends chanter ! Trente secondes de l'autre. Avec un verre de Sauternes « Château Rieussec » par exemple.

- Hum ! C'est de la poésie gustative Loulle !

- Allez ! A la nôtre ! Et laissons baver les bouffeurs de macdo.

 

 

 

 

19/01/2016

Kerviel, Société Générale... Coucou, les revoilou !

couilles de banquiers copie.jpg

 

Et revoilà qu'on nous les gonfle de nouveau avec « l'affaire Kerviel », ce pelé, ce galeux d'où venait tout le mal ! Suppôt de la finance ? Martyr du capitalisme ? Bof. Dans ce milieu de banksters, il vaut mieux être du sérail. Kerviel, c'est un aventurier du fric, doué certes (il a fait gagner un milliard et demi l'année précédente à la Société Générale) mais dès lors que le système lui a pété à la gueule, la caste l'a laissé tomber ! N'oublions pas qu'ils sortent tous du même moule les « gardiens du système », ceux qui dirigent les banques, ceux qui sont censés les contrôler, les politiques. Ils voudraient nous faire croire qu'ils n'étaient pas au courant ? Eh ! Oh ! Alors le sérail s'est serré les coudes et a fait porter le chapeau à ce petit voyou talentueux...

 

Parce qu'ils ont tous croûté sur les « positions hasardeuses » de Kerviel. Tous, ce sont évidemment ses supérieurs, puis les actionnaires. Eh ! Pourquoi se géner ? « Too big to fail » qu'ils se gargarisent (trop gros pour se casser la gueule). Ben voyons. Ces crapules bénéficient d'une assurance tous-risques maintenant érigée en dogme par les ultra-libéraux plus que jamais au pouvoir : les risques systémiques sont tels qu'il n'est pas possible de laisser une banque faire faillite. Les États doivent, à tout coup, se porter garants en dernier ressort. C'est donc l'impunité totale pour les mafieux du système bancaire, quels que soient les risques pris...

 

L'impôt sur les bénéfices est de 33 % en France. Mais pas pour les banques ! Ainsi, en reprenant les comptes des cinq grandes banques aidées à cette époque, au cours de la « crise » – BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole, Crédit mutuel, BPCE –, pas une d'entre elles n'a acquitté des impôts à hauteur du taux normal de l'impôt sur les sociétés en 2007 et 2008. En 2007, le taux de contribution du Crédit agricole s'élève à 5,3% de ses résultats (257 millions d'impôts pour 4,8 milliards de résultat!), celui de la Société générale – qui il est vrai avait été autorisé à déduire de ses comptes 2007 les pertes de 4,9 milliards liés à l'affaire Kerviel intervenue en janvier 2008 – n'est que 14,9%, celui de BNP Paribas ou du Crédit mutuel de 26% . (Source Médiapart)



Et pourtant, les banques sont de nouveaux bourrées de thunes: elles empruntent auprès de la BCE à un taux proche de zéro, prêtent aux entreprises au compte goutte à des taux juteux et... jouent de nouveau, comme avant, aux casinos des produits bidons des marchés internationaux. François devait faire une grande réforme pour mettre au pas « son ennemi, le monde de la finance ». Tè ! Fumes... Non seulement il ne sépare pas les activités de banque de dépôt de celle de la spéculation (encore une des innombrables trahison de notre Ganelon scootériste) mais il confie le ministère de l'économie à un rejeton de Rothschild... Les banquiers se gavent d'autant plus allègrement qu'ils savent pertinemment qu'en dernier ressort l'État les couvrira...



On a découvert des enregistrement qui montrent la manipulation des certains enquêteurs chargés du dossier. Mais vous croyez que ces pièces vont être prise en compte ? Peu de risque avec le Parquet bien ciré que les banksters et l’État complice manipulent. Et peu de risque que le presse purée et les canards laquais réagissent. À par quelques-uns...

 

Il n'y aura jamais assez de platanes pour pendre tous les banquiers... Et les gouvernants qui les protègent.

 

Illustration X - Droits réservés

18/01/2016

François, le chomdu et la dette.

chômage flamby dessis de Burki.jpg

 

François va nous parler de « son plan contre le chômage ».Va-t-il nous enfumer ? Il en a l’habitude et nul ne peut nier son expertise en la matière. Il veut faire sortir 500.000 chômeurs des statistiques. En les sortant du tiroir « chômeur » pour les glisser dans le tiroir « en formation ». Ce qui ne créera aucun emploi mais fera « statistiquement » baisser la courbe, peut-être même jusqu’à « l’inverser ». Et lui permettre de se représenter ! En se foutant royalement de l’opinion des Français qui, à 75 %, ne souhaitent pas qu’il se représente. Pareil pour son alter ego, l’autre comique troupier du parti concurrent-complice.

 

Pour cela il a besoin de deux milliards d’euros. Notons en passant que des milliards, il y en a 34 qui sont dévolus chaque année à la formation. Mais presqu’exclusivement pour les salariés ayant un travail ! Pas étonnant que les chômeurs mal formés ne trouvent pas de boulot…

 

Quant on aura le temps, on le croira, le François… Parce qu’il ne gouverne rien, du moins pas grand-chose. Les pays européens, et donc la France, sont gouvernés actuellement non pas par la volonté de leurs peuples à travers leurs gouvernements élus mais par une petite mafia financière qui œuvre avec opiniâtreté dans une seule direction : la destruction de tous les acquis sociaux, la privatisation de tous les services publics, l’esclavagisation des travailleurs, le massacre de la sécu et de tous les services sociaux, etc. La « crise » étant le choc volontairement provoqué par une nébuleuse mafieuse appelée « Les marchés » afin de faire accepter de force toutes leurs saloperies. « Les marchés », ils vont tenir ces prochains jours leur conseil des parrains mafieux à Davos. On en reparlera…

 

Mais comment sortir des griffes de ces pourris ? « Les marchés » ce sont en fait quelques fonds de pension, quelques groupements bancaires, quelques fonds spéculatifs à l’abri dans des paradis fiscaux. Presque tous ricains ou rosbifs. La konnerie de nos gouvernants est d’emprunter du pognon à ces gens, se mettant ainsi à leur merci.

 

Le pognon – pour la formation mais aussi pour la modernisation de l’armée, de la police, de la justice entre autres impératifs dictés par la réalité géopolitique – il est dans le remboursement du seul intérêt de la dette : 45 milliards par an, soit l’équivalent de l’impôt sur le revenu ! Cette dette a doublée sous Sarko (1700 milliards) et est passée à 2100 avec Hollande. Et voilà les deux brillants gouvernants qui prétendent briguer nos suffrages pour « challenger » la fille du Borgne…

 

Un gouvernement qui aurait des couilles aurait vite résolu le problème. D’abord faire un audit de cette dette qui cache bien des créances illégitimes. Ça permettra déjà d’en éliminer une bonne partie. Les Islandais, les Argentins, les Equatoriens l’ont fait avec succès. Puis, sans même changer le mode de fonctionnement de la Banque Centrale Européenne - qui lui interdit stupidement de prêter du pognon directement aux états -, imposer à toutes les banques travaillant en France d’accorder des prêts obligatoires à l’Etat à concurrence des 2100 milliards de la dette. Les banques pour trouver ce pognon emprunteront – elles le peuvent, elles ! – à la BCE au taux habituel pour elles, soit 0,05 %, c’est-à-dire rien. Après quoi, l’Etat remboursera à ces banques à un taux de 0,01%. Largement suffisant pour les banques qui doublent ainsi leurs bénefs... C’est bien assez pour payer le fonctionnement de ces établissements qui se gavent sur le dos des Français avec des taux allant de 4 à 24%, dans les prêts « revolving » ! Dès lors le service de la dette diminuera drastiquement et une grosse partie des 45 milliards servira pour partie à financer les besoins réels mais aussi à rembourser réellement cette dette alors qu’actuellement il ne sert qu’à rembourser les intérêts.

 

Et s’il faut emprunter pour investir, créer de nouvelles infrastructure, il suffit de lancer un « emprunt patriotique » auprès des Français, à un taux d’un demi point au-dessus du taux du livret A. On peut aussi envisager un emprunt forcé auprès des trois millions de « millionnaires français » ! Ainsi on se sort des griffes de « Les marchés » ! Et leur triple A, ils peuvent se le foutre dans l’oigne et sans vaseline… De plus les milliards correspondant aux intérêts qu’il faudra tout de même rembourser resteront dans le circuit économique du pays, relançant d’autant la consommation et n’iront plus engraisser, comme c’est le cas actuellement, les retraités du Texas, du Wisconsin ou de Californie. L’état Japonais a une dette de 200% de son PIB et se branle complètement des ukases des « Marchés » puisque cette dette est entièrement détenue par les Japonais !

 

Serions-nous plus kons qu’eux ?

 

Illustration:merci à Burki

 

17/01/2016

Gastronomie dominicale: la Bombine ardéchoise de Mamé Zizou.

 

Bombine pour web.jpg

 

 

Les temps de pénurie ne sont guère de mise

Et chacun, plus ou moins, peut manger à sa guise

Bien sûr, ce sont souvent des bouffes dégueulasses:

Sous vide, surgelés ou conserves fadasses.

Le pire étant bien sûr ces affreux "hambourgeois"

Dont les Zétazuniens, puritains rabat-joie,

Punissent tristement tout le reste du monde

En voulant le gaver de leur pâtée immonde:

Un peu de vache folle en tranche agglomérée

Prise entre deux éponges assaisonnées diarrhée

Pourtant, il y a peu – trois, quatre décennies –

Faire bouillir la marmite donnait des insomnies

À bien des ménagères. Mais avec presque rien,

Des patates, des restes, et du goût, ô combien!

Elles vous mitonnaient de solides gamelles

Qui régalaient le ventre mieux que des regardelles.

René-Louis Thomas, mon ami ardéchois,

Grand amateur de vins et de repas de choix

M'a préparé un jour - j'en lèche mes babines –

De sa Mamé Zizou la fameuse Bombine.

- Je t'écoute Victor: comment ça se prépare,

Avec quels ingrédients, cette recette rare

Ce n'est pas compliqué comme tu vas le voir,

Pourtant c'est un bouquet de saveurs du terroir.

Hache fin deux ou trois cèbes de Lézignan

Que tu feras blondir dans l'huile lentement.

Quand je dis dans de l'huile, c'est d'olive bien sûr

Et non les jus douteux de quelques grains obscurs.

Ajoute des lardons, si possible un peu rances,

Ça apporte un parfum, mais évite l'outrance.

Il est temps maintenant de remplir ta toupine

De ce qui constitue le corps de la bombine :

Des rattes de l'année, entières, avec leur peau,

Mêlées de rattes vieilles, pelées et en morceaux.

Couvre juste à niveau d'eau chaude assez salée,

Met une gousse d'ail, du laurier et du thym

N'oublie pas d'ajouter un verre de bon vin,

Ferme et met en cuisson deux heures d'affilée,

À petit feu bien sûr, il faut que ça mijote.

Ce plat de fin de mois des montagnes gavottes

Te remplit le palais de fragrances rugueuses.

Il cala l'estomac des gavots et des gueuses

L'arrosant de clinton, ce cépage ardéchois

Qui te chauffe la tète et maltraite le foie.

Mais, comme dit Ferrat il fait des centenaires

Qui ne vont pas souvent chez les apothicaires.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire.

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

D'un de ces vins subtils, poussés en Languedoc

Qui te rendent gaillard, solide comme un roc.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 3 ou 4 cèbes de Lézignan (ou autres oignons doux si vous n'en trouvez pas), - 2 hectos de lards (si possible un peu rance), - 1 kilo de pommes de terre rattes nouvelles, - 1 kilos de rattes vieilles, - 1 cuillerée à soupe de gros sel, - 2 cuillerées à soupe d'huile d'olive, - 2 litres d'eau améliorée d’un verre de vin blanc.

 

Les vins conseillés:

Vous ne trouverez plus de clinton, ce cépage qui poussait sur les arides restanques ardéchoises, car, dangereux, il est interdit et c'est une bonne chose. Mais essayez un de ces rouges étonnants de fraîcheur et de parfums des Coteaux ardéchois : Saint-Désirat, Saint-Joseph, Tournon, La Roche-de-Glun ; des rouges des Corbières ; des rouges des Coteaux varois.

 

Illustration originale Vincent Barbantan

16/01/2016

Ouiquinde érotique sulfureux avec Jean Cocteau

cocteau dessins érotiques.jpg

 

 

La toison d'or



Bouclée, bouclée, l'antiquité.
Plate et roulée, l'éternité.
Plate, bouclée et cannelée, j'imagine l'antiquité.
Haute du nez, bouclée du pied,

plissée de la tête aux pieds.

Plate et roulée, l'éternité,
Plate, bouclée, l'antiquité.
Plate, bouclée et annelée; annelée et cannelée.
Ailée, moulée, moutonnée.

La rose mouillée, festonnée, boutonnée et déboutonnée.
La mer sculptée et contournée.
La colonne aux cheveux frisés.

Antiquité bouclée, bouclée :
Jeunesse de l'éternité !



* * * * * *

 

 

Musée secret



Alice quitte un peu la terre
entre les bras du militaire
malgré ce qu'elle avait promis
formellement à son ami

***

Carmen prompte au plaisir
qui longtemps la secoue
se cramponne au rebord du lit
cabrée à l'avant du roulis
comme une figure de proue

***

Le matelot sous sa chemise qu'il remet
cache aux yeux amoureux de Flora la négresse
son ventre tatoué où préside aux caresses
un Peau-Rouge accroupi fumant le calumet

***

Les sirènes d'un paquebot
Montent la nuit tristement
Céline lave en son hublot
L'orage du dernier amant

***

Silence


oursin de nos narines
dans le désordre
écartelé

à ton odeur rose marine
tout le visage
est attelé

 

 

* * * * * * * *

 

Á Jean Marais



Ah ! Jeannot je chante, je chante
Pour t’avoir le même demain
Car la vie a l’air trop méchante
Sans la caresse de ta main.





Dessin de Jean Cocteau

 

15/01/2016

Rigolothérapie. Ecoute ! Ecoute !

rire de funès et bourvil.png

 

 

Un député effectue une tournée de sa circonscription.

Il visite en premier un complexe scolaire et écoute les plaintes des élèves et des profs.

« Monsieur le Député,  le chauffage est vieillot et on s'attend à un hiver rigoureux, nos salles de cours sont exigües et nécessiteraient une réfection, beaucoup de bancs et chaises sont plus que vétustes, toutes les fenêtres laissent passer l'air … etc., etc., etc. »

Après avoir entendu toutes leurs doléances, le Député répond :

« Ne vous en faites pas, tout sera corrigé le plus tôt possible. »
Il monte alors dans sa flamboyante Citroën et continue sa tournée en s’arrêtant à la prison locale.

Là aussi les doléances sont nombreuses notamment celles des détenus :

« Monsieur le Député, on aimerait avoir une meilleure qualité de vie, une amélioration des repas serait la bienvenue, on souhaiterait avoir des draps et des couvertures neuves tous les 6 mois, des TV grand écran, home cinéma, piscine, court de tennis, petites masseuses privées une fois par semaine, etc., etc., etc. »
Après avoir une fois encore entendu toutes les doléances, le Député répond :

« Ne vous en faites pas, tout sera corrigé le plus tôt possible. »

Il retrouve à nouveau sa Citroën et, pendant le voyage de retour, donne des instructions à son secrétaire :

« Alors, Michel, faites envoyer à l’école une équipe de réparations pour remplacer quelques fenêtres et boucher quelques trous,  mais rien d’autre.
Ensuite, faites envoyer une autre équipe à la prison pour installer une piscine, des bains jacuzzi, des bains turcs (hammam),  un sauna, un court de tennis, une salle de loisirs avec un téléviseur de 80 centimètres, etc., etc. »

Le secrétaire, tout surpris, lui répond :

« Mais, ce que vous me demandez, monsieur le Député, n’a pas de sens. »

Et celui-ci de lui répondre:

« Voyons Michel, on est déjà allés à l’école, on n’y retournera plus. Mais pour ce qui est de la prison… on ne sait jamais ! »

 

* * * * * * * *

 

C'est une femme qui rentre dans une église et se dirige vers l'autel où le curé est entrain de préparer son office. Elle lui dit : « Monsieur le curé, j'ai envie de vous, faites moi l'amour ».

Le curé a un mouvement de recul et lui répond : « Mais ma fille remettez-vous, vous n'y pensez pas ? J'ai fait un serment à Dieu et je ne puis faire ce que vous me demandez !

La femme alors, ouvre son manteau sous lequel elle est nue et superbe. Elle réitère sa question avec insistance : « Faites moi l'amour mon père, je n'en peux plus c'est une souffrance pour moi ! ».

Elle s'avance vers le prêtre qui ne sait plus quoi faire. Il regarde à gauche, à droite, personne pour lui venir en aide…

Il lève les yeux au ciel ! La seule présence est cette croix avec le christ accroché à un pilier. Alors, en désespoir de cause et dans un ultime appel, il s'adresse à lui : « Que puis je faire seigneur, par pitié venez moi en aide ! »

Alors Jésus répond : « DECROCHE MOI, CONNARD » !

 

* * * * * * * *

 

Un mari dit à sa femme :

« Chérie j'aimerai mettre mon sexe dans ton oreille. »

La femme dit :

« OK mais fait attention que je ne devienne pas sourde ».

Le mari lui répond :

« Ça fait 40 ans que je te la mets dans la bouche, t'as jamais fermé ta gueule..! Et j ai beau te la mettre dans le cul, tu fais chier quand même ! »Photo X -

 

Droits réservés

 

14/01/2016

Au bistro de la toile : nourriture pour chiens et vieux ; néfaste-food.

Buveurs pour net.jpg

 

- Tè, Victor, j'ai là une nouvelle qui devrait te plaire ! En Allemagne, une association caritative a organisé un repas festif pour les anciens, pour les « séniors » comme on dit maintenant. Bref, pour les vieux. Et ils leur ont fait manger « une préparation à base de viande de cerf, de pommes de terre et de légumes du jardin ».

 

- Ben dis donc ! Ils les bichonnent leurs vieux les Allemands ! Chez nous, ces repas existent aussi, bien sûr, mais ce n'est que rarement du gibier !

 

- Mouais... À part que cette « préparation à base de viande de cerf, de pommes de terre et de légumes du jardin » était de la viande pour chien, de la « charcuterie pour animaux » !

 

- Et ils en sont mort les petits vieux d'outre-Rhin ?

 

- On n'en parle pas.

 

- Ma foi... De la pâtée pour chiens pour nourrir les vieux, c'est tout de même mieux que le contraire, de la pâtée de viande de vieux euthanasiés pour les chiens. Une sorte d'économie circulaire en quelque sorte. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, disait tonton Antoine Lavoisier ! On se rapproche de « Soleil vert » , ce formidable film prémonitoire sorti en 1973 et qui décrit l'existence de l'humanité en 2022. Les vieux, on les « euthanasie » (on les assassine) à partir d'un certain âge et leur cadavre, comme celui de tous les « inutiles » raflés à pleines pelles mécaniques dans des manifs géantes, sert à faire des pastilles de nourriture pour la surpopulation démente dans un monde glauque, sans arbres, sans fleurs, plein de la merdes jetées par la « croissance » effrénée d'un monde devenu fou.

 

- Après tout, c'est peut-être bon la pâtée pour chiens !

 

- Oh ! Bien assaisonnée, c'est toujours aussi bon que les merguèses des hypermarchés, ou des OGM qu'on bouffera de force lorsque que le Traité transatlantique aura été signé, ou encore la « néfaste-food » des macdo et autres. Il y a quelques décennies, un tel scandale s'est passé en France. Des vieux, trop pauvres avec leur retraite de misère, mangeaient de la pâtée pour chiens. Alors le gouvernement, sous Giscard je pense, a pris une décision pour résoudre ce problème.

 

- Il a augmenté la retraite des vieux...

 

- Tu rigoles Loulle ! Non. Il a élevé les normes sanitaires de la nourriture pour chiens et chats, de façon à ce que les vieux puissent en bouffer sans risques !

 

- Ça c'est de la bonne gouvernance compassionnelle ! Tiens, en parlant de « néfaste-food », j'ai une autre nouvelle, Victor : « Les élus du comité d'entreprise de McDonald’s Ouest Parisien ont déposé plainte pour blanchiment de fraude fiscale et abus de biens sociaux, mettant en cause des pratiques fiscales rendant "impossible" tout bénéfice et donc tout intéressement des salariés, a-t-on appris de source syndicale.

La plainte a été déposée à Paris auprès du procureur de la République financier " pour blanchiment de fraude fiscale en bande organisée, comptes inexacts, faux et usage de faux, et recel.", a précisé à l'AFP Eva Joly, avocate, avec son confrère Pierre Lumbroso, du CE composé en majorité d'élus Unsa et CGT. »

 

- En voilà une nouvelle qu'elle est bonne, Loulle ! C'est le système bien rôdé de ces multinationales qui créent une entité-mère au Luxembourg ou en Irlande. L’excédent d’exploitation réalisé chaque année dans ces gargotes est de l’ordre de 20 % du chiffre d’affaires en moyenne, mais chaque restaurant verse des redevances exorbitantes à une société défiscalisante basée au Luxembourg à hauteur de 22% du chiffre d’affaires en moyenne. Le bénéfice est donc impossible. Le manque à gagner pour les salariés est grand puisque s'il n'y a pas de bénéfices au niveau comptable, il n'y a pas d'intéressement ! Pour l’État français, ce détournement est colossal. Sans parler des conditions de travail qui ne peuvent s'améliorer puisqu'il n'y a pas de marges ! Pauvres actionnaires de Mac-Do qui risquent leur pognon pour rien...

 

- Lorsqu'on aura le temps, on les plaindra... Allez, à la nôtre !

 

 

13/01/2016

En taule les syndicalistes des Goodyear ! Taubira, Gattaz, même combat ?

prison cellules.jpg

 

Le tribunal correctionnel d’Amiens a condamné, mardi 12 janvier 2015,  huit anciens salariés de l’usine Goodyear à 24 mois de prison, dont 9 ferme, pour «séquestration». Une date à se rappeler car c'est une première. La première fois que des salariés, des représentants syndicaux sont traités comme des criminels. Et ceci, non seulement sous un régime « socialiste » mais à la demande du gouvernement, en l’occurrence le procureur de la République. Alors même que la direction de Goodyear Dunlop Tires France, ainsi que les deux cadres de l’usine concernés par les faits, avaient retiré leur plainte. À la barre, les prévenus avaient alors évoqué « un coup de colère » face à une direction qui « n’apportait aucune réponse » à la « détresse sociale » dans laquelle se trouvaient les 1.142 salariés du site. 

 

Philippe Martinez, le numéro Un de la CGT ne s'y trompe pas : « Le procureur de la République a décidé seul de demander une peine d’emprisonnement. Il est le porte-parole du gouvernement et la lourdeur de la condamnation peut nous interroger sur le fait que cette demande a été faite au plus haut niveau de l’État, de l’Élysée ou de Matignon ». Procureur directement subordonné à la citoyenne Taubira Christiane, garde des sceaux. Quelle déception à l'égard de cette ministre qui nous avait habitué à plus de courage et de lucidité...

l'ex-syndicaliste CGT des Conti, Xavier Mathieu, le charismatique lideur qui a enflammé la France entière lors du combat des Conti, ne mâche pas ses mots : « C’est écœurant, on a voulu faire un exemple. Mais en matière d’exemplarité, c’est toujours les petits qui trinquent, jamais les patrons qui ferment les entreprises illégalement, comme cela a été fait pour Continental en 2009. Au final, les Goodyear payent pour ce qui s’est passé à Air France. Le but, c’est d’intimider. Ceux qui sont responsables d’accidents mortels de salariés par manque de sécurité, pas plus que les hommes politiques qui piquent dans la caisse, eux ne font jamais de prison. C’est révoltant. Qu’ont fait les mecs de Goodyear ? Ils se sont juste révoltés contre une injustice. Ils ont juste gardé des cadres parce qu’ils n’obtenaient pas de réponses à leur question. La violence, elle n’est pas de leur côté. Ce sont les fermetures d’usine qui sont violentes. Celles qui mettent les gens dans la merde, qui les poussent vers le suicide, l’alcoolisme, la drogue, la dépression, le RSA.

«Ils sont traités comme des criminels, on ne prend pas en compte leur détresse. Quand il y a une fermeture d’usine, les salariés savent très bien vers quelle galère ils s’orientent. Ils savent qu’ils vont sûrement devoir vendre leur baraque, que leur couple va exploser… Ils ont envie de tout démonter, de tout péter. C’est un instinct de survie. Quand les patrons annoncent un plan de licenciements de 4.000 personnes, alors que quelques mois plus tôt, ils demandaient aux salariés de baisser les salaires pour sauver l’emploi, de repasser à 40 heures payées 35, comment voulez-vous qu’ils n’aient pas envie de les attraper et de leur dire leur colère. On est revenu au temps des gueux et de la grande royauté qui marche sur tout le monde. Il n’y a pas de justice. »

 

Le but c’est d’intimider. Tout est fait pour cela. C'est l'illustration d'une répression croissante contre les syndicalistes qui luttent contre la fermeture de leur usine. C’est fait pour que les gens ne se battent plus. Dans le cas des Goodyear, on est quand même face à un État qui poursuit, s’acharne contre des salariés, alors même que les plaintes ont été retirées !

 

Ce gouvernement de droite hypocrite se cachant sous un faux-nez « de gauche » à décidé de faire peur aux syndicalistes pour qu’ils cessent de se battre tandis qu'il prépare la suppression de la moitié du Code du travail. Ainsi – souhait de Gattaz - le plafonnement des indemnités de licenciement obtenues aux prud’hommes que le gouvernement veut remettre sur la table. Pourquoi les salariés iraient-ils devant les tribunaux pour obtenir trois fois rien ? Et on parle d’un gouvernement de gauche… D’autant qu’en parallèle, les gens semblent tétanisés, ils ne se révoltent pas...

 

Et les patrons, en connivence avec les politiques - reniant sans cesse leurs promesses et trahissant avec une belle constance leurs électeurs – s'en donnent à cœur joie : ainsi de l’enterrement par la direction, à l'automne 2015, du projet de Scop (Société coopérative et participative) porté par les salariés pour reprendre une partie de la production. Quelques semaines plus tard, Goodyear et Titan signaient pourtant un accord pour produire des pneus... en Russie !

 

Mais attention, les violences, lorsqu'elles commenceront, seront probablement d'un autre registre que deux cadres retenus quelques heures ou qu'une chemise arrachée...

 

Photo X - Droits réservés

12/01/2016

Pour que les Primaires ne soit pas déprimantes… Debout la France !

primaires dessin.jpg

«Nous refusons la passivité face à l’abstention, au vote Front national et à la droitisation de la société…. /…

«Nous n’acceptons pas que la menace du FN, le risque terroriste et l’état d’urgence permanent servent de prétexte pour refuser de débattre des défis extraordinaires auxquels notre société est confrontée…. /…

«Nous n’acceptons pas que la menace du FN, le risque terroriste et l’état d’urgence permanent servent de prétexte pour refuser de débattre des défis extraordinaires auxquels notre société est confrontée…. /… »

 

Ainsi s’exprime le manifeste pour une primaire à gauche ouverte lancé par quelques personnalités de gauche. lien . Et d’appeler à signer une pétition en ce sens sur le site notreprimaire.fr

 

C’est au parti socialiste que l’on doit cette avancée démocratique : la désignation du candidat d’une formation politique à travers une primaire. Pour une fois, saluons ! Mais c’était avant qu’il soit au pouvoir. Il a démontré qu’une primaire ouverte largement au-delà des seuls militants pouvait conduire à la désignation d’un candidat capable de gagner l’élection phare : la présidentielle. Au point d’inscrire cette procédure dans ses statuts : l’article 5.3.1 des statuts du Parti socialiste explique ainsi que «le candidat à la présidence de la République est désigné au travers de primaires citoyennes ouvertes à l’ensemble des citoyens adhérant aux valeurs de la République et de la gauche et coorganisées par les formations politiques de gauche qui souhaitent y participer». Voilà qui est clair.

 

Devant le succès incontestable des primaires à gauche – et la focalisation des médias sur le PS pendant plusieurs semaines ! – la droite, pourtant traditionnellement inféodée au culte du chef, les a adoptées.

 

Mais la tenue d’une primaire semble plus difficile à appréhender quand la participation du président sortant se pose ! Cambadélis, le patron du PS juge «positif  tout ce qui permet d’unir la gauche et les écologistes. Mais, franchement, je trouve que cette primaire, elle n’est pas impossible, mais elle est peu probable». François, le brillant président sortant, du haut de ses 23 % de Français satisfaits de son action, ne va pas se « commettre » avec la piétaille et descendre dans l’arène ! Dans l’autre camp, en 2013, les sarkozystes ont milité – sans succès - pour qu’un ex-président soit également dispensé de primaire s’il souhaitait revenir en politique ! Ben voyons…

 

Ces primaires ont un avantage important, elles permettront – espérons-le – de sortir du piège qui nous pend au nez : avoir à choisir le moins mauvais des candidats opposé à Marine Le Pen, assurée, proclame la doxa sondagière, de terminer première au premier tour. Car dans ce cas, les électeurs auraient à choisir entre Le Pen, Hollande et Sarkozy, c’est-à-dire les trois personnalités politiques les plus détestées des Français ! Bonjour l’enthousiasme démocratique !

 

Bon. Faisons une petite revue des troupes.

 

Le PS est un parti d’élus accrochés à leurs nombreux mandats comme les morbachs sur le pubis d’un moine. Le choix se fera entre des apparatchiks blanchis sous le harnois. Benoit Hamon ? Arnaud Montebourg ? Pas des poulains de la dernière portée tout de même… Christiane Taubira aurait par contre d’incontestables atouts : intègre (c’est rare), courageuse, cultivée, bonne oratrice. Et surtout…femme ! Et…noire !

 

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ? Une bérézina dans les urnes, la zizanie interne, des départs… 6,84 % aux Régionales, deux fois moins qu’en 2010 où ils étaient devenus la troisième force du pays. Mais Cécile Duflot, qui a goûté aux ors de la République, piaffe déjà dans son (petit) box de départ.

 

La Parti Communiste accepte du bout de sa décrépitude le principe des primaires, mais sans François Hollande. Cette primaire serait pour lui une alternative à la solution que certains aimeraient éviter, à savoir soutenir de nouveau Jean-Luc Mélenchon…

 

Quant à celui-ci, sa position ne change pas : la «primaire de la gauche», c’est le premier tour, avec le «suffrage universel» en juge de paix.

 

Bref, pas de quoi enthousiasmer les foules tout ça. Sauf si…

 

Sauf si c’était des primaires pour ouvrir le jeu, pas pour le fermer d’avance avec un concours de beauté entre apparatchiks.

 

Sauf si la France voyait émerger un Pablo Iglesias !

 

Sauf si des forces citoyennes au-delà des partis profitaient de cet appel à des primaires ouvertes afin d’élaborer une plateforme de propositions commune et désigner un candidat venant de la société civile, comme Podémos en Espagne.

 

Regardez ce que pense un Piketti, l’économiste que le monde entier nous envie.

 

Regardez ce que fait un Alexandre Jardin et ses « faiseux », ses Zèbres ! http://www.bleublanczebre.fr/

 

Debout la France ! Et Banzaïe !

 

 Illustration X - Droits réservés

 

11/01/2016

Notre-Dame-des-Landes : à qui profite le crime ?

notre dame des landes stop aéroport.jpg

 

Crime, mort d’homme, il n’y en a pas encore eu, contrairement au barrage de Sivens. Il n’empêche que, droit dans ses bottes, le préfet a « sollicité les forces de l’ordre » pour évacuer les tracteurs et les vélos des « fauteurs de troubles », c’est-à-dire » les gens du commun, la vulgaire populace qui ne comprend évidemment rien aux grands problèmes économiques et prétend entraver le glorieux projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (qui, contrairement à son nom, n’est pas dans les Landes, mais quelque part en Bretagne).

 

Seulement les pékins du coin, les bouseux comme les sans-dents sont remontés comme des pendules ! Ouarf ! Putaing ! Ça nous rajeunit ! Comme aux temps flamboyants du Larzac ! Allez les jeunes ! Notre génération à fait reculer l’Armée ! La glorieuse armée françouaise ! Alors les partisans douteux d’un minable aéroport de province… Tè ! Fume !

 

Car est-il vraiment indispensable cet aéroport ? Ce type de grands travaux, traumatisant pour la région et extrêmement coûteux est-il vraiment utile à la collectivité, capable de générer de l’emploi et de dynamiser l’économie de la région qui va l’accueillir et…le subir ? Á qui va-t-il servir ? Qui, dans la région prend l’avion ? Les dizaines de milliers de « Français d’en bas » qui vont subir les conséquences, être expulsés de leurs terres ? Non. Quelques centaines, allez, quelques milliers de privilégiés. Ce type d’aéroport attire, comme la merde appâte les mouches, les compagnies « low cost », parasites de la profession, qui font payer aux collectivités locales leur activité sur ces plateformes.

 

Notre-Dame-des-Landes n’est-il pas plutôt l’expression de la mégalomanie de quelques satrapes locaux voulant péter plus haut que leur cul ? On peut leur conseiller d’aller faire un petit voyage d’étude en Espagne où ils pourront visiter l’aéroport fantôme de Ciudad Real, l’aéroport « piétonnier » de Castellón-Costa Azahar ou encore celui de Huesca. Tous fruits empoisonnés de la folie des grandeurs de « décideurs » stupides et pour certains magouillant sans vergogne avec quelques grandes compagnies de travaux publics…

 

L’affaire est un serpent de mer qui dure depuis 40 ans. Il provient de la folie des grandeurs d’une centaine de chefs d’entreprises acoquinée à la bourgeoisie locale pour décider les « décideurs » locaux. Pourtant, comme l’écrivait déjà le Monde à cette époque : « L'aviation commerciale mobilise d'énormes capitaux pour le bénéfice d'un petit nombre. Cette activité ne subsiste que grâce à l'aide des pouvoirs publics. Elle fonctionne comme un important appareil de redistribution à l'envers où le pauvre paie pour plus riche que lui. Elle mobilise des ressources qui seraient socialement mieux utilisées ailleurs. » Tout est dit. (Il est vrai que le Monde, en 1976, était encore un vrai journal, LE journal de référence en France. Ce temps est bien révolu…)

 

Oui mais, qu’ils disent les bétonneurs, l’aéroport actuel est saturé, perturbe la vie des riverains. Faux. Archi faux ! Il pourrait, avec un aménagement de l’aérogare, décupler son trafic, ce qui ne sera jamais le cas. (L’aéroport de Gatwick, à une quarantaine de km de Londres, traite 34 millions de passagers par an, contre 3,5 à Nantes, dix fois plus, et 242.000 mouvements d’avion, avec une piste plus courte, sans être saturé pour autant !) Qui peut penser qu’on prendra un jour l’avion à Nantes pour un vol direct vers New-York, Shanghai, Rio de Janeiro ou Moscou ?

 

Aujourd'hui, l'aéroport existant Nantes-Atlantique est à 10 km de Nantes. Il est géré par les CCI de Nantes et de Saint-Nazaire et par AGO, aéroports du Grand Ouest, associée à Vinci, omniprésente en France, et TPO, société de travaux publics raflant les gros marchés de la région. Vinci ! Hou ! La la ! Le transfert de l’aéroport libèrerait des dizaines d’hectares convoités avec gourmandise par les promoteurs immobiliers et autres aménageurs ! Au nombre desquels l’inévitable…Vinci. Notez que la piste (3800 mètres contre 3200 à Notre-Dame-des-Landes) resterait en place puisqu’elle la condition sine qua non du maintien de l’usine Airbus !!!

 

Bon. N’en jetez plus. Cet aéroport est une énorme konnerie assortie de juteuses magouilles.

 

Cette stupidité mégalo a été la tombe politique de Ayrault. Et toi, président Normalou, il risque d’être ton Larzac !

 

 

 Photo X - Droits réservés