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16/02/2016

BREXIT. Les Anglais vont-ils libérer une nouvelle fois l'Europe ?

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Il termine sa tournée des popotes, Cameron. Pour chercher quoi ? Que les autres Européens baissent le calbar, comme ils l'ont fait devant la Thatcher ? Est-il en mesure d'imposer quoi que ce soit ? Il s'est piégé tout seul avec sa promesse de référendum. S'il a fait cette tournée des popotes, c'est sur injonction des banksters de la City qui tremblent de perdre de leur capacité de nuisance si le Royaume-Unie sort de l'Union Européenne. Mais pour l'U.E., ce serait une bénédiction ! Un soulagement ! Les Anglais vont-ils libérer une nouvelle fois l'Europe ? On en rêve...

 

Faisons un petit retour en arrière. Á l'époque de la création du Marché Commun, la Grande-Bretagne a tout fait pour le contrer, notamment en créant parallèlement une « zone de libre- échange » avec quelques pays de l'Europe du Nord. Mais les milieux d'affaires britanniques, assistant impuissant au rapide développement économique du Marché Commun sans en profiter ont poussé les politiques à demander leur adhésion.

 

De Gaulle – qui les connaissait bien - s'est en son temps farouchement opposé à leur entrée, en 1963 puis en 1967. Pour des raisons stratégiques : il avait compris que la Grande-Bretagne serait le cheval de Troie des États-Unis. Ce en quoi, là encore, sa vision était pertinente. Mais Rothschild-Pompidou, à la solde la City de Londres, leur ouvrit les portes et, après deux ans de négociations, la Grande-Bretagne adhéra à l'Europe en 1972, amenant dans ses bagages l'Irlande et le Danemark.

 

La Grande-Bretagne s'est tout de suite opposé à la seule réalisation européenne tangible, la politique agricole commune. Et le bordel européen a commencé...

 

Souvenons-nous, en 1979, de Margaret Thatcher réclamant, telle une virago : « I want my money back ! » Et obtenant un chèque annuel de restitution de tout ce que la Grande-Bretagne verse au budget de l'Europe. Et ça dure toujours !!! De même, Thatcher s'opposa aux tentatives de Jacques Delors d'avancer vers une certaine fédéralisation, vers une Europe intégrée d’États-Nations.

 

Souvenons-nous de Leon Brittan, nommé en 1989 commissaire européen à la très sainte « Concurrence ». Ultralibéral assumé, cette brute a tout fait pour donner le pouvoir aux multinationales étasuniennes et européennes. Il est à la source d'un lobby international regroupant les multinationales, le TABD (dialogue économique transatlantique), l'ancêtre de TAFTA.

 

Souvenons-nous de John Major qui, en 1990, proclamait que « le succès économique de la Grande-Bretagne dépend de ses coûts sociaux bas, pas de chapitre social et pas de salaire minimum ». Refusant l'application d'une des rares directives sociales de la Commission européenne, concernant une limitation du temps de travail à 48 heures et 3 semaines de congés payés, il fusilla toute tentative d'Europe sociale.

 

Souvenons-nous aussi de Tony Blair, le caniche de Washington, fidèle soutien de Bush dans son invasion de l'Irak et donc, à ce titre, coresponsable du foutoir actuel au Moyen-Orient. Il aurait sa place comme accusé devant le tribunal de La Haye, tout comme Sarkozy, Obama et évidemment tous les Bush...

 

Et n'oublions pas Cameron qui nous refile son problème de migrants en roulant dans la farine Chirac et Sarkozy avec les accords du Touquet mettant la frontière britannique...à Calais!

 

C'est une constante de la politique extérieure britannique, lorsqu'elle met le pied dans une organisation, la Grande-Bretagne n'a qu'une chose en tête : la dominer et la façonner selon ses seuls intérêts ou sinon la faire capoter. Le premier terme de l'alternative n'étant pas réalisable, il fallait donc couler l'Europe, la faire échouer en tant que puissance politique, diplomatique, militaire. Ceci évidemment en étroite concertation avec les États-Unis.

 

Comment ? D'abord en poussant à un élargissement sans frein, et le plus rapidement possible. Et ça a été l'intégration catastrophique de tous les pays de l'Est... 28 États dans une organisation où les décisions se prennent à l'unanimité ! Un « machin » rigoureusement ingouvernable, donc paralysé. C'est ce qui se passe actuellement.

 

Ensuite freiner, par tous les moyens, toute avancée vers une plus grande intégration fédéraliste. Puis influer pour ouvrir cette Europe passoire à tous les vents d'une « mondialisation » façonnée par et pour les États-Unis (et leur cheval de Troie britannique).

 

Puis vint Maastricht et la création de l'Euro. Ce sont les Britanniques qui ont lutté farouchement, et avec succès, pour que la fiscalité et le social soient exclus des lois communes européennes. C'est donc à eux que l'on doit la concurrence sauvage entre pays vers le moins-disant fiscal et social. C'est à cause d'eux que des pays sans scrupules comme le Luxembourg et les Pays-Bas ont mis au point des mécanismes exploitant cette faille et livrent l'Europe aux appétits sans frein des multinationales. C'est à cause d'eux que celles-ci ne paient pas d'impôts.

 

Quant à l'euro, non seulement ils n'y sont pas entré, mais ils en profitent outrageusement grâce à la puissance financière de leurs nid de banksters qu'est la City...

 

Alors si nos « amis » britanniques veulent sortir de l'Europe, disons leur « Cassez-vous » ! Mais ne rêvons pas... Hélas. Ils savent très bien que sans l'Europe, ils ne sont plus grande chose. Et que leur partenariat privilégié avec les États-Unis bas singulièrement de l'aile, ceux-ci se tournant vers le gros gâteau asiatique, tout en faisant en sorte, sournoisement, de créer la zizanie entre l'Europe Unie et la Russie...

 

Et qu'est-ce qu'il va dire François à la prochaine réunion européenne ? Qui lo sa...



Illustration X - Droits réservés

 

Commentaires

DE PIERRE PERRET
Quand la perfide Albion
Commande Pénélope
A toutes les deux elles font
Une belle paire de salopes
Elles partirent aux Malouines
En culotte de satin
Pour refiler la chtouille
Aux braves Argentins

A coups d'accordéon
De musique et d'argot
Je m'en vais faire alliance
Avec le roi Renaud
Pour bouter les rosbifs
Avec les amerloques
Qui arrêtent pas de nous gonfler
Avec leur putain de rock

Écrit par : Pierre Carabasse | 16/02/2016

Eh! Pierre, on compte sur toi pour que tu nous racontes la visite de François sans le baratin officiel!

Écrit par : victor | 21/02/2016

Salut Victor,
"François" ? tu veux dire le mec qui s'appelle comme les Pays Bas.... le roi de France, celui qui a destitué notre président élu démocratiquement avec une forte majorité qu'on avait jamais eu depuis que l'assemblée de Polynésie existe. C'est vrai qu'ils étaient pas copains.
Et non, je pourrai rien raconter, je vis comme un ermite sur un plateau au milieu des bois à 17 km de Papeete >>>
http://www.tehoanotenunaa.com/pages/Lermite_de_Papenoo-8578004.html
Mais si tu veux rigoler, tu vas sur Facebook, les con....ies, ça manque pas. Je viens de signaler à des "ami(e)s" qui faisait une pétition que l'histoire de l'exclusion des SDF de Papeete, avait été démentie par la mairie.... ragots !!!

Écrit par : Pierre Carabasse | 21/02/2016

Bonjour Victor,
Je n'ai pas rencontré notre "touriste" comme je te l'avais dit, mais voici un résumé des articles de la presse locale avec quelques commentaires >>>
http://www.tehoanotenunaa.com/2016/02/un-homme-est-passe.html
et ma conclusion...

Écrit par : Pierre Carabasse | 23/02/2016

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