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29/02/2016

Au « SALON DE LA SUBVENTION »

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Les « paysans » (pardon, les « exploitants agricoles ») qui ont insulté la fonction présidentielle, donc la République, à travers François Hollande, méritent-ils l’indulgence dont ils bénéficient traditionnellement pour leurs exactions ?

 

Question : pourquoi l’Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark taillent-ils des croupières à l’agriculture française, jadis championne d’Europe voire du monde, alors qu’elle a reçu de l’Europe des centaines de milliards d’euros (environ 10 milliards chaque année) ?

 

Parce que ces pays ont profité des aides européennes pour moderniser leurs agricultures et leurs élevages dans l’esprit ultralibéral prôné par Bruxelles, afin de les rendre plus productifs, donc plus générateurs de profits. Il en est résulté une agriculture et surtout des élevages industrialisés, appartenant à des groupements financiers ou industriels, n’ayant pas d’états d’âmes à exploiter sans vergogne des mains d’œuvre venus de l’immigration (souvent clandestine) ou des travailleurs « détachées ». Ceci dans des exploitations que l’on ne peut plus appeler « fermes », enfermant plusieurs milliers de vaches monoraces (prime holstein) pissant des millions de litres de mauvais lait, sans jamais voir le soleil ni manger un brin d’herbe, nourris aux aliments industriels à base de soja OGM provenant d’Amérique (Nord et Sud), puis inondant le marché et faisant chuter les prix avec des tonnes de barbaque de réforme vendue par la grande distribution. Idem pour le porc et les volailles.

 

Question : Pourquoi la France n’a-t-elle pas suivi ce même processus ?

 

Parce que les gouvernements (où la droite reste largement dominante dans le temps) - en pleine connivence avec la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et avec la complicité intéressées du Crédit agricole et des Chambres d’agriculture – ont œuvrés non pas pour bâtir un avenir viable à l’agriculture française, mais avant tout pour maintenir un électorat traditionnellement acquis à la droite (voire actuellement à l’extrême-droite). Ils ont étalé dans le temps (et donc les scrutins !) la baisse régulière du nombre d’exploitations afin de maintenir quantitativement cet électorat. Les paysans français disparaissent inexorablement pour être remplacés par des « exploitants agricoles » sous contrat qui sont en réalité des ouvriers spécialisés « uber style », maillons faibles d’une agro-industrie préoccupée avant tout de profit financier. Et comme leur poid électoral s’est considérablement rétrécit, les « politiques » s’en foutent. Et TAFTA, s’il est signé, consacrera leur mise à mort.

 

L’ « exploitant agricole » a perdu son âme de paysan. Son âme et son savoir-faire. Il est devenu un chasseur de subventions, celles-ci représentant l’essentiel du revenu des « exploitants agricoles ». A noter que, sans assurer l’avenir de l’agriculture française, la Politique agricole commune a razzié l’essentiel des fonds européens au détriment d’autres politiques européennes. Les Français, principaux bénéficiaires des fonds européens, ont - sous la bannière de la FNSEA - toujours lutté contre les velléités bruxelloises de différentiation des subventions en fonction d’autres critères que la surface et la seule rentabilité des exploitations. Résultats : ces subventions ont été surtout – et sont toujours – pompés par les gros exploitants céréaliers (80 % du fric pour 20 % d’ « exploitants »-exploiteurs). Comme par hasard, c’est parmi ceux-ci que se recrutent l’essentiel des dirigeants de la FNSEA !

 

Les quotas laitiers, qui permettaient de produire à des prix rémunérateurs, ont été supprimés le 1er avril 2015. Suppression signée et ratifiée sous la droite de Sarko, rappelons-le à l’électorat de droite des « exploitants agricoles » qui sifflent et insultent le président actuel. Dès lors ces derniers somment l’Etat – avec nos sous - de prendre le relais de Bruxelles pour continuer de subventionner une agriculture responsable de biens des dégradations environnementales, stérilisant la terre par les engrais chimiques, empoisonnant l’eau et l’air par les pesticides, sans oublier la non qualité des aliments.

 

Et que dire de la désertification rurales résultant du regroupement des exploitations ; que dire des milliers de cancers contractés par les agriculteurs suite aux divers traitement chimiques ; que dire des suicides (deux pas jours) d’ « exploitants agricoles » flingués par les dettes contractées auprès du Crédit agricole pour sacrifier à la course au plus gros tracteur…

 

Et que penser de ce drôle de « syndicat » agricole dont le président, Xavier Belin, préside aussi une multinationale…qui vend – très cher, et c’est une des raisons occultée des problèmes de prix actuels - aux éleveurs qu’il est censé défendre l’aliment industriel à base de tourteaux de soja OGM ? Xavier Belin, le paysan en Prada est un homme d'affaires aux multiples casquettes. Il est président du syndicat majoritaire mais aussi : PDG de la société Avril-Sofiprotéol, multinationale aux multiples activités, vice-président du Copa-Cogeca, structure qui rassemble des syndicats et organisations agricoles au niveau européen, particulièrement favorable à la signature du  traité TAFTA, président du port de commerce de La Rochelle, deuxième port français pour l’exportation de céréales, propriétaire dans le Loiret d'une exploitation de 500 hectares de blé, orge, colza, tournesol, maïs et pois protéagineux, etc. Quel homme pour s'occuper de tant de choses !

Quant à Sofiprotéol, rebaptisé Avril – ça fait plus printanier ! - c'est un mastodonte de 7 milliards d’euros de chiffre d'affaires, qui regroupe plus de 150 sociétés, présent dans 22 pays, notamment au Maghreb. L'objectif de cette pieuvre : assurer un maximum de débouchés à la filière des huiles et des protéines végétales (tournesol, colza, etc.)

Sofiprotéol-Avril, ce sont les huiles Lesieur et Puget, les œufs Mâtines, c'est des porcs, de la volaille, du bétail avec Glon Sanders, n°1 de l'alimentation animale. On la retrouve aussi dans la santé et la génétique animale, dans l'oléochimie (cosmétiques, peintures, mousse polyuréthane), dans les carburants (Diester industrie, n°1 européen du bio-diesel). On la rencontre encore dans le financement de l'agriculture industrielle, dans l'huile de palme, dans les semences, dans les additifs alimentaires, dans... les OGM (par Biogemma), et même dans la presse agricole !

Et les « floués de la terre » confient la défense et l’élaboration de leur futur à ce cartel qui montre sa force au salon de l’agriculture – qu’il faudrait rebaptiser « SALON DE LA SUBVENTION » - en orchestrant les insultes, le démontage du stand gouvernemental, les jets de bouses afin d’intimider le gouvernement…

Les ex-paysans, devenus « exploités agricoles » n’ont que les représentants syndicaux qu’ils méritent et l’avenir que ceux-ci leur concoctent.

Que faudrait-il faire alors ? Qui lo sa ?

Il faudrait peut-être organiser, voire imposer, des négociations tripartites entre la grande distribution, les industriels de l’agroalimentaire et aussi les paysans (pardon, les exploitants agricoles). Mais qui pour les représenter face à des colosses structurés, avides et sans états d’âmes ? Certainement pas la FNSEA. Alors, des groupements de producteurs ? Existent-ils ?

Il faudrait certainement imposer l’étiquetage pour que le consommateur sache ce qu’il achète. Encore faudrait-il que nos représentants auprès de l’Europe ne se couchent pas, comme d’habitude.

Il faudrait évidemment sortir de la monoculture, avec des fermes à taille humaine pratiquant une pluriculture destinée à nourrir une clientèle de proximité et sortir du mirage de l’exportation de produits de qualité médiocre concurrencés par leurs équivalents venant des pays à bas prix de main d’œuvre (Brésil) ou exploitant sans vergogne les travailleurs « détachés » (Allemagne).

 

Et surtout remplacer ces productions qui ne peuvent pas, compte tenu des prix de main d’œuvre chez nous et de la structure familiale de nos exploitations, concurrencer les productions des usines à lait ou à barbaque de la mondialisation. En surfant sur l'image très positive de la France, terre d'excellence gastronomique, terre de luxe, terre de savoir-faire, terre de savoir-vivre pour se diriger vers des productions de qualité, de haut de gamme, lait et viandes bio, produits transformés AOC et AOP, etc., à des prix rémunérateurs.

 

Et nos paysans retrouveront le goût du bel et bon labeur et la joie de vivre plutôt que la tentation de la corde...

 

Illustration X - Droits réservés

 

27/02/2016

Ouiquinde érotique: Huong, fleur de rizière

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Pipothé

 

J'ai connu, quelque part près de la baie d'Ha Long

 Une fleur des rizières qui s'appelait Huong.

 Visage de poupée sur un corps de princesse

 Elle savait jouer de la bouche et des fesses.

 

J'ai vécu auprès d'elle, heureux et envoûté

Par sa spécialité: la fellation au thé.

Huong me préparait, avec mille manières,

Du thé vert au gingembre, une pleine théière.

 

Tandis que je buvais la boisson parfumée,

Ses petits doigts agiles sur ma verge allumée

Préparaient mon phallus avec mille caresses,

Mettaient mon corps en feu et mon cœur en liesse.

 

 Huong prenait alors une gorgée de thé

 Qu'elle tournait en bouche pour en faire chuter

 Doucement la chaleur au degré idéal

 Pour les tendres muqueuses de mon engin de mâle.

 

Huong mettait mon gland dans sa petite bouche.

 Quel bonheur délicieux ! Je geignais sur ma couche.

 Une chaleur torride, proche de la brûlure,

 Envahissait mon sexe d'un volcan de luxure.

 

 Le liquide brûlant tourne autour de mon gland

 La languette de Huong lui donne mouvement,

 Elle aspire, elle pompe, elle masse, elle suce,

 Tandis qu'un de ses doigts vient me forcer l'anus,

 

Par des spasmes de joie, ma queue jouit longtemps,

Dans la bouche de Huong, douce fleur de printemps.

Elle m'embrasse alors, partageant les saveurs,

Du foutre et du thé chaud, du plaisir, du bonheur.

 

 

VictorAyoli

 

 

Photo X – Droits réservés

 

 

26/02/2016

Salon de l’agriculture. Chichi en rêve, « les autres » en tremblent !

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- Maman, où sont mes bottes ?

- Pour quoi faire mon ami ? Nous ne sommes pas en Corrèze

- Crénom de dieu la mère, c’est le salon de l’agriculture non ? Faut bien que quelqu’un fasse bonne figure chez les paysans, non ? Le Foll ne bande que d’une, quant à François… il me fait douter de lui. Pourtant c’était un bon élève ! Un vrai Corrézien ! Levant le coude comme un sapeur, ingurgitant du pâté aux cèpes, des caillettes aux herbes, du sauciflard ardéchois, des accras antillais. Même les tripes à la provençale, souples, onctueuses et délicieusement piquantes sur la langue ! Buvant des canons, faisant des promesses - ça mange pas d’pain ! – embrassant les gosses, se faisant photographier avec les belles bouseuses ! Tâtant le cul des vaches comme un vrai élu de la Corrèze qu’il a été comme moi ! Mon fils spirituel maman, je vous dis ! Mon fils ! Mais cette année, avec le bordel qu’il y a chez les péquenots, il risque l’entartage à la bouse de Salers, mon Françounet…

- Jacques, vous déparlez. Vous me faites honte. Vous n’avez pas l’intention de vous commettre cette année encore dans cette foire à la bouse ? Dans votre état… Vous voulez que tous les journalistes, toutes les télés montrent votre état ?

- Ah ! Ah ! Ah ! Qu’est-ce qu’il a mon état la mère ? Tenez, tâtez : je bande comme un jeune séminariste, je me trimballe un démonte-pneu de camionneur ! Ça vous étonne maman ? C’est parce que je pense à toutes ces croupes lisses, soyeuses, crémeuses, souples sous la main, à ces mamelles gonflées, si émouvantes ! Les vaches, mamans ! Les vaches et leurs cornes altières et redoutables ! Toute ma jeunesse, toute ma vie… Sans vouloir vous offenser ma chère, ça me change de vos noix tristounettes de fin de série.

- Oh ! Goujat ! Malotru ! Pour ce qui est des cornes, j’en sais quelque chose… Vous n’êtes qu’un vil cul-terreux, un homme du commun. Je retrouve bien là vos ascendances douteuses de radical-socialiste de province.

- Cause toujours la mère ! Ça m’en touche une sans faire bouger l’autre ! Ah ! Maman, je rêve de m’empiffrer en bonne compagnie ! Du foie gras de Gascogne, des tripes normandes, du cassoulet bien gras et onctueux, et ces superbes et si subtils pieds et paquets à la marseillaise ! Huummm ! Tout le monde me connaît, tout le monde m’attend ! Je n’ai que des amis là-bas moi ! Pas comme les autres…

- Mais votre régime Jacques ? Vos docteurs ne veulent pas que vous alliez encore vous goinfrer.

- Au diable le régime ! Au diable les toubibs ! Au point où j’en suis… Laissez-moi jouir encore un peu, vous et tous les pisse-froid, tous les peine-à-jouir qui m’étouffent sous votre direction « affectueuse ». Huummm ! Le fumé subtil d’un Haut-médoc, la fragrance d’un Pommard, la puissance d’un Gigondas, la suavité d’un Sylvaner. Et puis une bonne bibine pour faire passer le tout !

- Et votre cholestérol Jacques ? Qu’en faites-vous ?

- Cholestérol mon cul ! Ch’uis pas un buveur de coca ou de flotte moi ma chère ! Pas comme les autres.

- Jacques ! Enfin, un peu de retenue…

- Quand je pense que ces cons croient que j’ai… comment disent-ils déjà ? Ah oui ! L’Alzei…Merde, j’ai oublié…

- Vous n’irez pas Jacques ! Je vous l’interdis !

- … « C’est la cuiiiite finaaaale… Saoulons-nous car demain… Les eaux minéraaaales remplaceront le viiiin ! »

 

 Illustration X - Droits réservés

25/02/2016

Agressions de Cologne : « oui, il y a un racisme qui insinue qu’on peut violer une non-musulmane sans conséquences ».

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Je viens d’entendre, dans la revue de presse de France-Inter, quelques phrases qui me sont allés droit au cœur et à l’intelligence. La journaliste radio citait une chronique parue sous la signature de Fawzia Zouari dans l’excellent magazine Jeune Afrique.

Cet article, en voici ce qui m’a paru essentiel. Mais vous pouvez le trouver in extenso ici :

 

« Hier porté au pinacle, l'écrivain et chroniqueur algérien Kamel Daoud est désormais cloué au pilori.

Pourquoi ? Parce qu’il a osé affirmer que les viols perpétrés à Cologne par des immigrés issus du monde arabo-musulman sont la conséquence logique d’une tradition portée sur la répression sexuelle et génératrice de frustration chez les jeunes. Que n’a-t-il dit ! Culturalisme radical, clichés orientalistes, islamophobie, en a conclu un collectif d’intellectuels dans les colonnes du quotidien français Le Monde  (...)

Contents, les intellectuels de Paris, vous qui observez nos sociétés de vos balcons et les jugez à l’aune de vos théories ? Je vous défie de démontrer le contraire de ce qu’affirme Kamel Daoud, qui, lui, vit sur le terrain, observe quotidiennement un monde où les femmes doivent arriver vierges chez leurs maris et où les célibataires sont rendus fous par la misère sexuelle, subit cette loi qui ne permet ni à l’homme ni à la femme d’avoir des relations physiques hors mariage. De quel droit lui déniez-vous la liberté de dénoncer un puritanisme réel et le courage de souligner les travers des siens ? 

Il faut un « débat apaisé et approfondi », allègue ce collectif bon teint. C’est-à-dire ? Renoncer à franchir la ligne rouge en soutenant, comme le fait Daoud, que, oui, il existe une psychologie de la foule arabe ; oui, nous trimbalons une mentalité millénaire qui définit la femme comme un appât et une honte ; oui, il y a chez nous un rapport pathologique à la sexualité ; oui, il y a un racisme qui insinue qu’on peut violer une non-musulmane sans conséquences ; oui, certains nouveaux arrivants en Europe doivent se faire à l’égalité des sexes et à la laïcité ! »

Voilà qui mouche ces pseudo intellos donneurs de leçons, ces idiots utiles, que dis-je, ces crétins complices des sinistres barbus nazislamistes. Et Fawzia Zouari enfonce le clou :

« N’en déplaise à nos avocats autoproclamés, de plus en plus d’intellectuels arabes refusent la vision d’un Orient lisse et innocent aussi erronée que celle d’un Orient obscurantiste et haineux. Ils ne veulent plus jouer les admirateurs béats de leurs propres traditions et de leur religion. Ni devenir les otages d’un monde occidental traumatisé par l’accusation d’islamophobie et plombé par les scrupules d’une gauche qui va jusqu’à leur dénier le droit d’aimer dans l’Occident l’espace de liberté et d’émancipation auquel ils aspirent (...) »

 Et elle conclut :

« Kamel Daoud dérange le confortable angélisme sur l’islam et les musulmans. (…) Il s’inscrit dans une autre lignée de musulmans : celle des écrivains rebelles et des penseurs du doute qui travaillent à desserrer l’étau du dogme et à faire naître l’individu musulman. Celle que nos signataires du Monde viennent d’acculer au silence. Voilà comment on fait de l’islamisme comme Monsieur Jourdain de la prose… »

Fawzia Zouari

http://www.jeuneafrique.com/mag/304007/societe/polemique-...

 

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24/02/2016

Gaz de schiste, gaz de couche : coucou, les revoilou !

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Cinq ans après la première grande manifestation de Villeneuve-sur-Berg (Ardèche, 15.000 personnes), quatre ans après celle de Saint-Christol-lès-Alès (5.000), les militants anti-gaz de schiste ont ressorti cette semaine les banderoles et les masques à gaz pour manifester, le 28 février, à partir de 14 heures. Ça va se passer au pied de ces Cévennes rugueuses et rebelles, dans un village célèbre pour son engagement écologique à Barjac, dans le Gard. Cette petite ville, engagée dans une démarche environnementale, notamment en passant sa cantine au bio et en créant un « Service Public de Restauration Éducative et Sociale », a fait l'objet d'un documentaire : Nos enfants nous accuseront.

 

Raison de cette nouvelle mobilisation : le retour de la menace « gaz de schiste ». Avec la loi Jacob de juillet 2011, qui interdit la fracturation hydraulique, les choses s'étaient un peu calmées. Mais en janvier dernier, la décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'abrogation du permis de recherches en hydrocarbures dit de Montélimar D'un point de vue légal, ce n'était pas illogique puisque Total n'a jamais parlé de fracturation hydraulique. Mais c'est bien une preuve que la loi Jacob est insuffisante. Les organisations d'opposants qui appellent à manifester estiment qu'il faut une nouvelle loi pour interdire de manière définitive toute recherche d'hydrocarbure dans la roche mère puisque ce n'est pas possible sans fracturation. Ce permis couvre en fait 4.327 km2 et s'étend sur l'Ardèche, la Drôme, le Gard, l'Hérault et le Vaucluse.

 

Ce retour des manifs contre l'exploitation des hydrocarbures « non conventionnel » met également les projecteurs sur un autre type d'exploitation, que certains considèrent comme acceptables mais que d’autres rejettent au même titre que le gaz de schiste : le gaz de couche.

 

Gaz de couche ? Késako ? Le grisou ? Ce gaz qui a tué tant de mineurs ? Non. Le grisou, c'est le « gaz de mine », qui peut-être récupéré sans forage, à la sortie des mines. Pauvre en méthane, il est peu rentable. Il s'agit du méthane piégé au sein des veines de charbon des anciennes houillères Ce méthane est fixé dans le charbon, souvent profondément enfoui au-delà de 1000 mètres sous terre. Le gaz, prisonnier des veines de charbon, ne peut-être récupéré en surface comme le gaz de mine. Il est exploité aux États-Unis, au Canada et en Australie. Mais d’anciens bassins houillers français dans le Nord-Pas-de-Calais, le Jura, la Lorraine, la Provence et les Cévennes intéressent des entreprises gazières.Certaines possèdent d'ores et déjà de permis exclusifs de recherche en Lorraine (lien 1, lien 2) , dans le Jura et en Provence, dans le bassin de Gardanne.

 

Arnaud Montebourg, lorsqu'il était ministre, était plutôt favorable à l'exploitation de ce « gaz en marinière » qui pouvait, pensait-il, réduire le risque de délocalisation des industries chimiques vers des pays où le prix du gaz est très bas, et attirer dans les régions concernées des entreprises consommatrices de gaz et soucieuses de sécuriser leur approvisionnement.

 

C'est un point de vue. Il n'est pas partagé par tous. Ainsi, un rapport publié en 2013 sous l'égide du ministère de l'écologie, par l'Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS) et le Bureau de recherches géologiques et minière (BRGM) ( ) émet de sérieuses craintes relatives aux impacts environnementaux générés par ces exploitations sont cependant émises dans un récent rapport de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris). Le niveau des nappes phréatiques, la qualité des eaux souterraines et de surface, ainsi que celle de l’air et des sols pourraient être affectés. Le rapport pointe également des risques accidentels comme la migration non-maîtrisée de gaz vers la surface.

 

Au niveau technique, pour exploiter le gaz de couche, il est nécessaire de coupler à un forage vertical des forages horizontaux en étoile qui s’étendent dans la veine de charbon. Par le pompage de l’eau en bas du puits, il est possible de créer une dépression qui facilite la libération du méthane. La stimulation par l’injection d’un fluide, que ce soit de l’eau ou un autre fluide de fracturation, permet l’exploitation industrielle du gaz de couche. Aux États-Unis et au Canada, qui exploitent ces gaz, c’est le plus souvent la fracturation hydraulique qui est utilisée pour rentabiliser les forages.

 

L’exploration des gaz de couche, si elle est autorisée, entraînera une exploitation, toujours de courte durée qui dévastera les régions de par la multiplicité des forages nécessaires, impactera les paysages, polluera l’air et les ressources en eau, dévalorisera le patrimoine bâti…

 

Au temps de la « transition énergétique » et...du pétrole à prix bradé, le jeu (des gaz de couche) en vaut-il la chandelle (des torchères!)?

 

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Sources:

http://www.bastamag.net/Les-gaz-de-couche-nouveau-filon

http://www.ineris.fr/centredoc/note-brgm-ineris-gaz-de-ch...

23/02/2016

Industrie nucléaire : la saga d’un fiasco.

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Heu-reux ! Heureux parce que ma facture d’électricité a baissé de façon drastique. Pas parce que le prix a baissé, non, mais parce que je ne sacrifie plus à cette aberration prônée pendant des décennies par EDF : se chauffer à l’électricité. Je suis un bon élève de la « transition énergétique » : je chauffe à l’aide d’un poêle à granulés de bois ! Chaleur douce et régulée, belle flamme, on jette les cendres une fois par saison de chauffe, et en plus chauffage totalement écololo : il ne rejette dans l’atmosphère que le gaz carbonique que les arbres lui ont pris !

 

Ben ouais, Victor. Mais ça n’arrange pas les affaires d’EDF un comportement pareil… EDF, c’est l’électricité avant tout nucléaire. Moderne ça Coco ! Pas comme tes bouts de bois transformés en granulés genre « totaliment ». Et ce n’est pas bon pour les comptes d’EDF, donc pour les bénefs des actionnaires c’est-à-dire monsieur L’État à plus de 84 % ! La valeur de l’action de ce qui fut l’un des plus beaux fleurons de l’industrie française s’enfonce dans un gouffre : elle a été divisée par 8,5 en moins de dix ans… Et ce n’est pas fini.

 

L’industrie nucléaire est une industrie du passé, du siècle dernier. Son avenir est derrière elle depuis longtemps déjà. Mais EDF, appuyé sur le puissant lobby nucléaire, n’a rien compris. Au niveau mondial, la production d’électricité nucléaire ralentit depuis l’orée de ce siècle. Les nouvelles centrales mises en service ne le sont qu’en remplacement des unités arrêtées pour obsolescence. Et la catastrophe de Fukushima n’a pas arrangé les choses, notamment au Japon et en Allemagne qui ont arrêté les frais (et les risques). Par contre l’électricité d’origine renouvelable est en expansion rapide partout dans le monde. Sauf en France. On a tout faux…

 

Tout faux parce que la consommation d’électricité n’augmente plus tant au niveau français qu’européen.

 

Tout faux parce que la loi de transition énergétique ambitionne de diviser par deux la consommation d’énergie d’ici 2050, et que l’énergie « électricité » ne restera évidemment pas à l’écart de cette baisse drastique.

 

Tout faux surtout pour les dirigeants d’EDF – en tête desquels Henri Proglio, son ancien président – qui prédisait une augmentation de la consommation électrique de 40 à 50 % d’ici 2025 ! Et donc que le passage figurant dans la loi de l’électricité nucléaire de 75 à 50 % n’entrainerait pas de fermeture de centrales nucléaire. Bonjour la compétence !

 

Tout faux parce qu’aucun pays européen ne programme d’augmenter son nombre de centrales nucléaires. L’Allemagne a arrêté les frais, la Grande-Bretagne se contente de remplacer ses trop vieilles centrales par deux EPR, et même la France limite son parc à son potentiel actuel.

 

Tout faux parce que la France est à la traine concernant les énergies électriques renouvelables telles l’éolien, le photovoltaïque, la biomasse, etc.

 

Et, cerise sur le gâteau nucléaire, la chute des prix du pétrole n’arrange pas les affaires des nucléocrates.

 

L’aveuglement tant des dirigeants d’EDF que d’AREVA – autre fleuron en faillite par l’impéritie de des dirigeants – et des gouvernements successifs, quel que soit leur bord politique est flagrant et reflète l’influence néfaste du lobby pro nucléaire à l’œuvre depuis des décennies. Leur crédo : la consommation d’électricité va augmenter, il faut donc anticiper cette augmentation; le marché mondial ouvre un bel avenir à la technique nucléaire française qui est la première du monde  Mouais…

 

Et ce fut donc l’aventure des EPR. Areva en vend un clé en mains à la Finlande et un autre à EDF à Flamanville. Fiasco sur toute la ligne. Ces deux prototypes multiplient les déboires techniques, les retards. Leur prix est multiplié par 4 et leur mise en ouvre sans cesse retardée. Aucun des deux ne fonctionne actuellement. Fonctionneront-ils d’ailleurs un jour ? Idem pour deux EPR construits en Chine. Quant à ceux soi-disant vendus aux Anglais, on en reparlera… Bref, un sacré bide !

 

Le pognon jeté dans l’EPR manque ailleurs, en notamment dans la maintenance du parc de centrales existantes, au risque de catastrophes incommensurables. La vétusté des installations fait que la disponibilité du parc est en baisse constante, d’autant plus que Fukushima est passé par là et que l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) impose à l’opérateur des mesures de mise aux nouvelles normes. C’est ce qu’ils appellent le « grand carénage », opération de rénovation dont la facture oscille de 55 milliards (selon les « organisateurs », EDF) à 100 milliards (selon « la police », la Cour des comptes). Ceci dans le but hypothétique de prolonger l’utilisation des centrales de 10 ans supplémentaires. Hypothétique parce que ces travaux excluent les éléments essentiels : la cuve et l’enceinte de confinement qui ne sont en aucune manière remplaçables. Bonjour les risques…

 

Et combien coûtera le démantèlement des centrales ? Démantèlement que les techniciens nucléaire sont incapables de mener à bien (voir Brénilis).

 

Enfin, quid du stockage des déchets, le site d’enfouissement de Bure étant loin d’être opérationnel ?

 

 

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22/02/2016

Europe ? Brexit ? Méditons sur le souvenir de Verdun…

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L’Europe – enfin l’institution Union Européenne (U.E). - se délite. La Grande-Bretagne va vraisemblablement rompre les liens forts lâches qui l’unissent à l’U.E. Un mal ou un bien ? Un bien évidemment, la Grande-Bretagne n’étant entrée dans ce qui n’était encore – il y a plus de 40 ans – que le marché commun que pour saccager de l’intérieur toute idée d’Europe puissance. Elle s’est toujours comportée comme le coucou qui parasite le nid des autres oiseaux… Donc, exit probable du coucou britannique. Ouf ! Mais il aura atteint son but : faire de l’Europe une grosse larve invertébrée, sans frontières, désarmée, ouverte à toutes les invasions, livrées aux appétits des banksters et des gangsters des multinationales, simple vassale des Etats-Unis… Et même s’ils restent, les Britanniques n’auront plus la possibilité de nuisance suffisante pour empêcher ceux qui le veulent de s’unir de façon réelle et pas seulement économique. Faisons des vœux pour « qu’ils (les Britanniques) libèrent » l’Europe.

 

Alors, au-delà des commémorations des boucheries franco-allemandes, il serait temps de réagir, et de mettre en place à quelques-uns une véritable marche en avant vers un noyau européen beaucoup plus intégré. Sous forme fédérale ou confédérale. L’Europe est la plus belle idée du siècle passé. Elle a bercé nos rêves, suscité beaucoup d’espoirs. Elle est aussi – hélas – une grande déception. Elle est devenue une imposture.

 

Il n’est pas inutile de revenir à ce qui a été la véritable volonté des Pères Fondateurs : la paix et la réconciliation entre l’Allemagne et la France. Ce but — ô combien difficile à seulement envisager à cette époque — est atteint au delà de toute espérance. Dès lors, faut-il que ces deux grands pays se diluent dans une construction complexe, sans ambition ni frontières ? Certainement pas. Inutile de casser cette construction dépassée et impuissante mais il est temps de refonder une Europe-puissance.

 

Qui peut initier ça ? La France. Avec qui ? Evidemment avec l’Allemagne. Ce ne serait pas un mariage d’amour, mais de raison. La konnerie humaine étant la seule approche que l’on puisse avoir de l’infini, Verdun nous en montre la cruelle et impérative nécessité. Ce qui veut dire la mise en place progressive d’un budget, d’une diplomatie, d’une défense commune. Sans toucher aux spécificités de la culture ou de l’éducation. Encore qu’il est aberrant de constater que si les états français et allemands se comprennent, les peuples non ! De Gaulle et Adenauer, ou plus tard Mitterrand et Kohl ont manqué le coup : l’apprentissage obligatoire à l’école de la langue de l’autre pays dès la primaire.

 

Cette Françallemagne, englobant évidemment la Belgique, cohérente géographiquement, atteindrait la taille critique tant en matière démographique (autant que la Russie) qu’économique (autant que le Japon). Elle constituerait une entité stratégique réelle capable de parler d’autant plus haut et fort qu’elle pourrait s’appuyer sur une puissance militaire conséquente, restant à approfondir. Dès lors le siège de la France — de la Françallemagne — au Conseil de sécurité de l’Onu ne pourrait plus être contesté. Et ce « moteur » s’enrichirait quasi immédiatement de l’adhésion de l’Italie et de l’Espagne.

 

Seulement voilà : qui, en France, proposera ça dans son programme électoral. Quel est l’homme ou la femme politique en mesure de ressusciter ce génie français qui fait de la France un pays à part dans le monde ? Capable de toutes les audaces.

 

Et en Allemagne ? Ce pays a retrouvé, avec la puissance économique, sa fierté voire sa morgue. Sa chancelière, en accord avec son peuple, défend exclusivement les intérêts de l’Allemagne. La Grèce en sait quelque chose.

 

Ce pays nous considère-t-il encore comme un partenaire ou un simple client ?

 

L’avenir très proche nous le dira. Méditons sur le souvenir de Verdun…

 

Illustration X - Droits réservés

21/02/2016

Ouiquinde gastronomique d'hiver: la daube du tueur

 

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J'ai un ami tueur, c'est vrai, je le confesse ...

Un homme plein d’humour, de rugueuse tendresse,

Apte à faire passer de la vie au trépas,

Qui n'officie jamais aux heures des repas.

Honnête travailleur, fier de son savoir-faire,

Il tue au quotidien. Tuer, c'est son affaire.

C'est au couteau qu'il tue les jours de la semaine.

Le dimanche, au fusil, mais sans aucune haine.

Mon ami Angelo, tueur aux abattoirs,

Fin chasseur, est aussi un cuistot de devoir.

Pourvoyeur naturel de produits de mangeaille,

Sa cour est composée de docteurs es-ripaille.

Son cabanon, perché au bord d'une falaise

Domine, au levant, la terre avignonnaise.

De doctes assemblées de gens de haulte graisse

En ont fait un haut-lieu consacré à l'ivresse,

Au pantagruélisme, au culte des bougresses,

Aux goinfreries sacrées, aux ventrées d'allégresse,

Aux gaillardes chansons, aux grands éclats de rire,

Aux joutes oratoires, aux poètes, au bien-dire.

Il faut voir Angelo haranguant ses ouailles.

La panse rebondie, la moustache en bataille,

Etranglant un goulot, le touille-sauce en main.

Annonçant le menu, tel un tribun romain

Gras double, pieds-paquets, civet de marcassin,

Grives, tourdres, bécasses ont hanté ce lieu saint.

Mais la spécialité d'Angelo le tueur

Parangon de parfums, chef d'œuvre de saveurs,

Ce plat de paysans, velours de l'estomac,

Les experts sont d'accord: c'est sa daube au Lirac.

- Qu'a-t-elle donc, Victor, la daube d'Angelo

Pour que tu en parles avec des trémolos !

- Classique si ce n'est la qualité du vin,

Peut-être bien, aussi, un certain tour de main.

Choisis bien tes morceaux: paleron, plat de côtes,

Gallinette, jarret et un bout de culotte.

Coupés grossièrement en tronçons bien épais,

Dans un profond faitout tu les mets à tremper

Au moins toute une nuit dans du vin de Lirac,

Avec sel, poivre, thym, oignons jetés en vrac,

Mets aussi un dégou de cette huile d'olive

Qui sublime les goûts, parfume et enjolive.

Sors et sèche ta viande le lendemain matin,

Passe ta marinade et jette oignons et thym.

Dans du lard de cochon fondu fais revenir

Deux cèbes du Vigan, mais ne fais pas roussir.

Tu rajoutes ta viande et tu la fais suer

Doucement, à feu doux, sans trop la remuer.

Mets un bouquet garni, sarriette et romarin,

Sale légèrement, poivre avec ton moulin,

Pendant ce temps tu chauffes ta marinade à part.

Attention ! Du Lirac, pas du mauvais pinard !

Là, petit, il te faut être un peu dégourdi :

Rajoute louche à louche ton liquide tiédi

Puis fais cuire à feu doux deux heures pour le moins.

Sors du feu et réserve jusques au lendemain.

En se refroidissant, ton bœuf va se confire,

Et pour le réchauffer, deux heures vont suffire,

Mais sur un feu très doux, sous la chaude caresse

De cendres sous lesquelles couve l'ardente braise.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Vallée-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe ct la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour la marinade: - 2 kilos de bœuf (culotte, jarret, galinette, paleron), - 3 oignons coupés grossièrement, - 1 grosse touffe de thym, - 1 poignée de gros sel de Camargue, - poivre noir du moulin en abondance. – 1 verre d'huile d’olive, - 2 bouteilles de Lirac rouge.

Pour le plat: - 1 hecto de lard de cochon. – 2 cèbcs du Vigan (à défaut de Lézignan ou d'ailleurs, mais douces), - bouquet garni riche (thym, laurier, sarriette, romarin, persil plat), - sel, - poivre, - marinade purgée de ses légumes et tiédie.

 

Les vins conseillés:

Rien en dessous de 14° ! Mais le choix reste large. En vallée du Rhône: Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Vacqueyras, Lirac, Cairanne, Châteauneuf-de-Gadagne, Saint-Gervais, Vinsobres, Saint-Maurice-sur-­Aigues, Visan, Rochegude.

En vins du Languedoc et du Roussillon : Saint-Chinian, Fitou, Collioure.

En vins de Provence : Bandol. Pierrefeu, Tourves, Brignolles, Saint-­Zacharie, Les Arcs. Et, bien sûr, tous les bons vins d’ailleurs !

 

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

20/02/2016

Ouiquinde érotique piquant

 

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Un, deux, trois, soleil lune ! 


La puce

Au dortoir
Sur le soir
La sœur Luce
En chemise et sans mouchoir,
Cherchait du blanc au noir
A surprendre une puce.

A tâton
Du téton
A la cuisse
L'animal ne fait qu'un saut
Ensuite un peu plus haut,
Se glisse
Dans la petite ouverture,
Croyant sa retraite sûre.

De pincer
Sans danger
Il se flatte.
Luce, pour se soulager,
Y porte un doigt léger
Et gratte.

En ce lieu
Par ce jeu
Tout s'humecte.
A force de chatouiller,
Venant à se mouiller,
Elle noya l'insecte.

Mais enfin,
Ce lutin,
Qui rend l'âme,
Veut faire un dernier effort.
Luce grattant plus fort
Se pâme !

Alexis Piron

 

 

Photo X - Droits réservés 

19/02/2016

« Autorisé aux chiens, interdit aux banquiers ! »

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Gloire à toi citoyen Alexandre Callet !

Admirons sans réserve ton humour décalé.

A Rueil-Malmaison, ton resto étoilé

Affiche une notice explicite et salée :

 

Il y est expliqué que l’établissement

Ségrègue ses clients avec discernement :

Il accepte les chiens, sans les faire payer

Mais refuse l’entrée du resto aux banquiers !

 

Mais que lui ont-ils fait, à Callet, les Picsou ?

Crachés dans le caviar ou le tiramisu ?

Mis leurs pattes au cul des accortes serveuses ?

 

Non, mais obnubilés par leur peur agioteuse

Ils lui ont refusé un minable crédit !

Callet les fout dehors ! Cochon qui s’en dédit !

 

Photo X - Droits réservés

18/02/2016

GRANDES VOIX. Kamel Daoud prend du recul : «Je me résous à creuser et non déclamer.»

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Lettre à un ami étranger

par Kamel Daoud

Cher ami. J'ai lu avec attention ta lettre, bien sûr. Elle m'a touché par sa générosité et sa lucidité. Étrangement, ton propos est venu conforter ce que j'ai déjà pris comme décision ces jours, et avec les mêmes arguments. J'y ai surtout retenu l'expression de ton amitié tendre et complice malgré l'inquiétude.

Je voudrais cependant répondre encore. J'ai longtemps écrit avec le même esprit qui ne s'encombre pas des avis d'autrui quand ils sont dominants. Cela m'a donné une liberté de ton, un style peut-être mais aussi une liberté qui était insolence et irresponsabilité ou audace. Ou même naïveté. Certains aimaient cela, d'autres ne pouvaient l'accepter. J'ai taquiné les radicalités et j'ai essayé de défendre ma liberté face aux clichés dont j'avais horreur. J'ai essayé aussi de penser. Par l'article de presse ou la littérature. Pas seulement parce que je voulais réussir mais aussi parce que j'avais la terreur de vivre une vie sans sens. Le journalisme en Algérie, durant les années dures, m'avait assuré de vivre la métaphore de l'écrit, le mythe de l'expérience. J'ai donc écrit souvent, trop, avec fureur, colère et amusement. J'ai dit ce que je pensais du sort de la femme dans mon pays, de la liberté, de la religion et d'autres grandes questions qui peuvent nous mener à la conscience ou à l'abdication et l'intégrisme. Selon nos buts dans la vie.

Sauf qu'aujourd'hui, avec le succès médiatique, j'ai fini par comprendre deux ou trois choses.

D'abord que nous vivons désormais une époque de sommations. Si on n'est pas d'un côté, on est de l'autre; le texte sur « Cologne », j'en avais écrit une partie, celle sur la femme, il y a des années. A l'époque, cela n'a fait réagir personne ou si peu. Aujourd'hui, l'époque a changé : des crispassions poussent à interpréter et l'interprétation pousse au procès. J'avais écrit cet article et celui du New York Times début janvier; leur succession dans le temps est donc un accident et pas un acharnement de ma part. J'avais écrit, poussé par la honte et la colère contre les miens, et parce que je vis dans ce pays, dans cette terre. J'y ai dit ma pensée et mon analyse sur un aspect que l'on ne peut cacher sous prétexte de « charité culturelle ». Je suis écrivain et je n'écris pas des thèses d'universitaires. C'est une émotion aussi. Que des universitaires pétitionnent contre moi aujourd'hui, pour ce texte, je trouve cela immoral parce qu'ils ne vivent pas ma chair, ni ma terre et que je trouve illégitime sinon scandaleux que certains me servent le verdict d'islamophobie à partir de la sécurité et des conforts des capitales de l'Occident et ses terrasses. Le tout servi en forme de procès stalinien et avec le préjugé du spécialiste : je sermonne un indigène parce que je parle mieux des intérêts des autres indigènes et post-décolonisés. Et au nom des deux mais avec mon nom. Et cela m'est intolérable comme posture. Je pense que cela reste immoral de m'offrir en pâture à la haine locale sous le verdict d'islamophobie qui sert aujourd'hui aussi d'inquisition. Je pense que c'est honteux de m'accuser de cela en restant bien loin de mon quotidien et celui des miens.

L'islam est une belle religion selon l'homme qui la porte, mais j'aime que les religions soient un chemin vers un dieu et qu'y résonnent les pas d'un homme qui marche. Ces pétitionnaires embusqués ne mesurent pas la conséquence de leurs actes et du tribunal sur la vie d'autrui.

Cher ami.

J'ai compris aussi que l'époque est dure. Comme autrefois, l'écrivain venu du froid, aujourd'hui, l'écrivain venu du monde dit « arabe » est piégé, sommé, poussé dans le dos et repoussé. La surinterprétation le guette et les médias le harcèlent pour conforter qui une vision, qui un rejet et un déni. Le sort de la femme est lié à mon avenir, à l'avenir des miens. Le désir est malade dans nos terres et le corps est encerclé. Cela, on ne peut pas le nier et je dois le dire et le dénoncer. Mais je me retrouve soudainement responsable de ce qui va être lu selon les terres et les airs. Dénoncer la théocratie ambiante chez nous devient un argument d'islamophobe ailleurs. Est-ce ma faute ? En partie. Mais c'est aussi la faute de notre époque, son mal du siècle. C'est ce qui s'est passé pour la tribune sur « Cologne ». Je l'assume mais je me retrouve désolé pour ce à quoi elle peut servir comme déni et refus d'humanité de l'Autre. L'écrivain venu des terres d'Allah se retrouve aujourd'hui au centre de sollicitations médiatiques intolérables. Je n'y peux rien mais je peux m'en soustraire : par la prudence comme je l'ai cru, mais aussi par le silence comme je le choisis désormais.

Je vais donc m'occuper de littérature et en cela tu as raison. J'arrête le journalisme sous peu. Je vais aller écouter des arbres ou des cœurs. Lire. Restaurer en moi la confiance et la quiétude. Explorer. Non pas abdiquer, mais aller plus loin que le jeu de vagues et des médias. Je me résous à creuser et non déclamer.

J'ai pour ma terre l'affection du déchanté. Un amour secret et fort. Une passion. J'aime les miens et les cieux que j'essaye de déchiffrer dans les livres et avec l'œil la nuit. Je rêve de puissance, de souveraineté pour les miens, de conscience et de partage. Cela me déçoit de ne pas vivre ce rêve. Cela me met en colère ou me pousse au châtiment amoureux. Je ne hais pas les miens, ni l'homme en l'autre. Je n'insulte pas les raisons d'autrui. Mais j'exerce mon droit d'être libre. Ce droit a été mal interprété, sollicité, malmené ou jugé. Aujourd'hui, je veux aussi la liberté de faire autre chose. Mille excuses si j'ai déçu, un moment, ton amitié cher A… Et si je rends publique cette lettre aujourd'hui, avant de t'en parler, c'est parce qu'elle s'adresse aux gens affectueux, de bonne foi comme toi. Et surtout à toi. A Oran.

 

Sources:

http://lequotidien-oran.com/?news=5224963
http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/02/11/les-fantasmes-de-kamel-daoud_4863096_3232.html

http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/31/cologne-li...

 

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17/02/2016

Au bistro de la toile : mani pulite, primaire à gauche, plus grand verre du monde

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- Oh ! Victor. T'as vu : les petits juges, ils n'ont pas peur des puissants ! Et voilà que je te fout en examen Microlax 1er, et voici que je te perquisitionne chez le Borgne ! Ils nous font la mani pulite à la française ou quoi ?

 

- Si ça pouvait être vrai Loulle. Si ça pouvait être vrai... « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime, et la loi qui affranchit » qu'il a dit le citoyen Lacordaire. Et étant curé, il en connaissait un bout sur l'écrasement des faibles par les forts... Ah ! Sarko « mis en examen », c'est-à-dire inculpé, c'est tout de même assez jouissif. Ce gougnafier s'est toujours cru tout permis. Et voilà que quelques magistrats sourcilleux le remettent à sa place : celle d'un délinquant. Accusé de « financement illégal de campagne ». Un dépassement de presque le double du montant permis (22 millions). Et s'il avait été élu en 2012 ? Grâce à une campagne truquée, illégale ? Voilà qui lui file un sacré coup de tatanes dans les miches au « Revenant ». Encore que... Il y a bien des électeurs qui votent et revotent pour les Balka. Alors...

 

Quant au Borgne, la perquise devient une habitude chez lui. Ses bureaux ont été visités par les flics et les juges deux fois en novembre dernier, et cette semaine encore. Cette fois, les poux qu'on lui cherche dans la tignasse concernent une vingtaine d'assistants parlementaires du FN qui seraient payés par l'Assemblée de Strasbourg mais consacreraient plus de temps au parti qu'à l'Europe... Voilà qui s'ajoute à des histoires pas claires de déclaration de patrimoine truqué, et aussi de bisbilles familiales avec sa chère fifille. Ça fait du boulot pou ses avocats !

 

- Autre chose. Cette primaire. Á gauche je veux dire. Elle aura lieu ou pas ?

 

- Qui lo sa ? François... Ben, son entourage n'en veut pas .« Pensez donc. Vous voyez le Président débattre avec Larouturou sur i-Télé ou sur RMC ? » Pourtant d'autres, parmi les grenouillards de son entourage pensent qu'il devra bien se résoudre à « y aller ». Á condition que, s'il remporte la primaire, tous se rallient à sa candidature. Parce que, à la différence de Valls, François est convaincu que, sans les voix des frondeurs et des communistes, il est sûr de perdre... Une seule candidature de plus à gauche et c'est foutu pour lui. Méluche, lui, a déjà tranché : il ira à la présidentielle tout seul... Pathétique. Le combat de trop ? Possible. Taubira ? Elle pourrait être celle qui les mets tous d'accord. Mais elle a dit qu'elle n'irait pas à la primaire... Sans elle, pas de « Podemos » à la française. Pas d'espoir pour le « peuple de gauche ». Mais les espoirs du « peuple de gauche », manifestement, ils s'en branlent tous et toutes. Seules comptent leurs petites carrières. Porco Dio !

 

- Tè ! Pour changer, j'ai une bonne nouvelle, Victor.

 

- Allez, accouche, mastroquet de mon cœur.

 

- Ben voilà: Les Chinois vont mettre en place le plus grand télescope du monde. Il fera 500 mètres de diamètre. Près du double du champion actuel, le télescope d'Arecibo, à Porto-Rico qui n'en fait que 300. Un télescope, c'est essentiellement un miroir concave, c'est-à-dire légèrement creux. Un verre quoi ! Et alors, écoute-moi bien Victor : D'après un scientifique cité par le canard britiche The Gardian, « s'il était rempli de vin, chacun des sept milliards d'habitants de la planète pourrait s'en servir cinq bouteilles ! »

 

- Ben effectivement, voilà une nouvelle réconfortante ! Allez, j'ai le clapoir qui grippe : mets ma tournée !

 

- Mes verres sont moins volumineux que celui des Chinois, mais je les remplis sans faux-col de bon rouge bien de chez nous ! Á la nôtre !



16/02/2016

BREXIT. Les Anglais vont-ils libérer une nouvelle fois l'Europe ?

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Il termine sa tournée des popotes, Cameron. Pour chercher quoi ? Que les autres Européens baissent le calbar, comme ils l'ont fait devant la Thatcher ? Est-il en mesure d'imposer quoi que ce soit ? Il s'est piégé tout seul avec sa promesse de référendum. S'il a fait cette tournée des popotes, c'est sur injonction des banksters de la City qui tremblent de perdre de leur capacité de nuisance si le Royaume-Unie sort de l'Union Européenne. Mais pour l'U.E., ce serait une bénédiction ! Un soulagement ! Les Anglais vont-ils libérer une nouvelle fois l'Europe ? On en rêve...

 

Faisons un petit retour en arrière. Á l'époque de la création du Marché Commun, la Grande-Bretagne a tout fait pour le contrer, notamment en créant parallèlement une « zone de libre- échange » avec quelques pays de l'Europe du Nord. Mais les milieux d'affaires britanniques, assistant impuissant au rapide développement économique du Marché Commun sans en profiter ont poussé les politiques à demander leur adhésion.

 

De Gaulle – qui les connaissait bien - s'est en son temps farouchement opposé à leur entrée, en 1963 puis en 1967. Pour des raisons stratégiques : il avait compris que la Grande-Bretagne serait le cheval de Troie des États-Unis. Ce en quoi, là encore, sa vision était pertinente. Mais Rothschild-Pompidou, à la solde la City de Londres, leur ouvrit les portes et, après deux ans de négociations, la Grande-Bretagne adhéra à l'Europe en 1972, amenant dans ses bagages l'Irlande et le Danemark.

 

La Grande-Bretagne s'est tout de suite opposé à la seule réalisation européenne tangible, la politique agricole commune. Et le bordel européen a commencé...

 

Souvenons-nous, en 1979, de Margaret Thatcher réclamant, telle une virago : « I want my money back ! » Et obtenant un chèque annuel de restitution de tout ce que la Grande-Bretagne verse au budget de l'Europe. Et ça dure toujours !!! De même, Thatcher s'opposa aux tentatives de Jacques Delors d'avancer vers une certaine fédéralisation, vers une Europe intégrée d’États-Nations.

 

Souvenons-nous de Leon Brittan, nommé en 1989 commissaire européen à la très sainte « Concurrence ». Ultralibéral assumé, cette brute a tout fait pour donner le pouvoir aux multinationales étasuniennes et européennes. Il est à la source d'un lobby international regroupant les multinationales, le TABD (dialogue économique transatlantique), l'ancêtre de TAFTA.

 

Souvenons-nous de John Major qui, en 1990, proclamait que « le succès économique de la Grande-Bretagne dépend de ses coûts sociaux bas, pas de chapitre social et pas de salaire minimum ». Refusant l'application d'une des rares directives sociales de la Commission européenne, concernant une limitation du temps de travail à 48 heures et 3 semaines de congés payés, il fusilla toute tentative d'Europe sociale.

 

Souvenons-nous aussi de Tony Blair, le caniche de Washington, fidèle soutien de Bush dans son invasion de l'Irak et donc, à ce titre, coresponsable du foutoir actuel au Moyen-Orient. Il aurait sa place comme accusé devant le tribunal de La Haye, tout comme Sarkozy, Obama et évidemment tous les Bush...

 

Et n'oublions pas Cameron qui nous refile son problème de migrants en roulant dans la farine Chirac et Sarkozy avec les accords du Touquet mettant la frontière britannique...à Calais!

 

C'est une constante de la politique extérieure britannique, lorsqu'elle met le pied dans une organisation, la Grande-Bretagne n'a qu'une chose en tête : la dominer et la façonner selon ses seuls intérêts ou sinon la faire capoter. Le premier terme de l'alternative n'étant pas réalisable, il fallait donc couler l'Europe, la faire échouer en tant que puissance politique, diplomatique, militaire. Ceci évidemment en étroite concertation avec les États-Unis.

 

Comment ? D'abord en poussant à un élargissement sans frein, et le plus rapidement possible. Et ça a été l'intégration catastrophique de tous les pays de l'Est... 28 États dans une organisation où les décisions se prennent à l'unanimité ! Un « machin » rigoureusement ingouvernable, donc paralysé. C'est ce qui se passe actuellement.

 

Ensuite freiner, par tous les moyens, toute avancée vers une plus grande intégration fédéraliste. Puis influer pour ouvrir cette Europe passoire à tous les vents d'une « mondialisation » façonnée par et pour les États-Unis (et leur cheval de Troie britannique).

 

Puis vint Maastricht et la création de l'Euro. Ce sont les Britanniques qui ont lutté farouchement, et avec succès, pour que la fiscalité et le social soient exclus des lois communes européennes. C'est donc à eux que l'on doit la concurrence sauvage entre pays vers le moins-disant fiscal et social. C'est à cause d'eux que des pays sans scrupules comme le Luxembourg et les Pays-Bas ont mis au point des mécanismes exploitant cette faille et livrent l'Europe aux appétits sans frein des multinationales. C'est à cause d'eux que celles-ci ne paient pas d'impôts.

 

Quant à l'euro, non seulement ils n'y sont pas entré, mais ils en profitent outrageusement grâce à la puissance financière de leurs nid de banksters qu'est la City...

 

Alors si nos « amis » britanniques veulent sortir de l'Europe, disons leur « Cassez-vous » ! Mais ne rêvons pas... Hélas. Ils savent très bien que sans l'Europe, ils ne sont plus grande chose. Et que leur partenariat privilégié avec les États-Unis bas singulièrement de l'aile, ceux-ci se tournant vers le gros gâteau asiatique, tout en faisant en sorte, sournoisement, de créer la zizanie entre l'Europe Unie et la Russie...

 

Et qu'est-ce qu'il va dire François à la prochaine réunion européenne ? Qui lo sa...



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15/02/2016

Agriculture. Le ministre Le Foll à l'assaut de la forteresse ultralibérale européenne ?

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Le ministre Le Foll l'a dit : il va à Bruxelles défendre son « memorandum » dans lequel il demande à la Commission européenne de réguler les marchés du lait et du porc pour faire remonter les prix. Il proposera aussi de mettre en place un système de stockage des produits en surproduction.

 

Pendant ce temps ils continuent leurs actions spectaculaires. A Vannes aujourd'hui. Avec la redoutable force des « desperados ». « Ils » ? Ce sont les pagoulins, les parpagnas, les culs-terreux, les pacans, les bouseux. Elle est inépuisable la liste des termes moqueurs, péjoratifs, insultants dont « les gens des villes » affublent, voire accablent les paysans.

 

PAYSANS ! Quel mot magnifique pourtant. Les gens du « pays ». Ceux qui entretiennent, cultivent, façonnent, embellissent le pays. Ceux qui nourrissent leurs compatriotes. Avec leur sueur, avec leur labeur, avec leur courage, avec leur ingéniosité. Mais « les gens des villes » regrettent vite leur morgue. Parce que pour l'essentiel d'entre eux, leurs parents, leurs grands-parents étaient des paysans.

 

De paysans, il n'y en a plus guère. Ils sont devenus agriculteurs, puis « exploitants agricoles ». Ils ont bien écouté leurs instances professionnelles : ils se sont « modernisés ». Ils ont fait, avec application, tout ce qu'on leur a dit de faire. « On » ? Ben, les divers gouvernements, leur syndicat hégémonique la FNSEA, les Chambres d'agriculture, les lycées agricoles, le Crédit agricole. Sans oublier l'Europe avec la PAC, puis la réforme de la PAC. Ils ont adopté la doxa productiviste, le culte du rendement, le machinisme démesuré. Ils ont fait - ou subi – le « remembrement » avec son saccage des haies et le lessivage des terres. Comme on leur a dit, ils ont pourris, stérilisés les terres à coups d'engrais chimiques et des pesticides tueurs. Ils ont tué la terre qui leur est devenue étrangère. Ils ont perdu leur âme de paysan, leur légendaire bon sens paysan.

 

Ils ont écouté la FNSEA qui leur disait que pour s'en sortir ils devaient choisir la quantité et les prix bas plutôt que la qualité et les prix rémunérateurs. Avec pour moyen la sacro-sainte exportation. Seulement le modèle agricole français, fait de petites et moyennes exploitations familiales, gage de qualité, n'est pas concurrentiel. Les puissances financières et économiques n'en veulent plus. Pas assez rentables. Ce qui fait jouir les technocrates de Bruxelles et les « défenseurs » de la FNSEA, ce sont les usines à lait, les « fermes » de mille vaches, les milliers de cochons élevés sur leur merde, les hangars à volailles crachant de la barbaque bien calibrée mais insipide. Et à ce jeu, les petits se font logiquement bouffer. Les gouvernements, la FNSEA, toutes les instances professionnelles ont voulu faire de l'agriculture une industrie. Mais ceux qui les ont suivi perdent contre les industriels de l'agriculture. Et les industriels de l'agroalimentaire importent de la barbaque dégueulasse à bas prix.

 

Que peut faire Pascal, mon voisin d'été en Lozère, avec ses 70 vaches à lait mangeant de l'herbe poussée, selon les normes modernes, à coup de nitrates, face aux usines à lait de l'ex-Allemagne de l'Est, exploitant les milliers d'hectares des anciens structures communistes, dirigées par des financiers, faisant trimer pour des salaires de misère une main d’œuvre sous-payés venue de Bulgarie, de Roumanie et des ex-pays de l'Est ?

 

Ils ne peuvent pas lutter sur ce terrain nos paysans. Ils seront battus, balayés. Leurs porcs d'entrée de gamme, même élevés en quantité raisonnable, ne peuvent concurrencer les usines à barbaques allemandes ou espagnoles. Leur filière contribue à les enfoncer : les coopératives bretonnes qui achètent leurs porcs à bas prix vont les faire abattre...en Allemagne. Et les industriels de la charcuterie s'approvisionnent à 40 % à l'étranger où ils trouvent du « minerai » de viande 30 à 40 % moins cher...

 

De plus, ces « bons élèves » crèvent de normes souvent loufoques : la France surenchérissant à ce niveau sur les normes européennes ! Ils crèvent aussi et surtout de cette règle imposée par l'Europe ultralibérale : l’ouverture totale des frontières sans harmonisation fiscale et sociale. Une Europe dont le projet n'est plus de nourrir les Européens puis le monde tout en protégeant ses ressortissants paysans, mais de faire gagner toujours plus de fric par les multinationales agroalimentaires et la grande distribution.

 

Ils ont perdu jusqu'à leur fierté, nos « exploités agricoles », humiliés qu'ils sont de travailler à perte et de devoir leur survie à des subventions et à des « plans d'aide » qui se succèdent sans résultats alors qu'ils demandent seulement des prix leur permettant de vivre.

 

Le Foll fait ce qu'il peut, c'est-à-dire pas grand-chose. Parce qu'il est impuissant. Parce que ses appels « à la responsabilité » lancés en direction de la grande distribution fait bidonner les responsables de celle-ci. Parce qu'il faudrait tout remettre sur la table au niveau européen et exiger l'harmonisation sociale et fiscale mais que ce n'est pas ce gouvernement de mous qui s’aplatissent devant Merkel ou même Junker qui en sera capable... Fait nous mentir, Le Foll !

 

Quant à la profession, elle devrait utiliser l'image très positive de la France, terre d'excellence gastronomique, terre de luxe, terre de savoir-faire, terre de savoir-vivre pour se diriger vers des productions de qualité, de haut de gamme, à des prix rémunérateurs.

 

Pour redonner le goût de vivre à nos paysans et le goût des bons produits aux consommateurs que nous sommes.

 

 

Photo X - Droits réservés

 

14/02/2016

Ouiquinde gastronomique : les pieds-et-paquets marseillais

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Hier, on nous avons mangé les pieds-et-paquet marseillais, que j’ai confectionné pour quelques amis jouisseurs, selon la recette de celui qui fut mon voisin :

 

Mon voisin s'appelle Bonnefille.

Bien joli nom pour un voisin!

C'est un aimable et joyeux drille

Amoureux du jus de raisin,

Surtout quand Bacchus le divin

Subtilement en fait du vin.

Sa trogne rouge de Silène

Portée haut par plus d'un quintal

De bonne viande épicurienne

Resplendit d'un bonheur total

Lorsqu'il sert à ses invités

De succulentes assiettées

D'un plat qu'on ne peut oublier:

Ses pieds et paquets marseillais.

 

Écoute bien, petit, et débouche une quille,

La subtile recette du père Bonnefille.

À moins que vous n'ayez des façons de puriste

Demandez au boucher de vous confectionner

Les délicats paquets avec ses doigts d'artiste

Sinon vous risquez fort d'y passer la journée...

Mais pour votre gouverne, en voici le principe:

Il faut emprisonner dans un carré de tripe

Large de quatre doigts, une portion de farce

Faite de boyau gras et de petit-salé,

D'ail frais et de persil, bien poivrée et salée

Et hachée à la main de manière efficace.

En repliant trois pointes on fabrique une poche

Serrée pour éviter que la farce bavoche

Puis on passe le tout dans une boutonnière

De la dernière pointe. Tout est dans la manière !

Quand aux pieds, prenez-les de moutons ou d'agneaux,

Refendez-les en long, d'un coup sur le billot,

Blanchissez cinq minutes dans de l'eau vinaigrée

Puis rincez, égouttez, réservez et couvrez.

Faites alors revenir, jusqu'au premier roussi

Deux oignons émincés, carotte, ail et persil,

Ajoutez un bouquet garni, bien entendu,

Dans un hecto de lard auparavant fondu.

Deux bonnes cuillerées de coulis de tomates,

Deux verres de vin blanc sur tous ces aromates,

Puis vous laissez réduire, doucement, en tournant

Tout en vous humectant d'un bon gorge on de blanc.

Au fond d'une cocotte ou autre plat idoine

Mais profond et en fonte, disposez une couenne

 

Sur laquelle vous rangez soigneusement les pieds

Ainsi que les paquets. Faites moitié-moitié.

Une couche de votre précédent appareil,

Sel, poivre du moulin. Recommencez pareil

En couches successives, puis mettez au dessus

Un demi-pied de veau, bien moelleux et ossu,

Quatre clous de girofle piqués dans un oignon,

Puis mouillez de vin blanc allongé de bouillon.

Le père Bonnefille les fait cuire en deux fois:

Trois heures au moins la veille du jour où il reçoit,

Il laisse refroidir, et dégraisse au besoin,

Puis cuit trois heures encor, doucement, avec soin,

Le jour de réception. Il faut voir son sourire

D'épicurien heureux, lorsque sans plus mot dire

Il apporte son plat fumant et odorant.

C'est un feu d'artifices de parfums attirants,

De fragrances subtiles, de délicats arômes

Sublimés par un verre de bon Côtes-du-Rhône.

En accompagnement, quelques pommes vapeur

Écrasées dans le jus prendront belle saveur.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

D'un de ces vins d'esprit, puissants, pleins d'élégance

Qui naissent au soleil en terres de Provence.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- Comptez 4 paquets par personnes, soit 24 paquets, allez une trentaine pour le rab, à commander à vo­tre boucher. - 2 pieds par personnes, soit 12 pieds d'agneaux, zoù ! une quinzaine, - 1 pied de veau, - 1 large couenne de cochon, - 1 hecto de lard à fondre, - 2 gros oignons émincés, - 1 demi­ kilo de carottes émincées, - 6 gousses d'ail écrasées, - 3 branches de persil plat haché, - 1 verre de vinaigre, - 1 bouquet garni, - 2 ou 3 cuille­rées à soupe de coulis de tomates, - 1 bouteille de vin blanc, - 2 cuillerées à soupe de sel fin, - poivre du moulin en abondance, - 1 oignon entier piqué de 3 clous de girofle, - 1 demi-litre de bouillon de viande, - 1 kilo et demi de pommes de terre (à cuire séparément à la vapeur).

 

Les vins conseillés:

Les Côtes-du-Rhône Villages rouge accompagnent à la perfection ce plat souriant, parfumé, velouté au palais: Faucon, Vinsobre, Cairanne, Puyméras, Richerenches, Rousset-Ies-Vignes, Villedieu, Visan, Beaumes­-de-Venise, Camaret, Séguret, Cornillon, Vénéjean, St-Paulet-de-Caisson, St-Michel-d'Euzet, St-Étienne-des-Sorts, Montfrin, Pujaut, Hilaire­d'Ozilhan.

En vins du Languedoc et Roussillon: Saint-Chinian bien sûr, Faugères, Maury, Fitou.

En vins de Provence: Bandol, Pierrefeu, La Cadière-d'Azur, Coteaux­d'Aix-en-Provence, Bellet.

 

Illustration originale Vincent Barbantan

13/02/2016

Ouiquinde érotique avec mon pote Descamino

 

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TA COROLLE


Puisque tu me l'as demandé,
Je vais faire une poésie,
Sur ton chat un peu trop guindé,
Par les lois de la bourgeoisie !


Ce chaton est très caressant,
Plein de fougue et de courtoisie,
A me recevoir il consent,
Mais refuse la fantaisie...


Il évince un baiser pressant,
Semblant craindre la frénésie !
Il n'est pourtant pas indécent,
Que ma bouche aussi s'extasie !


Qu'elle goûte un peu ce nectar,
Témoin d'un plaisir sans mélange ;
Se pourrait-il que le fêtard,
Aime seul ce parfum étrange.


Faudrait-il jouer les vantards,
Pour faire un chant à la louange,
De ce chat, et sans racontars,
Oublier le sexe des Anges,


Ce doux minet innocemment,
Somnolant au creux d'une belle,
Se réveille instantanément,
Quelquefois même s'il se rebelle.


Quand une main vient caresser,
Son dos rond au si doux pelage.
Quand le geste veut s'empresser,
Négligeant le batifolage.


Il palpite tout oppressé,
Comme si feu son pucelage,
Etait à nouveau menacé,
Et demande qu'on le soulage...

 

Descamino

 

***********

 

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LES TAFANARDS


Petits culs ronds, je vous adore !
Vous êtes durs et insolents...
J'aime ceux qui sont opulents,
Mais vraiment c'est vous que j'adore,


Larges fessiers, je vous admire,
Mieux que le plus beau monument !
Si ce n'est pas ingénument,
Néanmoins c'est vous que j'admire.


Culs rebondis, je vous devine,
Sous la jupe ou le pantalon.
Et dans le fauteuil du salon,
Toujours c'est vous que je devine !


Fesses trop plates, je vous lorgne...
L'air attristé. C'est ennuyeux,
Rien pour les mains, rien pour les yeux...
Sans désir c'est vous que je lorgne.

 

Descamino

 

 

Illustrations X – Droits réservés

 

10/02/2016

Au bistro de la toile : députés « absents » ; rêve américain…

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- Oh ! Victor, t’as vu, ces pauvres députés ils sont surmenés. Ils étaient pas bézef pour voter une loi. Pourtant pas un petit truc mais l’inscription de l’ « état d’urgence » dans la Constitution ! 441 déserteurs !

 

- Ouais Loulle, mais ils ont de bonnes excuses nos « représentants ». Tè, il y a ceux qui n’avaient pas eu le temps de venir. Aussi, vouloir les faire travailler un lundi. Je te demande un peu. Ces braves gens sont surmenés comme tu dis. Eh ! Le ouiquinde, ils vont dans leurs circonscriptions, toucher des paluches, inaugurer quelques ronds-points, faire quelques banquets républicains. C’est que ça se caresse dans le sens du poil un électorat.

 

- Pourtant, que je sache, les députés sont avant tout des gens chargés par leurs concitoyens de faire les lois. Et pas les représentants des intérêts particuliers de leurs électeurs. Le clientélisme électoral, ça vient après. Donc ce prétexte de présence obligatoire sur leur circonscription, c’est nul et non avenu.

 

- D’autres avaient des prétextes plus valables : « J’ai mon petit qui est tombé malade », qu’il a dit le député Bachelay. Ah ! Évidemment si c’est un cas de force majeure… Mais d’autres étaient tout simplement au bistro de l’Assemblée !

 

- Ils se foutent un peu de notre gueule tout de même nos « représentants ».

 

- Pas sûr. Je pense que les absents étaient surtout des grévistes du vote. Ils préfèrent passer pour des feignasses que de mettre leur nom au bas d’une loi dont ils ne veulent pas mais qu’ils n’ont pas le courage de repousser. Ce ne sont pas des feignasses ou des négligents mais des couilles-molles, des faux-cul, tout simplement.

 

- T’as raison Victor. Ah ! Tiens, voilà une nouvelle qui devrait te satisfaire. C’est chez les Amerloques, dans leurs « primaires ». Les cocus qu’ils disent.

 

- Les cocus, dans l’histoire ce sont les bourrés de thunes qui fournissent des palanquées de dollars aux candidats qu’ils pensent le plus à leurs bottes. Ils ont voté, à droite, pour un mec auprès duquel Marine Le Pen passerait pour une dangereuse gauchiste, le dénommé TrUMP. Seulement celui-là, il débloque à plein tube, mais avec son propre pognon ! Il n’aura de compte à rendre à personne si – Bacchus nous en garde ! - il est élu… Côté gauche, enfin la gauche américaine, celle pour laquelle Macron passerait lui aussi pour un dangereux trotskiste, ce n’est pas l’Héritière, la Clinton qui a été désigné par les électeurs de cet Etat, mais un « socialiste » ! Cocue la Clinton…

 

- Bof ! Ça, elle a l’habitude. Et qu’est-ce qu’il propose le vainqueur ?

 

- Le dénommé Sanders, se revendiquant « socialiste » - un terrible gros mot aux States – veut faire payer les riches ! Il dit que le gouvernement des USA doit appartenir au Peuple et pas à une poignée de gros donateurs ! Il représente les « 99 % » contre les « 1 % » des pleins de thunes qui accaparent le pouvoir. Son électorat, il le trouve parmi les jeunes, de 18 à 35 vendanges alors que Clinton fait des scores chez les plus de 65 balais !

 

- Et tu crois qu’il a des chances de passer ?

 

- On peut toujours espérer. Les Etasuniens nous ont bien étonnés en élisant un Noir ! Mais l’ « establishment » va se bouger pour le foutre en bas, le dynamique papé. Ce pays, qui se prétend la plus grande démocratie du monde, est en fait gouverné par la même caste de plein de thunes, de nantis de père en fils. Ils acceptent au compte-goutte dans le clan quelques grosses têtes sortis d’écoles sauvagement élitistes. C’est ce qu’ils appellent l’ascenseur méritocratique. Mais les politiciens ne sont que des marionnettes. Le vrai pouvoir est exercé par le fric-roi, le pognon-dieu, avec le relais du contrôle de l’information dont la fonction première est de manipuler l’opinion. BIG-FRIC donne un verni démocratique à sa mainmise sur le pouvoir, tous les pouvoirs, à travers la mascarade des élections. Celle-ci mettant en place alternativement des équipes de politicards étiquetés « Républicains » pour les uns, « Démocrates » pour les autres. Totalement interchangeables. Ils sont tous, d’un côté comme de l’autre, corrompu par les banksters et les multinationales qui les changent au gré de leurs intérêts.

 

- Et Sanders la-dedans ?

 

- Sanders, le « socialiste », qui veut faire casquer Wall-Street, c’est comme s’il avait pété dans la sacristie ! Alors « ouate Inde si » comme ils disent…

 

- On peut toujours rêver. Allez, à la nôtre et à Papy Sanders !

 

 

09/02/2016

Et si on reparlait de TAFTA ?

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Excellente nouvelle, pour une fois, concernant cette horreur économique que les Étasuniens veulent infliger à cette Europe molle et veule qui nous déçoit tant. Cette bouffée d'espoir nous vient d'où on s'y attend le moins : d'Allemagne. Pas de Frau Merkel, non, mais des magistrats allemands. En effet, la DRB (l'association des magistrats allemands) a rejeté la proposition de la Commission européenne de mettre en place une Cour pour les Investissements, ceci dans le cadre du TAFTA, ces dangereuses négociations de « partenariat » transatlantique. Les magistrats allemands ne voit ni la nécessité ni la base légale d'un tel tribunal privé.

 

TAFTA, tout comme l'ALENA en Amérique et le TPP en Asie est une des griffes des États-Unis destinée à s'accaparer le monde. C'est une série « d'accords » asymétriques que les Yankees tentent d'imposer à cette Europe molle, sans défense et minée de l'intérieur par des institutions dont les principaux responsables sont à la botte des États-Unis. Les négociations de ces prétendus accords se font dans la plus grande opacité. Même les députés européens n'ont pas connaissance de ce qui se trame sournoisement entre négociateurs étasuniens et européens. Le but poursuivit par les yankees est en fait la vassalisation de l'Union Européenne aux États-Unis d'Amérique. Ou plus précisément aux banksters et aux multinationales étasuniennes.

 

TAFTA comprend, entre autres projets d'accord toujours en défaveur de l'Europe, une clause « d'arbitrage d'investissement », l'ISDS (« Investor State Dispute Settlement »), l'acronyme anglais du mécanisme de règlement des différends. Cela revient à donner la primauté juridique à des tribunaux d'arbitrages privés concernant les conflits entre multinationales et États. Ceci, en passant par-dessus l’institution judiciaire de chaque pays concerné. Le contribuable serait, ainsi, condamné à payer pour des choix qu'il a validés en tant que citoyen. Certaines entreprises contestent, sous couvert « d'expropriation indirecte », le droit des États à décider des normes environnementales, sanitaires ou sociales. Interdiction de la fracturation hydraulique, retrait du nucléaire ou mesures antitabac : ces décisions pourraient ainsi permettre à des entreprises étrangères de réclamer aux États concernés, devant un jury d'arbitres privés, des indemnités souvent faramineuses en réparation du manque à gagner ! Voilà ce que TAFTA veut nous imposer.

 

L'U.E., pour sauver la face, propose une version maison, fort peu différente, le « Investment Court System » (ICS). Ce « tribunal » ne limiterait pas seulement les pouvoirs législatifs de l’U.E. et des États membres ; il affecterait également le système judiciaire existant au sein des États membres et de l’Union européenne. Les décisions qui seraient prises par l’ICS ne relèveraient pas seulement du droit civil, mais également du droit administratif, du droit du travail, du droit social et du droit fiscal. Et elles seraient contraignantes ! Voilà ce que proposent, sournoisement, les négociateurs à plat ventre de la Commission européenne !

 

Et voilà ce que les magistrats allemands viennent de refuser. Ils estiment en effet que le postulat selon lequel les tribunaux des États membres de l’Union européenne ne réussiraient pas à accorder une sécurité juridique effective et suffisante aux investisseurs étrangers, clairement implicite dans la proposition d’une Cour Internationale sur l’Investissement, ne s’appuie pas sur des observations objectives. Ils affirment, à juste titre, que les États membres de l'U.E. sont tous des États de Droit qui fournissent et garantissent l’accès à la Justice dans tous les domaines où l’État est compétent pour toutes les parties requérantes. Il appartient donc à ces États membres d’assurer l’accès à la Justice pour tous et de garantir un accès possible aux investisseurs en fournissant aux tribunaux les moyens pertinents. Pour cette raison, la création d’un ICS est la mauvaise solution pour garantir la sécurité juridique, estiment-ils.



Ce que disent ces magistrats, c'est que les États de l'Union européenne étant tous des Etats de Droit, il n'est en aucune façon nécessaire de créer une juridiction hors sol dont le seul intérêt serait de permettre aux « investisseurs » d'échapper au droit des divers États de l'Union. Les « investisseurs » ne sont ni différents ni supérieurs aux citoyens.



Et puis, qui sont ces « investisseurs » ? Surtout des spéculateurs et des banksters dont les « investissements » servent surtout à mettre leurs griffes sur tout ce qui a de la valeur en Europe, pour le piller de ses brevets, de ses marchés, de ses savoir-faire, puis les fermer pour écarter une concurrence et jeter des milliers de salariés à la rue. Rappelez-vous Continental, Arcelor et plus près de nous Alstom...



Bravo et merci aux magistraux Magistrats allemands qui commencent à réaliser où nous mène la politique d'acceptation de vassalisation de l'Union européenne des Junker ou Moscovici.



À quand une telle réaction de la France ?


Source: http://www.drb.de/cms/index.php?id=952


Illustration X - Droits réservés

08/02/2016

Qui a laissé ZIKA libre ?

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Dépassé le virus de la grippe aviaire ! On nous a enfumé il y a quelques années, Roselyne a acheté des millions de doses de vaccins à des labos amis. Pour rien ! Si : pour faire glisser des poches de l’État (donc de nos poches) quelques milliards dans les fouilles des labos pharmaceutiques... Par contre pour quelques poules malades, on fout en l'air toute la filière des volailles à foie gras du sud-ouest. Au profit de qui ? Allez comprendre...

 

Alors dépassé par qui ce juteux virus ? Ben, faut être moderne : par la dernière coqueluche des me(r)dias : le désormais célèbre virus ZIKA.

 

Et qu'est-ce qu'il fait ? Et d'où il sort ? Et qui c'est celui-là ?

 

Qu'est-ce qu'il fait ? Il donne un peu de fièvre puis il s'en va. Sauf que si son pote le moustique tigre l'a refilé à une femme enceinte, celle-ci risque de mettre au monde un lardon avec un pois chiche à la place des boyaux de la tête. « Microcéphalite » que ça s'appelle. Avec, on s'en doute, un projet de vie peu réjouissant pour ce pauvre bébé et ses parents... Sauf que non seulement il se transmet par les moustiques, mais aussi, semblerait-il par le plus puissant moteur de la vie : les relations sexuelles ! Donc, Zika, il est dangereux.

 

D'où il sort ? Il n'est pas neuf. C'est même une vieillerie : il a été découvert sur un singe rhésus en 1947 au cours d'une étude sur la fièvre jaune, au bord du Lac Victoria, sur la presqu’île d'Entebbe, en Ouganda. Dans une forêt du nom de Zika. Ce qui lui a donné son nom. Mais alors comment se fait-il qu'il se manifeste non pas en Afrique, ce qui semblerait logique, mais au Brésil ? Les moustiques tigres auraient fait des milliers de kilomètres, avec leurs petites ailes ? Ils devaient être fatigués en arrivant. Ben non, il est au Brésil, Zika,  parce qu'on l'y a amené. Mais qui ? Et pourquoi ?

 

Fait troublant, l'épicentre géographique de la diffusion pandémique du virus Zika au Brésil coïncide avec le point géographique d'où ont été lâchés dans la nature des millions de moustiques génétiquement modifiés (OGM) par le laboratoire britannique Oxitec. Rappelons que ce moustique OGM a été créé pour lutter contre la dengue et le chikungunya en diminuant voire en remplaçant les populations de moustiques sauvages vecteurs de la dengue. Le remède s'avèrerait-il pire que le mal ? Qui lo sa ?

 

Au fait, ce virus, n'importe qui peut l'acheter sur internet. Pas cher. 516 $ la fiole et même 430 $ si vous marchandez.

 

Eh ! Oh ! Qui va acheter ça ? Vous ? Moi ? Pour quoi faire ? Non, pas nous, mais des labos. Pour étudier quoi ? Ben des vaccins pardi ! Mais pour vendre ces vaccins, il faut qu'il y ait une épidémie ou, mieux, une pandémie ! Et alors ? Qu'est-ce qu'il se passe au Brésil ? Un départ de pandémie. Et les labos espèrent beaucoup des prochains Jeux Olympique pour la répandre dans le monde entier. Et alors on va voir sortir ce vaccin miraculeux ! Dont les gouvernements achèteront des milliards de doses ! Hummm ! Le bel et bon fric qui va engraisser Big Pharma !

 

Mais pour que ça marche, il faut que la populace aie peur ! Qu'elle tremble pour sa descendance. Alors là qui voit-on arriver ? Ben l'OMS bien sûr. L'Organisation Mondiale de la Santé qui crie au danger mondial . Comme elle l'avait fait pour la grippe aviaire H1N1 en son temps. Cette organisation dépend directement du Conseil économique et social des Nations unies et son siège se situe à Genève. Elle s'est faite sérieusement allumée pour sa gestion de la crise du virus H1N1 pour conflits d’intérêts, ses experts émargeant pour beaucoup auprès des grands trusts pharmaceutiques ! Elle est financée par des contributions des États membres et d'autres donneurs. Ces dernières années, l'OMS a multiplié les collaborations avec des organisations non étatiques: elle est actuellement en partenariat avec près de 80 groupes (ONG, industrie pharmaceutique et fondations caritatives telles que la Fondation Bill-et-Melinda-Gates et la Fondation Rockefeller).

 

Ah ! Au fait, des mauvaises langues prétendent que le brevet du virus Zika appartiendraient à la Fondation Rockefeller. D'autres mauvaises langues disent que la société Oxitec, qui a lâché les moustiques OGM au Brésil appartiendrait pour partie à la Fondation Melinda et Bill Gates.

 

Eh ! Victor, tu ne tomberais pas un peu dans la théorie du complot des fois ?

 

 Photo X - Droits réservés

07/02/2016

Ouiquinde gastronomique Noir et Blanc

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Josiane


Elle venait de Caen, moi j’arrivais de Cannes,
Ses yeux étaient d’azur, son nom était Josiane.
Au prétexte d’un cours qu’elle avait dû manquer
Je suis monté chez elle, près du quai Malaquais.

Pour gravir sept étages, aux pieds j’avais des ailes,
Josiane m’attendait, une Noire avec elle.
J’ai saisi dans quel piège je m’étais fourvoyé
Quand les deux nymphomanes se sont déshabillées.

Prestement, goulûment, ces houris me dénudent
Elles m’offrent leur bouche en guise de prélude,
Une Noire, une Blanche sur mon corps excité,

Jouent une toccata d’amour et de gaieté.
Caressé, embrassé et violé sans ambages,
J’ai subi, sous leur joug, le plus doux des outrages !

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La langue d'agneau aux figues

— Ben mon cochon, Victor, faut avoir la santé
Pour un combat d’amour avec ces excitées !
Violé par deux souris… Tu réalises en somme
Le fantasme érotique que préfère les hommes !
Tous rêvent de subir les assauts sensuels,
Tous rêvent d’être un jour simple objet sexuel,
Pour deux filles en feu s’accordant sur leur corps,
De mourir de plaisir et de crier “ Encor ! ”
Une Noire, une Blanche jouant de ton archet,
Ta substance d’amour dût vite s’assécher…
Avaient-elles prévu, tes charmantes compagnes
Un repas remontant ou au moins du champagne ?
— Tout juste ! Elles avaient, pour vaincre la fatigue
Mitonné de la langue d’agneau avec des figues.
C’est un plat délicat, venu du Sénégal
Et qui fait de tout homme un amant sans égal.

Tu prends deux langues par convive,
Tu les laves bien à l’eau vive,
Tu les mets dans de l’eau salée,
Avec poivre en grains et laurier,
Clous de girofle et céleri,
Une cuillerée de curry.
Pendant que ça mijote, une heure,
Tu fais revenir dans du beurre
Quelques figues bien mures coupées
Avec du gingembre râpé.
Cinq, six minutes, c’est assez,
Après quoi, tu vas déglacer
Au lait de coco : un verre
Plus le jus de deux citrons verts,
Deux cuillers du jus de cuisson
Des langues auquel, sans façon
Tu rajoutes un verre de rhum
Qui va sublimer les arômes.
Tu sors tes langues et tu les pèles,
Tu les tranches en fines lamelles
Oblongues comme des pétales.
Dans ta sauce tu les étales,
Tu couvres et fais cuire à feu doux
Car ton appareil doit réduire
Sans que ça attache surtout,
Quinze minutes vont suffire.
Rectifie le goût avec soin,
Rajoute du sel au besoin.
Dresse sur ton plat de service
En alternant figues et langues.
Ajoute quelques grains d’anis
Et de fines tranches de mangue.
Range le tout comme une fleur :
Pétales autour et sauce au cœur.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes:
- 6 langues d'agneau, - 3 douzaines de figues, - 1 rhizome de gingembre frais, - 1 mangue, - 1 côte de céleri, - 3 cuillerées à soupe de carry, - lait de coco, - 6 citrons (verts si possible), - 1 verre de rhum agricole, - sel, - poivre en grains, - laurier, - graines d'anis.

Les vins conseillés:
Le choix en symbiose privilégie des vins rouges très aromatiques, avec des notes épicées et du corps, ce qui est le cas de la plupart des Côtes-du-Rhône Villages: Saint-Gervais, Laudun, Rousset-les-Vignes, Vinsobres, Beaumes-de-Venise, Roaix, Séguret.
En vins du Languedoc, les Saint-Chinian, Fitou, Faugères, Corbières.
En vins de Provence, les Bandol, Cogolin, Puyloubier, Pierrefeu.
Le choix en opposition vous dirige vers des rosés ronds et chauds: Tavel, Lirac, Saint-Maurice, Saint-Pantaléon, Caromb ou Bédoin dans les Ventoux.
En Languedoc, Saint-Saturnin, Costières-de-Nîmes.
En vins de Provence, les Coteaux-varois.

 

Illustration X – Droits réservés

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Ecoute ! Ecoute !

C’est Marguerite et Marie, deux solides paysannes, qui vont ramasser les patates dans les champs.Soudain Marguerite sort de la terre humide deux grosses patates et dit :
- Cré vindiou la Marie, on dirait les couilles au Fernand !


Marie, étonnée par la taille des tubercules s'étonne :
- Oh ! Aussi grosses ?


Et Marguerite de répondre :
- Non, aussi sales !!!