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30/09/2016

Syrie: Guerre et Paix ? Guerres loupées…

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Des civils massacrés, une ville – Alep – ravagée, les images de gosses martyrisés passent en boucle sur les médias. C’est la guerre. Et oui. La guerre c’est la mort, c’est la souffrance, c’est la terreur, ce sont les bombes massacreuses qui tombent d’un ciel déserté par tous les dieux. La guerre est une horreur. La guerre est humaine. La guerre, le massacre de l’autre est dans les gènes de l’Homme, l’humain étant le seul animal à faire la guerre. À part peut-être les fourmis et les termites…

Il faut les voir pérorer, il faut les entendre s’offusquer, dans les machines à bruit et les lucarnes à décerveler, les « gens autorisés » devant les massacres d’Alep. Ils ont raison. Mais alors il ne faut pas la faire la guerre ! Et si on la fait, encore faut-il avoir une raison avouable, savoir pour quoi, contre qui et avoir un but politique précis à atteindre.

La guerre, les Étasuniens et leurs affidés sont allés la faire en Irak. « Pour libérer ce pays du joug du dictateur Saddam Hussein et apporter la démocratie à ces peuples ». Et accessoirement mettre la main sur le pétrole… Le dictateur Saddam est mort, les Étasuniens ont gagné (??!!). Le pays est déchiré par une guerre religieuse sans pitié entre chiites et sunnites. Et la terreur moyenâgeuse de l’État Islamique a succédé à la poigne de Saddam. Poigne rugueuse, certes, mais sous laquelle les diverses factions religieuses, les diverses ethnies de ce pays artificiel vivaient en paix. Moyennant, hélas, quelques centaines de morts par an. Actuellement, ce sont des centaines de mort par semaine, si ce n’est par jour. Guerre loupée. Où est le progrès ? Où est la démocratie ?

La guerre, le Français Sarkozy et l’Anglais Cameron, soutenus par l’Étasunien Obama l’ont faite en Libye. « "Pour empêcher un bain de sang à Benghazi" et libérer ce pays de son dictateur Kadhafi qu’ils disaient. Et accessoirement mettre la main sur le pétrole là encore. Le dictateur Kadhafi est mort dans des circonstances plus que troubles. Les guerres tribales ensanglantent le pays. Les milliers d’armes pillées par toutes les bandes « religieuses » et mafieuses alimentent des mouvements terroristes dans tout le Sahel. Et les centaines de milliers de migrants que Kadhafi maîtrisaient déferlent sur les côtes européennes, nourrissant au passage, pour des milliers d’entre eux, les poissons de la Mare Nostrum. Guerre loupée. Où est le progrès ? Où est la démocratie ?

Les « printemps arabes » ont tous débouché sur pire qu’avant. À l’exception méritoire de ce peuple admirable que sont les Tunisiens. Y a-t-il une malédiction qui, en terres d’islam, condamne les peuples à marcher à la trique ? L’islam sanctifie le culte du chef à poigne gouvernant des peuples soumis par la violence. Si ça leur convient, en vertu de quoi nous mêlons-nous de leurs affaires ?

La Syrie subit le même traitement que l’Irak, la Libye, l’Égypte sans oublier le petit Bahreïn. « On » suscite ou on soutient un mouvement de rébellion contre le dictateur en place. Celui-ci s’efforce de faire régner son « ordre ». Avec brutalité. Alors « la communauté internationale » (en fait les États-Unis et ses alliés, clients et affidés) s’offusque, s’agite et arme une « armée de libération syrienne ». Et l’opinion internationale se cramponne à ce mythe, celui d’une opposition libérale au dictateur syrien. Résultat : cinq mille « soldats libres », entraînés et armés par les Étasuniens, sitôt lâchés dans la nature, rejoignent avec armes et bagages les rangs de l’État Islamique, d’Al Qaida à travers sa succursale syrienne Al Nostra et de Jaish al Fatah « l’armée de l conquête », coalition hétéroclite de djihadistes et de salafistes proches des Frères musulmans ! Guerre loupée. Où est le progrès ? Où est la démocratie?

Le foutoir syrien est alimenté par une lourde rivalité entre Étasuniens et Russes sur fond de pétrole, de gaz et d’oléoducs.

Les Russes sont les seuls à avoir une stratégie claire dans cette affaire. Leurs intérêts coïncident avec ceux de Bachar Al Assad : la Syrie a signé un contrat visant à recevoir le gaz de l’Iran passant par l’Irak. La réalité des faits est donc que c’est sur le gaz que se focalise la bataille. Ce gaz alimentera-t-il Nabucco (oléoduc occidental) ou South Stream (oléoduc russe de Gazprom? Les Russes ont donc tout intérêt à ce que Bachar reste au pouvoir, d’autant plus qu’il leur loue une base navale sur la Méditerranée, à Tartous, concrétisant ainsi une volonté de toujours des gouvernants russes : une ouverture sur les mers chaudes. Ils soutiennent donc le dictateur en place avec leur aviation et probablement quelques centaines de « conseillers » au sol. Et lorsque les Russes font la guerre, ils la font complètement et jusqu’au bout. Sans fioritures ni états d’âme. C’est ignoble pour les populations civiles qui reçoivent les bombes, mais c’est stratégiquement efficace dans le cadre de cette merde infâme qu’est la guerre.

À Alep, lessentiel de la ville est aux mains des troupes du régime. Seul un quartier reste sous le contrôle de la rébellion islamiste. Ce quartier est encerclé. Les populations civiles ont eu la possibilité de s’échapper par un corridor humanitaire mis en place fin juillet par Damas et les Russes. Mais les islamistes, qui se servent d’elles comme boucliers humains, les ont empêchées de partir. Combien sont passés ? Quelques dizaines ? Quelques centaines ? Quelques milliers ? La propagande des deux bords se déchaîne à ce sujet. À partir de là, l’armée de Bachar et les Russes considèrent que tous ceux qui sont dans ce périmètre sont des ennemis. Et ils ne font pas de quartiers.

Et les bonnes âmes et autres jocrisses crient au génocide en désignant d’un doigt vengeur celui qu’ils considèrent comme le responsable : le président russe Poutine et ses bombardiers tueurs d’enfants

Ben voyons. Les Étasuniens se sont-ils souciés des populations civiles lorsqu’ils ont écrasé Caen sous les bombes ? Et les civils de Dresde ? Et ceux de Hiroshima et Nagasaki ? Et ceux du Vietnam ?

L’ennemi, le seul, le vrai, contre qui il faut combattre sans merci, ce n’est pas Bachar el Assad, ce sont les barbares de l’État Islamiste.

Et les tueurs embrigadés par leur propagande et formés à assassiner le plus de gens le plus efficacement possible et qu’ils renvoient chez nous « égorger nos fils et non compagnes ».

 

Photo X – Droits réservés

29/09/2016

En avant-première : le discours du président ! (enfin, espérons…) Mélenchon

mélenchon france insoumise.jpg

 

Françoises, François,

 

Je ne vous promets pas des larmes et du sang

Mais pas non plus des jours toujours beaux et dansants

Si vous me choisissez, c’est, avant toute chose,

Parce que de SarkHollande vous avez l’overdose,

Et moi, j’hériterais du terrible bilan

D’un pays ravagé par les sombres ruffians

Qui depuis des années ont saccagé la France,

Qui la pille et la vole pour se gaver la panse.

Leur héritage ? C’est des millions de chômeurs,

Des usines parties se faire voir ailleurs,

Des riches qui se goinfrent et des pauvres qui crèvent,

Des banquiers qui s’empiffrent, des travailleurs en grève,

Et partout l’ostracisme et l’insécurité

Tristes enfants bâtards de l’inégalité,

Des ados boutonneux transformés en tueurs,

La mort lâche qui rôde et les mères en pleurs,

Des femmes en burka, des curés pédophiles

Et la sourde menace d’une guerre civile.

Alors qu’attendez-vous ? Que me faut-il vous dire ?

Que l’on rase gratis ? Que tout va refleurir

Quand revient le printemps ? C’est faux, vous le savez.

On va tous en chier, on va tous en baver.

Mais on s’en sortira si on combat ensemble

Debout dans la tourmente, et sans que la main tremble !

Terrasser le chômage n’est pas une utopie

Si nous faisons enfin renaître l’industrie

Que des patrons-voyous ont délocalisée

Pour que leurs actionnaires soient de fric arrosés.

Pour cela nous allons rétablir des frontières

Contre tous les produits que des pays gangsters

Font faire à des esclaves traités comme des chiens

Puis nous vendent en dessous de leur prix de revient.

Relancer la recherche, revoir l’éducation,

Redonner à chacun l’espoir en son action,

Ressouder le pays et croire en sa nation.

Redonner au Français plus de pouvoir de vivre

En débarquant enfin de ce gros bateau ivre

Qu’est un pays dont le service de la dette,

Première dépense que le pays budgète,

Gaspille, chaque année, à des fonds étrangers

Quarante gros milliards qu’il faut bien allonger.

Pour cela, citoyens, mobilisons l’épargne

Et rachetons la dette, avec constance et hargne,

Pour que tous ces milliards ne partent pas ailleurs

Mais servent à relancer, et l’emploi, et le beurre.

Mais pour ça, citoyens, que pouvons-nous tout seuls

Sinon, c’est évident, aller au casse-gueule ?

C’est avec plus d’Europe que nous réussirons,

Non pas de cette Europe de corrompus poltrons

Au service des banques, des multinationales

Et de toutes leurs merdes ultralibérales,

Mais d’une Europe unie au service des Hommes,

Solidaire, puissante, respectée, autonome,

Capable, s’il le faut, de taper sur la table,

Et pas cette limace impuissante et minable

Qui se couche en bavant devant tous les diktats

Des Ricains, des Chinois, des nations scélérates

Qui pillent son pognon, ses actifs, son savoir.

Pour cela, citoyens, je ferais mon devoir :

Faire face à Merkel ; avec jubilation

Foutre la zizanie dans cette Commission

De boutiquiers marron se laissant enfiler

Par les lobbies voraces émanant du privé.

Mais, de ces veuleries, le temps n'est plus de mise

Quand se dresse, partout, une France insoumise.

Mes chers compatriotes, vous voulez un patron ?

Je serais celui-là, couillu et pas poltron !

Françoises et François, sus à la canaille !

Et crions :

 

BANZAÏ !

 

VictorAyoli

 

 

27/09/2016

M'ame Michu et M'ame Chazotte : Foire aux enfants en Belgique

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- Dites, M'ame Chazotte, mon neveu qu'habite en Belgique m'a envoyé ça sur ma boite imelle :

« Les 24 et 25 septembre 2016, la conférence la plus complète pour aider des hommes gays avec un désir d’enfant revient à Bruxelles!


Suite au succès de la conférence en 2015, notre seconde conférence à Bruxelles vous donnera encore une fois le plus possible d’information objective, ainsi que l’accès à un large éventail de fournisseurs de services compétents. La conférence de cette année vous sera offerte en formule de deux jours et avec un nombre de services plus important – vu la grande demande l’année passée. La conférence rassemblera des activistes communautaires, des experts médicaux et légaux, des parents et des mères porteuses. Plusieurs ateliers et tables rondes vous apporteront de nombreux conseils et avis sur la gestation pour autrui et l’adoption d’enfants aux Etats-Unis et au Canada. Nous vous aiderons également à trouver de l’aide professionnelle dans votre parcours et vous informerons sur l’aide financière.

Le premier jour de la conférence, nous vous présenterons le nouveau système de MHB pour une gestation pour autrui éthique, qui a été développé avec l’aide d’un conseil consultatif de mères porteuses. Ce système a déjà reçu l’approbation de nombreuses associations homoparentales dans le monde entier.

En Europe, beaucoup d’hommes gays rencontrent des obstacles légaux, culturels et financiers sur leurs parcours pour devenir parents. Avec actuellement plus de 4500 parents gays dans le monde entier, l’organisation sans but lucratif Men Having Babies (MHB) se consacre à aider des hommes gays à devenir parents. Depuis notre conférence précédente, nous avons resserré les liens avec nos partenaires européens et avons commencé à accepter des candidats pour notre Gay Parenting Assistance Program (GPAP) [Programme d’Assistance aux Parents Gays] résidants en France, aux Pays-Bas, en Belgique, en Espagne, en Suisse et au Royaume-Uni. »

Voilà. J'ai pas tout compris. C'est quoi ce truc ?

- Ben, c'est une sorte de foire aux enfants. Et aussi la foire aux ventres.

- Ch'uis pas plus avancée. Expliquez M'ame Chazotte.

- Cette foire s'est tenue en Belgique. ( http://www.lalibre.be/debats/opinions/quand-les-desirs-fo... ) Son but est d'informer les couples gays de toutes les manières d'avoir un enfant. ( http://www.menhavingbabies.org/surrogacy-seminars/brussel... )

- Ben avoir un enfant, c'est pas compliqué, non ? Le monsieur monte sur la dame, il met son chose dans la chose, il remue un moment, puis il grogne, il descend de sur la dame, il se tourne et il dort. La dame, alors, va enfler comme une barrique puis, comme toute jument gravide, elle mettra bas au bout de neuf mois une progéniture humaine. Comme les animaux quoi... Eh oui ! C'est comme ça, c'est la Nature !

- Ben dites donc M'ame Michu, v'z'avez dû avoir une vie sexuelle flamboyante vous ! Et le plaisir, qu'est-ce que vous en faites ? Hein ? Hein ? La sexualité a deux fonctions : procurer du plaisir ET procréer. Les deux étant liés : sans le plaisir croyez-vous que les femmes et les hommes se livreraient à cette gymnastique cocasse et passablement ridicule qu’on appelle « faire l’amour » ? La grande majorité de l’humanité accepte cette dualité : plaisir ET procréation. Une petite minorité ne prend de ce diptyque qu’un seul volet - le plaisir – en s’affranchissant volontairement des contraintes du second – la procréation. Or cette minorité veut accéder à ces joies indéniables que sont la présence d’un petit être dans la famille. Mais sans en payer le prix : croyez-vous que nous, les femmes, sans le hochet du plaisir on supporterait de se déformer, de dégueuler pendant 9 mois, de souffrir le martyre pour expulser un lardon ? Puis de se décarcasser pour l’élever ? Il faut être maso pour ça... Il faut être cohérent, non ?

- C'est ben vrai ça, M'ame Chazotte. C'est ben vrai. Mais alors comment ils font, les ceusses qui ne veulent pas cette manière à l'ancienne ?

- Ben, ils font faire le sale boulot par une femme, puis ils achètent le bébé. C'est la GPA.

- La GPA, c’est quoi ?

 - La GPA, ça veut dire Gestation Pour Autrui. Ce sont des femmes qui louent leur ventre. Leur utérus, pour neuf mois. Puis qui refileront le chiard à l'acheteur. Contre pas mal de thunes. Au Zétazunis, comme aux Indes ou en Ukraine, on peut choisir sur catalogue !

- Ben ça alors ! Mais c’est dégueulasse M’ame Chazotte ! C’est une sordide affaire commerciale ! Et comment qu’ils font ?

- Ben, ils refilent dans l’utérus de la porteuse un ovocyte de la cliente – ou d’une autre donneuse qui se fait sortir du bide ses ovules pour les vendre. Ovocyte fécondé dans des petits tubes en verres avec le foutre du mari, ou d’un vendeur de foutre si le mec a les œufs clairs !

- Ben ça alors ! Ben ça alors ! De mon temps, M’ame Chazotte, quand une femme ne pouvait pas se faire engrosser par son homme, elle s’arrangeait autrement, discrètement. Les facteurs, les employés de l’EDF ou du gaz portaient haut la réputation du Service public, et les plombiers celle du privé !

- Et ça ne coûtait rien à la Sécu…

- Oui mais, ces femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfants, comme ça elles peuvent profiter des joies de la maternité… Pareil pour les couples d’homos puisqu’ils se marient maintenant.

- Egoïstement M’ame Michu. Egoïstement. Parce qu’elles/ils veulent pour elles ou pour eux les – comme vous dites – « joies de la maternité ». Sans penser au devenir du gosse à venir. Elles/ils revendiquent le droit A l’enfant, et pas les droits DE l’enfant. Et puis, vous croyez qu’il n’y a pas assez de gosses sur Terre ? On est déjà entre sept et huit milliards par « les voies naturelles ». Faut encore en faire d’autres artificiellement ? Il y a l'adoption, que je sache. Mais si l’institution de l’adoption permet de confier un enfant à une famille dont il se trouve privé, bien malgré lui, la gestation pour autrui en est le parfait opposé : il s’agit de réaliser le désir d’adultes en "besoin" d’enfants, enfants créés de toutes pièces dans l’unique but de satisfaire ce désir.

Aussi légitime et puissant soit ce désir, il convient néanmoins de rappeler haut et fort une prémisse à toute réflexion sur la maternité de substitution : le droit à l’enfant n’existe pas, n’en déplaise à certains. L’enfant est une personne et, à ce titre, il est hors commerce.

- Ben c’est vrai ça. Et le gosse, comment il réagira quand il sera grand, et qu'il apprendra qu'il a été « commandé », comme une voiture ou un écran plat… C'est une grande violence différée.

Ils ou elles veulent le beurre et l’argent du beurre…

- Et le cul de la fermière ou du fermier par-dessus le marché ! Sacrés Belges, va !

 

Photo X – Droits réservés

 

26/09/2016

Au bistro de la toile: A boire, tavernier! A la mémoire de Chimulus.

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- Oh ! Loule, ton rouge, après t’avoir caressé le clapoir, il te glisse délicieusement vers le cimetière à andouillettes en te réchauffant les tuyaux que c’en est un bonheur.

- Côtes-du-Rhône Victor ! Côtes-du-Rhône !

- Seulement, en sortant de ton merveilleux antre de perdition après deux canons, je risque – si je conduis et me fais contrôler par les lollis – d’y laisser le permis…

- Tu risques pas grand-chose : tout ce que tu conduis, ce sont tes panards qui marchent en canard ! Tè ! À la tienne !

- Ce que je reproche à mes potes vignerons, c’est de faire des vins trop forts en alcool. Le moindre Côtes-du-Rhône titre 14°. Trop lourd.

- Moi, je préférerais proposer des vins à 11 ou 12°. Mais ça se trouve de moins en moins, et jamais en A.O.C. Il y a vingt ans, seuls les Châteauneuf-du-pape et les Gigondas titraient 14°. Maintenant, c’est la majorité des vins. Je vends ce que j’ai…

- Bientôt, Loule, tu pourras vendre des vins scandinaves, belges ou anglais !

- Dieu – enfin, Bacchus ! - me garde, Victor ! Ne profère pas des insanités pareilles.

- Pas du tout Loule. Des études sérieuses, notamment par l’INRA, ont prouvé que la précocité des vendanges - et la teneur à l’alcool qui en résulte - est liée au réchauffement climatique, un phénomène susceptible de bouleverser la viticulture traditionnelle qui pourrait aller jusqu’au "grand chambardement".

- Qué chambardement ?

- La date des vendanges est liée aux températures d’avril à septembre. Les études agronomiques mais également historiques le confirment : été chaud signifie vendanges précoces. L’avancée actuelle est liée en quasi-totalité au réchauffement climatique. Dans le temps, lors des années froides, c’était la catastrophe, il fallait mettre du sucre dans le vin qui n’était pas suffisamment alcoolisé ; c’était la « chaptalisation ». Mais depuis dix ans, on constate une augmentation du degré alcoolique des vins, c’est très net, partout. Ce qui était du 11 degrés avant, c’est du 13 degrés maintenant. Et chez nous, c’est même du 14 et 15°. Ça pose problème… En Provence, en Côtes-du-Rhône, en Languedoc, le manque d’eau est de plus en plus flagrant. Au point que l’irrigation au goutte-à-goutte commence à entrer dans les mœurs.

-… taing ! Finalement, les vignerons, ils font comme Jésus…

- ? ? ? ? ! ! ! ! ! !

- Eh ! oui. Ils changent l’eau en vin ! Mais c’est vrai que la trop forte teneur en alcool des vins actuels est un problème. Vé ! Même les gens qui ont le gosier en pente, comme toi, lèvent moins facilement le coude à l’heure de l’apérobic. Pauvre de moi…

- Rigole… Mais les vignerons qui font un peu travailler les boyaux de leur tête commencent à se faire du mouron. Dans un premier temps, un léger réchauffement climatique c’est plutôt positif pour le vin. Jusqu’à 1 ou 2 degrés Celsius de plus, on peut penser qu’en modifiant les conditions de conduite de la vigne, on pourrait garder les productions traditionnelles et leurs valeurs de terroir. Mais au-delà c’est le grand chambardement. Pour les politiques, l’objectif est de limiter le réchauffement à deux degrés, seuil à partir duquel les impacts commenceraient à devenir dangereux pour les activités humaines. Pour la vigne, deux degrés, c’est le moment où cela commencerait à basculer. Si le réchauffement atteignait 5 ou 6 degrés en moyenne mondiale - ce qui se produira si les tendances actuelles se poursuivent - on pourrait trouver de la vigne dans le sud de la Suède, comme les vignobles qu’on commence à avoir en Angleterre, en Belgique, aux Pays-Bas. Et ici, on plantera des palmiers à huile…

- Tè ! Victor, l’année prochaine, je te servirai du véritable Knock-le-Zout-Village, du Manchester Grand Cru classé ou des Premières Côtes de Stockholm !

- Eh ! Eh ! Les Champenois prospectent des terroirs dans le sud de l’Angleterre où on trouve déjà plus de vignobles que ce qu’on pense !

- À la tienne !

 

Illustration: merci à Chimulus, ce formidable humoriste qui vient de mourir le feutre à la main. Respect et trinquons à sa mémoire.

24/09/2016

Ouiquinde érotique: pas si austère Voltaire !

On n'est pas habitué à trouver le très sérieux Voltaire au rang des auteurs polissons. Et pourtant...

dessin Milo Manara femme.jpg

Voltaire: Polissonnerie

 

Je cherche un petit bois touffu,
Que vous portez, Aminthe,
Qui couvre, s'il n'est pas tondu
Un gentil labyrinthe.
Tous les mois, on voit quelques fleurs
Colorer le rivage ;
Laissez-moi verser quelques pleurs
Dans ce joli bocage.


- Allez, monsieur, porter vos pleurs
Sur un autre rivage ;
Vous pourriez bien gâter les fleurs
De mon joli bocage ;
Car, si vous pleuriez tout de bon,
Des pleurs comme les vôtres
Pourraient, dans une autre saison,
M'en faire verser d'autres.


- Quoi ! vous craignez l'évènement
De l'amoureux mystère ;
Vous ne savez donc pas comment
On agit à Cythère ;
L'amant, modérant sa raison,
Dans cette aimable guerre,
Sait bien arroser la gazon
Sans imbiber la terre.


- Je voudrais bien, mon cher amant,
Hasarder pour vous plaire ;
Mais dans ce fortuné moment
On ne se connait guère.
L'amour maîtrisant vos désirs,
Vous ne seriez plus maître
De retrancher de nos plaisirs
Ce qui vous donna l'être.

 

 Illustration X - Droits réservés

22/09/2016

Au bistro de la toile : l’Humain, mine de pièces détachées.

chimulus bistro copie.jpg

 

- …teng ! Victor, je viens d’en lire une belle.

- Sers-nous un rouge et raconte.

- Ben voilà. Parait que le gens de l’État islamique, ils ont mis au point tout un système de récupération et de vente de viande humaine.

- Pour bouffer ?

- Non, pour greffer.

- Ça s’appelle du trafic d’organe. C’est une des horreurs modernes, que les me (r) dias glissent habituellement, pudiquement sous le tapis. Allez raconte.

- Je te lis : « Afin d’obtenir rapidement de l’argent pour rester à flot, le groupe terroriste État islamique a commencé à démembrer ses assaillants morts et blessés. Environ 23 organes humains ont été prélevés par l’État islamique sur les corps de ses propres membres morts ou blessés dans la province irakienne de Ninive afin d’être vendus après que les frappes aériennes de l’aviation russe ont porté un coup à la rente pétrolière du groupe terroriste, informe Iraqi News. « Les organes prélevés comprennent les reins, les intestins et plus encore ; les organes ont été transférés sous strict contrôle vers l’hôpital affilié à la périphérie de la ville de Ninive », indique le site.

- Ben, il y a là un souci méritoire de recyclage pourrait-on dire en maniant le second voire le troisième degré. Mais ce trafic ne peut se faire qu’avec tout un réseau de complicités. Parce que la chaîne de la greffe d’organe implique des moyens rapides et précis. Tu ne mets pas un cœur, un foie ou des boyaux en conserve pour les réutiliser. Il faut donc la complicité de toubibs spécialisés, difficiles à trouver chez ces bourrins de l’État islamique.

- Je te continue : « Les commandants de Daech ont embauché des médecins étrangers pour organiser un grand système de trafic d’organes depuis l’hôpital de la ville irakienne de Mossoul, dans le nord de l’Irak. Cette affaire génère déjà d’énormes profits. La plupart des organes sont ensuite sortis clandestinement de Syrie et d’Irak vers les pays voisins comme l’Arabie saoudite ou la Turquie, où les groupes criminels les vendent à des malfaiteurs à travers le monde, informe l’Agence assyrienne internationale d’information. Celle-ci affirme que l’organisation terroriste a même mis en place une division de contrebande d’organes spécialisée uniquement dans la vente des cœurs, des foies et des reins humains sur le marché noir international. »

- Ce n’est pas réservé à ces sinistres connards. Il y a de ces trafics partout dans le monde. Aux Etats-Unis, en Israël, en Ukraine, en Chine, etc. Sans oublier le champion en la matière, le Kosovo, ce pays voyou fabrique par l’Otan, où c’est devenu une industrie nationale prospère.

- Les bouchers de l’État islamique ont inventé une justification « divine » à cette pratique. Une fatwa - dans l’islam, un avis juridique donné par un spécialiste de loi islamique sur un domaine particulier - datée du 31 janvier 2015 et édictée par Daech indique qu’il est admis de prélever des organes "sur le corps d’un apostat" pour sauver la vie d’un musulman. Cet édit, selon la traduction qui en a été faite par les services fédéraux américains, indique même qu’il n’est pas interdit de retirer des tissus ou des organes sur un captif, même si l’opération conduit à sa mort.

 

- C’est beau le progrès tout de même Loulle… Avec le pognon, les riches peuvent acheter les organes des pauvres, dans le meilleur des cas. Mais les pourris mafieux ou dépendants d’un pseudo-état font mieux : ils prélèvent les organes sur des prisonniers qu’ils massacrent en fonction des commandes. L'être humain réduit au rôle de pièces détachées… Monde de chien. Tè ! J'en ai le racabomi.

 

- Allez, bois un coup Victor, ça te remettra.

 

https://fr.sputniknews.com/international/201609211027865001-daech-organe-trafic/

http://www.lemag.ma/Daech-aux-commandes-d-une-mafia-internationale-de-trafic-d-organes-humains_a87529.html

http://www.europe1.fr/international/une-fatwa-de-daech-autorise-le-prelevement-dorganes-2641185

https://blogs.mediapart.fr/jean63/blog/010814/tout-sur-le-trafic-dorganes/commentaires

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orien...

 

Illustration: merci à Chimulus

19/09/2016

Salauds de malades ! En Belgique, on exécute légalement même les enfants.

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Décidément, nos amis Belges sont « en avance » sur nous. Quel beau pays que le royaume, si accueillant à ces pauvres Français riches qui peuvent y planquer leur pognon. Mais ce n’est pas seulement en cela que la Belgique est « en avance ». C’est surtout sur les avancées considérables qu’elle a faites et continue de faire pour avoir des comptes sociaux équilibrés, pas comme ces salauds de Français. La solution est pourtant simple : les citoyens coûtent beaucoup d’argent à la Sécu au cours de leurs cinq dernières années. Et énormément de thunes lors de leurs derniers mois de vie. Il y a là une source d’économies conséquente que tout bon gestionnaire doit étudier, que tout « politique » responsable doit envisager.

N’est-il pas d’un laxisme coupable de laisser ce moment essentiel de la vie humaine qu’est la mort au gré du hasard ? N’est-ce pas contraire au sacro-saint principe de la « concurrence libre et non faussée » ? La saine gestion économique d’une nation, dans le cadre idyllique de l’idéologie ultralibérale, n’est pas compatible avec cette part de hasard, avec cette loterie qui coûte si cher et prive les révérés Actionnaires de dividendes espérés.

Les Belges, après leurs voisins Bataves, ont bien compris ce problème et ont pris les décisions courageuses qui s’imposent. Ainsi, premier pas vers une régulation démocratique de la mort, l’euthanasie est légalement accessible aux adultes depuis 2012 en Belgique. Dans leur grand altruisme, les législateurs d’outre Quiévrain ont étendu en 2014 ce « droit » aux enfants, sans limite d’âge, contrairement aux Hollandais (non, pas les amis de Rantanplan, les habitants de la Hollande) qui ont mis l’âge minimum pour ce « droit » à 12 ans.

Et ils viennent de le faire : il y a quelques jours, ils ont exécuté les volontés d’un malheureux gamin malade « en phase terminale ». Bref, ils l’ont exécuté, « euthanasié » pour utiliser un mot plus joli qu’assassiné.

Ouais mais il souffrait trop le gamin.

Ouais mais il était d’accord.

Ouais mais ses parents aussi étaient d’accord.

Ouais mais un collège de toubibs a pesé le pour et le contre.

Ben voyons. En Belgique, un certain « professeur" Vincent a demandé de pouvoir « euthanasier » des malades même en l’absence de leur accord ! http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/euthana...

Les soins palliatifs, ça coûte un bras. La formation de personnels spécialisés, c’est la ruine. Les robots « accompagnateurs vers la mort », ce n’est pas encore au point. La mise au point de molécules antidouleur, ce n’est pas encore assez rentable.

On peut imaginer l’avenir que nous préparent ces tueurs gestionnaires. Allez, projetons-nous dans quelques années, mettons, en France, sous la présidence Le Pen et le gouvernement Sarko. Par le 49-3, devenu la manière normale de légiférer, le grand-oeuvre du quinquennat a été adopté : les « lois d’Optimisation de la vie ». Des lois permettant enfin la remise à flot de la Sécu, des économies conséquentes sur les retraites, l’élimination de gens qui ne sont plus « productifs ». Les « marchés » ont, à l’époque du vote de ces lois « modernes », salué comme il se doit cette décision en rendant à la France son « triple A » ! Et la France est saluée en Europe comme le « bon élève » ultralibéral.

Ces lois mêlent avec beaucoup d’opportunité des textes précédents : fichiers déterminant le « coût » de chaque individu, possibilité d’internement d’office pour les récalcitrants – comme au plus beau temps du goulag -, pour s’appuyer ensuite sur les statistiques. Celles-ci déterminent chaque année la durée de vie moyenne des citoyens : cette année-là 78 ans pour les hommes et 83 ans pour les femmes. Ainsi, à la date anniversaire des citoyennes et citoyens atteignant ces limites statistiques, ceux-ci reçoivent de l’administration une lettre officielle leur signifiant qu’à dater de ce jour, leurs dépenses de santé ne seront plus prises en compte par la société. Dès lors, s’ils sont à l’hôpital, le service comptable de l’établissement demandera à la famille de payer entièrement les frais et, en cas de refus, de manque de « persuasion » auprès de l’impétrant - « Allez Mémé, il est onze heures, bois ton bouillon, c’est le docteur qui l’a préparé ! » - ou de non-solvabilité, donne aux médecins l’ordre d’euthanasier le « patient ».

Pour ceux qui sont en relative bonne santé existe la possibilité de « racheter » une année supplémentaire, à condition de déposer auprès de la Caisse des dépôts et consignation un montant très conséquent déterminé par la loi, sous forme de numéraire ou d’hypothèque sur des biens. À défaut, si le vieux entre à l’hôpital pour quelque affection, son sort sera rapidement scellé. Mais, dans sa grande mansuétude, la société ultralibérale lui offre la possibilité de « choisir » lui-même « d’optimiser sa vie » en libérant le territoire, gracieusement, dans « de très agréables conditions ». Comme dans « Soleil vert »…

Va fa’n culo…

 Photo X - Droits réservés

18/09/2016

Ouiquinde gastronomique parfumé : Le tian de fayots au cochon

tian de haricot web.jpg

J’ai acheté un sac de cocos de Paimpol

Et j’en ai écossé toute une casserole.

Quel bonheur lorsque arrivent ces succulents fayots

Qui rendent musiciens n’importe quel boyau !

En Provence, petit, ce qu’on appelle un "tian"

C’est un grand plat en terre, vernissé et brillant,

Ovale très souvent, ou tout simplement rond,

De largeur variable, mais jamais très profond.

Les potiers de village, au temps de nos grands-mères

Fabriquaient et cuisaient ces grands plats à tout faire.

Car on y faisait tout, dans ces récipients

Rustiques, allant au feu, solides, pas fainéants :

La barbe, la vaisselle, la toilette des gosses,

Les légumes à tremper, les fayots qu’on écosse.

Après quoi, bien rincés, sans prévention mesquine,

On s’en servait surtout pour faire la cuisine !

Ce grand plat à gratin, simple et astucieux,

Est aussi synonyme de repas copieux,

De nourriture simple en grande quantité,

Qu’en bonne compagnie on aime ingurgiter.

Notre tian de cochon et de haricots frais

Est bien dans la lignée des nourritures vraies.

C’est un plat que l’on fait lorsqu’on a récolté

Les tarbais, les pamiers ou les cavaillonnais,

Ces haricots fameux, moelleux, souples en bouche,

Aux accents musicaux, rocailleux et farouches,

Aujourd’hui, ce sera mes cocos de Paimpol.

Par chaque commensal, écossez-en un bol.

Inutile, bien sûr, de les faire tremper,

Lavez-les à grande eau et puis égouttez-les,

Cuisez-les à moitié, demi-heure environ

Dans beaucoup d’eau salée chantant à gros bouillons.

Tout ça m’a donné soif, petit, remplis mon verre

D’un bon blanc de Laudun, un vin vif et sincère,

Un vin qui donne soif, le vin que je préfère

Pour préparer au mieux la cuisine porchère.

Ton boucher t’a coupé une large rouelle

De jambon de cochon. Elle est épaisse et belle.

Tu vas la piquer d’ail et la frotter de sauge

Puis la mettre à four chaud un demi-tour d’horloge

Dans ton tian frotté d’ail et graissé au saindoux.

Quand ta viande est dorée, sale et poivre le tout,

Rajoute deux oignons émincés, trois tomates

Pelées, épépinées, thym, laurier, aromates.

Laisse fondre un moment puis déglace au vin blanc.

Égoutte maintenant tes haricots brûlants

Et mets-les dans le tian, au-dessus de ta viande

Vérifie les saveurs et poivre à la demande.

Tu mouilles, à niveau, par ton eau de cuisson

Et tu remets au four, chaud mais sans déraison,

Une heure ou même plus. Il faut que tes fayots

Gonflent sans éclater, en buvant toute l’eau.

Lorsque ton plat est cuit, juste avant de servir

Passe-le sous le grill afin de l’enrichir

D’une croûte dorée, odorante et aimable.

Parsème de persil et sers le tian sur table.

Accompagne ce plat d’un blanc vif, effronté,

Ou bien d’un vin primeur gouleyant et fruité.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

1 kilo de haricots frais (pamiers, tarbais, cavaillonnais, cocos de Paim­pol), - 1 kg de rouelle de cochon, - 1 tête d’ail, - 1 hecto de saindoux, - 2 oignons émincés, - 3 tomates, - 10 feuilles de sauge, - thym, laurier, sel, - 2 verres de vin blanc, - 3 litres d’eau (pour la première cuisson des haricots).

Les vins conseillés :

Profitez de ce plat paysan pour apprécier les blancs vifs de la vallée du Rhône : blancs tranquilles de Saint-Péray, vins tranquilles du Diois, Saint-­Gervais, Uchaux, Bollène, Mondragon, Piolenc, Sarrians, Bagnols-sur­-Cèze, Codolet, Laudun, Saint-Just-d’Ardèche, Saint-Marcel-d’Ardèche, Villeneuve-Pujaut, Ventoux, Luberon. En vins du Languedoc : Quatourze, La Méjanelle, Picpoul de Pinet. En vins de Provence : Palette, Seillons, ­Source-d’Argens, Bruc-Auriac, Châteauvert.

Vous pouvez aussi accompagner ce plat avec bonheur par des vins pri­meurs : Rochegude, Sainte-Cécile-les- Vignes, Sabran, Codolet, Roche­fort, Lirac, Laudun.

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

15/09/2016

Monsanto Bayer = fusion de l’Agent Orange et du ZyklonB

bayer monsanto nazi et tueur.jpg

 

Monsanto, on connaît. C’est le prototype de la multinationale nuisible. Celle qui a inventé « l’agent orange », un produit tueur dérivé de l’herbicide 2,4,5-T, utilisé massivement par l’aviation étasunienne pour défolier les forêts du Vietnam où évoluaient les Viêt-congs. Résultats encore réels 50 ans après avec des palanquées de cancers et de malformations de naissance, mais aussi – retour du boomerang – des séquelles nombreuses chez beaucoup d’anciens combattants US. Monsanto est depuis des décennies responsable de scandales sanitaires à répétition ayant provoqué la mort de dizaines de milliers de personnes : agent orange mais aussi PCB, dioxine, OGM, aspartame, hormones de croissance, herbicides Lasso et Roundup, etc...

Bayer, c’est un géant européen de la chimie. Il est bien connu pour l’aspirine ! Mais ce qui est moins connu, c’est que, avec d’autres piliers de la chimie allemande comme BASF, il est l’héritier du conglomérat IG Farben, fournisseur du Zyklon B, le gaz génécideur utilisé dans les camps de la mort nazis. Actuellement, ses pesticides néonicotinoïdes, vendus sous les marques Gaucho ou Proteus, alarment apiculteurs et chercheurs, car ils tuent les abeilles mais aussi moult autres bestioles, et leur impact sur notre santé inquiète. Bayer, c’est aussi un médicament anticholestérol à base de statines, retiré brutalement du marché en 2001 car il s’est en effet avéré toxique dans certains cas et a provoqué la mort de 52 patients (http://gestionsante.free.fr/cerivastatine.htm).

Bayer Monsanto, c’est vraiment « l’union des affreux » ! L’un empoisonne le monde, crée de nouvelles maladies, et l’autre propose à des prix exorbitants les médicaments pour les soigner ! La combine doit être très juteuse puisque Bayer – pourtant très endetté - a trouvé auprès de ses complices banksters près de 60 milliards d’euros pour se taper Monsanto. Dépenser 60 milliards alors que le chiffre d’affaires cumulé des deux entreprises n’est « que » de 23 milliards par an semble une affaire hasardeuse. Eh ! Oh ! Les banquiers, ils aiment ça : créer un marché (les maladies) et proposer le remède ! Humm ! Y’a bon les thunes.

Mais la branche médicaments n’est pas la principale en jeu. Il s’agit aussi et surtout de mettre la main sur toute l’agriculture mondiale. Ceci en contrôlant un max de brevets. Ainsi, le nouveau monstre sera en mesure de vendre aux agriculteurs un paquet global : semences (si possibles OGM), engrais, pesticides chimiques, mais aussi équipements, « conseils », services climatiques et… assurances associés. Il ne reste plus au paysan qu’à trimer et casquer. Il sera sous l’emprise totale d’une seule entreprise maquerelle…

Autre danger, le poids que de telles fusions donne à ces multinationales dont la seule morale est le fric, le fric, le fric. Elles peuvent faire pression sur les députés, sur les gouvernements, sur les institutions internationales pour faire passer des réglementations obligeant les agriculteurs à utiliser leurs produits. À l’inverse, elles peuvent faire supprimer par les mêmes pressions toutes velléités de faire voter des lois ou règlements tendant à entraver voire seulement réglementer leurs bizness. Ces sombres réalités menacent l’ensemble des citoyens car elles risquent de mettre à mal notre souveraineté politique et notre indépendance alimentaire. Tout le système mondial risque de se retrouver confronté à trois énormes conglomérats en mesure d’imposer des politiques agricoles basées sur les semences OGM et les pesticides associés.

Cette volonté de main mise se camoufle derrière de belles paroles « altruistes » comme « La terre va devoir nourrir dans quelques années 10 milliards d’humains. Nous apportons la solution. » Ils pourrissent la terre, ils empoisonnent les humains, ils poussent les paysans au suicide, ils tiennent les gouvernements par la corruption et en plus il faudrait leur dire merci !

Va fa’n culo !

 

Phot X - Droits réservés

 

 

 

13/09/2016

Réflexions métaphysiques autour du gigot.

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C’est le grand raout du « Hadj » à La Mecque, de l’Aït el Kébir chez nos compatriotes de culture musulmane. Si ça apporte quelques réconforts, quelques espoirs à certains, pourquoi pas. Respectons. Mais pour moi, et pour beaucoup, beaucoup de monde, les religions, toutes les religions ne sont que des névroses collectives pourvoyeuses de carnages. Névroses qui, au lieu de « relier », excluent l’autre, celui qui n’a pas la « foi » en une divinité inventée au gré des cultures et souvent imposée sous les bottes des soudards missionnaires.

Camus, dans « L’homme révolté », dit que la liberté implique d’abord de « tuer dieu ». Au fait, c’est quoi, c’est qui dieu ?

L’idée d’un dieu personnifié, « à l’image de l’homme » - puisque créé par lui pour faire face à l’angoisse de sa finitude qu’implique la conscience chez ce singe sans poils qu’est l’homme – est naïve, puérile. Et toutes les histoires racontées par les religions, qu’elles soient « du livre » ou autres ne sont que des récits mythiques, du niveau des histoires à faire peur que l’on raconte aux enfants.

Parce qu’il s’agit d’un concept anthropomorphiste inventé par l’humain pour tenter d’influencer son destin et lui offrir une consolation dans les moments difficiles de son existence, et particulièrement face à la conscience qu’a pris ce singe de sa mort inéluctable. Comme nous ne pouvons influer sur la nature, nous avons inventé cette idée qu’elle était organisée, gérée par un dieu « bienveillant » ou terrible, qui nous écoute, entend nos « prières », nous guide puis nous juge et éventuellement nous condamne et nous damne.

C’est réconfortant d’avoir ainsi un « livre » - thora, bible, coran, upanishad, etc. – qui donne la réponse, la manière de se comporter face à tous les aléas de l’existence. Le mode d’emploi. Mais ce n’est que de la paresse intellectuelle.

Nous créons cette illusion puérile que si nous le prions beaucoup, ce superman influera sur la nature et satisfera nos désirs.

Infantilisme.

Et si malgré nos prières ça ne le fait pas, comme nous ne comprenons pas qu’un dieu si bienveillant ait pu permettre des saloperies innommables, comme la Shoa par exemple, nous nous mentons encore en disant que cela doit obéir à quelques desseins mystérieux, nous courbons la tête et nous acceptons.

Lâcheté.

Comment peut-on penser que « dieu » (??!!) s’intéresse à nous ? Nous ne sommes que l’une des millions d’espèces qui occupent l’une des planètes d’une étoile secondaire d’une galaxie moyenne qui n’est elle-même qu’une des millions de milliards de galaxies qui existent dans le cosmos ! Comment peut-on avoir l’orgueil stupide de croire qu’un dieu se donnerait la peine, dans cette immensité inimaginable, de s’intéresser à chacun de nous ? Et s’il est à la fois bon et omnipotent comme le prétendent les textes dit « sacrés », comment peut-il permettre le mal ?

Ces deux concepts – bon et omnipotent – sont contradictoires : si « dieu » est bon, il ne peut pas être tout puissant puisqu’il n’arrive pas à éliminer le mal ; et s’il est tout puissant il ne peut être bon puisqu’il permet au mal d’exister. Chaque concept exclut l’autre.

Les textes du « livre » donnent l’image d’un dieu m’as-tu-vu, jaloux, vindicatif, qui inspire la crainte, qui exige une fidélité aveugle, qui exige qu’on l’adore ! Un dieu qui punit, torture, tue et se moque de sa pauvre créature.

Non mais qu’es-ce qu’un dieu capable de demander à Abraham de mentir, de tromper puis de tuer son propre fils, la chair de sa chair juste pour avoir la preuve que le vieux lui sera fidèle ? « Eh ! Abraham, déconne pas, c’était pour rigoler ! Ah ! L’autre, il y a cru. T’es kon ou quoi ? Tiens, égorge plutôt ce mouton et allez faire un gueuleton ». Méchanceté intrinsèque, monumentale cruauté mentale. Et c’est là-dessus que sont fondées les trois religions « du livre », les pires des pires qui soient !!!

Preuve s’il en était besoin de la puérilité de ces religions. Car s’il est omniscient, le « dieu » en question sait parfaitement qu’Abraham lui sera fidèle. Alors pourquoi, s’il est « bon », ce test cruel ?

Donc ce dieu n’est pas bon. Est-il pour autant tout-puissant ? Pourquoi punit-il ses créatures pour des choses dont il est, en fin de compte, l’unique responsable ? Pour jouir de les torturer ? Qu’est-ce que ce dieu odieux ?

Il n’existe pas de dieu « tout puissant ». Einstein lui-même formulait par une parabole ce paradoxe : « Si dieu est tout-puissant, il peut créer une pierre qui soit si lourde que lui-même ne peut la soulever. Mais alors s’il ne peut soulever cette pierre, il n’est pas tout-puissant ! Et s’il réussit à la soulever, il n’est pas non plus tout-puissant… puisqu’il n’a pas pu créer une pierre qu’il ne réussisse pas à soulever ! »

Tout est dit. Dieu est une invention de l’homme en quête de réconfort et une tentative d’explication pour ce qu’il ne comprend pas.

Il est impossible de prouver l’existence de dieu… comme il est impossible de prouver sa non-existence. Match nul. 1 à 1, la balle au centre !

Le reste est du domaine non de l’intelligence et de la raison mais de la foi. Écoutons à ce sujet le grand François Cavanna : « On a la religion ramassée au hasard de sa naissance. Pis : on a la religion imprimée par la botte à clou du soudard. Le besoin de croire, c’est-à-dire de ne pas penser, est tellement impérieux qu’on est prêt à croire n’importe quoi, pourvu qu’on croie. Ne pas penser, surtout ne pas penser ! De la pensée naît l’inquiétude, et l’inquiétude n’est pas confortable. »

Il dit encore : « La crédulité s’engraisse sur le désarroi comme la mouche verte sur la charogne »

Bien d’accord avec toi François ! Allez, trinquons à la vie ! Hic et nunc…

Zou ! Je vais préparer le gigot de mouton à l’ail !

 

VictorAyoli

 

11/09/2016

11 septembre : les U.S.A. instaurent le fascisme au Chili.

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Le 11 septembre 1973 au matin, les trois armées factieuses attaquent la « Moneda, siège du gouvernement chilien régulièrement sortie des urnes. Salvator Allende, le président élu, se suicide (ou est « suicidé ») dans son palais. Ses dernières paroles radiodiffusées furent : « Continuez et sachez que s’ouvriront bientôt les grandes avenues où l’homme digne s’avancera pour construire une société meilleure.

Les grands profiteurs et exploiteurs du pays, alliés à l’armée et à la police fomentèrent un coup d’état militaire sous la direction d’Augusto Pinochet, une caricature de troufion borné au nom d’opérette. S’ensuivirent la dissolution du Congrès national, des conseils municipaux, des syndicats et des partis politiques. La liberté de la presse fut abolie, le couvre-feu instauré.

Dès lors la barbarie de la soldatesque donna toute sa mesure sanglante : des dizaines de milliers de militants parqués dans le Stadio nacional, les doigts du chanteur Victor Jara sectionnés à la hache (« Et maintenant, joue de ta guitare ! »), les rumeurs de tortures et d’assassinats en masse, l’agonie de Pablo Neruda dans sa maison pillée...

Le Chili s’enfonça dans une nuit sanglante de 17 ans…

Derrière ce désastre, derrière cet attentat terroriste contre la démocratie, un pays : les Etats-Unis d’Amérique et un assassin qui sera couronné du prix Nobel de la paix : Henri Kissinger…

Et à présent, une autre clique sévit tente de mettre en place des dérivées de l'opération Condor. Elle est à l’œuvre au Brésil au Venezuela, en Bolivie et partout dans cette Amérique latine qui à eu le culot, le courage de défier les maîtres de « l'Empire » et de libérer les peuples opprimés du joug des multinationales yankees qui les pillaient et espèrent bien recommencer. C'est le coup d’État contre Dilma Roussef au Brésil, contre Maduro au Vénezuela, contre Evo Morales en Bolivie, après la ruine organisée de l'Argentine par les bankters étasuniens.

 

Alors les tours du World Trade Center… Va fan culo !

 

twintower baudin.jpg

Création originale Giacobazzi

 

God blesse America

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Sitting Bull le guerrier, et toi Geronimo,

Et les millions d’Indiens chassés comme animaux,

Massacrés par le plomb, par la croix, par la gnole,

Par les loques données chargées de variole.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil de la nation des voleurs de vos terres …

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Esclaves noirs trimant dans les champs de coton,

Achetés, exploités et payés au bâton,

Humiliés, niés, traités pire que bêtes

Par des culs bénis blancs crispés sur leur gâchette.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil de tous ces Wasps qui ont forgés vos fers…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Salvador Allende, du fond de ton tombeau,

Et vous, Chiliens, assassinés par les Rambo

Lâchés sur vos richesses comme des chiens féroces

Pour que vos exploiteurs puissent rouler carrosse.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil des spadassins de Henri Kissinger…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Paysans communistes nés en Indonésie.

Vous étiez un million accusés d’hérésie,

Massacrés pour avoir soutenus Sokarno

Alors que les yankees préféraient Suharto.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil du dollar roi qui nourrit les gangsters…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Héroïques soldats paysans du Viet-Nam.

Vous avez écrasé l’armée de l’Oncle Sam,

Vous avez triomphé de cette soldatesque

De violeurs, de tueurs et de pasteurs grotesques.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Vains remparts de la vanité anglo-saxonne…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Enfants crevants de faim des faubourgs irakiens,

Disputant la pitance aux vautours et aux chiens,

Depuis que la « croisade » menée par l’Oncle Sam

Massacre les civils pire qu’au temps de Saddam.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Qui vous envoie missiles et bombes félonnes…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Paysans, ouvriers, écoliers yougoslaves,

Que les bombes yankees écrasaient dans les caves,

La défense du “ Droit ” fut un bon alibi :

L’ordre americana règne sur la Serbie.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Qui ne supporte pas de pensées autochtones.

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Civils vitrifiés par la Bombe yankee

Rayant Hiroshima comme Nagasaki

Non pas, comme il fut dit, pour terminer la guerre

Mais pour tester sur vous les horreurs nucléaires.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque les feux du ciel par des mains fanatiques

En un bouquet de mort tombent sur l’Amérique.

 

Relève-toi ! Debout, peuple des Zuhessa !

Libère-toi des fers, des chaînes de forçats

Dans lesquels te maintient l’ultra capitalisme

Par sa télé débile et son consumérisme.

Renverse le pouvoir aveugle du dollar

Et celui des banquiers et boursiers vicelards.

Rafale les “ chairmen ” des multinationales

Qui ravagent le monde par leurs actions bestiales.

Demande-toi enfin, réflexion citoyenne,

Pourquoi donc ton pays suscite tant de haine !

Redevient cet ami qui nous a fait rêvé,

Qui a laissé sa vie pour venir nous sauver.

Tu viens du monde entier, partout tu as des frères.

Valent-ils moins que toi ? Arrache tes œillères

Afin que la statue prénommée Liberté

Ne tourne plus le dos à la Fraternité.

 

VictorAyoli

 

Photo X - Droits réservés

 

10/09/2016

Malherbe et l'autocoïtpalmaire !

 

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FRANÇOIS DE MALHERBE (1620)

Sonnet

Sy tost que le sommeil au matin m’a quitté,
Le premier souvenir est du Con de Nerée,
De qui la motte ferme et la motte dorée
  Égale ma fortune à l’immortalité.

Mon Vit, de qui le foutre est la félicité,
S’alonge incontinent à si douce curée,
Et d’une eschine roide au combat préparée,
Monstre que sa cholere est à l’extrémité.

La douleur que j’en ay m’oste la patience,
Car de me le branler, c’est cas de conscience ;
Ne me le branler point, ce sont mille trespas.

Je le pense flatter afin qu’il me contienne ;
Mais en l’entretenant, je ne m’appercoy pas
Qu’il me crache en la main sa fureur et la mienne !

 


bonobos Ginette.jpg

 

Illustrations X - Droits réservés

 

08/09/2016

Politiques. NON ils ne sont pas tous pourris!

Laurent Grandguillaume.jpg

 

Respect à Laurent Grandguillaume, jeune élu socialiste de 38 ans, conseiller municipal de Dijon et député PS de Côte d’Or. Cet homme rend quelques raisons de respect aux élus de la République. En effet, il vient d’annoncer que, pour mettre en cohérence ses convictions et son action (il s’est toujours prononcé contre le cumul des mandats), il annonce qu’il renonce à se représenter devant les électeurs aux prochaines élections législatives. Pour lui, l’engagement politique doit être un engagement au service de l’intérêt général et en aucune manière un métier. À rapprocher des manœuvres de certains élus de droite comme de gauche pour repousser aux calendes grecques le non-cumul des mandats (http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pendant-le-b...).

 

 

Écoutons-le :

Du non-cumul des mandats dans le temps à de nouvelles actions citoyennes, pourquoi j’ai pris la décision de m’engager autrement !

5 septembre 2016

Après mûre réflexion et après dix années de mandats électifs sans interruption (locaux et nationaux), j’ai décidé de ne pas me représenter aux élections législatives de juin 2017. Les désignations du parti socialiste pour ces élections étant prévues en fin d’année 2016, j’ai décidé d’annoncer ma décision dès maintenant pour garantir les meilleures conditions possible pour le renouvellement.

Je crois qu’il est grand temps de changer l’engagement politique par la preuve. Il doit en effet être conçu comme un engagement au service de l’intérêt général et non plus comme un métier. Faut-il attendre le changement des règles ou s’imposer les règles du changement ?

Je considère qu’il faut à la fois limiter le cumul des mandats en nombre et dans le temps car on ne peut pas être partout et bien faire plusieurs choses à la fois. C’est pourquoi je m’applique cette exigence à moi-même, comme je m’étais appliqué le non-cumul avec un exécutif local dès le lendemain de mon élection en tant que député en 2012, bien avant le vote de la loi qui s’appliquera à tous en 2017. On ne peut pas regretter de voir les mêmes têtes depuis des décennies et en même temps reproduire des schémas identiques, même quand on est plus jeune. L’ordre des choses installe une forme de glaciation qui empêche le renouvellement des idées, l’audace et la prise de risque. Il faudrait être candidat à tout, partout et tout le temps pour exister. C’est cela aussi le moteur de la défiance. En écrivant cette lettre, j’imagine déjà les quelques critiques sourdes de ceux qui, représentants d’un système dépassé, tenteront de décrédibiliser cette démarche. Comme le disait si bien Léon Blum "On est socialiste à partir du moment où l’on a cessé de dire : « Bah ! C’est l’ordre des choses ; il en a toujours été ainsi, et nous n’y changerons rien », à partir du moment où l’on a senti que ce soi-disant ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d’égalité, de solidarité qui vit en nous".

Bien d’autres jeunes responsables politiques locaux pourront continuer le travail dans la 1ère circonscription de la Côte d’Or, seule circonscription de notre département où la gauche a progressé lors des derniers scrutins. Elle est devenue en effet majoritaire aux dernières élections départementales avec l’arrivée d’une nouvelle génération d’élu(e) s socialistes de terrain (6 conseillers départementaux sur 10 sont issus de la gauche contre 2 sur 5 en 2012). Si les conditions de l’unité sont réunies, la gauche aura de grandes chances de la conserver. Mais l’unité ne se décrète pas, elle se construit dans la confiance.

Élu député en juin 2012, j’ai exercé mon mandat parlementaire avec rigueur pour faire face aux défis qui étaient devant nous : le redressement de nos finances publiques pour garantir notre souveraineté nationale et notre indépendance face aux marchés financiers, le combat contre ce fléau social et humain qu’est le chômage, le soutien à nos artisans - commerçants - - TPE - PME et ETI pour leur redonner des marges de manœuvre nécessaires pour créer des richesses, la transition écologique et énergétique,… Le bilan du quinquennat comporte bien entendu, comme tout bilan, des ombres et des lumières. Il appartiendra aux citoyens d’en juger par eux-mêmes dans les débats à venir.

J’ai mené des missions difficiles, et passionnantes, qui m’ont été confiées par les Premiers Ministres Jean Marc Ayrault et Manuel Valls, et le président de la République, François Hollande : le conflit des autoentrepreneurs et des artisans, le conflit des taxis et des VTC, la mission de simplification pour les entreprises. J’ai porté une loi avec le monde associatif, votée à l’unanimité à l’Assemblée nationale et au Sénat, pour expérimenter dans 10 territoires une utopie réaliste de lutte contre le chômage de longue durée. J’ai été rapporteur thématique des lois Hamon et Macron, rapporteur budgétaire sur l’asile, l’intégration et l’immigration, rapporteur de la mission d’évaluation de Bpi France. J’ai fait adopter plusieurs amendements visant à encadrer les retraites chapeaux, les Golden Hello, à protéger la résidence principale des entrepreneurs individuels, à faciliter les changements de compte bancaire pour les consommateurs ou encore à renforcer les dispositifs de lutte contre le surendettement des familles. J’ai tenté aussi d’apporter des idées nouvelles à travers deux livres, conçus comme des contributions pour tenter de bousculer l’ordre des choses.

Bien sûr, j’ai aussi des regrets : ne va pas avoir réussi à convaincre ma propre famille politique qu’il ne fallait pas supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires mais qu’il fallait juste l’encadrer pour éviter un coût trop important pour les finances publiques ; je regrette les fortes tensions, la violence et les fracturations sur la loi travail alors que notre pays a tant besoin de réformer son droit et son modèle social pour prendre en compte les mutations du travail ; je regrette les polémiques inutiles et le manque d’unité nationale dans le combat contre le terrorisme qui est une des plus grandes épreuves de l’histoire récente de notre Nation. Il serait sain pour la classe politique qu’elle soit parfois capable de compromis et de respect dans la diversité.

J’entends mener mon travail jusqu’au bout du mandat. Aussi, je consacrerai mon énergie à terminer ce que j’ai commencé : la simplification pour les entreprises, le travail avec tous les acteurs pour une sortie durable du conflit des taxis et des VTC, et je veillerai à l’application de la loi d’expérimentation territoriale visant à résorber le chômage longue durée. Je suivrai en parallèle une formation dans le cadre de mon retour à la vie professionnelle à l’issue du mandat.

J’ai par ailleurs adressé aujourd’hui ma démission de mon mandat de conseiller municipal de Dijon pour permettre à un autre citoyen d’exercer dès maintenant ce mandat, avec tout le temps nécessaire dont il disposera pour répondre à cette fonction exigeante. Je continuerai à suivre en tant que citoyen le développement de notre belle ville de Dijon.

Au plan local, au travers de mes anciens mandats de conseiller général de la Côte d’Or, de Vice-Président aux finances de l’agglomération dijonnaise, d’Adjoint au maire délégué à la jeunesse, à la vie associative et à la démocratie locale, et de Président du groupe socialiste du conseil municipal de Dijon, je suis fier d’avoir travaillé, dans un cadre collectif, à de nombreux projets utiles pour les habitants que ce soit avec la rénovation du quartier de la Fontaine d’Ouche, l’accompagnement de la vie associative, la mise en place des budgets participatifs des commissions de quartier, la création du festival Kultur’Mix, ou encore l’élaboration du plan de financement des deux lignes de tramway.

Face aux enjeux pour notre pays, face aux fanatismes et aux extrémismes, nous avons besoin d’unité nationale, de dépasser certains clivages sans renier notre identité et notre histoire politique. La politique est parfois devenue le théâtre d’affrontements des apparences, elle devrait redevenir l’espace de construction de ce qui nous est commun.

On ne gagne que les combats que l’on mène. Aussi je continuerai à mener d’autres combats pour mettre l’humain au cœur des choix, que ce soit dans ma vie professionnelle, que je vais retrouver avec grand plaisir, et dans le monde associatif qui est au cœur de la vie de la cité. L’essentiel c’est la République laïque et sociale par l’action.

Citoyennes, citoyens, la démocratie nous appartient. La démocratie est représentative, participative et sociale. Il est essentiel de renouveler le débat d’idées et les responsables politiques. Dans cette perspective, il n’y a pas qu’un seul chemin possible. Ici, et demain, je suis persuadé que nous aurons de nouveaux combats à mener ensemble. Je ne manquerai pas de continuer à m’exprimer en homme libre.

 

http://www.grandguillaume.net/2016/09/du-non-cumul-des-mandats-dans-le-temps-a-de-nouvelles-actions-citoyennes-pourquoi-j-ai-pris-la-decision-de-m-engager-autrement.html

 Livre de Laurent Grandguillaume : La gauche a perdu sa boussole, offrons-lui un GPS !, éditions du Moment, avril 2016

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06/09/2016

Bientôt des oranges pour Sarko ?

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Écoutez-les piailler toutes ces pies bavardes !

Écoutez « s’offusquer » les hordes combinardes !

Herzog et Pèchenard qui hurlent au complot

Ourdi par le Parquet pour tuer leur charlot.

Leur cervelle est plus sombre, encor, que leur plumage

Tant leurs cris de putois empestent l’enfumage.

Ils guerroient pour leur chef, ces tristes condottieres,

Ces soldats de salon, guerriers de pissotières.

Leur chef, leur donneur d’ordre, bien sûr c’est Sarkozy,

Un « guide » dont l’honneur sent plutôt le moisi.

Ils grenouillent en chœur, ces curieux branquignoles

Pour l’as des coups fourrés, le roi des casseroles !

Et tout le tintamarre orchestré par Waukiez

N’a qu’un unique but : enfumer et tromper

L’électeur populaire par les médias complices,

Radios, canards-laquais et télés castratrices.

Ce qu’il faut occulter, pour ces tristes faux-culs

Ce sont les casseroles que Sarko traîne au cul,

Qui lui valent d’avoir une flopée de juges

Et qui vont déboucher sur un sacré grabuge !

L’affaire Bettencourt, les sous de Kadhafi,

Les sondages bidon, puis l’affaire Tapie,

Le trafic d’influence et la compromission

Sans vergogne, jusqu’à la Cour de Cassation !

Sans oublier les attentats de Karachi

Au temps où guerroyaient Balladur et Chichi.

Mais voilà que revient l’affaire Bygmalion

Petit détournement de vingt-trois millions

Faisant plus que doubler les comptes de campagnes

D’une élection perdue, et ça, ouais ! Ça l’encagne !

- Chouchou, dit Carlita, tu auras des oranges

Si tu vas en prison. Et des slips de rechange !

 

VictorAyoli

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

 

 

 

05/09/2016

Au bistro de la toile : les immigrés chinois manifestent… sans rien casser !

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- Eh ! T’as vu ça Victor : plus de dix mille émigrés défilent dans Paris, et pas une voiture, pas une poubelle brûlées, pas une vitrine cassée, pas un commerce vandalisé ! Non mais, dans quel monde vit-on ? Décidément tout fout le camp… Les traditions se perdent.

- Oui mais tu devrais préciser ton propos Loulle et dire qu’il s’agissait d’émigrés asiatiques, essentiellement Chinois. Ils étaient tous vêtus d’un ticheurte blanc frappé du slogan « Sécurité pour tous », brandissaient des milliers de petits drapeaux français et réclamaient simplement de vivre en sécurité. Cette manif pacifique faisait suite au meurtre le mois dernier, à Aubervilliers, d’un couturier chinois de 49 ans, Zang Chaolin, par trois racailles venues de ces « territoires perdus de la République ».

- C’est vrai qu’on ne les entend guère les Asiatiques. Ils ne font que très rarement la Une pour des faits divers sanglants, n’encombrent pas les prisons, ne veulent rien imposer de leurs traditions, religions ou manière de vivre, marnent sérieusement, profitent de l’école de la République et s’intègrent parfaitement. C’est original comme comportement ça !

- Aubervilliers est une commune où vivent essentiellement des personnes « issues de l’immigration ». Maghrébins, africains, asiatiques. Parmi eux, 10 000 personnes d’origine chinoise, cette ville étant devenue la première plateforme d’importation de textile chinois d’Europe. Ces Chinois, industrieux, discrets, ayant soi-disant beaucoup d’argent liquide sur eux, font fantasmer toutes les racailles de la ville qui s’organisent en groupes pour attaquer ces proies faciles. Les plaintes pour vol et agressions ont triplé en un an. Ceci malgré le fait que les victimes ne portent que rarement plainte. Ce qui donne une idée de cette razzia raciste anti-chinoise.

- À ce sujet, on n’a pas vu, dans la manif de ce dimanche, ni le MRAP (mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), ni la LICRA (ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), ni SOS Racisme…

- SOS Racisme, dont Pierre Desproges disait : « J’adhérerai à SOS Racisme lorsqu’ils mettront un « S » à racisme…

- On n’a pas vu non plus tous ces « Abou » nazislamistes prompts à s’enflammer pour la défense d’autres immigrés. Il est vrai que les Chinois n’ont pas le temps de prier cinq fois par jour : ils travaillent ou étudient, eux !

- Eh, Loulle, ne fait pas de mauvais esprit ! Les agresseurs de Monsieur Zang Chaolin étaient peut-être des protestants radicalisés, des cathos traditionalistes, voire des mormons. Il y a une telle omerta dans la presse concernant l’identité des suspects arrêtés qu’on peut tout envisager…

- Ben voyons !

- Le laxisme des autorités dans ces heurts intercommunautaires est grave Loulle. Il est dicté par de basses considérations électorales. Pour avoir la paix sociale et capitaliser les voix des banlieues, certains élus des deux bords se vautrent dans la compromission, ferment les yeux sur bien des trafics, sur des radicalisations dangereuses et restent sourds aux plaintes de cette communauté chinoise qui ne menace personne, travaille et ne demande qu’à s’intégrer. Ils sont confortés dans leur attitude par le déni des pouvoirs publics et des médias complices. Il n’est pas confortable pour ces idiots utiles de l’islamisme d’accepter le fait dérangeant que « l’immigré des quartiers toujours victime des autres, des inégalités sociales », passe soudain au rang d’agresseur contre d’autres immigrés, engageant un questionnement moral qui remet un peu les choses à leurs places. La réputation des Chinois d’être une population qui réussit, qui trouve dans la discrétion sa place et s’intègre de mieux en mieux, peut être perçue comme un danger aux yeux d’autres groupes d’immigrés très revendicatifs, nourrissant un sentiment de victimisation vis-à-vis d’une France terre d’accueil, accusée régulièrement à tort de racisme pour expliquer des difficultés d’intégration. Le danger, c’est que la communauté chinoise, se sentant abandonnée par l’État censé les défendre, se constitue en ligues d’auto défense. Ce qui donnerait des affrontements graves entre communautés, comme c’est le cas en Angleterre, pays champion du communautarisme.

- Exact. On voit déjà ça à Calais d’ailleurs… Mais il y a une leçon positive à tirer de cette manif et des faits qui l’ont provoquée : la réussite des immigrés chinois. Ce qui veut dire que tout immigré peut réussir, à condition de ne pas s’enfermer dans un repli communautaire.

- Allez, à la nôtre et… Tchine, Tchine !

 

Illustration: merci à Chimulus

04/09/2016

Gastronomie érotique antiraciste!

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Josiane


Elle venait de Caen, moi j’arrivais de Cannes,
Ses yeux étaient d’azur, son nom était Josiane.
Au prétexte d’un cours qu’elle avait dû manquer
Je suis monté chez elle, près du quai Malaquais.

Pour gravir sept étages, aux pieds j’avais des ailes,
Josiane m’attendait, une Noire avec elle.
J’ai saisi dans quel piège je m’étais fourvoyé
Quand les deux nymphomanes se sont déshabillées.

Prestement, goulûment, ces houris me dénudent
Elles m’offrent leur bouche en guise de prélude,
Une Noire, une Blanche sur mon corps excité,

Jouent une toccata d’amour et de gaieté.
Caressé, embrassé et violé sans ambages,
J’ai subi, sous leur joug, le plus doux des outrages !

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La langue d'agneau aux figues

— Ben mon cochon, Victor, faut avoir la santé
Pour un combat d’amour avec ces excitées !
Violé par deux souris… Tu réalises en somme
Le fantasme érotique que préfère les hommes !
Tous rêvent de subir les assauts sensuels,
Tous rêvent d’être un jour simple objet sexuel,
Pour deux filles en feu s’accordant sur leur corps,
De mourir de plaisir et de crier “ Encor ! ”
Une Noire, une Blanche jouant de ton archet,
Ta substance d’amour dût vite s’assécher…
Avaient-elles prévu, tes charmantes compagnes
Un repas remontant ou au moins du champagne ?
— Tout juste ! Elles avaient, pour vaincre la fatigue
Mitonné de la langue d’agneau avec des figues.
C’est un plat délicat, venu du Sénégal
Et qui fait de tout homme un amant sans égal.

Tu prends deux langues par convive,
Tu les laves bien à l’eau vive,
Tu les mets dans de l’eau salée,
Avec poivre en grains et laurier,
Clous de girofle et céleri,
Une cuillerée de curry.
Pendant que ça mijote, une heure,
Tu fais revenir dans du beurre
Quelques figues bien mures coupées
Avec du gingembre râpé.
Cinq, six minutes, c’est assez,
Après quoi, tu vas déglacer
Au lait de coco : un verre
Plus le jus de deux citrons verts,
Deux cuillers du jus de cuisson
Des langues auquel, sans façon
Tu rajoutes un verre de rhum
Qui va sublimer les arômes.
Tu sors tes langues et tu les pèles,
Tu les tranches en fines lamelles
Oblongues comme des pétales.
Dans ta sauce tu les étales,
Tu couvres et fais cuire à feu doux
Car ton appareil doit réduire
Sans que ça attache surtout,
Quinze minutes vont suffire.
Rectifie le goût avec soin,
Rajoute du sel au besoin.
Dresse sur ton plat de service
En alternant figues et langues.
Ajoute quelques grains d’anis
Et de fines tranches de mangue.
Range le tout comme une fleur :
Pétales autour et sauce au cœur.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes:
- 6 langues d'agneau, - 3 douzaines de figues, - 1 rhizome de gingembre frais, - 1 mangue, - 1 côte de céleri, - 3 cuillerées à soupe de carry, - lait de coco, - 6 citrons (verts si pos-sible), - 1 verre de rhum agricole, - sel, - poivre en grains, - laurier, - graines d'anis.

Les vins conseillés:
Le choix en symbiose privilégie des vins rouges très aroma-tiques, avec des notes épicées et du corps, ce qui est le cas de la plupart des Côtes-du-Rhône Villages: Saint-Gervais, Laudun, Rousset-les-Vignes, Vinsobres, Beaumes-de-Venise, Roaix, Séguret.
En vins du Languedoc, les Saint-Chinian, Fitou, Faugères, Corbières.
En vins de Provence, les Bandol, Cogolin, Puyloubier, Pierrefeu.
Le choix en opposition vous dirige vers des rosés ronds et chauds: Tavel, Lirac, Saint-Maurice, Saint-Pantaléon, Caromb ou Bédoin dans les Ventoux.
En Languedoc, Saint-Saturnin, Costières-de-Nîmes.
En vins de Provence, les Coteaux-varois.

03/09/2016

Ouiquinde érotique: les deux paradis de Frédillo

 

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Les deux paradis

 

J’aime ce qui, semblable à quelques fleurs mystiques,

S’épanouit ainsi qu’un lotus rose et noir,

Près du val de ton sexe, Ô femme ! Et chaque soir

Je veux en effeuiller un pli problématique.

 

Avec sa porte à deux battants, son promenoir,

J’aime ton con, plus vaste et plus énigmatique,

Calice humide où pleut l’averse spermatique

Et qui sert à mon nœud de cuve et d’entonnoir.

 

Évoluant de l’un à l’autre en mes caresses,

Du dôme de ton ventre aux rondeurs de tes fesses,

J’explore le versant, le gouffre et le sommet

 

Et je crois, énervé de volupté subtile,

Entrevoir dans ton cul le ciel de Mahomet

Et dans ton con le paradis des Évangiles.

 

Frédillo

 

In: Feuilles à l’envers recueillies par un Bourguignon


 

Photo X – Droits réservés

 

02/09/2016

Pendant le bronze-cul estival, les cumulards s'agitent !

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C’est souvent l’été - pendant que les Bonkons se bronzent la couenne en bikini ou se trempent la viande en burkini - que les caïds de l’embrouille qui pullulent parmi les Zélus font leurs sales coups.

Ainsi, le 8 d’août, soixante et dix-neuf sénateurs LR (UMP) ont déposé subrepticement, en se planquant, presque honteux, comme s’ils avaient pété dans la sacristie, une « proposition de loi organique » (enregistré à la Présidence du Sénat le 8 août 2016 sous le n° 818 ) visant à repousser aux calendes grecques l’application de la loi contre le cumul des mandats. 99 des 199 députés LR ont fait de même à l’Assemblée nationale.

Venant des amis de Sarko, on peut s’attendre à tout, mais le même jour et même avant eux, onze sénateurs PS avaient déposé une « proposition de loi organique » identique (enregistré à la Présidence du Sénat le 8 août 2016 sous le n° 816 ).

Allez, n’ayons pas peur de jouer les balances : vous trouverez leurs noms ici (1) pour les sénatrices et sénateurs Les Républicains (UMP) et là (2) pour leurs collègues Parti Socialiste.

Cette loi sur le non-cumul des mandats (interdisant à un parlementaire d’exercer une fonction exécutive locale), votée en 2013, doit prendre effet en juin 2017 pour les députés, en septembre 2017 pour les sénateurs. Ce qu’une loi fait, une autre peut le défaire, et on peut compter sur la droite, si elle revient – hélas – au pouvoir, pour abroger celle-ci, qui plaît tant aux Français et que rejettent avec tant de vigueur les « Zélus ».

Les uns comme les autres agitent le même prétexte : il s’agit de retarder, de trois ou quatre ans, l’entrée en vigueur de la loi anti-cumul, pour l’appliquer une fois terminés les mandats actuels des maires (en 2020) et des présidents de conseils généraux ou régionaux (en 2021). Tout ceci, évidemment, pour ne pas troubler le jugement des électeurs. Ben voyons !

D’un bord comme de l’autre, c’est l’entente cordiale. À défaut de lutte des classes, c’est la lutte des places !

Aucune chance de voir cette proposition de loi adoptée à l’Assemblée nationale avant la fin de la législature, mais au Sénat, c’est différent puisque la droite y est majoritaire. Adoptée par le Sénat, elle pourrait donc l’être aussi par l’Assemblée nationale dans le mois suivant sa mise en place. Ce qui risque d’arriver si la droite revient au pouvoir. Dès lors les cumulards auraient gagné.

Le Parti Socialiste, comme son frère ennemi (encore que ? !) Les Républicains, c’est deux tiers de membres déjà élus et un tiers qui aspire à l’être ! Hors de ces deux grosses machines, point de salut pour qui veut faire de la politique un métier, alors que c’est une mission, quasiment un sacerdoce. On comprend dès lors les coups de frein violents et récurrents des caciques du parti qui ne veulent en aucune manière lâcher le fromage dont ils se gavent. Le PS, comme le PC regorgent de ces « notables », caciques locaux voire satrapes qui se croient élus de droit divin. Et ils ne veulent pas le lâcher le morceau ! La droite, protectrice de toutes les magouilles, est évidemment sur la même ligne.

De droite ou de gauche, un seul vainqueur : le mandarinat et donc la paralysie du système. Des maires, des présidents d’exécutifs régionaux réélus pour la troisième, la quatrième, voire la cinquième fois… Et qui sont aussi députés, sénateurs, députés européens. Désolant de konnerie. Révoltant d’inefficacité.

Comment un élu peut-il apporter encore quelque chose à ses concitoyens lorsqu’il est englué dans la routine et, surtout, le clientélisme !

Car ne nous leurrons pas, toute réélection doit autant sinon plus au renvoi d’ascenseur qu’au travail réalisé pendant la mandature.

Au premier mandat, un maire, un conseiller général ou régional, un député voire un président de la République, ont un enthousiasme, un élan, des idées à faire passer, une équipe soudée et volontariste autour de lui. Il a le temps et peut s’exprimer dans les faits.

Au second mandat, les choses changent. Un bon ami, élu d’une ville moyenne, m’a avoué : « le travail principal d’un élu en place, c’est de se faire réélire ! » Il y donne l’essentiel de son temps et de sa force. Et il a des comptes à rendre à ceux qui l’ont aidé dans sa conquête du pouvoir. « - Qui t’a fait duc ? - Qui t’a fait roi ? ».

Quant au troisième mandat et plus si affinités, il est toujours et uniquement sous le signe de la routine et des compromissions innombrables à gérer.

Que peut encore apporter un élu qui est en place depuis des décennies ? Rien, sinon stériliser le terrain sur lequel il sévit, décourager les volontés, neutraliser tout dynamisme, ficelé qu’il est dans le clientélisme.

Un seul mandat et une seule mandature. Voilà ce qu’il faut. Les politicards professionnels, basta !

(1) : MM. Philippe MOUILLER, François BONHOMME, Mme Agnès CANAYER, MM. Mathieu DARNAUD, Jean-Baptiste LEMOYNE, Didier MANDELLI, Cédric PERRIN, Pascal ALLIZARD, Gérard BAILLY, Mme Annick BILLON, MM. François CALVET, Christian CAMBON, Michel CANEVET, Jean-Pierre CANTEGRIT, Jean-Noël CARDOUX, Mme Caroline CAYEUX, MM. Gérard CÉSAR, Daniel CHASSEING, Alain CHATILLON, François COMMEINHES, Philippe DALLIER, René DANESI, Mmes Catherine DEROCHE, Jacky DEROMEDI, Marie-Hélène DES ESGAULX, Chantal DESEYNE, Catherine DI FOLCO, Nicole DURANTON, M. Louis DUVERNOIS, Mme Dominique ESTROSI SASSONE, MM. Michel FORISSIER, Jean-Paul FOURNIER, Christophe-André FRASSA, Mme Françoise GATEL, MM. Jacques GENEST, Bruno GILLES, Mme Colette GIUDICELLI, M. Daniel GREMILLET, Mme Pascale GRUNY, MM. Charles GUENÉ, Loïc HERVÉ, Michel HOUEL, Jean-François HUSSON, Mmes Corinne IMBERT, Sophie JOISSAINS, M. Claude KERN, Mme Élisabeth LAMURE, MM. Daniel LAURENT, Antoine LEFÈVRE, Dominique de LEGGE, Jean-François LONGEOT, Gérard LONGUET, Mme Vivette LOPEZ, MM. Alain MARC, Hervé MAUREY, Jean-François MAYET, Pierre MÉDEVIELLE, Mmes Marie MERCIER, Brigitte MICOULEAU, M. Alain MILON, Mme Patricia MORHET-RICHAUD, MM. Jean-Marie MORISSET, Christian NAMY, Louis-Jean de NICOLAY, Philippe PAUL, Xavier PINTAT, Louis PINTON, Rémy POINTEREAU, Mme Sophie PRIMAS, MM. Henri de RAINCOURT, Bruno RETAILLEAU, Charles REVET, René-Paul SAVARY, Michel SAVIN, Bruno SIDO, André TRILLARD, Mme Catherine TROENDLÉ, MM. Michel VASPART, Jean Pierre VOGEL et Jean-Léonce DUPONT.

(2) MM. Jacques MÉZARD, Guillaume ARNELL, Luc CARVOUNAS, Joseph CASTELLI, Yvon COLLIN, Philippe ESNOL, François FORTASSIN, Mmes Samia GHALI, Françoise LABORDE, MM. Jean-Claude REQUIER et Raymond VALL.

 

 

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01/09/2016

Au Brésil, le triomphe des vautours.

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Les lampions des Jeux Olympiques sont éteints, les factures restent. Et les politicards les plus corrompus du Brésil viennent de finaliser leur coup d'état avec la destitution de Dilma Rousseff, la présidente régulièrement élues. En arrière-plan, les manœuvres de la CIA.Comme au Vénézuela et ailleurs Amérique du Sud.

Dilma Rousseff, et avant elle son mentor Lula, ont réussi un pari fabuleux : transformer radicalement le pays, en faire une puissance émergente, imposer des règles de fonctionnement démocratique et établir une sorte de "new-deal" interne, qui a permis à 60 millions de Brésiliens de passer, en deux mandats, du statut de pauvres à celui de personnes à revenu acceptable. Tout le monde y a gagné : les Brésiliens, dont le niveau de vie s’est nettement amélioré, les entreprises, qui ont vu leur marché s’élargir, et le Brésil, qui changé de statut.

Mais la bourgeoisie a mal digéré cette situation. Elle est « offusquée » du fait que des anciens crève-la-faim atteignent des niveaux de vie décents. Elle ne se satisfait pas de sa condition de classe dominante. Elle exige des conditions qui lui permettent d’exploiter sans entrave la force de travail dont elle dispose : les plus pauvres, les sans-terres. Et les classes moyennes sont exaspérées non pas parce que leur niveau de vie se dégrade mais parce qu’elles voient les plus démunis gagner un peu plus de droits ! Cette pseudo-élite ne reconnaît le principe de majorité que lorsqu’il répond à ses intérêts…

La droite arbore sans complexe des idées carrément fachos : le retour à des valeurs autoritaires, le droit au port d’armes pour tous, l’abaissement de la majorité pénale, le refus de politiques d’« assistance » (allocations familiales, quotas de discrimination positive dans les universités) à destination des plus pauvres, des plus déshérités comme les noirs, les Indiens, les Haïtiens immigrés, mais encore les homosexuels. Il s’est ainsi constitué un front de conspirateurs qui réunit des juges, des procureurs, des agents de la police, des associations du patronat, des partis politiques, des "think tanks" conservateurs, tous appuyés par une grande presse oligarchique. Ces « golpistes » sont abreuvés de fric par le patronat et sont soutenus par quelques juges plus que douteux, par l’ensemble de la presse brésilienne et bénéficient de la « compréhension » de la presse internationale aux ordres des multinationales et des marchands d’armes. Avec, n’en doutons pas, quelques coups tordus de la CIA dont Michel Temer fut un collaborateur. 

Le personnage qui s’efforce de donner une teinture démocratique au « golpe », le ci-devant Michel Temer, vice-président de Dilma Rousseff, est lui aussi mouillé jusqu’au cou dans les scandales de corruption, notamment avec le géant pétrolier Petrobras, au centre de toutes les magouilles, tout comme 60 % des sénateurs qui ont destitué la présidente.

Voilà la clique qui a réussi à foutre en l’air Dilma Rousseff. Son objectif est de s’attaquer à la souveraineté populaire, exprimée par le vote et de la mettre sous la tutelle de la magistrature dont les membres, non élus et protégés de tout contrôle social, sont engagés dans un programme de changements rétrogrades qui ne sont pas exprimés. Contre la gauche – qu’ils vomissent – tout leur est bon, y compris un putsch militaire. Ils n’en ont pas eu besoin pour l’instant. Mais le peuple brésilien, sorti brutalement de l’opium des J.O., commence à bouger. La rue populaire se réveille et si Temer ne parvient pas rapidement à des résultats probants sur le plan économique, si le chômage continue de progresser, si les inégalités se creusent, les Brésiliens ne resteront pas les bras croisés. D’autant plus que son programme est à l’opposé de celui de la présidente destituée : tout pour les patrons et les possédants et destruction de tous les programmes sociaux mis en place par Lula et poursuivi par Rousseff.

Les Jeux Olympiques, après la Coupe du monde de foot, ont détourné l’argent vers des installations somptuaires et inutiles. 10 milliards pour la Coupe du monde, plus 12 milliards pour les Jeux Olympiques. Des montagnes de fric gaspillées au détriment des écoles, des transports, des programmes sociaux. Chaque siège d’un de ces stades inutiles coûte le prix d’une maison dans une favella… Avec pour résultat, à l’abri des grands stades, la prostitution enfantine et la drogue. Et le tourisme sexuel « boosté » par les J.O.

À San Paolo, le peuple descend dans la rue. Les « golpistes » ne sont pas encore sortis de l’auberge.

 

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