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31/12/2016

Bonnes années ! On peut toujours rêver...

586753cbcd708a17d5527079bonne chance 2017 par Dubus.jpg

 

   2 comme les couillons, comme les gendarmes

   0 comme les quinquennats de Hollande et de Sarko

   1 comme tous les as

   7 comme les jours de la semaine, les salopards...

 

Illustration: merci à Dubus

30/12/2016

RACISME SANS FRONTIERE...

lamazou femmes.jpg

 

Le e-magasine « Tunisie Numérique » relate un fait divers sanglant qui donne une image désolante de ce pourtant si sympathique et si courageux pays, la Tunisie.

«  Le 24 décembre 2016, trois congolais (un jeune homme et deux jeunes femmes) se sont faits agressé au niveau du Passage à l’arme blanche par un tunisien. Le jeune homme a pu s’en sortir avec quelques blessures au bras droit grâce à sa veste qui l’a protégé. Les deux jeunes femmes ont été bien moins chanceuses puisque l’une est actuellement en réanimation tandis que l’autre, gravement blessé au couteau au niveau du cou et du visage, est entrée dans le coma. » …/… (suite de l'article ici

Cette agression est largement commenté par l'excellent magazine africain « Jeune Afrique » qui publie des témoignages édifiants sur le racisme subit par les Noirs au Maghreb. Qu'on en juge :

Paul Laurent Nyobe Lipot, 24 ans, étudiant camerounais à Sfax :

« Étudiant en génie pétrolier dans une école d’ingénieurs à Sfax, je suis également vice-président de l’association des étudiants et stagiaire camerounais en Tunisie (AESCT) et je souffre malheureusement régulièrement  d’actes, d’agressions et de paroles racistes à cause de ma couleur de peau. Ceux-ci peuvent aller de l’injure publique (« guira-guira » en référence au singe, « kahlouch » qui signifie « noir » au sens péjoratif, et j’en passe) à l’humiliation (pincement du nez pour signifier qu’on sent mauvais, moqueries gratuites, refus de s’asseoir à côté « du noir », des chauffeurs de taxis qui ne veulent pas faire monter de noirs, etc.)

Un matin, alors que j’allais en cours, des jeunes sur une moto se sont mis à m’insulter. Habitué à ces mots, je n’ai pas daigné répondre aux provocations. Ils sont alors revenus vers moi et m’ont lancé des œufs pourris. Je n’ai pas eu la force d’aller en cours ce jour-là… Et ce racisme se fait aussi parfois ressentir dans le domaine de la santé. Un jour par exemple, j’ai dû conduire une jeune étudiante camerounaise dans un centre spécialisé pour interrompre une grossesse non désirée – l’interruption volontaire de grossesse est légale en Tunisie depuis 1973. Les médecins ont refusé de lui prescrire des pilules abortives pour la simple raison qu’elle n’était pas, je cite, « arabe ».

Tout cela nous donne l’impression d’être des sous-hommes en Tunisie. Il est affligeant d’entendre les Tunisiens parler de l’Afrique comme si la Tunisie était un pays non-africain, ou de percevoir encore l’Afrique subsaharienne comme une zone de pauvreté dans laquelle les habitants n’ont aucun pouvoir d’achat. Loin de moi l’idée d’accabler tous les Tunisiens, et je garde aussi de bons souvenirs de l’hospitalité avec laquelle j’ai été accueilli, je suis fier d’apprendre auprès de ce peuple révolutionnaire.

Aujourd’hui, la Tunisie a le courage de prendre le problème au sérieux et la société civile agit pour tenter de faciliter notre intégration. La récente réaction du gouvernement est à louer, car il a enfin décidé de rompre avec la pratique du mutisme. Mais beaucoup reste encore à faire… »

Imen Guenich, 21 ans, étudiante tunisienne à Tunis :

« Ma couleur de peau n’a jamais représenté un handicap pour moi, mon quotidien ressemble à celui de toutes les jeunes Tunisiennes de mon âge. On me prend par contre souvent pour une étrangère. Plus petite, je subissais les moqueries de mes camarades de classe sur ma couleur de peau. Je sentais bien que j’étais différente et je trouvais cela injuste. Je reçois aussi parfois des réflexions et des surnoms désagréables dans la rue.

Mais avec le temps, je m’y suis habituée et j’ai même appris à en rire. Cela m’a poussé à constamment m’interroger : pourquoi le Tunisien a-t-il une image unidimensionnelle de la Tunisie ? Pourquoi, avec mes cheveux frisés et ma peau ébène, je ne peux représenter la beauté tunisienne ou arabe ? La lutte contre la discrimination raciale est principalement une lutte contre des mentalités individuelles et collective (société civile, médias, État). L’État doit d’ailleurs intervenir en premier lieu au niveau de l’éducation, car je me souviens d’ « Amadou », l’unique personnage noir des manuels scolaires désigné comme un « Africain »… comme si la Tunisie faisait partie de l’Union européenne !

La Tunisie doit pénaliser la discrimination raciale car aujourd’hui encore, au nom du racisme, des personnes agressent, volent, braquent, insultent, humilient et ségrèguent des personnes compétentes qui ont du mal à pratiquer certains métiers comme animateur télé ou hôtesse par exemple. »

On peut lire l'intégralité de l'article ici  :

Au fait, en France, la personnalité préférée des Français, c'est Omar Si et avant lui ça a longtemps été Yannick Noa.

 

Illustration: Merci à Titouan Lamazou

 

A lire aussi :

Racisme : au Maghreb, les Noirs sont-ils des citoyens comme les autres ?

Racisme en Tunisie : Saadia Mosbah, l'indignée

Tunisie : des ONG proposent une loi pour criminaliser le racisme

"Ni esclave, ni nègre" : coup d’envoi de la première campagne transmaghrébine contre le racisme

 

29/12/2016

Au bistro de la Toile : extases…

chimulus bistro copie.jpg

 

- Oh Victor! T’as les yeux en couilles d’hirondelles après ces Fêtes. C’est le petit Jésus qui t’a mis dans cet état ? Où la sainte Vierge ? Où alors t’as trop tété le vin de messe ?

- Y a un peu de tout ça Loulle. Le vieux mécréant que je suis a, comme la plupart de nos compatriotes, été élevé dans la religion catholique. Chez nous, mon père jurait gras, et c’était plus une tradition qu’une conviction. Alors lorsque j’étais minot, comme tout le monde, on m’envoyait à la messe et au catéchisme, dans une chapelle plus petite que la grande église du patelin. C’était le jeudi matin. Avec mon pote Davide, nous nous installions devant la Madone et nous la fixions d’un regard extatique. Parce que nous l’aimions la belle Madone. D’un amour physique, charnel en quelque sorte. Nous trompions Saint-Joseph avec sa bourgeoise, la belle Marie, rejoignant en cela le Saint-Esprit qui devenait ainsi en quelque sorte notre beau-frère.

La chapelle en question était occupée pour moitié par le tombeau de ce brave Innocent 5 ou 6 - j’ai retenu la marque mais pas le millésime - qui, en son temps, fut pape à Avignon. C’était un monument de pierres et de stuc, haut, avec un ciel de lit ajouré par des dentelles de pierres et, allongée, mains jointes sur la poitrine, la représentation du client qui était à l’intérieur du tombeau. Il avait une bonne gueule, avec sa tiare comme un saint-honoré à la crème posée sur la tronche et qui lui donnait un petit air mystérieux devenant franchement égrillard selon la lumière. Nous lui mettions parfois une fleur à la bouche, ce qui égayait sa posture éternelle.

Allongé comme il était, Innocent – pas si innocent que ça - semblait mater sous les jupes de Marie. Une vierge superbe, polychrome, dégageant délicatement un téton pour donner la gamelle à son minot. Le mouvement qu’elle faisait pour assurer le repas au fils putatif de Joseph l’obligeait à un déhanchement bien suggéré par les plis du drapé de son long voile. Merde, on la trouvait bandante la Marie !, Davide et moi Nous nous mettions contre le tombeau d’Innocent, planqué ainsi des regards directs du curé Tressy, au boulot devant l’autel. Et nous imaginions ce qu’il y avait sous la longue robe bleue. Les nichons, le cul, le ventre, les poils, la myntch de la Marie… Autant d’images sacrilèges qui hantaient nos esprits enfiévrés. Et lorsque Brespin, l’enfant de cœur de service, secouait son machin à encens, l’odeur envoûtante nous en suggérait une autre que nous supposions bien plus capiteuse : celle qui devait régner sous les voiles de la Marie ! Immanquablement, nos habitudes reprenaient le dessus : par les poches trouées de nos pantalons courts, nous nous astiquions l’asperge en tendant nos narines frémissantes vers la belle jeune mère de famille que nous couvions de regards enamourés.

C’est là, planqué par un vieux pape complice que nous a été donnée la révélation - non pas de l’existence de dieu, on s’en foutait complètement, Davide et moi - mais du plaisir, en retirant, après un spasme délicieux, libérateur et tellement nouveau, une main poisseuse de nos premiers jus d’hommes !

- Ben, mes saguoins ! Si tu vas en enfer, tu l’auras pas volé !

- J’espère bien Loulle. J’y connaîtrais du monde. Et en plus, c’est chauffé ! Tè ! Je lui ai fait un sonnet à la belle Marie :

Tu as su, ô Marie, toi si belle, si femme,

Illuminer mon cœur, et mon corps, et mon âme.

Ta sensualité a enflammé mon sang,

Je t’ai aimé d’amour, à l’ombre d’Innocent.

 

La douceur de ton sein, la courbe de tes hanches

L’éclat malicieux de tes grands yeux pervenche

Le parfum de ta chair, ta douce carnation

Ont allumés en moi le feu de la passion.

 

Oui, j’ai joui de toi, de tes parfums intimes

Et quand viendront pour moi les angoisses ultimes

Un sourire de toi calmera mes tourments,

 

Moi qui t’aimais d’amour, moi qui fus ton amant.

Une telle passion vaut quelques privilèges,

Car quand le cœur est pur, où est le sacrilège ?



28/12/2016

Centrales nucléaires vieillardes : elles redémarrent… avec un déambulateur !

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Pierre-Franck Chevet, président de l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN) s’entretenait ce mercredi matin avec une journaliste de France Inter. Il s’agissait de faire le point sur l’état des réacteurs du parc générateur d’électricité nucléaire du pays. Avec en arrière-plan le risque de manque d’électricité pour les périodes critiques cet hiver...

Rappelons que 21 réacteurs sur les 58 que comporte le parc ont été récemment mis à l’arrêt Sur ces 21 réacteurs, 15 ont été en maintenance technique « planifiée », donc normale, 7 ont dû subir des tests sur leurs générateurs de vapeur, potentiellement défectueux. Suite à la détection d’anomalies sur ces générateurs de vapeur, l’ASN (autorité de sûreté nucléaire) a imposé à EDF des inspections poussées sur 18 réacteurs présentant des risques sur des équipements sous pression (cuves, générateurs de vapeur et tuyauteries du circuit primaire principal) ainsi que sur des emballages de transport de substances radioactives.

À l’heure actuelle, selon l’ASN, décisionnaire en la matière, sept réacteurs parmi les huit actuellement à l’arrêt pour des contrôles sur leurs générateurs de vapeur pourront redémarrer d’ici la fin du mois de décembre. Un générateur de vapeur est un échangeur thermique qui permet de refroidir le circuit primaire qui est porté à haute température (320 °C) dans le cœur du réacteur. Le fond primaire est un composant en acier qui a la forme d’une portion de sphère située à la base du générateur de vapeur. Il permet de confiner l’eau du circuit primaire. C’est une pièce essentielle, impossible à changer une fois le réacteur en service.

À la demande de l’ASN, EDF a lancé en 2015 des analyses pour recenser les équipements de ses réacteurs en exploitation qui pourraient être affectés par une anomalie de la concentration en carbone de leur acier. Ces analyses ont conclu que les fonds primaires de certains générateurs de vapeur sont concernés par cette anomalie. Celle-ci peut conduire à des propriétés mécaniques de l’acier plus faibles qu’attendu, et remettre en cause la sûreté des réacteurs, qui repose sur l’exclusion de la rupture de ces composants.

EDF a transmis à l’ASN, par courriers des 7 octobre et 15 novembre 2016, un dossier générique destiné à justifier l’aptitude au service des fonds primaires de générateur de vapeur. Ces pièces essentielles ont été fabriquées non pas en France, mais au Japon, par l’entreprise JCFC (Japan Casting & Forging Corporation). Elles équipent des réacteurs de 900 MWe. Il a fait l’objet d’une instruction par l’ASN et l’IRSN, qui ont vérifié que les hypothèses et la méthode utilisées sont acceptables. Les hypothèses du dossier d’EDF devront toutefois être confirmées par un programme d’essais sur des pièces sacrificielles représentatives.

À la suite de cette instruction, l’ASN a formulé des demandes à EDF portant sur des contrôles complémentaires à réaliser, des mesures compensatoires d’exploitation à mettre en place ou renforcer et des compléments d’essais ou d’études à apporter à moyen terme. Chaque redémarrage de réacteur reste par ailleurs soumis à l’accord de l’ASN au vu d’un dossier spécifique.

L’ASN a rendu public le 7 avril 2015 une anomalie de la composition de l’acier dans certaines zones du couvercle et du fond de la cuve du réacteur de l’EPR de Flamanville. La détection de cette anomalie a conduit l’ASN à demander à Areva NP et EDF de tirer l’ensemble du retour d’expérience de cet évènement. Trois processus sont en cours :

- la recherche, sur d’autres composants des réacteurs d’EDF, d’anomalies techniques similaires à celle détectée sur la cuve de l’EPR de Flamanville. Cette recherche a conduit EDF à identifier des anomalies similaires sur les fonds primaires de certains générateurs de vapeur ;

- des revues de la qualité de la fabrication des pièces dans les usines de fabrication d’Areva NP qui ont permis à Areva NP de détecter des irrégularités dans les dossiers de fabrication de Creusot Forge ;

- le lancement de réflexions sur la surveillance réalisée par les exploitants d’installations nucléaires de base sur leurs prestataires et sous-traitants, le contrôle effectué par l’ASN et les mécanismes d’alerte.

Le patron de l’ASN a donné aussi une information qui va rendre caduque une promesse de plus du président Hollande, celle d’arrêter la centrale doyenne du parc français, celle de Fessenheim. Celle-ci a reçu le feu vert de l’ASN pour fonctionner… encore dix années ! Tremblez, Alsaciens, Allemands et autres voisins de cette vieillerie…

Et la France continue de s’enferrer dans cette industrie du passé. Il faudra entre 50 et 60 milliards d’euros pour permettre aux réacteurs français de rempiler pour 10 ans. Comment peut-on être aussi ringard ?

Pendant ce temps, l’industrie, la recherche, la technologie allemandes ont œuvré, et de belle manière. Ils sont très avancés en matière d’éoliennes, de photovoltaïque, de géothermie, d’économie d’énergie, de bâtiments à bilan énergétique neutre, etc. Toutes matières neuves, d’avenir, pourvoyeuses d’emplois et de devises à l’exportation.

Pendant ce temps, nous construisons à coups de milliards toujours plus nombreux un EPR ringard puisque n’étant que le prolongement technologique des centrales existantes. Et menacé d’arrêt avant même sa mise en route… Pendant ce temps, nous imposons à nos voisins Allemands, Belges, Luxembourgeois, Suisses le danger d’une centrale de Fessenheim à bout de souffle.

De plus, l’arrêt de toutes les centrales allemandes en implique le démantèlement. Opération particulièrement délicate (les Français n’ont pas encore réussi, depuis vingt ans, à démanteler leur petite et vieille centrale de Brennilis !) et pour laquelle les Allemands vont acquérir – on peut leur faire confiance - une maîtrise, un savoir-faire et donc des marchés mondiaux juteux qui auraient dû, logiquement, nous revenir, nous qui sommes les champions mondiaux des technologies nucléaires ! Cocus et battus les Français…

Enfin, l’avance allemande en matière d’énergies renouvelables et d’économie d’énergie va se transformer en suprématie. L’Allemagne aura un train économique d’avance sur la France et caracolera à la tête de l’Europe.

Il faudra s’en rappeler au printemps prochain, dans l’isoloir : pas de bulletin pour les candidats ne mettant pas explicitement dans leur programme la sortie programmée et définie dans un temps raisonnable (20 ans) non pas seulement du « tout nucléaire » mais DU NUCLEAIRE.

 

Source: https://www.asn.fr/Informer/Actualites/Situation-des-gene...


Illustration X - Droits réservés

27/12/2016

Paul Hueur et Paul Hué s'engueulent.

 

 

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- Oh là ! Sieur Paul Hué, vos vaches pètent trop

Il vous faudra réduire leurs délires ventraux

Car leurs rots et leurs pets, ce sont du gaz méthane

Qui risque de changer nos prairies en savanes.

- Oh là ! Sieur Paul Hueur, rengainez vos leçons !

Que sont nos pets de vaches comparés au boxon

Que génère sur terre l’hyper consommation

De vos sociétés, vos « civilisations »

Basées sur le paraitre et sur le racolage,

Sur l’avoir plus que l’être, et où le gaspillage

Est le mode normal de concevoir la vie,

Où l’on prend, casse et jette au gré de ses envies.

- Notre mode de vie n’est pas négociable

Vous feriez comme nous si vous étiez capables !

De quoi donc rêvez-vous dans vos sombres gourbis ?

De bagnoles, de viandes, d’alcools, de beaux habits,

De maisons confortables à l’air conditionné,

De piscines, de plages, de routes bétonnées.

D’ailleurs que faites-vous quand vous avez des thunes ?

Une station de ski au milieu de vos dunes…

- Qui nous pollue la tête avec ces âneries ?

Vos programmes télé avec leurs konneries.

N’avons-nous pas le droit d’être aussi kons que vous ?

Nous marchons sur vos traces, cependant, je l’avoue,

Ces travers me désolent et me mettent en rage

Mais avant d’arriver au niveau de carnage

Que vous faites subir à l’environnement

Nous avons de la marge pour vivre décemment.

Quand un Indien produit une tonne de carbone,

Vous, les Zétazuniens en produisez vingt tonnes

Et dix tonnes en Europe. Mais zéro en Afrique !

C’est à vous d’arrêter vos pollutions chroniques !

- De quoi vous plaignez-vous ? Vous êtes bien contents,

Sûrement pas le peuple, mais vous, les dirigeants

D’accepter nos déchets à pleines palanquées

Car nous vous payons cash pour que vous les planquiez,

Qu’ils soient radioactifs, domestiques ou chimiques !

Euros, yens ou dollars, tout est bon pour vos cliques…

- Taisez votre cynisme, et gardez vos poubelles.

Car par la corruption vos actions criminelles

Saccagent nos contrées, empoisonnent nos gens,

Les poussent à émigrer pour trouver quelque argent.

C’est vous qui polluez depuis bientôt deux siècles.

Vous voudriez en plus nous imposer vos règles ?

C’est à vous de payer ! Vous tuez la nature

Et voulez que ce soit nous qui fassions ceinture ?

Le monde va crever ? Nous n’y sommes pour rien !

Si vous ne casquez pas, on ne répond de rien…

 

VictorAyoli

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

26/12/2016

Gastronomie de lendemain de bringue : « l'aïgo boulido »

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L'aïgo boulido

Sauvo la vido

Ainsi dit-on en terres provençales

Lorsqu'après les agapes calendales

L'estomac demande grâce

Tripes et foie aussi, hélas...

Lorsque l'esprit se trouble,

Et lorsque l'on voit double.

Il s'agit d'un soupe très, très facile à faire

Qui chasse les miasmes des fêtes calendaires,

Faites bouillir un litre d'eau salée

Et dès l'ébullition, arrêtez sans délai,

Jetez dans le liquide frémissant, apaisé,

Six à huit gousses d'ail épluchées, écrasées,

Une branche de sauge, du thym, du romarin

Deux feuilles de laurier, poivre et sel marin.

Vous couvrez et laissez infuser dix minutes.

Respirez les fragrances s'échappant en volutes !

Mettez dans les assiettes des croûtons frottés d’ail,

Du gruyère râpé, pas d'autres victuailles.

Versez votre bouillon, soupe peu nutritive,

Parfumée, à la fin, de bonne huile d'olive.

 

Ingrédients pour six personnes :

Un litre d'eau, sel, poivre, six gousses d'ail, sauge, thym, romarin, laurier, gruyère ou emmental râpé, croûtons frottés d'ail, huile d'olive.

 

Boissons pour accompagner :

Rien !

 

Photo X - Droits réservés

 

24/12/2016

La crèche et le premier Réveillon selon Sein-Cavanna

crèche comique 1.jpg

 

Résumé des chapitres précédents.

Par dessein politique plutôt que par passion amoureuse, Dieu séduit la vierge Marie et lui fait un enfant. Joseph, fiancé de la jeune fille, prend d’abord mal la chose. Mais au fond c’est une bonne pâte et il se résigne au ménage à trois, quoiqu’il ne puisse se débarrasser tout à fait de l’habitude d’ouvrir les placards pour voir si Dieu, en caleçon, n’y est pas caché. La vierge Marie accouche dans des conditions d’hygiène déplorables. Le petit Jésus naît de père inconnu. Jusqu’ici, tout ça n’est pas très moral. C’est parce que Dieu n’est pas encore chrétien. Patience !

 

 .../...

 1. Et après que les anges se furent retirés dans les profondeurs du ciel, les bergers s’entre-regardèrent et se dirent les uns aux autres  : « Mouais… »

 2. Et ils dirent encore : « Bof ! » Et puis : « Allons toujours voir, ça ne peut pas être plus moche qu’ici. » Et ils descendirent tous à Bethléem, et quant aux moutons, qu’ils se gardent donc tout seuls, on ne peut être partout à la fois.

 3. Et les bergers furent dans Bethléem, et ils cherchèrent la crèche, et voici. Des crèches, ce n’est pas ce qui manquait, à Bethléem.

 4. Et toutes ces crèches étaient pleines de gens venus pour le recensement et qui n’avaient pu trouver de place dans l’hôtellerie.

5. Et parmi ces gens il y avait une grande quantité d’enfants nouveau-nés, car la fin décembre vient juste neuf mois après le début d’avril, qui est l’époque charmante des fleurs nouvelles et de l’herbe douce, et aussi l’époque où le bas-ventre des hommes se pousse de la tête en avant comme un bélier fougueux, et aussi l’époque où les talons des femmes deviennent ronds et peu stables et les font basculer en arrière.

 6. Et, devant cette abondance de Sauveurs, les bergers furent embarrassés. Et ils entraient dans toutes les crèches, et ils demandaient : « Le Sauveur, c’est ici ? On vient pour la chose de l’adoration. »

 7. Et les gens entassés dans les crèches répon­daient : « On connaît, le coup du Sauveur ! Pas­sez votre chemin, va-nu-pieds, il n’y a plus de place ici. » Et ils leur jetaient des trognons de choux et des excréments.

 8. Et les bergers furent découragés, et à la fin il ne restait qu’une seule crèche à visiter.

 9. Or cette crèche était celle où étaient Joseph, Marie et le petit Jésus. Elle se trouvait à l’autre bout de la ville, dans les faubourgs, c’est pourquoi ils ne l’avaient pas encore trouvée. Et, la voyant, ils la reconnurent aussitôt.

11. Car il y avait un écriteau à la porte, et cet écri­teau disait :

VENEZ VOIR

en chair et en os,

le seul, le véritable, l’incomparable MESSIE

Fils de Dieu,

Vraie Vie de Vraie Vie,

Lumière de Lumière,

Flambeau de Flambeau,

dit aussi

CHRIST

et

VERBE

et

AGNEAU DE DIEU

La seule bête au monde

à être née d’une vierge.

(On peut voir et toucher.)

Une stupéfiante curiosité de la nature.

Entrée : 1 drachme

Militaires et bonnes d’enfants  : demi-tarif.

12. Et tout autour il y avait des écriteaux plus petits qui disaient : « UNIQUE ! » « SENSATIONNEL ! » « RENVERSANT ! »,

13. Et Joseph, devant la porte, criait : « Entrez, entrez ! Le spectacle va commencer ! »

14. Et les bergers virent cela, et ils dirent : « Mais nous n’avons pas de drachmes ! Nous sommes de pauvres bergers. »

15. Et Joseph dit  : « Ah, c’est vous, les bergers ? Vous n’êtes pas en avance ! Pour les figurants, c’est par la porte de derrière. Faites le tour. »

16. Et les bergers entrèrent dans la crèche, et ils virent l’enfant Jésus sur sa paille, et ils s’agenouillèrent en rond tout autour de lui, et ils lui offrirent les cadeaux qu’ils avaient apportés.

17. Or les uns avaient apporté du fromage de brebis, d’autres de la laine de brebis, d’autres du pot-au-feu de brebis, d’autres des yeux de brebis pour jouer aux billes, d’autres du placenta de brebis pour faire des farces sales, d’autres des cornes de brebis pour jouer au cocu, d’autres des intestins de brebis pour faire des préservatifs, d’autres des crottes de brebis pour remplacer les olives dans le Martini, d’autres des têtes de brebis pour faire des lampes de chevet, d’autres des anus de brebis pour faire des bagues de fiançailles,

18. Et les petites bergères aux joues rondes, qui n’avaient rien apporté parce que les brebis étaient plus fortes qu’elles, retroussaient leur petite jupe et montraient leur zizi à l’enfant Jésus pour le faire rire.

19. Et les passants qui passaient payaient une drachme, et ils entraient dans la crèche, et ils voyaient toutes ces merveilles, à savoir :

20. Le petit Jésus sur sa paille qui riait aux anges à cause des zizis des bergères, et la Sainte Vierge qui faisait voir sa virginité et pour ceux qui voulaient toucher c’était une drachme de plus, et les bergers alentour qui jouaient au poker les troupeaux de leurs maîtres, et le Saint-Esprit qui volait comme un fou et se cognait aux poutres parce qu’une chouette voulait le sodomiser, et Joseph qui expliquait bien tout et qui disait à la fin : « Voilà. La visite est terminée. N’oubliez pas le guide, s’il vous plaît. »

21. Or le bœuf et l’âne étaient tout resserrés dans un coin, et ils pensaient dans leurs têtes de bœuf et d’âne des pensées de bœuf et d’âne, et ces pensées étaient moroses, et ces pensées étaient telles :

22. « Ce dieu des hommes ne manque pas d’un certain culot pour venir ainsi naître dans une étable habitée sans même demander leur avis aux habitants,

23. Et pour souiller leur litière toute fraîche de sang noir et de placenta, sachant bien qu’il n’y a rien de répugnant pour des animaux herbivores.

24. Et ils se disaient encore que tous ces gens qui piétinaient leur bonne paille avec leurs pieds sales, et qui prenaient toute la place, et qui gueulaient à tue-tête leurs alléluias, et qui brûlaient des choses qui puent dans dès trucs j : dorés, qu’auraient-ils pensés, ces sans-gêne, si le dieu des bœufs, ou celui des ânes, avait décidé de naître - d’une ânesse ou d’une vache vierge, cela va sans dire - au beau milieu de leur salle à manger, hein, hein ?

25. Et l’âne dit au bœuf, dans son langage d’âne : « En vérité, en vérité je te le dis, frère bœuf, ceci ne saurait contenir rien de bon pour nous. Quand les hommes se réjouissent et honorent leurs dieux, c’est en premier lieu les bœufs qui en font les frais, et aussi les veaux, les moutons, les oies, les dindes et les poulets. Et l’âne a beau être un animal impur, sa graisse est bien assez pure pour faire des bougies. »

  26. Et le bœuf et l’âne sentirent la crainte tordre les boyaux de leur ventre, et ils fientèrent leur fiente suivant l’usage et la coutume de leur espèce, savoir  : l’âne crottant son crottin, le bœuf bousant sa bouse.

27. Or la foule dans la crèche était toujours plus nombreuse, et à la fin quelqu’un dit : « C’est ce bœuf et cet âne qui tiennent toute la place. Et ils répandent sur nous leur fiente de puanteur et de calamité. »

28. Et ce quelqu’un dit encore : « Écoutez, ô frères qui croyaient en Jésus, j’ai une idée. Tuons le bœuf et faisons-le rôtir, et faisons un banquet en l’honneur de tout ça. »

29. Et il dit encore : « Quant à l’âne, tuons-le aussi, bien qu’il soit impur, et prenons sa graisse, elle sera bien assez pure pour fondre des bougies. »

30. Et tous les autres dirent « Alléluia ! » et ils tuèrent le bœuf et l’âne, et ils firent rôtir le bœuf, et ils fondirent l’âne en bougies, et les bergers coururent chercher leurs moutons, et l’on tua les moutons, et on les fit rôtir, et d’autres allèrent quérir des volailles de toute sorte selon leur espèce, et d’autres rapportèrent des marrons pour les coudre dans le tendre ventre des volailles,

31. Et d’autres coururent jusqu’à la mer salée, et ils plongèrent dans la mer, et ils arrachèrent l’huître pensive à son rocher natal, et d’autres rapportèrent des tonneaux de vin,

32. Et l’on mangea, et l’on but, et l’on rota, et l’on vomit, et au dessert on distribua des chapeaux de papier, et des serpentins, et des mirlitons dérouleurs, et l’on se mélangea un peu dans la paille, et le lendemain tout le monde fut malade, et on en parla pendant toute une année,

33. Et ce fut le premier réveillon.

 

Illustration: Merci à Delize

23/12/2016

Hosannah! Hosannah! La Nativité selon Sein-Cavanna

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La Nativité selon Sein-François Cavanna

/...

1. Or Joseph vit le ventre de Marie, et il demanda : « Qu'est cela ?»

2. Et Marie lui répondit qu'il ne devait pas aller imaginer je ne sais quelles bêtises, que ce n'était pas du tout ce que n'importe quel imbécile pourrait penser à première vue, qu'il fallait examiner tout ça bien posément entre gens civilisés, et d'abord prends donc un siège et bois un petit coup de ratafia, et ne quitte pas ta laine, te voilà tout en nage, un chaud et froid est si vite attrapé. Là ... Voilà, mon gros Jojo, encore une petite goutte ?

3. Et elle lui raconta l'ange, et l'opération du Saint-Esprit, et le tressaillement de l'enfant dans sa cousine, et les Prophètes qui avaient prédit tout ça mot pour mot, si, si, je t'assure, tu n'as qu'à regarder toi-même, tel et tel chapitre, tel et tel verset, les hommes vous êtes bien tous les mêmes, vous faites des tas d'histoires pour les choses les plus simples.

4. Et Joseph retourna dans sa maison, et il n'était pas sûr d'avoir tout compris, et il se coucha en pensant à tout ça dans sa tête, et il se disait que c'était bien la peine d'avoir attendu si longtemps avant de se marier pour se faire finalement faucher sa fiancée par le Seigneur, un type encore plus vieux que lui, si on veut aller par là.

5. Et puis il s'endormit. Or un ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, tout ce que t'a dit Marie est vrai. Ne crains point de la prendre pour épouse, car ce qu'elle a conçu se trouve en elle par l'opération du Saint-Esprit .

6. Et elle enfantera un fils auquel tu donneras le nom de Jésus afin que soit accompli ce que le Seigneur Dieu a dit par Son prophète : « Voici. Une vierge sera enceinte, et elle enfantera un fils, et on le nommera Emmanuel, ce qui signifie : Dieu avec nous ». (Jésus ou Emmanuel ? Si vous trouvez que tout ça ne fait pas très sérieux, reportez·vous à l'Évangile selon saint Matthieu, l, 21-22-23.)

7. Alors Joseph fut convaincu. Et il se dit en lui-même que, bof, puisqu'il était écrit qu'il fallait qu'il y passe, autant que ce soit par le Seigneur.

8. Et il se dit encore qu'il s'en tirait même plutôt bien, car les Prophètes auraient tout aussi bien pu écrire qu'il devait l'être par le facteur.

9. Et, sur son élan, il continua à penser dans sa tête - la pensée, c'est comme ça quand on commence on ne sait jamais où ça va vous emmener - que la Bible tout entière n'avait été écrite que pour prédire par qui il serait fait cocu, lui, Joseph.

10. Et, certes, c'était pas tout le monde qui pouvait en dire autant.

 

1. Et donc Joseph épousa la vierge Marie.

2. Or; les premiers temps, il était un peu gêné, à cause du gros ventre de la jeune épousée, et à cause des gens qui le montraient du doigt et riaient sur lui.

3. Et Joseph dit aux gens: «Sachez que cette femme, mon épouse, est vierge comme le jour où sa mère la mit au monde. Et je ne l'ai moi-même jamais touchée, bien qu'elle soit mon épouse devant la loi.

4. Or les gens rirent de plus belle. Alors Joseph leur dit : «L'ange m'a très bien expliqué cela, mais je ne me rappelle pas tout. Cependant, je peux vous faire voir. »

5. Et Joseph emmena les gens dans sa maison, et il pria Marie de leur faire voir sa virginité, et c'était une très belle virginité, car Marie était fort brune et bien dodue

6. Et les gens s'étonnèrent, et ils n'en crurent pas leurs yeux, et ils dirent : «Nous n'en croyons pas nos yeux !»

7. Et Joseph leur dit : «Vous pouvez toucher. Mais n'appuyez pas trop fort, s'il vous plaît. »

8. Et les gens touchèrent, et ils furent convain­cus.

9. Et ils allèrent partout portant la bonne parole.

10. Mais certains, dont le cœur était perverti, dirent que peut-être c'était là le résultat d'un coït contre nature qui aurait défoncé une cloison d'entre les fragiles cloisons que l'Éternel a placées entre l'orifice excrémentiel et la porte des bénédictions. Le monde est si méchant.

10. Quoi qu'il en soit, les gens accoururent toujours plus nombreux pour voir et toucher la virginité de Marie, et Joseph la leur montra volontiers moyennant une modeste participation aux frais fixée à une drachme par per­sonne.



1. En ce temps-là, l'empereur César Auguste fit publier un édit afin que l'on effectuât le dénombrement des habitants de toute la Terre.

2. Or chacun devait aller se faire recenser à l'endroit d'où était issue sa famille.

3. Et donc Joseph quitta la ville de Nazareth, où il demeurait, et s'en alla en Judée, à Bethléem, car il était de la race de David,

4. Et Marie, son épouse, partit avec lui.

5. Et pendant qu'ils étaient à Bethléem, le temps auquel elle devait accoucher arriva.

6. Or il n'y avait point de place à l'hôtellerie, à cause de la grande affluence du recensement, et ils finirent par s'installer dans une étable.

7. Et Marie accoucha, et elle eut très mal, car le passage n'avait point été ouvert et assoupli par l'action du membre de l'homme, ainsi qu Il est d'usage,

8. Et elle pensa que si Dieu avait voulu Se faire un petit peu souffrir pour sauver les hommes, c'était Son affaire,

9. Mais que ce n'était en tout cas pas une raison pour la faire souffrir plus que son compte, elle à qui l'On n'avait pas demandé son avis.

10. Et tout ça parce que Monsieur ne voulait pas naître comme tout le monde, et qu'il fallait toujours qu'Il Se fasse remarquer !

11. Ça prétend vouloir partager le destin des hom­mes, et vivre, et souffrir, et mourir comme un homme ordinaire, et Ça commence par naître d'une vierge, comme si c'était vraiment là le cas de tout un chacun, je vous demande un peu !

12. Ah, là là, ces aristocrates, quand ça veut jouer au peuple, c'est bien tous les mêmes, Trianon et compagnie.

13. Or il y avait dans la crèche un âne, et il y avait aussi un bœuf.

14. Et c'était la divine Providence qui les avait mis là afin que le petit eût de quoi se nourrir.

15. Car la divine Providence est comme ça : pleine de bonnes intentions, mais pas très renseignée.

16. Et l'âne et le bœuf essayèrent de toutes leurs forces d'avoir du lait, mais ils eurent beau pousser, ce n'est jamais du lait qui sortit. Les miracles, ça ne fonctionne que quand on n'en a pas vraiment besoin.

17. Or il y avait une campagne autour de Bethléem, et dans cette campagne il y avait des bergers qui gardaient leurs moutons.

18. Et les moutons faisaient une mine renfrognée, et ils bêlaient des bêlements mécontents, car on était dans la nuit du 25 décembre, et il n'est pas coutume d'emmener paître les moutons au cœur de l'hiver, et ils ne trouvaient à brouter que de la neige, et ils se gelaient les pattes,

19. Mais la divine Providence s'était avisée au dernier moment que ce serait plus joli avec des bergers, et alors elle avait arrangé ça en vitesse, et en effet c'était très joli très réussi, et il faut avoir le cœur bien sec pour aller chicaner sur des détails.

20. Tout à coup, une grande lumière entoura ces bergers, et du firmament descendirent des légions d'anges aux trompettes éclatantes.

21. Et les bergers, voyant cela, furent saisis d'une grande peur, et ils cachèrent derrière leur dos les gigots des tendres agneaux qu'ils avaient fait rôtir pour se tenir chaud au ventre, et ceux qui étaient en train de forniquer avec les brebis se reboutonnèrent discrètement.

2. Et ils se dirent entre eux : « N’était-ce donc pas assez que nos cruels patrons, les propriétaires de ces moutons, nous envoyassent garder les troupeaux aux champs par ce temps de chien ? Voilà maintenant que ces méfiants-là nous envoient ces espèces de flics emplumés afin de nous prendre sur le fait, et de compter les agneaux mangés pour les déduire de nos maigres gages, et de déceler notre jeune semence sur la laine des brebis pour nous faire payer le nettoyage ! »

23. Mais le chef des anges leur dit de sa voix formidable : « Ne craignez point, ô culs-terreux, car le Seigneur Dieu m'envoie vous annoncer une grande joie. »

24. Et les bergers répondirent : Merci, ô plume­au-cul, mais tu nous as fait une belle peur. Merci quand même pour la grande joie. Or le Seigneur, qui sait tout, sait que la seule joie qui puisse nous toucher, nous autres pauvres bergers, maintenant que nos ventres sont pleins, c'est du vin et des femmes. Pose donc les tonneaux à droite et les femmes à gauche, et dis merci au Seigneur de notre part. Bien blanches et un peu grasses de la motte, les femmes, s'il te plaît. »

25. Alors le chef des anges fit « Ts, ts... », et il roula sur son tambour un formidable roulement, et il dit : « Si vous m'interrompez tout le temps, jamais on n'y arrivera. » Et puis il fit encore tonner son tambour, et il lut ceci sur un parchemin qu'il avait apporté roulé sous son bras :

26. «Avis. Il vous est né un Sauveur dans la ville de David, et ce Sauveur est le Christ, le Seigneur, le fils de l'Éternel votre Dieu. Et les populations le reconnaîtront à ceci : Il est enveloppé de langes et couché par terre dans une étable. Il est vivement recommandé d'aller lui rendre spontanément hommage et de l'adorer. Les heures de visite seront inscrites à la porte. Qu'on se le dise ! »

27. Et l'ange frappa son tambour, et au même instant la multitude des anges souffla dans les binious et tapa sur les grosses caisses, et ils entonnèrent bien en mesure ce cantique qui n'est pas de la crotte de bique:

28.                                                      Gloire, gloire, gloire

A Dieu au plus haut des cieux !

Et

Paix, paix, paix

Sur la terre

Aux hommes, zommes, zommes

De bonne volonté!

Hosannah! Hosannah!

Cornes au cul ! (bis)

Vive le petit Jésus !

 

 

 

 

Extrait de "Les Ecritures"

"Les aventures du petit Jésus"

ISBN: 2-253-03400-2

 

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21/12/2016

Les adorateurs de LA MORT.

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Ils ont massacré. Aveuglément. Lâchement. C’est une constante chez eux. Ils ont frappé en Allemagne, le pays qui a ouvert son territoire et, dans un premier temps, son cœur à tous les migrants..

Qui sont ces « ils » ? Des adorateurs de la mort. Des musulmans fanatisés par les idées moyenâgeuses de l’islam salafiste, enfermés dans des luttes sanguinaires mais archaïques jusque dans leur vocabulaire, parlant de « croisés », de « mécréants », d'« infidèles », de « koufars ». Ils se réfèrent à une idéologie obscurantiste n’admettant aucune contradiction.

Ces « ils » sont gavés jusqu’au fanatisme des versets les plus porteurs de mort du coran, oubliant soigneusement tous les versets porteurs de miséricorde et de tolérance. Cette dérive émane d’un pays bien précis : l’Arabie saoudite, propriété privée possédée par un ramassis de tyrans. Eh ! Oh ! Pas touche Victor : ce sont des clients…

Ces créatures nourries à la haine exècrent tout ce que nous aimons, tout ce qui fait notre art de vivre : ils détestent la fête, la musique, les couleurs, le bonheur, la joie de vivre ; ils rejettent l’égalité, en particulier celle entre les hommes et les femmes ; ils vénèrent la mort, celle des autres comme la leur ; ils rejettent tous ceux qui ne sont strictement de leur secte ; ils rejettent toutes nos valeurs de tolérance envers les choix de vie y compris sexuels, le goût de la fête, le rejet de tous les tabous, l’acceptation de toutes les religions et de ne pas avoir de religion du tout, etc.

Douze morts et quarante-huit blessés en Allemagne. Mais durant la même période, il y a eu trente-huit morts au cœur d’Istanbul. Contre des flics et des gens qui sortaient d’un stade de football… Il y a eu vingt-cinq morts au Caire. Dans une église copte orthodoxe. Ils tuent bien plus de musulmans que de « koufars ». Par rapport aux hécatombes que ces tueurs d’allah ont commises en terre d’islam, les massacres en France ou en Allemagne pourraient passer pour des « dommages collatéraux »…

Si on fait le décompte macabre de tous les attentats sanglants perpétrés par cette engeance se réclamant de l’islam, leurs principales cibles ne sont pas les chrétiens, les athées, les juifs, les hindous mais les musulmans ! Des gens de la même culture, parlant souvent la même langue. Des frères mais… d’une obédience religieuse un peu différente… Ça remonte à loin. À l’héritage du patron. Les uns révèrent un pote du bédouin illuminé, le dénommé Abou Bakr, ce sont les sunnites ; les autres lui préfèrent le gendre du Mahomet, pour que ça ne sorte pas de la famille, ce sont les chiites. Et depuis l’an 632, ils se haïssent et s’entre-égorgent avec beaucoup d’entrain et de constance, à toutes les époques et sous tous les cieux. Ce sont les corollaires normaux de toutes les névroses collectives appelés « religions ».

Ces rivalités ne nous regardent pas. Mais le problème c’est qu’à cause des interventions belliqueuses auxquelles nous avons participé, dans le sillage des États-Unis, leur guerre intestine se retourne contre nous. Chiites, sunnites : union sacre contre les koufars ! Les « koufars », les incroyants, c’est nous… À nos bombes sophistiquées répondent leurs bombes humaines… Un redoutable boomerang.

Le pire c’est que les tueurs sont parmi nous, ils sont de chez nous, ou ils y sont venus, parfois mêlés aux cohortes de migrants. Ils sont souvent s sur notre sol, ont été éduqués selon nos valeurs. Et pourtant ils tuent. Ils nous tuent au nom d’une dérive sectaire qui, certes, n’est pas l’islam, mais qui pourtant s’en revendique. Ces tueurs lobotomisés sont responsables de leurs actes. Ils ne sont ni des malades mentaux, ni des « loups solitaires » victime d’une société qui les rejetterait (selon la doxa des idiots utiles des nazislamistes). Mais ils partagent cette responsabilité avec ceux qui les endoctrinent et les poussent à l’acte : les imams ultra-radicaux envoyés par l’Arabie saoudite et le Qatar qui puisent leur idéologie haineuse dans la doctrine des frères musulmans et du salafisme. Ce sont eux qui encouragent et légitiment les actes les plus barbares.

Mais ce ne sont pas les principaux responsables des guerres du Moyen-Orient – les États-Unis d’Amérique – qui sont les plus touchés. Eux, ils sont loin. Ils plantent la merde puis ils se replient. Et les Européens, complices forcés par le piège de l’Otan, subissent les attaques des terroristes et l’invasion des migrants…

Alors on fait quoi ? On commence par se doter de moyens militaires et policiers adéquats à cette nouvelle forme de guerre. En y mettant les moyens financiers nécessaires. Eh oui ! Ça coûte cher la guerre…

Les moyens, ils sont ceux de la police, de l’armée, surtout du renseignement puisque l’ennemi est dans la place « comme un poisson dans l’eau ». Mais pour ce faire, encore faut-il ne pas casser ce qui existe, comme Sarko supprimant les Renseignements Généraux et supprimant 13 000 policiers. Les services ne sont pas coordonnés, ils se tirent la bourre, ne se communiquent pas, ou avec réticence, leurs informations, les gendarmes, pourtant au plus près de la population, ne sont même pas intégrés aux services de renseignement. Et que dire de ces services au niveau européen ! Nul ! Scandaleusement nul !

Les moyens doivent être au service d’une stratégie. La stratégie actuelle à pour but de rassurer. C’est le plan Vigipirate, l’opération Sentinelle, les soldats patrouillant dans les gares, etc. Ça rassure, mais ça n’empêche rien. Le carnage de Nice en est l’illustration dramatique…

En temps de guerre, il faut apprendre à vivre avec le danger d’être tué sournoisement, lâchement. Ça, c’est pour la mentalité des citoyens. Finie la belle tranquillité d’esprit : « Les guerres, c’est loin ». Non, maintenant c’est ici. Le danger est partout et tous les jours. Tout peut être une arme par destination, comme ce camion. Après Nice, les Allemands s’en rendent eux aussi compte. Les tueurs potentiels susceptibles de les activer sont partout, sous l’influence de ces sectes barbares appelant quotidiennement au meurtre des « mécréants ».

Les autorités doivent donc passer à une stratégie différente.

D’abord sécuriser tous les lieux publics écoles, stades, aéroports, gares, etc. Non pas par des vérifications aléatoires, mais par le passage sous des portiques de détection, la fouille systématique de tous les sacs, etc. C’est très chiant, c’est cher, ça demande beaucoup de personnel. C’est vrai, mais puisque c’est la guerre, il faut en passer par là et se donner les moyens de lutter. On ne vit pas en temps de guerre avec l’insouciance confortable des temps de paix. Il reste encore bien des vieux de la vieille qui peuvent en témoigner.

Ne pas laisser rentrer n’importe qui venant de pays où vivent des gens potentiellement hostiles. Et expulser sans état d’âme tout étranger condamné pour quelque fait que ce soit. Mettre en rétention tout individu classé S.

Traquer et « neutraliser » les salafistes « jusque dans les chiottes » comme disait Poutine. Pour cela, il est indispensable de s’appuyer sur les Français de culture musulmane, les mieux placés pour détecter les tueurs potentiels. D’autant plus que la « communauté musulmane » y semble prête. La marche de Mantes-la-jolie en solidarité avec les deux policiers lâchement assassinés marque une prise de conscience très positive. Comme les prises de position immédiate et sans restriction des diverses organisations musulmanes comme la Mosquée de Paris de Boubaqueur et même l’UOIF à la suite des attentats de France.

S’occuper de cette jeunesse issue de l’immigration afin de détourner les plus fragiles de l’idéologie de mort que leur proposent les salafistes. En soutenant, en aidant ceux qui le méritent, quitte à instituer dans une certaine mesure et provisoirement une « discrimination positive ». Mais aussi en mettant hors d’état de nuire sans faiblesse les quelques milliers de racailles qui pourrissent la vie des cités. Pour ce faire, la légalisation du cannabis couperait l’herbe sous les pieds de tous ces petits délinquants, viviers des salafistes.

Enfin, sur les « opex », les théâtres d’opérations extérieures, il convient d’être pragmatique pour être efficace et non satisfaire les lubies mercantiles des Etasuniens ou de Frau Merkel. Ce qui veut dire s’allier avec ceux qui, réellement, luttent contre l’État Islamique : l’armée de Bachar el Assad, les Kurdes et les Russes.

Hors de ça, point de salut.

 

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20/12/2016

Blog en deuil et en colère contre la konnerie et la barbarie islamiste.

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Wütend trauernde Blog

19/12/2016

La Russie, peuple frère de l’Europe, pas ennemi

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Tiens, le grand méchant ours ne va pas mettre son véto à une proposition française visant à sécuriser l’évacuation des civils et des terroristes d’un petit quartier d’Alep écrasé sous les bombes. C’est bien. C’est même très bien. Gargarise-toi François. Plus fort qu’Obama, t’as réussi à te faire entendre sinon écouter par Vlad-le-terrible, ce Poutine que la propagande ultralibérale affuble de tous les défauts et traite d’infâme dictateur liberticide. Pire encore : protecteur de Bachar el Aassad, suppôt de l’enfer !

Au fait, ce Poutine, élu en 2000, il va prendre en main un pays en pleine désintégration, saccagé par des oligarques avides cornaquées par des officines occidentales, surtout yankees ou allemandes, leur déléguant des « experts » préconisant des thérapies ultralibérales. Résultat : une chute du PIB russe de près de la moitié entre 1990 à 1998, la paupérisation de la moitié de la population accrue par les privatisations et l’accaparement des richesses par une mafia. C’était la grande époque de la curée de ce pays « dirigé » par l’ivrogne Elsine, pantin des Étasuniens.

Poutine va rétablir l’État frappé par une profonde crise de légitimité. Il oblige les grandes sociétés à payer leurs impôts. Les rentrées fiscales se redressent sensiblement de 24 % du PIB en 1998 à 32 % en 2004. La décennie 2000 à 2010 est marquée par une croissance annuelle remarquable de 7 %.

Il est populaire Poutine parce qu’il a mis un terme à la désagrégation du pays et aux humiliations infligées à la Russie par l’extension de l’OTAN (trahissant les promesses faites à Gorbachev) ou à travers les bombardements de la Yougoslavie et l’occupation du Kosovo en 1999. Les relations politiques vont se détériorer avec les « révolutions de couleur » fomentées par les États-Unis en Géorgie et en Ukraine avec velléités d’intégrer ces marches de la Russie dans l’Otan. L’encerclement militaire de la Russie par les forces belliqueuses de l’Otan justifie les réactions de Poutine, tant en Crimée qu’en Ukraine. S’ensuivent les attaques économiques contre la Russie à travers la baisse du prix du pétrole orchestrée par l’Arabie saoudite et les États-Unis et les sanctions économiques. Celles-ci s’avèrent contre-productives tant pour la Russie que pour l’Europe. Mais pas trop pour le principal fauteur de trouble, les États-Unis… Ces sanctions sont une faute géopolitique grave, car elles rejettent la Russie vers l’Asie et principalement vers la Chine. L’effet d’éviction du marché russe pour les entreprises européennes sera durable. Or, le peuple russe est un grand peuple européen. La Russie est un acteur majeur de la politique européenne depuis la fin du XVIIIe C’est méconnaître le rôle que peut jouer le sentiment de l’humiliation ou de la dignité blessée dans l’Histoire des peuples.

Pourtant, la Russie est évidemment européenne. De Gaulle ne parlait-il pas de « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural » ? Elle est européenne par la géographie, par la population, par la (les) religion(s), par la civilisation, par l’histoire. Que représentent les Etazuniens, « passés directement de la barbarie à la décadence en oubliant la civilisation », par rapport à cette grande nation qui a donné au monde les écrivains Pouchkine, Tolstoï, Dostoïevski, mais aussi les musiciens Borodine, Rimski-Korsakov, Moussorgski, Rachmaninov, Tchaïkovski, mais encore Mendeleïev, génie de la physique qui a réalisé la classification des éléments de la nature, etc., etc. et - cerise sur le vatrouchka – le pays qui a envoyé le premier homme dans l’espace et le seul actuellement capable de ravitailler la station internationale orbitale !

C’est une civilisation jumelle, imbriquée depuis toujours à la nôtre. Ils connaissent nos penseurs, nos artistes, nos idées. Ils ont parlé français dans les hautes sphères pendant deux siècles. Et que savons-nous d’eux ?

Ce sont des terres infinies, de l’Arctique au Pacifique, de la Sibérie à la Mer Noire. C’est une mosaïque de peuples mêlant les blonds vikings des terres du froid aux yeux obliques des steppes d’Asie. Et nous les méprisons ?

Vous imaginez la puissance d’une entité Europe Russie de Lisbonne à Vladivostok ? Un bloc continu, possédant toutes les matières premières voulues, fort d’une population de 700 millions de personnes éduquées, dynamiques, fruit de la filiation civilisationnelle allant d’Athènes, Rome et Byzance à la Renaissance, aux Lumières, à la Science moderne, aux Droits de l’Homme, à la Liberté. Le cœur, la quintessence de la civilisation occidentale. La Russie ne devrait-elle pas être invitée à la réalisation de ce grand dessein ? La Russie manque à l’Europe comme l’Europe manque à la Russie. Si on ne l’y invite pas, c’est par lâcheté, veulerie, vassalité, servitude volontaire envers ces États-Unis lointains, méprisants et nuisibles prédateurs du globe.

En fait, nous leur en voulons d’être ce que nous ne sommes plus : un pays fier, conscient de sa force. Un pays qui croit encore à l’instruction, au savoir, en ses institutions. Qui croit en son destin quand nous confions le nôtre aux cours de la Bourse et aux banquiers de Wall Street, de Francfort et de la City.

Nous nous coupons de notre destin pour obéir aux injonctions de ces grands « démocrates » qui font Guantanamo, qui assassinent par drones aux quatre coins du monde, qui embastillent sans procès, qui assassinent légalement leur propre peuple, qui, par de sordides guerres jamais gagnées, ont semé l’enfer sur terre de Kaboul à Bagdad, qui pillent le monde à l’aide de leur dollar. Qui nous espionnent, nous épient et nous méprisent.

Les Russes sont nos frères, pas nos ennemis

 

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18/12/2016

Ouiquinde gastronomique calendal : Les cardons à l'anchois

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On les voit à l'étal des marchands de légumes,

Ils y sont tout l'hiver. On les prend, on les hume,

Puis, généralement, on les remet en place,

Car de les préparer, peu de gens ont l'audace...

Parce qu'on ne sait pas bien comment les apprêter,

Les cardes et cardons sont souvent contestés.

Et pourtant, en Provence, ils sont indispensables

Quand vient le "Gros souper" des tables calendales.

Le cardon à l'anchois est un plat rituel

Du grand repas festif de la nuit de Noël,

Autant que la morue, l'àpi (1), les escargots,

Le muge (2) et les desserts à tire l'arigo.

On appelle cardon la cote de la carde,

Espèce d’artichaut qui, l'hiver, s'acagnarde

À l'abri des cébisses (3) et des haies de cyprès.

Les meilleures sont celles qui sont serrées très près

Du sol pour qu'elles restent bien tendres et blanches

Et non fibreuses, raides comme de vieilles branches.

Compte deux bons kilos pour quatre ou cinq personnes:

Il y a du déchet plus qu'on ne le soupçonne.

Jette toutes les feuilles et les côtes squameuses,

Ôte soigneusement les parties filandreuses,

Puis coupe tes cardons en tronçons de trois doigts,

Dans de l'eau vinaigrée plonge-les tout de suite,

Par cette précaution le cuisinier évite

Que les cardons brunissent sans qu'on sache pourquoi.

Puis, en eau abondante, salée et citronnée,

Tu les fais cuire une heure. Lorsque c'est terminé,

Tu va les égoutter et réserver au frais

Jusques au lendemain. C'est là l'un des secrets

Pour réussir ce plat, parce que, je le prétends

La carde est un légume qui se cuit en deux temps.

Attaquons maintenant notre phase finale,

Mais sers-moi un canon: il faut mouiller la dalle !

Dans de l'huile d'olive chaude au fond d'un faitout

Tu fais suer tes cardes doucement, à feu doux.

Pendant ce temps tu prends dix beaux anchois salés,

Sous l'eau du robinet, sépare les filets.

Fait une Béchamel avec un quart de lait,

Ajoute les anchois et, en tournant, fond-les

Dans la préparation avec une cuiller.

Dans le premier faitout, tu verses alors ceci,

Tu mélanges aux cardons en ayant le souci

De ne point écraser tes tronçons légumiers.

Un quart de lait de plus, de noix muscade un peu,

Sel, poivre du moulin, puis retire du feu.

Tu incorpores, alors, du râpé de gruyère,

Enfin verse le tout dans un plat à gratin

Saupoudre de fromage de façon régulière,

Puis tu mets à four chaud sans plus de baratin.

Lorsque c'est gratiné, tu sers chaud et fumant.

Ce plat est idéal en accompagnement

D'une côte de bœuf ou d'un poisson au four.

C'est un plat du terroir, simple comme bonjour,

Mais un plat succulent et, de plus, diététique

Que l'on mange en Provence depuis les temps antiques.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Vallée du Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- Trois kilos de cardes, - 1 verre de vinaigre, - 1 jus de citron, - 1 poignée de gros sel, - 3 cuillerées d'huile d'olive, - 10 anchois salés, - 1 demi-litre de lait, - muscade, - poivre du moulin, - 3 hectos de gruyère râpé.

 

Les vins conseillés:

Les cardons étant surtout un plat d'accompagnement, le choix du vin dépend du plat principal. Avec une côte de bœuf, des vins rouges jeunes ou même primeurs. En Côtes-du-Rhône: Sainte-Cécile-les-Vignes, Rochegude, Tulette, Saze, Domazan, Gallician. En vins du Languedoc: Aspiran, Berlou, Cournonterral, Poujols. En vins de Provence: Allauch, Châteauneuf-le-Rouge, Cuers, Flassans-sur-Issole.

Avec un poisson au four, des blancs capiteux. En Côtes-du-Rhône: Laudun, Uchaux, Châteauneuf-de-Gadagne, Codolet. En Languedoc: Argeliers, Bize-Minervois, Puichéric, Roubia. En Provence: Camps-la-­Soure, Rocbaron, Meyreuil, Le Tholonet.

 

 

(1) L'api : le céleri.

(2) Muge: encore appelé mulet - c'est un poisson de mer qui monte frayer dans fleuves et rivières et particulièrement dans le Rhône.

(3) Cébisses : haies coupe-vent faites en cannes de Provence.

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

17/12/2016

Ouiquinde érotique philopyge

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Contacts

Ton visage blotti au creux de mon épaule,
J'aime sentir ton corps qui sur mon corps se colle,
Souple et dur à la fois. Ondoyante liane
Qui épouse le tronc de l'arbre qu'elle gagne.

Tu presses en ondulant ton ventre sur la bosse
Qui gonfle à ce contact comme l'épée d'Athos.
Ma main serrant ton dos, amorce une caresse
Qui la conduit bientôt vers tes aimables fesses

A travers le tissu, mes doigts suivent la raie
Douce et mystérieuse qui conduit à l'entrée
Brûlante du bonheur blottie entre tes cuisses.

Ta bouche prend la mienne, délicieuses prémices,
Mélange de saveurs, délicate morsure,
Merveilleuse promesse pour d'autres ouvertures.

Moi

 

Photo X  Droits réservés

 

16/12/2016

Au Bistro de la Toile : il ne faut pas, ah! bai(s)ser Lagarde !

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- Elle peut rigoler la patronne du FMI. Le réquisitoire du procureur est on ne peut plus tendre pour elle. Non seulement il se garde bien d’abaisser Lagarde mais il a carrément demandé un non-lieu en sa faveur. Les voleurs de poules voudraient bien bénéficier des faveurs d’un tel proc !

- Eh ! C’est comme ça Loulle. Le proc Marin, c’est le plus cador dans sa profession. Il est au top. Et qui l’a mis au top ? Son ami Sarko. Dame Lagarde était ministre de qui ? De Sarko. Remarque, en droit, son réquisitoire se tient : « Prendre une mauvaise décision n’est pas en soi répréhensible. Cela peut constituer une faute politique mais pas un délit pénal ». Une « négligence » Loulle. Une simple négligence. Disons qu’elle a oublié dans un taxi son sac à main avec 403 millions dedans. Mais des sous pris dans nos poches…

- Pourtant, la juge l’avait sérieusement allumée Lagarde, et mise en difficulté. On pouvait penser que le proc allait en tenir compte dans ses réquisitions. Après tout c’est lui le défenseur de l’intérêt public, c’est lui qui doit le défendre notre fric que Lagarde a contribué à refiler au ci-devant Tapie Bernard.

- Ben voyons. D’abord le proc Marin a une grande mansuétude envers les politiques contre lesquels il a à requérir. Ensuite il faut savoir ce qu’est ce « machin », la Cour de Justice de la République. Si toi ou moi on fait des konneries, Loulle, on est passible de la correctionnelle, ou de la cour d’assises, selon la gravité des faits reprochés. Mais toi et moi, nous sommes le commun des citoyens. Tandis que Lagarde, elle fait partie de la Haute. Elle occupe une fonction importante au niveau international, le FMI (Fabrique de Magouilles Internationales) et elle est jugée en tant qu’ancienne ministre. Et pour ces gens-là, il a été créé un tribunal d’exception. Une juridiction faites par des élus pour des élus. Un machin conçut avant tout pour ne pas fonctionner ! Cette juridiction spéciale a été créée à l’issue de l’affaire du sang contaminé, en 1994. Premiers résultats, sur cette terrible affaire du sang contaminé : Fabius, Dufoix : relaxés ; Edmond Hervé : légèrement condamné mais dispensé de peine. Puis il y a eu Pasqua : relaxé pour les affaires GEC Alsthom et du casino d’Annemasse, légèrement condamné pour l’ensemble de son œuvre.

- Attends Victor, il peut difficilement en être autrement. Les prévenus sont jugés par leurs pairs. On est entre soi, entre gens de bonne composition, on peut toujours s’arranger. Et puis une certaine « compréhension » peut valoir de bons retours d’ascenseurs, non ? C’est un peu comme le tribunal de commerce d’une petite ville, de Plougastel, de Carpentras ou de Pamiers s’il y en a : les juges et les jugés se connaissent, bouffent ensemble, font des affaires ensemble, vont aux putes ensemble peut-être, alors on s’arrange… La Cour de Justice de la République, c’est du pareil au même.

- T’as tout compris Loulle. C’est une aberration démocratique, une juridiction de connivence. Sa véritable fonction, dissimulée derrière un simulacre de justice, c’est d’organiser l’immunité des politiques. C’est la justice des copains et des coquins. François « Rantanplan » Hollande avait promis de la supprimer : « je ferai voter une loi supprimant la Cour de Justice de la République. Les ministres doivent être des citoyens comme les autres. »

- Ben voyons ! Il n’est pas à un reniement près, pépère… Bonjour l’exemple ! Après ça tu vas prôner le civisme aux jeunes qui font quelques konneries. Tu voles un vélo, la justice te fout en taule ; tu voles des millions au peuple, la justice te fait des courbettes et te gratifie d’un non-lieu. Avec peut-être des dommages et intérêts…

- Ne préjugeons pas de la décision des juges. Ne crions pas avant d’avoir mal : on verra en début de semaine prochaine. Mais ne nous faisons pas trop d’illusions. Il m’étonnerait que les députés aillent jusqu’à bai(s) ser Lagarde !

- Zou. C’est ma tournée. À la nôtre. Et à la claque probable dans la gueule des millions de citoyens qui « font confiance à la justice » de notre beau pays.

 

Illustration:merci au regretté Chimulus

14/12/2016

Offusqués par la fin de la guerre à Alep !

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Offusqués le représentant des États-Unis à l’ONU, accusant sans vergogne le régime syrien légitime et ses alliés russes de « crimes contre l’humanité ». Manque pas d’air le digne représentant de cette nation de cul-bénits voleurs de terres, fondée sur le génocide de trente millions d’Amérindiens, enrichie par l’esclavage de trente millions de Noirs et maintenant son hégémonie par l’exploitation du reste du monde. Une nation qui a inventé la guerre bactériologique et la seule qui a utilisé l’apocalypse nucléaire atomisant des centaines de milliers de civils. Bonjour les donneurs de leçon…

Offusqué Eyraud, notre inexistant ministre des affaires étrangères.

Offusqués Bernard Guetta, tonton Legrand et tous les bavards de France Inter et autres machines à bruits et étranges lucarnes…

Offusqués par quoi ? Par la fin de la guerre à Alep. Par l’arrêt des bombardements. Par l’évacuation des civils et des islamistes vaincus.

Et de nous servir ad nauseum les « massacres de civils par les soldats de Bachar ». Possible mais qui les a vues ces exactions ? Les envoyés spéciaux de nos médias à Alep Est ? Faux : il n’y en a aucun sur place. Les envoyés spéciaux des journaux étrangers couvrent ces évènements depuis Beyrouth ou la Turquie. Les rares courageux qui sont allés sur place ont été, soit au mieux mis en taule, soit égorgés s’ils n’ont pas réussi à foutre le camp dans le coffre d’une bagnole. Et ils ont raison de ne pas risquer leur peau, de ne pas mettre leur vie entre les mains de l’opposition armée. Parce que cette opposition armée, ce sont les tueurs islamistes et non pas cette armée d’opposition démocratique fantasmée. Elle n’existe pas, du moins elle n’existe plus si elle a jamais existé un jour, phagocytée par les groupes islamistes d’Al Qaeda, même rebaptisés, et ceux de l’État Islamiste. Et nos politiques, nos journalistes, nos éditorialistes, bref toutes nos belles élites pensantes continuent à s’accrocher à cette fiction. En Syrie, il y a deux camps : le pouvoir légitime et ses alliés d’une part, les divers groupes islamistes d’autre part. Les militaires du régime, même si ce régime n’est pas très fréquentable et les égorgeurs islamistes, les tueurs d’allah. Et Basta.

Les informations considérées comme vraies par nos me (r) dias, en provenance de zones tenues par les kidnappeurs, les preneurs d’otages et les égorgeurs, émanent toutes des mêmes sources qui ne peuvent opérer qu’avec l’autorisation des maîtres des lieux. Il est évident qu’un groupe terroriste qui lutte pour sa survie ne va laisser passer que les informations qui les arrangent. Aux médias de faire le tri. Pas facile. Mais les lecteurs et surtout les téléspectateurs conditionnés à l’émotion réclament des images qui leur permettent de s’offusquer et d’étaler leur compassion. Les larmes, ça fait vendre du temps de cerveau disponible pour les margoulins… Dès lors la tentation est grande d’accorder crédit à des informations de deuxième voire troisième main quand ce ne sont pas des reportages bidonnés et des éléments de propagande.

Qui a commencé les guerres au Moyen-Orient ? La Russie ? Non, les États-Unis envahissant l’Irak pour mettre la main sur son pétrole, mentant effrontément à la face du monde en prétendant que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive…

Qui a « inventé » Al Qaeda ? Les Russes ? Non, les États-Unis armant et entraînant avec l’aide des services secrets du Pakistan les plus fanatiques des religieux afin, justement, de lutter en Afghanistan contre les Russes de l’URSS de l’époque.

Qui était derrière ces « printemps arabes » qui ont dégagé des pouvoirs certes brutaux voire dictatoriaux et corrompus mais maintenant malgré tout en paix les diverses factions religieuses qui ne demandent qu’à s’entre-tuer ? Les États-Unis et leurs caniches dévoués : Sarko et Cameron. Avec pour résultat – à l’exception de cette valeureuse Tunisie – la prise du pouvoir par les militaires au mieux (Égypte), les Islamistes au pire.

Derrière la guerre en Syrie, il y a une lutte sournoise mais sans merci entre Étasuniens et Russes pour le pétrole, le gaz et les moyens d’exporter ces richesses, les oléoducs, les gazoducs et les ports.

La géopolitique imposée aux dirigeants du monde par les multinationales n’a que faire des misères de quelques milliers de malheureux…

Et puis, tous ces pays à reconstruire… Hummm ! Y a bon les montagnes de fric !

 

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13/12/2016

FMI. Lagarde plus docile aux diktats de la finance que ne l'était DSK...

Le passage de Christine Lagarde devant les juges de la Cour de Justice de la République est l’occasion de remettre un peu le nez sur l’organisme qu’elle dirige, le Fond Monétaire International (FMI ou IMF en globish). Et il nous est tombé sous les yeux un texte important de son patron de l’époque, Dominique Strauss-Khan. Un discours totalement inconnu du commun des citoyens, jamais vu (du moins par moi…) dans la presse. Et pour cause : son contenu est résolument keynésien, « révolutionnaire » dans ce milieu de la finance car il souligne les dangers que font courir aux économies mondiales le chômage et les inégalités. Des propos qui sonnaient alors comme une déclaration de guerre pour les tenants de l’ultralibéralisme et les puissances d’argent.

Notons que ce discours a été prononcé à Washington le 13 avril 2011. Un mois après, se déclenchait « l’affaire du Sofitel » qui mettait définitivement hors circuits DSK.

 

Voici ce texte éclairant :

 

La crise mondiale des emplois - Soutenir le redressement par l’emploi et la croissance équitable, par Dominique Strauss-Kahn, Directeur général, Fonds monétaire international.


https://www.imf.org/external/np/speeches/2011/041311.htm


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Par Dominique Strauss-Kahn, Directeur général, Fonds monétaire international
Washington, le 13 avril 2011

 

Bonjour.

Je tiens à remercier l’établissement Brookings, en particulier mon bon ami Kemal Dervis, d’avoir accueilli cet événement important et opportun. Je suis particulièrement heureux que Sharan Burrow - le secrétaire général de la CSI - soit avec nous ce matin.

Keynes a déclaré à la fin de son Magnum opus : « Les failles de la société économique dans laquelle nous vivons sont son incapacité à assurer le plein-emploi et sa répartition arbitraire et inéquitable de la richesse et des revenus ».

Tout le monde ne sera pas d’accord avec l’intégralité de cette déclaration. Mais ce que nous avons appris au fil du temps, c’est que le chômage et l’inégalité peuvent saper les réalisations mêmes de l’économie de marché en semant les germes de l’instabilité. Dans trop de pays, le manque d’opportunités économiques peut conduire à des activités improductives, à l’instabilité politique, voire à des conflits. Il suffit de regarder comment se joue au Moyen-Orient et en Afrique du Nord le cocktail dangereux du chômage et de l’inégalité - combiné à la tension politique.

Parce que la croissance assaillie par les tensions sociales n’est pas propice à la stabilité économique et financière, le FMI ne peut pas être indifférent aux questions de distribution. Et quand je regarde autour, aujourd’hui, je m’inquiète à cet égard. Car si la reprise est ici, la croissance - du moins dans les économies avancées - ne crée pas d’emplois et ne se partage pas largement. Beaucoup de gens dans de nombreux pays sont confrontés à une crise sociale qui est tout aussi grave que la crise financière.

Le chômage est à des niveaux record. La crise a jeté 30 millions de personnes sans travail. Et plus de 200 millions de personnes sont à la recherche d’emploi partout dans le monde aujourd’hui.

La crise de l’emploi frappe particulièrement les jeunes. Et ce qui aurait dû être un bref moment dans le chômage se transforme en une condamnation à perpétuité, peut-être pour toute une génération perdue.

Dans trop de pays, les inégalités sont à des niveaux records.

Alors que nous faisons face à ces défis, rappelez-vous ce que nous avons accompli. Sous le parapluie du G20, les décideurs se sont réunis pour éviter une chute libre financière et probablement une deuxième grande dépression.

Aujourd’hui, nous avons besoin d’une réaction de même force pour assurer la reprise dont nous avons besoin. Et cela signifie non seulement une reprise durable et équilibrée entre les pays, mais aussi une source d’emploi et de répartition équitable.

 

Emploi

Permettez-moi de commencer par l’emploi. Tout comme nous avons réussi à maîtriser l’inflation dans les années 1980, cette décennie devrait être la décennie qui reprend le plein-emploi.

Que faut-il faire ? Tout d’abord, il faut réformer et réparer le secteur financier, remettre les banques au service de l’économie réelle et octroyer du crédit aux petites et moyennes entreprises, moteurs clés de l’emploi et même de la croissance.

Évidemment, un environnement favorable à la demande est une condition préalable à la croissance et à l’emploi. Alors que le chômage est si élevé, et avec peu de signes de pressions inflationnistes sous-jacentes, la politique monétaire peut être favorable.

Qu’en est-il de la politique budgétaire ? Les pays avancés doivent placer leurs positions budgétaires sur des chemins durables à moyen terme, ouvrant la voie à la croissance future et à l’emploi. Mais le resserrement budgétaire peut ralentir la croissance à court terme, ce qui peut même accroître le chômage de longue durée, transformant un problème cyclique en un problème structurel. En bout de ligne, l’ajustement budgétaire doit être fait en visant la croissance.

Mais la croissance seule ne suffit pas. Nous avons besoin de politiques directes sur le marché du travail. La crise nous a appris que des politiques du marché du travail bien conçues pouvaient sauver des emplois.

Peu de gens seraient en désaccord sur le fait que des allocations de chômage décentes sont fondamentales. Et, combinés à l’éducation et à la formation, elles peuvent aider les chômeurs à s’adapter à une économie en mutation. Cela est particulièrement pertinent lorsque les pertes d’emplois sont fortement concentrées chez les jeunes et les non qualifiés, et lorsque le chômage est de plus en plus de long terme.

Nous devons être pragmatiques. Nous devons dépasser le contraste binaire et inutile entre « flexibilité » et « rigidité » sur les marchés du travail et demander plutôt si les politiques sont efficaces pour créer et maintenir des emplois. Parfois, ils sont, parfois ils ne sont pas.

Nous devons être coopératifs. Les pays doivent travailler ensemble sur une foule de questions, y compris la réglementation du secteur financier et la résolution transfrontalière. Ils doivent coopérer au rééquilibrage mondial, où de nombreux marchés émergents doivent se tourner vers la demande intérieure, soutenue par une classe moyenne dynamique. Sans cela, la croissance mondiale manquera.

Inégalités

Permettez-moi de parler brièvement du second poumon de la crise sociale : les inégalités. La recherche du FMI suggère que les inégalités peuvent rendre les pays plus enclins aux crises financières, surtout s’ils sont associés à un secteur financier important. La recherche du FMI montre également que la croissance durable dans le temps est associée à une répartition plus égale du revenu.

Ces défis concernent aussi bien les pays avancés que les pays en développement. Nous avons besoin de politiques visant à réduire les inégalités et à assurer une répartition plus équitable des possibilités et des ressources. De solides filets de Sécurité sociale combinés à une fiscalité progressive peuvent freiner les inégalités du marché. L’investissement dans la santé et l’éducation est essentiel. Les droits de négociation collective sont importants, surtout dans un contexte de stagnation des salaires réels. Le partenariat social est un cadre utile, car il permet à la fois les gains de croissance et les difficultés d’ajustement à partager équitablement.

 

Rôle du FMI

Permettez-moi d’aborder brièvement le rôle du FMI. Au fur et à mesure que nous comprenons les liens avec la stabilité, la question de l’emploi devient de plus en plus centrale dans notre surveillance, comme on peut le constater dans le cadre du WEO. J’ai mentionné certaines de nos recherches sur les inégalités. Nous avons également appuyé la création d’une taxe sur les activités financières. Et nous accordons plus d’attention à la dimension sociale de nos programmes : protéger les filets de Sécurité sociale pour les pauvres et soutenir un partage équitable du fardeau.

La conférence d’Oslo de l’an dernier - organisée conjointement avec l’OIT et le gouvernement norvégien - a été une étape importante. Nous suivons dans plusieurs domaines. Premièrement, nous travaillons avec l’OIT pour mieux comprendre les politiques qui sous-tendent la création d’emplois. Deuxièmement, en coopération avec l’OIT et en consultation avec la CSI, nous soutenons les consultations en matière de partenariat social entre les travailleurs, les employeurs et le gouvernement dans trois pays : la Bulgarie, la République dominicaine et la Zambie. Troisièmement, nous travaillons avec l’OIT à l’élaboration de planchers de protection sociale efficaces dans les pays à faible revenu.

Et ce week-end, alors que les principaux décideurs du monde entier se réunissent à Washington pour prendre le pouls de l’économie mondiale, j’ai l’intention non seulement de leur présenter l’image relativement optimiste d’une reprise qui se consolide mais aussi de leur rappeler ce qui est derrière les chiffres - trop de gens qui n’ont pas encore vu les fruits de cette croissance.

Conclusion

Permettez-moi de conclure. Il y a quelques milliers d’années, Aristote écrivait que « le meilleur partenariat pour un État est celui qui opère à travers les gens de la classe moyenne… ceux dans lesquels l’élément central est primordial… ont toutes les chances d’avoir une constitution bien gérée ».

Cela était vrai au temps d’Aristote, c’était vrai au temps de Keynes, et c’est vrai aujourd’hui. La stabilité dépend d’une classe moyenne forte qui peut propulser la demande. Nous ne verrons pas cela si la croissance ne conduit pas à des emplois décents, ou si la croissance récompense les quelques privilégiés sur les nombreux marginalisés.

En fin de compte, l’emploi et l’équité sont des composantes de la stabilité économique et de la prospérité, de la stabilité politique et de la paix. Cela est au cœur du mandat du FMI. Ce doit être placé au cœur de l’agenda politique. Merci beaucoup.

 

DEPARTEMENT DES RELATIONS EXTERIEURES DU FMI
Affaires publiques Relations avec les médias
Courrier électronique : publicaffairs@imf.org Courriel : media@imf.org
Télécopieur : 202-623-6220 Téléphone : 202-623-7100

 

Voilà. A vous de juger. On n'a pas eu Strauss-Khan, on a eu Hollande...

 

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12/12/2016

Au Bistro de la Toile: la relève de Lagarde

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- Qu’est-ce que tu lis Loulle dans ton canard, que je vois branler le chef de façon dubitative ?

- Je regarde la relève de Lagarde ! Ce matin, Mââme Lagarde, « l’une des femmes les plus puissantes du monde » qu’ils disent les plumitifs, va comparaître devant la Cour de justice de la République, la CJR comme ils disent, dans le cadre du scandale du fric piqué dans nos poches – plus de 420 millions – pour les glisser dans les fouilles de Tapie. Lagarde est accusée de « négligence » pour avoir autorisé puis validé l’arbitrage soldant le vieux litige entre Nanard et le Crédit lyonnais concernant la vente d’Adidas. Une « négligence » à 420 patates…

- Bof. « Selon que vous serez puissants ou misérables, Les jugements de cour vous feront noir ou blanc » qu’il disait tonton La Fontaine Jean de… D’abord pourquoi un homme politique au faîte des responsabilités, ministre ou président de la République n’est-il pas jugé comme tous les autres Français, devant une juridiction normale ? Pourquoi ce tribunal d’exception, fait de gens policés, où en compagnie de quelques magistrats rassis siègent des députés et des sénateurs ? Chargés de juger leurs pairs, ils ne sont pas tellement enclins à les allumer ! Cette CJR est la seule juridiction habilitée à poursuivre et à pouvoir juger les ministres, en activité ou anciens, pour des délits et crimes commis dans l’exercice de leur fonction. Deux poids, deux mesures… On revient à la fable de l’ami Jean de…

- Pourtant l’acte d’accusation lui taille un sacré costard à maman Lagarde. On y parle de « légèreté peu admissible », d'« incurie », de dossier « survolé plutôt qu’étudié », il y est dit encore que le dossier Tapie « procède d’une conjonction de fautes qui, par leur nature, leur nombre et leur gravité, dépasse le niveau d’une simple négligence»…

- Elle est loin d’être blanche dans cette histoire, Lagarde. Le 10 octobre 2007, elle a donné instruction aux représentants de l’État de ne pas s’opposer à la demande d’arbitrage déposée par les avocats de Bernard Tapie. « Négligence » ? Difficile à croire, d’autant plis que ce dossier était très sensible et suivi au plus haut niveau. Il avait d’ailleurs donné lieu à une réunion spéciale, à l’Élysée, chez Claude Guéant alors secrétaire général de la Présidence, avec les ci-devant Ouart Patrick (conseiller Justice du président Sárközi de Nagy Bocsa), Pérol François (conseiller économique du président), Richard Stéphane (directeur de cabinet de Lagarde Christine) et Rocchi Jean-François (représentant le CDR, l’organisme chargé de liquider les litiges du Crédit Lyonnais). Lagarde a-t-elle commis des « négligences » ou bien a-t-elle obéi aux ordres ? Rappelons que le pauvre Nanard, dans le paquet des 400 et quelques millions, a touché 45 millions pour « préjudice moral » ! Il a vraiment dû souffrir moralement le mec. À comparer avec les 240 000 euros d’indemnités, toujours pour préjudice moral, de Patrick Dills, un pauvre type qui a fait 16 ans de taule pour un crime qu’il n’avait pas commis. 240 000 pour 16 ans, ça fait l’équivalent d’un SMIC par mois. Comparez avec l’ineffable Nanard. C’est le salaire de la courtisanerie dans cette Sarkozie pourrie.

Deuxième embrouille, en non des moindres : lorsque la décision arbitrale donnant à Tapie 400 et quelques millions de « dommages et intérêts » a été actée, la ministre des finances – dame Lagarde Christine – a donné des instructions aux représentants de l’État de s’opposer à tout recours éventuel !

- Il n’empêche que le Parquet a requis, et va probablement de nouveau requérir un non-lieu en faveur de dame Lagarde Christine !

- C’est vrai. Mais ça donne une autre dimension à l’affaire. Le Parquet dit que « Les décisions prises formellement par la ministre ont été en réalité prises collectivement au plus haut niveau de l’Etat, ce qui relativise la responsabilité personnelle de la seule Mme Lagarde. » Le même Parquet note les « rendez-vous fréquents de M. Tapie avec le président de la République » et cite le candidat de la droite et ex-premier ministre à l’époque, le ci-devant Fillon François apportant tout son soutien à Lagarde Christine : « C’est une décision du gouvernement dont je suis évidemment solidaire. »

- D’après les canards, douze témoins sont cités. Mais l’un des principaux, le sieur Richard Stéphane, directeur de cabinet de l’accusée à l’époque, a déclaré qu’il ne viendrait pas témoigner… Si moi je refuse de me présenter au tribunal si j’ai une embrouille, je suis sûr de voir arriver les lollis me chercher manu militari…

- Le ci-devant Sárközi de Nagy Bocsa Nicolas, lui aussi convoqué par le juge Tournaire pour une de ses nombreuses casseroles, ne s’est pas présenté non plus. Sans autre préjudice que je sache. Toujours Jean de, Loulle. « Selon que vous serez… ». À rapprocher du procès en appel à la demande du Parquet du Luxembourg contre les donneurs d’alerte qui avaient révélé les magouilles de cet Etat-Mafia avec les multinationales pour qu’elles ne paient pas ou si peu d’impôts. Encore Jean de La Fontaine…

- Allez, tè ! Buvons pour oublier !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

11/12/2016

Ouiquinde gastronomique : le saucisson entre à l'Académie !

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Seize saucissons européens présélectionnés par

« A3S » L’ACADEMIE ARDECHOISE DU SAUCISSON DE QUALITE

pour le premier

« MONDIAL DU SAUCISSON - RABELAIS D’OR »

 

Créateur du mot « saucisson », Rabelais a de nombreux liens avec la ville de Tournon-sur-Rhône et, notamment, avec le cardinal de Tournon… qui envisagea sérieusement de l’incarcérer, avant de reconnaître le génie de l’ami d’Etienne Dolet et des plus grands esprits de son temps.

Et c’est peut-être à Tournon-sur-Rhône, en Ardèche, que se tiendra l’an prochain le premier « MONDIAL DU SAUCISSON – MEDAILLE RABELAIS », initié par l’Académie Ardéchoise des Amateurs de Saucisson !

La chose est en effet à l’étude dans la cité qui organise par ailleurs, depuis plus de 7 siècles, l’une des plus anciennes foires de France, la foire aux oignons et abrite le Festival National des Humoristes, toutes choses qui fleurent bon l’esprit rabelaisien.

Manifestation de l’Europe du sud, le MONDIAL DU SAUCISSON –MEDAILLE RABELAIS poursuit un objectif simple et ambitieux : la qualité véritable des produits, la reconnaissance des bons producteurs et le respect des consommateurs.

Des tonnes de saucisson sec sont consommées en Europe mais les amateurs capables de distinguer et apprécier vraiment cette charcuterie sont de moins en moins nombreux, tandis que les subtilités du marketing et de la publicité égarent parfois les esprits...et les papilles.

Les consommateurs achètent, conservent (mal et avalent donc souvent n’importe quoi, le pire côtoyant le meilleur sous une même dénomination et des apparences similaires.

Grâce au travail de l’INAO (1), les mentions AOP ou IGP et le Label Rouge permettent en général d’éviter le pire, mais il restait à sortir du lot et valoriser le meilleur - qui n’est pas obligatoirement le plus cher - et c’est naturellement en Ardèche, région de grande et belle tradition saucissonnière, qu’est née l’Académie Ardéchoise des Amateurs de Saucisson (A3S), dédiée à Rabelais.

Créée par trois embosseurs amateurs exigeants (Philippe Rebergue, Jean-Victor Joubert et René-Louis Thomas) et un graphiste spécialisé (Yvain Bornibus), épaulée par un coach de jury (Pierre Rufin) et basée à Plats (Ardèche, France), cette académie libre est une institution totalement indépendante, sans but lucratif, sans lien commercial ou promotionnel direct ou indirect avec les producteurs, distributeurs, commerçants ou organisations professionnelles. Elle n’a d’autre préoccupation que l’intérêt des consommateurs, la mise en avant des bons faiseurs et la culture de la convivialité selon Rabelais, inventeur du mot « saucisson ».

Elle décerne un label de reconnaissance distinguant les productions entrant dans un cahier des charges précis et exigeant (2). Plus encore, ces productions doivent répondre aux critères de dégustation et d’évaluation organoleptique calqués sur ceux de la prestigieuse Université du Vin de Suze-la-Rousse (analyse sensorielle) et du Concours de Mâcon (méthode d’attribution). Le jury, souverain, ne comprend naturellement ni producteur, ni distributeur, ni revendeur, ni professionnel impliqué de prés ou de loin.

Pour l’exercice 2016-2017,l’Académie a retenu 16 possibles lauréats :

ESPAGNE - Morcon ibérique Sanchez Romero Carvajal ; Pata Negra Joselito.
ITALIE- Spianata Romana ; Sulumificio IBISé ; Traditionnel Abruzzes Villani ; Padus 5 mois Pedrazzoli. PORTUGAL - Salpicao Tradicional.
FRANCE - Teyssier à Saint-Agrève, Rochebillard & Blein à Violay ; Ferme des Carmes - EURL du Cayon à Tournon-sur-Rhône (*) , Vert à Boulieu-les-Annonay, Jérôme Comte à Mauves, Bougnias à Violès ; Label Rouge Milhau à Lacaune ; Montagne noire Sélection, Mougey à Desaignes.

Des délégués détachés explorent les environs de Lyon, la Lorraine, la Pologne, la Roumanie et autres terres saucissonniaires. Ils proposeront leurs échantillons lors de la prochaine séance de dégustation.

(*)L’EURL LOU CAYON de Sylvain Mottet et André Duclaux à Tournon-sur-Rhône (07-France), a obtenu le 29 septembre 2016 à Clermont-Ferrand, le premier prix « Fermier d’Or » Auvergne-Rhône-Alpes.

(1)L’INAO (Institut National de l’Origine et de la Qualité) est partenaire d’AIRE-N7 EUROPEAN GREEN WAY, outil de promotion touristique à l’international, créé par René-Louis Thomas afin de défendre, notamment, la notion française d’appellation d’origine, les terroirs et les patrimoines ordinaires...comme le bon saucisson.

(2) En cours de finalisation, la Charte du saucisson A3S exclut les produits fantaisie, même excellents comme certains saucissons au Beaufort, aux noisettes, à la châtaigne, etc., exception faite pour les chorizos. Sont admis les saucissons secs sous boyau véritable, pur porc ou contenant une faible part de chèvre, de bœuf, d’âne ou de sanglier. Une attention particulière est apportée à la réduction des taux de sel et du salpêtre.

Un classement spécial « saucisson de garde - affinage long » est envisagé.

CONTACT : tomaplats07@orange.fr

 

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10/12/2016

Ouiquinde érotique animalier avec Arthur Rimbaud

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Les anciens animaux

 

Les anciens animaux saillissaient, même en course,
Avec des glands bardés de sang et d’excrément.
Nos pères étalaient leur membre fièrement
Par le pli de la gaine et le grain de la bourse.

Au Moyen Âge pour la femelle, ange ou pource,
Il fallait un gaillard de solide gréement :
Même un Kléber, d’après la culotte qui ment
Peut-être un peu, n’a pas dû manquer de ressource.

D’ailleurs l’homme au plus fier mammifère est égal ;
L’énormité de leur membre à tort nous étonne ;
Mais une heure stérile a sonné : le cheval

Et le bœuf ont bridé leurs ardeurs, et personne
N’osera plus dresser son orgueil génital
Dans les bosquets ou grouille une enfance bouffonne.

 

Arthur Rimbaud

 

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09/12/2016

Au bistro de la toile : Clémentine éblouit et Hamon émerveille !

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- Alors Victor, t’as regardé Benoît Hamon hier soir sur l’étrange lucarne ?

- Plus ou moins. J’ai surtout regardé « La grande librairie » où je suis tombé en arrêt, comme un pointer devant une belle caille, devant l’éclat lumineux d’une merveilleuse sylphide aux cheveux de blé ondulant sous la brise et aux grands yeux pervenche, lacs bleus où l’on se noie, brasiers où l’on se brûle…

- Oh ! Fatche ! Là, il a pris un coup sur la cafetière le Victor. Il a les yeux qui font tilt. D’ici qu’il nous fasse un orgasme au comptoir, y a pas loin. Tè, bois un coup ça te calmera.

- Eh ouais. Tu comprends pourquoi j’alternais entre Hamon chez tonton Pujadas et cette superbe écrivaine dont j’ai oublié le nom mais pas les longues jambes gainées de soie dont j’attendais qu’elles se décroisent… J’imaginais d’affriolants dessous de dentelles noires sur sa blanche peau nacrée et soyeuse…

- Oh la la ! Cette fois il est pendu le Victor. Bon. Mais Hamon tout de même ?

- Ben, je l’ai vu quelques minutes face au crâne d’œuf de Langlet. Puis surtout devant le maire FN de Beaucaire. Pugnace le Benoît. Et il sait manier à son avantage cette arme redoutable qu’est l’ironie sarcastique : « Allez-y, dégoisez les éléments de langage qu’on vous a appris… », puis « Voilà. Rangez bien vos fiches maintenant… ». Eh bien je vais te dire Loulle. Le petit Hamon, il connaît ses sujets, ne se laisse pas prendre aux embrouilles des journaleux de service et surtout, il a un programme qui semble droit sorti des élucubrations de mes blogs : il est pour la réduction du temps de travail accompagné par le revenu universel, pour la légalisation du cannabis, pour la taxation des robots afin de financer la protection sociale, pour faire bouger le mammouth de l’éducation, pour en finir avec le mythe de la croissance, pour le principe de précaution, pour le pragmatisme en Syrie, c’est-à-dire la prise en compte aussi bien des Russes que du régime de Bachar, pour faire changer l’Europe de l’intérieur en appuyant avec tout le poids de la France, cinquième ou sixième économie du monde, puissance nucléaire et première puissance militaire de l’union européenne, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, etc.

- C’est vrai qu’il s’est révélé le petit Benoît. Il était jusqu’à présent plutôt dans l’ombre de Montebourg mais il change de braquet, et il va falloir compter avec lui ! D’autant plus que les choses bougent. Voilà que MAM se met sur les rangs, prête à pourrir la vie à Fillon. Et que Bayrou va peut-être se remettre dans la course, pompant les voix de Macron. Tout ça éparpille les voix de la droite, ouvrant peut-être une fenêtre pour une gauche « de gauche » revigorée, capable de récupérer une partie des voix des travailleurs fourvoyés chez Le Pen. Rien n’est jamais perdu Victor. Un ticket Mélenchon-Hamon serait séduisant.

- Séduisant… Comme la belle Clémentine - ça y est j’ai retrouvé son nom - ce rayon de soleil qui enluminait l’émission littéraire sur la Cinq !

« Je rêvais ses parfums, son porte-jarretelles,

Je rêvais plus encor d’effeuiller ses dentelles

Je rêvais de l’avoir pour la nuit, pour la vie,

Je me serais damné tant j’en avais envie… »

- Ça y est, ça le reprend. Oh ! Janine, j’ai une urgence : sort le bromure !

- Allez, la vie est belle : Clémentine fait rêver et Hamon émerveille ! Mets ma tournée Loulle !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus