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28/02/2017

Les salauds vont en enfer...

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Lorsque la maison brûle comme disait Chichi, comment appelle-t-on des pompiers qui refusent d’unir leurs efforts parce que l’un a les cuves pleines d’eau douce et l’autre d’eau salée ? Des KONS ! De sinistres kons et en plus de fieffés salauds.

La maison qui brûle, c’est la France qui risque, au pire de tomber dans l’escarcelle nauséabonde de la fille du borgne ou, au un peu moins pire, sous la chape de plomb de l’ultralibéralisme ravageur.

Et les deux salauds, ce sont Mélenchon et Hamon qui refusent, pour des questions d’ego de cour de récré et de chipotages programmatiques secondaires, une occasion historique de donner enfin à la Gauche vraie l’occasion de conquérir le pouvoir et de faire ses preuves.

Désunis, c’est laisser aux électeurs le choix entre Le Pen-Fillon ou Le Pen-Macron.

Unis, c’est la seconde place quasiment assurée au premier tour et raisonnablement la victoire au second. Une occasion qui ne se représentera plus. Un tel alignement des planètes ne se présentera pas de sitôt : un FN fort mais loin d'être triomphant, avec un programme catastrophique que personne n'attaque, une droite désarçonnée par les affaires d'un candidat nul et menteur, un centre qui pompe les voix de droite. Pour gagner, il faut être autour de 25 %, comme Macron-Beyrou, comme Le Pen. Ce qui est le cas en unissant les efforts des deux candidats de gauche. Tout le reste n'est que pisse de chat.

Lorsqu’on entame un combat, camarades, c’est pour le gagner, pas pour figurer. 15 % ? Çà ne sert à rien. La Présidentielle est impitoyable. Il n’y a pas de podium, pas de places d’honneur. Il n’y a que deux sélectionnés au premier tour, et un seul vainqueur au second. Vous n’avez pas compris ça ? Qu’est-ce que vous avez dans la tête ?

Vos responsabilités sont considérables, ci-devant candidats. Laisser passer une telle occasion est non seulement stupide, mais c’est aussi une faute grave, un comportement criminel qui, en d’autres temps révolutionnaires vous vaudrait de contempler le Peuple la tête au bout d’une pique !

Mais, hélas, la konnerie humaine étant la seule approche qu’on puisse avoir de l’infini, aucun des deux ne se désistera pour l’autre.

Hamon, il a la dégaine d’un surveillant général de sous-préfecture et le charisme d’un croûton de pain rassis. Fort de sa légitimité d’entrée de gamme sortie d’une primaire rachitique, il se pense le plus à même de représenter la gauche. Pour la faire gagner ? Non. Son ambition, c’est d’être le secrétaire général d’un PS Titanic dont les rats vont vite aller à la gamelle chez Macron.

Mélenchon, dont les chevilles enflent plus que son holo, il ne se désistera jamais pour le représentant d’un parti dont il veut avant tout la mort.

Et les deux finiront troisième et quatrième. Ils pourront alors se pavaner comme des coqs, les pieds dans la merde sur les décombres d’une gauche au tapis pour longtemps.

On est donc bloqué. Les deux vont patauger autour de 12 à 13 % chacun. Sans aucune chance d’être au second tour, entraînant ainsi la France de gauche, qui existe encore, dans la désespérance de longues années sous la gouvernante de la droite la plus bornée, voire sous le joug du parti fasciste.

Dès lors, voter pour l’un ou pour l’autre ne sert strictement à rien puisque aucun des deux n’a la moindre chance d’arriver en finale.

Après la défaite, chacun – fort d’avoir défendu sa virginité doctrinale - rentrera dans son gourbi, rejetant la responsabilité de l’échec sur l’autre, en pleurant pour la galerie des larmes de crocodiles sur les malheurs de la France « qui n’aura pas su les mériter ».

Beau résultat messieurs. Et vous oserez encore vous regarder dans une glace ?

S’ils avaient un peu de sens de l’État, aucun ne voulant baisser casaque, ils devraient se désister – très vite car dans quelques jours il sera trop tard – pour une personnalité extérieure, humaniste, pouvant sinon faire rêver, du moins porter avec panache le drapeau de la gauche.

Seulement il n’y a pas foule. Pas facile de trouver quelqu’une ou quelqu’un ayant les fesses propres pour grimper au mat… C’est un vide effrayant.

Taubira ? Possible, ça aurait de la gueule, dans tous les sens du terme.

Mais au point où on en est, pourquoi pas, après tout, ce sympathique Alexandre Jardin, sorti de la société civile ?

Non ? Ça ne vous branche pas ? Si vous trouvez mieux, faites-le vite savoir !

Sinon, on devra voter pour Macron… Et on le fera « por que no pasan ! ». La honte.

Les salauds iront en enfer, si bien pavé de bonnes intentions.

Bon. J’ai les aliboffis qui gonflent trop. Je vais marcher sous la pluie, ça me calmera la rabia…



Illustration X - Droits réservés

27/02/2017

La « dernière séance » des députés au secours des voyous en col blanc ! Infâme.

 

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Lors d’une de leurs dernières séances, les députés ont voté une loi scélérate destinée à protéger les voyous en col blanc ! Il s’agit de la réforme du délai de prescription en matière pénale.

Il y a une bonne dizaine d’années qu’il était dans les tuyaux ce texte d’infamie dont la finalité est de permettre aux délinquants en col blanc d’échapper à la justice. Sans surprise, ce sont les sénateurs qui l’avaient introduit, mais ce sont les députés qui l’ont fait passer, subrepticement, bien planqué dans une loi plus générale portant réforme de la prescription en matière pénale.

Depuis 1935, la Cour de cassation avait décidé de faire démarrer ce délai de prescription non pas à la date de l’infraction, mais à la date de la découverte des faits par la justice. Ceci parce que les délits en question – magouilles fiscales, fausses facturations, emplois fictifs, etc. - sont forcément dissimulés, difficiles à découvrir et s'étalent dans le temps.

Eva Joly qui a été magistrate chargée de plusieurs dossiers politico-financiers (affaire Elf, affaire Tapie) estime que « Beaucoup d’abus de biens sociaux dans les mairies ou les grandes entreprises ne sont généralement découverts qu’en cas d’alternance politique ou de changement d’actionnaire – ce qui n’intervient pas tous les quatre matins. » De même précise-t-elle « Certains abus de faiblesse sur des personnes âgées ne sont découverts par les héritiers que longtemps après les faits. » Enfin « Et si on découvrait aujourd’hui d’énormes malversations sur des rétrocommissions en marge d’un contrat de vente d’armes en 2004, ou des flux libyens, pourquoi se priverait-on de les poursuivre ? » lien

La prescription fixe un délai au-delà duquel les infractions sont considérées comme trop anciennes pour pouvoir être poursuivies par la justice. La date butoir introduite par le Sénat et voté par l’Assemblée nationale raccourcit le délai maximal à douze ans « après les faits ». Autrement dit en 2017, sont considérés comme prescrits les délits antérieurs à 2005. Ainsi, avec ce texte, l’affaire des frégates de Taïwan (500 000 millions de pots-de-vin dont une partie est revenue dans les poches de politicards véreux sous forme de rétrocommissions), l’affaire de Karachi (rétrocommissions sur des contrats d’armement avec le Pakistan et l’Arabie saoudite dans les années 1990, soupçonnées d’avoir alimenté la campagne de Baladur et ayant occasionné un attentat ayant fait quinze morts, dont onze ouvriers français), l’affaire de la banque UBS (plus de 12 milliards d’euros d’avoirs qui ont échappé au fisc français) ne pourraient pas être poursuivis.

On voit dès lors à qui profitera cette loi scélérate à l’avenir…

Un qui voyait arriver cette loi sans déplaisir, c’est le ci-devant Fillon François puisqu’une partie des faits litigieux concernant sa femme sont antérieurs à 2005. Avec cette loi, ces faits étaient prescrits!

L’article 4 de la loi prévoit que la réforme ne pourra pas s’appliquer rétroactivement à des affaires qui ont déjà donné lieu à « la mise en mouvement ou l’exercice de l’action publique » au moment de son entrée en vigueur. Le Parquet financier ne s’est pas fait avoir et a « mis en mouvement l’action publique » en confiant l’affaire à trois juges d’instruction empêchant ainsi que les faits antérieurs à 2005 ne passent à l’as.

Et c’est sous une législature de gauche, en fin de mandature, qu’une telle loi a été votée. On s’étonnera ensuite du rejet maintenant viscéral de tout le personnel politique, les bons payant pour les mauvais. Quant à Marine, elle doit tangenter l’orgasme.

Lamentable.

 

Illustrations X - Droits réservés

 

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26/02/2017

A boire et à manger: "Li paquetoun de bioù"

cuisine

 

Voici quelques années, Septèmes-les-Vallons

Confronta en concours ses Vénus du poêlon.

« Li paquetoun de biou » (1) comme on dit à Septèmes

Ou « paupiettes de bœuf » tel en était le thème.

On les appelle encore « Alouettes sans tête »,

C'est un plat de Provence pour un repas de fête.

Montant en procession vers la vieille chapelle

Les jolies ménagères embaumaient les ruelles

Des multiples fragrances de leurs préparations

Quelles allaient livrer, non sans quelqu’émotion

Aux subtiles papilles d'un jury redoutable,

Fait de professionnels des plaisirs de la table,

Présidé gentiment par Maître Guy Gedda

Pape des fourneaux de Bormes-les-Mimosas.

Sert un canon, petit, car ma gorge languit:

Voilà les « Paquetoun de bioù » de Maistre Guy !

Prépare les paquets et ensuite la sauce,

C'est la cuisson finale qui scellera les noces

De tous les ingrédients habilement mêlés,

Offrant aux commensaux du bonheur au palais.

Commande à ton boucher du paleron en tranches

Minces que tu aplatiras bien sur la planche.

Prend du petit salé et coupe-le en dés

Mélange bien le tout et poivre à la demande,

Fais-en de petits tas sur tes tranches de viande.

Emprisonne le tout en roulant chaque tranche

Pour que ton appareil fasse une poche étanche

Que tu feras glisser dans une boutonnière.

Si tu n’y parviens pas: du fil de couturière.

Dans un large rondeau où chante du saindoux,

Fais raidir tes paupiettes trente minutes en tout.

Tu les retourneras avec délicatesse,

Elles sont bien fragiles, alors tu les caresses.

Entre temps tu épluches et haches trois oignons,

De l'ail et du persil, quelques petits lardons.

Puis, amoureusement, enlève tes paupiettes.

Pour bien y arriver, sers-toi de deux fourchettes.

A présent, pour la sauce, en route compagnon !

Dans le jus frissonnant, fais blondir les oignons,

Rajoute des tomates, ail, persil, thym, laurier,

Tu sales de haut goût et poivres volontiers,

Mouille d'un bon demi de vin blanc de Provence,

Laisse réduire un peu, puis un quart d'eau de France.

Fais cuire demi-heure, passe à la moulinette,

Enfin dans le rondeau, tu remets tes paupiettes,

Verse dessus ta sauce, Couvre et met à feu doux.

Pendant deux heures au moins, fait mijoter le tout.

Avec la polenta, les pâtes ou la purée,

Tes « paquetoun de biou » vont fort bien figurer.

Accompagne ce plat d'un rosé de Tavel,

Du Ventoux ou d'ailleurs, mais prend un bon label.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

D'un de ces vins d'esprit, puissants, pleins d'élégance

Qui naissent au soleil en terres de Provence.

 

 

(1) "Les petits paquets de bœuf" encore appelés "alouettes sans tête" ou encore "paupiettes".

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour les « paquetoun »: - 1,5 kg de palerons de bœuf coupé en 24 tranches minces, - 4 hectos de petit-salé, - 12 gousses d'ail épluchées et hachées, - 1 bouquet de persil haché, - 1 cuillerée de saindoux.

Pour la sauce: - 4 oignons, - 4 tomates pelées, mondées, épépinées, - 6 gousses d'ail hachées, - 1 bouquet de persil haché, - 3 feuilles de laurier, - 2 cuillerées à café de sel, - poivre blanc du moulin à la demande mais assez abondant. - 1 demi-litre de vin blanc sec.

 

Les vins conseillés:

Le choix en symbiose privilégie des vins rouges très aromatiques, avec des notes épicées et du corps, ce qui est le cas de la plupart des Côtes-du­-Rhône Villages: Saint-Gervais, Laudun, Rousset-les-Vignes, Vinsobres, Beaumes-de-Venise, Roaix, Séguret. En vins du Languedoc, les Saint­-Chinian, Fitou, Faugères, Corbières. En vins de Provence, les Bandol, Cogolin, Puyloubier, Pierrefeu.

Le choix en opposition vous dirige vers des rosés ronds et chauds:

Tavel, Lirac, Saint-Maurice, Saint-Pantaléon, Caromb ou Bédoin dans les Ventoux. En Languedoc, Saint-Saturnin, Costières-de-Nîmes. En vins de Provence, les Coteaux varois.

 

Écoute ! Écoute !

C'est une carotte, une patate et une bite qui discutent des difficultés de leurs vies.

La carotte dit: « Ah, c'est terrible, on me coupe en rondelles, on me met de la vinaigrette sur la gueule, quelle vie! »

La patate, à son tour, dit: « Moi, c'est pire, on me coupe en rondelles, on me plonge dans un bain d'huile bouillant ou alors, on me coupe en dés ! »

La bite dit: « Oh ! Il y en a pour tout le monde, vous savez… Moi, on me fout la gueule dans un sac plastique et on me fait faire des pompes jusqu'à ce que je dégueule… »

 

Illustration originale Vincent Barbantan

24/02/2017

Au bistro de la Toile: putain de profit à tout crin !

- Tè ! Je vais un peu vous gâcher l’apéro…  « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » disait le Grand Rabelais. Merde ! Il a fallu des milliards d'années pour en arriver là où nous en sommes, à ce degré d'évolution qui a permis l'apparition de la conscience humaine; et nous, en quelques décennies de « civilisation », on fout tout par terre avec des technologies à la kon irrespectueuse non seulement de l'environnement mais de la vie même. Sommes-nous kons à ce point ? Sommes-nous suicidaires? Le confort moderne nous a-t-il anesthésié les boyaux de la tête ?

- Oh ! Victor, bois un peu de tisane de Sainte-Marthe : le « flaille » contient de la badiane, c’est très bon pour les boyaux de la tête. Ça te soignera le tracsir !

- Merci Loulle. Quand même, il faut regarder les choses en face : la vie est en danger de mort. Jamais dans toute l'histoire de la planète on a vu, en si peu de temps, une telle hécatombe parmi les espèces animales et végétales. La biodiversité, toute la richesse de cette planète, en prend un sacré coup! Et les choses ne vont pas aller en s'arrangeant. Tout ce que nous connaissons va s'appauvrir, se rétrécir. Le monde va devenir petit. Les forêts primaires vont disparaître à jamais. En 2030, il n'en restera que de rares vestiges. Des communautés humaines ancestrales sont fauchées, victimes de la déforestation, et dans leur sillage leur connaissance directe du vivant libre. Comment vivrons-nous en 2030 ? Comme dans le fameux film « Soleil vert » ?

- Eh ! Oh ! Victor, on te voit venir, tu vas nous gonfler avec le « réchauffement climatique » alors qu’on se gele les aliboffis… Alors lâche-nous les « moon-boots » avec ça !

- Chante Coco ! Chante ! Ça ne durera pas. Quand on se gèle les couilles, quand on subit des cyclones ou des pluies catastrophiques, quand on crève de chaleur et de sécheresse, c’est AUSSI une conséquence du réchauffement. Si le Gulf-stream se met à faire la sieste, on aura le climat du Canada, vu que Paris est à peu près à la latitude de Montréal ! La pollution de l'atmosphère est telle que la végétation et les océans ne sont plus capables aujourd'hui d'absorber l'excédent de gaz carbonique et autres gaz à effet de serre. Résultat : le réchauffement climatique bouleverse le fragile équilibre, les cyclones dévastateurs se multiplient, la désertification augmente, le climat se dérègle à la vitesse grand V... Et ça va encore aller plus vite puisque les Chinois, les Indiens ou les Brésiliens sont aussi kons que nous et veulent rouler en voiture particulière, rejetant dans l'atmosphère ce qui reste de pétrole ! Bref on ne sait pas jusqu'à quel point la température va monter. La banquise du pole nord atteint cette année la taille d’un string ! Ce qu'on sait, c'est qu'il y a 250 millions d'années, 8 degrés seulement ont suffit pour anéantir 95% de la vie terrestre. Comme dit l’ami Paccalet, « L’espèce humaine disparaîtra ? Bon débarras… » Mais en attendant, elle lapinise l’espèce humaine ! Responsable des maux actuels infligés à la Terre, cette espèce-là pullule. Mais pour combien de temps ? Sept milliards et demi aujourd'hui, au moins dix milliards en 2050. Et après ? Ils mangeront peut-être, mais ils devront manger debout !

- Est-il encore temps ? Avons-nous encore la possibilité de choisir quel monde nous voulons pour nos enfants et les enfants de nos enfants ?

- C'est tout vu : nous voulons de l'herbe, des arbres, des fleurs, du vin, des bécasses à rôtir, des dorades, du miel, des canards gras. Nous voulons des sourires d’enfants, des belles femmes pulpeuses, des oiseaux et toutes sortes d'animaux insolites ou familiers. Nous voulons un air pur pour voir le ciel avec ses étoiles qui nous murmurent que la vie existe forcement ailleurs. Nous voulons que la magie du vivant opère grâce au respect des lois de la nature. Nous ne voulons pas qu'elle soit définitivement détrônée par un monstre absurde nommé profit à tout prix.

- Il nous reste combien de temps au juste ? C'est pour quand la fin du monde, c'est pour après les élections ?

- Au moins le temps de remettre ma tournée. Amen…moi à boire, ça m’a donné soif !.-

- On attendra la fin du monde dans une vigne !

 

Illustration : merci au regretté Chimulus

 

22/02/2017

Au Bistrot de la Toile : dentiste, Sécu, mutuelles.

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- Oh ! Victor, t’en tire une gueule. On dirait Fillon…

- Bof. J’ai une ratiche qui demande le divorce. Alors je vais aller voir ma dentiste vers midi.

- Les arracheurs de dents n’ont pas bonne presse. On leur reproche de faire leur beurre sur le dos à la fois des prothésistes et de la Sécu.

- Ce n’est pas faux. Ils font souvent des culbutes dans les grandes hauteurs avec les fausses ratiches.

- Et comme la Sécu ne rembourse qu’une poignée de figues, il faut avoir une bonne mutuelle…

- Oui et non. Tiens, moi je n’ai pas de mutuelle parce que ça ne sert à rien sinon engraisser des organisations qui ont oublié depuis longtemps leur genèse sociale. Ce sont des machines à pomper le fric.

- Ça ne sert à rien, ça ne sert à rien. Tiens, tu vas le savoir s’il te faut faire un râtelier pour pouvoir continuer à croûter tes gardianes de taureaux ou tes côtes de bœuf marchand de vin !

- Ouais. Et bien je paierais. Peut-être mille, deux mille euros et même plus si affinités. Mais c’est une dépense ponctuelle, rare. Je ne vais pas me faire faire des crocs d’occase chaque semaine, pareil pour les lunettes, pareil pour un éventuel reste à payer pour une hospitalisation. Alors que les cotisations des complémentaires, c’est chaque mois. Et ça coûte la peau des klaouïs, entre 100 et 200 euros par mois selon l’âge, la santé, les « risques » couverts. C’est bien plus cher que de payer de sa poche, ponctuellement, un râtelier, des binocles ou un supplément à l’hosto. Ceci d’autant plus que si tu as une maladie grave, tu es pris en charge à 100 % par la Sécu !

- Mouais… Ça se tient comme calcul.

- La Sécu, Fillon veut la flinguer pour refiler le gâteau à ses potes des assurances privées. Il est dans la droite ligne de tous ceux qui veulent faire table rase de toutes les conquêtes sociales de la Libération, du Conseil national de la Résistance.

- Et c’est quoi a tactique pour la mise à mort de la Sécu ?

- On ruine celle-ci (qui pourtant arrive à baisser son déficit !) de façon à la déconsidérer vis-à-vis des assujettis ; parallèlement, on prend prétexte de ce déficit abyssal pour baisser les taux de remboursement des médicaments, voire on dérembourse des médicaments considérés comme peu efficaces ; le résultat est un transfert du remboursement du reste à payer sur les assurances dites « complémentaires ». Ce faisant, on habitue le cotisant à s’appuyer de plus en plus sur les assurances privées et à critiquer la Sécurité sociale. C’est de l’action psychologique destiné à préparer les cerveaux (déjà karchérisés par la télé et les merdias) à l’abandon progressif de la Sécu.

Dans cette stratégie, il est des dispositions qui sont présentées comme des « avancées sociales » et qui sont tout le contraire. C’est le cas de l’Accord national interprofessionnel (ANI) qui a rendu obligatoire, depuis 1er janvier 2016, l’adhésion des salariés à une assurance complémentaire santé d’entreprise. Mumm ! La bonne soupe pour les assurances privées, au détriment de la protection sociale collective ! Un énorme gâteau.

Des millions de salariés sont ainsi obligés de souscrire des contrats collectifs d’entreprise gérés, évidemment, par les assurances privées. Le Conseil constitutionnel a en effet imposé qu’en absence d’accord d’entreprise ou de branche, la complémentaire santé soit choisie par l’employeur. Les grands groupes sont donc en train de balayer les petites mutuelles pour se partager la gamelle ! Cette pseudo-avancée sociale va encore accroître les inégalités entre salariés puisque la couverture diffère d’une entreprise à l’autre. Il va de soi que les employeurs optent pour une couverture limitée à un panier de soins minimum ; dès lors, les salariés qui veulent plus de couverture doivent se payer un complémentaire supplémentaire ! Au fou ! Mais tout ça, on ne vous le dit pas dans les me (r) dias aux ordres…

- Oui mais alors, on fait quoi ?

- On rend toutes ses prérogatives à la Sécurité sociale. À défaut d’un remboursement à 100 % - ce qui devrait être pourtant la norme – il suffit de créer, au sein de la Sécu, un département d’assurance volontaire, couvrant le remboursement de ce qui ne serait pas pris en compte par la Sécu principale. Avec évidemment, pour l’assuré, le versement volontaire d’une cotisation qui, de toute façon, serait bien moins chère que celle des assurances « complémentaires » privées, mutuelles ou non (les frais de fonctionnement de la Sécu étant de 3 % contre 15 % chez les assureurs privés qui se goinfrent et ne prennent que les petits risques). Et, surtout, supprimer toutes les exonérations de cotisations car, si les entreprises ont de l’argent pour payer des complémentaires d’entreprise, pourquoi n’en auraient-elles pas pour payer des cotisations à la Sécu ?

- On voit bien qu’il s’agit d’un plan sournois pour saccager et faire disparaître la Sécu au profit de grands groupes privés. Il y a longtemps que les grands groupes d’assurance et de la finance en rêvent !

- Ne nous laissons pas dépouiller. La santé ne doit pas être une marchandise.

- Allez, à la nôtre ! Un bon coup de rouquin, ça va te désinfecter le clapoir !


Illustration: merci au regretté Chimulus

20/02/2017

Migrations : elles sont pensées, planifiées, organisées par l’ONU !

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Vendredi et samedi 16 et 17 février 2017 s’est tenue au siège de l’Onu à New York la quinzième rencontre sur les migrations internationales (« Coordination Meeting on International Migration »).

L’Europe ultralibérale facilite sournoisement les migrations à travers des ONG et des associations soi-disant altruistes qui font tout pour faciliter l’arrivée massive de migrants. lien

Si l’on en croit les me (r) dias 160 000 personnes ont défilé à Barcelone en faveur de l’ouverture des frontières aux migrants aux cris de « Notre pays est votre pays ». Il paraît qu’il en a été de même dans d’autres grandes villes européennes. Ce qui implique une coordination de ces manifs, une organisation et donc une volonté clairement affirmée de favoriser la venue de centaines de milliers voire de millions de migrants. D’où on peut déduire que les circonstances (guerres, famines, instabilités politiques, etc.) qui poussent des populations entières à quitter l’Afrique et le Moyen-Orient pour venir en Europe ne sont pas dues au hasard mais bien le produit d’une volonté sinon occulte du moins bien cachée.

Les patronats européens ainsi que les « zéconomistes distingués » rêvent de cette main-d’œuvre nombreuse, taillable et corvéable à merci, nouveaux clients venant remplacer des populations européennes vieillissantes donc consommant moins, avachies qu’elles sont par des décennies de propagande insidieuse afin de « rendre leurs cerveaux réceptifs à CacaConla ». Il n’est pas venu à l’idée des « zélites » ni à Frau Merkel qu’en Europe, au lieu d’une concurrence sociale généralisée et une précarité organisée, une politique sociale généreuse et rassurante pourrait rendre à nos femmes l’envie de faire des enfants ! Ni que cette mutation ethnique et civilisationelle ne se ferait pas sans soubresauts puisque les « nouveaux Européens » sont pour l'essentiel mahométans.

La bien-pensance bisounours a glosé sur ce qui a été appelé « le grand remplacement ». J’ai moi-même pouffé de rire et haussé les épaules devant cette énormité.

Et pourtant il apparaît que ce remplacement des populations européennes par des populations venues de zones à forte natalité a été depuis longtemps pensé, théorisé, voire organisé. Et pas par n’importe qui : par… l’ONU !

Le nouveau secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, est un défenseur acharné des migrants. Pendant dix ans, il a dirigé le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies. Sa conviction maintes fois affirmée : « La migration n’est pas le problème, mais la solution. Elle est inévitable et elle ne s’arrêtera pas ». Il estime donc qu’il faut « convaincre que la migration est inévitable et que les sociétés multiethniques, multiculturelles, multireligieuses qui se construisent sont une richesse ». Tout un programme. Que l’ONU, maintenant sous la coupe de ce pittoresque Portugais, va s’efforcer de mettre en œuvre.

Vous n’y croyez pas ? C’était aussi mon cas. Voilà pourtant un document officiel qui a de quoi ébranler les plus solides convictions altruistes :

 

Communiqué de presse

Nouveau rapport sur les migrations de remplacement publié par
la Division de la population des Nations Unies

La Division de la population du Département des affaires économiques et sociales a publié un nouveau rapport intitulé « Migration de remplacement : est-ce une solution pour les populations en déclin et vieillissantes ? ». Le concept de migration de remplacement correspond à la migration internationale dont un pays aurait besoin pour éviter le déclin et le vieillissement de la population qui résultent des taux bas de fécondité et de mortalité.

Les projections des Nations Unies indiquent que, entre 1995 et 2050, la population du Japon ainsi que celles de pratiquement tous les pays d’Europe va probablement diminuer. Dans de nombreux cas, comprenant l’Estonie, la Bulgarie et l’Italie, des pays vont perdre entre un quart et un tiers de leur population. Le vieillissement de la population sera généralisé, élevant l’âge médian de la population à des hauts niveaux sans précédents historiques. Par exemple, en Italie, l’âge médian augmentera de 41 ans en 2 000 à 53 ans en 2 050. Le rapport de support potentiel, c’est-à-dire le nombre de personnes en âge de travailler (15-64 ans) par personne de plus de 65 ans, diminuera souvent de moitié, de 4 ou 5 à 2.

Le rapport se concentre sur ces deux tendances remarquables et cruciales, et examine en détail le cas de huit pays à basse fécondité (Allemagne, États-Unis, Fédération de Russie, France, Italie, Japon, République de Corée et Royaume-Uni) et deux régions (Europe et Union Européenne). Dans chaque cas on considère différents scénarios pour la période 1995-2050, en mettant en relief l’impact que différents niveaux d’immigration auraient sur la taille et le vieillissement de la population.

Les principaux résultats de ce rapport comprennent :

Les projections indiquent que, dans les prochaines 50 années, les populations de presque tous les pays développés deviendront plus petites et plus vieilles, en conséquence de la faible fécondité et de l’accroissement de la longévité. Par contre, la population des États-Unis augmentera de presque un quart. La variante moyenne des projections des Nations Unies indique que, parmi les pays étudiés dans ce rapport, c’est l’Italie qui subira la plus grande perte relative de population, moins 28 pour cent entre 1995 et 2050. La population de l’Union Européenne surpassait celle des États-Unis de 105 millions en 1995, mais sera inférieure de 18 millions en 2 050.
Le déclin de la population est inévitable, en l’absence de migration de remplacement. La fécondité peut rebondir dans les décades à venir, mais peu de spécialistes croient qu’elle pourra remonter suffisamment dans la plupart des pays pour atteindre le niveau de remplacement dans un futur prévisible.
Tous les pays et régions étudiés dans ce rapport auront besoin d’immigration pour éviter que leur population ne diminue. Cependant le niveau d’immigration, relatif à l’expérience passée, varie beaucoup. Pour l’Union Européenne, une continuation des niveaux d’immigration observés dans les années 1990s suffirait à peu près à éviter une diminution de la population totale, tandis que pour l’Europe dans son ensemble, il faudrait deux fois le niveau d’immigration observé dans les années 1990s. La République de Corée n’aurait besoin que d’un niveau modeste d’immigration, mais c’est cependant un changement majeur pour un pays qui jusqu’ici était un pays d’émigration. L’Italie et le Japon auraient besoin d’une forte augmentation de leur nombre d’immigrants. Par contre, la France, le Royaume-Uni et les États-Unis pourraient conserver leur nombre d’habitants avec moins d’immigrants que ce qu’ils ont reçu dans le passé récent.
Les nombres d’immigrants nécessaires pour éviter un déclin de la population totale sont beaucoup plus grands que ceux qui ont été envisagés dans les projections des Nations Unies. La seule exception concerne les États-Unis.
Les nombres d’immigrants nécessaires pour éviter les déclins de la population en âge de travailler sont plus grands que ceux nécessaires pour éviter les déclins de la population totale. Dans quelques cas, comme ceux de la République de Corée, de la France, du Royaume-Uni ou des États-Unis, ils sont de deux à quatre fois plus grands. Si de tels flux d’immigrants se produisaient, les immigrants d’après 1995 et leurs descendants constitueraient une fraction impressionnante de la population totale en 2 050 – entre 30 et 39 pour cent dans le cas du Japon, de l’Allemagne et de l’Italie.
Relativement à la taille de leur population, l’Italie et l’Allemagne auraient besoin du plus grand nombre d’immigrants pour conserver la taille de leurs populations d’âge actif. L’Italie aurait besoin en moyenne chaque année de 6 500 immigrants par million d’habitants et l’Allemagne de 6 000. Les États-Unis auraient besoin du plus petit nombre – 1 300 immigrants annuellement par million d’habitants.
Les niveaux d’immigration nécessaires pour éviter le vieillissement de la population sont beaucoup de fois plus élevés que ceux qui sont nécessaires pour éviter le déclin de la population. Maintenir à leurs niveaux les rapports de support potentiel demanderait dans tous les cas des volumes d’immigration sans aucune commune mesure avec l’expérience passée et avec ce que l’on peut raisonnablement attendre.
En l’absence d’immigration, on pourrait maintenir à leurs niveaux actuels les rapports de support potentiel en augmentant la limite supérieure de l’âge actif à environ 75 ans.
Les nouveaux défis posés par des populations en déclin et vieillissantes exigeront le réexamen fondamental de beaucoup de politiques et de programmes établis, avec une perspective à long terme. Les questions cruciales qu’il faut examiner comprennent : (a) les ages appropriés pour la retraite ; (b) les niveaux, types et natures des prestations de retraite et de soins de santé pour les personnes âgées ; (c) la participation à l’activité économique ; (d) les montants des contributions des travailleurs et des employeurs pour financer les retraites et soins de santé des retraités ; et (d) les politiques et programmes ayant trait aux migrations internationales, en particulier aux migrations de remplacement et à l’intégration de grand nombre d’immigrants récents et de leurs descendants.

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On peut accéder à ce rapport sur le site internet de la Division de la population

(http://www.un.org/esa/population/unpop.htm). Pour plus d’information, s’adresser au bureau de Mme. Hania Zlotnik, Directeur de la Division de la Population, Nations Unies, New York 10017, USA ; tel : +1-212-963-3179, fax +1-212-963-2147.

Autres liens :

http://www.un.org/esa/population/publications/migration/pressfr.htm

http://www.un.org/en/development/desa/population/migration/publications/migrationreport/docs/MigrationReport2015.pdf#page = 7

http://www.un.org/en/development/desa/population/migration/publications/migrationreport/migreport.shtml

http://www.un.org/esa/population/unpop.htm

http://webtv.un.org/meetings-events/watch/part-3-fifteenth-coordination-meeting-on-international-migration-organized-by-the-population-division-department-of-economic-and-social-affairs-desa/5327605123001

 

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19/02/2017

Amour et Gastronomie au pays de Tonton Georges

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Nicole

Dans la chambre au fenêtres closes

La vue de sa peau dénudée

Plus enivrante que la rose,

Plus somptueuse que l’orchidée,

 

Met mon cœur et mon corps en transes

Depuis ce si beau jour d’été

Où le ciel m’a donné la chance

D’avoir l’honneur de la goûter.

 

Nicole est une fleur sauvage

Que j’eus le bonheur de cueillir

Dans les dunes, près des rivages

 

Où Phébus la faisait fleurir.

Depuis ce jour je suis ravi :

C’est elle l’amour de ma vie.

 

La bourride sétoise de La Lionne

 

Compagne de ma vie en restant ma maîtresse

Elle mêle à souhait la fougue et la tendresse.

Sa peau de soie moirée, ses yeux de velours vert

Sa grâce de félin sensuel et pervers,

Le dangereux désir qui effraie et passionne

Font que je la surnomme, fièrement, La Lionne.

Oh ! Victor ! Cette fois t’es mordu ! Qui l’eût cru ?

T’as pas peur, quand tu dors, qu’elle te bouffe cru ?

Il faut se méfier des mantes religieuses :

Elles croquent leurs mâles lorsqu’elles sont heureuses !

Vivre heureux même si c’est dangereusement

Tel a toujours été le credo des amants.

Et puis, si ses étreintes sont longues et torrides,

Pour manger, elle préfère encore la bourride !

A queste co, Victor ! Voilà qui est rassurant

Car il faut savoir fuir un amour dévorant.

Maintenant sa bourride, qu’elle en est la recette ?

C’est, en un peu plus riche, la bourride de Sète.

Première opération, prépare un court bouillon :

Deux carottes, un poireau, du fenouil, deux oignons,

Plus un zeste d’orange, du laurier et du thym,

Fleur de sel de Camargue et poivre du moulin.

Un litre et demi d’eau, demi litre de blanc

De Laudun ou Pujaut, quelques brins de safran.

Mets la tête d’un congre, deux poignées de favouilles,

Fais cuire vingt minutes, à feu vif, que ça bouille.

Passe au presse légumes, puis exprime au torchon.

Pendant que ça tiédit, fais péter un bouchon.

Dans ce jus, mets ta lotte dix minutes en cuisson.

Tes loups et ton colin débités en tronçons

Tu les rajoutes alors, mais pas comme une brute,

Et les cuis en faisant frissonner dix minutes.

Retire les poissons que tu réserves au chaud,

Tu reprends ton bouillon et le passes à nouveau.

Pendant que ça cuisait tu as fait l’aïoli,

Soit généreux car en manquer est impoli,

Pour la changer en rouille, une fois qu’elle est faite,

Tu va incorporer du piment d’Espelette,

Ça va te la muscler et te la colorer.

En deux portions égales tu vas la séparer :

La moitié dans un bol, pour manger le poisson,

L’autre te servira à lisser le bouillon.

Dans une casserole, pour cela incorpore

Deux ou trois jaunes d’œuf. Tu dois tourner encore

En versant doucement le bouillon toujours chaud.

Tu remets à feu doux sur le bord du réchaud

Et tu tournes comme pour une crème anglaise.

Quand la cuillère nappe, ton bouillon est à l’aise.

Tu mets dans les assiettes quelques croûtons dorés,

Frottés d’ail et couverts avec la rouille ambrée,

Que chacun mouillera comme il veut de bouillon

Et tu sers à côté le plat de tes poissons.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour le bouillon: - 6 carottes, - 3 poireaux, - 3 oignons piqués de clous de gi­rofles, - 3 branches de fenouil, - 1 gros bouquet garni, - l zeste d'orange, - 3 cuillerées à soupe rase de sel de Ca­margue, - safran, - 2 têtes de congre, - 1 kilo de petits crabes (appelés favouilles en Provence), - 1 litre de vin blanc sec.

Pour les poissons: - 3 queues de baudroie (appelées aussi lotte) coupées en tron­çons épais, - 3 loups (appelés encore bars) coupés en darnes, - 6 darnes de colin.

Pour la rouille: - 1 demi litre d’huile d'olive, - 6 gousses d'ail, - 1 jaune d' œuf.

- 1 cuillerée à café de piment d'Espelette, - sel.

Pour la liaison: - 6 jaunes d'œuf.

Pour le service: - croûtons de pain séchés au four et frottés d'ail.

 

Les vins conseillés:

La bourride fait bon ménage avec tous les vins blancs secs de la vallée du Rhône: Côtes-du-Rhône, Coteaux-du-Tricastin, Coteaux-du-Diois, Coteaux-du-Luberon, Côtes-du-Ventoux, Costières-de-Nîmes.

En vins du Languedoc: Picpoul-de-Pinet, blancs de La Clape.

En vins de Provence: Cassis, Palette, Coteaux-d'Aix.

 

 

Hier soir, Tonton Georges nous a enchanté. Sur la 2. Alors, en mangeant la bourride, régalons-nous avec lui :

 

http://www.dailymotion.com/video/xda294_quatre-vingt-quin...

 

 

Brassens à table.jpg

 

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17/02/2017

Au bistro de la Toile : « Moi, président ! - Non, moi ! - Pas du tout, moi »

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- Fatche, Victor, ça s'agite grave dans le panier à crabes politique ! Ce pauvre Fillon qui a les flics qui lui file le fion, Macron qui se repent en Algérie, se répand dans les gazettes et file des boutons à bien du monde, Hamon, Mélenchon, Jadot qui proclament tous qu'il « faut s'unir » mais dont aucun ne veut lâcher le calendos. Manque plus que Beyrou qui a des fourmis dans les paturons !

- Çà distrait le bon populo tout ça Loulle. Et ce n'est pas nouveau. Tiens, écoute ce que disait Aldous Huxley en 1939…

- Qui ? Aldo Sexuel ? Qu'est-ce qu'il a dit celui-là ?

- Ah, il avait la vista celui-là, « Aldo Sexuel » comme tu dis. Ecoute plutôt : « Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes innées.

Ensuite on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des informations et des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessants d’empêcher l’esprit de penser.

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humain. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté, de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. »

.- ..teng ! C'est vrai qu'il voyait loin Aldo Sexuel. 77 ans après, c'est exactement ce qui se passe.

- Sacré visionnaire le mec… Hélas. Dès lors toutes les couleuvres que veulent nous faire avaler les politicards se digèrent. Ils mentent comme ils respirent et sont pour la plupart au service d'une petite kleptocratie internationale. Il y a des liens structurels et des intérêts croisés entre les politiques au service du capital et les affairistes financiers, prédateurs de l'économie, des entreprises et de l'emploi et les médias propriétaires des mêmes affairistes. Dix milliardaires possèdent l'essentiel des grands médias français.

Marine vole le programme social de Mélenchon sans avoir évidemment la moindre intention de le mettre en place si elle gagne (Que Bacchus nous protège de cette horreur!). Tout comme le Sourcilleux de la Sarthe, elle magouille sans vergogne avec les emplois fictifs. Fillon, il peut s'agiter tant qu'il veut, il est cramé.

- Et Macron ? Parle-nous un peu de celui-là.

- C'est la petite bête qui monte, qui monte… Choisi par le patronat et adoubé par les Bilderberg, l'ex employé de Rothschild a tout l'avenir capitaliste devant lui. Tiens, il y a un exemple fort éclairant concernant ses accointances avec ceux qui tirent les ficelles des marionnettes politiques. C'est l'affaire du rachat de SFR. Bouygues était en concurrence avec Drahi, ce sulfureux citoyen israélien, « évadé fiscal » pompant son pognon en France, vivant en Suisse et ayant sa holding, Altice, au Luxembourg. Montebourg, alors ministre de l'économie y était opposé pour ces raisons. Puis voilà qu'arrive Macron à Bercy. Et tout de suite il débloque l'affaire au profit de Drahi. Celui-ci, il est surtout riche de ses dettes. Enormes. Il achète ses proies en utilisant la méthode crapuleuse dite LBO dont le mécanisme consiste à emprunter auprès des banques l'argent qu'on n'a pas ou qu'on ne désire pas investir et à ensuite rembourser la dette contractée en se payant sur la bête, c'est-à-dire à dégager des profits en liquidant massivement les emplois. Chez SFR, c'est le tiers des salariés qui a été lourdé (5000 sur 15000) pour engraisser les prédateurs et leurs complices politiques.

Drahi doit bien un petit coup de main à sa marionnette Macron, non ? Et comment il lui renvoie l'ascenseur à Macron, le Drahi ? Très simple, et qui ne lui coûte rien : il met la puissance de bourrage de crânes de ses organes de presse – BFM-TV, RMC, Libération, L'Express, L'Expansion, L'Etudiant, et son influence sur les instituts de sondage - au service du petit Macronet.

- Ben dit donc ! Ca ne donne pas trop envie de voter tout çà. Et la gauche alors ? Hamon, Mélenchon, Jadot ? S'ils arrivaient à s'entendre, ils pourraient créer la surprise, non ?

- Le problème, c'est qu'aucun, à part Jadot, ne veut lâcher l'espérance de fromage au profit de l'autre. Alors faisons un peu de math :

Mélenchon : chances d’arriver au second tour = 0 (hélas, car je vote habituellement pour lui)
Hamon : chances d’arriver au second tour = 0
Jadot : chances d’arriver au second tour = 0

0+0+0 = 0

Il faut donc trouver un dénominateur commun. Pour cela il conviendrait que chacun mette une peille sur son égo. Et alors, retirer leur trois candidatures au profit d’une seule.

- Qui ?


- TAUBIRA ! Vraiment de gauche, un peu la grosse tête mais pas trop, grande culture, charisme certain, très bonne oratrice, et en plus femme et « issue de la diversité » comme on dit.

Et ça aurait de la gueule, non ? On serait peut-être battu, mais avec panache !

- Pas mal. Allez, Zoù, à la nôtre !

 

Illustration; merci au regretté Chimulus

15/02/2017

Les ONG et le juteux trafic des migrants à travers la Méditerranée.

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Cedric Herou, ce paysan de la vallée de la Roya condamné symboliquement par le tribunal correctionnel de Nice à une amende de 3 000 euros avec sursis, devient une sorte de symbole de l’aide aux migrants. Son délit : avoir introduit en France des migrants depuis l’Italie. Le Parquet niçois était plus virulent que les juges puisqu’il reprochait au jeune militant, en plus d’avoir fait entrer illégalement des migrants enfants, le fait d’avoir détourné la loi de décembre 2012 accordant l’immunité pénale à ceux qui apportent une aide humanitaire et désintéressée aux migrants. Il avait requis huit mois de prison avec sursis à son encontre, ainsi que la confiscation de son véhicule, et un usage limité de son permis de conduire aux seuls besoins de sa profession.

Ça, c’est la façade, c’est ce que nous montrent les médias « mènestrims ». Mais comment les gentils migrants gentiment aidés par le gentil paysan des Alpes-Maritimes sont-ils arrivés à Vintimille ?

Hors des canaux de la grande presse, des informations pour le moins dérangeantes circulent depuis quelques semaines sur la Toile. Elles donnent un éclairage nouveau et qui laisse abasourdi sur le problème des migrants : on peut lire que « Les ONG introduisent clandestinement des immigrants en Europe à l’échelle industrielle ». À la base de ces docs : GEFIRA 

Les enquêteurs de ce mouvement disent tirer ces conclusions de l’observation de mouvements étranges entre les côtes Africaines et l’Italie (http://marine-traffic.com/ et http://data.unhcr.org/mediterranean/regional.php). Et ils en auraient déduit l'existence d'actions qui sortent du cadre du pur humanisme : une immigration manifestement organisée, non éligible, donc clandestine. Info ? Intox ? Libé a tenté d’intoxiquer en « désintoxiquant » cette info. Mais l’OJIM (observatoire des journalistes et de l’information médiatique) a solidement dézingué cette pseudo « désintox » http://www.ojim.fr/le-financial-times-confirme-lintox-de-liberation-et-arte/

Revenons donc à ces infos qui disent en substance que les ONG, les passeurs, la mafia, de mèche avec l’Union européenne, auraient expédié des milliers d’illégaux en Europe sous prétexte de sauver des gens, aidés par la garde côtière italienne qui a coordonné leurs activités.

Et si, derrière les beaux sentiments, il s’agissait d’une grande escroquerie et d’une opération illégale de trafic humain ?

Les faits : « Les trafiquants d’êtres humains entrent en contact avec la garde côtière italienne à l’avance pour recevoir leur soutien et ramasser leur cargaison douteuse. Les navires des ONG sont dirigés vers la « zone de sauvetage », même si ceux qui doivent être secourus sont toujours en Libye. Les 15 navires que nous avons observés appartiennent à ou sont loués par des ONG. Ils ont régulièrement été vus quittant leurs ports italiens, cap au sud, s’arrêter sur le point d’atteindre la côte libyenne, ramasser leur cargaison humaine, et refaire le voyage de 260 miles vers l’Italie, bien que le port de Zarzis en Tunisie soit seulement à 60 miles du spot de secours. »

Ça, c’est que dit Gefira. Il faut recouper.

Le 15 décembre, le Financial Times, peu suspect d’accointance avec les sites qui dénoncent la propagande médiatique sur les clandestins, publie un article avec le titre suivant « les douanes européennes accusent des organisations humanitaires de collusion avec les passeurs de migrants ».

L’article indique que Frontex, l’organisation de contrôle des frontières extérieures de l’Europe, a constaté que lors des opérations de sauvetage en haute mer des indications ont été données par des ONG à des migrants – avant le départ de la terre ferme sur les côtes libyennes – sur la direction précise à suivre pour atteindre les bateaux des dites ONG. Ça recoupe l’information précédente.

Les ONG concernées sont les suivantes : MOAS, Jugend Rettet, Stichting Bootvluchting, Médecins Sans Frontières, Save the Children, Proactiva Open Arms, Sea-Watch.org, Sea-Eye et Life Boat.

Tous les pays rivalisent pour avoir leur ONG. Mais l’intention réelle des personnes derrière ces ONG n’est pas claire. Leur motif peut être tout simplement le fric. Mais il peut aussi y avoir une motivation politique camouflée. En effet, les activités de l’organisation basée à Malte, MOAS, par la traite des personnes vers l’Italie est la meilleure garantie que les migrants ne se présenteront pas sur la rive maltaise. (http://www.zerohedge.com/news/2016-12-04/something-strange-taking-place-mediterranean). Et puis, pour les patronats européens, l’arrivée massive de main-d’oeuvre corvéable à merci est un levier fort efficace contre toute prétention de hausse des salaires et de lutte contre la précarité…

MOAS (migrants offshore aid station) fait carrément son bizness sur le « sauvetage » des migrants clandestins. C’est une organisation qui ressemble à une énorme pompe à fric. La « mission » qu’elle proclame : patrouiller en Méditerranée à la recherche de migrants perdus en haute mer et les sauver de leurs mauvais bateaux, radeaux, dinghies pour les embarquer à bord de leur « navire amiral », le Phoenix. Ils utilisent même des drones pour repérer leurs cargaisons de malheureux. MOAS est dirigé par un Étasunien plutôt sulfureux, le dénommé Chris Catrambone qui a fait fortune en vendant des assurances en Irak et en Afghanistan et excelle à faire sa pube dans les médias.

Dans son équipage, quelques personnages, aussi sulfureux ayant des accointances avec l’armée privée de mercenaires étasunienne Blackwater (rebaptisée « Academi »), célèbre pour ses nombreuses « bavures » en Irak.

Comment ça marche ? Ce sont les gardes-côtes italiens qui, prévenus à l’avance par les passeurs, appellent les navires des ONG pour les orienter 10 ou 12 heures à l’avance vers la zone prévue pour l’organisation du « sauvetage » en mer. Et ce n’est qu’une fois le dispositif en place et par beau temps et mer calme que les passeurs libyens font partir les zodiacs remplis à ras bord de clandestins. À noter que le Phoenix, bien que basé à Malte, n’amène jamais ses cargaisons dans cette île mais en Sicile, pays de la mafia qui se charge du reste…

À noter encore que sur les belles images de « sauvetages » dont nous abreuvent les télés, il fait toujours beau, sur une mer d’huile. Belle mise en scène.

Huit ONG ont transporté à elles seules avec leur service de navette, en moins de deux mois, 14 954 immigrants clandestins (sur 39 192 en tout). Il s’agit bien d’un trafic d’êtres humains à l’échelle industrielle.

Les navires utilisés en permanence par les ONG au large de la côte libyenne

Le Phoenix est l’un des deux navires MOAS. Le navire est régulièrement repéré dans les eaux territoriales de la Libye. Il est enregistré au Belize, en Amérique du Sud. Cependant, le navire est détenu et exploité par les Maltais pour amener les immigrants en Italie. Site Web

Le Topaz Responder, un navire d’intervention d’urgence qui mesure 51 mètres, qui accueille deux canots de sauvetage rapides. Le navire est géré en association avec MSF. Ceci est l’un des trois ferries qui peuvent transporter des centaines de personnes d’un seul coup. Le navire est immatriculé aux îles Marshall. Site Web

Le Luventa est enregistré sous le drapeau des Pays-Bas et détenu par l’ONG allemande Jugend Rettet.

Le Golfo Azzurro est utilisé par le néerlandais « Boat Refugee Foundation ». Golfo Azzurro opère sous le pavillon du Panama. La Fondation affrète le navire pour un prix symbolique. Site Web

Dignity 1 est enregistré sous le pavillon du Panama. Gefira pense que le navire appartient à Médecins Sans Frontières.

Le Bourbon Argos est un navire de Médecins Sans Frontières. Il est l’un des trois navires utilisés pour transporter les gens de navires plus petits vers l’Italie. Le navire est actuellement immatriculé sous le pavillon du Luxembourg. Site Web

Le Aquarius est l’un des nombreux navires gérés par Médecins Sans Frontières. Il est enregistré sous le pavillon de Gibraltar. Site Web

Le navire Vos Hestia search and rescue, affrété par l’organisme de bienfaisance Save the Children, comme la plupart des navires d’ONG, est sous la supervision du site Web de la Garde côtière italienne Save the Children.

Proactiva Open Arms exploite l’Astral. Gefira dit l’avoir observé à plusieurs reprises dans les eaux territoriales libyennes. Le navire a disparu sur une base régulière à partir des sites de suivi AIS. Site Web

Le MS Sea-Watch I est possédé par une organisation basée à Berlin. Il travaille en étroite collaboration avec Watch The Med, un réseau transnational de personnes qui luttent contre le régime européen des frontières, et exigent un passage libre et sûr en Europe. Site Web

Le MS Sea-Watch II appartient à une organisation basée à Berlin. Il travaille en étroite collaboration avec Watch The Med un réseau transnational de personnes qui luttent contre le régime européen des frontières, et ils exigent un passage libre et sûr en Europe. Site Web

Le Audur est enregistré sous le drapeau des Pays-Bas. Gefira ne sait pas à qui appartient ce navire.

Le MS Sea-Eye est possédé par Sea-Eye-eV. Michael Buschheuer de Regensburg, en Allemagne, et un groupe de la famille et amis ont fondé l’organisme sans but lucratif de sauvetage en mer Sea-Eye eV. Site Web

Le Speedy est un hors-bord appartenant à Sea-Eye-eV. Le navire est confisqué par le gouvernement libyen. Site Web

Le Minden est possédé par l’organisation allemande Lifeboat. Le navire est actuellement immatriculé sous le pavillon de l’Allemagne. Site Web

Voilà quelques éléments qui accréditent la thèse d’une organisation multiple dont la finalité est d’amener un maximum de migrants en Europe. À noter la présence d’associations qui luttent pour une ouverture totale des frontières, pour une Europe passoire.

À vous de juger

 

Sources :

http://www.zerohedge.com/news/2016-12-04/something-strange-taking-place-mediterranean

Caught in the act: NGOs deal in migrant smuggling”

https://gefira.org/en/2016/11/16/moas-is-there-to-pick-you-up/

https://gefira.org/en/2016/11/16/ngos-armada-for-the-coast-of-libya/

http://data.unhcr.org/mediterranean/regional.php

http://marine-traffic.com/

http://www.humanite.fr/en-sicile-le-business-des-migrants-est-plus-rentable-que-la-drogue-573036



Photo X - Droits réservés

14/02/2017

Saint-Valentin: sonnet pour ma chérie.

Le temps marche sur moi, quant à toi, il t’effleure

Ma taille s’épaissit, mes cheveux ? je les pleure…

Le temps est un voyou, un voleur de jeunesse,

Mais il transmute aussi la passion en tendresse.

 

Si le torrent fougueux de notre amour total

S’est calmé dans le lac du bonheur conjugal

Après trente ans pourtant, il n’a pas une ride,

Et s’il est moins ardent, il n’est que plus solide.

 

Et même si parfois s’en vont tes souvenirs

Mon cœur a de la place pour tous les retenir,

Je serais près de toi jusqu’au bout de mes jours.

 

Pour tes yeux de velours je me fais troubadour

Et, pour Saint-Valentin, te dédie ce poème

Je t’aime.

 

 

Illustration: merci à l'irremplacé Peynet

 

 

13/02/2017

Taxer les robots ? Hamon en parle, l’Europe y pense aussi.

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J’ai entendu sur une radio je ne sais plus quel « économiste distingué » - distingué peut-être mais plein de morgue et de mépris pour la piétaille - gloser sur l’idée de « taxer les robots », en appuyant sur le retard de la France en matière de robots (3 fois moins nombreux chez nous qu’en Allemagne, 2 fois moins qu’en Italie). Ce sont des réalités : il y a moins de robots en usine en France parce qu’il n’y a plus d’usines ! (Enfin, presque plus). Innombrables sont celles ont été bradées à des fonds financiers voyous qui prennent la trésorerie, les brevets, le savoir-faire, les commandes puis ferment, lourdent les salariés et, au mieux, déménagent les machines et rouvrent en Pologne, Slovaquie ou Roumanie, au pire disparaissent de la circulation en laissant le personnel sur le carreau, à la charge de la société.

N’en déplaise à ce monsieur, l’idée d’Hamon de taxer les robots est loin d’être ridicule. L’Europe s’intéresse de très près au problème de l’invasion des robots et la commission juridique du Parlement européen a adopté un amendement pour la mise en place d’une pénalité financière, peu ou prou la même que propose Benoît Hamon.

Bien sûr qu’il faut taxer à un taux différentiel en fonction de leur utilité non seulement les robots des usines mais il faut aussi et surtout faire payer toutes ces machines (caisses automatiques d’autoroute, d’hypermarché, etc.) qui prennent la place de personnes qui cotisaient, elles !

Bien sûr la carte vitale facilite le travail des médecins et simplifie les remboursements, mais… que sont devenus les employés qui saisissaient les feuilles de Sécu ? Bien sûr celle-ci va économiser de l’argent, mais les Assedic vont payer et les gens seront désespérés. Alors le revenu universel trouve tout son intérêt pour ne pas désespérer non seulement les caissières mais aussi les paysans.

Taxer les robots n’est pas une réaction contre le progrès, au contraire. Il ne s’agit pas de « brûler les métiers à tisser » mais de mettre en place une taxe équitable.

Derrière cette idée, il y a les travaux d’un Anglais de France, John Mitchell. Il veut taxer ces machines mangeuses d’emplois en leur collant la « cotisation ROSE ». Rose pour « Robots, ordinateurs et systèmes experts ». Le bénéfice de cette taxe servirait à créer des emplois, à assister les chômeurs, à financer des formations, à aider les entreprises à embaucher.

Le raisonnement de John Mitchell est le suivant : « A job égal, les salariés ne sont pas compétitifs avec les machines, d’abord parce qu’ils sont moins efficaces, ensuite parce qu’ils représentent de lourdes charges sociales pour l’employeur. L’idée de la cotisation Rose est donc de rétablir l’équilibre pour qu’il n’y ait pas de « concurrence déloyale » accrue entre humains et machines, lesquelles doivent devenir les « nouvelles vaches à lait ». En faisant payer une taxe sur les robots, ordinateurs et systèmes experts, la compétition se réduirait, le chômage aussi.

La cotisation Rose frapperait les petits ordinateurs comme les gros systèmes, lecteurs de cartes, distributeurs, robots, pompes à essence automatiques, billetteries, trieuses postales et serait une « taxe sur la capacité de production » basée sur un ratio de son invention, le Mac/Man (Machine/homme), évaluant la capacité de production d’une machine par rapport à l’homme. Serait ainsi établie une cotisation mensuelle sur tous les robots, ordinateurs et systèmes experts à un taux en fonction de leur capacité de production mesuré en équivalent-hommes qui serait la base de la taxation. Comme la puissance fiscale des véhicules est mesuré en équivalents-chevaux.

Les gains de productivité ne profitent pas à tous. Les machines au lieu de libérer l’homme en diminuant sa charge de travail le privent parfois totalement de son emploi. La cotisation sociale sur les machines rééquilibrerait l’injuste compétition entre la machine et l’homme.

Il y en a là du pognon a prendre ! ! Et une idée formidable dans le droit fil de la justice, de la liberté retrouvée, de l’égalité homme-machine, de la fraternité (?!) patron-employés.

Voilà. Benoît, voilà Jean-Luc. Y a plus qu’à…

Et puis ROSE, ça doit vous rappeler quelque chose ?

 

Sources :

http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legisla...

https://www.developpez.com/actu/100362/Les-robots-et-IA-p...

https://www.developpez.com/actu/111150/Emploi-l-intellige...

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12/02/2017

Ouiquide gastronomique: une recette à ne pas faire !

hérisson clignant de l

 

Yolande

 

Yolande scintillait, là-haut, près des étoiles,

Perchée sur les agrès d’un chapiteau sans toile.

Son corps de caoutchouc volait de mains en mains

Porté par un courage et un cran surhumains.

 

Elle virevoltait, la jolie Bohémienne

Dans un rai de lumière, presque nue, aérienne,

Elle fendait les airs de son corps gracieux,

Ignorait les humains et s’approchait des dieux.

 

Moi, perdu tout en bas parmi les spectateurs,

Ignoré de la belle, je souffrais mille peurs.

Je découvrais l’Amour, ses affres hédonistes,

 

Sous l’aspect flamboyant de cette trapéziste.

Mon tout premier amour, Yolande, avait sept ans,

Moi, si je me souviens, j’en avais presque autant…

 

Le hérisson des Boumians

- Eh, petit ! Les amours d’enfants sont précieux,

Ils sont une fenêtre ouverte sur les cieux,

Les joies de leur avers sont sans équivalence,

Mais leur revers caché n’est que larme et souffrance…

Tandis que je rêvais, dans mon lit, à Yolande,

Les Bohémiens pressés décrochaient les guirlandes,

Eteignaient les lampions, démontaient les gradins

Et le cirque était loin lorsque vint le matin…

La belle a dû laisser, dans mon âme, un message :

« Si tu veux me trouver, entreprends le Voyage »,

Peut-être que si j’ai vécu en bourlinguant,

C’était, au fond de moi, pour relever le gant

Que jeta en mon cœur la petite princesse

Qui a, sans le savoir, mis ma vie en liesse.

- Les Bohémiens, Victor, sont de rudes gaillards

Qui n’ont pas tous les jours droit à la soupe au lard.

Quand on est sur les routes, en verdine, en voiture,

Pour se remplir le ventre, tout corps fait nourriture,

Une poule empruntée, un grillé d’escargots,

Mais leur plat préféré, leur must, c’est le niglo.

Ils appellent ainsi dans leur idiome étrange

Le hérisson commun, qu’ils préparent, et qu’ils mangent.

Angélo-le-Boumian, un ami de mon père,

Nous a souvent montré comment il faut le faire.

Tu prends un hérisson de grosseur convenable,

Aux piquants acérés, bien dodu, gras du râble.

Tu lui perces la gorge et tu en bois le sang,

C’est un aphrodisiaque remarquable et puissant.

Pour cuire un hérisson, la méthode est facile,

Il faut un feu de bois, de l’eau et de l’argile.

Avec la terre glaise bien assouplie à l’eau,

Enrobe entièrement tout le corps du niglo,

Sur trois doigts d’épaisseur et pas d’endroits manquants,

Tu fais bien pénétrer pour couvrir les piquants.

Au bord du feu de camp tu creuses un nid de cendre

Où tu vas déposer ton niglo, bien au centre,

Tu recouvres le tout de cendre et de brandons,

Fais chanter la guitare en buvant des litrons

Et, deux heures plus tard tu sors la terre cuite

Enrobant ton niglo. Casse-là tout de suite,

Les piquants et la peau s’enlèvent avec la gangue

Et tu humes un parfum qui réveille ta langue.

Tu saupoudres de thym, de sel et de piment

Et manges avec les doigts ce repas de gourmands !

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

- 3 hérissons de grosseur convenable à défaut, une brave poule non plumée fera l'affaire), - 1 seau de terre glaise (l'argile grossière suffit), - eau, - feu de camp avec braise et cendre, - thym, - sel, - piment d'Espelette.

Les vins conseillés:

Ce plat de feu de camp s'accompagne de vins de large soif, qui préparent la voix pour les goualantes flamencas. Les vins rosés de Tavel, Lirac, Chusclan, Sainte-Cécile-les-Vignes, Valréas, Camaret, les rosés des Côtes-du-Ventoux, les vins gris d'Aigues-Mortes, les rosés de Palette, de Pierrefeu font parfaitement l'affaire.

Bien entendu, tous les bons vins de soif sont les bienvenus.

Codicille :

Cette recette est l'expression d'une culture et évidemment pas une incitation à tuer et manger ces petits animaux si sympathiques, les voitures en font déjà un énorme massacre chaque année sur les routes. Remplacez donc le niglo par une poule !

 

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11/02/2017

Ouiquinde érotique avec Léo Ferré

 

dessin Milo Manara femme.jpg

 

 

 

Ta source

Elle naît tout en bas d'un lieu géométrique
A la sentir couler je me crois à la mer
Parmi les poissons fous c'est comme une musique
C'est le printemps et c'est l'automne et c'est l'hiver
L'été ses fleurs mouillées au rythme de l'extase
Dans des bras de folie accrochent les amants
On dirait que l'amour n'a plus besoin de phrases
On dirait que les lèvres n'ont plus besoin d'enfants
Elles coulent les sources en robe ou en guenilles
Celles qui sont fermées celles qu'on n'ouvre plus
Sous des linges qu'on dit marqués du sceau des filles
Et ces marques ça me fait croire qu'il a plu
Qui que tu sois toi que je vois de ma voix triste
Microsillonne-toi et je n'en saurai rien
Coule dans ton phono ma voix de l'improviste
Ma musique te prend les reins alors tu viens
Ta dune je la vois je la sens qui m'ensable
Avec ce va-et-vient de ta mer qui s'en va
Qui s'en va et revient mieux que l'imaginable
Ta source tu le sais ne s'imagine pas
Et tu fais de ma bouche un complice estuaire
Et tes baisers mouillés dérivant de ton cygne
Ne se retourneront jamais pour voir la terre
Ta source s'est perdue au fond de ma poitrine

Léo Ferré

Ecoutez le grand Léo:

http://www.dailymotion.com/video/x8iwx9_leo-ferre-ta-sour...

 

 

 

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08/02/2017

Fillon. Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirais qui tu es.

bilderberg brute à la hache.jpg

« Mea culpa ». Il a fait son cinoche pour tenter d’éteindre le feu de ses magouilles devant des journalistes bien gentils. Il a rejeté ses fautes sur la presse et sur les magistrats, c’est une tradition. Puis il a rameuté les satrapes de son parti pour leur distribuer les éléments de langage. Et maintenant il reprend les avirons…

« Papa, c’est loin l’Élysée ? - Tais-toi et rame ! »

Bon. Allons voir qui rame pour lui sur les bancs de sa galère.

Dans la hiérarchie des rameurs il y a d’abord le pognon. Sur le banc de l’économie, donc du fric, le rameur en chef est le ci-devant Castries Henri de. C’est au prestigieux et très discret Links Club de New-York, lors d’un cocktail organisé par ses soins durant un voyage express les 8 et 9 septembre derniers, qu’Henri de Castries, président du comité de direction du Groupe Bilderberg depuis 2012, avait présenté son ami François Fillon à un parterre international de patrons et de banquiers, afin de lever des fonds. Castrie et Fillon, c'est une vieille amitié. Fillon a été « introduit » par Castries auprès de Bilderberg en 2013, en Grande-Bretagne, en compagnie de Christine Lagarde et Valérie Pécresse.

Bilderberg… Tiens les voilà ceux-la ! Lorsqu’il était Premier ministre de Sarko, Fillon a reçu une trentaine de membres des Bilderberg à Matignon. Et pas des seconds couteaux. Il y avait là, selon L’Obs, outre Henri de Castries, leur patron, une trentaine de membres du comité de direction de ce groupe sulfureux : le patron de Goldman Sachs Peter Sutherland, le directeur de la banque Lazard Ken Jacobs, le gourou des néoconservateurs états-uniens Richard Perle, le patron de Shell Jorma Ollila, le futur chef du gouvernement italien, également coopté par Goldman Sachs, Mario Monti, la présidente du musée d’art moderne de New-York Marie-Josée Kravis, épouse de Henry Kravis, propriétaire d’un fonds d’investissement états-unien.

Bilderberg ? Kesako. Allez voir ici cette remarquable enquête canadienne : https://youtu.be/1eqXJIZs-ck

Ce groupe discret, presque secret, a été fondé en 1954 à l’Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l’invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, ancien nazi, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller. Ce « club » est sans doute le plus puissant des réseaux d’influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays du monde occidental, leaders de la politique, de l’économie, de la finance, des médias, des responsables de l’armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires. Il prétend être un véritable « gouvernement mondial » occulte… mais sans les BRICS, ce qui relativise les prétentions de ses membres ! Son potentiel de nuisance reste néanmoins important, surtout sur l'Amérique du Nord et l'Europe. Ses orientations stratégiques sont avant tout la mondialisation ultralibérale au profit des multinationales et des puissances financières. Ses actions occultes peuvent concerner l’initiation d’une crise économique ou d’une phase de croissance, les fluctuations monétaires et boursières, les alternances politiques, le choix des dirigeants et ministres, les politiques sociales, la gestion démographique du globe et même le déclenchement d’une guerre.

Les politiciens sont très flattés d'y être invités pour la grande séance annuelle. En 2014 un certain Emmanuel Macron était invité ! L’an dernier il y a eu… Juppé. Parmi d'autres, mais comme par hasard ceux-là postulent pour l'un, a postulé pour l'autre à la magistrature suprême.

Très structuré, le Groupe de Bilderberg est organisé en trois cercles successifs. Le « Cercle extérieur » est assez large et comprend 80 % des participants aux réunions. Les membres de ce cercle ne connaissent qu’une partie des finalités et des stratégies du Club. Le deuxième cercle, le « Steering Committee », est un conseil de direction restreint, fort de trente-cinq membres, où se discutent et se préparent les orientations principales. Au-dessus, il y a le premier cercle, le « Bilderberg Advisory Committee » (Comité consultatif) qui comprend une dizaine de « parrains », les seuls à connaître intégralement les stratégies et les buts réels de l’organisation.

L’opacité est de règle. La presse n’est évidemment pas invitée et rien ne filtre. L’omerta. A leur raout annuel, ce sont toujours des conditions de sécurité dignes de Fort-Knox ! Des flics partout. Que se trame-t-il derrière les paravents blancs qui cachent les lieux et les participants ? Quelles magouilles sordides prennent naissance entre ces dangereux personnages? Qui lo sa ?

Les intérêts des « Bilderbergers » gravitent autour du projet central consistant à la fois à éliminer les États nationaux et des droits sociaux, à créer une immense classe pauvre de personnes précaires, nomades et disposées à tout pour survivre, à détruire les constitutions et les frontières nationales, à mettre en place de nouveaux traités internationaux contraignants qui font primer l’économie et la Banque, à attaquer tous azimuts le monde du travail et les garanties sociales.

Les unions et les traités internationaux sont utilisés comme moyens pour mettre fin aux souverainetés nationales et démocratiques, et par là même, déstructurer le Droit et l’État social, en imposant comme seul paramètre la compétitivité au niveau international.

Au travers des traités internationaux comme Tafta et Ceta, les gouvernements sont en réalité privés de leur pouvoir qu’ils cèdent à des agences internationales et financières, lesquelles se substituent de plus en plus aux États nationaux dont les dirigeants étaient, du moins sur le papier, élus par le peuple.

Rappelons que le capo de tuti i capi actuel de ces gens est donc Henri de Castries, le pote au Sourcilleux. Il est le premier Français à présider le Bilderberg. Ancien patron du groupe d’assurances Axa, c’est un pote à Sarko mais aussi de Hollande, à travers la célèbre promotion de l’ENA Voltaire… C’est lui qui pilote le programme économique de Fillon. On comprend mieux le côté « social » de ce programme visant entre autres horreurs, à tuer la Sécu pour refiler le gâteau… aux assurances privées ! Ben voyons.

Certains le voient à Matignon ou à Bercy en cas de victoire de son bourrin, mais en principe, les « Bilderberger » ne participent pas directement aux gouvernements, mais choisissent les marionnettes politiques qui travailleront pour eux et imposeront leur programme. Quelques marionnettes qui ont eu un bel avenir suite à leur invitation à un de leur grand raout annuel ou, mieux, à leur adoubement : Kissinger, Margaret Thatcher, Bill Clinton, Van Rompuy, Etienne Davignon, Zapatero, Mario Monti, mais aussi (tiens, tiens!) Manuel Valls, Michel Sapin, Laurent Fabius mais encore Giovanni Agnelli et même… Christine Okrent. (Liste des participants 2016 ici)

Ah ! Au fait, Bilderberg a un autre fer au feu, pour ferrer un autre poulain au cas où Fillon se ramasserait une gamelle. Un dénommé Emmanuel Macron.

 

Sources ;

lien 1

lien 2

 

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06/02/2017

« Sortons les sortants » ! Le DÉGAGISME est en route...

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Quelle est la différence entre un train et un politicien ?
- Quand le train déraille, ça le stoppe.

 

Ça ressemble à un jeu de massacre.

D’abord Sarko et Juppé à droite : DEGAGÉS !

Puis François « Ganelon » Hollande qui capitule sans combattre : DEGAGÉ

Vals et Montebourg à gauche, DEGAGÉS par Hamon.

DEGAGÉS les cadors, et une (petite) place aux deuxièmes gâchettes.

Pour les présidentielles, on se retrouvait avec un grand favori : Fillon ; un épouvantail : Le Pen ; le représentant de ce qui reste des Socialiste : Hamon ; un trublion : Macron et l’inévitable Mélenchon, repoussoir pour les uns, espérance pour beaucoup d’autres. La routine quoi.

Seulement voilà. Les dieux de l’Olympe électoral ont eu envie de se marrer. Ils se sont alors rappelés la fragilité voire la duplicité de l’entreprise humaine : voile tissé pendant le jour, défait la nuit par la fille de d’Icarios, la belle Pénélope.

Mais on n’est plus au temps d’Homère. Pénélope et son Ulysse de sous-préfecture préfèrent les thunes aux voiles, aussi délicats soient-ils. Et n’entendent pas se défaire de ce qu’ils ont patiemment amassé : un million d’euros sournoisement piqués dans les poches des contribuables.

Et voilà que ces bricoles arrivent aux oreilles du plus sympathique et du plus redoutable des palmipèdes ! Qui s’empresse – c’est sa vocation – de le couin-couiner à tout va !

L'invraisemblable, c'est qu'il se prétend agressé le Sourcilleux ! Offusqué ! Il se sent, il se vit comme une victime ! Et il se répand en gueulant au complot ! Pour un petit million d'euros de générosité conjugale et filiale… En toute légalité plaide l’oncle Picsou de la Sarthe, mais en toute immoralité pensent les cochons de payants qui sont autant de redoutables électeurs ! Révoltant d'indécence.

Séisme au pays des rillettes ! Tsunami dans le camp des « vainqueurs » (qui se distribuaient déjà les maroquins et les juteuses prébendes). Doit-il rester, doit-il partir ? « On » fait semblant pour la galerie de soutenir le candidat pas si candide, mais « on » s’entre-dévisage en loucedé pour savoir qui est la « balance » et « on » s’entre-déchire déjà discrètement pour savoir qui remplacera le premier en cartes qui, immanquablement pensent-ils, va devoir lâcher le morceau.

On verra bien, très vite d’ailleurs car le calendrier électoral ne permet pas de tergiverser longtemps.

« Ils » n’ont rien compris. Ils continuent leurs petits jeux de pouvoirs, leurs rivalités d’appareil, leurs cuisines de partis sans se rendre compte que le Peuple – celui qui détient (en pointillé) le pouvoir par son bulletin de vote – ne veut plus de ces jeux-là ! Et qu’il a décidé de leur sort : le peuple va virer les politiciens professionnels, ceux qui ont fait de la politique un métier alors que c’est une mission, quasiment un sacerdoce. Les virer tous. De droite comme de gauche.

Le mouvement n’est pas seulement français, il est mondial. Du moins dans le monde de nos démocraties. C’est un grand chamboulement : Brexit chez les Rosbifs, Trump chez les Yankees, et la suite à venir, c'est l'illustration de ce rejet d'une caste qui se croit tout permis.

Le peuple en a marre de ces partis qui regorgent de ces « notables », caciques locaux voire satrapes qui se croient élus de droit divin. Et qui ne veulent pas le lâcher le morceau ! Cumulards tant qu’ils peuvent l’être, usant et abusant de privilèges aberrants. De droite ou de gauche, un seul vainqueur : le mandarinat et donc la paralysie du système. Des maires, des présidents d’exécutifs régionaux réélus pour la troisième, la quatrième, voire la cinquième fois… Et qui sont aussi députés, sénateurs, députés européens. Désolant de connerie.

Comment un élu peut-il apporter encore quelque chose à ses concitoyens lorsqu’il est englué dans la routine et, surtout, le clientélisme ! Car ne nous leurrons pas, toute réélection doit autant sinon plus au renvoi d’ascenseur qu’au travail réalisé pendant la mandature. Révoltant d’inefficacité.

La caste politique est conforté dans une culture du privilège et de l'impunité par le flou des règlements de l'Assemblée nationale et du Sénat et le laxisme – jusqu'à l'affaire Cahuzac – de la justice à leur égard. C’est de ce dévoiement de la démocratie que les citoyens ne veulent plus. De cette connivence entre professionnels de la politique, journalistes, économistes, industriels, financiers. De cette spoliation des efforts communs au seul profit d’une petite caste de parasites. Mais de parasites tellement coupés de la réalité de la vie du peuple, tellement ancrés dans leur dépravation qu’elle leur est naturelle et qu’ils s’offusquent lorsque leurs saloperies leur jaillissent à la gueule !

Ainsi Fillon le Faillitaire, drapé sans vergogne dans son « honnêteté » offensée, qui crient au complot et trouve normal que sa tendre épouse ait empoché en quelques années d’un travail hypothétique sinon fictif l’équivalent de ce que touche un professeur en quarante ans de carrière ou deux smicards durant toute leur pénible existence ! Et que doivent penser les étudiants qui rament l’été pour quelques poignées de figues lorsqu’ils apprennent que les rejetons bien nés du châtelain du manoir de Beaucé, près de Sablé-sur-Sarthe, ont encaissé pour leurs jobs d’été plus de 80 000 euros d’argent public sortis de nos poches ? ! Sans parler des chèques de la caisse noire du Sénat. Basta !

Qu’importe la réalité ou non du « travail » de Pénélope et de ses enfants, ce que retient le populo, c’est le montant tout à fait immoral, indécent des sommes. Mais le candidat Fillon rejette la réalité et s’accroche à ses chimères.

Le pire, c’est que cela est légal. Dès lors comment ne pas comprendre le « Sortons les sortants », le « Dégageons-les tous ». Le peuple exprime son ras-le-bol total de ces gens qui s’installent impunément et « naturellement » selon leur esprit de caste en dehors, voire au-dessus des lois qu’ils votent et imposent souvent durement aux autres.

Ce mouvement amorcé lors des primaires des partis qui squattent le pouvoir va se poursuivre à une tout autre échelle lors des prochaines élections majeures, la présidentielle et les législatives. On peut s’attendre à un rejet massif des candidats des partis s’autoproclamant « de pouvoir » au profit des candidats dédaigneusement qualifiés de « populistes » (Pouah ! Dans populiste, il y a peuple…). Le douteux Fillon ou son remplaçant, comme Hamon s'ils se laissent castrer par les caciques du PS, se partageront vraisemblablement les quatrième et cinquième places…

Le choix est alors entre les mensonges et l’aventure fascisante de Le Pen, le faux nez des banksters et du patronat de Macron ou la sixième république populaire de Mélenchon.

Sinon…

 

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05/02/2017

Gastronomie dominicale : La daube du tueur.

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J’ai un ami tueur, c’est vrai, je le confesse…

Un homme plein d’humour, de rugueuse tendresse,

Apte à faire passer de la vie au trépas,

Qui n’officie jamais aux heures des repas.

Honnête travailleur, fier de son savoir-faire,

Il tue au quotidien. Tuer, c’est son affaire.

C’est au couteau qu’il tue les jours de la semaine.

Le dimanche, au fusil, mais sans aucune haine.

Mon ami Angelo, tueur aux abattoirs,

Fin chasseur, est aussi un cuistot de devoir.

Pourvoyeur naturel de produits de mangeaille,

Sa cour est composée de docteurs es ripaille.

Son cabanon, perché au bord d’une falaise

Domine, au levant, la terre avignonnaise.

De doctes assemblées de gens de haulte graisse

En ont fait un haut lieu consacré à l’ivresse,

Au pantagruélisme, au culte des bougresses,

Aux goinfreries sacrées, aux ventrées d’allégresse,

Aux gaillardes chansons, aux grands éclats de rire,

Aux joutes oratoires, aux poètes, au bien-dire.

Il faut voir Angelo haranguant ses ouailles.

La panse rebondie, la moustache en bataille,

Étranglant un goulot, le touille sauce en main.

Annonçant le menu, tel un tribun romain :

Gras double, pieds-paquets, civet de marcassin,

Grives, tourdres, bécasses ont hanté ce lieu saint.

Mais la spécialité d’Angelo le tueur

Parangon de parfums, chef-d’œuvre de saveurs,

Ce plat de paysans, velours de l’estomac,

Les experts sont d’accord : c’est sa daube au Lirac.

- Qu’a-t-elle donc, Victor, la daube d’Angelo

Pour que tu en parles avec des trémolos !

- Classique si ce n’est la qualité du vin,

Peut-être bien, aussi, un certain tour de main.

Choisis bien tes morceaux : paleron, plat de côtes,

Gallinette, jarret et un bout de culotte.

Coupés grossièrement en tronçons bien épais,

Dans un profond faitout tu les mets à tremper

Au moins toute une nuit dans du vin de Lirac,

Avec sel, poivre, thym, oignons jetés en vrac,

Met aussi un dégou de cette huile d’olive

Qui sublime les goûts, parfume et enjolive.

Sors et sèche ta viande le lendemain matin,

Passe ta marinade et jette oignons et thym.

Dans du lard de cochon fondu fais revenir

Deux cèbes du Vigan, mais ne fais pas roussir.

Tu rajoutes ta viande et tu la fais suer

Doucement, à feu doux, sans trop la remuer.

Mets un bouquet garni, sarriette et romarin,

Sale légèrement, poivre avec ton moulin,

Pendant ce temps tu chauffes ta marinade à part.

Attention ! du Lirac, pas du mauvais pinard !

Là, petit, il te faut être un peu dégourdi :

Rajoute louche à louche ton liquide tiédi

Puis fait cuire à feu doux deux heures pour le moins.

Sors du feu et réserve jusques au lendemain.

En se refroidissant, ton bœuf va se confire,

Et pour le réchauffer, deux heures vont suffire,

Mais sur un feu très doux, sous la chaude caresse

De cendres sous lesquelles couve l’ardente braise.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Vallée-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe ct la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour la marinade : - 2 kg de bœuf (culotte, jarret, gallinette, paleron), - 3 oignons coupés grossièrement, - 1 grosse touffe de thym, - 1 poignée de gros sel de Camargue, - poivre noir du moulin en abondance. – 1 verre d’huile d’olive, - 2 bouteilles de Lirac rouge.

Pour le plat : - 1 hecto de lard de cochon. – 2 cèbes du Vigan (à défaut de Lézignan ou d’ailleurs, mais douces), - bouquet garni riche (thym, laurier, sarriette, romarin, persil plat), - sel, - poivre, - marinade purgée de ses légumes et tiédie.

 

Les vins conseillés :

Rien en dessous de 14° ! Mais le choix reste large. En vallée du Rhône : Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Vacqueyras, Lirac, Cairanne, Châteauneuf-de-Gadagne, Saint-Gervais, Vinsobres, Saint-Maurice-sur-­Aigues, Visan, Rochegude.

En vins du Languedoc et du Roussillon : Saint-Chinian, Fitou, Collioure.

En vins de Provence : Bandol, Pierrefeu, Tourves, Brignolles, Saint-­Zacharie, Les Arcs. Et, bien sûr, tous les bons vins d’ailleurs !

 

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

04/02/2017

Ouiquinde érotique avec Edmond Haraucourt

fontaine_eau.jpg
 

 

La Source



Source vénérienne où vont boire les mâles !

Fissure de porphyre où frise un brun gazon,
 

Qui, fin comme un duvet, chaud comme une toison,
 

Moutonne dans un bain de senteurs animales.

Quand un homme a trempé dans tes eaux baptismales

Les désirs turgescents qui troublaient sa raison,

Il en garde à jamais la soif du cher poison
 

Dont s’imprégna sa peau dedans tes eaux thermales.

Ô Jouvence des cœurs ! Fontaine des plaisirs !

Abreuvoir où descend le troupeau des désirs

Pour s’y gorger d’amour, de parfum et d’extases !

Il coule de tes flancs, le nectar enchanté,

Elixir de langueur, crème de volupté…

Et pour le recueillir nos baisers sont des vases !


Edmond Haraucourt

 

 

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

02/02/2017

Les coquins d'abord

les rats quittent le navire.jpg

Sur l'air des "Copains d'abord "de tonton Georges! 

 

Non ce n'était pas qu'un dévot

Un cul-béni de caniveau

Qu'on se le dise parmi les porcs

...dise parmi les porcs

Il magouillait en père peinard

Sans se méfier du Canard

Et pensait le pognon d'abord,

Le pognon d'abord

 

Ses « fluctuat ET mergitur »

C'est pire qu'une caricature

N'en déplaise aux vieux dinosaures

Aux vieux dinosaures

Leur capitaine est un salaud

Piquant le pognon des prolos

Pour se constituer un trésor

...tuer un trésor

 

Tout en se prenant pour De Gaulle

Il rétribuait sa cagole

Avec du bon argent public

Bon argent public

Son « attachée parlementaire »

Passait plus d' temps au baptistère

Qu'aux séances de l'Assemblée

...anses de l'Assemblée.

 

Il s'croyait déjà couronné

Mais il est plutôt couillonné

Il a beau ramer comme un mort

Ramer comme un mort

Il peut lancer des SOS

Son barlut est en plein' détresse

Et les rats quittent le navire

Quittent le navire

 

Au rendez-vous de ses copains

Y a de plus en plus de lapins

Tous gambergent à un Plan B

Pourquoi pas Juppé

Propre sur lui, pas trop souffrant

Il serait presque rassurant

Mais le vieux n'a pas accepté

On a sa fierté

 

Alors la meute a attaqué

Tous les requins, tous les roquets

Les maquereaux et les escrocs

Ont sorti les crocs

Laissons-les s'entredévorer

Et restons hors de la curée

Mais pour un bon coup de torchon

Votons Mélenchon !

 

Illustration X - Droits réservés

 

01/02/2017

ALERTE ! Le traité « CETA » bientôt « provisoirement » adopté contre la volonté des populations.

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Pendant qu’en France on sodomise les diptères avec les magouilles fillonesques et lepéniennes, les eurotrafiquants de Bruxelles sodomisent – eux – toutes les populations de l’Europe. En effet, les députés membres de la commission « commerce » ont approuvé l’exécrable projet de traité global avec le Canada connu sous le vocable de CETA avec une nette majorité : 25 pour, 15 contre et une abstention. La droite PPE auquel appartient LR a voté pour avec l’appui des libéraux (dont Modem et UDI) ; les écologistes, les élus de la Gauche unitaire européenne (GUE) dont le Front de gauche et le FN ont voté contre. Les Sociaux-démocrates étaient partagés (les Allemands pour, les socialistes français et belge contre). Il faut dire que la majorité des membres de cette « Commission commerce » comptent parmi les plus fervents défenseurs de la libéralisation maximale des échanges et des investissements, dans laquelle les normes sociales, sanitaires et environnementales sont exclusivement perçues comme des obstacles au commerce.

La balle est maintenant dans la main des députés européens du Parlement européen de Strasbourg. Le traité de Lisbonne donne à cette institution un droit de veto sur les traités commerciaux. Les élus vont-ils avoir le courage et la lucidité de rejeter cette horreur qu’est le CETA, comme ils avaient rejeté un projet de traité commercial aussi pourri, l’ACTA.

L’Union Européenne a une conception pour le moins « pittoresque » de la démocratie. Ainsi, en cas de feu vert à Strasbourg, le CETA pourrait entrer en vigueur, de manière provisoire, dès avril de cette année ! Considéré comme un traité « mixte », il devra ensuite être voté par l’ensemble des parlements nationaux – et parfois, régionaux – au sein des 28, pour rendre son approbation définitive. Cette phase de ratification pourrait durer plusieurs années…

Qui a décidé d’un truc pareil ? Où a-t-on vu qu’un texte législatif était appliqué « provisoirement » avant d’être voté ? Un provisoire qui dure !

Pas si couillon, Donald Trump a signé lundi à Washington l’acte de retrait des États-Unis du Traité transpacifique (TPP) mais avec le CETA, les USA exporteront ce qu’ils veulent via le Canada tout en se permettant de refuser l’importation de tout ce qu’ils veulent. Naïveté de l’U.E. ? Konnerie ? Où complicité des « eurotrafiquants » achetés par les armées de lobbies sévissant à Bruxelles pour le compte des multinationales et de la finance ?

Le CETA « un bon accord » proclame ses thuriféraires. C’est archi faux :

1. L’enjeu du CETA est de s’attaquer aux « obstacles au commerce ». Comprenez : aux réglementations, y compris dans des domaines sensibles comme l’alimentation, l’environnement, la santé, ou encore les droits sociaux. Ce traité aura donc un impact durable sur notre vie quotidienne, bien au-delà des questions commerciales.

2. En donnant des pouvoirs exceptionnels aux multinationales, le CETA met en danger la capacité de nos institutions démocratiques à décider librement de politiques d’intérêt général : on risque la paralysie et un nivellement par le bas. Par exemple, un étiquetage plus complet des OGM ou l’interdiction de substances potentiellement dangereuses présentes dans l’agriculture et l’alimentation deviendraient quasiment impossibles avec l’adoption de cet accord.

3. Le CETA offre la possibilité aux investisseurs étrangers d’attaquer les États devant des tribunaux d’arbitrage, au motif que des décisions politiques affecteraient leurs bénéfices, réels ou attendus. Le risque pour l’État d’être condamné à payer des dommages et intérêts peut le dissuader de prendre des décisions d’intérêt général pourtant importantes.

4. Le CETA ne s’arrête pas là et donne à un « comité » de personnes non élues voix au chapitre sur les réglementations en Europe et au Canada, sans légitimité démocratique. Les lobbies industriels, très influents, seront bien sûr très largement consultés par ce comité.

5. Mais cela n’est pas tout… Nous avons autrefois été protégés de la vache folle, du recours à certains antibiotiques en élevage, du bœuf aux hormones, grâce au principe de précaution inscrit dans nos textes européens. Or, il n’est pas du tout garanti dans le CETA ! C’est très grave car ce principe permet d’écarter du marché ce qui comporte un risque pour notre santé. Tout cela est sérieusement remis en question par cet accord. Quel peut être l’impact ?

Pesticides : le CETA propose de s’aligner sur des normes de protection a minima, qu’il ne serait ensuite plus possible de changer ;

Perturbateurs endocriniens : retards accumulés par la Commission européenne pour définir des critères d’évaluation de ces substances toxiques et prendre des décisions pour protéger notre santé ;

OGM : Avec le CETA, il deviendrait quasi impossible d’introduire un étiquetage plus exigeant, un étiquetage des sous-produits de l’élevage tels que le lait, les œufs ou la viande issus d’animaux nourris à l’aide d’aliments génétiquement modifiés.. De même, il sera très difficile de faire interdire de nouveaux types d’OGM à l’avenir.

Quant aux bénéfices promis, ils restent très hypothétiques… La Commission européenne parle d’une hausse du produit intérieur brut (PIB) de moins de 2 euros par mois et par habitant d’ici 10 ans…

Et on sacrifierait le principe de précaution et la démocratie pour 2 euros ?

Faisons savoir notre désapprobation aux députés européens qui auront à trancher le 15 février.

 

Pour les députés français, la liste est là : http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/search.html?country...

Pour les autres Européens, elle est la : http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/map.html

Et n’oublions pas que l’on n’agit pas, on subit !

 

Sources :

https://www.foodwatch.org/fr/accueil/

https://www.mediapart.fr/journal/international/240117/le-traite-de-libre-echange-entre-lue-et-le-canada-franchit-une-nouvelle-etape

http://www.europarl.europa.eu/news/en/news-room/20170124IPR59704/ceta-trade-committee-meps-back-eu-canada-agreement

http://www.europarl.europa.eu/news/fr/news-room/20120703IPR48247/le-parlement-europ%C3%A9en-rejette-l’acta

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/01/23/libre-echange-trump-signe-l-acte-de-retrait-des-etats-unis-du-partenariat-transpacifique_5067840_3222.html

 

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