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29/06/2017

Les nucléocrates ont gagné : l’EPR autorisé malgré une cuve non conforme… DANGER !

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Dans la cuve d’un réacteur nucléaire, la pression est énorme. Mais probablement encore inférieure aux pressions que doivent recevoir actuellement et depuis de longs mois les cinq commissaires de l’ASN (autorité de sûreté nucléaire) et particulièrement son patron Pierre-Franck Chevet. Et plus encore avec un Premier ministre ancien lobbyiste d’Areva…

C’est en effet sur ces hauts fonctionnaires que pèse la très, très lourde responsabilité de valider ou non les pièces essentielles que sont le fond et le couvercle de la cuve de l’EPR de Flamanville.

Le fond semble pouvoir passer l’exam, en étant aussi généreux que les examinateurs du bac, mais il n’en est pas de même du couvercle de la cuve qui, en l’état actuel des choses n’offre pas la sûreté de fonctionnement nécessaire dans le temps et devrait être très régulièrement vérifié et même changé. C’est une pièce complexe pourvue de nombreux orifices à travers lesquels passent les tuyauteries assurant le fonctionnement du réacteur.

Quel est, en clair, le problème ? La cuve est le récipient dans lequel se passe la réaction nucléaire. C’est une pièce cylindrique de 11 mètres de hauteur, de 7 mètres de diamètre, avec un fond et un couvercle (calotte) soudés. Elle ne doit en aucun cas se rompre sous peine de catastrophe genre Tchernobyl ou Fukushima. L’acier qui la compose se doit donc de répondre à des critères métallurgiques précis.

Le forgeage de la calotte a été achevé en octobre 2006 à l’usine Areva du Creusot, le fond en décembre 2007. Mais des tests menés par Areva ont révélé, fin 2014, que l’acier n’était pas suffisamment homogène et que les pièces présentaient à certains endroits de fortes concentrations de carbone. « Pour les fabriquer, Areva a recouru à une technique de forgeage récente qui utilise un lingot d’acier de carbone très lourd, jusqu’à 160 tonnes, expliquait à Reporterre Thierry Charles, directeur général adjoint de l’IRSN chargé de la sûreté nucléaire, en novembre dernier. Or, un lingot en train de refroidir ressemble à un fondant au chocolat : le cœur reste coulant plus longtemps que l’extérieur. Et le carbone migre préférentiellement dans la phase liquide. » (lien)

Ce phénomène a modifié les propriétés mécaniques de l’acier. En conséquence, les pièces ont échoué aux tests de résilience, qui mesurent la capacité de l’acier à encaisser un choc sans se rompre en cas de choc de température chaud ou froid : la calotte de l’EPR a obtenu un résultat moyen de 52 joules et minimal de 36 joules, au lieu des 60 joules minimum imposés par la réglementation. Pire, ces valeurs sont « très largement inférieures à ce qu’on aurait pu espérer du matériau s’il avait été conforme […] pour une résilience attendue de 220 joules », indique dans une note le physicien nucléaire Gérard Gary, directeur de recherche émérite ex-CNRS rattaché au laboratoire de mécanique des solides de l’École polytechnique.

Le choix qui se présente aux commissaires de l’ASN est dans le genre terrible !

A – Ils cèdent aux pressions des nucléocrates et valident la cuve de l’EPR. Et s’il y a un accident ? Je ne voudrais pas être dans la tête de ces gens… Parce que - eux - savent les conséquences d’un Tchernobyl ou d’un Fukushima sur Manche. Évacuation de centaine de milliers de personnes, stérilisation pour des millénaires de vastes étendues agricoles, arrêt total de toute activité industrielle, saccage évident du tourisme, etc. Une catastrophe humaine et écologique dont la région et même la France ne se relèveraient pas.

Il peut aussi ne rien se passer moyennant une surveillance permanente… sauf impondérables.

B – Ils refusent de céder à toutes pressions et refusent donc la cuve en l’état. Et c’est la fin de l’EPR à Flamanville, l’annulation du contrat de deux EPR avec les Anglais, des dédommagements gigantesques avec les Finlandais et avec les Chinois, etc. C’est la ruine de la filière nucléaire française. Une catastrophe industrielle et financière.

Que croyez-vous qu’il va se passer ? Que va-t-on éviter, le risque de catastrophe humaine et écologique ou la certitude d’une catastrophe industrielle et financière ? La réponse est dans la question.

Les industriels ont déjà englouti 10,5 milliards dans cette réalisation d’un autre âge. Plutôt que d’interrompre le projet le temps de réaliser tous les tests et de s’assurer de la bonne tenue des pièces défectueuses, EDF et Areva se sont dépêchés de poursuivre les travaux, mettant ainsi l’ASN devant le fait accompli.

Aux dernières nouvelles les « experts » ont ménagé la chèvre et le chou et trouvé une cote mal taillée avec un régime d’exception : autorisation de mise en route de l’EPR mais avec contrôles renforcés, à la charge d’EDF et d’Areva et obligation de changer le couvercle de la cuve d’ici 2 024. Autrement dit, c’est l’aveu que cette pièce n’est pas conforme, donc que l’EPR est dangereux. Une commande pour un autre couvercle aurait déjà été passée… au Japon. Ben voyons. Et bonjour le boulot pour dessouder et remplacer une telle pièce en milieu qui sera alors hautement radioactif. De la konnerie à l'état pur.Ou de l'enfumage car ce couvercle douteux ne sera vraisemblablement jamais changé.

En d’autres temps, une décision politique courageuse a été prise par les politiques, celle d’arrêter Super Phénix, un monstre hyper-dangereux. Soit dit en passant, la déconstruction du monstre dure depuis 25 ans est n'est pas prête d'arriver au bout. Avec des masses de déchets hautement radioactifs pour des milliers d'années et stockés dans une simple piscine…

Mais à l’heure actuelle, depuis la loi « TSN » de 2006, le pouvoir politique n’a plus la possibilité de fermer des réacteurs pour des raisons autres que sécuritaires. La fermeture d’une centrale dépend exclusivement de la décision de l’exploitant et de l’ASN. Bonjour la démocratie…

La France fait dès à présent figure de dinosaure ringard en Europe avec son industrie du passé ! Nous gaspillons des montagnes de pognon à maintenir en place un parc de centrales nucléaires dépassées, vieilles, devenues très dangereuses comme l’a révélé Fukushima. Nous construisons à coups de milliards toujours plus nombreux un EPR ringard puisque n’étant que le prolongement technologique même pas amélioré des centrales existantes. Tout le pognon que notre pays jette dans le gouffre du nucléaire ne serait-il pas plus utile en matière d’éoliennes, de photovoltaïque, de géothermie, d’économie d’énergie, de bâtiments à bilan énergétique neutre, etc. ! Toutes matières neuves, d’avenir, pourvoyeuses d’emplois et de devises à l’exportation. C’est le choix qu’ont fait les Allemands depuis des années. Et nous nous essoufflerons à leur courir après dans l’avenir à cause de la lâcheté de gouvernants inféodés au lobby des nucléocrates…

Quant à nos techniciens nucléaires, ils ne seraient pas pour autant au chômage : leur expertise, leurs compétences seront nécessaires pour déconstruire dans le monde toutes ces centrales obsolètes.

Eh ! Hulot, ça se digère bien les couleuvres ?

 

Photo X - Droits réservés

27/06/2017

Fable estivale: L'ours et le lapin.

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L’ours et le lapin

 

Un ours de bel aloi poursuivait un lapin

Effronté, facétieux : un lapin galopin.

« Je m’en vais te bouffer » criait le plantigrade

« T’es trop gros, t’es trop con et tu pues l’anchoïade »

Se moquait le Jeannot.

Se coursant dans un champ, voilà nos animaux

Stoppés dans leur dispute et leur course énergique

Par une grenouille magique.

- Halte-là tous les deux ! clame la batracienne,

Faites chacun trois vœux, car je suis magicienne,

Je les exaucerais.

Qui donc veut commencer ?

L’ours : c’est moi car je suis le plus volumineux !

La grenouille : vas-y l’ours… Quel est ton premier vœu ?

- Que tous les ours de la forêt soient des femelles !

La grenouille : ton vœu est exaucé : rien que des jouvencelles.

Toi lapin, fait un vœu, je l’exauce aussitôt.

- Je veux un casque de moto.

- Qu’il est con ce lapin, dit l’ours en se gaussant.

- Voilà ton casque. Ours, second vœu maintenant ?

- Que les ours des forêts voisines soient femelles !

- Ton vœu est exaucé : elles ont des mamelles.

Le lapin : - je veux une moto, à ma taille et puissante.

- Voilà dit la grenouille. Elle est belle et luisante.

- Quel abruti ! dit l’ours. Qu’il est con ce morveux !

La grenouille : - bon votre dernier vœu ?

- Que tous les ours du monde soient femelles, sauf moi !

- C’est fait. Lapin, à toi !

Le lapin met son casque, monte sur sa moto,

Démarre, montre l’ours et crie ex abrupto :

- Je veux qu’il soit homo ! ! !

 

Illustration X - Droits réservés

 

25/06/2017

Ouiquinde érotico-gastronomique romain: Les vulves de truie farcies !

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Bérénice

 

Titus désirait tant la belle Bérénice 

Que, des  Romains,  il la rêvait impératrice.

L’empereur, pour ses yeux de geai, se consumait,

Elle était étrangère et pourtant il l’aimait.

 

La rondeur de ses seins, la courbe de ses hanches

Sa crinière d’ébène, sa carnation si blanche

Enflammaient, du monarque,  et les jours et les nuits.

Cette princesse juive, il la voulait à lui.

 

Mais c’était faire fi du racisme borné

Qui se dressa dans Rome contre cette hyménée.

Elle fut rejetée par le peuple et la cour,

 

Et Titus dût choisir : son trône ou son amour.

Tout empereur qu’il fut, il dût rendre les armes,

Noyant sa vie gâchée dans un torrent de larmes.

 

 

Les vulves de truie farcies

 

- Tout empereur qu’il fût, ton Titus est un âne !

Lui sait comment séduire une aguichante ânesse,

Comment en obtenir les plus tendres caresses

En l’emmenant brouter les meilleures avoines !

- Tu as raison, petit ! Pour avoir Bérénice,

Pour avoir le bonheur de goûter sa peau lisse,

Pour entrer dans son lit et croquer ses appâts

Il eût dû mitonner, pour elle, un bon repas !

Sur un grand triclinia mollement allongés

L’empereur et sa belle auraient alors mangé

Pour se faire la bouche un grand plateau d’oursins,

Des huîtres de Lucrin et de légers gressins.

Grillées dans l’ail pillé, des darnes de murènes,

Les meilleures étant nourries de chair humaine.

Puis un mulet farci de prunes, d’abricots,

Poché dans du garum et du lait de coco.

Pour réchauffer les sens et délier les langues.

Viendrait un foie gras d’oie à la crème de mangue,

Des foies de rossignols, des cervelles de paon,

Des escargots au lait. Des trompes d’éléphants

Que l’on servait braisées dans un bouquet de menthe

Dont chacun reconnaît les vertus excitantes.

Puis on aurait servi des talons de chameaux

Que l’on confit longtemps dans un jus de pruneaux.

Des becfigues farcis d’une rabasse noire

Sur des fonds d’artichauts venus des bords de Loire.

Tout ceci n’est qu’hors-d’œuvre, simplement des gustus

Accompagnés de vins au miel et au lotus.

Titus aurait troublé l’esprit de sa convive

En commandant un corps de danseuses lascives,

Des gladiateurs nus luttant avec ardeur

Dont les muscles huilés dégageant une odeur

De mâles étalons à têtes d’Adonis

Auraient fort excité la belle Bérénice.

Serait alors venu le temps de la cena

Qui est chez les Romains le temps fort du repas.

Mais parmi tous les mets que les Romains révèrent

C’est la vulve de truie farcie que tous préfèrent.

- Eh ! Oh ! Dis donc, Victor, il sont fous tes Romains !

Car pour cuisiner ça, faut en avoir un grain !

- Ne croit pas ça petit, ce plat était célèbre

Dans cet immense empire, du Tigre jusqu’à l’Ebre.

- Pour te farcir ces vulves, Victor, comment tu fais ?

- Sers-moi d’abord à boire, je suis trop assoiffé.

Tu haches, de la truie,  un morceau de ventrèche

Ou bien d’échine grasse, mais pas de viande sèche,

Deux têtes de poireaux épluchées jusqu’au blanc,

Tu piles au mortier cumin et poivre blanc

Ajoute du garum et des feuilles de rue

Mais attention le nez car l’un et l’autre puent !

Tu mélanges le tout pour en faire une farce

Qui te sers à garnir la vulve de la garce

Tout en y ajoutant du poivre noir en grains,

Un soupçon de cumin et des pignons de pin.

Par du fil à brider, tu couds les orifices.

Pendant tout ce travail, tu prépares à l’office

Un court bouillon léger parfumé au garum,

Ce nuoc-mam des Romains au si puissant arôme,

Un peu d’huile d’olive et un bouquet garni,

Quelques graines d’aneth et de l’oignon bruni.

Tu y poches tes vulves vingt à trente minutes.

C’est le plat préféré des patriciens en rut !

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 2 vulves de truie d'ampleur convenable, - 9 hectos d'échine grasse de cochon, - 6 têtes de poireau, - 3 oignons, - 3 cuille­rées à dessert rase de cumin, - autant de poivre blanc, - autant de graines d'aneth, - 3 cuillerées à dessert bombées de poivre noir en grains, - 3 poignées de pignons de pin, - 12 feuilles de rue (on trouve facilement cette plante dans nos garrigues, on la reconnaît à son odeur forte plutôt fétide), - 6 cuillers à soupe de nuoc mam, - 1 gros bouquet garni (thym, laurier, sarriette, persil plat), - 3 cuillers à soupe d'huile d'olive, - sel, - eau, - fil à brider.

 

Les vins conseillés:

Essayez les vins romains du Mas des Tourelles, à Beaucaire: Muslum, Turricilae, Carenum. Sinon tous les vins rosés.

En vallée du Rhône: Tavel, Lirac, Jonquiè­res-St-Vincent, Chusclan, Ventoux, Luberon, Valréas, Roaix, Gaujac, Domazan, St-Victor-la-Coste, Remoulins.

En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Saint-Drézery, Saint-­Christol.

En vins de Provence: Côtes-de-Provence, Coteaux-varois.

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

24/06/2017

Ouiquinde érotique avec Tonton Georges

tonton Brassens et son chat.jpg

 

 

 

 

Mélanie

 

 

Les chansons de salle de garde
Ont toujours été de mon goût,
Et je suis bien malheureux, car de
Nos jours on n'en crée plus beaucoup.
Pour ajouter au patrimoine
Folklorique des carabins,

Folklorique des carabins,
J'en ai fait une, putain de moine,
Plaise à Dieu qu'elle plaise aux copains

Plaise à Dieu qu'elle plaise aux copains.

Ancienne enfant d'Marie-salope
Mélanie, la bonne au curé,
Dedans ses trompes de Fallope,
S'introduit des cierges sacrés.
Des cierges de cire d'abeille
Plus onéreux, mais bien meilleurs,

Plus onéreux, mais bien meilleurs.
Dame! la qualité se paye
A Saint-Sulpice, comme ailleurs

A Saint-Sulpice, comme ailleurs.

Quand son bon maître lui dit : "Est-ce
Trop vous demander Mélanie,
De n'user, par délicatesse,
Que de cierges non encore bénits ?"
Du tac au tac, elle réplique
Moi, je préfère qu'ils le soient,

Moi, je préfère qu'ils le soient.
Car je suis bonne catholique
Elle a raison, ça va de soi

Elle a raison, ça va de soi.

Elle vous emprunte un cierge à Pâques
Vous le rend à la Trinité.
Non, non, non, ne me dites pas que
C'est normal de tant le garder.
Aux obsèques d'un con célèbre,
Sur la bière, ayant aperçu,

Sur la bière, ayant aperçu.
Un merveilleux cierge funèbre,
Elle partit à cheval dessus,

Elle partit à cheval dessus.

Son mari, pris dans la tempête
La Paimpolaise était en train
De vouer, c'était pas si bête,
Un cierge au patron des marins.
Ce pieux flambeau qui vacille
Mélanie se l'est octroyé,

Mélanie se l'est octroyé
Alors le saint, cet imbécile,
Laissa le marin se noyer,

Laissa le marin se noyer.

Les bons fidèles qui désirent
Garder pour eux, sur le chemin
Des processions, leur bout de cire
Doiv'nt le tenir à quatre mains,
Car quand elle s'en mêl', sainte vierge,
Elle cause un désastre, un malheur,

Elle cause un désastre, un malheur.
La Saint-Barthélemy des cierges,
C'est le jour de la Chandeleur,

C'est le jour de la Chandeleur.

Souvent quand elle les abandonne,
Les cierges sont périmés;
La saint' famill' nous le pardonne
Plus moyen de les rallumer.
Comme ell' remue, comme elle se cabre,
Comme elle fait des soubresauts,

Comme elle fait des soubresauts.
En retournant au candélabre,
Ils sont souvent en p'tits morceaux.

Ils sont souvent en p'tits morceaux.

Et comme elle n'est pas de glace,
Parfois quand elle les restitue
Et qu'on veut les remettre en place,
Ils sont complètement fondus.
Et comme en outre elle n'est pas franche,
Il arrive neuf fois sur dix

Il arrive neuf fois sur dix.
Qu'sur un chandelier à sept branches
Elle n'en rapporte que six.

Elle n'en rapporte que six.

Mélanie à l'heure dernière
A peu de chances d'être élue;
Aux culs bénits de cett' manière
Aucune espèce de salut.
Aussi, chrétiens, mes très chers frères,
C'est notre devoir, il est temps,

C'est notre devoir, il est temps.
De nous employer à soustraire
Cette âme aux griffes de Satan.

Cette âme aux griffes de Satan.

Et je propose qu'on achète
Un cierge abondamment béni
Qu'on fera brûler en cachette
En cachette de Mélanie.
En cachette car cette salope
Serait fichue d'se l'enfoncer

Serait fichue d'se l'enfoncer
Dedans ses trompes de Fallope,
Et tout s'rait à recommencer,

Et tout s'rait à recommencer.

 

Georges Brassens

 

Photo X - Droits réservés

 

http://www.youtube.com/watch?v=wi5msXhIkPI

 

 

 

22/06/2017

Au Bistro de la Toile : Chaud devant, chaud !

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- Oh ! Victor, Qué cagnasse ! Pourtant t’as pas l’air d’avoir chaud toi ? Comment tu fais ?

- Eh ! C’est le vent que font les ministres qui arrivent et qui s’en vont qui nous rafraîchit, Loulle.

- C’est vrai que ça ventile sérieux, pire que le mistral. Tè, tonton Bayrou par exemple, en voilà un qui a fait un passage éclair. Il a giclé vite fait comme un pet sur une toile ciré. Sous prétexte de quelques magouilles qui sont admises, consacrées, presque naturelles dans le milieu politicard. Décidément, celui-là, c’est le roi de la louze !

- Pas sûr Loulle, pas sûr. Son équation personnelle, en tant qu’homme politique, en prend un coup, là oui c’est la louze. Mais le chef de parti, lui a réussi un formidable hold-up ! Regardons de plus près. Son parti, le Mouvement Démocrate ou MODEM, ne comptait qu’un seul député dans la précédente législature. Au niveau de l’influence, rien. Il avait eu autour de 450 000 voix aux législatives précédentes. À 1,68 euro la voix, ça fait dans les 756 000 euros selon la loi du 11 mars 1988 du financement des partis. C’est beaucoup mais pas bézef pour faire tourner un parti. Mais en venant au secours de la victoire de Macron, il a doublé son nombre de voix, passant à 930 000 qui lui rapportent chaque année 1,56 million de bons euros d’argent public. Et une influence qui passe à 42 députés qui rapportent, eux aussi 42 228 euros chacun au parti, soit 1,77 million ! Eh ! C’est pas pareil.

- Vu sous cet angle, il n’est pas si cocu que ça tonton Bayrou… Mais son ego doit en prendre un sacré coup…

- Bayrou, il a raté son coup en 2007. Au premier tour des présidentielles, il arrivait troisième avec plus de 18 % des voix, derrière Sarko qui faisait 31 % et Ségolène Royal qui faisait 25 %. Entre les deux tours, il a été sollicité discrètement par Ségolène, avec probablement la place de Premier ministre s’il se ralliait, ce qui assurait la victoire contre Sarko et nous aurait évités cinq ans de galère avec Sarko et cinq autres avec Hollande… Mais Bayrou, c’est comme un puceau qui s’astique frénétiquement le créateur en pensant à une belle fille et, lorsque la fille de ses rêves accepte enfin ses avances, se retrouve en panne, avec le goumi regardant ses chaussures… La belle fille, c’était le pouvoir partagé que lui proposait Ségolène Royal. Il n’a pas osé « monter l’escalier » qui le menait à son paradis. Zorba a dit : « Il n’y a qu’un péché mortel, c’est quand une femme t’appelle pour l’Amour et que tu n’y vas pas. » Bayrou, c’est ça…

- C’est vrai. Bon et ce Macron, qu’est-ce qu’il faut en attendre ?

- Ça dépend qui. Les patrons, les nantis, les financiers, beaucoup, les autres plus de coups que de caresses…

- Mais enfin, il a déjà réussi une belle chose : un formidable coup d’escoube en mettant à la porte une énorme palanquée de ces professionnels de la politique, élus et réélus grâce à un système bien rodé de clientélisme, tous ces vieux kroumirs du Péhesse et du Hélaire qui ont largement démontré leur incompétence depuis trois décennies. Rien que pour ça, on peut lui donner sa chance.

- C’est vrai. Mais est-ce qu’on ne va pas changer ces parasites politicards pour les lobbyistes chargés de défendre les intérêts de telle ou telle force économique, comme cela se fait aux États-Unis, pays de référence de Macron ?

- Pas de procès d’intention Victor. On verra à l’usage. Et on peut compter sur Méluche pour dénoncer toute embrouille trop visible!

- Heureusement Loulle. Heureusement. Parce qu’on risque de voir arriver, les dents raclant le parquet, tous les privilégiés, les favoris du système, les représentants des banques, des multinationales, des assurances et autres structures aussi parasites qu’avides et sans états d’âme.

- C’est vrai que ceux-là sont maintenant au pouvoir.

Ils sont même le pouvoir. Les lobbies font la loi, parce que le Peuple s’abstient Loulle… 27 millions de citoyens a fait la grève du vote. C’est 56,6 % soit la grosse majorité des électeurs.

- Ouais mais, oh, Victor, si tu ne votes pas, t’as plus qu’à fermer ta gueule. Abstention, piège à kons !

- Je suis d’accord Loulle. Mais on peut être d’autant plus marris que sur ces 26 ou 27 millions de grévistes du bulletin de vote, il y a une grosse partie des 18 millions de salariés, ceux qui vont encore plus en chier avec la mise en pièces du Code du travail.

- Rien n’est encore fait.

- Allez, laissons voir ce qu’il va faire le minot. S’il arrive à faire bouger l’Europe dans le bon sens, on lui pardonnera beaucoup…

- À la nôtre !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

 

11/06/2017

Tè! Je vais voter puis je fais l'Aïoli !

 

Je viens de mettre le vin blanc au frais, de sortir les œufs, l’huile d’olive, les aulx, le lourd mortier en marbre blanc et le trisson en bois d’olivier pour que tout soit à la même température. La "merlusse" (la morue) finit de se dessaler dans le réservoir d'eau du cagadou (du chiotte) comme font les Portos, puis je vais finir de libérer la France et à midi, on se fait un aïoli du tron de dieu à l’ombre du pin parasol !

 

Aïoli pour web.jpg

 

Tè. Je vous donne la recette de

 L'Aïoli des Académiciens

 

Aïoli! Mot sonnant comme un salut gaillard!

D'Avignon à Marseille il est un étendard.

Emblème culinaire en terres de Provence

Il engendre gaieté, amour et pétulance.

Pour unir ceux qui l'aiment, il est avantageux

Tant son parfum puissant éloigne les fâcheux.

L'aïoli est en soi un éloquent symbole

Des valeurs des pays où court la Farandole:

L'or de l'œuf est fortune, rondeur, fécondité,

L'ail est puissance mâle, santé, virilité

Quand à l'huile d'olive, impériale maîtresse

C'est elle l'unité, 1 'harmonie, la richesse.

L'aïoli est parfait quand fou trissoun ten dré (1),

Quand le pilon de bois, dans la sauce dorée,

Tient droit tel Priape redoutable et vainqueur

Dans l'onctueux parfum qui chavire les cœurs.

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli,

Chaque année, réunie en un conclave, élit

Parmi les cuisiniers du pays des cigales

Celui dont la recette lui paraît idéale.

Voici celle que fait, lors de grandes agapes,

Henry Estévenin, de Châteauneuf-du-Pape.

Truculent moustachu, buveur et quintalien 

Il est le "Grand Aillé"  des Académiciens.

Pour que ton aïoli soit de bonne facture

Tout doit bien être à la même température :

L'huile, l'ail et les œufs, le mortier, le pilon

Sont préparés la veille ou le matin selon

Que tes invités viennent dîner ou souper:

Car voilà un travers qu'il convient de stopper,

On n'est pas dans le nord, c'est à midi qu'on dîne

Et le soir que l'on soupe en terres comtadines!

Pour six convives il te faut douze gousses d'ail

Dont tu ôtes les germes pour faire un bon travail.

Quatre beaux jaunes d'œuf, du sel, du poivre blanc,

Beaucoup de jus de coude et un pichet de blanc.

Le vin, dans l'aïoli, ce n'est pas pour la sauce

Mais pour le cuisinier dont la soif est très grosse!

À l'aide du pilon, dans un mortier de marbre,

Tu écrases en pommade ail et sel, sans palabre.

Tu mets tes jaunes d'œufs et tu tournes, tu tournes,

Qu'aucune distraction, jamais, ne te détourne,

Pendant deux, trois minutes pour tout bien mélanger.

Puis laisse reposer dans un coin ombragé,

Juste le temps de boire deux ou trois bons canons

Avec tes acolytes, devant le cabanon.

Reprend ton appareil et coince le mortier

Entre tes deux genoux, et serre volontiers.

Eloignes les badauds et concentre-toi bien,

C'est là que ça se passe: ou c'est tout, ou c'est rien!

Tu commences à verser ton huile goutte à goutte

En tournant de bon cœur, d'un seul sens, tu t'en doutes.

Si tu suis la recette très rigoureusement,

L'émulsion doit se faire assez rapidement.

Quand l'aïoli a pris, verse en un fin filet

Ta bonne huile d'olive. Mais pas sur ton gilet!

Maintiens ton mouvement régulier jusqu'au bout

Ne mollit pas surtout. S'arrêter, c'est tabou.

Si elle est réussie, elle doit être épaisse,

Onctueuse, dorée, mais pleine de finesse.

Le pilon, en son sein, tient droit sans se vautrer.

Présentant ton chef d' œuvre, dit: "Lou trissoun ten dré" !

Traditionnellement, l'aïoli accompagne

La morue dessalée, seul poisson des campagnes.

Fait-là tremper deux jours dans de l'eau fraîche et claire

Que tu changes souvent sans souci des horaires.

En de belles portions il te la faut trancher,

Juste avant de servir tu la feras pocher.

Fais bouillir à l'avance œufs durs et escargots,

Du chou-fleur, des carottes et de verts haricots,

Des patates, bien sûr, une pleine fourchée

Que, pas plus que les œufs, il ne faut éplucher.

Sers ces aliments chauds dans des plats séparés

Et, trônant au milieu, l'aïoli vénéré.

Que boire avec ce plat? La question reste ouverte.

Sur ce point important, l'Académie concerte.

Du rouge, du blanc sec, ou même du rosé

Si c'est servi bien frais, on peut tout écluser.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 Pour la sauce: - six gousses d'aï!, blanc de préférence, desquelles vous enlever les germes, - deux cuillerées à café de sel fin, - quelques tours de poivre blanc du moulin, - deux jaunes d'œuf, - trois-quarts de litre d'huile d'olive vierge extra A.O.C.. Vallée des Baux.

Attention: faites en sorte que tous ces ingrédients soient à la même température. C'est primordial pour prévenir tout ratage (on dit alors, si ce malheur arrive, que l'aïoli a "cagué").

Pour le plat: - un kilo de morue sèche que vous ferez dessaler, - un kilo de carottes, - un kilo de haricots verts, éventuellement quelques betteraves rouges, - douze œufs durs, - trois douzaines d'escargots de mer (les "bioù", escargots dont la coquille présente des cornes), - trois douzaines d'escargots des garrigues provençales, - 3 kilos de pommes-de-terre cuites à la vapeur.

Les vins conseillés

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli, autorité incontestée en la matière, a longuement travaillé - verre en main - sur le délicat problème des vins les plus aptes à accompagner l'aïoli.

Le poisson qui en constitue une partie essentielle incite à pencher pour des vins blancs secs. Les légumes cuits à la vapeur appellent des vins rosés. La délicatesse des fragrances de l'huile d'olive s’accommode fort bien de vins rouges charpentés. Mais la puissance de la sauce dominée par l'ail ne s’accommode que... d'eau prétendent certains Académiciens. On ne peut tout de même pas aller jusqu'à de telles extrémités !

Essayez donc des blancs de Cassis, Chateauneuf-du-Pape, Cairanne, Rochegude, Picpoul de Pinet ; des rosés Tavel, Chusc1an, Valréas, Vaison­le-Romaine, Côtes-de-Provence; des rouges de Vacqueyras, de Lirac, de Sablet, de Rasteau, de Violès, des Costières de Nîmes.

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

09/06/2017

Au bistro de la Toile : nostalgies sarko-hollandiennes.

chimulus bistro copie.jpg

- Oh ! Victor, tu te fais rare au bistro de la Toile ! T’es pas malade non ? T’es pas tomber végane ou antialcolo, non ? Ne me fais pas peur.

- Non loulle. Mais je suis un peu dévarié.

- Qu’est-ce qu’il t’arrive ?

- C’est à cause des élections Loulle. Tout s’écroule autour de nous. On ne sait plus où donner de la verve… Pfff.

- Tè ! Bois un coup, ça te remontera. Pourquoi ? Il ne t’inspire pas Macron ?

- Bof… Quand on a connu Sarko, puis Hollande, Macron paraît bien transparent.

- Évidemment. Mais ne désespère pas. Il est jeune le minot. Et un jeune, c’est jamais qu’un vieux kon en devenir, Victor ! Laisse-lui faire ses preuves.

- Quand même Loulle. Il ressemble à ce qu’il est, un employé de banque… Quand on a connu Sarko…

- Tu déprimes là, Victor. Et tu es injuste. Laisse-lui faire ses preuves je te dis. Il est vrai qu’au niveau têtaclaques, avec Sarko, on a atteint des sommets. Un type qui va se mettre à genoux devant le pape, qui reçoit les pontes de la Scientologie, qui a un langage savoureux - « Cass’toi, pauv’kon ! » -, qui va séduire sa nana à Disneyland, etc.

sarcasmes- Arrête, Loulle. Tu me fais mal. Sarko, c’était un bonheur pour les mauvais esprits comme nous. Au moins une konnerie par jour. Et des mimiques, des tics à faire pâlir et à rendre jaloux tous les comiques troupiers.

- Eh oui, Victor. C’était le bon temps… Tu te rappelles, Sarko avec Kadhafi qui campe à deux doigts des Champzés ! Et Sarko en teckel de Merkel ! Et Sarko bourré à la vodka chez Poutine !

- Et Sarko en voyage en Pologne, qui offre une fausse vieille boutanche de Cognac à tonton Tusk, le président polack de l’époque. Faire ça des Polonais ! Et la « coache » particulière qui se rend à l’Élysée pour faire faire à Sarko sa gymnastique du périnée afin qu'il puisse décemment faire reluire sa belle nana... Et il n’était pas seul : rappelons-nous avec émotion les couenneries de Morano, de Copé, de Guaino… La Dream team de la konnerie.

- Ah ! C’était le bon temps… C’est vrai qu’il a mis la barre haute le chanoine de Latran. Mais regarde, Victor. Tu as eu le même coup de déprime quand Hollande est arrivé. Et pourtant, voilà quelqu’un qui s’est révélé ! Ce mec aura relancé d’entrée l’industrie du parapluie ! Tu le mets dehors : il pleut !

- C’est vrai ce que tu dis Loulle. Hollande s’est vite révélé comme une têtaclaques de haute lignée. Le coup du scooter pour aller refaire les niveaux chez sa nana, avec l’attaché militaire qui suit discrètement avec la petite valise du bouton de la Bombe ! C’était un grand moment. Tè ! Tu me remontes le moral Loulle ! Il va bien se révéler Macron, t'as raison, ne désespérons pas !

- Eh ! Il y a déjà son Premier ministre. Je sais pas si t’as remarqué, mais il me fait furieusement Landru-journal.jpgpenser à Landru !

- Mais c’est vrai ce que tu dis Loulle ! On va suivre de près sa cuisine de celui-là !

- Aqueste cop ! À la bonne heure, Victor ! Ils vont se révéler, il faut les laisser faire leurs preuves : les konneries sont au bout ! Tè, pour arroser ça, je te sers un jaune, un flaille. Ça te changera de ton rouquin habituel.

- Et pourquoi tu me sers un Ricard ?

- Parce que Pernod-Ricard, qui ne recule devant rien pour faire sa pube, a décrété un « Responsib’All Day », une « journée mondiale de la responsabilité », célébrée dans les 85 pays où le groupe est présent. En France, les Ricard’boys ont construit… quatre-vingts ruches pour mettre des abeilles au charbon sur les toits de Paris.

- Des abeilles empéguées au Ricard ! Pas mal, pas mal. Eh ! Gaffe Loulle, tu vas me le noyer !

- À la nôtre !

 

Illustrations: merci à Chimulus, Karinevillard et X.

06/06/2017

Arithmétique de la terreur : Foutoir au Moyen-Orient = massacres en Europe.

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Massacres à Londres, comme à Paris, comme à Manchester, comme à Nice, comme en Belgique, comme à Berlin. Des dizaines de morts innocents. Oui mais ce sont des koufars, des infidèles, des mécréants, des corrompus qui font la fête, écoutent de la musique, boivent de l’alcool, mangent du porc et – horreur suprême ! - considèrent que la femme est l’égale de l’homme ! Bref des ennemis de tonton Allah. Donc, comme dit le verset 33 de la Sourate 5 : « La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas ; et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment… ». Ben voyons !

Mais aussi – et à bien plus grande échelle – massacres à Kaboul, massacres à Istanbul, massacres à Bagdad, massacres au Yemen. Et là ce sont des centaines et pas des dizaines de morts. Toujours au nom de tonton Allah… Oui mais ceux-là pourtant, ils sont musulmans. Ah ! Tss… Oui mais pas du bon bord. Alors Boum ! Un camion avec une tonne d’explosif, voilà qui requinque la foi… La vraie bien sûr. Celle prônée partout dans le monde par nos grands amis Qataris et Arabosaoudiens : la « foi » wahhabite : un reliquat de stupidités sorties des temps les plus bornés du Moyen-Âge.

Le wahhabisme – fondement de l’Arabie saoudite - est un courant islamique qui veut revenir aux sources de l’islam, c’est-à-dire qui veut que les musulmans actuels vivent comme les musulmans vivaient au 1er siècle de l’islam. L’islamisme, c’est une démission de la pensée, un suicide de l’intelligence, la soumission volontaire du croyant, à l’ère du téléphone portable, exactement comme au temps de l’analphabétisme mecquois du VIIe siècle. Bonjour le modernisme !

Et ce sont ces idées obscurantistes, cette idéologie mortifère que la lâcheté et la cupidité de nos gouvernants avides des montagnes de fric des monarchies du Golfe laissent pourrir les esprits des jeunes de tradition familiale musulmane de France, d’Angleterre, de Belgique, d’Allemagne, de toute l'Europe. Il est vrai que les religions sont comme les vers-luisants : elle ne brillent que dans l’obscurité…

Or voilà que pépé Trump est allé semer sa zone parmi les « croyants » ! Enfin, ceux qu’il a choisis, c’est-à-dire ceux qui lui ont signé 400 milliards de dollars à répartir entre ses potes milliardaires du complexe militaro industriel, marchands de belles machines à hacher la viande humaine, à faire des trous bien saignants, à générer des torrents de larmes et des montagnes de haine.

Autant prendre les plus riches : c’est donc l’Arabie saoudite qu’a choisi Trump plutôt que ces gagne-petit de Qataris, tout juste bons à acheter le pays des mangeurs de fromages-qui-puent. Et puis, à y être, pépé Trump lâche un pet sonore sur l’Iran, ennemi intime de ces grands démocrates que sont les Arabosaoudiens. En plus, ça emmerde Obama ! Que du bon.

Allez, pour marquer le coup l’Arabie saoudite rompt ses relations diplomatiques avec son voisin et concurrent pétroleur qatari. Et pour faire bonne mesure, elle entraîne dans sa « croissanade » ses obligés des Émirats Arabes Unis, de Bahreïn et même le poids lourd régional : l’Égypte ! Il faut dire que ce sont les Saoud qui paient les factures de Sissi…

Et pourquoi tout ce ramdam en plein ramadan ? Parce que l’Arabie saoudite accuse le Qatar… de soutenir et de financer le terrorisme, canal Frères musulmans ! L’hôpital qui se moque de la Charité… Le Qatar est en bons termes avec l’Iran, l’ennemi séculaire des Arabosaoudiens. Et ça, c’est rédhibitoire.

L’Arabie saoudite, où ce grand démocrate de Trump est allé faire la danse du sabre, c’est le top des tops ! C’est le pays de 57.000 esclaves, le pays champion du monde du raccourcissement au sabre. C’est le pays où la femme est reléguée à un tas de merde caché sous une prison de toile. L’Arabie saoudite est le pays le plus barbare, qui décapite parce qu’on ne croit pas en dieu (enfin, en son dieu), un pays où on lapide une femme qui s’est fait violer, un pays où on pend des gays, un pays où on coupe les mains des voleurs, un pays qui alimente le terrorisme international etc. L’Arabie saoudite c’est un pays qui justifie la peine de mort pour : adultère, apostasie, blasphème, cambriolage, fornication, trafic de drogue, sodomie, idolâtrie, rébellion, conduite sexuelle immorale, sorcellerie, vol, trahison, conduite irréligieuse. Cette interprétation très rigoriste de la Charia laisse l’État saoudien libre d’envoyer à l’échafaud qui bon lui semble, dans un simulacre de justice. L’Arabie, c’est le modèle, le financeur et le pourvoyeur de l’idéologie wahhabite de Daech.

Ce pays – le phare des mahométans sunnites, protecteur des « leurs saints » - a mis le feu au Moyen-Orient – qui n’avait pas besoin de ça – en envahissant le Yemen en 2015. Avec la bénédiction des Étasuniens et l’aide de quelques grandes « démocraties » régionales : l’Égypte, la Jordanie, le Soudan, le Pakistan et même le Maroc. Voilà une belle guerre de religions entre les sunnites arabes et les chiites iraniens. Parce que derrière les « rebelles » yéménites, ces Houtis de confession zaïdite, une branche de l’islam chiite, il y a l’Iran. Et derrière le masque de la religion, il y a la rivalité millénaire entre les Arabes et les Perses.

La guerre cachée du Yemen, ce sont des milliers de civils écrasés sous les bombes saoudiennes, et des millions de déplacés qui vont prendre la route… de l’Europe. Mais aussi des milliards de pétrodollars qui vont engraisser les marchands d’armes étasuniens mais encore français, allemands, britanniques, etc.

La guerre en Syrie, c’est du lever de rideau. La pièce principale arrive : c’est une guerre de religion à l’ancienne. Entre peuples fanatisés. En fait, on assiste aux derniers soubresauts de la main mise anglo-franco-étazunienne sur les pays du Moyen-Orient de l’ex-empire ottoman. Les frontières artificielles - dessinées pour séparer afin de mieux régner pour mieux piller - s’effacent. Place au grand affrontement religieux intra-islamique entre les chiites de l’Iran et d’une grande partie de la population de l’Irak et les sunnites du reste du Moyen-Orient. Entre Perses et Arabes, rivaux ancestraux. Ça prend de l’ampleur au Yémen. Et ça, risque de prendre une tout autre tournure. Les tarés d’Arabie saoudite coupent les tronches de quelques chiites, les Iraniens foutent le feu à l’ambassade des coupeurs de viande vivante. Les deux rompent toutes relations diplomatiques. Et le Qatar, qui penche plutôt pour le pays des Ayatollah, est une victime collatérale de la belle et saignante chicorne qui se profile entre les rivaux de toujours : les Arabes et les Perses.

N’oublions surtout pas, dans le foutoir du Moyen-Orient – sur fond de pillage pétrolier - la responsabilité écrasante des États-Unis et de leurs féaux européens avec l’invasion de l’Irak faisant suite à celle de l’Afghanistan.

Rappelons-nous encore – pour la regretter amèrement – l’attitude machiavélique et suicidaire des Occidentaux il y a soixante ans : tout faire pour foutre en bas les régimes progressistes et laïques qui se levaient au Moyen-Orient. Nasser en Égypte et les partis Baas en Syrie et en Irak. Pour contrer ces mouvements salutaires d’émancipation populaire, les apprentis sorciers étasuniens et rosbifs ont facilité, aidé, financé les mouvements religieux les plus rétrogrades, en particulier les Frères Musulmans, et conforté le pouvoir de la dynastie wahhabite des Saoudi en Arabie.

Dès lors, comment espérer endiguer la vague de terrorisme qui endeuille l’Europe alors que nos pays se font les complices des bombardeurs saoudiens qu’ils ont mis en place et qu’ils protègent ?


Photo X - Droits réservés

03/06/2017

Ouiquinde érotique avec un sacré pointeur !

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Sonnet pointu


Reviens sur moi ! Je sens ton amour qui se dresse ;
Viens, j'ouvre mon désir au tien, mon jeune amant.
Là... Tiens... Doucement... Va plus doucement...
Je sens, tout au fond, ta chair qui me presse.

Rythme bien ton ardente caresse 
Au gré de mon balancement, 
Ô mon âme... Lentement, 
Prolongeons l'instant d'ivresse. 


Là... Vite ! Plus longtemps ! 
Je fonds ! Attends, 
Oui, je t'adore... 


Va ! va ! va ! 
Encore. 
Ah !

 

Edmond Haraucourt