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20/08/2017

« ISLAMOPHOBE ! »

attentat voiture dominique-klein.jpg

 

A-t-on le droit de critiquer l’idéologie mortifère qui sous-tend les massacres de Barcelone, de Paris, Londres, Kaboul, Le Caire et ailleurs ? Dangereux : vous risquez l' « excommunication » sous la forme d’un mot-condamnation : « ISLAMOPHOBE ! »

« Islamophobe » ! Ce mot, loin de désigner un quelconque racisme – une religion est-elle une « race » ? - a été inventé de toutes pièces par les islamogauchistes pour disqualifier ceux qui résistent aux intégristes de tous poils. Pourquoi ne devrai-je pas avoir peur de l’idéologie chrétienne, de l’idéologie musulmane, comme de l’idéologie trumpienne, marxiste ou ultralibérale ?

Pourtant, dès que vous prétendez critiquer cette dangereuse névrose collective qu’est l’islam (sans majuscule) on vous jette cet anathème définitif, censé vous rouler dans la fosse de la honte et de l’opprobre : « vous êtes islamophobe ! » Voilà l’arme nucléaire des islamogauchisme qui - hélas – sévissent dans bien des milieux « autorisés » et particulièrement dans les médias, du Monde à Libération (journaux de milliardaires) sans oublier – hélas – Médiapart.

Les islamogauchistes, que j’appelle d’un nom plus précis - les « nazislamistes » - sont ces archéo-nostalgiques du Grand Soir. Comme ils ont léché le cul de Staline en d’autres temps, ils lèchent les babouches des tueurs d’allah (sans majuscule bien sûr). Ils voudraient nous rouler dans la culpabilisation : « Ces malheureux (ils parlent des tueurs, pas des victimes) sont victimes du colonialisme, ils ont subi l’esclavage, nous pillons leurs pays, et gnagnagna… ».

En fait, ces planqués sont des lâches et de vulgaires collabos : ils pensent qu'en léchant les babouches de cette minorité de fanatiques voulant imposer partout la terreur théocratique, leurs « maîtres » leur seront reconnaissants et les remercieront chaleureusement… Comme les « idiots utiles » de Staline.

Y a-t-il au monde peuples plus colonialistes que les arabo-musulmans ? Ils ont colonisé une partie du monde, de l’Indonésie à l’Atlantique, du Caucase à l’Atlas ! La colonisation la plus brutale qui soit : massacre systématique des hommes, table rase de toute trace de civilisation précédant leur arrivée, création de sous-hommes, les « dhimmis », établissement de l’esclavage à grande échelle, mépris des femmes, etc.

Y a-t-il au monde peuples plus esclavagistes que les arabo-musulmans ? Les razzias des arabo-musulmans ont saigné l’Afrique bien avant et bien plus que la sordide traite atlantique. Et elle dure toujours, en Mauritanie, en Arabie saoudite entre autres ! Dans les sociétés musulmanes, l’esclave était (est ?) considéré comme une chose, un meuble, un outil. Il peut donc être vendu, donné, légué, loué. Il n’est, à ce titre qu’une « simple marchandise ». Il se range, en règle générale, dans la même catégorie que les animaux.

 

Êtes-vous « islamophobe » ?

 

Comptez vos réponses affirmatives)

* Êtes-vous pour une égalité entre hommes et femmes ?

* Êtes-vous opposé à la lapidation des femmes adultères ?

* Êtes-vous pour l’école obligatoire pour les filles partout dans le monde ?

* Êtes-vous opposé à l’esclavage et à la prostitution enfantine ?

* Êtes-vous pour une liberté totale de l’expression et de la presse ?

* Êtes-vous pour la liberté de chacun de choisir sa religion ? Et d’en sortir ? Et de ne pas en avoir ?

* Êtes-vous contre les gouvernements et mosquées qui soutiennent les publications antisémites ?

* Êtes-vous opposé au port de la burqa dans les lieux publics, écoles… ?

* Êtes-vous opposé à la ségrégation sexuelle ?

* Êtes-vous contre la peine de mort pour les personnes (musulmanes ou non) qui se convertissent à une autre religion ?

* Êtes-vous opposé aux « crimes d’honneur » ?

* Êtes-vous opposé aux mutilations génitales ?

* Êtes-vous opposé aux relations sexuelles forcées ?

* Êtes-vous opposé à la discrimination des homosexuels ?

* Êtes-vous pour le droit à la critique des religions ?

* Êtes-vous opposé à la polygamie ?

* Êtes-vous opposé aux mariages des enfants ou aux mariages forcés ?

* Êtes-vous opposé à l’ordre coranique de tuer les apostats et non musulmans ?

* Êtes-vous opposé à des tribunaux de la charia en plus des tribunaux légaux ?

* Êtes-vous opposé au coran qui affirme la supériorité de l’Islam sur les autres religions ?

 

Résultats :

-Si vous avez répondu par OUI à l’une des questions, alors vous pouvez certainement être taxé « d’islamophobie. »

-Si vous avez répondu NON à toutes, vous pouvez l’être aussi !

 

Alors, toujours adepte du politiquement correct ? De cette lâche « pudeur » à l'égard de tout ce qui touche à l'islam ?

 

 

Illustration X - Droits réservés

19/08/2017

C’est nouveau, ça vient de sortir : Le terrorisme « low cost » !

haine Couteau-Sang.jpg

Le tour d’Europe de la barbarie islamique continue. Maintenant l’Espagne. Les méthodes évoluent, le djihad se vulgarise : on en est à l’attentat « low cost » comme disait je ne sais quelle « personnalité autorisée » sur je ne sais plus quelle lucarne à décerveler. Fini les lourdes logistiques des détournements d’avion, voire de massacres à la kalach minutieusement organisés comme à Paris. La « mode » est à la banalisation de l’attentat. Avec une arme qu’on trouve partout, qu’on n’a pas besoin de dissimuler : un simple véhicule. Eh ! C’est qu’un barlut voire une simple caisse lancée à toute blinde dans une foule, ça vaut toutes les kalachs ! C’est l’attentat à la portée du premier débile dont la cervelle aura été travaillée comme il faut dans une madrasa, une mosquée ou – plus moderne – une chaîne télé et surtout quelques sites internet particulièrement sanglants.

Qu’y apprend-on ? Que le coran, nihiliste, dicte toute la conduite du musulman, en particulier vis-à-vis du mécréant, de « l’infidèle » qu’il faut soumettre ou convertir de gré ou de force, sinon supprimer. Qui sème l’islam récolte la charia ! Et rappelons que près d’un tiers des musulmans de France sont des islamistes rigoristes qui considèrent la charia au-dessus des lois de la République…

Les tueurs d’allah ont frappé sans distinction à Barcelone, comme à Paris, Londres ou Berlin. Femmes, enfants, hommes, « mécréants » ou musulmans, c’est pareil pour eux. Parce ce que leur idéologie obscurantisme leur fait haïr, ce sont toutes nos valeurs de liberté, d’égalité en particulier entre homme en femmes, c’est la laïcité qui permet de croire – chez soi – ou non.

Ce sont justement ces symboles qu’abhorrent les ennemis qui tuent chez nous comme à Barcelone et dans toute l’Europe. Ennemis qu’il faut savoir nommer : les adeptes de l’islam salafiste. Ennemis enfermés dans des luttes sanguinaires mais archaïques jusque dans leur vocabulaire, parlant de « croisés », de « mécréants », d'« infidèles ». On cauchemarde devant tant de débilité mentale.

Qu’est-ce qui motive ces tueurs de masse ? La haine de notre mode de vie fait d’un goût du vivre ensemble, d’égalité homme femme, de tolérance envers les choix de vie y compris sexuels, du goût de la fête, du rejet de tous les tabous, d’acceptation de toutes les religions et de ne pas avoir de religion du tout, etc.

Ceux-là détestent la Fête. Ceux-là rejettent l’égalité, en particulier celle homme femme. Ceux-là se qualifient entre eux de Frères, mais rejettent tous ceux qui ne sont pas strictement de leur secte. Ceux-là se réfèrent à une idéologie obscurantiste n’admettant aucune contradiction. Ceux-là vénèrent la mort, celle des autres comme la leur. Ceux-là se revendiquent d’une névrose collective appelée « religion », canal islam wahhabite.

Regardons les choses en face. Les massacres en France, en Allemagne, au Royaume Uni, en Espagne maintenant, mais aussi et encore plus à Kaboul, Bagdad ou au Nigeria ne sont pas commis par des athées, des agnostiques, de mécréants, des païens, des apostats. Ils sont le fait de musulmans. Canal sunnite ou chiite, mais c’est pareil. Ils sont commis par des individus mâles se réclamant de l’islam. Et toutes les circonvolutions sémantiques, toutes les dénégations des autorités et des idiots utiles nazislamistes qui sévissent chez islamo-bobo-gauchos n’y feront rien. Tous les meurtres, écrasements, explosions, égorgements, éviscérations, décapitations actuels le sont au nom de la religion. Et particulièrement au nom de la religion musulmane. Les beaux esprits se gaussent de cet adage « tous les musulmans ne sont pas des terroristes, mais tous les terroristes sont des musulmans ». Et d’autres temps et d’autres lieux, ce fut, c’est encore des chrétiens, des hindouistes, des bouddhistes. Mais c’est toujours au nom d’une de ces terribles névroses collectives appelées religion qu’une partie de la population s’en prend à l’autre sous prétexte de faire son bonheur !

Le vrai visage de la religion et surtout des monothéistes, c’est celui de la haine. Quelle soit « canal chrétien » ou « canal musulman », c’est toujours une idéologie de mort.

D’où viennent les djihadistes ? Souvent, hélas, de chez nous. Mais qui les enfantent ? Qui fait que des enfants nés chez nous se transforment en monstres hideux ? Ce sont des idées propagées à coups de pétrodollars par un ennemi qu’il faut savoir nommer : l’Arabie saoudite. Le vrai printemps arabe commencera le jour où ce foyer sombre sera éclairé par la révolte et le sursaut de son peuple qui tourne en rond autour d’une famille. C’est de là que nous viennent les idées qui transforment des gosses en tristes tueurs. Ce pays est l’incubateur historique du terrorisme islamique. Il exporte la doctrine wahhabite à travers le salafisme que prêchent dans le monde entier des imams fanatisés. L’État Islamiste n’est que le clone de l’Arabie saoudite, sponsor officiel de tous les groupes terroristes, de Daech à Boko Haram et Al Shahab. N’oublions pas non plus le frère ennemi » des Saoudiens, le Qatar.

Comment peut-on espérer éradiquer le terrorisme islamique dès lors qu’on se couche comme un chien attendant sa pâtée devant ces roitelets de pacotille qui idéologisent, forment et financent ceux qui viennent « jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes » ?

Ah ! C’est vrai : l’emploi, Coco, l’emploi ! Ils achètent nos rafales, nos frégates, nos missiles et toutes les belles machines qui explosent, écrasent, malaxent, percent, broient, cuisent la viande humaine.

Les affaires avant tout alors ? Évidemment, dans ce monde où la valeur primordiale est le fric…

Alors que faire ? La seule arme contre ces cancers de l’esprit que sot les religions et particulièrement l’islam canal salafiste, c’est l’éducation, l’école. Pour paraphraser Victor Hugo : « Tu ouvres une école, tu fermes une mosquée ou une église » !

Et le monde se portera mieux.

16/08/2017

Au bistro de la toile : des œufs au fipro quoi ? Fipronil...

chimulus bistro copie.jpg

 

- Allo. Salut Victor. Toujours dans tes Hautes Terres je vois. Quoi de neuf ?

- Hier j’ai mangé l’omelette aux girolles, puis les tripoux avec l’aligot. Le matin il fait entre 6 et 10° et on dort bien.

- Une omelette ? Avec des œufs ? T’as pas peur du Fipronil ?

- Ici, les œufs, c’est la voisine, Marguerite, qui me les apporte, direct du cul de ses poules. Des gallines qui cavalent partout, taquinent le ver de terre, coursent la sauterelle et se gavent de salade des champs. Le Fipronil, rien à foutre ! Mais ce truc à la kon montre les ravages de l’industrialisation de l’agriculture, poussant dehors les paysans pour les remplacer par des « exploitants agricoles » formés par les écoles d’agriculture, conditionnés par les chambres d’agricultures et dont la FNSEA bourre le crâne du grand credo ultralibéral de l’agriculture productiviste. Produire toujours plus, mais surtout au prix le plus bas. Tout cela pour satisfaire non pas le client, le consommateur, mais pour conforter les dividendes de la grande distribution, dictatoriale en la matière.

- Ouais mais ici, comment tu fais pour acheter des œufs disons « fiables ». Comment tu fais ici ? En ville, on n’a pas le cul des poules de Marguerite sous la main…

- Les œufs, je les achète au marché, à « Madame Teuf » comme je l’appelle. Une adorable fermière qui nous apporte chaque semaine la production de ses poules, pondue de la veille. Pour te dire que si on veut, on trouve.

- Ouais mais si on n’a pas le temps, on va au supermarché, et on prend ce qu’on trouve. Et puis, Victor, faut donner aux choses l’importance qu’elles ont : il faudrait manger 10 œufs par jour pour être intoxiqué par ce pesticide à la kon. On en est loin.

- Peut-être pas si loin que ça Loulle. Les œufs sont partout dans la bouffe actuelle. Dans les pâtes, dans la pâtisserie, dans les glaces, etc. Fait le compte, t’arriveras vite à tes dix œufs trafiqués. Et puis il y a autre chose. La prétendue faible toxicité pour l’homme de ce pesticide, c’est prôné par qui ? Par les « zautorités » compétentes, c’est-à-dire notre ministre de l’agriculture calquant son attitude sur celle de la Commission de Bruxelles. À noter que, dans un premier temps, les médias « mène strime » montraient des cartes avec la France épargnée ! « Pellerin, sort de ce corps ! » Comme au temps de Tchernobyl, le Fiponil s’était arrêté aux frontières ! Mais ça n’a pas duré. Faut savoir aussi que l’un des premiers « spécialiste autorisé » à avoir largement minimisé les effets néfastes de cette merde, c’est un très éminent toxicologue anglais, le Pr Bobbis clamant que ces doses étaient totalement inoffensives. Il faut savoir que ce type est vice-président du conseil d’administration de ILSI Europe, un puissant lobby étasunien dédié à la « sécurité alimentaire », mais qui est financé par Monsanto, Cargill, Danone, Coca Cola, Procter and Gamble, Syngenta, Nestlé et autres. Et ce puissant lobby noyaute à outrance l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA)… À savoir encore que ce type a aussi efficacement défendu les perturbateurs endocriniens, dont le glyphosate de Monsanto. Voilà le genre de pèlerin auquel on se fie…

- Mouais… Ça va foutre en bas encore quelques entreprises agricoles…

- Si ce sont des marchands de merde, tant mieux si elles disparaissent. Le populo semble enfin prendre conscience de sa puissance : c’est lui qui sort ses sous ! Donc il doit pouvoir choisir. D’où le développement du bio (encore que… depuis que c’est un créneau juteux et que la grande distribution s’en mêle, faut être dubitatif). Le (pas si) con-sommateur cherche de plus en plus les produits locaux, privilégie les circuits courts et se méfie du bourrage de crâne.

- Ouais. Ça, c’est pour ceux qui ont le temps et quelques moyens, les autres, ceux qui triment pour une poignée de figues quand ils ont un boulot ou survivent avec les minima sociaux, ceux-là, ils vont dans les grandes surfaces et achètent toujours le moins cher, donc toujours de la merde…

- Et ouais Loulle. Allez, je te laisse. Paie une tournée sur mon compte.

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

15/08/2017

« Il est encore fécond le ventre de la Bête ».

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Le Mémorial d’Eygalayes dans la Drôme, en mémoire de 35 maquisards massacrés en 1944, a été pour la seconde fois victime de dégradations cette année. Ce monument rappelle le massacre du 22 février 1944. Cet hiver-là, 35 maquisards du Maquis Ventoux - installés depuis décembre 1943 à Izon la Bruisse, près du village de Sèderon, dans la Drôme, près du Ventoux - étaient assassinés par surprise par les nazis, sur dénonciation de miliciens français, par une troupe allemande partie d’Orange avec un fort groupe de Français engagés volontaires dans l’armée allemande. Ces maquisards étaient Français pour la plupart, surtout de la région provençale, mais aussi de St Nazaire, de la Moselle, de Montpellier et de Paris. Il y avait aussi deux Allemands israélites, un Roumain israélite, deux Polonais israélites, des Italiens et des Espagnols.

Derrière ces exactions, il y a ce renouveau de l’extrême droite, des groupuscules qui rêvent de « réveiller la bête ».

Derrière ce monument profané, il a des hommes qui avaient pris les armes contre l’occupant en des temps tragiques où il était plus tentant de « faire du marché noir » que de risquer sa peau.

Leur peau, ils l’ont laissée ces héros de l’ombre. Je vais vous en raconter l’histoire. Je la tiens personnellement de la bouche même du seul survivant de ce massacre, Laurent Pascal, maintenant disparu, en mémoire duquel l’association Mémoire Résistance des Hautes Baronnies va en septembre inaugurer le « Sentier de la Liberté-Laurent Pascal ».


Écoutons Laurent Pascal, « Rolland » de son nom de maquis:

 

« Il est environ 13 heures. Un beau soleil fait scintiller la neige autour de nous.

Un soleil menteur…

- Vous quatre là. Avancez. Allez ! Plus vite que ça !

Ce sont ceux qui se trouvent du côté d’Eygalayes. Je me trouve moi-même à l’autre extrémité de la colonne. Ils partent derrière le bâtiment. Nous ne voyons pas ce qui se passe mais nous entendons une première, puis une seconde rafale de mitraillette : les quatre premiers fusillés d’Izon viennent d’être abattus…

Le premier tueur, un milicien, un Français comme nous, sa sale besogne terminée, revient. Un autre "prend livraison" des quatre victimes suivantes, toujours à partir de l’autre bout de la colonne. Il les conduit derrière la ferme en passant par l’angle Ouest alors que les premiers étaient passés par l’angle Est.

Rafales…

Mes camarades, pétrifiés mais courageux, attendent la mort…

Les bourreaux, se remplaçant, alterneront ainsi côté Est et côté Ouest jusqu’aux quatre derniers : le Toubib, un jeune homme de Saint-Auban, un autre jeune et moi.

C’est notre tour…

Nous savons parfaitement ce qui nous attend. Les rafales de mitraillettes et les plaintes de nos camarades ne nous laissent aucun doute sur ce qui se passe derrière la ferme.

Je suis pourtant étonnamment lucide. Crever pour crever, je ne vais pas me laisser tuer comme un mouton. Je suis décidé à tenter ma chance.

Le milicien dont c’est le tour de nous conduire au massacre, un homme d’une quarantaine d’années, nous fait passer devant lui. Je l’observe en marchant. Il n’est pas très à l’aise me semble-t-il. Arrivé au coin de la ferme, j’aperçois les cadavres ensanglantés de mes camarades étendus dans la neige. Le Toubib, qui est derrière moi, a compris que je veux tenter quelque chose.

Je regarde une dernière fois le tueur, puis mes camarades morts. Le Toubib se rapproche de moi et me souffle :

- « C’est le moment. Vas-y ! »

Je me rue en avant. J’ai le temps d’entendre mon copain Blanchet, abattu mais pas encore mort me crier : « Merde ! Rolland. » C’était son vœu de bonne chance. Un cri qui me va droit au cœur et me donne des ailes. Je cours de toutes mes forces. C’est un pré nu et plat, sans le moindre obstacle. Il y a bien une rangée de pommiers en contrebas, mais je préfère foncer droit devant moi.

Les souliers de Toto - que j’ai maudit ce matin - me serrent et tiennent bien à mes pieds malgré l’absence de lacets. Une chance. J’entends le bruit sec des mitraillettes et des fusils. Les balles sifflent autour de moi, ricochent en miaulant sur des rochers… J’ai environ 400 mètres à parcourir, à découvert, dans la neige.

Les premiers instants de surprise passés, tous les boches et les miliciens, qui attendaient, décontractés, que le massacre fut terminé, réagissent et me tirent comme un lapin. J’entends des éclats de voix, des ordres aboyés en allemand. Je perçois des éclatements de grenades autour de moi…

Je ne pense à rien. Je fonce, je fonce…

Cette course éperdue dure environ une minute. Il me semble que je n’arriverai jamais au bout du champ. Mon cœur bat la chamade, mais j’ai conscience que j’ai la joie de le sentir battre !

J’arrive au bout du champ. Je saute un petit mur qui me met provisoirement à l’abri des tirs de mes poursuivants. J’ai la présence d’esprit de ruser pour les égarer : je fonce ostensiblement en direction du village, puis, en me baissant, je remonte dans mes traces et fonce vers la montagne, en direction opposée.

La ruse a pris : les Boches se ruent vers la route. Ils me chercheront tout d’abord en direction de Séderon, me laissant quelques précieuses minutes de répit. Maintenant à couvert, je grimpe à toutes jambes les premiers escarpements au-dessus d’Eygalayes. Je passe devant une ferme. Le paysan, qui a assisté impuissant à la fusillade de la fenêtre de sa chambre, craint que je ne m’arrête chez lui. Je n’en ai pas la moindre intention et je le lui dis.

À ce moment-là je me considère comme presque sauvé. J’ai en tout cas gagné la première manche. Je connais parfaitement la montagne, je suis jeune, fort et entraîné. Et puis j’ai ma peau à sauver… »

Laurent Pascal la sauvera sa peau. Il sera le seul… Il pense qu’il doit la vie à son camarade « le Toubib », plus âgé et moins leste que lui, qui l’a suivi dans sa course et lui a servi – volontairement et en toute connaissance de cause, pensait-il - de bouclier vivant contre les balles des tueurs.

 

Illustration X – Droits réservés

13/08/2017

Ouiquinde gastronomique corse

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Regina


C'est à Porto Poli, près de Pila Canale

Que vivait Regina sur sa Corse natale

Les pouristes n’avaient pas encore envahis

Les criques parfumées de ce si beau pays

 

Je plongeais au corail et chassais la girelle

Dans la mer cristalline ou bien sous les tonnelles

De la guinguette bleue où, aux parfums du soir,

La jeunesse dansait quand chantaient les guitares.

 

Moi j’avais dix-huit ans, elle tout juste seize

Je sentais contre moi frémir son corps de braise

Elle m’a serré fort quand je l’ai caressée,

 

J’ai plongé dans ses yeux et je l’ai embrassé.

Le lendemain matin, c’était une autre affaire 

Quand ses frères m’ont dit : “ Qu’est-ce que tu comptes faire ? ! ”

 

 

- Bon. Et alors, Victor ! Franchement, qu’as-tu fait ?

- Ils n’étaient pas méchants, ils voulaient m’esbrouffer,

Ça m’a coûté plusieurs tournées de Casanis

Si bien qu’en rien de temps, nous étions des amis.

Je suis allé chez eux et nous avons mangé

Ce que j’avais pêché : de superbes rougets.

Le père était pêcheur et s’appelait Toussaint,

Il a fait les rougets à la crème d’oursins.

Tu comptes deux poissons moyens par invité,

Alors, par les ouïes, il te faut les vider,

C’est assez délicat mais c’est indispensable,

Avec un peu de soin, tu en seras capable.

Tu vas les écailler, les rincer, les sécher,

Dans un plat les saler, poivrer et asperger

D’huile d’olive corse et puis les oublier

Pendant trente minutes, au frais, dans le cellier.

Pendant ce temps, petit, tu prépares ta farce

Tout en buvant un coup avec quelques comparses.

Un peu de mie de pain humectée dans du lait,

Des feuilles de myrte fraîches finement ciselées,

Sel, poivre, jaune d’œuf, du beurre ramolli,

Gousses d’ail écrasées comme pour l’aïoli,

Tu pistes bien le tout dans le creux d’un mortier

Met de l’huile d’olive et tourne pour lier.

Avec cet appareil, tu farcis tes poissons,

Toujours par les ouïes, c’est la seule façon.

Place chaque rouget sur un papier d’alu,

Saupoudre avec du sel et du poivre moulu,

Ferme tes papillotes, glisses-les sous la cendre

Chaude mais pas brûlante. Dessus tu vas répandre

Des braises rougeoyantes avec la pince en fer.

Laisse-les comme ça, un quart d’heure, sans t’en faire.

Pendant ce temps, occupe-toi de tes oursins.

Tu les ouvres au ciseau, pas comme un assassin,

Bien délicatement tu en sors le corail,

Tu récupères l’eau ainsi que la mouscaille

Qu’il te faudra filtrer finement au chinois,

Un peu d’huile d’olive et du beurre une noix,

Tu mélanges le tout et fouettes vivement

Afin d’émulsionner ces quatre ingrédients.

Tu sers tes papillotes ouvertes sur l’assiette,

Et nappes avec ta crème d’oursins à peine tiède.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :


Pour les poissons et leur farce:

- 12 rougets de roche vidés par les ouïes, - 2 douzaines de feuilles de myrtes fraîche (à défaut prenez du basilic), - 3 jaunes d'œuf, - gros comme un œuf de beurre ramolli (sorti du frigo une heure avant), - de la mie de pain humectée de lait (la valeur d'un bol), - 3 gousses d'ail, - 3 cuillerées à soupe d'huile d'olive, - sel, - poivre.

Pour la sauce:

- 3 douzaines d'oursins, - 1 cuillerée à soupe d'huile d'olive, - 1 noix de beurre ramolli.

 

Les vins conseillés:

Les vins corses sont évidemment idéaux pour cette recette insulaire. Rosés Patrimonio, de Figari, d’Ajaccio, rosés de la côte orientale. Mais les Côtes-du-Rhône blancs et rosés accompagnent à la perfection ce plat souriant, parfumé, velouté au palais: Faucon, Vinsobre, Cairanne, Puyméras, Richerenches, Rousset-les-Vi­gnes, Villedieu, Visan, Beaumes-de-Venise, Camaret, Séguret, Cornillon, Vénéjean, St-Paulet-de-Caisson, St-Michel-d'Euzet, St-Étienne-des-Sorts, Montfrin, Pujaut, Saint-Hilaire-d'Ozilhan.

En vins du Languedoc et Roussillon: Saint-Chinian bien sûr, Faugères, Maury, Fitou.

En vins de Provence: Bandol, Pierrefeu, La Cadière-d'Azur, Coteaux-d'Aix-en-Provence, Bellet.

 

 

Photo X – Droits réservés

12/08/2017

Ouiquinde érotique avec Albert Patin

couple dessin.jpg

 

 

 

Les souvenirs

Combien j'ai douce souvenance
De nos amours, ô ma Clémence,
Ces jours à jamais effacés,

J'y pense,

Où sont nos coïts insensés

Passés !

 


Te souvient-il lorsque ma pine,
Luxurieuse et libertine,
Entre tes lèvres se glissant,

Coquine

Tu me suçais en rougissant

Souvent ?

 


Dis-moi, te souvient-il encore
De ces caresses que j'adore :
Ma langue avide en frémissant

Dévore

Ton clitoris rose et dardant

Son gland.

 


Te souvient-il du tour agile
De notre tête-bêche habile,
Quand ma langue, du cul au con,

   Docile,

Répondait à ton postillon

    Mignon ?

 


Te souvient-il de ta sœur Luce
Qui me branlottait le prépuce,
Tandis que toi, tu lui mettais

En puce

Ta langue au con et lui faisais

Minet ?

 


Oh ! qui nous rendra nos foutries,
Nos jouissances, nos orgies ?
Oh ! qui nous rendra ces amours

     Jolies

Qui doraient nos nuits et nos jours

Toujours !

 

 

Albert Patin de la Fizelière

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

 

10/08/2017

Donald. Kim. BOUM ??????

 

bombes atomiques à la portée de tous.jpg

L’intérêt de l’arme nucléaire réside dans le fait que c’est une assurance vie : celui qui la possède ne risque pas d’être attaqué, parce que, même s’il est plus faible que l’adversaire éventuel, il pourra, en représailles, infliger à celui-ci des pertes incommensurables. C’est le terrible « équilibre de la terreur ». Mais encore faut-il que cet équilibre repose sur des décisionnaires finaux sains d’esprit. Ce qui ne semble pas être le cas concernant tant le Donald que le Kim…

Obama a eu le courage d’aller affronter le regard des gens de Hiroshima. Son successeur, Trump, entre en compétition d’hyper konnerie avec Kim Jong je ne sais plus quoi, enfin Kim Féchié, l’autre taré de Corée du Nord. Pour aider ces deux docteurs Folamour à prendre conscience de ce à quoi ils risquent de plonger le monde, rappelons-leur ces minutes parmi les pires que l’Humanité ait connues.

Saluons au passage la chaîne Arte qui a diffusé un documentaire édifiant sur la véritable histoire de Hiroshima.

Il faisait un grand soleil ce matin-là sur Hiroshima. Yoko venait juste de prendre son service à l’hôpital Shima, en plein centre-ville. Ouvrant en grand les fenêtres du dortoir des contagieux, elle laissa aller un regard sur la ville puis, entendant un bruit d’avions, elle leva les yeux vers le gouffre du ciel. Un dernier regard… Alors, de la voûte azurée des cieux fondirent sur sa ville, en une explosion de mille soleils, les chevaux de l’apocalypse…

Dans le ciel radieux de ce 6 août 1945 autour de huit heures du matin, trois bombardiers américains B-29 Superfortress arrivaient sur la ville. « Enola Gay », « The great Artist » et « Necessary Evil ». Ils étaient partis vers 2 h 45 de l’île Tinian, occupée par les forces américaines, dans le Pacifique. Aux commandes du premier appareil, un solide gars de l’Illinois, Paul Tibbets, 40 ans. C’est lui qui avait baptisé son bombardier du nom de sa mère. Ça porte bonheur disait-il… Ça dépend pour qui. Dans sa soute : « Little Boy »… Un « petit garçon » ventru que le capitaine William Parsons arma précautionneusement dans l’heure suivant le décollage…

A 8 h 15, les trois appareils arrivèrent à la verticale de l’hôpital Shima, à un peu moins de 10 000 mètres d’altitude. Les équipages avaient chaussé des lunettes de précaution spéciales. Pour un dernier regard…

A 8 heures 16 minutes et 2 secondes, « Little Boy » était largué. Le « petit garçon » brillant fonça vers le sol. 43 secondes de chute puis des capteurs d’altitude et d’autres dispositifs automatiques déclenchèrent la mise à feu, à 580 mètres d’altitude.

Dans les premières microsecondes, l’énergie libérée par la réaction nucléaire se fit essentiellement sous forme de rayons γ et de neutrons. Ces rayonnements étant absorbés par l’air en quelques mètres, un dégagement de chaleur eut lieu, la température dépassant localement le million de degrés Celsius. Cet air surchauffé forma alors une "boule de feu" (masse sphérique de gaz incandescents) de quelques dizaines de mètres. Se comportant comme un corps noir, elle émit un rayonnement thermique intense, d’abord sous forme de rayons X. L’atmosphère étant peu transparente à ces derniers, ils furent réabsorbés en quelques mètres. Dans les millisecondes qui suivirent la boule de feu se dilata et se refroidit. Son rayonnement thermique « glissa » vers l’ultraviolet, la lumière visible et l’infrarouge. L’air étant transparent à ces longueurs d’onde, le rayonnement thermique put alors se propager à plusieurs dizaines de kilomètres. En quelques secondes, la boule de feu qui continuait de se refroidir atteignit son diamètre maximal — autour de 2,2 km en 10 secondes pour 1 Mt. Cette dilatation ayant lieu initialement à vitesse supersonique, elle généra une onde de choc suivie d’un effet de souffle. Par convection, la boule de feu s’éleva rapidement du fait de sa chaleur. En se refroidissant, elle cessa d’émettre de la lumière visible et donc cessa d’être incandescente. L’explosion généra d’énormes quantités de vapeur d’eau, de poussières et de débris qui se condensèrent, formant le sommet du sinistre champignon atomique. Il atteignit la stratosphère, à environ 20 km d’altitude et s’écrasa horizontalement sur quelque 35 km de diamètre…

Au sol, là où était quelques secondes plus tôt la ville de 350 000 habitants, de dessous une lourde dalle, un gros scorpion sortit, queue recourbée et dard tendu. Il avait résisté sans encombre à la Bombe, lui…

Ouais, dit la propagande des vainqueurs, mais le feu atomique a permis de terminer très vite la guerre avec les Japonais, évitant ainsi la perte d’un million de vies (sous-entendu « de soldats étasuniens »). Sauf que c’est loin d’être vrai.

- Le projet Manhattan lancé par le président Roosevlt en 1942, pour doter ls USA de l'arme nucléaire, faisait suite aux informations des services secrets américains et britanniques selon lesquelles Hitleret les savants nazis travaillaient à un projet identique depuis plusieurs années.

- L’Allemagne nazie capitulait le 8 mai 1945, alors qu’à Palo Alto (désert du Nevada), la dernière main et les derniers essais de Manhattan étaient encore en cours.

- Le pacte secret passé à Yalta, en février 1945, entre Staline et un Roosevelt pressé de voir capituler le Japon, prévoyait que 3 mois au plus après la capitulation allemande, l’Armée Rouge devrait retourner ses forces du front occidental et, au terme d’un transfert de plusieurs milliers de kilomètres, déclarer la guerre et attaquer le Japon. Ce qu’elle fit le 2 août.

- S’il est évident que les 2 bombes du 6 et du 10 août (Hiroshima et Nagasaki) n’ont pu que précipiter la capitulation, force est de reconnaître que, même sans les bombes, le Japon était déjà le dos au mur avec la hantise de Hiro Hito : l’entrée au Japon des troupes soviétiques et la chute de la dynastie impériale. La capitulation rapide devant les États-Unis était pour lui la seule issue, les mêmes États-Unis, craignant toute dérive communiste dans l’Empire du Soleil Levant, ayant fait le choix du maintien de la dynastie sur son trône donc d'absoudre de toute responsabilité le principal responsable de la guerre. Bonjour la justice...

- C’est à Potsdam (Allemagne), en pleine conférence interalliée (EU-GB-URSS) que le Président Truman donna l’ordre définitif de larguer « Little Boy » sur Hiroshima, abattant ainsi sur le tapis vert de la négociation avec Staline, au cœur de l’Allemagne vaincue, le joker de la suprématie militaire complète.

- La bombe de Nagasaki (au plutonium) était d’une autre technologie que celle de Hiroshima (à l’uranium enrichi). Il fallait donc l’essayer aussi, tant qu’à y être… Quelques centaines de milliers de civils grillés, bof ! C'est pour la science.

Les habitants de Hiroshima ont été sacrifiés avant tout pour impressionner un allié, l’URSS, et établir la suprématie militaire des USA. Ceux de Nagasaki l’ont été pour satisfaire quelques savants fous.

De tels agissements ont un nom : ce sont des crimes de guerre. Mais les crimes de guerre, c’est pour les vaincus, jamais pour les vainqueurs…

 

 

Photo X - Droits réservés.

 

07/08/2017

Au bistro de la toile : j'en ai marre du lavage de cerveau !

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- Oh ! Loulle. Quoi de neuf dans tes canards laquais ?

- Némar, Némar, Némar. A t'en donner le racabomi, le dégueuli de ce fouteux acheté comme de la barbaque par les esclavagistes qataris. Et puis le kon de bestiau chinois qui a accouché. Et puis un peu Hussain Bolt.

- En voilà des choses importantes Loulle ! Il faut « divertir » le populo Loulle. Du pain et des jeux. C'est vieux comme le monde. Ça consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. On nous met sous le nez Némar pour nous cacher la Loi Travail et autres joyeusetés macroniennes.

- Et pourquoi c'est comme ça Victor ?

- Parce que, bafouant les lois sortis de la Résistance, les banquiers, les marchands d’armes, les marchands de béton et autres industriels ont mis leurs griffes sur la presse. Parce que les plumitifs sont payés – mal pour la plupart - pour dire ce que veulent les patrons des organes de presse. Ils sont les outils obéissants des puissants et des riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Leurs talents, leurs facultés et leurs vies appartiennent à ceux qui les paient. Ils sont comme les prostiputes : elles vendent leur cul, ils vendent leurs cerveaux…

Et là, on est loin du programme du Conseil national de la Résistance sur la presse ! Ce que veulent ceux qui tiennent les me(r)dias, c'est imposer aux gens une société qui les prive de leurs libertés tout en les empêchant de s’en rendre compte, par exemple en détournant leur attention sur des sujets futiles ou en leur faisant croire que ce sont des mesures nécessaires pour les protéger, tout en causant sournoisement ce qui nécessite ces mesures de protection.

Quant aux médias qui ne sont pas « dans la ligne », il faut les foutre en bas. Ainsi le Monde Diplomatique exclut des aides à la presse. Ainsi, il y a deux ou trois ans, l'offensive fiscale contre Médiapart, média encore libre qui dérange et auquel les vautours de Bercy réclament plus de 4 millions. En espérant ainsi le fusiller...

- C'est de la manipulation, tu veux dire...

- Exactement. Et ceux qui nous manipulent sont des pros en la matière. Tiens, par exemple ce que ces voyous cyniques nomment « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine ou des attentats sanglants afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics. On est en plein dedans avec Macron.

- Mais comment se fait-il que nous soyons si kons ?

- Parce qu'on nous rend kons. Pour cela il y des méthodes éprouvés. En premier lieu faire appel à l'émotionnel pour court-circuiter le rationnel et donc le sens critique. Tiens par exemple, ton bestiau chinois qui a chié un lardon. L'émotionnel, c'est cette bouboule de poil qui donne naissance à des jumeaux, et, cerise sur le gâteau émotionnel, voilà qu'une de ces mignonnes petites bébêtes crève. C'est bon ça Coco, ça fait pleurer dans les chaumières. Le rationnel, on le cache soigneusement : c'est que ce couple de bestiaux ridicules coûte à la France, donc à nous, un million par an de location aux Chinetoques ! Si ça c'est pas nous prendre pour des kons, je n'y comprend plus rien.

L’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements… Ainsi la vision ad nauseam des corps de pauvres Africains noyés et au contraire les images réconfortantes de « sauveteurs » altruistes montés sur les navires des ONG permet de faire accepter l'invasion des migrants, conséquence du pillage des richesses de l'Afrique, pour le plus grand profit des patronats avides de main d’œuvre quasi-esclave et de clientèle pour des produits inutiles. .

Pour nous rendre kons, la publicité est aussi une arme redoutable. La publicité s'adresse au public comme à des enfants en bas-âge. La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisant, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant.

Ce public, il faut le maintenir dans l'ignorance et la bêtise. Les séries télés et les jeux débilitants sont là pour ça. Les séries matraquent à longueur d'antennes le « mode de vie » de l'Empire étazunien. Les radios déculturent les auditeurs en imposant des sous-merde « musicales » dans la langue du « maître ». Et l'éducation n'arrange pas les choses. Sous la pression de « l'éduquer utile » prôné par les patrons, les programmes de l'école doivent faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. Ainsi de l'implantation de puces RFID a des fins « récréatives » ou de facilité. Ça arrive à grands pas. Il est bon aussi d'encourager le public à se complaire dans la médiocrité, à trouver « cool » le fait d'être stupide, vulgaire et inculte. D'où le succès d'Hanouna, enfant chéri de Bolloré.

- Merde, c'est vrai ce que tu dis Victor. Et on ne s'en rend pas compte. On culpabilise même de ne pas « réussir »...

- Eh oui Loulle. Le fin du fin c'est de remplacer, dans les boyaux de la tête de la « populace », la révolte par la culpabilité. Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !

- Mais enfin Victor, comment « ils » - ceux qui nous manipulent et nous gouvernent – arrivent à nous prendre ainsi pour des kons ?

- Parce qu'ils nous connaissent par cœur. Depuis quelques décennies les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système - tenu par les Google, Amazon et autres multinationales s'imposant hors des lois - détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes. De plus, l'individu lamba se complaît à se livrer pieds et poings liés à ceux qui le manipulent. A travers les instruments vicelards que sont les réseaux sociaux, genre facebook ou les gens se livrent entièrement, avec une naïveté confondante, à la cupidité marchande mais aussi aux pouvoirs occultes qui régissent les politiques !

- Ben dis donc ! On n'est pas sorti de l'auberge...

- Allez, sers ma tournée ! C'est toujours ça « qu'ils » n'auront pas. Et ouvre un peu la porte, il fait trop chaud !

 

 

Illustrations: merci à Chimulus et X - droits réservés

06/08/2017

Hommage au grand, au monumental, à l'Universel RABELAIS !

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Il est des petits plaisirs qui, pour être humbles et quotidiens, n'en sont pas moins très jouissifs. Ainsi, chaque matin, lorsque je vais « téléphoner au Medef » selon mon expression, ces quelques minutes de transfert libèrent tant les boyaux de la tête que ceux du ventre ! Des idées agréables s'enchainent, des images lumineuses se bousculent tandis que la nature reprend ses dons dans le chuintement d'une douce musicalité.

Puis vient le moment de se torcher le cul... La fonctionnalité de notre monde actuel a dévolu au papier le soin de s'acquitter de cette tâche. D'autres préfèrent les pierres, les feuilles, voire tout simplement le doigt qui libère ensuite sa créativité en virgules et autres arabesques et portraits selon l'abondance.

Bien. Mais nous avons-nous-même, depuis bien des longtemps, creusé cette question essentielle. La plus belle illustration de ces recherches hédonistes nous vient de notre grand Rabelais. Je vous la délivre avec délectation :

« Les cents et une manières de se torcher le cul.

J'ay (respondit Gargantua) par longue et curieuse experience inventé un moyen de me torcher le cul, le plus seigneurial, le plus expedient que jamais feut veu.
- Quel ? dict Grandgousier.
- Comme vous le raconteray (dist Gargantua) presentement.
« Je me torchay une foys d'un cachelet de velours de une damoiselle, et le trouvay bon, car la mollice de sa soye me causoit au fondement une volupté bien grande;
« une aultre foys d'un chapron d'ycelles, et feut de mesmes;
« une aultre foys d'un cache coul;
« une aultre foys des aureillettes de satin cramoysi, mais la dorure d'un tas de spheres de merde qui y estoient m'escorcherent tout le derrière; que le feu sainct Antoine arde le boyau cullier de l'orfebvre qui les feist et de la damoiselle qui les portoit!
« Ce mal passa me torchant d'un bonnet de paige, bien emplumé à la Souice.
« Puis, fiantant derrière un buisson, trouvay un chat de Mars; d'icelluy me torchay, mais ses gryphes me exulcererent tout le perinée.
« De ce me gueryz au lendemain, me torchant des guands de ma mere, bien parfumez de maujoin.
« Puis me torchay de saulge, de fenoil, de l'aneth, de marjolaine, de roses, de fueilles de courles, de choulx, de bettes, de pampre, de guymaulves, de verbasce (qui est escarlatte de cul), de lactues et de fueilles de espinards, - le tout me feist grand bien à ma jambe, - de mercuriale, de persiguire, de orties, de consolde; mais j'en eu la cacquesangue de Lombard, dont feu gary me torchant de ma braguette.
« Puis me torchay aux linceux, à la couverture, aux rideaulx, d'un coissin, d'un tapiz, d'un verd, d'une mappe, d'une serviette, d'un mouschenez, d'un peignouoir. En tout je trouvay de plaisir plus que ne ont les roigneux quand on les estrille.
- Voyre, mais (dist Grandgousier) lequel torchecul trouvas tu meilleur ?
- Je y estois (dist Gargantua), et bien toust en sçaurez le tu autem. Je me torchay de foin, de paille, de bauduffe, de bourre, de laine, de papier. Mais
Tousjours laisse aux couillons esmorche
Qui son hord cul de papier torche.
- Quoy! (dist Grandgousier) mon petit couillon, as tu prins au pot, veu que tu rimes desjà ?
- Ouy dea (respondit Gargantua), mon roy, je rime tant et plus, et en rimant souvent m'enrime. Escoutez que dict nostre retraict aux fianteurs :
Chiart,
Foirart,
Petart,
Brenous,
Ton lard
Chappart
S'espart
Sur nous.
Hordous,
Merdous,
Esgous,
Le feu de sainct Antoine te ard!
Sy tous
Tes trous
Esclous
Tu ne torche avant ton depart !
« En voulez vous dadventaige ?
- Ouy dea, respondit Grandgousier.
- Adoncq dist Gargantua :


RONDEAU
En chiant l'aultre hyer senty
La guabelle que à mon cul doibs;
L'odeur feut aultre que cuydois :
J'en feuz du tout empuanty.
O ! si quelc'un eust consenty
M'amener une que attendoys
En chiant !
Car je luy eusse assimenty
Son trou d'urine à mon lourdoys;
Cependant eust avec ses doigtz
Mon trou de merde guarenty
En chiant.


« Or dictes maintenant que je n'y sçay rien! Par la mer Dé, je ne les ay faict mie, mais les oyant reciter à dame grand que voyez cy, les ay retenu en la gibbessiere de ma memoire.
- Retournons (dist Grandgousier) à nostre propos.
- Quel ? (dist Gargantua) chier ?
- Non (dist Grandgousier), mais torcher le cul.
- Mais (dist Gargantua) voulez vous payer un bussart de vin Breton si je vous foys quinault en ce propos ?
- Ouy vrayement, dist Grandgousier.
- Il n'est (dist Gargantua) poinct besoing torcher cul, sinon qu'il y ayt ordure; ordure n' y peut estre si on n'a chié; chier doncques nous fault davant que le cul torcher.
- O (dist Grangousier) que tu as bon sens, petit guarsonnet! Ces premiers jours je te feray passer docteur en gaie science, par Dieu! car tu as de raison plus que d'aage. Or poursuiz ce propos torcheculatif, je t'en prie. Et, par ma barbe! pour un bussart tu auras soixante pippes, j'entends de ce bon vin Breton, lequel poinct ne croist en Bretaigne, mais en ce bon pays de Verron.
- Je me torchay après (dist Gargantua) d'un couvre chief, d'un aureiller, d'ugne pantophle, d'ugne gibbessiere, d'un panier, - mais ô le mal plaisant torchecul! - puis d'un chappeau. Et notez que les chappeaulx, les uns sont ras, les aultres à poil, les aultres veloutez, les aultres taffetasser, les aultres satinizez. Le meilleur de tous est celluy de poil, car il faict très bonne abstersion de la matiere fecale.
« Puis me torchay d'une poulle, d'un coq, d'un poulet, de la peau d'un veau, d'un lievre, d'un pigeon, d'un cormoran, d'un sac d'advocat, d'une barbute, d'une coyphe, d'un leurre.
« Mais, concluent, je dys et mantiens qu'il n'y a tel torchecul que d'un oyzon bien dumeté, pourveu qu'on luy tienne la teste entre les jambes. Et m'en croyez sus mon honneur. Car vous sentez au trou du cul une volupté mirificque, tant par la doulceur d'icelluy dumet que par la chaleur temperée de l'oizon, laquelle facilement est communicquée au boyau culier et aultres intestines, jusques à venir à la region du cuers et du cerveau. Et ne pensez que la beatitude des heroes et semi dieux, qui sont par les Champs Elysiens, soit en leur asphodele, ou ambrosie, ou nectar, comme disent ces vieilles ycy. Elle est (scelon mon opinion) en ce qu'ilz se torchent le cul d'un oyzon, et telle est l'opinion de Maistre Jehan d'Escosse. »

 

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« Mondial Rabelais » : Concours international des meilleurs saucissons.

 

Lorsque Gargantua sorti de Gargamelle

Avant de se jeter sur les grasses mamelles,

Claquant sa langue dans son immense clapoir,

Il a crié : « A BOIRE ! »

On lui servit un seau à vendange de vin

Puis lorsqu'il eu torché le breuvage divin

Pour réclamer du rab, remettre les consos

De son énorme zob il frappa sur le seau

Par six fois, assoiffé, réclamant sa boisson

Et il sortit du SEAU SIX SONS !

Ainsi fut prononcée, pour la première fois,

Rabelais s'en souvient, il est digne de foi,

Ce vocable sublime, le mot de SAUCISSON

Qui rime avec cochon tout comme avec boisson.

 

Présenté officiellement le 28 Juillet dernier, le premier concours international des meilleurs saucissons « Médaille Rabelais » a déclenché un sympathique raz de marée médiatique et les quelques bénévoles de l’Académie Ardéchoise des Amateurs de Saucisson peinent à répondre aux demandes de renseignements et, déjà, aux inscriptions.

Comme il fallait s’y attendre, les meilleurs charcutiers de France, petits et grands, connus et inconnus, se préparent à présenter des échantillons et, avec eux, des Italiens, des Espagnols, mais aussi des Portugais, des Polonais et, même, des Suisses.

Le record de distance avec l’Ardèche revient toutefois à la charcuterie Amar, située…en Australie et qui a confirmé sa candidature samedi 5 août.

Le premier « Mondial Rabelais » devrait se dérouler, comme prévu, au printemps 2018 en Ardèche, dans le charmant village de caractère Vanosc, non loin d’Annonay. avec le soutien du Département, de la Région, de l’association AIRE-N7 Territoire de terroirs, la bienveillance du ministère de l’Agriculture, d’une très large part de la profession et l’intérêt de plusieurs associations de consommateurs.

Le concours de dégustation proprement dit, anonyme et contrôlé par huissier, ne sera pas ouvert au public. Seuls opéreront les jurés (non professionnels de la charcuterie), formés par le Laboratoire d’analyse sensorielle LACO, de Suze-la-Rousse et managés par un coach spécial, dont les décisions seront souveraines. Le public sera admis à la proclamation des résultats et au buffet final…avec dégustation.

Les plus grands experts mondiaux en matière de salaisons sont aujourd’hui membres du Comité Scientifique de l’Académie, avec quelques sommités de l’alimentation, du goût et de la gastronomie, comme Jacques Puisais, fondateur de l’Université du Goût, ou encore Régis Marcon, président du Bocuse d’Or.

Pour la présentation officielle de l’événement, le recteur René-Louis Thomas avait à ses côtés Bernard Delaye, président du Grand Concours des Vins de France , ainsi qu’ Andrée Jovine, directrice du Laboratoire d’analyse sensorielle LACO, de Suze-la-Rousse.

Le prochain concours doit beaucoup à la « civilisation du vin », symbolisée par la mise en avant des « vins qui vont avec » les meilleurs saucissons et que représenteront quatre vignerons mousquetaires. Les deux premiers étaient présents fin juillet : pour la Nord, Patrick Meyet, de Chiroubles, pour le sud, Frédéric Penne, de Sainte-Cécile-les-vignes.

Le concours international des meilleurs saucissons « Médaille Rabelais » n’a pas vocation à sacrer le meilleur saucisson du monde, qui n’existe pas, mais à distinguer et mettre en avant les producteurs de qualité, gros, moyens, petits ou très petits, entreprises ou artisans, qui honorent leur profession et respectent les consommateurs.

L’Académie s’appuie sur les recherches des meilleurs experts mondiaux en matière de salaisons, engagés dans la réduction des taux de sel et de salpêtre, la recherche du goût juste, la qualité organoleptique, la santé et le plaisir des consommateurs. Elle défend la notion française d’appellation d’origine et la promotion des IGP.

Pour toutes infos : htttp://www.mondialdusaucisson.com

 

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05/08/2017

Ouiquinde érotique avec "Bébert" Glatigny.

 

Je veux vous adorer ainsi qu'une déesse,
Et, quand le ciel mettra son manteau brun du soir,
J'élèverai vers vous, Ô blonde enchanteresse !

Ma pine, comme un encensoir !


Et je ferai sortir en blanchissante écume,
Le foutre parfumé de ce rude flacon,
Et je transvaserai cette liqueur qui fume,

Dans le vase de votre con !


Votre con, si barbu qu'un sapeur de la Garde,
En voyant sa toison, est devenu jaloux,
Ô madame ! j'en veux faire le corps de garde

Où campe mon vit en courroux !


J'y veux fourrer mon nez, j'y veux plonger ma langue,
Et noyé dans cette ombre, alors, j'irai cherchant
Tous les mots inconnus de la molle harangue

Que l'on fait en gamahuchant !

 

Albert Glatigny (1839-1873) Poète satirique et comédien fut l'un des principaux animateurs du Théâtre érotique de la rue de la Santé. On lui doit entre autres œuvres le fameux recueil érotique « Joyeusetés galantes et autres du vidame Bonaventure de la Braguette. »

 

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04/08/2017

Migrants : l’Italie excédée saisit le navire d’une ONG.

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Dans le cadre d’une enquête commencée en octobre dernier, le procureur de Trapani en Sicile, M. Ambrogio Cartosio, a ordonné la saisie préventive du « Juventa », un chalutier armé par l’ONG allemande Jugend rittet et battant pavillon hollandais. Le magistrat italien n’a pas agi de manière inconsidérée, la justice italienne possède en effet les preuves de la connivence entre cette ONG et les passeurs libyens. Les deux partenaires organisent ensemble le passage de migrants : ils donnent aux passeurs un rendez-vous en mer, par tous les moyens de communication modernes, mais aussi par signalisations optiques. Une fois les bateaux bondés arrivés au lieu de transfert, les migrants montent à bord du navire de l’ONG puis les passeurs récupèrent les bateaux vides pour un nouveau transfert. La police italienne a réussi à filmer ces opérations et c’est avec ces preuves que le procureur Cartosio a ordonné la saisie du bateau.

L’Italie, en première ligne face à la déferlante des migrants, n’en peut plus et n’en veut plus. Depuis plusieurs semaines, elle ouvre enfin les yeux et change de comportement face à ces ONG qui, sous couvert « d’humanitaire » favorisent voire organisent de véritables navettes faisant passer les migrants de Libye vers l’Italie. Depuis 2015, une douzaine de navires « humanitaires » privés patrouillent au large de la Libye et se partagent ce trafic d’êtres humains, en complicité avec les passeurs libyens.

Pour faire le tri entre ces associations, l’Italie a mis récemment en place un code de « bonne conduite » en treize points qui interdit notamment aux navires d’entrer dans les eaux libyennes et de communiquer avec les passeurs, y compris au moyen de toute forme de signaux lumineux et imposant la présence à bord de policiers italiens. Les ONG – qui voient là un sérieux frein à leur activité – rechignent à signer la charte… C’est le cas de « Jugend rittet » et donc la raison de la saisie de son outil de travail, le navire Juventa.

La Commission européenne semble, depuis quelques semaines, prendre enfin, bien que timidement, la mesure du problème de ces ONG qui, sous couvert de sauvetages humanitaires, assurent un véritable service de navette pour les populations africaines en quête d’Europe. Et ceci en complicité avec les passeurs.

Comment ça marche ? Ce sont les gardes-côtes italiens qui, prévenus à l’avance par les passeurs, appellent les navires des ONG pour les orienter 10 ou 12 heures à l’avance vers la zone prévue pour l’organisation du « sauvetage » en mer. Et ce n’est qu’une fois le dispositif en place et par beau temps et mer calme que les passeurs libyens font partir les zodiacs remplis à ras bord de clandestins. Les trafiquants récupèrent les bateaux vidés de leur cargaison humaine pour les faire resservir… Les navires « sauveteurs » débarquent ensuite leur cargaison non pas dans le port le plus proche du lieu du « naufrage » – dans un port libyen, tunisien, voire maltais - ce qui serait logique mais en Sicile où la toute-puissante mafia locale fait le reste. Les migrants tombent sous la coupe des mafieux qui louent les hommes comme quasi esclaves dans les exploitations agricoles et dans le bâtiment, quant aux femmes, si elles ont quelques « attraits monnayables », c’est le tapin qui les attend.

L’agence officielle Frontex, dans un rapport récent établit que cette flotte d’ONG se comporte en complice des contrebandiers qui exploitent le trafic humain et qu’elle contribue directement à augmenter les risques de mort lors des transports.

La European Border and Coast Agency signale que les ONG effectuent des véritables services de navettes pour les migrants qui vont d’Afrique en Italie. Cette flotte de "sauveteurs" réduit les coûts pour les passeurs, ce qui augmente leurs profits. En même temps leur statut d’ONG « altruistes » fait qu’il y a moins de risque d’être intercepté par les officiers de police. Moins de coûts, moins de risque, rien d‘étonnant si le trafic explose.

L’Europe ultralibérale facilite ainsi sournoisement – en agissant sur la bonne volonté, l’altruisme, la compassion des gens - les migrations à travers des ONG et des associations soi-disant altruistes qui font tout pour faciliter l’arrivée massive de migrants. Pour les patronats européens, l’arrivée massive de main-d'œuvre corvéable à merci est un levier fort efficace contre toute prétention de hausse des salaires et de lutte contre la précarité…

Ces ONG sont-elles de formidables organisations humanitaires ou des armes de subversion massive ?

 

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03/08/2017

Au bistro de la toile : allo, à l’eau !

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- Allo Loulle ?

- Lui-même. Oh ! C’est toi Victor. Je reconnais ta grande gueule, même au bigophone. Alors, quel temps fait-il sur les Hautes terres ?

- Ce matin, 12°. On dort avec une petite couvrante. Et dans la journée, ça monte tout de même à 30°.

-… teng ! T’es vernis. Ici, ça tangente les 40°. Même les cigales en ont la flemme. Les clients ont la langue qui pègue et ne parlent même plus. Le pastaga s’évapore dans les verres… Et l’eau va devenir hors de prix.

- Explique. C’est pas que j’en boive beaucoup, et pour ma toilette, je pratique le nettoyage à sec : je me gratte !

- Eh bien voilà. La communauté du Grand Avignon a eu à débattre du problème de l’eau sur le territoire de la communauté. Beaucoup, dont Cécile Helle maire d’Avignon, la maire de la principale ville de la communauté, voulaient revenir à une gestion publique de l’eau, à travers une régie communautaire, loin des multinationales, de leur opacité, de leur appât du gain. Bien des villes et des communautés ont fait ce choix en France et les usagers s’y retrouvent tant au niveau du tarif que des services. Mais voilà, le président de la communauté du Grand Avignon, le citoyen Roubaux Jean-Marc, par ailleurs maire de Villeneuve, la cité jumelle d’Avignon, formé à la grande tradition magouillarde de l’UMP, l’a renvoyé sur les roses : « Je ne joue pas aux dés. Nous sommes gestionnaires de l’argent public, notre ligne directrice, c’est l’intérêt général, 365 jours par an, ce que sont capables de faire les grands groupes dont c’est la spécialité, pas nous au Grand Avignon ». Ben voyons.

Au terme du vote - où les conseillers FN ont démonté le système de régie municipale et accordé leur voix au président - la gestion de l’eau de la ville d’Avignon sera de nouveau confiée à un prestataire privé, qui sera choisi au cours de l’été 2018 pour être opérationnel à partir du 1er janvier 2019 et cela pour une durée de 10 ans.

- Puisque c’est comme ça, Loulle, j’en boirais plus d’eau. Où du moins, peu et seulement désinfectée par le pastis ! Finalement, Helle est cocue dans cette histoire. Eh ! Ici aussi, il s’en passe de belles.

- Raconte.

- Ben voilà. Fin juillet une jeune fille envoie un SMS angoissant à son copain, lui expliquant qu’elle avait été enlevée, mise dans le coffre d’une voiture, enfermée dans un lieu inconnu, pour finalement être relâchée par ses ravisseurs.

Le jeune, affolé, prévient les gendarmes qui mettent en place tout un dispositif. Pour la retrouver, une cinquantaine de bourres étaient partis sur sa piste, aidés d’un hélicoptère, qui avait survolé le nord Lozère jusqu’au Puy-en-Velay pendant deux heures et demie ! La fille a été retrouvée le dimanche 23 juillet, vers 18 heures, à Saint-Chély-d’Apcher.

- Ouf. Tout est bien qui finit bien.

- Ouais, Loulle, seulement voilà. Les pandores ont un peu cuisiné la belle et… elle a avoué – la gourgandine - avoir tout inventé pour s’organiser un week-end coquin avec un homme au Puy-en-Velay ! Selon les enquêteurs, il s’agirait d’un homme politique… Mais chut, faut pas que ça s’ébruite.

- Ah ! Ah ! Ah ! Eh bien, le jeune homme vient d’entrer dans la grande famille des cornus ! Au pays des vaches Aubrac, il ne détonnera pas !

- Loulle, on peut être cocu et philosophe : ne vaut-il pas mieux avoir une participation sur un volcan (d’Auvergne !) que l’exclusivité d’une banquise ? Allez, à la nôtre, je lève mon verre Loulle. À bientôt.

- À la nôtre Victor. Et ten té galhard !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus