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30/10/2017

#Balancetonporc. Un porc frère Tariq ? Mais alors halal !

dessin cochons charb.jpg

 

En 2016, dans son ouvrage J’ai choisi d’être libre, Henda Ayari, ancienne salafiste devenue militante féministe et laïque, relatait une agression sexuelle mais sans révéler le nom de l’homme mis en cause. C’est ce pas qu’elle a franchi le 20 octobre en révélant qu’il s’agissait de Tariq Ramadan. Depuis elle subit une violente contre-attaque sur le net. « Elle reçoit des appels anonymes et énormément de menaces sur les réseaux sociaux. Certaines personnes lui font comprendre qu’ils savent où elle habite et où sont ses enfants, assure son avocat. Tariq Ramadan a un large réseau d’adeptes et de disciples qui se manifestent via Internet ».

« Je vais vraiment avoir besoin de soutien mes ami(e) s, car en balançant le nom de mon agresseur, qui n’est autre que Tariq Ramadan, je sais les risques que j’encours…
J’ai gardé le silence depuis plusieurs années par peur des
représailles car en le menaçant de porter plainte pour le viol dont j’ai été victime, il n’avait pas hésité à me menacer et à me dire également qu’on pourrait s’en prendre à mes enfants, j’ai eu peur et j’ai gardé le silence tout ce temps.
J’en ai tout de même parlé dans mon livre dans un chapitre entier en changeant son nom, pour ne pas être poursuivie en justice pour diffamation, mais aujourd’hui je ne peux plus garder ce secret trop lourd à porter, il est temps pour moi de dire la vérité.
C’est très dur mais je me sens soulagée, j’ai ressenti le besoin de parler aussi pour toutes les autres victimes, J’espère vraiment que d’autres femmes victimes, comme moi, oseront parler, et dénoncer ce gourou pervers qui utilise la religion pour manipuler les femmes !
Je sais qu’il me tombera dessus avec son équipe d’avocats et
ses nombreux soutiens, c’est pour cela que je vais vraiment avoir besoin de vous pour me soutenir ! Car je m’apprête à traverser une grosse tempête mais je ne compte plus me taire ni faire marche arrière au nom de toutes les femmes victimes ! »

Henda

Elle explique sur son site facebook le sens de son combat :

« J’ai décidé d’écrire comme on livre un combat. Ce combat, je le mène en France depuis 2006, date à laquelle j’ai réussi à fuir le mouvement sectaire qui me détruisait peu à peu : le salafisme. Ce courant religieux fondamentaliste prône un retour à « l’islam des origines » et rejette les valeurs de notre République. Mon combat, longtemps mené dans l’ombre, est devenu public en 2015, le jour où j’ai publié deux photos de moi sur ma page Facebook. Sur la première, j’ai la vingtaine, je suis vêtue d un immense voile noir, le jilbab, ma tenue habituelle. J’ai l’air perdu. Sur la deuxième photo, toute récente, je porte un pantalon et une petite veste élégante sur un tee-shirt. Je suis tête nue. J’ai l’air heureux. J’ai accompagné ces deux photos d un long message : j’y explique mon ancienne vie de salafiste, et comment je me suis libérée de cette prison. J’ignorais alors que ces photos et ces écrits allaient chambouler ma petite vie tranquille. Ma page Facebook se mua en champ de bataille. Des milliers de personnes se l’appropriaient. La plupart utilisaient mes photos pour s’insurger contre l’extrémisme religieux et l’oppression des femmes, mais d’autres m’insultaient et me menaçaient. Alors, j’ai décidé de me raconter, sans fard et sans fioritures. De dire mon parcours, mes faiblesses, mes erreurs, mes joies et mes victoires. Parce que mon expérience du salafisme en France, mon voyage au cœur de l’enfer, est celui de trop nombreuses femmes, enfermées dans leurs voiles, niées dans leur féminité, victimes de la violence et de la perversité d’une organisation religieuse et sectaire qui les broie. C’est d’abord pour elles, ces femmes, mes sœurs, que j’écris, pour qu’elles sachent que la révolte est une solution et qu’il est possible de dénoncer l’hypocrisie et la brutalité qui animent trop souvent les défenseurs de ces intégrismes religieux. »

Le très controversé Tariq Ramadan, célèbre prédicateur salafiste, suite à la plainte de Henda Ayari, est sous le coup d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris.

Une deuxième femme a aussi déposé plainte pour viol contre l’islamologue auprès du procureur de la République de Paris. Elle évoque un mode opératoire semblable à celui ayant piégé Henda Ayari : d’abord des échanges religieux dérapant ensuite sur des conversations d’ordre sexuel avant la prise de rendez-vous.

Une troisième femme serait sur le point de porter plainte contre « Frère Tariq », petit-fils de Hassan Al-Banna, fondateur de la Confrérie des Frères musulmans, la maison-mère des organisations islamiques contemporaines. Il est parfois désigné comme le haut responsable des Frères musulmans en Europe. D’autres le soupçonnent d’entretenir des liens avec les réseaux islamo-terroristes internationaux. Lien

 

Sources :

https://mondafrique.com/tariq-ramadan-accuse-de-viol/

https://www.amazon.fr/vérité-sur-Tariq-Ramadan-stratégie/dp/2828909417/ref=asap_bc?ie=UTF8

http://www.leparisien.fr/faits-divers/accusation-de-viol-contre-tariq-ramadan-enquete-ouverte-a-paris-24-10-2017-7352211.php

https://mondafrique.com/la-face-cachee-de-tariq-ramadan/

https://www.facebook.com/hindi.ayari/posts/10214675231620258

https://www.amazon.fr/Choisi-dÊtre-Libre-Henda-Ayari/dp/2081388189#reader_B01M4IHU0O

http://www.leparisien.fr/faits-divers/la-femme-qui-accuse...

https://www.facebook.com/Lib%C3%A9ratrices-14437390959437...

https://www.closermag.fr/vecu/temoignages/henda-ayari-mar...



Illustration: merci au regretté Charb, victime de la konnerie.

29/10/2017

Ouiquinde gastronomique avec la belle Hélène

 

guerre_de_troie-147.jpg

 

Hélène 

 

Lorsque la belle Hélène, femme de Ménélas,

Fut ravie par Pâris, elle goûta l’extase.

Ravie d’être ravie, la pétulante Hélène

Suivant le beau Pâris, courut à perdre haleine.

 

Son cocu magnifique, vert de rage et jaloux

Envoya son armée châtier le filou.

Les deux amants s’aimaient, le barbon n’aimait guère…

Pour venger son honneur, il déclencha la guerre.

 

Des Grecs contre des Grecs, en une lutte à mort

Vont, neuf années durant, s’étriper sans remords.

Pour les seins blancs d’Hélène, ses étreintes brûlantes,

 

Pour sa peau de satin et sa fougue d’amante,

Des guerriers, des héros, des princes et des rois

Pour la gloire et l’Amour périront devant Troie.

 

 

Les poulpes au vin rouge

 

- Oh, Victor ! Ménélas, ce vieux cocu notoire,

Ta belle Hélène l’a bien pris pour une poire !

Et tous ces va-t-en-guerre au front obtus de bœuf

Se trucidant entre eux pour les yeux d’une meuf,

En guise de cerveau avaient dans le cigare

Quelques pots de yaourt brassés au goût bulgare !

Ménélas le cornu peut bien battre sa coulpe,

Se venger dans le sang, réduire Troie en cendre…

Les femmes ont en commun ceci avec le poulpe :

C’est qu’au plus on les bat, au plus elles sont tendres !

- J’adhère à tes propos, petit, sans réticence

Tant ils semblent frappés à l’aune du bon sens.

Tes réflexions hardies sont dignes de Silène,

Alors levons nos verres et trinquons à Hélène.

Son Spartiate aurait pu la garder jour et nuit

S’il avait réveillé ses ardeurs assoupies,

Et chatouillé en lui le cochonnet qui bouge

En cuisinant pour elle un poulpe au vin rouge.

Le nom grec en est « Oktapodhi krasato »

Mais on le mange aussi à Naples ou à Porto.

— Comment prépares-tu ce plat aphrodisiaque

Que les Grecs tirent de leur culte dionysiaque ?

— C’est un plat délicieux, ni cher, ni compliqué.

Bats longuement le poulpe, sans faire de chiqué,

Et oublie tes propos de macho de malheur :

On ne bat pas les femmes, sinon avec des fleurs !

Lave et coupe le poulpe en petites portions

Que tu sèches avec du papier à absorption.

Chauffe quatre cuillers de bonne huile d’olive

Dans une casserole bien antiadhésive,

Quatre ou cinq gousses d’ail pelées et écrasées,

Puis tes morceaux de poulpe. En cuistot avisé

Fais revenir le tout jusqu’à ce que ça dore.

Un verre de vin rouge puissant de Roquemaure,

Bois-en un toi aussi, c’est pas toi qui conduit,

Et tourne gentiment pendant que ça réduit.

Tu cisèles une branche de fenouil odorant

Dont le parfum subtil est très revigorant.

Pèle, émonde, écrase deux tomates bien mures

Que tu vas rajouter, enfin, à ta mixture.

Laisse cuire à feu doux trois-quarts d’heure environ,

La sauce épaissira et deviendra marron.

Jette-z-y une grosse poignée d’olives noires,

Sel, poivre du moulin, piment obligatoire,

Deux pincées seulement, pour chauffer les papilles

Sans mettre pour autant son estomac en vrille.

Quelques minutes encore sur le feu, en tournant,

Puis sers ton plat très chaud. L’effet est surprenant !

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 3 beaux poulpes bien battus, - 1 quart d'huile d'olive, - 3 ver­res de vin rouge puissant de Roquemaure (plus un pour le cuistot), - quelques branches de fenouil ciselées, - 6 tomates bien mûres, - 2 poignées d'olives noires dénoyautées, - sel, poivre, - 3 cuillerées à dessert de piment d'Espelette.

 

Les vins conseillés:

Intéressants pour ce plat, des vins jeunes, légers, gouleyants, des vins "à boire".

En Côtes-du-Rhône: Rochefort, Estézargues, Ste-Cécile-les-­Vignes, Côtes-du-Ventoux, Coteaux-du-Luberon, Coteaux-du­-Tricastin, Costières-de-Nîmes.

En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Pic-saint-Loup, Saint-­Christol, Saint-Drézery.

En vins de Provence: Côteaux-des-Baux, Saint-Maximin, Varages et Villecroze.

 

 Illustration X - Droits réservés

28/10/2017

Ouiquinde paillard avec notre tonton Georges

brassens à table.jpg

Melanie

 

Les chansons de salle de garde 
Ont toujours été de mon goût, 
Et je suis bien malheureux, car de 
Nos jours on n'en crée plus beaucoup. 
Pour ajouter au patrimoine 
Folklorique des carabins
Folklorique des carabins 
J'en ai fait une, putain de moine, 
Plaise à Dieu qu'elle plaise aux copains, 
Plaise à Dieu qu'elle plaise aux copains.

Ancienne enfant d'Marie-salope 
Mélanie, la bonne au curé, 
Dedans ses trompes de Fallope, 
S'introduit des cierges sacrés. 
Des cierges de cire d'abeille 
Plus onéreux, mais bien meilleurs, (bis) 
Dame! la qualité se paye 
A Saint-Sulpice, comme ailleurs. (bis)

Quand son bon maître lui dit : " Est-ce 
Trop vous demander Mélanie, 
De n'user, par délicatesse, 
Que de cierges non encor bénits ? " 
Du tac au tac, elle réplique 
Moi, je préfère qu'ils le soient, (bis) 
Car je suis bonne catholique 
Elle a raison, ça va de soi. (bis)

Elle vous emprunte un cierge à Pâques 
Vous le rend à la Trinité. 
Non, non, non, ne me dites pas que 
C'est normal de tant le garder. 
Aux obsèques d'un con célèbre, 
Sur la bière, ayant aperçu, (bis) 
Un merveilleux cierge funèbre, 
Elle partit à cheval dessus. (bis)

Son mari, pris dans la tempête 
La Paimpolaise était en train 
De vouer, c'était pas si bête, 
Un cierge au patron des marins. 
Ce pieux flambeau qui vacille 
Mélanie se l'est octroyé, (bis) 
Alors le saint, cet imbécile, 
Laissa le marin se noyer. (bis)

Les bons fidèles qui désirent 
Garder pour eux, sur le chemin 
Des processions, leur bout de cire 
Doiv'nt le tenir à quatre mains, 
Car quand elle s'en mêl', sainte vierge, 
Elle cause un désastre, un malheur. (bis) 
La Saint-Barthélemy des cierges, 
C'est le jour de la Chandeleur. (bis)

Souvent quand elle les abandonne, 
Les cierges sont périmés; 
La saint' famill' nous le pardonne 
Plus moyen de les rallumer. 
Comme ell' remue, comme elle se cabre, 
Comme elle fait des soubresauts, (bis) 
En retournant au candélabre, 
Ils sont souvent en p'tits morceaux. (bis)

Et comme elle n'est pas de glace, 
Parfois quand elle les restitue 
Et qu'on veut les remettre en place, 
Ils sont complètement fondus. 
Et comme en outre elle n'est pas franche, 
Il arrive neuf fois sur dix (bis) 
Qu'sur un chandelier à sept branches 
Elle n'en rapporte que six. (bis)

Mélanie à l'heure dernière 
A peu de chances d'être élue; 
Aux culs bénits de cett' manière 
Aucune espèce de salut. 
Aussi, chrétiens, mes très chers frères, 
C'est notre devoir, il est temps, (bis) 
De nous employer à soustraire 
Cette âme aux griffes de Satan. (bis)

Et je propose qu'on achète 
Un cierge abondamment béni 
Qu'on fera brûler en cachette 
En cachette de Mélanie. 
En cachette car cette salope 
Serait fichue d'se l'enfoncer (bis) 
Dedans ses trompes de Fallope, 
Et tout s'rait à recommencer. (bis)

 

http://www.youtube.com/watch?v=fpihvPZMHHM

Illustration X - Droits réservés

 

26/10/2017

Glyphosate, pesticides. En avoir ou pas…

pesticides non merci.jpg

Oui, nos politiques « en auront-ils ou pas » ? Imposeront-ils enfin la fin et la sortie du glyphosate sous quatre ou cinq ans ? Notez le cynisme ahurissant de ces ir-responsables qui proposent ainsi de continuer pendant 4 ou 5 ans d’empoisonner sciemment les populations pour permettre aux industriels de « liquider leurs stocks » !

C’est tout de même dingue d’être désarmé face à des dérives criminelles et de passer pour des emmerdeurs en ne demandant que le respect du principe de précaution.

Le Parlement européen a lancé un appel à éliminer progressivement le pesticide controversé d’ici à fin 2022 alors que la Commission européenne, elle, veut prolonger son autorisation pour 10 ans. Pas de sortie du poison, son renouvellement jusqu’au prochain renouvellement. Mais le Parlement n’a qu’un avis consultatif tandis que la Commission est décisionnaire mais elle doit suivre la décision prépondérante des États membres. Sacré foutoir. La France propose une sortie du glypho en quatre ans. Hulot voulait trois mais il a en travers le ministre Travers, sous-traitant de la FNSEA, syndicat revendiquant haut et fort le droit d’empoisonner les populations et même, en premier lieu, ses adhérents de base ! Et c’est cet étrange groupe de pression, acoquiné avec Monsanto et tous les chimistes, qui a ses entrées au ministère de l’agriculture et donne sa feuille de route à un ministre de l’agriculture totalement incompétent. N’oublions pas que l’agriculture est subventionnée au niveau de dix milliards par an, chaque Français dépensant ainsi 150 euros pour conforter une agriculture productiviste nuisible ! Les aliboffis commencent sérieusement à enfler !

Tiens, en parlant des aliboffis (ce sont les génitoires, les couilles en terres provençales), sachez que l’un des effets du glypho tant chéri par les Fnsea-boy’s, la qualité du sperme décline dans pratiquement toutes les régions françaises. En l’espace de 17 ans, entre 1989 et 2005, la concentration du sperme en France a diminué de près d’un tiers (32,2 %), indiquait une étude de l’Institut de veille sanitaire (InVS) publiée en 2013 dans Human Reproduction. Un homme de 35 ans avait en moyenne 73,6 millions de spermatozoïdes par millilitre en 1989, mais seulement 49,9 millions/ml en 2005. À cela s’ajoute des problèmes de puberté précoce. Il serait intéressant de connaître l’état sanitaire des épandeurs de pesticide… Les paysans doivent être protégés contre leur konnerie.

D’ores et déjà on sait que les cancers progressent. Les pédiatres sont confrontés à des pathologies qu’ils ne connaissent pas, le taux de pubertés précoces est alarmant, les malformations physiques et neurologiques de bébés augmentent, les cancers des enfants augmentent de 1 % chaque année depuis presque 30 ans et ceux des adolescents de 1,5 % par an. Et la France occupe la deuxième place mondiale pour le volume de produits phytosanitaires consommés. Le coq français, les pieds dans la merde, perd sa crête !

Ouais mais tout ça, c’est du bourrage de crâne, qu’ils disent les pro-glypho à la solde de l’industrie chimique qui s’est rapprochée de l’industrie du tabac pour savoir quelles techniques les cigarettiers avaient employées pour retarder l’établissement de liens entre cancer du poumon et tabac.

Officiellement, le glyphosate est inoffensif pour l’homme. D’après l’agence européenne de régulation des aliments (EFSA) et son homologue américaine (EPA), le glyphosate n’est pas cancérigène. Mais le centre international de recherche sur le cancer (CIRC), œuvrant pour l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a classé en 2015 le glyphosate comme « cancérogène probable ». Les avis du CIRC n’ont jamais été pris en défaut tandis que l’EFSA – censée protéger les citoyens européens - ne fait pas la différence entre des études publiées par l’industrie et celles de scientifiques indépendants.

Pourtant, le combat contre le glyphosate risque de n’être qu’un combat d’arrière-garde. En effet, le brevet de ce produit est maintenant tombé dans le domaine public et n’est plus la poule aux œuf d’or pour Monsanto. Mais la firme a déjà dans ses cartons le remplaçant : le « Dicamba » ! C’est nouveau, ça vient de sortir aux USA où ça fait des ravages.

Alors qu’est-ce qu’on peut faire, nous, les con-sommateurs ? Et bien, si l’on ne peut pas faire son jardin, on peut toujours bouder, boycotter tous les produits provenant de l’agriculture utilisant le glyphosate et, plus largement, les « intrants » pesticides. Pour cela, privilégier le bio. On peut aussi se grouper pour faire des « actions de groupes » qui déposeront plainte contre la FNSEA, l’État et la Commission européenne pour "tentative d’empoisonnement" !

Ça les fera sûrement réfléchir les empoisonneurs. Chiche !


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23/10/2017

BCE, FMI, fonds vautours : RENDEZ LE FRIC AUX GRECS !

banquiers pigs.jpg

Les Grecs crèvent la dalle, leur pays est vendu à l’encan, leurs dirigeants « dirigent » avec sous la gorge le couteau de la BCE (Banque centrale européenne) et sur la tempe le flingue du FMI (fond monétaire international). Et pendant ce temps, ces mêmes institutions – élues par personne, ne représentant que les intérêts des mafias financières – se sont engraissées de plus de 10 milliards sur leur sueur, sur leur misère, sur leur santé, sur leur désespoir. En effet, la banque centrale vient de gagner 7.8 milliards d’euros grâce aux intérêts des bons du Trésor grec qu’elle détient et le FMI a amassé un pactole de 2.5 milliards d’intérêts sur les prêts qu’il a concédé à Athènes.

Ces deux institutions avaient accepté un système de redistribution afin que ces sommes soient reversées à l’État Grec. Tè ! Fume…

Ou plutôt « Halten ! Rauchen… » qu’il leur a dit Wolfgang Schäuble, le sinistre ministre allemand des finances, fort de la complicité honteuse de ses collègues français, italiens, hollandais et autres. Les sommes des intérêts de la dette ont immédiatement été transférées non pas dans les caisses de l’État grec pour assouplir l’austérité imposée au peuple mais… dans les caisses des banques privées allemandes, françaises, italiennes et du Benelux principalement, pour « rembourser » une dette inique et douteuse. Et cette redistribution s’est arrêtée dès que Tsipras a été élu ! Non mais, pour qui il se prend ce gauchiste et son (éphémère hélas) ministre des finances motard !

Mais d’où viennent-ils ces 10 milliards d’intérêts ? Des titres grecs que la BCE a achetés au cours des années 2010-2012 dans le cadre du programme SMP (Securities Markets Programme). Ceci dans le cadre plus général du « mémorandum » signé en mai 2010 et approuvé un an plus tard contraints et forcés par les gouvernements grecs et qui a engagé la Grèce dans une série de réformes censées dynamiser sa compétitivité – privatisations, baisse des salaires dans la fonction publique, dérégulation de professions, etc. –, auxquelles ont répondu grèves et manifestations. Cette politique de rigueur était une condition à l’accord d’un prêt par la troïka (le FMI, la Commission européenne, et la Banque centrale européenne) de 110 milliards d’euros.

Outrepassant largement sa mission, la BCE a refusé toute réduction de la dette grecque afin de protéger les intérêts des banquiers privés. De plus, en achetant de la dette grecque, elle a soulagé ces mêmes banquiers de leurs créances pourries tout en maintenant artificiellement haut le cours de ces titres. Sans ça, leur valeur aurait dégringolé jusqu’à un plancher de 20 %. Dès lors, l’État grec aurait pu les racheter avec cette décote, arrêtant ainsi le racket des intérêts. Ceux-ci courent sur le nominal et pas sur le cours. La BCE, tout comme les fonds vautours qui ont acheté avec la décote, a exigé et obtenu un remboursement à 100 %, avec des taux d’intérêt jusquà 6,5 % ! D’où ces milliards d’intérêts.

Ça défrise, hein ! Goldman-Sax a bien fait école…

On peut agir, à notre petit niveau, en exigeant le remboursement aux Grecs de ces sommes rackettées en signant cette pétition :

Signer la pétition

 

Illustration X - Droits réservés

22/10/2017

Ouiquinde gastronomique aux parfums de fin d'été

truffade de morue pour internet.jpg

La truffade de morue

Avoir du poisson frais, aujourd'hui est banal
Même si l'on habite loin du littoral.
Cependant bien souvent, dans les grandes surfaces,
Le frais est remplacé par le froid de la glace,
Si bien que pour le nez, l'étal du poissonnier
Fait penser que le "pei" (1) a dû venir à pieds!
Avant l'avènement du sous-vide attrayant,
Du surgelé vainqueur, du frigo triomphant,
Le seul poisson des provençaux de l'intérieur
N'était pas le plus cher, n'était pas le meilleur,
C'était la "merlusso" (2), c'était la morue sèche
Que les rudes bretons faisant la Grande Pêche
Venaient, par tombereaux, troquer contre le sel
À Salin-de-Giraud, Aigues-Mortes ou Lunel.
Ah ! il fallait les voir tous ces rugueux rouliers
Descendant en convois par chemins et halliers,
Poussant à coups de gueule, coups de fouets, coups de pieds,
Leurs grands chevaux fumants tractant leurs lourds fardiers.
Quand les jours étaient longs et qu'ils étaient pressés,
Ils dormaient à la dure, dehors, dans les fossés,
Et lorsqu'ils emplissaient les auberges routières
Pour boire et pour bâfrer, pour rire sans manière,
Ces hommes au sang chaud et à la poigne leste
Jouaient du poing, du fouet pour la moindre conteste.
Les convois descendant amenaient la morue
Fournie par la Bretagne et ses marins bourrus.
Les convois remontant en un grand carrousel
Vers les ports océans étaient chargés de sel.
De ce commerce ancien sont nées des accointances
Entre gens de Bretagne et gens de la Provence.
C'est ainsi que naquit la morue en truffade
La "merlusso'n raïto » " (3) ainsi que la brandade.

Fais dessaler, petit, une morue épaisse
Vingt-quatre heures au moins en changeant l'eau trois fois,
Ôte peau, cartilage avec délicatesse,
Puis tu coupes, en portions, mais en faisant bon poids.
Dans de l'huile d'olive tu feras revenir
Deux oignons émincés sans les faire roussir,
Ajoute trois tomates pelées, mondées, hachées
Trois belles gousses d'ail, du thym et du laurier
Du poivre du moulin, safran, zeste d'orange,
Mais surtout pas de sel. Tourne bien ce mélange
Qu'après tu vas mouiller avec deux litres d'eau.
Ajoute douze "truffo" (4) coupées grosso-modo.
Les "truffo" par chez nous sont les pommes-de-terre,
Les véritables truffes, elles, sont les "rabasso" (5),
Joie des meilleurs gourmets ainsi que des pourceaux,
Et des chiens "rabassié" (6) qui les sentent sous terre.
Tu fais cuire à feu vif, surveille la cuisson
De tes pommes-de-terre. Goûte. Lorsqu'elles sont
Cuites à mi-parcours, avec une écumoire
Tu déposes dessus tes morceaux de morue.
Complète la cuisson à feu vif maintenu
Tu rectifies en goût, un canon tu vas boire.
Tu sers dans chaque assiette la morue, les patates,
Tu purges le bouillon de tous ses aromates
Et tu le sers à part, en soupière fumante.
Enjolive ton plat de façon élégante
En piquant ça et là quelques brins de persil.
Qui l'agrémenteront de leur parfum subtil.
Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,
Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

VictorAyoli



(1) Pei".. poisson. (2) Merlusso .. morue. (3) Merlusso'n raito" .. morue aux pommes-de-terre. (4) Truffo.. pommes-de-terre (on dit aussi "tartifles "). (5) Rabasso .. truffes véritables (melanosporum).
(6) Chiens rabassié .. chiens truffiers.



Ingrédients et proportions pour six personnes:
- 1 morue sèche de 600 g environ, - 3 cuillerées d'huile d'olive, - 2 oignons émincés, - 3 tomates, - 3 ou 4 gousses d'ail triées, - thym, - laurier, - safran, - poivre, - zeste d'orange, - 12 pommes de terres, - 3 branches de persil plat.

Les vins conseillés:
Tous les vins rosés. En vallée du Rhône: Tavel, Lirac, Jonquières-St-Vincent, Chusclan, Ventoux, Luberon, Valréas, Roaix, Gaujac, Domazan, St-Victor-la-Coste, Remoulins.
En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Saint-Drézery, Saint-Christol
En vins de Provence: Côtes-de-Provence, Coteaux varois.

 

Illustration originale Vincent Barbantan

21/10/2017

Ouiquinde érotico-champignonier. Hash-tag balancetoncul.

Champignons cul et bite.jpg

 

 

SONNET SUR LE CUL D'UNE DEMOISELLE

Beau cul de marbre vif, dont l'amour fait sa gloire,
Cul dont les doux regards sont d'attraits embellis,
Cul qui par sur tout autre oblige mes écrits,
De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire;

Cul qui sur tous les culs remportes la victoire,
Cul qui passes en blancheur et la Rose et les Lys,
Cul de qui le mérite oblige mes écrits
De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire,

Beau cul, bien que tant de bonheur se marque assez en vous,
Ce n'est pas le sujet qui fait qu'aux yeux de tous,
J'étale en ces écrits vos beautés que j'admire,

Mais surtout, je vous aime ô beau cul tout divin
Pour être le plus proche et l'unique voisin
De ce doux Paradis où l'Amour se retire!

ROBERT ANGOT DE L'ÉPERONNIÈRE (1640)

 

 

femme trois fesses.jpg

Photos X - Droits réservés

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Et puis, le grand TONTON GEORGES !

 

 

20/10/2017

Ah ! Quelles vaches ces vaches !

pets de vaches par Topi.jpg

« La vache qui pète a en perdre la tête, la vache, allongée dans son pré, qui pète inconsciemment et sans remords… »

Plaisir de gourmet : je viens de savourer la chronique hebdomadaire de François Morel sur France Inter. Particulièrement vache ce matin, il évoque le rejet de la viande par les riches qui accusent les pauvres d’en manger, eux qui sont plus habitués à manger de la vache enragée !

Quelles salopes, ces vaches… Ça rote comme un émir, ça pète comme un gendarme et ça pollue plus que toutes les usines à charbon de la Chine ! Ouais mossieur ! Quelles vaches ces vaches. Savez-vous que les quelques 1,3 milliard de vaches de la planète (une vache pour cinq humains) pètent et rotent environ 300 000 milliards de litres de méthane par an ! Ce qui représente presque 20 pour cent des émissions de méthane reliées aux activités humaines. Ah ! La vache… Et après ça on me casse les burnes pour mon petit diesel…

Il me souvient d’une croustillante anecdote survenue dans une de ces étables concentrationnaires allemandes où le méthane contenu dans les pets d’une centaine de vaches confinées dans cette étable teutonne a explosé, blessant quelques bovidés et foutant le feu au toit de l’étable ! Les pets se seraient enflammés suite à une décharge électrostatique.

Eh oui. Les pets, ça brûle ! Qui, dans quelques délires de jeunesse n’a pas fait brûler ses pets ? Le jet léger prend des couleurs allant du jaune souffre au bleu sainte vierge selon le repas de la veille… Délicat. Mais gare aux poils du cul !

Trêve de gaillardises. Tous les bestiaux produisent du méthane lorsqu’elles flatulent. Et les ruminants (bovins, ovins, caprins) balancent beaucoup plus de ce gaz que les mono gastriques (porc et volaille). Les vaches laitières évacuent quotidiennement autour de 500 grammes de méthane. Multiplié par les centaines de millions de ses bestiaux, ça en fait du gaz à effet de serre ! Selon la FAO, les bovidés confinés dans des élevages produisent 44 % des émissions mondiales de méthane ! Plus que l’industrie. Plus que les transports.

On va te les surveiller ces vaches de vaches. Et de près. De l’intérieur même. Comment ? Vous allez voir.

Jusqu’où pousse l’avidité débridée en vue de faire le plus de pognon possible… Un truc qui relègue la corrida au rang de distraction pour jeune fille : les vaches à hublots ! C’est une des dernières trouvailles pour « le bien de l’homme ».

Quésaco ?

Le magazine « Courrier international » a publié ceci, il y a quelque temps :

vaches à hublot.jpg« Vous avez l’estomac bien accroché ? Alors lisez ceci : des vaches suisses sont équipées de hublots pour mieux servir la science. Les bovins de l’Agroscope de Grangeneuve ont un trou de 15 centimètres dans le flanc. Cette ouverture permet d’accéder directement au bol alimentaire pour en analyser le contenu. Pour prélever des échantillons, il suffit de passer le bras dans le trou, comme le montre cette vidéo de la RTS.

Il est même probablement possible de verser dans ce trou de l’essence de lavande ou de patchouli afin de rendre les pets bovins agréables aux narines !

Un espoir pour le cul musical de nos amies les vaches : des chercheurs d’une université étasunienne ont découvert qu’un complément alimentaire, le 3-nitrooxypropano (3-NOP) bloque l’enzyme responsable de la formation de méthane dans la panse des bovins. Sans pour autant affecter la digestion des bestiaux ni nuire à leur production de lait.

Si cet inhibiteur de méthane est agréé par les autorités compétentes, cela pourrait avoir un impact important sur les émissions de gaz à effet de serre car les gaz émis par les vaches pourraient être réduits de 30 %. En voilà une nouvelle qu’elle est bonne !

Faudra peut-être que j’en donne à ma femme…

 

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18/10/2017

La débandade des tueurs d'allah et le sort des « revenants ».

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Ce matin, j’ai entendu plutôt qu’écouter Demorand et Salamé - les Abbott et Costello de France Inter – s’offusquer avec je ne sais quel interlocuteur des paroles de la ministre de la défense, Florance Parly : "Si des djihadistes (français) périssent dans ces combats, je dirais que c’est tant mieux, et s’ils tombent entre les mains des forces syriennes, ils dépendront de la juridiction syrienne". Bravo Madame la ministre ! Voilà enfin quelqu’un « qui en a » et qui dit les choses.

La France ferait appel aux forces locales pour traquer et éliminer les djihadistes français présents à Raqqa comme à Mossoul et ailleurs. La pratique serait courante au sein des pays de la coalition qui mutualisent la « neutralisation » de leurs ressortissants par des pays tiers pour éviter des accusations d’exécutions extrajudiciaires. Ces petits arrangements (échanges de renseignements sur les cibles et sous-traitance des frappes) entre amis de la coalition anti-Daech permettent donc de contourner les lois nationales et le droit international humanitaire. Et, surtout, de mettre hors d’état de nuire des djihadistes occidentaux à la motivation et aux compétences des plus inquiétantes.

Les Anglais ont moins de « pudeurs de gazelle » : leurs forces spéciales ont une liste avec photos des ressortissants britanniques faisant le djihad au Moyen-Orient, avec « permit to kill » (permission de tuer).

« Mais c’est dégueulasse, c’est le retour hypocrite de la peine de mort » tempêtent les imbéciles heureux, collabos des égorgeurs salafistes. Eh ! Oh ! On nous rebat les oreilles en nous disant que nous sommes en guerre. Alors ce sont les lois de la guerre qui doivent régir les rapports avec nos ennemis. L’objectif est d’empêcher ces Français, de retourner dans leur pays d’origine pour y perpétrer des attentats. Hélas, une bonne partie de ces terroristes a été « évacuée » - pourquoi ? Mystère de l'Orient ! - en bus vers la province de Der Ezzor encore tenue par l’État Islamique. On risque donc de perdre leur trace et leur « neutralisation » sera impossible, rendant ainsi plausible sinon probable leur retour en France. Ce sera autant de tueurs pleins de haine en liberté et une recrudescence d’attentats à venir.

Ces gens – jeunes, moins jeunes, hommes, femmes et même enfants, nés et élevés pour en faire des machines à tuer – qui partent s’engager dans les rangs de nos ennemis, qui tuent les ennemis de nos ennemis, donc nos amis, doivent savoir que s’ils partent, c’est un billet sans retour. En temps de guerre, les citoyens d’un pays qui passent à l’ennemi sont des traîtres, des déserteurs et doivent être traités comme tels, c’est-à-dire « éliminés » comme dit la ministre. En bon français, on devrait dire « tués ».

« C’est dégueulasse ». Bien sûr que c’est dégueulasse, mais on ne fait pas la guerre en dentelle. La guerre, c’est la mort, c’est la trouille, c’est l’angoisse, la peur panique, les cris, le bruit, la souffrance, le deuil, les massacres, les flammes qui brûlent, la fumée qui aveugle, les bouts de fer qui hachent la viande. La guerre, ça sent la merde du pauvre type qui se chie dessus de peur, ça sent cette odeur âcre, doucereuse des corps gonflés qui grouillent de vers, ce sont les tripes irisées sous le soleil, ça sent la poudre, le feu, la mort, la mort, toujours la mort.

On s’empêtre dans des considérations morales contre des ennemis qui se torchent allègrement l’oignon avec toute morale. On cède devant les jérémiades de « droit-de-l’hommistes » bêlants qui sont autant d’idiots utiles des nazislamistes. Avec en perspective des « Bataclan », des « Nice » et des palanquées d’assassinats au couteau, comme celui de ces deux jeunes filles de la gare Saint Charles à Marseille.

Alors, si on est responsable, on n’accepte pas de prendre le risque de voir dix, cent, mille traîtres abrutis par la propagande ennemie rentrer « au pays » et y semer la mort la plus lâche, celle des attentats aveugles. Ces gens qui sont partis faire le « jihad », il faut les détruire, les tuer dès qu’on les a « logés » comme disent les flics. Il faut qu’ils sachent qu’ils ne rentreront jamais « au bercail », sinon les pieds devant…

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16/10/2017

D’un « gros porc » à l’autre.

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"Pétrole O Akbar"

 

Pendant qu’on nous bourre le mou avec les exactions d’un gros porc étasunien violeur d’actrices, un autre gros porc, toujours étasunien, est en passe de déchirer la principale réussite internationale de son prédécesseur : le traité concernant le nucléaire iranien. Une loi oblige le président américain à dire au Congrès, tous les 90 jours, si l’Iran respecte le texte et si la levée des sanctions qui l’accompagne est bien dans l’intérêt national des États-Unis. En cas de « non-certification » par le président – ce qui est le cas - la loi donne au Congrès 60 jours pour décider de réimposer ou non des sanctions. Trump fait la preuve qu’il ne s’intéresse pas au fond des dossiers. Il envoie la balle dans le camp du Congrès.

L’accord sur le nucléaire iranien, conclu en 2015 avec la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l’Allemagne, la Russie et les États-Unis, vise à garantir le caractère strictement pacifique et civil du programme nucléaire iranien en échange d’une levée progressive des sanctions. Tous les contrôles internationaux attestent que l’Iran se tient à ces accords. Pourtant Trump, contre l’avis de ses propres experts, estime, lui, que « l’Iran ne respecte pas l’esprit des accords ». A quoi joue-t-il ? Quel intérêt représente-t-il ? On a du mal à débrouiller les idées germant dans les quelques neurones du président yankee. Mais on peut y subodorer la pression de multinationales étasuniennes…

Il ne faut pas oublier qu’il y a des intérêts économiques importants. L’Iran est un pays de 80 millions d’habitants, trois fois plus vaste que la France, fortement urbanisé. Ce pays a besoin de développer ses autoroutes, ports, aéroports, hôtels, etc. Mais aussi ses infrastructures en matière de distribution d’eau, d’électricité, de télécommunication. Sur ces marchés, les entreprises européennes – françaises, italiennes, allemandes – se taillent la part du lion. Au détriment des entreprises étasuniennes. Dès lors, en remettant en cause ces accords et donc en réactivant les sanctions contre l’Iran, les États-Unis saccageraient les efforts des entreprises européennes de s’implanter en Iran, ceci à travers leur système de chantage : « tu travailles avec l’Iran ? Tu ne travailleras plus avec les États-Unis ». Quant aux grandes banques européennes qui pourraient revenir en Iran, toujours traumatisées par l’affaire BNP Paribas, à juste raison, elles ont peur des réactions de Trump.

Ainsi, vraisemblablement pour de basses raisons de guerre économique, Trump risque de déclencher un foutoir encore pire qu’il n’est actuellement au Moyen-Orient. Si les États-Unis réactivent les sanctions, les autres pays – pour les raisons de chantage économique vues plus haut – freineront voire annuleront leur pénétration en Iran. Et ce pays – se percevant légitimement trahi - reprendra sa course à la Bombe. Avec pour corollaire une course parallèle à la Bombe en Turquie et en Arabie saoudite. Bonjour les agréables perspectives…

L’Iran est donc désigné comme « l’ennemi principal » par les États-Unis alors que ce pays n’a plus fomenté d’actions belliqueuses envers le monde occidental depuis longtemps. Bien sûr on est loin d’une démocratie, mais la théocratie au pouvoir passe par les urnes et elle évolue. On est loin des outrances de Mahmoud Ahmadinejad. Le peuple iranien est éduqué, ouvert et revendique avec une légitime fierté un passé aussi riche et glorieux que nos propres racines gréco-romaines.

Le monde occidental, sous le joug des États-Unis, se trompe d’ennemi. Qui est responsable des attentats ? L’Iran chiite ? Non, ce sont des groupuscules terroristes sunnites – Daech, Al Quaeda, Boko Haram, Sheeba, Al Nostra, etc. - soutenus financièrement, militairement et idéologiquement par l’Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis, le Koweit et toutes les pétrodictatures du Golfe. Or, où a été le président Trump dès son élection ? En Arabie saoudite…

Notre ennemi a plusieurs incarnations. D’abord les organisations terroristes déclarées qui pourchassent, égorgent, décapitent, crucifient les « mécréants », les « apostats », les « mauvais musulmans », bien sûr, mais aussi des États « amis », reconnus, dotés d’armées régulières équipées par les fleurons de notre industrie d’armement, de moyens financiers gigantesques issus des hydrocarbures (monarchies du Golfe), et même du feu atomique (Pakistan). Cette hostilité est également incarnée, relayée et même cautionnée - sous couvert de droit à la liberté religieuse - jusqu’au sein de nos sociétés ouvertes ou des Nations unies, par des organisations et associations subversives appuyées partout dans le monde par ces mêmes États. Elle trouve dans nos sociétés ouvertes des alliés, des « idiots utiles » qui, obnubilés par leur haine de la société qui les nourrit, se conduisent comme des collabos.

Aveuglement ou complicité ? Les deux mon général. Qui subit les sanctions économiques ? L’Arabie saoudite, dictature moyenâgeuse d’où sont venus les tueurs des tours de New York, qui diffuse partout dans le monde la doctrine mortifère wahabite-salafiste, qui soutient, arme et finance les mouvements terroristes qui assassinent dans nos rues ? La Turquie, qui à la suite d’un « coup d'État » douteux, embastille les journalistes, emprisonne toute opposition, bombarde les Kurdes vainqueurs de Daech et diffuse dans nos pays l’idéologie salafiste ? Non. Les sanctions sont contre l’Iran et… la Russie !

Allah et Pétrole o akbar !


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15/10/2017

Ouiquinde gastronomique: les gastéropodes de l'Aubrac

 

 

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Vanessa

 

La brune Vanessa chemine sur l'Aubrac.

Pressée par la nature, elle pose son sac

Et, discrète, s'épanche derrière une murette.

Soudain elle bondit en hurlant, la pauvrette...

 

Une vipère avait planté ses crocs pointus

Dans la partie charnue de son individu !

Foin de toute pudeur ! La malheureuse appelle,

Et je me précipite au secours de la belle.

 

Agenouillé près de ses trésors féminins,

Je mord, suce, aspire et crache le venin.

Pour sauver Vanessa, sans ménager ma peine,

 

Je presse à pleines mains la jolie lune pleine.

Pour me remercier de ce vaillant combat,

La belle offre à ma bouche son sourire d'en bas...

 

 

 

- Afin de rassurer ta charmante marcheuse

Qui, d'après tes écrits ne semblaient pas bêcheuse,

Tu aurais pu l'amener dans un buron d'Aubrac,

C'est ainsi qu'on appelle les sortes de barraques

En pierres de granit qui servent aux bouviers

De solides refuges ainsi que d'ateliers

Où ils mettent au point les somptueux fromages

Dont la réputation à traversé les âges :

Tommes de lait de vaches d'Aveyron et Lozère

De Laguiole, d'Aubrac et de la Fau de Peyre.

Elle aurait pu manger, avec toi, l'aligot,

Compagnon idéal d'un bon plat d'escargots.

Tu ramasses, en marchant, quelques gastéropodes

Si nombreux sur l'Aubrac après une pluie chaude.

Comptes-en deux douzaines pour chacun des mangeurs.

Surtout si tes convives ont l'appétit majeur.

au vinaigre et au sel tu les fait dégorger,

Pendant deux heures au moins puis rince les rejets

Et met-les à bouillir dedans un court-bouillon

Avec laurier, fenouil, sel, poivre, thym, oignons.

Deux heures après tu vas, à l'aide d'une aiguille,

Sortir tes escargots, chacun, de leur coquille,

Puis tu vas supprimer carrément les entrailles

C'est, au bout de la chair, une noire tripaille.

Pendant cette cuisson, tu prépares ta sauce :

Des oignons rissolés avec du lard des Causses,

De la chair à saucisses, quelques anchois pilées,

Epinard, vert de blettes, oseille acidulée.

Jette les escargots dedans ta cassolette,

Poivre, sel, noix muscade et piment d'Espelette,

Mouille si nécessaire d'un peu de court-bouillon

Mijoter vingt minutes mais sans ébullition.

Tu sers ta cargolade avec de l'aligot,

En buvant du vin rouge de derrière les fagots.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l'amour !

 

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14/10/2017

Ouiquinde érotique avec Albert Glatiny


 
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Vers d'album d'Albert Glatiny *

 

Je veux vous adorer ainsi qu'une déesse,
Et, quand le ciel mettra son manteau brun du soir,
J'élèverai vers vous, Ô blonde enchanteresse !

Ma pine, comme un encensoir !


Et je ferai sortir en blanchissante écume,
Le foutre parfumé de ce rude flacon,
Et je transvaserai cette liqueur qui fume,

Dans le vase de votre con !


Votre con, si barbu qu'un sapeur de la Garde,
En voyant sa toison, est devenu jaloux,
Ô madame ! j'en veux faire le corps de garde

Où campe mon vit en courroux !


J'y veux fourrer mon nez, j'y veux plonger ma langue,
Et noyé dans cette ombre, alors, j'irai cherchant
Tous les mots inconnus de la molle harangue

Que l'on fait en gamahuchant !

 

*Albert Glatiny (1839-1873) Poète satirique et comédien fut l'un des principaux animateurs du Théâtre érotique de la rue de la Santé. On lui doit entre autres œuvres le fameux recueil érotique « Joyeusetés galantes et autres du vidame Bonaventure de la Braguette. »

 

 

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13/10/2017

Vous avez aimé le Glyphosate ? Vous adorerez le Dicamba !

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L’Union Européenne a reporté au 25 octobre sa décision concernant le renouvellement ou non de l’autorisation du glyphosate. « Ils » ont encore botté en touche…

« Ils », ce sont les technocrates de Bruxelles. « Ils » voudraient bien faire plaisir à leur pote Monsanto et renouveler pour dix ans l’autorisation d’utilisation de ce poison pour les « mauvaises » herbes mais pas que… Seulement il y a des pays qui ruent dans les brancards. Et notamment la France, mais aussi l’Italie et l’Autriche. Quels mauvais coucheurs ces pays ! Pourtant Monsanto, dont on connaît l’altruisme exemplaire, n’a pas lésiné pour porter la « bonne parole » chimique auprès des décideurs européens !

L’exécutif européen prévoit donc de soumettre le dossier à un vote auprès des experts des États membres représentés au sein d’un comité technique chargé de ce type de décision. Combien de voyages au Bahamas ou plus si affinité pour les « zexperts » ?

En 2015 cette molécule a été classée comme « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer, branche de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) basée à Lyon. Selon la législation européenne et au nom du principe de précaution, son autorisation qui expire à la fin de l’année ne devrait donc pas être reconduite. Mais ce risque est contesté par les industriels. Et pas que Monsanto puisque la molécule est tombée dans le domaine public et que de nombreux concurrents ont mis sur leur marché leurs propres merdes… Ben voyons ! L’OMS elle-même, après avoir donné le glyphosate « cancérigène probable », a subi des tonnes de pression et, dans une étude contradictoire, juge « peu probable » le risque de cancer chez les consommateurs « exposés par l’alimentation ». La encore, combien de voyages au Bahamas ou plus si affinité pour les « zexperts » ?

Le lobby des empoisonneurs a trouvé un allié de poids avec la FNSEA qui, il y a quelques jours, a organisé sur les Champs-Élysées une manif « spontanée » de pauvres agriculteurs « sur la paille » réclamant à cor et à cri le renouvellement de l’autorisation de leur cher glyphosate. Après ça, on s’étonnera du fossé qui se creuse entre les agricolos canal FNSEA et les cochons de con-sommateurs !

Nicola-libi Hulot a payé de sa personne en allant rassurer les FNSEA-boys. C’est d’ailleurs un sacré foutoir au gouvernement à ce sujet : Hulot leur a dit n’être « pas sourd à leurs revendications », Travers (le ministre de l’agriculture) est lui favorable au poison pour « cinq à sept ans », Castaner, le bavard officiel du gouvernement, dit : « avant la fin du quinquennat, le gouvernement s’engage à obtenir des progrès significatifs pour tous les pesticides », dont le glyphosate. Pas d’interdiction stricte, donc, mais « trouver des produits de substitution d’ici à la fin du quinquennat ». Bonjour la clarté…

Cinq ans ? Sept ans de plus de poison ? Baratin que tout ça puisque la proposition de la commission européenne est de dix ans de prolongation. Assez pour refiler de belles malformations aux lardons glyphosatés, assez pour générer de beaux cancers made in Monsanto.

Mais soyons optimistes. Peut-être bien qu'« ils » vont finalement l’interdire le glypho. Vous savez quand ? Lorsque arrivera sur le marché son petit frère, qui se fait déjà une belle santé aux Zuessa : le « Dicamba » ! En voilà un joli nom. On dirait une danse brésilienne bien sensuelle genre samba ou lambada ! Mais soyons rassurés : la plupart des individus ayant subi un empoisonnement grave au Dicamba et ayant survécu ont récupéré dans les deux à trois jours sans effets durables apparents. Les symptômes d’empoisonnement chez l’homme, par le dicamba sont : perte d’appétit (anorexie), vomissement, douleurs et contractions musculaires (spasmes, battements de cœur) essoufflement, effets sur le système nerveux central, traces d’acide benzoïque dans l’urine, incontinence, cyanose (peau bleue), et épuisement induit par spasmes musculaires répétés. L’inhalation peut être suivie d’irritation des cloisons nasales, des poumons et d’une perte de voix. Le dicamba ne semble pas être mutagène, mais est suspecté d’être tératogène chez l’homme. C’est pas sympa tout ça ?

Et qui c’est qui fabrique cette petite merveille ? Ben, Monsanto et BASF. Monsanto qui est en passe d'être racheté par Bayer, d'occuper une position de monopole et ainsi – en disparaissant - échapper à la palanquée de procès qu'elle a au cul...

Vous voulez avoir une idée des « bienfaits » de ce fils putatif du glyphosate ? Voir ici

Allez-y, vous n’en reviendrez pas.

 

Sources :

https://livre.fnac.com/a2607630/Marie-Monique-Robin-Le-monde-selon-Monsanto

https://www.arte.tv/sites/robin/

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20/l-invite-de-8h20-13-octobre-2017

https://www.courrierinternational.com/article/agrochimie-apres-le-glyphosate-le-dicamba-fait-des-ravages-aux-etats-unis

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dicamba

https://www.infogm.org/6346-etats-unis-dicamba-nouvel-herbicide-deja-sellette


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09/10/2017

Catalogne : premier pas vers une « tribalisation » de l’Europe ?

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Les indépendantistes annoncent la couleur en brûlant les drapeaux espagnol, européen et...français.

 

Des coups de triques contre des bulletins de vote… Craignos, Rajoy ! La manière rappelle les plus sombres heures fascistes – la droite espagnole semble, hélas, renouer avec son passé franquiste – et vise plus à l’intimidation cynique qu’au rétablissement de l’état de droit. Qu’espère-t-il Rajoy ? Que la disproportion de la répression radicalise les Catalans afin de pouvoir les réprimer plus durement ? Calcul d’apprenti sorcier dans un pays qui a connu l’une des plus terribles guerres civiles.

Pourtant le jusqu’au-boutisme des indépendantistes catalans ne laisse que peu de possibilités au gouvernement central espagnol, sauf à accepter le dépeçage du pays et, par contagion, la tribalisation de l’Europe. Selon les sources catalanes, la participation au « référendum » a été de 43 % et le « oui » à l’indépendance a recueilli plus de 90 % des voix, soit 2,2 millions de suffrages. Invérifiable évidemment en l’absence de toute commission électorale. Mais cela est loin, très loin de faire une majorité et de légitimer une sécession ! L'écrivain Mario Vargas Llosa, prix Nobel de littérature, de nationalité péruvienne et espagnole, n'a d'ailleurs pas mâché ses mots en qualifiant l'indépendantisme catalan de "maladie".

Le gouvernement espagnol a été pour le moins maladroit d’interdire aux Catalans de s’exprimer, d’autant plus que par ce fait les opposants à la sécession ne se sont évidemment pas dérangés, ne se sont pas exprimés, ne donnant qu’une base bien étroite malgré les chiffres ronflants à la « victoire » des indépendantistes. Pourquoi n’a-t-il pas couper l’herbe sous les pieds des extrémistes en organisant, légalement, un référendum sur la volonté des habitants de la région espagnole Catalogne de sortir de la nation Espagne, et donc aussi, par répercussion, de l’Europe ? Avec une campagne électorale explicative, permettant de proposer le choix entre la raison et la passion. Mis au pied du mur les électeurs catalans auraient réfléchi et les indépendantistes auraient perdu ce référendum, leurs propres chiffres (voir plus haut) le montrent. Le problème serait désormais résolu, avec une sortie par le haut.

Au lieu de ça, la droite espagnole au pouvoir, corrompue jusqu’à l’os, et son gouvernement méprisant ont préféré envoyer des flics…

De l’autre côté, les indépendantistes forment une coalition hétéroclite allant des « modérés » de « Junts pel Si » (ensemble pour le oui) aux extrémistes d’ultra gauche de la CUP (candidatura d’unitat popular). Jusqu’à ce dernier dimanche, ils étaient les plus braillards et monopolisaient l’attention des médias en occupant la rue. Mais ce dimanche 8 octobre, les « silencieux » anti indépendantistes ont décidé de ne plus le rester et ont, eux aussi, occupé la rue, pas centaine de milliers.

Dès lors, la possible déclaration d’indépendance unilatérale par le président de la Generalidad catalane, serait (sera ?) une redoutable erreur. Parce qu’à cet acte de sécession Madrid opposera une suspension de l’autonomie catalane, provoquant de fait ce qui sera perçu comme une occupation espagnole de la Catalogne. Le terrible spectre de la guerre civile planera alors, à la merci de dérapages que des provocateurs de tous bords ne manqueront pas d’organiser. Aux fous !

Et l’Europe dans cette histoire ? Brillante par sa quasi-inexistence. Les instances européennes semblent tétanisées devant une question qui met pourtant en jeu l’existence même de l’Union. Alors qu’elle devrait être à la manœuvre pour imposer une médiation aux deux parties, Frans Timmermans, le 1er vice-président de la Commission européenne s’est borné à réduire son intervention à deux points clés : - l’Europe ne reconnaît que l’état de droit ; - elle soutient le gouvernement espagnol et sa répression « vigoureuse » admettant que « la tâche de respecter et de défendre l’État de droit peut parfois nécessiter un usage proportionné de la force ». L’état de droit est un des fondements de l’Europe, mais il y a aussi la défense des droits de l’homme et de la démocratie.

Il faut dire qu’elle a le cul entre deux chaises la commission européenne : depuis longtemps elle œuvre de manière sournoise au démantèlement des puissants États Nations en promouvant son « Europe des régions ». Ceci en préconisant des unions transfrontalières entre Pays basque espagnol et français, Catalogne espagnole et française, Savoie italienne et française, Alsace et Bade Wurtenberg, etc., autant d’entités fondées sur une ethnicité réelle ou fantasmée et surtout un égoïsme revendiqué vis-à-vis des Etats Nations. Le but inavoué est de démanteler encore plus celles-ci au profit d’entités régionales plus petites et donc plus faciles à contrôler !

Ce mouvement indépendantiste est avant tout égoïste : c’est le refus de la solidarité, de « payer pour les autres ». L’écrivain de nationalité péruvienne et espagnole Mario Vargas Llosa, prix Nobel de littérature, a qualifié l’indépendantisme catalan de « maladie ». A ce jeu dangereux, vers quelle Europe va-t-on ? Est-il concevable de laisser la riche Catalogne rejeter le reste de l’Espagne ? L’opulente Italie du Nord, dédaigner le pauvre « mezzo giorno », la Flandre désintégrer la Belgique et se coupant de la Wallonie ? Etc. Le résultat de ce dépeçage sera quelques régions riches entourées d’une multitude de territoires plongeants, seuls, dans la pauvreté. Après quoi les puissances financières, les mafias multinationales dicteront leurs lois à ces petites entités politiques, avec la complicité de la technocratie bruxelloise, des institutions financières et de l’Otan en matière de défense.

Il est vrai que cette Europe-là est celle pour laquelle œuvrent des technocrates élus par personne. Cette Europe dirigée par des « commissaires » dont la majorité a fait ses études… aux USA ! Cette Europe qui a renié ses buts premiers - paix et solidarité – pour les remplacer par la mise en concurrence « libre et non faussée » de tous contre tous. Cette Europe, grosse larve qui s’étale sans colonne vertébrale, sans dessein autre que de devenir le larbin des USA à travers les accords de libre-échange CETA et TAFTA. Cette Europe inféodée par la félonie de ses « dirigeants » aux seuls intérêts anglo-saxons.

Reste la question du pouvoir central espagnol. Quel avenir pour une monarchie désuète, héritière du franquisme ? Le Roi, à une époque, a sauvé la démocratie, mais depuis l’institution royale a été dévalorisée par toutes sortes de magouilles et n’est plus le ferment de l’unité du pays. Il serait peut-être temps, pour les Espagnols, de poser clairement la question de l’abdication du Roi et de l’instauration d’une République fédérale, respectueuse de tous les peuples espagnols.

Dur, dur de faire rêver même des Européens convaincus avec de telles perspectives.

 

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08/10/2017

Ouiquinde érotique avec notre Tonton Georges

brassens

Le blason

Ayant avecque lui toujours fait bon ménage
J'eusse aimé célébrer sans être inconvenant
Tendre corps féminin ton plus bel apanage
Que tous ceux qui l'ont vu disent hallucinant.

C'eut été mon ultime chant mon chant du cygne
Mon dernier billet doux mon message d'adieu
Or malheureusement les mots qui le désignent
Le disputent à l'exécrable à l'odieux.

C'est la grande pitié de la langue française
C'est son talon d'Achille et c'est son déshonneur
De n'offrir que des mots entachés de bassesse
A cette incomparable instrument de bonheur.

Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques
Tendre corps féminin c'est fort malencontreux
Que ta fleur la plus douce la plus érotique
Et la plus enivrante en ait de si scabreux.

Mais le pire de tous est un petit vocable
De trois lettres pas plus familier coutumier
Il est inexplicable il est irrévocable
Honte à celui-là qui l'employa le premier

Honte à celui-là qui par dépit par gageure
Dota du même terme en son fiel venimeux
Ce grand ami de l'homme et la cinglante injure
Celui-là c'est probable en était un fameux.

Misogyne à coup sûr asexué sans doute
Aux charmes de Vénus absolument rétif
  Était ce bougre qui toute honte bue toute
Fit ce rapprochement d'ailleurs intempestif.

La male peste soit de cette homonymie
C'est injuste, Madame, et c'est désobligeant
Que ce morceau de roi de votre anatomie
Porte le même nom qu'une foule de gens.

Fasse le ciel qu'un jour, dans un trait de génie
Un poète inspiré que Pégase soutient
Donne, effaçant d'un coup des siècles d'avanie
A cette vraie merveille un joli nom chrétien

En attendant, Madame, il semblerait dommage
Et vos adorateurs en seraient tous peinés
D'aller perdre de vue que pour lui rendre hommage
Il est d'autre moyen et que je les connais
Et que je les connais.

 

 

brassens à table.jpg

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01/10/2017

Ouiquinde cochon. C'est le pied !

 

Lucie

 

Je retrouvais Lucie avec grande émotion

Lorsqu’elle s’échappait de sa triste pension.

Nous prenions rendez-vous, souvent, dans une église

Communiant corps et âme dans son ombre propice.

 

Nous nous sommes aimés serrés sur un prie-dieu

Et, comblé de bonheur, j’ai cru entendre Dieu

Disant à Lucifer : « Laisse-moi ces deux-là,

Un amour aussi beau, c’est un apostolat ! »

 

Depuis ce jour l’encens envoûtant des chapelles

A pour moi la saveur troublante des dentelles.

Dois-je, pour ces pensées, faire mea-culpa ?

 

Quand vers l’un de ces temples se dirigent mes pas

Je pénètre en ces lieux dévolus au Messie,

Mais, pour l’amour de Dieu ou celui de Lucie ?

 

Les pieds de cochon comme chez Lucifer

Ben mon cochon, Victor ! Ça alors, faut le faire !

Mais c’est bien innocent pour te valoir l’enfer.

Ces lieux sont dévolus parait-il à l’Amour,

Des dieux ou du prochain, c’est de l’amour toujours.

D’autant plus que l’enfer, c’est dans le cœur des Hommes

Qu’il se loge et non pas dans les élans de mômes

Qui découvrent la vie et se sucent la poire,

Fusse dans les lieux saints qui cachent le ciboire.

Tu parles d’or, Victor ! Vive la vie, bon sang,

Et trinquons sans tarder à ces jeux innocents,

Puis je vais te donner une étrange recette

Qui correspond, je crois, à ta belle amourette.

Bon marché, délicieux, très faciles à faire,

C’est les pieds de cochons « comme chez Lucifer ».

Tu prends chez ton boucher quatre pieds de pourceaux

Ou plus selon le nombre de tes commensaux,

Tu vas les faire cuire dans un bon court-bouillon

Parfumé au safran, ail, sel, poivre et oignon.

Cuis à tout petit feu pour deux tours de tocante

Afin de parfumer et d’attendrir la viande.

Pendant ce temps tu ne va pas rester inerte :

Il te faut préparer ta bonne sauce verte.

Tu piles au mortier persil, thym, vert de blette,

Oseille, basilic, estragon et sarriette,

Ail, poivre vert, cannelle et gingembre râpé,

Mouille au vinaigre fort mais garde assez épais.

Réserve et fais confire quelques oignons hachés

Dans de l’huile d’olive, sans laisser attacher,

Mets un peu de moutarde et le jus d’un citron,

Puis pense un peu à toi et débouche un litron.

Bois un canon ou deux et quand tu es à l’aise,

Au barbecue ou l’âtre, prépare de la braise.

Sors les pieds du bouillon, sèche-les, coupe-les

Puis sur ton gril ardent, il te faut les hâler,

Les faire bien dorer sans pourtant qu’ils ne grillent,

Leur odeur va déjà t’exciter les papilles !

Dans un plat de service, mets tes oignons en lit

Dispose par dessus tes pieds fort embellis,

Entoure l’appareil avec ta sauce verte.

Au moment de servir, d’un coup de pince experte

Tu places sur les pieds quelques charbons ardents,

Le gras des pieds grésille et fûmèle en fondant.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour les pieds: - 6 pieds de cochons flambés et lavés, - safran, - sel, - poivre, - 2 oignons piqués de 2 clous de girofle, - eau.

Pour la sauce verte: - 1 bouquet de persil plat, - le vert de 6 feuilles de blette (sans les côtes), - 2 cuillerées à soupe de thym, - 6 feuilles d'oseille (ou plus si les feuilles sont petites), - 3 branches de sarriette (supprimer les parties ligneuses), - 1 bouquet de basilic frais, - 1 bouquet d'estragon frais, - 6 gousses d'ail, - 1 cuillerée à soupe de grains de poivre vert, - 1 cuillerée à soupe bombée de gingembre frais râpé, - cannelle, - 1 verre de bon vinaigre, - huile d'olive, - moutarde, - 2 citrons, - sel, - poivre du moulin.

 

Les vins conseillés:

Les pieds de cochon acceptent des vins éclectiques. Essayez donc de les déguster avec des blancs, avec des Viognier par exemple: Condrieu, Saint-Gervais, Uchaux, en vallée du Rhône.

La Clape, Clairette de Ceyras, Adissan, Saint-André-de-San­gonis en Languedoc. Cassis, Palette, Bellet en Provence. Appréciez-les avec des vins primeurs ou très jeunes, des vins de soif: Tulette, Travaillan, Chusclan, Roquemaure en vallée du Rhône. Saint Guiraud, Arboras, Castelnau-le-Lez en vins du Languedoc.

Barjols, Nans-les-Pins, Carcès, Le Castellet, La Croix-Valmer en vins de Provence.


Ecoute ! Ecoute !

 

Un sanglier rencontre un cochon, le regarde et lui dit :

- « Ben toi, tu dois en chier avec ta chimio... »

 

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