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18/01/2018

Notre-Dame-des-Landes à la poubelle : « On a ga-gné ! On a ga-gné ! »

notre dame des landes avion tordu.jpg

 

La gueule à tous les caciques de la droite magouilleuse après la décision de Jupitounet de mettre à sa vraie place – la poubelle - le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ! Jacob : hum ! Retailleau : hum ! Wauquiez : hum ! Un bonheur.

Ils reprochent à Jupitounet, à travers son collaborateur Philippe, « d’avoir capitulé en rase campagne devant les zadistes », « d’avoir foulé aux pieds la démocratie », « d’avoir sacrifié le Grand Ouest », etc. Disons plutôt qu’ils ont fait preuve de réalisme, de pragmatisme, de lucidité. Et de courage : celui de changer d’avis après avoir étudié sérieusement les tenants et les aboutissants d’un projet serpent de mer qui date d’un demi-siècle.

Déni de démocratie s’étranglent-ils : « La population a voté à une large majorité pour cet aéroport ». Oui mais ce n’était pas un référendum mais une simple consultation qui n’a pas force loi et surtout, les populations auxquelles on a demandé leur avis sont circonscrites au seul département de Loire-Atlantique alors que les tenants de l’aéroport ont comme principal argument le développement de tout le Grand Ouest. Il aurait fallu faire voter tous les départements du Grand Ouest et pas seulement celui où se trouvent Nantes et son importante population, pas fâchée de refiler aux pignoufs du bocage les nuisances sonores des avions ! Ben voyons. Le déni de démocratie, il est où ?

La vraie question a se poser était : est-il vraiment indispensable cet aéroport ? Ce type de grands travaux, traumatisant pour la région et extrêmement coûteux, est-il vraiment utile à la collectivité, capable de générer de l’emploi et de dynamiser l’économie de la région qui va l’accueillir et… le subir ? A qui va-t-il servir ? Qui, dans la région prend l’avion ? Les dizaines de milliers de « Français d’en bas » qui vont subir les conséquences, être expulsés de leurs terres ? Non. Quelques centaines, allez, quelques milliers de privilégiés. Ce type d’aéroport attire, comme la merde appâte les mouches, les compagnies « low cost », parasites de la profession, qui font payer aux collectivités locales leur activité sur ces plateformes.

Notre-Dame-des-Landes n’était en fait que l’expression de la mégalomanie de quelques satrapes locaux, de la folie des grandeurs d’une centaine de chefs d’entreprises acoquinée à la bourgeoisie locale pour décider les « décideurs » locaux. Les mêmes d’ailleurs que ceux qui ont saccagé les pylônes de la taxe carbone, gaspillant ainsi quelques milliards d’argent public, notre fric.

Et puis, depuis cinquante ans, la donne a changé, le dérangement climatique est passé par là et l’avenir du transport aérien s’appuiera sur des avions plus gros (donc moins de mouvements aériens), moins gourmands en kérosène (et puis il faudra bien un jour taxer le carburant des avions qui en est actuellement exempté, bonjour la concurrence déloyale !), sur des destinations plus restreintes (les liaisons « de proximité » comme Nantes Paris se font par le TGV). Enfin posons le cul sur la chaise : qui prendra l’avion de Nantes vers New York, Moscou, Pékin, Tokyo ou Rio de Janeiro ? Ces trafics long-courriers ne passent que par quelques hubs géants comme Paris, Londres, Francfort, un peu Nice mais pas par Nantes, même pas par Marseille ou Toulouse.

Oui mais, l’aéroport actuel est saturé, perturbe la vie des riverains qu’ils disent, les bétonneurs. Faux. Il pourrait, avec un aménagement de l’aérogare, décupler son trafic, ce qui ne sera jamais le cas. (L’aéroport de Gatwick, à une quarantaine de km de Londres, traite 34 millions de passagers par an, contre 3,5 à Nantes, dix fois plus, et 242 000 mouvements d’avion, avec une piste plus courte, sans être saturé pour autant !). Pareil pour celui de Genève. Notez que la piste (3 800 mètres contre 3 200 à Notre-Dame-des-Landes) serait restée en place puisqu’elle est la condition sine qua non du maintien de l’usine Airbus installée sur le site !

Et puis parlons un peu de l’aviation commerciale qui est un étrange appareil de redistribution de fric inversé : on prend le pognon des pauvres (par les impôts, la TVA, etc.) et on subventionne des aéroports, des lignes aériennes qui ne bénéficient qu’à un petit nombre de gens sinon riches du moins aisés. Pire encore avec les compagnies « low cost » qui rackettent les instances territoriales (régions, départements, chambres de commerce) en leur demandant des subventions astronomiques, des installations gratuites, des exemptions d’impôts et de taxes d’aéroport, etc., ce qui fait que c’est la majorité rampante qui ne prend jamais l’avion qui paie - par ses impôts locaux – pour quelques milliers de parasites !

Ah ! N’oublions pas non plus: le transfert de l’aéroport actuel situé à 10 km de Nantes libérerait des quantités conséquentes d’hectares convoitées avec gourmandise par les promoteurs immobiliers et autres aménageurs ! Au nombre desquels l’inévitable… Vinci.

Bravo et merci à Macron, Philippe et surtout Hulot qui en avait marre d’avaler des couleuvres en buvant un verre de glyphosate pour faire passer !

 

Illustration X - Droits réservés

17/01/2018

Au bistro de la toile: les derniers outrages !

chimulus bistro copie.jpg

 

- Oh ! Victor, t’as entendu tout ce ramdam : les nanas, elles roumèguent grave ! Elles en ont raz – non pas les aliboffis – mais les ovaires d’être les proies de ces kons d’hommes, de se faire palucher le joufflu par des gougnafiers, de se faire traiter de sales pouffes si elles ne répondent pas aux avances reloues du genre « Eh ! Mad’moisel', t’es bonn'. Donn' ton zéro six, j’te ferais grimper aux rideaux. J’ai un démonte-pneu de camionneur ! »

- Ouais Loulle. Effectivement, pour séduire une belle, ça manque un peu de finesse. Mais ça existe malheureusement. Pourtant soyons sérieux, ce n’est pas sur ce mode lourdaud, macho, bref stupide que s’organisent en général les parades de séduction entre hommes et femmes. Dans cette éternelle guerre sensuelle, depuis toujours l’homme est perdant. Mais voluptueusement perdant. Perdant parce que ce sont les femmes qui ont La Fente et que c’est nous qui voulons La Fente ! Donc, ce sont Elles qui décident, Elles qui séduisent et nous qui devrions toujours remercier le ciel pour ceux qui y croient, le Cosmos pour les autres, lorsqu’une femme nous ouvre ce qu’elle a de plus précieux, de plus intime : sa source du bonheur, son entrée du paradis, sa création du monde comme disait Courbet.

-… teng Victor, t’en parle bien. T’as les yeux qui brillent comme un gosse auquel on vient de donner un beau jouet.

- C’est vrai Loulle. Une femme ouverte et offerte, c’est le plus beau cadeau du monde. Je dis bien offerte, pas prise de force. Être prise de force, servir de trou à bite pour des fumiers pires que des animaux, c’est une violence donc on doit avoir beaucoup de mal à se relever. Je peux t’en parler en connaissance de cause Loulle, parce que ça m’est arrivé.

- Oh ! Oh ! Raconte Victor ! Raconte !

- Non mais regardez-les s’approcher tous ces vicelards. Le grivois, ça les émoustille !

- Allez Victor, n’ai pas de pudeurs de gazelle. Raconte.

- Eh bien voilà. Quand je glandais dans une école de journalisme à Paris, j’avais une chérie qui s’appelait Josiane et qui était à la même école de plumitifs que moi. Elle arrivait de Caen, moi j’arrivais de Cannes. Ce quiproquo nous a rapprochés. Très près…

- Bon et alors ?

- Attendez, bande de chiapacans. Tè, Loulle met ta tournée pour me lubrifier le clapoir et vous ouvrir les esgourdes.

- Ah ! Tè, ça fait du bien. Il est bon ton Tavel.

- Bon, alors, Josiane ?

- Elle n’était pas très grande Josiane, un superbe bonsaï. Des yeux d’azur, des cheveux de geai, des rondeurs partout où il en faut et des idées mutines. Et même un peu plus ! Donc au prétexte d’un cours qu’elle avait manqué, je suis monté chez elle : une petite chambre de bonne, quartier de la Convention. Pour gravir les cinq étages, j’avais des ailes aux pieds ! Josiane m’attendait, une Noire avec elle, la superbe Fatou. J’ai saisi dans quel piège je m’étais fourvoyé quand ces deux nymphomanes se sont déshabillées !

- Oh ! Fatche. Raconte Victor.

- Eh ! Bert, ferme-là, tu vas lui couper la maïsse !

- Ouais. Il a raison, si vous me coupez tout le temps, je me tais ! Donc je vous disais… Attend, je bois un coup. Ah ! Voilà. La mémoire me revient. Donc, prestement, goulûment, ces houris me jettent sur moi, me foutent à poils et m’offrent leur bouche en guise de prélude. Une Noire, une Blanche… De la musique d’amour sur mon corps excité. Elles jouent avec moi une toccata de désir, de plaisir. Caressé, embrassé et violé sans ambages, j’ai subi, sous leur joug, le plus doux des outrages !

- Ouarf ! Ben mon salaud… C’est pas à moi que ça arriverait ça !

- Comme disait Pagnol à qui quelqu’un reprochait quelques exagérations : « C’est peut-être pas vrai, mais ça pourrait l’être, alors c’est pareil. » Mais, Bert, si être violé est un fantasme pour les hommes, c’est une violence dévastatrice pour les femmes.

- Bien dit Victor. Les femmes, on les adore, on les aime, mais avant tout on les respecte. Qu’est-ce t’en pense Bert ?

- D’accord avec toi Loulle. Tè, moi je dirais même que les femmes, je les mets sur un piédestal. Mais tout de même assez haut pour qu’elle ne puisse pas en descendre trop facilement pour nous emmerder…

- Tu es lamentable Bert. C'est de l'humour de buveur d'eau.


Illustration - merci au regretté Chimulus

 

15/01/2018

Loi Macron-Colomb pour régulariser l’immigration. Enfin !

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J’entends en écrivant ces lignes M. Martinez, de la CGT – que j'aime bien par ailleurs - s’offusquer de cette loi, s’offusquer contre ce qu’il appelle le tri des migrants, refusant ainsi à l’État le droit de connaître l’identité de gens qui pénètrent clandestinement dans notre pays, et réclamant qu’on les accepte tous. La France aurait donc les moyens d’accueillir toute la misère du monde ! Eh ! Philippe, bois un coup, ça t’éclairera.

Qui sont-ils ces migrants ? D’où viennent-ils ? Que veulent-ils ? Pourquoi viennent-ils dans nos pays ?

Il y a ceux qui fuient les guerres, comme les Syriens, les Érythréens, les Soudanais, ajoutons les Afghans.

Il y a ceux qui fuient les difficultés économiques de leurs pays, comme les Africains de l’ouest.

Il y a aussi ceux qui profitent de la passoire Schengen pour passer d’un pays européen, certes pauvre, violent et mal géré, l’Albanie pour venir parasiter les pays trop naïfs comme l’Italie, la France, l’Allemagne.

En effet, contrairement aux idées reçues, les demandeurs d’asile en France les plus nombreux, avant même les Syriens et les Afghans, sont les Albanais ! Pourquoi ? Parce que l’Albanie bénéficie d’une exemption de visa pour entrer dans l’espace Schengen. Mais que font-ils parmi toutes les victimes de persécutions, de privations de leurs droits fondamentaux, qui sollicitent le bénéfice d’une protection politique auprès de la France ? Pourquoi en France et surtout, en si grand nombre ?

À l’heure actuelle, les trois-quarts des demandes d’asile déposées en Europe par des Albanais le sont en France ! Ils viennent en France parce que l’Allemagne – leur première destination – a mis le holà à cette invasion. Thomas de Maizière, le ministre allemand de l’Intérieur, expliquait déjà, en 2015 : « Nous voulons envoyer un message clair à ceux qui ne fuient pas la guerre ou qui ne sont pas victimes de persécutions. Nous voulons leur dire : ne venez pas ! » Dès lors, ils viennent en France même s’ils savent qu’ils y sont mal reçus, parce qu’assimilés aux mafias clandestinement installées en France que comptent leurs rangs, souvent coupables, comme les Kosovars, d’avoir formé des réseaux de cambriolages, de prostitution ou des passeurs. Les passeurs de Calais seraient essentiellement albanais.

Il serait peut-être temps que les ministres français concernés suivent la fermeté de leur homologue allemand…

Puis il y a ceux qui ne fuient pas des guerres mais des conditions économiques ne leur permettant pas de s’accomplir au mieux dans leurs propres pays. Ce sont les migrants économiques. On observe une forte progression des ressortissants de pays d’Afrique de l’Ouest et francophone, notamment des Ivoiriens dont le nombre a plus que doublé parmi les demandeurs d’asile et des ressortissants de République démocratique du Congo. C’est ceux-là qui s’aventurent dans les suicidaires traversées des sables et des vagues via la Libye vers l’Europe. Là, on peut se poser des questions car la Côte d’ivoire est l’un des pays les plus riches et les plus dynamiques d’Afrique. Elle accueille elle-même une forte immigration intra africaine.

Qu’est-ce qui pousse ces Africains, jeunes, à affronter la traversée du Sahara où beaucoup laissent leurs os blanchir dans les sables surchauffés, puis la traversée de la Méditerranée au risque de servir de patapon aux requins, après avoir servi d’esclaves aux maquereaux qui trafiquent sans vergogne ces malheureux, victimes du miroir aux alouettes de l’Europe ?

Ce phénomène, aux mains des mafias de passeurs, est en constante augmentation, à toutes les étapes de la route vers l’Europe. À Agadez (Niger) comme à Tripoli (Libye), dans le sud de l’Italie, et même en France. Endettés auprès de passeurs, des migrants sont contraints de travailler, souvent à des conditions inhumaines. Les femmes comme domestiques lorsqu’elles ne tombent pas sous la coupe de proxénètes. Les hommes dans le bâtiment et l’agriculture, sans aucun salaire. Comme autrefois, sur les marchés d’esclaves, il arrive que les « clients » des passeurs – la mafia italienne - viennent prendre livraison, directement sur le port d’arrivée des bateaux. Les images récentes d’un authentique « marché aux esclaves, en Libye, attestent de la réalité de ces faits.

En Afrique subsaharienne existe une tradition bien ancrée qui veut que dans une famille, l’un des jeunes, garçon ou fille, parmi les plus forts, les plus éduqués, les plus dégourdis, soit désigné pour « partir en Europe ». La famille se cotise pour fournir l’argent nécessaire au passage. Argent qui engraissera les réseaux de passeurs. Le jeune qui réussit à arriver en Europe devra dès lors rembourser cet argent à sa famille en lui envoyant l’essentiel des subsides qu’il obtiendra en France, en Italie, en Allemagne, en Suède. Pas question pour lui ou elle de retourner au pays, la honte au front et avec l’obligation de rembourser le fric avancé. Tant que cette mentalité ne changera pas, bien des jeunes Africains risqueront tout pour honorer leur dette familiale. Parlez autour de vous, questionnez le jeune homme africain qui travaille à la benne de nettoyage ou la femme de ménage de votre immeuble, voire – c’est plus rare mais ça existe – au médecin de votre hôpital de campagne, et vous découvrirez chaque fois ce mécanisme familial et clanique qui saigne l’Afrique de ses meilleurs éléments. Il faut dire que l’envoi « au pays » d’argent provenant de ces migrants – réguliers ou clandestins – représente en Afrique un apport financier supérieur à toutes les aides des pays européens…

N’y a-t-il pas là une solution à creuser ?

Méfions-nous des jérémiades culpabilisantes des associations pseudo-humanitaires et saluons la pertinence de la loi Macron-Colomb dont le but est de mettre fin à l’immigration économique et d’accepter en la régulant l’asile politique. Ce qui n’est pas pareil.

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

 

14/01/2018

Ben, mon cochon ! Gastronomie érotique.


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« Des chercheurs britanniques et australiens ont étudié la santé de trois groupes de cochons. Les premiers étaient à l’extérieur, pouvant se salir à loisir. Les seconds étaient ensemble, à l’intérieur d’un bâtiment. Les troisièmes étaient à l’isolement et bourrés d’antibiotiques.

 

Résultat sur la part de bactéries intestinales renforçant l’immunité et la résistance de l’organisme porcin aux maladies : 90% pour le premier groupe, 70% pour le second, 50% pour le troisième. Moralité : mieux vaut soumettre son corps à rude épreuve que le protéger à outrance. Un porc en bonne santé est un porc sale. »

 

Pour moi qui suis aussi cochonophile que cochonophage, voilà une info qu’elle est sympa !

 

Le cochon – gloire à lui – est un animal fort propre et bien organisé. Dans une autre vie, alors que j’étais bucheron dans l’Ariège, j’ai élevé un cochon. Pompidou on l’appelait et sa maison était tout naturellement dénommée Élysée. Tous les dimanches, j’invitais quelques rudes amis coupeurs de bois ou paysans à trinquer chez Pompon à l’Élysée. Pompon avait le coin où il dormait, dans de la paille très propre ; le coin où il mangeait, correct bien qu’il laissât parfois quelques reliefs qu’il n’appréciait pas ; enfin l’endroit où il chiait, éloigné des deux premiers. Faut dire qu’il avait de la place. Et il n’était pas malade le  bougre ! Nous avons aimé Pompon jusqu’au bout, jusqu’à la dernière rondelle de saucisson.

 

Lorsque je trainais mon Nikon au Vietnam, les troufions ricains - dont pratiquement toute la nourriture arrivait des Zuhessa et qui chassaient la bactérie plus efficacement que le Viet – choppaient toutes les maladies qui passaient. Moi, bouffeur de tout, pas du tout intégriste de l’hygiène, je n’ai jamais été malade. Même pas des amibes, juste une traditionnelle chaude-lance…

 

Alors, lavons-nous les mains bien sûr, mais ne nous cassons pas trop le cul pour ces questions de « propreté ». D’autant plus qu’il faut économiser l’eau ! Encore qu'en ce moment, chez nous...ça tombe!

 

Pour ça, je suis exemplaire : je ne bois que du vin.

-         « Et pour te laver me direz-vous, comment tu fais Victor ».

-         Ben ! C’est simple, je pratique le nettoyage à sec.

-          ????? C’est quoi ça ????

-         Je me gratte…

 

 

* * * * * * * * *

 

Gastronomie érotique ecclésiastique

 

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Lucie

 

Je retrouvais Lucie avec grande émotion

Lorsqu’elle s’échappait de sa triste pension

Nous prenions rendez-vous, souvent, dans une église

Communiant corps et âme dans son ombre propice

 

Nous nous sommes aimés serrés sur un prie-dieu

Et, comblé de bonheur, j’ai cru entendre Dieu

Disant à Lucifer : “ Laisse-moi ces deux-là.

Un amour aussi beau, c’est un apostolat ”

 

Depuis ce jour l’encens envoûtant des chapelles

A pour moi la saveur troublante des dentelles.

Dois-je, pour ces pensées, faire mea-culpa ?

 

Quand vers l’un de ces temples se dirigent mes pas

Je pénètre en ces lieux dévolus au Messie,

Mais, pour l’amour de Dieu ou celui de Lucie ?

 

 

Pour Lucie : Les pieds de cochon comme chez Lucifer

 

- Ben mon cochon, Victor ! Ça alors, faut le faire !

Mais c’est bien innocent pour te valoir l’enfer.

Ces lieux sont dévolus parait-il à l’Amour,

Des dieux ou du prochain, c’est de l’amour toujours.

- D’autant plus que l’enfer, c’est dans le cœur des Hommes

Qu’il se loge et non pas dans les élans de mômes

Qui découvrent la vie et se sucent la poire,

Fusse dans les lieux saints qui cachent le ciboire.

- Tu parles d’or, Victor ! Vive la vie, bon sang,

Et trinquons sans tarder à ces jeux innocents,

Puis je vais te donner une étrange recette

Qui correspond, je crois, à ta belle amourette.

Bon marché, délicieux, très faciles à faire,

C’est les pieds de cochons « comme chez Lucifer ».

Tu prends chez ton boucher quatre pieds de pourceaux

Ou plus selon le nombre de tes commensaux,

Tu vas les faire cuire dans un bon court-bouillon

Parfumé au safran, ail, sel, poivre et oignon.

Cuis à tout petit feu pour deux tours de tocante

Afin de parfumer et d’attendrir la viande.

Pendant ce temps tu ne va pas rester inerte :

Il te faut préparer ta bonne sauce verte.

Tu piles au mortier persil, thym, vert de blette,

Oseille, basilic, estragon et sarriette,

Ail, poivre vert, cannelle et gingembre râpé,

Mouille au vinaigre fort mais garde assez épais.

Réserve et fais confire quelques oignons hachés

Dans de l’huile d’olive, sans laisser attacher,

Mets un peu de moutarde et le jus d’un citron,

Puis pense un peu à toi et débouche un litron.

Bois un canon ou deux et quand tu es à l’aise,

Au barbecue ou l’âtre, prépare de la braise.

Sors les pieds du bouillon, sèche-les, coupe-les

Puis sur ton gril ardent, il te faut les hâler,

Les faire bien dorer sans pourtant qu’ils ne grillent,

Leur odeur va déjà t’exciter les papilles !

Dans un plat de service, mets tes oignons en lit

Dispose par dessus tes pieds fort embellis,

Entoure l’appareil avec ta sauce verte.

Au moment de servir, d’un coup de pince experte

Tu places sur les pieds quelques charbons ardents,

Le gras des pieds grésille et fûmèle en fondant.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

 

Pour les pieds: - 6 pieds de cochons flambés et lavés, - safran, - sel, - poivre, - 2 oignons piqués de 2 clous de girofle, - eau.

Pour la sauce verte: - 1 bouquet de persil plat, - le vert de 6 feuilles de blette (sans les côtes), - 2 cuillerées à soupe de thym, - 6 feuilles d'oseille (ou plus si les feuilles sont petites), - 3 branches de sarriette (supprimer les parties ligneuses), - 1 bouquet de basilic frais, - 1 bouquet d'estragon frais, - 6 gousses d'ail, - 1 cuillerée à soupe de grains de poivre vert, - 1 cuillerée à soupe bombée de gingembre frais râpé, - cannelle, - 1 verre de bon vinaigre, - huile d'olive, - moutarde, - 2 citrons, - sel, - poivre du moulin.

 

Les vins conseillés:

 

Les pieds de cochon acceptent des vins éclectiques. Essayez donc de les déguster avec des blancs, avec des Viognier par exemple: Condrieu, Saint-Gervais, Uchaux, en vallée du Rhône.

La Clape, Clairette de Ceyras, Adissan, Saint-André-de-San­gonis en Languedoc. Cassis, Palette, Bellet en Provence.

Appréciez-les avec des vins primeurs ou très jeunes, des vins de soif: Tulette, Travaillan, Chusclan, Roquemaure en vallée du Rhône. Saint Guiraud, Arboras, Castelnau-le-Lez en vins du Languedoc. Barjols, Nans-les-Pins, Carcès, Le Castellet, La Croix-Valmer en vins de Provence.

Ou encore avec des Beaujolais nouveaux, c'est l'époque.

 

Illustrations X – Droits réservés

 
 

13/01/2018

Poésies coquines

Priape.jpg

 

Bernard de la Monnoye

Chou pour Chou


Lise en un bal, s'étant démis la hanche,
Macé le jeune, aussitôt fut mandé.
Bon r'habilleur. Lise était drue et blanche,
Macé dispos, gaillard et peu vidé.
Il vit l'endroit, l'objet meut en puissance,
D'où l'on peut bien juger en conséquence,
Que travaillant sur un si beau sujet,
Pas ne manqua d'être ému par l'objet.
Or, quand la hanche en état de remise,
Le gars voulut prendre congé de Lise.
" Que vous faut-il, lui dit-elle, Macé?
- Rien, chou pour chou, répond le bon apôtre.
Je vous ai, Lise, un membre redressé
Vous avez su m'en redresser un autre.

 

 

 

Hélyette de Vivonne (1618)

Le luth

Pour le plus doux ebast que je puisse choisir,
Souvent, après disner, craignant qu'il ne m'ennuye,
Je prends le manche en main, je le taste et manie,
Tant qu'il soit en estat de me donner plaisir.

Sur mon lict je me jette, et, sans m'en dessaisir,
Je l'estrains de mes bras et sur moy je l'apuye,
Et, remuant bien fort, d'aise toute ravie,
Entre mille douceurs j'accomplis mon désir.

S'il avient, par malheur quelquefois qu'il se lasche,
De la main je le dresse, et, derechef, je tasche
Au jouir du plaisir d'un si doux maniment :

Ainsi, mon bien aymé, tant que le nerf luy tire,
Me contemple et me plaist, puis de luy, doucement,
Lasse et non assouvie en fin je me retire.

 

 

Photo X - Droits réservés

 

 

11/01/2018

À cause de Lactalis, Auchan, Leclerc, Intermarché et tutti quanti « dans le KK » !

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- « Maman, caca ! Ouin ! Ouin ! Ouin ! »

- Boudioù mais qu’est-ce qu’il a ce petit. Qu’est-ce que tu lui as donné à manger Jennifer ?

- Ben, comme d’habitude, du lait premier âge.

- Que tu as acheté où ?

- Chez Leclerc je crois, mais j’en ai aussi de Carrefour, d’Auchan, d’Intermarché, etc. Ils vendent tous les mêmes produits industriels.

- Mais enfin, tu es au courant qu’il y a un sérieux problème avec les laits Lactalis qui seraient bourrés de petites bêtes, les salmonelles, qui filent la chiasse ?

- Bien sûr que je suis au courant. Pour qui tu me prends ? Mais enfin, si ces produits sont en rayon, avec tout le ramdam qu’il y a sur cette affaire, c’est qu’il s’agit de produits sains, provenant d’une usine non contaminée, il me semble !

- Il te semble bien. Sauf que ce n’est pas le cas. La grande distribution dans son ensemble a continué à vendre les produits Lactalis douteux, même après le déclenchement de l’affaire.

- Merde. Mais ce sont des fumiers !

- Je te le fais pas dire, Jenny. Alors c’est quoi ? « Erreurs imputables au personnel » comme voudraient faire croire les grands patrons de la grande distribution qui se confondent en excuses – ça ne coûte pas cher et ça donne une bonne image -, ou bien réflexe mercantile de margoulins ne voulant surtout pas perdre un centime et donc refilant sciemment aux clients des produits qui aurait dû être retirés !

- Mais enfin, à quoi sert la Répression des fraudes ?

- Ils font ce qu’ils peuvent, mais ils peuvent peu depuis que les Sarkotafiquants ont saccagé ce service. La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), au niveau effectif, est passée de 3 800 agents en 2002 à 2 800 aujourd’hui ! Pour contrôler tout ce qui se bouffe, tout ce qui se vend en France. Alors les contrôles de la DG comme ils disent, les patrons de la grande distrib s’en battent allègrement les aliboffis ! De plus, lors de la visite de contrôle dans l’usine Lactalis concernée, les fonctionnaires « accommodants » ont contrôlé non pas les installations fabriquant le lait mais celles fabriquant les céréales ! Le Canard enchaîné de cette semaine s’en délecte, si je puis dire !

- Mais enfin, Kevin, si on ne peut même plus faire confiance à ces grands magasins et, pire, à des entreprises de taille mondiale comme Lactalis, qu’est-ce qu’il faut faire ?

- Parlons-en de Lactalis, Jenny. Après avoir tenté d’assassiner le véritable camembert et les meilleurs fromages de France au lait cru, après avoir asphyxié et poussé au suicide de nombreux éleveurs, Lactalis empoisonnerait les bébés ? Pourtant, dans des publicités multisupports, Lacatalis met en avant la qualité du lait français et le savoir-faire des producteurs… qu’elle met sur la paille. Une manière de se ménager la presse, grâce à des budgets pube généreux… que l’on peut suspendre en cas de « mauvais articles ». Ben voyons.

- Lactalis est pourtant l’exemple d’une petite PME familiale de province – Besnier - qui a brillamment réussi en se hissant au premier plan tant européen que mondial. Chapeau !

- Oui mais on ne réussit dans ce monde sans pitié, sans foi ni loi, des multinationales qu’en piétinant allègrement ses sous-traitants et ses producteurs. Et qu’en agissant souvent aux limites de la loi. Ainsi, en 2000, le groupe, qui s’appelait encore Besnier, a été condamné pour « fraude sur le lait et publicité mensongère » pour mouillage (ajout d’eau) systématique du lait de consommation (https://fr.wikipedia.org/wiki/Lactalis). En décembre 2012, le Canard enchaîné dénonce les pratiques du groupe, l’accusant de vendre du lait UHT pour du lait frais pasteurisé, au prix bien plus élevé. Cette fraude a été découverte en 2010 lors d’un contrôle d’une laiterie dans l’Ille-et-Vilaine par la répression des fraudes. Le parquet de Rennes n’a cependant pas donné suite à leur rapport en raison d’un vide réglementaire.

En mars 2015, l’entreprise est condamnée dans l’affaire dite du « Cartel du yaourt », pour entente illicite sur les prix et les appels d’offres pour produits laitiers frais vendus sous marque de distributeur à une amende de 56,1 millions d’euros, par l’Autorité française de la concurrence. Le groupe a aussi tenté de faire modifier par l’INAO (institut national des appellations d’origine) le cahier des charges très strict des AOC (appellation d’origine contrôlée) fromagères afin de pouvoir vendre sous ce label prestigieux ses camemberts industriels au lait pasteurisé ou thermisé. Lactalis a perdu mais dans les rayons des grandes surfaces, il faut vraiment avoir l’œil exercé pour trouver des vrais camemberts (portant le logo AOC ou AOP) au milieu des flopées de fromages industriels agrémentés de belles images et de mentions ne voulant rien dire…

- Mouais… Pas très rassurant tout ça. Alors qu’est-ce qu’on fait Kevin ? On achète une vache ?

- Pourquoi pas. Je te verrais bien en bergère, et je te trousserais allègrement sur les meules de foin. Hummm !

- Arrête ! Lâche-moi, c’est pas le moment de la gaudriole.

- C’est toujours le moment Jenny ! Bon, je me la remets sous le bras, mais ce qu’on peut faire, c’est essayer d’éviter tous les produits de la pieuvre Lactalis :

Fromages :
- la marque Président regroupe 150 produits, dont de nombreux fromages : camembert, mais aussi cancoillotte, brie, chèvre, emmental, comté, fromage râpé, cheddar, mimolette, fêta, etc. ;
- Bridel (camembert, emmental), et ses différentes gammes : Bridélight, Rondelé ;
Camembert : Lanquetot, Lepetit ;
- Le Roitelet (brie, camembert et coulommiers) ;
Société : roquefort, fêta Salakis, les fromages basques Istara et le Corsica ;
Galbani et ses fromages italiens : mozzarella Santa Lucia, gorgonzola, parmesan, mascarpone, pecorino, etc. ;
- Bel : Babybel, La Vache qui rit, Sylphide, Leerdamer, Boursin, Kiri, etc..

Lait :
- Lactel : lait UHT, lait de croissance (Eveil), spécialités dédiées aux enfants (Max), aux sportifs (Sporteus), sans lactose ;
- Bridel ;
- Et à l’étranger : Parmalat, Puleva.

Yaourts et desserts lactés en « joint-venture » avec Nestlé : La Laitière, Sveltesse, Yoko, Nestlé, B’A, etc.

Beurres et crèmes :
- Marques Président, Bridel et Galbani.

Nutrition infantile :
- Celia : lait infantile en poudre pour les 0-3 ans, céréales infantiles ; Picot ; Milumel.

Autres produits :
- de la nutrition pour les sportifs : marque Apurna ;
- des produits pour la restauration (comme le beurre en portion individuelle) et des ingrédients comme le sérum et le lait en poudre pour les professionnels de l’agroalimentaire ou de la pharmacie.

Pour la grande distribution :
- des produits du groupe sont vendus sous l’enseigne de Casino, Carrefour, Système U, Auchan, Aldi ou Lidl

 

Sources :

https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/11/2702193-laits-pour-bebe-le-choix-du-retrait-massif.html

http://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/commun...presse/article/contamination-a-salmonella-agona-de-jeunes...

https://www.mediapart.fr/journal/france/230816/lactalis-les-secrets-financiers-de-lempire-du-lait?onglet=fullhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Lactalishttps://www.quechoisir.org/fiches-repression-des-fraudes-presentation-de-la-dgccrf-n14421/


Illustration X - Droits réservés.

08/01/2018

Grandes voix. Hamid Zanaz : « L'impasse islamique – La religion contre la vie. »

En ces temps de commémoration des massacres de Charlie et de l'Hyper casher et d'attaques contre la laïcité, lavons-nous les boyaux de la tête avec ces pages lucides et rafraîchissantes, propres à donner des boutons à tous les tueurs d'allah et leurs collabobos islamo-gauchistes !

l'impasse islamique.jpg

Préfacé par Michel Onfray : « Le politiquement correct de notre temps transforme en islamophobe quiconque a l’audace de tenir pour juste la pensée des philosophes des Lumières sur les sujets de la religion, de la laïcité, de la démocratie, de la raison et de la philosophie, prévient Michel Onfray dans la préface. D’où le mérite de la parole rare de Hamid Zanaz. Car l’auteur nomme un chat un chat et dit clairement ce que toute intelligence bien faite devrait affirmer haut et clair : l’islam est intrinsèquement incompatible avec les valeurs de l’Occident qui sont l’égalité entre les hommes et les femmes, l’égalité entre les croyants et les non-croyants, l’égalité entre les modes de vie sexuels, l’égalité entre les peuples, ce que valide la Déclaration des droits de l’homme à laquelle un musulman ne peut souscrire, non pas conjoncturellement, mais structurellement parce que sa religion ignore la séparation du spirituel et du temporel, qu’elle pose dans le texte même du Coran une inégalité fondamentale entre l’homme et la femme, entre le croyant et le non-croyant, entre le musulman et le non-musulman, entre le fidèle et l’apostat, entre le disciple d’Allah et celui d’un autre Dieu. »

 

OPTIMISTE INCORRIGIBLE celui qui ose résister au courant violent du fanatisme religieux qui secoue tous les pays à majorité musulmane. Naviguer à contre-Coran, c’est risquer la noyade certaine. De l’Atlantique à l’Indonésie, l’ambiance mentale est largement favorable aux discours de la réislamisation de la vie. La pathologie de la revivification : l’illusion obsessionnelle de revenir à un islam global, l’islam ouvre-boîtes.

Cet islam envahissant sert, en premier lieu, des régimes décadents, en mal de légitimité. Ces régimes postcoloniaux ont aggravé les processus de régression sociale, intellectuelle, culturelle et politique, pour déboucher dare-dare sur le fondamentalisme. De concession en concession, les « élites »ont laissé la part belle aux religieux.

« J’écris sur l’Algérie parce que ce pays est à lui seul une question à laquelle je ne trouve aucune réponse. » (Mohamed Kacimi, romancier et essayiste algérien)

Jour après jour, ce monde se dirige tranquillement vers l’impasse, vers l’éclatement final. Il s’enfonce de plus en plus dans la misère morale et matérielle. « Comment se fait-il que ma jeunesse soit misérable tandis que les richesses de mon pays ne se comptent pas. ›› (Célèbre chanson algérienne)

L'opportunisme de ses dirigeants et le silence des classes moyennes l’ont installé dans un état d’arriération politico-culturelle certain et une régression durable dont les méfaits sont visibles de loin. Manque de liberté, accès faible à la connaissance, condition catastrophique de la femme. (S’ils évoquent le manque de liberté, l’aliénation des femmes et la faiblesse d’acquisition et d’usage du savoir, les auteurs (tous arabes) du rapport sur le développement humain des pays du Maghreb et du Machrek (PNUD, 2003) ne soufflent mot sur l’origine capitale du problème, en l’occurrence l’obstacle de la religion.)

Dans sa lettre aux générations futures, le philosophe iranien Daryush Shayegan (Son livre, Le Regard mutilé, Schizophrénie culturelle : pays traditionnels face à la modernité (Albin Michel, 1989), est à mon avis le texte le plus profond pour comprendre les déchirements qui travaillent les sociétés traditionnelles confrontées à la modernité occidentale, et en particulier le monde islamique.) laisse un état des lieux: «J’ai vécu dans des mondes disloqués où rien n’est à sa place, on avait mis bout à bout des connaissances disparates, incohérentes, […] juxtaposées dans des mosaïques de fortune…» (Qu’avez-vous à dire à ceux qui vivront en 2050? www.unesco.org.)

Une confusion entre le culturel et le cultuel, l’information et le catéchisme, la connaissance et la croyance. Dans ce désordre épistémologique total, la religion s’empare de la vie, et l’irrationalité risque de ramener ces sociétés davantage en arrière.

Dans leur rapport de 2004, les spécialistes de l’Unesco arabe (Alesco : Organisation de la ligue arabe pour l’éducation et la science.) relèvent tous les obstacles au développement culturel dans le monde dit arabe, hormis le principal: l’omniprésence de la religion. Le deuxième rapport sur le développement humain atteste dans son préambule que « la religion pure (l’islam) encourage de manière significative l’acquisition des connaissances ». Et les auteurs, tous arabes, ajoutent : « Le développement d’un modèle arabe du savoir, tolérant et éclairé. Cela suppose de libérer la religion de l’exploitation politique et de respecter la recherche indépendante. » N’est-il pas temps de libérer la raison arabe de la tutelle de cette religion pure ?

« Où que l’on aille, les symboles de l’islam sont partout présents, étalés au vu et au su de tous: dans les mosquées gouvernementales et civiles, ou les prières en commun ont lieu et d’où, cinq fois par jour, les appels à la prière des muezzins sont amplifiés par des microphones et retransmis par la radio et la télévision; dans la radiodiffusion égyptienne qui réserve une de ses ondes à l’enseignement religieux…, dans Al-Azhar (Université des sciences islamiques du Caire) et les instituts religieux que l’on retrouve jusque dans les plus petites villes du pays; dans les kuttab (École coranique) qui couvrent tout le territoire et où l’on apprend à réciter le Coran…»

L’irrationnel et les préjugés ancestraux sont entre de bonnes mains. La «surislamisation» est une préoccupation étatique. Une surenchère exercée mesquinement par des «intellectuels» se rangeant souvent sous le label «anti-islamiste», voire «moderniste». L’extrait est emprunté d’un ouvrage prétendant lutter contre l’intégrisme islamique (Rifaat El-Saïd, Muhammad Saïd Al-Ashmawy, Khalil Abdel Karim, Contre l’intégrisme islamiste, Dar El Amel, 1994, Le Caire; Maisonneuve et Larose, 1994, Paris, p.162.)

Ce portrait de l’Égypte est malheureusement celui de tout le monde de l'islam. Rien n’est urgent, hormis la construction des mosquées. Au Koweït, et en dépit d’une multiplication hystérique des «maisons d’Allah», les autorités n’osent rejeter aucune nouvelle demande de construction. Pour la seule Riyad (Arabie Saoudite): 2200 mosquées.

Durant la première décennie de l’indépendance, les Algériens ont en construit 4474. En 1980, elles étaient 5289. A Alger, on appelle à la prière dans plus de 200 mosquées. De 1962 a 1986, on en a construit un peu plus de 100 à Constantine et aucun lycée n’a été rajouté à la douzaine héritée de la période coloniale. (voir Ahmed Rouadjia Les Frères et la mosquée, éd. Bouchane, Alger, 1991.)

Plus de 5 millions d’Algériens sont privés de toit, mais cela n’empêche pas leur président de lancer un projet pharaonique: construire d’ici à 2013 la troisième plus grande mosquée du monde, pour un coût estimé par certains à 3 milliards de dollars!

Ces mosquées ne font que réchauffer la foi armée et légitimer les voix appelant à l’application de la charia.

«De toutes les grandes civilisations de la planète, remarquait le Prix Nobel de physique, Abdul Salam, la communauté islamique est celle qui a fait à la science la part la plus restreinte.»

Les hommes veulent parfois s’éloigner des souffrances de la terre, rêver d’un paradis perdu… Ici, c’est le KO religieux, le ciel un moulin à illusions, et la religion le meilleur moyen pour priver les hommes de leur liberté. Cette religiosité à usage externe est exploitée par les marchands de l’au-delà non seulement comme vaccin contre toute évolution de la société vers la sécularisation, mais aussi comme une barrière devant toute spiritualité. «Peut-on parler de spiritualité à propos d’une pratique réduite à quelques manifestations épisodiques de prières, de jeûne ou de pèlerinage?» (Djamal Eddine Bencheikh). Un système de pilosité et quelques interdictions alimentaires. Des corvées divines, serais-je tenté de répondre.

L’irrationnel «se lâche», comme on dit aujourd’hui, il gagne chaque jour du terrain au sein de ces sociétés islamisantes. Visible et manifestement majoritaire, il cultive la passion et étouffe la raison. Sous sa pression, le savoir recule devant la fiction théologique, et la foi devient savoir. Voire tout le savoir. La rationalité végète, rase les murs, commence à dégager une odeur exotique dans cet océan de certitudes dogmatiques. Si, dans le reste du monde, la raison agit, plus ou moins, sur la religion, la religion agit, ici, fondamentalement sur la raison. Celle-ci abdique devant l’autorité rhétorique. À l’œil nu, tout le monde peut voir la religion étendre ses tentacules sur le champ public ou ce qu’il en reste encore d’indemne.

Porte-parole d’Allah, l’imam se mêle de tout, a une opinion sur tout. Aucun média ne pourrait se passer de ses services. Ici, il répond aux questions des lecteurs. Là, il égrène aux téléspectateurs les vertus de la foi, les bienfaits des prières supplémentaires ou le jeûne hors saison. Il solutionne les problèmes que rencontrent les fidèles dans leur vie présente et future comme s’il recevait courriels et SMS directement de la Providence. Il n’épargne rien, norme tout, dicte ce qu’il faut croire ou ne pas croire, dire ou penser. Certains exercent ce qu’ils nomment Attib Annabaoui, la médecine prophétique. D’autres prescrivent des talismans et admonestent pour soulager les âmes blessées de leurs semblables.

Que dit la religion? Une émission diffusée à la radio publique algérienne depuis l’indépendance. Les cheikhs animateurs excellaient dans l’art d’accuser les Algériens de passer leur temps à ne pas être musulmans. Quarante ans d’islamisation officielle!

L’anti-modernité est la chose la mieux partagée entre des croyants travaillés par un discours culturel essentiellement religieux, maquillé d’une stérile approche philosophique, formulée dans les mêmes termes depuis le début du XIX° siècle: Comment réaliser la modernité dans l’authenticité? Harmoniser foi et raison? Le couscous et l’argent du couscous: accéder à la modernité sans payer les frais de cet accès! Le besoin d’adopter «ce qu’il y a de bon» dans la culture occidentale sans être infecté par «ce qu’il y a de mauvais.» Régir les activités humaines en harmonie avec les finalités de la foi, nous dit le prof à la Sorbonne, Ali Merad. (Ali Merad, La Tradition musulmane, Que-sais-je?, PUF, 2001.) En bref, réussir la quadrature par l’aide de Dieu!

Prisonnière de cette fausse problématique et obsédée par l’illusion d’une identité éternelle, la culture musulmane savante se trouve coincée dans le sombre labyrinthe de l’essentialisme identitaire. Confrontée à concilier les valeurs de la modernité et celles de l’islam: un duel entre deux univers mentaux. Tout le monde sait, sauf ceux qui préfèrent la démagogie, que l’islam est trop religieux pour être moderne et la modernité trop démocratique pour être islamique. Deux épistémès, deux paradigmes, diamétralement opposés qui se chassent inévitablement.

«Si la religion est acceptée au nom de quelque chose d’autre qu’elle-même, disait Adorno, elle se sape.» Elle sape surtout la société.

Majoritairement contaminés par une littérature de propagande, issue directement de cette interrogation bourbeuse sur la rénovation de l’héritage culturel et religieux, les musulmans rejettent, consciemment (une minorité) ou inconsciemment (la majorité), les valeurs principales de la modernité: liberté de conscience, égalité entre les sexes, en particulier le refus de séparer le sacré du profane. La séparation est abhorrée par la majorité écrasante, écrasée elle-même par son élite politico-théologique. Les ouvrages religieux ne représentent pas pour rien 18% de la production littéraire arabe contre 5% dans le reste du monde.

« Dans l’échelle des valeurs, la culture occupe ici le dernier rang. Même un roman de Naguib Mahfoud, notre prix Nobel de littérature, ne se vend qu’à quelques milliers d’exemplaires. Seuls les livres sur la religion font un tabac.» (l’économiste égyptien Mohamed El Sayed, voir L’Expansion, octobre 2004, Paris.). Le degré presque zéro de la lecture. L’une des municipalités du Front islamique du salut (Algérie), fraîchement installée en 1990 (La municipalité d’El Harrach près d’Alger.) a commencé par incendier tous les romans de la bibliothèque locale. Je crois toujours, après Schopenhauer, que les religions sont comme les vers luisants : pour briller, il leur faut de l’obscurité.

Les musulmans ont du mal à admettre que l’islam n’est plus une civilisation. Il n’est aujourd’hui qu’un ensemble de valeurs. Des réponses aux problèmes existentiels, point de réponses aux problèmes historiques et conjoncturels. Une des banlieues du monde moderne. Du ressentiment vis-à-vis de l’Occident, une inquiétude mêlée d’envie, peut-être. Mais oser parler d’un choc de civilisation, c’est faire déserter le sens aux mots. Cette opposition Islam/Occident, qui ronge l’imaginaire musulman, n’est qu’une illusion perpétuée pour apaiser les consciences malheureuses sonnées par le choc terrible de la modernité. Les dépositaires ultimes de la parole d’Allah n’arrivent pas a digérer leur piétinement et leur impuissance par rapport à l’Occident infidèle qui ne cesse de réaliser des progrès éclatants dans tous les domaines. Faire de l'islam une alternative à l’Occident est le pire des infantilismes! Les voies qui mènent à la modernité ne sont pas nombreuses, et l’Occident n’est pas une formation culturelle quelconque ou un territoire banal. C’est le lieu où s’est manifesté l’esprit des Lumières, le lieu où s’exerce, selon Habermas, «l’usage public du raisonnement, sans précédent dans l’Histoire». Un changement qualitatif inédit dans l’histoire des civilisations.

Pour légitimer l’échec, les «élites» mettent l'Occident en accusation systématique. Et ainsi les musulmans d’en bas dissimulent et noient leur frustration dans une hostilité pathologique aux valeurs mentales et symboliques de la modernité: valeurs appelées confusément occidentales, jugées non seulement incompatibles avec les traditions islamiques, mais qui seraient en croisade permanente contre tout ce qui est musulman. Islam/Occident, par cette formule, ces «élites» veulent nourrir une opposition indélébile entre la modernité et le monde arabo-musulman. L’ambiance culturelle en terre d’islam crée un Occident monolithique qui ne cesse de comploter contre l’islam. La sociologie, la philosophie, la psychologie et toutes les autres sciences de l’homme, n’ont-elles pas été pensées pour porter atteinte à la religion de Mahomet? Darwin, Marx, Freud, etc. ne sont-ils pas des juifs au service du projet sioniste? Dans les années 1980, avant la naissance officielle du FIS (Front islamique du salut, parti intégriste algérien.), le hall de l’université des sciences sociales d’Alger servait de salle d’exposition permanente aux obscurantistes: des textes muraux dénonçant la pensée de Nietzsche, Hegel, Rousseau, Sartre, etc. Des slogans incitant les étudiants à se méfier des idées importées de l’Occident puant. Des philosophies entières caricaturées en une ou deux phrases écrites en vert, couleur du paradis! Traquer les idées modernes à coups de versets coraniques et de hadiths (Dits du prophète) est devenu une fâcheuse habitude intellectuelle. Une battue.

Nul relativisme culturel ne peut justifier l’idée selon laquelle la démocratie, les droits de l’homme, l’humanité de la femme, le droit de disposer de son corps, se masturber, croire ou ne pas croire au Bon Dieu, changer de religion, ne pas en avoir, seraient des valeurs exclusivement occidentales. («De Rabat à Islamabad en passant par Djeddah, lit-on dans le journal Le Matin du 8 juin 2004 (Algérie) - quelques jours avant qu’il soit assassiné par le régime algérien - les régimes arabes élus à la «soviétique» ou héritiers des trônes mal acquis avancent comme alibi pour rejeter le plan américain: Les spécificités culturelles de la région. Aucun n’a pris jusqu’à ce jour le soin de dire que l’autoritarisme politique, l’obscurantisme religieux, l’oppression des femmes, le culte de l’ignorance et le mépris de la vie font partie aussi de ces spécificités qu’ils cultivent depuis qu’ils sont au pouvoir.») Simples évidences «bien connues», des notions qui devraient être acceptées sans justifications, pour utiliser les mots de Hegel. Il n’y a pas de droits de l’homme sénégalais ou anglais. Il n’y a que des droits de l’Homme. «Ces droits ne sont ni créés par le législateur, ni octroyé par lui au citoyen, mais existent de plein droit, doivent de tout temps être respectés par le législateur et lui préexistent en tant que valeurs suprêmes.» (Gunter Hirsh, ex-juge a la Cour de justice des communautés européennes).

Pourquoi les musulmans adoptent-ils aisément la troisième génération de portables qui permettent l’interactivité, l’interopérationnalité et la mobilité et peinent à assumer la première génération de droits humains? Parce que dans ces pays des «devoirs de l’Homme», on travaille jour et nuit pour pérenniser le despotisme. Les droits d’Allah passent avant les droits de l’homme, parce qu’ils profitent seulement aux despotes et avantagent les hommes par rapport aux femmes Dans ces pays, décrits à travers de beaux livres aux photos magnifiques, la liberté humaine ne vaut pas grand-chose.

Hamid Zanaz «L'impasse islamique» - Hamid Zanaz est un citoyen du monde né arabe en Algérie. Il a enseigné la philosophie (en arabe) à la faculté d'Alger jusqu'en 1989. Il a quitté l'enseignement pour travailler dans la presse indépendante naissante. Il vit en France depuis 1993.

07/01/2018

plaisirs de la bonne chère et de la tendre chair au ski !

 

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Odile

 

Sur une piste noire par un écart vexant

J’ai eu avec Odile un contact renversant.

Skis et corps emmêlés dans la neige profonde

J’ai goûté dans le froid sa chaude peau de blonde,

 

Et ses seins écrasés contre mes pectoraux

Ont fait monter en moi une ardeur de taureau.

Percevant mon émoi elle ondule et s’étire

Et – heureuse jeunesse ! – nous éclatons de rire.

 

La serrant plus encor je lui vole un baiser,

Je savoure ses lèvres et sa langue épicée.

J’ai retrouvé Odile le soir à la station

 

Où nous avons vécu une ardente passion.

Depuis ce jour heureux et ces moments exquis

J’espère en Cupidon lorsque je fais du ski…

 

 

La tartiflette de Roger

 

- Raconte-moi, Victor, Odile, ta victime

N’a pas dû t’accorder tous ses trésors intimes

Par dévotion pour tes talents contondants,

Ta façon de lui faire du rentre-dedans !

Tu as dû tout de même lui faire un peu de gringue,

L’emmener au ciné, lui acheter des fringues…

- Bien sûr allons, petit ! Faut être gentleman

Si l’on veut que ces dames nous prennent pour amant !

Je l'ai menée manger un bon menu de fête

Chez mon ami Roger, roi de la Tartiflette.

- Ques aco ?

- C’est un plat que l’on mange en Savoie

Qui te remplit la panse et qui te met en joie.

Le mot vient de “ tartifle ” ce qui, en provençal

Comme en latin d’ailleurs aussi bien qu’en rital

Signifie pomme-de-terre ou encore patate

Qu’elles soit fontenoy, noirmoutier ou bien rates.

La Tartiflette et donc un délicieux mélange

De patates, d’oignons, de lard et de fromage.

Tu cuis à la vapeur tes patates épluchées,

Les coupes en rondelles puis tu vas les coucher

Dans une poêle chaude ou tu vas les saisir

A l’huile et les brunir sans les faire roussir.

Coupe en dés tes lardons, émince ail et oignons

Vivement, à la poêle, travaille leur union.

Puis dans un large plat pouvant aller au four

Met tes deux appareils en couches, tour à tour.

Les patates d’abord, lard, oignon, ail ensuite

Sel, poivre du moulin, en nappes, ainsi de suite.

Coupe tes reblochons en deux dans l’épaisseur

Pose-les croûte en haut comme frères et sœurs.

Voilà. C’est presque prêt. Sors le tire-bouchon

Et dépucelle vite un flacon d’Apremont

Tu vas mouiller ton plat avec un ou deux verres,

Et finir la bouteille avec quelques compères.

Tu fais dorer ton plat au four à deux cents vingt

Le temps qu’il te faudra pour achever le vin.

Le fromage, en fondant, va pénétrer le reste,

L’Apremont va le rendre moelleux et digeste,

Lorsque le Reblochon commence à gratiner,

Tu dois servir bien chaud : il est temps de dîner.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Photo X - Droits réservés

 Et, pour vous relaxer :

Savourez un sulfureux Voyage

pour le prix de deux verres d'Apremont !

 

 

C'est un "hibouc" ou e-book...

CHILOUM

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03/01/2018

J.O. de Paris : une dernière loi scélérate votée en douce pour terminer l'année.

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Qui fait la loi en France ? Ben, les députés du peuple pardi ! Mouais, ça, c'est en principe. Mais concernant les Jeux Olympiques, c'est le Comité international olympique, sorte de secte au fonctionnement plus qu'opaque, nageant dans dans les eaux troubles du fric et de la corruption.

À l’article 33 de la Charte olympique, on trouve ainsi que « les autorités publiques et le Comité national olympique doivent garantir que les Jeux olympiques seront organisés à la satisfaction du CIO et aux conditions exigées par celui-ci ». Le tout puissant CIO impose donc sa loi, et celle de ses partenaires margoulins (d'autres disent avec la bouche pincée « sponsors »). Et tous les députés, de droite comme de gauche - à l'exception notable tout de même des Insoumis - ont voté à main levée, le 21 décembre, un texte qui transcrit dans la loi française les engagements pris par la ville de Paris pour répondre aux exigences du CIO. Ceci l'année qui voit la baisse du budget national des sports et la suppression des emplois aidés, si utiles aux petits clubs…

Cette situation découle d'un chantage que le CIO impose à toutes les villes et pays candidats: « Tu veux les Jeux ? Alors tu te plies à nos volontés ! » La Loi votée le 21 décembre passe sous les fourches caudines de la secte helvétique et adapte le droit français à ses diktats. Qu'est-ce qu'elle dit cette loi d'exception ? Elle suspend la loi ordinaire, le droit commun, en un lieu donné et pour une période déteminée afin de « sécuriser l'évènement olympique », c'est-à-dire assurer les profits des magoulins agréés par le CIO. Ainsi, pendant la période concernée, l’État remet une partie de ses pouvoirs régaliens entre les mains d'une organisation privée extérieur au pays. C'est une loi d'exception scélérate.

Ainsi, elle « prévoit certains aménagements juridiques pour accélérer et/ou simplifier les procédures administratives existantes, notamment relatives : - aux conditions de douanes et de visas pour la Famille olympique et paralympique ; - à l’obtention d’autorisation de travail de long terme ; - au renforcement de la protection de la propriété intellectuelle ; - à la possibilité pour le Gouvernement de statuer par voie d’ordonnance sur les modifications législatives rendues indispensables par l’accueil des Jeux ; - à une utilisation élargie du domaine public pour permettre un accès libre à certains lieux pour les Jeux ». Sans oublier cette horreur économique qu’est l’exonération fiscale, probablement du même genre que celle ayant sévi lors de l’Euro 2016 de football : aucun impôt sur les bénéfices, pas de cotisations sociales, et zéro taxe d’apprentissage. Tout bénef pour les sponsors et les organisateurs, toute la merde pour l’État organisateur…

Et que penser des « volontaires bénévoles » qui pourraient être entre 45 000 et 70 000 et qui ressemblent fort à des emplois masqués…

Et que dire de la possibilité de pavoiser d’emblèmes olympiques, dès le vote de la loi et jusque 2024, les monuments historiques ou sites classés ? En effet, selon les accords, l'affichage du gavage publicitaire pour les magoulins partenaires sera autorisée sur des monuments historiques et des sites classés (Grand Palais, Champ de Mars, etc.) jusqu'à 500 mètres autour des lieux accueillant des épreuves !

En 2012, un rapport du Sénat , en 2012, s'essayait à tirer quelques leçons des Jeux de Londres. On peut notamment y lire, au paragraphe intitulé « Les étranges règles économiques des Jeux olympiques », que « les règles de protection des marques fixées par le CIO apparaissent clairement excessives. À titre d'exemple, dans tout le périmètre olympique (enceintes sportives, centres de presse), on ne pouvait retirer de l'argent ou même payer des consommations qu'avec une carte Visa, sans pouvoir utiliser de Mastercard ou d'American Express ! De même, afin de protéger le Mc Donald's, aucun stand ne pouvait vendre des frites, à l'exception toutefois des Fish&Chips, mais uniquement accompagnées de poisson... (…) Il a été interdit aux athlètes de parler sur les réseaux sociaux ou Internet de produits non commercialisés par un sponsor officiel. (…) Londres a aussi établi une zone d'exclusion de marques autour des principaux sites olympiques, où les publicités pour des marques non partenaires ont été interdites ».

Enfin que dire du slogan « made for sharing » qui a salopé la Tour Eiffel, insultant la France et sa langue qui est pourtant la langue officielle des Jeux Olympiques ?

 

 

https://www.senat.fr/rap/r12-034/r12-0345.html#toc93

https://www.mediapart.fr/journal/france/041214/comment-la...

http://bernard-gensane.over-blog.com/2017/02/made-for-sha...

 

Illustration X - Droits réservés.

01/01/2018

BRÈVES DE BOUT D’AN

cuite

Agressé sexuellement à l’âge d’un an ! N’écoutant que son courage, le victim Renato Pacelli, raconte : « Après m’avoir changé ma couche et soigneusement nettoyé les intimités, ma nounou Suzanne avait coutume de me bisouiller et suçoter le zizi. Elle a continué jusqu’aux premières rigidités et je m’en souviens encore, comme d’un sombre cauchemar. Ce harcèlement non sollicité m’a affligé d’une sévère addiction fellationne et le traumatisme enduré, ainsi que le préjudice subi, sont considérables. Suzanne étant disparue, puis-je engager une action en justice à l’encontre de ses héritiers ? Me Connard accepterait-il de défendre ma cause ? »
Et le gouvernement ne fait rien ! Eric, au secours !

L’alcoolisme des animaux, nouvelle cause nationale. Comme vient de l’expliquer l’inénarrable Bugourg-Dugrain, avec ses habituels trémolos dans la voix, les animaux picolent. Pour une fois, le pire ennemi du mouvement RESICARN du chanoine défroqué Hector Vigo, nonce des Embiez et de Bendor, nous apprend des choses intéressantes. A savoir que d’innombrables espèces animales savent détecter l’alcool dans les fruits fermentés et se soûlent la gueule naturellement et biologiquement.
Des abeilles aux poules communes, en passant par le lémurien de Madagascar, c’est à qui se torchera le mieux, certains jusqu’au coma éthylique et au sommeil de plomb.
Citée par l’illustre zigoto, la musaraigne d’Asie du Sud absorbe même 30 fois la DEH, Dose Equivalent Homme en gardant l’esprit clair. Les scientifiques tentent de percer son secret.
Et puis notre cousin chimpanzé, qui fabrique lui-même son alcool et qu’imite si bien le papet Albert, dans sa remise.
Et le gouvernement ne fait rien ! Eric, au secours !

La France « pays de l’année 2017 ! C’est le buzz planétaire et toute la presse internationale (à part la presse française) de saluer « l’effet Macron » en de très nombreux domaines concernant la France, l’Europe et le Monde.
Bien qu’entravé par son intelligence supérieure qui donne l’urticaire aux médiocres, le gamin de l’Elysée se permet même de remonter dans les sondages, ce qui déconcerte les sondeurs et interpelle les commentateurs autorisés, mais pourrait témoigner pour certains d’un retour relatif à la lucidité et au bon sens de ces veaux de Français. Être détesté par le Pen, Autain, Mélenchon, Hamon, Martinez, Wauquiez, Corbières, Ruffin et moqué par Hollande pourrait-il être un gage de succès et de réussite à long terme ?
Et Tiocci ne fait rien !

 

Ne te cuite pas (de Jacques Brel et Victor Ayoli)

 

Ne te cuite pas,

Ne te cuite pas,

Fais gaffe à ton foie

Ne te cuite pas,

Ne te cuite pas

Comm’ la dernièr’ fois

 

Tu étais rentré bourré de Tavel

A six heur’ du mat’ comme un infidèle

Tu te trimbalais une tel’ biture

Que t’arrivais pas à trouver la serrure

Tu as renversé les quatre fauteuils

Si j’étais descendu, j’te dis pas l’accueil

Ne te cuite pas

Ne te cuite pas

Ne te cuite pas

 

Ne te cuite pas,

C’est pas rigolo,

Espèce de soûlot,

Ne te cuite pas

Je suis tracassée

Quand t’es fracassé

 

Et quand t’as voulu aller au pissoir

Bé, tu as ouvert la porte de l’armoire

Tu as pissé sur mes piles de draps

Dans la penderie

Sur mes beaux habits

Quand tu as voulu venir dans mon lit

Je t’ai repoussé dans ton dégueuli

Ne te cuite pas

Ne te cuite pas

Ne te cuite pas

 

Et puis y’a moins drôle

Prend pas ta bagnole

Imbibé de gnole

Ne te cuite pas

Ne te cuite pas

Ne te cuite pas

Tu peux te tuer

Tu peux me tuer

Tu peux massacrer

Et verser le sang

De gens innocents

Ne te cuite pas (ter)a

 

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