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17/02/2018

Poésie érotico-révolutionnaire avec l'immense Victor Hugo

satyre partouze.jpg

 

Le satyre

Un satyre habitait l'Olympe, retiré
Dans le grand bois sauvage au pied du mont sacré ;
Il vivait là, chassant, rêvant, parmi les branches ;
Nuit et jour, poursuivant les vagues formes blanches,
Il tenait à l'affût les douze ou quinze sens
Qu'un faune peut braquer sur les plaisirs passants.
Qu'était-ce que ce faune ? On l'ignorait ; et Flore
Ne le connaissait point, ni Vesper, ni l'Aurore
Qui sait tout, surprenant le regard du réveil.
On avait beau parler à l'églantier vermeil,
Interroger le nid, questionner le souffle,
Personne ne savait le nom de ce maroufle.
Les sorciers dénombraient presque tous les sylvains ;
Les aegipans étant fameux comme les vins,
En voyant la colline on nommait le satyre ;
On connaissait Stulcas, faune de Pallantyre,
Gès, qui le soir riait, sur le Ménale assis,
Bos, l'aegipan de Crète ; on entendait Chrysis,
Sylvain du Ptyx que l'homme appelle Janicule,
Qui jouait de la flûte au fond du crépuscule ;
Anthrops, faune du Pinde, était cité partout ;
Celui-ci, nulle part ; les uns le disaient loup,
D'autres le disaient dieu, prétendant s'y connaître ;
Mais, en tout cas, qu'il fût tout ce qu'il pouvait être,
C'était un garnement de dieu fort mal famé.

Tout craignait ce sylvain à toute heure allumé ;
La bacchante elle-même en tremblait ; les napées
S'allaient blottir aux trous des roches escarpées ;
Écho barricadait son antre trop peu sûr ;
Pour ce songeur velu, fait de fange et d'azur,
L'andryade en sa grotte était dans une alcôve ;
De la forêt profonde il était l'amant fauve ;
Sournois, pour se jeter sur elle, il profitait
Du moment où la nymphe, à l'heure où tout se tait,
Éclatante, apparaît dans le miroir des sources ;
Il arrêtait Lycère et Chloé dans leurs courses ;
Il guettait, dans les lacs qu'ombrage le bouleau,
La naïde qu'on voit radieuse sous l'eau
Comme une étoile ayant la forme d'une femme ;
Son oeil lascif errait la nuit comme une flamme ;
Il pillait les appâts splendides de l'été ;
Il adorait la fleur, cette naïveté ;
Il couvait d'une tendre et vaste convoitise
Le muguet, le troëne embaumé, le cytise,
Et ne s'endormait pas même avec le pavot ;
Ce libertin était à la rose dévot ;
Il était fort infâme au mois de mai ; cet être
Traitait, regardant tout comme par la fenêtre,
Flore de mijaurée et Zéphir de marmot ;
Si l'eau murmurait : J'aime ! il la prenait au mot,
Et saisissait l'Ondée en fuite sous les herbes ;
Ivre de leurs parfums, vautré parmi leurs gerbes,
Il faisait une telle orgie avec les lys,
Les myrtes, les sorbiers de ses baisers pâlis,
Et de telles amours, que, témoin du désordre,
Le chardon, ce jaloux, s'efforçait de le mordre ;
Il s'était si crûment dans les excès plongé
Qu'il était dénoncé par la caille et le geai ;
Son bras, toujours tendu vers quelque blonde tresse,
Traversait l'ombre ; après les mois de sécheresse,
Les rivières, qui n'ont qu'un voile de vapeur,
Allant remplir leur urne à la pluie, avaient peur
De rencontrer sa face effrontée et cornue ;
Un jour, se croyant seule et s'étant mise nue
Pour se baigner au flot d'un ruisseau clair, Psyché
L'aperçut tout à coup dans les feuilles caché,
Et s'enfuit, et s'alla plaindre dans l'empyrée ;
Il avait l'innocence impudique de Rhée ;
Son caprice, à la fois divin et bestial,
Montait jusqu'au rocher sacré de l'idéal,
Car partout où l'oiseau vole, la chèvre y grimpe ;
Ce faune débraillait la forêt de l'Olympe ;
Et, de plus, il était voleur, l'aventurier.
Hercule l'alla prendre au fond de son terrier,
Et l'amena devant Jupiter par l'oreille.

 

Victor Hugo

 

Photo X - Droits réservés

 

Commentaires

BONSOIR MON AMI et IMMENSE POTE VICTOR.


P : 49 de mon 34 ème Recueil de FACTURE CLASSIQUE qui porte le titre de " STACCATO".


SONNET ( A Véra...)

MEA CULPA

De toutes les Vénus que j'ai vues sur ma Route,
Avec qui j'ai joué, appris certains emplois,
De leurs corps ondoyants faisant mes désarrois,
Chacune d'elles a mis mon coeur en déroute.

88888888

Mais aussi répandu la chimère du doute
Sur la nécessité de ces ébats grivois.
J' ai perdu tout mon, sans trouver ces émois
Du BONHEUR AUTHENTIQUE, à travers chaque JOUTE.


88888888

Et me chemins d'hier et celui d'aujourd'hui
Ne peuvent aboutir, quand le soleil a lui,
Qu'à ce petit hameau aux accès difficiles.


88888

Par mon comportement défiant chaque jour,
J' allais par des sentiers tortueux trop faciles
MENANT vers le PLAISIR, mais jamais L' AMOUR.


Nicolas Descamino


P : 27 de " STACCATO".

A MA PRINCESSE DONA.....

MA BELLUAIRE


Tu m'a ensorcelé par ton joli Minois ( Vôtre profonde intelligente...)
Ta bonté, ton esprit vont briser l' Anathème
Pour que je puisse OUÏR jusqu'à fond de moi-même
Les chants de déraison d'un vieil Ours aux abois.

88888

J'aimerais sans repos le hurler sur les toits,
Chaque jour que DIEU fait te dire que je T ' AIME.
Fréquemment je délire et constamment blasphème,
Mais pour toi je consens à faire des exploits,


88888


Sur ma face et mon âme où la détresse est peinte,
De ton sang et du mien, mélanger leur empreinte
Pour colorer L' AMOUR ainsi qu'un étendard.


88888888


La Splendeur de ta chair se détache de l'ombre
Comme un corps de DEGAS qui distrait mon regard
Afin qu'il ne voie point CE QUI ME REND SI SOMBRE.


Nicolas Descamino


P : 42

SONNET


MA SIRèNE


Les flots impétueux viennent se fracasser
Sur les Rochers du môle ivres de leur furie
Et leur puissant courroux qui jamais ne varie
Comme un long chant d' Amour s'échine à nous bercer.


88888


Les vagues que le vent exhorte à se dresser
Projettent leur écume, et de l'intempérie
S' élèvent des clameurs en râles d'hystérie,
Déchirant le silence où l'on veut s'éclipser.


888---888---888


Sous le vol circulaire et rôdeur des Mouettes
Je crois apercevoir au loin des Girouettes
Prisonnières d'un ciel aux changeantes couleurs.


888---888---888

Et sur le bord de mer ondoyant qui phosphore
S'avance dans un rêve occultant mes douleurs
Le CORPS de ma SIRèNE à la TAILLE D ' AMPHORE.


Nicolas Descamino ( Simple Rimailleur au service de toutes les femmes en fleurs et en boutons de 18 ans à 148 ans et plus...Et au services des 90 de braves gens)

Écrit par : DESCAMINO | 17/02/2018

Répondre à ce commentaire

P : 79 De mon 34 ème Recueil de FACTURE CLASSIQUE et qui porte le titre de " STACCATO".

Je répète sans doute, et volontairement.
Sans être supérieur à quiconque.Car je revendique mon emperféction.

J'essaye de donner une leçon de Démocratie a nos nos élites de tous bords, certains médias corrompus jusqu'à l'os.

Qui ont dénaturé le valeur du labeur.

Depuis des décennies il y a la triche, plagiat, mensonges, crimes, faits divers pour eux même etc....Qui triomphe ; autrement dit LE MONDE à L' ENVERS.

Pour faire l' AUDIMAT, sont capables de n'importe quoi ; à l'image de cette crapule et pourriture de la FOLLE CHIRSTOPHE HONDELATTE et bien d'autres encore...

Comme L' EMPEREUR des CONS que je suis, en 40 ans de labeur acharné, grâce a MON AMOUR INDICIBLE de LOUISE ma MARRAINE LITTéRAIRE.

Et pour l'extrême beauté de la langue française, j'ai dépensé plus de 600 000 euros, Pour mes Recueils a compte d'auteur, jeux ( don l'un des m'a coûté 30 000 euros en plastique, pour faire renter le matériel en ZONZON, etc...


Je n'ai pas volé , ni escroquer mon prochain comme les hommes Politiques, et les Nonces Catholiques, sans oublier leurs crimes et les innombrables pédophiles a travers le Monde. De Ces MONSTRES et GRAS VICIEUX.

Ce qui est pire qu'un crime, car l'enfant en gardera des séquelles toute sa vie durant.



SONNET


FLOU ARTISTIQUE

Certains mots du français sont sujets à Caution.
Prenons " Ipso Facto " ; qu'est que cela cache ?
Pour un malicieux et sa manche de hache,
Je ne vois pas très bien où loge l'action.


88888

Et ce dont il s'agit dans la conversation,
"Recto Verso " De même est assez troublant lâche.
Un être Belliqueux, tel un Guerrier Apache,
Par " ILLICO PRESTO " muni de sa Potion,



88888

Enfourche sa Jument pour dompter la Rebelle.
Le Verbe " Pénétrer" Je, Tu, Il, Elle ?
Le français fait d'honnêtes citoyens...


88888

Par sa ponctuation, ses grandes Majuscules,
Sa prose, sa vigueur ne manquent pas de moyens
Pour aller folâtrer après les Renoncules.


Nicolas Descamino

Le gens croient que la Poésie est Classique est vachement facile.
Mon Prose ! OUI !
Et quelle profonde erreur.
Cela demande un labeur acharné, nuit et jour etc...
A l' image d'un peintre ou du pianiste qui fait des gammes sans arrêt pour trouver la perfection etc...
Avant mon ACCIDENT je peinais encore (A.C.V.)
Mais celui-ci a zappé l'espagnol et l'italien que j'écrivais et parlais a la perfection.

Pour ne laisser que le Français. C'est vachement bizarre.

Alors ! à présent pour un quatrain cela me prend 3 a 5 mn
Pour un SONNET de 20 à 30 mn guère plus. ( C ' était laborieux avant )
C'est tout bonnement merveilleux.
Je ne m'ennuie jamais a me battre avec les mots et nos maux.

P : 5 De mon Recueil qui porte le titre érotique ( au nombre de 22 Recueils ...)


QUATRAIN

FANTASME


Je me plais à flatter le corps de mon Mirage
Et embrasse des seins et sa peau, puis son coeur
Je me distrais parfois de sa propre humeur
Au CRI de son plaisir, INDOMPTABLE et SAUVAGE.

-----Nicolas Descamino...-----

PS : Il faut dire que je connais LE PETIT ROBERT ( DICTIONNAIRE )presque par coeur.

Écrit par : DESCAMINO | 17/02/2018

Répondre à ce commentaire

C'est sur la demande de ma très belle Japonaise " TOMOKO ' que je mets ces 2 " SONNETS ".
Qui font partis, avec 117 autres SONNETS d'une commande extraordinaire et vachement juteuse de mes amis Milliardaires JAPONAIS, grâce a " TOMOKO " " SACHIKO " IMAI "...
SONNETS tous gravés sur des plaques en laiton, couleur or. Pour une exposition etc...
Une autre commande de 140 SONNETS de la sorte est en cours de préparation.
Vu qu'il y a que labeur intense qui m'intéresse à présent.

P : 71 De mon 34 ème Recueil de FACTURE CLASSIQUE qui porte le titre de " STACCATO".


SONNET

LES FRUITS

Pour écrire un Sonnet sur ces fruits gracieux,
Il serait bienséant d'en évoquer la Gloire :
L' Ananas, le Melon, la Pomme ou bien la Poire !
Quel que soit le contour, ce sont des Orgueilleux !

88888

Souvent indépendants, parfois Présomptueux,
Leurs art n'a pas besoin d'ombres Divinatoires
Pour qu'on crie : Oh ! des Monts, des Caps, des Promontoires,
Et dans les mauvais cas, qu'on soit silencieux.


88888888



O Splendeur de la Femme, et surtout de la mère
Abreuvant son petit, sans faire de Mystère!
Chantons avec ferveur les mérites des seins ;


88888


Dans le creux de nos mains ils sont une Sculpture,
Ils s'offrent à la lèvre en douillets traversins
Et pour les sens fiévreux sont une nourriture !

Nicolas Descamino


QUATRAIN

P : 6 De mon Recueil qui porte le titre " Poèmes éROTIQUES " ( Au nombre de 22Reueils )


VIENS

Approche-toi, ce soir, la lumière est éteinte
Mais ton corps je pourrais le réciter par coeur :
Mes Paumes ont gardé sa précieuse empreinte
Et j'en sais les trésors cachés...et la douceur.

Nicolas Descamino


P : 67 De mon Recueil qui porte le titre de " STACCATO".


ENFANTEMENT




Le Mer était déserte, et la terre inféconde
Essayait d'oublier des Siècles de sommeil ;
Des les affres sans fin d'un douloureux éveil
Elle semblait attendre une forme sur l'onde.


88888


Je l'ai vue émerger de l'eau noire et profonde,
Et son corps ruisselait de larmes de Soleil,
Se perlait de Cristal, d ' Azur et de Vermeil
Pour OFFRIR sa Lumière à ce matin du Monde.


88888


Deux pommes dans mes mains, si lourdes à saisir,
Deux Fruits au goût de miel appelaient le désir
Qui montait d'une gorge encore inassouvie.


88888



Et la FEMME allait naître, Océan tiède et Clair,
COMME une AUBE nouvelle où s'enfante la vie
Par BLESSURE ouverte au SECRET DE SA CHAIR.


Nicolas Descamino ( Simple Rimailleur au service des 90 % de braves gens, et a 1000 pour cent, mon ami et immense Pote VICTOR 2000 pour cent pour les femmes en fleurs et boutons de toutes les couleurs de 18 ans à 148 ans et plus...)

Écrit par : DESCAMINO | 18/02/2018

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