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31/03/2018

Ouiquide érotique avec Paul Verlaine

 

dessin Milo Manara femme.jpg

Ouverture

Je veux m'abstraire vers vos cuisses et vos fesses,
Putains, du seul vrai Dieu seules prêtresses vraies,
Beautés mûres ou non, novices et professes,
Ô ne vivre plus qu'en vos fentes et vos raies !

Vos pieds sont merveilleux, qui ne sont qu'à l'amant,
Ne reviennent qu'avec l'amant, n'ont de répit
Qu'au lit pendant l'amour, puis flattent gentiment
Ceux de l'amant qui las et soufflant se tapit.

Pressés, fleurés, baisés, léchés depuis les plantes
Jusqu'aux orteils sucés les uns après les autres,
Jusqu'aux chevilles, jusqu'aux lacs des veines lentes,
Pieds plus beaux que des pieds de héros et d'apôtres !

J'aime fort votre bouche et ses jeux gracieux,
Ceux de la langue et des lèvres et ceux des dents
Mordillant notre langue et parfois même mieux,
Truc presque aussi gentil que de mettre dedans ;

Et vos seins, double mont d'orgueil et de luxure
Entre quels mon orgueil viril parfois se guinde
Pour s'y gonfler à l'aise et s'y frotter la hure :
Tel un sanglier ès vaux du Parnasse et du Pinde.

Vos bras, j'adore aussi vos bras si beaux, si blancs,
Tendres et durs, dodus, nerveux quand faut et beaux
Et blancs comme vos culs et presque aussi troublants,
Chauds dans l'amour, après frais comme des tombeaux.

Et les mains au bout de ces bras, que je les gobe !
La caresse et la paresse les ont bénies,
Rameneuses du gland transi qui se dérobe,
Branleuses aux sollicitudes infinies !

Mais quoi ? Tout ce n'est rien, Putains, aux pris de vos
Culs et cons dont la vue et le goût et l'odeur
Et le toucher font des élus de vos dévots,
Tabernacles et Saints des Saints de l'impudeur.

C'est pourquoi, mes sœurs, vers vos cuisses et vos fesses
Je veux m'abstraire tout, seules compagnes vraies,
Beautés mûres ou non, novices ou professes,
Et ne vivre plus qu'en vos fentes et vos raies

 

Paul Verlaine

 

Photo X - Droits réservé

Commentaires

BONJOUR mon AMI et IMMENSE POTE VICTOR.

Hé ! c'est mon Poète préféré Monsieur PAUL VERLAINE.
A cause de la musique de ses poèmes.
J'aimerais avoir un soupçon de son talent indéniable.
Car je les ai ; Tous étudiés a fond.
J' ADORE la PLUPART des Poètes RUSSES.


Ce génial Monsieur GEORGES BRASSENS, cherchait un mot pour décrire le SEXE féminin.

Je crois avoir trouvé !
Qu'en penses tu AMI VICTOR ?


P : 48 de mon 17 ème Recueil de FACTURES CLASSIQUE, publié et édité a Nîmes en 1995.


TA COROLLE...

Puisque tu le l' as demandé,
Je vais faire une poésie,
Sur ton CHAT un peu trop guindé,
Par les Lois de la Bourgeoisie !


+++++++

Ce CHATON est très caressant,
Plein de fougue et de courtoisie,
A me recevoir il consent,
Mais refuse la fantaisie...


+++++++

Il évince un baiser pressant,
Semblant craindre la frénésie !
Il n'est pourtant pas indécent,
Que ma bouche aussi s'extasie !


+++++++

Qu'elle goûte un peu ce Nectar,
Témoin d'un plaisir sans mélange ;
Se pourrait-il que le fêtard,
Aime seul ce parfum étrange.



+++++++


Faudrait-il jouer les vantards,
Pour faire un chant à la louange,
De ce CHAT, et sans racontars,
Oublier le sexe des Anges,


+++++++

Ce doux MINET innocemment,
Somnolant au creux d'une Belle,
Se réveille instantanément,
Quelquefois même s'il se Rebelle.


+++++++

Quand une main vient caresser,
Son dos rond au si doux pelage.
Quand le geste veut s'empresser,
Négligeant l le Batifolage.


+++++++


Il palpite tout oppressé,
Comme si feu son pucelage,
était à nouveau menacé,
Et demande qu'on le soulage....

Nicolas Descamino


ALLEZ ! pour le même prix.

P : 54 De ce même Recueil.

LA FAUSSE MASO ...

Il y avait une', je l'aimais bien
Mais ell' voulait pas je le l'attaque...
Moi qui me tiens bien à ma tâche,
ça ne pouvait aboutir à rien !


+++++++

Y en avait une' je l'aimais bien,
Mais elle a dit : " Pas par derrière " !
Moi j'aime entrer dans la carrière,
ça n'pouvait aboutir à rien !



+++++++

Y en avait une' je l'aimais bien,
Mais les Gadgets la laissaient sage.
Moi qui vibre pour un massage...
ça ne pouvait aboutir à rien !

+++++++


Y en avait une ! Je l'aimais bien,
Mais le bas et la Jarretelle,
L'ennuyaient d'une façon telle,
Qu'ça pouvait aboutir à rien !


+++++++


Y en avait dix que j'aimais bien,
Mais aucune n'était complète...
Aussi je dis, le tête-à-tête,
ça ne peut aboutir à rien !


+++++++


Pourtant moi qui les aime bien,
J'accepterais qu'on me propose,
Plus d'un essai, plus d'une pose,
Je ne vois rien qui m'indispose !


+++++++

C'est un BILAN que je dépose :
ça n' pouvait aboutir à rien !

Nicolas Descamino

Écrit par : DESCAMINO | 31/03/2018

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