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30/08/2018

Au bistro de la toile : les éleveurs qui ont vu l’homme qui a vu l’ours.

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- Moi Loulle, ce qui m’emmerde avec les vacances de M.Hulot, c’est que pour ce qui est du prochain lâcher de deux ourses slovènes dans les Pyrénées, ce sera oualou… On a dû s'arsouiller sévère chez les bédigas des Pyrénées, tandis qu’on devait trinquer avec un bon verre de glyphosate chez les empoisogriculteurs de la FNSEA !

- C’est vrai qu’ils ne les aiment pas beaucoup leurs ours les bédigas. Et c’est bien dommage. C’est joli un ours, c’est gentil, mais c’est gros, ça fait peur et ça bouffe ! Des fruits, des champignons, du miel et même parfois une bédigue… « Nous sommes soulagés mais nous restons concentrés sur l’objectif : ne pas permettre la réintroduction de l’ours », a dit à l’AFP Julien Lassalle, qui élève 500 brebis basco-béarnaises en vallée d’Aspe. Et ils ont foutu le bordel à Etsaut, un village pyrénéen favorable à l’ours avec du sang et des dépouilles de moutond, des menaces et quelques frittages avec les flics… (lien)

- Ils en ont déjà dégommé des ours, ces soi-disant menaces pour leurs troupeaux. Ça me rappelle Canelle, le dernier ours véritable des Pyrénées, flingué par un ami de Thierry Coste, le lobbyiste des chasseurs qui fait la bise à Micmacron. Et puis Paloma, l’ourse slovène introduite après ça, qui est morte victime d’un « accident » de montagne.

- Mouais. Certaines mauvaises langues disent que Paloma aurait bouffé du miel au verre pilé qui lui serait resté sur l’estomac !

- Eh, tu vois, tout de même, ils sont gentils les éleveurs de moutons des Pyrénées. De peur que l’ours ne crève de faim, ils lui apportent, sur son terrain, de quoi casser la croûte. Ils lui portent du miel tout en lui disant : « Tu prendras bien un verre avec nous ? » Le kon, c’est que le verre est cassé et mélangé au miel… Faut quand même avoir les boyaux de la tête sérieusement constipés pour inventer des saloperies pareilles.

- Tè, regardez là Madame l’Ourse (Paloma de son prénom). Elle avance peinard dans le petit matin. Un peu grasse du cul, mais encore sexy la bougresse ! Et je te renifle une fleur, et je te gobe un essaim d’abeilles, et je te bouffe une belle charogne de blaireau bien faisandée de quatre jours – les meilleures - et je te pisse un petit coup sur un rhododendron, et je te… Tiens mais ça sent le miel par ici. « Oh ! Puteng qu’elle se dit la mère Paloma dans son dialecte slovéno-oursien, mais en voilà tout un pot ! Et pas besoin de se faire emmerder par ces chieries d’abeilles qui me chatouillent la glotte quand je les bouffe. Ouarf. Le pied. Quel dessert. »

Et, sortant une langue aussi râpeuse que celle d’un député micmacronien, elle engloutit avec gourmandise le pot tout entier. La goulue avale tout, d’un coup, comme une felleuse de compétition. Ça l’a bien un peu picoté au passage, mais bon, se dit-elle, ça doit être une de ces garces d’abeilles… Et puis elle s’allonge pour se faire un petit pénéqué, tranquille, au soleil, en faisant un rêve cochon… Et alors ça commence. Un mal au bide terrible. Et qui va en s’accentuant. « T’aurais pas dû tant bouffer, qu’elle se dit. Tu le sais pourtant que ça te donne la chiasse trop de miel. Bof. Ça passera. » Mais ça ne passe pas et trois jours après, ahurie de souffrance, la pauvre Paloma crève sous la petite falaise si sympa où elle campait depuis son arrivée dans les Pyrénées…

- Tout ça parce que Madame Paloma et ses quelques cousins, beau-frères et neveux bouffent quelques dizaines, allez, quelques centaines de brebis par an sur l’ensemble des Pyrénées. À comparer aux 15 000 brebis tuées par des chiens errant dans le même temps ! S’il est un sujet tabou dans le milieu agricole, c’est bien la mortalité parmi le cheptel domestique. 1000 bêtes par semaine ! Admettre que l’on perd des bêtes, c’est comme avouer être un « mauvais éleveur ». Ainsi donc, on n’en parle pas…, sauf quand il s’agit de l’ours ! Au point que l’on pourrait croire qu’il est la principale, voire la seule cause de mortalité. Les associations pastorales disent même qu’il menace le pastoralisme dans les Pyrénées…

- À mon époque verte, Loulle, j’ai été bûcheron dans les Pyrénées. Et j’allais très haut dans la montagne. Nous dormions dehors dans de petits abris rustiques. Nous vivions donc sur le territoire de l’ours. Eh bien, malheureusement, je n’ai jamais vu l’ours, ni même rencontré l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours…

Ce qu’il faut savoir, c’est que dans les Pyrénées, les éleveurs ne gardent pas leurs troupeaux l’été, à l’estive. Ils lâchent leurs bêtes dans la montagne et montent les voir une fois par semaine. S’il y a des pertes, des moutons morts, ils récupèrent une preuve (oreille marquée par ex.) et se font rembourser.

- Leur comportement ne découle donc ni d’une logique économique, ni d’une crainte d’être attaqué, il procède de la seule méchanceté, donc de leur incommensurable bêtise. En cela, ces "écolos de terrain" gavés aux subventions comme les tireurs de loups justifient grandement le slogan d’un de mes blogs : « La connerie humaine est la seule approche que l’on puisse avoir de l’infini… »

- Dans les Pyrénées, la prédation par l’ours (ou le loup en Pyrénées-Orientales) est la seule cause de mortalité systématiquement indemnisée par l’État. Après expertise, l’éleveur dont le troupeau a été victime d’une attaque d’ours est indemnisé d’une somme recouvrant trois aspects : la valeur de la bête, au cours du marché ; une indemnisation pour « manque à gagner » (l’agneau ou le lait qu’aurait fait cette brebis) ; une prime de dérangement, forfaitisée par attaque, pour compenser le temps passé pour la déclaration et l’expertise sur site. En moyenne, en se basant sur une moyenne de 2 brebis tuées par attaque (1,6 en réalité), chaque brebis tuée donne lieu à une indemnisation de 250 euros environ. À rapprocher du prix d’un mouton vivant, que l’on trouve à 140 euros sur le Bon Coin ou Paru Vendu. Et il en meurt beaucoup de bédigues. 18 000 à 30 000 pertes par été sur les 6 à 700 000 brebis présentes en montagne chaque été. Ces animaux ne passent pas par l’équarrissage, ils sont « laissés aux vautours ».

- Sans les vautours que certains considèrent comme nuisible et qu’ils flinguent allègrement, les éleveurs devraient monter en estive pour redescendre dans la vallée et souvent à plusieurs dizaines de kilomètres pour atteindre le clos d’équarrissage, de 18 000 à 30 000 carcasses dans leurs "kangoo" blanches ou les disperser dans les bois.

- En fait ce qu’ils veulent, ce sont des sous. À cela, à cette indemnisation généreuse, il faut de plus ajouter un complément prévu en cas de « gros dégât », si l’ours tue un grand nombre de brebis d’un coup (dérochement) ou s’il tue en plusieurs fois de nombreuses brebis d’un même éleveur. Globalement, l’indemnisation par brebis perdue peut alors dépasser 300 euros. Des brebis sont également indemnisées « au bénéfice du doute » par une commission statuant au cas par cas quand l’expertise n’a pu écarter la responsabilité de l’ours, ou sur demande de l’éleveur. Le système d’indemnisation des dégâts d’ours en vigueur dans les Pyrénées est à l’échelle européenne le plus rapide, le plus complet et le plus généreux.

- Allez trinquons à l’ours et souhaitons bonnes vacances à Monsieur Hulot qui, lui, les a bien pendus, les aliboffis !!

 

Sources :

https://www.paruvendu.fr/p/mouton/

http://www.buvettedesalpages.be/2012/06/la-mortalite-des-...

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2018/08/29/les-anti-ours-manifestent-a-etsaut-important-deploiement-de-gendarmes, 2411472.php

http://www.buvettedesalpages.be/2012/06/presse-les-vautou...

http://www.buvettedesalpages.be/2012/04/ariege-des-mouton...


Illustration: merci au regretté Chimulus

07:25 Publié dans actualités, humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ours

28/08/2018

Macron-Philippe : comment profiter de l’inflation pour faire les poches des pauvres.

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L’inflation est de retour ! On peut s’en désoler ou s’en réjouir. S’en désoler si l’on est salarié au Smic, si l’on est retraité, si l’on a un petit pécule à la caisse d’épargne. On peut s’en réjouir si l’on est patron, si l’on a fait un emprunt pour acheter son logement, si l’on est l’État.

S’en désoler et avoir la rabia si l’on est prolo parce que les salaires ne sont plus indexés sur les prix. Oui mais – se gargarise le patronat qui tire les ficelles de ces marionnettes qui nous gouvernent – la suppression des charges salariales sur les heures supplémentaires va apporter un surplus de 200 euros par an aux salariés payés au Smic ! Ouais… Mais ce qu’ils oublient de dire c’est qu’« en même temps », pour faire une « macronade », avec une inflation de 2,3 %, le smicard qui gagne 12 fois 1 500 euros soit 18 000 euros par an va perdre 414 euros !!!

S’en désoler et avoir la rabia si l’on est retraité parce que Philippe, le ci-devant Premier ministre, a expliqué sans vergogne que les pensions ne seraient revalorisées que de 0,3 %. Avec une inflation à 2,3 % la perte annuelle est de 2 %. Même calcul : la retraite moyenne tourne autour de 1 300 euros par mois soit 15 600 euros par an, perte de 312 euros ! Rajouter à ceci les 1,7 % d’augmentation de la CSG, ça fait une perte de pouvoir d’achat de 3,7 %. Merci, ci-devant « Rothchild-boy » Macron.

S’en désoler et avoir la rabia si l’on a mis ses quelques éconocroques laborieusement mises de côté pour ses vieux jours sur un Livret A. Le dépôt moyen est de 4 000 euros. Avec un taux d’intérêt à 0,75 % - le taux le plus bas concédé depuis qu’existe la caisse d’épargne – l’intérêt négatif est de 0,75 – 2,3 = -1,55 %. Donc pour 4 000 euros le modeste épargnant « sans dent », qui « coûte un fric dingue » perd chaque année 62 euros !

Et en plus, le prix de la vaseline augmente… Ca va faire mal !

Chercher et vous trouverez d’autres exemples des effets négatifs de cette inflation.

Maintenant il y a aussi des effets positifs.

On peut s’en réjouir si l’on a fait un emprunt pour acheter son logement, son pavillon, sa maison de campagne. Avec une inflation à 2,3 % et des taux à 15 ans à 0,96 %, le remboursement de votre prêt vous coûte chaque année moins cher de 1,34 % !

On peut s’en réjouir si l’on est un patron parce que les salaires n’étant plus indexés sur les prix, lorsque ceux-ci augmentent, les recettes augmentent d’autant tandis que les salaires stagnent. Tout bénef. Merci, ci-devant « Rothchild-boy » Macron !

On peut s’en réjouir si l’on est Monsieur l’État qui voit ainsi chaque année le montant de sa dette diminuer selon les mêmes calculs.

Allez, une petite dernière pour la route. La suppression des charges salariales sur les heures supplémentaires va coûter un bras (de plus) à la Sécu puisque c’est elle qui en supportera le choc. Pareil pour l’abandon – demandé par la ministre de l’emploi Pénicaut – de l’imputation à l’entreprise du premier jour d’absence pour maladie. C’est encore le budget de la Sécu qui va en pâtir.

Il est vrai que dans les arrières boutiques patronalo-macroniennes, tout ce qui peut enfoncer la Sécu est bon. Les vautours de l'assurance privée guettent.


Illustration X - Droits réservés

26/08/2018

Au bistro de la toile : étranges buveurs d'eau !

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- Ouarf ! Ils s’étranglent avec leur eau minérale les peine-à-jouir regroupés en lobby anti bonheur ! Ces « zexperts » ont décrété que l’augmentation de mortalité commençait dès le premier verre. Fatche, Victor, on vit dangereusement. Et moi, tenancier de ce rade, « ils » veulent me culpabiliser. Tu te rends compte Victor, je rogne ton espérance de vie… Que la honte m’étouffe et que le tron de dieu me cure.

- Requinque-toi, Loulle. Ce fameux verre a un impact très modeste sur la santé, puisque leur étude à la kon signifie qu’avec un verre d’alcool par jour 918 personnes sur 100 000 vont être touchées chaque année contre 914 sur 100 000 parmi les buveurs de flotte ! Mais attention, il s’agit de verres d’un volume correspondant à une unité d’alcool. Soit une coupe de champagne ou un verre ballon de vin (10 cl), un demi de bière à 5° (25 cl) et 3 cl -seulement- d’un alcool fort type whisky ou pastis (la quantité d’eau ajoutée ne change rien !).

- Ouf, tu me rassures.

- Et puis, ces « études », tu peux leur faire dire ce que tu veux. Tiens, il y en a une autre qui dit au contraire que boire un verre de vin rouge est équivalent à une heure de sport intensif. Voilà pourquoi ton rade est une sacrée salle de muscu ! « Après une dure journée de travail, si vous vous sentez coupable parce que vous avez la flemme d’aller faire votre jogging aujourd’hui, installez-vous confortablement dans votre canapé, détendez-vous et buvez un bon verre de vin rouge à la place » qu’ils disent les chercheurs ! Ils disent encore qu’il y a dans le rouge du resvératrol, « un polyphénol qui a des effets extrêmement positifs sur le cœur, mais également sur les muscles, les os… ».

- Tè, faisons un peu de sport alors Victor. Je mets ma tournée.

- Merci Loulle. Et puis, tu sais que les exportations de vins et spiritueux sont le deuxième secteur d’exportation de France, avec autour de douze milliards par an, juste après l’aéronautique et devant les parfums ! C’est l’équivalent de cent cinquante Rafale ou de quatre centrales nucléaires. Et c’est bien moins dangereux comme le prouvent les « études » dont on nous bourre le mou régulièrement et particulièrement ces jours-ci.

- « Bonum vinum laetificat cor hominis ! » Le bon vin réjouit le cœur de l’homme.

- Si tu le prends sur ce ton, merveilleux mastroquet lettré, Horace disait : « Nulla placere diu nec vivere carmina possunt, quae scribuntur aquae potoribus… » qui veut dire quelque chose comme, « ils ne vivront pas les écrits des buveurs d’eau ! Et enfin, écoutons Baudelaire : « N’est-il pas raisonnable de penser que les gens qui ne boivent jamais de vin, naïfs ou systématiques, sont des imbéciles ou des hypocrites ; des imbéciles, c’est-à-dire des hommes ne connaissant ni l’humanité ni la nature, des artistes repoussant les moyens traditionnels de l’art ; des ouvriers blasphémant la mécanique ; - des hypocrites, c’est-à-dire des gourmands honteux, des fanfarons de sobriété, buvant en cachette et ayant quelque vin occulte ? Un homme qui ne boit que de l’eau a un secret à cacher à ses semblables. »

- Allez zoù, tournée générale. Et du rouge !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

22/08/2018

Au bistro de la toile : le présumé « viol » d’un tocard cupide.

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- Oh Loulle, t’as l’air tout égrillard à rire derrière ton rade. C’est les nouvelles qui t’émoustillent ?

- Y a de quoi Victor. Tè, je te lis : « L’actrice italienne Asia Argento, figure de proue du mouvement #metoo, après avoir accusé le producteur Harvey Weinstein de viol, a versé de l’argent à un homme qui affirmait qu’elle l’avait agressé sexuellement alors qu’il était mineur, a rapporté dimanche 20 août le New York Times. Un montant de 380 000 dollars a été versé à Jimmy Bennett, un acteur et musicien de rock américain, qui assure que Mme Argento s’en est prise à lui dans une chambre d’hôtel en Californie en 2013, selon le NYT. Les avocats du plaignant ont décrit la rencontre comme une « agression sexuelle » qui a traumatisé le jeune acteur, menaçant sa santé mentale. » Etc. etc.

- Ouais. J’ai vu ça Loulle !… teng ! Le mec, il a dix-sept balais, l’âge où ta console de jeux, c’est ta bite ! Tu ne penses qu’à Ça ! Qu’aux femmes, aux Femmes, aux FEMMES. Sauf si t’es de la jaquette, mais ça ne change rien. Tu ne penses qu’aux hommes, aux Hommes, aux HOMMES !

- Bref, à dix-sept ans, on n’est pas sérieux comme disait Rimbaud. On ne pense qu’au cul ! Et c’est normal, et c’est très bien puisque la pulsion sexuelle est la condition sine qua non de la vie sur terre.

- Exactement. Et voilà un mec – acteur de cinoche et musico de rock paraît-il – qui prétend s’être fait violer par une créature de rêve ! Une superbe meuf de trente-sept vendanges, l’âge où elles sont les plus belles, les plus désirables, avec l’expérience et débarrassées des simagrées des jeunettes, l’époque où elles ne disent jamais la phrase terrible, briseuse de couple « Non, pas ce soir, je suis fatiguée ». Et voilà que le mec se retrouve dans une chambre d’hôtel avec cette ravageuse de sommier et qu’est-ce qu’il se passe ? « La rencontre en hôtel en 2013 était une trahison qui a provoqué une spirale de problèmes émotionnels au jeune homme. (…/…) Les retombées de cette expérience sexuelle étaient tellement traumatisantes qu’elles ont entravé le travail et les revenus de M. Bennett et menacé sa santé mentale ». Oh, puteng, le faux cul ! « Sa déclaration d’intention de poursuite en justice contre la comédienne portait sur une demande de 3,5 millions de dollars de dommages et intérêts pour lui avoir « infligé de manière intentionnelle une détresse émotionnelle et des pertes de salaire » à la suite de ces événements », selon le quotidien américain.

- Et les canards, dont le très sérieux New York Times, marchent dans cette combine, dans cette tentative d’escroquerie sans vergogne… teng, Victor. Moi, quand j’avais dix-sept ans, j’étais un champion de l’autocoïtpalmaire, et si une belle tatie avait voulu me faire mousser le créateur, j’aurais été à la porte du paradis !

- Non mais on hallucine. Le mec prétend s’être fait imposer une « relation sexuelle non consentie ». Ce qui est une des définitions du viol. Eh ! Oh ! Les mots ont un contenu, une précision. Une femme peut se faire violer, pénétrer dans son intimité ultime de force, contre son gré. Par un fumier qui la brutalise, qui la menace d’une arme, qui se fait au besoin aider par des complices, qui la terrorise. Là il y a une évidente et ravageuse « détresse émotionnelle ». Mais comment un mec peut-il se faire violer par une femme ? Il ne se fait pas pénétrer lui, mais pour qu’il soit « englouti », « avalé » par le sexe d’une femme, encore faut-il que son bout de tripe minable ait les proportions et la raideur nécessaire pour que puisse s’effectuer l’absorption de son viscère mâle dans un autre viscère, femelle celui-là. Seulement, comme disait notre tonton Georges « la bandaison, papa, ça ne se commande pas ». Et si le benêt Bennett en question s’est fait « violer », c’est qu’il bandait ! Or, sauf chez quelques sado-maso, la mise en forme de Popol s’accommode plus de caresses, de douceur, d’empathie, de lascivité, bref d’amour que de brutalité, de menace, de « traumatisme émotionnel ». Donc le viol d’un homme par une femme n’existe pas, ne peut viscéralement pas exister. Le mec qui se fait chevaucher par une belle amazone ne le fait jamais « à l’insu de son plein gré » pour faire une virancade.

- D’autant plus, Victor, que la « violeuse » en question n’a pas la puissance et la carrure redoutable d’une lanceuse de poids polonaise. Elle est superbe ! Et n’a pas besoin de payer un gigolo minable pour s’envoyer en l’air.

- Tu touches là la réalité de la chose, Loulle. Le fric ! Le mec, c’est un acteur de troisième série B, célèbre dans son HLM et un musico laborieux, gratouilleur de guitare de consommation courante. C’est pas de l’AOC ! Et la nana – belle, célèbre, riche, engagée -, qui le connaît depuis longtemps, qui l’a à la bonne, lui a peut-être refilé quelques thunes pour l’aider à finir ses fins de mois difficiles. Mais autour de ce tocard est venue grenouiller une meute de ces bavards avides et cupides sévissant dans ce pays de tarés et qui, par l’odeur du scandale alléché, ont embobiné le crétin pour monter cette cagade qui n’est rien d’autre qu’une escroquerie.

- Voilà qui éclaire les choses Victor. Tè trinquons en solidarité avec la « violeuse », la belle Asia Argento ! Et mort aux kons !

- Vaste programme comme disait De Gaulle…

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

19/08/2018

Ouiquinde gastronomique: le tian de cochon aux haricots

tian de haricot web.jpg 

 

En Provence, petit, ce qu'on appelle un "tian"

C'est un grand plat en terre, vernissé et brillant,

Ovale très souvent, ou tout simplement rond,

De largeur variable, mais jamais très profond.

Les potiers de village, au temps de nos grand-mères

Fabriquaient et cuisaient ces grands plats à tout faire.

Car on y faisait tout, dans ces récipients

Rustiques, allant au feu, solides, pas fainéants:

La barbe, la vaisselle, la toilette des gosses,

Les légumes à tremper, les fayots qu'on écosse.

Après quoi, bien rincés, sans prévention mesquine,

On s'en servait surtout pour faire la cuisine!

Ce grand plat à gratin, simple et astucieux

Est aussi synonyme de repas copieux,

De nourriture simple en grande quantité,

Qu'en bonne compagnie on aime ingurgiter.

Notre tian de cochon et de haricots frais

Est bien dans la lignée des nourritures vraies.

C'est un plat que l'on fait lorsqu'on a récolté

Les tarbais, les pamiers ou les cavaillonnais,

Ces haricots fameux, moelleux, souples en bouche,

Aux accents musicaux, rocailleux et farouches.

A défaut prenez donc des cocos de Paimpol.

Par chaque commensal, écossez-en un bol.

Inutile, bien sûr, de les faire tremper,

Lavez-les à grande eau et puis égouttez-les,

Cuisez-les à moitié, demi-heure environ

Dans beaucoup d'eau salée chantant à gros bouillons.

Tout ça m'a donné soif, petit, remplis mon verre

D'un bon blanc de Laudun, un vin vif et sincère,

Un vin qui donne soif, le vin que je préfère

Pour préparer au mieux la cuisine porchère.

Ton boucher t'a coupé une large rouelle

De jambon de cochon. Elle est épaisse et belle.

Tu vas la piquer d'ail et la frotter de sauge

Puis la mettre à four chaud un demi-tour d'horloge

Dans ton tian frotté d'ail et graissé au saindoux.

Quand ta viande est dorée, sale et poivre le tout,

Rajoute deux oignons émincés, trois tomates

Pelées, épépinées, thym, laurier, aromates.

Laisse fondre un moment puis déglace au vin blanc.

Égoutte maintenant tes haricots brûlants

Et mets-les dans le tian, au-dessus de ta viande

Vérifie les saveurs et poivre à la demande.

Tu mouilles, à niveau, par ton eau de cuisson

Et tu remets au four, chaud mais sans déraison,

Une heure ou même plus. Il faut que tes fayots

Gonflent sans éclater, en buvant toute l'eau.

Lorsque ton plat est cuit, juste avant de servir

Passe-le sous le grill afin de l'enrichir

D'une croûte dorée, odorante et aimable.

Parsème de persil et sers le tian sur table.

Accompagne ce plat d'un blanc vif, effronté,

Ou bien d'un vin primeur gouleyant et fruité.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

1 kilo de haricots frais (pamiers, tarbais, cavaillonnais, cocos de Paim­pol), - 1 kilo de rouelle de cochon, - 1 tête d'ail, - 1 hecto de saindoux, - 2 oignons émincés, - 3 tomates, - 10 feuilles de sauge, - thym, laurier, sel, - 2 verres de vin blanc, - 3 litres d'eau (pour la première cuisson des haricots).

Les vins conseillés:

Profitez de ce plat paysan pour apprécier les blancs vifs de la vallée du Rhône: blancs tranquilles de Saint-Peray, vins tranquilles du Diois, Saint-­Gervais, Uchaux, Bollène, Mondragon, Piolenc, Sarrians, Bagnols-sur­-Cèze, Codolet, Laudun, Saint-Just-d'Ardèche, Saint-Marcel-d'Ardèche, Villeneuve-Pujaut, Ventoux, Luberon. En vins du Languedoc: Quatourze, La Méjanelle, Picpoul de Pinet. En vins de Provence: Palette, Seillons, ­Source-d'Argens, Bruc-Auriac, Châteauvert.

Vous pouvez aussi accompagner ce plat avec bonheur par des vins pri­meurs: Rochegude, Sainte-Cécile-les- Vignes, Sabran, Codolet, Roche­fort, Lirac, Laudun.

 

 

 

 

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

18/08/2018

Ouiquinde érotique avec Aristide Bruant

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À Grenelle


Quand j'vois des fill's de dix-sept ans,
Ça m'fait penser qu'y a ben longtemps,
Moi aussi j'l'ai été pucelle,
À Grenelle.

Mais c'est un quartier plein d'soldats,
On en renconte à tous les pas,
Jour et nuit i's'font sentinelle,
À Grenelle.

J'en ai t'i' connu des lanciers,
Des dragons et des cuirassiers,
I's m'montraient à m'tenir en selle,
À Grenelle.

Fantassins, officiers, colons
Montaient à l'aussaut d'mes mam'lons,
I' m'prenaient pour eun' citadelle,
À Grenelle.

Moi j'les prenais tous pour amants,
J'commandais tous les régiments,
On m'app'lait mam' la colonelle,
À Grenelle.

Mais ça m'rapportait que d'l'honneur,
Car si l'amour ça fait l'bonheur,
On fait pas fortune avec elle,
À Grenelle.

Bientôt j'm'aperçus qu'mes beaux yeux
Sonnaient l'extinction des feux,
On s'mirait pus dans ma prunelle
À Grenelle.

Mes bras, mes jambes, mes appas,
Tout ça foutait l'camp, à grands pas.
J'osais pus fair' la p'tit' chapelle,
À Grenelle.

Aujord'hui qu'j'ai pus d'position,
Les régiments m'font eun'pension :
On m'laiss' manger à la gamelle,
À Grenelle.

Ça prouv' que quand on est putain,
Faut s'établir Chaussé'-d'Antin,
Au lieu d'se faire eun'clientèle,
À Grenelle.

 

 

 

Aristide Bruant

 

Ecoutez cette superbe bruanterie

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Illustration X - Droits réservés

 

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16/08/2018

Pendant le bronze-cul, les nucléocrates ont encore frappé !

déchets nucléaires autruche.jpg

Nous ne savons que faire de nos montagnes de déchets radioactifs. Le site d’enfouissement de Bure soulève la réprobation légitime des populations. Et pourtant…

Et pourtant la France va importer près de quatre tonnes de déchets radioactifs de plutonium et d’uranium australiens ! Les malades mentaux nucléocrates ont encore frappé…

Cette forfaiture « légale » s’est déroulée cet été, pendant que le bon peuple se bronzait le cul et pâmait devant les exploits footballistiques de quelques millionnaires en culottes courtes. C’est par un discret décret n° 2018-586 signé le 6 juillet 2018 par les plus hautes autorités de la République que la France a légalisé un sombre accord de trafic de déchets nucléaires de l’Australie vers la France. Au bas du document qui entérine le business entre Areva (se planquant derrière son nouveau nom Orano depuis sa « faillite » et son renflouement de 9 milliards d’euros sur le dos des contribuables) figure les signatures du président de la République – le banquier énarque Emmanuel Macron -, du 1er Ministre et ancien directeur chez Areva Edouard Philippe, du ministre des affaires étrangères – et ancien ministre des armées du précédent Président Hollande - Jean-Yves Le Drian.

Cette opération entérine le contrat signé le 7 juillet 2016 sous la législature de Hollande, Macron étant ministre de l’économie du gouvernement Valls. Souvenons-nous qu’à cette époque, la France a aussi signé avec l’Australie un énorme contrat de vente d’armes, en l’occurrence douze sous-marins pour la somme de 34,6 milliards d’euros. « Allez, vous nous achetez nos belles machines à tuer et nous, pour vous faire plaisir, on vous reprend toutes vos merdes nucléaires ! »

Ainsi l’introduction en France des déchets nucléaires australiens peut commencer dès à présent et s’étaler jusqu’au 31 décembre 2030. Il faut que toutes les générations, des grands-parents aux petits-enfants, goûtent au risque, non ? D’autant que le retraitement par Areva/Orano de ces déchets atomiques est prévu entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2034. Seize années, une paille !

On va donc avoir sur les mers du globe des cargos se trimballant des tonnes de déchets radioactifs. Et en retour, d’autres cargos qui retourneront les merdes radioactives traitées. Eh ! Les terroristes, ya bon ces matières à récupérer par un détournement en pleine mer. Il y aura plein de plutonium, le produit le plus dangereux sorti des cervelles nocives des nucléocrates.

Notons que c’est une récidive, il y a déjà eu des trafics de plutonium entre la France et les États-Unis par Areva en 2004. Des mesures policières et militaires insensées avaient alors été déployées pour empêcher tout regard citoyen sur ces transferts de plutonium.

Les citoyens français doivent prendre acte que la "transparence" n’existe pas et n’existera jamais dans l’industrie nucléaire. Tant que celle-ci fonctionnera, la vérité sera activement dissimulée aux citoyens, tant les dangers et les pollutions du nucléaire sont graves et injustifiables.

 

Sources : http://www.coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/pdf/2018-07-08_decret_importation_dechet-nucleaire_Australie_joe_20180708_0156_0010.pdf

 

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14/08/2018

Bayer, Monsanto, c’est ça !

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Bayer – c’est-à-dire Monsanto – vient de paumer 14 milliards en bourse dans la seule journée d’hier ! Ces entreprises voyous ne comprenant que le pognon, en voilà une nouvelle qu’elle est bonne ! C’est quasiment le quart de ce que l’entreprise allemande a dépensé pour se payer Monsanto. Hardi les actionnaires qui, la trouille au cul, craignent pour leurs thunes ! Eh oui, dans ce monde, ce qui compte autant que les résultats, c’est l’image qui, au prix de tous les mensonges, doit se donner une apparence vertueuse afin d’inspirer confiance aux actionnaires et surtout aux con-sommateurs, les clampins qui achètent les produits de ces firmes. La confiance, tè, fume ! Alors, actionnaires tremblants débarrassez-vous des actions de ces compagnies nocives. Pour une fois vous servirez à quelque chose.

Ne revenons pas sur cette formidable victoire du pot de terre Dewayne Johnson contre le pot de fer Monsanto-Bayer, tous les médias en parlent en long et en large. Mais enfonçons un peu plus la tronche de ces entreprises dans leur merde afin d’en « abîmer » davantage leur « image ».

Monsanto.

Depuis sa création en 1901 à Saint-Louis, le petit producteur de saccharine devenu un des principaux semenciers de la planète n’a cessé de défrayer la chronique. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’explosion accidentelle d’une usine de plastique Monsanto provoquée par celle d’un cargo français chargé de nitrate, qui fit 500 morts à Texas City en 1947, est ainsi restée dans les annales comme l’un des premiers désastres de l’industrie chimique.

Deux ans plus tard, c’est au tour d’une deuxième usine de la firme, à Nitro en Virginie, de partir en fumée. Cette fois-ci, la responsabilité de l’entreprise est engagée. Plus de deux cents ouvriers développent des chloracnés, un trouble aussi rare que sévère de la peau, rapporte Marie-Monique Robin, lauréate du prix Albert-Londres, dans son documentaire Le monde selon Monsanto.

L’accident révèle que le produit phare de la marque, l’herbicide 2,4,5-T, contient des niveaux élevés de dioxines, des substances hautement toxiques et cancérigènes, de composition assimilable à celle des polychlorobiphényles (PCB). La première étude suggérant la dangerosité potentielle de la dioxine était connue de Monsanto dès 1938 : la commercialisation de l’herbicide se poursuivra pourtant pendant près de quarante ans, avant son interdiction dans les années 1970.

Entre 1961 et 1971, Monsanto produit l’agent orange, toujours constitué à partir de l’herbicide 2,4,5-T. Ce défoliant sera massivement déversé par l’aviation américaine au-dessus des forêts vietcongs pendant la guerre du Vietnam. Les conséquences se font encore sentir aujourd’hui, avec de nombreux cancers et des malformations de naissance au Vietnam, ainsi que des séquelles diverses chez nombre d’anciens combattants américains.

En 1975, l’entreprise lance le Roundup sur le marché, un herbicide très puissant, présenté comme "biodégradable" et "bon pour l’environnement". Roundup est aujourd’hui l’herbicide le plus vendu au monde. Plusieurs études concordantes affirment pourtant que le pesticide phare de Monsanto – et son principe actif, le glyphosate – est responsable de malformations fœtales.

Entre 1995 et 1997, le soja génétiquement modifié, Roundup Ready, le colza Roundup Ready et le coton Roundup Ready, tous trois résistants à l’herbicide Roundup, reçoivent les autorisations de commercialisation.

Monsanto produit actuellement 90 % des OGM de la planète. Au cours des années 2000, cet empoisonneur patenté ose assigner devant les tribunaux des centaines de paysans accusés d’avoir utilisé "frauduleusement" ses semences transgéniques brevetées, c’est-à-dire de les avoir replantées. Depuis, Monsanto s’est recyclé dans la biopiraterie en revendiquant des droits à la propriété intellectuelle sur des semences qu’elle vole aux paysans, comme en Inde.

À titre indicatif, Monsanto finance plusieurs dizaines de députés et de sénateurs (principalement républicains, mais pas uniquement). Des restes de Nazisme pour la démarche idéologique, avec la sauce Sicilienne pour les finances et les corruptions, et un Zeste de mère Thérèsa pour la démarche publicitaire.

Bayer.

On connaît bien Bayer, surtout pour son aspirine. Mais que sait-on de son passé ?

Lempire économique allemand le plus puissant de la première moitié du vingtième siècle fut l’Interessengemeinschaft Farben ou IG Farben. Interessengemeinschaft signifie « association d’intérêts communs » et était un puissant cartel formé de BASF, de Bayer, de Hoechst et d’autres entreprises chimiques et pharmaceutiques allemandes. IG Farben était le plus grand bailleur de fonds de la campagne électorale d’Adolph Hitler. 100 % de tous les explosifs et de toute essence synthétique provenaient des usines d’IG Farben (dans lequel était Bayer). Chaque fois que la Wehrmacht allemande conquit un autre pays, IG Farben suivit, reprenant systématiquement les industries de ces pays. Grâce à cette collaboration étroite avec la Wehrmacht d’Hitler, IG Farben a participé au pillage de l’Autriche, de la Tchécoslovaquie, de la Pologne, de la Norvège, de la Hollande, de la Belgique, de la France et de tous les autres pays conquis par les nazis.

IG Farben a fourni aux nazis le Zyklon B utilisé dans les chambres à gaz et utilisa massivement la main-d’œuvre concentrationnaire dans ses usines. Condamnée pour crimes contre l’humanité à Nuremberg puis à la dissolution, IG Farben possède toujours un statut juridique malgré son démantèlement entre les sociétés Bayer, BASF et Hôchst.

Une information reçue il y a quelque temps m’a incité à enquêter. Cette info disait : « Quand la firme Bayer achetait « des lots de femmes » à Auschwitz ».

Dans les archives d’Auschwitz, une correspondance entre le commandant du camp et l’entreprise Bayer Leverkusen a été découverte. Il s’agissait de la vente de 150 détenues à des fins expérimentales :

« En vue des expériences prévues avec une nouvelle drogue de sommeil, nous vous serions reconnaissants si vous pouviez mettre à notre disposition un certain nombre de prisonniers […] Confirmez votre réponse, mais considérez que le prix de 200 RM par femme est trop élevé. Nous vous proposons de ne pas payer plus de 170 RM par femme Si cela vous convient, les femmes seront placées en notre possession. […] »

- « Nous confirmons votre accord, nous vous prions de préparer 150 femmes de la meilleure santé possible […] »

- « Nous avons reçu l’ordre de 150 femmes. […] "

-" Les expériences ont été effectuées. Toutes les personnes testées sont mortes. Nous vous contacterons prochainement sur un nouvel envoi […] " »

Voilà chers actionnaires les entreprises dans lesquelles vous mettez votre fric. Voilà quelques éléments qui donnent à réfléchir sur la « mondialisation heureuse » et le gouvernement mondial de fait des grandes firmes multinationales.

Ces géants industriels mafieux sont mal en point ? Tant mieux, qu’ils crèvent, et le plus vite possible. Le monde ne s’en portera que mieux.


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Sources :

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/monsanto-ba...

https://www.terresacree.org/bayer.htm

http://www4.dr-rath-foundation.org/PHARMACEUTICAL_BUSINES...

http://www4.dr-rath-foundation.org/Books/paging.php?sdir=...

http://chr-chomant-editeur.42stores.com/product/Lettres-d...

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article152015


12/08/2018

Ouiquinde gastronomique au barbecue

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C’est un mec et sa meuf qui ramassent les haricots verts dans leur jardin. La dame est penchée en avant pour cueillir ces délicieuses légumineuses. Son mari, en arrière, ramassant la raie d’à coté, a une vue imprenable sur les appâts callipyges de l’élue de son cœur. Émoustillé, il s’écrit :

- « Ouarf ! t’as le tafanari aussi large que le barbecue ! »

Pas tellement flattée par cette remarque qui se voulait pourtant élogieuse, les hommes aimant les formes opulentes, la femme ne dit pourtant rien.

La nuit venue, le couple se met au lit et l’homme, se rappelant ses fantasmes de l’après-midi, commence à se coller contre le dos de sa femme. Celle-ci le repousse gentiment mais fermement et lui dit :

- « Si tu crois que je vais faire chauffer le barbecue pour une si petite saucisse, tu te trompes !!! »

 

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09/08/2018

Avec Ryanair, volez sur les ailes de voleurs !

 

 

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J’ai un ami qui est allé passer, il y a quelques semaines, le ouiquinde au Maroc. En avion, au départ de Marseille. Pas cher, vraiment pas cher ! Quelques dizaines d’euros à peine… Par Ryanair, compagnie bas coût qui défraie la chronique. Pourtant l’avion m’a-t-il dit était moderne, bien entretenu à visto de naz et l’équipage semblait compétent. Bien sûr pas de fioriture, pas de gueuleton durant le voyage, pas de superflu. Mais cet avion a livré à Marrakech plusieurs centaines de touristes…

A Marseille, on se souvient que cette compagnie a été condamnée il y a quelques années à une amende de 200 000 euros et à près de dix millions d’euros de dommages et intérêts par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence pour travail dissimulé sur sa base de l’aéroport de Marseille-Provence. L’entreprise avait ouvert un centre d’activités à Marseille en 2007, sans jamais avoir déclaré son activité ni au registre du commerce ni à l’Urssaf. Gaudin, maire de Marseille a réclamé sans broncher, à l’époque des faits, que l’on change la loi pour autoriser Ryanair à truander en France ! Parce que c’est bien de truandage dont il est question. La compagnie a été condamnée pour faire travailler ses personnels navigants basés à Marseille avec des contrats irlandais, donc sans payer de charges en France. Et ça va loin dans le cynisme : des salariés ont rapporté qu’ils devaient payer eux-mêmes les formations que leur dispense leur employeur… qui les facturerait nettement plus cher que ce qu’elles ne lui coûtent. De même, le personnel de bord doit acheter son uniforme très cher… Les pilotes sont des autoentrepreneurs avec toute la précarité inhérente à ce type d’emploi. En matière sociale, Ryanair n’est pas à proprement parler postée à l’avant-garde : personnel sous payé, syndicalisation interdite, horaires délirants… Selon l’European Cockpit Association (ECA) (, le revenu brut annuel d’un pilote de court-courrier y est inférieur de 28 % à la moyenne, alors qu’il effectue 25 % d’heures de vol en plus ! Ainsi, Ryanair ne paie que les heures de vols (contrats à zéro heures), et non l’ensemble du temps de travail, économisant les congés, les arrêts maladie et les traitements fixes figurant sur les fiches de paye classiques. Et tous ces travailleurs sont déclarés en Irlande, dont le droit social est loin d’être une référence. Mais les personnels commencent à rechigner à se faire exploiter et plumer par cette compagnie voyou : des mouvements de grève se fédèrent dans toute l’Europe contre ces pratiques, d’abord au niveau des personnels de bord maintenant au niveau des pilotes.

Ceci explique en partie le coût ridiculement bas payé par le voyageur. Mais là n’est pas le principal.

Pour Ryanair, les billets payés par les clients représentent à peine 20 % de son chiffre d’affaires ! Les revenus annexes représentent 22 % et les subventions 20 %. Les « revenus annexes » sont pris sur le voyageur pigeon : réservation en ligne, carte d’embarquement, bagage en soute, boisson, génèrent des prélèvements si importants, qu’ils dépassent le prix du billet. La gestion de la flotte (location, financement, vente) est « optimisée » via des filiales dans tous les paradis fiscaux d’Europe (Île de Man, Jersey, Chypre) et même dans l’État du Delaware aux USA. Sa flotte est ainsi à l’abri de toute saisie. Divers prélèvements sur les locations, les voitures ou l’hôtel, et les revenus tirés du paiement par les employés de leur formation ou de leur uniforme, complètent le chiffre d’affaires.

Ryanair ne serait pas gênés de proposer ses voyages gratuitement et même, pourquoi pas, en payant quelques euros aux touristes pour qu’ils voyagent sur ses lignes ! Ça lui ferait une sacrée pub ! En effet, comme nous venons de le voir, dans le budget de ces entreprises, le prix des billets ne représente qu’un revenu marginal. Car le modèle économique des compagnies à bas coût diffère totalement de celui des compagnies classiques. Ces dernières vendent un service (le transport) à des passagers. Ici, le transporteur vend un produit (une quantité de voyageurs, exprimée en « unités ») aux gestionnaires d’aéroport — en général, des collectivités locales — en échange d’avantages financiers de diverses natures. Voilà toute la différence. Autrement dit, lorsque mon ami – bobo nanti bien sympathique qui a les moyens de payer son billet au prix normal – se paie du bon temps au soleil, c’est vous, c’est moi, ce sont des gens qui ne prennent jamais l’avion qui paient son voyage !

Pour faire venir ces compagnies sur leurs aéroports, les collectivités locales paient, et cher. Ces villes et régions ont déroulé le tapis rouge à ces soldeurs aériens dans l’espoir de doper leur développement économique et largement ouvert les cordons de la bourse de leurs administrés. Les montants perçus par EasyJet et Ryanair pour desservir quelques-uns des aéroports français « décentralisés » sont costaux : 2,1 millions d’euros d’aides diverses en trois ans obtenus de la chambre de commerce de Tours ; 4 millions d’« aide marketing » à Carcassonne, rehaussés d’une participation au budget de l’aéroport de 3 millions d’euros. A Nîmes, ce sont 4 millions d’euros qui ont été versés à la compagnie irlandaise ; à Beauvais-Tillé, on cite le chiffre de 7,4 millions… Mais ces collectivités locales commencent à l’avoir en travers car la plupart des investissements réalisés ne sont pas rentables, voire largement déficitaires. Pis : les contrats qui lient les gestionnaires d’aéroport à cette compagnie aérienne sont léonins, voire illégaux. Ils laissent notamment au transporteur la liberté de fermer les lignes selon son bon vouloir, sans avoir à rembourser les aides perçues pour les ouvrir — alors que les gestionnaires, eux, s’engagent pour cinq, dix, voire quinze ans… Naïveté ou magouilles de la part de ces décideurs locaux avec des rétrocommissions bien planquées ?

Mais ce n’est là qu’une partie de la manne publique qui alimente les réservoirs du low cost. Pour accueillir Ryanair, l’aéroport doit aussi subventionner chaque ouverture de ligne (entre 200 000 et 500 000 euros par an, dégressifs sur une durée maximale de trois ans) et réviser radicalement à la baisse ses sources de revenus : taxes d’atterrissage et d’embarquement, services au sol, bagages, personnel d’accueil, etc. Additionnées, les sommes expliquent l’insolente santé de ce type de compagnies — et la débâcle financière des aéroports.

Mais il n’y a pas que ça. Ryanair vole dans tous les sens du terme. Elle vole la Sécu et l’État français, ainsi que des monceaux de subvention qu’elle emplâtre joyeusement aux collectivités locales, chambres de commerce et autres ! Autre combine juteuse, le versement de ce que la compagnie voyou appelle des « aides marketing ». Un terme mystérieux qui désigne les publicités que les exploitants des aéroports qui reçoivent les avions de Ryanair ont obligation de prendre sur le site internet de la compagnie ! Et à des tarifs plus qu’exorbitants. C’est du racket. L’UE a ouvert une enquête concernant ces aides déguisées à cette compagnie à l’aéroport de Montpellier. Ces dernières années, Bruxelles a constaté dans des dossiers similaires que certaines aides n’étaient pas compatibles avec les règles de l’Union, par exemple avec les aéroports de Nîmes, Pau et Angoulême en France, de Zweibrücken et Altenburg-Nobitz en Allemagne, ou encore Cagliari, Olbia et Alghero en Italie.

Ryanair est un modèle de régression, encourageant le dumping social grâce à un financement public, et utilisant tous les ressorts des paradis fiscaux. Un modèle qui détruit des emplois de qualité et qui piétine nos valeurs de progrès social. Ryanair est le prototype le plus accompli des entreprises néo libérales et les passagers qui empruntent ses lignes sont les complices de cette compagnie mafieuse, illustration parfaite de ce vers quoi amène l’ultra libéralisme débridé. Ryanair, c’est le prototype de l’entreprise parasite, dirigée par une crapule finalement sympathique, Michael O’Leary, car il étale avec jovialité tout le mépris et le cynisme de ces patrons voyous.

Illustration: merci à Oli

 

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Pour lire dans l'avion ou sur le sable :

Savourez un sulfureux Voyage

Chiloum couv.jpg

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

 

...et pour lutter contre la grossophobie:

ryanair

05/08/2018

Il fait chaud? Allons donc...

soupe pistou pour blogs.jpg

Comment peut-on servir, les soirs de canicule

Une soupe brûlante sans être ridicule?

Et pourtant, en Provence, terre où l'on ose tout,

Il en existe une: c'est la soupe au pistou.

Nous l'avons héritée de nos amis niçois,

Eux-mêmes la tenant de nos cousins génois.

C'est vrai que de chez nous, l'Italie est bien proche,

Le cœur, les chants, le goût, presque tout nous rapproche.

"Pistar", c'est "écraser" en langue provençale.

Et le fameux "pistou" dont chacun se régale

C'est l'ail, le basilic, le fromage mêlés

Dans le mortier de marbre, et simplement pilés.

Le basilic, chez nous, ce n'est pas le "pistou"

Mais c'est" lou balicot ". Voilà. Un point, c'est tout!

Oh ! Doucement, Victor! Tu as les arcanettes ? (1)

Respire, bois un coup et dis-moi ta recette!

- Tu as raison, petit, fais péter le bouchon!

Pour une bonne soupe, il te faut du cochon.

Une couenne, un pied, un petit jambonneau

Que tu vas nettoyer et que tu mets en eau

Froide dans un faitout, puis que tu fais bouillir.

Tu laisses demi-heure et souvent tu écumes.

Pendant que ça cuira, épluches tes légumes:

Des haricots blancs, verts, rouges. Et sans mollir.

Quatre grosses courgettes, quatre belles tomates

Mondées, épépinées, et cinq ou six patates.

Dans ta viande qui bout, met tes légumes entiers,

Sale et fais cuire une heure. Prépare ton mortier.

Du sel, dix gousses d'ail, deux pieds de basilic,

Qu' avecque ton pilon, cet emblème phallique,

Tu écrases en pommade. En tournant vivement

Verse l'huile d'olive, et ne soit pas feignant.

Rajoute trois tomates pelées, mondées, hachées,

Enfin du parmesan ou de l'edam rapé.

Vérifie si la viande est correctement cuite,

Et rectifie le goût. Écoute bien la suite:

Avec une écumoire, sort patates, courgettes

Que tu vas écraser avec une fourchette.

Elle te serviront de liant pour ta soupe.

Enfin tu mets les pâtes. Pour pas que tu les loupes

Tu les tastes souvent et tu les cuis" al dente".

Quand c'est prêt, hors du feu, dans l' oulo qui chuinte,

Introduit ton pistou en mélange homogène

Directement à table, comme l'on fait à Gênes.

Respire ce parfum d'ail et de balicot,

Qui transcende cochon, tomates, haricots!

Cette soupe est un plat complet à elle seule,

Qui ravit les gourmets et les plus fines gueules.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

Pour la soupe: - 1 couenne, - 1 pied, - 1 jambonneau de cochon, - 150 g de haricots blancs secs, - 100 g de haricots rouge (ces haricots seront mis à tremper une nuit), - 500 g de haricots verts frais, - 4 ou 5 belles courget­tes non pelées, - 4 ou 5 tomates (saint-pierre si vous en trouvez), - 5 ou 6 pommes de terre, - 500 g de pâtes genre petits macaronis, - 3 litres d'eau, - 2 cuillerées de gros sel de Camargue.

On peut aussi faire la soupe au pistou sans les morceaux de cochon.

Pour le "pistou" : - 2 pieds de basilic à grandes feuilles, - 10 gousses d'ail, - 1 cuillère à café de sel fin, - 200 g de parmesan ou d’édam rapé (évitez le gruyère qui fait trop de fils), - 2 décilitres d'huile d'olive.

 

Les vins conseillés:

La soupe au pistou est un plat très parfumé qui se sert très chaud, en période estivale! Il faut donc l'accompagner d'un vin frais, léger, gou­leyant et, lui aussi, parfumé. Les vins rosés sont parfaits.

En Côtes-du-Rhône: rosés de Tavel, de Chusclan, de Travaillan, de Camaret, de Suze-la-Rousse, du Ventoux, du Luberon, des Costières-de-Nîmes, de Saint-Désirat, de Bouchet, de Nyons, de Bollène, de Roaix, de Saint­-Pantaléon-les-Vignes.

En Coteaux du Languedoc: rosés de Cabrières, de Faugères, des Corbiè­res.

En vins de Provence: les rosés de Pierrefeu, Brignoles, La Selle, Ollières, Saint-Zacharie, Tourves, Tavernes.

 

(1) Avoir les arcanettes .. faire preuve d'une certaine irritation.

 

Illusation originale Vincent Barbantan

 

01/08/2018

Le jour du « Dépassement ». Croîs, crois, croa…

le jour du dépassement par pays.png

 

Lemaire, ministre de l’économie et du fric, tirait sa gueule d’employé de banque pour dire que le gouvernement compte réviser à la baisse sa prévision de croissance pour l’économie française en 2018 après le "chiffre décevant" du deuxième trimestre. La sacro-sainte croissance foutrait le camp ?

« Croissez et multipliez-vous », qu’il aurait croassé le prétendu taulier si l’on en croit les élucubrations des diverses névroses collectives encore appelées religions.

La croissance ralentit se lamentent les politicards à la solde des multinationales…

La croissance économique nous mène dans le mur chougnent les « décroissants »…

La croissance démographique mène l’humanité à sa perte, prédisent les pessimistes lucides…

Ouais. Mais qui faut-il croire dans cet embrouillamini ?

Ben, un peu tout le monde, ça dépend du point de vue que l’on adopte.

La croissance qui ralentit, ce sont des chômeurs en plus. Peut-être. De toute façon le travail comme vecteur de redistribution des richesses créées a vécu. Il faut donc trouver une autre voie de répartition de ces richesses afin que les citoyens puissent vivre décemment. Le revenu universel, sous quelque forme que ce soit, est inéluctable.

La croissance illimitée dans un monde aux ressources limitées est une stupidité totale. Plus de 43 millions de bagnoles ont déjà été fabriquées cette année, plus de 150 millions d’ordinateurs ont déjà été vendus cette année. Plus de 3 millions d’hectares de forêts ont déjà été détruits cette année. Plus de 4 millions d’hectares de terres arables ont été perdus par l’érosion des sols, Plus de 5,6 millions de tonnes de produits chimiques toxiques ont été déjà balancées dans la nature par les industriels cette année… Allez voir là !

Mouais… Mais demandez à Kevin de laisser son smartphone et sa caisse pétaradante au garage et à Jennifer de renoncer à ses belles fringues, faut être optimiste… Les « décroissants » croissent moins vite que les con-sommateurs boulimiques.

Quant à l’emballement démographique, chut, faut pas dire de gros mots, c’est rien, c’est pas grave, la Terre peut nourrir jusqu’à 10 milliards d’estomacs voraces et même plus si affinité (pour les affaires). Tè, au moment où j’écris, le compteur vient de dépasser, à fond la caisse, le nombre effarant de 7 639 630 423 Terriens ! Nous avons passé la barre des 7 milliards le 31 octobre 2011… La croissance démographique mondiale cette année dépasse déjà les 47 788 289 (plus de 47 millions) de nouvelles bouches voraces. Dans les années à venir, « ils » mangeront peut-être (comme dans « Soleil vert ») mais ils mangeront debout parce qu’ils n’auront plus la place de s’asseoir !

Bon, tout ça pour en venir à quoi Victor ? Tu veux nous gâcher les vacances ? Tu as raté ton aïoli ? T’as eu un accident de hamac ?

Ben non, c’est juste que ce mercredi 1er août est le « jour du dépassement » !

Qu’es aco ?

C’est la date à laquelle nous avons utilisé plus d’arbres, d’eau, de sols fertiles et de poissons que ce que la Terre peut nous fournir en un an pour nous alimenter, nous loger et nous déplacer et émis plus de carbone que les océans et les forêts peuvent en absorber. Autrement dit en sept mois on a bouffé ce qu’on devait bouffer en un an. Donc on va vivre cinq mois à croum ! À noter qu’en 1970, le « jour du dépassement » était le 29 décembre !

À noter qu’il existe des pays plus ou moins vertueux à l’échelle du globe. La France est un mauvais élève puisque son jour de dépassement était le 5 mai dernier. Mais il y a pire. Ainsi le Qatar, cette verrue de l’horreur, et le Luxembourg, ce repaire de tricheurs ont respectivement atteint leur « jour de dépassement » les 9 et 19 février. À l’inverse, dans un pays comme le Vietnam, la date retenue est celle du 21 décembre.

Ouais mais alors qu’est-ce qu’on fait ? Vaste programme… Revoir la façon dont sont pensées les villes pour limiter l’utilisation de la voiture et l’émission de polluants, développer et privilégier les énergies vertes, lutter contre le gaspillage alimentaire et la surconsommation de viande, et surtout limiter l’expansion démographique…

Depuis 1950, la Syrie a vu sa population passer de 3,4 à 20,7 millions soit une multiplication par 6,1… Durant la même période, l’Érythrée est passée de 1,1 à 5,2 millions et la Somalie de 2,3 à 10,8 millions (soit pour ces 2 pays une multiplication de la population par 4,7)… Quant à l’Afghanistan, le passage de 7,8 à 32,5 millions correspond à une multiplication par 4,2.

Attention, cela ne signifie pas que c’est directement l’explosion démographique qui a causé les guerres actuelles, mais il est cependant probable que ce facteur a joué, ne serait-ce que parce que les autorités n’ont pas pu subvenir correctement aux besoins d’une population en croissance continue et disproportionnée par rapport aux ressources disponibles.

On ne sait déjà pas comment résoudre le problème des migrants actuel, ce n’est pourtant que le hors-d’œuvre. Le plat de résistance, entre l’explosion démographique et le changement climatique est à venir. Et il sera particulièrement indigeste pour nos pays de gaspilleurs bouffis…

 

Illustration X - Droits réservés