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08/06/2010

Sous le soleil printanier, les sarko-saloperies continuent !


sarkodoigtsdhonneur copie.jpg

Qu’est-ce qui a foutu le bordel il y a deux ans aux Zuessa puis dans le reste du monde ? Les « subprimes », c'est-à-dire la possibilité donnée aux banques de noyer leurs créances immobilières pourries, en les « titrisant » (en les incluant dans des « titres », des « obligations » vendues ensuite sur le « marché »). C’est ainsi que des épargnants du Crédit Agricole, de la Société générale et autres se sont trouvées propriétaires, à travers des sicav ou des fonds de placements, de ces créances véreuses jusqu’à l’os.


Notre génie national, Sarko 1er, s’était alors vertement élevé contre ces manières de faire : « Ce qu’on appelle la titrisation, c'est-à-dire que chaque jour les banques (étazuniennes) consentaient un prêt immobilier à 10 heures, le revendaient à 17 heures, prenaient la commission, le déstockaient. »


Non mais ! Pas de ça chez nous ! qu’il avait proclamé notre père-la-vertu-financière.


Mouais… Le travail de sape du lobby des banques a eu raison de la fière « détermination » de Microlax 1er. Le projet de loi « Régulation bancaire et financière » porté par Lagarde et qui sera débattu cette semaine à l’Assemblée dit pourtant tout le contraire des bonnes résolutions sarkoziennes. Son chapitre V crée en effet les « Sociétés de financement de l’habitat » à travers lesquelles les banques auront la possibilité, contre des obligations, de céder leurs créances immobilières, par paquets, aux compagnies d’assurances et aux sicav. Dès lors, elles ne seront plus directement responsables des mauvais payeurs. Leurs mauvaises créances n’apparaissant plus dans leur bilan, elles seront incitées à prêter sans beaucoup de discernement… C’est ni plus ni moins que la titrisation à l’américaine que dénonçait Sarko !


Et dire que la presse léche-cul a pourri Martine Aubry pour avoir osé comparer l’Axe de la galaxie - ce génie qui a triplé le déficit et plombé la dette de 750 milliards d’euros - à Maadoff ! C’est désobligeant pour Maadoff : celui-ci n’a volé que les riches, alors que les saloperies sarkoziennes volent avant tout les pauvres…


Sources : Marianne n°685

 

06/06/2010

Graines de nazis ordinaires…

 

hérisson 1.jpg


 

Putaing ! Il a fait chaud cette nuit… On ne va pas s’en plaindre. Sur le coup de cinq heures et demie du matin, je suis réveillé par des bruits de portières, des cris, des rires… Une équipe de jeunes rentrant de la boite de nuit proche. Je les entends se fendre la gueule en jouant au foot. Bon. Normal. Ils se marrent les jeunes… C’est plein de vie les jeunes… C’est sympa les jeunes… C’est l’avenir.

 

Puis j’entends des claquements secs. Je me mets à la fenêtre mais les arbres de ce coquet quartier pavillonnaire ne me permettent pas de voir le sol. Seulement les jeunes debout. Ils sont trois. De beaux jeunes gens, bien de chez nous. Ticheurtes blancs pour deux d’entre eux, noir pour l’autre. Je m’aperçois que les claquements secs, nombreux et rapprochés, proviennent d’un révolver que tient « ticheurte noir ». Il vise et tire sur quelque chose au sol, hors de ma vue directe. Puis une longue plainte, aigre, aigüe comme cri d’enfant s’élève. Ça me glace les sangs mais eux, ça les fait rire… Après de longues minutes de pleurs ponctués par les claquements des tirs et les éclats de rire des jeunes gens s’échangeant une bouteille, tout s’arrête. Plus de hurlements. Un dernier coup de pied, la bouteille que l’on jette, les portières qui claquent et la voiture qui repart.

 

Ne pouvant me rendormir, je me lève, descend, traverse la route et je trouve… un hérisson truffé de billes d’acier.

 

A Auschwitz, les bourreaux avaient une vie de famille ordinaire. Le soir, au retour de leur journée de travail – c’est fatiguant de vider les fours crématoires - ils faisaient sauter leurs enfants sur leurs genoux, aimaient leur femme, chantaient, vivaient ordinairement quoi…

 

Mondo cane…!!!

 

Au fait, je me souviens avoir mangé du hérisson lorsque j’étais tout miston. Mon père avait un ami gitan, Angelo-n’a-qu’un-œil, qui nous a fait mangé ce qu’il appelait le « niglo ». Ma mère gueulait parce que ces bestiaux sont pleins de puces ! Si je souviens bien, il ébouillantait l’animal, lui ouvrait le bide, le vidait, remplaçait les tripes par une grosse poignée de thym et de gros sel, refermait avec un bout de fil de fer, puis recouvrait entièrement le hérisson de terre argileuse bien mouillée. Il en faisait une grosse boule qu’il mettait à cuire dans la braise, avec des patates. Puis, une heure et quelques pastis plus tard, il cassait la croute de glaise. Les piquants restaient dans la terre cuite et apparaissait une viande fumante, odorante, succulente ! Mais il n’y en avait pas beaucoup…

 

Bon appétit.

 


05/06/2010

Au bistro de la Toile : impôts…

 

impots.jpg- Oh ! Loulle, t’en fais une gueule ! On t’a mangé ta soupe ou quoi ?

 

- C’est un peu ça. J’ai envoyé – toujours à la dernière limite – ma déclaration d’impôts. Et si je fais mes calculs,  je m’aperçois que je travaille presque la moitié de l’année pour Monsieur l’Etat… Si on compte toutes les taxes, impôts directs, retenues sécu, CSG, CRDS, etc. j’ai travaillé, depuis le premier janvier pour que dalle. Ou plutôt si, pour renflouer un Etat en faillite comme dit le Fillon… Et tout ça pendant que la moitié de mes concitoyens ne paie pas d’impôts sur le revenu…

 

- Attends Loulle, tu crois vraiment que tu travailles six mois de l’année pour que dalle ? Et quand tu vas au toubib, puis au pharmago, peut-être à l’hosto et que tu ne paies pratiquement rien, c’est un retour de tes impôts. Quand tu envoie tes gosses à l’école publique, à la fac et que tu ne paies pratiquement rien, c’est un retour de tes impôts. Quand tu te balades gratos avec ton superbe 4x4 sur des routes belles, nombreuses et bien entretenues, c’est un retour de tes impôts. Quand tu rentres chez toi sans te faire détrousser parce qu’il y a des flics qui assurent, plus ou moins bien, la sécurité, c’est un retour de tes impôts. Si tu vis dans un pays en paix, parce que le pays possède les moyens de se faire respecter, c’est un retour de tes impôts. Et si une justice pas encore trop saccagée par Sarko fait respecter tes droits, c’est un retour de tes impôts.

 

- C’est vrai Victor. Je suis conscient de tout ça. Mais ça me donne tout de même la rabia… C’est humain…

 

- C’est une chance que tu as de payer des impôts. C’est la signature d’une démocratie. Ce qui est anormal, c’est que les impôts principaux sont la TVA qui ponctionne surtout les pauvres – ceux qui te filent la boufaïsse en étant « non imposable ». Non imposable, mon cul ! Les taxes sur la bouffe, sur l’essence, sur tous les produits et tous les services, les pauvres les paient autant que les riches. Sauf que pour ceux-ci ça ne représente pas grand-chose, et pour ceux-là beaucoup trop. Le problème est dans un système fiscal totalement archaïque, qui ponctionne le travail et privilégie le capital et le patrimoine, et que la gauche devra avoir le courage de remettre totalement à plat lorsqu’elle retrouvera le manche.

 

- Tè ! Je mets ma tournée. Ça fera rentrer du pognon dans les caisses de Monsieur l’Etat !

 

Merci à alternatifs.org

04/06/2010

Le roi du rabot Fillon aurait-il des idées ?

 

fillon faillitaire.jpg

Il vient – enfin ! – d’admettre que les trop fameuses « niches fiscales » devraient être « rabotées » afin de financer, un tout petit peu, les retraites. Evidemment le coup de rabot sera sélectif et probablement léger du coude. Pourtant il y en a du pognon a récupérer dans ces niches pour qui aurait le courage d’en sortir les pitbulls qui les gardent jalousement !

 

Une commission de députés a planché la dessus et a publié un rapport édifiant la dessus. On y apprend que notre beau pays compte... 486 niches fiscales ! Corse, réservistes, débits de boissons, prix littéraires, pipeuses de St-Claude, journalistes, députés, chevaux de course, investissements outre mer, restaurateurs, etc. C'est plus que le nombre de fromages d'un pays jugé ingouvernable par le général de Gaulle, et à peine moins que son nombre de députés !

 

Comment avons-nous pu arriver à une telle aberration ? D'abord, notre impôt sur le revenu est décrépi. Fondé en 1914, refondu en 1948, il a été boursouflé d'abattements, de décotes, de minorations, de boucliers et autres exemptions au fil des décennies. Et la dernière – énorme boursouflure - est le grand œuvre de notre Phénix de Neuilly, le fameux bouclier fiscal de 15 milliards chaque année refilé aux plus bourrés de thunes ! Une profession à cajoler, des électeurs à remercier, une région à préserver ? Hop ! Une dérogation, un abattement, une exonération.

 

L'Etat redonne de la main gauche ce qu'il prend de la main droite. Il comprime certaines dépenses pour tenir sa promesse, mais accorde en échange des baisses d'impôt très ciblées. Autrement dit, il crée de nouvelles niches.

75 milliards d'euros de niches pour cette année, alors que l'impôt sur le revenu devrait rapporter 60 milliards, moins que l’intérêt de la dette !

 

Etrange paradoxe : ce que nous évitons de payer dépasse ce que nous payons ! Champions du monde ! Nous sommes le pays de l'OCDE où l'impôt sur le revenu est de loin le plus faible, autour de 3 % du PIB. Aux Etats-Unis, l'impôt sur le revenu (échelon fédéral et Etats confondus) rapporte 8,5 % du PIB, plus de 15 % en Suède, et près de 25 % au Danemark !  Eh ! Kiki me répondra un heureux planqué, c’est parce que nous sommes plus malins que les autres, planqués dans des niches permettant d'échapper au regard inquisiteur du percepteur !

 

Alors que la France se gargarise d'égalité et de modèle social, elle vit en réalité dans l'inégalité et le chacun pour soi.

 

Ce système est profondément injuste. Car les taxes les plus lourdes, comme la TVA avec 180 milliards d'euros de rentrées prévues en 2009, la CSG et la CRDS avec près de 90 milliards (un chiffre tellement énorme qu'il faut aller le chercher au fond d'un rapport abscons, aucun ministère ne jugeant opportun de le publier) et les cotisations sociales, sont toutes proportionnelles. Les pauvres paient autant que les riches.

 

C'est contraire au fameux article 13 de la Déclaration des droits de l'homme de 1789 : « Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés. »


France, pays des Droits de l’Homme, Mon Cul…

 

03/06/2010

Un bon bankster est un bankster mort

 

 

chimulus banquiers.jpg

Merci à Chimulus

 

 

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02/06/2010

Honneur à José qui a chié dans la colle (à viande !)

 

Jose_bove_portrait-1.jpgJosé (Bové bien sûr) et ses collègues du Parlement européen ont fait un doigt d’honneur aux chiapacans de la Commission en refusant d’autoriser – comme celle-ci le demandait - l’utilisation de la « colle à viande » - la thrombine - pour faire bouffer aux pauvres les déchets de viande pour animaux. La Commission voulait harmoniser les législations nationales, puisque la thrombine est déjà autorisée en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas, mais les députés européens, sous la conduite des députés Verts, ont opposé leur véto. La France, pays de la gastronomie où les gargotiers sont rois, était…pour ! Elle avait même anticipé sur cette directive européenne rejetée en autorisant cette merde par un arrêté provisoire entre 2003 et 2005, ceci à la suite de deux avis positifs de l'Afssa, l'Agence de sécurité sanitaire des aliments ! On peut s'interroger sur l'indépendance des membres de cet organisme qui a la charge d'autoriser ou non tel ou tel produit sur le marché...

 

De la « colle à viande », de la « thrombine » ? Kézako ? La thrombine est un enzyme qui accélère la coagulation du sang et qui, mélangée avec de la thromboplastine issue des muscles des animaux, donne une sorte de colle alimentaire. Autrement dit du plasma sanguin de porc ou de vache mélangé à des bouts de muscles finement broyés.

 

Quel est l’intérêt de cet ingrédient ? Avant tout de faire gagner encore plus de pognon aux gougnafiers de l’industrie agro-alimentaire. Comment ? En agglomérant avec cette colle tous les bas morceaux invendables en l’état et que l’on trouve au rayon « viande pour animaux » dans les grandes surfaces. Vous voulez la méthode ? Vous broyez en copeaux toutes les « pélangrougnes » (bas morceaux de barbaque en Provence), dans un bac, vous les mélangez avec cette « colle », vous laissez reposer quelques heures au frais et vous obtenez des morceaux de « viande » presque présentable vendus sous plastique avec, en tout petit, tout petit, la mention « produit carné ». Un régal pour les salmonelles !

 

Vous trouvez ces merdes dans les plats cuisinés, les raviolis, les boulettes de viande, les jambons cuits bon marché « reconstitué », les « jambons de poulet », etc.

 

Les députés européens ont dit Niet à la Commission. Mais celle-ci, sous la pression des puissants lobbies de l’agroalimentaire, va revenir à la charge, en noyant la « colle » dans une vingtaine de demande d’autorisation pour des additifs alimentaires.

 

Donc : meffi et vive José et ses potes verts du parlement européen !

 


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01/06/2010

M’ame Michu et M’ame Chazotte : du danger de sortir les poubelles !

 

vamps.jpg


 

- Ben, ousqu’vous z’allez M’ame Michu avec un casque de chantier sur la tête. Vous travaillez chez Bouygues maintenant ?

 

- Ben, non M’ame Chazotte, mais avec ce qui se passe, je fais attention. C’est que c’est dangereux de marcher dans la rue !

 

- V’z’avez peur de vous faire renverser par un 4x4 avec pare-buffle ? C’est vrai qu’on ne tient jamais assez compte du danger que représentent les buffles dans nos villes…

 

- Non, mais, v’z’avez vu ce qui s’est passé au Chili ? A Antofogasta ?

 

- Ben, non. Alors ?


- Eh bien M’ame Josefina Venizela, 52 ans, s’est défenestrée du 12e étage. Parait qu’elle voulait se suicider. Seulement, elle a atterri sur la tête de M’ame Luisa Almendares, une femme de ménage de 56 ans qui était en train de sortir les poubelles dans la cour de l’immeuble voisin. Et c’est vraiment pas de chance : M’ame Almendares n’avait plus que 40 minutes à travailler avant la fin de son service ce jour-là, précise la police ! Et ben, les deux sont mortes !


- Eh ben, M’ame Michu, y a une conclusion évidente à tirer de votre histoire…


- Et c’est quoi ?


- Ben ! De ne JAMAIS sortir les poubelles !

 

 


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