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18/11/2016

Au bistro de la Toile : Où est l'espoir ? Qui pour nous faire rêver ?

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- Alors Victor, t’as regardé le débat des primaires hier soir ?

- Non. Sans intérêt.

- Eh ! Tout de même. Celui ou celle qui sortira de cette primaire sera quasiment assuré de gagner la présidentielle du printemps 2017 !

- Tu as dit « quasiment ». Ce qui veut dire que ce n’est pas sûr à 100 %. Regardons quelles seront les forces en présence. À droite, on aura donc Juppé ou Fillon, plus Macron. À l’extrême droite Le Pen.

- Ça c’est clair, mais à gauche, qui ? Et Macron, tu le mets à droite ?

- Ben, où veux-tu le mettre ? À gauche ? Lui-même refuse cette qualification. Son financement ne provient pas des cotisations des « travailleurs » que je sache… N’est-il pas allé, il y a quelques mois, voir les banquiers de la City, à Londres ? N’a-t-il pas l’oreille du Medef ? Mais il a l’avantage d’être « neuf », de ne pas être de la génération des responsables de l’état actuel de désarroi moral et de délabrement économique du pays. Donc ça fait pas mal de monde pour se partager les voix de la droite et de l’extrême droite…

- …qui représentent tout de même près de 60 % des intentions de vote…

- Exact Loulle. Et là, les responsables politiques de la gauche sont coupables de cette situation. Ils sont coupables de cette chose terrible : ils ont poussé les « masses laborieuses » comme disait Georges Marchais, les « travailleuses, travailleurs » comme disait Arlette Laguiller, dans les griffes du F.N.

Les deux gouvernements de François y sont pour beaucoup, tournant le dos aux valeurs de gauche, fliquant la population, incapables de juguler le chômage, imposant par ordonnance une loi du travail directement sorti du Medef, s’aplatissant devant l’Allemagne de Merkel, léchant les bottes de l’Otan des USA comme un gentil toutou docile, faisant le jeu des banksters, incapables d’imposer quelque vue que ce soit à l’Europe, etc. On est habitué aux faux-culteries des socialistes pour lesquels c’est presque une tradition que de trahir ses promesses.

Mais ils ne sont pas les seuls. Que dire de cette « intelligentzia » autoproclamée de la gôôôche lèche-babouches ? Tous ces bobos collabos crachant sur la « populace » qui reste insensible « à la beauté du combat djihadiste » ? Que dire des partis - maintenant simples groupuscules – de l’extrême gauche, le NPA se fusillant il y a quelques années en présentant une candidate voilée, au nom d’un combat bidon assimilant les délires religieux des tarés d’allah à la lutte des classes ? Que dire du parti communiste – jadis premier parti de France – qui est devenu une machine poussive recroquevillée sur un petit pré-carré de notables locaux ? Que dire des écolos dont les palinodies perpétuelles ont déçu et poussé à fuir les plus purs ?

- Ben dis donc, Victor, tu leur as taillé un sacré costard ! Alors qu’est-ce qui reste ? Faut-il se résigner à subir Juppé, Fillon ou Le Pen ? De quoi cauchemarder grave… Où est la part du rêve ? Où est la lueur d’espoir.

- À gauche, François n’aura pas, je pense, l’impudence de se représenter. La primaire à gauche se fera donc entre Valls et Montebourg. Les deux sont comptables de la faillite du quinquennat de Hollande, le premier en portant une responsabilité essentielle. Chercher le rêve chez Valls, faut aimer… Montebourg a plus d’atouts, mais s’il est le représentant élu, donc porteur du bilan des socialistes, ce qui est la règle du jeu de la primaire, il a peu de chance d’arriver dans les deux premiers à la présidentielle.

- Reste qui alors ? Mélenchon ?

- Il peut être ce porteur d’espoir. Il est le seul a pouvoir ramener au bercail les millions de voix des ouvriers, des employés, des fonctionnaires de base qui, se sentant trahis, se sont réfugiés dans les bras du F.N.. Sa campagne, plus mesurée, loin des vociférations d’antan, porte ses fruits. Il lui reste à clarifier sa position face à quatre questions essentielles : - la place de la France dans l’Europe, - les rapports avec l’islam, - les migrants, - la France et l’Otan.

Concernant l’Europe, il semble ne pas commettre la stupide erreur de vouloir en sortir à la manière du Brexit, mais de taper sur la table et faire clairement savoir à nos partenaires que la France est LA FRANCE, qu’elle demeure la deuxième économie de l’Europe derrière l’Allemagne, mais que l’économie n’est pas tout, qu’elle est la première – voire la seule – puissance militaire de l’Union européenne, qu’elle fait partie de club, heureusement restreint, des puissances atomiques, qu’elle est, de loin, la nation européenne la plus influente au niveau diplomatique dans le monde, enfin quelle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies. Ce qui la positionne largement à la tête de toutes les nations de l'U.E. Pour un dirigeant digne de ce nom, il y a là de quoi se faire respecter, non ?

Concernant l’islam, il s’est - si je me souviens bien - plusieurs fois prononcé contre le voile, pour la laïcité sans « arrangements raisonnables », pour la plus grande fermeté contre les islamistes, qu’ils soient Français ou étrangers. C’est là que l’attend le peuple de gauche qui s’est tourné vers le FN, par la konnerie des colabobos lèche-babouches qui sévissent sur les plateaux télé et dans les médias et qui ont remplacé l’œil de Moscou par l’œil de Mossoul !

Concernant les migrants, on attend sa position…

Quant à l’Otan, s’il annonce clairement qu’il compte, sinon en sortir complètement, du moins revenir à la situation de l’époque de De Gaulle - allié, certes, mais pas vassal - il marquera de sérieux points dans l’opinion.

- Bon. Ben, y a du boulot…

- C’est vrai, mais il y a la place. La clé étant la capacité de Mélenchon à récupérer les voix de gauche fourvoyées chez Le Pen.

- À la nôtre ! Et Banzaï !


Illustration: merci au regretté Chimulus

04/11/2016

AVEC "TES": TOUS FLIQUÉS

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Décidément, ils sont madrés et roublards, comme tous les politicards « professionnels ». « Ils », c sont les membres de ce gouvernement dit « de gôôche » qui a profité du fait que les citoyens jouaient les pontonniers pendant le long pont de Toussaint, Halloween, Jour des Morts pour porter une atteinte grave, très grave à nos libertés individuelles. Ceci sournoisement, en court-circuitant les voies parlementaires, par simple décret administratif. Le nom de ce déni de démocratie : le fichier des « Titres électroniques sécurisés (TES).

Késaco ? Il s'agit d'un énorme fichier électronique qui va fliquer l'ensemble des possesseurs d'une carte d'identité nationale ou d'un passeport. Autrement dit TOUS les Français. Vont être ainsi mis dans ce fichier tout ce qui à trait à notre identité, voire à notre personnalité.

Voici les termes exacts du décret :

Art. 2

Les données à caractère personnel et informations enregistrées dans le traitement mentionné à l’article 1er sont :

1 Les données relatives au demandeur ou au titulaire du titre :

a) Le nom de famille, le nom d’usage, les prénoms;

b) La date et le lieu de naissance;

c) Le sexe; d) La couleur des yeux;

e) La taille;

f) Le domicile ou la résidence ou, le cas échéant, la commune de rattachement de l’intéressé ou l’adresse de l’organisme d’accueil auprès duquel la personne est domiciliée;

g) Les données relatives à sa filiation: les noms, prénoms, dates et lieux de naissance de ses parents, leur nationalité;

h) Le cas échéant, le document attestant de la qualité du représentant légal lorsque le titulaire du titre est un mineur ou un majeur placé sous tutelle;

i) L’image numérisée du visage et celle des empreintes digitales qui peuvent être légalement recueillies;

j) L’image numérisée de la signature du demandeur de la carte nationale d’identité;

k) L’adresse de messagerie électronique et les coordonnées téléphoniques du demandeur, lorsque

celui-ci a choisi d’effectuer une pré-demande de titre en ligne ou a demandé à bénéficier de l’envoi postal sécurisé, ou sur déclaration de l’usager lorsqu’il souhaite être informé par ce moyen

de la disponibilité de son titre ;

l) Le cas échéant, le code de connexion délivré par l’administration au demandeur pour lui permettre de déclarer a réception de son passeport lorsque ce titre lui a été adressé par courrier sécurisé.

 

Mais ce n'est pas tout. Le procédé inquisitoire se corse lorsque l'on connaît le vaste éventail des personnes habilitées à utiliser ce fichier.

Reprenons là encore les termes exacts du décret :

Art. 3 – Peuvent accéder, à raison de leurs attributions et dans la limite du besoin d’en connaître, à tout ou partie des données enregistrées dans le traitement mentionné à l’article 1er et dans le composant électronique prévu à l’article 2 du décret du 30 décembre 2005 susvisé:

1 - Les agents des services centraux du ministère de l’intérieur et du ministère des affaires étrangères chargés de l’application de la réglementation relative au passeport et à la carte nationale d’identité, individuellement désignés et dûment habilités par le ministre de l’intérieur ou le ministre des affaires étrangères;

2 - Les agents des préfectures et des sous-préfectures chargés de la délivrance des passeports et des cartes nationales d’identité, individuellement désignés et dûment habilités par le préfet;

3 - Les agents diplomatiques et consulaires chargés de la délivrance des passeports et des cartes nationales d’identité, individuellement désignés et dûment habilités par l’ambassadeur ou le consul;

4 - Les agents chargés de la délivrance des passeports de service au ministère de l’intérieur, individuellement désignés et dûment habilités par le ministre de l’intérieur.

II. – Peuvent accéder aux données enregistrées dans le composant électronique prévu à l’article 2 du décret du 30 décembre 2005 susvisé dans le cadre de leur mission de recueil de la demande et de remise des titres:

1 - Les agents des communes individuellement désignés et dûment habilités par le maire;

2 - Pour les seuls passeports de mission, les agents des formations administratives du ministère de la défense, individuellement désignés et dûment habilités par le ministre de la défense.

Le ministre de la défense peut, par arrêté, déléguer ses pouvoirs dans ce domaine aux commandants des formations administratives.

Art. 4 – Pour les besoins exclusifs de leurs missions, peuvent accéder aux données enregistrées dans le traitement prévu à l’article 1er, à l’exclusion de l’image numérisée des empreintes digitales, dans les conditions fixées par l’article L. 222-1 du code de la sécurité intérieure:

1 - Les agents des services de la police nationale et les militaires des unités de la gendarmerie nationale chargés des missions de prévention et de répression des atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation et des actes de terrorisme, individuellement désignés et dûment habilités par le directeur dont ils relèvent;

2 - Les agents des services spécialisés du renseignement mentionnés à l’article R. 222-1 du code de la sécurité intérieure, individuellement désignés et dûment habilités par le directeur dont ils relèvent, pour les seuls besoins de la prévention des atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation et des actes de terrorisme.

/…

Ça fait beaucoup de monde. Évidemment disent les auteurs de ce décret, ce fichier ne servira qu'à simplifier et accélérer les procédures d'obtention d'une carte d'identité ou d'un passeports, il servira aussi à lutter contre les faux papiers et les usurpations d'identité, il ne pourra être utiliser que pour authentifier une pièce, pas pour identifié un individu, il contribuera enfin à la lutte contre le terrorisme. Souhaits pieux bien louables mais qui puent l'hypocrisie : où est la différence entre l'authentification et l'identification puisque ce fichier sera ouvert à toutes les forces policières du pays, y compris les services de renseignements, et même dans certains cas ouverts à Interpol et à des services étrangers.

Bon, vous me direz, les « braves gens » n'en ont rien à cirer puisqu'ils n'ont rien à cacher. Ben voyons, aujourd'hui peut-être mais qu'en sera-t-il demain, avec les dérives vers le tout sécuritaire qui envahissent l'espace politique ? Vous croyez que Microlax 1er s'il revient au pouvoir ou la fille du borgne feront le distingo subtil entre « l'authentification » et « l'identification » ?

Ce fichier, combiné avec un logiciel de reconnaissance faciale permettra de reconnaître n'importe qui dans des photos de foule, au cours de manifs par exemple. Vous n'y croyez pas ? Tenez, faites l'expérience avec cette photo qui regroupe des milliers de personnes à la cérémonie d'intronisation d'Obama

http://gigapan.org/viewGigapanFullscreen.php?auth=033ef14483ee899496648c2b4b06233c

En zoomant, vous pouvez reconnaître avec une grande précision les visages même lointains. La reconnaissance faciale fera le reste. Et les divers services de flicages complèteront (clandestinement ?) votre fiche et connaîtront ainsi vos orientations sexuelles si vous allez à la gay-pride, syndicales si vous allez à la manif, politique si vous allez à tel ou tel meeting, etc. C'est bluffant, eh ?

Et s'il n'y avait que les représentants de l'ordre habilités, mais un tel fichier sera une formidable source de profit pour les hackers de tout acabit.

Cette horreur sécuritaire est déjà venu menacer nos libertés. C'était en 2011, sous Sarkozy. Un dispositif similaire mais de moins grande ampleur avait déjà été voté. C'était « le fichier des honnêtes gens ». Le Conseil Constitutionnel y avait mis un terme en 2012. Jean-Jacques Urvoas (actuel garde des Sceaux), avait vigoureusement dénoncé à l'époque le super fichier voulu par la majorité d'alors. Dans son blog, le député PS finistérien s'élevait contre le « fichier des gens honnêtes ». « Nous allons voter contre. Ce texte contient la création d'un fichier à la puissance jamais atteinte dans notre pays puisqu'il va concerner la totalité de la population ! Aucune autre démocratie n'a osé franchir ce pas », écrivait-il en mars 2012. « Nous considérons donc que l'existence de ce fichier sera une atteinte excessive au droit au respect de la vie privée », ajoutait Jean-Jacques Urvoas. Quatre ans plus tard, c'est le même Urvoas, garde des sceaux, qui, sournoisement, ressuscite le même fichier en pire, et pour éviter de se faire retoquer par le Conseil constitutionnel, passe par un simple décret.

Voilà comment ce gouvernement de Ganelon se planque derrière les arches du grand pont de la Toussaint pour faire ses saletés d'une manière qu'il espérait discrète.

Va fan culo.

 

 Texte complet du décret:

https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000033318345&oldAction=rechExpTexteJorf

Illustration X - Droits réservés

25/10/2016

Au bistro de la toile : « Où wallons-nous ? »

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- Alors Victor, où wallons-nous ? Où wallons-nous ?

- On ne sait pas où on va Loulle, mais on y va ! Mais est-ce que nous valons les Wallons ? Certainement pas. A écouter les machines à bruits et les lucarnes à décerveler, ces moins de quatre millions de Gaulois arriérés bloquent la marche vers le bonheur ultra libéral de cinq-cents millions d'Européens ! Mais au contraire, ces Wallons sont l'honneur de l'Europe. Ils montrent la voie. Ils prouvent que l'on peut encore s'opposer aux diktats de la finance et des conglomérats mafieux multinationaux. Et leur ministre-président est le seul, je dis bien le seul qui a les aliboffis bien pendus parmi la foultitude de politicards soucieux avant tout de leurs propres intérêts en se foutant comme de leur première magouille de l'intérêt général des peuples qui les ont élus. En disant NON à ce traité félon, négocié sournoisement sur le dos des populations par des technocrates irresponsables élus par personne, ils redonnent de l'ESPOIR à ces peuples régulièrement manipulés, méprisés, trompés. Comme le peuple français qui a voté NON à la « constitution européenne » et a été baisé jusqu'au trognon par Sarko et ses sbires, sur injonction des euronuisibles de Bruxelles. Comme les Irlandais, sommés de revoter jusqu'à ce qu'ils « votent bien ». Comme les Grecs, écrasés par la morgue de l'Europe teutonne.

- Alors, il faut frexité ? Foutre le camp de l'U.E. ? Comme les Britiches avec leur Brexit ?

- Certainement pas. L'Europe est la plus belle utopie réalisée. Mais elle a été dévoyée par une dérive fatale vers l'ultralibéralisme, vers cette « concurrence libre et non faussée » qui met surtout en concurrence les laborieux des pays entre eux. Entre le salaire minimum d'un Bulgare (160 euros) et celui d'un Luxembourgeois (1900 euros), il y a un sacré fossé. Les pays membres de l'U.E. n'ont d'ailleurs pas tous de Smic. Trois groupes se distinguent : - Les salaires inférieurs à 500 euros (Bulgarie, Roumanie, Lituanie, Lettonie, République tchèque, Estonie, Hongrie, Slovaquie, Pologne, Croatie) ; - Les salaires minimums entre 513 et 790 euros (Portugal, Grèce, Malte, Espagne, Slovénie) ; - Les plus hauts salaires, entre 1343 et 1923 euros (Royaume-Uni, France, Irlande, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Allemagne). Les six autres Etats membres (Autriche, Chypre, Danemark, Finlande, Italie, Suède) ont fixé un salaire minimum par branches ou prévoient que les salaires minimums soient déterminés par négociation entre les partenaires sociaux. Longtemps intransigeante sur la question, l'Allemagne a mis en place un salaire minimum de 8,50 euros de l’heure le 1er janvier 2015. Dès lors les rapaces de la finance qui ont pris le pouvoir et qui régissent l'Europe ont tout loisir de faire se concurrencer entre eux les sans-dents qui n'ont que leur sueur à vendre. Avec les « travailleurs détachés », autre appellation de la répugnante directive « Bolskesteim », l'esclavage revient à la vitesse Grand V.

Donc, pas question de quitter l'Europe, mais il faut la refonder. A quelques pays seulement, autour des membres fondateurs historiques. La sortie de la Grande-Bretagne montre la faillite de l'Europe actuelle. Il faut en profiter pour renverser la table et tout remettre à plat. En refondant les institutions européennes sur des bases réellement démocratiques, où la Commission serait responsable devant les citoyens européens et non un machin hors-sol à la solde de tous les lobbies, dirigé par des voyous comme Barrosso et Junker. Et c'est faisable : la petite mais héroïque Wallonie le prouve ! Par la volonté d'un élu courageux elle met à la poubelle cette horreur économique qu'est le Ceta.

- Espérons que, finalement, les Wallons ne se déwalloneront pas… Bon. Mais explique-moi simplement en quoi ce traité commercial est nuisible ?

- Il y a dans ce traité – 1598 pages, uniquement en Anglais !!! - des choses probablement positives, en tout cas facilitant les échanges commerciaux entre les 30 millions de Canadiens et les 435 millions d’Européens (plus 500 millions puisque les Rosbifs ont brexités!). Mais le hic, c'est que ce traité se veut global et pas seulement commercial. La France a réussi à en faire sortir la culture, mais pour combien de temps ? Donc, dans ce Ceta, il y a beaucoup de sauce pour cacher deux choses essentielles qui sont rédhibitoires.

La première, c'est l'institution de tribunaux privés devant lesquels les multinationales pourront trainer les États dès lors que ceux-ci voteraient des lois susceptibles de nuire à leurs intérêts. Cette privatisation de la justice, au seul profit des entreprises et au détriment des peuples et des États qu’ils se sont choisis, est scandaleuse. Elle est rejetée par toutes les populations formant l’U.E.

Dans les faits, à travers de telles juridictions privées, composées d’avocats d’affaires et de juristes au service des entreprises, les multinationales pourraient attaquer un gouvernement qui, prendrait, par exemple, des décisions contre le tabagisme, et réclamer des sommes fabuleuses pour « compenser » leur manque à gagner. Ou contre l'interdiction de la fracturation pour l'extraction des gaz de schistes. Juridictions sans appel possible. Dès lors, avec une telle épée de Damoclès suspendue au-dessus de leur tête, aucun gouvernement n'osera voter des lois allant à l'encontre des intérêts des multinationales. C'est la mort de la démocratie et l'avènement des ploutocraties.

- Plouto quoi ? C'est quoi ce truc ?

- C'est du Grec, comme bien des mots français. De « ploutos », richesse, fric et « kratos », pouvoir. C'est le gouvernement des riches au profit des seuls riches. C'est exactement ce qui caractérise le fonctionnement de l'U.E. actuelle, dans laquelle les « lobbies », les groupes de pression des multinationales influent sur la Commission qui propose les « directives » que les États de l'Union sont ensuite contraints d'intégrer dans leurs législations nationales. Nous pouvons dire un énorme MERCI aux Wallons qui, seuls, font face à ces horreurs.

- Et la deuxième choses rédhibitoire ?

- Çà concerne la libéralisation des services. C'est très vaste, ce ne sont pas seulement les banques ou les assurances mais tous les nouveaux secteurs de l'économie, de la santé à l'éducation, en passant par l'énergie et la culture, malgré les réticences de la France. D'ordinaire, dans les accords de pays à pays, les partenaires établissent une liste des secteurs qu'ils incluent dans les accords. C'est ce qu'on appelle « liste positive ». Mais le traité Ceta, comme Tafta et Tisa (une autre belle saloperie) veut inverser cette logique en instituant des « listes négatives ». C'est-à-dire que les États devront établir la liste des secteurs d'activité qu'ils veulent explicitement exclurent du domaine de juridiction des accords. Tout le reste étant dès lors libéralisable ! Ce qui ouvrira la possibilité de libéraliser par défaut. Les États seront donc menacés de poursuites s'ils maintiennent des monopoles publics ou favorisent leurs entreprises locales pour relancer leur économie par exemple, à moins d'avoir auparavant négocié des exemptions dans certains secteurs.

- Ah ouais. C'est dingue ce truc. C'est mettre nos systèmes politiques à la merci des seuls marchands de soupe, des multinationales qui deviennent ainsi supérieures aux États. C'est effectivement la fin de la démocratie. Mais attend Victor, comment nos gouvernants, nos soi-disant élites ont-ils pu accepter ça ? Et pourquoi les médias nous enfument ? Ils sont incompétents ou complices ?

- Ils sont plus complices qu'incompétents. Alors qu'est-ce qu'on dit aux Wallons ?

- Merci, mille merci ! Et, tè, Victor, en leur honneur, on va trinquer à la bière ! J'ai à la cave quelques boutanches de « Trappistes » sérieuses.

- A la nôtre et aux Wallons !

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Illustrations: merci à Chimulus et à X - Droits réservés

18/10/2016

Aujourd'hui se joue à Luxembourg l'avenir du très nuisible accord CETA.

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 Ce mardi 17 octobre les ministres européens du Commerce se réunissent à Luxembourg pour approuver l'accord commercial CETA entre l'U.E. et le Canada, accord qui devrait être signé le 27 octobre à Bruxelles en présence du chef du gouvernement canadien Justin Trudeau.

«Nous exhortons le gouvernement à ne pas ratifier le CETA. Cet accord menace nos services publics, notre système de santé et nos emplois». Paroles de syndicaliste. Elle émane de qui ? CGT ? Confédération des syndicats européens ? C'est ce que l'on voudrait entendre tant ces accords sont nuisibles à tous les travailleurs. Non, cette exhortation a été formulée par Mark Handcock, l'un des principaux dirigeants syndicalistes...canadien ! Et il n'est pas le seul représentant des travailleurs d'outre-atlantique a prendre position rdicalement contre le CETA. Hassan Yussuff, président du Congrès du travail du Canada (CTC), déclarait à son tour : « Le Canada et l’Europe partagent de nombreuses valeurs qui pourraient nous permettre d’approfondir nos relations commerciales d’une manière juste et équitable en respectant de forts droits des travailleurs et travailleuses et des normes environnementales élevées. Malheureusement, le CETA nous en empêche.» Cette organisation (plus de 3 millions d'adhérents) s'oppose avec vigueur aux accords CETA dont elle pense qu'il favorise par trop les intérêts des entreprises et en particulier des multinationales aux détriments des travailleurs...canadiens. Comme quoi il n'y a pas qu'en Europe que ce traité et son jumeau le TAFTA font grincer des dents.

Cette identité de vue des syndicats de part et d'autre de l'Atlantique a donné lieu, le 4 mai dernier, a la publication d'une requête commune entre le CTC canadien et la CES (Confédération européenne des syndicats). Les deux confédérations demandaient aux négociateurs de la Commission européenne et du ministère canadien du Commerce cinq modifications majeures: l’élimination des tribunaux de l’investisseur, le respect du droit du travail, la possibilité de réviser l’accord dans les cinq ans suivants sa ratification, la protection des services publics et la protection des autorités locales.

Il faut dire que les Canadiens ont déjà une large et cuisante expérience de ces « accords », avec l'ALE (accord de libre-échange entre le Canada et les Etats-Unis) et l'ALENA (accord de libre échange entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique). Concernant le volet le plus contesté de ces types d'accord - les tribunaux privés pour régler les différents entre entreprises multinationales et Etats – le constat est sans ambiguïté : sur les 77 poursuites connues entre investisseur et État en vertu de l’Alena, 35 ont été intentées contre le Canada, 22 visaient le Mexique et 20 les États-Unis. Le gouvernement des États-Unis a remporté 11 de ses affaires et n’a jamais perdu une affaire en vertu de l’Alena, ni payé de dédommagement à une société canadienne ou mexicaine. Cela prouve que même si les accords commerciaux semblent traiter toutes les parties équitablement, les pays les plus puissants sont généralement mieux immunisés contre les poursuites commerciales.

La position identique des organisations de travailleurs européenne, canadienne et étasunienne (concernant le TAFTA) souligne bien que l'enjeu de ces traités n'est pas l' intérêt de tel pays contre tel autre pays comme on le dit parfois, mais avant tout l'intérêt des multinationales contre l'intérêt des citoyens, qu'ils soient travailleurs ou consommateurs.

Les Wallons, qui refusent toujours de signer ces accords CETA, subissent le feu roulant des pressions des autres pays européens, de la Commission, des me(r)dias aux ordres, des canards laquais. Tiendront-ils le coup ? Auquel cas nous devront élever un monument à leur courage et à leur lucidité !

 

Sources :

https://blogs.mediapart.fr/fabien-grasser/blog/151016/ceta-les-syndicats-canadiens-sur-le-pied-de-guerre

http://www.cgt94.fr/spip.php?article1536

http://www.force-ouvriere.fr/le-ceta-ne-fait-pas-un-tabac

http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/le-non-wallon-au-ceta-pourrait-empecher-sa-mise-en-oeuvre-1176084

 

Illustration X - Droits réservés

11/10/2016

Primaires, à la primaire : Votez Sarko !

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Françaises, Français,

Grosses niaises, gros niais,

Lèches-cul avachis mous de la cafetière

Venez voter pour moi, dans un mois, aux Primaires.

Vous connaissez déjà pour en avoir usé

Les ressources que j’ai pour vous sodomiser :

Faites de moi celui qui sera président

Pas celui des manards, pas celui des sans-dents

Mais celui de ces pauvres riches qu’on vilipende,

Et qui comptent sur moi, de peur qu’on ne les pende.

Si vous votez pour moi, vous ne serez pas déçu :

Sûr, je vous sucerai pire qu’une sangsue.

Je vous prendrai vos sous, toutes vos libertés

Je foulerai aux pieds votre société,

Car pour moi, peuple vil, ramassis d’imbéciles

Vous enfiler à sec n’est pas très difficile !

Lorsque je dis « pour moi », je dis surtout « pour nous »

Pour nous les maquereaux du Medef, les voyous,

Banquiers et assureurs, traders et financiers

Aidés par juges, flics, imams, rabbins, curés.

Car vous êtes si kons que vous votez pour nous !

Vous qui nous voyez grand, vous êtes à genoux !

Je vais vous manœuvrer en suscitant la peur

Vous voterez pour moi, et pour votre malheur !

Mon bilan est de plomb, mes idées sont infâmes

Vous voulez donc savoir quel sera mon programme ?

Je vais vous en donner les dix points principaux,

Du pipeau, des impôts, je vous fais un topo :

- Vous endetter beaucoup en augmentant les taxes,

Dépendance matérielle : docilité un max !

- accroître le chômage, truquer les statistiques,

Pour baisser les salaires, c’est toujours bien pratique.

- Contrôler les médias, l’internet, les réseaux

Pour vous manipuler en temps électoraux.

- Emmerder les blogueurs sans trêve et sans répits,

Les me (r) dias à ma botte et les autres au tapis.

- Contrôler cette peste que l’on nomme Justice

Afin que nos magouilles jamais ne se punissent.

- Casser les effectifs de la police utile

Car l’insécurité et la peur sont fertiles.

- Casser conjointement l’hôpital et l’école

Pour filer au privé ces fabuleux pactoles.

- Casser encore plus retraites et pensions :

Les assureurs privés financent nos actions.

- Laisser passer beaucoup d’émigrés clandestins

Pour casser le marché du travail des crétins.

- Favoriser au max toutes les religions :

Empêcher de penser, voilà la solution !

Françaises, Français !

Vous qui m’écoutez bavasser,

Débiles, imbéciles !

Vous baisez n’est pas difficile

Car vos représentants sont nuls et désunis

Vous donc serez punis !

Je renie mes idées, je mens comme je pète,

Je dis n’importe quoi tant je crains la défaite,

Car si je me démène, c’est que j’ai mes raisons :

Si je ne gagne pas, je finis en prison…

Pour gagner je sais faire flèche de tout bois

Même des plus pourris tant je suis aux abois.

Françaises, Français,

Grosses niaises, gros niais,

Peuple vil, peuple kon, ramassis d’imbéciles

Qui tendaient votre cul pour que l’on vous enfile,

Je compte sur la peur, j’espère des cata

Pourquoi pas, après tout, un petit attentat

Pour que vous rejetiez, en tremblant, l’espérance

Et vous réfugier dans un vote bien rance !

Bourricotes, Bourricots

Votez Sarko !

 

Illustration: merci à Karine Villard

 

04/10/2016

Au bistro de la toile : voter à la primaire de droite...

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- Alors Victor, toi, homme de gauche, et même de gauche rugueuse, tu vas aller voter aux primaires ?

- Bien sûr. Même, et surtout, à la primaire de droite.

- ...teng ! Tu vas donner du pognon au parti de Wauqueiz et de Sarko. Tu vas même signer ton engagement « à la charte de la droite ».

- Ouais. Exactement Loulle. Et sans vergogne. Sans états d'âme. Je vais investir dans l'avenir. Deux euros ! C'est pas cher donné pour contribuer à sortir Sarko, non ?

- Je sais pas. Moi ça me ferais un peu mal au cul. Et puis, eh ! oh ! Les gens qui tiendront les bureaux de vote, ils te connaissent. Ils savent que le matin, quand tu vas au cagoinces, tu dis « Je vais téléphoner à Sarko ! » Tu crois qu'ils croiront vraiment à la sincérité de ta signature ?

- Ils croiront ce qu'il voudront, j'en ai rien à traire. Moi, ce que je ne veux en aucune manière, c'est avoir à choisir, à la présidentielle, entre Hollande et Sarko. On ne va pas faire le match retour. Ces deux chiapacans ont eu chacun cinq longues années pour faire leurs preuves. Le résultat est catastrophique. La France a été jetée en dehors de la carte du monde ; en Europe, sa voix compte moins que celle de l'Italie ou de la Pologne. Sans parler de l'Allemagne à laquelle ils ont laissé mettre la main sur toutes les institutions décisionnelles de l'U.E. Ces deux guignols ont pratiquement doublé la dette, saccagé l'industrie du pays bradée aux financiers pourris étrangers, laissé son enseignement partir en couilles. Ils ont fait des pipes à tous les banksters, refilé des montagnes de thunes au patronat sans contreparties ni résultats contre le chômage. L'un, Sarko, a foutu une merde noire en Libye, l'autre joue le supplétif des Yankees en Syrie. Et les deux ont laissé se développer des zones de non droit, des « territoires perdus de la république » où les marchands de drogue et les salafistes font leur loi. Pire, ils ont mis le pays au bord de la guerre civile. Alors écoute-moi bien Loulle. Tout, tout, sauf ces deux fifres. Basta ! Khalass ! Raoust ! DEGAGEZ !

- Fatche ! T'as les aliboffis qui gonflent grave Victor ! Et tu crois que ton dérisoire bulletin va changer quelque chose ?

- Je suis devenu sans illusion sur la démocratie représentative à laquelle je préfèrerais le tirage au sort. Mais il faut faire avec ce qu'on a. Fais un peu travailler les boyaux de ta tête, Loulle : c'est une question d'arithmétique élémentaire. A la présidentielle ma voix, ta voix sont une parmi environ 40 millions. Le pouvoir décisionnel d'une voix est donc de un quarante-millionnième ! C'est peau de zob. Tandis qu'à la primaire de droite, ou il y aura au maximum 3 ou 4 millions de votants, chaque voix a un pouvoir décisionnel de un trois-millionième ou un quatre-millionième. C'est pas lerche, mais c'est dix à quinze fois plus qu'à la présidentielle. Donc, on me donne la possibilité de contribuer à virer Sarko, je la prends. Quitte à voter Juppé qui n'est pourtant pas ma tasse de thé (pardon, mon ballon de rouge!). Et j'irai aussi voter à la primaire de gauche, pour virer François en votant le moins pire, Montebourg.

- Ca se défend. Mais ça veux dire que tu ne crois pas à la qualification d'un candidat de gauche à la vraie présidentielle.

- Il faut soit être débile mental, soit avoir la foi du charbonnier pour croire que le candidat officiel du PS et affidés sera capable de se qualifier pour le second tour ! J'ai conscience que la qualification de Juppé annihilera les quelques chances du candidat officiel de la droite déguisée en gôôche. Mais c'est celui qui fera le moins de mal au pays.

A la présidentielle, je voterais Mélenchon et advienne que pourra. A la nôtre Loulle !

 

Illustration : merci au regretté Chimulus.

19/09/2016

Salauds de malades ! En Belgique, on exécute légalement même les enfants.

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Décidément, nos amis Belges sont « en avance » sur nous. Quel beau pays que le royaume, si accueillant à ces pauvres Français riches qui peuvent y planquer leur pognon. Mais ce n’est pas seulement en cela que la Belgique est « en avance ». C’est surtout sur les avancées considérables qu’elle a faites et continue de faire pour avoir des comptes sociaux équilibrés, pas comme ces salauds de Français. La solution est pourtant simple : les citoyens coûtent beaucoup d’argent à la Sécu au cours de leurs cinq dernières années. Et énormément de thunes lors de leurs derniers mois de vie. Il y a là une source d’économies conséquente que tout bon gestionnaire doit étudier, que tout « politique » responsable doit envisager.

N’est-il pas d’un laxisme coupable de laisser ce moment essentiel de la vie humaine qu’est la mort au gré du hasard ? N’est-ce pas contraire au sacro-saint principe de la « concurrence libre et non faussée » ? La saine gestion économique d’une nation, dans le cadre idyllique de l’idéologie ultralibérale, n’est pas compatible avec cette part de hasard, avec cette loterie qui coûte si cher et prive les révérés Actionnaires de dividendes espérés.

Les Belges, après leurs voisins Bataves, ont bien compris ce problème et ont pris les décisions courageuses qui s’imposent. Ainsi, premier pas vers une régulation démocratique de la mort, l’euthanasie est légalement accessible aux adultes depuis 2012 en Belgique. Dans leur grand altruisme, les législateurs d’outre Quiévrain ont étendu en 2014 ce « droit » aux enfants, sans limite d’âge, contrairement aux Hollandais (non, pas les amis de Rantanplan, les habitants de la Hollande) qui ont mis l’âge minimum pour ce « droit » à 12 ans.

Et ils viennent de le faire : il y a quelques jours, ils ont exécuté les volontés d’un malheureux gamin malade « en phase terminale ». Bref, ils l’ont exécuté, « euthanasié » pour utiliser un mot plus joli qu’assassiné.

Ouais mais il souffrait trop le gamin.

Ouais mais il était d’accord.

Ouais mais ses parents aussi étaient d’accord.

Ouais mais un collège de toubibs a pesé le pour et le contre.

Ben voyons. En Belgique, un certain « professeur" Vincent a demandé de pouvoir « euthanasier » des malades même en l’absence de leur accord ! http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/euthana...

Les soins palliatifs, ça coûte un bras. La formation de personnels spécialisés, c’est la ruine. Les robots « accompagnateurs vers la mort », ce n’est pas encore au point. La mise au point de molécules antidouleur, ce n’est pas encore assez rentable.

On peut imaginer l’avenir que nous préparent ces tueurs gestionnaires. Allez, projetons-nous dans quelques années, mettons, en France, sous la présidence Le Pen et le gouvernement Sarko. Par le 49-3, devenu la manière normale de légiférer, le grand-oeuvre du quinquennat a été adopté : les « lois d’Optimisation de la vie ». Des lois permettant enfin la remise à flot de la Sécu, des économies conséquentes sur les retraites, l’élimination de gens qui ne sont plus « productifs ». Les « marchés » ont, à l’époque du vote de ces lois « modernes », salué comme il se doit cette décision en rendant à la France son « triple A » ! Et la France est saluée en Europe comme le « bon élève » ultralibéral.

Ces lois mêlent avec beaucoup d’opportunité des textes précédents : fichiers déterminant le « coût » de chaque individu, possibilité d’internement d’office pour les récalcitrants – comme au plus beau temps du goulag -, pour s’appuyer ensuite sur les statistiques. Celles-ci déterminent chaque année la durée de vie moyenne des citoyens : cette année-là 78 ans pour les hommes et 83 ans pour les femmes. Ainsi, à la date anniversaire des citoyennes et citoyens atteignant ces limites statistiques, ceux-ci reçoivent de l’administration une lettre officielle leur signifiant qu’à dater de ce jour, leurs dépenses de santé ne seront plus prises en compte par la société. Dès lors, s’ils sont à l’hôpital, le service comptable de l’établissement demandera à la famille de payer entièrement les frais et, en cas de refus, de manque de « persuasion » auprès de l’impétrant - « Allez Mémé, il est onze heures, bois ton bouillon, c’est le docteur qui l’a préparé ! » - ou de non-solvabilité, donne aux médecins l’ordre d’euthanasier le « patient ».

Pour ceux qui sont en relative bonne santé existe la possibilité de « racheter » une année supplémentaire, à condition de déposer auprès de la Caisse des dépôts et consignation un montant très conséquent déterminé par la loi, sous forme de numéraire ou d’hypothèque sur des biens. À défaut, si le vieux entre à l’hôpital pour quelque affection, son sort sera rapidement scellé. Mais, dans sa grande mansuétude, la société ultralibérale lui offre la possibilité de « choisir » lui-même « d’optimiser sa vie » en libérant le territoire, gracieusement, dans « de très agréables conditions ». Comme dans « Soleil vert »…

Va fa’n culo…

 Photo X - Droits réservés

11/09/2016

11 septembre : les U.S.A. instaurent le fascisme au Chili.

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Le 11 septembre 1973 au matin, les trois armées factieuses attaquent la « Moneda, siège du gouvernement chilien régulièrement sortie des urnes. Salvator Allende, le président élu, se suicide (ou est « suicidé ») dans son palais. Ses dernières paroles radiodiffusées furent : « Continuez et sachez que s’ouvriront bientôt les grandes avenues où l’homme digne s’avancera pour construire une société meilleure.

Les grands profiteurs et exploiteurs du pays, alliés à l’armée et à la police fomentèrent un coup d’état militaire sous la direction d’Augusto Pinochet, une caricature de troufion borné au nom d’opérette. S’ensuivirent la dissolution du Congrès national, des conseils municipaux, des syndicats et des partis politiques. La liberté de la presse fut abolie, le couvre-feu instauré.

Dès lors la barbarie de la soldatesque donna toute sa mesure sanglante : des dizaines de milliers de militants parqués dans le Stadio nacional, les doigts du chanteur Victor Jara sectionnés à la hache (« Et maintenant, joue de ta guitare ! »), les rumeurs de tortures et d’assassinats en masse, l’agonie de Pablo Neruda dans sa maison pillée...

Le Chili s’enfonça dans une nuit sanglante de 17 ans…

Derrière ce désastre, derrière cet attentat terroriste contre la démocratie, un pays : les Etats-Unis d’Amérique et un assassin qui sera couronné du prix Nobel de la paix : Henri Kissinger…

Et à présent, une autre clique sévit tente de mettre en place des dérivées de l'opération Condor. Elle est à l’œuvre au Brésil au Venezuela, en Bolivie et partout dans cette Amérique latine qui à eu le culot, le courage de défier les maîtres de « l'Empire » et de libérer les peuples opprimés du joug des multinationales yankees qui les pillaient et espèrent bien recommencer. C'est le coup d’État contre Dilma Roussef au Brésil, contre Maduro au Vénezuela, contre Evo Morales en Bolivie, après la ruine organisée de l'Argentine par les bankters étasuniens.

 

Alors les tours du World Trade Center… Va fan culo !

 

twintower baudin.jpg

Création originale Giacobazzi

 

God blesse America

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Sitting Bull le guerrier, et toi Geronimo,

Et les millions d’Indiens chassés comme animaux,

Massacrés par le plomb, par la croix, par la gnole,

Par les loques données chargées de variole.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil de la nation des voleurs de vos terres …

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Esclaves noirs trimant dans les champs de coton,

Achetés, exploités et payés au bâton,

Humiliés, niés, traités pire que bêtes

Par des culs bénis blancs crispés sur leur gâchette.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil de tous ces Wasps qui ont forgés vos fers…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Salvador Allende, du fond de ton tombeau,

Et vous, Chiliens, assassinés par les Rambo

Lâchés sur vos richesses comme des chiens féroces

Pour que vos exploiteurs puissent rouler carrosse.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil des spadassins de Henri Kissinger…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Paysans communistes nés en Indonésie.

Vous étiez un million accusés d’hérésie,

Massacrés pour avoir soutenus Sokarno

Alors que les yankees préféraient Suharto.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil du dollar roi qui nourrit les gangsters…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Héroïques soldats paysans du Viet-Nam.

Vous avez écrasé l’armée de l’Oncle Sam,

Vous avez triomphé de cette soldatesque

De violeurs, de tueurs et de pasteurs grotesques.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Vains remparts de la vanité anglo-saxonne…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Enfants crevants de faim des faubourgs irakiens,

Disputant la pitance aux vautours et aux chiens,

Depuis que la « croisade » menée par l’Oncle Sam

Massacre les civils pire qu’au temps de Saddam.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Qui vous envoie missiles et bombes félonnes…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Paysans, ouvriers, écoliers yougoslaves,

Que les bombes yankees écrasaient dans les caves,

La défense du “ Droit ” fut un bon alibi :

L’ordre americana règne sur la Serbie.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Qui ne supporte pas de pensées autochtones.

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Civils vitrifiés par la Bombe yankee

Rayant Hiroshima comme Nagasaki

Non pas, comme il fut dit, pour terminer la guerre

Mais pour tester sur vous les horreurs nucléaires.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque les feux du ciel par des mains fanatiques

En un bouquet de mort tombent sur l’Amérique.

 

Relève-toi ! Debout, peuple des Zuhessa !

Libère-toi des fers, des chaînes de forçats

Dans lesquels te maintient l’ultra capitalisme

Par sa télé débile et son consumérisme.

Renverse le pouvoir aveugle du dollar

Et celui des banquiers et boursiers vicelards.

Rafale les “ chairmen ” des multinationales

Qui ravagent le monde par leurs actions bestiales.

Demande-toi enfin, réflexion citoyenne,

Pourquoi donc ton pays suscite tant de haine !

Redevient cet ami qui nous a fait rêvé,

Qui a laissé sa vie pour venir nous sauver.

Tu viens du monde entier, partout tu as des frères.

Valent-ils moins que toi ? Arrache tes œillères

Afin que la statue prénommée Liberté

Ne tourne plus le dos à la Fraternité.

 

VictorAyoli

 

Photo X - Droits réservés

 

06/09/2016

Bientôt des oranges pour Sarko ?

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Écoutez-les piailler toutes ces pies bavardes !

Écoutez « s’offusquer » les hordes combinardes !

Herzog et Pèchenard qui hurlent au complot

Ourdi par le Parquet pour tuer leur charlot.

Leur cervelle est plus sombre, encor, que leur plumage

Tant leurs cris de putois empestent l’enfumage.

Ils guerroient pour leur chef, ces tristes condottieres,

Ces soldats de salon, guerriers de pissotières.

Leur chef, leur donneur d’ordre, bien sûr c’est Sarkozy,

Un « guide » dont l’honneur sent plutôt le moisi.

Ils grenouillent en chœur, ces curieux branquignoles

Pour l’as des coups fourrés, le roi des casseroles !

Et tout le tintamarre orchestré par Waukiez

N’a qu’un unique but : enfumer et tromper

L’électeur populaire par les médias complices,

Radios, canards-laquais et télés castratrices.

Ce qu’il faut occulter, pour ces tristes faux-culs

Ce sont les casseroles que Sarko traîne au cul,

Qui lui valent d’avoir une flopée de juges

Et qui vont déboucher sur un sacré grabuge !

L’affaire Bettencourt, les sous de Kadhafi,

Les sondages bidon, puis l’affaire Tapie,

Le trafic d’influence et la compromission

Sans vergogne, jusqu’à la Cour de Cassation !

Sans oublier les attentats de Karachi

Au temps où guerroyaient Balladur et Chichi.

Mais voilà que revient l’affaire Bygmalion

Petit détournement de vingt-trois millions

Faisant plus que doubler les comptes de campagnes

D’une élection perdue, et ça, ouais ! Ça l’encagne !

- Chouchou, dit Carlita, tu auras des oranges

Si tu vas en prison. Et des slips de rechange !

 

VictorAyoli

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

 

 

 

19/08/2016

Un peu cru, mais tellement vrai !

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J'ai reçu ce courriel. Comme j'aurais pu l'écrire moi-même, je fais suivre :

 

"Le Bruit de La colère monte en France....!

Et va peut-être arriver jusqu'à nos élus .......!! 

Elle est gonflée la maman mais elle a l'instinct de survie pour notre laïcite

 

Une femme a écrit sur Facebook ce qui suit :

 

Attention, je ne serai pas délicate dans mes mots. Je parle vrai.

Je vais probablement passer pour une raciste, JE M'EN FOUS !

Il est temps que quelqu'un dise tout haut ce que beaucoup de monde pense tout bas et ce message s'adresse à vous... MUSULMANS.

 

 Je suis athée et je ne fais pas chier le peuple avec ça.

 Ce n'est pas parce que je ne crois pas en Dieu que je dois mettre de côté les valeurs qu'on m'a apprises.

Vous quittez vos pays respectifs parce que la dictature, la guerre, la violence, la haine et la mort (que vous avez-vous-même installés) y règnent.

Vous venez vous établir ici dans NOTRE PAYS, pour pouvoir fuir tout ça et vivre heureux, en santé et à l'abri de tout ce que vous avez quitté.

 

 On vous donne tout ce dont vous avez besoin pour vous aider à vous intégrer ici même, dans NOTRE PAYS.

 

On vous donne un toit, de la nourriture, de l'argent, on vous inscrit à l'école pour apprendre la langue, on vous aide à acquérir de meilleures connaissances de NOTRE PAYS, vos études sont payées, afin de faciliter votre intégration sur le marché du travail.

 

Mais à vous entendre, ce n'est pas encore ASSEZ !

Moi, c'est à vous que je dis : C'EST ASSEZ !!!

ASSEZ de vouloir changer nos traditions et nos coutumes,

ASSEZ de brimer nos droits et libertés parce que c'est contraire à votre religion,

ASSEZ de nous traiter de racistes parce qu'on n'aime pas votre façon de faire.

 

Pourquoi venez-vous dans notre pays si ce n'est que pour tenter de le changer à l'image du pays que vous avez fui ?

C'est nous qui vous offrons l'hospitalité, alors à vous de vous conformer à nos traditions et nos coutumes.

Lorsqu'un étranger s'établit dans vos pays, il doit respecter vos traditions, vos coutumes et celui qui ne les respecte pas peut être passible de mort dans certains de vos pays !!!

Et nous, européens, devrions vous laisser tout changer sans rien dire ???

 

                   ASSEZ , C'EST ASSEZ    !!!

 

Retournez dans vos pays, si nos traditions et nos coutumes vous déplaisent tant que ça !

Vous nous faites chier à vouloir tout changer alors que vous n'étiez pas capables de le faire chez vous !

Qui sont les vrais racistes d'après-vous ? VOUS, les musulmans.

 

Un raciste est une personne qui n'aime pas les gens d'une autre nationalité.

   

N'inversez pas les rôles !

   

Intégrez-vous ou dégagez !

 

              DES MILLIONS D'HOMMES SONT MORTS EN EUROPE POUR ACQUÉRIR

              LA LIBERTÉ ET CELLE-CI S'APPELLE LA DÉMOCRATIE

 

     C'est curieux que nos sapins de Noël vous dérangent dans la rue, mais la prime de Noël, pas du tout!"

 

Illustration X - Droits réservés

     

 

05/08/2016

Au bistro de la toile: Les sabres et les goupillons

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- Alors Loulle, quoi d’important dans l’actualité ?

- Ben, pour l’instant, la Une des canards, c’est surtout les Jeux Olympiques. Puis les chasseurs de Pokémons. Par contre, complètement sorti de l’actualité : les attentats et les rapprochements entre Cathos et Moslims.

- Donnez aux peuples du pain et des jeux ! Encore que du pain, est-ce vraiment nécessaire ? Revenons donc sur ce qui est sorti des lucarnes à décerveler et des canards laquais : les spectaculaires rassemblements œcuméniques.

- T’en connais des jolis mots toi Victor : « Au cul, mais nique » !

- Œcuménique Loulle. Ça veut dire selon Le Robert : « Qui rassemble des personnes ou des idéologies différentes ». C’est ce qui s’est passé avec les catholiques conviés à participer à la prière du vendredi dans quelques mosquées et, réciproquement, ces quelques centaines de musulmans qui sont allés à la messe du dimanche. C’est un rapprochement intéressant Loulle. Mais dans lequel il y a du bon et du moins bon.

- Commençons par le bon ».

- Le bon c’est évidemment que lorsque des gens se parlent, font quelques pas les uns vers les autres, essaient de se comprendre, c’est excellent. Et ça marque un changement conséquent des mentalités. Ça veut dire que l’islam est désormais reconnu dans la France « fille aînée de l’église ». Le croissant fait ainsi son entrée chez nous parmi les cadors de ces névroses collectives que sont les religions, ces pansements de l’esprit, ces opiums des peuples comme disait un moustachu célèbre. Le positif, c’est la volonté ainsi affichée des Français de culture musulmane de rejeter le terrorisme islamique, comme leurs autres concitoyens. Ce qui coupera l’herbe sous les pieds de ceux qui estiment que les musulmans sont complices passifs ou non des terroristes puisqu’ils ne les dénoncent pas. Et renverra à leurs humeurs bilieuses tous les membres souffreteux de la tribu des « Pada-Malgam ».

- Mouais. Tout ça, ce sont des mots Victor. Concrètement ça veut dire quoi ?

- Mao disait que « les révolutionnaires doivent être dans le peuple comme des poissons dans l’eau ». Pour choper les poissons, il y a deux solutions : ou on vide toute l’eau, c’est ce que préconisent les tarés à front de bœuf qui taguent « la valise ou le cercueil », ou on chauffe l’eau, ce qui cuit les poissons ! Et l’eau sera sacrément chaude pour les terroristes salafistes si les tous Français de culture musulmane font leur devoir de citoyen en signalant aux autorités compétentes de la République les imams douteux, les jeunes qui dérivent, les organisations dangereuses. Ce n’est pas de la balance, mais simplement de la citoyenneté républicaine bien comprise. Et l’eau sera bouillante si, dans le cadre de l’état d’urgence, les flics pourrissent la vie des gros trafiquants de drogues comme de tous ces petits délinquants et dealers qui sont le terreau des recruteurs salafistes. Les perquises à toute heure du jour et surtout de la nuit, c’est pas bon pour les affaires ça ! Puis, après un temps de pression, proposer aux caïds une sorte de patches : « vous nous débarrassez définitivement des connards salafistes et on fermera un peu les yeux sur votre bizness ». C’est pas très orthodoxe, mais c’est efficace. À la guerre comme à la guerre.

- Ça se défend. Et le mauvais ?

- Le mauvais, c’est que les dévots culs-bénis de tous bords, qu’ils portent la croix, le turban ou la kippa, ont un ennemi commun : la laïcité. Ils se haïssent, s’entre-tuent depuis des siècles mais ils sont prêts à se donner la main dans une alliance de circonstance pour jeter à bas cette expression de la tolérance, de l’intelligence, de la Raison qu’est la Laïcité. Voilà le danger Loulle. Il ne faut pas donner aux religions une importance qu’elles n’ont pas. En France, 40 % se déclarent sans religion, sans dieu, athée. C’est la majorité, trop silencieuse. Et moins de 30 % se déclarent croyant pratiquants. Alors ça file sérieusement les boules les tentatives de ce faux-cul de Valls de rétablir une forme de concordat pour les musulmans, et – horreur intégrale – de faire financer la construction des mosquées par des fonds publics.

- T’as raison Victor. Ça me faciliterait énormément le transit intestinal que mes sous, de quelque manière que ce soit, finance une quelconque religion… Et puis, concernant le manque de lieux de culte pour les musulmans, il n’y a qu’à leur permettre de prier dans des endroits existants et dont c’est la vocation : les églises !

- Alors ça Loulle, c’est une excellente idée ! Il existe en France des milliers de lieux dévolus aux manifestations spirituelles, dans chaque village, dans chaque ville, ce sont les églises. Ces lieux appartiennent aux municipalités - donc à la collectivité - qui en assurent l’entretien avec les impôts de tous les citoyens. Il est donc non seulement anormal mais profondément injuste que ces bâtiments superbes, nombreux, toujours idéalement situés ne servent qu’à une partie de la population, à l’exclusion de tous les autres qui pourtant paient ! Pourquoi ne pas en faire officiellement des lieux de rencontre œcuméniques, loués aux différents cultes, avec obligation d’en laisser l’aspect et la décoration telles qu’ils sont actuellement. Les chrétiens utilisent ces bâtiments presque uniquement le dimanche, jour de leur seigneur, les juifs pourraient donc les utiliser le samedi, jour de leur sabbat, les musulmans le vendredi, jour de leur grande prière. Il reste encore quatre jours, pour les bouddhistes, les animistes mais aussi les agnostiques et les athées. Oui, les athées – les plus nombreux en France, ne l'oublions jamais !!! - ont eux aussi droit à leur lieu de rencontre, de discussion, de réflexion, de cérémonie éventuellement. Tiens, moi par exemple, lorsque je vais casser ma pipe, j’aimerais bien que mes amis se réunissent en un lieu digne, beau. J’aimerais qu’ils boivent les meilleurs crus de ma cave en ma mémoire, j’aimerais qu’ils chantent des chansons à boire et même des chansons grivoises comme si j’étais là ! Mais où faire ça ? Les églises reconverties en lieux de spiritualité œcuméniques feraient parfaitement l’affaire !

- Extra Victor. Allez, à la nôtre !


Illustration: merci à Chimulus

 

 

 

 

03/08/2016

NUCLEAIRE. Projet CIGEO : c'est mal barré à Bure !

NUCLÉAIRE :

INACTIFS AUJOURD'HUI

RADIOACTIFS DEMAIN !

 

 

Pfft ! Pas facile de faire des trous pour planquer sa merde, qu’il doit se dire le patron de l’ANDRA (agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs). En effet, en date du 1er aout, le Tribunal de grande instance de Bar-le-Duc a ordonné à L’Andra non seulement de stopper les travaux de défrichements entamés sur les lieux du projet, mais encore de remettre les lieux, en l’occurrence un bois) dans son état primitif sous peine de contrainte. En voilà une nouvelle qu’elle est bonne ! Ils se battent les gens de l’Est ! Et ils ont bon espoir d’arrêter cette horreur que serait CIGEO, le site conçu par les têtes d’œuf nucléocrates pour planquer sous le tapis toutes les saloperies issues de l’industrie nucléaire.

Les nucléocrates n’ont pas choisi le site de Bure sur le critère technique de sa structure géologique, ce qui aurait été au moins scientifiquement honnête, mais sur un critère « d’acceptabilité par la population » ! Une population, ou plutôt des élus, des collectivités locales achetées à grands coups de subventions.

En d’autres temps, il a été question d’implanter cette poubelle nucléaire près de chez moi, à Marcoule, sur les rives du Rhône, dans le Gard. Choix géologiquement aberrant mais population déjà bien conditionnée. Je suis fier d’avoir – bien modestement – un peu contribué à ouvrir les yeux des populations locales anesthésiées par des décennies de « culture nucléaire ». Ceci en alertant une puissance locale, celle des vignerons des Côtes-du-Rhône à ma manière, celle des mots :

 

Plutonium, Plutôt nie Homme, Plus tôt gnome…

 

Voilà des décennies qu’est tombé le Malheur

Dont le souffle puant se nourrit de nos pleurs,

Son nom d’alors était " Énergie nucléaire ".

Sous son masque civil, elle était militaire.

Ce qu’On nous promettait, c’est l’Électricité

Qui moderniserait les bourgs et les cités

Alanguies au soleil parmi la farigoule,

À deux pas de Bagnols, sous la Dent de Marcoule.

Derrière elle pourtant se camouflait La Bombe

Effroyable Moloch, pourvoyeuse de tombes.

Les servants de l’atome jouaient à pleines orgues

Le grand air du Progrès, sûrs d’eux et plein de morgue,

Promettant aux crédules des villes et des champs

Opulence, bonheur et futur alléchant.

Leurs machines de fer éventrant nos garrigues,

Ils ont détruit nos vins, nos olives, nos figues.

Des terres étripées, des collines rasées,

Bientôt surgit l’Usine par l’État imposée

Elle jeta aux Veaux du foin et du travail,

Endormit leur bon sens, puis en fit des cobayes.

Nul ne se rebellait, car tous étaient repus,

Nul ne réfléchissait grâce à l’argent qui pue.

On déversa sur eux un prodigieux pactole,

Avec quoi ils bâtirent des routes, des écoles

Dans toute la vallée, des chantiers s’élevaient

Le béton, la ferraille et le goudron pleuvaient.

Alors les Marcoulins, insidieusement

En confortant les Veaux dans leur aveuglement,

Mirent à leur profit la voie électorale,

Pour investir partout la chose communale.

Bientôt dans chaque bourg et dans chaque famille

Des hommes et des femmes, en franchissant les grilles

De l’Usine de Mort pour gagner leur pitance

Laissèrent au vestiaire bon sens et conscience.

Quand la population perdit tout sens critique

On appela cela « la culture atomique ! »

Culture de mensonge, de dissimulation,

D’achat des consciences, d’actions sans précautions.

On fit G1, G2, G3 On fit Phénix,

Merveille cocardière au pays d’Astérix

Qui devait nous donner enfin l’indépendance

Énergétique et donc la Grandeur, la Puissance.

On fabriqua surtout beaucoup de Plutonium

Ce produit de l’Enfer, disons plutôt "Nie Hommes",

On fit de l’Uranium et autres noms en Ium

Des jouets pour savants atteints de delirium.

On en trouve partout, depuis les eaux du Rhône

Jusque dans les produits de l’ardeur vigneronne.

Mais le peuple s’en fout, endormi par le fric

Que dégueule à foison la mafia atomique…

« Pourquoi donc se gêner se dit-on en haut lieu

Personne ne dit rien, utilisons au mieux

Le site de Marcoule ! » Et donc ainsi fut fait.

Il y eut çà et là quelques cris étouffés

Faisant se goberger les sinistres canailles

Partisans des folies dites : "Rapport Bataille "

Un texte projetant d’implanter sous nos terres

Une terrifiante Poubelle Nucléaire.

On vit venir l’ANDRA, experte ès mensonges

- Questionnez à La Hague ceux que le cancer ronge -

Comme il ne fallait pas effrayer le gogo

La terrible Poubelle fut baptisée "Labo"…

Bien sûr, ça fait moins peur, ça fait même coquet :

Quelques laborantines, pourquoi pas des bouquets !

Mais en fait, dans l’esprit des sinistres guignols,

Il s’agit d’enfouir au tréfonds de nos sols

Les déchets nucléaires les plus radioactifs,

Le danger absolu, sans fin, définitif,

Valant danger de mort pour tous nos descendants

Non pas pour cent années, mais pour trois cent mille ans !

En attendant d’avoir les autorisations

La mafia nucléaire conforte ses positions :

Elle installe Mélox : du plutonium par tonnes,

Elle fond du métal pollué par l’atome

Et brûle des déchets toujours radioactifs

Qui, partis en fumée, retombent sur nos pifs

Ainsi que sur les vignes de la Côtes-du-Rhône…

Vignerons, en étant aujourd’hui inactifs

Qui donc boira demain vos vins radioactifs ?

Quelques vieux cancéreux tracassés des neurones ?

Honte sur ces élus à l’épais crâne obtus

Engraissés aux dépens de leur pays vendu,

Salauds aux fronts de bœufs vautrés dans un argent

Gagné sur le malheur et sur la mort des gens.

Parents, quand vos enfants, crevant de leucémie

Verront bien que vous êtes leur pire ennemi

L’œil de Caïn, sur vous, sortant de leurs yeux morts

Fera de votre vie un enfer de remords.

 

VictorAyoli

 

 

 

26/07/2016

Attentats religieux musulmans : les dénis de réalité.

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L’Allemagne de Frau Merkel, à son tour, découvre les « délices » des massacres religieux. Elle aussi ? Pourtant Frau Merkel, il y a seulement quelques mois, était portée aux nues pour sa générosité, son ouverture d’esprit, son empathie envers les foules de « migrants ». Elle appelait ses concitoyens à les accueillir. « Welcome refugees ! » proclamés les pancartes à la sotie des gares. Les citoyens n’hésitaient pas à accueillir chez eux quelques-uns de ces pauvres gens en quête d’un avenir meilleur.

C’est grand, c’est beau, c’est généreux. C’est surtout très kon. Les preuves de la stupidité, de la dangerosité de cette politique d’ouverture sans restriction des frontières de l'Europe, imposée à la schlague sans consultation de ses partenaires, par la chancelière allemande, en ont été données très vite. Ce fut d’abord, spectaculairement, les effarantes brutalités sexistes de janvier où des jeunes femmes allemandes ont été violentées voire violées par des bandes vociférantes et brutales « venues d’ailleurs ». Puis, ces jours derniers, c’est une déferlante de violences. Certes pas au niveau de ce qui se passe en France, mais tout de même suffisamment pour déstabiliser, voire paniquer les Allemands.

Explosion visant un festival de musique. Douze blessés dont trois grièvement. Auteur : un réfugié syrien. Musulman. « La piste islamique n’est pas évidente, il a essayé plusieurs fois de se suicider ». Les autorités nient la réalité.

 

Massacre dans un centre commercial à, Munich. Neuf morts, plus l’auteur de la tuerie, un « germano iranien « fasciné par les tueries de masse. Musulman. Les autorités le rapprochent du tueur danois.

 

Dans le sud de l’Allemagne, une femme enceinte a été massacrée à la machette par un réfugié syrien. La encore, les autorités nient la réalité : « l’acte terroriste a été écarté ». Ben voyons.

 

Quelques jours avant, cinq personnes ont été sérieusement blessées à coup de hache et de couteau par un jeune pakistanais. Musulman. Il sera abattu par la police. Les autorités nient la réalité, même si l’État Islamique revendique les faits.

 

Chaque fois, les autorités minimisent le côté attentat islamique pour tenter d’aiguiller l’opinion vers des actes isolés de « déséquilibrés ». Déséquilibré, c’est vrai qu’il faut l’être pour sacrifier sa vie pour croire les inepties des religions… Mais cette opinion publique commence à comprendre, en Allemagne aussi, la naïveté stupide de la politique d’accueil de Merkel. Politique dictée par deux raisons : - les ventres stériles des Allemandes et les couilles molles des Allemands, - le patronat allemand avide de chair fraîche à exploiter. La générosité, en l’occurrence, passe loin derrière le pragmatisme égoïste.

 

Regardons les choses en face. Les massacres en France, aux États-Unis, en Allemagne maintenant, mais aussi et encore plus à Kaboul, Bagdad ou au Nigeria ne sont pas commis par des athées, des agnostiques, de mécréants, des païens, des apostats. Ils sont le fait de musulmans. Canal sunnite ou chiite, mais c’est pareil. Ils sont commis par des individus mâles se réclamant de l’islam. Et toutes les circonvolutions sémantiques, toutes les dénégations des autorités et des idiots utiles nazislamistes qui sévissent chez islamo-bobo-gauchos n’y feront rien. Tous les meurtres, écrasements, explosions, égorgements, éviscérations, décapitations actuels le sont au nom de la religion. Et particulièrement au nom de la religion musulmane. Les beaux esprits se gaussent de cet adage « tous les musulmans ne sont pas des terroristes, mais tous les terroristes sont des musulmans ». Et d’autres temps et d’autres lieux, ce fut, c’est des chrétiens, des hindouistes, des bouddhistes. Mais c’est toujours au nom d’une de ces terribles névroses collectives appelées religion qu’une partie de la population s’en prend à l’autre sous prétexte de faire son bonheur !

 

Le visage de la religion, c'est celui de la haine. Haine de tout ce qui fait notre art de vivre, d'aimer, de jouir, d'inventer, de créer, de rire. De vivre quoi !

 

Il est un truc qui m’a fait sauter de rage sur ma chaise l’autre jour, suite aux massacres au camion de Nice, c’est cette phrase effarante : « Pray for Nice », « Priez pur Nice ». Ah les kons ! Les sinistres kons ! Il faudrait prier un quelconque dieu à cause de ceux qui massacrent au nom… de ces dieux !

 

La konnerie humaine est vraiment, comme disait Einstein la seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

 

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16/07/2016

Nous sommes en GUERRE ? Alors FAISONS-LA !

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Nous sommes en guerre nous serinent nos responsables. Et dans cette guerre nous venons de perdre une nouvelle bataille. Avec des dizaines de morts civils innocents. Le jour même où défilaient gaillardement nos forces armées sur « la plus belle avenue du monde », en un lieu où la foule heureuse saluait les gerbes lumineuses du traditionnel feu d’artifice, marqueur traditionnel de notre Fête Nationale. Fête qui exalte nos valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, valeurs conquises dans le sang et les larmes contre la dictature des monarques et l’obscurantisme des religieux.

Ce sont justement ces symboles qu’abhorrent les ennemis qui tuent chez nous. Ennemis qu’il faut savoir nommer : les adeptes de l’islam salafiste. Ennemis enfermés dans des luttes sanguinaires mais archaïques jusque dans leur vocabulaire, parlant de « croisés », de « mécréants », d'« infidèles ». On cauchemarde devant tant de débilité mentale.

Ceux-là détestent la Fête.

Ceux-là rejettent l’égalité, en particulier celle homme femme.

Ceux-là se qualifient entre eux de Frères, mais rejettent tous ceux qui ne sont pas strictement de leur secte.

Ceux-là se réfèrent à une idéologie obscurantiste n’admettant aucune contradiction.

Ceux-là vénèrent la mort, celle des autres comme la leur.

Ceux-là se revendiquent d’une névrose collective appelée « religion », canal islam wahabite.

Ceux-là ont déclaré la guerre aux valeurs de l’Occident en date du 11 septembre 2001.

Il faut dès lors bien admettre cet état de guerre et agir en conséquence. La guerre, ce n’est pas la discussion de café du commerce ; c’est une chose horrible qu’il faut livrer « in fine » avec tous les moyens dont on dispose, une priorité absolue et une stratégie claire et pérenne. Tous les moyens, cela veut dire tous les moyens. Une stratégie claire dans le contexte actuel consisterait à éradiquer l’islamisme en y mettant tous les moyens policiers, militaires et citoyens disponibles, tout en luttant avec acharnement, culturellement et politiquement contre l’islamisation rampante de la société avec les lois de la République et la défense intransigeante de la laïcité. Ce qui serait aussi rendre service aux musulmans de France qui souhaitent vivre en paix et que la République a le devoir de protéger. Comme elle a le devoir de protéger les athées, aussi.

Qu’est-ce qui motive ces tueurs de masse ? La haine de notre mode de vie fait d’un goût du vivre ensemble, d’égalité homme femme, de tolérance envers les choix de vie y compris sexuels, du goût de la fête, du rejet de tous les tabous, d’acceptation de toutes les religions et de ne pas avoir de religion du tout, etc.

Les tueurs sont parmi nous, ils sont de chez nous, ils sont souvent s sur notre sol, ont été éduqués selon nos valeurs. Et pourtant ils tuent. Ils nous tuent au nom d’une dérive sectaire qui, certes, n’est pas l’islam, mais qui pourtant s’en revendique. Ces tueurs lobotomisés sont responsables de leurs actes. Ils ne sont ni des malades mentaux, ni des « loups solitaires » victime d’une société qui les rejetterait (selon la doxa des idiots utiles des nazislamistes). Mais ils partagent cette responsabilité avec ceux qui les endoctrinent et les poussent à l’acte : les imams ultra-radicaux qui puisent leur idéologie haineuse dans la doctrine des frères musulmans et du salafisme. Ce sont eux qui encouragent et légitiment les actes les plus barbares.

Qui est-il cet assassin du carnage de Nice ? Ce serait, paraît-il une petite racaille venue du Maghreb pratiquer ses talents nuisibles sur la Côte d’azur. Ils sont nombreux à franchir impunément la Méditerranée pour venir sévir chez nous. S’est-il « radicalisé » sur internet ? A-t-il été sensible aux prêches de ces imams salafistes envoyés par nos « amis » de l’Arabie saoudite pour pourrir notre pays de l’intérieur ?

Ou bien est-il allé faire ses classes de tueur dans les universités de l’État Islamique, section poids lourd ? Il y a plus d’un millier de Français qui sont allés y « faire leurs études de tueur ». Ils seraient paraît-il parmi les plus sanguinaires. Et ils sont des centaines à revenir. Pour se repentir ou pour former des cellules dormantes prêtes à être activées ? Comment peut-on avoir la naïveté de croire que les tueurs de l’État Islamique accepteraient de voir retourner dans leur pays d’origine des « volontaires » qui se dégonfleraient ? Les lâches, chez eux, sont tout simplement tués pour l’exemple. Donc tous ceux qui reviennent sont des tueurs de confiance, des durs fanatiques, des endoctrinés à mort.

« Non, l’islam, ce n’est pas ça » s’égosillent les islamo-gaucho-bobos qui déguisent leur peur en tolérance et dont les jérémiades incitent à la résignation.

« Nous sommes en guerre » nous serinent Hollande et Valls. Mais pour faire la guerre, il faut combattre. Avoir peur de se battre, se résigner, c’est déjà avoir perdu. La guerre, si on la fait, il faut se donner les moyens de la gagner sinon on se soumet et on rampe, sans honneur ni dignité.

Dès lors puisque « nous sommes en guerre » ce sont donc les lois de la guerre qui doivent s’appliquer, pas le droit commun. En temps de guerre, les citoyens d’un pays qui passent à l’ennemi sont des traîtres, des déserteurs et doivent être traités comme tels, sans s’empêtrer dans des considérations morales contre des ennemis qui se torchent souverainement avec toute morale.

Les moyens, ils sont ceux de la police, de l’armée, surtout du renseignement puisque l’ennemi est dans la place « comme une poisson dans l'eau ». Mais pour ce faire, encore faut-il ne pas casser ce qui existe, comme Sarko supprimant les Renseignements Généraux et supprimant 13 000 policiers. Les services ne sont pas coordonnés, ils se tirent la bourre, ne se communiquent pas, ou avec réticence, leurs informations, les gendarmes, pourtant au plus près de la population, ne sont même pas intégrés aux services de renseignement. Et que dire de ces services au niveau européen ! Nul ! Scandaleusement nul !

Les moyens doivent être au service d’une stratégie. La stratégie actuelle à pour but de rassurer. C’est le plan Vigipirate, l’opération Sentinelle, les soldats patrouillant dans les gares, etc. Ça rassure, mais ça n’empêche rien. Le carnage de Nice en est l’illustration dramatique…

En temps de guerre, il faut apprendre à vivre avec le danger d’être tué sournoisement, lâchement. Ça, c’est pour la mentalité des citoyens. Finie la belle tranquillité d’esprit : « Les guerres, c’est loin ». Non, maintenant c’est ici. Le danger est partout et tous les jours. Tout peut être une arme par destination, comme ce camion. Et les tueurs potentiels susceptibles de les activer sont partout, sous l'influence de ces sectes barbares appelant quotidiennement au meurtre des « mécréants ».

Les autorités doivent donc passer à une stratégie différente.

D’abord sécuriser tous les lieux publics écoles, stades, aéroports, gares, etc. Non pas par des vérifications aléatoires, mais par le passage sous des portiques de détection, la fouille systématique de tous les sacs, etc. C’est très chiant, c'est cher, ça demande beaucoup de personnel. C’est vrai, mais puisque c’est la guerre, il faut en passer par là et se donner les moyens de lutter. On ne vit pas en temps de guerre avec l'insouciance confortable des temps de paix. Il reste encore bien des vieux de la vieille qui peuvent en témoigner.

Ne pas laisser rentrer n'importe qui venant de pays où vivent des gens potentiellement hostiles. Et expulser sans état d 'âme tout étranger condamné pour quelque fait que ce soit. Mettre en rétention tout individu classé S.

Traquer et « neutraliser » les salafistes « jusque dans les chiottes » comme disait Poutine. Pour cela, il est indispensable de s’appuyer sur les Français de culture musulmane, les mieux placés pour détecter les tueurs potentiels. D’autant plus que la « communauté musulmane » y semble prête. La marche de Mantes-la-jolie en solidarité avec les deux policiers lâchement assassinés marque une prise de conscience très positive. Comme les prises de position immédiate et sans restriction des diverses organisations musulmanes comme la Mosquée de Paris de Boubaqueur et même l’UOIF.

S’occuper de cette jeunesse issue de l’immigration afin de détourner les plus fragiles de l'idéologie de mort que leur propose les salafistes. En soutenant, en aidant ceux qui le méritent, quitte à instituer dans une certaine mesure et provisoirement une « discrimination positive ». Mais aussi en mettant hors d’état de nuire sans faiblesse les quelques milliers de racailles qui pourrissent la vie des cités. Pour ce faire, la légalisation du cannabis couperait l’herbe sous les pieds de tous ces petits délinquants, viviers des salafistes.

Enfin, sur les « opex », les théâtres d'opération extérieur, il convient d'être pragmatique pour être efficace et non satisfaire les lubies mercantiles des Etasuniens ou de Frau Merkel. Ce qui veut dire s'allier avec ceux qui, réellement, luttent contre l’État Islamique : l'armée de Bachar el Assad, les Kurdes et les Russes. Hors de ça, point de salut.

La France est un peuple guerrier. C’est comme ça. Alors cessons les jérémiades, cessons les « Je suis Charlie », cessons les « Priez pour Nice », cessons les « Aux larmes citoyens » et les dessins de colombe qui pleure, cessons d'être des moutons bêlant sous le couteau de l'égorgeur, cessons de laisser nos ennemis « venir jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes. »

Le moment est revenue de criez « Aux armes citoyens » et de « former nos bataillons ».

Puisque nous sommes en guerre, faisons-là !

 

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12/07/2016

Au bistro de la toile. Et Vlan ! Sacré Portugais va !

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- Portos nous l'Aramis Athos, dans l'os et sans Vanaos !

- Eh, Victor, les Portos méritaient autant que nous de gagner. Et puis ils sont sympas les Porto, ce sont des frères. Notre vraie victoire, c'est d'avoir remis à leur place les Allemands.

- Eh, Loulle, c'est pas de foot dont je te parle. Mais d'un Portos particulièrement nuisible, le dénommé Barosso.

- C’est un remplaçant ?

- Ne joue pas au kon Loulle, Barosso, c’est ce personnage qui a dirigé la Commission européenne pendant 10 ans, qui a donc eu une influence considérable sur la conduite de la politique et de l’économie de l’Europe. Et ce type a été embauché par la pire organisation de Banksters qui soit, la banque Goldman Sachs. Président « non exécutif » du conseil d’administration de Goldman Sachs International (GSI) et également conseiller auprès de cette pieuvre de la pire finance internationale à Wall Street. Il sera basé évidemment à la City de Londres, avec pour « mission » « d’atténuer les effets du Brexit » pour le compte de ses employeurs.

- Ben ! C’est une belle reconversion.

- Mais un sacré coup de pied dans la crédibilité déjà bien basse de cette Commission européenne qu’il aura fortement contribué à faire honnir par les Européens… Surtout juste après le Brexit. Goldman Sachs continue ainsi, sans vergogne, d’établir sa main mise sur les institutions européennes. Parce que ce poste était occupé jusqu’à mai 2015 par l’Irlandais Peter Sutherland, ex-président du GATT, puis de l’OMC, et ancien commissaire européen à la concurrence.

- Puteng ! Tu voudrais ridiculiser la Commission pour l’éternité, tu ne t’y prendrais pas autrement.

- Mais attend, le Barosso, c’est pas son premier pantouflage. On peut dire qu’il a bien profité de son passage catastrophique à la Commission pour se préparer son beurre. Il est, parmi 22 postes qu’il a accepté, rémunérés ou non, président d’honneur du European Business Summit, une conférence annuelle organisée par le lobby européen des grandes entreprises et membre du groupe de pilotage des conférences Bilderberg.

- Coucou ! Les revoilou ceux-là ! Mais enfin Victor, il n’y a pas de règles dans les rouages de l’Europe régissant ces pantouflages ?

- Mouais… Il a été mis en place, seulement en 2010, un « code de conduite » pour surveiller les pantouflages des anciens commissaires. Mais elles sont très mal appliquées et ne concernent que les 18 mois suivant le départ des intéressés. Or Barosso a quitté son poste à la tête de la Commission fin octobre 2014. Il peut donc faire ce qu’il veut… Et il va mettre ses connaissances des gens influents et des rouages de la mécanique européenne au service de la pire organisation financière qu’il soit, notamment dans le cadre des négociations pour le nouveau statut de la Grande-Bretagne vis-à-vis de l’Europe et de l’accès aux marchés financiers européennes pour les banques de la City. On ne peut être plus traître à sa fonction.

Mais le cas Barosso, s’il est le plus choquant, n’est qu’un parmi d’autres passages du public u privé pour les responsables européens. Ils appellent ça les « portes tournantes », les « revolving doors ». Ainsi en 2014, la députée européenne Sharon Bowles, ex-présidente de la Commission des affaires économiques et financières, un poste clé pendant la crise financière de 2008, a rejoint… la City de Londres, repaire mondial des banksters. Ainsi la Néerlandaise Neelie Kroes, qui était commissaire à la concurrence, puis au marché numérique, durant les mandats de Barroso, est allé « conseiller pour les affaires européennes » la puissante institution étsunienne Bank of America Merrill Lynch… avant d’aller cher la très sulfureuse multinationale yankee de voitures avec chauffeur Uber ! Ainsi le Belge Karel de Gucht, ex-commissaire au commerce, celui qui a lancé les transactions TAFTA en 2013 pantoufle au groupe de télécommunication Belgacom. Et il y en a d’autres…

- Mais qu’est-ce que c’est que ce Goldman Sachs qui semble avoir un tel attrait pour les Eurocrates ?

- C’est simplement ne banque étasunienne. Mais d’une puissance telle qu’elle est, dans le monde ultralibéral actuel, « intouchable », « too bid to fail » comme ils disent. Cette banque est le symbole de toutes les mauvaises pratique de la corporation. Elle est absolument sans vergogne lorsqu’il s’agit de faire de la thune, et tous les moyens lui sont bons. C’est elle qui est à la base de la crise des « subprimes » au États-Unis, cette magouille qui a ruiné des centaines de milliers d’Étasuniens parmi les plus fragiles, et qui a déclenché a crise financière puis économique mondiale. Elle se vantait d’voir gagné 51 millions de dollars en un jour en pariant sur l’effondrement des titre « subprimes » à risques qu’elle avait contribué a créer ! Elle a dans cette embrouille bénéficié de plusieurs milliards de dollars d’aide de la part du Trésor américain ! Pourris jusqu’à la moelle. C’est elle qui a « conseillé les gouvernements grecs de droite pour magouiller leurs comptes afin d’être admis dans l’Euro groupe. C’est elle qui, ensuite, a spéculé contre cette même Grèce au abois. Des crapules intégrales. C’est elle qui jugeait bon de conseiller à la France de baisser tous les salaires du pays de 30 % pour enrayer la crise et de privatiser tous les services publics.

- Et c’est chez ces mafieux que Barosso va travailler ?

- Il n’est pas le seul membre de la pieuvre a sévir en Europe. La plupart des personnes qui ont géré la crise de la zone euro sont passés, ou ont été recrutés par la suite par la pieuvre étasunienne. Ainsi Mario Monti, à la tête du gouvernement italien en pleine crise politique dans la péninsule, fut conseiller international de Goldman Sachs de 2005 à 2011 ; Monti avait lui aussi été commissaire européen à la concurrence de1999 à 2004. Et comme Barroso aujourd’hui, son travail à l’époque consistait à « ouvrir les portes » de l’Europe pour Goldman Sachs. Un autre Italien, Mario Draghi, est également concerné : l’actuel président de la Banque centrale européenne (BCE) fut vice-président de Goldman Sachs International pour l’Europe entre 2002 et 2005. Quant à Lucas Papademos, ex-gouverneur de la banque centrale grecque et ex-premier ministre de la Grèce, il est soupçonné d’avoir joué un rôle de premier plan dans le maquillage des comptes publics de la Grèce, avec la complicité de Goldman Sachs.

- Il est finalement « normal » qu’un type comme Barosso, après avoir bien servi, à la tête de la Commission, les intérêts de cette banque de crapules, aille toucher… ses commissions !

- D’autant plus que le même Barosso, lorsqu’il était premier ministre du Portugal, a été un des plus fervents supports en Europe pour le déclenchement de la guerre de Bush en Irak. Les États-Unis lui doivent bien ça…

- Tous ces « responsables européens ne sont que les marionnettes des lobbies financiers et des multinationales US. Avec ces représentants et cette commission non élue, il n’est pas étonnant que cette Europe, simulacre de démocratie, soit rejetée par les peuples qui la compose. Et ça, c’est criminel, car l’idée européenne est formidable. Mais elle a été laissée aux mains des margoulins, de boutiquiers et des mafias étasuniennes.

- Alors, il faut faire comme les Rosbifs ?

- Certainement pas. Il ne faut pas la quitter, encore moins la casser, mais la refonder, sur une base confédérale, à partir du noyau dur des pays fondateurs, et en mettant en principe économique de base la solidarité à la place de la concurrence « libre et non faussée ».

- Ce qui veut dire renverser la table… Pas évident. A la nôtre !

 

Illustration: merci à Chimulus

 

05/07/2016

Au bistro de la Toile : Bravo l'Islande !

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- Bravo l'Islande ! Olé pour les Islandais !

 

- Oh ! Victor, t'est devenu fouteux maintenant ?

 

- Je pourrais le devenir en voyant perdre avec panache ces coiffeurs, ces ouvriers, ces pêcheurs et autres dentistes islandais ne baissant jamais les bras devant les machines fouteuses bourrées de thunes des autres équipes de cet Euro de football. Mais si je suis un « fan » des Islandais, c'est pour autre chose Loulle, bien plus importante, pourtant illustrée à la marge par le comportement exemplaire tant des joueurs que des « supporters » de ce petit pays : le courage, l'imagination, la ténacité, la solidarité.

 

- Accouche.

 

- Eh bien, ce cailloux boréal juché sur des volcans, peuplé des descendants vikings d'Eric le Rouge, est un pays qui a su dire un retentissant MERDE aux banksters, MERDE au FMI, MERDE aux injonctions de la finance internationale.

Lors de la « crise » commencée en 2008, dans cette Islande laminée elle aussi par les banksters internationaux, le peuple a fait démissionner un gouvernement au grand complet. Les principales banques ont été nationalisées et il a été décidé, à l’issue de deux référendums, de ne pas payer la dette qu’elles avaient contractée auprès de banques en Grande Bretagne et en Hollande, dette générée par leur mauvaise politique financière. Et, cerise sur le gâteau, elle a mis en taule ces banquiers gangsters ainsi que quelques politicards complices !

Résultat, ce pays a renoué avec la croissance et les investisseurs se pressent à ses portes. De plus elle a proclamé une nouvelle constitution basée sur la démocratie la plus directe possible. Elle a été concoctée et rédigée par une Assemblée constituante de 25 citoyens élus au suffrage universel parmi 522 candidats ; elle se compose de 9 chapitres et de 114 articles ; elle a été adoptée en 2011. Cette Constitution prévoit un droit à l’information, avec un accès public pour les documents officiels (Article 15), la création d’un Comité de contrôle de la responsabilité du gouvernement (Article 63), un droit à la consultation directe (Article 65), un droit de veto sur les lois puisque 10 % des électeurs peuvent demander un référendum sur des lois votées par le Parlement, un droit d'initiative populaire puisque 2 % des électeurs peuvent soumettre une question au Parlement, etc. Cette constitution est véritablement révolutionnaire. Mais on n'en parle pas dans les me(r)dias. Trop dangereux, trop mauvais exemple. Vaut mieux exalter les fouteux !

 

- Continue, Victor, tu m'intéresses.

 

- Lorsqu’a éclatée la crise concoctée par les banksters étsuniens, en 2008, et contrairement aux autres nations européennes à plat ventre devant le FMI exigeant une austérité criminelle comme en Grèce, en Irlande, en Espagne, en Italie, l'Islande a choisi une autre voie. Les trois principales banques du pays, Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing se sont effondrées, mais l’État islandais a refusé d’y injecter des fonds publics, comme dans le reste de l’Europe, et comme Sarko chez nous qui nous a fait les poches pour renflouer les banksters. Chez eux, au contraire l’État a nationalisé ces banques coupables.

Ce n'est pas tout. Par deux fois, en 2010 et 2011, un référendum est organisé pour demander au peuple s'il faut ou non payer la dette illégitime imposée au pays par les banquiers irresponsables. La réponse est évidement par deux fois NON. Et les responsables, banquiers et dirigeants marrons ont été mis en taule !

 

- Ouarf ! C'est des bons, de sacrés couillus ces Islandais !

 

- Tu l'as dit Loulle. Et ces remèdes de cheval ont porté leurs fruits : le pays est en pleine croissance, les investisseurs s'y pressent, le chômage est au plus bas et… ils dament le pion, balle au pied, aux plus grandes nations d'Europe.

 

- T'as raison Victor : vive les Islandais. Et pas seulement parce qu'ils jouent bien au foot

 

- Allez, Sköll ! A leur santé, et à la nôtre aussi.

 

Illustration : merci à Chimulus

 

03/07/2016

Ils ont censuré la chanson de Craonne !

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Je viens d'entendre sur France-inter que la « Chanson de Craonne » a été censurée au cours des commémorations de la pire boucherie de la « Grande guerre », la bataille de la Somme (500.000 morts dont 20.000 morts Britanniques le seul premier jour).

 

« Plus que les charges qui ressemblent à des revues, plus que les batailles visibles déployées comme des oriflammes, plus même que les corps à corps où l’on se démène en criant, cette guerre, c’est la fatigue épouvantable, surnaturelle, et l’eau jusqu’au ventre, et la boue et l’ordure et l’infâme saleté. C’est les faces moisies et les chairs en loques et les cadavres qui ne ressemblent même plus à des cadavres, surnageant sur la terre vorace. C’est cela, cette monotonie infinie de misères, interrompue par des drames aigues, c’est cela, et non pas la baïonnette qui étincelle comme de l’argent, ni le chant du coq du clairon au soleil ! » écrit Henri Barbusse dans « Le feu, journal d’une escouade ».

Eh oui, la guerre, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...

La guerre, c'est l'ombre omniprésente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

La guerre, c'est le désespoir du camarade touché et qui attend des secours qui ne peuvent venir.

La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui vous fait penser - lorsque votre voisin d'attaque tombe à côté de vous, haché par une rafale ou la tête explosée par une roquette – qui vous fait crier dans votre pauvre tronche: « ouf, c'est lui, c'est pas moi! »

La guerre, ce sont les cris de douleur du camarade touché, les hurlements et les sanglots, les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

La guerre, l'embuscade, c'est le corps qui s'efforce de se rétrécir au delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans la boue de la tranchée, la caillasse du djebel ou la vase de la rizière.

La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui vous cherche, qui va vous trouver. C'est la haine de l'autre, de celui qui veut votre peau. C'est le doigt qui ne relâche plus la détente de votre fusil dérisoire.

La guerre, c'est de la merde.

 

Pendant la grande boucherie 14-18, les profiteurs et fauteurs de guerre se la faisaient belle. Les grands boulevards de Paris affichaient une vie trépidante; les théâtres, les brasseries, les cafés concerts, les boites de nuits étaient pleins de fêtards…

 

Pendant que les Français Schneider, De Wendel et autres faisaient discrètement la bringue avec leurs homologues, rivaux et…amis allemands Krupp, Thyssen et autres fabricants de choses en aciers bien pointues, bien aiguisés, qui entrent dans les viandes, qui labourent les chairs, qui brisent les os, qui éclatent les crânes, qui arrachent les yeux, qui explosent en beaux feux d’artifices de mort, la France d’en-bas s’étripait avec l’Allemagne d’en-bas. Pour le plus grand profit des précédents.

 

La droite la plus bornée, la plus avide, la plus lâche se lâchait, se goinfrait, s’engraissait, se tapissait la tripe de sauces chaudes et onctueuses pendant que les « pauv’cons » et les « sans-dents » se faisaient trouer la viande. C’est cette même droite que l’on retrouvera parmi les vichystes, les patrons et les collabos en 40 pendant que les cocos, au coude à coude avec la droite républicaine gaulliste, se battaient. C’est cette même droite sans vergogne, cupide, inculte, avide, pleine de morgue, qui envisage sans vergogne de s’allier aux collabos du F.Haine

 

« La guerre est « l’art » de faire s’entretuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent… ». Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée à travers les époques a été superbement illustrée par cette chanson qui marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoyait à l’abattoir pour rien, sinon transcender la connerie humaine, seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

 

Alors la voilà la Chanson de Craonne, symbole de la révolte des « poilus » sacrifiés pour rien et osant le dire.

 

La chanson de Craonne

 

Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé

On va reprendre les tranchées,

Notre place est si utile

Que sans nous on prend la pile

Mais c'est bien fini, on en a assez

Personne ne veut plus marcher

Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot

On dit adieu aux civ'lots

Même sans tambours, même sans trompettes

On s'en va là-haut en baissant la tête

 

- Refrain :

Adieu la vie, adieu l'amour,

Adieu toutes les femmes

C'est bien fini, c'est pour toujours

De cette guerre infâme

C'est à Craonne sur le plateau

Qu'on doit laisser sa peau

Car nous sommes tous condamnés

C'est nous les sacrifiés

 

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance

Pourtant on a l'espérance

Que ce soir viendra la r'lève

Que nous attendons sans trêve

Soudain dans la nuit et le silence

On voit quelqu'un qui s'avance

C'est un officier de chasseurs à pied

Qui vient pour nous remplacer

Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe

Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

 

- Refrain -

 

C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards

Tous ces gros qui font la foire

Si pour eux la vie est rose

Pour nous c'est pas la même chose

Au lieu d'se cacher tous ces embusqués

Feraient mieux d'monter aux tranchées

Pour défendre leur bien, car nous n'avons rien

Nous autres les pauv' purotins

Tous les camarades sont enterrés là

Pour défendr' les biens de ces messieurs là

 

- Refrain :

Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendront

Car c'est pour eux qu'on crève

Mais c'est fini, car les trouffions

Vont tous se mettre en grève

Ce s'ra votre tour messieurs les gros

De monter sur l'plateau

Car si vous voulez faire la guerre

Payez-la de votre peau

 

 

 

 

 https://www.youtube.com/watch?v=z-yRaEYQNQs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

30/06/2016

Pendant le Brexit, les actes nuisibles de la Commission européenne continuent : le Glyphosate de nouveau autorisé.

 

 

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Au temps du désamour des peuples de l'Europe pour les institutions de l'U.E., désamour dramatiquement illustré par le Brexit, les responsables (??!!) européens, égaux à eux-mêmes, ont, sournoisement, toujours en loucedé, décidé de renouveler pour 18 mois l'utilisation du tant décrié glyphosate. ce poison reconnu mais...autorisé par l'U.E. On a échappé à son autorisation pour 15 ans comme le voulait Monsanto, mais c'est encore une fois une capitulation en rase-campagne (c'est le cas de la dire) des « zélites »devant les exigences du lobby des chimiqueurs.

Le lobby des empoisonneurs, très influent parmi les « on » qui décident pour nous, font la roue ( ! sonnante et trébuchante la roue ? Qui lo sa…) devant eux pour les séduire. Ca a failli marcher au mois de mars, mais une vague citoyenne a fait réfléchir les députés qui étaient prêts à donner quinze années supplémentaires d'autorisation d'utilisation de la molécule maudite. Ils ont alors repoussé leur décision plusieurs fois leur décision tout en laissant lrd produits en vente. Et maintenant, en pleine crise du Brexit, ils autorisent le glyphosota pour encore un an en demi, etplus si affinité.

Cette substance, que l'on retrouve dans l'herbicide RoundUp de Monsanto, a pourtant été classée cancérogène "probable" par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2015. Classement que réfute en bloc l'Autorité européenne de la sécurité des aliments (AESA) – chargée de veiller sur notre santé !!! - affirmant qu'au contraire la substance ne serait probablement pas cancérogène. Même l'OMS, travaillée au corps par les lobbies, remet en doute son précédent avis.

On assiste à un cas flagrant de prise de pouvoir des multinationales aux dépens de notre santé. En effet, la ré-autorisation proposée à Bruxelles, se base sur des évaluations fournies par la Glyphosate Task Force (GTF - groupe de travail sur le glyphosate), un consortium d'entreprises de l'agrochimie auquel appartient -- avec d'autres géants de l'agrochimie -- Monsanto. Quelle bonne surprise !

Le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) avait classé le glyphosate comme cancérogène "probable" en mars 2015 suite à la réunion d'un comité de 17 experts scientifiques indépendants ayant étudié pendant plus d'un an 260 études menées aux États-Unis, en Suède et au Canada depuis 2001. En d'autres termes, une classification prise au sérieux et basée sur des données scientifiques solides.

Monsanto, qui accuse le CIRC d'avoir écarté de son évaluation les études commissionnées par les industriels de l'agrochimie, ne dit pas toute la vérité. Comme le rappelle Kathryn Guyton, directrice de recherche au CIRC, les recherches menées par les industriels comme Monsanto n'ont jamais été publiées publiquement et n'ont donc pas pu être évaluées par les chercheurs indépendants.

A l'heure du rejet des institutions européennes par les populations, cette décision donne une fois de plus l'image désastreuse d'institutions européennes au service des multinationales et de la finance. Une occasion manquée de donner le signal d'un changement de comportement. Leur argumentation : les Etats membres ne parvenant pas à s'entendre sur la prolongation d'autorisation du glyphosate, la Commission lui accorde un nouveau délais de 18 mois… 18 mois de pression de Monsanto et des lobbies de l'agro-business.

Difficile de faire plus cynique et plus irresponsable.


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20/06/2016

« In » ou « Out » ? Une semaine d'ESPOIR pour l'Europe.

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Le rationnel, pour les britanniques, seraient de quitter cette Europe dont ils n'ont jamais voulu, dont ils refusent les règles, et qu'ils parasitent allègrement. Et le référendum, dans un déroulement de campagne normal, menait à un vote confortable pour le « Brexit »,le « Leave » (quitter).

Et voilà que, soudainement, un évènement « fortuit » fait basculer cette consultation vers l'émotionnel : l'assassinat de la députée Jo Cox, championne du camp pro-U.E. une petite semaine avant le scrutin. Tuée par un partisan fanatique du « Brexit » (de quitter l'Europe). Dans l'inconscient populaire façonné à l'émotion par les télés, les me(r)dis et les réseaux dits « sociaux », une figure charismatique du « In » (rester dans l'U.E.) est lâchement assassinée par un fou du « Out ». Dun côté la belle figure de la jeune députée assassinée pour ses idées européistes, de l'autre l'incarnation du mal se réclamant du « out ». C'est un peu trop gros pour qu'on ne soit pas dubitatif…

A rapprocher d'un même cas de figure en Suède, il y a 13 ans, où une belle figure des pro-Europe été assassinée dans des circonstances semblables, trois jours avant le vote. Vote qui était aléatoire mais que la vague émotionnelle qui a parcouru le pays a fait penché vers le « oui » à l'Europe.

On peut légitimement faire des rapprochements… Et, comme en Suède à cette époque, les me(r)dias dominants nous bassinent avec des sondages qui inversent « miraculeusement » la courbe.

A qui profite le crime ? Cherchons....

Notons que l'une des première personnalités à réagir a été le ci-devant John Kerry, ministre étasunien des affaires étrangères du pays qui a imposé son pittbull - la Grande-Bretagne - à l'Europe et qui voit d'un très mauvais œil sa possible sortie voulue par son peuple. Comme si l'opinion des peules avait quelque intérêt...


Revenons quelques décennies en arrière. Depuis les premiers pas de l'Europe (CECA puis Marché commun), les Anglais se sont posés cette question : quelle est la meilleure place pour la foutre en l'air, être dedans ou rester dehors ? L'histoire a montré que lorsque les Anglais entrent dans une organisation, c'est soit pour la dominer et la réduire à servir ses seuls intérêts, soit pour la faire foirer. Là, chapeau, ils sont en train de réussir les deux.

S'ils restent, ils auront obtenus tellement de dérogations, avantages, exemptions, chèque de retour, statuts particuliers, etc. que l'E.U. n'y survivra pas car d'autres pays vont exiger un traitement identique, ce qui est justice.

S'ils s'en vont, un espoir se fera jour : une refondation de l'Europe basée sur une réelle alliance entre France et Allemagne ouverte à ceux qui voudront en accepter les règles.

Oui mais quelles règles ? Il faudrait instituer une diplomatie, une armée, voire une police commune, une organisation sociale, des règles fiscales compatibles sinon communes, tout en laissant s'épanouir séparément la culture, le mode de vie, la langue évidemment, l'éducation. Ceci impliquant une prise de distance avec les « amis » et « alliés » étasuniens. Mais comment la France peut-elle parler d'égal à égal avec l'Allemagne ? Ni avec son économie anémiée, ni avec ses dirigeants « couilles-molles » incapables de tenir tête à Frau Merkel.

Peut-on jeter la pierre aux Anglais de vouloir sortir de cette Europe de la déception ? Ils ont au moins le courage de poser la question à leur peuple et on peut être sûr qu'ils respecteront le verdict des urnes, contrairement à nous, qui avons laissé un président tricheur se torcher sans vergogne avec la victoire du « Non » à la constitution européenne.

Ce ramdam autour de la sortie ou non de la Grande-Bretagne cache le véritable problème de l'Europe devenue une colonie allemande. Ceci ne l'oublions pas, à cause de la faiblesse et du renoncement politique de la France. Frau Merkel à la baguette mène l'orchestre et la danse européenne, mais avec une musique exclusivement allemande. Avec des effets désastreux pour les nations de l'U.E. sauf...pour l'Allemagne.

Son économie est prospère ? Oui mais elle est basée sur l'exploitation éhontée de la main d'oeuvre des ex pays de l'Est, sous payée, supportant des conditions de travail « à la chinoise ».

Elle exporte ainsi ses produits industriels avec le label « made in Germany » alors qu'ils sont souvent faits ailleurs, Tchéquie, Hongrie, Roumanie, etc. et seulement assemblés voire juste étiquetés en Allemagne.

Elle fout en l'air l'industrie laitière et l'élevage des autres pays européens, en industrialisant l'agriculture, exploitant là encore la main d'oeuvre détachée de ses marches de l'Est.

Ses décisions en matière de politique internationale sont catastrophiques, comme toujours lorsqu'elle se laisse griser par sa puissance.

Ainsi elle a étranglé et humilié la Grèce avec une brutalité et une morgue qu'on croyait rangées aux poubelles de l'Histoire.

Ainsi elle a ouvert toutes grandes, avec une effarante stupidité, les portes de l'Europe à une immigration sans limite...pour ensuite faire marche arrière.

Elle est allée (Frau Merkel) négocier la gestion des immigrés du Moyen-Orient - de sa propre initiative sans mandat ni même concertation de ses partenaires européens - avec le dictateur Turc Erdogan qui s'est fait une joie de lui imposer ses diktats.

Elle négocie avec la Chine ses seuls intérêts, s'implique en Ukraine comme un toutou docile des yankees, donnant toutes facilités à l'Otan pour provoquer le voisin Russe, elle pousse à la roue pour signer au plus vite l'horreur économique qu'est le traité Tafta.

Mais elle se garde bien de s'impliquer dans les problèmes du Moyen-Orient et de l'Afrique, laissant la France s'épuiser par son effort militaire bien solitaire au profit pourtant de toute l'Europe.

Qui peut faire face à cette Allemagne à volonté hégémonique ? Comme le montre l'Histoire, seule la France est en mesure de le faire. Dès lors, l'avenir de l'Europe dépend en grande part de nous. Encore faut-il que nous le voulions et donc que nous nous débarrassions de cette caste politique ayant amplement prouvé son incompétence, sa lâcheté, sa cupidité.

La victoire du « Brexit » peut être ce coup de pied dans la fourmilière qui permettra de rebattre les cartes.


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16/06/2016

Réduire la démocratie à un murmure…

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Je vous fais profiter d'un texte de mon ami Jean Casanova qui traite, avec son talent, son érudition et sa saine vacharderie, des péripéties sécuritaires actuelles :

 

Football / Flashball.

(Ministère de l'Intérieur – Hôtel de Beauvau - Place Beauvau - Paris 8° 14 Juin 2016)

 

Nous sommes aujourd'hui Hôtel de Beauvau, place du même nom, siège depuis 1861 du Ministère de l'Intérieur, à quelques pas du Palais de l'Élysée. Suspecte et inquiétante proximité. Le couple sécurité / insécurité pourrait-il être instrumentalisé ? N’allons pas si vite.

Reçus et introduits dans le bureau de M. Javert, Directeur au Ministère, du Service de la Sécurité Publique. Javert !

Ce nom ne vous est probablement pas inconnu.

Victor Hugo, dans sa grande fresque romanesque Les Misérables, dressait ainsi le portrait de l'Inspecteur Javert, le trisaïeul de notre interlocuteur d'aujourd'hui, l'homme qui, sa vie durant, n’eut de cesse de poursuivre Jean Valjean : « Les paysans des Asturies sont convaincus que dans toute portée de louve, il y a un chien, lequel est tué par sa mère, sans quoi, en grandissant, il viendrait à dévorer le reste de la portée. Donnez une face humaine à un chien fils d'une louve, ce sera Javert ».

L'Inspecteur Javert ne vivait que pour respecter les lois. À ces deux maximes, il n'admettait aucune exception : « Le policier ne peut se tromper » et « Un criminel est irrémédiablement perdu. Rien de bon ne peut en sortir ».

Nous pensons vous en avoir assez dit et, sur cette flatteuse présentation de l'homme de 1840, venons-en à l'entretien avec notre M. Javert d'aujourd'hui. Quel poste plus mérité que celui de Directeur de la Sécurité Publique lorsque l'on porte un tel nom et que l'on descend en ligne directe d'un ancêtre aussi prestigieux ?

Surtout dans le contexte d'aujourd'hui : un pays en état d'urgence depuis maintenant plus de six mois, des crues et des inondations cataclysmiques qui ne cessent pas, des fractions entières du monde du travail en révolte, fanatisées et dressant des barrages aux quatre coins du pays, une jeunesse refusant de se coucher le soir, jusqu'aux habituellement si sympathiques supporters et hooligans transformant les abords des stades en lieu de batailles rangées. Dernières venues et plus inquiétantes, des menées terroristes et des assassinats de policiers.

C'est avec la plus grande inquiétude, celle de savoir si « tout était sous contrôle », comme vient de l'assurer notre Premier Ministre, que nous venons prendre le pouls de la situation auprès de l'homme le plus qualifié pour y répondre, le Directeur de la Sécurité Publique au Ministère de l'Intérieur.

M. Javert, permettez-nous en premier lieu de vous dire toute notre sincère admiration pour l'efficacité déployée par vos services depuis maintenant plusieurs semaines : déblocages de raffineries et de dépôts de carburant occupés ; encadrement musclé de manifestations monstres maintenant pratiquement hebdomadaires ; évacuation nocturne, tambour battant, des places de nos villes où certains de nos jeunes gens s'entêtent à noctambuler ; et maintenant, service d'ordre manu militari aux alentours des stades...

Nous ne voulons pas allonger la liste des innombrables tâches auxquelles sont confrontés

vos services, ni ignorer l'état d'épuisement et de stress plus que probable de tous vos effectifs. Fatigue et stress auxquels s'ajoute maintenant l'omniprésent danger de menaces terroristes. Mais enfin, la Sécurité est assurée.

Cette prudente et respectueuse entrée en matière énoncée, arrivons-en maintenant à ce si bienvenu Euro 2016, dont tout le monde espère, après ces si à propos inondations du mois précédent, qu'il permettra de poursuivre l'occultation des graves préoccupations sociales du moment. On ne peut en permanence, dans ce domaine, recourir à l'événement terroriste. Il est malheureusement difficilement programmable en terme de calendrier. Permettez-nous M. Javert de vous dire notre étonnement, peut-être notre désapprobation quant au message signé République Française et diffusé par placards électroniques géants à l'entrée des stades. Avec ces formules impératives : Éviter les attroupements ; Ne pas tenir de propos politiques et idéologiques...

Évitez les attroupements, est-ce réaliste ? Y pensez-vous sérieusement ? Surtout avec la Loi- Travail. Hier encore, plus d'un million de manifestants à Paris. Ne pas tenir de propos

politiques ou idéologiques... M. Javert, nous tenons à vous le rappeler, tenir des propos politiques est une manière de penser tout haut. Nous nous excusons de vous poser la question en ces termes, elle commence par pensez-vous. Pensez-vous utile, arrivés où nous en sommes, en ces temps de libéralisme sécuritaire, de recommander l'abstention de penser ?

Resté jusqu'à maintenant attentif mais soucieux, recevoir des journalistes, à quoi cela peut-il mener, M. Javert se détendit, rassuré peut-être par le conciliant et le déférent de nos questions, plus probablement par le sentiment de son bon droit.

Chers amis, un principe ! Toujours tenir à l'écart politique et idéologie. Toujours !

Nos efforts en matière de lavage de cerveau et de crétinisation des masses n'ont jamais faibli, et ce concours footballistique en était l'occasion rêvée. Merci aux précieux concours de nos mass media en la matière. Mais attention, tout outil d'aliénation peut brutalement devenir levier d'affranchissement.

Car, qui dit attroupement, dit assemblement ; qui dit assemblement peut à tout moment dire ameutement. Et le sympathique crétin supporter doit toujours être vu comme un potentiel émeutier. Il faut veiller, sur ces barils de poudre que sont devenus les amassements du peuple, à ce qu'aucune mèche ne soit allumée.

La consigne de nos autorités gouvernementales est claire : éviter un « championnat révolutionnaire », un réveil séditieux du peuple, déclenché par un je-ne-sais-quoi : une erreur d'arbitrage, un penalty refusé, un quelque chose, nous n'osons pas dire quoi ou comment, un quelque chose qui éveillerait un sentiment d'injustice. Ce sentiment est dangereux. Sentiment d'injustice, attention ! Révolte toujours possible. Et de la révolte à la prise de conscience, il n'y a qu'un pas ; l'une et l'autre pouvant toujours s'alimenter.

George Orwell disait dans son magnifique récit d'anticipation 1984 : « Ils se révolteront quand ils seront devenus conscients et ils ne pourront devenir conscients qu'après s'être révoltés ».

Et de conclure, nous étonnant par son érudition, nous montrant qu'il était bien le digne héritier du fin limier du Roi Charles X, celui du temps des Misérables -cetempsest-ilterminé–conclure par la célèbre citation de l'historien Jules Michelet : « Par devant l'Europe et le monde, la France, sachez-le, n'aura jamais qu'un seul nom, inexpiable, son nom éternel : Révolution ».

Oui, Messieurs, il faut réduire la démocratie à un murmure.

TINA (There is not alternative) ; il n'y a pas d'autre politique possible.

Grévistes, footeux, étudiants, manifestants, noctambules, enragés de tout acabit ! Tenez-vous à carreau. Foi de Javert, au nom de l'ordre libéral, je ne veux voir qu'une seule tête. Rompez !

 

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