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27/04/2007

Un gène génant

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Merci à Laurent

26/04/2007

Bienvenue à Sarkoland

Fichage ADN en cas d'infraction à la loi
Lionel Jospin avait mis en place le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG) pour recueillir l'ADN des délinquants sexuels jugés coupables. La loi du 18 mars 2003 sur la sécurité intérieure a étendu le prélèvement à l'intégralité des personnes ayant affaire à la police (coupables comme suspects) quel que soit le type de délit (vols à la tire, tags, manifestations...), à la seule exception ( bien sûr) des délits financiers. Un prélèvement ADN coûte 400 €, celui-ci est conservé quarante ans.

Fichage généralisé
Le Système de Traitement des Infractions Constatées (STIC) de la police et le système JUdiciaire de Documentation et d'EXploitation (JUDEX) de la gendarmerie sont deux fichiers nationaux, en plus du casierjudiciaire, regroupant procédures, infractions, individus, victimes et objets mis en cause. En tout ce sont près de 22 millions de personnes qui y sont référencées. Ces fichiers peuvent être consultés lors d'une enquête
administrative ou lors du recrutement pour certains emplois (sécurité, défense...). Leur fusion est prévue pour décembre 2007 en un seul et unique fichier : ARIANE, pour un coût de 15 millions d'euros. Vient s'ajouter les fichiers des Renseignements Généraux (RG), Système d'Information Schengen (SIS) et du Système d'information d'Europol (TECS). La Commission Nationale Informatique et des Libertés (CNIL), la Fédération Informatique et Libertés (FIL), la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme (CNCDH) et d'autres dénoncent le nombre considérable d'erreurs parfois très graves (la victime devient le coupable, etc?) contenues dans ces fichiers (environ 25%) et la quasi-impossibilité pour les personnes de faire valoir leurs droits. La CNIL a ainsi supprimé 36% des fichiers Schengen (SIS) et 44% des fichiers STIC qu'elle a été amenée à contrôler en 2005, parce qu' « erronés, manifestement non justifiés ou dont le délai de conservation était expiré ».

Carte nationale d'identité et passeport biométriques
Conformément à ce que recommande l'Union européenne et à ce que réclament les Etats-Unis depuis le 11 septembre 2001, la France va se doter d'une carte nationale d'identité obligatoire et payante contenant des informations biométriques sur son porteur. Elle contiendra les empreintes digitales et l'image faciale numérisée des ressortissants français. Ce dernier fichier permettra grâce aux logiciels de reconnaissance faciale le contrôle d'identité par vidéosurveillance. De plus le contrôle d'identité pourra se faire par un lecteur à distance, donc à l'insu des individus. La finalité du projet est d'instaurer une carte universelle intégrant l'identité, les informations médicales et sociales et la capacité de réaliser des transactions monétaires.

Abolition du secret professionnel
Le projet de loi sur la 'prévention de la délinquance propose le « secret professionnel partagé » permettant aux maires d'accéder aux informations médicales, psychiatriques, sociales et scolaires de leurs concitoyens. Ils pourront les utiliser pour gérer les allocations des familles « déviantes ».

Service Citoyen Volontaire
Vient d'être instauré dans dix régions pilotes le Service Citoyen Volontaire (SCV). Il s'agit pour les citoyens qui le souhaitent de s'engager en tant que bénévoles pour aider les forces de l'ordre à assurer la sécurité publique. Les volontaires seront recrutés à l'issue d'un entretien et d'une enquête administrative. Ils pourront participer « à des actions de soutien et de renforcement de l'autorité parentale, d'accueil et de suivi des victimes, de prévention, de médiation et d'explication de la loi dans le cadre de structures scolaires » Dans le cadre de leurs fonctions ils bénéficieront de l'immunité policière. Les postulants sont invités à retirer un dossier d'inscription au commissariat le plus proche.

Taser : un pistolet de plus pour les forces de l'ordre
Le Taser est un pistolet infligeant une décharge électrique de 50000 volts jusqu'à une distance de 10 mètres. La personne se voit neutralisé par la paralysie de son système nerveux pendant 5 secondes. Après un phase de test commencée depuis janvier 2004 sur 130 personnes, 1000 policiers et 1000 gendarmes ont été équipés de Taser en 2006. Le Taser ne laisse pas de traces, crée des souffrances aiguës et est susceptible d'être utilisé pour intimider, humilier, torturer ou faire parler des suspects, détenus, prisonniers ou simples citoyens. Ainsi, ce pistolet s'apparente à un objet de torture au sens de la Convention des Nations Unies contre la torture de 1984 (la France a signé ce protocole le 16 septembre 2005 et ne l'a toujours pas ratifié). Cette arme qui a déjà fait plus de 200 morts aux Etats-Unis est interdite en Belgique, en Italie, aux Pays-bas, au Danemark, en Norvège, en Serbie, à Hong Kong, au Japon, en Malaisie, en Nouvelle Zélande et au Pakistan.

Conservation des données Internet et téléphoniques
Après six mois de débat, les députés européens ont adopté la directive proposée par la Commission qui rend obligatoire la conservation par les opérateurs téléphoniques et les fournisseurs d'accès à Internet des données de connexion de leurs abonnés. Cela concerne les appels passés par les téléphones fixes et mobiles, les SMS et les e-mails. Il s'agit de pouvoir déterminer qui a communiqué avec qui, quand et combien de temps. La durée de rétention de ces données pourra aller de six mois à deux ans selon le souhait des Etats. En décembre 2005, le Sénat après l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi contre le terrorisme : tous les fournisseurs d'accès à Internet devront conserver nos données de connexion jusqu'à un an.

Tout cela, Nicolas Sarkozy l'a fait en moins de quatre ans en tant que ministre d'Etat. Imaginez ce qu'il fera en cinq ans au poste suprême de président de la République.

Il est important que nous gardions à l'esprit que les dispositifs ci-dessus ont été appliqué en l'absence totale de concertation démocratique et sont intégralement financé par nos impôts. Avant d'offrir notre confiance aux promesses d'un candidat, regardons d'abord ce qu'il a déjà accompli concrètement pour avoir une idée de la suite.

Ses relations avec les grands patrons et les médias.
Nicolas Sarkozy décrit son témoin de mariage, Martin Bouygues comme « son meilleur ami ». Ce dernier dirige le groupe Bouygues coté aux CAC 40 qui regroupe trois grands secteurs : la téléphonie mobile avec Bouygues Telecom ; la construction d'infrastructures publiques : autoroutes, ponts, complexes, mais également les dernières prisons pour mineurs commandées par le ministre de l'Intérieur ; et les médias avec TF1, LCI, Eurosport.

International ?
Il est trés proche des deux plus gros fabricants d'armes français et principaux propriétaires de presse :
- Arnaud Lagardère (entreprise d'armement propriétaire de Elle, Jeune et jolie, Europe 1, Europe 2, Radio RFM, Fayard, Grasset, Hachette, Hatier, Nathan, Nice Matin, Paris match, Pariscope, Télé7jours... et président du conseil d'administration d'EADS qui possède 7,5% du capital d'Airbus)
- et Serge Dassault (entreprise d'armement possédant Le Figaro, TV Magazine, L'Express, L'Expansion).
- Les deux principaux concurrents qui se partagent l'industrie du luxe en France François Pinault (Mittal Steel, Le Point, Alexander McQueen, Balenciaga, Conforama, FNAC, Gucci, La Redoute, Le Printemps, Yves Saint Laurent)
- et Bernard Arnault son autre témoin de mariage, première fortune de France et septième du monde avec 20 milliards d'euros , qui possède le premier groupe de luxe au monde LVMH (Céline, Chaumet, Dior, Donna Karan, Emilio Pucci, Fendi, Givenchy, Guerlain, Kenzo, Louis Vuitton, Marc Jacobs, Sephora, Tag Heuer...) lui sont également très proches.
- On lui compte aussi comme amis personnels Jean-Claude Decaux (JC Decaux), Dominique Desseigne (Groupe Lucien Barrière : premier groupe européen de casinos), Edouard de Rothschild (banque Rothschild, Libération, Global Asset Management), Franz-Olivier Giesbert (Le Point), Etienne Mougeotte (TF1), Patrick Le Lay (TF1), Pierre Louette (AFP), Jean-Marie Colombani (Le Monde) et Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1).

Faits divers de la censure
- En novembre 2005, la chanson "Tous les tizenfants" du groupe formé par Polémix et La Voix Off basée sur une interview de Nicolas Sarkozy doit faire partie de la compilation "CQFD", éditée par le magazine les Inrockuptibles. Mais la Sacem (société de gestion collective du droit d'auteur pour la musique) partenaire de l'opération, l'interdit, estimant que la chanson n'était "pas diffusable", expliquant également que le ministre de l'Intérieur ne tolèrera pas de tels propos et menace les auteurs de lourdes condamnations.
- La parution de la biographie de Cécilia Sarkozy, « Entre le cœur et la raison », de Valérie Domain, chef des informations du magazine Gala fut interdite de publication après que Vincent Barbare, responsable des éditions First qui devaient publier l'ouvrage, fut convoqué le 9 novembre 2005 à un entretien place Beauvau avec le ministre de l'Intérieur et ce malgré les 25000 exemplaires déjà imprimés.
- En novembre 2005, Julie Decroix et Maël de Calan, les deux responsables de la formation « Jeunes populaires de Paris » de l'UMP, décidaient de quitter la structure et faisaient connaître publiquement les pressions qui ont été exercées sur eux. Ils furent suivis de Marie Guévenoux, présidente de cette formation, qui fut peu de temps après également forcée à la démission pour être remplacée par quelqu'un de plus coopératif. Ils ont ouvert le forum "Cybermilitant" pour communiquer librement sur ce qui se passait au sein de l'organisation. Avec plus de 3000 membres il devient rapidement le forum de référence pour les jeunes militants UMP qui souhaitaient émettrent des avis critiques. La direction de l'UMP a obtenu sa fermeture quelques mois plus tard. Raphaëlle Picard, pigiste à l'AFP est frappée d'interdiction professionnelle pour avoir relaté l'intervention policière du 4 octobre 2006 dans la cité des Mureaux. Elle rapportait les témoignages des habitants qui ont été violentés et braqués par les forces de l'ordre, dont de très jeunes enfants.
- En août 2005, Paris Match avait publié une photo montrant l'épouse du ministre de l'Intérieur, Cécilia Sarkozy, en compagnie de son amant, le président de Publicis Events Worldwide d'origine marocaine Richard Attias. Le ministre de l'Intérieur avait alors demandé à son ami et directeur du journal, Arnaud Lagardère, le licenciement du directeur de la publication Alain Genestar. Il le sera en juin 2006.
- Serge Portelli, magistrat, vice-président au tribunal de Paris, président de la 12e Chambre correctionnelle, venait de rédiger un nouvel ouvrage : 'Ruptures', dressant le bilan des cinq ans de Sarkozy passé au gouvernement. Au dernier moment, l'éditeur a renoncé à publier ce texte, ne laissant plus le temps à un nouvel éditeur de le faire paraître avant l'élection présidentielle. L'ouvrage est disponible sur Internet : www.betapolitique.fr/ruptures/
- La rédaction d' iTELE était invitée à un repas place Beauvau avec le ministre de l'Intérieur le 6 décembre 2006. Le journaliste, Laurent Bazin, qui avait décrit cette rencontre "off" sur son blog - hébergé par la chaîne -, a du retirer l'article à la demande de la direction. Suite à de trop fortes pressions, il annonce le 24 janvier 2007 la fermeture de son blog. Début mars 2007, alors qu'un comité d'associations en faveur des SDF se rendait au ministère de la Cohésion sociale où il était attendu pour une réunion, les forces de l'ordre ont molesté plusieurs membres de l'association des Enfants de Don Quichotte, dont leur porte-parole Augustin Legrand.

Avant de voter, réfléchissons. Nous ne pourrons pas dire – malgré le matracage médiatique pro Sarko et la trouille des journalistes – que nous ne savions pas !

Sarko vu par un de ses conseiller spéciaux !

Ouais, je sais, c'est un peu long, mais ça vaut le coup: voilà ce que pense de Sarko quelqu'un qui est devenu l'un de ses conseiller spéciaux. Un personnage qui a porté la traitrise au rang d'art majeur...

"La France est -elle prête à voter en 2007 pour un candidat nourri au lait du néo-conservatisme américain? Les partisans du candidat de l'UMP jugeront la question provocatrice et y verront, à l'approche de l'élection présidentielle, une carica-ture injuste, exacerbée par l'approche de l'élection présidentielle. Alors, convenons-en d'emblée. Nicolas Sarkozy sera, pour la gau-che, un adversaire redoutable même si son palmarès électoral est bien moins riche qu'on ne l'imagine.
L’homme ne manque ni d'idées, ni de force de conviction, ni de capacité de séduction. Son énergie, son culot, son aplomb, son ambition, sa soif inextinguible de reconnaissance sociale et de pou-voir, sa résistance à l'adversité sont légendaires.
Son supposé « parler vrai » (lorsque Sarkozy parle cru, il dit par-ler comme les Français), son sens de la formule, son insolence étonnamment juvénile en font un « bon client» pour les médias audiovisuels.
Avec Nicolas Sarkozy, ils capteront toujours un mot, une image, fun clin d' œil, une provocation pour le sacro-saint « 20 heures ».
Orfèvre en communication méthodique et parfois impudique, l'homme a, de plus, su draper son implacable et froide quête du pouvoir dans une toge glamour (Nicolas-la-star-amie-des-stars y compris de celles dont l'exemplarité est discutable) sans laquelle il ne saurait - nous dit-on - y avoir de« saga politique» digne de ce nom.
,Ce « sarko-show» est une arme de dissimulation massive, car celui qui ne cesse de prétendre vouloir « être jugé sur ses résultats» n'a pas son pareil pour masquer les piètres bilans de son action. Ceux d'un médiocre ministre de l'Economie et des Finances ou ceux d'un ministre de l'Intérieur survolté mais peu efficace: les violences faites aux personnes n'auront cessé d'augmenter en dépit de ses communiqués triomphants.
Mais l'échec n'atteint que rarement notre héros. Le plus souvent parce qu'il le noie dans le mouvement perpétuel: chaque fois qu'il se trouve en difficulté ou se voit obligé de se justifier de son action, le candidat de l'UMP se saisit d'un fait divers pour enfiler la combinaison qu'un Le Pen laisse parfois au vestiaire de « celui qui dit tout haut ce que les Français pensent tout bas ». Un juge-ment à l' emporte-pièce, une provocation suivie d'une polémique, le tout conclu par un sondage qui démontrerait que Sarkozy a les élites contre lui mais le peuple avec lui et le tour est généralement joué.
En cas de nécessité, si provocation et écran de fumée ne suffisent pas, Nicolas Sarkozy actionne le parachute de secours, celui de la défausse. Car celui qui se décrit comme un pieux catholique n'aime rien tant que battre sa coulpe sur la poitrine des autres: il n'est, par essence, jamais responsable. Ses erreurs, ses échecs? C'est toujours la faute des autres. Non à Voltaire, rarement cité, mais à Chirac, à Raffarin, à Villepin, etc., cibles sarkozyennes dont on se gardera cependant ici de prendre la défense véhémente. Ou en der-nier ressort la faute aux juges. Glissements progressifs du volon-tarisme du ministre de l'Intérieur. En 2002, il suffisait de lui don-ner les rênes de la police et de le laisser libre de mettre en œuvre une répression salutaire pour que l'insécurité soit enrayée. En 2006, le ministre de l'Intérieur confesse son impuissance: son action remarquable est entravée par le laxisme des juges. Une seule conclu-sion s'impose: la vraie vie, celle de Nicolas Sarkozy bien sûr, mais aussi celle de la France, ne commencera qu'après son accession à l'Elysée. Ce document a le grand défaut de s'intéresser encore à la « France d'avant », celle où Nicolas Sarkozy peut encore être jugé sur ses actes et sur ses intentions déclarées, alors que lui ne se consa-cre plus qu'à la « France d'après », celle d'après le sacre selon lui annoncé.
Concurrent redoutable, donc, mais aussi respectable, citant ses sources d'inspiration, assumant jusqu'à l'automne 2006 tout à la fois son ambition et sa volonté de « rupture» avec un modèle fran-çais supposé exsangue, qu'il n'a cessé de caricaturer pour mieux le. vilipender.
Le fait qu’au moment d'entrer en campagne électorale, lucide quant aux craintes que son tempérament et son improbable oxymore de « rupture tranquille» font naître, Monsieur Sarkozy ait choisi de brouiller les pistes et de s'adresser à la « France qui souffre» ne doit pas faire illusion. L’infléchissement des discours indique seulement qu'après avoir été, avec l'appui (qui l'eût dit!) de François Fillon le fossoyeur du gaullisme social, le candidat de l'UMP s'est attaché provisoirement la plume - au demeurant talentueuse - d'un Henri Guaino que l'on avait déjà connu ardent dénonciateur de la « frac-ture sociale» en 1995. Le vernis ne tiendra pas. Car l'homme qui se dit pragmatique est d'abord un idéologue.
Respecter Nicolas Sarkozy, c'est se frotter à ses mots, à ses concepts, à leurs racines. L'homme n'est avare ni de discours ni d'écrits. L'explorateur devra d'abord débroussailler l'accessoire: une litté-rature abondante consacrée au culte de soi, caractéristique d'un ego largement plus dilaté que la moyenne déjà élevée de ceux des hommes politiques; il ne se laissera pas davantage abuser par ses revirements tactiques: le « pragmatisme sarkozyen » se nourrit de revirements spectaculaires comme en témoigne son reniement dans le dossier de la fusion Suez-GDF: après s'être très solennel-lement engagé à ce que l'Etat ne privatise jamais GDF, le préten-dant de la droite à l'Elysée n'aura pas attendu deux ans pour se révé-ler parjure!
Il nous faudra donc prendre Nicolas Sarkozy aux mots, aux idées, sans jamais nous livrer à des attaques personnelles - ce document n'en contient pas - et en nous écartant des caricatures réductrices: «Sarko-facho» est un slogan à la fois stupide et contre-productif, car s'il est un danger pour une certaine conception de la République française laïque et sociale, Sarkozy n'est pas un danger pour la démocratie française en dépit d'une relation aussi« amicale» qu'in-téressée et exigeante avec les propriétaires des grands médias fran-çais et d'une conception très particulière de la fonction ministé-rielle: Sarkozy n'a-t-il pas justifié auprès de ses proches au printemps 2004 son retour au ministère de l'Intérieur par souci de se proté-ger des attaques... de sa propre famille politique en vue de sa future campagne présidentielle?
Disons-le clairement: le procès objectif que l'on peut instruire contre l'idéologue engagé en politique qu'est Nicolas Sarkozy est suffisamment lourd et digne de débats passioJlI1és pour qu'il ne soit besoin de l'affubler - et l'affaiblir - de fantasmes ou de procès d'intention.
Ce que cet ouvrage cherche à démontrer est que non seulement, ne lui en déplaise, Nicolas Sarkozy est bien « libéral, atlantiste et communautariste» mais qu’il est devenu une sorte de filiale fran-çaise de la Bush Cie.
Libéral, il l' est assurément depuis toujours et profondément. Mais contrairement à la légende qu’il entretient, le candidat ne l'assume pas franchement et préfère se retrancher derrière des mythes. Plutôt que de dire explicitement qu'il souhaite revenir sur la durée légale du travail et remettre en cause le droit du travail, Nicolas Sarkozy préférera affirmer qu'il souhaite, par exemple, que« celui qui veut travailler plus et gagner plus puisse le faire ». Ce qui, pris au pied de la lettre, signifie que ce ne serait plus le chef d'entreprise mais le salarié qui fixerait son temps de travail ou que tout salarié à temps partiel serait en droit d'exiger de travailler à plein temps! Sarkozy-Ie-libéral sait que la France ne l'est pas. Ou plus exacte-ment il a tiré de l'expérience de la campagne présidentielle de Balladur en 1995 la conviction que le libéralisme pur ne pourrait jamais concerner plus d'une dizaine de pour cent d'électeurs.
Le libéralisme de Sarkozy s'est donc mué en libéralisme « popu-laire ». A George W. Bush, Nicolas Sarkozy ne s'est pas contenté d'emprunter les slogans ou la mise en scène (ah, cette intronisa-tion du président de l'UMP avec un décor calqué sur celui de la campagne de Bush.. .). Il lui a pris la méthode:« parler des pro-blèmes des gens», à défaut d'avoir la moindre idée de la façon de les résoudre. Se servir des mots pour prétendre panser les maux. Décrire ce que l'on est incapable de guérir. Diagnostic claironné..., inefficacité à moitié pardonnée. Ainsi, en 2004, l'éphémère minis-tre de l'Economie et des Finances se targue-t-il de prendre en charge la « menace des délocalisations » et de répondre à l'angoisse - réelle - des Français. Un plan de « relocalisations » est annoncé en grande pompe, il n'aura aucun effet, l'emploi industriel restera le grand perdant de la législature mais peu lui chaut: Nicolas Sarkozy estime qu'il a « préempté le débat» et que les Français savent dé-sormais qu'avec lui les délocalisations trouveront à qui parler. .. .
A « W », le très libéral Nicolas Sarkozy aura aussi emprunté l'ob-session de la fin de l'impôt progressif. L'emballage paraît toujours frappé au coin du bon sens: « éviter la fuite des capitaux » pour démanteler l'impôt de solidarité sur la fortune dont la suppression est pourtant étrangement absente du programme de l'UMP, « per-mettre à ceux qui travaillent d'en tirer les fruits» pour porter une réduction de l'impôt sur le revenu qui n'aura pleinement profité qu'aux 10% des Français les plus aisés, accéder au vœu des Français de « transmettre leur patrimoine à leurs enfants à la fin d'une vie de labeur» pour mettre en œuvre la réforme de la taxation des donations et successions la pl us inégalitaire jamais conçue!
Le libéralisme de Nicolas Sarkozy n'est ni la facette la plus origi-nale- tous les libéraux du monde tiennent son discours- ni la plus inquiétante :on plaidera volontiers qu'une démocratie moderne a besoin de deux pôles, libéral-conservateur d'un côté, réformiste- progressiste de l'autre et que Nicolas Sarkozy, en dépit de ses faux- semblants partiels, a le mérite de redessiner une ligne de clivage claire entre la droite et la gauche sur le plan économique et social. Son atlantisme forcené, sa très grande complaisance pour ne pas dire sa fascination à l’égard de la politique extérieure de George Bush sont autrement plus graves.
N'acceptons pas l'écran de fumée que dresse« Sarkozy l'Américain», formule qu'il revendique et dont il s'est dit « fier» lors de deux voya-ges aux Etats- Unis, en 2004 et en 2006.
Sarkozyseveut« l'ami des Américains». Pourquoi pas? Qui se vou-drait « l'ennemi des Américains» ? Qui n'éprouve de la reconnais-sance pour l'engagement qui fut le leur pour nous délivrer du joug nazi? Qui refuse de lutter contre le terrorisme? Qui n'est pas orphe-

lin des Twin Towers? Qui échappe à la dialectique attirance-rejet que suscite en chacun de nous un «American way of life » dont nous avons appris à connaître la grandeur autant que les servitudes?
Mais ce qui pose problème, et qui doit faire débat en cette année 2007, c'est l'allégeance aveugle à une politique dite de lutte contre ce e terrorisme absurde et inefficace dont la guerre en Irak est la plus sanglante illustration.
On verra plus loin que dès 2004 les silences de Sarkozy sur l'intervention américaine en Irak autant que ses déclarations d'amour, aussi naïves que déplacées envers « la musique et les films américains » avaient semé le trouble.
Mais ce n'était rien au regard de l'extravagant voyage du ministre de l'Intérieur en septembre 2006. Le spectacle d'un candidat à la présidentielle supposé issu de la famille gaulliste quémander un rendez-vous dans un bureau attenant à celui du Président des Etats-Unis, dans l' espoir finalement exaucé de rencontrer quelques minutes le grand homme, lui arracher une photo immortalisant l'instant et l'exhiber comme un trophée est un spectacle pénible pour tout Français nourri au lait de la «grandeur de la France» et de son « message universel ». Mais entendre un candidat majeur à la présidence de la République critiquer aux Etats-Unis la politique étrangère-en l'espèce justifiée et« l'arrogance» de son pays est proprement insupportable.
Tous les journalistes américains ont alors souligné la tonalité étonnamment farouchement « pro-américaine» et« pro-Bush des propos de Monsieur Sarkozy, certains faisant remarquer non sans malice que le ministre de l'Intérieur français s'était révélé plus ardent défenseur de la politique de Bush que beaucoup de parlementaires républicains eux-mêmes, troublés par les échecs à répé-tition des initiatives de leur dirigeant sur la scène extérieure, échecs qu'après une sévère défaite électorale Bush lui-même devra reconnaître fin 2006.
Dans une dépêche du 13 septembre 2006, l'AFP rapporte que selon un expert de la Brookings Institution cité par le Washington Post «Sarkozy a eu le genre de rhétorique que l'on aurait attendu d'un responsable de l'administration Bush !
Quant au Canard enchaîné du 20 septembre 2006, il prête à Jacques Chirac - exceptionnellement cité ici -les propos suivants: « Sarkozy a multiplié les maladresses aux Etats-Unis. Il s'est totalement aligné sur la politique américaine et sur Bush (…) Bien loin du gaullisme et même des grandes traditions politiques et diplomatiques françaises.

Libéral, atlantiste. . . et, toujours plus grave, communautariste.
C'est une évidence. Nicolas Sarkozy ne croit pas au « modèle répu-blicain » d'intégration. De ses lacunes ou de ses échecs - malheu-reusement incontestables - il veut profiter pour non pas réformer ce « modèle », pour le rendre plus efficace, mais pour le démante-ler. On verra plus loin, citations précises à l'appui, en dépit de ses dénégations récentes, que le modèle que le patron de l'UMP a en tête est communautariste et confessionnel.
De ce point de vue le bilan du « ministre en charge des cultes » est lourd de menaces pour l'avenir : non content de mettre à mal la loi de 1905 et les fondements de la « laïcité à la française », Nicolas Sarkozy aura pactisé avec les islamistes de l'UOIF, favorisé l' ascen-sion médiatique de Tariq Ramadan, fait preuve d'une étrange bien-veillance à l'égard des sectes allant jusqu'à recevoir en grande pompe l'un des prosélytes les plus célèbres de l'église de Scientologie, l'acteur Tom Cruise.
Coupables écarts! Erreurs isolées? Non. Nicolas Sarkozy ne se contente pas de se livrer à un cynique marketing confessionnel à visée électorale. Comme George Bush, son action est théorisée: il compte sur les religions, toutes les religions y compris « fondamen-talistes » et souvent « intégristes » pour réguler la vie en société, encadrer les jeunes et ramener l'ordre dans les quartiers.
On verra donc, tout au long des chapitres qui suivent, où est la vraie source d'inspiration du candidat Sarkozy.
Elle n'est pas, ce serait respectable, authentiquement libérale (le libéralisme de Sarkozy emprunte à Hayek ou Friedman, pas à Tocqueville ou Aron). Elle enterre le gaullisme autant que l'héri-tage laïque et républicain.
La vraie bible . de. Nicolas Sarkozy réside dans la pensée néo-conser-vatrice américaine.
Son vrai modèle? George W. Bush.
Plusieurs journalistes français ayant accompagné le ministre de l'Intérieur aux Etats-Unis en septembre 2006 ont raconté l'anec-dote suivante. On demande à Nicolas Sarkozy en quoi il se diffé-rencie de George Bush. La réponse fuse, mélange d'humour à l'amé-ricaine, de fausse modestie et de provocation: « Il a été élu deux fois Président. Moi pas ».
Il s'agit certes d'une boutade. Révélatrice, cependant. Spontanément, Nicolas Sarkozy ne voit rien qui le distingue de George Bush. Sauf que l'un a gagné deux fois une élection présidentielle. Et l'autre pas. Pas encore? Nous voilà prévenus..."

Eric Besson, conseiller de Sarkozy

25/04/2007

Epître selon Saint-Benoit

La Sagesse de Dieu : lorsque Dieu créa le monde, il décida de concéder deux vertus aux hommes de chaque peuple afin qu'ils prospèrent.

Par exemple il rendit :
- Les Suisses précis et pacifistes,
- Les Anglais flegmatiques et ironiques
- Les Japonais travailleurs et réalistes
- Les Italiens joyeux et humanistes

Quant aux français, il dit :
« Les Français seront intelligents, honnêtes et sarkosistes. »

Lorsque le monde fut achevé, l'ange qui avait été chargé de la distribution des vertus demanda à Dieu : « Seigneur, Tu as dit que Tu octroyais deux vertus à chaque peuple, mais les Français en ont trois.
Est-ce pour cela qu'ils se placent au dessus des autres ? »

Le Seigneur répondit : « En vérité, Je te le dis, chaque peuple a deux vertus y compris les Français, car chacun d'entre eux ne pourra en posséder que deux à la fois.
Ce qui veut dire que :
- si un Français est sarkosiste et honnête, il ne sera pas intelligent,
- s'il est sarkosiste et intelligent, il ne sera pas honnête,
- s'il est intelligent et honnête, il ne peut pas être sarkosiste."

24/04/2007

Douze jours pour rejetter le NaSional SarkoSisme

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23/04/2007

Demandez l'programme!

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22/04/2007

Aux urnes, citoyens!

La seule façon d'éviter le couronnement du Tsarkozy Ier, c'est de voter massivement Ségo. Qui ne dit mot consent... Qui ne vote pas contre Sarkozy, consent à son règne totalitaire. Cet homme est plus que dangereux pour la république et les libertés individuelles.
L'abstention ou le vote blanc, le vote Bayrou, Lepen ou dispersé à la gauche de la gauche est un acte inconscient qui consent stupidement à donner la puissance de l’État républicain à un homme très dangereux pour l’avenir de la France…
Réveillez-vous… votez contre Sarkozy…

21/04/2007

Attention aux bulletins dangereux!

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la sarkonerie, ça se soigne!

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20/04/2007

Censurééééé! Sarko a encore sévi...

Sarkozy et la censure : le livre d'un magistrat déprogrammé
Serge Portelli, magistrat, vice-président au tribunal de Paris, président de la 12e Chambre correctionnelle, auteur de nombreux ouvrages, dont Le Traité de démagogie appliquée, avait préparé un nouvel ouvrage : Ruptures, dressant le bilan sans concession de 5 ans de gouvernement Sarkozy et réfutant la plupart des fausses évidences fondant sa politique de sécurité, Ce livre devait être publié par Michalon ... qui vient mystérieusement d'y renoncer au dernier moment, empéchant toute publication chez un autre éditeur AVANT les élections.

Pour téléchargez le contenu de ce livre : http://www.segosphere13.net/Ruptures.pdf

Pas d'érection pour ça...

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19/04/2007

Sarko: un Bush à passeport français

- Nicolas Sarkozy veut tuer l'âme de la France, un pays qu'il n'aime pas et qu'il veut rendre semblable au pays qui est son modèle: les Etats-Unis. Nicolas Sarkozy l'a dit à de nombreuses reprises: il veut en finir avec le modèle social français, lui préférant un modèle américain, caractérisé par une société inégalitaire, violente, et ultra-repressive.

- Par ailleurs, Nicolas Sarkozy alignera la politique de la France sur celle des Etats-Unis et engagera la France dans les futures guerres américaines au Proche-Orient. A cause de la politique étrangère de Sarkozy, la France subira des attentats sanglants comme ceux de Madrid ou de Londres. Et ces attentats lui fourniront le prétexte pour réduire encore les libertés et parachever ce qu'il a commencé au ministère de l'intérieur: l'instauration d'un état policier fasciste.

- Enfin, par son soutien inconditionnel aux Etats-Unis de Bush, Sarkozy se fait le complice des crimes de guerre américains, des tortures (à Guantanamo, en Afghanistan, en Irak, et dans les prisons secrètes), des assassinats de journalistes par l'armée américaine en Irak, ou de l'emploi de bombes au phosphore contre des civils irakiens. Complice aussi de l'utilisation d'obus et de missiles à uranium appauvri, de l'absence d'interdiction des mines anti-personnelles et des bombes à fragmentation, et du refus américain de ratifier le protocole de Kyoto sur les émissions de CO2.

- La garde rapprochée de Sarkozy qui attend dans l'ombre est constituée par Brice Hortefeux et Christian Estrosi, ses fidèles depuis toujours. Il les a nommé à ses cotés au ministère de l'Intérieur, et ils seront récompensés par des postes clé si Sarko arrive au pouvoir.
Tous les deux sont de véritables fascistes, encore pires que leur mentor. Sorte de Dick Cheney français, Brice Hortefeux n'aurait pas déparé au gouvernement de Vichy. Quant à Christian Estrosi, c'est un clone de Sarkozy avec l'intelligence en moins et les connexions "niçoises" en plus. (il est président du conseil général des Alpes Maritimes, un poste précédemment occupé par Jacques Médecin)

- Candidat et ministre de l'intérieur. Pour la première fois dans l'histoire de la république française, un candidat à l'élection présidentielle a été, jusqu’à ces dernières semaines, en même temps ministre de l'intérieur pendant la période qui précède les élections. Cette position a donné à Sarkozy le contrôle de la police, des Renseignements Généraux, de la DST (contre-espionnage), mais aussi de l'organisation des élections.
Ayant tous les leviers nécessaires entre ses mains, il n'est pas impossible que Sarkozy les ai utilisés pour espionner ces adversaires (c'est déjà fait, avec la surveillance de l'entourage de Ségolène Royal par les Renseignements généraux), pour truquer les élections, ou pour susciter des événements qui lui seraient électorale ment favorables, par exemple troubles dans les banlieues ou des attentats islamistes de dernière heure.

- Un ticket sans retour. Si Nicolas Sarkozy est élu, il généralisera les machines à voter, ce qui lui permettra de truquer les prochaines élections, comme Bush aux Etats-Unis.
Les machines à voter sont une grave menace pour la démocratie, car elles sont facilement piratables par des virus informatiques destinés à modifier le comptage des votes, ou par le remplacement de composants par des versions truquées. De plus, les machines à voter signifient la fin de l'anonymat du vote, car l'électeur doit s'identifier par une carte magnétique qu'il doit insérer dans la machine pour valider son vote. Techniquement, rien n'empêche que les machines gardent en mémoire qui a voté quoi.
Nicolas Sarkozy s'est déjà déclaré favorable aux machines à voter. Les élections de 2007 risquent donc bien d'être les dernières élections démocratiques en France.

Avant de voter, réfléchissez. Il ne faut pas confier aveuglément le destin de notre pays à un personnage aussi dangereux.

18/04/2007

Le meilleur traitement contre le gène Sarko: un bulletin!

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Merci à facelvega.over-blog.com

"Jospiniser" Sarko!

Hier soir, je soupais en ville (ouais, dans le midi, c’est à midi qu’on dîne et le soir qu’on soupe, n’en déplaise aux « gens du nord » !). Sur une terrasse de cet extraordinaire forum de la place de l’horloge, à Avignon, Beaucoup de touristes, mais aussi et surtout des gens du pays. Et je les ai entendu débattre du sujet incontournable : les élections. En terre pourtant bien droitière, j’ai entendu les sarkozistiens troquer leur morgue méprisante de vainqueurs désignés d’avance en agressivité inquiète. On dirait qu’ils le sentent venir, le boulet qui, dimanche soir, va « jospiniser » leur champion. Je me suis évidemment fait un plaisir, à la table qui était la mienne, à en pousser quelques uns dans leurs retranchements. Avec un humour caustique et vachard, je les ai poussé à la faute. Il s’énervent, se replient sur les pauvres « valeurs » qu’ils revendiquent, celles qu’ils vont piquer au sinistre borgne ! Parlez-leur de « l’axe Sarko-Le Pen », faites un parallèle entre Sarko et l’Hitler de 1933 et vous les verrez d’abord s’encagner, puis tomber le masque et se vautrer dans ce cousinage nauséabond ! Le pied !
Quant à moi, de cœur je voterais bien pour José, mais il m’a chié dans les bottes avec son flirt avec les fachos islamistes ; ou pour le facteur qui, avec gouaille, pourfend les nantis. Mais ma priorité étant de renvoyer Sarko à sa place - les poubelles de l’histoire - je me déciderai, dans l’isoloir, à pile ou face entre Ségo et Bayrou (en aidant peut-être un peu la pièce à désigner le belle femme qui fait rêver !)
Allez salut !

17/04/2007

Le voleur de nom

Michel Audiard disait : « Les cons, ça ose tout,
Et c’est même à cela qu’on peut les reconnaître. »
Le sinistre nabot au front de sapajou
Dans ce triste exercice est vraiment passé maître :
Il nous a salopé Moquet, Blum et Jaurès,
Lui qui pu du cerveau plus encor que des fesses.
Le voilà maintenant qui va se prosterner,
Lui le vilain crapaud sur la tombe de l’Aigle.
Il ne respecte rien. Pour lui la seule règle
C’est, pour son ambition, mentir, baratiner,
Trahir si nécessaire, menacer et promettre,
Manipuler souvent, effrayer, compromettre.
Sombre pourceau stupide, ô cupide menteur
Retourne dans ta bauge, gluant usurpateur
Qui prétend, du Grand Charles, détenir l’héritage
Lorsque tu n’a ni foi, ni honneur, ni courage.
Toi qui ose parler au nom de ce Géant
Alors que tu n’est qu’un triste nain du néant,
Regagne donc ta place, celle de la vermine
Qui sur un membre mort, comme toi s’agglutine.

15/04/2007

" La vraie liberté de la presse consiste à dire aux gens ce qu'ils ne voudraient pas s'entendre dire. "

J’ai entendu, sur France Inter – la pourtant moins mauvaise machine à bruits – en ouverture de journal de je ne sais plus quelle heure, deux ou trous minutes d’interview de ce niais de Candeloro (celui qui glissait sur la glace et qui fait des calembours lourdeaux avec Montfort) faisant l’apolgie de Sarko. Voilà comment on contourne l’égalité du temps de parole des candidats…
Les médias tremblent tous devant le redoutable Naboléon. Donc ils lui cirent les pompes. Tous, à l’exception de trois hebdomadaires : Le canard enchainé, Charlie Hebdo et Marianne, et d’une émission de France Inter, celle de Mermet. Toute le reste, c’est trouille et léchage de bottes.
Le seul média qui reste encore à l’abri, le seul véritable espace de liberté, ce sont les blogs. C’est nous ! Profitons tant que nous le pouvons. Si Naboléon passe….

" La vraie liberté de la presse consiste à dire aux gens ce qu'ils ne voudraient pas s'entendre dire. "
George Orwell

14/04/2007

Escrocs de tous les pays, unissez-vous!

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13/04/2007

l'intégrisme catholique entre en campagne

Selon l'AFP, à moins de deux semaines de la présidentielle, une ONG chrétienne annonce l'envoi de 1,6 million de tracts pour rappeler aux électeurs "les valeurs qui ne se discutent pas".

L'initiatrice, l'Association pour la Fondation de Service Politique, se définit comme un laboratoire d'idée et un groupe d'influence de la pensée politique chrétienne". Il s'agit surtout de l'un des think tank de l'Opus Dei. Elle dit avoir concentré ses efforts sur 21 départements dans le but de "sensibiliser l'électorat attaché au respect des valeurs humaines".

"Quelles sont les valeurs qui ne se discutent pas ?" énumérés dans ce document ? "La famille, la liberté d'éducation, la paix en général et en Europe en particulier par le respect des racines chrétiennes" du continent, un "Etat fort au service de l'intérêt général", le partage d'une culture commune et la recherche du travail plutôt que l'"encouragement à l'assistanat", a précisé à l'AFP Philippe de Saint-Germain, délégué général de l'ONG.

"Cette prise de parole au nom de la responsabilité de l'électeur chrétien est une première en France tant par son ampleur que par son concept de comparaison des programmes", indiquent les auteurs du texte, pour lesquels "le vote chrétien sera décisif".

Le document ne désigne nominalement aucun homme politique, mais sa mobilisation pourrait fortement bénéficier à Nicolas Sarkozy dans la mesure où Thibaut Colin, l'un des principaux animateurs de la Fondation de Service politique, a co édité avec lui son livre sur la République, les Religions et l'Espérance. Et que le contenu de son message à l'intérieur de ce livre a tout pour plaire au public de la Fondation de Service politique...

Mais bien sûr qu’il a raison le vieux Michel Rocard !

Il faut savoir ce que l’on veut. Et si l’impératif, par dessus toute autre considération politicienne, est d’éviter à la France de sombrer dans l’aventurisme de l’alliance Sarko-Le Pen, il faut être réaliste : seule l’alliance entre Ségo et Bayrou peut permettre de battre l’axe Sarko-Le Pen.
Tout autre considération revient à baisser les bras et à donner les clés du pays à l’extrême droite. N’en déplaise au pauvre Hollande qui n’a rien compris et pousse des cris d’orfraie.
L’idéal, bien sûr, serait d’éliminer Sarko dès le premier tour. C’est mathématiquement possible et le nain n’est pas si serein qu’il voudrait le laisser paraître. Mais il ne faut pas trop rêver.
Si Sarko est en tête au soir du 22 avril et Ségo qualifiée pour la finale, elle ne peut pas compter sur les voix de l’extrême gauche. Les trostskos se trompant régulièrement d’adversaire, ils préfèreront, au mieux, aller à la pêche. Ils sont de toute façon trop peu nombreux pour constituer des bataillons d’appoint suffisants.
Restent donc les voix de Bayrou. Il sera difficile à celui-ci, personnellement, de retourner au bercail de la droite. On ne peut pas en dire autant d’une partie de ses troupes et surtout de ses cadres, toujours élus ou réélus avec la bénédiction de l’UMP. Or les législatives sont pour le mois de juin, et les municipales un an plus tard… Donc, pour attirer ce marais centriste – qui, bien sûr sent un peu la pourriture, mais faut pas faire la fine bouche – il conviendra de proposer à Bayrou rien moins que Matignon, où un poste de N°2 et l’appui des socialos pour un nombre conséquent de circonscriptions aux législatives à venir. C’est de la magouille électorale, mais il ne faut pas avoir peur de se mettre les mains dans la merde si l’on veut éviter pire. Entre une grosse pneumonie et le cancer, le choix est vite fait.
Si c’est Bayrou qui est qualifié pour la finale, les voix de la gauche se reporteront sur lui plus facilement, lui assurant le succès, car la discipline républicaine marche beaucoup mieux à gauche qu’à droite. Mais il aura évidemment besoin de l’alliance avec les socialos pour gouverner, et aussi pour les législatives.
Il faut tout, vraiment tout faire, sans états d’âme, pour barrer la route aux fascistes. Et donc Rocard à raison…

12/04/2007

Sarko, Le Pen: les masques tombent

Le Pen se dit prêt pour un rapprochement avec Sarkozy

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Le candidat du FN déclare dans l'édition du Figaro de jeudi qu'il pourrait envisager un rapprochement avec Nicolas Sarkozy: "C’est à lui qu’il faut poser la question. Ces dernières années, c’est Chirac qui a fait preuve d’ostracisme à l’encontre du FN, et non pas l’inverse. Chirac ne voulait pas parler avec nous. Si M. Sarkozy veut parler avec tous les partis politiques y compris le Front national, c’est une ère nouvelle, oui. Si Sarkozy dit qu’il est d’accord pour un rapprochement, pourquoi pas ? Cela dépendra de l’intérêt de notre pays et de l’intérêt de notre mouvement. En tous les cas nous n’avons pas d’a priori, ni contre lui, ni contre personne" déclare Jean-Marie Le Pen.