Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

12/04/2007

Sarko: ses brillants succés.

Ce qu'il a fait - Le bilan de Sarkozy

- Baisse en trompe l'oeil de la délinquance, qui masque une hausse sans précédent des violences aux personnes. Cette hausse est de 20% en moyenne nationale mais elle atteint 70% dans certains départements.

- Primes au rendement pour les policiers, les encourageant ainsi à une répression hystérique, disproportionnée, avec gardes à vues injustifiées, et tolérance zéro pour les automobilistes.

- Transformation des policiers en cow-boys agressifs qui se croient tout permis; hausse sans précédent des bavures et des violences policières.

- Généralisation du flashball et introduction du taser

- Recul sans précédent des droits de l'homme en France, dénoncé par Amnesty International et la Ligue des Droits de l'Homme. Transformation de la France en un état policier oppressant.

- Remplissage des prisons sans se soucier un instant des conditions de détention crées par la surpopulation carcérale (violence entre détenus, viols, suicides, propagation du sida et de la tuberculose). Par sa politique ultra répressive, Sarkozy a créé une situation catastrophique dans les prisons, une situation indigne d'un pays qui prétend respecter les droits de l'homme et qui donne des leçons au reste du monde à ce sujet.

- Propos irresponsables et haineux qui, combinées aux violences policières et à la "tolérance zéro", ont provoqué une insurrection des banlieues pendant 5 semaines.

- Privatisation partielle d'EDF

- Fausse promesse que GDF ne serait jamais privatisé.

11/04/2007

Ce n'est plus le moment de faire dans la dentelle: Sarko est un danger majeur

medium_sarkhitler.jpg
Rappel historique - "l'homme providentiel"
En 1933, à la suite d'une élection démocratique, Hitler accédait au pouvoir dans une Allemagne rongée par la crise économique, où les citoyens ordinaires avaient subi un appauvrissement sans précédent à cause d'un chômage massif et d'une inflation galopante, créant dans l'opinion un sentiment d'amertume et le désir d'un changement fort pour remettre l'Allemagne sur la bonne voie.

Hitler était alors perçu comme "l'homme providentiel", le seul ayant l'énergie et la détermination nécessaire. Il bénéficiait du soutien du patronat et des classes aisées, en même temps que d'une partie des classes populaires victimes de la crise. Le danger représenté par Hitler était alors complètement sous-estimé ou ignoré par les médias et par la majorité de "l'intelligentsia".

A l'issue de la seconde guerre mondiale, les Allemands, et dans une moindre mesure les Italiens, ont durablement pris conscience des dangers du fascisme. Mais cette prise de conscience n'a pas eu lieu en France, où le régime fasciste de Vichy pouvait être considéré comme imposé par la défaite et l'occupation, et non véritablement choisi par les Français, alors qu'en réalité, les fascistes représentait une force politique importante en France pendant les années 30, et le régime de Vichy bénéficiait d'un large soutien populaire. Mais les Français se sont dispensés de faire leur examen de conscience, et la "bête immonde" n'a pas été éradiquée dans les esprits comme en Allemagne. D'où la montée en puissance du Front National et l'actuelle dérive du principal parti de droite (l'UMP) vers l'extrême droite.

Nous sommes aujourd'hui au 21è siècle, et le fascisme est de retour avec un nouveau visage. Il a évolué vers une forme "moderne", débarrassé de l'antisémitisme, mais en conservant les mêmes principes et les mêmes méthodes: autoritarisme, culte de la répression, mépris de la démocratie, propagation de la haine, désignation de boucs émissaires, et absence de scrupules ("la fin justifie les moyens"). Une nouvelle corde à son arc que même Le Pen n’a jamais osé agiter: l’eugénisme avec son effarante déclaration sur les « gènes de la pédophilie et du suicide ».

Ainsi, Nicolas Sarkozy n'est pas anti-sémite (au contraire), mais il est violent, rempli de haine, et ne supporte pas les opinions différentes de la sienne.

Autre caractéristique du fascisme, Nicolas Sarkozy ne cesse de stigmatiser des catégories de personnes en les désignant à la vindicte publique et en les utilisant comme boucs émissaires:

- les jeunes des banlieues (les "racailles", à nettoyer au "karscher")
- les "assistés"
- "ceux qui se lèvent tard"
- les "soixante-huitards" et l'esprit de Mai 68 (cause de tous les maux de la France selon Sarkozy)
- les consommateurs de drogues douces
- les syndicalistes ("ces braillards", comme il dit)
- les défenseurs des droits de l'homme, qu'il appelle avec mépris les "droits-de-l'hommistes"

Ce n'est pas un hasard si l'édition italienne du livre de Sarkozy a été préfacée par Gianfranco Fini, le leader de l'Alliance Nationale, précédemment dénommée MSI, le parti fasciste mussolinien dont l'Alliance Nationale a conservé le logo, une flamme tricolore aux couleurs de l'Italie (un logo repris et mis aux couleurs de la France par le Front National).

Et ce n'est pas un hasard non plus si Nicolas Sarkozy est la deuxième personnalité préférée des électeurs du Front National après Jean-Marie Le Pen.

Une personnalité inquiétante

Son ambition dévorante, sa soif de pouvoir, le fait qu'il ne pense qu'à son intérêt personnel, sa démagogie, son mépris de la démocratie, son intolérance et sa haine font de Nicolas Sarkozy un danger majeur si il est élu. Sa soif de pouvoir est d'autant plus inquiétante qu'il a déclaré vouloir modifier la constitution pour étendre les pouvoirs présidentiels.
Les observateurs objectifs qui ont approché Sarkozy disent qu'il émane de lui de la violence. Anecdote révélatrice, lorsque Nicolas Sarkozy a été mis en cause par une manipulation dans l'affaire Clearstream, il a dit "je trouverai le responsable de ça et je le pendrait à un croc de boucher". Autre anecdote rapportée par Azzouz Begghag « je te casserai la gueule sale connard ».

Comme il l'a souvent montré à l'Assemblée Nationale ou à Argenteuil, Nicolas Sarkozy est un violent, et il gouvernera dans la violence, "à la cravache", il dressera les uns contre les autres, et le résultat sera une guerre civile. Les 5 semaines d'émeutes qu'il a déjà provoqué en 2005 ne sont qu'un avant-goût de ce qui arrivera si il s'empare du pouvoir.

Il est alors probable qu'il utilisera le soulèvement populaire comme prétexte pour prendre les pleins pouvoirs, comme l'article 16 de la constitution le permet lorsque "l'indépendance de la Nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu".

Lorsque, dans l'intimité de l'isoloir, vous gouvernerez - si peu, mais c'est primordial - la France, pensez à tout ceci.

Saccages…

medium_sacage_1.jpg


medium_sacage_2.jpg


Tiens, je vais faire comme Ulysse : voilà ce que de tristes individus ont fait, sur une petite aire de repos près de Foissac, entre Remoulins et Uzès, dans le Gard. Il y avait deux tables entourées de bancs, en pierres, solides, agréables pour casser une petite raine. Et des cons les ont cassées…
Voilà, une fois de plus, qui justifie le devise de mon blog…

10/04/2007

Si tous les fachos du mooonde voulaient se donner la main...

medium_sarkozyaffichedecampagnwy0.jpg


En descendant de mes montagnes, j'entendais les discussions de café du commerce de RMC (la seule station que ma caisse capte dans les Cévennes!). L'animateur faisait tout pour expliquer - témoignages choisis à l'appui - que "la France donne un coup de barre à droite".
Pour ce qui est des coups de barre, les deux ci-dessus sont décidément dans le même marigot. Espérons que nous seront asez nombreux pour leur donner le coup de pîed au cul qui les renverra dans leur bauge.

Louxor: Disneyland-sur-Nil

Je reviens. J'ai bien bouffé, bien bu, baladé dans la cambrousse, au milieu des jonquilles et des perce-neige et...j'ai évidemment négligé mes amis bloguistes!
Je viens de recevoir cet appel au secours d’une femme courageuse qui se bat pour la culture et l’humanisme. Il s’agit de la « Disneylandisation » des temples égyptiens de Karnak et de la ville de Kouxor. Je suis personnellement attaché à cette ville où, au cours de ma grande époque hippie, il m’est arrivé une aventure aussi cocasse qu’émouvante : j’ai…rencontré tout à fait par hasard, dans un troupeau de touristes français…ma mère, dont je n’avais pas de nouvelle depuis deux ans !


« Message d'Helena Zacharias, responsable du service dessin au Centre Franco-égyptien d'Etude des Temples de Karnak.
Bonjour à tous, ceci est un message d'information à faire passer au plus de gens possible autour de vous. Je travaille à la mission française archéologique des temples de Karnak, en Egypte, et je suis comme mes collègues le témoin impuissant des actes de la dictature.

Le gouvernement égyptien a commencé depuis quelques temps un projet de réaménagement touristique de tous les sites archéologiques du pays, projet financé entièrement par le gouvernement américain. Le gouvernement américain donne chaque année à l'Egypte une somme colossale de dollars, quelques milliards, afin qu'elle se taise dans les négociations politiques sur le Proche-Orient. Saviez-vous par exemple, que c'est le gouvernement américain qui a restauré toutes les vieilles mosquées du Caire? Et tout ce que nous ne savons pas...

En ce qui concerne le gigantesque projet de site-management touristique, c'est l'armée égyptienne qui est chargée d'effectuer les travaux, destructions comme constructions. Déjà plusieurs sites ont été réaménagés, tels qu'Edfou et Dendera. C'est joli, certes, mais des quartiers entiers d'habitations sont rasés afin de construire d'immenses
places dallées de marbre, vraie fournaise durant l'été égyptien, et, au pourtour, des souks et des cafétérias. Nous n'avions qu'échos lointains de ces travaux, jusqu'au jour où les pelleteuses ont débarqué à Louqsor. Les
travaux sont menés par le gouverneur de la ville, ancien général d'armée, Samir Farag, avec qui il est impossible de communiquer. Nous avons cessé de nous battre, car nous avons réalisé notre impuissance face à cette terrible
machine de corruption qu'est le gouvernement égyptien. La corruption met des sas entre les différents éléments de la hiérarchie, ce qui fait qu'il est impossible de remonter aux personnes responsables. Saviez-vous, pour
exemple, que le ticket d'entrée du temple de Karnak est de 50 livres(~7 euros), qu'il y a en moyenne 8000 à 11000 entrées par jour, et que pas un seul centime ne va à l'entretien du temple ni à la paye des employés, tout
part directement au Caire dans les poches du gouvernement. Un ouvrier du
temple est payé un euro par jour...

Toute la ville de Louqsor est donc en chantier. Devant la gare, il y a un panneau de présentation des travaux où il est inscrit: "We will make Luxor as an open air museum". Certes, certains réaménagements sont jolis.
Mise en exergue des ravissantes mosquées, belles places, réfection de la gare et de sa rue principale, mais cela aurait du s'arrêter là! Ce qu'il est prévu est de transformer toute la ville en centre commercial, souks, restaurants et hôtels, dont tous les bénéfices iront au gouverneur. Les habitants de la ville vont être relogés dans une nouvelle cité dans le désert, près de l'aéroport "New Theba", dans des blocs en béton, loin de tout.

La deuxième catastrophe est l'ouverture de la chaussée de sphinx entre le temple de Karnak et le temple de Louqsor, sur 4 km. La ville moderne est construite dessus. Qu'à cela ne tienne, ils détruisent les maisons qui les
gênent. Ils ouvrent une voie large de 27 mètres, rasant sur le passage maisons, églises, mosquées, hôpital, espaces verts et... écoles!!! Pour ,construire le long de cette voie des boutiques (encore), et effectuer des trajets payants en calèche pour ces [...] de touristes. Les pauvres sphinx exhumés ressemblent plus à des moignons de patates rongés par les sels, qu'à quelque chose de figuratif. Le gouvernement met un fric fou pour construire
des belles places dallées de marbre, de belles rues aux façades rénovées où passent les trajets des touristes, et il n'y a qu'à passer une rue derrière le décor, c'est le ghetto, pas toujours l'eau courante, et les ruelles boueuses et insalubres. Nous avons plusieurs fois entendu des membres du gouvernorat local traiter ces gens de "déchets à nettoyer"... La pauvreté les horripile, les pauvres gens sont traités comme de la merde à nettoyer parce que devant les touristes, pour l'image du pays, ça fait "sale" et pas présentable, alors on cache la misère comme on dit, derrière des façades repeintes(dont les Egyptiens payent la peinture à travers leurs factures
d'électricité). Mais la pauvreté est maintenue par le gouvernement, qui empêche la privatisation d'entreprises (tout appartient à Moubarak, qui est propriétaire de toutes les usines) et la création d'emplois, par peur
d'émergence de fortunes privées qui déstabiliseraient le gouvernement et risqueraient de donner les moyens de renverser cette dictature. Mais un fric colossal est dépensé pour créer hôtels et souks, aménager les lieux
touristiques, dont je vous le rappelle les revenus vont dans les poches directement du gouvernement, et on ne met pas les moyens pour éradiquer la pauvreté et l'insalubrité des conditions de vie.

Quant aux abords du temple de Karnak, la place n'est que poussière et chaos. Ils rasent tous les arbres, agrandissent le parking, développent un centre commercial monstrueux, et ont commencé à détruire les pâtés de
maisons des égyptiens situées sur le pourtour de la place, y compris une école. C'est horrible, l'armée a expulsé de force les femmes et les enfants en pleurs qui hurlaient, vidé leurs maisons, et ceux qui ont chouiné sont à
l'heure actuelle en prison. Dans chacune de ces belles maisons en briques crues, vivaient trois à quatre familles. Pour chaque maison détruite, ils donnent un appartement en dehors de la ville dans le désert, dans des blocs
en béton, avec une seule chambre, une cuisine et une salle de bain.

Et tout ça pour... Pour élargir la place devant le temple et construire un souk pour les touristes. Au début, nous courrions d'un trou à l'autre, sous les pelleteuses, dénonçant les antiquités broyées par les engins, ce qui avait effet de stopper momentanément les destructions. Nous effectuions
alors des fouilles de sauvetage. Mais ils ont vite compris que travailler de nuit et mettre la terre et les débris d'antiquités directement dans les bennes des camions maintenaient la cadence des travaux. Il faut savoir que
toute la ville de Louqsor est construite sur l'ancienne Thèbes de l'antiquité. Nous avons vu des scènes où des femmes et des enfants s'interposaient devant les pelleteuses pour les arrêter, et la police les emmener de force.

Nous avons alerté en mai dernier l'UNESCO, qui s'est déplacé et a fait un rapport, mais n'a malheureusement pas pu entraver ce projet dont les implications financières et politiques sont énormes. Nous avons eu par ailleurs un très grand soutien de la mission archéologique américaine du Chicago Institute, basée elle aussi à Louqsor, qui a eu le courage de s'impliquer et de nous suivre dans nos démarches d'appels au secours.

Mais rien n'y a fait. Sur la rive Ouest, les magnifiques villages de brique crue sont détruits à l'heure actuelle à grands coups de pelleteuses, car la plupart des maisons sont construites sur des tombes. Ces tombes constitueront un revenu supplémentaire au gouvernement. Ils vont transformer la rive Ouest en "Pharaon-land", avec des trajets balisés et gardés par la police, dont les itinéraires forcés conduiront les touristes à dépenser le plus d'argent possible. Les malheureux habitants seront eux aussi relogés dans des blocs en bétons dans le désert, au nord, très loin de leurs champs.

A Louqsor, que ce soit sur la rive Est( la ville) ou la rive Ouest (la campagne), les gens vivent en majeure partie du tourisme. Les expulser dans le désert les condamne.

Si j'étais un égyptien dont on avait ainsi détruit la maison, incapable de crier sous peine d'être emmené et torturé, j'attendrai patiemment que les aménagements touristiques soient terminés, et je mettrai une bombe. C'est ce
qui s'est passé l'année dernière à Sharm-elècheikh, pour cette même raison, le gouvernement avait expulsé les bédouins de leurs boutiques pour en construire de nouvelles dont le profit va au gouvernement, avait dressé un
mur isolant les habitants de la station balnéaire qui les faisait vivre, même scénario, et c'est ce qui arrivera encore.

Parce que l'Egypte est un beau pays, parce que nous, étrangers, venons y rencontrer l'héritage d'une merveilleuse civilisation et nous en imprégner, parce que nous sommes en quête d'authentique et de traditionnel, parce que ces maisons en briques crues nous émerveillent autant que les ruines pharaoniques, parce que nous avons un coeur et une conscience, parce que nous aimons et respectons ces gens qui n'ont rien et nous reçoivent en nous offrant tout, ne cautionnons pas ces monstruosités. On ne doit pas détruire des écoles pour construire des hôtels pour les touristes! La seule chose que vous pouvez faire est de diffuser ce message, afin de sensibiliser le monde. »

06/04/2007

La "doctrine Sarko": bien du plaisir...

Depuis 2002 et son retour dans les palais de la République, Nicolas Sarkozy n’a cessé de se mettre en scène afin de se présenter aux Français comme le seul capable de régler leurs problèmes. Lui seul les écouterait, lui seul les comprendrait, lui seul serait porteur des réformes nécessaires à la France pour endiguer le déclin auquel elle est aujourd’hui , paraît-il, condamnée. Voilà cinq ans que Nicolas Sarkozy trompe les Français.
Il se prétend efficace mais a collectionné les échecs.
Secrétaire d’Etat au Budget de 1993 à 1995, il laisse les finances de l’Etat dans un état calamiteux : la dette explose et passe de 45,3% à 54,6% du PIB ; les prélèvements obligatoires atteignent 43,6% du PIB en 1995 contre 42,9% en 1993.
Pendant son passage à Bercy en 2004 en tant que ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, la croissance marque le pas : elle est à son départ 6 fois moins élevée qu’à son arrivée !
Par deux fois ministre de l’Intérieur, il multiplie les chantiers législatifs afin d’entretenir l’illusion médiatique d’un fléchissement de la délinquance. La réalité est moins avouable : si l’on neutralise les deux infractions qui dépendent le moins du comportement de la police — à savoir les vols liés à l’automobile et aux deux-roues à moteur ainsi que les cambriolages — la délinquance affiche alors sur la période 2001-2005 une augmentation de 5,8%. Les violences contre les personnes n’ont jamais cessé de s’accroître : +8,1% en 2002,+6,9% en 2003, +2,6 % en 2004, +7,8% en 2005, +9,8 en 2006 et au total + 40,3% sur la période 2001-2006. Il s’ingénie à casser le thermomètre pour faire croire que la température a baissé : il ferme Sangatte mais les migrants sont toujours là ; il durcit les conditions des unions mixtes et du regroupement familial des étrangers et fabrique ainsi de l’immigration clandestine.
Le verbe tient lieu d’action et l’exonère de toute responsabilité dans l’efficacité des politiques conduites.
Nicolas Sarkozy veut incarner le volontarisme mais fait en réalité le choix de la démission en politique.
Il croit le modèle républicain en faillite et le phénomène communautaire inévitable. Il propose donc de réhabiliter les identités communautaires en prenant argument de la diversité de notre société.
Il prétend qu’il faudrait sortir l’économie française de sa léthargie par une politique résolue et ambitieuse mais ne fait rien qui puisse perturber le cours des affaires, comme il l’a prouvé pendant ses passages au ministère des Finances. L’important n’est pas de faire, il faut seulement donner l’illusion que l’Etat continue d’agir. C’est donc avant tout un Etat « incantatoire » en matière économique que Nicolas Sarkozy souhaite promouvoir s’il est élu président de la République.
Son volontarisme apparent n’est en fait qu’une résignation, sa volonté de rupture qu’un abandon. Avec lui, les politiques publiques sont condamnées à n’être que psychologiques.
Nicolas Sarkozy promet la sécurité pour tous mais prépare en fait l’insécurité de chacun.
C’est l’insécurité économique et sociale qui se profile derrière le discours rassurant sur la libération de la France : « libérer les énergies », instituer des « candidatures libres » aux élections syndicales, « libérer le travail », laisser « le libre choix » de travailler plus ou moins, assurer la « libre autonomie des établissements, notamment dans l’élaboration d’un projet éducatif spécifique », la « liberté pédagogique des enseignants », tout cela vise à changer notre modèle social et à ériger la concurrence comme le principe de régulation de l’ensemble de nos rapports sociaux. Avec les résultats que l’on sait : un droit du travail en lambeaux, un droit syndical réduit à
néant, une France éclatée, la constitution de ghettos scolaires, des banlieues et des territoires abandonnés à eux-mêmes…
Voilà à grands traits, quelques éléments de réflexion sur la « doctrine Sarko »
Sources : Document brut – février 2007

05/04/2007

La sarconnerie du jour

Qui a dit : « J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a mille deux cents ou mille trois cents jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense. »

Alors ? Une idée ? Un théoricien eugéniste ? Un homophobe primaire ? Un partisan d'extrême droite décomplexé ? Un habitant d'une zone reculée et qui ne connaît pas l'usage de la roue ? Un illuminé des gènes et races ?

Vous n'y êtes pas ! Il s'agit de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy, Gianfranco Fini: mêmecombat

medium_Bienvenue2006_t.2.jpeg


Ca faisait un moment que je me doutais que Sarko était plus "dur" que ce que son parti l’UMP parait.

En effet, je viens de decouvrir sur le net que l’édition italienne son livre ( Testimonianza , en France Témoignage) est préfacé par Gianfranco Fini ( qui pour ceux qui ne le connaissent pas, est fervent partisan de l’idéologie Mussolinienne, et qui se déclare ouvertement « post fasciste »)

Jusqu’à présent je faisais des efforts pour ne pas croire que Sarko était vraiment facho, juste un peu trop ultra libéral, néocon et maniaco-médiatique. Mais ce détail c’est la goutte qui fait déborder le vase. J’espère que ce petit point de détail va faire du bruit, bien qu’il y ait fort à parier que les médias de masse et surtout les télés à décerveler n’en parlent pas; on verra…

Il se fait passer pour un démocrate ? C’est une imposture. Autant voter Le Pen car mieux vaut l’original que sa copie…
Si c’est cela l’idée qu’il se fait de l’avenir de la France, c’est un homme vraiment dangereux, car entraîner un pays dans cette idéologie pourrait avoir de très fâcheuses conséquences, tant pour nous que pour les générations suivantes.

On dirait que 39/45 ne lui a pas fait comprendre ou cela menait… Cela promet de sombres moments si jamais il se retrouve seul aux manettes, car on peut être sur qu’il va se lâcher sérieusement le nabot !

03/04/2007

Et merde à Microsoft, et merde à la NSA, et merde à nos Hèregé qui nous espionnent !

Ami blogueur, toi qui savoure l’extraordinaire liberté que te procure l’nternet, sache que cette liberté est surveillée. Très surveillée même. Tout ce que tu fais, tout ce que je fais sur la toile, est épié, surveillé, enregistré. Il n'y a pas plus transparent que le réseau internet. Avec les logiciels adéquats, n'importe qui peut pister les informations consultées par un internaute. L'utilisateur d'internet est par ailleurs facilement identifiable grâce aux données personnelles stockées par le navigateur et le système. Les données sur notre identité sont "interrogeables à distance", ainsi que le contenu du fameux fichier "magic cookie". Ce fichier garde la trace de certains sites visités qui y inscrivent des informations afin d'identifier les utilisateurs et mémoriser leur profil.

De plus, depuis les attentats du 11 Septembre 2001, la plupart des pays occidentaux ont adopté des lois qui autorisent la surveillance de l'ensemble des communications sur Internet: les mails, mais aussi les sites visités, les pages consultées, le temps passé sur chaque site, ou encore les participations à des forums. Les informations mémorisées sont extrêmement détaillées, beaucoup plus que ne le nécessiterait la lutte contre d'éventuels terroristes. Par contre, les informations recueillies correspondent exactement à ce qui serait nécessaire pour établir le "profil" de chaque citoyen.

La palme du Big Brother électronique revient incontestablement à Microsoft, avec son système Windows et son navigateur Internet Explorer, qui renferment un numéro d'identification de l'utilisateur, le GUID (Globally Unique Identifier). Ce numéro d'identification est ensuite inscrit dans tous les documents créés avec les applications de Microsoft Office. Il peut être consulté à distance par Internet grâce à des commandes spéciales prévues par Microsoft.

Le système Windows et Internet Explorer intègrent d'autres commandes spéciales qui permettent de sonder le contenu du disque dur de l'utilisateur, à son insu, durant ses connexions à Internet. Microsoft a reconnu l'existence de ces commandes spéciales et du GUID.

Selon un rapport réalisé en 1999 pour le ministère français de la Défense, il existerait des liens entre Microsoft et les services de renseignements américains, et des membres de la NSA travailleraient dans des équipes de Microsoft. Ce rapport parlait aussi de la présence de programmes espions ("back-doors") dans les logiciels de Microsoft.

De son coté, Intel a également placé un numéro d'identification consultable à distance dans les puces Pentium III et Xeon.

La solution pour protéger notre vie privée et nos données: utilisez un Macintosh (ou le système Linux), et surfez sur le Net avec un autre navigateur qu'Internet Explorer (par exemple Firefox).

Moi je passe par Firefox, mais je n’ai pas encore fait le pas vers Linux. Mais ça va venir.

Et merde à Microsoft, et merde à la NSA, et merde à nos Hèregé qui nous espionnent ! (lorsque, sur vos stats, vous voyez tel ou tel jour que toutes vos pages ont été visitées, c’est probablement un de nos « amis » des Hèregé qui s’intéresse à vous ! Montrez-lui votre cul !)

02/04/2007

Machines à voter: DANGER POUR LA DEMOCRATIE

L'introduction d'ordinateurs de vote en France représente-t-elle une évolution technologique qui peut apporter des améliorations, notamment en ce qui concerne l'allègement et la simplification de l'organisation des scrutins ? C’est l’argument que mettent en avant les tenants de cette « nouveauté ». Mais il apparaît que le type d'ordinateurs de vote autorisés par le Ministère de l'Intérieur rend le processus de vote invérifiable (il est impossible de recompter les votes indépendamment des ordinateurs) et que le vote échappe au contrôle populaire (les scrutateurs ne peuvent plus vérifier et certifier le bon déroulement des scrutins).
Les spécialistes en sécurité informatique ont pourtant produit des recommandations portant sur un grand nombre de critères tels le contrôle de l'intégrité des programmeurs, la production de documentations, la publication des programmes ou l'utilisation de mémoires non réinscriptibles. Ils insistent sur le fait qu'un programme électronique n'est jamais totalement fiable et qu'il est indispensable de munir les ordinateurs de vote d'un procédé d'impression d'une preuve physique de vote (bulletin papier) vérifiée par l'électeur, et automatiquement recueillie dans une urne scellée. Ce dispositif serait-il suffisant pour vérifier les résultats des ordinateurs et en détecter les éventuels dysfonctionnements ? Rien n’est sûr. Ces recommandations n'ont pourtant pas été entendues et n'ont pas été prises en compte.
Des cas de dysfonctionnements manifestes d'ordinateurs de vote se sont produits à plusieurs reprises, contredisant le discours commercial des entreprises et confirmant les affirmations des spécialistes en sécurité informatique.
Il apparaît donc urgent de suspendre les ordinateurs de vote déjà installés et de mettre en place une commission indépendante chargée de veiller à l'évolution et à l'amélioration de la procédure de vote en France en respectant ces cinq principes fondamentaux : transparence, confidentialité, anonymat, sincérité, unicité.

30/03/2007

Au pieds, les journalistes!

A faire circuler sans modération !
Voici le texte du communiqué de la Société des Journalistes de France 3 :

Nicolas Sarkozy se verrait-il déjà à l'Elysée ? Trépigne-t-il déjà en s'imaginant bientôt disposer des pleins pouvoirs ?
Sans doute grisé par les sondages qui le placent en tête du premier tour, le candidat UMP s'est récemment laissé aller à une petite crise d'autorité dans les locaux de France 3. Une sorte de caprice régalien que l'on croyait appartenir à d'autres temps, ceux de la vénérable ORTF.
M. Sarkozy a en effet menacé de « virer » notre direction. Comme ça, sur un coup de tête. Parce qu'elle n'a pas daigné lui dérouler le tapis rouge et accourir immédiatement à sa rencontre lorsqu'il est venu, le 18 Mars dernier, participer à l'émission France Europe Express, présentée par Christine Ockrent.
A peine arrivé, Monsieur le Ministre-candidat se laisse d'abord aller à quelques grossièretés, estimant que cette émission « l'emmerde » et qu'il n'a pas envie de la faire !
Ensuite, le voici vexé de devoir attendre dans les couloirs de France 3 pour être maquillé, d'autres invités occupant déjà les lieux (et oui, France 3 ne dispose que d'une salle de maquillage).
Coupable de ce « crime de lèse-Sarkozy », voici notre direction sur la sellette. « Toute cette direction, il faut la virer », a lâché le candidat UMP, comme le rapporte le Canard Enchaîné du 21 Mars 2007. « Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder ».
Les Français sont désormais prévenus ! L'une des priorités de Nicolas Sarkozy s'il est élu président de la République sera de couper des têtes à France 3. A la trappe ces directeurs qui tardent à exécuter les courbettes.
Le Ministre-candidat avait déjà habitué notre rédaction à ses poses agacées, à ses humeurs dans nos locaux, face à une rédaction qui ne lui semble manifestement pas suffisamment docile.
Comme cette récente provocation gratuite à l'adresse d'un journaliste du service politique « ça ne doit pas être facile de me suivre quand on est journaliste de gauche ! ». Désormais, c'est à la direction qu'il veut s'en prendre ?
La Société des Journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne peut qu'être scandalisée par une telle attitude de la part d'un candidat à la plus haute magistrature de France.
Nous nous inquiétons que M. Sarkozy puisse afficher sans aucune gêne un tel mépris pour l'indépendance des chaînes de service public.
Non, Monsieur Sarkozy, les journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne sont pas et ne seront jamais vos valets. Ils résisteront à toute menace pesant sur leur indépendance. Si nous devons des comptes, ce n'est pas à un ministre-candidat, mais aux millions de téléspectateurs, qui regardent chaque jour nos journaux d'information.
Par respect pour eux, pour leur intelligence, nous n'accepterons jamais aucune forme de mise sous tutelle politique. Ni de votre part, ni de la part d'aucun autre candidat.
A bon entendeur.
La Société des Journalistes de France 3. Le 23 Mars 2007

29/03/2007

Etre de droite ou de gauche.

Les idées de Le Pen ou de son clone Sarkozy, ressemblent à ces papiers tue-mouches englués que l'on pend au plafond l'été, à la campagne, pour attraper les diptères bourdonnant. Moins il bouge, le tue-mouches, mieux ça vaut. Les mouches, à force de pen-ser n'importe quoi dans tous les sens, finissent par venir s'y coller. Il n'a pas besoin d'être actif, le tue-mouches. Les idées des uns ou des autres, les tiennes, les miennes, sont naturellement égoïstes, individualistes plutôt que collectives, réactionnaires, sujettes aux peurs, au désir de repli, de fermeture, de rejet de l’in-connu, de l'étrange, de l’inquiétant, du mal compris, de l'Autre, de l'Avenir, du désordre... Si l'on s'imagine l'adhérent du Front national ou le sarkozien comme une personne totalement étrangère à nous, si l'on fait avec lui ce qu’il fait avec l'étranger, nous ne pourrons jamais rien contre sa multiplication inexorable. Si, au contraire, nous cherchons à comprendre en nous-mêmes ce que nous avons en commun avec lui - c'est-à-dire presque tout -, nous pouvons espérer avancer un peu.
Pour être « de droite » radicalement, il suffit de se laisser aller. C'est une pente. Nos idées vont for-cément un jour ou l'autre aller se coller au papier collant où s'agglu-tinent leurs consœurs.
Être « de gauche » et démocrate, au contraire, demande un effort. C'est une construction intellectuelle, ça n'est pas instinctif. Ça demande de pen-ser son propre désir et de le conduire à trouver les conditions les plus harmonieuses et les plus durables à son accomplissement. C’est un effort de tous les jours.
Les idées de droite sont dans la satis-faction immédiate. C'est oui ou non. C'est les immigrés dehors, tout de suite, et non aux impôts, tout de suite.
Être de gauche, ou d'une droite antifasciste et respec-tueuse des droits, genre Bayrou, ce n'est pas for-cément être meilleur, plus gentil, plus humain. C’est surtout être moins con. C’est penser les phénomènes dans leur histoire et n’approuver que les décisions politiques qui, à terme, ne rendent impossibles ni le progrès des libertés ni l’amélioration du « vivre ensemble ».
Ségo, c’est cette frange de 3 ou 4 millions d’électeurs indécis, pas plus, qu’il te faut convaincre. C’est ceux-là qu’il te faut faire réfléchir. Leur pente naturelle conduisant vers la droite, ton travail — tout de rectitude, d’honnêteté intellectuelle, de refus des promesses intenables, de pédagogie — est beaucoup plus ardu que celui de ton principal concurrent qui, lui, surfe sans vergogne sur les bas instincts de l’Homme.
Tu auras — tu as déjà — contre toi tous les médias inféodés à la haute finance mafieuse (pléonasme) , aux bétonneurs et aux marchands d’armes (tous les profiteurs qui se gavent au frais de cet Etat qu’ils abhorrent). Tu as contre toi tous les fiers-à-bras machos empastissés de frais qui te méprisent du fond de leur cloaque, tout simplement parce que tu es une femme. Tu as contre toi, dans ton propre camp, tous les jaloux jamais repus et les incapables chroniques qui stérilisent le débat politique.
Mais n’oublie pas que tu as avec toi tous ceux qui veulent vivre, qui veulent rêver leur avenir, qui préfèrent l’Etre à l’Avoir. Ceux qui, au bout du compte, auront le dernier mot avec leur bulletin de vote. Médite sur le résultat du référendum…

28/03/2007

L'arrtière petit-fils du Maréchal

medium_sarkozyelectoratlepenpm4.2.jpg

Sarkozy
Nous voilà
Le gang des profiteurs de la France
En volant,
En trichant
Nous voulons t’offrir la Présidence

Le pognon
Qu’nous piquons
Comm’Johnny
On le planque en Suisse
Ces salauds
De prolos
N’écorneront pas nos bénéfices

Sarkozy
Nous voilà
Les fripouilles
Les rois de la magouilles
Nous somm’ tous avec toi
Sarkozy
Sarkozy
Nous voilà.

Gard du Nord: troubles ou provocs?

medium_GreffeSarkoLePen.2.jpg

Vous vous souvenez du papy Doise, il y a cinq ans ? Bien sûr que vous vous rappelez. La pauvre gueule boursoufflée du papé martyrisé par des cons, relayé jusqu’à plus soif de sang par les vautours de Téhèfhun, a fait chier les Franchouillais de peur, et les a poussés dans les bras du borgne, et donc en ricochet dans ceux du Chichi…
Ne peut-on pas penser qu’Ils nous refont le coup avec les troubles de la gare du Nord ? Pas sûr, impossible à prouver. Mais quelques petites provocs pour exciter les débiles et l’affaire est enclenchée. Pour le plus grand avantage de qui ? Des deux compères Sarko et Le Pen…
On peut s'attendre à d'autres épisodes du même genre dans les jours et les semaines à venir...
Sarko a quitté le ministère des flics, mais il a suffisamment de relais pour organiser ces provocs en loucedé…
Eh ! Debouz, Eh ! Joe Star, c’est maintenant qu’il faut dire aux mecs qui vous écoutent, et qui ne sont pas tous débiles comme ceux qui ont sévis hier, de garder leurs nerfs. Le Sarko, on le mettra à la poubelle ENSEMBLE, les Céfrancs comme vous et les vieux Gaulois comme moi. Alors c’est pas le moment de se laisser manipuler et de foutre la merde au grand bénéfice de Le Pen et de son clone Sarko…

Cet homme ne boit JAMAIS de vin. Voilà ce que pense de lui le grand Baudelaire

medium_sarkonie_gueule.2.jpg
"N'est-il pas raisonnable de penser que les gens qui ne boivent jamais de vin, naïfs ou systématiques, sont des imbéciles ou des hypocrites; des imbéciles, c'est-à-dire des hommes ne connaissant ni l'humanité ni la nature, des artistes repoussant les moyens traditionnels de l'art; des ouvriers blasphémant la mécanique; - des hypocrites, c'est-à-dire des gourmands honteux, des fanfarons de sobriété, buvant en cachette et ayant quelque vin occulte? Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables."
Charles Baudelaire

27/03/2007

SNCF: du pognon pour un record, l'abandon our les petites lignes

La SNCF me fait gonfler les aliboffis aujourd’hui. Pourtant je l’aime bien la Seuneukeufeu. J’en suis un fervent utilisateur. Surtout lorsque, à la bonne saison qui arrive, je fais régulièrement des trajets entre la Provence – ma région – et la Lozère – celle de ma compagne. Un petit tortillard superbe, savoureux, poétique, qui serpente en cahotant à travers les Cévennes, franchisant trente viaducs et se faufilant sous soixante-quatre tunnels. Le chauffeur, le ou la contrôleuse, deviennent des amis. Lorsque je le prends à la descente, à la gare de Belvezet, c’est en pleine cambrousse, entre prairies à vaches et forêts à cèpes. Pour savoir s’il arrive, je fais comme au far-west : je mets mon oreille sur la voie. Et lorsqu’il est là, je fais signe du pouce au conducteur, comme un auto stoppeur. C’est sympa, c’est bucolique…
Seulement il faudrait refaire la voie. Et le Seuneukeufeu dit qu’elle n’a pas de pognon pour ça. De même, le train qui va de Béziers à Paris en passant par St-Chély-d’Apcher est en rade. Faut prendre l’autobus. Et l’usine sidérurgique de cette petite ville risque de fermer…
Et pendant ce temps – c’est ça qui me fais gonfler les aliboffis (pour les profanes, les aliboffis, en Provence, ce sont les couilles) – la Seuneukeufeu va gaspiller des millions d’euros pour battre un record de vitesse stupide sur un TGV.
Eh ! Oh ! Les grosses têtes d’œuf de la Seuneukeufeu, c’est avec notre pognon que vous faites ça. Ne vaudrait-il pas mieux le mettre à simplement entretenir les petites lignes qui irriguent la France profonde ?

26/03/2007

La magouille des machines à voter.

Alors que la France, dans plusieurs grandes villes, va utiliser pour la première fois des « machines à voter » électroniques, la Floride opte pour le bulletin de vote en papier. Fini les écrans tactiles et autres mécanismes d’enregistrement direct du vote en Floride. L’électeur devra d’abord marquer un bulletin qui sera par la suite balayé par un lecteur optique. Les ordinateurs serviront à compter les votes mais ce sont les bulletins en papier qui seront officiels s’il y a contestation du vote.
Et nous, voilà qu’on va se lancer dans cette dangereuse technologie dont il a été prouvé – démonstrations à l’appui – qu’elle peut être manipulée par n’importe quel pirate informatique un peu futé.
Et tout ça sous l’égide de qui ? Du ministre de l’intérieur. Et qui que c’était le ministre de l’intérieur ? Non, ne regardez pas encore dans la poubelle…

Les vertus du fouteballe

A Nîmes, des « supporters » d’une équipe toulonnaise visiteuses se sont frittés avec les flics, avec les « supporter » nimois…
A Fourques, non seulement les joueurs – cadets ou juniors – se sont copieusement distribués sur le terrain des infusions de phalanges, mais, bien pire, leurs parente en ont fait de même.
Vive le sport, vive le foot…
Faut dire que l’exemple vient de haut. Il suffit de voir les déchainements de violence, de haine, de racisme et de toutes les pulsions les plus nauséeuses de « l’hom footus », ou plutôt de « l’homo foutus » que génère une rencontre PDG – OM ou autre connerie du même niveau pour être édifié. Et comment dès lors ne pas penser que la seule solution serait d’interdire le foot en tant que spectacle, pour qu’il retrouve sa dimension ludique…
Les joueurs de foot dans les stades sans spectateurs, voilà l’avenir. Combien de terrains de sports, dévolus aux joueurs, aux sportifs et uniquement à eux, et, pourquoi pas, à quelques centaines de spectateurs, ne pourrait-on construire avec le prix d’un stade de France ou d’un stade vélodrome !
Allez, rigolons un peu. Personnellement, je me suis remis sérieusement au sort : j’ai acheté un authentique « Peugeot Frères » et…je mouds mon café à la main. En prenant soin de changer de main pour éviter le « moulin à café elbow »


medium_fouteuses.jpeg


...ou alors, il faudrait des équipes de fouteuses (footeuses?) comme ça. Les supporters auraient les mains bien trop occupés our penser à se taper sur la gueule.

24/03/2007

On va le faire danser!

medium_gifjuanitabananars4.gif

23/03/2007

Sarko à côté de la plaque, comme toujours

medium_Sarkogrospif.jpg

Sarko, avec son « ministère de l’immigration et de l’identité nationale » se trompe, comme sur beaucoup de sujet, de combat.
Si il y aujourd’hui une crise en France, ce n’est pas de l’identité nationale, mais de la citoyenneté et, totalement déconnectée du problème de l’immigration car elle concerne des gens qui sont Français.
Sarko dit qu’il n’acceptera pas des gens qui ne respectent pas le droit des femmes, pourtant c’est Sarko qui a créé le CFCM (Conseil Français du Culte Musulman) et qui a cautionné dès le départ l'organisation intégriste de l’UOIF en l’associant au CFCM
Le mufti de Marseille, Soheib Bencheik, déclare le 26 avril 2003, «tout le monde est représenté au CFCM, sauf l'es-sentiel, l'islam de France, qui a cru à l'intégration, à la sécularisa-tion de la société et à la privatisation de la foi ".
L'UOIF représente au mieux 40.000 sympathisants sur 3,5 millions de Français possiblement musulmans. Grâce à Nicolas Sarkozy, elle a acquis un statut désormais incontournable auprès des musul-mans de France. L’UOIF respecte-t-il le droit des femmes ?