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25/02/2007

L'"ordre" selon Sarko

Les sondages nous bourrent le mou et on le sait. Chirac a fait au premier tour de la présidentielle en 2002, 19% des voix. Sarkozy ne fera pas de miracle et aura du mal à gagner 5% de plus. C’est donc loin d’être du tout cuit pour lui.
Il ressort donc ses vieilles antiennes usées jusqu'à l’os, pompées sur ses amis les Ricains de Bush: l’ordre et l’autorité. Ce qui est cocasse de la part d'un homme entouré de personnages malsains qui, eux, s'en moquent royalement ! Faut-il citer l’escroc Balkany, qui veut se faire exonérer de 250000 euros qu'il doit à sa commune après un détournement ? Faut-il citer Doc Gyneco, qui traîne dans la merde les flics de Sarko et oublie de payer ses impôts ? Faut-il parler du pauvre Jauni, le Suisse-allemand aspirant Belge pour rejoindre ce nid à vermine de Monaco pour ne pas payer ses impôts lui aussi ?
L'ordre et l'autorité vu par Sarko, c'est très bien pour les caméras de TF1 et l'électeur amnésique ou sarkolatre. Mais pour le français doté d'un cerveau qui fonctionne encore, n'est ce pas le prendre pour un veau ?

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Bonjour l’avenir et bon dimanche !

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La puce "Digital Angel"

Fabriquée par la société américaine Applied Digital Solutions, la puce "Digital Angel" permet l'identification et la localisation par satellite des individus. Il s'agit d'une puce électronique de la taille d'un grain de riz et qui est implantée sous la peau. Elle est aussi capable de renvoyer des informations biologiques sur son porteur (température du corps, rythme cardiaque, etc).

Une autre version de la puce appelée "Veripay" a été présentée en Novembre 2003 au salon ID World à Paris. Elle permet d'y inscrire des données personnelles en vue de servir de carte d'identité ou de carte de crédit.

Déjà, une troisième version de la puce, Verichip, est implantée sur le bétail pour en assurer la "traçabilité". Bientôt le bétail humain lui aussi sera parfaitement "traçable", dès qu'un nouveau "11 Septembre" fournira le prétexte pour rendre la puce obligatoire, au nom de la "sécurité".

De multiples moyens sont actuellement utilisées pour préparer l'opinion publique à accepter la puce, et pour réduire la répulsion instinctive à l'intrusion d'objets matériels dans le corps. D'où les efforts des médias et de l'industrie culturelle pour populariser les piercings, les implants en silicone, ou encore les anneaux gastriques (comme solution à l'obésité).

Pour rendre la puce désirable et "tendance", une discothèque de Barcelone dirigée par un américain propose déjà à ses clients de se faire implanter pour 100 euros afin de pouvoir payer les consommations au bar sans argent. Mais la méthode la plus largement utilisée est de populariser la puce grâce à des prétextes médicaux. Des hôpitaux américains encouragent déjà les patients à se faire greffer une puce contenant leurs données médicales personnelles (groupe sanguin, traitements déjà en cours, etc), dans le but d'éviter les risques d'erreur dans l'identification et traitement des malades. Les implants seront aussi proposés pour une surveillance médicale à distance avec envoi automatique d'une alerte au médecin en cas de problème.

Cette puce est la prochaine étape pour un contrôle absolu des individus. A terme, les implants électroniques permettront de contrôler directement les esprits en modifiant le fonctionnement du cerveau, et donc, l'humeur, les émotions, les pensées et le comportement.

21/02/2007

Ce type ne boit JAMAIS DE VIN !

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Je me disais aussi, ce type n’est pas normal. Il a une tare caché. Ce n’est pas possible de tirer tout le temps une gueule comme ça. Ce n’est pas possible d’avoir autant d’humour que le carnet à souche d’une contractuelle hépatique. On a dû y niquer sa femme (Ah, ben ouais, c’est vrai !), y bouffer sa soupe, ou, pire, y boire son vin…
Eh ! la voilà la tare caché ! Ce type ne boit JAMAIS DE VIN.
Il n’est donc pas normal.
Il fait par ce fait preuve d’une inculture affligeante.
Il crache sur ce que le pays qu’il prétend diriger a de plus emblématique : la bonne chère et le bon vin.
Il foule aux pieds (image osée en l’occurrence !) ce qui fait que la France est de loin la première destination touristique au monde : son art de vivre.
Et vous voudriez confier le destin du pays de Rabelais à un pisse-froid refoulé, à un peine-à-jouir cocu, à un buveur d’eau ou, pire peut-être, buveur d’une de ces boissons-poisons venues de ce pays qu’adore ce type ?
Electrices, électeurs qui hésitaient encore, s’il vous fallait une raison essentielle pour barrer la route à ce type, celle-ci est toute trouvée : comment un type qui crache sur le VIN peut-il gouverner le pays des trois mille crus et des trois mille fromages ? !

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Voilà comment il parle aux vignerons !

20/02/2007

Le changement et l’espoir, c’est ELLE. Le cloaque visqueux du passé, c’est LUI.

Elle a été bonne. N’en déplaise au pauvre Fillon qui estime que « Les socialistes sont dans une impasse et ne s'en remettront pas ». Cette émission de TF1 (je ne regarde habituellement cette chaîne que pour Ushuaia de Nicolas Hulot mais là comment faire autrement ? ). Je n’étais d’ailleurs pas seul puisque elle a été suivie par 8,914 millions de téléspectateurs (contre 8,241 millions pour Nicolas Sarkozy). Ca doit grimacer dans les couloirs de l’état-major du nain !
Elle a été bonne parce que différente. Parce que proche de ses interlocuteurs. Parce qu’à leur écoute. N’en déplaise aux machos qui se mordent la bite de jalousie, c’est elle qui incarne non pas la « rupture », mot fort négatif, mais ce changement auquel aspirent les Français après douze ans de berlusconisme rampant (magouilles chiraquiennes, main mise sur les médias, abrutissement des foules par des télés débiles, etc).
Ce changement, elle l’incarne pour la France, mais aussi pour son propre parti. A la niche les éléphants qu’elle réduit à aboyer à défaut de barrir. Au sacré coup de jeune à attendre !
Quant à Sarko, elle doit constamment, inlassablement le renvoyer dans les cordes du bilan nullissime des gouvernements chiraquiens desquels il a été – et est toujours – une pièce maîtresse. Comment peut-il prétendre incarner une politique nouvelle alors que depuis au moins une législature il a eu tous les moyens à sa disposition pour mener sa politique.

19/02/2007

Sarko : l’homme du passé et non de la rupture

Notre société, notre pays tout entier, est en situation de rébellion et de défiance vis-à-vis de ses élites.
De toutes ses élites.
La résolution foudroyante de l’épisode Duhamel montre bien comment ces élites en place croient pouvoir "règler" les conflits, et même les plus minimes : en excluant ceux qui dévient d’un pouce. Et Dieu sait que concernant cette affaire, il s’agissait plutôt d’un auriculaire que d’un pouce...
Il y a donc un créneau politique évident à occuper pour qui parviendra à s’incarner comme le candidat de cette défiance au système.
En 2002, Le Pen l’incarnait (presque) à lui seul. Il couvrit alors tout le spectre de la protestation et parvint au second tour. Mais ce qu’il est par ailleurs rendait impossible son succès. Et de ce point de vue, sa situation n’a pas changé.
Le vote non au référendum sur le Traité constitutionnel européen (2005) a montré clairement, une deuxième fois, que cette défiance n’était en rien un épiphénomène, mais bien une nouvelle manière de s’exprimer politiquement. De refuser l’ordre juste choisi par tous ceux qui nous gouvernent (politiques, intellectuels, journalistes, etc.)
Pour le moment, dans la campagne qui nous occupe, c’est François Bayrou qui semble camper sur cette position ; notamment en tapant quotidiennement sur les médias "bipolarisateurs" et en sollicitant à outrance le thème - excellent - de la république impartiale.
Ségolène Royal a, elle, commis une erreur de taille.
La candidate a d’abord cru qu’il lui suffisait simplement d’être femme pour incarner cette dissidence par rapport aux ordres établis. C’est ainsi, en effet, qu’elle l’a largement emporté face aux éléphants, au sein du PS. Mais ce registre ne suffit pas pour gagner à l’échelle du pays ! Il lui faut donc désormais enfin affronter de face Nicolas Sarkozy, en faisant de lui l’incarnation du système.
Parce que si, pour le moment, le ministre de l’Intérieur a réussi la "prouesse" tactique de parvenir à donner l’illusion qu’il est la rupture, c’est uniquement parce que son opposant naturel (la candidate socialiste) n’a pas du tout su l’enfermer dans le rôle du "sortant". Évidemment, Nicolas Sarkozy, en bon communicant, disposant de toutes les enquêtes d’opinion permettant de comprendre l’état d’esprit "révolutionnaire" de l’opinion, a lui bien compris qu’il fallait flirter en permanence avec ce rejet du système. Mais l’usurpation ne peut pas durer. Le candidat de l’UMP sera forcément rattrapé par sa totale immersion en son sein et par son conservatisme naturel et obligé. Lorsque tous les ministres de l’actuel gouvernement l’auront rejoint (il doit en manquer deux à l’appel...), il ne pourra plus feindre de s’extraire du bilan. Il sera comptable de tout ce qui a été fait - ou pas ... - depuis deux mandats, comme l'écrit Guy Birambaum dans Agoravox.
Si Ségolène Royal veut vraiment passer l’obstacle du premier tour, il lui faut donc solliciter d’extrême urgence cette stratégie de rupture.

Le poids des mots, le choc des fautes

Ce ouiquinde, j’ai été sollicité par une jeune personne proche de la famille pour « jeter un œil » sur un travail écrit qu’elle devait remettre dans le cadre d’une formation au métier…de formateur.
Le fond du travail était très correct, les idées claires et leur cheminement logique. Mais que dire de la forme ! ! ! Des fautes d’orthographe tous les deux ou trois mots (du genre « et » pour « est »), des erreurs de syntaxe aberrantes, sans parler des participés passés avec une terminaison en « er », quand à l’accord du complément d’objet direct placé avant le sujet, alors là, c’est plus que de l’hébreux, c’est de l’aztèque…
Cette personne – par ailleurs éduquée, intelligente, vive - était honteuse et j’en étais moi-même gêné.
Des fautes, on en fait tous, et moi par le premier. Mais il ne faut pas en faire trop ! !
Comment voulez-vous que le jury d’une commission auquel vous donnez à apprécier un manifeste littéralement bourré de fautes puisse vous juger à votre juste valeur ?
« Je suis victime, m’a-t’elle dit, des méthodes d’apprentissage de la lecture et de l’écriture qui avaient cours pendant ma scolarité… »
Ces fameuses méthodes dites « globales », « structurales » et autres conneries de ce genre qui ont fait – et continuent à faire - des générations d’analphabètes. Un enseignant avec lequel je m’entretenais à ce sujet me confia que sa hiérarchie et même ses collègues l’avait fortement dissuadé de revenir à la traditionnelle dictée complétant la lecture, à l’analyse logique, à l’apprentissage du vocabulaire et surtout de la grammaire. « C’est dépassé, c’est ringard… ». C’est même mal vu paraît-il par la hiérarchie.
Mesdames et messieurs les enseignants, cessez – comme dit l’ami Brighelli – de nous fabriquer des crétins.

18/02/2007

Faux-culs et faux chiffres

Ce matin, j’entendais le faux-cul de service de France Inter tenter d’exciter François Hollande en lui répétant sans cesse le « décrochage » de sa candidate préférée dans les sondage, de l’ordre de 55/45 au second tour. Le Mi-haï en question (je crois que c’est son blase) s’est fait vertement remettre à sa place et c’est tant mieux. D’autant que ce qui compte – si tant est qu’un sondage puisse compter à quelque chose deux mois avant un scrutin (pas vrai Balladur ! ! Pas vrai les oui-ouistes ! – c’est le premier tour !
Mais comment les médias peuvent-ils citer en boucle des sondages donnant un rapport de 51 % à 49 % ou de 52 % à 48 % alors même qu’un résultat aussi serré n’a aucune valeur statistique du fait de la marge d’erreur (plus ou moins 3 %) !
Cela explique le fait que depuis peu, certains sondages sont ainsi un peu plus large avec un rapport de 53 % à 47 % ou 54 % à 46 % (celui de l’Ifop de l’ineffable Florence Parizot !) : pour se rendre plus crédibles ?
Notons le rappel important fait le 6 février dernier par la Commission des Sondages mais qu’aucun média n’a cru devoir relayé :
« Ayant constaté une certaine tendance des commentateurs des sondages portant sur la prochaine élection présidentielle à présenter les pourcentages d’intentions de vote comme permettant un classement des candidats selon la préférence des électeurs, la Commission croit utile de rappeler que l’interprétation de tels sondages doit se faire compte tenu de la marge d’incertitude qui les affecte.
La taille et les modalités de constitution des échantillons ont notamment pour effet que les résultats obtenus par les candidats réalisant, dans les intentions de vote, un score qui n’excède pas, après redressement, un pourcentage de quelques points ainsi que les écarts de cet ordre qui séparent deux candidats ne sont pas véritablement significatifs. La Commission demande donc aux instituts ainsi qu’aux organes de presse qui assurent la publication ou la diffusion des sondages d’alerter l’opinion publique sur la prudence avec laquelle ces résultats doivent être interprétés. »
CQFD !

16/02/2007

Sarkozy: un Etazunien avec un passeport français...

Nicolas Sarkozy qui se revendique « libéral, atlantiste et communautariste » est devenu une sorte de filiale française de la Bush Cie.
Libéral, et même ultra libéral, il l' est assurément depuis toujours et profondément. Mais, contrairement à la légende qu'il entretient, le candidat ne l'assume pas franchement et préfère se retrancher derrière des mythes.
Plutôt que de dire explicitement qu'il souhaite revenir sur la durée légale du travail et remettre en cause le droit du travail, Nicolas Sarkozy préférera affirmer qu'il souhaite, par exemple, que « celui qui veut travailler plus et gagner plus puisse le faire ». Ce qui, pris au pied de la lettre, signifie que ce ne serait plus le chef d'entreprise mais le salarié qui fixerait son temps de travail ou que tout salarié à temps partiel serait en droit d'exiger de travailler à plein temps ! Sarkozy-le-libéral sait que la France ne l'est pas. Ou plus exacte-ment il a tiré de l'expérience de la campagne présidentielle de Balladur en 1995 la conviction que le libéralisme pur ne pourrait jamais concerner plus d'une dizaine de pour cent d'électeurs.
Le libéralisme de Sarkozy s'est donc mué en libéralisme « populaire». A George W. Bush, Nicolas Sarkozy ne s'est pas contenté d'emprunter les slogans ou la mise en scène (ah, cette intronisation du président-candidat de l'UMP avec un décor calqué sur celui de la campagne de Bush...). Il lui a pris la méthode: « parler des problèmes des gens », à défaut d'avoir la moindre idée de la façon de les résoudre. Se servir des mots pour prétendre panser les maux. Décrire ce que l'on est incapable de guérir. Diagnostic claironné, inefficacité à moitié pardonnée.
Ainsi, en 2004, l'éphémère ministre de l'Economie et des Finances se targue-t-il de prendre en charge la « menace des délocalisations » et de répondre à l'angoisse - réelle - des Français. Un plan de « relocalisations » est annoncé en grande pompe, il n'aura aucun effet, l'emploi industriel restera le grand perdant de la législature mais peu lui chaut: Nicolas Sarkozy estime qu'il a « préempté le débat» et que les Français savent désormais qu'avec lui les délocalisations trouveront à qui parler. Toujours des postures.
A« Dobelillou », le très libéral Nicolas Sarkozy aura aussi emprunté l'obsession de la fin de l'impôt progressif. L'emballage paraît toujours frappé au coin du bon sens:
- « éviter la fuite des capitaux » pour démanteler l'impôt de solidarité sur la fortune dont la suppression est pourtant étrangement absente du programme de l'UMP ;
- « permettre à ceux qui travaillent d'en tirer les fruits» pour porter une réduction de l'impôt sur le revenu qui n'aura pleinement profité qu'aux 10% des Français les plus aisés ;
- accéder au vœu des Français de « transmettre leur patrimoine à leurs enfants à la fin d'une vie de labeur » pour mettre en œuvre la réforme de la taxation des donations et successions la plus inégalitaire jamais conçue, qui recréera des dynasties de rentiers ultra riches, au détriment des classes moyennes et laborieuses, pour lesquelles les droits de succession sont déjà considérablement réduits à travers de larges franchises !
Le libéralisme de Nicolas Sarkozy n'est ni la facette la plus originale - tous les libéraux du monde tiennent son discours - ni la plus inquiétante : on plaidera volontiers qu'une démocratie moderne a besoin de deux pôles, libéral-conservateur d'un côté, réformiste-progressiste de l'autre et que Nicolas Sarkozy, en dépit de ses faux -semblants partiels, a le mérite de redessiner une ligne de clivage claire entre la droite et la gauche sur le plan économique et social. Son atlantisme forcené, sa très grande complaisance pour ne pas dire sa fascination à l'égard de la politique extérieure de George Bush sont autrement plus graves.
N'acceptons pas l'écran de fumée que dresse « Sarkozy l'Américain », formule qu'il revendique et dont il s'est dit« fier» lors de ses voyages aux Etats- Unis, en 2004 et en 2006.
Sarkozy se veut« l'ami des Américains». Pourquoi pas? Qui se vou-drait « l'ennemi des Américains» ? Qui n'éprouve de la reconnaissance pour l'engagement qui fut le leur pour nous délivrer du joug nazi? Qui refuse de lutter contre le terrorisme?
Ce qui pose problème, ce sont ses silences à l’époque de l’intervention étazunienne en Irak. C’est surtout ses extravagantes déclarations lors de son voyage de 2006. Le spectacle d’un candidat à la présidentielle, supposé issu de la famille gaulliste, quémandant un rendez-vous au « grand Dobelillou Bush », se haussant sur un escabeau pour être à la hauteur sur la photo, a quelque chose de très pénible pour tous Français. Mais entendre le même candidat du principal parti de France se vautrer au pied de Bush, critiquer ouvertement la politique étrangère du Gouvernement dont il est le numéro deux et déplorer « l’arrogance » de son pays est insupportable.
Au moment où les Etazuniens vont se débarrasser de leur encombrant va-t’en-guerre, où les Anglais vont remercier le complice du précédent, tandis que les Espagnols ont rejeté l’autre complice Aznar, serait-il opportun pour les Français de se doter d’un président représentant ce courant de pensée rétrograde et dépassé ?

15/02/2007

La merde attire toujours les mouches !

A tout seigneur tout honneur, il y a d'abord Jauni. A que ouais alors! Le Suisse allemand, aspirant à devenir belge pour rejoindre enfin le paradis des escrocs à Monaco. Pauvre France qui laisse fuir ses plus grands cerveaux...
Il y a Doc Ginéco. Aves lui, par de risque de fuite des cerveaux: sa tête, c'est de l'os. De l'os plein. Pas de place pour la moindre trace de cervelle. Mais une ardoise fiscale au cul longue comme le casier judiciaire de Samy Naceri.
Il y a le pittoresque Stivi, dont le talent le plus profond réside entre ses fesses.
Il y a Roger Hanin. Le beauf dans toute sa splendeur. Il a tout de même les circonstances atténuantes de sa sénilité.N'oublie pas tes couches papi pour aller à la réunion de l'Uhèmepé.
Il y a les deux comiques troupiers Finkelcrotte et Glucsman, ancients mao-trostko virés au gâtisme précoce, qui sont à la Philosophie ce que Macdo est à la Gastronomie.
Il va y avoir Tapie, expert en magouilles de haute volée.
Et puis il y en a un qui m'attriste, parce que je l'aime bien, c'est ce pôvre Enrico Macias...
Eh bien tu vois, Ségo, tu t'en sors bien. Tu te vois avec des soutiens comme ça ?
Electeurs, songez aux exemples que vous avez devant le nez. Apprécier la manière dont on vous prend pour des cons. Et tirez-en les cxonséquences.
Comme pour le référendum !!

14/02/2007

Les chiffres bidonnés à Sarko

Impossible promesse fiscale

Parmi les éléments les moins crédibles du programme de Nicolas Sarkozy, la palme revient sans conteste à la promesse de réduire de 4 points de PIB (produit intérieur brut) le taux de prélèvements obligatoires. Pour tous ceux qui n'ont pas la chance rare de patauger quotidiennement dans ce type de statistiques, l'objectif peut sembler abstrait et difficile à évaluer. Après tout, avec un taux global de prélèvements obligatoires en France d'environ 44 % du PIB (sous forme d'impôts, cotisations et diverses taxes), pourquoi ne serait-il pas possible d'envisager une réduction de 4 points ? Pour aider à se faire une idée et comprendre à quel point un tel objectif n'a aucune chance de se réaliser au cours de la prochaine législature, il est utile de rappeler quelques ordres de grandeur.
Quatre points de PIB, cela représente, par exemple, davantage que toutes les recettes cumulées de l'impôt sur le revenu, de l'impôt sur les successions et de l'impôt de solidarité sur la fortune. Si Sarkozy envisage de supprimer ces trois impôts d'un geste auguste, qu'il l'annonce ! A titre de comparaison, Chirac est parvenu en 2002-2007 à réduire de moins de 20 % l'impôt sur le revenu. Surtout, cette baisse a été plus que compensée par les multiples hausses de taxes et de cotisations, si bien que le taux global de prélèvements obligatoires, stabilisé autour de 42-44 points en France depuis 1985, a en réalité progressé de près de 1,5 point entre 2002 et 2007, en particulier quand l'actuel candidat UMP était en charge de Bercy... Car, pour réduire de 4 points de PIB les prélèvements tout en réduisant les déficits, il faudrait être capable de réduire de 4 points les dépenses publiques et indiquer précisément lesquelles.
Or, 4 points de PIB, cela représente, par exemple, quatre fois le budget de l'Enseignement supérieur et de la recherche, ou bien une réduction de plus de 50 % des dépenses de santé. Comment Sarkozy compte-t-il s'y prendre pour faire de telles économies ? A ce jour, les seules économies vaguement mentionnées concernent les habituels percepteurs et supposées gabegies de Bercy, gisement considérable... inférieur à 0,1 point de PIB, et qui vu la mollesse avec laquelle notre audacieux candidat évoque le prélèvement à la source a peu de chances d'être exploité. La vérité est que, compte tenu de la hausse structurelle des dépenses de santé et de retraites (qui ne pourront être stabilisées que par une régulation patiente, novatrice et courageuse), et compte tenu des nouveaux besoins (formation, recherche...), il n'est ni possible ni souhaitable de promettre des réductions de dépense aussi massives. Quant à l'idée absurde selon laquelle la croissance permettrait mécaniquement de réduire la part de l'Etat dans le PIB, elle révèle une étonnante incompréhension des mécanismes économiques élémentaires : sauf à supposer un fort décrochage des salaires du public (perspective peu souhaitable pour un Etat qui se veut efficace), l'Etat devra toujours consommer peu ou prou la même part du PIB pour offrir les mêmes services de santé, formation, retraites, etc. Si la croissance avait pour effet magique de réduire massivement le taux de prélèvements, cela se serait vu, en France comme à l'étranger.
De fait, la meilleure façon d'apprécier l'absence totale de crédibilité de la promesse sarkozienne est de jeter un coup d'oeil aux expériences internationales. La vérité toute simple est que jamais aucun pays développé n'a abaissé de 4 points son taux de prélèvements obligatoires. Au moment où la révolution thatcherienne a produit ses effets les plus forts, de 1985 à 1995, les prélèvements n'ont baissé au total que d'à peine 2 points de PIB au Royaume-Uni (avant que Blair ne les réaugmente de 2 points, retrouvant ainsi aujourd'hui le taux d'environ 37-38 points de 1985). Nicolas Sarkozy envisage-t-il de faire des coupes deux fois plus lourdes que Margaret Thatcher dans une période de temps deux fois plus courte ? Si l'on examine les autres pays, dont on vante habituellement l'expérience modernisatrice, on constate au mieux une stabilisation des prélèvements obligatoires, en aucun cas des baisses de 4 points de PIB : la Suède a stabilisé ses prélèvements autour de 50-52 points de PIB depuis 1990, le Danemark autour de 49-50 points, etc. En France, pas davantage que dans tous les autres pays, aucun gouvernement dans un avenir prévisible ne baissera de 4 points de PIB en quelques années.
En se lançant dans de telles promesses, sans même prendre la peine d'expliquer le début du commencement de la méthode envisagée (et pour cause), Nicolas Sarkozy révèle une fois encore sa vraie nature. Loin du parler vrai et de la transition douce du gaullisme vers le libéralisme social et moderne, le candidat UMP incarne une sorte de gaullo-bushisme autoritaire et populiste. Comme Bush, qui stigmatisait ceux qui osaient dénoncer les conséquences ultra-inégalitaires de ses baisses d'impôts («fuzzy Washington math»), il affiche son mépris pour les statistiques et les analyses qui le contredisent. Comme son modèle, sa foi messianique dans son intuition intime de ce que veut le «peuple» (en vérité quelques groupes de pression croisés ici et là) le rend capable de tous les excès.

par Thomas Piketty directeur d'études à l'Ehess.

13/02/2007

Sarkozy, Bush: même combat

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Avec leur enlisement en Irak, les Etats-Unis se sont rendu à l'évidence qu'ils avaient besoin d'alliés pour bénéficier d'un minimum de consensus international en leur faveur. L'administration Bush a donc décidé de resserrer les liens avec les alliés européens, mais sans être disposée pour autant à pratiquer davantage le dialogue et la concertation.
La solution imaginée par l'administration Bush pour bénéficier d'un plus large soutien à l'avenir est de convertir l'Europe et sa population à l'idéologie et aux valeurs des néo-conservateurs américains, et en favorisant la prise du pouvoir par des leaders acquis à cette idéologie.
La personnalité politique européenne la plus proche de cette idéologie est Nicolas Sarkozy, qui brigue la présidence de la France, le pays le plus réticent à la guerre en Irak, et donc le plus urgent à convertir selon l'administration Bush.

Bush - Sarkozy: même idéologie, mêmes méthodes, mêmes échecs
Sarkozy défend les mêmes orientations politiques que Bush: réduction des libertés au nom de la sécurité, accroissement de la répression policière, exaltation du patriotisme, communautarisme et discrimination positive, ultra-libéralisme économique, et retour de la religion dans la politique. Et lorsque Nicolas Sarkozy aura abattu toutes ses cartes, il prônera comme Bush une politique étrangère basée sur la guerre.
Comme Bush, Nicolas Sarkozy a une vision du monde totalement binaire, dans laquelle les choses ne peuvent être que noires ou blanches, bonnes ou mauvaises. Cette logique ne laisse aucune place au dialogue ou a la concertation, toute opposition étant définie comme représentant « le mal ».
Sarkozy utilise les mêmes méthodes de propagande et de manipulation que Bush: instrumentalisation de la peur, populisme, discours basés sur un nombre très réduit d'idées simples mais martelées des centaines de fois, conformément au principe énoncé par Goebbels, ministre de la propagande d'Hitler: « Répétez un mensonge assez fort et assez longtemps et les gens le croiront ».
Comme Bush, Nicolas Sarkozy s'imagine que les imbéciles et les incultes sont majoritaires parmi les électeurs, et que celui qui peut réunir leurs suffrages est assuré d'être élu. Et pour obtenir l'adhésion de cette majorité, les idées simples sont plus efficaces que les arguments complexes.
Mais le simplisme de Bush et de Sarkozy est aussi la conséquence de leur esprit limité. Pour résoudre un « problème », l'un comme l'autre ont pour méthode d'adopter la solution qui apparaît comme la plus simple, la plus rapide, et à première vue la plus efficace, en ne prenant en compte aucune des conséquences de leur action en dehors du problème visé. Ainsi, l'objectif défini par Bush était de prendre le contrôle du pétrole irakien et de démontrer la puissance militaire américaine contre tous les pays qui oseraient s'opposer à eux. Les « solutions » les plus expéditives ont été choisies: invasion militaire de l'Irak, et pratique généralisée de la torture. Mais Bush a superbement ignoré les conséquences sur d'autres domaines tels que le respect du droit international et des droits de l'homme, ainsi que le coût humain, diplomatique et financier de la guerre en Irak. On connait le succés de sa méthode!

On retrouve les mêmes méthodes avec Nicolas Sarkozy. Pour lutter contre « l'insécurité », il a choisi la solution la plus simple: renforcer au maximum la répression, en prônant la « tolérance zéro », en équipant massivement les policiers de voitures rapides et de flash-balls, mais en ignorant les conséquences telles que la transformation de ces policiers en « cow-boys » au comportement fascisant, l'augmentation des violences policières, et le sentiment de révolte des catégories visées par un harcèlement policier continuel.
Ce sentiment d'être méprisé a conduit ces catégories à n'avoir plus aucun respect vis à vis des autres et de la société. Le résultat de la politique de Sarkozy a finalement été une augmentation sans précédent des violences aux personnes. Le harcèlement policier a également créé une situation explosive dans les banlieues, à laquelle Sarkozy à ajouté l'étincelle par ses propos irresponsables et haineux (le « karscher » et les « racailles »). Ces propos, conjugués à la mort de deux jeunes qui tentaient d'échapper à des policiers ont déclenché une insurrection des banlieues pendant 5 semaines en 2005... Bonjour la sécurité « sarkozienne ».
Comme pour Bush en Irak, le mépris des conséquences périphériques a débouché sur un échec, y compris par rapport à l'objectif simple qui était visé.
Ainsi, l'Irak est devenu un nouveau foyer de terrorisme et d'instabilité au Moyen-Orient, sa production pétrolière est deux fois inférieure à ce qu'elle était sous Saddam Hussein, et ce qui se voulait une démonstration de la puissance de l'Empire est devenue une démonstration d'impuissance.
Ainsi les violences réelles, celles faites aux personnes, ont augmentées considérablement en France.
Beau succés pour celui qui prétend prendre en charge notre destin!

12/02/2007

Liberté, liberté chérieee…Mouais !

Notre liberté est en permanence sous haute surveillance électronique. Les technologies informatiques ont permis d'augmenter ce que les spécialistes appellent notre « traçabilité ». Nos activités, nos conversations, nos goûts et nos centres d'intérêts laissent des traces dans les multiples systèmes informatiques qui gèrent notre vie quotidienne. Toutes ces données sont collectées, centralisées et mémorisées par des organisations publiques ou privées qui peuvent connaître à tout moment le "profil" de chaque individu.
Fichiers informatiques, téléphones portables, internet, association de la carte de crédit et du code barre, réseau Echelon, voici les moyens par lesquels notre liberté est devenue très surveillée...

Les fichiers des administrations et des sociétés privés rassemblent de nombreuses données personnelles sur des millions de citoyens ou de consommateurs. Ces données sont inoffensives tant qu'elles sont éparses, réparties dans de multiples systèmes informatiques. Mais en utilisant des techniques familières aux pirates informatiques, des "organisations" qui s'en donnent les moyens peuvent facilement pénétrer ces systèmes, afin de collecter et centraliser toutes ces informations.
De nombreuses sociétés fondées ces dernières années (principalement aux Etats-Unis) sont spécialisées dans la collecte d'informations individuelles, officiellement à des fins commerciales. Mais ces fichiers privés commencent à rassembler des millions de profils individuels très précis de consommateurs répartis dans l'ensemble des pays occidentaux. Les informations de ces fichiers sont vendues à quiconque souhaite les acheter.
C’est le cas de la CIA entre autres officines d’espionnage. Ainsi si vous êtes « profilé » comme pauvre, n’achetant que les produits premiers prix et que, subitement, vous prenez un billet première classe pour les Zétazunis, vous serez signalés… Et emmerdés évidemment.

La carte de crédit associée au code barre. Les dépenses effectuées avec une carte de crédit permettent de retracer nos déplacements, mais aussi de connaître très précisément les produits achetés par une personne.
Pour optimiser la gestion des stocks et la comptabilité, les systèmes informatiques des magasins mémorisent de façon conjointe les numéros de carte et les codes barre des produits achetés. Si par exemple le produit est un livre, le code barre permet de savoir QUEL livre, et ainsi de connaître le profil culturel ou politique de l'acheteur.
L'association du code-barre et du numéro de carte de crédit signifie l'association automatique de produits identifiés avec des consommateurs identifiés. Donc, si vous achetez régulièrement des livres « subversifs », vous serez, là encore surveillés par CIA et autres officines équivalentes… Donc, tirez du pognon liquide avec votre carte, et payez avec du craquant !

Les téléphones portables.
Tout le monde sait qu'avec un récepteur de type scanner (dont l'usage est illégal mais dont la vente est autorisée), il est très facile pour n'importe qui de réaliser des écoutes téléphoniques sur les portables. Ce que l'on sait moins, c'est que le portable permet de localiser à tout moment son propriétaire, même hors communication, en position de veille. Car pour recevoir un appel, il est techniquement indispensable que les systèmes de l'opérateur puissent localiser l'abonné, pour déterminer la cellule locale qui lui transmettra l'appel. Les téléphones portables émettent donc en permanence un signal pour indiquer leur présence aux cellules les plus proches. Le téléphone portable est donc un véritable collier électronique. Un collier volontaire, et payé par celui qui le porte ! Donc, éteignez vos D.D.C. (Détecteurs de Cons) et servez-vous en seulement — c’est ce que je fais — comme cabine téléphonique portable.

On nous prend vraiment pour des cons. Faut réagir!

Hier, j’ai regardé la match de rugby. Après avoir fait du vélo tout de même. J’aime ça. Puis, pour faire plaisir à ma femme, je me suis farçi le pauvre Drucker qui était l’invité, une fois de plus de la mère Chichi. Et pour suivre, le J.T. Et tout ça m’a, d’abord désolé et emmerdé, puis suscité quelques réflexions :

La nouvelle censure. Le principe de base de la censure moderne consiste à noyer les informations essentielles dans un déluge d'informations insignifiantes diffusées par une multitude de médias au contenu semblable. Cela permet à la nouvelle censure d'avoir toutes les apparences de la pluralité et de la démocratie.
Cette stratégie de la diversion s'applique en premier lieu au journal télévisé, principale source d'information du public.

De l'info sans infos...
Depuis le début des années 90, les journaux télévisés ne contiennent quasiment plus d'information. On continue d'appeler "journal télévisé" ce qui devrait en réalité être appelé un "magazine".
Un J.T. moyen contient au maximum 2 à 3 minutes d'information. Le reste est constitué de reportages anecdotiques, de faits divers, de micro trottoirs et de reality-shows sur la vie quotidienne.

...et une censure sans censeurs
Toute la subtilité de la censure moderne réside dans l'absence de censeurs. Ceux-ci ont été efficacement remplacés par la "loi du marché" et la "loi de l'audience". Par le simple jeu de conditions économiques habilement crées, les chaines n'ont plus les moyens de financer le travail d'enquête du vrai journalisme, alors que dans le même temps, le reality-show et les micro trottoirs font plus d'audience avec un coût de production réduit.
Même les évènements importants sont traités sous un angle "magazine", par le petit bout de la lorgnette. Ainsi, un sommet international donnera lieu à une interview du chef cuistot chargé du repas, à des images de limousines officielles et de salutations devant un bâtiment, mais aucune information ni analyse à propos des sujets débattus par les chefs d'états. De même, un attentat sera traité par des micro trottoirs sur les lieux du drame, avec les impressions et témoignages des passants, ou une interview d'un secouriste ou d'un policier.
A ces insignifiances s'ajouteront le sport, les faits-divers, les reportages pittoresques sur les villages de la France profonde, sans oublier les pubs déguisées pour les produits culturels faisant l'objet d'une campagne de promotion (spectacles, films, livres, disques...).

Information destructurée pour mémorisation minimale.Tous les psychologues et spécialistes des neurosciences savent que la mémorisation des informations par le cerveau se fait d'autant mieux que ces informations sont présentées de façon structurée et hiérarchisée.
La structuration et la hiérarchisation de l'information sont aussi des principes de base enseignés à tous les étudiants en journalisme.
Or depuis 15 ans, les journaux télévisés font exactement le contraire, en enchaînant dans le désordre des sujets hétéroclites et d'importance inégale (un fait divers, un peu de politique, du sport, un sujet social, un autre fait divers, puis à nouveau de la politique, etc) , comme si le but recherché était d'obtenir la plus mauvaise mémorisation possible des informations par le public. Une population amnésique est en effet beaucoup plus facile à manipuler...

Les médias et surtout la télé nous prennent pour des cons. La télé nous veut cons pour que nos cervelles soient disponibles à accueillir les merdes qu'On (qui c'est On??) veut nous vendre, que ce soit cococola ou sarkozi. Le processus est identique et la finalité la même.

10/02/2007

Bush en route pour la victoire!

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09/02/2007

La démocratie en sursis : le pouvoir a déjà changé de mains

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Les véritables maîtres du monde ne sont plus les gouvernements, mais les dirigeants de groupes multinationaux financiers ou industriels, et d'institutions internationales opaques (FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC, banques centrales). Or ces dirigeants ne sont pas élus, malgré l'impact de leurs décisions sur la vie des populations.
Le pouvoir de ces organisations s'exerce sur une dimension planétaire, alors que le pouvoir des états est limité à une dimension nationale.
Par ailleurs, le poids des sociétés multinationales dans les flux financiers a depuis longtemps dépassé celui des états.
A dimension transnationale, plus riches que les états, mais aussi principales sources de financement des partis politiques de toutes tendances et dans la plupart des pays, ces organisations sont de fait au dessus des lois et du pouvoir politique, au dessus de la démocratie.

Voici une liste des chiffres d'affaires de certaines multinationales, comparés avec le PIB des états. Elle en dit long sur la puissance planétaire que ces sociétés sont en train d'acquérir.
Une puissance toujours plus démesurée, du fait de l'accélération des fusions entre multinationales.

Chiffres d'affaires ou PIB, en milliards de dollars

General Motors : 178,2
A comparer à : Singapour 96,3 ; Danemark 161,1
Toyota : 95,2
A comparer à : Thaïlande 157,3 ; Israël 92
Ford : 153,5 ; General Electric 90,8
A comparer à : Norvège 153,4 ; Philippines 83,1
Mitsui & Co : 142,8 ; IBM : 78,5
A comparer à : Pologne 135,7
NTT : 77 ; Axa – UAP : 76,9 ; Mitsubishi : 129
A comparer à : Afrique du Sud : 129,1 ; Egypte : 75,2
Royal Dutch Shell : 128,1 ; Itoshu : 126,7
A comparer à : Chili : 74,3 ; Irlande : 72 ; Arabie Saoudite : 125,3
Daimler-Benz : 71,5 ; Exxon (Esso) : 122,4 ; British Petroleum : 71,2
Wall Mart : 119,3 ; Groupe Volkswagen : 65,3
A comparer à : Venezuela 67,3 ; Grèce 119,1 ; Nouvelle Zélande 65 ; Finlande 116,2 ; toute l’Afrique Sub-Saharienne : 269,9

Chiffres 1999 Sources: Banque Mondiale (World Development Repport 1998-1999), Forbes, The Nation, Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (States of Disarray, Genève, 1995),Courrier International, Le Monde Diplomatique

La démocratie a déjà cessé d'être une réalité. Les responsables des organisations qui exercent le pouvoir réel ne sont pas élus, et le public n'est pas informé de leurs décisions. La marge d'action des états est de plus en plus réduite par des accords économiques internationaux pour lesquels les citoyens n'ont été ni consultés, ni informés.
Tous ces traités élaborés ces cinq dernières années (GATT, OMC, AMI, NTM, NAFTA) visent un but unique: le transfert du pouvoir des états vers des organisations non-élues, au moyen d'un processus appelé "mondialisation".
Une suspension proclamée de la démocratie n'aurait pas manqué de provoquer une révolution. C'est pourquoi il a été décidé de maintenir une démocratie de façade, et de déplacer le pouvoir réel vers de nouveaux centres.
Les citoyens continuent à voter, mais leur vote a été vidé de tout contenu. Ils votent pour des responsables qui n'ont plus de pouvoir réel. Et c'est bien parce qu'il n'y a plus rien à décider que les programmes politiques de "droite" et de "gauche" en sont venus à tant se ressembler dans tous les pays occidentaux.
Pour résumer, nous n'avons pas le choix du plat mais nous avons le choix de la sauce. Le plat s'appelle "nouvel esclavage", avec sauce de droite pimentée ou sauce de gauche aigre-douce.
Sarko, Ségo, Bayrou : même ragoût.

Caricatures

Lapider jusqu’à mort une femme adultère
Jouir de sa douleur en lui jetant la pierre
Ne les offense pas.
Décapiter un homme, lui sortir la cervelle
Sous prétexte que c’est un homosexuel
Ne les offense pas.
Exciser des fillettes, couper leur clitoris
Ô, pour leur éviter de succomber au vice
Ne les offense pas.
Considérer la Femme émanation du Mal
Et la traiter souvent moins bien qu’un animal
Ne les offense pas.
Humilier, nier ceux qui n’ont pas leur foi
Semer partout la mort, la terreur et l’effroi
Ne les offense pas.
Peindre leur religion aux couleurs de la mort
Jeter le discrédit sur des gens bons et forts
Ne les offense pas.
Non, ce qui les offense, ces sinistres barbus,
Usurpateurs d’Allah, ces intégristes obtus,
C’est des caricatures…

08/02/2007

La France d'après

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Enfin, aujourd'hui je n'y taperais pas plus dessus, en égard pour son geste - démago ou sincère? Laissons-lui l'avantage du doute - de défense de Charlie-Hebdo en butte aux obscurantistes de tout poil.

07/02/2007

Le dépité-taliban Roubaud se prend les pieds dans le tapis

L’inénarrable Roubaud Jean-Marc, ci-devant dépité du Gard, maire – hélas ! - de Villeneuve-les-Avignon, oui celui-là même qui a déposé un projet de loi tendant à interdire le blasphème, bref cet ennemi juré de la liberté d’expression, vient de se prendre les pieds dans le tapis, et de belle manière ! En effet, dans un entretien (notez que j’évite le terme d’ « interview » !) au Midi-Libre de ce jour, il réitère ses imprécations contre la liberté d’expression à l’occasion du procès en sorcellerie intenté par les intégristes musulmans à Charlie-Hebdo. Or, voilà-t-y pas que ce matin même, son patron, son idole, son dieu, j’ai nommé Sarkozy, viens de rejoindre Hollande, Bayrou et beaucoup d’autres, en écrivant au tribunal qui juge Charlie-Hebdo pour prendre fait et cause pour ce journal qui est l’honneur de la presse française — avec Le Canard enchaîné, Marianne et (et qui d’autre ?) Midi-Libre qui nous donne la parole à travers ces blogs. Il y a des jours comme ça. Faits de petits bonheurs !

06/02/2007

Les obscurantistes de tous bords contre la théorie de l’évolution.

Les obscurantistes sentent qu’ils ont le vent en poupe. Ils s’introduisent à présent dans le système éducatif de la république, comme en témoigne cet excellent article de Libération du 6 février 2007 :

Plusieurs centaines d'établissements scolaires ­ essentiellement des lycées ­ ainsi que des universités ont reçu ces dix derniers jours un sulfureux ouvrage ­ l'Atlas de la création ­ d'un auteur turc, Harun Yahya, condamnant la théorie de l'évolution et vantant le créationnisme sur 700 pages richement illustrées. Alerté, le ministère de l'Education nationale a demandé que le livre soit mis hors de portée des élèves. Les établissements scolaires sont parfois la cible d'envois de propagande ­ du leader nord-coréen Kim Jong-il ou de sectes ­, mais jamais cela n'avait été si massif et si précis. L'Atlas de la création tente de prouver, photos de fossiles et d'animaux à l'appui, que l'homme est resté inchangé contrairement aux conclusions de Darwin, au XIXe siècle. L'auteur et éditeur, Harun Yahya, qui dispose d'un site Internet où il présente ses ouvrages traduits dans plusieurs langues (1), cite le Coran pour étayer sa thèse. Harun Yahya est connu en Turquie pour être le champion du créationnisme, idée apparue dans les années 80 au sein de l'islam, alors qu'aux Etats-Unis, une frange protestante fondamentaliste milite bruyamment contre la thèse de l'évolution depuis longtemps. Sans aucune rigueur scientifique, Harun Yahya présente dans l'Atlas toute une série de reproductions dans un joyeux fouillis, censées prouver que les espèces animales n'ont pas changé depuis la création. Curieusement, il en déduit que les thèses de Darwin sont «la réelle source du terrorisme». Le ministère de l'Education a été alerté par des recteurs, eux-mêmes prévenus par des chefs d'établissement étonnés de trouver de tels livres dans leurs boîtes aux lettres. A Paris, trois lycées ­ Jean-de-La Fontaine, Montaigne et Charlemagne ­ ont reçu quatre ou cinq ouvrages chacun. Tous trois ont des classes préparatoires scientifiques et avaient probablement été retenus pour cette raison. Les ouvrages ­ 75 euros chacun, selon le site ­, envoyés d'Allemagne ou de Turquie, étaient adressés nominalement au proviseur, à son adjoint et au documentaliste. Les universités scientifiques, comme Pierre-et-Marie-Curie à Paris, ont aussi été visées. Cette fois, c'est le président, son adjoint, le directeur de formation, qui ont reçu l'atlas. Pour les lycées, hormis la consigne de mise à l'écart de ces ouvrages, les proviseurs ont décidé eux-mêmes du sort de ces livres. A Jean-de-La Fontaine par exemple, le proviseur de l'établissement en a envoyé quatre à l'inspection et en a gardé un pour information. Le ministère de l'Education tente de dédramatiser l'affaire. L'ouvrage «ne correspond pas au contenu des programmes» officiels, souligne-t-on, «le prosélytisme, de quelque bord soit-il, est banni dans l'enseignement français». Il s'agit surtout de ne pas monter en épingle une affaire, spectaculaire mais sans grand impact, où les musulmans pourraient se sentir visés.

L'arme secrète de Bush

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Bush gaspille 700 milliards de dollars dans sa guerre d'Irak.
Voici une de ses armes secrètes.