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10/10/2014

Ci-gît la taxe poids-lourds, de son petit nom « Ecotaxe ». In mémoriam.

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Née sous Sarkozy et Borloo en fanion du « Grenelle de l'environnement » ; adoptée à l'unanimité moins quatre voix par l'Assemblée nationale le 21 octobre 2008 ; morte le 9 octobre 2014 sous Hollande et Valls ; enterrée par Ségolène Royal.

 

Cette taxe poids-lourds – appelons-là par son nom – s'appuyant sur le principe du « pollueur-payeur » devait instaurer une taxe kilométrique sur les poids lourds. L’idée ? Pousser les entreprises à se tourner vers le fluvial ou le ferroviaire, plus écolos que la route. Le produit de la taxe devait servir à développer et entretenir les infrastructures (rails, routes, canaux). La France devait ainsi se mettre au niveau de plusieurs de ses voisins européens (Autriche, Allemagne, Slovaquie, Suède, République tchèque, Portugal, et aussi Suisse). Pour ce faire, l'Etat sarkozien décida de recourir à un Partenariat Public Privé (PPP). Système ayant pour principal « avantage » de pomper l'argent public pour le déverser à flots dans les poches du privé.

 

Cette taxe devait concerner non pas les autoroutes mais 15.000 km de routes gratuites (deux tiers de nationales, un tiers de départementales ou de communales). Le niveau de la taxe, appliquée par kilomètre parcouru était au niveau de 13 cts par kilomètre, modulé en fonction de la taille du véhicule (nombre d’essieux) et de son âge (les plus récents polluent moins). Certaines régions (Bretagne, Aquitaine, Midi-Pyrénées) excentrées par rapport au « pentagone économique européen » (Londres, Paris, Hambourg, Munich, Milan) bénéficiaient de ristournes conséquentes allant de 30 et 50%.

 

Le système était loin d'être parfait (taxant les petites distances) et coûtait un bras en collecte. Parce que ce système « innovait » encore : il concédait au privé le droit de collecter l'impôt, ressuscitant ainsi les fermiers généraux. Rien que ça... Du jamais vu depuis la Révolution. Avec un pourcentage exorbitant : 20% de commission.

 

Donc exit l'Eco-taxe. Telle que l'avait concoctée les Sarko-trafiquants, elle était une incongruité. Donc, on ne pleurera pas sur elle. Et pourtant, elle devait amener 1,3 milliards dans les caisses de l’État pour améliorer les infrastructures de transports. Non seulement cet argent n'entrera pas mais, suite aux contrats léonins signés par les Sarko-trafiquants, l’État – vous, moi – paiera 850.000 millions de compensation au concessionnaire Ecomouv, société formée par un consortium dirigé par l'italien Autostrade. Ceci s'ajoutant au 20 millions que l'Etat paie chaque mois depuis le 1er janvier 2014. Et qui va payer les 600 millions d'infrastructures saccagés par les « bonnets rouges » ? Suivez mon regard...

 

Il faudra bien trouver autre chose, et vite.

 

Ce fiasco met en évidence la faiblesse de ce gouvernement, expert en reculade en tous genres. Reculade devant les taxis ; reculade devant les notaires ; reculade devant les huissiers ; reculade devant les professions libérales.

 

Et, comme bouquet à ce feu d'artifice de « couillemollisme », reddition en rase campagne devant les routiers qui connaissent parfaitement la puissance dissuasive de leurs gros-culs bloquant les routes et appliquent depuis longtemps avec succès le principe « J'emmerde, donc je suis » !

 

Valls, c'est comme l'avocat bien mûr : dur en surface, mais mou à l'intérieur...

 

Illustration: merci Dim

 

 

 

 

 

 

08/10/2014

Au bistro de la Toile. Daech, jihadistes : en avoir ou pas...

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- Ça y est Victor, « ils » nous refont le coup de Benghazi : faut aller taper sur Kované, cette ville syrienne à la frontière turque où bien il va y avoir un bain de sang... Eh ! Oh ! Comment se fait-il que chaque fois qu'il y a la merde quelque part, il faudrait que ce soit nous – les Zoccis-dentaux – qui allions jouer les gendarmes ? Et les Arabes-saoudiens à qui l'on a vendu des moulons d'armes sophistiquées ? Et le Qatar, cet « ami » qui nous achète mais financent nos ennemis ? Et surtout les Turcs, qu'est-ce qu'ils font ? Ça se passe à deux kilomètres de chez eux, ils ont des dizaines de chars en position et des milliers de troufions prêts. Pourquoi n'y vont-ils pas sauver ces voisins ?

 

- Parce qu'ils sont Kurdes ! La nation Kurde, le peuple kurde existent, mais il n'y a pas d’État kurde. Les populations kurdes se répartissent entre la Turquie, l'Iran, la Syrie et l'Irak. Les Turcs d'Erdogan – islamiste idéologiquement proche de ces Daech – regardent, l’arme au pied, les Kurdes se faire massacrer par les nazislamistes de peur que leurs propres Kurdes ne repartent dans leurs revendications rugueuses d'indépendance. Les Arabes-saoudiens et les Qataris sont les financiers des Daech, ces tarés qui sont leurs créatures mais leurs « Frankenstein » les dépassent et nils n'ont que des armées d'opérette. Quant à nous, les Zoccis-dentaux, il ne faut pas oublier que les frontières de ces régions sont artificielles et qu'elles ont été tracées sur les ruines de l'empire ottoman par les Anglais et les Français en fonction de leurs intérêts respectifs, sans soucis des réalités géographiques et ethniques. Voilà pourquoi on ne peut pas s'en laver les mains...

 

- Bref, c'est un sacré foutoir... D'autant plus que, dans les rangs de ces nazislamistes, on trouve, parait-il, un millier de Français, qui seraient parmi les plus sanguinaires ! Ces tarés représentent un danger redoutable pour notre pays lorsqu'ils vont rentrer au bercail...

 

- Eh ! Pour éviter ce danger, il faut faire en sorte qu'ils ne rentrent JAMAIS au « bercail ». Nos dirigeants nous serinent que nous sommes en guerre contre ces nazislamistes. Ce sont donc les lois de la guerre qui doivent s'appliquer, pas le droit commun. Ces gens – jeunes, moins jeunes, hommes, femmes – qui partent s'engager dans les rangs de nos ennemis, qui tuent les ennemis de nos ennemis, donc nos amis, doivent savoir que s'ils partent, c'est un billet sans retour. En temps de guerre, les citoyens d'un pays qui passent à l'ennemi sont des traîtres, des déserteurs et doivent être traités comme tels. La réponse du pays trahi doit être sans ambiguïté : douze balles dans la peau si on les attrape, avec la facture des balles envoyée à leur famille ! Comme les Chinois !

 

- Tu envoies le bouchon un peu loin Victor. Non ?

 

- Pas du tout. Nous, les « Zoccis-dentaux » et surtout nous, les Français, nous sommes les grands naïfs, les babets, les fadas, les nessis, les simplets du village mondial. On s'empêtre dans des considérations morales contre des ennemis qui se torchent allègrement l'oignon avec toute morale. On cède devant les jérémiades de « droit-de-l'hommistes » bêlants qui sont autant d'idiots utiles des nazislamistes. On est en guerre ? Alors faisons la guerre. Sans dentelle. La guerre, Loulle, c'est la mort, c'est la trouille, c'est l'angoisse, la peur panique, les cris, le bruit, la souffrance, le deuil, les massacres, les flammes qui brûlent, les bouts de fer qui hachent la viande. La guerre, ça sent la merde du pauvre type qui se chie dessus de peur, ça sent cette odeur acre, doucereuse des corps gonflés qui grouillent de vers, ce sont les tripent irisés sous le soleil, ça sent la poudre, le feu, la mort, la mort, toujours la mort. Alors si on fait la guerre, on n'accepte pas de prendre le risque de voir dix, cent, mille traîtres abrutis par la propagande ennemie rentrer « au pays » et y semer la mort la plus lâche, celle des attentats aveugles. Ces gens qui sont partis faire le « jihad », il faut les détruire, les tuer dès qu'on les a « logés » comme disent les flics. Il faut qu'ils sachent qu'ils ne rentreront jamais « au bercail », sinon les pieds devant...

 

- Ben, comme ça, c'est plus clair. Et c'est réaliste. Ils y réfléchiront à trois fois avant d'aller s'engager chez les fous d'Allah. Allez, à la nôtre !

 

Illustration : Merci à Chimulus

 

06/10/2014

GPA : Gravide Pour les Autres

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Ça me les gonfle méchant de me retrouver sur la même ligne que les réacs de la « manif pour tous ». Pourtant, s'il pleut et que les réacs disent « il pleut », faut-il, pour garder sa dignité de gôôôche, dire qu'il fait beau ? La GPA, les mères porteuses - autrement dit le commerce du ventre des femmes - est un très mauvais combat pour la gauche. Loin d'être un progrès, c'est une cause régressive et une insupportable aliénation. Elle conduit à une exploitation éhontée des femmes pauvres. On interdit la prostitution (la location du vagin) et on autorise la GPA (la location de l'utérus)... Quel progrès !

 

Il y a d'autres combats à mener que celui-là. Il y a eu les combats contre le servage, contre la domesticité, puis l'abolition de l'esclavage, enfin la fin de l'infériorité juridique de la femme. Puis les combats des féministes : « mon corps m'appartient ! » Et tout ceci pour en arriver à la marchandisation du corps féminin ? Donc à l'aliénation d'une personne par d'autres. Et ça ne choquerait pas le peuple de gauche qui se laisserait enfumer par quelques bobos groupés autour de puissants lobbies comme le LGTB (lesbiennes, gays, bi-sexuels et trans) et qui prônent une vision dite « progressiste » de la parentalité alors qu'elle est une régression terrible ? Eh ! Oh ! Ça va pas la tête non ?

 

L'enfant, l'enfant... Est-ce qu'on le prend en compte l'enfant en tant qu'être humain ? Non. Seulement comme produit, comme marchandise. Il est question uniquement du droit Á l'enfant, pas du droit DE l'enfant.

 

Il y a ceux qui le font, cet enfant, à l'ancienne manière, avec un monsieur qui, monte sur une dame, qui se secoue spasmodiquement sur elle et lui « met la petite graine » en grognant de plaisir avant de se tourner et de ronfler. La dame, alors, va enfler comme une barrique puis, comme toute jument gravide, elle mettra bas au bout de neuf mois une progéniture humaine. Comme les animaux quoi... Eh oui ! C'est comme ça, c'est la Nature ! Pas « moderne » ça, coco !

 

Il y a ceux qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas de ce mode d'emploi archaïque. Ils ont alors la possibilité, pour faire valoir leur « droit à l'enfant », soit d'acheter un enfant tout fait. On en trouve un large échantillonnage dans les pays pauvres. Mais la démarche commerciale n'est pas facile et coûte la peau des fesses (entre 30 et 50.000 dollars clés en mains). Pourtant, à ce prix-là, il n'y a ni garanti ni reprise. C'est à vos risques et périls.

 

Il y a ceux et celles qui ne veulent en aucune manière subir les tracas de la femelle pleine et de la mise bas du produit-enfant. Ceux-là louent un utérus (avec une femme autour, généralement pauvre et inculte) qui fera le travail pour eux. C'est pas pour les pauvres, ça coûte autour de 100.000 euros... On enrobe ce commerce du doux nom de « Gestation Pour Autrui - G.P.A.», ça fait plus joli que « location d'utérus ». C'est ça la GPA !

 

Il faut avoir le courage de ses choix. La sexualité implique plaisir et procréation. Certaines personnes – et elles en ont parfaitement le droit – choisissent en toute liberté et en toutes connaissances de conséquences, une sexualité basée sur le seul plaisir et qui, par essence même, exclut la procréation, et donc les joies réelles d'avoir, d'élever, de vivre en symbiose avec des enfants. C'est leur choix, et chacun le respecte. Mais il est totalement incohérent et illogique de prétendre à une paternité ou une maternité artificielle basée sur une opération commerciale.

 

Un couple de lesbienne a parfaitement les moyens physiques d'enfanter, chacune d'elles pouvant se faire mettre naturellement enceinte par un ami, homo ou non, prêt à se « sacrifier » pour ce résultat ! Inutile donc de passer par la méthode particulièrement dégradante de la PMA, qui est celle des vaches, des juments et des brebis.

 

Quant à ceux qui ont pu former dans leur tête et de mettre en œuvre le projet de louer le ventre d'une femme pour se faire fabriquer un bébé-produit, un enfant-marchandise à travers la GPA, qu'ils aillent donc dans les pays - Etats-Unis, Ukraine, Inde – où ces pratiques sont permises. Et surtout qu'ils y restent. Eux et leur chiard de consommation courante.

 

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03/10/2014

Microlax-Sarko: Le retour...

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Françaises, Français, mes chers compatriotes.

 

L’heure est grave, l’Europe tremble sur ses bases, le monde se déchire, la misère guette et la guerre rode. Et mes talonnettes me font mal…

 

Oui mais…

 

Oui mais la France, dans les circonstances les plus dramatiques de sa glorieuse histoire, a toujours su trouver son sauveur, a toujours su relever la tête et renverser les obstacles grâce à ces hommes providentiels de qualité exceptionnelle qu’elle génère.

 

Clémenceau, Jaurès, De Gaulle, Coluche… Je salue ces grands hommes qui ont sauvé la France éternelle lorsqu’elle était au bord de l’abime. Comme eux, moi, Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, face à l’abime, je vous propose, mes chers compatriotes, de faire un pas en avant !

 

Dans un moment d’égarement, vous m’avez préféré un ectoplasme invertébré. Pourtant, le bilan dont je peux m’enorgueillir n’est-il suffisamment éloquent ?

 

Qui a obtenu le formidable record de 4,4 millions de chômeurs ? Moi.

Qui a doublé la dette de la France, la portant à près de 2000 milliards ? Moi.

Qui a atteint des déficits commerciaux record? Moi.

Qui a fait baisser efficacement votre pouvoir d’achat ? Moi.

Qui a largement aggravé l’accès à la santé ? Moi.

Qui a saccagé avec constance et opiniâtreté les services publics ? Moi.

Qui a augmenté l’insécurité ? Moi.

Qui a fait exploser la précarité ? Moi.

Qui a laminé la culture, les loisirs, l’art de vivre ? Moi.

Qui a fliqué toute la population ? Moi.

Qui a instauré la brillante république des copains et des coquins ? Moi.

Qui a vendu les bijoux de famille de la France aux glorieux humanistes du Fouquet’s ? Moi.

Qui a ramené la France au rang de larbin des Zétazuniens de l’Otan ? Moi.

Qui a aboyé et bougé la queue pour plaire en se mettant à plat-ventre devant l’Allemagne de  Madame Merkel ? Moi.

Qui a donné aux jeunes Français l’opportunité de se faire tuer pour rien en Afghanistan, pas comme l’autre qui s’entête à gagner des guerres en Afrique ? Moi.

Qui a aidé, grâce à notre glorieuse armée et avec vos économies, les « rebelles » libyens à instaurer un état islamiste grâce auquel les femmes apprécient maintenant le bonheur de ne pas risquer de coups de soleil sous la burqa et de vivre en harem sous la charia ? Moi.

Qui a donné une saine occupation au Sahel à toutes les bandes qui ont pillé les arsenaux de Kadhafi ? Moi.

 

Qui… ?

Qui… ?

Qui… ?

 

Moi!

Moi!

Moi!

 

Il suffit d’ouvrir les yeux, Françaises, Français, pour se rendre compte de l’énorme réussite qu’a été mon quinquennat. Comparez plutôt à Flamby qui appauvrit les riches et marie les pédés.

 

Ne suis-je pas l’homme providentiel que le monde attend ?

 

 

Française, Français, n’ayez pas peur, je suis là. Je suis prêt à vous le mettre une fois de plus profond, et sans vaseline !

 

Vile la République !

 

Vile la France !

 

Vive Moi !

 

 

Primidi 11 vendémiaire 223

 

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02/10/2014

Ce ne sont les potards qui sont les morbachs qui pompent le sang de la Sécu.

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On a daubé sur leur manif, aux potards ! Bien sûr, nos pharmaciens ne sont pas très représentatifs de la misère du monde. Pourtant, au milieu des nantis qui ont eu le culot de fouler le pavé comme de vulgaires smicards (notaires, huissiers, etc.), ils n’étaient les plus à critiquer.

 

L’intérêt du système actuel est qu’il permet de mailler très correctement le territoire, y compris et surtout dans la France rurale. Permettre l’installation sans contrainte des pharmacies reviendra à créer des déserts pharmaceutiques comme il y a des déserts médicaux. De plus, ouvrir le capital des pharmacies aux groupements de toubibs et aux fonds financiers ouvrirait la porte à des pratiques fort nocives : les toubibs propriétaires de pharmacies n’auront-ils pas une tendance naturelle à pousser à la consommation ? Quant aux fonds de pensions ricains ou autres, ils installeront les pharmacies dans les villes et se foutront comme de leur première magouille des petits patelins du Massif central ou du fond des Alpes… La rentabilité avant tout. Concernant l’ouverture à la concurrence des pseudos médicaments, pourquoi pas. Encore que l’automédication risque d’amener pas mal de monde…dans les hostos ! Ce qui coûtera plus cher à la Sécu que la baisse des prix escomptée.

 

En attendant, intéressons-nous à un problème grandissant qui complique la quadrature du cercle que représente le financement de la santé des Français: le rachat des cliniques privées en France par des fonds de pension étrangers, généralement étazuniens. Avec pour conséquences:

 

- Les cotisations de santé des Français, par l'intermédiaire de la Sécu, servent en partie à financer…les retraites de riches Californiens !

- Si la clinique n'est pas assez rentable elle est fermée ou revendue à bas prix, au détriment de toute logique de démographie de la santé. La seule logique de ces marchands de soupe qui parasitent la Sécu, c’est de faire du fric, beaucoup de fric.

- Les cliniques devant être rentables, elles ne traitent que des pathologies rentables, les autres (gérontologie, réanimation, maladies rares...) sont envoyées sur l'hôpital public, où là aussi une logique libérale est en train d'être appliquée, rendant la prise en charge correcte quasiment impossible. Si vous avez un panaris, la clinique privé vous chouchoutera, vous gardera 25 heures pour pouvoir facturer deux jours à la Sécu…

 

    A l'avenir, si la pente fatale vers la privatisation de la santé n’est pas inversée, il est probable que les assurances de santé — que Bébéar et la clique des ultra libéraux rêvent de voir tomber dans le giron du privé — feront partie de grands fonds de pension internationaux avec une fidélisation des patients dans telle ou telle clinique appartenant aux groupes. Un patient non assuré ou exclu par son assurance verra ses chances de prise en charge correcte largement diminuer.

 

Comme aux Zuhéssa, quand vous vous présenterez à un établissement de santé, on ne vous demandera plus votre Carte Vitale mais…votre carte bleu. Et si elle n’est pas suffisamment chargée, à la porte !

 

Salauds de pauvres ! Et ça voudrait être malade, et se faire soigner en plus ? Non mais…

 

Décadi 10 vendémiaire 223

 

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01/10/2014

Deux mille milliards de « dette » ? C’est du bidon…

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Ça y est ! La « dette » de la France a atteint et même dépassé les 2.000 milliards d’euros. Depuis hier, les média(rhées) nous gonflent les aliboffis avec des illustrations de ce que représente cette « dette ». Le nombre d’Airbus, de rames de TGV, le volume de l’Arc de Triomphe en billets de 10, etc.

 

Faux ! Konnerie ! La « dette » ne représente rien pour une raison bien simple : Les banquiers « prêtent » de l’argent qu’ils n’ont pas.  Parce qu’ils ont un ratio de prêt de 9 à 1. Ce qui veut dire qu’ils peuvent prêter 9 lorsqu’ils ont seulement 1 en caisse ! Ils se contentent de passer quelques lignes électroniques et d’encaisser les intérêts. C’est de la pure arnaque à grande échelle.

 

En 2008-2009, avec un plan d'attaque établi dès la fin des années 90 par Goldman Sachs, les banques ont orchestré un risque de banqueroute généralisée suite à la "crise" organisée des subprimes. En réalité, avec quelques mouvements de lobbying et en achetant quelques hauts responsables, les banksters ont amené les dirigeants occidentaux, et particulièrement le président français en la personne de Nicolas Sarkozy, à livrer l'argent public des États dans ces mêmes banques... en empruntant cet argent à qui ? Aux banques que l’État était censé renflouer ! Un truc de oufs… Et l'addition est salée. De moins de 1300 milliards, la France est passée, suite à ce hold-up historique des banques, à plus de 2000 milliards aujourd'hui, soit plus de 700 milliards d'euros. Ceci s'appelle désormais la "crise" de la dette publique. Il faut greffer à ça les intérêts de la dette, donc de l’argent pour enrichir encore plus les banques (et les classes dirigeantes) que nous avions "sauvées". Merci Sarko !

 

La dette est voulue, les déficits sciemment entretenus dans le but de fabriquer le prétexte imparable pour détricoter les acquis sociaux, démolir la démocratie de proximité et détruire la redistribution des richesses !  En a découlé un effondrement des recettes fiscales et sociales, contraignant à plus d’austérité, plus de destruction des services publics et par conséquent… creuser encore et encore la dette. Et en plus culpabiliser le cochon de payant qui "vit au dessus de ses moyens".

 

L’origine de cette dette provient essentiellement de l’arnaque de la loi dite Rothschild-Pompidou, avec la complicité de Giscard. Cette loi scélérate qui a interdit à l’État français de se financer directement auprès de la Banque de France en lui imposant de se financer auprès des banques privées. Celles-ci se finançant auprès de la banque centrale à très faible taux d’intérêt et… « prêtant » l’argent des contribuables à taux bien plus élevé à l’État. La différence va dans la poche de ces banksters et prend le nom de « dette publique ». Ce système inique, cette arnaque gigantesque, a été repris par l’Europe avec les accords de Maëstricht. Cette dette a pour finalité d’asservir les États tout en renforçant le pouvoir des financiers et des rentiers. A noter que cette loi scélérate est concomitante (1973) avec la création de la mafia financière dite « Trilatérale » par Rockfeller et autres banksters

 

Cette dette s’est aggravée dans les années 80. Les dépenses publiques n’ont cessé de croitre, jusqu’en 1996, tandis que les recettes publiques n’ont cessé de décroitre. Depuis les années 1980, la fiscalité sur les ménages les plus riches est passée de 65% à 41%, la fiscalité sur les entreprises est passée de 50% à 33%, et même à 8% pour les grands groupes du CAC40 (caca-rente). Évidement, la baisse des cotisations sociales des entreprises est à l’origine du déficit de la sécurité sociale et de la réforme des retraites. La dette permet un transfert des richesses vers les plus riches, payée par l’ensemble de la population. Les uns hériteront de la dette, les autres de l’argent de la dette. Le système et les inégalités seront ainsi perpétués.

 

Alors que faire ? Gel de ce surcroît de dette d'au moins 700 milliards (la dette « Sarko ») et soumission au référendum pour décider de son annulation pure et simple.

 

Les Islandais l’ont fait. Pourquoi pas nous ? François n’a-t-il pas dit un jour « Mon ennemi, c’est la finance » ?

 

Nonidi 9 vendémiaire 223

 

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30/09/2014

Ah ! Notre amie Ségo. Séductrice, pugnace mais aussi une sacrée roublarde…

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Ce matin, sur France Inter, à la question sur la fermeture – ou non – de la centrale de Fessenheim, elle ne botte pas en touche mais nous entraine dans des circonvolutions de langage. La production nucléaire d’électricité doit rester au niveau actuel, donc avec la mise en route de l’EPR, il faudra fermer deux réacteurs ». Elle n’a pas dis « fermer une centrale ».  Quant à Fessenheim, « la centrale a fait de gros investissements, on verra donc ce qu’il y a lieu de faire le moment venu »… En terme clair, ça veut dire que, lordque sera mis en service le calamiteux (au moins financièrement) EPR de Flamanville, on peut penser que quelques parts en France – à Fessenheim probablement, peut-être aussi ailleurs - on fermera un, et peut-être deux réacteurs, et pas centrales… Ce qui n’est pas pareil.

 

Arrêter une centrale, même pourrie jusqu’à la moelle comme Fessenheim ou Tricastin, reste tabou.

 

Pourquoi ? Parce que, aussi bien Hollande que Valls et Ségolène Royal sont POUR la poursuite de la filière nucléaire. Mais aussi parce que le gouvernement n’a pas – n’a plus ! – les moyens juridiques de fermer une centrale !

 

En effet, la loi TSN sur la transparence et la sécurité nucléaire - votée en 2006, sous l’influence des nucléocrates qui n’avait pas digéré la fermeture de leur jouet mortifère Super-Phénix – substitue aux critères politiques ou économiques, du ressort du Gouvernement et des parlementaires, les seuls critères dit «de sureté», du ressort de l’entreprise opératrice, EDF, et de l’ASN (autorité de sureté nucléaire).

 

Autrement dit EDF fait ce qu’elle veut et si elle ne veut pas fermer une centrale, elle dit à l’Etat : « Tè ! Fume… » 

 

On pourrait s’offusquer et dire : «Comment ? Mais EDF appartient à 84,4 % à l’État !». Oui, mais seulement à 84,4 %... En 2004, EDF a été privatisée et est une SA (société anonyme)  régie par le droit privé. Or dans un état de droit, l’État n’a évidemment pas le droit de fermer une entreprise privée. De plus l’État actionnaire doit défendre les intérêts de l’entreprise où il siège sauf à tomber sous le coup d’abus de bien social ! Enfin, l’État actionnaire…encaisse goulûment les dividendes de ses actions (2,33 milliards en 2013).

 

Il va de soit que si EDF était resté sous le statut d’établissement public, l’État pourrait imposer sans problème la fermeture des centrales. On comprend dès lors que les nucléocrates aient sablé le champagne en 2004, lors de la privatisation d’EDF et en 2006 lors du vote de la loi TSN.

 

Voilà où on en est. Le projet de loi de Ségo donne en fait les clés de la politique énergétique de la France à EDF

 

Octidi 8 vendémiaire 223

 

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26/09/2014

Casting au Sénat: dimanche seront sélectionnées les danseuses de la République !

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Dimanche vont être élues pour partie les pittoresques et coûteuses danseuses de la république, j'ai nommé : les sénateurs. Eh ! Ce n'est probablement pas vous, en tout cas pas moi, qui allons élire ces messieurs-dames (beaucoup plus messieurs que dames d'ailleurs), ce sont les « grands électeurs ». Quoi ? Vous mesurez 1m85 ? Ça ne suffit pas. « Grand électeur » ça veut dire quelqu'un du sérail, de déjà élu : députés, sénateurs (ben voyons, tant qu'à faire !), conseillers régionaux, conseillers généraux, délégués des conseils municipaux. Autrement dit, on s'arrange entre soi... C'est le clientélisme dans toute son acception. « Eh ! Je t'ai fait avoir quelques subventions, pense donc à moi. Tu sais que je te revaudrai ça... ».

 

Comment un élu peut-il apporter encore quelque chose à ses concitoyens lorsqu’il est englué dans la routine et, surtout, le clientélisme !

 

Le sénateur est généralement un fervent défenseur du cumul des mandats. Le sénat a d'ailleurs voté contre la réduction de ce cumul. Normal. T’as déjà vu un cochon qui décide de refuser son auge ? La gamelle est trop bonne au Sénat : 13.340 euros brut plus les indemnités diverses, avantages et autres privilèges (voir : http://www.journaldunet.com/economie/magazine/le-salaire-...)

 

La question, c’est la légitimité de cette assemblée de notables et donc son existence même. Á quoi servent réellement ces stakhanovistes de la razzia des prébendes et des banquets républicains puisque de toute façon le dernier mot reviendra toujours aux députés ? Ils ne servent donc à rien, sinon à freiner les décisions des députés, toujours dans le sens conservateur pour ne pas dire réac, même quand le Sénat est majoritairement à gauche comme actuellement ! C'est donc une assemblée viscéralement de droite.

 

Une deuxième chambre est concevable dans des pays de constitution fédérale, comme l'Allemagne par exemple, de façon à ce que les régions soient représentées. Mais à quoi sert-elle dans un pays centralisé comme la France ? Á servir de somptueuse maison de retraite dorée pour politicards planqués...

 

La démocratie représentative correspond-elle encore au monde d’aujourd’hui où les technologies de communication moderne permettent l’existence d’une agora mondiale ? Peut-on continuer à donner à des professionnels carriéristes de la politique des pouvoirs aussi exorbitants, sans contre-pouvoirs réels, les médias étant à la solde des marchands d’armes, de béton et de soupe ?

 

Le Sénat ne sert à rien sinon de fournir des sinécures grassement payées à des planqués de la République.

 

Eh ! François, en voilà des économies à faire !

 

Mouais... Même De Gaulle s'y est cassé le râtelier !

 

 

Quintidi 5 vendémiaire de l'an 223

 

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25/09/2014

Des forages au gaz de schiste bientôt sur le Ventoux et le Luberon ?

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Levée de bouclier en Vaucluse contre la signature imminente d'un arrété accordant dans le Luberon et jusqu'au Ventoux un « permis de recherche de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux ». Bénéficiaire de ce possible permis : une société suédoise : Tethys Oil AB. Cet arrêté est près à être soumis à la signature de Ségolène Royal, ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie ainsi qu'à celle d'Emmanuel Macron, ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique.

 

Autrement dit on s'apprête à remettre sur le tapis le gaz de schiste ! C'est une « veille citoyenne » qui a permis de débusquer sur le site internet du Ministère de l'écologie ce nouveau projet d'exploration du sous-sol du Luberon, passé soigneusement sous silence. Ni les maires, ni les autres élus locaux n'ont été prévenus. Or ce permis concerne un territoire de 870 km2 sur le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône, de Lagarde-d'Apt (Vse) à Sénas (BdR) et de l'Isle-sur-la-Sorgue à Ansouis. Il prévoit des forages de 2000 mètres, avec des derricks de 50 mètres de haut, une circulation conséquente de poids-lourds, l'utilisation de quantités faramineuses d'eau sur des territoires de sécheresse... Bref : l'horreur.

 

On croyait que la loi de juillet 2011 interdisait toute recherche et exploitation du gaz de schiste ! Tè, fume... Cette loi interdit « l'éclatement de la roche pour l'extraction des hydrocarbures ». Nuance. La loi interdit l'extraction par fracturation, mais elle n'interdit nullement de déposer des permis de recherche et d'expérimentation ! Or la fracturation est la seule méthode existant à ce jour.

 

Ségolène Royal, en 2011, lors du débat sur cette loi, se disait « favorable à l'interdiction » de l'extraction du gaz de schiste tant que « la maîtrise de cette exploitation n'est pas garantie ». Elle jugeait « nécessaire de poursuivre la recherche sur les procédés d'extraction propres à long terme ». Une ambiguïté qui ne peut que conforter les inquiétudes...

 

Chacun sait que si ces grands altruistes que sont les compagnies pétrolières forent pour « explorer » et qu’ils trouvent ce qu’ils cherchent, ils sauront faire en sorte que les permis d’explorer se transforment en permis d’exploiter. « Avec des méthodes propres » clament les politiques tous favorables sans le dire ! Ben voyons ! Les compagnies européennes – dont évidemment la suédoise Tethys Oil AB - se sont toutes acoquinées avec des compagnies américaines, seules détentrices de la méthode d’extraction de ces gaz délétères. Or le seul procédé existant est celui de la ravageuse fracturation qui fait tant de dégâts aux États-Unis.

 

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Verrons-nous bientôt des derricks dans les terrains de jeu des bobos du Luberon ? Des torchères sur les pentes du Ventoux ?

 

Qui lo sa ? Ouate-Inde-scie...

 

 

Quartidi 4 vendémiaire 223

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24/09/2014

Grève Air France : la révolte des nantis ? Pas si sûr...

pilotes grève par Deligne.jpg

Illustration: merci à Deligne

 

La rabia ! Les aliboffis qui gonflent ! C'était, hier le premier réflexe en voyant ces nantis de pilotes d'Air France (17.000 euros par mois) parader dans leur ridicule uniforme d'opérette devant l'Assemblée nationale pour influencer les députés. Et ils semblent avoir gagnés... Gueulez, vous serez entendus. Bloquez les transports aériens, vous serez écoutés. Enfin, pas sûr. On est en plein couac entre le ministre et la direction d'Air France.

 

Ça, c'est la première attitude d'irritation. Basée, comme d'habitude plus sur l'émotionnel entretenu par la dictature de l'image que sur le rationnel. Mais il faut prendre un peu de recul. La cause du conflit : la mise en place par Air France d'une structure de transport aérien parallèle basée sur la logique économique ultralibérale du « low cost ». Avec comme modèle Ryanair ou Easy-Jet. C'est ça ou crever ! Comme la Panam, comme TWA, comme Swiss-Air... Cruel dilemme...

 

La logique des compagnies classiques et des compagnies bas-coût sont tout à fait différentes. Les premières (les « classiques ») vendent un service - le transport - à des passagers. Les secondes (les « low-cost » ou « bas-coût » ) vendent un produit - une quantité de voyageurs, exprimée en « unités » - aux gestionnaires d’aéroport, en général, des collectivités locales, en échange d’avantages financiers de diverses natures. Voilà toute la différence.

 

A la limite, Ryanair, tout comme Easy-jet et les autres compagnies bas-coût, ne seraient pas gênés de proposer leurs voyages gratuitement et même, pourquoi pas, en payant quelques euros aux touristes pour qu'ils voyagent sur leurs lignes ! Ça leur ferait une sacrée pub ! En effet, dans le budget de ces entreprises, le prix des billets ne représente qu’un revenu marginal.

 

Comment ça marche ? Comme disait l'autre. Eh bien voilà. Pour faire venir ces compagnies sur leurs aéroports, les collectivités locales paient, et paient cher. Ces villes et régions ont déroulé le tapis rouge à ces soldeurs aériens dans l’espoir de doper leur développement économique et ont largement ouvert les cordons de la bourse...de leurs administrés. Les montants perçus par EasyJet et Ryanair pour desservir quelques-uns des aéroports français « décentralisés » sont balaises : 2,1 millions d’euros d’aides diverses en trois ans obtenus de la chambre de commerce de Tours ; 4 millions d’« aide marketing » à Carcassonne, rehaussés d’une participation au budget de l’aéroport de 3 millions d’euros. Á Nîmes, ce sont 4 millions d’euros qui ont été versés à la compagnie irlandaise ; à Beauvais-Tillé, on cite le chiffre de 7,4 millions...

 

Mais ce n’est là qu’une partie de la manne publique qui alimente les réservoirs du low cost. Pour accueillir Ryanair, l’aéroport doit aussi subventionner chaque ouverture de ligne (entre 200.000 et 500.000 euros par an, dégressifs sur une durée maximale de trois ans) et réviser radicalement à la baisse ses sources de revenus : taxes d’atterrissage et d’embarquement, services au sol, bagages, personnel d’accueil, etc. Autre combine juteuse, le versement de ce que ces compagnies pirates appellent des « aides marketing ». Un terme mystérieux qui désigne les publicités que les exploitants des aéroports qui reçoivent les avions de ces compagnies bas-coût ont obligation de prendre sur le site internet de ces compagnies ! Et à des tarifs plus qu'exorbitants. C’est du racket. Additionnées, les sommes expliquent l’insolente santé de ce type de compagnies — et la débâcle financière des aéroports.

 

Mais ces collectivités locales commencent à l'avoir en travers car la plupart des investissements réalisés ne sont pas rentables, voire largement déficitaires. Pis : les contrats qui lient les gestionnaires d’aéroport à ces compagnies aériennes sont léonins, voire illégaux. Ils laissent notamment au transporteur la liberté de fermer les lignes selon son bon vouloir, sans avoir à rembourser les aides perçues pour les ouvrir — alors que les gestionnaires, eux, s’engagent pour cinq, dix, voire quinze ans... Naïveté ou magouilles de la part de ces décideurs locaux ?

 

Ainsi, lorsque un mien ami – bobo nanti bien sympathique qui a les moyens de payer son billet au prix normal – se paie du bon temps au soleil en payant quelques dizaines d'euros pour aller se la faire belle au Maroc, c'est vous, c'est moi, ce sont des gens qui ne prennent jamais l'avion qui paient son voyage !

 

La lutte des pilotes d'Air France peut dès lors être regardée différemment.

 

Tridi 3 vendémiaire 223

 

23/09/2014

NOUS SOMMES EN GUERRE...de religion!

 

Ami croyant, renvoie ta foi à ton seigneur
Pour toutes les hontes qui submergent la terre
Et dit à ceux qui parlent en son nom
Qu’ils aillent se faire griller en enfer

 

« Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen - en particulier les méchants et sales Français - ou un Australien ou un Canadien, ou tout (...) citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l'État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n'importe quelle manière.Frappez sa tête avec une pierre, égorgez-le avec un couteau, écrasez-le avec votre voiture, jetez-le d'un lieu en hauteur, étranglez-le ou empoisonnez-le. » a déclaré Abou Mohammed al-Adnani, le porte-parole de l'EI, dans un message publié en plusieurs langues.

 « Tuez le mécréant qu'il soit civil ou militaire », a-t-il ajouté.

 

otages,islamistes

 

 Ben, voilà qui est clair. Et qui fait froid dans le dos concernant notre compatriote tombé dans leurs pattes en allant faire du tourisme en Algérie. Drôle d'idée...

 NOUS SOMMES EN GUERRE contre les nazislamistes de « l'Etat islamiste ». Une guerre sans merci contre un état autoproclamé islamiste. Il convient d'en tirer les conséquences, toutes les conséquences.

Pour réfléchir à cet état de fait : je vous conseille de lire, relire et méditer le livre de Michel Onfray – « Traité d’athéologie » – chez Grasset, dont voici quelques feuilles :

 

« (…) Près de deux cent cinquante versets - sur les six mille deux cent trente-cinq du Livre - justifient et légitiment la guerre sainte, le djihad. Assez pour que se trouvent noyées les deux ou trois phrases bien inoffensives qui invitent à la tolérance, au respect de l'autre, à la magnanimité ou au refus de la contrainte en matière de religion (!). Dans un pareil océan de sang, qui peut encore prendre la peine de s'arrêter sur deux ou trois phrases qui invitent plutôt à l'humanité qu'à la barbarie? D'autant que la biographie du Prophète témoigne : on y trouve constamment le meurtre, le crime, l'épée et l'expédition punitive. Trop de pages invitent à l'antisémitisme, à la haine des juifs, à leur spoliation et leur extermination pour qu'un combattant musulman ne se croie pas légitimé à passer les juifs par le fil de l'épée.

 

La communauté musulmane pense comme les membres de l'Alliance : eux aussi se proclament le peuple élu, choisi par Allah, préféré par lui (IX, 19, mais aussi III, 11 0). Or deux prétendants au statut d'élite, c'est un de trop ! Croire que les autres sont de race inférieure, qu'il existe des sous-hommes, que Dieu établit une hiérarchie entre les humains en distinguant la petite communauté désignée du restant de l'humanité interdit qu'un autre prétende au même statut que soi. La haine des Hébreux pour les Cananéens hier génère la haine des Palestiniens pour les juifs aujourd'hui, chacun se croyant appelé par Dieu à dominer l'autre - les autres - donc s'imaginant légitime à l'exterminer.

 

Car l'islam refuse par essence l'égalité métaphysique, ontologique, religieuse, donc politique. Le Coran l'enseigne : au sommet, les musulmans, en dessous, les chrétiens, parce que gens du Livre eux aussi, puis, à la suite, les juifs, également partie prenante du groupe, parce que monothéistes. Enfin, après le musulman, le chrétien et le juif, arrive en quatrième position, toutes catégories confondues dans la réprobation générale, le groupe des incroyants, infidèles, mécréants, polythéistes et, bien sûr, athées... La loi coranique qui interdit de tuer ou de commettre des délits ou des massacres sur son prochain concerne seulement de manière restrictive les membres de la communauté : l'umma. Comme chez les juifs.

 

Au sein même de la communauté musulmane de prétendus semblables, la hiérarchie persiste: les hommes dominent les femmes. Les religieux dominent les croyants, les fidèles pieux dominent les pratiquants tièdes, les vieux dominent les jeunes. Phallocratie, théocratie, gérontocratie, le modèle tribal et primitif des origines ne cesse pas depuis treize siècles. Il est fondamentalement incompatible avec les sociétés issues des Lumières. Le musulman n'est pas fraternel : frère du coreligionnaire, oui, mais pas des autres, tenus pour rien, quantités négligeables ou détestables.

 

Le local comme universel. En lecteurs de Carl Schmidt qu’ils ne sont pas, les musulmans coupent le monde en deux : les amis, les ennemis. D'un côté, les frères en islam, de l'autre, les autres, tous les autres. Dâr al-islam contre dar al-harb : deux univers irréductibles, incompatibles, régis par des relations sauvages et brutales : un prédateur une proie, un mangeur un mangé, un dominant un dominé. Comme dans la plus banale des jungles, les félins entre eux, et le reste du territoire à soumettre, asservir et posséder. La loi qui règle le rapport entre les animaux.

 

Une vision du monde pas bien éloignée de celle d'Hitler qui justifie les logiques de marquage, de possession, de gestion et d'extension du territoire. Le renard et le poulailler, le faucon et sa proie, le lion et la gazelle, les forts et les faibles, l'islam et les autres. Pas de droit, pas de loi, pas de langage, pas d'échange ou de communication, pas d'intelligence, pas de cerveau, mais des muscles, de l'instinct, de la force, du combat, de la guerre et du sang.

 

L'universel ? Le local moins les murs - pour paraphraser Miguel Torga. Le tribal du VII° siècle, le féodal du désert arabe, le clanique primitif transposé à chaque fois sans changement dans la civilisation du moment, y compris la nôtre, postmoderne, hyper industrielle et numérique. Le village du désert devient le modèle du monde. L'oasis où rien ne pénètre depuis des siècles, sinon les caravanes nomades chargées de denrées de première nécessité, fonctionne comme archétype social, humain, métaphysique et politique.

 

Un livre datant des premières années de 630, hypothétiquement dicté à un gardeur de chameaux illettré, décide dans le détail du quotidien de milliards d'hommes à l'heure de la vitesse supersonique, de la conquête spatiale, de l'informatisation généralisée de la planète, du temps réel et universel des communications généralisées, du séquençage du génome humain, de l'énergie nucléaire, des premières heures du post-humain... La remarque vaut pour les louba­vitchs accrochés à la Torah et au Talmud qui partagent eux aussi une semblable ignorance du temps qui passe.

 

Comme sous la tente il y a mille cinq cents ans, la famille constitue le noyau. Pas la communauté nationale ou patriotique, encore moins l'entité universelle ou cosmopolitique, mais celle du chef de famille possédant ses deux, trois ou quatre femmes soumises - car la polygamie primitive persiste dans le Talmud comme dans le Coran (IV, 3) - au milieu d'enfants nombreux - une bénédiction de Dieu, l'autorité procédant d'Allah, bien sûr, mais par la voix du Père, du Mari, de l’Époux, figures de Dieu sous la toile en poil de chèvre.

 

Toute action se vit sous le regard de la tribu qui la juge à l'aune de la conformité aux règles coraniques ou musulmanes. Le père, mais aussi, dans une logique phallocrate totale, le grand frère, le frère et autres variations sur le thème du mâle. Le lieu de la religion incarnée, donc du politique et de la théocratie, c'est la cellule de base de la société : ni Platon - dans La République -, ni Hegel - dans Les principes de la philosophie du droit -, ni Mussolini, ni Hitler, ni Pétain et autres fascistes ne s'y trompent : tous savent que le début de la communauté, la généalogie de la collectivité se noue là, dans l'espace intime de la famille - la tribu primitive. Lire ou relire Engels et L'origine de la famille, de la propriété privée et de l’État pour s'en convaincre...

 

Et une autre réflexion de Onfray :

(…/...) "Nos compatriotes d'origine musulmane" ? D'origine algérienne, marocaine, maghrébine, bretonne, anglaise, française etc., etc., je vois. De religion musulmane, catholique, juive, je vois aussi. Mais d'origine musulmane, catholique, ou juive, ou ce que vous voulez, je ne vois pas bien. Ou plutôt je ne vois que trop bien ce que cette confusion entre origine et religion comporte et à quel point elle trouve ses plus ardents partisans chez les extrémistes religieux de toute obédience. De surcroît cette confusion entre la religion et l'appartenance à une population fait le jeu des extrémistes musulmans en mettant tous les arabes, y compris les arabes athées, ou convertis, dans le panier de l'islam radical. L'extrême droite applaudit des deux mains. Enfin, à ce compte-là on ne peut critiquer l'islam radical sans tomber dans le racisme anti arabe, comme les extrémistes juifs sans se faire taxer d'antisémitisme. Cette confusion est tellement répandue, notamment dans une certaine extrême gauche, que l'on va finir par croire que seuls méritent d'être défendu contre le racisme anti arabe, les musulmans, les radicaux plus que les modérés, et pas les autres. » (…/...)

 

Tè ! Je vais encore me faire des amis parmi les idiots utiles qui bavent leur fiel dérisoire sur Onfray tout en léchant sans vergogne les babouches des nazislamistes...

 

Duodi 2 vendémiaire 223

 

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22/09/2014

Boycottons les légumes des saccageurs bretons.

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Lorsque quelques excités cassent des abri-bus, foutent le feu à quelques poubelles, voire à quelques bagnoles, pour les média(rhées), ce sont des racailles, ils risquent la taule.

 

Lorsque des pollueurs fonctionnaires de l'Union européenne – encore appelé « exploitants(teurs) agricoles » - saccagent, détruisent, incendient des biens de l’État, pour ces mêmes média(rhées) c'est une « juste révolte », ils ne risquent rien ou pas grand chose. Enfin, s'ils sont affiliés à un syndicat-voyou, la FNSEA. S'ils ont l'outrecuidance de vouloir être des paysans responsables voulant seulement vivre de leur travail, affiliés à la Conf' paysanne, comme ceux qui ont manifesté contre l'usine « mille vaches », c'est autre chose.

 

Non, mais vous les avez vu, ces pov' paysans manifester à Morlaix, juchés sur leurs tracteurs 4x4 à 80.000 euros pièces ? Pov' paysans, va. On avait sous les yeux toute la misère du monde !

 

Ils sont arrivés dans la soirée avec une centaine de ces engins et autant de remorques. Ça impressionne. Ils ont envahi les locaux de la MSA (Mutuelle sociale agricole). Ils ont tout cassé, tout saccagé, puis ils ont foutu le feu après avoir déversé des tonnes et des tonnes de leurs légumes immangeables bourrés de pesticides et d'engrais. Agrémenté de quelques tonnes de bon fumier bien odorant. Faut ce qu'il faut...

 

Tout a cramé. Un bâtiment neuf, au service de la profession. Le contribuable (vous, moi) paiera ! Où étaient donc les flics, si prompts à tabasser le moindre jeune un peu excité ?

 

Puis, après quelques bibines pour fêter ça, ils sont allés remettre ça à l'hôtel des impôts de Morlaix. Même objectif, mêmes éléments, même résultat...

 

Là aussi tout a cramé. Là encore, le contribuable (vous, moi) paiera ! Là encore où étaient donc les flics, si prompts à tabasser le moindre jeune un peu excité ?

 

Ces gens-là se permettent de foutre la merde parce qu'ils savent qu'ils ne risquent rien !

 

Rappelez-vous les incroyables saccages des « bonnets rouges » parmi lesquels les FNSEA-boys n'étaient pas les moins excités. Rien. Aucune sanction.

 

Rappelez-vous le saccage, à Paris, du bureau de la ministre de l'environnement, à l'époque Dominique Voynet. Rien. Aucune sanction.

 

Rappelez-vous, l'incendie du Parlement de Bretagne, un des plus prestigieux bâtiments de France. Aucune sanction.

 

Que ces gens aient des problèmes, c'est une évidence. Ce sont des problèmes de marché. Qu'ils les règlent – selon leurs méthodes « pittoresques » - avec ceux qui sont responsables de ces « marchés » : le grande distribution. Là est leur véritable ennemi.

 

Et puis, a-t-on encore besoin de cette agriculture productiviste, hyper polluante, gavée à la subvention, qui fournit plus qu'il n'est nécessaire des produits insipides, dangereux pour la santé, faits pour engraisser quelques grossiums ?

 

Pour ma part, j'achète mes légumes chez le paysan bio du coin... Et ils sont bons ! Et désormais je boycotterais tout ce qui porte la marque « Bretagne ».

 

 

Eh ! Au fait, c'est le Jour de l'An !

Nous sommes le Premier vendémiaire de l'an 223 de l'ère de la Liberté !

On fête le Raisin.

 

Bonne année républicaine ! Et à la nôtre !

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18/09/2014

M’ame Michu et M’ame Chazotte et le « cadeau » de Valls aux retraités.

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- Ben alors, M’ame Michu, qu’est-ce qu’vous allez en faire de tout ce pognon que Valls va vous refiler ? Ah ! dis-donc… Ils en ont de la veine ces nantis de retraités. Y en a que pour eux…

 

- Ben, j’m’interroge, M’ame Chazotte. J’hésite entre une croisière aux bas-à-masse et…chez pas si j’ose vous le dire M’ame Chazotte…, me payer un chip-en-dèle.

 

- Mouais… Avec quarante euros pour l’année, ce sera plus facilement un plat de pâtes ou un stripe-tise avec déambulateur ! Ce type d’annonce, ma bonne M’ame Michu, c’est encore de l’enfumage. Comme « l’augmentation » de 8 euros par mois. Ça vous permettra d’acheter une boite de patapon de plus par semaine. Pour vous, bien sûr, pas pour votre chat…

 

- Parait que notre « pouvoir d’achat » aurait augmenté M’ame Chazotte. Je dois mal compter parce que j’ai plutôt vu le contraire…

 

- Mais c’est parce que vous n’êtes pas « la ménagère de moins de cinquante ans » ma brave M’ame Michu ! Ce que vous achetez vous, c’est pour bouffer alors que « la ménagère de moins de cinquante ans », avec son bobo de mari, ses ados débiles, achète – elle – des écrans plats, des ordinateurs portables, change le quatre-quatre pour mener à l’école ses chiards-roi en montant sur le trottoir. Et toutes ces belles choses, M’ame Michu, elles ont baissé ! Donc le « pouvoir d’achat » moyen a augmenté !

 

- Ben j’ai pas vu… Pour moi la réalité est celle-ci, ce qui augmente régulièrement : l’électricité, le loyer, les billets SNCF, l’essence, le gazole, le gaz, mais aussi et surtout pour moi la farine, le pain, les pâtes, le café, le beurre, l’huile, le chocolat, le camembert, les biscuits, les légumes, les fruits, la viande, le lait… Oh ! Pas de beaucoup chaque fois, mais ça va jamais à la baisse…

 

- Eh ! M’ame Michu, le pouvoir d’achat des bobos augmente statistiquement parce que le vôtre baisse !

 

- Ben ça alors,  M’ame Chazotte ! Vous v’là experte en économie politique !

 

 

2ème  jour complémentaire dit « du génie » de l’an 222

 

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16/09/2014

M’ame Michu et M’ame Chazotte : histoires de poulets.

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- Alors M’ame Michu. C’est quoi que je vois dans votre cabas ?

 

- C’est un poulet fumé. C’est bien emballé, presque appétissant, et c’est pratique quand on doit manger à plusieurs dans les bois, à la recherche d’hypothétiques champignons.

 

- Eh ben ! V’z’êtes pas dégoûtés vous. Ne m’amenez pas aux champignons !

 

- Bè ! je viens de recevoir une info – vrai ou faux, j’en sais rien - montrant des chinoiseries pas très ragoutantes.

 

- Ah ? Et c’est quoi ?

 

- Ben ! Votre beau poulet fumé, il vient peut-être de Chine. Et il a – peut-être encore – une origine plus que douteuse…

 

- Ah bon ! Racontez-moi ?

 

- J’ai eu connaissance d’un truc pas très ragoutant concernant ces poulets fumés : parait qu’en Chine, dans les cambrousses, chaque matin, des équipes de mecs à motos font le tour des fermes et des élevages où ils récupèrent tous les poulets morts. Y en a des paquets… Ils les centralisent dans une cour ou sous un hangar, les foutent dans de l’eau bouillante pour les plumer, puis les trempent dans une solution de produits chimiques – chlore et autres saloperies – de façon à les décontaminer, puis ils les foutent dans un bain coloré pour leur donner meilleure mine. Les cadavres passent ensuite au fumoir puis sont très joliment emballés et hop ! En voiture Simone : ça fera un conteneur réfrigéré pour ces cons d’Européens ! Le prix du poulet passe, après conditionnement, de 1 à 10 ! Avant la marge du super marché !

 

- Ben ça alors ! Mais comment savoir si ça viens de Chine ou pas ? C’est pas marqué sur l’emballage.

 

- Si, c’est marqué, mais de telle sorte que le con-sot-mateur ne puisse pas le déchiffrer. Le gouvernement et les services  associés ne tiennent pas à renseigner les consommateurs  sur ce sujet.

 

- Ah ? Et comment savoir si ça viens de France, de Chine, des Etats-Unis, de Thaïlande ou de Tataouine ?

 

- Laissez-moi vous dire comment faire... C’est indiqué sur le code barre. Les 3 premiers chiffres du code-barres d'un produit indiquent en fait le code du pays où le produit a été fait. Tous les codes qui commencent par : par exemple 690, 691, 692 jusqu'à 695 indiquent des produits venant de la Chine.

 

- V’z’en savez des choses vous, M’ame Chazotte !

 

- Mouais… Enfin, je me renseigne. Tè, je vais vous donner un tuyau qui vous évitera d’acheter idiot.

 

Voici les principaux codes-barres utilisés :   


00  à  13   : Etats-Unis et Canada  
30  à  37   : France 
40  à  44   : Allemagne 
49             : Japon
50             : Grande-Bretagne
57             : Danemark 
64             : Finlande 
76             : Suisse et Liechtenstein 
628           : Arabie Saoudite 
629           : Émirats Arabes Unis

690 à 695 : Chine 

729        : Israël
740 à 745 : Amérique Centrale 
480 à 489 : Philippines

etc. 

 

12/09/2014

Abrutir les masses pour mieux les manipuler…

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Le bourrage de crâne sévit à haute dose. Sur l’Ukraine, sur la Russie, sur la dette, sur les « montres branchées », sur les Chinois, sur la Syrie, sur Israël, etc. Il y a toute une science de la manipulation des masses.

En voici les « 10 commandements » qui aident à imposer aux gens une société qui les prive de leur libertés en les empêchant de s’en rendre compte par exemple en détournant leur attention sur des sujets futiles ou en leur faisant croire que ce sont des mesures nécessaires pour les protéger, tout en causant sans le montrer ce qui nécessite ces mesures de protection.

 

1/ La stratégie de la distraction. Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles ».

 

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions. Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

 

3/ La stratégie de la dégradation. Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

 

4/ La stratégie du différé. Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

 

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge. La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion. Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

 

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise. Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité. Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

 

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité. Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !…

 

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes. Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.


Sources:

lien1

lien2

  

Illustration : lien

Sextidi 26 fructidor 222

10/09/2014

Au bistro de la Toile : « machinutiles » et « détecteurs de kons »

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- Oh! Victor, fais voir ta montre... Ah ! T'es décidément pas dans le coup, mon pauvre. T'as une vieille tocante de goulamas. Ça ressemble à rien. Maintenant, faut avoir une montre « branchée », qui te permet de savoir le temps qu'il fait, de connaître les boutiques qui peuvent te vendre des produits dont tu n'as pas besoin, d'envoyer des essémèsses à des amis auxquels tu ne dis même pas bonjour quand tu les croises dans la rue, etc., etc.

 

- Ouais, je te vois venir Loulle. Tu veux parler de ce raout médiatique auquel succombe avec une bonne dose de masochisme la presse-purée concernant le lancement d'une nouvelle « machinutile ». Masochisme parce que les marchands de soupe qui convoquent les plumitifs à ce genre de raout se paient ainsi gratos des pages et du temps de pub. Sans dépenser un rond ! « Plus kon que moi tu meurs », qu'ils peuvent dire les rédac'chefs de ces médiarrhées !

 

- Bien vu Victor !

 

- En fait, la nouvelle machinutile mise sur le marché a un nom et une fonction finalement assez saine si l'on prend un peu de recul. Le nom c'est : « D.D.K. » pour « détecteur de kons ». La fonction : signaler, dans la rue, le degré de haute konnerie de nos concitoyens. On a déjà subi la konnerie de ces demi-conversations bruyamment infligées, dans les trains, dans les bistros, par des goujats débiles ; on subit à présent les étranges gratouillis de ces personnes qui semblent vouloir soulager le prurit impératif d'une petite machine rectangulaire ; bientôt, on va donc se régaler de voir des débiles « branchés » se foutre la gueule dans une pancarte, dans un agent de police, dans un platane, trop occupés qu'ils seront à gratouiller la montre « branchée » de leur poignet !

 

- Pas mal, pas mal. Effectivement cet ustensile qui arrive sera bien un D.D.K. un Détecteur de Kons !

 

- D'autant plus kons que cette machinutile est aussi et surtout un implacable espion de la vie personnelle de son utilisateur. Le GPS qui y est intégré permet à Google et autres rufians « branchés » de vous suivre à la trace, et les programmes planqués dans la bête permettent de savoir qui vous appelez, de traquer vos goûts, vos affinités, de connaître vos amis, vos ennemis, vos opinions politiques et religieuses, vos inclinations sentimentales et sexuelles, etc. C'est tout simplement « little Big Brother » à son poignet !

 

- Et le pire, Victor, c'est que les kons paient, et cher, pour cette servitude volontaire !

 

-Eh oui, Loulle. La konnerie humaine est vraiment la seule approche que l'on puisse avoir de l'infini ! Allez ! Á la nôtre !

 

Quartidi 24 fructidor 222

 

Illustration : merci à Chimulus

 

09/09/2014

La BCE instaure des « Intérêts négatifs ». Quésaco ? Un formidable espoir.

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Quel est le principal poste de dépenses budgétaire de la France ? L'intérêt de la dette.

 

A qui demande-t-on de se serrer la ceinture pour réduire le déficit budgétaire et donc de freiner la progression de cette dette ? Aux contribuables et surtout à « la France d'en-bas » y compris les « sans-dents ».

 

A qui profite cette dette depuis la catastrophique loi Pompidou-Rotschild de 1973 ? Aux banques.

 

De Gaulle disait : « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille ». Mouais... Depuis cette loi, c'est pourtant le cas, l’État ayant abandonné l'un de ses pouvoirs régaliens – sa monnaie – à des banquiers privés.

 

« Mon ennemi, c'est la finance » proclamait Ganelon. « La finance », c'est quoi au fait ? C'est toutes les institutions qui s'engraissent par la seule rentabilité du capital. Lorsqu'une monnaie rapporte des thunes grace à des taux d'intérêts confortables, les détenteurs de capitaux les gardent pour gagner ainsi de l'argent sans travail et sans risques. Mais si ces capitaux, cette monnaie ne rapporte plus rien à cause de taux d'intérêts faibles, ses possesseurs n'ont plus intérêt à la garder, elle circule donc et retrouve sa fonction première de moyen d'échange. Thésauriser de l'argent devient une aberration contre-productive. Les excès de monnaie sont donc naturellement réinvestis dans l'économie réelle, dans l'industrie, dans la production de biens et de services.

 

Ces principes de base étant établis, que se passe-t-il actuellement ? Pendant qu'on nous enfume avec les « révélations » trierweliennes et autres konneries insignifiantes, il s'est passé quelque chose de primordial : la Banque Centrale Européenne (BCE) a baissé le principal taux directeur à 0,05 %, et le taux de facilité des dépôts de -0,10 % à -0,20 % (lemonde.fr, 04-09-2014). La BCE prête donc aux banques privées tout l'argent qu'elles veulent à taux zéro (0,05!), ces mêmes banques devant à, contrario payer (taux négatifs) pour confier de l'argent à la BCE !

 

Dès lors, il semblerait logique que la BCE autorise les prêts directs aux États, sans passer par le racket des banques privées ! En effet, avec le système Pompidou-Rotschild repris par les traités européens de Maestricht et de Lisbonne, quand un État émet des obligations, dont la vente sera assortie d’intérêts financiers, celui qui achète ces obligations (les institutions financières, banques, fonds spéculatifs, bref, « le marché ») s’enrichit sans justification : il obtient de l’argent à taux négatif et le prête à l’État à des taux positifs, spoliant ainsi de façon inique la population de cet État, qui aura à en payer le prix !

 

C'est le fameux budget de « l'intérêt de la dette ». C'est la pression pour faire des « économies », c'est le saccage des services publics, des conditions de travail, la pression sur les salaires grâce au chômage hypocritement entretenu, la privatisation des secteurs étatiques les plus juteux (autoroutes, télécoms, etc.), c'est l'augmentation des impôts, c'est tout ce qu'on met dans « l'austérité ». Bref, c'est l'horreur ultralibérale.

 

Or, le prêt direct d'argent de la BCE aux États, permettrait à ces derniers, grâce aux taux négatifs, de résorber la dette, baissant ainsi le poste « intérêts » et permettant de réaliser des économies budgétaires très importantes, repoussant ainsi les affres de l'austérité. Mais pour cela, il faudrait que la puissance publique soit de nouveau autorisée à « battre monnaie », donc que ce pouvoir régalien soit rendu au peuple pour que le politique reprenne le pouvoir sur le financier, au lieu d'être inféodé à une caste d'intérêts privés dévolue aux actionnaires et se foutant comme d'une guigne de l'intérêt général.

 

Ci-devant président Hollande François, tu as là un chantier à imposer à l'Europe. Et si tu le réussis, TOUT te sera pardonné !

 

Tridi 23 fructidor 222

 

Illustration X - Droits réservés

 

08/09/2014

Les Rosbifs sont-ils en meilleure posture que les Grenouilles ?

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Pas sûr… Ils risquent, dans quelques jours, de perdre 8% de leur population, un tiers de leur territoire, la manne du pétrole de la mer du Nord et…le whiskey. Tout ça d’un coup ? Oui, mais – et c’est tout en leur honneur – sans effusion de sang, sans révolution, par la seule puissance d’un bulletin de vote.

 

Un premier réflexe est de ricaner devant cette situation qui risque de rabattre sérieusement le caquet de nos « amis » Anglais. « Ça leur fera les pieds à ces valets des Ricains… ». Ça, c’est le réflexe du cerveau reptilien, mais à y regarder de plus près, c’est loin d’être si réjouissant que ça. Parce que ça annonce la mise en action d’une vieille volonté soigneusement cachée des dirigeants sous influence US de l’UE : casser l’Europe des nations au profit d’une Europe des régions, beaucoup plus faciles à dominer pour le plus grand profit des lobbies de la finance et des multinationales. Plus facile de faire entendre « raison » (ultralibérale) à l’Écosse indépendante qu’au Royaume Uni, à la Catalogne qu’à l’Espagne et…aux possibles futures entités Alsace-Bade-Wurtenberg, Roussillon-Catalogne, Bretagne-Irlande, Savoie-Piemont, etc. qu’à la France !

 

La mondialisation à la sauce Étasunienne imposée à coups de pieds au cul aux populations de la vieille Europe a pour effet de balancier de resserrer les populations autour de leurs racines. Á cette tendance populaire, les « élites » régionales, petits satrapes locaux en mal de puissance, ajoutent l’égoïsme des nantis ne voulant pas partager le gâteau. Ce sont les régions riches qui veulent leur indépendance. C’est ainsi l’Écosse qui veut utiliser pour elle seule les thunes du pétrole. C’est la Catalogne qui ne veut plus partager ses revenus industriels avec la Mancha ou l’Extremadura, l’Italie du Nord qui ne veut pas casquer pour ces « fainéants » du Mezzogiorno, c’est les fourmis de la Flandre belge qui ne veulent pas payer les retraites des cigales wallonnes, etc, etc. C’est le retour aux fiefs féodaux, avec leurs alliances fluctuantes, leurs conflits, leurs taxes et impôts locaux, pourquoi pas la réouverture des « octrois », et toutes joyeusetés…pour le plus grand profit de « l’Empire » !

 

L’Europe des nations fières, aux personnalités marquées, façonnées par des siècles d’histoire (hélas souvent sanglante) risque ainsi de disparaître au profit d’un assemblage d’égoïsmes régionaux, beaucoup plus facile à dominer pour les Eurocrates. On commence par diviser (pour mieux régner) les plus faciles (Ecosse, Catalogne, Belgique) avant de s’attaquer aux plus rugueux (France, Italie, Allemagne). Ce morcellement de l’Europe se traduira par des pays amputés devenant de simples régions européennes, des gouvernements sans pouvoirs, ceux-ci étant entièrement captés par une Commission européenne non élu.

 

Pour le profit de qui ? Ben, des multinationales bien sûr, qui pourront plus facilement manœuvrer des entités régionales que des États-nations puissants. Qui veut ça ? Qui organise ça ? Cette Europe qui a trahit ses fondateurs. Cette Europe de technocrates élus par personne. Cette Europe dirigées par des « commissaires » dont la majorité a fait ses études…aux USA ! Cette Europe qui a renié ses buts premiers - paix et solidarité – pour les remplacer par la mise en concurrence « libre et non faussée » de tous contre tous. Cette Europe, grosse larve sans colonne vertébrale, sans dessein autre que de devenir le larbin des USA à travers les accords de libre échange qui s’annoncent. Cette Europe inféodée par la félonie de ses « dirigeants » aux seuls intérêts anglo-saxons…

 

Voilà quelques raisons de ne pas trop se réjouir des problèmes de nos frères-ennemis anglais.

 

 

Duodi 22 fructidor 222

 

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05/09/2014

L'armée russe à 300 km de Paris ! Que va faire le capitaine de pédalo ?

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Á plat ventre devant Barrack Blackbush, à plat ventre devant Bismarkel, notre président risque d'avoir à se redresser pour endosser son uniforme de chef de guerre... Contre l'armée russe ! Excusez du peu...

 

En effet, il y a en France 400 soldats de l'armée russe : ce sont les 400 marins qui, depuis plusieurs semaines, prennent possession, s’entraînent, apprennent à faire fonctionner et à maîtriser le navire Vladivostock. Ces militaires sont nos hôtes mais peut-on oublier qu'ils sont directement aux ordres du Kremlin ?

 

Poutine est un redoutable joueur d'échec qui sait qu'il a un cavalier bien planqué, à un coup de mettre échec et mat le roi adverse, plutôt adepte du jeu de dames !

 

Imaginons donc que Poutine donne l'ordre à ses marins d'appareiller avec ce navire qu'ils ont payé, qui est donc le leur et dont ils peuvent user et abuser comme bon leur semble. Imaginons que pour donner tout le poids nécessaire à cet ordre d'appareiller, on voit émerger, dans la baie de Saint-Nazaire, un, deux, voire trois sous-marins nucléaires russes. Que fera notre redoutable chef de guerre ? Á la tête du pédalo-amiral de la flotte des pédalos de la base de Brest, il viendra s'opposer aux Russes ? Eh ! Oh ! Ça va pas la tête ? Autrement dit il fera ce qu'il sait le mieux faire : se mettre à plat ventre et accepter, traînant la France dans la boue de son incompétence et de sa veulerie... Une humiliation dont il ne se relèvera jamais, et le pays avec lui.

 

Tout ça pour n'avoir pas le cran de se désolidariser des manœuvres belliqueuses des USA et de leur caniche britannique à travers l'Otan, machine de guerre n'ayant plus d'autre utilité – puisque le Pacte de Varsovie a été dissous – que de servir exclusivement les intérêts de la finance et des multinationales yankees dans leur volonté d'hégémonie mondiale et de pillage de la planète.

 

En fait, il n’existe aucune menace pour l’Europe de la part de la Russie. La Russie n'est pas notre ennemi ! Or, la politique poursuivie par les États-Unis et leurs alliés-vassaux vise à créer l’impression d’une telle menace. L’aménagement de bases de l’OTAN, l’accroissement de son infrastructure a pour but de renforcer l’influence de l’Alliance atlantique en Europe, de contraindre les pays membres à consentir des dépenses supplémentaires pour entretenir les troupes et semer l’inquiétude parmi les alliés. Il serait peut-être temps de prendre conscience de ces réalités et de les regarder en face.

 

Les Français et les Allemands vont-ils enfin comprendre que les Etazuniens les mènent au chaos ? Si un pays sortait de l'Otan, la coalition se lézarderait sérieusement, personne en Europe n'ayant intérêt à un conflit armé avec la Russie. Ce pays ne peut-être que la France. De Gaulle l'avait bien compris, mais le déplorable Sarko s'est allègrement torché l'oigne avec l'héritage gaulliste et la France se trouve embringuée derrière toutes les folies étazuniennes, pays devenu fou par le pouvoir absolu qu'il prétend s’arroger sur la planète.

 

L'intérêt de la France, jeté hors des centres décisionnels de l'Europe par une Allemagne redevenue aussi arrogante qu'hégémonique, n'est-il pas de sortir de cette alliance nuisible et de se rapprocher sérieusement de la Russie ? L’Allemagne, coincée entre la France et la Russie, puissances économiques conséquentes, puissances militaires nucléaires, membres du Conseil de sécurité de l'Onu, comprendrait vite où est son intérêt. Et se constituerait un axe France, Allemagne, Russie capable de faire revenir à la raison les fous de Washington et leurs vassaux de Londres.

 

Ouais mais c'est pas politiquement correct ça, coco !

 

Nonidi 19 fructidor 222

Illustration: merci à Chaunu

 

04/09/2014

Ganelon m'a chié dans les bottes.

Hollande mains jointes.jpg

 

 

Que vois-tu, Ganelon, passant devant ta glace ?

Peux-tu, sans sourciller, te regarder en face ?

L'image que t'envoie le terrible miroir

Est celle d'un menteur, d'un fossoyeur d'espoir.

Trahir ! Trahir ! Trahir !

Dissimuler, mentir.

 

N'as-tu pas proclamé, pour conquérir la France

« Mon ennemi, à moi, eh bien c'est la finance ! »

Alors, pour mépriser le populo inquiet

Tu places, à Bercy, un « Rothschild », un banquier...

Trahir ! Trahir ! Trahir !

Dissimuler, mentir.

 

« Nous allons inverser la courbe du chômage

Dès la fin de l'année », disais-tu, sans ambages.

Et que fait ton ministre, ton larbin sans honneur ?

Il déclare la guerre et la traque aux chômeurs...

Trahir ! Trahir ! Trahir !

Dissimuler, mentir.

 

De Gaulle, Mitterrand, grands serviteurs de France

Veillaient jalousement sur notre indépendance.

Toi tu lèches le cul des Yankees, de l'Otan

Larbin sans dignité, pantin inconsistant

Trahir ! Trahir ! Trahir !

Dissimuler, mentir.

 

Que dire de l'affront que tu fais à Poutine...

Tu lui dois deux bateaux, et pas quelques sardines !

Tu perds un bon client, qui de plus paie comptant,

Saccageant le crédit du pays pour longtemps.

Trahir ! Trahir ! Trahir !

Dissimuler, mentir.

 

Tu as même trahi, humilié ta femme,

Te montrant sans honneur, un vil goujat infâme.

Et tu m'as trahi MOI, ton fidèle électeur !

Un parmi des millions, qui feront ton malheur.

Tu peux bien nous trahir,

Pas nous anéantir !

 

Octidi 18 fructidor 222

 

Photo X - Droits réservés