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26/05/2014

Au bistro de la toile : Veni, voti, dégueuli...

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- ...taing ! Elle en prend plein la gueule la démocratie. En France, tout les baveux parlent de « séisme », de « tsunami »...

 

- Bof. Toujours le délire des mots, le triomphe de l'émotionnel. Le niveau de l'abstention, autour de 6 électeurs sur 10 implique en toute logique arithmétique de relativiser la victoire du FN : 4 millions de voix contre 6 millions à la présidentielle, ¼ des voix exprimées, donc ¼ de 40% c'est à dire 10%. C'est le niveau habituel des l'extrême-droite en France. Séisme, mon cul, c'est surtout une atomisation des autres partis : impuissance du PS à résoudre le chômage, trahison de Hollande eu égard à son programme et au discours du Bourget ; déliquescence de l'UMP rampant dans le dégueuli des affaires (Copé, Balkani, Sarko bien sûr).

 

- La gauche hors PS (celui-ci étant maintenant clairement identifié au centre-droit) prend aussi une sacrée bouffe. Les Verts, orphelins de Cohn-Bendit, plongent, le Front de gauche ne perce pas, se montrant incapable de capter l'électorat populaire, le NPA, Lutte ouvrière sortent carrément de la partie... C'est mal barré.

 

- Le coup de barre, c'est que le parti des Le Pen représente maintenant l'électorat populaire, ce qui est un constat de faillite pour la gauche. Le PS étant à droite, il faut reconnaître que ni le FdG, ni les écolos n'ont su séduire cet électorat essentiel. Les raisons de ce succès des fachos, et donc de cette faillite de la gauche, c'est que le FN a sans vergogne et avec succès volé les idées de la gauche (défense des salariés, lutte contre la finance, défense du pouvoir d'achat, refus du traité atlantique, etc...) Or malgré son faux-nez populaire, le FN reste un parti foncièrement facho.

 

- Tu oublies un truc essentiel Victor. Et que l'on retrouve partout en Europe dans le succès des partis d'extrême-droite : à ce catalogue d'idées de gauche le FN ajoute la crainte – réelle ou fantasmée – de l'immigration, et surtout de l'immigration musulmane. Seulement parler de ça, c'est tabou, c'est risquer « l'excommunication » ! C'est pourtant là une des clés. Une étude a montré que parmi des motivations du vote FN, l'immigration arrive en premier, loin devant le pouvoir d'achat.

 

- Je pense qu'il faut chercher là une des raisons de la désertion des classes laborieuses qui ont quitté massivement les rangs du parti communiste, qui demeure la colonne vertébrale du FdG, et sont passées sous la bannière lepéniste. C'est la paralysie mentale de l'extrême-gauche sur ce problème. Mais je reste persuadé que le vote FN, dans une élection européenne que les Français ne considère jamais – à tort – comme essentielle, demeure non pas un vote d'adhésion, mais de protestation. On veut renverser la table, dire merde à de pseudos « élites », toujours les mêmes, accrochés à leurs fonctions juteuses et à leurs privilèges comme des morpions sur une paire de couilles. Ce qui donne à réfléchir, c'est que ce sont les jeunes (enfin, ceux qui sont allés voter), et les ouvriers qui assurent la victoire des fachos...

 

- Bon. Et l'Europe la-dedans, qu'est-ce qu'elle va devenir ?

 

- Ben, rien ne va changer ! Le conseil (c'est-à-dire les chefs d’États et de Gouvernements) vont choisir comme président de la Commission une vieille carne de retour, Junker, longtemps dirigeant d'un pays-confetti fort nuisible, le Luxembourg. Il sera surtout le représentant dans les institutions européennes de la Merkel. Car l'Allemagne sera encore plus hégémonique en Europe avec la mise sur la touche de la France. Parce que l'Allemagne est le seul pays d'Europe a tirer son épingle du jeu. En partie par sa rigueur, son travail, son économie, en partie en écrasant ses partenaires et voisins, en pompant leur énergie, en attirant leurs diplômés. Avec pour dangereuse conséquence son isolement en Europe, voire son rejet et la montée d'un antigermanisme jamais loin.

 

- Bon. Allez, c'est ma tournée !

 

 

Septidi 7 prairial 222

Merci à Chimulus

 

23/05/2014

Au bistro de la toile : dimanche on gouverne l'Europe !

chimulus bistro copie.jpg

 

- Alors, Victor, dimanche on gouverne l'Europe ! Tu vas voter toi ?

 

- Bien sûr Loulle ! Et je t'invite à faire pareil. Comment peut-on ouvrir sa gueule contre le gouvernement ou les institutions européennes si l'on ne fait pas entendre sa voix les rares fois où on nous le demande ! Abstention, piège à kons !

 

- Tu sais Victor, moi je les entends les clients à mon rade. L'Europe, beaucoup s'en tamponnent l'oigne...

 

- Ce en quoi ils ont tort. Parce que les trois-quarts des lois, règlements et décrets qui régissent notre vie quotidienne sont directement issue de l'Europe. Alors si on ne va pas voter, on n'a que le droit de fermer sa gueule.

 

- Ouais mais ces élections sont un foutoir auquel on ne comprend rien. Il y a une palanquée de listes, des régions où on ne se reconnaît pas. Tiens, moi, à l'Est du Rhône, je vote en Provence, toi, à l'Ouest du Rhône, même si c'est dans la même agglomération, tu votes avec des gens de Montpellier, Toulouse ou Bordeaux. Pfffttt...

 

- C'est vrai que la clarté n'est pas la première qualité de ce vote. Mais si on s'intéresse un peu à la chose, on sait pour quoi on doit voter. Et donc pour qui.

 

- Ah ouais ? Et pour quoi on doit voter ?

 

- Pour le Parlement européen. Mais cette institution n'a que des prérogatives réduites. Il ne peut pas proposer des directives, seule la Commission européenne ayant ce droit ! Il ne peut qu'accepter ou refuser les directives de la Commission. Il faut que ça change. Il n'empêche que c'est la seule instance européenne où l'on peut donner de la voix...

 

- Une voix dans le désert... De toute façon c'est toujours la droite ultralibérale qui impose ses vues.

 

- Exact. C'est vrai qu'on nous enfume le terrier en prétendant que le vote de dimanche désignera le président de la Commission. C'est pour nous refaire le coup du vote utile. Et puis le choix qu'on nous propose in fine, papa Schultz ou Junker, n'a rien de très bandant. C'est bonnet sale et sale bonnet. De plus, il est faux de dire que les députés européens pourront choisir le successeur de Barosso. En fait, c'est le Conseil européen, c'est-à-dire les 28 chefs d’État et de Gouvernement qui s'arrangent entre eux, avec pour seul critère leurs égoïsmes nationaux, et désignent toujours un falot qui sera aux ordres et ne fera pas de vague. Ce qui revient en fait - la raison du plus fort étant toujours la meilleure - à se coucher devant les désidératas de Fraù Bismarkel...

 

- Donc on n'est même pas sûr que ce président de la Commission sera l'un des deux favoris ?

 

- Exactement. A la suite de tractations de marchands de tapis bien cachées et sournoises, les 28 « mère Thatcher » du Conseil européen peuvent très bien nous sortir une ou un troisième larrone ou larron et le Parlement n'aura que le choix de dire oui ou non. Il est faux de prétendre que les députés pourront choir l'un ou l'autre des deux premiers. Si le Parlement dit non au choix des « mère Thatcher », le Conseil magouillera encore sournoisement pour présenter un ou une candidate faisant encore moins de vagues, encore plus béni-oui-oui, et ainsi de suite jusqu'au plus petit commun branquignole. C'est comme ça qu'on se trimballe des Barosso, Rompuy, Ashton...

 

- Mouais... Tout ça ne donner pas très envie de se déplacer...

 

- Pourtant il faut y aller ! Même imparfaite, l'Europe est notre seul moyen d'exister. Il vaut mieux essayer d'éduquer le bébé que de le jeter avec l'eau du bain.

 

- Alors, ta vas voter pour qui toi, Victor ?

 

- J'ai la chance de voter dans la circonscription où il y a José Bové pour les Verts et Jean-Luc Mélenchon pour les Rouges. Les autres, je ne sais même pas qui c'est. J'ai donc un choix cornélien. Pourtant j'ai tranché : José Bové a fait l'énorme konnerie de se monter comme cul et chemise avec le tueur Cantat. Il n'est pas question que je mêle mon bulletin avec celui d'un assassin. Je voterai donc pour Mélenchon qui, soit dit en passant, s'est montré une fois de plus le plus clair et le plus percutant hier soir au raout télévisé de Pujadas.

 

- Á la nôtre, Victor !

 

- Et du Rouge !

 

 

Quartidi 4 prairial 222

Illustration : merci à Chimulus

 

22/05/2014

Quand le teckel bouge la queue devant Merkel

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 (Ça se chante sur l'air du "Tord boyaux" de l'ami Pierrot)

 

Il a ouvert sa gueule de blaireau

Dans l’ Parisien et au Figaro

Dans Le Point aussi, et même chez les Boches

Le nabot nous refait son cinoche.

Il vient raconter comment fair’ l’Europe

Pendant cinq ans était-il myope

Lui qui a baisé

Le « Non » des Français

Il ferait bien mieux de s’écraser.

 

Chez les blaireaux

Le patron s’appelle Sarko

Avec Copé et Fillon

Ils nous prenn’ pour des couillons

 

 

Il s’agit d’un parti bien crado

Où s’agglutinent les faisandeaux,

Requins et vautours, champions de l’embrouille

Des klampins qui s’en mettent plein les fouilles

Y a tous les parasites du Fouquet’s

A l’affut de pognon à piquer

On y croise les philanthropes du Medef

Qui tirent les ficelles avec benef

 

Chez les blaireaux

Le patron s’appelle Sarko

Avec Copé et Fillon

Ils nous prenn’ pour des couillons

 

 

Sarko fait des pipes à Bismerkel

Lui qui s’est comporté en teckel

Cinq ans aux affaires, il l’a laissé faire

Pour qu’le pognon aille aux actionnaires

Il l’a aidée à tuer les Grecs

Il nous l’a mis profond et à sec

Et maintenant il donne des leçons

Et prend les gens pour des paillassons.

 

Chez les blaireaux

Le patron s’appelle Sarko

On t’a assez vu, fumier,

Retourne dans ton terrier

 

 

(Merci à l’ami Pierrot !)

 

Tridi 3 prairial 222

 

Illustration X – Droits réservés


 

21/05/2014

Imaginez-vous à la conférence de rédaction matinale de TF1, TF2, TF3 ou autres télés info.

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- Alors les loulous et les louloutes, quoi de neuf ce matin ?

 

- Ben, Poutine est en Chine. Il est question de signer 43 accords bilatéraux dans tous les domaines commerciaux. Les échanges commerciaux se chiffrent déjà à 87 milliards de dollars. Soukhoï, le constructeur d'avions russe, a signé un accord de vente de 100 Soukhoï Superjet-10. Cet appareil de transport civila été réalisé dans le cadre d'une large coopération internationale. Les équipements électroniques sont fournis par la société française Thalès et les moteurs sont fabriqués par Power Jet, une société mixte du groupement de production russe Satourn et de Snecma français. Ce grand projet conjoint de la Russie et de la Chine renforce les positions de chacun de ces deux pays dans la concurrence avec le monopole de Boeing et d'Airbus et permet de se sentir mieux protégé contre des sanctions occidentales éventuelles.

Par ailleurs, les deux géants ont déjà organisé des exercices militaires conjoints navals et terrestres tant en Chine qu'en Russie. L'intention de Poutine est de faire des relations russo-chinoises un facteur décisif de la politique mondiale.

 

- C'est tout ? Pas beaucoup d'intérêt. Quoi encore ?

 

- Les lunettes, chef. Une étude de Que-Choisir montre qu'un opticien sur cinq magouille sur le prix des lunettes, ce qui fait monter les tarifs des mutuelles.

 

- Ben voilà. C'est plus intéressant ça. Tu m'en fais l'ouverture du journal. Mais en appuyant sur la grande honnêteté des opticiens – ce sont de bons clients pube – puisque 4 sur 5 ne magouillent pas, ou du moins le font plus discrètement. Quoi encore. Je vous écoute.

 

- En Afrique, 120 ou 150 morts par un camion piégé qui explose sur un marché. Boko Haram en cause. Au Mali, durs combats avec de nombreuses victimes à Kidal. L'armée française retarde son départ et se redéploie. En Centrafrique, on assiste à une véritable épuration ethnique : 90% des musulmans de Bangui ont été chassé de la ville.

 

- Mouais. Pas très vendeur tout ça. Pour l'Afrique, passez-moi plutôt un interview de collègues de la jeune photographe récemment trouvée morte. Avec des photos vendeuse : je veux du sourire et des nichons. Elle n'en manquait la petite. Quoi d'autres ?

 

- En Ukraine...

 

- Pas d'Ukraine, pas de Syrie. C'est du réchauffé. Autre chose.

 

- Aux Etats-Unis, les banques françaises BNP-Paribas et Société Générale risquent d'écoper de 3 à 5 milliards d'amende pour avoir commercé en dollar avec des pays sous embargo américain : Cuba, Iran, Birmanie entre autres. Ceci pour que l'administration américaine se donne bonne conscience car aucune banque étazunienne n'est, pour l'instant, blâmée et condamnée pour leurs malversations.

 

- Ouais... Quelques lignes seulement. Pas d'images. Élections européennes ?

 

- Un grand meeting à Marseille pour Le Pen père et fille, et un autre grand raout de Mélenchon à, Toulouse.

 

- Bon ça. Mettez-moi en valeur les Le Pen avec images de foule qui applaudit et quelques phrases bien senties. Pour Mélenchon, une image de quelques secondes, si possible dans une attitude bien braillarde. Démerdez-vous. Nos patrons nous paient pour ça. Quoi encore ?

 

- Un reportage sur un vigneron qui travaille ses vignes avec un cheval...

 

- Voilà ! Très bon ça. On s'étale là-dessus. Bon, allez, le journal est conçu, à vous de le réaliser.

 

 

Duodi 2 prairial 222

Illustration : merci à Plantu.

 

20/05/2014

On vous bourre le mou avec vos sous !

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"C'est celui qui dit qui est!"

 

Le bourrage de crâne par les canards-laquais se fait parce que cette presse-purée est tenue par des marchands d’armes, des bétonneurs et des prédateurs financiers. Les journalistes – s’ils veulent bouffer et continuer d’exercer un métier somme toute fort agréable – n’ont qu’un choix : fermer leur gueule ou lécher les bottes de ceux qui les paient. On a vu hier comment une petite bande, à l’échine bien souple et avec de la peau morte sur la langue à force de lécher le cul de leurs patrons, squatte toutes les tribunes, tous les plateaux télés et radio.

Mais il faut aussi savoir que le (les)gouvernements(s), de quelque bord qu’ils soient, pompent dans nos fouilles pour refiler de la belle artiche aux titres qui sont soit aux ordres, soit d’un intérêt tout relatif. Eh oui ! Vous, moi, mettons la main à la poche pour permettre l’existence de cette presse purée. A travers des aides que l’Etat (nos impôts) distribue généreusement en raison inverse de l’intérêt des journaux.

Qui touche le plus de pognon ? Les titres…qui dénoncent avec le plus de véhémence le «gaspillage des deniers publics» par les plus pauvres, les plus démunis. Ecoutons plutôt Le Monde Diplomatique – carrément éjecté cette année de ces aides ! – alors qu’il est le titre français de très loin le plus vendu et le plus lu dans le monde, avec des éditions en anglais, espagnol, portugais, arabe, etc. :

 « Il faut féliciter l’État pour sa scrupuleuse impartialité : les publications les plus scandalisées par le montant des dépenses publiques, celles qui matraquent le thème du « ras-le-bol fiscal » et se montrent les plus enthousiastes quand les retraites sont gelées, n’ont pas pour autant été négligées par la « mama étatique » — une formule de l’hebdomadaire Le Point — lorsqu’elles ont tendu leurs sébiles en direction des ministères.

Le Point, justement, a continué à toucher plus de 4,5 millions d’euros, soit 22 centimes d’aide du contribuable pour chaque hebdomadaire diffusé, bien que le titre appartienne à la famille Pinault, sixième fortune de France (11 milliards d’euros). M. Serge Dassault, cinquième fortune de France (12,8 milliards d’euros), sénateur UMP et propriétaire du Figaro, a reçu, lui, 16 centimes de l’État pour chaque exemplaire vendu d’un journal qui exalte les vertus de l’austérité budgétaire. Et c’est sans doute parce que le quotidien Les Échos appartient à M. Bernard Arnault, première fortune de France (24,3 milliards d’euros), que ce quotidien économique qui, lui aussi, peste sans relâche contre les dépenses publiques, n’a reçu en 2013 que 4 millions d’euros du contribuable...

Lorsqu’une publication quitte un tableau, un palmarès, une autre s’y substitue. Coïncidence saisissante (c’en est une) : presque à la place qu’occupait Le Monde diplomatique en 2012, et pour un montant à peu près identique, L’Opinion a surgi en 2013 (177e avec 184 000 euros d’aides de l’État).

L’Opinion est ce quotidien lancé par M. Nicolas Beytout, avec des concours financiers dont la transparence n’est pas absolue, mais au service d’une ligne rédactionnelle qui, elle, ne laisse planer aucun mystère puisque c’est celle du Medef. La diffusion payée du journal de M. Beytout est confidentielle (de mille à trois mille exemplaires par jour en kiosques), mais sa seule survie permet à son créateur de naviguer d’une antenne à l’autre et d’être très généreusement cité dans la plupart des revues de presse. Ce qui, là encore, n’est pas donné à tout le monde.

Le ministère de la culture et de la communication, à qui il faut savoir gré de la publication, très pédagogique, du montant annuel des aides publiques à la presse, prétend que celles-ci « concourent à la modernisation et la diffusion partout dans le pays d’une presse pluraliste et diverse. »

Voilà. Alors pour soutenir ce titre référent, moi qui vit entre mer et Cévennes – et donc qui pourrait avoir un oursin dans une poche et une bogue de châtaigne dans l’autre – je sors mon pognon et je m’abonne au Monde diplo, comme à Médiapart, et j’achète en kiosque, parce c’est un acte militant, le Canard enchaîné et Siné-mensuel.

Eh ! Vous pouvez même faire un don ! Ça se fait beaucoup et, comme ceux qui ont fait payer au deux-tiers par l’État les millions d’amende de Sarko et de l’UMP, vous pourrez en déduire 66% de vos impôts !

 Vous pouvez voir ici la liste des deux cents titres les plus aidés

 Primidi 1er prairial 222

Photos X - Droits réservés

 

19/05/2014

« Les Nouveaux chiens de garde » sur LCP: un réquisitoire jubilatoire contre les canards-laquais !

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Moi qui dénonce à longueur de billet la connivence entre ce que j'appelle la « presse-purée », les « canards-laquais » et les puissances d'argent d'une part, la « classe politique » d'autre part, j'ai pris mon pied hier soir en regardant, que dis-je, en savourant, la remarquable émission réalisée par Gilles Balbastre et Yannick Kergoat et présenté par l'excellente Emilie Aubry. Une sacrée bouffée d'air pur ! Où ça cette émission ? Oh ! Pas sur la Une, ni sur la Deux, ni sur la Trois, ni même sur Arte, ni évidemment sur les distributeurs de bouillie merdique que sont les chaînes de la TNT, mais sur la chaîne qui s'affirme de plus en plus comme LA station de référence : la...chaîne parlementaire (L.C.P.) ! Titre de l'émission : « GRAND ECRAN: LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE »

 

Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations pré-mâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur. En 1932, Paul Nizan publiait « Les Chiens de garde » pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en gardiens de l’ordre établi. Aujourd’hui, les chiens de garde, ce sont ces journalistes, éditorialistes et experts médiatiques devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social.

 

Tous distillent à longueur de plateaux télé ou radio la doxa ultralibérale voulue par leurs patrons, ceux qui leur mettent le collier et leur dispense leur pâtée quotidienne. Finies les loups de la presse, genre Jaurès, nous sommes au temps des chiens de garde bien gras de la fable, avec collier, chaînes et « éléments de langage » à faire gober au populo dont on a bien « préparé le cerveau pour Coca cola ». Parce que les plumitifs sont payés – mal pour la plupart - pour dire ce que veulent les patrons des organes de presse.

 

Et là, on est loin du programme du Conseil national de la Résistance sur la presse ! Contrairement aux lois sortis de la Résistance, les banquiers, les marchands d’armes, les marchands de béton et autres industriels ont mis leurs griffes sur la presse. Libération, journal des bobos de gôôche (on est loin du Libé des débuts !) convaincus des « bienfaits » de l’ultra libéralisme, a été renfloué par Rothschild et appartient à Bergé et va passé dans les pognes d'un autre requin. Le Nouvel’Obs et son groupe ( Le Nouvel Observateur, Sciences et Avenir, Challenges, Rue89)  appartenait au fabriquant de baignoires, de spas, de sanibroyeurs Claude Perdriel qui l'a cédé récemment aux actionnaires du « Monde », le trio Bergé-Neel-Pigasse. Le Point appartient à François Pinault, industriel sulfureux engraissé sur les dépouilles d’entreprises en difficulté avec la complicité des plus hautes instances politiques. Le Monde, qui fut LE journal de référence est devenu un torchon ultralibéral depuis qu’il est la propriété des hommes d’affaires Pierre Bergé (confection de luxe, haute couture), Mathieu Pigasse (Banque Lazard) et Xavier Niel (Free, après avoir fait fortune avec le minitel rose, les peep-show et les sex-shop). L’Express appartient au plus important groupe de presse purée belge (Roularta Media Group) qui l’a racheté à Dassault. Le même Dassault (fabriquant d’avions de combat – Rafale, Mirage, etc. – d’avions civils – Falcon – et de systèmes électroniques) est propriétaire du Figaro. Il est question qu’il rachète Le Parisien. Et n’oublions pas le marchand de béton Bouygues chez TF1… Etc. Etc.

 

Tous ces braves gens ne tiennent pas trop à ce que le bon populo soit trop bien informé. On comprend pourquoi on nous bourre le mou avec de l’émotionnel, de l’accessoire, du fait-divers et du sport… Le travail de ce type de journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des puissances de l’Argent. Ils sont les outils obéissants des puissants et des riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Leurs talents, leurs facultés et leurs vies appartiennent à ceux qui les paient. Ils sont comme les prostiputes : elles vendent leur cul, ils vendent leurs cerveaux…

 

L'émission de LCP dénonce sans concession la collusion d'un microcosme groupant des gens sortis du même moule et grenouillant entre eux, entre « amis », entre gens du même monde. Elle cite nommément quelques-uns des plus en vue de ces trissotins de la presse (Franz-Olivier Gisberg, Duhamel, Barbier, Jospin, etc.). et tous ces « zéconomistes » distinguées qui squattent les plateaux télés en radio. Editoriaux, matinales radiophoniques, plateaux de télévision : une poignée de distinguées « économistes » quadrillent l’espace médiatique et en écartent toutes les voix « dissonantes ». Présentés comme universitaires, ils incarneraient la rigueur technique au cœur de la mêlée idéologique. Mais leurs diagnostics seraient-ils aussi crédibles si ces « experts » rendaient publiques leurs autres activités ? Par exemple, cité dans l'émission, l'incontournable Elie Cohen directeur de recherche au CNRS, un des piliers des plateaux télé et radio, mais aussi membre des conseils d'administration d'EDF énergies nouvelles, de Steria et de Pages jaunes.

 

A la fin du film « Les nouveaux chiens de garde », les ci-devant Frantz-Olivier Gisberg et Elie Cohen étaient sur le plateau en compagnie de Dominique Wolton, lui aussi directeur de recherche au CNRS (un de ses livres : Penser la communication ).

 

Ah ! Il fallait voir la gueule de « Régécolor » (c'est ainsi que je nomme Elie Cohen en voyant sa chevelure soigneusement travaillée ) qui riait jaune et s'enfonçait dans des explications ampoulées d'où ressortait ses « qualités qui en faisait un bon client pour les plateaux télés et radio ». Plus savoureux encore, la tronche de F.O.G. , traitant le film de « vieux et kon », et reconnaissant la dépendance des « ténors » de la presse(purée) vis-à-vis des patrons de presse marchands d'armes ou de béton !

 

Moralité : si vous voulez avoir des informations un peu plus fiables, cherchez-les dans internet où surnage une profusion de sites et de blogs n'ayant aucune accointance avec les requins de la finance et des multinationales ! Médiapart en est un, le Monde Diplo aussi, il y en à d'autres. Encore faut-il ne pas avoir le cerveau déjà rendu irrécupérable par TF1 et consort, en avoir la volonté et...le temps.

 

A voir là :

http://www.k-streaming.com/film-les-nouveaux-chiens-de-garde-en-streaming-gratuit/

Et ici le débat: http://www.lcp.fr/emissions/grand-ecran/vod/159107-le-deb...

 

Décadi 30 floréal 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

15/05/2014

AUX FOUS ! François et ses complices veulent vendre NOS BARRAGES au privé !

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Pendant qu’on nous enfume avec quelques ségolènitudes, son ancien jules et ses comparses bradent les bijoux de famille de la France. Vous avez aimé le bradage des autoroutes, vous allez adorer le bradage des barrages hydroélectriques !

 

Car c’est de cela dont il s’agit. Le gouvernement Hollande-Valls prépare en loucedé la vente au privé des barrages hydroélectriques. Valls l’a promis à la Commission européenne toujours avide de privatisations. L’aveu est dissimulé dans le « programme national de réforme » que le gouvernement a envoyé le mercredi 7 mai à la Commission européenne. (Delphine Batho, ministre "remerciée", a dénoncé ces manoeuvres dans une tribune du journel "Les echos" de même que J.L.Mélenchon dans son blog.)

 

Oh ! il faut chercher, ce n’est pas explicite, mais c’est clairement dit. A la page 16 il est écrit : « Enfin, un renouvellement par mise en concurrence des concessions d’exploitation des installations hydroélectriques sera privilégié. A la page 48 : « S’agissant de l’exploitation des installations hydroélectriques, le renouvellement des concessions par mise en concurrence sera privilégié. Le périmètre des lots de barrages et le calendrier et les modalités selon lesquels ces lots seront concédés, notamment les modalités de participation des personnes publiques aux entités concessionnaires, sont à l’étude. » Et à la page 95 « Renouvellement après mise en concurrence des concessions hydroélectriques. -  En cours -  Renouvellement progressif par mise en concurrence des concessions d'installations hydroélectriques. »

 

Eh ! Les ceusses d’entre nous qui habitent en aval de ces barrages, tenez-vous aux branches, priez si vous êtes croyants ou déménagez ! Parce que vous croyez que les fonds privés veulent produire de l’électricité propre ou des flots d’argent avec ces barrages ? Vous faites confiance au privé pour entretenir et investir dans l’équipement des barrages ? Comme d’hab, l’intérêt général est sacrifié pour faire des pipes aux idéologues de l’Europe ultralibérale. Et cela avant même des élections européennes qui peuvent changer la donne. Non mais à quoi vous jouez, camarades Hollande et Valls ?

 

L’argument de la pression de la commission européenne, c’est de la bola : L'Allemagne n'a pas hésité, elle, à prendre des mesures fortes en la matière et à les faire accepter à Bruxelles, pourquoi la France n'essaie-t-elle même pas ? Nous avons pourtant là, à portée de main, une énergie made in France (Oh ! Montebourg ! On ne t’entend pas !) qui pourrait être mobilisée pour soutenir vraiment les industries exposées à la concurrence internationale.

 

L'hydroélectricité, c'est une grande histoire française, celle de la « houille blanche » et de l'industrialisation des vallées de montagne. Des ouvrages pharaoniques qui redonnaient de la fierté et de la confiance en leur pays à tous ces Français qui sortaient de cinq années de malheur, de destruction et de honte. Ceux qui on des cheveux blancs et un peu de bide se souviennent de la fierté nationale des mises en eaux des barrages  de Génissiat, de Donzère, de Serre-Ponçon, de Tigne, de Bort-les-Orgues, de Naussac, etc. Actuellement, ces ouvrages sont parmi les piliers de la politique énergétique de la France. Les ouvrages hydroélectriques représentent 20 % de la puissance installée du mix électrique, ce qui est considérable. C'est 12 % de l'électricité des Français et 20 % de la production nationale d'énergie renouvelable ! C'est aussi 66 % de la capacité de pointe, c'est-à-dire un moyen de production flexible, disponible presque instantanément pour faire face à l'évolution structurelle de la consommation électrique. Et c’est tout cela que Hollande et ses nuisibles veulent brader au privé !

 

Il y a longtemps que les gros consortiums privés louchent avec gourmandise l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques françaises. Il y a longtemps que leurs lobbies dépensent des montagnes de pognon pour arriver à leurs fins : mettre leurs sales pattes sur ce savoureux gâteau national. Parce qu’elles savent que les barrages - grâce aux investissements accomplis par des générations de bâtisseurs et avec l’argent des contribuables – sont très rentables : l’excédent brut des concessions est de 2,5 milliards par an. Ce qu'on appelle la « rente hydroélectrique » est d'au moins 1,25 milliard d'euros par an. En voilà de la belle et bonne thune à se mettre dans les fouilles !

 

Et ce n'est pas tout. L'électricité produite par les barrages est de loin la moins chère. De 20 à 30 euros le mégawatheure, soit nettement plus compétitive que le prix de l'électricité nucléaire historique. Cet avantage profite aujourd'hui à tous les consommateurs d'électricité puisqu'il intervient dans le calcul des coûts de production d'EDF. Mais la mise en concurrence des barrages se traduira obligatoirement par une hausse du prix de l’électricité pour nous, les consommateurs finaux ! Oh ! Ci-devant camarade François, tu crois que c’est pour ça qu’on t’a élu ?

 

Pourtant la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale a refusé la mise en concurrence à l’unanimité parce que contraire aux intérêts fondamentaux de la nation. Mais cause à mon cul… Pour faire plaisir à Barroso et obtenir quelques accommodements sur les déficits, on brade… Par-dessus les citoyens, par-dessus leurs représentants élus. François, Sarko, mêmes méthodes. Ségo, elle, propose de mettre en place des Sociétés d’économies mixtes (SEM) pour que l’Etat garde la main. Les SEM, ancêtres f(u)ameuses des Partenariats public privé c’est : responsabilité et pertes pour le public, bénéfices pour le privé…

 

Citoyens, allons-nous sans broncher livrer aux marchés et à la dictature du profit à court terme une part essentielle de notre souveraineté énergétique ?

 

Sextidi 26 floréal 222

 

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14/05/2014

Islamisme : les terrifiants résultats du laxisme britannique

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« Courrier international » publie ce véritable cri de colère de l'écrivaine palestinienne Ahlam Akram contre les écoles tenues par des intégristes à Birmingham et ailleurs. Ce témoignage édifiant et effrayant fera-t-il réfléchir les bisounours idiots utiles de cette idéologie de mort qui squattent en France  la presse-purée et les canards-laquais ?

 

« Cher lecteur, je vous affirme que j'ai tout vérifié avant d'écrire la première ligne de ce texte. Tout a commencé quand quelques familles musulmanes, à Birmingham, ont commencé à se plaindre de l'extrémisme qui sévissait dans des écoles [publiques]. Dans ces écoles, on apprend aux enfants à rejeter le non-musulman, on sépare les garçons des filles et on interdit les cours de natation et de musique.

La BBC s'est penchée sur le sujet. Or ses journalistes se sont heurtés au refus des instituteurs musulmans de les laisser accéder aux écoles en cause. Après enquête, la chaîne a conclu à l'existence de 25 écoles où des extrémistes ont réussi à remplacer les équipes pédagogiques par des instituteurs musulmans rigoristes qui enseignent la haine.

Une police des mœurs à l'école
Dans le même reportage, la BBC évoque également la présence de “gardiens fondamentalistes” au contact des enfants, qui agissent comme une police des mœurs, sermonnant les élèves musulmanes qui s'habillent de manière “indécente” ou qui ne jeûnent pas, allant jusqu'à les agresser physiquement. Ces gardiens exigent des repas halal, des salles de prière et des endroits spécifiques pour la récitation du Coran pendant le ramadan.

Avant même le 11 septembre 2001, on avait assisté à une montée de l'extrémisme islamiste, qui allait de pair avec la crainte croissante suscitée par la présence des musulmans en Occident. Cette crainte, l'extrême-droite européenne l'a exploitée à merveille. Et les musulmans eux-mêmes l'ont nourrie par une attitude de défi et par leur manière d'user des libertés dont ils jouissent. Le tout sous prétexte de préserver leur identité religieuse.

Des “zones d'application de la charia” à Londres
Bien qu'ils meurent d'envie de vivre en Grande-Bretagne et plus généralement en Occident, c'est-à-dire dans les pays de l'“égarement et de la mécréance” plutôt que dans ceux de la “juste voie islamique”, les islamistes cherchent à combattre la culture et les lois de l'Occident pour lui imposer leur propre culture.

Ils profitent de la liberté de culte qui leur est offerte pour exiger des lieux de prière, des mosquées et des écoles [islamiques]. Même ceux qui ne fréquentaient pas la mosquée dans leur pays d'origine se mettent à s'y rendre, au point qu'on les voit déployer leurs tapis de prière en pleine rue, contribuant à provoquer des embouteillages. Certains d'entre eux déclarent même des quartiers de l'est londonien “zones d'application de la charia”.

Au nom de l'identité musulmane

Évidemment, ils refusent le système d'éducation britannique, connu pour encourager la liberté de pensée. Chose totalement inacceptable pour ces “parangons de l'islam autoproclamés”, puisqu'une telle liberté est contraire à leur doxa religieuse. Par conséquent, ils refusent que leurs enfants soient éduqués selon les principes de la libre-pensée, de l'approche rationnelle du monde et de l'ouverture aux autres cultures.

Leurs écoles prétendent qu'elles préservent l'identité musulmane. L'identité qu'ils veulent préserver sert-elle vraiment l'islam et les musulmans ? ou fait-elle tort au premier comme aux seconds ? Les dégâts sur la société sont énormes.

Séparation des sexes
Un tribunal britannique a jugé neuf musulmans pour exploitation sexuelle de mineures – des mineures qu'ils avaient prostituées à Manchester. C'est cette affaire qui a fait dire à la baronne musulmane Saeeda Hussein Warsi qu'une partie des Pakistanais de Grande-Bretagne considèrent la femme blanche comme licite pour eux, puisque de religion et d'appartenance ethnique différentes des leurs. Les crimes d'honneur, au nombre croissant dans le monde musulman, ont également atteint la Grande-Bretagne.

Plus de 2 800 cas ont été enregistrés en une seule année. Lors de conférences organisées par les syndicats d'étudiants, certains orateurs ont demandé qu'on applique la séparation des sexes. On a eu peur que cela soit accepté, étant donné que toute critique de l'islam est devenue taboue en Grande-Bretagne et peut désormais aboutir à la perte de son emploi. Et ce alors qu'on reste entièrement libre de critiquer toute autre religion.

Ce qui nourrit l'extrême-droite
C'est cette mauvaise exploitation des libertés qui encourage Othman Mustafa, avant-dernier fils d'Abou Hamza Al-Masri [prédicateur islamiste expulsé aux Etats-Unis] à appeler au djihad à la mosquée Al-Nour, dans le quartier londonien d'Acton.

Quand on demandait à son père pourquoi il vivait à Londres alors qu'il détestait tant l'Occident, il répondait que cela était temporaire et dicté par la nécessité, et qu'il se servait de l'Occident comme d'un urinoir. Il vivait pourtant aux frais du contribuable britannique. Et son expulsion, qu'il a fallut attendre huit années, le temps des recours en justice, a coûté 8 millions de dollars.
 
Tout cela nourrit l'extrême-droite. Cela amène aussi la société britannique, y compris les musulmans, à la crainte que la société soit confrontée aux dangers de l'extrémisme, d'un racisme débridé, de l'insécurité ou encore du retour des combattants du djihad en Syrie. Ce sont des dangers qui ne planent pas seulement sur l'Occident, mais également sur l'ensemble du monde musulman.

Enquête sur les Frères musulmans
La demande faite au gouvernement britannique d'ouvrir officiellement une enquête sur les activités des Frères musulmans est totalement justifiée. Elle intervient même un peu tard. L'islam politique est comme une pieuvre. Son danger est profond, et réside dans le fait qu'il dispose de réseaux interconnectés qui travaillent avec acharnement et de manière préméditée à changer la culture occidentale pour imposer la culture islamique. Le tout en partant de l'idée que la vraie culture se résume en la croyance dans le Coran, et cela dans le but de préparer le terrain à la charia et d'imposer leur tyrannie aux peuples.

Je suis favorable aux mesures que prendra le gouvernement britannique contre tous ceux qui veulent changer les lois du pays. Je suis d'accord avec la ministre australienne qui a demandé l'expulsion vers les pays musulmans des musulmans qui se déclarent mécontents dans son pays.

Si même l'Arabie Saoudite, berceau des idées fondamentalistes, a commencé à prendre des mesures pour circonscrire le danger islamiste (certes, avec du retard), et punit désormais ceux qui veulent partir faire le djihad en Syrie, pourquoi ma nouvelle patrie n'aurait-elle pas le droit de faire de même, qu'elle soit chrétienne ou laïque ? »

 

Source : http://www.courrierinternational.com/article/2014/05/07/h...

 RADICALISATION — 25 écoles passées au crible

C’est une lettre fuitée, envoyée par un islamiste à Birmingham à un contact à Bradford, qui a donné l’alerte, raconte le Sunday Times. Le courrier donne des informations sur "Opération Cheval de Troie", un programme ayant pour but le remplacement des directeurs d’écoles publiques à Birmingham, à Manchester et à Bradford par des personnes musulmanes désignées pour les diriger selon un islam orthodoxe, et revendique quatre remplacements déjà effectués.

Mi-avril, un sonneur d’alerte anonyme a donné davantage d’informations au Sunday Times, notamment sur l’école Park View à Birmingham. Il aurait dit entre autres que les enseignants non-musulmans sont poussés vers la porte, que les garçons et les filles sont séparés dans les classes, "qu’ils ne sont pas autorisés aux cours d’EPS ensemble", qu’ils apprennent aux cours d’éducation sexuelle "que les épouses sont obligées d’assouvir les besoins de leur mari selon la sharia..."


Le Sunday Times note qu’à Birmingham, vingt-cinq écoles font l’objet de quatre enquêtes différentes: celle du ministère de l’Education, du conseil municipal de Birmingham, de l’inspection académique Ofsted et de la police des West Midlands. Le premier rapport d’enquête, celui du ministère, sera publié courant du mois de mai et devrait pointer le doigt sur "des bavures en ce qui concerne la direction, le management et la protection des enfants, causées par des idéologies religieuses radicales".

 

Quintidi 25 floréal 222

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13/05/2014

Au bistro de la toile : blanchiment d’argent.

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- Oh Loulle, sers-moi un rouge. Dis-moi, tu connais Tharshema Brice ?

 

- ???!!! Kissa ?

 

- Tharshema Brice. C’est une coiffeuse étazunienne, mère de six enfants, qui a défrayé la chronique chez les yankees.

 

- Et qu’est-ce qu’elle a fait d’extraordinaire cette champouineuse ?

 

- Justement, elle a utilisé ses talents de champouineuse pour blanchir, littéralement, des dollars et en multiplier la valeur !

 

- Bof. Certain barbu célèbre, en d’autres temps, a bien multiplié les pains et les poissons… Et comme elle faisait la coiffeuse ?

 

- Ben voilà. Elle dégraissait d’abord soigneusement des billets verts de cinq dollars avec un puissant détergent. Puis, avec une brosse à dents, elle effaçait soigneusement les traces d’encre qui restaient. Après séchage et repassage, elle avait donc des billets vierges, mais faits avec ce papier très spécial et les filigranes qui caractérisent les billets de banque. Il ne lui restait plus qu’à réimprimer ces papiers avec une imprimante couleur pour les transformer en coupures de cinquante et cent dollars ! Pas compliqué : il suffit de scanner des billets de ces montants et de les imprimer.

 

- Pas kon la maman ! Mais enfin, ça ne pouvait tromper que des commerçants pas très regardants. Encore que… Il y avait le craquement caractéristique du papier dollar, le filigrane. Et comment elle s’est fait gauler ?

 

- Eh bien parce qu’un caissier un peu plus rigoureux s’est aperçu qu’il avait en filigrane le président Lincoln (monsieur 5 dollars) alors qu’il aurait dû avoir les présidents Ulysse Grant (monsieur 50 dollars) ou Benjamin Franklin (monsieur 100 dollars).

- Et elle en tiré beaucoup de ces faux fafs ?

 

- Pour 20.000 dollars. Et figure-toi qu’au tribunal, on a cité son complice !

 

- Qui c’était ? Son Jules ? Son banquier ?

 

- Monsieur Hewlet-Packars, fabricant des imprimantes qui ont permis cette pittoresque embrouille !

 

- C’est beau l’artisanat tout de même…

 

- Mais ce n’est rien à côté des vrais blanchisseurs de pognon.

 

- Les banquiers avant tout…

 

- Evidemment. Mais aussi l’immobilier (tu achètes 2 millions une villa mais tu déclares un seul million, tu donnes le reste en liquide puis, quelques mois après, tu revends le bien…à son vrai prix de 2 millions, et tu as « blanchi » un million d’argent de la drogue, de la prostitution, du trafic d’organe, du trafic d’armes, de l’extorsion de fonds, de la fraude fiscale). Tu peux aussi te mettre en cheville, au besoin avec une persuasion « musclée », avec des buralistes marchands de billets de ces konneries de jeux (tu rachètes en liquide au gagnant le billet en lui donnant même un peu plus que son gain, puis tu touches légalement la somme qui est ainsi blanchie). Ou encore tu achètes des commerces qui génèrent beaucoup de recettes brutes par des ventes au comptant (restaurants, bars, boîtes de nuit, hôtels, laveries automatiques, bureaux de change et compagnies de distributeurs automatiques). Puis tu doubles les recettes honnêtes avec de l’argent sale et le tour est joué. Tu peux encore aller dans un casino où tu achètes des jetons en échange d’argent comptant pour ensuite encaisser leurs jetons sous forme de chèque.

 

- A ouais… Notre champouineuse, c’est vraiment de l’artisanat je vois.

 

- Oh ! Il y a bien plus sophistiqué et sur des sommes colossales. Mais là ça demande la complicité des banques, de sociétés de transferts de fonds, de bureaux de change, de cabinets d’avocats d’affaires marrons, etc. On change de catégorie. On « cahuzaquise », on « amazonise », on « googlise », on « pinaulise »…

 

- Bon. Compris… Tè ! C’est ma tournée. Et régulièrement déclarée !

 

Quartidi 24 floréal 222

 

Merci à Chimulus

 

12/05/2014

Traite négrière : Je, tu, il, nous, vous, ils, ne sommes en aucune façon ni coupable, ni responsable !

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Il y a deux jours, on a commémoré l’abolition de l’esclavage. C’est bien, et c’est tout en notre honneur, une des spécificités de la civilisation occidentale étant cette capacité de se mettre en question et de s’autocritiquer. Mais on nous rebat les oreilles avec la « repentance ». Eh ! Oh ! A quoi on joue ? Il ne s’agit pas d’oublier ni d'excuser ces horreurs mais je, tu, il, nous, vous, ils, ne sommes en aucune façon ni coupable, ni responsable de faits et de méfaits commis il y a plusieurs siècles par des gens qui vivaient à cette époque sur le territoire que nous occupons présentement ! On s’est débarrassé des curés qui voulaient nous culpabiliser avec leur konnerie de « péché originel », ce n’est pas pour se laisser culpabiliser par une prétendue responsabilité collective et qui plus est rétroactive ! Moi, toi, lui, nous, vous, eux, sommes-nous responsables des horreurs de la Saint-Barthélémy et des massacres des dragonnades dans les Cévennes ? Puis quoi encore…

 

Moi, Provençal, dois-je tenir pour responsable et culpabiliser les Italiens parce qu’ils ont réduit mes ancêtres en esclavage pour leur faire construire, à coups de triques et au prix de milliers de morts, le pont-du-Gard, les arènes de Nîmes, d’Arles, le théâtre antique d’Orange, les termes de Vaison-la-Romaine ?

 

Moi, Provençal, dois-je tenir pour responsable et culpabiliser les Arabes et les Berbères d’Afrique du Nord qui sont venus pendant des siècles razzier, incendier les cités et villages de la Méditerranée, tuant les hommes, raflant les femmes et les enfants pour les vendre comme putes dans leurs harems-bordels pour les unes, comme esclaves pour les autres ?

 

Puis quoi encore…

 

Les jeunes filles enlevées et vendues par les abrutis de BokoHaram soulèvent un tollé dans le monde. Offusquées ! Indignées ! Qui ? Les bonnes âmes qui font semblant de découvrir que l’esclavage existe toujours, qu’il a été officiellement interdit mais qu’il sévit toujours. Mais cette vérité qui fait mal reste étonnement voilée. Parce que ce crime contre l’humanité se perpétue toujours et uniquement aujourd’hui en terres d’islam.

 

Lisez plutôt ce texte aussi courageux que lucide de Karim Sarroub, psychologue et écrivain. Une pointure :

 

 

« La traite négrière arabo-musulmane

Ibn Khaldoun est un historien, philosophe et homme politique d’Afrique du Nord. Sa façon d’analyser les changements sociaux qu’il a observés dans sa culture lui vaut d’être considéré comme étant à l’avant-garde de la sociologie. Il demeure l’un des penseurs arabes les plus connus et les plus étudiés car il a souvent été présenté comme l’un des pères fondateurs de l’histoire, en tant que discipline intellectuelle, et de la sociologie..
« Les Noirs appartiennent aux peuples à caractère bestial. Ce sont des sous hommes anthropophages et leur place est plus proche du stade animal. Les Noirs sont les seuls peuples adaptés à l’esclavage, en raison d’un degré inférieur à l’humanité. » Ibn Khaldoun.Vincent Monteil indique : « Ibn Khaldoun est fort en avance sur son temps […] Aucun de ses prédécesseurs ou de ses contemporains n’a conçu ou réalisé une œuvre d’une ampleur comparable. »

Bien que peu argumenté, « Le génocide voilé » de Tidiane N’Diaye (1) est une solide et importante enquête historique et un réquisitoire accablant pour les Arabes musulmans qu’il présente comme “d’impitoyables prédateurs” (ce sont ses mots.) Pour lui, il n’y a pas le moindre doute que la traite négrière occidentale, qui a duré quand même quatre siècle, n’est rien par rapport à la “génocidaire traite négrière arabo musulmane” qui a duré environs treize siècles et qui a fait environs dix sept millions de victimes.
Anthropologue, économiste, spécialiste des civilisation négro-africaine, Tidiane N’Diaye ne mâche pas ses mots en détaillant “l’histoire de ses Arabes qui plongèrent les peuples noirs dans les ténèbres du mal absolu”, en évoquant massacres, destruction, déportation, traitement inhumain et castration généralisée. A côté de lui, l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau (qui a essuyé une plainte et a failli se faire lyncher par Le collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais avec son essai “Les Traites négrières, Essai d’histoire globale”), c’est de la belle poésie.


Cette étude traite en profondeur d’un drame passé à peu près inaperçu : la traite des Noirs d’Afrique par le monde arabo-musulman pendant plus de onze siècles. 


Cette traite transsaharienne, qui n’a pas totalement disparu de nos jours, a fait au moins 17 millions de victimes. Les razziés, capturés pour la plupart d’entre eux au Darfour et en Mauritanie, étaient contraints de traverser le désert à pied pour rejoindre le Maghreb, et l’on peut estimer que les trois-quarts d’entre eux ne survivaient pas : encore aujourd’hui, les pistes suivies par les captifs sont jalonnées par une longue ligne d’ossements humains et de débris de tissus… 


Pourtant, cette traite négrière a été minimisée, et continue à l’être, contrairement à la traite occidentale vers l’Amérique. Pourquoi ? Parce que seule la conversion à l’islam permettait d’échapper à l’esclavage, la majeure partie de l’Afrique est devenue musulmane, d’où une forme de fraternité entre le côté « blanc » et le côté « noir » du continent, et une volonté commune de « voiler » ce génocide. 
Historique, documenté, écrit avec une grande sensibilité, « Le génocide voilé » est aussi un livre polémique et très courageux. La personnalité de l’auteur, lui-même noir et musulman, aurait pu l’amener à maintenir le voile ; il a préféré s’en réclamer pour révéler sans détours une vérité qui va forcément déranger.


Cornélius Castoriadis (2) : “Car on est capable en Occident, du moins certains d’entre nous, de dénoncer le totalitarisme, le colonialisme, la traite des Noirs ou l’extermination des Indiens d’Amérique. Mais je n’ai pas vu les descendants des Aztèques, les Hindous ou les Chinois, faire une autocritique analogue, et je vois encore aujourd’hui les Japonais nier les atrocités qu’ils ont commises pendant la Seconde guerre mondiale. Les Arabes dénoncent sans arrêt leur colonisation par les Européens, lui imputant tous les maux dont ils souffrent - la misère, le manque de démocratie, l’arrêt du développement de la culture arabe, etc. Mais la colonisation de certains pays arabes par les Européens a duré, dans le pire des cas, 130 ans: c’est le cas de l’Algérie, de 1830 à 1962. Mais ces mêmes Arabes ont été réduits à l’esclavage et colonisés par les Turcs pendant cinq siècles.


La domination turque sur le Proche et le Moyen-Orient commence au XVème siècle et se termine en 1918. Il se trouve que les Turcs étaient musulmans - donc les Arabes n’en parlent pas. L’épanouissement de la culture arabe s’est arrêté vers le XIème, au plus le XIIème siècle, huit siècles avant qu’il soit question d’une conquête par l’Occident. Et cette même culture arabe s’était bâtie sur la conquête, l’extermination et/ou la conversion plus ou moins forcée des populations conquises. En Egypte, en 550 de notre ère, il n’y avait pas d’Arabes - pas plus qu’en Libye, en Algérie, au Maroc ou en Irak. Ils sont là comme des descendants des conquérants venus coloniser ces pays et convertir, de gré ou de force, les populations locales. Mais je ne vois aucune critique de ces faits dans le cercle civilisationnel arabe.


De même, on parle de la traite des Noirs par les Européens à partir du XVIème siècle, mais on ne dit jamais que la traite et la réduction systématique des Noirs en esclavage a été introduite en Afrique par les marchands arabes à partir des XI-XIIème siècles (avec, comme toujours, la participation complice des rois et chefs de tribus noirs), que l’esclavage n’a jamais été aboli spontanément en pays islamique et qu’il subsiste toujours dans certains d’entre eux. Je ne dis pas que tout cela efface les crimes commis par les Occidentaux, je dis seulement ceci: que la spécificité de la civilisation occidentale est cette capacité de se mettre en question et de s’autocritiquer. Il y a dans l’histoire occidentale, comme dans toutes les autres, des atrocités et des horreurs, mais il n’y a que l’Occident qui a créé cette capacité de contestation interne, de mise en cause de ses propres institutions et de ses propres idées, au nom d’une discussion raisonnable entre être humains qui reste indéfiniment ouverte et ne connaît pas de dogme ultime.”

(tiré du blog de Karim Sarroub, écrivain et psychologue, du 07 décembre 2009) 


(1) Tidiane N’Diaye Tidiane N'Diaye est anthropologue, économiste et écrivain franco-sénégalais. Il est Chargé d'études à l'INSEE et Directeur de recherche à Sup de Co Caraïbes. Chercheur reconnu, il a publié plusieurs essais sur l'histoire des civilisations négro-africaines et de leurs diasporas (africaine-américaine et afro-antillaise.) Il est également l'auteur de nombreuses études économiques et sociales de l'INSEE sur les Départements français d'Amérique (DFA).Tidiane N'Diaye est le premier chercheur africain, dont les travaux (Traite négrière arabo-musulmane - Le génocide voilé - Gallimard - Les Falachas, nègres errants du peuple juif, Gallimard), ont été nommés au Prix Renaudot Essai en 2008.

(2) Cornélius Castoriadis (2) (Κορνήλιος Καστοριάδης) (11 mars 1922 à Constantinople - 26 décembre 1997 à Paris) est un philosophe, économiste et psychanalyste français d'origine grecque, défenseur du concept d'« autonomie politique ». En 1949, il fonde avec Claude Lefort le groupe Socialisme ou barbarie, d'où sort la revue du même nom et qui est dissous au printemps 1967.

 

Tridi 23 floréal 222

 

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09/05/2014

Au bistro de la toile : le triomphe sournois des EMPOISONNEURS.

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- Oputinkon, Loulle ! Moi qui croyais me faire la vie belle en honorant la Lionne puis en faisant des rêves pantagruéliques dans les bras de Morphée, voilà que j'apprends que pendant ce temps, je me goinfre de gentilles molécules du genre trioxyde d’antimoine, diisocyanate de toluène, aminobiphényl-4, trans-pentyl-cyclohexyl-4, tétrachloréthanes, acétone, résine d’acrylique, polymère fluoré d’amiante, azotyle de benzène, nitrile benzoïque, béryllium et composants, tétrachlorure de carbone, chlorofluorocarbones, chloroforme, chrome et composants, cobalt et composants, essence de cône, cyanite, acétamide de méthyle, formamide de méthyle, épichlorohydrine, éthers de glycol, benzène d’halogène, naphtalènes d’halogène, halons, paradichlorobenzène, composés de chlorure d’ammonium liés, hexachlorobutadiène, indium, carbone de plomb, hydrocarboné de plomb, sulfate de plomb, méthylbenzène (toluène), molybdène, composés organostanniques, rhénium, rubidium, samarium, strontium, tellérium, thallium et composants, acétate de vinyle, etc.

 

- ...taing, Victor, t'a un drôle d'appétit toi. Comment tu bouffes toutes ces merdes ?

 

- Dans mon pieu, Loulle. Dans mon pajot, dans mon plumard, dans le champ de tir du bonheur et le dernier taxi pour le néant ! Ce tas de merde, c'est ce que contient mon beau matelas, sur mon sommier modulable, qui monte les pieds ou la tête si je veux. Le nec plus ultra de l'industrie plumardière ! Et ça coûte un bras tout ça ! Ces douceurs, on me les vend sans me le dire, bien sûr, et pour mon « bien » évidemment. Ces substances que contient mon plumard sont censées lutter contre les acariens, les odeurs, l'usure, les taches, les risques d'incendie et même les puces, les punaises et les fourmis !

 

- Ouarf ! Ils s'occupent bien de ta santé les marchands de puciers...

 

- Tu rigoles Loulle. Je viens d'apprendre que je dépense mon pognon pour respirer, inhaler et faire pénétrer dans toutes les cellules de ma viande ces saloperies. Ces petites bêtes sournoises passent dans mon raisiné pendant que je dors. Elles remuent leurs petites pattes velues et vont se fixer partout dans mes organes, bousculant au passage mes bonnes vieilles cellules, leur filant une telle rogne que certaines partent en couilles et déclenchent quelques beaux petits cancers qui vont se développer à la sournoise. Pire Loulle, ces sales petits bestiaux chimiques se faufilent dans les boyaux de ma tête, s'accrochent comme des morpions sur mes neurones et leur font perdre petit à petit les caractéristiques qui font de moi un être presque censé, imaginatif, qui s'efforce d'avoir du bon sens et de partager tout ça avec ses congénères. Il paraît qu'il ne faut pas chercher plus loin l'augmentation effrayante des cas d'Altzeimer, que l'on rencontre chez des êtres de plus en plus jeunes. Même chez des jeunes ados... Et je sais de quoi je parles.

 

- ...taing Victor, tu me files le tracsir.

 

- Et il n'y en a pas que dans les matelas de ces saloperies. Elles sont partout. Dans les vêtements, dans les fauteuils, dans les rideaux, dans les moquettes, dans les meubles en panneaux compressés, dans les chaussures, dans les bagnoles, dans les produits de ménage, etc. Partout ! Des perturbateurs endocriniens genre bisphénol, des hormones dans ce qu'on bouffe, des toxiques genre mercure, aluminium, formaldhéhydes dans les vaccins qu'on nous impose, des phtalates dans les jouets de nos lardons. Pas étonnant que depuis moins de trente ans, le nombre de spermatos que fabriques nos aliboffis aient été divisé par deux ! Tu brosses Bobonne, mais t'as les œufs clairs...

 

- Fatche ! L'avenir, ce sera un monde de peine-à-jouir gâteux avant l'âge alors ?

 

- Ma foi, ça résoudra les problèmes de surpopulation... Et ceux « d'en bas » qui resteront seront bien dociles, bien disposés à obéir et « consommer » toutes les merdes que leur imposeront « ceux d'en haut » qui, eux, ont les moyens et surtout l'information pour ne pas s'intoxiquer avec ces merdes.

 

- Comment en est-on arrivé là Victor ? Qui nous fabriqué ce monde merdique ?

 

- Ce monde n’est pas le nôtre, Loulle, mais celui que des groupes d’influence ont composé à notre insu, dans ses moindres détails, pour satisfaire leur avidité et leur cupidité. La France compte aujourd’hui 7.429 agences de lobbying, soit environ 30.000 lobbyistes. À Bruxelles, on en dénombre près de 20.000. Un marché qui connaît une expansion considérable depuis les années 1990. De tels chiffres donnent une idée de la fourmilière de professionnels de l’influence qui entourent les élus, les ministères français aussi bien que le Parlement européen et les commissions qui élaborent les directives européennes.

 

- Ça sent fortement la compromission Victor.

 

- Ça pue la compromission Loulle, mais aussi l'intimidation, la corruption, la séduction éhontée par le mensonge publicitaire. Les lobbies ont des moyens financiers énormes qui leur permettent de faire passer avant l'intérêt général des intérêts économiques particuliers. Par exemple le maintien sur le marché d'un produit reconnu toxique jusqu'à épuisement des stocks existants. Les cibles sont évidemment les politiques et les hauts fonctionnaires, mais aussi les milieux de la recherche, de la santé et même les consommateurs, à travers des campagnes de propagandes biaisés aptes à influencer les législateurs, les gouvernements, les institutions concernant traités et directives.

Un lobby défend donc avant tout des intérêts économiques particuliers. Son objectif peut être de maintenir ou de développer un marché, par exemple celui de produits mis en cause pour leur toxicité, ou tout simplement de renforcer une position face à des concurrents.

 

- Si je comprends bien Victor, les scandales alimentaires et sanitaires qui se succèdent – vache folle, cheval-bœuf, mais aussi amiante et sang contaminé – ne sont pas le fruit hasard mis d'une volonté délibérée de faire passer des calculs de rentabilité sordides avant la santé publique.

 

- Ben voilà. T'as tout compris Loulle.

 

- Et où t'as appris tout ça Victor.

 

- Oh ! Pas sur TF1, TF2 ou dans les canards-laquais, bien sûr. Mais en lisant ça :

 

Roger Lenglet,
24 heures sous influences. Comment on nous tue jour après jour
© François Bourin Éditeur, avril 2013
270 pages, 20 Euros
Isbn : 978-2-84941-377-7. Code sodis : 752 501.8 

 

ou là : http://www.alterinfo.net/search/24+heures+sous+influence/

 

Décadi 20 floréal 222

 

Illustration : merci à Chimulus

 

07/05/2014

Poubelle nucléaire de Bure : l’Andra revoit sa copie.

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Bure, ça vous dit quelque chose ? Ouais, c’est le site choisi comme « poubelle atomique » pour les déchets nucléaires sortant des centrales EDF. On a failli les avoir chez nous, à Marcoule compte tenu de la « culture nucléaire » de ce site des bords du Rhône. La lutte a été rugueuse mais finalement victorieuse. La poubelle est donc partie vers d’autres lieux, dans ces terres de l’Est. Mais là aussi la résistance s’est organisée et a poussé l’Andra (l’organisme en charge de cette réalisation) comme le gouvernement à revoir leur copie. Le problème principal étant la réversibilité du stockage (les colis radioactifs doivent pouvoir être retirés de leur de stockage).

La directrice générale de l’Andra, Mme Marie-Claude Dupuis,  a présenté hier les propositions de cet organisme s’efforçant de répondre aux questions émanant du débat public sur cet épineux sujet : la réversibilité du stockage, l'acheminement des colis de déchets radioactifs, le calendrier de mise en œuvre, la connaissance des coûts, etc. lien

Il ressort de ce document que l’Andra remettra en 2015 au gouvernement un « Plan directeur » évolutif, élaboré avec les parties prenantes (associations opposantes aussi ?), et exprimant son approche du projet sur un siècle ainsi que le planning prévisionnel des flux de déchets. Ce plan directeur doit faire la preuve que la conception technique du projet doit pouvoir s’adapter à un éventuel changement de politique énergétique. La demande d’autorisation de création du stockage ne sera faite qu’après discussion de ce document. Ce qui veut dire que si l’ensemble des autorisations est obtenue, dont une Loi indispensable, la réalisation commencerait vers 2020 pour le démarrage d’un pilote industriel vers 2025.

L’Andra a en effet décidé de faire précéder la réalisation définitive du site d’enfouissement des déchets radioactifs d’un pilote industriel qui devrait permettre de tester sur le terrain, en vrai situation, l’ensemble des équipements, avec de faux colis d’abord puis avec de vrais colis radioactifs représentatifs de tout ce qui devra être stocké. Ces tests devront prouver la réversibilité du procédé en montrant que tous ces colis sont récupérables durant une centaine d’année ainsi que la qualité et la durée du scellement des alvéoles de stockage. L'Andra prévoit un démarrage lent, puis une montée en cadence jusqu'au 3.000 colis par an, la vitesse de croisière visée.

Autres évolutions du projet : - l’acheminement des colis se fera uniquement par voie ferrée (avec création d’une voie finale spécifique) ; - le creusement des galeries se fera grâce à un tunnelier (technique éprouvée et meilleure maitrise des coûts) ; - les alvéoles de stockage des colis radioactifs vitrifiés pourront atteindre cent mètres ; - la descente de ces colis se fera par un système de funiculaire de façon à ce que les moteurs soient en surface donc toujours accessibles.

Ces évolutions sont positives, mais qu’en est-il de la mémoire à très long terme de ces sites ? Et que penser de la sureté du site à long terme, qui dépend uniquement des propriétés géologiques de la couche d’argile à 500 mètres de fond ?

Ouate-Inde-Scie…

 

INACTIFS AUJOURD’HUI, RADIOACTIFS DEMAIN…

 

Octidi 18 floréal 222

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

 

06/05/2014

Rocard, comme Delors, « hope » que les Britanniques quittent l'Europe. Moi aussi...

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Eh ! Il n'a pas les boyaux de la tête constipés le vénérable Rocard ! Il proclame sans complexe une évidence : le Royaume-Uni « est largement à l'origine de la paralysie du système de décision européen ». Rocard souhaite et espère que le Royaume-Uni quitte l'Union. « Depuis le temps qu'ils l'empêchent de se développer, ils l'ont tuée, l'Europe ». «La Grande Bretagne est un très grand pays qui a toujours refusé que l'Europe s'immisce dans ses affaires. Elle a bloqué tout approfondissement de l'intégration (...) S'ils s'en vont, il devient possible de répondre au besoin de commandement dans l'Europe. Même l'Allemagne s'en rend compte et le demande», considère-t-il. Jacques Delors, l'ancien président de la Commission européenne est du même avis : « Les Britanniques s'intéressent seulement à leurs intérêts économiques, à rien de plus. On pourrait leur proposer une autre forme de partenariat. [...]Si les Britanniques ne suivent pas la tendance allant vers plus d'intégration dans l'Union européenne, nous pourrions malgré tout rester amis, mais sous une autre forme.

 

David Cameron, le leader des conservateurs au pouvoir outre-Manche a promis un référendum en 2017 pour déterminer si son pays devait rester dans l’Europe ou en sortir. En voilà une idée qu’elle est bonne ! Mais cassez-vous donc messieurs les Anglais ! Cassez-vous ! Vous croyez qu’il aura les couilles de faire ça le Cameron ? Ça m’étonnerait fort mais qui sait ! On peut toujours rêver et espérer car il est poussé au cul dans ce sens par une parti souverainiste, l'UKIP. Aux conservateurs d’aller jusqu’au bout de leurs diatribes europhobes et d’assumer les conséquences de leur choix. Je soupçonne qu’ils n’en ont aucune envie, car c’est une chose de bloquer tout le monde et une autre de rester sur le bord de la route en choisissant le splendide isolement. Ou plus justement, c'est une chose d'avoir un discours populiste rendant l'Europe responsable de tous les maux et assumer les conséquences réelles qu'aurait pour les Rosbifs un tel retrait... Si les conservateurs estiment vraiment que l’appartenance à l’Union est contraire aux intérêts de la Grande-Bretagne, il leur suffira de décider, soit par voie parlementaire, soit par voie référendaire, d’en sortir comme l’autorise l’article 50 qui prévoit que « tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union ».

 

Un proverbe rosbif dit : “If your can't beat it, join it". En l’occurrence, après avoir tout fait pour saboter la création de l’Europe – on se souvient de leur « zone de libre échange » faite pour torpiller le marché commun - le Royaume-Uni a mendié pendant des années son entrée dans la CEE. Une fois entré – avec la complicité de...Pompidou ! - il n'a eu de cesse d'œuvrer contre l'Europe politique, contre l'Europe sociale et a même porté un grand coup au principe de solidarités entre européens en exigeant un rabais sur sa contribution au budget, le fameux « I want my money back ! » de l’exécrable Margareth Thatcher (des milliards d’euros que nous continuons à casquer d’ailleurs !). Ils ne sont ni plus ni moins qu’un sous-marin étazunien ayant pour mission de torpiller l’Europe.

  

Le jour où les Rosbifs - majoritairement europhobes - quitteront l'U.E. sera un jour de fête réellement bénéfique pour cette union à but politique. Car la finalité de l’Europe – en tout cas celle qui me fait encore bander et dont rêvaient les pères fondateurs – est de devenir une puissance politique fédérale. C’est un processus long, difficile compte tenu du poids du passé européen, mais c’est une utopie unique dans le monde et qui deviendra un jour réalité.

 

Et si on bouchait le tunnel ?

 

Septidi 17 floréal 222

 

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05/05/2014

Ukraine : manipulation, mensonges, enfumages mortels.

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Je viens d'entendre Guetta, puis Fabius disserter sur la situation ukrainienne. Les deux entonnent la doxa imposée par les USA : responsabilité de la Russie. Ils participent ainsi à la manipulation éhontée des opinions publiques occidentales par les grands médias internationaux, genre CNN, Fox News, Euronews à la solde des multinationales yankees et les canards-laquais alimentés par les agences comme AFP et Reuters. Les images passent et repassent en boucle montrant des « sauvages  pro-russes » molestant de gentils « pro-Kiev ». La vision donnée est toujours à sens unique : responsabilité de ces sauvages de Russes qui maltraitent les pauvres Ukrainiens qui tournent désespérément leurs regards vers cette Europe libérale, civilisée, responsable, emblème des droits de l'Humain. Tè Fume...

 

Les insurgés de la place Maidan, à Kiev, qui luttaient contre un régime corrompue jusqu'à la moelle en tournant leurs regards vers l'Europe ont su attirer la sympathie. Leur combat était légitime. Mais on a totalement zappé le fait que ce mouvement a abattu un régime certes peu vertueux, mais légitimement élu. Le gouvernement en place à Kiev n'est rien d'autre qu'un gouvernement putschiste issu d'un coup d’État. Et ce gouvernement est noyauté par d'authentiques fascistes ne cachant pas leur admiration pour les nazis.

 

Prenons un peu de recul : à Kiev, un certain nombre de gens mécontents prennent d'assaut et brûlent les bâtiments publics, molestent et embastillent les représentants élus et s'autoproclament représentants légitimes de tous le pays. Ça s'appelle un coup d’État. Et ces gens-là sont encouragés, félicités, soutenus par les nations occidentales !

 

Eh ! Oh ! Ça veut dire qu'à partir de là il n'y a plus aucune défense légale contre une subversion organisée et fomentée depuis l'étranger. Ce qui est exactement le cas en Ukraine. Voilà des années que les USA, à travers diverses officines, préparent en dépensant des milliards de dollars (au moins cinq milliards, avoués) une subversion qui a débouché sur la « révolution » de Maidan. En soutenant ce gouvernement douteux sans réserve, les dirigeants européens, manipulés eux aussi par les apprentis sorciers érazuniens, se sont montrés bien imprudents et naïfs. Dès lors qu'ils reconnaissent, encensent et aident un mouvement issu d'un putsch, comment peuvent-ils s'indigner que des mouvements contraires se créent dans l'Est et soient reconnus, encensés et aidés par les Russes ?

 

Dès le début ce mouvement de Kiev a ignoré les populations de l'Est de l'Ukraine. Comme si tourner son cul servilement pour se faire enfiler par l'Europe devait être accepté par tous ! Première décision du gouvernement putschiste de Kiev : interdire la langue russe aux populations russophones de l'Est ! Insupportable provocation. Les Ukrainiens de l'Est sont sortis de leur léthargie et répondent au coup de force des putschistes de Kiev par des mouvements de refus de ce pouvoir qu'ils considèrent comme fasciste et se tournent légitimement vers leur grand voisin russe.

 

Imaginez qu'un coup d’État fascisant ait lieu dans la Flandre belge. Imaginez qu'un gouvernement putschiste sorti de ce coup de force interdise la langue française en Wallonie. Imaginez que ces mêmes putschistes envoient leurs chars d'assaut contre les populations wallonnes. Imaginez que des résistants wallons s'élevant contre ce coup de force soient contraint par des milices flamingantes à se réfugier dans la mairie, par exemple, de Liège. Imaginez que des hordes flamingantes mettent le feu à ce bâtiment et brûlent vifs une trentaine de résistants wallons. Vous croyez que la France, appelés désespérément au secours par les Wallons, resterait les bras croisés ? Eh bien c'est un peu ce qui se passe dans la partie Est de l'Ukraine.

 

Le fond du problème procède du fait que depuis la chute de l'URSS, les USA, seule hyper puissance, n'ont eu de cesse d'humilier les Russes, de les encercler, de les menacer par l'Otan. Cela a marché avec l'ivrogne Elsine, mais ne marche plus avec Poutine qui, à coup de cravache, veut redonner au peuple russe sa fierté et sa place dans le monde.

 

Là, on touche du doigt une énorme faute géostratégique des États-Unis, et par ricochet du monde occidental. En effet, rejeter la Russie plutôt que de s'en faire un partenaire privilégié relève d'une konnerie stratégique aux conséquences incommensurables. En effet, Poutine va prochainement en visite officielle en Chine. Il va vraisemblablement sceller avec son grand et puissant voisin des accords de coopérations économiques et militaires étroits. De plus, loin d'être isolé comme le proclame la propagande occidentale, ses partenaires des « Brics » (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du sud) sont loin de condamner la politique de poutine. Résultat : les Occidentaux vont perdre la main au niveau de la gestion du monde. Et si – hélas – guerre il y a un jour, les Occidentaux auront contre eux LE MONDE ENTIER...

 

C'est ainsi que meurent les civilisations.

 

Sextidi 16 floréal 222

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30/04/2014

Au bistro de la toile : la cuisine à molécule, comment veux-tu, comment veux-tu que je…

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- Putain, on a eu chaud Loulle ! Le coup est passé près cette fois…

- Le coup de quoi Victor. Tiens prend plutôt ce coup de rouge.

- Merci. Tè ! Ça remonte. Et au moins ça ne donne pas la chiasse ! Pas comme les jus de pipeline que servent à leurs clients aussi snobinards que friqués les restos « primés » par un obscur magazine de la « gastronomie anglaise ».

- Ouarf, Victor, « gastronomie anglaise », t’as pas peur des mots toi ! Voilà un superbe oxymore !

- C’est vrai. Pourtant c’est ce drôle de canard boiteux, né au pays du gigot bouilli à la sauce menthe et du pudding élaboré à la bétonnière, qui organise chaque année un « concours du meilleur restaurant du monde ». Ceci avec la complicité et le pognon de son « sponsor » : la multinationale de la mal-bouffe Nestlé ! Et les bons kons snobinards de la presse-purée française de colporter sans recul ce « palmarès » où le premier établissement français ne pointe qu’à la…onzième place ! Voilà pourquoi je dis que le coup est passé près ! L’honneur est sauf Loulle : aucun restaurant digne de ce nom ayant pignon sur rue en France ne figure dans le « top ten » comme ils disent. Le premier qui apparait est une gargote de Menton, donc limite frontière, et tenue par un chef argentin…

- Ce palmarès est en quelque sorte le Rantanplan de la gastronomie : il désigne les établissements où un gastronome ne mettra JAMAIS les pieds !

- Exactement Loulle. Il ne faut pas y mettre les pieds non seulement pour ne pas se gâcher les papilles mais simplement pour éviter d’aller direct de la table aux urgences de l’hosto !

- Oh ! A ce point ?

- Tiens, le Noma – c’est le nom d’une maintenant célèbre gargote danoise remportant ce terrible prix de la malbouffe pour la deuxième fois consécutive – a envoyé, en février 2013, 63 de ses clients à l’hosto avec une chiasse carabinée ! Son « chef », un dénommé Redzepi mérite bien son surnom de Microlax de la cuisine : petit, blanc et qui fait chier tout le monde ! Note que donner la chiasse à ses clients est un critère indispensable pour remporter ce grand prix des mange-merde. D’autres promus, comme le chef catalan du restaurant El Bulli, Ferran Adria, et l’anglais Heston Bluementhal, chef du Fat Duck à Bray-on-Thames, près de Londres, offrirent eux aussi à leur clients-cobayes les joies de l’intoxication alimentaire. Installé à Rosas, au nord de Barcelone, le premier vit souvent sa clientèle se plaindre de maux de ventre et de dégueulis nocturnes avant d’être hospitalisés. A l’hosto où ils étaient traités, il y avait même le « secteur El Bulli » !  Ferran Adria a fermé ses portes en 2011 pour une « période de réflexion ». Bien pire fut le cas de l’anglais Heston Bluementhal, contraint de fermer ses portes en 2009 suite à l’hospitalisation de…527 clients !

- …taing ! Victor. Quand tu sors de là, si t’as envie de pisser, meffi de pas faire des trous dans tes godasses !

- L’essentiel du palmarès de ce « concours » récompense des gargotes qui se font les champions et les chantres de la cuisine dite « moléculaire », c’est-à-dire chimique. Ces gens-là pratiquent avec une grande maestria la promotion du dégueuli moléculaire. Ils ne travaillent pas du bar de ligne, de l’entrecôte de l’Aubrac, du foie gras des Landes, des aubergines de Provence, de l’agneau de prés salés. Non ! Ils donnent le meilleur de leur art en assemblant avec subtilité des  alginates, des carraghénanes, du nitrite de potassium, de l’acide hydrochlorique, du propio­nate de calcium, de l’acide cyclamique, du ferro­-cyanure de sodium, du méthylcellulose, etc.

- On touche là le nec plus ultra de la malbouffe triomphante Victor : cette mode pour bobos fort thunés de la « cuisine moléculaire ». Celle que portent en triomphe ces « guides » prétentieux et corrompus à travers les étoiles attribuées à ces chimistes. La cuisine moléculaire, c’est 12 grammes de poisson, 400 grammes de gélifiants industriels genre E 322, E 331, E 400, E 406, E 407, E 415, E 418, E 461 et les autres "E" en "kit dégustation" aux particuliers. Quel progrès! Quels artistes! Le juste prix pour ces merdes ne devrait pas dépasser celui du sac poubelle qui a vocation à être leur dernier costume. Fort heureusement la France reste à l’abri de ces horreurs. Mais pour combien de temps…

- En fait, les konnards qui vont bouffer ces estrons et les « critiques » qui les encensent servent à légitimer une vaste offensive des industriels de la malbouffe à travers un programme appelé « Inicon », financé par l’Union européenne. Ce programme a vu le jour à Bremerhaven, dans les éprouvettes du chimiste TTZ – Technologie-Transfer-Zentrum. Son but : comment remplacer les produits agricoles par des produits de synthèse élaborés en usine, de sorte que les industriels récupèrent les fantastiques profits du fabuleux marché de la bouffe. Ce genre de « concours » est là pour habituer la clientèle à ingurgiter de la merde en l’entourant du papier doré du snobisme. Mais si les amateurs de ses expériences ne s'en rendent pas compte, il faut qu'ils sachent que cette manière de cuisiner aura pour conséquence de faire disparaitre les légumes rares, les élevages de race peu courant (l'utilité du cochon noir des Landes dans une salaison moléculaire ?), bref, prépare la cuisine de demain : mondialisée, sans attache, sans rapport avec une culture, un terroir, des savoir faire... Bref c’est du Mac-Do de « luxe », de la bouffe Monsanto…

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Primidi 11 floréal 222

Merci à Chimulus

29/04/2014

« L'Europe, l'Europe, l'Europe... »

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« L'Europe, l'Europe, l'Europe... » trépignait De Gaulle en son temps. Mais en ce temps, l'Europe représentait un espoir, LE grand espoir de peuples européens ruinés, exsangues et exténués par une suite de massacres entre eux. L'Europe représentait la Paix, la prospérité, l'avenir fraternel et la puissance retrouvée.

 

Puis les choses ont changé. Elles ont changé avec l'entrée des Britanniques – cheval de Troie des USA - qui, ne pouvant pas dominer cet ensemble fragile, n'ont eu de cesse de le foutre en l'air en l’entraînant vers une construction essentiellement mercantile puis un élargissement sans limite aussi débile que destructeur. On connaît la suite. Les « élites » européennes, les classes dirigeantes de ce conglomérat de nations concurrentes ont trahi la démocratie. Plutôt que d'inventer une architecture européenne souple conjuguant respect des démocraties, besoin de frontières claires, voire économie de marché mais dans le cadre de la préférence communautaire, comme le voulaient les Fondateurs, les États d'Europe se sont frileusement groupés sous la protection d'une administration bruxelloise boutiquière comme des poules malades dans un coin de poulailler. Plus de grands desseins, plus de grandes figures européennes, uniquement un assemblage hétéroclite de populations déboussolées par une mondialisation (c'est-à-dire « étazunization ») ravageuses pour les peuples, juteuses pour les financiers.

 

A la manœuvre dans cette lutte des profiteurs (banquiers, financiers, multinationales, etc.), une Commission européenne entièrement acquise à l'ultralibéralisme, un ramassis de technocrates obtus, élus par personne, plus préoccupés de la taille des abattants de chiottes que du chômage dans les pays de l'Union. Mais cette Commission ne fait qu'appliquer la politique des chefs d’États et de gouvernements. La rendre responsable de tous les maux est évidemment tentant.

 

Que faire ? Sortir de l'Europe comme le préconise les nationalistes fascisants et les ultra souverainistes ? Konnerie inefficace. Il faut donc changer cette Europe de l'intérieur. Pour cela, loin de bouder dans une abstention stérile, il FAUT aller voter en masse de façon à se débarrasser de la majorité ultra droitiste actuelle et d'avoir enfin un président de la Commission sinon de gauche, faut pas trop fantasmer, du moins d'une droite « un peu plus à gauche », moins bornée que celle qui domine l'Europe actuelle.

 

Voter, d'accord, mais pour qui ? Qui connaît les candidats pour lesquels on devra mettre un bulletin le mois prochain ? Pas grand monde... Qui connaît les candidats à la présidence de la commission ?

 

Il y a eu il y a quelques jours à Maastricht, un premier débat qui réunissait le conservateur Jean-Claude Juncker (Luxembourgeois), le socialiste Martin Schulz (Allemand), le libéral Guy Verhofstadt (Belge) et l'écologiste Ska Keller (Allemande). Également invité au débat, le Grec Alexis Tsipras, chef du Syriza et candidat de la Gauche radicale, a décliné pour des raisons de calendrier. (Notons qu'il n'y a aucun Français dans cette compétition essentielle...). Où avons-nous vu ce débat ? Qui en a parlé dans les médias dominants ? Quelques journaux ont repris le même communiqué très sibyllin de l'AFP. Et c'est tout.

 

Le 15 mai doit avoir lieu une autre débat, LE grand débat des Européennes. Les cinq candidats à la présidence de la Commission (Martin Schulz, socialiste- Jean-Claude Juncker, droite- Guy Verhofstadt, centre - Alexis Tsipras, gauche anticapitaliste- José Bové ou Ska Keller, écologistes) s'affronteront dans un débat présidentiel. Ce débat utilisera le même réseau technique que l'Eurovision, via l'Union européenne de radiotélévision (UER) qui a en son sein notamment France Télévisions.

Or les chaînes membres de l'UER n'ont aucune obligation de diffuser ce programme, en direct ou en léger différé pour en permettre la traduction. Pire, France Télévisions estimerait que la diffusion de ce débat sur son internet suffit largement. Le Service public audiovisuel souhaiterait se concentrer sur des débats "maisons", probablement avec des candidats "français" aux élections européennes. Il est inadmissible que le Service public audiovisuel refuse par principe de diffuser un débat si important, de plus fourni gratuitement, alors que l'information sur l'Europe et la promotion du débat démocratique font partie du cœur de ses missions et de son cahier des charges. D'une part, on ne peut pas décider par avance que les Français ne sont pas intéressés par l'Europe alors qu'on ne leur a jamais proposé un vrai débat "européen". D'autre part, on se demande pourquoi France Télévisions refuse un débat où il n'y aura rien à dépenser en ces temps de réduction budgétaire. Lien

 

Et après on s'étonnera du vote F.haine ou de l’abstention...

 

Décadi 10 floréal 222

Illustration X – Droits réservés

 

28/04/2014

Au bistro de la toile : « Et deux saints pour le prix d'un ! On solde au Vatican ! »

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- Oh ! Victor, alors, je te sers un canon, comme d'hab ?

 

- Pas un, Loulle, deux ! En ce moment on canonise par deux.

 

- C'est vrai Victor. Les saints, c'est comme les seins, les couillons et les gendarmes, ça marche par deux ! ...taing ! C'est une affaire qui tourne la « Vatican Company Illumited ». 800.000 pèlerins qui sont venus à Rome où ils ont laissé quelques thunes, bénies bien sûr, dans les fouilles des banquiers de la « Vatican Holy Washing Machine », la machine à laver les thunes des mafias mondiales...

 

- On touche là du doigt la puissance de manipulation de ces sectes, car qu'est-ce qu'une religion sinon une secte qui a réussi. Pour une bonne manip des foules, il faut leur donner du rêve, de la promesse bien sûr intenable, de la pompe, des ors, du clinquant mais aussi de la crainte. Non mais tu les as vu les drag-queens du Vatican, avec leur robes froufroutantes et leur galurins en forme de cercueil vertical sur la tronche ? Rien de meilleur que les époques troublées pour faire son gras sur la crédulité des foules. La « foi », c'est-à-dire le contraire de la raison, s'engraisse sur le désarroi comme la mouche à merde sur un estron. Ces névroses collectives que sont les religions sont passées championnes en la matière. Les « croyants » bêlants de la place Saint-Pierre sont le pendant des « croyants » bêlant de La Mecque. Le besoin de croire, c’est-à-dire de ne pas penser, est tellement impérieux qu’on est prêt à croire n’importe quoi, pourvu qu’on croie. Ne pas penser, surtout ne pas penser ! De la pensée naît l’inquiétude, et l’inquiétude n’est pas confortable. Qu'ils croient en leurs histoires infantiles, pourquoi pas si ça les rassure devant le destin incontournable de tout vivant : la mort. Je les respecte. Mais ce que je ne supporte pas Loulle, c'est qu'ils veuillent me « sauver » malgré moi !

 

- Tout de même Victor, le cahier des charges de la canonisation implique pour l'impétrant la réussite d'au moins deux miracles reconnus !

 

- Rien que des miracles petit bras, Loulle, des petits miraclets d'entrée de gamme, c'est pas de l'AOC grand cru comme miracle la « guérison » d'une bonne sœur. Ça fait un peu magouille : elle est de la maison. Non Loulle. Moi, je crois que je réviserais mes opinions sur la « foi » si je voyais, à l'heure de grande écoute, avec de bon gros plans bien explicites, en direct au JT du soir par exemple, repousser le moignon de la jambe arrachée d'un motard salement accidenté, avec les viandes qui se reforment en boursouflant, la peau que se referme et se tend, bien neuve, bien lisse comme le cul d'une jeune fille, le type qui regarde incrédule une nouvelle jambe toute neuve repousser à côté de l'autre, broyée, sanguinolente, déjà attaquée par les mouches. Ça, ça aurait de la gueule Loulle ! De quoi faire réfléchir même un vieux mécréant comme moi Loulle. Mais ce n'est pas le cas, et ça ne le sera jamais...

 

- Ouais Victor, mais il y a l'abbé Pierre, mère Thérésa. C'est des bons ceux-là...

 

- Bien sûr Loulle. Mais ce sont de superbes alibis. Ces gens qui vouent leur vie à soulager les maux de leurs concitoyens, ou conciterriens plutôt, sont admirables sans réserve et je suis le premier à leur tirer mon chapeau. Mais je trouve inutile d'assortir ce dévouement à des dogmes infantiles. J’ai en horreur les fables, les censures, les mensonges, les fabrications de faux, les lavages de cerveaux, les inquisitions et les excommunications. Et je n’ai rien à foutre d’un dieu qui nous menace des feux de l’enfer tout en disant nous aimer !

 

- Bien dit Victor. Allez canonisons-nous. Au Châteauneuf...du pape, bien sûr !

 

Nonidi 9 floréal 222

 

Illustration : merci à Chimulus

 

21/04/2014

Pâques ? Dieu ? Mangeons plutôt le gigot et trinquons à la vie ! Hic et nun…

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C’est le grand raout pascal. Si ça apporte quelques réconforts, quelques espoirs à certains, pourquoi pas. Respectons. Mais pour moi, et pour beaucoup, beaucoup de monde, les religions, toutes les religions ne sont que des névroses collectives pourvoyeuses de carnages. Névroses qui, au lieu de « relier », excluent l’autre, celui qui n’a pas la « foi » en une divinité inventée au gré des cultures et souvent imposée sous les bottes des soudards missionnaires.

 

Camus, dans « L’homme révolté », dit que la liberté implique d’abord de « tuer dieu ». Au fait, c’est quoi, c’est qui dieu ?

 

L’idée d’un dieu personnifié, « à l’image de l’homme » - puisque créé par lui pour faire face à l’angoisse de sa finitude qu’implique la conscience chez ce singe sans poils qu’est l’homme – est naïve, puérile. Et toutes les histoires racontées par les religions, qu’elles soient « du livre » ou autres ne sont que des récits mythiques, du niveau des histoires à faire peur que l’on raconte aux enfants.

 

Parce qu’il s’agit d’un concept anthropomorphiste inventé par l’humain pour tenter d’influencer son destin et lui offrir une consolation dans les moments difficiles de son existence, et particulièrement face à la conscience qu’a pris ce singe de sa mort inéluctable. Comme nous ne pouvons influer sur la nature, nous avons inventé cette idée qu’elle était organisée, gérée par un dieu « bienveillant » ou terrible, qui nous écoute, entend nos « prières », nous guide puis nous juge et éventuellement nous condamne et nous damne.

 

C’est réconfortant d’avoir ainsi un « livre » - thora, bible, coran, upanishad, etc. – qui donne la réponse, la manière de se comporter face à tous les aléas de l’existence. Le mode d’emploi. Mais ce n’est que de la paresse intellectuelle.

 

Nous créons cette illusion puérile que si nous le prions beaucoup, ce superman influera sur la nature et satisfera nos désirs.

Infantilisme.

 

Et si malgré nos prières ça ne le fait pas, comme nous ne comprenons pas qu’un dieu si bienveillant ait pu permettre des saloperies innommables, comme la Shoa par exemple, nous nous mentons encore en disant que cela doit obéir à quelques desseins mystérieux, nous courbons la tête et nous acceptons.

Lâcheté.

 

Comment peut-on penser que « dieu » ( ??!!) s’intéresse à nous ? Nous ne sommes que l’une des millions d’espèces qui occupent l’une des planètes d’une étoile secondaire d’une galaxie moyenne qui n’est elle-même qu’une des millions de milliards de galaxies qui existent dans le cosmos ! Comment peut-on avoir l’orgueil stupide de croire qu’un dieu se donnerait la peine, dans cette immensité inimaginable, de s’intéresser à chacun de nous ? Et s’il est à la fois bon et omnipotent comme le prétendent les textes dit « sacrés », comment peut-il permettre le mal ?

 

Ces deux concepts – bon et omnipotent – sont contradictoires : si « dieu » est bon, il ne peut pas être tout puissant puisqu’il n’arrive pas à éliminer le mal ; et s’il est tout puissant il ne peut être bon puisqu’il permet au mal d’exister. Chaque concept exclut l’autre.

 

Les textes du « livre » donnent l’image d’un dieu m’as-tu-vu, jaloux, vindicatif, qui inspire la crainte, qui exige une fidélité aveugle, qui exige qu’on l’adore ! Un dieu qui punit, torture, tue et se moque de sa pauvre créature.

 

Non mais qu’es-ce qu’un dieu capable de demander à Abraham de mentir, de tromper puis de tuer son propre fils, la chair de sa chair juste pour avoir la preuve que le vieux lui sera fidèle ? « Eh ! Abraham, déconne pas, c’était pour rigoler ! Ah !L’autre, il y a cru. T’es kon ou quoi ? Tiens, égorge plutôt ce mouton et allez faire un gueuleton ». Méchanceté intrinsèque, monumentale cruauté mentale. Et c’est là-dessus que sont fondées les trois religions « du livre », les pires des pires qui soient !!!

 

Preuve s’il en était besoin de la puérilité de ces religions. Car s’il est omniscient, le « dieu » en question sait parfaitement qu’Abraham lui sera fidèle. Alors pourquoi, s’il est « bon », ce test cruel ?

 

Donc ce dieu n’est pas bon. Est-il pour autant tout-puissant ? Pourquoi punit-il ses créatures pour des choses dont il est, en fin de compte, l’unique responsable ? Pour jouir de les torturer ? Qu’est-ce que ce dieu odieux ?

 

Il n’existe pas de dieu « tout puissant ». Einstein lui-même formulait par une parabole ce paradoxe : «  Si dieu est tout-puissant, il peut créer une pierre qui soit si lourde que lui-même ne peut la soulever. Mais alors s’il ne peut soulever cette pierre, il n’est pas tout-puissant ! Et s’il réussit à la soulever, il n’est pas non plus tout-puissant…puisqu’il n’a pas pu créer une pierre qu’il ne réussisse pas à soulever ! »

 

Tout est dit. Dieu est une invention de l’homme en quête de réconfort et une tentative d’explication pour ce qu’il ne comprend pas.

 

Il est impossible de prouver l’existence de dieu…comme il est impossible de prouver sa non existence. Match nul. 1 à 1, la balle au centre !

 

Le reste est du domaine non de l’intelligence et de la raison mais de la foi. Ecoutons à ce sujet le grand François Cavanna : « On a la religion ramassée au hasard de sa naissance. Pis : on a la religion imprimée par la botte à clou du soudard. Le besoin de croire, c’est-à-dire de ne pas penser, est tellement impérieux qu’on est prêt à croire n’importe quoi, pourvu qu’on croie. Ne pas penser, surtout ne pas penser ! De la pensée naît l’inquiétude, et l’inquiétude n’est pas confortable. »

 

Il dit encore : « La crédulité s'engraisse sur le désarroi comme la mouche verte sur la charogne »

 

Bien d’accord avec toi François ! Allez, trinquons à la vie ! Hic et nunc…

 

Zou ! Je vais préparer le gigot à l’ail !

 

VictorAyoli - Mécréant hédoniste

 

Duodi 2 floréal 222

 

 

18/04/2014

L’eau de Valls ne vous plait pas ? Vous préféreriez la purge Copé peut-être…

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Non mais écoutez-les s’étrangler les dépités de gauche. Ils fulminent, menacent, font semblant de s’étrangler de rage. Non mais vous vous rendez compte, qu’ils disent, Valls nous trahit. Il fait une politique de droite. Pourquoi, parce qu’ils se prétendent de gauche les dépités socialistes ? Eh ! Oh ! Faut pas pousser… Pourquoi, ils n’étaient pas au courant de l’état du pays ? Ils sont ignares, bons à rien ou faux-cul ? Ils attendaient quoi ?

Bon, alors qu’est-ce qu’ils vont faire, les pourfendeurs à la rose ? Ben, rien, bien sûr. RIEN ! Ils vont tapoter le clou qui les blesse dans leur godillot et ils vont voter comme un seul homme (femme) pour ce que propose Hollande (et donc Valls). Parce que la gamelle est trop bonne, et qu’ils savent très bien que s’ils ne votent pas, la solution c’est la dissolution, avec à la sortie plus de deux cents dépités lourdés. Et pour la France une calamité bien pire que Valls : l’arrivée de Copé à Matignon. Bonjour la perspective. 

Bon. On commence à savoir à quelle sauce on va se faire bouffer. Il va falloir encore sortir des thunes. Mais peut-il en être autrement sauf à avoir Mélenchon à Matignon et Tsipras à la Commission européenne ?

Moi aussi, j’ai parfois les aliboffis qui gonflent. Mais il faut tout de même ne pas perdre la mémoire et se souvenir encore et encore d’où nous venons, ce que nous ont laissé Sarko et sa clique. Et ce qui reviendra en pire avec Copé.

Pour se rafraîchir les idées, voici le remarquable travail d’un blogueur.

 

Allez-y, vous n’en reviendrez pas !

 

http://www.perdre-la-raison.com/2012/09/lheritage-le-vrai...

 

Nonidi 29 germinal 222

 

Illustration: merci à Lacombe

 

17/04/2014

Au bistro de la toile : l'apocalypse nucléaire pour l'Ukraine ?

chimulus bistro copie.jpg

 

 

 

- Oh ! Victor, je sais pas si tu touches la retraite, mais si c'est le cas, Valls va te raboter les miches !

 

- Bof. Demander un petit effort à tous les citoyens, est-ce grave docteur ? « De chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins » disait l'Autre, le célèbre barbu. Qui-a-t-il d'anormal à demander une solidarité de tous les citoyens ? La justice passe aussi par là. Et s'il me faut ne pas toucher quelques euros de plus par an, ça ne me trouera pas le cul. Alors je casquerai ma part, comme tout le monde. Évidemment, ce qu'il faudrait faire, c'est renverser la table européenne, remettre la Bismarkel à sa place, imposer à la banque européenne de s'intéresser AUSSI et SURTOUT au développement des pays européens, ne PAS PAYER la dette, éventuellement sortir de l'Euro ou, mieux, conseiller fermement à l'Allemagne de sortir, elle, de l'euro, etc. Mais ça, il n'y a qu'un gouvernement de gauche très couillu qui pourrait le faire. Ce qui n'est pas le cas puisque c'est la droite avec un masque de gôche qui nous gouverne...

 

- Mouais... On n'y est pas encore. Après tout, nos problèmes sont de la pisse de chat par rapport à ce qui nous guette avec les bruits de bottes à nos portes, en Ukraine.

 

- Exactement Loulle. Les gesticulations tant des Russes que des fantoches de Kiev manipulés par la CIA avec la complicité de la Pologne, de la Suède et de l'Allemagne, prennent un tour de plus en plus dangereux.

 

- Pourquoi manipulés, Victor ? Les Ukrainiens en avaient ras les aliboffis de se faire exploiter par les « zoligarkes » et ils ont cassé la baraque.

 

- Exact, maisl'Ukraine regorge de richesses et a les terres les plus riches du monde. D'ailleurs les fonds prédateurs yankees, allemands, anglais et même français investissent à tour de bras, achetant des milliers d'hectares mais pas seulement. Ces dernières années des dizaines d'ONG, de fondations, d'instituts de recherche européens, américains et canadiens, ont envahi la vie politique ukrainienne, la vie culturelle et les médias. Toutes sortes d'organisations plus ou moins bidons qui sont autant de portes d'entrée pour les affairistes rapaces et les fauteurs de troubles de la CIA, qui a investi 5 milliards en dix ans pour armer, entraîner, exciter idéologiquement les nazillards locaux. Tout ce beau monde a acheté les principales chaînes de télévision et de radio du pays, tandis qu'une partie du pognon a servi aussi à financer les groupes paramilitaires que nous avons vu à l'action place Maïdan. Parce qu'à côté des révoltés sincères il y avait aussi d'authentiques fachos qui arborent sans complexe leur nostalgie nazie et qui, maintenant, forment la structure du « gouvernement » de Kiev.

 

- Liberté, liberté chérie-e, mon cul, quoi !

 

- Bien sûr. Enfumage que tout ça. Depuis la chute de l'URSS, les Zoccidentaux n'ont pas cessé d'humilier les Russes. Ils les encerclent, les isolent, les menacent par l'Otan. Les Russes ont un projet pour faire contrepoids à l'Union européenne. C'est ce qu'ils appellent « l'Union eurasienne » avec la Bielorussie, le Kazakstan et donc l'Ukraine. Sans l'Ukraine, ce projet est mort-né. Ce qui donne un nouvel éclairage au soutien de l'Europe et des Zétazunis à la révolte des Ukrainiens de l'ouest. L'intérêt des Zoccidentaux est évidemment de bloquer ce projet russe de façon à étendre son marché, avoir accès aux ressources et aux matières premières ukrainiennes, puis à terme – poussé en cela par les USA, l'intégration du pays dans la grosse larve Europe-marché et enfin dans l'Otan, machine de guerre des multinationales yankees.

 

- Et c'est pour ça que les crapules qui nous gouvernent risquent une confrontation avec l'ours russe ?

 

- Ben oui... En oubliant que Poutine a un côté mégalo barjo et qu'il n'hésitera pas à utiliser toutes ses armes s'il se sent sérieusement menacé, par des provocations de l'Otan par exemple. La menace de l'Otan, pour lui, à présent, est à 500 km de Moscou ! L'ours acculé est très, très dangereux.

 

- TOUTES ses armes... Putaing, ça file le tracsir Victor.

 

- Eh ouais. On omet de parler d'une évidence lorsqu'il s'agit de la situation en Ukraine : c'est que la Russie est la deuxième puissance nucléaire mondiale. Elle possède 5200 têtes nucléaires, les USA en ont 5400, la France 300, Israël 200, le Royaume-Uni 160, la Chine 130, l'Inde et le Pakistan 50 à 60 chacun, sans oublier la Corée du nord avec de 6 à 12 têtes. Lien Il y a là de quoi éradiquer la vie sur la terre entière. La puissance de destruction de plus d'un million d'Hiroshima. Si ça pétait Loulle, dans les premières minutes, on compterait 1,5 milliard – ouais, milliard – de morts sous l'effet des explosions, du souffle, de la chaleur, de la radioactivité, des tsunamis. Ceux-là seraient vernis d'être pulvérisés en un dixième de seconde. Les 6 milliards d'autres regretteraient de respirer encore. Irradiés, brûlés, choqués, malades, ils erreraient sur une terre que le soleil ne toucherait plus, atmosphère pourri étant saturé de poussières radioactives, de fumés des incendies, des milliards de tonnes de terre soulevés. Une chape de nuit. La température qui chute à moins 10, moins 15 degrés, les rivières, les fleuves, les lacs, et même la mer gèlent. Pas de lumière, pas de photosynthèse, donc plus de plantes. Les derniers animaux crèveraient et seraient bouffés, comme les hordes humaines poussées à l’entre-tuer pour les quelques boites de conserves des hypermarchés éventrés. Avant de l’entre-dévorer...

 

- ...taing ! T'es pas gai aujourd'hui Victor.

 

- Réaliste Loulle. Réaliste seulement. Au bout de quelques mois, d'un an peut-être, la poussière retomberait sur une monde d'apocalypse. Alors, la couche d'ozone ayant été détruite, les ultra-violets achèveraient les derniers animaux, et surtout ces animaux à deux pattes, pelés, prétentiards et capables de toutes les prouesses pour s'autodétruire. Resteraient tout de même quelques millions de cafards, de scorpions, d'araignées, de cloportes, de crabes poilus, de ginko, d'algues, de moisissures, etc. Après quelques millions d'années, peut-être qu'une chaine évoluerait vers la vie consciente. Avec, je l'espère, au sommet, quelque chose de moins kon que l'Homme...

 

- ...taing ! Allez, buvons un coup Victor. C'est peut-être le dernier...

 

- A la nôtre Loulle ! La konnerie humaine est vraiment la seule approche que l'on puisse avoir de l'infini...

 

 

Octidi 28 germinal 222

 

Illustration: merci à Chimulus