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10/02/2014

Au bistro de la toile : François chez les Zétazuniens.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

 

- Alors Victor, voilà notre François qui va voir les Zétazuniens. Il va faire allégeance ou quoi ? Depuis que Sarko nous a remis dans le commandement de l'OTAN - cette machine de conquête au service des seuls Zétazuniens – ça y ressemble, non ?

 

- Moins que ce qu'on croit Loulle. L'Obama se cherche surtout des alliés. Et François, social-démocrate avoué, comme Obama, en butte aux mêmes oppositions intérieures, pourrait être cet « ami ». Il ne faut pas perdre de vue que les Zétazuniens n'ont pas d'alliés réels mais uniquement des intérêts communs avec certains pays. Et notamment l'Europe. Et dans ces intérêts, les Yankees considèrent l'Europe comme un vaste marché. Et seulement ça. Le redoutable traité transatlantique qui se met en place dans la plus grande opacité a pour finalité de graver dans le marbre cette vassalité de l'Europe. Les yankees ne veulent en aucune manière - comme le voulaient (le veulent encore ?!) les Français - d'une Europe puissance, tant sur le plan économique que sur les plans militaire et diplomatique. Ils ne veulent pas d'un concurrent stratégique. Leur tête de pont britannique a été imposé à l'Europe pour contrecarrer les Français dans cette volonté d'Europe puissance. Idem pour l'insistance avec laquelle ils ont agi pour l'élargissement sans limite de l'U.E. aux ex-pays de l'est et plus si affinité avec...la Turquie et l'Ukraine ! Le but étant de diluer toute volonté de puissance politique dans un vaste marché économique ouvert à tous les vents et surtout aux vents fétides des multinationales étazuniennes.

 

- Si l'Europe reste une grosse larve économique sans squelette ni frontière, Victor, c'est bien parce que la France n'a pas su y trouver des partenaires aussi ambitieux qu'elle. Á l'époque de la guerre froide, ceux-ci préféraient le confort du bouclier militaire étazunien à la construction d'une défense commune et donc d'une politique commune indépendante des Etats-Unis. Rappelons-nous l'épisode sombre pour la construction européenne de la C.E.D. (communauté européenne de défense) qui devait créer cette Europe de la défense, et donc amorcer l'Europe politique, l'Europe puissance. Ce sont les Français qui, après l'avoir initiée, l'ont rejetée !

 

- Exact Loulle. Mais aussi, en cas d'indépendance de l'Europe, les Zétazuniens craignent de se retrouver bien seuls. Car ils sont détestés partout dans le monde de par leur volonté de dominer le monde, de le moduler à leur image, de lui imposer leur langue, leur musique de merde, leur sous-culture cocamacdoholywoodienne pour mieux le mettre à leur service. Ils ne redoutent que deux pays : la Chine qui est sur le point de les dépasser en tant que puissance économique et la Russie, encore redoutable en tant que puissance militaire. Quant à l'Europe, combien de divisions ?

 

- Alors qu'est-ce qu'il va faire la-bas notre capitaine de pédalo ?

 

- Bof... S'il pouvait inciter Yahoo, Google, Amazon et consorts à payer correctement leurs impôts en France, ce serait déjà un beau succès ! Quant au « capitaine de pédalo », pas d'accord Loulle. François est plutôt un capitaine de voilier. Un voilier ne peut pas avancer face au vent, mais si son capitaine est habile, il sait se servir du vent contraire pour avancer. Ça s'appelle louvoyer : un coup à gauche, un coup à droite. On paraît s'éloigner de l'objectif, du but à atteindre, du port, mais en définitive on s'en approche, malgré et même grâce au vent apparemment contraire.

- Á condition d'avoir un but à atteindre...

 

- Ce but, pour François, c'est le recul du chômage. Il l'a déjà stabilisé. C'est tant de mieux que Sarko.

 

- À la nôtre Victor ! Et à François qui me devient sympathique à force d'être roulé dans la merde par les nullards qui crachent sur le pays qui les engraisse, les canards laquais et la presse purée vérolés par l'ultralibéralisme...

 

Duodi 22 pluviôse 222

 

Merci à Chimulus

 

 

07/02/2014

Parlons un peu nucléaire, pour casser l'ambiance des Jeux Olympoutine !

 

carte tricastin-tcherno.jpg

 

 

Pendant les rafales d'enfumage actuels : quenelles dieudonnesques, gaillardises boulevardiennes de François et maintenant jeux olympico-poutiniens, on ne parle pas des sujets qui fâchent. Il en est un qui a complètement disparu de l'actualité (mais pas de la réalité), c'est le risque nucléaire. Fukushima, c'est loin, et puis « ça n'arrivera jamais chez nous », qu'ils disent les nucléocrates. Ben voyons.

L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), faisant preuve d'un esprit d'indépendance auquel on n'est pas habitué, a fait étudier le vrai coût d'un accident nucléaire majeur (genre Fukushima ou Tchernobyl) en France. Le résultat est édifiant. La Cour des comptes en a fait état dans sa note sur le coût du nucléaire lien

Que dit la rapport de l'IRSN ? Un «accident grave, avec fusion du cœur du réacteur, mais des rejets limités, contrôlés et non massifscoûterait à la France, environ 120 milliards d’euros, 6% du PIB annuel», explique Momal (l'auteur du rapport pour l'IRSN). Sur ce total, six sont les coûts du site accidenté, 9 dus à la contamination radiologique, 11 pour le territoire contaminé à gérer. L’essentiel vient des 44 milliards résultant d’un arrêt accéléré du nucléaire et des 47 milliards des pertes économiques dues à l’image abîmée de la France, pour l’exportation de produits agricoles et le tourisme, indépendamment d’effets radiologiques réels. Sur un tel accident, le nombre de «réfugiés radiologiques», forcés de quitter leur domicile, va de zéro à 10.000 en fonction des cas étudiés.

Dans le cas d’un «accident majeur» de type Fukushima, avec des rejets massifs non contrôlés, la facture grimpe à 430 milliards d’euros. Dont 8 pour le site, 53 pour les conséquences radiologiques sur les hommes, 110 pour les territoires contaminés, 90 pour l’arrêt accéléré du nucléaire et 166 milliards pour les effets d’images, agriculture et tourisme. Le calcul est fondé sur une moyenne de 100.000 réfugiés radiologiques. Là aussi ce sont les coûts d’images et d’abandon rapide du nucléaire qui en constituent l’essentiel. «De tels coûts économiques et les souffrances humaines constitueraient un traumatisme dont l’histoire garderait la trace durant des décennies», avertit Momal.

Voilà un éclairage qui fait froid dans le dos. Et pendant ce temps, en catimini, l'arrêt de la centrale de Fessenheim - prévu pour 2017 – semble rejetée aux calendes grecques... Sans parler de cette passoire de Tricastin... lien 1, lien 2

Oui mais on a les jeux olympiques !

 

« Visitez la Provence ! 

Ses ruines nucléaires

Ses eaux radioactives

Ses cancers foudroyants…

Ses enfants mutants

à deux têtes et six bras

 

Ses fraiches jeunes filles

aux quatre nichons.

 

Allez-y !

Vous n’en reviendrez pas ! »

 

Nonidi 19 pluviôse 222

 

Illustration X - Droits réservés

 

P.S. - Une importante information lien

 

06/02/2014

« Sotte ! Chie » Donnez au peuple du pain et des jeux.

anneaux olympiques sanglants.jpg

 

 

 

 

Allez, haut les cœurs ! (Haut-le-cœur plutôt). Le grand cirque blanc à tonton Poutine va commencer. Cinquante milliards de dollars jetés en l'air pour Sa gloire. Des milliers d'hectares ont été saccagées, des milliers de quasi-esclaves ont trimé pour quelques kopecks (quand ils ont eu la chance d'être payés !), des dizaines de milliers de flics et de troufions mobilisés pour assurer la « sécurité » (et la surveillance !) des centaines d'athlètes, des milliers de plumitifs et des centaines de milliers de spectateurs. Avec en épée de Damoclès la menace d'attentats spectaculaires et sanglants...

 

Putaing, on va en bouffer de la propagande !

 

La plus grande escroquerie mentale, c’est de faire croire que les « J.O. » sont une fête de la jeunesse, un instant de paix mondiale.

 

Les J.O., sont nés dans la cervelle d’un baron aux idées plus que douteuses : raciste, sexiste, admirateur et protégé d'Hitler. Le C.I.O., multinationale bourrée de thunes, domicilié évidemment en Suisse, ne payant pas d’impôts, a été dirigé pendant des années par Samaranch, fruit délicat du franquisme à qui l’on doit la forme moderne, c’est-à-dire totalement dévolu au fric roi, des J.O., avec les droits télé et les partenariats.

 

Les J.O. représentent l’embrigadement, le nationalisme le plus chauvin, une compétition sous-tendue par les drogues fournies par les grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux et grassement commissionnés par les marchands d’inutile.

 

Les villages olympiques sont des ghettos où les robots programmés ne se rencontrent jamais, ne se côtoient pas, ne se parlent pas. Surveillés qu’ils sont par des « entraineurs  kapos ».

 

Le sport vu par le père Coubertin (Baron Pierre de…), ça a toujours plu aux dictateurs : plus haut (pendre les dissidents), plus vite (débarrasser le pays des opposants), plus fort (taper sur ceux qui osent ouvrir leur gueule)

 

Et les sportifs là-dedans ? Parce qu’il y en a qui y croient, qui se décarcassent pour le rêve d’une médaille… Ils sont des marionnettes… Ce sont des champions élevés en batterie, c’est pas du nourri sous la mère ! La course aux médailles – pour l'honneur et la gloire du drapeau (et des sponsors!) - a imposé une sélection des athlètes dès le berceau et des rythmes d’entraînement totalitaires. On n'est pas loin de la servitude volontaire...

 

L'idéologie sportive concentre toutes les tares de l'ultralibéralisme. La performance à tout prix, la compétition sans merci, écraser l'autre pour gagner, en trichant si l'on est assez malin (ou bien « coatché ». C'est l'image de la vie en « Ultralibéralistan » : la lutte de tous contre tous, le chacun pour soi, l'égoïsme exacerbé. L’univers de l’entreprise est irradié par cette idéologie de la confrontation sans merci, par ces images de chocs, d’affrontements, de stages physiques, de préparations au combat économique, de constitutions d’équipes de collaborateurs offensifs « coachés » par des directeurs de ressources humaines inspirés . Non mais, vous les avez vu, ces tarés, faire des stages commandos avec d'anciens légionnaires trop heureux d'en faire baver aux « pékins » en leur prenant du pognon !

 

Seulement les Jeux Olympiques sont, avec la coupe du monde de foute, une des caisses de résonance les plus efficaces de marketing international, car ils touchent des milliards de personnes sur l'ensemble de la planète. Il ne faut pas s'étonner si des états, comme hier la Chine, aujourd'hui la Russie, qui ont une conception pittoresque des droits de l'humain, se servent de ces manifestations pour policer leur image et légitimer leur pouvoir.

 

Jeux Olympiques ? Vafenculo...

 



Octidi 18 pluviôse 222

 

 

Photo X – Droits réservés

 

04/02/2014

PMA et GPA à leur place : la poubelle.

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« La fuite est parfois une victoire » disait Napoléon. Eh bien, concernant la loi famille, ce que certains appellent reculade est une victoire. Pas la victoire des quelques dizaines de milliers de réacs qui ont défilé, mais une victoire de la lucidité et du bon sens. Cette loi – positive par bien des aspects et notamment sur le statut du beau-père et de la belle-mère – était (est?) suicidaire pour le gouvernement car elle réveille des ferments de cassure grave, voire de guerre civile dans le pays. Parce que, n'en déplaise aux rodomontades de Valls et de François, elle est la porte grande ouverte à ces horreurs que sont la marchandisation du corps des femmes avec la PMA, à la marchandisation du bébé-produit avec la GPA. Car ne doutons pas que les puissants lobbies gravitant autour des associations genre LGTB vont agir pour réintroduire ces horreurs.

 

Il faut avoir le courage de ses choix. La sexualité implique plaisir et procréation. Certaines personnes – et elles en ont parfaitement le droit – choisissent en toute liberté et en toutes connaissances de conséquences, une sexualité basée sur le seul plaisir et qui, par essence même, exclut la procréation, et donc les joies réelles d'avoir, d'élever, de vivre en symbiose avec des enfants. C'est leur choix, et chacun le respecte. Mais il est totalement incohérent et illogique de prétendre à une paternité ou une maternité artificielle basée sur une opération commerciale.

 

Un couple de lesbienne a parfaitement les moyens physiques d'enfanter, chacune d'elles pouvant se faire mettre naturellement enceinte par un ami, homo ou non, prêt à se « sacrifier » pour ce résultat ! Inutile donc de passer par la méthode particulièrement dégradante de la PMA, qui est celle des vaches, des juments et des brebis.

 

Quant à ceux qui ont pu former dans leur tête et de mettre en œuvre le projet de louer le ventre d'une femme pour se faire fabriquer un bébé-produit, un enfant-marchandise à travers la GPA, qu'ils aillent donc dans les pays - Etats-Unis, Ukraine, Inde – où ces pratiques sont permises. Et surtout qu'ils y restent.

 

 

 

Sextidi 16 pluviôse 222

 

 

 

Merci à Deligne

 

 

03/02/2014

M’ame Michu et M’ame Chazotte : l’apéhèma et l’agépéa.

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- Dites-moi, M’ame Chazotte, vous avez vu tout ce monde à Paris et à Lyon, avec de belles pancartes roses. Bien propre sur eux, avec souvent des ribambelles de petits. Sur leurs pancartes, ils gueulaient contre PMA et GPA. Mais c’est quoi ces PMA et GPA dont on nous rebat les oreilles ? PMA, c’est Petite Maison Accueillante, je suppose ? Une maison de retraite où les vieux ne sont pas que de la marchandise. Et GPA, c’est quoi ? Généreux Plan d’Assistance aux vieux ? Ben ils font des progrès moi je trouve les politiques. Quand même, la gauche, c’est autre chose…

 

- Ben, je vois que vous planez toujours, M’ame Michu. « Heureux les simples d’esprit… » qu’il a parait-il dit l’Autre. Faut dire que c’est lui qui a inventé ces conneries : le mec, il serait né d’une mère porteuse supposée vierge inséminée artificiellement par le célèbre docteur Saint-Esprit ! Non, M’ame Michu, PMA, ça veut dire Procréation Médicalement Assisté.

 

- Ah ! Donc, quand j’étais jeune et que le docteur Langougnole me mettait sa…, enfin, son…, pour me soigner qu’il disait, il faisait de la PMA ?

 

- En quelque sorte M’ame Michu. Mais c’est moins romantique que les traitements pittoresques du bon docteur Langougnole. La PMA, c’est engrosser artificiellement une femme que la nature n’a pas équipé pour.

 

- Comment ça ?

 

- Comment ? Ben, au lieu d’écarter les cuisses sous un rude gaillard, comme tout le monde, elle les écarte devant un toubib qui lui refile dans la boite à bonheur un embryon congelé.

 

- Comme chez Elie alors, mon cousin paysan d’Ariège. L’inséminateur vient avec sa blouse verte, soulève la queue de la vache qui a ses chaleurs et lui enfonce une grosse seringue et même tout le bras. Et ben, je vais vous dire M’ame Chazotte, la vache n’a pas l’air très heureuse… Elle regrette l’époque de Topino. C’était le taureau d’Elie…

 

- Voilà. Vous avez tout compris M’ame Michu. C’est tout pareil. Bonjour le romantisme, bonjour l’amour…

 

- Et la GPA, c’est quoi ?

 

- La GPA, ça veut dire Gestation Pour Autrui.

 

- Compris. C’est pareil, mais pour les truies.

 

- Ah ! Ah ! Ah ! C’est beau l’humour naïf, M’ame Michu. On pourrait dire aussi GPA = Grosses Putes Avides. Ce sont des femmes avides de pognon qui louent leur ventre. Les putes, elles, ne louent que leur chatte, et pour quelques minutes seulement. Mais les « Gestationneuses Pour Oh ! Truies » louent carrément leur ventre entier pendant neuf mois, pour faire un chiard qu’elles refileront à leurs clients, contre pas mal de thunes. Au Zétazunis, on peut choisir sur catalogue !

 

- Mais c’est dégueulasse M’ame Chazotte ! C’est une sordide affaire commerciale ! Et comment qu’ils font ?

 

- Ben, ils refilent dans l’utérus de la porteuse un ovocyte de la cliente – ou d’une autre donneuse qui se fait sortir du bide ses ovules pour les vendre. Ovocyte fécondé dans des petits tubes en verres avec le foutre du mari, ou d’un vendeur de foutre si le mec a les œufs clairs !

 

- Ben ça alors ! Ben ça alors ! De mon temps, M’ame Chazotte, quand une femme ne pouvait pas se faire engrosser par son homme, elle s’arrangeait autrement, discrètement. Les facteurs, les employés de l’EDF ou du gaz portaient haut la réputation du Service public, et les plombiers celui du privé !

 

- Et ça ne coûtait rien à la Sécu…

 

- Oui mais, ces femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfants, comme ça elles peuvent profiter des joies de la maternité… Pareil pour les couples d’homos puisqu’ils se marient maintenant.

 

- Egoïstement M’ame Michu. Egoïstement. Parce qu’elles/ils veulent pour elles ou pour eux les – comme vous dites – « joies de la maternité ». Sans penser au devenir du gosse à venir. Elles/ils revendiquent le droit Á l’enfant, et pas les droits DE l’enfant. Et puis, vous croyez qu’il n’y a pas assez de gosses sur Terre ? On est déjà entre sept et huit milliards par « les voies naturelles ». Faut encore en faire d’autres artificiellement ?

 

- C’est ben vrai ça…

 

- Je vais vous dire M’ame Michu. La sexualité a deux fonctions : procurer du plaisir ET procréer. Les deux étant liés : sans le plaisir croyez-vous que les femmes et les hommes se livreraient à cette gymnastique cocasse et passablement ridicule qu’on appelle « faire l’amour » ? La grande majorité de l’humanité accepte cette dualité : plaisir ET procréation. Une petite minorité ne prend de ce diptyque qu’un seul volet - le plaisir – en s’affranchissant volontairement des contraintes du second – la procréation. Or cette minorité, au fort pouvoir d'influence, veut maintenant aussi accéder à ces joies indéniables que sont la présence d’un petit être dans la famille. Mais sans en payer le prix : croyez-vous que nous, les femmes, sans le hochet du plaisir on supporterait de se déformer, de dégueuler pendant 9 mois, de souffrir le martyre pour expulser un lardon ? Puis de se décarcasser pour l’élever ? Il faut être maso pour ça... Il faut être cohérent, non ?

 

- Ben c’est vrai ça. Ils ou elles veulent le beurre et l’argent du beurre…

 

- Et le cul de la fermière ou du fermier par-dessus le marché !

 

 

Quintidi 15 pluviôse 222

 

Photo X – Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

C'est une femme qui monte dans un autobus bondé. Elle s'approche d'un monsieur assis et lui dit : 
- Pourriez-vous me laisser votre place, s'il vous plaît, je suis enceinte ? 
L'homme répond : 
- Oui, bien sûr. 
Il se lève et lui laisse sa place, puis demande : 
- Mais ça ne se voit pas du tout. Ça fait combien de temps ? 
Et elle répond : 
- Dix minutes. Mais ça m'a coupé les jambes !

 

31/01/2014

François, dis-le aux Rosbifs: à midi, je mange du cheval.

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Tè ! Hier, j’ai mangé des lasagnes. Pas Findus pour deux ronds mais faites maison, avec du cochon de Lozère, de l’ail, des herbes, du fromage du Cantal et tout ce qu’il faut. Un bonheur ! Et à midi, c’est filet de cheval façon tournedos, acheté chez Maurice, le boucher chevalin qui vient chaque semaine au marché. Il ne vend que des Comtois, ces puissants chevaux de traits couleur châtain clair agrémentés d’une superbe parure – crinière et  queue – blonde. Ces bestiaux courent sans contrainte dans les prairies de Lozère. Je me régale de les voir s’ébattre l’été, et je me délecte de les déguster ! Ben ouais… C’est comme ça la nature humaine. François, tu peux le dire aux Rosbifs puisque tu vas les voir aujourd’hui !

 

Parce c’est bon le cheval ! Une belle viande d’un rouge sombre, très goutue, bien poivrée et juteuse à souhait. Je vais le déguster, mon filet, avec des frites coupées gros, à la main, et salées à souhait. Le pied !

 

Pour dire qu’« ils » me gonflent les aliboffis tous les peine-à-jouir qui, profitant des magouilles des gougnafiers de l’industrie agro-alimentaire jettent l’opprobre sur cette viande excellente, meilleure que celle des vaches (le bœuf est une appellation aussi erronée que trompeuse : il n’y a plus de bœufs, c’est-à-dire des taureaux castrés, seulement des vaches). N’oublions pas que si la race équine existe encore depuis le tracteur, c’est grâce à nous, les bouffeurs de chevaux ! Et…aux margoulins des courses de canassons. Environ 30% des chevaux abattus sont des poulains de trait élevés pour la boucherie (comme mes beaux et bons Comtois de Margeride), 20% des chevaux de trait adultes réformés (débardage, ramassage d’algues, labours de vignes escarpées, etc.), et le reste, soit la moitié, des chevaux « de course » réformés. 80% de ces derniers sont des trotteurs âgés de moins de dix ans dont 20 % des poulains de moins de deux ans, soit des animaux encore jeunes.

 

Les premiers, c’est tout du bon, les deuxièmes c’est correct, les derniers (les plus nombreux) c’est plus douteux. Pour satisfaire plus que largement aux besoins des champs de courses, on fait naître selon les années de 11.000 à 13.000 chevaux de compétition potentiels, pour le trot attelé ou monté. Seulement 20% de ces chevaux seront qualifiés, les autres finiront évidemment à la boucherie. Les éleveurs les inscrivent au chapitre pertes comptables, les larguent sans soins dans des prairies où ils bouffent ce qu’ils peuvent jusqu’à ce qu’un chevillard les achètent pour quelques poignées de figues et les mettent dans le circuit boucherie. C’est comme ça. Il n’y a pas de sensiblerie dans le milieu des « amis de la race équine ». Le monde hippique est comme toute notre société où règne le tout puissant dieu Profit. Les jockeys et les entraîneurs se prétendent des « hommes de cheval », les parieurs fantasment sur le pognon facile, les vétérinaires testent leurs drogues sur les canassons, les sociétés de pari et les éleveurs s’enrichissent, et n’oublions surtout pas l’Etat qui se gave de taxes (de 60 à 80% du total de sommes pariées qui tournent bon an mal an autour de 10 milliards d’euros !)… Tout cela sur le dos du cheval. Voilà la sordide réalité !

Alors les cris d’orfraie des Rosbifs et autres qui s’offusquent que des gens mangent du cheval, eh….

 

Photo X - Droits réservés

 

Duodi 12 Pluviôse 222

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C’’est un fermier de Margeride. Il était triste car son cheval ne riait plus, il mit une pancarte disant : « J'offre 1000 € a qui redonnera la joie de vivre a mon cheval. »


Un homme se présenta, alla voir le cheval et se mit à lui chuchoter à l'oreille. Le cheval fut plié de rire ! Et le gars empocha ses 1000 € !


Trois jours après le fermier téléphona au gars car son cheval riait bruyamment, sans arrêt et empêchait tout le monde de dormir. Il lui proposa donc : « Si tu le calmes je te donne 5000 € ! »

 

L'homme alla voir le cheval et 10 mn plus tard l’animal était effondré en larmes, couché sur le coté.

 

- « Voila dit le gars au paysan, par ici la monnaie ! »


Le paysan dû payer et demanda :

- « Je vous ai payé mais je voudrais vous poser une question?

- Oui.

- Qu'avez vous dit a mon cheval ? »

Le gars répond :

« la 1ere fois je lui ai dit que j'en avais une plus grosse que lui. Et la seconde fois, je la lui ai montrée ! »

 

29/01/2014

Lu dans Bakchich : 1984-2014, Orwell s’est juste trompé de 30 ans…

arme-redoutable.jpg

 

 

Il n’y a pas que de la presse purée et des canards laquais. Seulement il faut les chercher les bons vecteurs d’information. Ils ne pullulent pas. Bakchich est un de ceux-là. On peut y trouver une lettre de George Orwell du 18 mai 1944, où le génial visionnaire explique où il est allé puiser la source de son inspiration pour « 1984 ». Je ne résiste pas au devoir de vous la faire connaitre et, je pense, apprécier :

La collection « George Orwell ; a life in letters » constituée par Peter Davison et éditée chez Liveright, contient un document considéré comme le point de départ de la démarche qui mènera le journaliste-chroniqueur-romancier british à son œuvre magistrale, le roman « d’anticipation » 1984 qui paraîtra le 8 juin 1949.

Il s’agit d’une réponse de Eric Arthur Blair – son vrai nom – à une lettre de l’un de ses admirateurs, un certain Noel Willmett qui l’interroge sur l’évolution politique du monde, l’issue de la guerre étant encore très indécise au moment de cet échange épistolaire.

 

« Cher Monsieur Willmett,

Grand merci pour votre lettre. Vous me demandez si le totalitarisme, le culte du héros providentiel etc. sont réellement en progression en soulignant que cela ne semble pas être le cas dans ce pays et aux USA.
Je m’autorise à répondre que je crois, ou que je crains que d’un point de vue global, ces choses gagnent du terrain. Certes, il ne fait pas de doute qu’Hitler disparaîtra bientôt. Mais seulement au prix d’un renforcement (a) de Staline, (b) des millionnaires anglo-américains et (c) de toutes sortes de petits chefs du genre de Gaulle. Partout les mouvements nationalistes, y compris ceux nés dans la résistance à la domination allemande, semblent adopter des formes non-démocratiques pour s’unifier autour d’un super-leader (Hitler, Staline, Salazar, Franco, Gandhi, de Valera en constituent de parfaits exemples) et de faire leur, la théorie selon laquelle la fin justifie les moyens. 

Partout, le mouvement mondial semble aller dans le sens d’économies centralisées qui peuvent ‘fonctionner’ de la sorte dans un sens purement économique, mais qui ne sont pas organisées démocratiquement et qui tentent d’instaurer un système de castes. S’y ajoutent les horreurs d’un nationalisme émotionnel et la propension à méconnaitre l’existence d’une réalité objective dès lors que tous les faits doivent se fondre dans les paroles et les prophéties d’un leader infaillible.

 En un sens, l’histoire a déjà cessé d’exister. i.e. rien ne ressemble plus à une histoire contemporaine qui puisse être universellement admise et les sciences exactes sont menacées au fur et à mesure que la nécessité militaire réduit les possibilités d’information. Hitler pourrait parfaitement affirmer que les juifs ont commencé la guerre, ce qui deviendra sans doute l’histoire officielle s’il survit. Il ne peut toutefois pas affirmer que 2 et 2 font 5. Ne serait-ce que, pour des raisons balistiques, 2 et 2 doivent continuer à faire 4. Mais si l’environnement mondial devient ce que je crains, un monde de deux ou trois super-états incapables de se conquérir les uns les autres, 2 et 2 pourrait bien faire 5 si le führer l’exige. Ceci, pour autant que je sois en mesure de comprendre, est la direction dans laquelle nous nous dirigeons actuellement, bien que le processus soit évidemment réversible.

Quant à l’immunité de l’Angleterre et des USA, quoi que puissent affirmer les pacifistes de tous crins, nous ne sommes pas encore totalitaires et c’est heureux. Je crois très profondément comme je l’ai expliqué dans mon livre Le Lion et la Licorne *, dans les vertus du peuple anglais et sa capacité à centraliser son économie sans pour autant détruire la liberté. 

Mais il faut tout de même se souvenir que l’Angleterre et les USA n’ont pas été véritablement mis à l’épreuve. Ils n’ont pas réellement connu la défaite ou de grandes souffrances, et il y a de mauvais signes à mettre dans la balance avec les bons. 

 

Les intellectuels paraissent plus perméables au totalitarisme

que le reste du peuple

 

A commencer par l’indifférence générale envers le déclin de la démocratie. Vous rendez-vous compte par exemple que les personnes âgées de moins de 26 ans ne votent pas en Angleterre, et que, pour autant qu’on puisse s’en rendre compte, la plus grande partie de cette classe d’âge, n’en a strictement rien à faire. 

Deuxièmement il y a le fait que les intellectuels paraissent plus perméables au totalitarisme que le reste du peuple. Globalement, l’intelligentsia britannique s’est opposée à Hitler mais au prix d’un Staline en échange. La plupart de ses membres sont réceptifs à des méthodes dictatoriales, à la police secrète et la falsification de l’histoire etc…aussi longtemps qu’ils penseront que c’est pour « notre » bien. 

Bien sûr, l’affirmation selon laquelle nous n’avons pas de mouvement fasciste en Angleterre, signifie dans une large mesure qu’ils cherchent leur Fuhrer ailleurs. Personne n’est certain que ça demeurera ainsi, ni que d’ici dix ans, le peuple ne pensera pas comme les intellectuels d’aujourd’hui. Je pense que non ; j’ai même confiance dans sa capacité à dire non mais si c’est le cas, ça ne se fera pas sans combat. Si quelqu’un se borne à proclamer que tout va pour le mieux et ne met pas le doigt sur les aspects sinistres, il contribue simplement à en rendre l’issue plus probable.

Vous me demandez également, pourquoi je soutien la guerre si je pense que le monde va vers le fascisme. C’est le choix entre deux maux et je suppose que c’est le cas de toute guerre. J’en connais assez sur l’impérialisme britannique pour le détester. Mais je le soutiendrai contre le nazisme ou l’impérialisme japonais comme un moindre mal. De la même façon que je soutiendrai l’URSS contre l’Allemagne car je pense que l’URSS ne peut pas échapper à son passé et conserve assez d’idées de la révolution pour en faire un phénomène plus prometteur que l’Allemagne Nazie. Je pense et je n’ai jamais cessé de penser depuis le début de la guerre, en 1936 puis plus tard, que notre cause est la plus juste, ce que nous devons nous employer à démontrer, ce qui implique une remise en cause constante.

Sincèrement vôtre

Geo. Orwell   » 

 

• Ecrit en 1941 ; extrait : Au moment où j’écris, des hommes civilisés volent au-dessus de moi, tentant de me tuer. Ils ne ressentent aucune animosité contre moi en tant qu’individu, ni moi contre eux. ‘Ils font simplement leur devoir’ comme l’on dit. Je suis certain que la plupart d’entre eux ont bon cœur et respectent la loi et n’envisageraient jamais de commettre un assassinat dans leur vie privée. D’un autre côté, si l’un d’eux parvient à me mettre en pièces grâce à une bombe bien placée, ça ne l’empêchera pas de dormir. Il sert son pays qui a le pouvoir de l’absoudre….

 

Lire: Vents stellaire, tempête sur la vie privée et Patriot act, merci Edward Snowden

 

Décadi 10 pluviôse 222

 

Illustration : merci à Pakman

28/01/2014

Au bistro de la toile : l'Ukraine pour les nuls !

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- Ah ! Victor, v'la le Poutine qui rencontre aujourd'hui nos redoutables « patrons » de l'Europe: Barroso et Van Rompuy, épaulés par la sulfureuse Ashton ! P'teng, il doit être impressionné le tsar !

 

- A peu près autant qu'un renard dans un lapinier... Sujet obligatoire : l'Ukraine.

 

- J'y comprends rien à ces histoires d'Ukraine, Victor. Pourtant, «ça m'interpelle » comme on doit dire en nov'langue. Disons que ça me fait réfléchir : ces gens manifestent depuis des semaines, dans un froid de canards sauvages, face à des légions de bourres particulièrement brutaux. Et ceci pour qui, pourquoi ? Pour se rapprocher de...l'Europe !

 

- J'ai les mêmes interrogations que toi Loulle. Nous, à longueur de palabres, à longueur de colonnes, nous crachons sur cette Union Européenne que nous rendons responsables de tous nos maux. Et pendant ce temps, à trois heures d'avion de chez nous, des gens rêvent de l'intégrer et certains se font tuer pour la rejoindre. Je t'avoue que cela me met un coup sur la cafetière. Bouffis dans notre confort, nous avons oubliés que c'est grâce à l'Europe – même mal foutue, même exécrable sous certains aspects – que nous sommes en paix, en PAIX depuis soixante ans. Et nous ne voulons pas voir que si l'Europe disparaît en tant qu'institution, il ne faudra pas vingt ans pour que la France et l'Allemagne deviennent de nouveau ennemis ! Je dis bien ennemis Loulle. Avec tous les germes de catastrophe que cela implique...

 

- J'ai fait le même raisonnement que toi Victor. Mais l'Ukraine ? Qu'est-ce qu'on en fait de ces gens qui rêvent de nous rejoindre ? On leur dit merde ? On les laisse sous la coupe des Ruskofs ?

 

- C'est pas facile Loulle. Géographiquement, l'Ukraine est située entre la Russie et une ligne frontière formée par la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie et la Roumanie. Autrement dit, entre la Russie et l'Union européenne, entre Moscou et Bruxelles. Cette dichotomie se retrouve au niveau de la population comme de l’économie. La moitié ouest de ce grand pays de près de 50 millions d'habitants est très proche de l'Europe et est peuplée de gens qui parlent la langue ukrainienne. Mais la moitié est et la Crimée sont proches de Moscou et sont peuplés d'une majorité de russophones. Le président actuel – élu (presque !) démocratiquement ne l'oublions pas – appartient à cette population de l'est.

Économiquement, l'ouest est agricole, mais c'est à l'est que se trouventtoutes les grandes entreprises, en particulier la sidérurgie et les métallurgies lourdes, ayant besoin de se moderniser (donc de l'Europe) mais largement tributaires de la Russie en tant que marché. Par ailleurs, les Ukrainiens ont sous les yeux l'exemple de la Pologne, pays voisin équivalent : à la sortie du communisme, disons l'année 1990, le PIB par tête de l'Ukraine (exprimé en euros courants) représentait 92 % de celui de la Pologne. Vingt ans plus tard, il équivalait à moins d'un quart. Entre les deux ? Réformes politiques et économiques d'un côté, glaciation et corruption de l'autre. Mais surtout Europe d'un côté, isolation de l'autre... Enfin, l'économie de l'Ukraine est largement tributaire du gaz russe...dont les robinets sont à Moscou ! Poutine les tient par là.

 

- Alors, on les laisse tomber ?

 

- Sûrement pas, mais il serait dangereux et d'une hypocrisie sordide de leur faire miroiter une adhésion que Moscou n'acceptera jamais.

 

- Pourquoi ?

 

- Pour des raisons qui ne sont pas économiques. La Russie aurait elle-même tout intérêt à intégrer une vaste zone de libre-échange européenne « de l'Atlantique à l'Oural » comme disait De Gaulle, et même de Lisbonne à Vladivostok. Mais le « niet » est à un autre niveau.

 

- Explique.

 

- Eh bien l'adhésion de l'Ukraine à l'Europe s'accompagnerait logiquement d'une adhésion à l'Otan ! Et ça – la présence d'une alliance militaire sous la coupe des USA à leur frontière - les Russes ne l'accepteront jamais.

 

- Autrement dit, derrière ce pataquès, on trouve encore les griffes des yankees... Bon. A la nôtre tout de même !

 

 

Nonidi 9 pluviôse 222

 

Merci à Chimulus

 

27/01/2014

Il s'en est passé des choses ce ouiquinde !

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Des futiles : les péripéties sentimentales de Normalou... On s'en fout.

 

Des utiles : le ministère de l’Agriculture s’engage à exclure les semences de ferme de la loi sur la contrefaçon. Le gouvernement a fait une déclaration claire : « il présentera un amendement afin que les semences de ferme ne soient plus concernées par la loi contre les Contrefaçons ». C'est sans conteste une victoire du bon sens contre la volonté de main-mise des multinationales semencières. Une victoire de Kokopeli et de la Confédération paysanne. Une victoire des paysans face à l'agro-industrie mais aussi une victoire des citoyens qui refusent de céder leur droit légitime à une alimentation saine et variée aux monstres cupides de l’agroalimentaire multinational. Attendons tout de même le texte de loi, car les lobbies sont déjà à l’œuvre.

 

Des dangereuses : la manif de tout ce que la France compte de fachos : groupuscules d'extrême-droite, FN, ultra cathos, royalistes, admirateurs de Dieudonné, quenellistes, bonnets rouges manipulés par le patronat le plus cupide, anti mariage-pour-tous, anti-IVG, putchistes ouvertement revendiqués et tutti quanti. Ces gens-là sont les ennemis déclarés de la république. Il ne s'agit pas de finasser avec cette lie de la nation, Valls. Si tu veux dérouiller les articulations de tes flics, c'est le moment de taper et de taper fort. Pas d'indulgence ni de molesse avec les ennemis de la liberté.

 

Des réjouissantes : en Tunisie, l'Assemblée nationale constituante a définitivement adopté, tard hier soir, la nouvelle Constitution du pays qui jette les bases d'un État authentiquement démocratique. Tous les Tunisiens et Tunisiennes s'y retrouvent. Pour la première fois dans le monde arabe, ce texte fondateur introduit un objectif de parité entre hommes et femmes, notamment dans les assemblées élues. De plus la place de l'Islam est reconnue mais n'est pas prépondérante. Un grand bravo aux Tunisiens et Tunisiennes pour leur combat exemplaire.

 

Des qui flanquent un grand coup de pied au cul aux peine-à-jouir du soi-disant « déclin français » : la victoire formidable de cette équipe de France de hand-ball qui renverse tout et tous sur son passage, avec la niaque et le sourire en plus.

 

Des toutes personnelles : les langoustes à l'armoricaine et le baeckeofe étaient excellents et ont réjoui tous mes invités !

 

Elle est pas belle la vie !

 

 

Octidi 8 pluviôse 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

23/01/2014

Au bistro de la toile : loi contre le cumul des mandats.

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- Eh ! Victor, t’as vu : ils l’ont votée finalement cette fameuse loi contre le cumul des mandats. C’est plutôt une bonne chose, non ?

 

- C’est évidemment ne bonne chose Loulle, mais c’est bien trop timide, bien trop restrictif. Parce que si elle interdit le cumul d’un mandat de parlementaire avec celui de maire ou de président d’une grande institution régionale, elle passe à côté de ce qui crée ce cancer de notre démocratie qu’est le cumul dans le temps des mandatures. Ce qui génère des dynasties de parlementaires, de maires, de président de conseil généraux, voire régionaux. Pourtant cette limitation dans le temps de l’exercice du pouvoir a été voté en commission des lois, bien que pour les seuls parlementaires, laissant la bride sur le cou aux maires. Mais elle a été évacuée dans la loi sur ordre du gouvernement.

 

- Tu parles, tous en croquent. Combien sont-ils, en France dans cette « classe politique » qui se coopte, se conforte, se tient par la barbichette par toutes sortes de connivences et de compromissions, au-delà des clivages politiques. La gamelle est trop bonne : on fait semblant de se carcagner, mais sur l’essentiel – privilèges des élus, régimes retraites très particuliers, etc. – ils se retrouvent toujours !

 

- C’est ça la professionnalisation de la politique. Être élu est devenu un métier juteux. Et cette professionnalisation a généré une oligarchie – en grec : commandement de quelques uns – de quelques centaines de politicards, en majorité mâles, qui se partagent les mandats parlementaires et territoriaux… Ce sont des gens qui vivent de la politique, qui confisquent le pouvoir, le pognon, et la parole. Ceci concerne 81% des sénateurs et 85% des députés ! Si tu veux la liste des champions toutes catégories, tu l’as là : lien 

 

- Cet accaparement de tous les postes par des gens sortis du même moule- énarque-fonction publique- enseignement - sclérose la vie politique.

 

- Ce n’est pas avec cette loi au rabais que l’on retrouvera la vision politique de Robespierre : « un ordre de choses (…) où l'ambition soit le désir de mériter la gloire et de servir la patrie; où les distinctions ne naissent que de l'égalité même; où le citoyen soit soumis au magistrat, le magistrat au peuple, et le peuple à la justice; où la patrie assure le bien-être de chaque individu et où chaque individu jouisse avec orgueil de la prospérité et de la gloire de la patrie; où toutes les âmes s'agrandissent de la communication continuelle des sentiments républicains, et par le besoin de mériter l'estime d'un grand peuple. »

 

- Allez. A la nôtre tout de même.

 

 

Quartidi 4 pluviôse 222

 

Merci à Chimulus

 

22/01/2014

Ail-avé-drime : qu’une énorme avalanche engloutisse Davos !

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Ça y est. C’est la grand messe de l’oligarchie qui pourrie le monde. C’est le forum de Davos. Ils sont là haut,  quelques 2500. Tous nuisibles à plus ou moins grande échelle. Ils sont entièrement responsables de la merde économique dans laquelle le monde entier se débat. Une crise d’ailleurs programmée, organisée et dirigée par eux et qui les engraisse! Ils prétendent pourtant continuer à régir l’existence de 7 milliards d’individus, dont 95% subissent les conséquences des méfaits de ces voyous en col blanc.

 

Cette année, ils vont – entre autres magouilles – plancher sur « les dangers que représente l’aggravation des inégalités pour la stabilité mondiale ». Attention, ce qui les inquiète, ce ne sont pas les inégalités, ni même leur aggravation ! De ça, ils s’en tamponnent le fondement comme de leur première rolex. Non, ce qui leur fout les flubes, ce sont LES DANGERS (pour eux) que représente « l’aggravation des inégalités pour la stabilité mondiale ». Ce qu’ils appellent « stabilité mondiale », c’est le maintien sans trop de problème de leur mainmise sur l’économie du monde. Que les pauvres s’appauvrissent un peu plus, ils s’en branlent complètement, mais que les esclaves du Bangladesh ou du Cambodge foutent le feu aux usines qui les exploitent jusqu’à la mort, ça oui ça les chagrinent ! Et ils ne sont pas tranquilles, comme s’il y avait des cailloux dans leur caviar. Voilà-t-il pas qu’ils fientent dans leurs calbars parce qu’ils sentent et redoutent la rugosité du chanvre de la corde les « maitres du monde » ! La première centaine des personnes les plus riches du monde possèdent autant que la moitié de la population la plus pauvre du monde !

 

Qui sont-ils pour prétendre à cet extraordinaire pouvoir ? Qui les a élus ? Qui représentent-ils ? Devant qui sont-ils responsables ? Ils sont les représentants de quelques centaines d’officines financières et de compagnies multinationales qui mettent la terre en coupe réglée, qui réduisent au quasi esclavage l’essentiel de l’humanité, au profit de quelques milliers, allez, soyons large, quelques dizaines de milliers de parasites. Élus par personne évidemment si ce n’est par ces cercles mafieux qui se camouflent sous le nom de « conseils d’administration ».

 

Ils sont les « apôtres » de la mondialisation, de la dérégulation sans freins, de la croissance à tout crin. Résultat de l’action de ces nuisibles : la planète dévastée, le climat déréglé, la clochardisation généralisée des populations laborieuses, l’accaparement des richesses mondiales au profit d’une poignée d’escrocs cupides et veules, la défaite des démocraties, le règne des dictatures, l’abrutissement des foules par l’obscurantisme religieux. Quant aux « politiques » qui se montrent à ce bal des sorcières, ils ne sont que les marionnettes de ces crapules. Les Français ont la décence de ne pas trop s’y montrer. François n’ira pas, mais trois ministres feront néanmoins le déplacement : Pierre Moscovici (finances), Laurent Fabius (affaires étrangères) et Fleur Pellerin (économie numérique).

 

Oui, vraiment, ail-avé-drime : qu’une énorme avalanche engloutisse Davos !

 

Tridi 3 pluviôse 222

 

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21/01/2014

Classe politique, médias… Je t’aime. Moi non plus !

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Un bel étalage de canards laquais(és)

 

Ils sont pas beaux, eux ! On dirait les ravis de la crèche… « Eux », ce sont les bavards des  canards laquais et de la presse purée. Ce qui les fait tomber sur le cul, c’est qu’une enquête « auprès d’un échantillonnage représentatif de la population française » vient de révéler (?!) une fois de plus le rejet massif de la « classe » politique et de la presse.

 

La classe politique… Tout est dit dans ce terme. Cette classe, c’est le tiroir du haut. Non, t’en fais pas, tu n’y es probablement pas toi, moi non plus ! Pour être dans cette « classe », il faut être passé par les usines à « élites » de la république : ENA, Polytechnique, Sciences-Po, HEC et quelques autres « grandes écoles » se comptant sur les doigts de la main. A défaut, il est convenable d’être enseignant, fonctionnaire ou toubib. Mais il est totalement rédhibitoire pour espérer intégrer cette « classe » d’être ouvrier, paysan, employé, voire chef de petite et moyenne entreprise, commerçant ou artisan. Bien sûr, il y a le passage – hélas encore obligatoire ! – par le suffrage de la populace. Mais avec les thunes, l’entregent, les coteries encore appelés « partis politiques » et une bonne dose de mauvaise foi et surtout peu de scrupules, on y arrive ! Une fois qu’on y est, dans cette classe, le principal c’est de s’y maintenir. Comment ? En mettant en place des réseaux de clientélisme, en jouant sur la distribution bien ciblée de prébendes, avantages, bonnes places, appartements, etc. Une mienne connaissance de cette « classe » m’avouait un jour que 70% des réflexions et des actions d’un élu ont pour principal but : être réélu !

 

Un seul moyen de contrecarrer le rejet de ce qui est devenu une caste considérée par la « populace » comme corrompue et essentiellement préoccupée de ses propres intérêts plutôt que de l’intérêt public : la suppression radicale du cumul des mandats ET des mandatures. La politique n’est pas un métier mais un honneur et surtout un altruisme, quasiment un sacerdoce. Un seul mandat, une seule mandature. Et basta !

 

Les mêmes journaleux s’étonnent de la perte quasi-totale de crédibilité des médias. Pourquoi cette défiance envers les médias ? Pour une raison bien simple : les médias appartiennent à des groupes financiers et à des marchands d’armes ou de béton, tous chantres et acteurs du capitalisme ultra libéral. À la Libération, sous l’égide du Conseil National de la Résistance, on ne parlait que de mettre les journaux à l’abri des puissances d’argent, de protéger leur indépendance. Mais au fil des années, cette louable ambition s’est effilochée. Aujourd’hui, les Arnault, les Dassault les Pigasse, les Lagardère, les Pinault, les Bolloré et autres « seigneurs » dont l’inévitable Tapie contrôlent la presse nationale via leurs holdings aussi opaques que rémunérateurs. Notons tout de même quelques exceptions qui confirment la règle et portent à bout de bras l’honneur des journalistes : le Canard enchainé, le Monde Diplo et - ??!! –Marianne. Un espoir s’est levé récemment avec l’apparition de journaux en ligne comme Rue89, Médiapart, Agoravox. Jusqu’à quand ? Rue89 est tombé dans les pattes du Nouvel Obs qui a oublié depuis longtemps qu’il fut un exemple d’indépendance.

 

Dès lors que la grande majorité des médias est à la solde des marchands d’armes, des bétonneurs et des prédateurs financiers, les journalistes – s’ils veulent bouffer et continuer d’exercer un métier somme toute fort agréable – n’ont qu’un choix : fermer leur gueule ou lécher le cul de ceux qui les paient.

 

Il faut savoir aussi que vous, moi, mettons la main à la poche pour permettre l’existence de cette presse purée. A travers des aides que l’Etat (nos impôts) distribue généreusement en raison inverse de l’intérêt des journaux.

 

Apprenez que l’indispensable Closer touche 558.619 euros par an soit autant que le Canard enchainé (556.958) et que Gala (527.810) et 3 fois plus que Le Monde Diplomatique (188.339) ! Sachez encore que des journaux aussi indispensable au débat d’idée que les magazines de programmes télé se gavent : TV GRANDES CHAINES : 1.028.810 euros ; TELE POCHE : 1.706.328 ; TELECABLE SATELLITE HEBDO : 3.290.234 ; TELE Z : 3.710.026 ; TELE LOISIRS : 4.563.698 ; TELE 7 JOURS : 6.925.596.

Sachez enfin que Le Monde (des hommes d’affaires et banquiers Bergé, Niel, Pigasse) touche : 18.685.441 euros ; Le Figaro (du marchand de bombardiers Dassault) : 18.263.664 ; Le NOUVEL OBSERVATEUR (récemment racheté par les mêmes du Monde) : 9.320.731 ;  TELERAMA (du même groupe Le Monde): 10.366.035 ; LIBERATION (du banquier Rothschild): 10.071.968 euros.

 

A vot’ bon cœur, m’sieur dames !

 

Duodi 2 pluviôse 222

 

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20/01/2014

Je paie, tu paies, il pollue, nous payons, vous payez, ils polluent…

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Dans le sud, il pleut comme vache qui pisse, avec inondations, glissement de terrain et autres joyeusetés ; en Australie, tout crame ; aux Zétazunis, c’est du moins 40°C et de la neige en veux-tu en voilà.

 

Ben ça a une cause ça Môssieu : le changement climatique. Et quelle est la cause de ce réchauffement climatique ? Les activités humaines qui salopent l’atmosphère en balançant à pleine palanquées des millions de tonnes de gaz carbonique.

Le quotidien en ligne Médiapart vient de publier une enquête particulièrement fouillée sur les principaux pollueurs français, donc sur les premiers responsables hexagonaux de ces dérèglements. Lien 

Le palmarès des plus gros pollueurs climatiques sur le territoire national, d’après Médiapart, est celui-ci : le groupe de métallurgie Arcelor-Mittal et l’énergéticien EDF arrivent loin devant les autres, avec respectivement 19 et 16,5 millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent de 18 % et 16 % de l’ensemble, selon nos estimations. Ils sont suivis du pétrolier Total (9 % des émissions totales de CO2), de l’énergéticien allemand E.ON (5 %), du groupe GDF-Suez (4 %), du spécialiste des matériaux de construction Lafarge (4 %), du pétrolier ExxonMobil (4 %). Suivent ensuite le cimentier Italcementi, le producteur de chaux Lhoist et le cimentier Vicat.

EDF arrive à la deuxième place. Bonjour le bourrage de crâne de notre champion de l’électricité nucléaire « propre » ! Mais il est largement battu par les entreprises du sardar Laksmi Mittal. Les sites Arcelor-Mittal de Dunkerque et de Fos-sur-Mer produisent de l’acier liquide, dont la fabrication requiert une consommation massive de charbon afin d’obtenir des températures très élevées. Ils rejettent chacun une quantité colossale de dioxyde de carbone, respectivement 11,2 et 7,1 millions de tonnes. Ils sont de très loin les sites les plus émetteurs du pays. 

Ouais, mais s’il pollue, le sardar Laksmi Mittal, il doit payer en conséquence à travers le marché des « droits à polluer » ( !!!). C’est quoi ce truc ? Pour se conformer en partie au Protocole de Kyoto, sous la pression des lobbies capitalistes, certains pays, dont l’Europe, ont mis en place un « marché carbone » qui fonctionne comme une bourse. Les entreprises polluantes reçoivent gratuitement bien sûr de la C.E., à travers le gouvernement français, des allocations annuelles de « tonnes de carbone » à rejeter. Si l’entreprise recevant cette allocation dépasse son quota, elle doit soit arrêter son activité, soit…acheter sur ce marché des « tonnes de carbone » à d’autres entreprises, plus civiques, qui ont mis en place des processus plus écologiques et donc qui ont des « tonnes de carbone » à vendre. C’est ça le marché de la pollution. Autrement dit on peut se faire beaucoup de thunes en étant civique et écolo.

 

C’est bien non ? Ben voyons… Ce marché donne lieu à de gigantesques magouilles touchant non seulement le carbone mais d’autres saloperies issues de l’industrie chimique lien   Et Mittal, il est champion dans ce domaine de magouille. Comment ? Vous allez comprendre. Les allocations carbone entreprise par entreprise sont allouées par les gouvernements nationaux et sont fixés pour plusieurs années sans tenir compte de l’activité réelle du site. Alors qu’est-ce qu’il fait le sardar Mittal ? Il va voir les gouvernements français, belge, luxembourgeois, espagnol et leur tord les couilles : « vous m’allouez tant de tonnes carbone ou je ferme mes usines chez vous ». Voilà comment le sardar Mittal touché chaque année, pour le seul site de Florange, 4 millions de tonnes de CO2.

 

Bon. Et ça veut dire quoi ?

 

Eh bien lorsqu’une usine est à l’arrêt, Mittal touche quand même ses tonnes carbone. Il les économise donc et peut les revendre sur le marché ! Voilà pourquoi le sardar ferme, puis redémarre des usines. Mettre un haut-fourneau à l’arrêt, c’est que du bonheur pour le sardar Mittal : il thésaurise des « tonnes carbone » et les salariés sont mis au chomdu partiel (http://www.emploi.gouv.fr/dispositif/activite-partielle-longue-dureee-apld) payé par qui ? Par vous, par moi, et très peu par Mittal. A la sortie, ces arrêts de site lui rapportent sans rien faire beaucoup, beaucoup de sous : sur le marché, à la fin de 2012, la tonne s’échangeait à 6,4 euros. Ainsi, rien que pour Florange, Mittal a ainsi encaissé 30,7 millions d’euros ! Mais le sardar fait pareil partout où il a mis ses billes (Arcelor bouffé à l’été 2006 par une OPA hostile, ne l’oublions pas, avec assentiment du gouvernement de l’époque). Sur ses sites européens, à coup d’arrêts partiels, Mittal a ainsi accumulé un bonus de 123 millions de tonnes de carbone. Soit l’équivalent de 1,58 milliards d’euros ! Elle est pas belle la vie ?

 

Comme on arrive au moment de l’attribution des nouvelles allocations carbone pour les 4 ans à venir, et que Mittal ne pourra pas refaire ce coup fabuleux, il ferme définitivement, fout le camp et ouvre ailleurs dans des pays qui n’ont rien à foutre du protocole de Kyoto des aciéries avec le pognon qu’il nous a pris. Et lorsqu’on aura besoin d’acier, il faudra le lui importer !

 

Vous avez suivi ? Qui est-ce qui l’a dans l’oigne ?

 

Nous.

 

Et qui est-ce qui paie la vaseline ?

 

Nous encore.

 

Primidi 1er pluviôse 222

 

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17/01/2014

Accords transatlantiques et économie de marché ? Tè ! Fume…

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Quelle est la différence entre les dirigeants étazuniens et les curés ? Il n’y en a pas : tous prônent : « Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ! » On ne s’en étonnera pas, vue le « culbénitisme » des fistons de l’oncle Sam.

 

Ainsi, en matière économique, les Zétazuniens proclament haut et fort leur attachement sans faille aux vertus de la  déréglementation totale, du non interventionnisme de l’état, de la privatisation à tout crin, de la libre concurrence, de l’autorégulation des « marchés », etc., etc., bref, toutes les antiennes de l’idéologie néo libérale.

 

Et c’est sur ce modèle que les « élites » européennes bâtissent l’Europe, à mille lieux de ce que pensent et veulent les peuples qui s’efforcent de la composer. La constitution – rejetée, rappelons-le par les Français et les Hollandais - prétendait graver dans le marbre ces principes là. Hélas les sarkonuisibles, en trahissant le peuple, l’ont faite revenir par la fenêtre… Nous en subissons les conséquences et ce sera bien pire si on laisse passer les accords transatlantiques scélérats que nous concoctent en se planquant les eurocrates sous la pression des lobbies yankees.

 

Des Yankees qui – eux - utilisent à leur profit, avec un cynisme désarmant, les recettes mêmes qu’ils interdisent aux autres !

 

    Ainsi, leur banque centrale, à l’opposé de celle de l’Union Européenne dirigée…par un « Goldman-Sachs boy » a des statuts qui lui donnent pour mission de mener une politique monétaire qui assure le plein emploi, sous le contrôle du Congrès. Elle n’a donc cesse de réguler les taux d’intérêt de sorte d’éviter toute récession durable.

    Ils utilisent des déficits massifs et durables pour contrer les effets négatifs des crises.

    Ils subventionnent grassement leurs industries de pointe afin de devenir ou de rester lideurs dans les secteurs clés (informatique, communication, aéronautique, etc.) et assurent la prospérité des branches concernées par des commandes publiques.

    Ils autorisent sans états d’âme la création de champions nationaux par des fusions d’entreprises qui seraient illégales en Europe.

    Ils réservent une part importante des commandes publiques à leurs PME, leur assurant ainsi des avantages conséquents pour affronter la concurrence mondiale.

    Ils s’arrogent le droit d’interdire une OPA étrangère sur une entreprise stratégique américaine.

    Ils recourent unilatéralement aux barrières douanières dès lors qu’une industrie nationale est menacée.

    Etc., etc.

     

Et nous, comme des kons, on s’applique des règles qu’eux édictent et imposent au reste du monde sauf…à eux !

 

Dans la guerre économique que nous ont imposé les « neo libéraux », les Ricains se permettent l’emploi des fusils et ne nous autorisent que les lance-pierres ! Ma foi, tant qu’on est assez stupides pour accepter…

 

Octidi 28 frimaire 222

 

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14/01/2014

La pluie et le beau temps

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Coup de vent, coup de lune

 

 

 

Vous avez dû remarquer depuis quelques jours sur les écrans de France2, un changement, non pas dans le temps qu’il fait, mais dans les cartes et infographies, oui, ces machins avec des nuages qui bougent, des traits de pluie, des flocons de neige qui volettent ça et là sur les silhouettes de l’hexagone. Et pour cause : depuis le 1er janvier, France2 est « passé à l’ennemi ». La station télé publique a abandonné les services de Météo France au profit d’une entreprise anglaise, MeteoGroup, qui vient d’être racheté par le géant américain General Atlantic.

 

Bravo à la direction de la chaine publique, payés par nos impôts, par notre redevance. Oui mais, cette décision résulte de l’application de la sacro-sainte règle européenne de la « concurrence libre et non faussée » disant entre autres qu’un membre de l’Union n’a pas le droit de réserver un marché à une entreprise nationale. Et donc, France Télévision a lancé un appel d’offre et, après étude des dossiers, a choisi MeteoGroup qui, dit-elle, « apporte un meilleur service éditorial, notamment en matière d’infographie », et ceci a un coût inférieur de 30%. Imparable. Et Météo France l’a profond dans l’oigne.

 

Mais dans cette histoire, on privilégie la forme au fond. Car l’essentiel n’est pas les petits nuages qui bougent sur la carte, mais bien le contenu et la qualité des prévisions, me semble-t-il ! Et en l’occurrence, le savoir-faire de Météo France est reconnu dans le monde entier.

 

Par ailleurs Météo France, établissement public à caractère administratif, n’est pas un simple fournisseur de cartes plus ou moins attrayantes, plus ou moins vendeuses pour la pub. Elle a pour mission première d’assurer la sécurité météorologique des personnes et des biens. Elle a la responsabilité de déterminer le niveau des risques encourus et d’en avertir les autorités concernées. Et bien, cette mission de sécurité nationale vient d’être en partie confiée à un service étranger…

 

Quintidi 25 frimaire 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

12/01/2014

Ouiquinde gastronomique : les quenelles !

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Comment peut-on laisser la superbe quenelle

Être dégueulassée par des mains criminelles ?

Cette douceur oblongue, célèbre à Nantua,

Fille de Lucullus et de Gargantua

Représente pour moi le bonheur des papilles

Et non quelque vulgaire Hitler de pacotille.

- Oh ! Victor, calme-toi, tu deviens chatouilleux !

- Foin de ces konneries, redevenons sérieux.

On va donc préparer, pour ce soir, des quenelles

Ces filles de l’amour sont aussi…queue’n-elle !

Versez dans une casserole à fond épais,

Un quart de litre d’eau, un bloc de beurre frais

Une pincée de sel et montez à bouillir ;

Deux hectos de farine et tournez sans mollir

Jusqu’à ce que la pâte se dessèche un bon peu ;

Incorporez alors trois beaux œufs, hors du feu.

Lorsque la pate est tiède, faites-en un boudin

Sur un plan fariné, la roulant dans vos mains.

Sectionnez l’appareil oblong en six portions

Que vous allez rouler, avec grand attention,

Pour en faire, à la main, six accortes quenelles.

Dans de l’eau frémissante, pochez alors les belles,

Dès qu’elles remontent, seules, à la surface

Mettez-les dans un plat, disposées en rosace.

Réservez-les au chaud et attaquez la sauce.

Au mortier et pilon, et sans être flemmard,

Concassez les carcasses et pinces de homards

Dans de l’huile d’olive, cinq minutes, à feu vif,

Vous faites revenir votre dispositif,

Rajoutez de l’oignon, du poireau émincé,

Laissez cuire, en tournant, cinq minutes tassées,

Singez à la farine, puis mouillez aussitôt

Au fumet de poisson, vin blanc sec et Pineau.

Pressez trois gousses d’ail, concentré de tomate,

Du piment d’Espelette et quelques aromates

(Persil, thym et laurier), laissez cuire sans hâte.

En milieu de cuisson ajoutez poivre et sel,

Buvez un coup de blanc pour vous remettre en selle.

Un quart d’heure plus tard, vous passez au chinois

En pressant bien les ingrédients sur les parois.

Nappez de cette sauce votre plat de quenelles,

Et alors le bonheur vous prendra sous son aile.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre,

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Tridi 23 frimaire 222

 

Photo X – Droits réservés

 

09/01/2014

Les fossoyeurs de la démocratie

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On trouvait déjà qu’ils nous coutaient chers, on savait qu’ils ne servaient pas à grand-chose, qu’ils étaient viscéralement conservateurs même lorsqu’ils se classaient à gauche, qu’ils étaient plus sensibles à leur petite mais juteuse carrière qu’au bien commun, qu’ils étaient les maitres du clientélisme, les cumulards les plus outranciers, mais voilà qu’on les découvre NUISIBLES.

 

Je veux parler des sénateurs, bien sûr. Ils ont, hier, touché le fond de la nuisance en protégeant l’un d’eux, au mépris de toutes les valeurs démocratiques. L’histoire Dassault - ce milliardaire marchand d’armes, engraissé par les commandes publiques, qui fait cracher ses mercenaires plumitifs à longueur de colonnes du Figaro sur tout ce qui peut remettre un tant soit peu de justice dans la république – est caricaturalement significative de la nuisibilité du sénat. La droite, protège l’un des siens, entravant sans vergogne le travail de la justice. C’est son affaire et on n’en attendait pas mieux. Mais des sénateurs de sensibilité de gauche, dans le confort chafouin d’un scrutin secret, ont eux aussi refusé à la Justice de faire son travail. Et pas les sénateurs de base, la crème des crèmes…

 

L’affaire Dassault, tous les médias en ont parlé en long, en large et en travers. Ce n’est donc pas la question. La question, c’est la légitimité de cette assemblée de notables et donc de son existence même. A quoi servent réellement ces stakhanovistes de la razzia des prébendes et des banquets républicains puisque de toute façon le dernier mot reviendra toujours aux députés ?

 

Le problème de la démocratie, c’est l’impuissance des peuples à contrôler ce que font leurs gouvernants. Le bulletin de vote ne revient qu’à donner un blanc-seing à ceux que nous élisons, sans possibilité de changement ou de rectification. La démocratie représentative correspond-elle encore au monde d’aujourd’hui où les technologies de communication moderne permettent l’existence d’une agora mondiale ? Peut-on continuer à donner à des professionnels carriéristes de la politique des pouvoirs aussi exorbitants, sans contre-pouvoirs réels, les médias étant à la solde des marchands d’armes, de béton et de soupe ?

 

 

Après ça on s’étonnera du rejet du parlementarisme et de la montée des populismes…Si on ne veut pas que les fascistes arrivent LEGALEMENT au pouvoir, comme Hitler en Allemagne, il est temps de jeter à la poubelle de l’histoire cette république « des copains et des coquins » pour mettre en place une République n°6.

 

Pour parer au risque de voir, dès la Constituante, revenir tous les vieux chevaux de retour, il faut écouter Montaigne : « Lorsque dans la république le peuple en corps a la souveraine puissance c’est une démocratie ; lorsque la souveraine puissance est entre les mains d’une partie du peuple, cela s’appelle une aristocratie. » Ce géant proposait pour mettre en place par exemple une Constituante…le tirage au sort ! « Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie, le suffrage par choix est de celle de l’aristocratie. Le sort est une façon d’élire qui n’afflige personne, il laisse a chaque citoyen une espérance raisonnable de servir sa patrie. » Et il estimait que les lois devaient être mises à l’essai : « La constitution de Rome et d’Athènes à cet égard étoit tres sage, les arrêtsdu senat avoient force de loi pendant un an ils ne devenoient perpetuels, que par la volonté du peuple. »

 

Mais qui lit Montaigne de nos jours où la culture politique passe par TF1 ?

 

Décadi 20 frimaire 222

Illustration: merci à Diem

 

 

08/01/2014

Microlax 1er. Le retour ?

discours

 

 


Françaises, Français, mes chers compatriotes.

 

L’heure est grave, l’Europe tremble sur ses bases, le monde se déchire, la misère guette et la guerre rode. Et mes talonnettes me font mal…

 

Oui mais…

 

Oui mais la France, dans les circonstances les plus dramatiques de sa glorieuse histoire, a toujours su trouver son sauveur, a toujours su relever la tête et renverser les obstacles grâce à ces hommes providentiels de qualité exceptionnelle qu’elle génère.

 

Clémenceau, Jaurès, De Gaulle, Coluche… Je salue ces grands hommes qui ont sauvé la France éternelle lorsqu’elle était au bord de l’abime. Comme eux, moi, Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, face à l’abime, je vous propose, mes chers compatriotes, de faire un pas en avant !

 

Dans un moment d’égarement, vous m’avez préféré un ectoplasme invertébré. Pourtant, le bilan dont je peux m’enorgueillir n’est-il suffisamment éloquent ?

 

Qui a obtenu le formidable record de 4,4 millions de chômeurs ? Moi.

Qui a doublé la dette de la France, la portant à 1700 milliards ? Moi.

Qui a atteint des déficits commerciaux record? Moi.

Qui a fait baisser efficacement votre pouvoir d’achat ? Moi.

Qui a largement aggravé l’accès à la santé ? Moi.

Qui a saccagé avec constance et opiniâtreté les services publics ? Moi.

Qui a augmenté l’insécurité ? Moi.

Qui a fait exploser la précarité ? Moi.

Qui a laminé la culture, les loisirs, l’art de vivre ? Moi.

Qui a fliqué toute la population ? Moi.

Qui a instauré la brillante république des copains et des coquins ? Moi.

Qui a vendu les bijoux de famille de la France aux glorieux humanistes du Fouquet’s ? Moi.

Qui a ramené la France au rang de larbin des Zétazuniens de l’Otan ? Moi.

Qui a aboyé et bougé la queue pour plaire en se mettant à plat-ventre devant l’Allemagne de  Madame Merkel ? Moi.

Qui a donné aux jeunes Français l’opportunité de se faire tuer pour rien en Afghanistan, pas comme l’autre qui s’entête à gagner des guerres en Afrique ? Moi.

Qui a aidé, grâce à notre glorieuse armée et avec vos économies, les « rebelles » libyens a instaurer un état islamiste grâce auquel les femmes apprécient maintenant le bonheur de ne pas risquer de coups de soleil sous la burqa et de vivre en harem sous la charia ? Moi.

Qui a donné une saine occupation au Sahel à toutes les bandes qui ont pillé les arsenaux de Kadhafi ? Moi.

 

Qui… ?

Qui… ?

Qui… ?

 

Moi!

Moi!

Moi!

 

Il suffit d’ouvrir les yeux, Françaises, Français, pour se rendre compte de l’énorme réussite qu’a été mon quinquennat. Comparez plutôt à Flamby qui appauvrit les riches et marie les pédés.

 

Ne suis-je pas l’homme providentiel que le monde attend ?

 

 

Française, Français, n’ayez pas peur, je suis là. Je suis prêt à vous le mettre une fois de plus profond, et sans vaseline !

 

Vile la République !

 

Vile la France !

 

Vive Moi !

 

 

Nonidi 19 frimaire 222

 

Illustration X – Droits réservés

06/01/2014

Au bistro de la toile : Bretagne, Chumi, Dassault et tutti quanti…

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh fatche, Victor, t’as mis le bonnet rouge ! Tu fais la manif contre quoi ?

 

- Pas de manif, Loulle le froid ! Avec ce mistral, j’ai peur de choper la cagagne des boyaux de la tête. Alors je mets le bonnet Commandant Cousteau ! Or il se trouve qu’il est rouge.

 

- Comme celui des Bretons qui ont manifesté encore ce ouiquinde sur les ponts.

 

- Ils manifestaient comme d’hab contre les impôts. Veulent pas casquer, les crêpophages ! Pourtant, ils ne crachent pas sur les avertissements – rouges – des services météo…payés par les impôts. Ils voient arriver avec soulagement les camions – rouges – des pompiers qui viennent les sortir de la merde…payés par les impôts. Il auraient dû vider les rues avec leurs bonnets rouges !

 

- Tu veux dire par là qu’ils veulent la crêpe au beurre, l’argent de la crêperie et le cul de la crépière !

 

- En quelque sorte, oui…

 

- C’est pas comme ce pauvre Chumi. Son anorak rouge ne lui a pas porté bonheur à lui !

 

- Encore quelque chose qui ressemble à un enfumage des lucarnes à décerveler et des canards laquais. Attends, le mec, il ski avec un casque. Il a les moyens – 700 millions d’euros de patrimoine – de se payer ce qui se fait de mieux. Or il a explosé, le casque ! Bonjour la fiabilité du matos ! Pourtant, il parait qu’il n’allait pas vite le Chumi. Un témoin l’atteste ! Un témoin…allemand, comme par hasard. Il y a là-dessous des montagnes de pognon en jeu Loulle. Dommages et intérêts à la charge de la station ? Du fabriquant de casque ? Des services hospitaliers ? Il y a des bagarres de fric sordides qui doivent des dérouler dans la coulisse. Et puis on nous enfume avec ce banal fait-divers. Des mecs qui se cassent la gueule à ski et se font mal, il y en a tous les jours, et on n’en parle évidemment pas. Un mec qui tombe à la neige occulte opportunément les hausses de la nouvelle année et, par exemple, les embrouilles de Dassault.

 

- Ah ! Et c’est quoi les embrouilles de Dassault. C’est pas le service après-vente des Rafales qui doit le tracasser, il n’en a pas vendu un en dehors de l’armée françouaise…

 

- Le patron du principal groupe avionneur de France, propriétaire par ailleurs d’un groupe de presse avec entre autres Le Figaro, ancien maire de Corbeil-Essonnes, est visé par une plainte pour association de malfaiteurs ! Sur fond d’achat de vote dans cette commune. Il se serait embrigadé avec des cliques de voyous magrébins chargés, contre grasses rétributions sonnantes et trébuchantes, de rabattre les votes communautaires pour lui. Et ces accointances douteuses l’auraient mis à la merci de ces bandes qui en demanderaient toujours plus. Racket, tentatives d’assassinat, etc.

 

- Il est sénateur aussi l’ancien si j’ai bonne mémoire ?

 

- Exact. Elu en 2004, réélu en 2011.

 

- Ça donne une bonne image du personnel politique du pays ! Puteng, qui aura le courage de le donner ce coup d’escoube salutaire : un seul mandat, et une seule mandature !

 

- On peut toujours rêver… Tè ! Á la nôtre ! C’est moi qui paie, avec mes sous !

 

bonnets rouges,chumi,dassault

 

 

Septidi 17 frimaire 222

 

Merci à Chimulus et Deligne

 

03/01/2014

Ras les aliboffis de l’impunité des assassins du volant !

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Charlotte avait 18 ans. Le printemps lumineux de la vie. Etudiante en pharmacie à Montpellier. Un peu avant six heures du matin ce 22 décembre 2012, elle rentrait d’une soirée en boite avec quelques amis et amies. Devant la cité universitaire qui l’héberge, elle descend du service « Amigo », minibus qui assure la desserte des cités U de la ville. Un dernier sourire, un dernier geste d’adieu à ses potes et elle traverse la rue…

Lhoussain Oulkouch, lui aussi, a passé la nuit dans une discothèque. Mais la tempérance n’est pas son fort. Le pack de douze bières partagées avec son pote Mustapha Bouchane, les trois vodkas avalées sur le trottoir d’un bar à shishas, la bouteille de whisky vidée dans une boîte de nuit, un peu de coke et quelques tarpés l’ont mis dans un état « pittoresque », vautré dans la boue devant la discothèque d’où il a été viré. C’est finalement son pote Mustapha Bouchane qui prend le volant jusqu’à son propre domicile, avant de le rendre à Oulkouch.

Celui-ci repart donc dans les rues de Montpellier, armé de sa voiture (pour laquelle il n’a ni permis ni assurance). Il entame à grande vitesse un rodéo dans les rues encore ensommeillées de la grande cité héraultaise. Des zigzags à 80/100 km/h, c’est le pied ! Olé !

Il rencontre alors Charlotte. Et VLAN ! En l’air la gamine ! D’après les rares témoins, un bond de huit mètres en l’air et une chute à 12 mètres de l’impact… Oulkouch ne va pas s’arrêter pour si peu. Il continue. Il fuit. Il abandonne sa victime… Morte.

Hier, le tueur comparaissait devant la juridiction correctionnelle pour « accident de la circulation ». Il s’en tire avec 6 ans de taule. Comme il a fait déjà un an de préventive, compte tenue des remises de peines, dans deux ans ou guère plus, il sortira. Charlotte, elle, ne sortira jamais de sa tombe. Ses parents n’auront jamais de répit à leur peine.

Il serait temps que la Justice révise son attitude devant des faits de ce genre, hélas trop nombreux. Si Oulrouch était sorti, bourré et camé, de la discothèque avec un flingue, il serait passé eux Assises. Mais dans ce cas, la voiture n’est-elle pas une arme par destination ? Quant à Bouchane, son pote qui l’a laissé partir au volant de son arme roulante, chargé à mort, n’est-il pas entièrement complice de ce massacre d’une innocente ?

La Justice n’agit qu’en fonction des lois. C’est donc aux législateurs de réviser ces lois. Il est temps de cesser ce laxisme intolérable vis-à-vis de la violence routière. La voiture est un formidable outil de liberté, mais elle peut-être aussi une ARME très meurtrière. Son usage en tant qu’arme doit donc être réprimé comme tel.

Ras les aliboffis de l’impunité des assassins du volant !

 

Quartidi 14 frimaire 222

 

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