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30/10/2013

Au bistro de la toile : le tango breton !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

 

 

- Oh ! Loulle, fais-moi un petit noir, tè.

 

- Non !

 

- Pourquoi ? T’es en pénurie ou ma gueule ne te reviens pas ?

 

- Pas du tout, je manifeste !

 

- Ah bon ! Et pourquoi ?

 

- Contre le prix de l’eau qui augmente. Contre le prix du café qui va augmenter à cause de la taxe éco ch’sais pas quoi.

 

- T’es aussi kon qu’un pollueur breton toi alors !

 

- Eh ! Je déconne….

 

- J’avais compris. Mais d’autres que toi vont faire le même calcul : tu gueules, tu casses et tu obtiens ce que tu veux. C’est le principe du poujadisme. Rappelle-toi la comédie des « pigeons ». Le gouvernement voulait aligner la fiscalité du capital sur celle du travail. Ce qui était à la fois juste et courageux. Mais les entrepreneurs ont monté une embrouille sur les réseaux sociaux et le gouvernement a capitulé en rase campagne, donnant ainsi des gages à ce monde de la finance qu’il prétend combattre. Maintenant c’est pareil : reculade sans combattre face aux pollueurs, qu’ils soient gros cultivateurs épandeurs de lisier, éleveurs de porcs dégueulasses ou transporteurs. Bonjour l’exemple ! Demain ce sera les gens du BTP, puis les artisans et commerçants, etc. Un gouvernement sans couilles, qui bat en retraite dès que l’on frappe des pieds. Des mous, Loulle. Des mous et des lâches. Voilà ce qu’on a mis au pouvoir. Un président qui se fait ridiculiser par une morveuse de quinze ans, qui s’aplatit devant la Bismerkel, qui tremble devant les casseurs bretons…

 

- E sé l’as, pagaras !

 

- Comme tu dis. Si on l’a, on paie ! Mais enfin, comment un peuple civilisé, qui a fait la Révolution égalitaire, qui a inventé les droits de l’homme, peut-il mettre à sa tête deux personnages aussi ridicules que nuisibles, tels Sarko et Hollande ! C’est la preuve que cette cinquième république, faite par et pour de Gaulle, est à bout de souffle. Il faut en changer.

Et pour en revenir à cette histoire d’écotaxe, cette énième reculade va nous coûter un bras. A cause de cette monstruosité appelé PPP pour Partenariat Public Privé. Cette taxe a été élaborée par les sarkozistes et votée à l’unanimité suite au Grenelle de l’environnement. Cette taxe était une bonne chose. Mais – ultralibéralisme oblige – ils ont mis en place un partenariat public privé en déléguant un service de perception fiscale. Suite à un appel d’offre, c’est une société italienne, Ecomouve, qui a tiré le gros lot. L’Etat paie à cette société 50 millions par trimestre de location de ses infrastructures (les fameux portiques) et du service rendu (facturation et perception des taxes)  à partir du 1er janvier 2014. Qu’elle perçoive du pognon ou pas, Ecomouve facture donc 200 millions d’euros pas an ! Et l’Etat, qui attendait 1 milliard d’euros de recette par an, ne touchera que dalle… Coût de cette reculade devant les pollueurs bretons ? 1,2 milliard par an. De plus, ce contrat est nul en efficacité. L’écotaxe, en Allemagne, est de 13 à 24 euros les 100 km, deux fois plus chère qu’en France, elle rapporte 4,5 milliards/an contre 1 milliard attendu en France, coûte 13% de frais de gestion en Allemagne contre 22% en France ! Plus du cinquième du produit pour sa collecte ! Du jamais vu… N’y aurait-il pas quelques juteuses rétro-commissions occultes quelque part ?

 

- Bon. Heureusement qu’il y a une bonne nouvelle : la libération de quatre otages du Niger…

 

- Réjouissons-nous pour eux et leurs familles Loulle. Mais cela doit encore nous coûter quelques thunes : le cours actuel de l’otage sur pied tourne autour de 1,5 million par tête, soit environ 20.000 euros le kg. C’est pas donné…

 

- Ouais, mais « ils » disent qu’ils n’ont pas payés.

 

- Ben voyons ! Ces « braves gens » d’Al Quaeda, sur lesquels on tape – à juste raison - à bras raccourcis, ont dû nous les rendre par grandeur d’âme ces otages ! C’est le Niger qui a été à la manœuvre. On peut donc supposer que c’est le Niger qui a payé, en se faisant rembourser par la France ou, j’espère, par Areva, ce qui serait plus normal, cette entreprise pillant sans vergogne les richesses du Niger ! Cela fera beaucoup de pognon avec lequel les terroristes pourront acheter des armes contre nous.

 

- Bon, allez, je suspends ma grève Victor. Tu veux toujours un petit noir ?

 

- Non, j’ai le clapoir qui fume, donne-moi plutôt un rouge !

 

 

Nonidi 9 brumaire 222

 

Merci à Chimulus

 

 

 

29/10/2013

Ecotaxe, le bal des faux-cul.

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Non mais qu’est-ce que c’est que ce foutoir ? La République laisse se développer une jacquerie poujadiste orchestrée par la FNSEA et le MEDEF - qui défendent les transporteurs, même pas bretons pour beaucoup, qui travaillent essentiellement pour les hypermarchés - et incitent à la violence les subventionnés, les exemptés et les dérogationnés, qu’ils soient agriculteurs, éleveurs en batterie, transporteurs. Tous largement et impunément pollueurs dans ce beau pays de Bretagne salopé par les algues vertes.

 

Au fait, cette écotaxe, c’est quoi ? Le Grenelle de l’environnement – seule action que l’on puisse mettre à l’actif  de Sarko et de sa bande – a tiré les leçons de ce constat : trop de marchandises sont véhiculées par camions en France, avec pour conséquences la congestion des routes, la pollution, l’émission de gaz à effets de serre. Le but de l’écotaxe n’est pas d’emmerder tel ou tel acteur de l’économie, mais de redonner en le modernisant de l’attraction au fret ferroviaire et au fret fluvial, mais aussi de favoriser des investissements de façon à relocaliser l’économie. Est-il normal que des crevettes bretonnes traversent la France et l’Espagne pour être décortiquées par des Marocaines exploitées, puis retraversent Espagne, France et Italie pour être surgelés avant de revenir pour être vendues dans les grandes surfaces françaises ? Il en est de même pour les porcs bretons. Voilà la stupidité ultralibérale que défendent les «révoltés» bretons !

 

L’écotaxe, comment ça marche ? Il s’agit de prélever un octroi sur les camions de plus de 3,5 tonnes – ils sont 800.000 – qui circulent sur le réseau routier français hors autoroutes payantes. Pour ce faire, des portiques sont installés sur certaines routes (et pas sur toutes) qui permettent d’identifier les véhicules et d’enregistrer leur passage. Le coût selon le tonnage du camion variera entre 8 et 14 euros pour cent kilomètres. Sur un quarante tonnes de marchandise, c’est rien, moins que rien. La France n’innove pas en la matière, il s’agit d’une directive européenne déjà appliquée dans dix pays européens.

 

Rappelons aussi que les Bretons ont déjà obtenu une minoration de 50% pour tenir compte de la localisation géographique un peu excentrée de leur territoire. De plus, l’axe autoroutier gratuit de la Bretagne (RN 164), les routes départementales et communales sont exclues du réseau taxable ! Alors ils gueulent pour quoi les subventionnés, les exemptés et les dérogationnés bretons (ne faisons pas l’injure aux Bretons de les mettre tous dans le panier à crabe de ces pollueurs professionnels).

 

Rappelons encore aux Bretons que, pour désenclaver la Bretagne, l’Etat met 135 millions par an dans le financement des infrastructures de transport de leur territoire (modernisation du réseau ferroviaire ordinaire, ligne à grande vitesse Rennes-Le Mans, routes nationales 2x2 gratuites). Si la Bretagne traverse une période critique, ça n’a rien à voir avec l’écotaxe mais c’est plutôt dû à une politique de développement local pas très clairvoyant : développement productiviste et polluant de l’agriculture et de l’élevage. La Bretagne abrite cinq fois plus de porcs que d’habitants ! Du porc et du poulet bas de gamme élevé en batterie dans des conditions plus que douteuses et déversant des milliers de tonnes de merde dans la nappe phréatique, dans les rivières et sur les côtes, avec l’attrait touristique que l’on devine des plages pourries d’algues vertes nauséabondes et dangereuses… C’est celui-là le modèle économique que défendent les émeutiers, poussés par la FNSEA, qui saccagent des installations publiques ?

 

Enfin, la palme des faux-culs est à attribuer à l’UMP qui a institué cette taxe et qui maintenant demande son abrogation !

 

Eh Borloo, toi qui t’indigne avec Pécresse, Fillon et compagnie, vous qui avez signé un contrat avec Ecomouv’ l’entreprise privée chargée de l’installation et de la gestion des structures de la taxe, avec des pénalités de 800 millions d’euros (!!!) en cas de non respect du contrat, bois un coup, ça te passera !

 

 

Octidi 8 brumaire 222

 

 

Merci à Chimulus 

28/10/2013

Tricastin : et une merde de plus, une !

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 Un énorme panache de vapeur, en pleine nuit, sur la centrale.

 

Elle approche, elle approche la Grande Catrastrophe, la « Big One » comme disent les amburgophages. La semaine dernière il a plu sur l’Ardèche, la Drôme et toute la vallée du Rhône. Rien d’original dans cette région familière des colères de la nature (voir les inondations catastrophiques de Vaison, de Bollène, etc.). Seulement voilà : la semaine dernière donc, on a frôlé la Catastrophe type Fukushima à…Tricastin, la plus pourrie des centrales nucléaires françaises.

 

Vous allez me dire, « ouais, Victor, il répapie, il répète toujours les mêmes rengaines contre cette centrale du Tricastin ». Peut-être, libre à chacun de prendre son information où il veut, ou plutôt où il peut, c’est-à-dire dans la presse purée et les canards laquais. Vous en avez entendu parler dans les lucarnes à décerveler et les machines à bruits de ce qui s’est passé à la centrale nucléaire EDF de Tricastin, dans la vallée du Rhône, à quelques kms de Bollène et Pierrelatte, quelques dizaines de kms de Valence et Avignon ? Probablement pas. Et pourtant…

 

Et pourtant ce jour-là, suite aux pluies dites « cévenoles », c’est-à-dire très brutales, le système de refroidissement du réacteur n°2 n’a plus assuré sa fonction. Il pompe d’énormes quantités d’eau dans le canal de dérivation du Rhône Donzère-Mondragon. Engorgées par les boues, les branches, les feuilles, les plastiques véhiculés par les eaux en furie du canal, les grilles ne laissaient passer qu’une eau rare et surtout épaisse, visqueuse du fait de la boue. Les pompes, ne pouvant plus aspirer ce liquide trop épais, se sont bloquées, le réacteur 2 s'est mis en alerte d'urgence et son arrêt automatique s'est enclenché à la suite de cette perte de refroidissement. Comme à l’accoutumé, selon EDF, pas de danger. Or, c’est pour un défaut de fonctionnement de ces pompes que la catastrophe de Fukushima a eu lieu. « Ouais, mais ce ne sont que des Japonais, ce n’est pas chez nous que ça arriverait… » qu’ils disent les nucléocrates…

 

L'état des 3 autres réacteurs nucléaires est inconnu et nécessite de sérieux contrôle par EDF dans une situation plus que tendue. Quelles peuvent être les interventions techniques possibles  pour déblayer les grilles : un bateau de dragage qui va, en plus, remuer les sédiments contaminés ? L'envoie de plongeurs-suicide pour dégager les grilles de prise d'eau alors que des fuites radioactives se poursuivent depuis près de 3 mois ? Et pour évacuer le trop plein de chaleur et d'énergie accumulé ? Comme on fait ? Balancer dans l'atmosphère la vapeur polluée à un haut degré de chaleur ? Et comment relancer les pompes peut-être engorgées de boues ? En pleine nuit, un geyser de vapeur d'eau de près de 100 m de haut, s'est échappé du bâtiment de la centrale nucléaire. Le surplus d'énergie nucléaire produite ne pouvant être évacué et la surchauffe des installations en cours contraignent à des lâchers en toute urgence afin de pouvoir relancer éventuellement le réacteur nucléaire en situation précaire.

 

C'est une situation totalement nouvelle et qui n'a jamais vraiment été envisagée lors de la conception des centrales nucléaires à laquelle les nucléocrates se trouvent confrontés : la qualité médiocre de l'eau de refroidissement. Pas assez "liquide" et fluide elle ne peut pas jouer le rôle dévolu, bloque le fonctionnement des pompes de prélèvement, perturbe le débit nécessaire et à terme peut les détériorer. Le circuit secondaire ne peut plus être refroidi par le circuit primaire de refroidissement via les 3 échangeurs Générateurs de Vapeurs (GV) pilotés par le pressuriseur, car ceux-ci n’ont plus la capacité d’assurer correctement leurs fonctions.

 

Cette situation "inédite" confirme la possibilité de perte totale et brutale d’eau de refroidissement des 4 réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin (comme de toutes celles situées en bord de fleuve) d'autant que le canal du Rhône de Donzère-Mondragon située au long de la centrale nucléaire et dans lequel la centrale pompe (et rejette) son eau est bloqué en aval par le barrage écluse-géante André-Blondel dont l'impressionnante hauteur manométrique de plus de 22 mètres (la plus haute d’Europe) n'est pas sans risque de rupture. En 1998, un grave accident, la rupture de l'une des portes de l'écluse, a failli provoquer le drame. Si la seconde porte avait cédée : une immense vague "tsunami" aurait déferlé en contrebas et aspiré, en amont, toute l'eau du canal qui se serait retrouvé alors totalement à sec ! Plus une goutte d'eau, en quelques secondes, pour refroidir les réacteurs nucléaires. Scénario terrible possible d'autant que la zone du Tricastin est une zone sismique !

 

La sagesse et la seule mesure technique durable n'est-elle pas l'arrêt des 4 réacteurs de cette centrale à bout de souffle dont l'un est criblé de fissures menaçantes ?

 

Où en est-on aujourd’hui ? Qui lo sa ?

 

 

 

 

Septidi 7 brumaire 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

 

25/10/2013

La révolte des cerveaux à crampons.

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On les voit, mufle bas, errer sur un terrain,

Ils ont les pieds de plomb et des douleurs aux reins,

Ils trottinent, sans buts, et d’une cage à l’autre,

Comme à Gethsémani, Jésus sans ses apôtres.

 

Enfermés, surveillés, ne pouvant pas s’enfuir,

Ils poussent, désœuvrés, une boule de cuir

Un kapo, noir vêtu, siffle et les morigène,

Tout autour, par milliers, des kons hurlent leur haine

 

Ou bien les applaudissent pour quelques obscure action

Pour lesquelles on les paie, chaque mois, des millions.

Plaignons ces malheureux, au fond de leur cratère

 

Etranglés par l’impôt, ces damnés de la terre

Vont-ils se révolter contre le « marche ou crève » ?

Ils veulent faire grève !

 

 

Quartidi 4 brumaire 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

24/10/2013

Au bistro de la Toile : trop d'impôts ?

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- Oh ! Loulle, t’en fais une gueule ! On t’a mangé ta soupe ou quoi ?

 

- C’est un peu ça. J’ai reçu ma feuille de taxe d'habitation, après la taxe foncière, après l'impôt sur le revenu... Et si je fais mes calculs, je m’aperçois que je travaille presque la moitié de l’année pour Monsieur l’Etat… Si on compte toutes les taxes, impôts directs, retenues Sécu, CSG, CRDS, etc., je travaille la moitié de mon temps pour que dalle. Ou plutôt si, pour renflouer un Etat en faillite… Et tout ça pendant que la moitié de mes concitoyens ne paie pas d’impôts sur le revenu…

 

- Attends Loulle, tu crois vraiment que tu travailles six mois de l’année pour que dalle ? Et quand tu vas au toubib, puis au pharmago, peut-être à l’hosto et que tu ne paies pratiquement rien, c’est un retour de tes impôts. Quand tu envoies tes gosses à l’école publique, à la fac et que tu ne paies pratiquement rien, c’est un retour de tes impôts. Quand tu te balades gratos avec ton superbe 4x4 sur des routes belles, nombreuses et bien entretenues, c’est un retour de tes impôts. Quand tu rentres chez toi sans te faire détrousser parce qu’il y a des flics qui assurent, plus ou moins bien, la sécurité, c’est un retour de tes impôts. Si tu vis dans un pays en paix, parce que le pays possède les moyens de se faire respecter, c’est un retour de tes impôts. Et si une justice pas encore trop saccagée fait respecter tes droits, c’est un retour de tes impôts.

 

- C’est vrai Victor. Je suis conscient de tout ça. Mais ça me donne tout de même la rabia… C’est humain…

 

- C’est une chance que tu as de payer des impôts. C’est la signature d’une démocratie. Ce qui est anormal, c’est que les impôts principaux sont la TVA qui ponctionne surtout les pauvres – ceux qui te filent la boufaïsse en étant « non imposable ». Non imposable, mon cul ! Les taxes sur la bouffe, sur l’essence, sur tous les produits et tous les services, les pauvres les paient autant que les riches. Sauf que pour ceux-ci ça ne représente pas grand-chose, et pour ceux-là beaucoup trop. Le problème est dans un système fiscal totalement archaïque, qui ponctionne le travail et privilégie le capital et le patrimoine, et que la gauche avait promis de réformer et qu'elle n'a pas fait. Voilà une des causes de la plongée abyssale de François.

 

- Tè ! Je mets ma tournée. Ça fera rentrer du pognon dans les caisses de Monsieur l’Etat !


 

taxe d'habitation

Tridi 3 brumaire 222


Merci à Chimulus et Cambon

 

 

23/10/2013

Léonar-da ? Léonar-niet ! On a les icônes que l’on mérite.

léonarda

 

 

En Bretagne, des ouvriers se battent contre d’autres ouvriers. Le malheur des uns contre le sursis des autres, sous le regard goguenard des patrons et la mansuétude des flics du régime. Et pendant ce temps, la presse purée et les canards laquais se vautrent dans leur gadoue et parlent…de Léonarda.

 

En Languedoc, les paysans de la FNSEA, trop habitués aux subventions, s’élèvent contre une taxe carbone qui va enfin voir le jour, saccagent des biens publics payés par nos impôts, sous le regard, là encore, de flics regardant ailleurs. Et pendant ce temps la presse purée et les canards laquais se vautrent dans leur gadoue et parlent…de Léonarda.

 

Les officines officielles étazuniennes chargées de mettre en place un pouvoir totalitaire mondial espionnent à grande échelle non seulement les citoyens – vous, moi – mais aussi les pouvoirs de notre pays, et se foutent ouvertement de notre gueule. Et pendant ce temps la presse purée et les canards laquais se vautrent dans leur gadoue et parlent…de Léonarda.

 

La population reçoit ces jours-ci des feuilles d’impôts nationaux et locaux qui mettent les plus modestes dans l’embarras tandis que l’état distribue 20 milliards aux patrons à travers un machin fiscal qui profite surtout…à la grande distribution et aux banques, sous le regard satisfait du Medef. Et pendant ce temps la presse purée et les canards laquais se vautrent dans leur gadoue et parlent…de Léonarda.

 

Le représentant d’un parti croupion qui a oublié depuis longtemps ce qu’est l’écologie, un parti qui ne représente que 2% d’électeurs et pourtant sévit au gouvernement, appelle les collégiens et lycéens à descendre dans la rue. Et pendant ce temps la presse purée et les canards laquais se vautrent dans leur gadoue et parlent…de Léonarda.

 

Etc., etc. Au fait qui c’est Léonarda ? Une petite merdeuse issue d’une tribu brutale de menteurs, tricheurs, voleurs, assez sournois pour abuser la générosité de la France après avoir parasité l’Italie pendant des années.

 

Léonarda n'est pas Malala. On a les icônes que l’on mérite…

 

 

Duodi 2 brumaire 221

 

 Merci à Chimulus

 

 

22/10/2013

Au bistro de la toile : gai, gai, espionnons-nous !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Taing ! T’as vu Victor, ces kons de Ricains nous espionnent sans vergogne. Tu te rends compte. Sont gonflés les kons. Nous sommes pourtant leur plus anciens et plus fidèles amis, non ?

 

- Bof. On dirait que les médias découvrent la roue. Tout le monde espionne tout le monde entre états. Nous sommes aussi espionnés par nos services. Avec moins de moyens que les Zétazuniens, c’est tout. En politique, il n’y a pas d’amis Loulle, au mieux des alliés provisoires, mais toujours des rapports de force.

 

- M’enfin, qu’ils écoutent mes conversations téléphoniques, les SMS de ma fille, ça me gonfle.

 

- Peut-être qu’ils veulent savoir comment tu dose la tomate, le perroquet ou la mauresque dans ton rade Loulle ! Laisse faire, ça ne pourra que les éduquer ces abrutis ! François prend sa tête de douairière offusquée, mais ça ne trompe personne. Non, Loulle, si Big Brother il y a, il est ailleurs.

 

- Ah bon ! Précise.

 

- Le congrès des États-Unis d’Amérique aurait adopté il y a déjà quelques temps une loi (HR 3200) qui permet de pucer l'être humain. Sous prétexte d'un accès au remboursement des soins de santé, par une identification des patients et des informations relatives à la santé, obligera l'américain moyen à se faire implanter un transpondeur à radiofréquences (qui réagira donc aux ondes radios) sous cutané capable de durer l'équivalent d'une vie.

Ce marquage, qui coûtera entre 150 et 200 dollars, touchera tout d'abord les classes moyennes et modestes puisqu'il sera a priori imposé aux personnes dépendantes du système de remboursement de la sécurité sociale américaine. Il concernera aussi les personnes âgées du programme Medicare, les anciens combattants, les malades d'Alzheimer mais aussi les blessés inconscients qui seront admis aux urgences... Si vous ne vous faites pas pucer, vous n'aurez donc pas droit aux remboursements en vigueur chez l'Oncle Sam. Vrai ? Faux ? Réalité ? Propagande ? Je n’en sais rien Loulle. Mais il faut savoir que c’est techniquement possible, et donc que ce sera fait…

 

- Putaing ! Comme les vaches. Si j’ai le choix, je préfèrerais encore l’étiquette à l’oreille. C’est plus franc du collier.

 

- Ce « pucage » est déjà en place expérimentalement Loulle. Hypocritement, par la manière ludique : il est des discothèques où on te propose de t’injecter une puce RFID de ce genre : elle te donne accès sans contrainte à la boite, comptabilise tes boissons, etc. Et les jeunes – qui ne sont jamais que des vieux kons en devenir ! – trouvent ça « branché ». Puis, ils vont nous vendre cette merde en jouant sur la sécurité : pour ne pas perdre ses enfants ou les personnes atteintes d’Alzheimer, puis ce sera l’équivalent de la carte vitale pour la santé, puis ils nous vendront ça comme une carte bancaire « intégrée » (intégrée dans ta viande !), involable, infalsifiable. Le progrès quoi. Et les bons kons marcheront. Ce n’est pas loin Loulle. Il suffira de créer – à travers des campagnes bien orchestrées par les médias à la solde des industriels et des marchands d’armes -  un bon climat de peur pour « vendre » le puçage généralisé comme LA solution sécuritaire. Exemple : les quartiers et lotissements sécurisés par des barrières, des grilles et détectant l’intrusion de toute personne non pucée !

 

- Fatche… Tu me fais gratter Victor. On a mis des années à se débarrasser des morpions, voilà qu’on voit arriver les puces…

 

- Et ce n’est pas tout Loulle. On nous vantera l’infaillibilité de ces puces mais, comme tout produit électronique, ces puces ne seront pas à l’abri de logiciels malveillants. Les données inscrites pourront être modifiés à distance. On peut imaginer là un moyen efficace de réguler les populations, de résoudre les problèmes de Sécu ou de retraite : on peut imposer à un groupe de personnes, les plus de 70 ans par exemple, un traitement pour leur santé, genre vaccin. Un traitement qui vous enverra ad patres en quelques mois…

 

- Eh ! Oh ! Tu pousses pas un peu Victor ?

 

- Je voudrais bien, mais imagine un tel instrument aux mains d’un pouvoir totalitaire – ce vers quoi on glisse si on ne se ressaisit pas - en Europe, aux USA comme partout dans ce monde fada… Les crimes contre l’humanité vont prendre des formes « branchés » Loulle… Et nous serons du bétail humain, le rêve de tout mafieu de la finance…

 

- …taing ! Tè ! Buvons un coup pour oublier Victor !

 

 

Primidi 1er brumaire 221

 

Merci à Chimulus

 

 

21/10/2013

Bolkenstein, le retour ! ITER, laboratoire de l’esclavage moderne…

 

Iter dessin esclavage.jpg

 

 

ITER, vous connaissez ? On nous en a suffisamment gonflé les aliboffis il y a une dizaine d’années. Chirac saluait dans le choix de Cadarache une grande victoire nationale. Gaudin et les autres têtes d’œufs de Provence-Alpes-Côte-d’azur en rajoutaient sur le choix du site de Cadarache. Petit rappel : Iter est le réacteur expérimental que sept pays ont décidé de construire à Cadarache (en Provence) afin de tester la possibilité de produire de l’électricité à partir de la fusion nucléaire. Ces pays sont les Etats-Unis, l’Europe, la Russie, la Corée du Sud, le Japon, la Chine et l’Inde. La revue Nature du 1erjuillet 2010 nous apprenait que la contribution européenne devait passer de 2,7 à 7,2 milliards d’euros, dont 1,4 milliard à trouver en 2012-2013 sur le budget du Septième plan de la recherche européenne. L’Europe s’est en fait engagée pour 6,5 milliards d’euros. Pour la France, la dépense représentera plus que l’ensemble des crédits (hors salaires) dont disposent tous les laboratoires de physique et de biologie pendant vingt ans !

 

Iter est un rêve de savants fous : domestiquer la bombe H, recréer dans une centrale l’énergie du soleil ! Rien que ça. Rêve de savants fous ou konnerie kolossale ? Avenir lumineux ou danger catastrophique ? C’est surtout, à l’heure actuelle, un gouffre financier et le laboratoire scientifique et social de l’esclavage moderne. On nous les a rebattues les oreilles à cette époque, en insistant sur les retombées économiques de ce projet pharaonique : des milliers d’emplois à la clé pour bâtir le site, l’équiper, le faire tourner. Du travail pour des années pour les entreprises de bâtiment locales et régionales. Le pactole, la fin du chômage dans cette région… Tè ! Fume…

 

Qu’est-ce qu’il se passe ? Ben, c’est le retour gagnant de la tristement célèbre directive Bolkenstein revue et corrigée sous le vocable de « travailleurs détachés ». Ce sont des multinationales qui obtiennent les marchés et, par le biais des sous-traitances en cascade et la recherche de main d’œuvre à bas coût, ce seront vraisemblablement des salariés précaires détachés qui feront le boulot, dans des conditions de travail, d’horaires et de logement plus que douteux. Quatar, Iter, même combat pour l’esclavage moderne ! Ces bataillons taillables et corvéables à merci seront des « travailleurs détachés » (c’est-à-dire assujettis aux salaires et conditions sociales de leur pays) arrivant de Pologne, de Roumanie, de Bulgarie, de Tchékie et autres ex-pays de l’est peut regardant sur les conditions des travailleurs et pratiquant délibérément le dumping social. Ceci avec la complicité de l’URSSAF ! Qu’on juge - à travers les curieuses pratiques en matière de conventionnement ITER/URSSAF, comme l’atteste la convention signée le 1er février 2013 - de la mansuétude de l’URSSAF concernant les éventuels contrôles de cet organisme pourquoi très sourcilleux avec les PME :

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« article 2.1 Périodicité des visites de contrôle.

Le contrôle de l’emploie se fait de façon périodique. Les contrôles auront lieu tous les trois mois. Leur date sera arrêtée un mois à l’avance sur proposition de l’URSSAF à l’Organisation ITER.

Les contrôles sont réalisés par les URSSAF, par échantillonnage, auprès des entreprises intervenantes sur le chantier le jour de leurs vérifications, basé sur une liste des personnes présentes sur le site le jour de la visite fournie à l’inspecteur par l'Organisation ITER le jour même du contrôle. »

On croit rêver ! On peut parier que ce jour-là, tout sera en règle…pour quelques heures, le temps que les inspecteurs passent en courant avant d’aller se goberger dans une bonne auberge discrète de la région avec les responsables d’ITER et des multinationales contractantes !

 

 

Décadi 30 vendémiaire 222

 

Illustrations X – Droits réservés


17/10/2013

Crèche Baby-Loup : les reculades munichoises, BASTA !

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J'entendais ce matin dans la machine à bruits – après la dégoulinante vague d'indignation léonardienne – un homme désemparé parlant du climat régnant autour de la fameuse crèche Baby-Loup. « Insultes, provocations, graffitis anti-laïcité, voitures rayés, menaces, etc. » La crèche va foutre le camp et les provocateurs nazislamistes auront gagné. Baby-Loup va probablement fermer ses portes, licencier son personnel et laisser dans le désarroi une centaine de familles. Tout ce gâchis parce qu’il y a des gens qui veulent emmerder le monde par provocation, des gens qui veulent allumer une guerre religieuse, des gens qui testent les capacités de résistance, les limites du système.

 

Voilà cinq ans que cette comédie dure. Et ce n'est pas fini. Alors que la cour d'appel de Paris doit réexaminer le dossier à partir d'aujourd'hui, le procureur général François Falletti va contredire la Cour de cassation et demander la confirmation du licenciement de la salariée voilée au travail.

Revenons sur les causes de cette affaire. En décembre 2008, une salariée de retour d’un congé parental consécutif à un congé maternité datant de 2003 - les dates sont importantes car elles montrent la manipulation – fait part à la direction de la crèche de sa volonté de porter le voile islamique durant son travail. Refus, altercation, licenciement, plainte aux Prud’hommes, plainte à la Halde, demande de dommages et intérêts de 80.000 euros ! Autant dire la faillite pour la crèche.


Alors ? Intolérance, « discrimination » selon le vocable à la mode et mis à toutes les sauces, ou plutôt volonté de faire respecter la laïcité, principe fondateur de notre république ?

 

Marre du politiquement correct et de cette tétanisation de la plupart des médias face aux prétentions et aux provocations des islamistes. Parce qu'il est là le nœud du problème. Toutes ces histoires de voile, de hidjab, de niquab, de barbaque hallal et autres conneries venues d’ailleurs choquent et gonflent l’énorme majorité des gens. Le 27 mars dernier, un sondage BVA indiquait que plus de 80% des Français seraient favorables à un renforcement de la loi interdisant le port de signes religieux ostensibles dans les lieux où l'on s'occupe d'enfants ou dans les entreprises privées.

Oui mais il faut être tolérant que bêlent les « idiots utiles » de l’islam. Eh ! Oh ! Où est-elle l’intolérance ? Est-ce à la majorité de se plier aux diktats d’une minorité sous prétexte de « tolérance », de respects de « traditions » ? Est-ce à l'accueillant de se plier aux us et coutumes de l'accueilli ? Non où a-t-on vu ça ? Jusqu’où va-t-on reculer ? Les piscines à horaires séparées pour les hommes et les femmes, le refus de tenues de sports normales pour les filles dans les écoles, le bordel que foutent régulièrement les barbus dans les hôpitaux, la viande hallal dans les cantines. C’est quoi les étapes suivantes ? Les salles de prières (5 fois par jour !) dans les entreprises et les administrations ? La séparation hommes femmes au travail ? L’interdiction du sauciflard et des pieds de cochon sauce gribiche ?

 

On touche là la cause essentielle de la montée de l’extrême droite partout en Europe. Parce qu’on s’approche, voire qu’on a dépassé un seuil de tolérance (encore un gros mot Victor !). « Ce seuil existe, disait Lévi-Strauss, il s'agit de le prendre non pas pour une valeur mais pour une réalité ».

 

L'idée que l'équilibre d'une société puisse être bousculé par l'arrivée soudaine d'une communauté massive, étrangère à son histoire et qui ne montre guère sa volonté de s'intégrer lentement et pacifiquement constitue une thèse à la fois pertinente et sérieuse. Il s'agit d'une réaction de « biologie sociale » et non de barbarie calculée. Ce n'est pas parce que l'extrême-droite récupère diaboliquement de telles observations qu'elles peuvent être ignorées. 

 

Le racisme est une stupidité dangereuse qu’il faut combattre, encore faut-il ne pas en faciliter l’émergence par des reculades « munichoises » devant les provocations de ces ennemis déclarés de nos valeurs que sont les nazislamistes.

 

Sextidi 26 vendémiaire 222

 

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16/10/2013

Au bistro de la toile : Gagner sa vie en travaillant ? Une idée dépassée…

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- …taing ! Victor, je crois que je vais bazarder mon rade et émigrer en Suisse !

 

- Comme Johnny, comme Aznavour, comme la plupart des tennissistes et autres parasites qui ne veulent pas payer leur quote-part d’impôts dans le pays qui les a élevés, qui leur fait gagner leur flouze, qui les soigne le cas échéant… T’as beaucoup de pognon à planquer Loulle ?

 

- T’as rien compris Victor. Si je veux aller en Suisse, ce n’est pas pour une question d’impôts, c’est pour vivre enfin sans travailler !

 

- Avec tes rentes ?

 

- Non, mais avec le pognon – 2500 francs suisse, soit 2000 euros – que le gouvernement de ce pays un peu moins kon que les autres versera peut-être, dans deux ans, à tous les résidents en Suisse, y compris les immigrés, et sans condition ni contrepartie. Une pétition militant en faveur du RBI (revenu de base inconditionnel) a obtenu les 100.000 signatures nécessaires à l’organisation d’un référendum. Donc cette votation viendra devant les citoyens dans un délai de deux ans ! C’est pas chouette ça Victor !

 

- C’est plus que chouette Loulle, c’est une simple question de bon sens. Inspiré des utopies fouriéristes, voire plus anciennes, le revenu de base inconditionnel (aussi appelé allocation universelle) veut remplacer le « filet social » actuel et sa bureaucratie par un droit inscrit dans la Constitution, permettant à chacun de « mener une existence modeste mais digne »,

 

- Quand même Victor. Qui aura envie de marner dans ces conditions ? C’est une prime à la fainéantise, non ?

 

- Pas du tout, c’est enfin être réaliste. Le travail salarié est une manière de répartir au plus grand nombre des moyens, plus ou moins généreux, de partager le gâteau national afin que la machine économique – production – consommation – puisse tourner. Mais il faut se rendre à l’évidence : il n’y a pas– et il n’y aura plus - de travail pour tous. On aura beau faire ce qu’on voudra, relocaliser, fermer les frontières, revenir au franc ( ?!), imposer des boulots de merde payés 1 euros de l’heure comme en Allemagne, rien n’y fera : il n’y aura jamais plus de boulot pour tous. Il faut donc mettre au point un système qui permette de donner à tous un revenu de base permettant de vivre petit bras peut-être, mais de vivre à tous. Et donc de faire tourner la machine consommation-production.

 

- Mais qui fera tourner la machine s’il n’y a plus personne pour marner ?

 

- Et que font les retraités ? Ils ont des activités choisies, souvent altruistes (resto du cœur, banque alimentaire, aide aux devoirs des gosses, etc.), qui s’avèrent indispensables à la bonne marche de la société. On peut parier qu’un individu préférera toujours cumuler ce revenu de base à un autre salaire, surtout quand ce salaire correspondra à un travail qu’il aura plus librement choisi. Le besoin de s’occuper et d’être utile demeure, les gens continueront de travailler pour compléter leur revenu de base, mais différemment d’aujourd’hui. Ils auront plus de temps pour des activités nécessaires au bon fonctionnement de la société qui s’en trouvera mieux.

 

- Et d’où sortira le pognon Victor ?

 

- Les Suisses parlent de 2000 euros ce qui correspond – compte tenu du différentiel de coût de la vie – à 1000 euros chez nous. Des « zéconomistes distingués » ont creusé la question. Ce revenu de base coûterait autour de 200 milliards par an. Ce qui n’est pas insurmontable. Les pistes ne manquent pas : fusion de l’aide sociale, du système de chômage et du système de retraite ; redistribution de la rente pétrolière ; un impôt sur le patrimoine, etc. mais avant tout récupération de la fraude fiscale (80 milliards par an) ; ajoutons les près de 20 milliards de la fraude à la TVA, les 15 milliards de la fraude sociale, les 8 milliards du RSA, les 1,5 milliards du Pôle emploi devenu inutile, etc. Les moyens de financement ne manquent pas.

 

- Merde, mais ce n’est pas si utopique que ça ce truc Victor !

 

- Et il faut regarder les conséquences positives d’une telle mesure : elle amènerait logiquement la disparition du chômage ainsi qu’une forte relance de la consommation, permettant aux entreprises d’embaucher éventuellement. Dans ce cas-là, les patrons qui voudraient garder ou embaucher de bons collaborateurs seraient plus attentifs aux besoins des salariés, favorisant aussi une hausse des salaires et une amélioration des conditions de travail.

 

- Ouais mais, Victor, il y a des activités qui ne sont pas très bandantes et qu’il faut pourtant faire : ramasser les poubelles, laver le cul des vieux, etc. Qui les fera ?

 

- N’oublie pas que ce système va complètement changer les rapports de force entre patronat et salariat. Actuellement, ces boulots peu valorisants sont, en plus, mal payés, mais les volontaires, dans ce système, seraient rares, donc recherchés, donc bien payés !

 

- Wouarf ! Je rêve Victor. Le glandage enfin reconnu, apprécié et rémunéré ! Lafargue, l’apologue de la Paresse, doit se pisser dessus de bonheur dans sa tombe

 

- C’est une mentalité complète à changer Loulle. Nous sommes influencés par cette culture où le religieux  ( "Tu te nourriras à la sueur de ton front !") se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier… Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité ou l’activité choisie et gratuite, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner.

 

- A la nôtre Victor. Et vive les Suisses !

 

Sources : lien 

 

Quintidi 25 vendémiaire 222

 

Merci à Chimulus

 

15/10/2013

Plutôt foireuse cette Allemagne dont on nous rebat les oreilles en nous la montrant en exemple !

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Foireuse et perfide concernant la lutte contre les émissions de CO2 responsables des changements climatiques plus qu’inquiétants. Ainsi, suite à une décision des autorités européennes, il était convenu qu’à l’horizon 2020, tous les constructeurs de voitures devaient commercialiser des véhicules dont l’émission de CO2 ne devait pas dépasser 95g/km. Or Angela Merkel est récemment intervenue auprès de ses partenaires européens pour tenter de modifier le texte ou du moins de repousser l’échéance de 2020. Pourquoi ? Parce les grosses caisses produites par l’industrie germanique (Daimler, BMW, VW, Opel) pédalent dans la choucroute pour atteindre cette limite et qu’ils rechignent à faire les difficiles études et les couteux investissements nécessaire et que leurs principaux concurrents – français en tête – ont déjà consentis. Faux-cul, nos voisins germains proposent bien de respecter les 95g en 2020 mais…sur un pourcentage de leur production seulement ! Ceci pour exempter leurs grosses bagnoles techniquement obsolètes, bouffeuses de pétrole et chieuses de palanquées de CO2 !

 

Et qu’est-ce que vous croyez ? Merkel, commis voyageur de l’industrie automobile Allemagne, a réussi à faire repousser de six mois la décision concernant l’objectif 95g. Six mois qui vont lui permettre de mettre en place un deal avec les Britanniques : - tu me soutiens sur l’abrogation de cette loi des 95g et je te soutiens dans ton action contre l’Europe ! Et qui sera baisé dans cette embrouille ? Ben, les constructeurs français et italien qui – eux – n’auront pas de problèmes pour être dans les clous mais qui ne pourront pas mettre en avant cet argument de vente vertueux…tandis que les Germains pourront continuer à vendre leurs grosses poubelles roulantes !

 

Foireuse et techniquement indigente concernant le fameux système GPS européen Galileo. Ce système a connu retards sur retards. Il devait être opérationnel dès 2012. Tè ! Fume… Pourquoi ? Par l’incapacité de l’industriel allemand choisi ( ??!!) par la commission européenne du nullissime Barroso de fabriquer en temps et heure les satellites nécessaires. La Commission européenne a choisi, en 2010, la PME allemande OHB pour l'attribution d'un lot de quatorze satellites du futur GPS européen. Ceci au aux dépens d'EADS Astrium, grosse structure ayant à la fois la compétence et le potentiel technique. Et en 2012, la même C.E. a réitéré ses erreurs en confiant la construction de 8 nouveaux satellites à cette même boite allemande incapable de livrer ! Incompétence crasse ? Magouille dissimulée ?

Deux audits - l'un de l'ESA, l'autre de Roland Berger Allemagne pour le compte de l'UE - ont été diligentés pour connaître l'étendue des déboires chez OHB... que cherchent absolument à minimiser aussi bien l'Union européenne que l'ESA, l'Allemagne et bien sûr l'industriel. L'audit de Roland Berger aurait pointé la gestion défaillante du programme Galileo par OHB, qui aurait cumulé de nombreuses erreurs en terme de choix de technologies (des composants non adaptés) et de management. OHB, fleuron de l’industrie allemande, pédalant elle aussi dans la choucroute, Astrium - EADS, le rival malheureux dans les deux compétitions organisées par l'Union européenne en janvier 2010 (14 satellites) puis en février 2012 (8), ainsi que Thales Alenia Space (TAS), ont été appelés au début de l'été pour jouer les pompiers de service à la demande de l'ESA et de l'UE pour aider OHB à remettre le programme sur les rails ! On croit rêver…

Bonjour « l’excellence » allemande dont on nous gonfle les aliboffis. Quant à Merkel, trois semaines après les élections qui ont vu son « triomphe », elle n’a toujours pas réussi à former un gouvernement !

 

Quartidi 24 vendémiaire 221

 

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14/10/2013

Centrales nucléaires : l’âge de la retraite repoussée de dix ans ?

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 « Aucune décision n’est prise… », assure ce matin Moscovici concernant l’information qui tourne disant que la durée de vie des centrales nucléaires serait prolongée de 10 ans, les amenant ainsi de quarante à cinquante ans, et pourquoi pas plus si affinités... Notons que ces centrales ont initialement été conçues pour une durée de vie de 30 ans, puis allongée à 40 ans, et voilà qu’on en rajoute une couche… Au vue des problèmes récurrents de ces centrales, est-ce bien raisonnable ?

 

C’est en 2018 que les premiers réacteurs atteindront la limite des quarante ans. Si cette prolongation est actée – et malgré les atermoiements de Mosco, elle le sera – EDF devra tout de même dépenser des milliards pour que cette prolongation de vie ne soit pas synonyme de mort ! Au-delà des opérations traditionnelles de maintenance, il faudra procéder au remplacement d’un nombre important de composants essentiels et vitaux pour la bonne marche des centrales. Cette opération « grand carénage », selon le jargon EDF, doit tenir compte des nouvelles normes de sécurité imposées par l’ASN (autorité de sureté nucléaire) suite à la catastrophe de Fukushima. Elle coûtera entre 70 et 80 milliards ! Une paille…

 

Dans cette décision qui met en jeu l’existence même de toutes les régions de France et de plusieurs régions européennes aux frontières de l’hexagone, qu’est-ce qui est la motivation principale ? Une histoire de gros sous… Cela donnerait 10 ans de plus à EDF – endetté jusqu’au cou – pour « amortir » ces dépenses de remise aux normes. Avec pour effet attendu…une remontée de 10% du cours très chahuté de l’action en bourse ! Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes nucléarisé : - EDF dégagerait 800 millions d’euros par an ; - l’état – actionnaire conséquent – récupèrerait de copieux dividendes et bénéficierait de la remontée du pactole boursier ; - le consommateur en bénéficierait également (??!!) puisque la hausse des prix de l'électricité serait ainsi contenue à 20% au lieu de 30% d'ici à 2017, selon les estimations de la commission de régulation de l'énergie formulée en juillet dernier. Et le citoyen qu’y gagnerait-il ? Une bonne dose de risques de plus, mais…

Mais une telle décision devrait s’assortir de l’interdiction impérative de construction d’autres centrales de remplacement. Et donc de l’enterrement des EPR hormis celui qui est en route et constitue un gouffre financier.

Ouate Inde scie

 

Tridi 23 vendémiaire 221

 

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P.S. - Pendant ce temps, la Commission européenne du sinistre Barroso nous en prépare une bien bonne !

http://etat-du-monde-etat-d-etre.net/du-reste/faites-vos-...

11/10/2013

Comme des rapaces, v’la les banquiers

banquiers machine à pognon.jpg

 

Allez, chantons en chœur sur l'air des Rois Mages en Galilée de Sheila!

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Ils ont d’abord bouffé notre pognon

 

En spéculant jusqu’au dernier quignon

 

Après ils ont fabriqué une crise

 

Mettant l’Etat et les gens dans la mouise

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Sarko leur a filé plein de milliards

 

Pour qu’ils puissent se goinfrer de caviar

 

Creusant pour eux un abyme de dettes

 

Qu’il a évidemment mis sur nos têtes

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Puis l’Elysée valant bien une messe

 

Le « Normalou » nous a fait des promesses

 

« Mon ennemi, dit-il, c’est la finance !

 

Votez pour moi, je sauverais la France. »

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

 

Il nous a concocté une réforme

 

Mais c’est les banquiers qui l’ont mis en forme

 

Ils se bidonnent, pour eux c’est la vendange

 

Pour ces salauds, soyez-en sûr, rien de change

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

Les financiers, charognards pleins de hargne

 

Nous ont piqué mêm’ la caisse d’épargne

 

En ricanant ils se croient tout permis

 

C’est vrai qu’Moscovici est leur ami

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

 Décadi 20 vendémiaire 222


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10/10/2013

Enfilez vos compatriotes : volez sur les ailes de voleurs !

Ryanair-peuchere_Ysope3.jpg

 

J'ai un ami qui est allé passer le ouiquinde au Maroc. En avion, au départ de Marseille. Pas cher, vraiment pas cher ! Quelques dizaines d'euros à peine... Par Ryanair, compagnie bas-coût qui défraie le chronique. Pourtant l'avion m'a-t'il dit était moderne, bien entretenu à visto de naz et l'équipage semblait compétent. Bien sûr pas de fioriture, pas de gueuleton durant le voyage, pas de superflu. Mais cet avion a livré à Marrakech plusieurs centaines de touristes...

 

Cette compagnie aérienne bas-coût a été condamnée mercredi 2 octobre à une amende de 200 000 euros et à près de dix millions d’euros de dommages et intérêts par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence pour travail dissimulé sur sa base de l’aéroport de Marseille-Provence. L’entreprise avait ouvert un centre d’activités à Marseille en 2007, sans jamais avoir déclaré son activité ni au registre du commerce ni à l’Urssaf. Gaudin, maire de Marseille a réclamé sans broncher, à l'époque des faits, que l’on change la loi pour autoriser Ryanair à truander en France. Parce que c’est bien de truandage dont il est question. Le problème marseillais vient d’une condamnation de la compagnie pour faire travailler ses personnels navigants basés à Marseille avec des contrats irlandais, donc sans payer de charges en France. C’est du Bolkeinstein dans sa plus belle acception. Et ça va loin dans le cynisme : des salariés ont rapporté qu'ils devaient payer eux-mêmes les formations que leur dispense leur employeur... qui les facturerait nettement plus cher que ce qu'elles ne lui coûtent. De même, le personnel de bord doit acheter son uniforme 360 euros... Ceci explique en partie celà, c'est-à-dire le coût ridiculement bas payé par le voyageur. Mais là n'est pas le principal.

 

Ryanair, tout comme Easy-jet, ne seraient pas gênés de proposer leurs voyages gratuitement et même, pourquoi pas, en payant quelques euros aux touristes pour qu'ils voyagent sur leurs lignes ! Ça leur ferait une sacrée pub ! En effet, dans le budget de ces entreprises, le prix des billets ne représente qu’un revenu marginal. Car le modèle économique des compagnies à bas coût diffère totalement de celui des compagnies classiques. Ces dernières vendent un service (le transport) à des passagers. Ici, le transporteur vend un produit (une quantité de voyageurs, exprimée en « unités ») aux gestionnaires d’aéroport — en général, des collectivités locales — en échange d’avantages financiers de diverses natures. Voilà toute la différence. Autrement dit, lorsque mon ami – bobo nanti bien sympathique qui a les moyens de payer son billet au prix normal – se paie du bon temps au soleil, c'est vous, c'est moi, ce sont des gens qui ne prennent jamais l'avion qui paient son voyage !

 

Pour faire venir ces compagnies sur leurs aéroports, les collectivités locales paient, et cher. Ces villes et régions ont déroulé le tapis rouge à ces soldeurs aériens dans l’espoir de doper leur développement économique et largement ouvert les cordons de la bourse de leurs administrés. Les montants perçus par EasyJet et Ryanair pour desservir quelques-uns des aéroports français « décentralisés » sont costaux : 2,1 millions d’euros d’aides diverses en trois ans obtenus de la chambre de commerce de Tours ; 4 millions d’« aide marketing » à Carcassonne, rehaussés d’une participation au budget de l’aéroport de 3 millions d’euros. A Nîmes, ce sont 4 millions d’euros qui ont été versés à la compagnie irlandaise ; à Beauvais-Tillé, on cite le chiffre de 7,4 millions...Mais ces collectivités locales commencent à l'avoir en travers car la plupart des investissements réalisés ne sont pas rentables, voire largement déficitaires. Pis : les contrats qui lient les gestionnaires d’aéroport à cette compagnie aérienne sont léonins, voire illégaux. Ils laissent notamment au transporteur la liberté de fermer les lignes selon son bon vouloir, sans avoir à rembourser les aides perçues pour les ouvrir — alors que les gestionnaires, eux, s’engagent pour cinq, dix, voire quinze ans... Naïveté ou magouilles de la part de ces décideurs locaux ?

 

Mais ce n’est là qu’une partie de la manne publique qui alimente les réservoirs du low cost. Pour accueillir Ryanair, l’aéroport doit aussi subventionner chaque ouverture de ligne (entre 200 000 et 500 000 euros par an, dégressifs sur une durée maximale de trois ans) et réviser radicalement à la baisse ses sources de revenus : taxes d’atterrissage et d’embarquement, services au sol, bagages, personnel d’accueil, etc. Additionnées, les sommes expliquent l’insolente santé de ce type de compagnies — et la débâcle financière des aéroports.

 

Mais il n’y a pas que ça. Ryanair vole dans tous les sens du terme. Elle vole la Sécu et l’Etat français, ainsi que des monceaux de subvention qu’elle emplâtre joyeusement aux collectivités locales, chambres de commerce et autres ! Autre combine juteuse, le versement de ce que la compagnie voyou appelle des « aides marketing ». Un terme mystérieux qui désigne les publicités que les exploitants des aéroports qui reçoivent les avions de Ryanair ont obligation de prendre sur le site internet de la compagnie ! Et à des tarifs plus qu'exorbitants. C’est du racket.

 

Ryanair est le prototype le plus accompli des entreprises néo libérales et les passagers qui empruntent ses lignes sont les complices de cette compagnie mafieuse, illustration parfaite de ce vers quoi amène l’ultra libéralisme débridé. Ryanair, c’est le prototype de l’entreprise parasite, dirigée par une crapule finalement sympathique, Michael O’Leary, car il étale avec jovialité tout le mépris et le cynisme de ces patrons voyous.

 

 

Nonidi 19 vendémiaire 221

Illustration:merci à Ysope 

 

09/10/2013

Tentez le destin, vivez au Tricastin !

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Trois salariés de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) ont été touchés lundi 7 octobre par des effluents liquides radioactifs lors de l'explosion d'une pompe hydraulique. Bof… La routine quoi. C’est par centaines que l’on compte les accidents transformés en « incidents classé au niveau 1 sur 7 » sur cette centrale qui porte haut le flambeau de la centrale nucléaire la plus dangereuse de France, que dis-je, d’Europe. Au mois de septembre, c’était une fuite de tritium dans le sol, atteignant probablement la nappe phréatique. Le tritium est de l'hydrogène radioactif, que les centrales nucléaires produisent en très grandes quantités et dont une partie est rejetée directement dans l'environnement (par voie liquide ou dans l'atmosphère), après contrôle… Ben voyons : le contrôlé est le contrôleur ! 


Le vendredi 22 mars 2013 au matin, du Vaucluse, de l’Ardèche, de la Drôme, du Gard, dans un périmètre de 15 km, les lève-tôt ont entendu une explosion et vu un énorme arc électrique qui a illuminé le site nucléaire du Tricastin pendant dix longues minutes ! Inquiétant… Paniquant… Il s’agissait d’une rupture de ligne, d’un court-circuit sur la ligne haute tension de 225.000 volts en sortie du réacteur nucléaire n°3 de la centrale du Tricastin. Et ce n’était pas la première.


Pire : en septembre 2008, au cours d’une opération de renouvellement de combustible, lorsque le couvercle de la cuve du réacteur n° 2 a été soulevé, deux assemblages de combustible sont restés accrochés aux structures internes supérieures, et sont restés suspendus pendant des semaines au-dessus des 155 autres assemblages qui constituent le cœur du réacteur. Ces assemblages pèsent chacun environ 800 kg… S’ils étaient tombés, c’était à coup sûr Tchernobyl-sur-Rhône.


Fuites, fissures dans l’enceinte de béton, vannes et systèmes défaillants, maîtrise aléatoire du pilotage des réacteurs sont à présent le lot quotidien de cette centrale nucléaire intégrée au plus grand complexe nucléaro-chimique du pays et qui menace toute la vallée du Rhône. Avec 33 années de fonctionnement pour le réacteur n°1 et 32 années pour les trois autres réacteurs, la centrale de Tricastin fait partie des plus vieilles de France et a dépassé les 30 années de fonctionnement initialement envisagées pour les réacteurs nucléaires. Elle utilise du combustible Mox, dangereux assemblage d’oxyde de plutonium et d’uranium appauvri. Ce combustible aggrave les conséquences potentielles d’un accident majeur par la présence accrue de plutonium, plus radio toxique que les autres matières rejetées en cas d’accident.

 

Cerise sur le gâteau, on entre dans cette centrale comme dans un moulin. On se souvient que plusieurs dizaines de militants de Greenpeace ont pu sans encombre y pénétrer au petit matin le lundi 15 juillet dernier, et y sont restés des heures pour certains, afin de prouver l’inefficacité de la protection de cette centrale. Imaginez à leur place un commando de terroristes…

 

Il serait temps de prendre enfin la décision de sagesse qui s’impose : fermer ces installations obsolètes et extrêmement dangereuses qui risquent de saccager pour des siècles la vallée du Rhône, mais aussi la Provence et une bonne partie du Languedoc.

 

 

« Visitez la Provence !

Ses ruines nucléaires…

Ses eaux radioactives…

Ses cancers foudroyants…

Ses enfants mutants à deux têtes et six bras…

Ses fraîches jeunes filles aux quatre nichons.

Allez-y ! Vous n’en reviendrez pas ! »

 

 Octidi 18 Vendémiaire 221


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08/10/2013

La guerre de Gibraltar aura-t-elle lieu ?

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Qui a dit que le colonialisme était un crime contre l’humanité ?

 

Possible et même probable. En tout cas une belle saloperie. La colonisation des Zétazunis par les Anglais et d’autres Européens = génocide de 30 millions d’Amérindiens. La colonisation de l’Amérique du sud par les Espagnols et les Portugais = massacre équivalent, éradication de civilisations brillantes, etc. La colonisation de l’immense zone désertique de l’Inde à L’Espagne par les Arabo-musulmans = saccage et éradication de toutes les civilisations précédentes. La colonisation de l’Afrique du Nord par les Ottomans = exploitation de toutes les richesses de ces contrées au seul profit de ce qu’on appelait alors « La Porte », soit les Turcs. La colonisation de l’Afrique par les Anglais, les Français et les Belges = pillage d’un continent, exploitation éhontée des « indigènes », création de frontières artificielles responsables des conflits actuels, etc. Avec en corollaire, chaque fois, la destruction des valeurs spirituelles des peuples colonisés pour les remplacer par l’idéologie, c’est-à-dire la religion du vainqueur. Etc. etc. Et l’on peut continuer à l’infini.

 

La décolonisation a été un formidable mouvement de libération des peuples recouvrant enfin, avec leurs territoires, leur dignité. Cette décolonisation est-elle terminée ? Que nenni…

 

Que dire de Gibraltar, terre espagnole occupée, colonisée par l’Angleterre depuis 300 ans ?

Que dire, à quelques kilomètres au sud, de Ceùta, territoire marocain occupé, colonisé par l’Espagne depuis des lustres ?

 

Qui a dit qu’une guerre entre démocraties européennes n’était même plus envisageable ?

 

Ben voyons… La frégate britannique Westminster croise depuis quelques jours devant le rocher de Gibraltar. Pas morte la politique de la canonnière. Et entre PAYS EUROPEENS ! Les autorités coloniales de Gibraltar multiplient les provocations vis-à-vis de l’Espagne : elles ont provoqué la colère de Madrid en coulant dans la Méditerranée, en baie d’Algesiras, des blocs de béton formant un récif artificiel, pour tenter de mettre fin aux incursions dont elles accusent les pêcheurs espagnols dans des eaux qu’ils considèrent, à juste titre comme les leurs.

 

Le dossier est débattu mollement et depuis longtemps aux Nations Unies, au sein du Comité dit « des 24 », chargé de l'application de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux. Reconnaissant qu'il s'agit d'un problème de décolonisation, le Premier ministre de Gibraltar, le social-démocrate Peter Caruana, a revendiqué devant le Comité des 24 le droit à l'autodétermination des Gibraltariens (actuellement, ils veulent rester britanniques), ce droit étant jusqu'à présent le principe de base de tout processus de décolonisation.

 

Madrid affirme que la décolonisation de Gibraltar doit répondre au principe d'intégrité territoriale et non à celui de l'autodétermination des peuples, comme prétendent les Britanniques, ce peuple de boutiquiers vindicatifs. Pardi : la colonie est entièrement peuplée de « sujet de sa majesté » qui s’engraissent avec toutes sortes de trafics plus ou moins mafieux sur ce territoire à la fois paradis fiscal, nid d’espions et carrefour de tous les trafics (drogues, êtres humains, armes, etc.).

 

Si les Espagnols investissaient militairement cette partie occupée de leur territoire pour enfin le libérer ? Que se passerait-il ? Les Britanniques nous referaient probablement le coup de la guerre des Malouines… Donc une guerre entre pays membres de l’Union Européenne.

 

Au fait, quel serait l’état d’esprit de la France si ces mêmes Rosbifs occupaient toujours…Calais ?



Septidi 17 Vendémiaire 222


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07/10/2013

Au bistro de la toile : Afrique et Africains.

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- Grave Victor. Grave ces centaines de pauvres types servant de patapon aux poissons à quelques centaines de mètres de la terre promise. Non mais à quoi on joue ? Pourquoi veulent-ils venir au péril de leur peau chez nous ? Pourquoi leur laisser scintiller ce miroir aux alouettes ?

 

- Parce qu’ils crèvent de faim sur le continent potentiellement le plus riche du monde (pétrole, uranium, cuivre, métaux rares, bauxite, or, diamants, mais encore bois rares, etc.), parce que leurs richesses sont pillées sans vergogne par les multinationales, parce que ce continent n’a jamais réussi à mettre en place des gouvernements dignes de ce nom et soucieux du bien-être de leurs peuples plutôt que de s’enrichir outrageusement avec la complicité de nos gouvernants, de nos banquiers, de nos curés… Au lieu de ça, depuis les indépendances, les états et nations africaines - qui ont eu largement le temps d’organiser leur développement – se laissent piller avec la complicité de dirigeants corrompus jusqu’à la moelle. L’avenir des Africains est en Afrique et pas en Europe.

 

- N’est-ce pas les conséquences des colonisations ? On a tout de même le cul pailleux, non ?

 

- Qui a le cul pailleux ? Toi ? Moi ? Notre génération ? Pas du tout. On n’y était pas que je sache ! Ras les aliboffis de cette bienpensance dégoulinante de repentance. En politique, il n’y a pas d’amis, ce n’est qu’une question de rapports de force. Ce rapport était en faveur des peuples européens à la fin du 19° siècle. Point barre. Mais ce n’a pas toujours été le cas. Faudrait-il demander repentance aux peuples d’Afrique du nord qui sont venus, pendant des siècles, piller sans vergogne l’Espagne, l’Italie, le sud de la France – chez nous  Loulle - , brûler villes et villages, massacrer les populations, amener les femmes dans leurs bordels et leurs harems et réduire les hommes de nos contrées en esclavage ? Les saloperies ne sont pas à sens unique Loulle.

 

- Un à un, la balle au centre…

 

- Ce qui leur faudrait, aux Africains, c’est des Chavez, des Lula, des Morales, des Correa. C’est-à-dire des dirigeants qui aient les couilles bien pendus et qui osent dire : « Bon, maintenant, Basta ! Vous, les parasites occidentaux et chinois, vous les voleurs de terres des monarchies féodales du golfe persique, vous et vos multinationales, vous dégagez ! Vos usines, elles sont à nous. On prend sans compensation, vous vous êtes déjà suffisamment gavés sur notre dos. On récupère nos richesses pour en faire profiter nos peuples ! »

 

- Evidemment. Il n’y aurait plus de Lampedusa… Mais crois-tu que ces multinationales se laisseraient dépouiller sans réagir ?

 

- Il y aurait bien des soubresauts mais les Sud-américains prouvent que ce n’est pas impossible. Sans cela, les populations africaines crevant de faim, brimées et martyrisées par les dictatures qui goinfrent quelques oligarchies au service de ces multinationales, déboussolées par des rivalités religieuses plus obscurantistes les unes que les autres (islam contre sectes christiano-baptistes, etc.), ces populations continueront à rêver aux mirages de l’Europe. Quant à la politique de la porte ouverte, que préconisent les nombreuses organisations d’idiots utiles bêlant confis en repentance, elle est non seulement irréaliste, mais dangereuse car une forte arrivée d’immigrés provoquerait fatalement une montée parallèle des extrémismes et la certitude d’énormes troubles où la démocratie y laisserait la peau. Le Bête n’est pas morte, Loulle.

 

- Mouais… Tè ! Buvons au renouveau de l’Afrique, Victor !

 

 

Sextidi 16 Vendémiaire 222

 

Merci à Chimulus

 

 

 

03/10/2013

« Volontaires » pour travailler le dimanche : cocus, battus et contents…

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« Nous voulons travailler le dimanche ! Nous voulons travailler la nuit ».

 

Effarant ! Quelle déchéance. Quelle aliénation de la victime à son bourreau !

 

Ces revendications époustouflantes de konnerie marquent la victoire sur la dignité humaine de l’affairisme de type mafieux en quoi se reconvertit l’économie en déclin. Cette aliénation est l’aboutissement de décennies de reculs ouvriers, de défaites syndicales face à un patronat goinfre qui a réussi à transférer l’essentiel des gains de l’entreprise du salaire des partenaires travailleurs vers les actionnaires rentiers. Pour ce faire ils ont inventé la mondialisation et la « crise » qui leur donnent toutes les armes (chômage, délocalisation, robotisation, etc.) pour écraser la classe ouvrière, pour museler toutes revendications de salaires, pour mettre à bas tous les avantages acquis par des décennies de lutte. Avec la complicité de gouvernements veules et sans couilles, qu’ils soient de droite ou de gauche.

Écoutez-les s’étrangler de rage les exploiteurs et leurs pitbulls aboyant dans les médias aux ordres ! « Des milliers d’emplois sont en danger ! Laissez aux employés la liberté de choisir ! Ceux qui acceptent de travailler le dimanche ou la nuit le décident volontairement. » Ben voyons… Elle est un peu grosse la ficelle de la manip, parce que le « volontariat » se décide à l’embauche, et celui ou celle qui n’est pas « volontaire » n’intègrera jamais l’entreprise… Volontariat forcé. Sans compter que si les employés étaient payés correctement, ils n’auraient pas besoin de saccager leur vie de famille, leur existence sociale pour gagner quatre kopecks de plus pour faire seulement bouillir la marmite…

Parmi ceux qui manifestent pour défendre les patrons qui les exploitent, il y a beaucoup d’étudiants pour lesquels ces quatre kopecks dominicaux permettent de survivre. C’est encore un effet de l’ultralibéralisme. Mais ceux-là n’ont rien à voir avec le combat des employés car ce travail dominical ou nocturne est un appoint pour corriger les carences du système en matière d’éducation. Ils défendent leur gamelle et se comportent à la limite comme des « jaunes », des collabos des exploiteurs. Lorsqu’ils auront leurs diplômes, ils se foutront bien de la situation à la Dickens ou à la Zola qu’ils auront contribué à créer…s’ils n’en deviennent pas eux-mêmes les acteurs !

« Oui mais, rétorquent les « jaunes » autres que les étudiants, nous sommes mieux payés pour ces jours-là ». Eh ! Oh ! Kévin ou Jennifer, vous croyez que lorsque le Medef – qui est à la manœuvre - aura obtenu du gouvernement la légalisation du travail le dimanche ou la nuit, ces majorations de salaires survivront ? Tè ! Fume… Le dimanche sera payé comme un jour ordinaire. Et vous l’aurez profond dans l’oigne, et sans vaseline !

Bon. Admettons que certaines activités commerciales puissent ouvrir le dimanche. Après tout, pourquoi pas, mais !

Mais à deux conditions : Premièrement que cette journée soit payé le double d’une journée de semaine. Deuxièmement que le salarié travaillant le dimanche récupère dans la semaine deux jours consécutifs de congé.

Sextidi 16 Vendémiaire 221

 

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02/10/2013

123 ans après...

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Changement? Quel changement? Rien ne change...

123 ans après, nous pouvons reprendre mot pour mot la saine colère du Père Peinard.

Et voilà qui donne une idée de ce qu'étaient les joutes politiques à cette époque. Les petites phrases des politicards actuels ne sont que de pales ersatz de ces virils et salutaires pamphlets !

 

Sextidi 16 Vendémiaire 221

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

01/10/2013

Des sous, beaucoup de sous pour les bénitiers !

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On parle souvent des « régimes spéciaux » des cheminots, des pêcheurs, des mineurs, des militaires, puis de ceux des parlementaires. Et si on s’intéressait, comme l’a fait la Libre Pensée, au pognon que l’Etat, c’est-à-dire le contribuable, verse…aux religions ! Tè ! Je sens que ça ne va pas arranger mes affaires concernant l’entrée au paradis…

 

Savez-vous qu’à travers les municipalités, les conseils généraux, etc., nous, contribuables, finançons les religions ? Et pas qu’un peu. L'addition se monte à plus de dix milliards d'euros par an, soit un sérieux pourcentage de l'impôt sur le revenu. Le gros morceau, c'est le financement de l'enseignement catholique (97% de l'enseignement privé).

 

L'Etat et les collectivités locales versent à l'enseignement catholique 9,2 milliards d'euros au total. S'y ajoutent plus de 200 millions d'euros par an d'aides fiscales, c'est-à-dire les taxes non perçues sur des activités commerciales exercées par les associations cultuelles.

 

La Libre Pensée estime à 40 millions d’euros l'aide des salariés du régime général pour assurer les pensions et la sécurité sociale du régime spécial des cultes, la Cavimac, plus 54 millions d’euros d'aide des collectivités territoriales au logement des prêtres, plus quelque 90 millions d’euros d'aides qu'elle juge abusives pour l'entretien des lieux de culte.

 

La loi de 1905 attribue la propriété des bâtiments religieux existant aux communes, qui en assurent l'entretien sans que cela comprenne le chauffage ou le mobilier.

 

Dans les régions toujours soumises au Concordat de 1801, l'Alsace-Moselle, comme dans les territoires régis par l'ordonnance de Charles X de 1828 et les décrets Mandel de 1939 (Guyane, Wallis et Futuna, Saint Pierre et Miquelon, Polynésie française, Nouvelle Calédonie), l'Etat prend en charge les dépenses du culte.

 

Par exemple, l'évêque de Strasbourg est à l'indice 1.015 de la fonction publique, donc touche un traitement mensuel de 4.400 euros. C'est l'Etat qui paie les charges et il est assuré pour tous les risques... sauf celui d'accident du travail.

 

Et maintenant, des charlots allant de Copé à Manuel Valls voudraient que l’Etat finance les mosquées…

 

 

Bon. Ben j'irai sûrement en enfer. Très bien! Au moins je connaîtrais du monde et en plus c'est chauffé !


Quartidi 14 Vendémiaire 221


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