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16/01/2013

Méli mélo au Mali Slam

black_hannibal.jpg

 

 

Ce méli mélo au Mali

Dont on nous gonfle au saut du lit

Même si ce n’est pas poli

Malgré la francophilie

De nos cousins noirs du Mali

Il ne faudrait pas qu’on l’oublie

C’est pas la guerre en patchouli

Mais un véritable conflit.

Là, y a pas de mâchicoulis

Mais de dangereux tassilis,

Du sable et des éboulis

Où les barjots de la folie

Ces fous d’Allah très avilis

Nous ont poussés dans ce conflit.

 

Mais s’ils avaient pris Bamako

Les tarés d’Allah toxicos

Ça t’en foutrait un sirocco

Dans tous ces pays tropicaux !

Poussons de grands Cocoricos

Les Mirages, les hélicos

De ces Françaouis amicaux

Grace à leurs tirs chirurgicaux

Ont arrêté ces bourricots

Surarmés dans leurs vieux tacots.

Maintenant, plus de quiproquo :

C’est à eux, les troufions locaux

De se bouger le haricot

Sinon, on court droit au fiasco.

 

 

 Septidi 27 Nivose 221


Illustration : Merci à Anheuser-Busch Inc.

 

15/01/2013

Au bistro de la toile: François s'en va-t'en-guerre.

chimulus bistro copie.jpg

 

"François s’en va-t’en-guerre

Les deux pieds, les deux mains dans la merde.

François s’en va-t’en-guerre

Ne sait quand reviendra…"

 

- …taing ! T’as un bel organe Loulle ! Mouais. Quand on « s’en-va-t’en-guerre », on sait quand et comment ça commence, mais jamais quand et comment ça finit…

 

- Alors ? Fallait y aller ou pas ? Il a eu raison François ou il s’est bâché ?

 

- Il a eu raison bien sûr. Oh ! Cette intervention n’est pas qu’altruiste, ne soyons pas trop bizounours. On n’envoie pas nos troufions uniquement pour défendre un régime politique malien déliquescent, corrompu, faible, pourri. Il y a aussi en fond d’écran les intérêts de madame Areva, de monsieur Total, de monsieur Bolloré, de madame Vinci, etc. S’il y a 6.000 ressortissants français vivant à Bamako, cde n’est pas pour rien.

 

- Donc, notre intervention est surtout bassement mercantile.

 

- Il y a un peu et même beaucoup de ça Loulle. Mais pas seulement. Le foutoir du nord Mali est, en partie, directement lié à la guerre de Sarko en Libye : la chute du pittoresque campeur des Champs-Elysées a été suivie de la fuite de bon nombre de ses mercenaires Targui (ou Touereg si tu veux, ce mot étant le singulier du premier) avec armes et bagages. Des armes nombreuses, modernes, puissantes pillées dans les énormes entrepôts de Kadhafi. Ces nomades – qui réclament depuis toujours un territoire à eux – se sont accoquinés, de gré ou de force, à toutes les racailles plus mafieuses que religieuses issues d’Al-Qaeda d’un côté, des restes des Groupes Islamiques Armés, les GIA algériens, étrillés au cours d’une guerre longue et sanglante par l’armée algérienne de l’autre. Tous ces gens trafiquent drogues, êtres humains, armes, argent sale, etc. En toute impunité. Leur vernis « religieux » en fait un centre d’attraction pour tous les fanatiques salafistes qui prétendent imposer un califat mondial. Nous luttons donc contre des fanatiques islamistes et des trafiquants opportunistes.

 

- Mais pourquoi nous ?

 

- Parce qu’il faut le faire. L’Europe ne peut pas laisser sur son flanc sud se développer un cancer mortel. Pourquoi nous ? Parce que personne d’autre que nous ne veut le faire. Parce que nous avons une responsabilité historique qu’on ne peut effacer (colonialisme, tracé de frontières aberrantes, dette de sang envers les parents et grands parents des Maliens qui se sont fait tuer pour nous libérer, langue commune, etc.). Parce que nous avons des moyens militaires sur place.Parce qu’un pays ami nous appelle au secours. Enfin parce que si les nazislamistes avaient pris Bamako, les choses auraient changées de nature.

 

- Comment ?

 

- Comment ? Trois mille tueurs barjots armés jusqu’aux dents auraient suffit pour mettre en place l’horreur de la charia dans une grande capitale, avec métastases rapides dans tous les pays voisins. Quel serait le premier résultat, en tout cas celui qui nous concernerait en premier lieu ? Des dizaines, des centaines de milliers de types qui fuiraient la terreur islamiste par tous les moyens. Et pour venir où ?

 

- En France bien sûr. Bien vu, Victor. Finalement, cette intervention est au moins autant égoïste qu’altruiste. Allez ! Buvons un coup au succès de nos armes !

 

 

Sextidi 26 Nivose 221

 

Merci à Chimulus

  

14/01/2013

Manif des curés: Le bal des hypocrites

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400.000 ? 800.000 ? On s’en fout. Complètement. Allez, disons 800.000. Mais venus de toute la France. Avec les trains, des autobus payés par le pognon de l’Opus déi. C’est un pet de lapin ! Rien. Du bruit. Seulement du bruit. Et qui ne changera rien. Pour une raison bien simple : la majorité des Français est FAVORABLE à la mesure de simple égalité républicaine qu’est le mariage pour tous. Donc, pour Normalou, reculer devant les gesticulations de quelques milliers de culs-bénits, branchés ou non, serait politiquement suicidaire. La loi sera débattue au parlement et sera promulguée. Point barre. D’autant plus que le mariage est un simple contrat civil dans lequel la, les religions n’ont strictement rien à voir. Dans leur milieu, les « croyants » ont leurs propres rituels d’accouplement, la laïcité le leur permet. Qu’ils s’en contentent. Le reste, c’est de l’ingérence antidémocratique.

 

Mais derrière cette agitation de goupillons, c’est la grande peur des curés (dans le terme « curés », englobons évidemment tous les représentants des religions : prêtres, pasteurs, rabbins, imams). C’est la mise en cause de leur pouvoir basé sur le PATRIATCAT. « Dieu le père », « Notre père qui êtes aux cieux… », etc. dévoile le fond de commerce de ces filous. C’est l’union sacrée des évêques, curés, rabbins, imams pour garder la haute main sur le corps de la femme. Ce qu’ils défendent, c’est le patriarcat et non pas l’institution du mariage. L’hypocrisie a l’état pur. Les hommes sont la référence, les femmes, la différence. Les femmes sont priées de demeurer là où « Dieu » et leur nature les ont mises : au service de leur famille, de leur (ou de leurs) époux, de leurs enfants. Et l'on fait l'éloge de la tendresse des femmes, de leur don "naturel" pour le soin, afin de mieux les exclure du monde du pouvoir et de la décision, réservé à ceux qui sont par leur virilité les plus à même d'exercer les responsabilités au nom d'un « Dieu » lui aussi très couillu !

 

Les curés défendent et font semblant de magnifier la différence des sexes pour mieux cantonner les femmes à leur fonction « naturelle » : faire des lardons, se tenir à carreau, fermer leur gueule et servir de servante et de trou à bite pour leur « seigneur et maître » ! Là où ils sont forts (quelques milliers d’années de domination, de soumission des femmes, ça fait une sacrée expérience !) c’est qu’ils ont réussi à mobiliser les femmes dans un combat contre elles ! Ecoutez-les chanter la différence, l’altérité, la complémentarité de la femme, eux qui ne lui accordent strictement rien dans leur système de pouvoir ! Belle démonstration d’hypocrisie…

 

Le vrai débat, c’est celui de la procréation médicalement assistée, la PMA, comme disent les technocrates. C’est la gestation pour autrui, la GPA. Là est le débat vital, incontournable, gigantesque. La PMA ravale la femme au rang de ces vaches que l’inséminateur vient engrosser avec du foutre de taureau en paillette. Bonjour l’amour, bonjour le romantisme… Le GPA, c'est-à-dire les mères porteuses, c’est marchandisation, la financiarisation du ventre de la femme. Comment le qualifier ? Esclavage moderne ? Il y a de ça. Prostitution ? Il y a de ça. Exploitation de la misère ? Il y a de ça.

 

Au fait j’aimerais bien entendre la voix des féministes sur ce débat, le seul, le vrai. Le reste : ouverture de cette institution désuète et dépassée qu’est le mariage ou non des homos, qu’elle importance ? Bientôt, ne se marierons plus que les katos intégristes et les homos !

 

Quintidi 25 Nivose 221

 

Merci à Chimulus

 

 

11/01/2013

Au bistro de la toile : taxis…

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Loulle. Quelle galère hier pour circuler…

 

- T’avais qu’à prendre un taxi !

 

- Ben voyons. C’est eux qui bloquaient la circulation, partout.

 

- Eh ! Ils défendent leur gamelle, Victor. Comme tout le monde… S’ils ne transportent plus les malades, ils disent qu’ils vont perdre au moins 30% de leur chiffre d’affaire. Ils ont évidemment le droit de défendre leur gamelle, mais les dessous de ces manifs restent suspects. La Cour des Comptes a sèchement allumé la Sécu, lui reprochant un vrai foutoir dans le remboursement des transports des malades. Cela va de l’utilisation abusive de transports par ambulances qui coûtent un bras à la Sécu, à la prise en charge de plusieurs personnes en même temps, ce qui est louable au niveau environnement et économie d’énergie mais ce qui l’est moins, c’est de facturer séparément et donc plusieurs fois la même course, sans oublier de tempsen temps la facturation de courses fictives, le gonflement des kilométrages, etc. L’imagination est prolixe en la matière… Pourtant il faut donner aux choses l’importance qu’elles ont : une course en taxi même à 40 ou 50 euros pour aller chercher un malade à l’hôpital revient infiniment moins cher qu’une journée à l’hosto de plus, sans nécessité médicale, de ce même malade, à plus de 1000 euros la journée !

 

- D’accord Victor. D’autant plus d’accord que toute fraude à la Sécu est payée par tout le monde. Voler la Sécu, ou la Caf, c’est me faire et te faire les poches… Mais c’est aux fonctionnaires de ces organismes de se bouger le cul ! Les taxis, il faut pourtant qu’ils gagnent leur vie. Le prix de la bagnole, le prix de la licence, le prix des carburants…

 

- Eh ! Oh ! Loulle, quand j’aurais le temps, je pleurerais sur leur sort. C’est une profession devenue archaïque, protégée par un numerus clausus. Faire rouler une grosse bagnole pour un seul client, c’est une aberration aussi bien économique qu’écologique. Ils encombrent les rues, ils polluent pour un service cher et souvent mal rendu. Mais ils se tiennent, constituent un lobby puissant et ont jusqu’ici toujours réussi à bloquer toute concurrence, que ce soit les taxis collectifs et même les vélos taxis ! Et puis, enfin, la vocation de la Sécu – que nous payons tous – n’est pas d’assurer le chiffre d’affaire ou même la survie d’une profession.

 

- T‘as pas l’air de les aimer Victor.

 

- Pas du tout. Je m’en fous complètement. Mais j’ai pas mal voyagé dans le monde et je peux te dire qu’on se déplace beaucoup plus facilement à Istanbul, avec les « dolmüs », à Beyrouth, avec les « services », et même à Bombay, avec les « rickshaws ». Et pour beaucoup moins cher…

 

- Eh ! Prépare-toi à une autre galère avec les manifs des curetons…

 

- Mouais… On en reparlera Loulle. En attendant, mets ma tournée. Et pas du vin de messe !

 

Duodi 22 Nivose 221


Merci à Chimulus

09/01/2013

SINE MENSUEL : La presse et le fric

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Il est en kiosque depuis mercredi dernier 2 janvier 2013. Si vous l’aviez oublié par suite de cuite récurrente, cela vous sera pardonné. Et Robert est toujours là ! Même s’il répapie un peu en se croyant toujours en 2012. Tè ! Voilà sa première « zone » de l’année :


« 2 janvier 2012

C’est parti mon kiki, j’ai entamé ma 85e année ! C’est tartignole d’être vieux. C’est con. Ça n’a aucun intérêt. C’est pas vrai qu’on acquiert une certaine sagesse. On a plutôt tendance à radoter. Malgré tous nos efforts tendant à ralentir l’inexorable déchéance, on devient moche. On est perclus de douleurs. On est saturé de médicaments. On perd la mémoire. On ne bande plus. On porte des lunettes. On a de fausses dents. On devient chauve et sourdingue. On grossit. On s’avachit. On a un double menton. On a plein de rides. On est fatigué dès le réveil. On se lève quatre fois la nuit pour pisser. On perd l’appétit. On a moins envie de picoler. On ne peut  plus gambiller. Notre sex-appeal est dans nos chaussettes.

Le dessus de nos mains est tavelé de taches brunes du plus vilain effet.

Si je peux vous donner un conseil, ne vous pressez pas d’y arriver, et si vous entendez quelqu’un vanter les mérites de la vieillesse n’hésitez pas et foutez-lui un bon bourre-pif de ma part !

Bravo à mon pote Jacques Tardi qui vient de refuser la Légion d’honneur ! C’est pas si courant ! N’est-ce pas Wolinski ?

À mercredi prochain ! »


T’es pas vieux Bob ! La vieillesse, c’est plus grave quand c’est dans les boyaux de la tête que dans la viande qui s’avarie peu à peu !


Décadi 20 Nivose 221

 

08/01/2013

SOCIETE PROTECTRICE DES RICHES : APPEL AUX DONS

riche sur son pognon Lardon.jpg

 

 

Durement frappées par la crise, certaines banques ainsi que de nombreuses entreprises du Caca-rente sont «obligées» de licencier du personnel. Les banques ont parait-il des difficultés de trésorerie ! Et ces pauvres riches sont obligés de s’exiler. Ah ! Il y a bien des malheureux dans ce monde…

 

Salaires annuels de certains dirigeants :

Le président du géant des cosmétiques L'Oréal, Jean-Paul Agon, a touché en 2010 10,7 M€, Bernard Arnault (LVMH) et Carlos Ghosn (Renault) 9,7 M€, Bernard Charlès (Dassault Systèmes) 9,5 M€, Franck Riboud (Danone) 7,7 M€, Maurice Lévy (Publicis) 6,2 M€, Christophe Viehbacher (Sanofi-Aventis) 6,1 M€, Arnaud Lagardère (groupe Lagardère) et Henri de Castries (Axa) 4,9 M€ et Lars Olofsson (Carrefour) 4,8 M€.

Ces chiffres sous-évaluent la rémunération totale puisqu'ils n'incluent pas le complément de retraite dont ils bénéficient presque tous sans informer sur leur coût pour l'entreprise. 

 

 

Grille des Salaires mensuels en France républicaine :

·                    Infirmière : 1.500 euros pour le bien-être et la santé de nos vies

·                    Instituteur : 1.600 euros pour préparer à la vie

·                    Militaire en Afghanistan : 1.700 euros pour risquer sa vie

·                    Pompier professionnel : 1.800 euros pour sauver des vies

·                    Médecin : 5.000 euros pour maintenir en vie

·                    Sénateur : 19.000 euros pour profiter de la vie

·                    Ministre : 30.000 euros pour nous pourrir la vie

 

Voilà l’échelle des valeurs républicaines et humaines en France.

 

Salauds de pauvres, vous n’avez pas honte de mettre en péril la goinfrerie médéfienne ?

 

Salauds de retraités, vous n’avez pas honte d’être encore là ? Allez ! Dans la rue ! Comme cette nonagénaire abandonnée devant les urgences d’un hosto…

 

Eh ! François, qu’est-ce qu’il y a de marqué sur le fronton de toutes les mairies ? Liberté (fliquée), égalité (ben voyons !), fraternité (entre gougnafiers qui se goinfrent puis désertent et portent le pognon qu’ils nous ont piqué en Suisse, Belgique, Grande-Bretagne, Luxembourg, Pays-Bas, autant de paradis fiscaux à l’intérieur de l’Union européenne).

 

Bon. On les sort les fourches ? On la ressort Louisette ?

 

salaires riches,salaires pauvres

 

Nonidi 19 Nivose 221


Illustration: merci à Lardon et à Soulcié

07/01/2013

Au Bistro de la toile : Loulle demande la nationalité russe !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Putaing…La bière a augmenté. Ras les aliboffis de toutes ces taxes.

 

 

- Eh ! Loulle, si t’en a marre de casquer dans « ce pays de merde », t’as qu’à faire comme tout le monde : demande la nationalité russe ! Dans cette « belle démocratie » tu pourras ouvrir un autre rade comme celui-ci. Et même si tu n’as que la clientèle du gros Gégé, avec ce qu’il picole, tu pourras vivre !

 

 

- En voilà une idée qu’elle est bonne !

 

 

- Mais il te faut apprendre à dire l’essentiel dans cette langue : « таверне пить » qui se prononce « taverne pit’ » et qui veut dire « A boire, tavernier » ! Au fait, tu sais pourquoi on appelle ton antre de perdition un « bistro » ?

 

 

- Ben, non ??? 

 

 

- Ça vient, parait-il, du temps de l’occupation de Paris par les Ruskofs après la pâtée du Corsico à Waterloo. Dans les estaminets, les tavernes et autres rades, ces grands soiffards, pour se faire servir plus vite, gueulaient « быстро » qui se prononce « bistro » et veut dire « vite » ! Les  cosaques sont partis, mais le nom est resté !

 

 

- Ouais ! Super ! Ben, avec ça j’ai les bases : je peux demander la nationalité russe. Je ne suis pas plus con que Depardieu ou la mère Bardot, non !

 

- Faut tout de même être « ami » avec ce grand démocrate de Poutine… Le gros Gégé pourra lui demander de libérer ses collègues artistes des Pussy Riot, embastillés pour crime de lèse-Poutine. Il sera satisfait de savoir que les (faibles) impôts qu’il paiera (13%) agrémenteront quelques bonnes œuvres de Poutine : augmentation du traitements des Tchéquistes, les tueurs du régime, mais aussi des bourres matraqueurs de jeunes, des procureurs, des juges à la solde de son pote qui laissent taper sur les femmes, les vieux, les gosses. Il sera plus près de son pote Ramzan Kadyrov, président de la Tchétchénie, protégé de Poutine et autre grand démocrate, soupçonné entre autres exploits, d’être impliqué dans l’assassinat de la journaliste Natalia Estemirova. Il sera plus proche aussi de son autre grand pote Islom Abdouganievitch Karimov, président-patron de l’Ouzbékistan, sans cesse réélu depuis 1990 à des scores compris entre 88,1% et 100%. Parmi les réjouissantes caractéristiques que lui attribue le news magazine américain Newsweek, Karimov est accusé de faire bouillir les gens jusqu’à ce que mort s’ensuive. Avec des carottes, des navets et quelques épices, voilà quelques idées de rapprochement culinaires. Le pire crime qui lui est attribué est d’avoir fait massacrer plusieurs centaines de manifestants pacifiques à la mitrailleuse lourde à Andijan, le 13 mai 2005.

 

- Ouais mais tout de même, Dipardiou n’est pas responsable de ces saloperies.

 

- Il n’en est pas responsable, mais il les cautionnent et en tant que Français très connu, cette attitude salie la France entière.

 

- Bof. Donnons aux choses l’importance qu’elles ont. Ce sont les canards laquais qui en font des tas, détournant ainsi l’attention des bons cons des vrais problèmes (chômage, magouilles, guerre scolaire qui s’annonce, etc.) Après tout Victor, Dipardiou n’est qu’un acteur…

 

- Tu as raison Loulle. Gégé n’est qu’un acteur, et qu’un acteur de cinéma. Autrement dit rien. Rien que de la poudre aux yeux. Je prétends que n’importe qui peut faire « acteur » de cinéma. N’importe qui. Toi. Moi. Il suffit d’avoir la chance d’être dans le milieu, par hasard, par coucheries, par filiation, par notoriété acquise ailleurs. Regarde les chanteurs, les chanteuses, et tous et toutes les fils et filles de. Les scènes ne durent que quelques secondes. Elles sont refaites le nombre de fois qu’il faut.

 

- Tout de même Victor, Gabin, Ventura, et même Depardieu, étaient ou sont de sacrés acteurs !

 

- Bof… Gabin a toujours fait du Gabin, Ventura du Ventura et Gégé du Depardieu. Au lieu de se glisser dans la peau du personnage qu’ils incarnent, ils modulent ce personnage à leur image. C’est tout. Les acteurs de théâtre, là, c’est autre chose.

 

- Bon. A la nôtre. Vodka ? Gospodine…

 

- Niet gospodine. Tovaritch !

 

 

Octidi 18 Nivose 221


Merci à Chimulus

 

 

04/01/2013

Un petit cadeau pour la nouvelle année : « Ceux qui ne pensent pas comme nous… »

brassens gros plan couleur.jpg

 

 

 

Quand on est pas d'accord avec le fort en thème

Qui, chez les sorbonnards, fit ses humanités,

On murmure in petto: «C'est un vrai Nicodème,

Un balourd, un bélître, un bel âne bâté. »

Moi qui pris mes leçons chez l'engeance argotique,

Je dis en l'occurrence - excusez le jargon,

Si sa forme a changé le fond reste identique:

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

Jouant les ingénus, le père de Candide,

Le génial Voltaire, en substance écrivit

Qu'il souffrait volontiers - complaisance splendide

­Que l'on ne se conformât point à son avis:

"Vous proférez, Monsieur, des sottises énormes,

Mais jusques à la mort, je me battrais pour qu'on

Vous les laissât tenir. Attendez-moi sous l'orme!"

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

Si ça n'entraîne pas une guerre civile

Quand un fâcheux me contrarie, c'est - soyons francs-

Un peu par sympathie, par courtoisie servile,

Un peu par vanité d'avoir l'air tolérant,

Un peu par crainte aussi que cette grosse bête

Prise à rebrousse-poil ne sorte de ses gonds

Pour mettre à coups de poing son credo dans ma tête.

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

La morale de ma petite ritournelle,

Il me semble superflu de vous l'expliciter.

Elle coule de source, elle est incluse en elle,

Faut choisir entre deux éventualités.

En fait d'alternative, on fait pas plus facile.

Ceux qui l'aiment, parbleu, sont des esprits féconds,

Ceux qui ne l'aiment pas, de pauvres imbéciles.

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

Georges Brassens


Ecoutez-là

ICI

 

 Quintidi 15 Nivose 221

 

Photo X - Droits réservés


 

 

31/12/2012

Epatez vos amis avec un repas de réveillon original : bouffez du riche !

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Prenez un riche bien gras et dodu. De la variété française, c'est les mieux nourris. S'il se fait rare, achetez-le (ou mieux, chassez-le) en Belgique, en Suisse, en Angleterre, à Monaco. Du fouteux (mais c'est filandreux), du showbizzeux (mais c'est gras et ça a un gout de coke prononcé), du patron. Prenez un patron bien gras et dodu. La meilleure race, c’est la Cacarente. Le nec plus ultra, le Bresse de ces volailles restant tout de même le Patrondebanque, à égalité avec l’Exiléfiscal, surtout celui du genre Pigeonvautour-déserteur-fiscal. Evitez les patrons Depéhèmeux, ils sont trop petits, ils triment souvent autant que vous et sont trop durs à cuire.


Plumez-le autant qu’il vous a plumé. A vif autant que possible : ça crée une production d’endorphine qui donnera à la viande un fumet particulier qui vous rappellera le jour où il vous a convoqué pour vous lourder.

Flambez-le, si possible sur les ruines fumantes de son bureau ou de son usine. Puis égorgez-le en gardant le sang, il est fait de celui qu’il vous a fait suer. Coupez lui immédiatement les génitoires s’il en a : les laisser donne mauvais goût à la viande.

Videz-le de ses tripes qu’il a toute sa vie copieusement tapissées de sauces chaudes et onctueuses avec le pognon qu’il vous a volé. Jetez-les, de toute façon un patron de Cacarente n’a rien dans les tripes, et beaucoup de merde dans la tête.

Coupez-le en morceaux, au hachoir ou à la tronçonneuse selon affinités. Faites macérer ces morceaux dans une marinade faite de moitié bile, aussi amère que celle qu’il vous a faite faire, moitié merde diarrhéique, c’est ce qui convient le mieux.

Après deux jours de marinade, faites revenir les morceaux dans de l’huile de vidange. Puis mettre à cuire à l’étouffé avec la marinade passée au chinois, comme ceux chez qui il a délocalisé votre usine.

Enfin, comme c’est immangeable, foutez le tout au chiotte, c’est la place de ce genre de patrons !

Et bon réveillon !

 

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  Illustrations Salvator Dali - Centre Pompidou 


Primidi 11 Nivose 221

28/12/2012

Augmentations 2013… Demandez le programme !

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Eh oui ! Mon bon monsieur. Ça va augmenter dans quelques jours ! Et pas seulement le chômage. Plein de choses qui vont gentiment grignoter notre « pouvoir (non pas d’achat mais)  de survivre ».

 

Commençons par les « bonnes » augmentations, celles des revenus :

 

- Les salaires : certains cabinets optimistes prévoient une hausse de 2,9%..

- Le SMIC : En janvier prochain, le SMIC augmente de 0,3%, soit 9,43 euros de l'heure. Sur le mois, il passera donc de 1425,67 à 1429,97 euros... Soit environ 4 euros de plus. L’opulence ! Salauds de pauvres !

- Les  retraites : ce n’est pas un poisson, elles ne seront revalorisées que  le 1er avril 2013. Toujours trois mois de gagnés… Pour les 15 millions de retraités cette augmentation devrait atteindre 0,8%. Là encore, l’opulence ! Salauds de vieux !

- Les allocations familiales : Comme pour les retraites, la hausse des allocs est repoussée au 1er avril 2013. Elles devraient a priori être de 1,75%, ce qui équivaudrait à une hausse de 1,6% sur toute l'année.

 

Venons-en aux douloureuses :

L'énergie

- Le gaz : Une nouvelle hausse de 2,4% du prix du gaz est à prévoir au 1er janvier. Après environ 12% d’augmentation en 2011. Il faut penser à ces pôôôvres pétroliers et gaziers et…préparer l’opinion à l’exploitation des gaz de schiste.

- L'électricité :les factures d'électricité des ménages français augmenteront de 2,5% dès le 1er janvier. D’autres hausses à venir.

 

L'alimentation

- La bière : En 2013, le demi de bière coutera entre 5 et 6 centimes de plus. Pas bien grave.

- L'huile de palme : parait qu’on en bouffe chacun 2 kg par an. Ça nous coutera 60 centimes de plus chaque année. Tant mieux. Il suffit de lire les étiquettes et de boycotter tous les produits contenant cette saloperie qui nous empoisonne et saccage la planète

- Les boissons énergisantes : Les canettes de boissons énergisantes vont aussi voir leur prix augmenter en 2013. Chacune devrait coûter 12 centimes de plus. Ceux qui les achètent peuvent casquer : ils soutiennent ainsi…les courses de F1 et autres conneries.

 

Les transports

- La SNCF : Le prix des billets de la SNCF devrait connaître une hausse calquée sur l'inflation, soit environ 1,9%.

- La RATP :dès le 1er janvier, hausse moyenne de 2,4%. Le ticket à l'unité coûtera toujours 1,70 euro, mais le carnet passera à 13,30 euros et l'abonnement zones 1 et 2 sera facturé 65,10 par mois. Bon. Ça, c’est pour les Parisiens.

- Le tarif des autoroutes : au 1er février prochain, les tarifs des autoroutes coûteront plus cher, entre 1,18% et 2,24% de plus. La privatisation des autoroutes est l’un des plus grands scandales économiques du dernier quart de siècle.

 

Le tabac

Au 1er juillet 2013, le prix du tabac va augmenter : 4,5% de plus en moyenne, soit une hausse de 30 centimes d'euro par paquets. M’en fout, je ne fumes pas !

Le tabac à rouler bénéficiera, lui d’une augmentation de 10%, correspondant en moyenne à une hausse de 60 centimes. Tant mieux. Ce n’est pas assez. Il vaudrait mieux doubler le prix des clopes tous les ans.

 

Les timbres

Les timbres augmentent dès le 1er janvier de 2,8%. Le rouge (lettre prioritaire) passe de 0,60  à 0,63 euro, et le vert (lettre verte) coûtera 0,58 euro.

 

Les assurances

- L'assurance habitation : En 2013, augmentation moyenne de 2,5%. A la gueule du client. De 1,9% à la MAAF contre 7% chez Générali.

- L'assurance auto : Une augmentation du montant de l'assurance auto est également à prévoir en 2013. La aussi, à la gueule du client, de 0,9% à 4% et plus si affinités.

- Les mutuelles santé : En 2013, les mutuelles de santé devraient augmenter en moyenne de 3,5%.

 

Les impôts

- L'impôt sur le revenu : L'année prochaine, une nouvelle tranche d'impôt sur le revenu à 45% va être créée. Elle concernera les personnes dont les revenus sont supérieurs à 150 000 euros par part. Par ailleurs, une taxe exceptionnelle (pendant 2 ans), à 75%, touchera les personnes dont les revenus dépassent le million d'euros par foyer fiscal. Pas de quoi déserter : Selon une étude de l'économiste Thomas Picketty, proche du PS, sur les hauts revenus en France, le taux marginal maximum de l'impôt sur le revenu a pu atteindre, en France, jusqu'à 90% dans les années 1920 ou dans l'immédiat après-guerre. Il était encore supérieur à 60% au début des années 1980.

- La redevance télé : elle va passer de 126 à 131 euros en métropole, et de 80 à 85 euros en outre-mer. 5 euros pour se farcir moins de pub débile, je prends.

- Les prélèvements sur les retraites : Les retraités imposables verront leur pension taxée de 0,15%. En 2014, le taux passera ensuite à 0,3% afin de financer la dépendance. Rien d’anormal.

- L'imposition des revenus du capital : A compter de 2013, tous les revenus du capital (plus-values mobilières, dividendes, intérêts, levée de stock-options, attribution d'actions gratuites...) seront imposé sur le même barème que l'impôt sur le revenu. Enfin ! Cependant, les foyers déclarant moins de 2.000 euros d’intérêts pourront opter pour un prélèvement de 24%.

- L'ISF : En 2013, un nouveau barème pour l'ISF est mis en place. Les taux, de 0,5 à 1,5% sont rétablis. Par contre, l'ancien seuil d'entrée fixé à 1,3 million d'euros est conservé.

- Enfin n’oublions pas les impôts locaux (taxe foncière, d’habitation) qui augmentent de façon aussi anarchiques qu’exorbitantes selon les humeurs des satrapes locaux. Curieusement, on n’en parle jamais…

 

 

Sources  Planet.fr

 

Octidi 8 Nivose 221

 

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27/12/2012

« Normalou » chez les louchebems de Rungis.

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- Ah ! Lesieumic président, nous sommes flattés que vous aimiez la tripe. Vous larlépem le louchebem ? Non ? C’est le parler des bouchers, monsieur le président. Aussi incompréhensible aux profanes que le sabir de vos énarques ! Enfin, nous sommes heureux que vous aimiez le lorpic, la charcutaille, la bonne cochonnaille bien de chez nous. Et aussi, nous sommes fiers que vous acceptiez de jaffer la tête de veau  avec des loufs comme nous, comme le faisait un de vos célèbres prédécesseurs, corrézien lui aussi !

 

- Ah ! Mes amis (le président, inquiet, regarde à droite, à gauche, derrière lui. De solides gardes du corps seulement. La redoutable Valérie n’est pas là). Quel bonheur ! Je suis des vôtres. Aheueueu…

 

- Le président s’assoie parmi les bouchers, une accorte lamfé du lafécaisse lui noue une grande serviette à carreaux rouges et blancs autour du cou, et la fête commence. Deux louchebems sortent de la grande bassine fumante un drap noué en baluchon et l’égouttent dans la rigole. Dans un nuage de vapeur odorante, ils posent la tête de veau sur une large table. Tandis qu’on décore le chef fumant de persil dans les oreilles et les narines, le patron des louchebems, le ventre opulent barré d’un grand tablier (encore) blanc se prépare à officier. En quatre coups sonores sur son fusil, il donne à son couteau de découpe le tranchant idéal et attaque. Les joues souples et grasses qui fument et tressautent, le dedans du palais, la langue et la glotte, les viandes délicates, mousseuses, du cou, les oreilles craquantes, les muscles des bajoues, les yeux aux muscles si délicats. Enfin le bonheur des gourmets : la pointe du museau avec les trous de nez qu’il offre au président dont les yeux brillent !

 

Normalou, sans faire d’histoire, pique à la fourchette dans le plat, travaille du laguiole et s’enfourne de belles portions de viande gélatineuse. Les louchebems lui font une ovation. Le côtes du Rhône coule à flot et bientôt toute l’assemblée entonne à pleine voix ce morceau de bravoure : « La femme qui pète au lit… » :

 

« La femme qui pète au lit

Connait quatre jouissances

Elle bassine son lit

Elle soulage son ventre

Elle entend son cul qui chante,

Dans le silence de la nuit.

Elle entend son cul qui chante

Elle emmerde son mari ».

 

Bon. C’est peut-être pas vrai, mais ça pourrait l’être. On n’en sait rien puisque les journaleux n’étaient pas acceptés à cette visite de Rungis…

 

A la nôtre !

 

 Septidi 7 Nivose 221


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21/12/2012

M’ame Michu et M’ame Chazotte : la P.M.A.

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- Ben alors M’ame Michu, v’z’êtes pas parti au Bugarach ? Pour la fin du monde ?

 

- Oh ! Moi, la fin du monde, c’est P.M.A…

 

- P.M.A. ? S’que vous voulez dire par ça ?

 

- Ben, PMA, c’est un mot qu’on entend tout le temps en ce moment. Je suppose que ça veut dire « Plus de Mon Age » !

 

- Ah ! Ben ça, effectivement, c’est plus de votre âge. Il y a longtemps que vous avez les œufs clairs. Ça se voit à votre moustache… Mais non M’ame Michu, PMA, ça veut dire « Procréation Médicalement Assistée ». C’est pour les bonnes femmes qui veulent faire des marmots sans hommes…

 

- Ben ça alors ! Sans homme ? C’est comment qu’elles font alors ?

 

- Ben, au lieu d’écarter les cuisses sous un homme, elles les écartent devant un toubib qui leur enfonce une seringue dans le…, dans la…, enfin, dans la chatte quoi. Et avec cette seringue, il leur met au fond du…, de la…, bref, au fond, du sperme congelé.

 

- Congelé ? Ben, ça alors… Il le passe au micro-onde j’espère. Ça me fait penser à mon cousin Elie, qui fait la vache à lait en Ariège. Les intellos de la chambre d’agriculture lui ont dit que pour être moderne, faut faire l’insémination artificielle…

 

- Eh ben ! C’est ça la PMA M’ame Michu. Mais au lieu d’être fait sur des vaches, c’est sur des femmes !

 

- Ben ça alors ! Je me rappelle ces pauvres vaches. Elles avaient l’air bien triste quand le type de la camionnette verte arrivait, avec sa blouse. Il leur soulevait la queue puis enfonçait une sorte de seringue dans le…, dans la…

 

- Ouais, compris. Là, c’est pas une chatte, c’est le tunnel sous la manche (la manche de l’inséminateur bien sûr !)

 

- Et des fois, M’ame Chazotte, la vache, elle lui chiait sur la manche à l’inséminateur ! Et ça lui coûtait cher à Elie. Et ça ne marchait pas à tous les coups, et les vaches n’étaient pas heureuses… Alors Elie, il a acheté Topino à la foire aux bestiaux de Pamiers.

 

- Topino ? Qu’es aco ?

 

- Topino, c’est un superbe taureau ! Et je peux vous dire que les vaches à Elie, elles ont repris goût à la vie ! Un sacré gaillard le Topino…

 

- Finalement, ces bonnes femmes qui veulent faire un bébé toute seule, elles feraient bien de revenir à une méthode qui a fait ses preuves. A l’ancienne. Ce ne sont pas les Topino hommes qui manquent pour un coup vite fait bien fait, sans engagement et, pourquoi pas, rémunéré ! Si ça les dégoutent vraiment plus qu’un toubib qui leur file une seringue dans le…, dans la…, elles n’ont qu’à boire quelques canons et fermer les yeux ! Finalement entre elles et les vaches du cousin Elie, les plus bêtes ne sont pas celles auxquelles on pense…

 

 

Primidi 1er Nivose 221

 

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20/12/2012

Réforme : les banquiers se bidonnent…

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(Ça peut se chanter sur l'air des "rois mages en Galilée!) 


Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Ils ont d’abord bouffé notre pognon

En spéculant jusqu’au dernier quignon

Après ils ont fabriqué une crise

Mettant l’Etat et les gens dans la mouise

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Sarko leur a filé plein de milliards

Pour qu’ils puissent se goinfrer de caviar

Creusant pour eux un abyme de dettes

Qu’il a évidemment mis sur nos têtes

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Puis l’Elysée valant bien une messe

Le « Normalou » nous a fait des promesses

« Mon ennemi, dit-il, c’est la finance !

Votez pour moi, je sauverais la France. »

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Il nous a concocté une réforme

Mais c’est les banquiers qui l’ont mise en forme

Ils se bidonnent, pour eux c’est la vendange

Pour ces salauds, soyez-en sûr, rien de change

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

Décadi 30 Frimaire 221

 

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18/12/2012

Réforme bancaire : « Normalou » tombe le bénard devant les banquiers…

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« Mon véritable adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, et pourtant il gouverne : c’est le monde de la finance. » Qui a proféré ces propos virils, dignes de Mélanchon ? François, lors de son discours fondateur du Bourget. Il donnait du corps à cette volonté en précisant dans son manifeste sur « Mes 60 engagements pour la France »: « Je séparerai les activités des banques qui sont utiles à l’investissement et à l’emploi de leurs opérations spéculatives. J’interdirai aux banques françaises  d’exercer dans les paradis fiscaux. Il sera mis fin aux produits financiers toxiques qui enrichissent les spéculateurs et menacent l’économie. »

 

Demain, 19 décembre , sera présenté au conseil des ministres le projet élaboré par Bercy. Et il est loin, très loin des belles paroles du Bourget comme des « 60 engagements ». Et pour cause, il a été concocté par les hauts fonctionnaires de Bercy où sévit depuis des décennies un gang de nuisibles, presque tous énarques et inspecteurs des fiances, d’idéologie ultra libérale notoire, marchant main dans la main avec les banquiers. Bercy est d’ailleurs pour ces opportunistes un formidable tremplin vers le juteux pantouflage à la tête des établissements financiers voire des grandes entreprises du Cac 40…

 

Cette « réforme » a été concoctée par le ci-devant Ramon Fernandez, directeur du trésor mis en place par…Sarkozy. Et, pour couronner le tout, François a mis à la tête de ce ministère clé Moscovici et Cahuzac, dont il est de notoriété publique qu’ils ont de très fortes affinités avec l’ultra libéralisme sévissant à Bercy. Des sbires de DSK là où il aurait fallu des couillus genre Montebourg et Hamont pour donner un coup de balai dans cette institution et casser les reins des tenants de la spéculation.

 

Qui a été à la manœuvre pour concocter une réforme bien douce pour les banques ? Ben, des banquiers bien sûr ! Un puissant lobby de « gens du peuple » comme le ci-devant Baudouin Prot, patron de BNP Paribas, le ci-devant Frédéric Oudéa, patron de la Société Générale, le ci-devant François Pérol, placé par Sarko à la tête du groupe  Banques Populaires-Caisses d’épargne, le ci-devant Jean-Paul Chifflet, patron du Crédit Agricole. Sans oublier, dans la coulisse mais très près des oreilles des décideurs politiques, l’inévitable Pébereau…

 

Résultat : une réforme croupion, ne changeant rien ou presque aux possibilités de spéculation des banques. Ce projet de loi ne séparera nullement les activités de dépôt des activités spéculatives, comme promis par François, mais obligera seulement les banques  à cantonner dans des filiales spécialisées quelques activités très spécifiques ne représentant que…2 à 3% de leur bilan ! Il leur interdira aussi le « trading à haute fréquence » ainsi que les opérations sur les matières premières agricoles. Bref, des emplâtres sur une jambe de bois.

 

Et François, toi qui a été élu par le peuple de gauche, ça te fait quoi de tomber le bénard devant les banquiers ?

 

 

Octidi 28 Frimaire 221

 

Illustration X – Droits réservés.

 

 

17/12/2012

Au bistro de la toile : des Zuhessa, pays où l’on massacre les gamins, à Dipardiou.

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 - Oh ! Victor. …taing ! Drôles de nouvelles ce matin dans le baveux. Ces cons de Ricains qui massacrent leurs enfants, les Egyptiens qui se font rouler dans la merde par leurs nazes islamistes et…Depardieu qui se casse en nous crachant à la gueule !

 

- Les Zuhessa sont un peuple violent. N’oublions jamais que cette nation de voleurs de terre a été fondée sur le génocide de trente millions d’Amérindiens et a établi sa richesse sur l’esclavage de trente millions d’Africains. Près de 300 millions de flingues de tous calibres circulent là-bas, presque autant que d’habitants. Et tu peux acheter un AK47 comme ici une paire de godasses. Comme il y a chez eux au moins autant de tracassés des neurones que chez nous, régulièrement ils se flinguent entre eux. Dieu à leur côté, évidemment. C’est inscrit dans leur constitution comme dans leurs gènes. On va voir si Obama a des aliboffis et s’il parvient à réguler tant soit peu cette folie qu’est le droit à se promener avec un flingue. Au risque de s’en servir.

 

- Et les Egyptiens ?

 

- Quant aux Egyptiens, les « Frères » ont dû prendre conseil auprès de spécialistes français pour truquer leur élections : Tibéry qui faisait voter les morts à Paris ou encore Alduy, qui faisaient voter les chaussettes à Perpignan.

 

- Reste ce pauvre Depardieu.

 

- Quand tu dis pauvre, ce n’est pas en pognon, mais en qualité humaine. « Minable, vous avez dit minable… » cyranise-t-il. On l’aime bien Boul’de Suifx mais il semble oublier que son pognon lui vient en grande partie…de l’Etat, grâce aux monceaux d’argent public déversés – à bon escient ! - dans le cinéma français. Et puis, élargissons le sujet. Tous ces gens du chaubise, du foute, tous ces rapaces du cacarente qui se gavent de millions et de millions d’euros, faut-il qu’ils soient tracassés des neurones, faut-il qu’ils soient bouffis de l’ego, faut-il qu’ils soient irréalistes pour penser qu’ils MERITENT ces millions, faut-il qu’ils soient boursouflés d’orgueil pour penser qu’ils VALENT tout ce pognon ! Ils sont seulement en position avantageuse dans le système capitaliste ultra libéral qui sévit dans nos sociétés. Et ils devraient se réjouir– comme le préconise les Droits de l’homme – de pouvoir apporter à la collectivité « selon ses moyens ». Mais l’avidité aveugle la lucidité…

 

- Mouais… Il faut toujours donner aux choses la place qu’elles ont.

 

- Mais je vais te dire Loulle. Ces conneries de depardieuseries, c’est pain béni pour faire oublier la vraie saloperie qui se prépare : la capitulation en rase campagne de François « Normalou » devant le monde de la finance qu’il vilipendait si bien dans son discours du Bourget, celui qui m’a décidé à voter pour lui. Naïf que j’étais… Mais on en reparlera.

 

- A la nôtre !

 

 

Septidi 27 Frimaire 221

 

Merci à Chimulus

14/12/2012

Au bistro de la toile : esclavage moderne.

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- ….allo ! Attends, je te rappelle, j’ai des clients qui arrivent.

 

- Oh ! Loulle. …taing ! T’en a un beau téléphone ! Je te savais pas si « geek » !

 

- Oh ! Victor. C’est ma fille qui me l’a refilé. Elle en a acheté un plus « moderne », alors elle m’a refilé son riblon.

 

- Riblon ! Putaing ! C’est quand même un i-phone de Apple. Et, tu sais qui l’a fabriqué ce petit bijou Loulle ?

 

- Ben… Apple, c’est ricain non ?

 

- C’est ricain, mais les zétazuniens les font fabriquer en Chine. Par des esclaves modernes. Hier soir, l’émission « Envoyé spécial » a montré un tout petit volet de la manière dont ces petites merveilles sont fabriquées. Et dans quelles conditions. Par des esclaves travaillant 12 à 14 heures par jours et 7 jours sur sept, couchant dans des dortoirs sordides, bouffant juste ce qu’il faut pour ne pas crever, poussés à travailler, travailler, travailler par des « cadres » qui ne sont que des kapos. Bien des ouvriers chinois qui subissent ce régime se foutent en l’air, fuyant ces conditions sordides dans le suicide.

 

- Ils ne sont pas obligés de s’embaucher dans ces usines…

 

- Non. Mais ont-ils vraiment le choix ? Ce sont des gens des cambrousses, crevant de faim dans un environnement saccagé. Les rabatteurs de ces gros consortiums industriels viennent dans les villages, placardent de belles affiches promettant des situations alléchantes et les villageois envoient leur jeunes en ville, s’enrôler comme esclaves modernes. Et c’est là qu’ils sont fort, les ultras capitalistes chinois : les « esclaves » viennent d’eux-mêmes solliciter leur esclavage, et signent des papiers par lesquels ils acceptent des conditions léonines.

 

- Pour quelques poignées de figues je suppose.

 

- Pour quelques bols de riz. Il faudrait peut-être rétablir l’esclavage classique, authentique, par lequel un patron achète un individu pour lui soutirer sa force de travail !

 

- Oh ! Victor, tu pars en couille ou quoi ?

 

- Le plus intelligent, ou plutôt le plus roublard des esclavagistes , c’est celui qui a inventé le salariat ! En les payant (pas beaucoup) et en les gargarisant de grands mots comme « liberté », le roublard en question profite de la force de travail de ses « salariés » - c’est le nouveau nom pour esclave – sans avoir a en assurer la subsistance matérielle. Il s’est rendu compte, ce roublard, que les salariés coûtaient bien moins chers que les esclaves. L’esclave, il faut l’acheter, et ce n’est pas donné. De plus il y a pas mal de perte durant les voyages de la « marchandise » appelée alors « bois d’ébène ». Il faut ensuite le nourrir, le loger, lui assurer des conditions de travail acceptables sous peine de voir se détériorer sa santé, donc sa valeur marchande. Car l’esclave est un investissement amortissable sur une longue durée. Le patron peut évidemment le vendre, mais la valeur d’un esclave vieux ou malade n’est pas grand-chose. Deux solutions alors : l’affranchir, c'est-à-dire en lui octroyant « généreusement sa « liberté », on le jette à la rue ; ou alors on simule une évasion et on le flingue… Tu me diras l’esclave génère tout de même des produits connexes : il se reproduit et si on sait bien conduire cette reproduction - en sélectionnant les souches les plus robustes et en les croisant avec les souches les plus dociles – ça peu rapporter gros…

 

- Oh ! Putaing Victor, là t’es parti dans des élucubrations qui flairent bon la causticité et l’ironie sarcastique qui te caractérisent…

 

- Ouais. Mais crois-tu que les esclavagistes modernes n’y pensent pas ? Allez, sers-nous un canon. Pour oublier que la connerie et la saloperie humaine sont la seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

 

 

 

Quartidi 24 Frimaire 221

 

Merci à Chimulus

13/12/2012

Notre-Dame-des-Landes : des marrons pour La Châtaigne !

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Pas vraiment décidé à se laisser éradiquer le « kyste » de Notre-Dame-des-Landes ! Les « enkystés » promettent même des rations de marrons pour toute tentative d’évacuation par la force de leur camp retranché ironiquement baptisé « La Châtaigne ». Ce village gaulois comprend une demi douzaine de maisons en bois, un lieu de réunion, une cuisine et, indispensable, un bistro ! En cours de montage, une grande serre (pour assurer la gamelle dans le long terme ? )

 

Le juge des référés concerné à néanmoins donné au préfet l’autorisation de « solliciter les forces de l'ordre pour démolir les constructions qu'il juge illicites ». Allez, Préfet ! Du courage. Envoie  les argousins de la République ! Matraques et gaz lacrymo contre marrons chauds  et…tracteurs, les paysans de Conf’ formant barrage avec leurs gros tracteurs autour de « La Châtaigne » ! Du courage Vallsounet, d’autant plus que les « enkystés » ont promis des métastases dans tous les lieux de pouvoir de France en cas d’attaque. Il y a une centaine de comités locaux de soutien dans tout le pays, remontés comme des pendules ! Ouarf ! Putaing ! Ça nous rajeunit ! Comme aux temps flamboyants du Larzac ! Allez les jeunes ! Notre génération à fait reculer l’Armée ! La glorieuse armée françouaise ! Alors les partisans douteux d’un minable aéroport de province… Tè ! Fume !

 

Car est-il vraiment indispensable cet aéroport ? Ce type de grands travaux, traumatisant pour la région et extrêmement coûteux est-il vraiment utile à la collectivité, capable de générer de l’emploi et de dynamiser l’économie de la région qui va l’accueillir et…le subir ? A qui va-t-il servir ? Qui, dans la région prend l’avion ? Les dizaines de milliers de « Français d’en bas » qui vont subir les conséquences, être expulsés de leurs terres ? Non. Quelques centaines, allez, quelques milliers de privilégiés. Ce type d’aéroport attire, comme la merde appâte les mouches, les compagnies « low cost », parasites de la profession, qui font payer aux collectivités locales leur activité sur ces plateformes.

 

Notre-Dame-des-Landes n’est-il pas plutôt l’expression de la mégalomanie de quelques satrapes locaux voulant péter plus haut que leur cul ? On peut leur conseiller d’aller faire un petit voyage d’étude en Espagne où ils pourront visiter l’aéroport fantôme de Ciudad Real, l’aéroport « piétonnier » de Castellón-Costa Azahar  ou encore celui de Huesca. Tous fruits empoisonnés de la folie des grandeurs de « décideurs » stupides et pour certains magouillant sans vergogne avec quelques grandes compagnies de travaux publics…

 

L’affaire est un serpent de mer qui dure depuis 40 ans. Il provient de la folie des grandeurs d’une centaine de chefs d’entreprises acoquinée à la bourgeoisie locale pour décider les « décideurs » locaux. Pourtant, comme l’écrivait déjà le Monde à cette époque : « L'aviation commerciale mobilise d'énormes capitaux pour le bénéfice d'un petit nombre. Cette activité ne subsiste que grâce à l'aide des pouvoirs publics. Elle fonctionne comme un important appareil de redistribution à l'envers où le pauvre paie pour plus riche que lui. Elle mobilise des ressources qui seraient socialement mieux utilisées ailleurs. » Tout est dit. (Il est vrai que le Monde, en 1976, était encore un vrai journal, LE journal de référence en France. Ce temps est bien révolu…)

 

Oui mais, l’aéroport actuel est saturé, perturbe la vie des riverains qu’ils disent, les bétonneurs. Faux. Il pourrait, avec un aménagement de l’aérogare, décupler son trafic, ce qui ne sera jamais le cas. (L’aéroport de Gatwick, à une quarantaine de km de Londres, traite 34 millions de passagers par an, contre 3,5 à Nantes, dix fois plus, et 242.000 mouvements d’avion, avec une piste plus courte, sans être saturé pour autant !) Qui peut penser qu’on prendra un jour l’avion à Nantes pour un vol direct vers New-York, Shanghai, Rio de Janeiro ou Moscou ?

 

Aujourd'hui, l'aéroport existant Nantes-Atlantique est à 10 km de Nantes. Il est géré par les CCI de Nantes et de Saint-Nazaire et par AGO, aéroports du Grand Ouest, associée à Vinci, omniprésente en France,  et TPO, société de travaux publics raflant les gros marchés de la région. Vinci ! Hou ! La la ! Le transfert de l’aéroport libèrerait des dizaines d’hectares convoités avec gourmandise par les promoteurs immobiliers et autres aménageurs ! Au nombre desquels l’inévitable…Vinci. Notez que la piste (3800 mètres contre 3200 à Notre-Dame-des-Landes) resterait en place puisqu’elle est la condition sine qua non du maintien de l’usine Airbus !!!

 

Bon. N’en jetez plus. Cet aéroport est une énorme connerie assortie de juteuses magouilles.

 

Ayrault, il sera ta tombe politique. Et toi, président Normalou, il risque d’être ton Larzac !


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 Tridi 23 Frimaire 221


Photos X - Droits réservés

12/12/2012

Douze, douze, douze

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Douze, douze, douze

J’ai mis le pied dans une bouse

Sur la pelouse !

Puteng, c’est bathouse :

J’aurais plein de flouse

Pour faire des partouzes

Avec des putes et des barbouzes

Eh ! Faut pas le dire à mon épouse

Elle est jalouse

Comme une Andalouse !

Bof ! J’y offrirai une bagouze

Avec de belles perlouses !

 

Et Depardieu

Ce vieux

Chassieux

Autant que pieux

Mais pas impécunieux,

Ce déserteur injurieux

Et prétentieux

Oublieux

Que c’est le fric des pouilleux

Allant voir ses films, Tudieu

Qui l’engraisse, Sacredieu !

Casse toi, t’es odieux !

 

Devient donc Belge…hic !

Il n’y manque pas d’alambics

Ni de Gueuze Lambic

Ni de belles barriques

Pleines de liquides bénéfiques

Sauf peut-être pour les diabétiques.

Qu’est-ce que tu feras de ton fric

Dans ce trou belge fantomatique

Sans tes frasques homériques,

Tes démêlés avec les flics ?

Tu nous déçois, immense pochtron poétique

Par une décision si merdique.

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

Duodi 22 Frimaire 221

11/12/2012

SINE: ses dernières volontés.

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Eh ! Vous avez pensé à acheter le dernier numéro de Siné Mensuel ? Il est en kiosque depuis bientôt une semaine. Un numéro fumant ! Dans lequel Siné présente himself ses dernières volontés. Eh ! Bob. On n’est pas pressé.

 

 

 SinéCRÉMATION AU PÈRE-LACHAISE

Tout d’abord, pour la crémation, m’allonger délicatement, vêtu de noir et de rouge, dans un cercueil en carton ondulé acheté chez Leclerc ou tout autre spécialiste des funérailles bon marché, après s’être assuré que je suis bien mort !

Pas la peine de claquer bêtement du grisbi pour partir en fumée !

Sur le cercueil, en revanche, le logo de l’anarchie, tagué à la bombe, en noir, au milieu, sera de la meilleure veine.

N’importe quel copain dessinateur fera ça très bien.

Toutes les fleurs devront être rouges et j’aimerais que tous les amis présents s’habillent en noir, pas par respect des convenances, mais pour évoquer les anars !

Cette cérémonie noire et rouge aura, j’en suis sûr, beaucoup de gueule et satisfera, à la fois, mon sens de l’esthétique et mon goût de la provoc.

Quelques morceaux de musique que je n’ai pas encore eu le temps de choisir mais dans lesquels figurera obligatoirement Try a Little Tenderness chanté par Otis Redding, seront les bienvenus et m’aideront à avaler mon bulletin de naissance et à rejoindre fissa tous les gens que j’aime et qui ont lâché la rampe avant moi ! Après, champ libre ! En général, tout le monde va bouffer et picoler à la mémoire du défunt mais, n’étant plus là pour participer avec vous aux agapes, je préfère ne pas y penser !

Mais, gaffe : même en poudre, j’ai l’oreille fine !


ENTERREMENT AU CIMETIÈRE DE MONTMARTRE

Quelques jours plus tard, selon les possibilités des uns et des autres ( je laisse le soin à Catherine, ma divine veuve, d’organiser tout ça au mieux) j’aimerais une fiesta sympa avec orchestre et buffet campagnard sur tréteaux.

Je recommande un tonnelet de beaujolais, de chez Marie-Lapierre bien sûr, plus convivial que des bouteilles et qui a l’avantage de ne pas laisser de cadavres, superflus dans un cimetière !

Évidemment, il sera servi dans des verres et non dans de sinistres gobelets en carton.

Si certains tiennent à apporter des couronnes de fleurs, de toutes les couleurs cette fois, qu’ils fassent inscrire sur les bandeaux des slogans tels que « Ni Dieu, ni maître », « Mort aux cons ! » ou « On les aura ! » selon leur inspiration et la complicité du fleuriste, pour choquer les familles catholiques éplorées qui viendront les jours suivants pleurer les leurs et liront avec horreur ces incongruités en se signant pour éloigner le démon.

Plus la peine d’être sapés en noir ce jour-là. Au contraire, des fringues couleur pétard sont souhaitées ( je n’ai rien contre les excès ni le mauvais goût).

La musique sera joyeuse, enjouée et plutôt jazzy.  Je fais une parfaite confiance à mon ami Stéphane Maggi pour réunir les musiciens adéquats qui seront payés avec un élastique et qui ne seront là que par amitié et pour boire un coup à ma santé (expression quelque peu maladroite, j’en conviens !).

À la fin, quand tout le monde sera parti, j’irai peut-être alors trinquer avec La Goulue qui a sa tombe tout à côté et il ne me restera plus qu’à attendre patiemment les suivants, car il restera encore 59 places à mes côtés dans cette concession à perpétuité achetée en commun avec Benoît Delépine et conçue pour accueillir 60 zigotos pour l’éternité.

Nous ne sommes, ni l’un ni l’autre, très satisfaits de la statue en  bronze qui ressemble plus à un cactus  qu’à un doigt d’honneur et n’est donc pas assez explicite. Il m’a promis d’y remédier mais, dommage,  je ne verrai la nouvelle version que du dessous. Tant pis !

En revanche, l’épitaphe en lettres d’or : « MOURIR ? PLUTÔT CREVER ! » tient bien la route !

Si un jour vous croisez, au hasard de vos balades, un bonobo qui me ressemble, n’ayez aucun doute, ce sera moi, réincarné !

À plus !

 

Primidi 21 Frimaire 221

 

Merci à Berh 

 

10/12/2012

Berlusconi! Bunga ! Bunga ! Il revient !

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Ah ! Coucou ! Le revoilou le bouffon fossoyeur de l’Italie. Je n’ai pas pu m’en empêcher, c’était trop tentant ! Alors, à l’heure de l’Europe, voici une des plus célèbres chansons paillardes de nos fratelli italiani que j’ai un peu berlusconisée :

 

 

Osteria numero uno

Para poun si poun si pan

In osteria non c'è nessuno

Para poun si poun si pan

Solo Berlusconi contro il muro

Per vedere ce l'ha sempre duro

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria numero due

Para poun si poun si pan

Le mie gambe tra le tue

Para poun si poun si pan

Le tue gambe tra le mie

Cosi fa il Berlusconi

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

berluscouille copie.jpg

Osteria numero tre

Para poun si poun si pan

Berlusconi fa il caffè

Para poun si poun si pan

Fa il caffè a la milanese

Con le pezze de marchese

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria numero quattro

Para poun si poun si pan

Berlusconi aveva un gatto

Para poun si poun si pan

Con la coda del feline

Si faceva un ditalino

Dà-a  la me biondina

Dà-a la me bionda

 

 

berlusconi dessin femmes.jpg

 

Osteria numero cinque

Para poun si poun si pan

C’è chi perde c’è chi vince

Para poun si poun si pan

Berlusconi caso strano

Se lo prende dentro l’ano

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria numero sei

Para poun si poun si pan

E il casino de mi e lei

Para poun si poun si pan

Berlusconi il sporcaccioni

Sbora dentro anche i ciglioni

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria numero sette

Para poun si poun si pan

Il salame piace a fette

Para poun si poun si pan

Berlusconi caso strano

Il salame piace sano

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

berlusconerectus.jpg

 

 

Osteria numero otto

Para poun si poun si pan

La marchesa fa il risotto

Para poun si poun si pan

Fa il risotto ben condito

Con la sbora del marito

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria del Vaticano

Para poun si poun si pan

E ucceso un fatto strano

Para poun si poun si pan

Berlusconi con ioccale

Inculava il cardinale

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

berlusconi gueule en sang.jpg

 

 

 Décadi 20 Frimaire 221


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