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16/10/2012

Horreur ! Peillon parle du « shit » ! On dirait qu’il a pété dans la sacristi…

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Ben dis donc ! On aurait dit qu’il avait pété dans la sacristi Peillon, le philosophe ministre de l’éducation nationale ! Pourquoi ? Pour avoir répondu à un journaliste qu’il était personnellement partisan d’ouvrir le débat sur la dépénalisation du cannabis. Il parle de « dépénalisation » et non pas de « légalisation ».

 

Il n’empêche que les règlements de comptes se multiplient voire se banalisent, tant à Marseille qu’à Paris, Grenoble et ailleurs. Le moindre différent se règle au calibre et à la kalachnikov. Les flics font ce qu’ils peuvent, c’est-à-dire pas grand-chose. Quand ils ne sont complices et partie prenante dans ce trafic… Cette ambiance de far-west est sous tendue par deux choses : le chômage à haute dose qui sévit dans les quartiers dits sensibles avec pour conséquence la nécessité d’une économie parallèle, en l’occurrence le trafic de drogues, essentiellement de shit (cannabis).

 

Ce trafic est parfaitement organisé avec les gros bonnets (voir le démantèlement récent d’un réseau de trafic de hasch et de blanchiment d’argent, impliquant des chefs d’entreprises, des professions libérales, des politiques et bien sûr des banquiers…suisses ! lien)  qui organisent la filière depuis le Maroc (production dans le Rif bénéficiant de très, très hautes protections locales), les pourvoyeurs qui remontent la drogue depuis ce pays, soit en grosses bagnoles (go fast), soit planquée dans des cargaisons de poids lourds, les revendeurs (dealers) dans les citées, les « nourrices » qui logent les stocks souvent par la menace, les guetteurs qui surveillent l’éventuelle venue des flics, les rabatteurs de clients. Tout ça croque plus ou moins selon la place dans la hiérarchie du trafic. Mais la dure loi de la concurrence « libre et non faussée » fait que les conflits de territoires, de parts de marchés sont nombreux. Et se règlent à la kalach…

 

Comment casser cette spirale de la mort ? Certainement pas avec des gesticulations policières. Les bataillons de CRS de Villeneuve près de Grenoble ou dans les quartiers nord de Marseille ne sont pas inutiles en ce sens qu’ils donnent un coup de pied dans la fourmilière et désorganisent momentanément les réseaux, mais ils ne règlent pas le problème de fond : misère due au manque de boulot et trafic. Le chômage étant ce qu’il est, le boulot n’arrivera pas dans les citées à coup de baguette magique, on n’est pas dans Harry Potter. Reste le trafic de drogue.

 

Avant Peillon, avant Duflot, Daniel Vaillant a, en son temps, préconisé de réfléchir sur la légalisation du cannabis. Une position aussitôt vigoureusement combattue par L'UMP, qui par l'intermédiaire de son secrétaire national à la sécurité, Eric Ciotti, reste « fermement opposé à toute tentative de légalisation du cannabis ou des drogues dites douces qui conduisent inexorablement à l'usage de drogues de type cocaïne ou ecstasy ». Des conneries que réfutent ceux qui connaissent la question, le cannabis étant jugé moins dangereux que l’alcool et moins adductif que le tabac. En tout cas, Daniel Vaillant a eu le courage de faire bouger les lignes. Quant à Peillon… Circulez, y a rien à discuter, pas de débat ont dit nos pères la pudeur Hollande et son premier sministre…

 

La France est le pays qui envoie le plus de gens en taule pour possession ou trafic de cannabis: 10.000 personnes emprisonnées en ce moment, parfois pour des quantités minimes. Et la France est le pays où on fume le plus (4 millions de consommateurs, 30% des jeunes, 12% des adultes). C'est bien la preuve que cette politique répressive ne mène nulle part, et au contraire permet le financement des réseaux mafieux, car plus c'est illégal, plus c'est rentable. 



Peillon parlait seulement de dépénalisation. Ce qui est une connerie. En effet, ceci autoriserait les consommateurs à fumer leurs tarpets sans risquer de se faire embastiller mais ils devraient se fournir…auprès des mêmes dealers ! Confortant ainsi le système !

 

Ce qu’il faut avoir le pragmatisme cynique de faire, c’est légaliser ce produit, certes toxique comme sont toxiques le tabac et l’alcool ! Le système de légalisation permettrait : - production en France ou en Europe via des filières contrôlées, - autoproduction pour ceux qui veulent pour leur conso perso, - vente dans des « coffees-shop » bien contrôlés ou dans les bureaux de tabacs, - interdiction évidente pour les mineurs. 

Les résultats seraient : - remise des flics sur des taches utiles, donc moins d’insécurité dans les villes et lutte efficace contre les drogues dures, - du boulot pour les agriculteurs notamment en zones de montagnes, - de l’activité pour les buralistes et les « coffees shop », - la fin des financement des réseaux maffieux, puisqu'ils n’auraient plus rien à y gagner, - une meilleure détection des personnes à la dérive par surconsommation, - une prévention plus aisée, notamment par la suppression de « l'attirance pour l'interdit » chez les ados, - des taxes pour la sécu, -  une meilleure qualité, contrôlée, garantie pour les consommateurs, - et pourquoi pas, des « dealers » devenant chef d’entreprises et confrontés alors aux règles de concurrence !

 

Et puis, moins de jeunes en taule pour quelques grammes de shit, au contact de vrais voyous et des prêcheurs fanatiques salafistes qui récupèrent et canalisent leur haine de la société, cela ferait moins de risques de voir se multiplier de très dangereux réseaux terroristes sur notre sol.

 

Mais il est plus facile, comme l’autruche, de mettre sa tête dans le sable pour ne pas affronter la réalité.

 


Quintidi 25 Vendémiaire 221


Illustration X - droits réservés

15/10/2012

Au bistro de la Toile : Nobel européen.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Je te salue ami nobélisé ! Chantre de la Paix ! Sers-nous une tournée générale, on l’a bien mérité Loulle !

 

- Ah ! Je te vois venir Victor, tu vas en rajouter sur les ricanements de Merluche concernant l’attribution du prix Nobel de la paix à l’Union européenne… Il est vrai que cette récompense suprême au moment au l’Europe se montre incapable de régler ses problèmes économiques ressemble plus à du sarcasme qu’à de la reconnaissance…

 

- Détrompe-toi Loulle. Il n’y a aucune ironie dans ma satisfaction de voir l’Europe enfin récompensée pour sa contribution à la paix mondiale. C’est seulement un peu tard. Il ne faut pas confondre l’idée européenne d’union économique et politique voulue par les Pères fondateurs avec ce que les droites ultralibérales en ont fait : une grosse méduse bureaucratique sans squelette ni frontière, sans idée autre que la prééminence de la finance, sans autre idéal que le fric. Nobel de la Paix oui, car voilà bientôt soixante-et-dix ans que nous vivons en PAIX entre nous, peuples européens dont l’histoire longue et tumultueuse est faite de guerres fratricides et aussi d’avancées démocratiques à vocation universelle. A rapprocher des soixante-et-dix ans précédant où la France et l’Allemagne ont par trois fois entrainés l’Europe et le monde entier dans les massacres les plus horribles.

 

- Voilà de quoi faire taire, effectivement, bien des ricanements.

 

- Cette paix, dont nous bénéficions n’est pas irréversible. Les mouvements égoïstes se multiplient en Europe : velléités d’indépendance des Flamands en Belgique, des Catalans et des basques en Espagne, des Ecossais au Royaume-Uni, etc. Ces mouvements orchestrés par les extrême-droites européennes sont préoccupants. Mais il n’y a pas danger en la demeure tant que les peuples mangent à leur faim. Cela durera-t-il ? Pas sûr… Et si, la misère attisant les rancœurs, plusieurs pays économiquement sinistrés se liguaient pour exiger des plus puissants – l’Allemagne mais aussi la France – un meilleur partage des richesses ?

 

- Il est vrai que le ressentiment des peuples, malmenés par la crise voulue et organisée par une poignée de voyous de la haute finance, envers l’Union européenne telle qu’elle existe est grand…

 

- Ces voyous dont tu parles – qui ont pris le pouvoir avec l’entrée des Anglais en Europe, funeste décision - ont dévoyé l’idée européenne. Ils en ont fait une  Europe fourre-tout, uniquement articulée autour de « l’économie de marché » et « la concurrence libre et non faussée » telle que la dessine ce traité de Lisbonne, repoussé par les Français, mais a eux imposée par les duplicités de Sarko et conforté par le traité « règle d’or » de Hollande. Que cette Europe-là crève sous son propre poids, comme autrefois les dinosaures, ne fera couler de larmes qu’aux banquiers, magouilleurs fiscaux et autres spéculateurs.

La lâcheté des gouvernements vis-à-vis de la Grèce a sonné comme un glas. Ces gouvernements de pleutres ont baissé casaque, ont abandonnés la lutte en rase campagne, sans combattre devant les insupportables diktats des « marchés ». Mais merde, c’est quoi, c’est qui les « marchés » ? Une poignée de grosses banques, de fonds spéculatifs, de traders. Une centaine de parasites tout au plus ! Et ces gens-là se permettent – avec l’argent que les Etats, donc les citoyens, leur ont donné – de foutre en bas des pays comme la Grèce, le Portugal, l’Espagne, bientôt l’Italie ? Et ça se passerait comme ça ? Sans problèmes ? Eh ! Oh ! Ça va pas non ? Les manifestations des Grecs, des Espagnols, des Italiens ne sont que les prémisses de mouvements, d’affrontements sociaux de grande ampleur qui risquent d’être sanglants et de s’étendre à toute l’Europe. Pour le malheur des peuples.

L’euro, qui nous a été vendu comme un pas décisif vers une véritable intégration européenne, vient de démontrer son caractère artificiel. Une monnaie commune implique des politiques économiques sinon communes du moins très convergentes dans les domaines de la fiscalité et des lois sociales. Comme ce n’est pas le cas et que les convergences sont battues en brèche par une concurrence débridée là où il faudrait de la solidarité, l’euro se casse la gueule…

LEurope ne repartira qu’en se resserrant. L’Europe est la plus belle idée du siècle passé. Elle a bercé nos rêves, suscité beaucoup d’espoirs. Elle est aussi – hélas – une grande déception car cette belle idée a été dévoyée. Au lieu de bâtir une Europe des solidarités, les technocrates — non élus et mis en place par les lobbies financiers multinationaux — ont établi une Europe de la concurrence sauvage non seulement entre les nations mais surtout entre les peuples qui la constituent.

Il n’est pas inutile de revenir encore une fois à ce qui a été la véritable volonté des Pères Fondateurs : la paix et la réconciliation entre l’Allemagne et la France. Ce but — ô combien difficile à seulement envisager à cette époque — est atteint au delà de toute espérance. Pour que l’Europe retrouve l’amour de ses peuples, il faut qu’elle reparte de zéro. A partir évidemment du noyau historique France-Allemagne-Bénélux-Italie. D’autres s’y raccrocheront après. Mais en écoutant les peuples et en bannissant les « élites » élues par personne, responsables devant personne représentée par l’insupportable Commission européenne et son exécrable président Barosso. Et avec une vision fédérale claire mais respectueuse des nations, clé de la puissance politique.

- A Nobel alors Victor ! Levons nos verres !


Quartidi 24 Vendémiaire 221


Merci à Chimulus

 

14/10/2012

Ouiquinde antigastronomique : bouffez du patron !

cuisine

Pas seulement à Noel: le patron peut se bouffer toute l'année

 

 

Prenez un patron bien gras et dodu. La meilleure race, c’est la Cacarente. Le nec plus ultra, le Bresse de ces volailles restant tout de même le Patrondebanque, à égalité avec l’Exiléfiscal, surtout celui du genre Pigeonvautour-déserteur-fiscal. Evitez les patrons Depéhèmeux, ils sont trop petits, ils triment souvent autant que vous et sont trop durs à cuire.


Plumez-le autant qu’il vous a plumé. A vif autant que possible : ça crée une production d’endorphine qui donnera à la viande un fumet particulier qui vous rappellera le jour où il vous a convoqué pour vous lourder.

Flambez-le, si possible sur les ruines fumantes de son bureau ou de son usine. Puis égorgez-le en gardant le sang, il est fait de celui qu’il vous a fait suer. Coupez lui immédiatement les génitoires s’il en a : les laisser donne mauvais goût à la viande.

Videz-le de ses tripes qu’il a toute sa vie copieusement tapissées de sauces chaudes et onctueuses avec le pognon qu’il vous a volé. Jetez-les, de toute façon un patron de Cacarente n’a rien dans les tripes, et beaucoup de merde dans la tête.

Coupez-le en morceaux, au hachoir ou à la tronçonneuse selon affinités. Faites macérer ces morceaux dans une marinade faites de moitié bile, aussi amère que celle qu’il vous a faite faire, moitié merde diarrhéique, c’est ce qui convient le mieux.

Après deux jours de marinade, faites revenir les morceaux dans de l’huile de vidange. Puis mettre à cuire à l’étouffé avec la marinade passée au chinois, comme ceux chez qui il a délocalisé votre usine.

Enfin, comme c’est immangeable, foutez le tout au chiotte, c’est la place de ce genre de patrons !


Tridi 23 Vendémiaire 221


Illustrations: merci à Siné


 

cuisine

et  X - Droits réservés

12/10/2012

Argent du Qatar et banlieues : les pieds dans le plat de couscous !

 

 Il n’est pas dans mon habitude de publier autre chose que mes propres billets. Mais là, faisons une exception tant elle est revigorante et tranche avec la doxa des canards laquais où grouillent et rampent tant d’ « idiots utiles » de l’islamisme. On la doit au NouvelObs. La voici in extenso :

 

 

 

Le Qatar investit dans les banlieues : une tactique pour étendre le néo-wahhabisme

Modifié le 10-10-2012 à 11h13

 

 

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Par Mezri Haddad
Philosophe et ancien ambassadeur. Lien  

 

LE PLUS. Après avoir racheté le PSG, c'est dans les banlieues françaises que le Qatar va investir. Que faut-il en penser ? Pour Mezri Haddad, philosophe et ancien ambassadeur tunisien, il faut aller au-delà des pures questions économiques et s'interroger sur l'influence religieuse des Qataris.

 

Édité par Louise Pothier   Auteur parrainé par Laurent Joffrin

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L'Emir du Qatar, Sheikh Hamad bin Khalifa Al-Thani, rencontre François Hollande. Le 22/08/12 à Paris (K. TRIBOUILLARD/AFP)

 

Sous couvert de globalisation, le gouvernement Sarkozy a octroyé au Qatar des avantages comme aucun autre gouvernement auparavant. Il ne s’agit pas seulement de l’achat du PSG, ou d’investissements dans des secteurs plus stratégiques. Il s’agit surtout de la loi exonérant les Qataris d’impôts sur les plus-values immobilières.

 

La gauche, héritière d'un projet nauséabond


En cela, les vierges effarouchées de l’UMP, qui critiquent l’altruisme qatari dans les banlieues, font preuve d’une amnésie bien étonnante. Rétablis de leur trouble olfactif, ils découvrent subitement que l’argent peut avoir une odeur. La gauche n’est pas à l’origine de ce projet qui affecte la souveraineté même de la France, mais elle en est l’héritière.

 

C’est en effet dans l’euphorie révolutionnaire que le Qatar, acteur majeur du printemps arabe, par sa télévision subversive et par sa diplomatie du méga-chèque, s’est cru suffisamment fort pour passer à un degré supérieur dans son amour pour la France. Mais l’achat d’un club de foot n’est pas de la même nature qu’un projet intrinsèquement communautariste. Là où un patron de club attend de sa vedette de marquer des buts contre l’adversaire, un émirat féodal et théocratique peut attendre de son frère en religion de marquer des points contre la laïcité.

 

C’est par l’achat des cœurs que commence l’asservissement des esprits. Derrière cet intérêt pour les banlieues, il y a une tactique graduelle pour asseoir l’influence néo-wahhabite sur l’islam français. Et derrière cette tactique, une stratégie d’agir à long terme sur la politique française. Les bédouins n’ont pas besoin d’assimiler le trotskysme pour pratiquer l’entrisme. 

 

Le concept de Taqiya (dissimulation) suffit largement. Pour décrypter cette stratégie, il faut bien écouter les homélies de Qaradawi, guide spirituel de l’émirat bédouin, qui est pour le cheikh Hamad ce que Voltaire fut pour Catherine II. À chaque civilisation ses Lumières ! Cette stratégie devient intelligible si on la soumet à la casuistique islamique du dahîr (visible) et du bâtin (occulte). Le visible, c’est le pragmatisme économique, c’est l’amitié franco-qatarie, c’est l’incarnation d’un islam tolérant et l’appel au dialogue des religions. L’occulte, c’est le prosélytisme islamiste, c’est porter la voix d’Allah en terre impie, c’est distiller la haine contre les chrétiens et les juifs, c’est "sacrifier sa vie, sa progéniture et son argent pour le triomphe de l’islam", selon un hadith dont seuls les intégristes reconnaissent l’authenticité.

 

Un message sous-jacent victimaire

 

Dans chaque euro investi en France, il y a du poison néo-wahhabite. À plus forte raison dans les banlieues, où la ferveur religieuse et le bigotisme compensent le chômage, où le repli identitaire se nourrit de l’exclusion sociale et où la foi est au-dessus de la loi. L’on sait que dans la doctrine islamiste, le lien confessionnel transcende l’appartenance nationale, et que le droit de Dieu est supérieur à la loi de la République.

 

Parce que vous êtes nos frères en religion, nous sommes là pour vous aider, vous, les indigènes de la République, les laissés pour compte, les martyrs de l’islamophobie. C’est le message victimaire sous-jacent au mécénat qatari. Le capitaliste bédouin n’est pas le bon Samaritain de la sociologie politique webernienne !

 

Il serait utile de revenir aux faits et méfaits du néo-wahhabisme en France, que je distingue du wahhabisme saoudien, qui a eu son heure de gloire et qui a fini par comprendre que l’Europe n’était pas une citadelle à prendre. Le néo-wahhabisme qatari est un syncrétisme de puritanisme et de maximalisme des Frères musulmans. C’est en cela qu’il est plus pernicieux que le wahhabisme saoudien, dont Sarkozy avait d’ailleurs fait l’éloge à Riyad en 2008.

 

Qui a galvanisé les passions lorsque l’interdiction du voile s’est posée en France ? C’est Al-Jazeera. Qui a essayé de donner une dimension confessionnelle à la violence urbaine de 2005 ? Qui a transformé la toute première affaire des caricatures en crise universelle ? Ce qui n’a pas empêché le Qatar d’inviter le caricaturiste danois à un colloque sur le dialogue des religions ! Qui a altéré les propos du Pape à Ratisbonne ? Qui diffusait en temps réel les discours de Ben Laden ? Qui n’appelle jamais les criminels par leur nom mais par ceux qu’on appelle les terroristes, y compris Al-Qaïda ? Sur quelle télévision Qaradawi professait qu’Hitler a infligé aux juifs une leçon mémorable ? Sur Al-Jazeera, dont le pouvoir sur l’opinion arabe n’est pas médiatique mais hypnotique.

 

Qui finance aujourd’hui l’obscurantisme islamiste au Maghreb, en Syrie, au Nigeria, en Somalie et au Mali ? Enfin, qui a transformé le printemps arabe en hiver islamiste ?

 

De la place Tahrir, Qaradawi, guide spirituel du Qatar et imam occulté de l’UOIF, a lancé : les lumières de l’islam doivent briller sur l’Occident. Autrement dit, le printemps arabe ne s’arrêtera pas aux frontières méditerranéennes. C’est à partir de ce délire messianiste, qui voit dans le triomphe de l’islamisme un signe d’Allah, qu’il faut interpréter la bonté qatarie en terre française. Entre le messianisme et la martyrologie, il y a une causalité intrinsèque, dont le dernier démantèlement de réseaux islamistes en France n’est que la partie apparente de l’Iceberg.

 

Sources: http://leplus.nouvelobs.com/contribution/649450-le-qatar-...


Primidi 21 Vendémiaire 221


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11/10/2012

Attention ! Meffi ! Gaffe ! François, Jean-Marc, Arnaud, Manuel et les autres !

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Non mais à quoi ils jouent nos dirigeants ? Je dis nos puisque j’ai voté pour eux… Enfin, disons plutôt que j’ai voté contre l’autre. Le choix entre la peste et le choléra, quoi.

 

A quoi ils jouent en nous gonflant les aliboffis avec des problèmes sociétaux plus que secondaires comme le mariage des gouines et des pédés (ce n’est pas péjoratif, c’est ainsi qu’ils se parlent entre eux).

 

Ce n’est pas ça qu’on attend François, Jean-Marc, Arnaud, Manuel et les autres, bordel !

 

Ce qu’on attend, c’est en urgence une loi interdisant les licenciements boursiers pour pouvoir sanctionner les méfaits des patrons-voyous genre Mittal, Sanofi, PSA, Michelin, Eon et autres.

 

C’est une loi obligeant les patrons à vendre une entreprise qu’elle veut fermer pour raisons de dividendes d’actionnaires et d’élimination de concurrence.

 

C’est une loi taxant, à l’américaine, les bénefs des déserteurs fiscaux. Et n’hésitant pas, si récidive, à les déchoir de leur nationalité française.

 

C’est une loi séparant immédiatement les banques de dépôts et les banques d’affaires.

 

C’est une loi claire assortie d’un calendrier précis de fermetures des centrales nucléaires pourries et dangereuses. Et transférant le pognon gaspillé dans cette filière dépassée vers les énergies nouvelles.

 

C’est une loi qui récupère les milliards donnés en pure perte aux gargotiers ainsi qu’aux profiteurs des « niches » d’outre-mer.

 

Etc., etc.

 

Non mais à quoi vous jouez ? Vous tombez le bénard devant la grogne fesse-boucquienne de quelques pigeons-rapaces privilégiés, et vous n’entendez pas les centaines de milliers de bouches affamées qui gueulaient leur détresse et leur colère, mardi, dans toute la France ? Et vous leur envoyez les argousins de la république ? Non mais, à quoi on joue ?

 

Attention ! Meffi ! Achtung ! Vous n’avez pas été élus pour être le Plan B du Medef. Vous avez tous les leviers. Servez-vous-en bordel ! Mais dans le bon sens, celui de l’amélioration des conditions de vie du peuple de gauche qui vous a élu, celui de l’apaisement social, celui de la laïcité à faire respecter sans faiblesse dans toute la France, y compris en Alsace Moselle, celui du rassemblement de tous les Français, celui du respect de la France dans le concert international et avant tout européen où nous ne sommes plus que l’essuie-pieds de nos cousins Germains.

 

Qu’est-ce que vous voulez ? L’arrivée de la fille du borgne ?

 

 

Décadi 20 Vendémiaire 221

 

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10/10/2012

Merkel en Grèce. «Casse-toi, riche.... »

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Il faut reconnaitre qu’elle ne manque pas d’air la Teutonne d’aller se faire voir chez les Grecs ! Dans une capitale en état de siège et pourtant mise en ébullition par des manifestations monstres ! Elle y est perçue  - partie à tort, partie avec raison – comme le bourreau de ce pays qui a tout de même inventé la démocratie. Car contre qui se déchainent les « démocraties » à la solde des banquiers ? Contre les Grecs.

 

Les magouilles de la classe politique grecque – avant tout de droite –, la corruption, les mensonges, les aberrations fiscales (exemptions d’impôts pour les armateurs milliardaires et le richissime clergé grec entre autres) sont des réalités mais aussi de très utiles alibis pour mettre ce pays sous tutelle, y tuer la démocratie et réduire son peuple à une alternative dramatique : crever de faim ou se révolter dans la rue ! Dangereuse extrémité ! Nos dirigeants ultralibéraux ne devraient pas l’oublier…

 

Poussés par l’Allemagne de Merkel avec la complicité de Sarkozy, les instances de l’Europe se sont comportées comme des tortionnaires à l’égard de ce pays frère. Une « troïka » de Besatzungsmacht se comporte comme des troupes d’occupation, humiliant profondément les Grecs et faisant remonter à la surface bien des souvenirs dramatiques et bien des frustrations. L’Allemagne devrait faire preuve d’un peu plus de modestie et de discrétion… (voir plus bas *)

 

Le chômage dans ce pays est dément (un jeune sur deux est au chômage), les baisses de salaires insupportables (- 22% !), le PIB en chute libre, la misère galopante. Les technocrates glacés de la BCE, de l’U.E. et du FMI (la « troïka » du malheur) n’en ont cure. Ils poussent l’humiliation jusqu’à prétendre passer par-dessus le gouvernement grec en créant un compte sur lequel seraient bloqués les milliards d’ « aide » qui seraient ensuite directement versés aux banquiers créanciers, essentiellement des banques allemandes et françaises... Ils veulent même exiger que les impôts grecs ne soient pas collectés par les services du trésor de ce pays, mais...directement pas les banques !

Voilà ce que c’est l’Europe à la sauce Merkozy, devenue, hélas, Ellas, MerkHollande. Ces conditions inacceptables ont pour but, rappelons-le sous la conduite de Merkel, de pousser la Grèce hors de la zone euro, qui n’est en fait qu’une zone mark, les autres européens ayant accepté sans résistance les diktats germaniques au traité de Maëstricht. Et le « pacte de stabilité » adopté hier sans vergogne par notre gouvernement de gôôôche enfonce le clou.

A réfléchir : et si les autres membres de la zone euro « conseillaient » plutôt à l’Allemagne de Merkel de sortir, elle, de la zone euro ! Beaucoup en rêvent outre-Rhin. Cela changerait bien des choses : - dévaluation immédiate de l’euro qui reviendrait à un niveau normal, peu ou prou au niveau du dollar, donnant un formidable coup de fouet aux économies de cette zone sans l’Allemagne, et permettant à la Grèce de sortir plus facilement de son gouffre ; - réévaluation concomitante du nouveau mark, plombant d’autant les fameuses exportations de l’Allemagne, qui ne devrait pas oublier que 60% de ses exportations se font en Europe.

Alors ? Chiche !

 

* Dans Le Point ...  « 6 avril 1941, la Wehrmacht envahit la Grèce. Hitler s'est lassé de voir que son allié Mussolini ne parvient pas à mettre au pas l'armée grecque, qui, depuis octobre 1940, lui résiste courageusement. Le Führer va lui faire payer cher ce combat désespéré. Commence en effet une occupation très dure qui va mettre la Grèce à genoux. Les historiens estiment qu'après la Pologne et l'URSS, la Grèce est le pays qui a le plus souffert de la barbarie allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Un chiffre : on évalue à 300 000 le nombre de personnes littéralement mortes de faim pendant cette période, du fait des privations liées à l'occupation nazie.

Après la Libération, l'Allemagne a dû accepter de compenser matériellement les souffrances et les pertes humaines que le Troisième Reich avait infligées aux populations occupées. Et après examen par une foultitude de commissions d'évaluation et des tergiversations qui devaient tenir compte de ce que l'Allemagne fédérale était devenue un allié précieux face au bloc soviétique, les réparations ont été définitivement fixées par un traité signé en 1953 à 41 milliards de dollars, payés par la seule Allemagne de l'Ouest à la Grèce.

Revanche

Or ces compensations ne tenaient pas compte d'une autre dette, facilement chiffrable puisqu'il s'agit d'un prêt forcé de 476 millions de reichsmarks que la Banque centrale de la Grèce occupée avait été contrainte de verser à Berlin, en 1941, au titre des contributions "à l'effort de guerre allemand". Un prêt à l'époque sans espoir de remboursement, dont l'Allemagne fédérale considère qu'il était compris dans les dommages de guerre dont elle s'est acquittée.

Seulement, quand on est, comme la Grèce, au bord de la faillite, tous les moyens sont bons. Et, comme croit le savoir Die Welt, certains à Athènes ont commencé à avancer que le prêt de 476 millions de reichsmarks fait sous la contrainte à l'Allemagne nazie ne pouvait être assimilé à un sinistre de guerre comme les autres. C'est, disent ceux qui exhument ainsi le passé, un emprunt dont la Grèce est en droit de demander le remboursement.

Or, selon les calculs des spécialistes, la somme libellée en reichsmarks correspond aujourd'hui à 14 milliards de dollars, environ 10 milliards d'euros. De plus, si on affecte ce montant d'un taux d'intérêt classique de 3 % sur 66 ans, on parvient à un total de 95 milliards de dollars, 68 milliards d'euros, soit un cinquième de la dette grecque. Certes, cela ne suffirait pas à renflouer le Trésor grec, mais cela améliorerait grandement la situation. Et cela constituerait surtout une jolie revanche d'Athènes sur un gouvernement allemand qui, depuis le début de la crise des dettes souveraines, est plus que réticent à apporter son aide au moins sérieux des pays du "club Med'", comme on le dit assez méchamment à Berlin. »

 

 

Nonidi 19 Vendémiaire 221

 

 

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09/10/2012

Au bistro de la toile : Arriba Chavez !

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- Oh ! Loulle, c’est ma tournée : on fête la victoire du camarade Chavez ! Malgré les campagnes de dénigrement orchestrées par les Zétazunis et les Zeuropéens, malgré les millions déversées dans les caisses de l’opposition de droite, malgré le charisme incontestable de son jeune adversaire et enfin malgré un cancer, le bolivarien Chavez a de nouveau obtenu la confiance de ses compatriotes. Et c’est un soulagement pour tous ceux qui pensent que la prise du pouvoir par la gauche, pacifiquement, par les urnes, est possible !

- Eh ! Tu t’emballes pas un peu Victor ?

- C’est vrai. Je charge volontairement la mule. Mais le camarade Chavez a tout de même de très belles choses à son actif. D’abord il a foutu dehors les compagnies pétrolières rapaces étazuniennes et européennes pour rendre à son peuple le profit de cette manne pétrolière sur laquelle son pays, le Vénézuela, est assis. Ensuite il a mis ces masses énormes de pognon récupéré au service de son peuple : éducation, santé, réduction des inégalités, élimination de la grande pauvreté. Enfin il a suscité partout en Amérique du sud des mouvements de libération politique de gauche qui se débarrassent enfin de la mainmise ultralibérale des multinationales et des officines étazuniennes.

Le succès de Chavez, une révolution en construction, c’est son pays décrété « territoire libre d’analphabétisme » par l’Unesco en 2005, c’est près de 60 000 nouveaux établissements, 55 000 enseignants incorporés cette année, 75 000 bibliothèques, un accès gratuit à la santé avec la coopération de Cuba, la création de dispensaires et de médecins dans les banlieues et le secteur rural, la production nationale de médicaments génériques gratuits, 178 000 Vénézuéliens pauvres récupérant la vue grâce à la mission « Miracle », le traitement du Sida gratuit, 4 millions de personnes engagées dans le sport, la reconnaissance des peuples indigènes, la distribution de terres aux paysans, 3 millions d’hectares distribués, des pensions de vieillesse à plus de 20 000 agriculteurs et pêcheurs qui ont atteint l’âge de la retraite sans avoir cotisé, la nationalisation des secteurs de l’économie qui, adossée à la hausse des prix du pétrole, ont généré d’importants revenus dont bénéficie la majorité de la population.

Une véritable révolution sociale avec un bilan spectaculaire qui se consolide tous les ans. Lien 

Mais, car il y a bien des mais, népotisme et corruption règnent ; les accointances internationales de Chavez sont plus que douteuses : Poutine, Ahmadinejad ; et surtout, il n’a pas de dauphin désigné, solide, charismatique. Donc, s’il ne profite pas des années que la maladie – espérons-le ! - va lui laisser pour assurer la pérennité du régime socialiste qu’il a su instituer, en formant une équipe et en faisant émerger un lideur capables de lui succéder, et si dans deux ou trois ans sa disparition possible impose de nouvelles élections, la droite ultralibérale a de fortes chances de revenir au pouvoir pour s’empresser de balayer tous les acquis sociaux…

- Allez ! A Chavez ! A bas le capitalisme ! Et surtout à la nôtre ! Et du rouge bien sûr.

 

Octidi 18 Vendémiaire 221

 

Merci à Chimulus

08/10/2012

« Pigeons » : qui pigeonne qui ? Mosco incompétent ou complice ?

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Non mais qui c’est ce ministre de l’économie, le ci-devant Moscovici ? Comment et surtout pourquoi a-t-il capitulé sans combattre devant une fronde de déserteurs fiscaux orchestrée par des fonds spéculatifs depuis l’étranger avec l’appui goguenard de…l’UMP !

 

Il a beau démentir, Mosco exprime bel et bien le rejet aux poubelles des promesses non tenues de l’alignement de l’imposition des revenus du capital sur ceux du travail. Et bien d’autres concessions à ce « monde de la finance » que le gouvernement prétendait combattre.

 

L’histoire, en résumé, est celle-ci. Il s’agit de lutter contre les agissements prédateurs de fonds spéculatifs en taxant de manière significative les plus values provenant de l’achat puis de la revente très rapide d’entreprises nouvellement créées, notamment dans les domaines de l’internet, de l’informatique et autres « nouvelle économie ». S’ensuit une opération apparemment spontanée de « petits patrons », de créateurs de « start-up » qui, à travers les réseaux sociaux, mobilisent la Toile contre cette décision gouvernementale. Un représentant de ces fonds spéculatifs (camouflés derrière le vocable plus convenable de fonds de « capital-risque »), Jean-David Chamboredon, dirigeant du fond d’investissement ISAIE, publie une diatribe dans La Tribune. Cette tribune est immédiatement relayée depuis…San Francisco par des entreprises de communications ou de fonds spéculatifs. Gros barouf sur la Toile, page facebook ouverte depuis les Etats-Unis, compte sur twitter et gros buzz orchestré. Et qui trouve-t-on derrière tout ça ? Des communicants proches de l’UMP : Carlos Diaz, Arnaud Dassier, Edouard Fillias. Puis voilà Marc Simoncini, fondateur du site de rencontre Meetic, ancien exilé fiscal à Bruxelles, Jean-Marc Potdevin, partie prenante de sociétés comme Kelkoo ou Viadeo, Frédéric Montagnon (Overblog.com, Nomao), Pierre Chappaz (Kelkoo.com), des dirigeants que l’on retrouve comme par hasard membres du fonds ISAI! Ou encore l’inévitable NKM, ancienne ministre de Sarko, petite sœur dévouée de…Pierre Kociusko-Morizet, fondateur de Price-Minister… Et pour faire bon poids, voici qu’arrive M’ame Parizot du Medef s’offusquant du « racisme anti-entreprise » du gouvernement.

 

Voilà devant qui, devant quoi Moscovici, ministre de la République capitule en rase-campagne, sans combattre. Et ce n’est pas tout. Lisons ce qu’écrit Martine Orange dans une remarquable enquête parue dans Médiapart : 

« Mais le plus inquiétant est que le gouvernement paraît ne pas vouloir s’arrêter là. Il étudie aussi une révision de la fiscalité sur les « carried interest », c’est-à-dire les intéressements, calculés en fonction de la plus-value réalisée, touchés par les gérants de fonds lors de la revente de la société. Ces systèmes de rémunération ont été au cœur de nombreux scandales, Wendel par exemple. Ils constituent aussi la pierre angulaire d’un système qui conduit à une inflation des actifs de société et surtout à un endettement massif des sociétés revendues, celles-ci étant obligées de mobiliser des sommes considérables pour payer les dettes de leur rachat plutôt que pour investir et se développer.

Si le gouvernement franchit ce dernier pas, ce sera une reddition complète devant la finance. En se cachant derrière la création d’entreprises, l’innovation, l’économie numérique, celle-ci sera parvenue à maintenir tous les dispositifs pour son seul profit. »

 

Eh ! Camarade Mosco, serais-tu incompétent, plus con que la moyenne ou complice ?

 

Sources :

http://www.mediapart.fr/journal/economie/061012/comment-l...

http://www.lepoint.fr/economie/les-pigeons-detruisent-l-i...

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/mosco...

 

 Septidi 17 Vendémiaire 221


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06/10/2012

Eh ! Mosco, les « pigeons », on les étouffe, on les rôtit et on les déguste !

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Les deux Pigeons


Deux Pigeons s'aimaient d'amour tendre. 
L'un d'eux s'ennuyant au logis 
Fut assez fou pour entreprendre 
Un voyage en lointain pays. 
L'autre lui dit : Qu'allez-vous faire ? 
Voulez-vous quitter votre frère ? 
L'absence est le plus grand des maux : 
Non pas pour vous, cruel. Au moins, que les travaux, 
Les dangers, les soins du voyage, 
Changent un peu votre courage. 
Encor si la saison s'avançait davantage ! 
Attendez les zéphyrs. Qui vous presse ? Un corbeau 
Tout à l'heure annonçait malheur à quelque oiseau. 
Je ne songerai plus que rencontre funeste, 
Que Faucons, que réseaux. Hélas, dirai-je, il pleut : 
Mon frère a-t-il tout ce qu'il veut, 
Bon soupé, bon gîte, et le reste ? 
Ce discours ébranla le cœur 
De notre imprudent voyageur ; 
Mais le désir de voir et l'humeur inquiète 
L'emportèrent enfin. Il dit : Ne pleurez point : 
Trois jours au plus rendront mon âme satisfaite ; 
Je reviendrai dans peu conter de point en point 
Mes aventures à mon frère. 
Je le désennuierai : quiconque ne voit guère 
N'a guère à dire aussi. Mon voyage dépeint 
Vous sera d'un plaisir extrême. 
Je dirai : J'étais là ; telle chose m'advint ; 
Vous y croirez être vous-même. 
À ces mots en pleurant ils se dirent adieu. 
Le voyageur s'éloigne ; et voilà qu'un nuage 
L'oblige de chercher retraite en quelque lieu. 
Un seul arbre s'offrit, tel encor que l'orage 
Maltraita le Pigeon en dépit du feuillage. 
L'air devenu serein, il part tout morfondu, 
Sèche du mieux qu'il peut son corps chargé de pluie, 
Dans un champ à l'écart voit du blé répandu, 
Voit un pigeon auprès ; cela lui donne envie : 
Il y vole, il est pris : ce blé couvrait d'un las, 
Les menteurs et traîtres appas. 
Le las était usé ! si bien que de son aile, 
De ses pieds, de son bec, l'oiseau le rompt enfin. 
Quelque plume y périt ; et le pis du destin 
Fut qu'un certain Vautour à la serre cruelle 
Vit notre malheureux, qui, traînant la ficelle 
Et les morceaux du las qui l'avait attrapé, 
Semblait un forçat échappé. 
Le vautour s'en allait le lier, quand des nues 
Fond à son tour un Aigle aux ailes étendues. 
Le Pigeon profita du conflit des voleurs, 
S'envola, s'abattit auprès d'une masure, 
Crut, pour ce coup, que ses malheurs 
Finiraient par cette aventure ; 
Mais un fripon d'enfant, cet âge est sans pitié, 
Prit sa fronde et, du coup, tua plus d'à moitié 
La volatile malheureuse, 
Qui, maudissant sa curiosité, 
Traînant l'aile et tirant le pié, 
Demi-morte et demi-boiteuse, 
Droit au logis s'en retourna. 
Que bien, que mal, elle arriva 
Sans autre aventure fâcheuse. 
Voilà nos gens rejoints ; et je laisse à juger 
De combien de plaisirs ils payèrent leurs peines. 
Amants, heureux amants, voulez-vous voyager ? 
Que ce soit aux rives prochaines ; 
Soyez-vous l'un à l'autre un monde toujours beau, 
Toujours divers, toujours nouveau ; 
Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste ; 
J'ai quelquefois aimé ! je n'aurais pas alors 
Contre le Louvre et ses trésors, 
Contre le firmament et sa voûte céleste, 
Changé les bois, changé les lieux 
Honorés par les pas, éclairés par les yeux 
De l'aimable et jeune Bergère 
Pour qui, sous le fils de Cythère, 
Je servis, engagé par mes premiers serments. 
Hélas ! quand reviendront de semblables moments ? 
Faut-il que tant d'objets si doux et si charmants 
Me laissent vivre au gré de mon âme inquiète ? 
Ah ! si mon cœur osait encor se renflammer ! 
Ne sentirai-je plus de charme qui m'arrête ? 
Ai-je passé le temps d'aimer ? 

   La Fontaine


Quand aux "pigeons-patrons", si vous voulez savoir

pourquoi et comment ils nous pigeonnent, appuyer

ICI

 

Quintidi 15 Vendémiaire 221

 

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05/10/2012

Pantaïe…

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Aïe avé drim

C'est de pendre tous les banquiers,

Par les couilles ou par les pieds

Ou encor' de les fusiller

Mais, avant, de leur faire raquer

Tout le pognon qu'ils ont piqué,

Aux pauvres cons qu'ils ont niqués.

 

Aïe avé drim

C'est d'exploser les politiques

Sans vergogne et sans éthique,

Ces vieux cumulards prostatiques,

Résidus de fosses septiques

Dont la seule et unique tactique

Est: parasiter la République.

 

Aïe avé drim

C'est d'empaler tous les bigots

Ces insupportables cagots

Curés, rabbins, imams dingos

Qui se dressent sur leurs ergots

Pour abrutir tous les gogos

Et leur emplâtrer le magot.

 

Aïe avé drim

C'est d'arracher les deux roustons

Puis de couler dans le béton

Les marchands de merde en veston

Qui nous vendent leurs rogatons,

Viandes pourris et faux frometons

Dans leurs grandes surfaces de con.

 

Aïe avé drim:

La revanche de ceux qui triment...

 

 

 Quartidi 14 Vendémiaire 221


Illustration X - Droits réservés

 

 

04/10/2012

Cornegidouille ! Alors, ce non cumul des mandats, ça vient, oui ou mairdre !

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C’est une promesse essentielle du candidat François Hollande : la fin du cumul des mandats. Enfin !

 

Oui mais voilà, le PS regorge de ces « notables », caciques locaux voire satrapes qui se croient élus de droit divin. Et ceux-là ne veulent pas lâcher le morceau !  Et il en est de même dans les autres formations politiques. Pour montrer l’exemple – et c’est tout en son honneur – Martine Aubry a demandé à ses ouailles élus de respecter ce non cumul et donc de démissionner d’un ou plusieurs de leurs mandat si nécessaire. Et qu’est-ce qu’ils lui on dit à Martine les « notables » en question ? « Tè ! Fume ! »

 

De droite ou de gauche, un seul vainqueur : le mandarinat. Des maires, des présidents d’exécutifs régionaux réélus pour la troisième, la quatrième, voire la cinquième fois… Désolant de connerie.

 

Comment un élu peut-il apporter encore quelque chose à ses concitoyens lorsqu’il est englué dans la routine et, surtout, le clientélisme !

 

Car ne nous leurrons pas, toute réélection doit autant sinon plus au renvoi d’ascenseur qu’au travail réalisé pendant la mandature.

 

Au premier mandat, un maire, un conseiller général ou régional, un député voire un président de la République, ont un enthousiasme, un élan, des idées à faire passer, une équipe soudée et volontariste autour de lui. Il a le temps et peut s’exprimer dans les faits.

 

Au second mandat, les choses changent. Le travail principal d’un élu en place, c’est…de se faire réélire ! Il y donne l’essentiel de son temps et de sa force. Et il a des comptes à rendre à ceux qui l’ont aidé dans sa conquête du pouvoir. « - Qui t’a fait duc ? - Qui t’a fait roi ? ».

 

Quant au troisième mandat et plus si affinités, il est toujours et uniquement sous le signe de la routine et des compromissions innombrables à gérer.

 

Que peut encore apporter un élu qui est en place depuis des décennies ? Rien, sinon stériliser le terrain sur lequel il sévit, décourager les volontés, neutraliser tout dynamisme, ficelé qu’il est dans le clientélisme.

 

Pour que cela change, il convient de réaliser ce que la grande majorité des Français appelle de ses vœux : une restriction drastique du cumul des mandats : au maximum deux mandats et deux mandatures. Après, basta, et place aux jeunes !

 

Pour « aider » les députés et sénateurs PS à respecter cette promesse de François Hollande, cliquez

 

ICI  

 

Tridi 13 Vendémiaire 221

 

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03/10/2012

L’hiver arrive, préparons notre enfer : c’est chauffé !

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Oh ! Dieu, Yahvé, Allah, Bouddha et tutti quanti

Existez-vous ou pas ? On s’en fout ! Sapristi !

Mais si par quelqu’hasard vous existassiez

Dites à vos employés qu’ils nous font tous chier !

Curés, rabbins, imams, tous ces bourreurs de crânes

Culs serrés rabat-joie, nous prennent pour des ânes.

Ils nous les gonflent grave avec leurs conneries

Est-elle hallal, casher, des bestiaux la tuerie ?

Sont-ils donc estourbis, égorgés ou saignés ?

Cornedieu ! On s’en fout de ces discours de niais !

Les imbéciles heureux que le besoin de croire

Rend aptes à gober des monceaux de bobards.

Croire n’importe quoi, croire n’importe qui !

Surtout ne pas penser ! Trop dangereux Kiki !

De la pensée nait l’inquiétude.

Pas confortable l’inquiétude !

Faut-il avoir vraiment un Q.I. de mérou

Pour croire en vous, curés, imâms, rabbins, gourous

Qui vous précipitez sur la misère humaine

Comme mouches à merde sur des fruits de bedaine.

Vous confisquez la Vie, vous promettez le Ciel

Votre esprit est tordu, votre voix est de fiel,

Partout où vous passez agonise l’espoir,

Vous mettez la Raison, toujours, sous l’éteignoir.

Votre fond de commerce, votre sale bizness,

N’est que l’exploitation de l’insigne faiblesse

Et la crédulité de gens déboussolés

Prêt à tout abdiquer pour être consolés.

Pour vos sombres desseins, toute détresse est belle,

Vous êtes des machines à laver les cervelles

Des crédules victimes qui tombent dans vos rets

Et qui seront broyés, ruinés puis essorés

Pour vous servir d’esclaves, de chiens, de trous à bites,

De zombies asservis, de main d’œuvre gratuite.

Ô toi, Humain mon frère, que l’existence angoisse

Fuit comme le sida leurs sinistres paroisses

N’écoute pas la peur et fuit tous ces menteurs

N’écoute pas tous les profiteurs de la peur

Surtout ne croit en rien, rejette toute foi

Que le doute, toujours, soit ton ultime Loi.

Puisque tu n’y peux rien, puisqu’au bout de la Route

Inconnu ou néant apaiseront tes doutes.

Puisque tu n’y peux rien, attends sans peur la mort

Goûte plutôt la Vie sans pleurer sur ton sort.

 

VictorAyoli

 

Duodi 12 Vendémiaire 221

 

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02/10/2012

La liberté d'expression est menacée, raison de plus pour soutenir URTIKAN.NET !

Vous aimez pouvoir dire ce que vous voulez, vous aimez pouvoir rire de tout, vous voulez pouvoir vous moquez de tout? Très bien, vous exprimez par là votre soif de LIBERTE. Cette liberté est largement menacée par les intégristes de tous bords.


Alors soutenons ceux qui se battent pour défendre cette liberté d'expression, fanion de toutes les autres libertés !

 

 

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Primidi 11 Vendémiaire 221

01/10/2012

Gandrange, Florange in memoriam…

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Mittal, prototype du "tueur" ultra libéral sans états d'âme... 

 

L’humour étant la politesse du désespoir, essayons de sourire pas trop jaune à ce pastiche caustique du groupe « Chanson-plus-bi-fluoré » sur l'air des célèbres "Trois cloches":

 

 

 

Chômage au fond de la vallée
C'est là la vraie fatalité
Voici qu'en la nuit étoilée
Un sans emploi nous est donné
Séraphin Deudroit il se nomme
Il était cadre et respecté
Aujourd'hui pôvre petit homme
Voilà que tu es licencié
Quand la cloche sonne sonne
C'est à l'Armée du Salut
Que se rassemblent les hommes
Les hommes qu'ont tout perdu
Armée froide qui résonne
En haillons et peu vêtus
Plus de trois millions entonnent
Le chant triste et monotone
C'est la chanson du chôm'du

Chômage au fond de la vallée
Peu de familles sont épargnées
Voilà qu'après dix-neuf années
Le Séraphin est remercié
Qu'arrive-t-il ? Ah quel marasme !
Sa femme geint près de l'évier
Ses deux fillettes font de l'asthme
Son vieux chien est paralysé
Quand la cloche sonne sonne
C'est la douleur des vaincus
Qui au fond des cœurs résonne
Comme un cri d'amour perdu
Et l'assistante sociale
Ne pourra rien y changer
Séraphin est au plus mal
Part à la banque locale
Avec un grand pistolet

Chômage au fond de la vallée
Un drame horrible est arrivé
Hier un homme a pris en otage
Le patron du Crédit (censuré)
Séraphin Deudroit il se nomme
Il était cadre et respecté
Aujourd'hui pôvre petit homme
Les policiers l'ont arrêté
Quand la cloche sonne sonne
C'est chaque jour à midi
Que se rassemblent les hommes
Pour un repas entre amis
Séraphin est tout sourire
Plus besoin de RMI
A l'atelier on l'admire
On assure son avenir
A la prison de Fleury

A la prison de Fleury……

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=PIW8boarcVE

 

Décadi 10 Vendémiaire 221

 

Illustration: merci à Nalair 

28/09/2012

Racisme anti-blancs ? Chut ! Pas de gros mots…

 

 

Depuis quelques jours la ville de Nîmes est secouée par l’émergence dans les médias - essentiellement Radio France Gard-Lozère, le quotidien local Midi-Libre restant étonnamment discret – de faits « d’incivilités » dans le quartier populaire dit « du chemin bas d’Avignon ». En fait « d’incivilités », il s’agit de choses bien plus graves : depuis plusieurs semaines, au marché qui se tient chaque mardi dans ce quartier, un groupe de jeunes salafistes menacent des commerçants qui vendent du vin, de la viande de porc, de la charcuterie et même des vêtements « légers » ! Injonctions de ne plus venir exercer leur commerce sur ce marché assorties de menaces de mort…

 

Par crainte légitime de représailles, aucun n’a porté plainte ; certains ont préféré ne plus venir ; d’autres ont prévenu les médias, d’où un reportage radio de l’antenne locale de Radio France qui a dévoilé la chose. A tel point que le préfet du Gard a organisé hier une rencontre entre commerçants, conseil de quartier, police, élus municipaux, associations, organisations musulmanes reconnues.

 

Epiphénomène local ou réalité cachée dans bien d’autres villes et quartiers ? Ces individus se revendiquant des principes archaïques, barbares et meurtriers d’une secte dangereuse terrorisent les commerçants « gaulois » aussi bien que leurs coreligionnaires. Sous prétexte de ne « pas mettre d’huile sur le feu », faut-il que les autorités de la République aient une attitude munichoise ? Faut-il subir sans rien dire ? Accepter ces pressions insupportables d’une idéologie étrangère ? Les salafistes sont nos ennemis. Il convient de les traiter comme tels.

 

Au fait, si les commerçants menacés s’étaient groupés et avaient flanqué une bonne raclée à coups de triques à ces voyous, qu’aurait-on dit ? Qu’il s’agissait de racisme anti arabe, d’islamophobie, etc.

 

Que dit le Robert : racisme [Rasismn. m. 

• 1902; de race  

1 - Théorie de la hiérarchie des races, qui conclut à la nécessité de préserver la race dite supérieure de tout croisement, et à son droit de dominer les autres. Le racisme n'a aucune base scientifique. « Mein Kampf est  l'évangile du national-socialisme, ou, plus exactement, du racisme » (Bainville) 

- Ensemble de réactions qui, consciemment ou non, s'accordent avec cette théorie. Faire preuve de racisme. Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (L. I. C. R. A.).  

2 - Abusivt Hostilité violente contre un groupe social. Racisme envers les femmes.  sexismeRacisme anti-jeunes. « ça a été très compliqué d'entrer dans le cinéma à cause du type à l'entrée qui faisait du racisme anti petits garçons » (R. Forlani).

 

Mais, les actions d’un groupe d’individus se réclamant d’une idéologie religieuse étrangère, menaçant de mort des commerçants vendant des produits prohibés par cette secte religieuse, manifestant une hostilité violente contre un groupe social définie comme « gaulois », ça s’appelle comment ? Chut ! Pas de gros mots, ça risque d’incommoder les « idiots utiles »…

 

 

Septidi 7 Vendémiaire 221


 

racisme,salafistes

Un visage de la haine religieuse


Photo x - Droits réservés

 


 

27/09/2012

Au bistro de la toile : François s’en va-t-en guerre…

chimulus bistro copie.jpg

 

 

« Quand Normalou, hou, hou, s’la joue martia-a-le

Mali, marlou, hou, hou, j’entrave que da-a-lle.. »

 

- Oh ! Putaing, Loulle ! Quelle voix ! On dirait Roberto Alagna dans le grand air de la Cafétéria !

 

- Pour dire, Victor, que j’ai du mal à comprendre la cohérence des têtes d’œufs qui nous gouvernent. François, avec force coups de menton à l’ONU a proclamé que la France était disposée à « apporter son soutien » à une action armée pour débarrasser le nord du Mali de la peste islamique qui y sévit. C’est bien, c’est noble, c’est sain. Mais par ailleurs, il a dit qu’il fallait aussi aider les rebelles syriens à se débarrasser du tyran Bachar el-Assad. C’est bien, c’est noble, c’est sain mais il ne faut pas se raconter de conneries : ce sont les islamistes qui le remplaceront… Où est la cohérence ?

 

- Effectivement, on nage en pleine incohérence Loulle. Les islamistes, les salafistes (qui en sont l’émanation la plus violente) sont nos ennemis. Qui finance et arme ces types ? Le Qatar et l’Arabie saoudite. Or ces deux féodalités pétrolières sont…nos « amis » et alliés !

 

- Alors ? On fait quoi ? On laisse ces abrutis sanguinaires d’Aqmi et autres islamistes saccager le Mali, un pays ami, un vrai celui-là ? On laisse agir des gens qui coupent des mains, des pieds, qui lapident, qui saccagent tout au nom d’une idéologie archaïque ? Au risque un jour d’avoir à les affronter chez nous ? Ils sont bourrés de pognon par nos « amis » qataris, armés comme un porte-avions par le pillage des arsenaux de feu Kadhafi…

 

- C’est bien là où est le problème. La force interafricaine prévue pour débarrasser le nord Mali de ces crapules est de 3000 hommes. Ridiculement faible et en plus on ne sait pas où les trouver, les voisins – pays pauvres ou eux-mêmes en proie à des troubles intérieurs – ne se bousculant pas au portillon. Il y aurait pourtant une solution, qui serait rapidement efficace.

 

- Ah ! Et laquelle Victor ?

 

- Que participent directement à cette force interafricaine, avec tout le poids militaire nécessaire l’armée française ET l’armée algérienne ! Le problème serait vite réglé et cette action militaire commune entre Français et Algériens marquerait enfin une réconciliation véritable. N’oublions pas que « l’ennemi héréditaire » anglais est devenu un pays ami et allié lorsqu’on a lutté ensemble contre l’impérialisme allemand de l’époque…

 

- Bonne idée Victor. Mais les Algériens y sont-ils prêts ? Allez, à la nôtre !

 

 

Sextidi 6 Vendémiaire 221

 

Merci à Chimulus

26/09/2012

Et si on reparlait de Fukushima où on est à 2 doigts du pire ?

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Exit Fukushima des médias. Ça ne fait plus recette et on a autre chose à se mettre dans l’étrange lucarne. Et pourtant ! L’article suivant lève un coin de voile sur un danger qui n’est pas que localement japonais, mais qui est planétaire. A vous de juger :

 

Alors que chacun craignait la chute de la piscine du réacteur N°4, une partie du bâtiment N°3 de la centrale de Fukushima Daïchi qui vient de s’écrouler dans le plus complet silence de la plupart des médias.

Problème, la piscine de ce réacteur contient du Mox.

 

C’est le 20 septembre 2012 que suite à une mauvaise manipulation, des ouvriers de la centrale tentant d’enlever des débris tombés dans la piscine du réacteur N°3, ont malencontreusement heurté une poutrelle métallique de 7 mètres de long, pesant 470 kg, laquelle était au bord de la piscine, provocant la chute de celle-ci dans la piscine. 

 

L’accident a été qualifié « d’incident », à se demander comment serait qualifié la chute d’un employé de TEPCO, qui tomberait d’une échelle. lien

 

Le problème est que cette piscine contient 514 assemblages de combustible usagé, et 52 neufs, à base de MOX, dont la particularité est de contenir du Plutonium 239, fabriqué en France, à Marcoule, (lien) ainsi que du plutonium 241, très instable.

Rappelons qu’un milligramme de ce plutonium inhalé peut suffire à induire un cancer, (lien) et que la durée de « demi-vie » de celui-ci est de 24 000 ans, ce qui signifie que les effets ce cet élément radioactif ne seront bien moins dangereux qu’au-delà de 100 000 ans.

On pourrait s’étonner que le contenu de cette piscine n’ait toujours pas été vidé, mais l’opération est rendue difficile, puisque le chariot qui permettait ce déchargement était lui-même tombé dans la piscine.

La transparence étant rarement de mise dans le milieu nucléaire, ce n’est qu’un an après que nous avons été informés de cet accident. lien

 

D’ailleurs, dans la même logique, ce n’est que maintenant que nous apprenons que les réacteurs n°5 et 6 de Fukushima ont rejeté du tritium dans la mer aux mois d’avril et mai dernier. lien

 

Revenons à l’écroulement d'une partie du bâtiment du réacteur n° 3

Que peut-il se passer après ?

Maintenant que cette poutrelle de près d’une demi-tonne est tombée en partie dans la piscine, s’ajoutant aux autres parties du bâtiment qui y sont déjà, l’opération de déchargement du combustible, déjà rendue très difficile, l’est encore plus aujourd’hui.

Une autre question est soulevée : dans ce bâtiment, la piscine était à 30 mètres de haut.

Si une partie du bâtiment s'est écroulé, où se trouve la piscine et les assemblages qui étaient dedans ?

Le mystère le plus complet baigne.

Les autorités nucléaires japonaises avaient estimé à l’époque que renforcer la sécurité de la piscine présenterait un cout élevé, sans pour autant diminuer les risques d’un accident majeur.

Donc rien n’avait été fait. lien

Pourtant le risque de criticité est important. lien

Si l’une des piscines de Fukushima venait à se vider de son eau, ou pire à basculer, les assemblages radioactifs se mettraient à chauffer, sans qu’il soit possible à un certain moment de les refroidir, et dès lors tout est à craindre.

 

La gaine de zirconium contenant le combustible nucléaire se dégraderait, comme l’ont prouvé récemment des experts américains, et dès lors, cela provoquerait un énorme relâchement de produits de fission, avec les conséquences que l’on imagine. lien

 

La démonstration de cette possibilité a été décrite en détail par l’expert en la matière, Arnie Gundersen, comme on peut le constater dans cette vidéo, et pour Hiroaki Koide, professeur à l’institut de Recherche nucléaire universitaire de Kyoto, les émissions de matières radioactives correspondraient à 5000 fois la bombe d’Hiroshima. lien

 

Quant à la piscine du bâtiment n° 4, elle pose toujours le même problème, et Masashi Goto, ex-ingénieur chez Toshiba, concepteur du confinement des réacteurs nucléaires de Fukushima n’est lui-même pas rassuré.

 

Il a déclaré : « même si les murs existent, il n’y a pas de manière simple d’en connaitre la stabilité. A quel point la stabilité a-t-elle été compromise par la haute température de l’incendie ? ». lien

 

Le vrai problème restant le délai très long que s’est donné le gouvernement du Japon pour finaliser le démantèlement de la centrale, puisqu’il l’envisage sur une durée d’au moins 40 ans.

D’ici là, que peut-il se produire ?

Les propositions d’aide venant des experts internationaux ayant manifestement été poliment déclinées, on est en droit de se demander pour quelle raison le gouvernement Japonais, maintenant actionnaire prioritaire de la centrale, prend-t-il une telle position ?

Comme dit souvent mon vieil ami africain : « qui fait l’âne ne doit pas s’étonner si les autres lui montent dessus ».

 

Olivier Cabanel

 

Rappel : le 13 octobre, manifestations anti-nucléaires un peu partout en France :

Lyon, la « marche des réfugiés » mais aussi à Laval, Bordeaux, Strasbourg, Paris, Metz, Lille et Narbonne, sur le thème « changeons d’ère, sortons du nucléaire ». lien

Sites à visiter :

Le blog de Fukushima

Fukushima Diary

Next-up organisation

Blog de Jean Pierre Petit

Site de la CRIIRAD

Site de l’ACRO

ENENEWS

 

Quintidi 5 Vendémiaire 221

 

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25/09/2012

Sanofi : le gouvernement va-t-il laisser un « patron-voyou » lourder des salariés pour gaver ses actionnaires ?

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Sanofi, chiffre d’affaires : 34 milliards ; profits dégagés l’an dernier : 5,7 milliards ; impôts sur le revenu payés en France : 1,6 milliard ; « restructuration » prévu impliquant 2500 suppression d’emplois.

 

Cette entreprise du médicament, phare du « caca-rente », tire l’essentiel de son chiffre d’affaires de l’argent des contribuables à travers les remboursements de la Sécurité sociale. L’état lui donne chaque année 130 millions d’euros au titre de l’impôt-recherche et bien d’autres subventions. Cette entreprise est donc, objectivement, sous la coupe de l’Etat. Et qu’est-ce qu’il lui dit à monsieur l’Etat le ci-devant Chris Viehbacher, « patron-voyou » (dixit Pierre Cohen, maire de Toulouse) germano-canadien de Sanofi, rémunéré à plus de 7 millions par an, soit l’équivalent de 200 salaires au-dessus du Smic : « Tè ! Fume ! »

 

On a là sous les yeux l’image caricaturale de ce qu’on appelle les licenciements boursiers. On gagne beaucoup de pognon grâce aux capacités coordonnées des employés et ouvriers, et on vire les moins « rentables » pour gaver un peu plus les actionnaires. En l’occurrence, ce sont…des chercheurs de Toulouse et Montpellier que l’on veut virer pour ouvrir un labo de recherche à l’étranger…

 

Président Normalou, on n’a pas oublié tes belles tirades durant tes diverses campagnes électorales (primaire puis présidentielle) concernant ta volonté de pénaliser financièrement les entreprises qui se livrent à ces agissements. Le redresseur Montebourg ne proclamait-il pas, à l’issue du premier conseil des ministres de l’ère Hollande : «Nous souhaitons […] des mesures législatives, de manière à limiter les plans sociaux abusifs», précisant que le sujet serait au menu de la grande conférence sociale. Mouais… Cette mesure, gérée par le ministre du Travail Michel Sapin, a été discrètement abandonnée par l’exécutif. Elle ne figure pas au menu des négociations patronat-syndicats qui démarrent le 4 octobre…

 

Camarade François, si tu veux enrayer le plongeon sondagier et redonner confiance au moins à ceux qui t’on élu, ne serait-il pas judicieux et JUSTE de demander à ton gouvernement de sortir enfin un vrai loi de gauche en la matière : une loi anti licenciements boursiers ! On pourrait même l’appeler « loi Sanofric » !



Quatridi 4 Vendémiaire 221  


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24/09/2012

Les banlieues et les cambrousses françaises bientôt « sauvées » par le pognon des wahhabites qataris !!!

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Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a approuvé la semaine dernière la création d'un fonds à capitaux qataris pour les zones françaises paupérisées d'au moins 100 millions d'euros, selon Libération de ce lundi 24 septembre.

 

Autrement dit, notre redresseur national n’a pas peur de se salir les mains en sous-traitant à des étrangers pour le moins douteux (monarchie absolue féodale pratiquant la charia et ou 200.000 « Qataris de souche » s’engraissent sur le travail de 1,3 millions de quasi esclaves immigrés) le développement de nos banlieues ET de nos territoires ruraux en difficulté. Comment résister au pognon, d’où qu’il vienne, surtout en temps de crise ? Qu’il vienne des mafias ou des féodalités pétrolières, c’est pareil. Voilà qui donne une idée de la moralité de nos politiques. Car ce sont les politiques qui vont chercher le pognon des Qataris ! Ils y vont tous. Villepin, Dati, Amara, Guéant mais aussi Ségolène Royal, Védrine… Y a bon pognon qatari !

 

Ce pognon qatari, il est particulièrement choyé en France. D’ailleurs le Qatar a obtenu, sous Sarkozy, le vote à l’Assemblée et au Sénat d’un statut fiscal ahurissant pour ses investissements en France. Pas d’impôts sur les plus-values pour investissements immobiliers, pas d’ISF pendant les cinq premières années pour les résidents qataris chez nous, entre autres gâteries !

Le foutebale (PSG mais aussi retransmissions télévisés des principaux matchs de coupe d’Europe, obtention de l’organisation de la Coupe du monde de foot grâce à notre Zizou national et… en achetant des membres de la Fifa) n’est qu’une vitrine pour ces prédateurs aux moyens exorbitants (un fonds souverain de 700 milliards provenant du pétrole et surtout du gaz naturel). Ce fonds souverain, le plus riche du monde, est propriétaire des palaces français les plus prestigieux, pour l’esbroufe, mais son pognon s’investit ou cherche à pénétrer les groupes français les plus stratégiques (Lagardère, Suez, Veolia, Vinci, etc). Sarko voulait ouvrir le capital d’Areva au Qatar qui vise la juteuse activité minière d’Areva !

Le Qatar, gouverné féodalement par des émirs qui se bouffent le foie de coup d’état en coup d’état,  est régi par la charia pure et dure. Ce « grand ami de la France » est, avec sa voisine et alliée Arabie saoudite, le centre du wahhabisme, qui inspire les extrémistes islamistes et les salafistes. Il est, toujours avec sa voisine, le principal financeur des Frères musulmans, des talibans, d’al Qaeda et autres bienfaiteurs de l’humanité. Sa puissante chaine média Al Jezira – porte-parole officieux d’al Qaeda - est la plus influente dans le monde musulman. Voilà donc à qui le (les !) gouvernement français va sous-traiter le « développement » des banlieues à problème. Avec quelles compensations ? Evidemment le développement parallèle de l’idéologie wahhabite…

Non mais on croit rêver, ou plutôt cauchemarder ! Comment l’Etat français peut-il accepter de confier à un pays étranger une de ses obligations souveraines essentielles : donner à tous ses ressortissants les mêmes chances ? Il faut dire que cette sous-traitance au privé est une constante pour les gouvernements ultralibéraux, qui permet aux compagnies privées de se gaver des activités les plus rentables (eau, énergie, autoroute, transports, etc.) en laissant au public ce qui coûte et ne rapporte rien (enseignement, justice, sécurité, santé, etc.)

 

Et un gouvernement « de gauche » fait pareil ? François, je crois que  je vais bientôt  regretter mon bulletin…


Tridi 3 Vendémiaire 221


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21/09/2012

Séisme chez les mange-merde

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La tronche d'Allègre et de tous les pseudo savants qui veulent nous faire manger de la merde ! Longue, verdâtre, vibrante de hargne mal rentrée. Le rapport paru hier leur file la diarrée ! Et qui c'est qui avait raison d'arracher les plants de maïs empoisonnés? Merci José ! Et Merde à Monsanto.


6ème jour des Sansculottides de l'an 220 - Jour de la REVOLUTION !


Eh ! Demain c'est LE JOUR DE L'AN du calendrier républicain !


Merci à Faujour