Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

08/12/2011

Sarkel et Merkozy sauvent l'Europe

 

laurel hardy dessin.jpg

 

- C’est moi Merkel

Toi Sarkozy

C’est moi la grosse

Toi c’est le petit

- C’est toi Merkel

Moi Sarkozy

Et nous sommes de bons amis.

 

Quand un y va, l'autre le suit
Toujours ensemble, toujours unis
On se dispute mais qu'est-ce qu'on rit
Nous sommes Sarkel Merkozy

 

 

 

- Quand je fais une grosse bêtise

Je me mets vite à pleurer

- Quand tu dis une balourdise

J’suis là pour te disputer.

- Tu es raide comme DSK

Et je n’aime pas trop ça

- Et toi t’es le roi des menteurs

Ch’te porte pas zur mon koeur

 

- C’est moi Merkel

Toi Sarkozy

C’est moi la grosse

Toi c’est le petit

- C’est toi Merkel

Moi Sarkozy

Et nous sommes de bons amis.

 

Quand un y va, l'autre le suit
Toujours ensemble, toujours unis
On se dispute mais qu'est-ce qu'on rit
Nous sommes Sarkel Merkozy

 

- Lorsque j'ai une bonne idée

J’suis toujours contrarié
Car tu ne veux pas m'écouter

Je trouve que tu es butée

- Lorsque t'as une bonne idée

Che zuis toujours tourmentée
Si je te laisse la réaliser

Dans quel pétrin tu nous mets

 

- C’est moi Merkel

Toi Sarkozy

C’est moi la grosse

Toi c’est le petit

- C’est toi Merkel

Moi Sarkozy

Et nous sommes de bons amis.

 

Quand un y va, l'autre le suit
Toujours ensemble, toujours unis
On se dispute mais qu'est-ce qu'on rit
Nous sommes Sarkel Merkozy

 

 

On fait les beaux mais nos patrons

C’est les agences de notations

Nos travailleurs, nos arbeiter

Vont comprendre leur douleur

Quant aux autre Européens

Pour nous ils n’comptent pour rien !

 

 

- C’est moi Merkel

Toi Sarkozy

C’est moi la grosse

Toi c’est le petit

- C’est toi Merkel

Moi Sarkozy

Et nous sommes de bons amis.

 

Quand un y va, l'autre le suit
Toujours ensemble, toujours unis
On se dispute mais qu'est-ce qu'on rit
Nous sommes Sarkel Merkozy

 

 

 

merkel sarko dessin.jpg

 

 Octidi 18 Frimaire 220

 

Illustrations X - Droits réservés 

 

07/12/2011

Standard et Pauvres !

 

banquier pourri.jpg

 

Brrr !!! La France tremble, l’Europe tremble ! De froid ? Même pas : parce qu’une agence de « notation » menace de « déclasser » tous les meilleurs élèves (ultralibéraux) de l’Europe, Allemagne comprise.

 

Vous savez devant qui ils tremblent les dirigeants ultralibéraux qui nous persécutent ? Devant des branquignoles. Ainsi Standard and Poor’s, qui brandit son gros bâton, non seulement n’a pas vu arriver la crise des subprimes aux Zuhessa, mais s’est gourée de…deux mille milliards – une paille ! – dans ses calculs à propos des Zétazunis d’Obama dont elle a déclassé la note l’été dernier. Et kikesé le patron de cette « agence » ? Un fieffé Républicain ennemi juré des Démocrates d’Obama, venant d’une banque appartenant à des princes saoudiens… Bonjour l’impartialité du « thermomètre » !

 

Au fait, ces fameuses « agences de notation », c’est quoi ? Une agence de notation est une personne morale (entreprise ou institution) privée dont la mission est de noter la solvabilité d'un émetteur de titres de dette. On entend par titre de la dette le contrat par lequel un "débiteur" s'engage à rembourser sa dette selon les taux d'intérêt imposés par son créancier.

 

Les titres de la dette des Etats membres de l'UE sont rachetés par des banques privées et pas par la BCE qui offre des prêts à 1% aux banques. Formidable connerie ou…aveu de complicité avec les banques. C'est le Traité de Lisbonne qui lui interdit de prêter aux Etats. Les banques appliquent leurs taux d'intérêts en fonction de la prise de risque réelle ou supposée que constitue le prêt. C'est cette prise de risque que les agences de notation notent. Plus la notation de la solvabilité de l'Etat est basse, plus les banques élèvent leurs taux d'intérêts.

 

En plus d'appliquer des taux d'intérêts parfois faramineux, les banques achètent une protection sur les titres de la dette. C'est ce qu'on appelle les CDS (Credit Default Swaps).Ces contrats de protection financière ont la particularité de ne pas obliger le "vendeur de protection" à disposer des fonds pour garantir la protection réelle de la banque en cas de défaut de paiement. Par contre le vendeur de protection reçoit des primes périodiques de la banque en question. Et plus les dettes sont jugées risquées (note basse), plus les primes de CDS sont élevées et donc plus le "vendeur de protection" augmente ses avoirs sans besoin d'investir quelque capital que ce soit ! Ouillouillouille ! Quelle est bonne et belle la magouille

 

Les vendeurs de protections (souvent des hedges funds – fonds uniquement spéculatifs ) ont donc intérêt à ce que le risque soit considéré élevé et la note de l'émetteur abaissée. Ben voyons, tant qu’à faire !


Les banques, qui possèdent les titres de dettes des Etats, ont elles aussi intérêt à ce que les émetteurs de dette ne puissent pas rembourser les taux d'intérêt. Cela leur permet soit d’augmenter les taux d'intérêt sur les titres de dette, soit de toucher l'assurance pour laquelle elles versent une prime tous les mois.


Quant aux agences de notation, elles vivent des commandes de notations qui leur sont passées. Elles ont donc tout intérêt à noter la solvabilité des Etas en fonction des intérêts des banques et des vendeurs de CDS. Trois agences de notations, Moody's, Standard & Poor's et Fitch, se partagent 80 % du marché. Toutes anglo-saxonnes, donc susceptibles de jouer les intérêts des Zétazuniens et des Rosbifs contre l’euro !

 

D’où l’organisation systématique de la ruine d’un pays, dont le sang est pompé par ces morpions nuisibles. La solution ? Il faut aller la chercher chez les Islandais. Dans une situation pire que celle de la Grèce, les Islandais ont dit MERDE par référendum au remboursement des dettes des banques. Et que croyez-vous qu’il se passât ? L’Islande a très bien sorti son épingle de ce jeu de dupes et…emprunte maintenant à des taux normaux ! Faisant ainsi la preuve que ces mafias financières ne sont que des tigres de papiers et qu’il ne faut pas avoir peur de les envoyer chier !

 

Mais il faut croire que le teckel de Merkel Sarko, le faillitaire Fillon ou encore le croque-mort Barouin ne sont pas au courant. Ou qu’ils sont complices de ces pratiques...

 

 

Septidi 17 Frimaire 220

 

Illustration X – Droits réservés

 

06/12/2011

Europe : Auf Wiedersehen Allemagne ?

 

Montebourg a déclenché les cris d’orfraie du chœur des rosières du politiquement correct en disant tout haut ce que l’ensemble de l’Europe pense de moins en moins bas. Il a mis le doigt sur une des causes du bordel européen actuel : l’égoïsme de l’Allemagne dirigée par les ultra libéraux de la cimbro-teutonne Angela Bismarkel flanquée de son ridicule teckel Nicolas Sarkoladier. Une Allemagne qui, sous Merkel, penche dangereusement vers l’égoïsme, la morgue, le mépris pour ses voisins et la tentation de l’isolement. L’horreur c’est que ce pays redevenu frère risque de retomber vers ses démons. Le sinistre Boche relèverait-il la tête derrière le frère, l’ami, le partenaire allemand ? Merkel est en train de foutre en l’air soixante-cinq ans de confiance retrouvée… Terrible. La négation intégrale de l’idée fondatrice de l’Europe. Idée dévoyée par les ultralibéraux.

 

 

Il fut un temps où les Allemands – qui, ils ne devraient pas l’oublier, ont beaucoup, beaucoup reçu de leurs voisins - préféraient se dire européens plutôt qu’allemands. Une époque où l’union de l’Europe avait valeur d’objectif intangible. Cette période est assurément révolue. Après la réunification, les Allemands ont réappris la fierté. C’est bien. Mais avec Merkel, ils redécouvrent la morgue et le mépris des autres. Il n’est que de lire ce que certains milieux politiques et économiques d’outre-Rhin disent des « pigs » (quelle élégance !) et autres membres du « Club Med… », ces qualificatifs définissant ces « fainéants, ces profiteurs » du Portugal, Italie, Grèce, Spain (Espagne). Comment s’étonner dès lors d’une montée de « germanophobie » ?

 

 

Montebourg, en égratignant un peu nos voisins, amis et premiers partenaires reste pourtant bien plus tendre que ne l’est Robert Heusinger (dans Frankfurter Rundschau ) : « L’actuel débat autour de la crise grecque, les braillements et les relents nationalistes qui les accompagnent, vont déjà trop loin. L’arrogance de nos députés, de nos fonctionnaires et de nos ministres qui font passer les Grecs pour des imbéciles, des corrompus et des fainéants, dépasse l’insolence. La stratégie de la chancelière, qui ne fait qu’inciter les spéculateurs à faire grimper les taux d’intérêts vis-à-vis de la Grèce jusqu’à ce que sa faillite devienne inévitable, relève de l’irresponsabilité la plus totale face à nos partenaires européens, et ce simplement à cause d’élections régionales en Rhénanie du Nord-Westphalie !

 

Cette étroitesse d’esprit, cette incapacité à réfléchir et à se demander si, par son comportement, l’Allemagne n’aurait pas elle-même contribué à faire monter les pressions sur l’euro, montrent clairement une chose : les problèmes de la monnaie européenne viennent moins de la Grèce que du soi-disant bon élève allemand. (dont la dette est supérieure à celle de la France, dont l’évasion fiscale est…quatre fois celle de la France et largement supérieure à celle de l’Italie, qui n’a pas de smic et où la clochardisation de la population est galopante – NDLR)

 

Sortez donc de l’euro !, est-on tenté de lancer aux néo-nationalistes. Reprenez vos fichus marks et laissez la France prendre les commandes de l’Europe. Repaissez-vous de votre sentiment de supériorité ! L’euphorie sera de courte durée. Il y a tellement de certitudes. Car que se passera-t-il une fois que l’Allemagne sera sortie de l’euro ?

 

La réévaluation du mark placerait la monnaie allemande 30% au-dessus de l’euro. Ces 30% constitueront un énorme avantage concurrentiel pour les industries françaises et italiennes mais aussi belges, hollandaises et slovaques. Profitant d’un véritable boom de leurs exportations, les autres pays européens pourront enfin prospérer, sans l’Allemagne. (…)

 

Et pendant ce temps-là, que feront les Allemands avec leur nouveau mark ? Ils se retrouveront dans une situation catastrophique. Le retour du mark rendra le "made in Germany" beaucoup trop cher et les exportations s’effondreront. Ce que la France et le reste de l’Europe exporteront en plus sera autant de manque à gagner pour les entreprises allemandes, c’est aussi simple que cela. Le chômage augmentera, de même que la dette publique, creusée par l’accroissement des allocations à verser. La croissance allemande, qui repose exclusivement sur les exportations, s’essoufflera. Le coût de la main-d’œuvre augmentant, le gel des salaires deviendra inévitable. Puis, au bout de quelques années, viendra le temps des privations. (…)

 

Le retour du mark soulèvera également un vent de panique chez les banques et les assureurs. La diminution de 30% de la valeur de tous leurs avoirs européens pourrait représenter une perte de près de 200 milliards d’euros pour le secteur. Il faudrait alors organiser une deuxième vague de sauvetages des banques qui ne fera qu’aggraver la situation de la dette publique. Pourquoi 200 milliards d’euros de pertes supplémentaires ? Parce que depuis l’introduction de l’euro, l’Allemagne a amassé près de 600 milliards d’euros d’avoirs à l’étranger (grâce aux larges excédents de ses exportations). »

 

Restons pourtant serein : les élucubrations ultralibérales de Sarkozy et Merkel ne sont qu’un prurit passager, au pire une chaude-pisse qui se soigne ; en effet dans six mois, Sarko retrouvera (sauf catastrophe) sa vraie place, dans les poubelles de l’histoire et Merkel fera de même un an plus tard.

 

 

Sextidi 16 Frimaire 220

 

 

P.S. – Fini le squat : je viens enfin de récupérer une liaison ADSL en envoyant chier Orange et en passant chez Free. Et ça marche !

 

 

 

02/12/2011

OGM : l’hydre malfaisante Monsanto de retour.

 La très calamiteuse Commission européenne du très calamiteux Barroso vient de recommencer ses saloperies, en loucedé, sans faire de bruit. En effet La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a estimé que la clause de sauvegarde prise par la France en février 2008 pour suspendre la culture du maïs transgénique MON810 était illégale en raison d’un vice de procédure. Cette décision est lourde de conséquences : elle rouvre la porte à la culture de maïs OGM en France. A l’origine de cet épisode juridique? Monsanto bien sûr. En 2008, cette dernière avait saisi le Conseil d’Etat, qui avait à son tour saisi la CJUE.

 

Monsanto et ses complices habituels : l’Assemblée générale des producteurs de maïs (AGPM), le Syndicat des établissements de semences agréés pour les semences de maïs (SEPROMA) et plusieurs autres producteurs de semences tirent aujourd’hui profit d’un vice de forme ! Les industriels ne reculent devant aucune manœuvre pour sauver leur business.

 

La CJUE ayant rendu son arrêt, l’affaire est retourné devant le Conseil d’Etat français, qui, logiquement, a dû annuler la décision prise en février 2008 comme le veut le droit européen. La CJUE a déclaré la clause de sauvegarde française illégale en remettant notamment en cause le choix de la procédure mise en œuvre. Sur ce point, elle a estimé que la France s’était trompée de fondement juridique et qu’elle n’avait pas le droit d’adopter unilatéralement des mesures pour interdire la culture du MON 810.

 

Sur le fond, en février 2008, la clause de sauvegarde française avait été motivée par des « risques sérieux pour l’environnement » (dissémination, apparition de résistances sur les ravageurs cibles, effets sur la faune non cible) en application du principe de précaution. C’est donc un retour à la case départ…

 

Le principe de précaution est inscrit dans la Constitution française. En l’absence d’études suffisantes, il est évident qu’on ne doit pas planter des OGM. La France et les autres pays de l’Union européenne doivent donc enclencher des clauses de sauvegarde en se servant des fondements juridiques adaptés. Le 8 septembre, la ministre de l’environnement, Nathalie Kossiusko-Morizet déclarait sur LePoint.fr « Si la clause française était annulée pour des questions procédurales, nous prendrions une nouvelle clause de sauvegarde [...], car les questions environnementales, elles, demeurent sans réponse ».

 

Désormais, c’est au gouvernement de prendre ses responsabilités : s’il ne met pas en place une nouvelle clause de sauvegarde, le moratoire français sur la culture du maïs MON 810 sera bel et bien condamné et on risque de voir réapparaître les OGM dans nos champs dès le printemps prochain.

 

Sarko a immédiatement publiquement déclaré, dans une de ses visites de campagne électorale frauduleuses (car payées par l’Etat), qu’il refuserait ces OGM. Lemaire et NKM lui emboitent le pas. Alors espérons qu’ils vont respecter leurs paroles. Et restons VIGILANTS !

 

 

 

01/12/2011

Nikola und Angela uber alles !

 

Ach ! On fien de zaufer l’Europe, Angela et moi, ou bludo Moi, Zarkozy, furher de Frankreich und Angela, furhera von Deutchland!

 

 

 

On a zaufé l’Europe en laizan à des Fonkzionairs de la Komizion européene la haute main zur le Putchet des Zetats. Tezormais, le Putchet de la Vranze, tout comme zelui de l’Allemagne, de Italia et des zautres Pays de la Zone euro zeront zurfeillés par zes Fonkzionairs de la Komizion. Eh, achtung ! Zi le Putchet depaz l’Ekilipr : Kondrafanzion ! Faudra payer ! Et plus cher ke le Defizit krée ! Za, z’est de la pone Koufernanz ! z’est une idé d’Angela ! Ach ! Gutt. E ch’ai baizé le Kalbar, bien zur…

 

 

 

Ch’auré pu exicher, en kontreparti, l’Elekzion du Parlement européen au Zufrach uniferzel, ze ki aurait doné enfin un peu de Demokrazi à zete Europe ke ne konprene plus les Zeuropéens, mais Angela n’était pas chaude pour za. Und moi, za ne m’aranché pas, fu ke mes Zelectzeurs zouferainistes me l’aurait reproché ! D’autant plus ke la Demokrazi, che m’en tampone le Kokillard !

 

 

 

Foilà ! Che fou laize, che dois faire les Biberons de Guilia puis retroufer Angela pour zaufer le Monde.

 

 

 

Pfffuittt ! Arbeit, touchours Arbeit !

 

28/11/2011

Ô range! Ô désespoir...

 

Silence radio depuis quelques jours. La raison ? Chaque année, lorsque le froid commence à me geler les aliboffis, je change de caverne et quitte les Hautes terres pour les Terres ventées. Et je demande à Madame Orange France télécom d’avoir la bonté de transférer mon abonnement ADSL du numéro « hautes terres » vers le numéro « terres ventées ». Et vice-versa au printemps. Ça se passe bien habituellement, avec une célérité de service plus ou moins prononcée.

 

 

 

Il y a trois jours donc, je téléphone à madame Orange France Télécom pour effectuer ce transfert. Après quelques minutes de musiquette horripilante et un parcours du combattant « si…appuyer sur… » je peux enfin causer à un opérateur. Sa réponse à ma requête :

 

- Ah mais… Ce n’est pas possible, nous ne le faisons plus. 

 

- Ah bon ! Et pourquoi ?

 

- Parce que nos concurrents n’offrent pas ce service et ont fait pression pour que nous l’abandonnions.

 

- Eh ! Oh ! C’est ça la libre concurrence ? Ça ressemble plutôt à de l’entente illicite…

 

- Ce n’est pas de mon ressort.

 

- Et alors qu’est-ce qu’il me faut faire ?

 

- Ben, prendre un nouvel abonnement !

 

- Ben voyons ! Eh bien monsieur, si j’y suis obligé, je vais prendre un autre abonnement, mais ce ne sera pas chez vous !

 

 

 

J’ai donc fait une inscription chez Free et madame Orange France Télécom aura perdu un client. J’espère que mon interlocuteur ne va pas se suicider tout de même ! En attendant, je squatte quelques amis!

 

 

 

Orange

 

Fait comme ça l’arrange

 

France Télécom

 

Nous prend pour des cons

 

 

 

15:32 Publié dans à l'attaque !, Actualités, Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : web

22/11/2011

Au bistro de la toile : les Espagnols de Charybde en Scylla…

chimulus bistro copie.jpg

 


 

- Oh ! Victor, les Zespanches, ils seraient pas un peu maso des fois ? Ils se sont faits rouler dans la farine par une « gôôôche » - celle de Zapatero – largement inféodée à l’ultralibéralisme et…ils votent pour encore pire ! Pour cette droite espagnole héritière même plus honteuse du fascisme, noyautée par l’Opus Dei et porteuse des valeurs cathos les plus réacs.

 

- On touche là une limite de la démocratie parlementaire : tu donnes un chèque en blanc à des représentants qui, sitôt en place, ne pensent qu’à être réélus et font généralement le contraire de ce pourquoi ils ont été élus. Sans que le peuple ne puisse les remettre en cause…jusqu’à la prochaine élection. De plus, l’offre politique est restreinte : droite, gauche, extrême droite, extrême gauche et…abstention ! Celle-ci étant le réel vainqueur du scrutin espagnol.

 

- Donc, dans cette Europe en crise, les électeurs virent les sortants et vouent aux gémonies ceux qu’ils ont adorés…

 

- Normal. Les politiques veulent faire payer au peuple une crise dont ils ne sont pas entièrement responsables. Cette crise, déclenchée par la finance, rapporte gros, très gros à la finance. Et coûte beaucoup aux peuples. Le raisonnement des politiques, de droite comme de gauche, est celui-ci : - Il y a crise parce les états sont endettés jusqu’au cou, - ils sont endettés pour préserver notre niveau de vie et de protection sociale, - pour cela ils ne créent pas assez de richesses et donc doivent emprunter, - les pays européens ne créent pas assez de richesses parce l’Europe est « l’idiot utile » du monde avec un marché ouvert à tout et à tous, surtout à des concurrents qui trichent dans vergogne ni états d’âme : la Chine et ses coûts très bas basés sur l’esclavage des travailleurs et des barrières douanières considérables ; les Etats-Unis avec la planche à billet du dollar, la haute main sur la finance et les agences de notation, et également des barrières douanières conséquentes…

 

- A par Montebourg et Mélanchon, on n’entend pas beaucoup de politiques vouloir sortir de ce système pervers en établissant des barrières douanières en Europe pour rétablir un minimum d’équité entre le prix des marchandises produites par le travailleur européen et l’esclave chinois ou indien. On paierait plus cher nos produits, mais l’emploi reviendrait, le chômage baisserait, la pression fiscale s’allègerait et la dette fondrait.

 

- Allez ! A la nôtre !

 

 Duodi 2 Frimaire 220


Merci à Chimulus

21/11/2011

Alors, ce fameux MOX, c’est quoi ? Un sous produit de la Bombe…

 

mox dessin sarko httpundessinparjour.wordpress.com20111116du-mox-dans-la-campagne.jpg 

« Eh ben, j’vais vous le dire moi » comme dirait Sarko. Si je vous dis que c’est une sacrée merde sorti du cerveau enfumé de ces tronches d’œuf du corps des Mines qui tiennent le puissant lobby des nucléocrates, vous allez répondre que je fais de « l’anti-nucléarisme primaire ».

 

Ben, je persiste et je signe : le MOX est une sacrée merde ! Ce produit de l’enfer a été inventé pour « recycler » le plutonium des premières bombes atomiques françaises. Ni plus ni moins. C’est pour ça que les têtes d’œuf ont créé l’usine de La Hague ainsi que les ateliers Mox de Marcoule et de Cadarache. Le Mox est donc un sous-produit de la Bombe. Laissons Wikipédia nous expliquer ce qu’est techniquement cette merde : « Le combustible MOX (ou MOx) est un combustible nucléaire constitué d'environ 7 % de plutonium et 93 % d'uranium appauvri. Le terme MOX est l'abréviation de « Mélange d'OXydes » (ou Mixed OXides en anglais) car le combustible MOX contient du dioxyde de plutonium (PuO2) et du dioxyde d'uranium appauvri (UO2). Actuellement, le MOX n'est produit que par le groupe français Areva 1. Cette production constitue un débouché technique pour le retraitement nucléaire du plutonium issu des combustibles usés2. Les Etats-Unis et la Russie ont aussi envisagé que leurs surplus militaires de plutonium puisse être éliminés sous forme de MOx dans le cadre de la politique internationale de désarmement nucléaire3.

Le combustible MOX est beaucoup plus radioactif et radiotoxique que le combustible à base d'uranium enrichi, de l'ordre de dix à cent mille fois plus. De ce fait, la fabrication du combustible MOX, son transport à travers le monde et son utilisation dans un réacteur nucléaire nécessitent des précautions particulières en termes de radioprotection des travailleurs4 et des populations des territoires traversés.

De plus, le caractère potentiellement proliférant de son contenu en plutonium impose des précautions supplémentaires en termes de sécurité nucléaire5,6. De ce fait, certaines ONG telles que Greenpeace affirment que le développement du commerce international du combustible MOX et du retraitement nucléaire associé pourrait accroître (plutôt que réduire) le risque de prolifération nucléaire7En 2011, l'usine Mélox du site nucléaire de Marcoule dans le Gard produisait 140 tonnes de MOX par an.»

 

Notons que le tristement célèbre EPR – gouffre financier s’il en est – est conçu pour bouffer du Mox à 100% MAIS peut aussi fonctionner sans Mox avec toutes les gradations intermédiaires. On peut supposer que François est au courant et donc que sa volonté de maintenir la construction de ce truc se justifie d’une part par le pragmatisme (on continue l’EPR qui a déjà coûté un bras mais on ferme les réacteurs trop vieux et dangereux), d’autre part par le fait qu’il peut se passer de plutonium (Mox) pour fonctionner.

 

Mais ce n’est pas tout. Cette hyper-merde, il faut la transporter. D’abord transporter le plutonium de La Hague vers Marcoule et Cadarache, ensuite transporter le Mox de ces usines vers les réacteurs qui l’emploient : « Sur l'ensemble du parc français, EDF utilise le mélange MOX depuis les années 1990 pour 2012 réacteurs nucléaires à eau pressurisée (REP, ou PWR en anglais) d'une puissance de 900 MW. Il s'agit de : - 2 réacteurs à la centrale nucléaire de Saint-Laurent, - 4 réacteurs à la centrale nucléaire de Gravelines, - 4 réacteurs à la centrale nucléaire de Dampierre, - 2 réacteurs à la centrale nucléaire du Blayais, - 4 réacteurs au site nucléaire du Tricastin, - 4 réacteurs à la centrale nucléaire de Chinon. » (Wikipédia)

 

Chaque semaine, le plutonium pour cinquante bombes nucléaire sur nos routes ! Bonjour le cauchemar ! Eh oui ! Chaque semaine, sur l'axe La Hague - Marcoule/Cadarache circulent de 300 à 450 kilos de plutonium pur, de quoi réaliser une cinquantaine de bombes nucléaires, sans compter sur l'utilisation directe de la poudre comme "bombe sale"… C’est une chose connue, mais qui reste très discrète. On comprend pourquoi…

 

Ces « douceurs » empruntent donc les routes et autoroutes de l’hexagone dans des camions ordinaires, banalisés mais… aisément reconnaissables ! Le site Greenpeace en donne une description précise :

 

«  - Tous les camions sont des Mercedes. Ils sont tous d'anciennes générations sauf un de type Actros.

-         La cabine est toujours blanche, parfois décorée de lignes rouges ou vertes.

-         Ils sont tous immatriculés dans la Manche (50) ou à Paris (75)

-         Ils sont tous munis d'un "pare-buffle" (barre de protection à l'avant de la cabine).

-         Lorsqu'ils sont chargés, ils sont marqués d'un rectangle orange à l'avant et à l'arrière.

-         Ils affichent un simple logo "radioactif".

-         La remorque est toujours grise et le container blanc. »

 

Greenpeace précise encore : « Tout le principe de ces transports de plutonium repose sur le "SECRET". A l'usine de La Hague, l'oxyde de plutonium est conditionné dans des boîtes d'environ 3 kilos, elles-mêmes mises par groupe de quatre ou cinq dans des containers de type FS47. Ceux-ci sont transportés par dix dans des containers classique ISO 20 sur ces fameux camions Mercedes en direction des usines de Marcoule (Gard), Cadarache (Bouches du Rhône) et Dessel (Belgique).

 

Théoriquement le parcours et les horaires de ces transports doivent être modifiés à chaque transport, cependant comme nous avons pu le constater, il en est tout autrement. Alors que dans le passé, ces transports en nombre limité pouvaient respecter ces règles, l'augmentation considérable du volume en circulation a progressivement amené les exploitants à moins de précautions. Ce sont maintenant des données industrielles qui régissent le rythme et les trajets de ces transports.

 

    Ainsi, de deux à trois transports hebdomadaires se déroulent de manière systématique suivant un scénario bien huilé. Tout les lundi, mardi ou mercredi à 13 heures précises, l'un des trois camions de Cogema Logistic quitte l'établissement de La Hague à destination de Marcoule ou Cadarache. 

 

De même, ces transports sont dits "banalisés", là aussi pour "empêcher" leur identification. Mais nul besoin d'un œil très exercé pour identifier à coup sûr ces camions. Même s'ils ressemblent à des transports classiques de déchets nucléaires de faible activité.»

 

Ben voilà… On sait tout.  Dans ma région (je crèche la moitié de l’année à 30 km « sous le vent » de Marcoule !), quelques cinquante bombes atomiques potentielles circulent donc... Dans le contexte géopolitique actuel, il est pour le moins incroyable que l'industrie nucléaire prenne un risque aussi insensé. Les nucléocrates sont des fous dangereux !

 

On s’habitue à tout… Mouais… Jusqu’à ce qu’un commando de terroristes repère et détourne un de ces jolis camions tout blanc. Alors là, bonjour le cauchemar ! Mais chut, tout ça c’est secret défense !

 

Alors, Sarko, Hollande, même combat ? Eh ! François, révise un peu tes fondamentaux !

 

Sources : Greenpeace http://www.greenpeace.fr/stop-plutonium/20030731.php3

 

Primidi 1er Frimaire 220

 

 Illustration X - Droits réservés

 

20/11/2011

Ouiquinde érotico gastronomique blasphématoire

 

diablesse sexy 1.jpg

 

 

Lucie

 

Je retrouvais Lucie avec grande émotion

Lorsqu’elle s’échappait de sa triste pension

Nous prenions rendez-vous, souvent, dans une église

Communiant corps et âme dans son ombre propice

 

Nous nous sommes aimés serrés sur un prie-dieu

Et, comblé de bonheur, j’ai cru entendre Dieu

Disant à Lucifer : “ Laisse-moi ces deux-là.

Un amour aussi beau, c’est un apostolat ”

 

Depuis ce jour l’encens envoûtant des chapelles

A pour moi la saveur troublante des dentelles.

Dois-je, pour ces pensées, faire mea-culpa ?

 

Quand vers l’un de ces temples se dirigent mes pas

Je pénètre en ces lieux dévolus au Messie,

Mais, pour l’amour de Dieu ou celui de Lucie ?

 

 

 Les pieds de cochons “ comme chez Lucifer ”.

 

- Ben mon cochon, Victor ! Ça alors, faut le faire !

Mais c’est bien innocent pour te valoir l’enfer.

Ces lieux sont dévolus parait-il à l’Amour,

Des dieux ou du prochain, c’est de l’amour toujours.

- D’autant plus que l’enfer, c’est dans le cœur des Hommes

Qu’il se loge et non pas dans les élans de mômes

Qui découvrent la vie et se sucent la poire,

Fusse dans les lieux saints qui cachent le ciboire.

- Tu parles d’or, Victor ! Vive la vie, bon sang,

Et trinquons sans tarder à ces jeux innocents,

Puis je vais te donner une étrange recette

Qui correspond, je crois, à ta belle amourette.

Bon marché, délicieux, très faciles à faire,

C’est les pieds de cochons “ comme chez Lucifer ”.

Tu prends chez ton boucher quatre pieds de pourceaux

Ou plus selon le nombre de tes commensaux,

Tu vas les faire cuire dans un bon court-bouillon

Parfumé au safran, ail, sel poivre et oignon.

Cuis à tout petit feu pour deux tours de tocante

Afin de parfumer et d’attendrir la viande.

Pendant ce temps tu ne va pas rester inerte :

Il te faut préparer ta bonne sauce verte.

Tu piles au mortier persil, thym, vert de blette,

Oseille, basilic, estragon et sarriette,

Ail, poivre vert, cannelle et gingembre râpé,

Mouille au vinaigre fort mais garde assez épais.

Réserve et fais confire quelques oignons hachés

Dans de l’huile d’olive, sans laisser attacher,

Met un peu de moutarde et le jus d’un citron,

Puis pense un peu à toi et débouche un litron.

Bois un canon ou deux et quand tu es à l’aise,

Au barbecue ou l’âtre, prépare de la braise.

Sors les pieds du bouillon, sèche-les, coupe-les

Puis sur ton gril ardent, il te faut les hâler,

Les faire bien dorer sans pourtant qu’ils ne grillent,

Leur odeur va déjà t’exciter les papilles !

Dans un plat de service, met tes oignons en lit

Dispose par dessus tes pieds forts embellis,

Entoure l’appareil avec ta sauce verte.

Au moment de servir, d’un coup de pince experte

Tu places sur les pieds quelques charbons ardents,

Le gras des pieds grésille et fûmèle en fondant.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

© VictorAyoli

 

in "Le bonheur grâce à la cuisine de l'amour" 

 

 

 Décadi 30 Brumaire 220

 

Photo X - Droits réservés 

 

18/11/2011

Président Varin et président Sarko: l'ogre et le pantin.

 

Sarko et Varin PSA.jpg

 

- Oh ! Président Varin. Assieds-toi et causons.

Si je t’ai fait venir, t’en connais la raison.

Je t’ai filé du blé quand t’étais dans la mouise

Pas pour que les manards y laissent leur chemise.

Trois milliards pour gratos, plus la prime à la casse

Qui t’a permis de vendre tes bagnoles en masse.

Tout ça avec les thunes des pélucres qui votent

Et qui vont, très bientôt, me présenter la note…

Je sais que t’investis en Inde et en Chine,

L’actionnaire d’abord, d’accord, c’est ta cuisine,

On est du même bord, l’ultralibéralisme,

Mais je n’ai pas le droit d’étaler le cynisme

Jusques à applaudir que tu délocalises

Tes usines sans que l’on crie à la traitrise…

Tu me fous à la rue six, sept mille chômeurs

A six mois de voter ! Plus con que toi, tu meurs !

- Oh ! Président Sarko, qui est-ce qui t’a hissé

Au sommet de l’Etat, aux ors de l’Elysée ?

Qui est-ce qui a payé tous tes frais de campagne ?

Les télés, les médias, la pube, le champagne ?

Les vacances au soleil, dans les plus grands palaces,

Les yachts et le Fouquet’s, les mannequins de classe ?

Tu sais bien que c’est nous, patrons du CacQuarante,

Et qu’en misant sur toi c’était pour qu’une rente

Nous engraisse un peu plus. Pour que tu te conformes

Aux idées du Médef pour faire tes « réformes ».

Alors débrouilles-toi. Tu es assez menteur

Pour enfumer encore tes connards d’électeurs.

Et surtout n’oublie pas que pour deux mille douze

C’est encore chez nous qu’il y aura le flouze

Nécessaire pour fabriquer un « Président »…

C’est râpé pour ton clone, Dominique Strauss-Kahn

Mais on peut t’inventer un concurrent interne

Et pourquoi pas Juppé, bien qu’il soit un peu terne…

Alors écoute bien : tu fais ton cinéma,

Tu mens comme un banquier, et t’as de l’estomac.

Balances des promesses, fait leur comme à Gandrange

Les manards, c’est crédules, c’est con, et – fait étrange ! –

Ça a voté pour toi, en masse ! Quels débiles !

Et laisse-nous, ailleurs, faire nos automobiles.

Et merci pour les sous, les trois petits milliards

Que t’as piqué, pour nous, à ces pauvres connards !

 

© VictorAyoli

 

Octidi 28 Brumaire 220

 

Photo X - Droits réservés 

 

 

16/11/2011

Au bistro de la toile : Linky-Big Brother, te voilà…

chimulus bistro copie.jpg

 

- On va avoir un espion chez soi ! Et en plus il faudra qu’on le paie ce mouchard, cet espion, ce sale con qui est capable de savoir si vous êtes chez vous ou pas, pendant combien de temps vous êtes parti en vacances en laissant votre domicile inoccupé, de savoir combien de personnes vous hébergez au jour près... etc., etc.

 

- Eh ! Oh ! Victor, tu déconnes ou quoi ? C’est qui cet espion ?

 

- Ben, c’est Linky, le nouveau compteur électrique « intelligent » qu’EDF, avec la complicité des sarko-trafiquants qui nous pressurent, a réussi à nous imposer.

 

- Mais c’est quoi ce compteur ? Pourquoi changer ceux que nous avons et qui marchent très bien ?

 

- Ce sont des compteurs « communicants » qui, suite aux Grenelle de l’environnement, doivent permettre aux usagers de mieux maitriser leur consommation électrique, donc de faire des économies d’énergie.

 

- Bon. C’est bien ça, non ?

- Sauf que c’est du bidon. Ces compteurs ont été placés en expérimentation notamment dans la région de Tours. Passons sur les incidents techniques innombrables pour nous concentrer sur la finalité de l’opération : l’économie d’électricité. Or – selon l’UFC-Que Choisir, - contrairement à ce que la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a annoncé le 7 juillet dernier, Linky n'a pas permis aux consommateurs, à qui a été imposée l'expérimentation, de réduire leur facture !

- Alors il sert à quoi ce putain de gadget ?

- A rapporter beaucoup de sous à EDF ! Il y a 35 millions de compteurs à remplacer. Et contrairement aux bavasseries de Besson-Ganelon, il ne sera pas gratuit ! Malgré l'engagement pris d'une gratuité pour les consommateurs, tout porte à croire que ceux-ci le paieront, via le TURPE (le tarif d'utilisation du réseau public d'électricité), le prix exorbitant de l'appareil. En effet, le coût de l'appareil est particulièrement élevé (entre 120 euros et 240 euros par compteur) si l'on compare avec les exemples étrangers (80 euros en Italie, où ce dernier est financé par le fournisseur Enel). Le compteur Linky entre dans les coûts de gestion du réseau, qui seront effectivement répercutés sur les utilisateurs, non par une facture individuelle d'un montant de 240 euros, mais par prélèvement mensuel de l'abonnement augmenté de 2 euros pendant 10 ans ! Et voilà l’embrouille…

- Merde. Moi, mon compteur, il marche bien. Je ne vois pas pourquoi je le changerais.

- Parce qu’on te l’imposera… Quoique ! Quoiqu’on puisse se demander si la pose obligatoire de ce compteur-espion est bien légale ! En effet, l'article 12 de la Déclaration des droits de l’homme est très clair : "Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes. " (http://www.un.org/fr/documents/udhr/#a12)

Sources : http://ufc-quechoisir-var-est.org/compteurs-communicants-linky.php

 

Sextidi 26 Brumaire 220

 

Merci à Chimulus 

 

 

15/11/2011

Qui gouverne en Europe ? Les voyous de la finance…

 

banquier pourri.jpg

 

 

Qui gouverne en Europe ? Les citoyens ou les financiers, par le truchement des fumeuses « agences de notation » ? A entendre Sarko, Fillon ou l’inénarrable Minc (« le triple A est un trésor national »), poser la question, c’est y répondre : ce sont évidemment ces dernières qui rejettent dans le marais de « l’archaïsme » ces ringards d’électeurs qui s’imaginent – sous prétexte que leurs ancêtres ont donner leur vie pour conquérir le droit de vote – qu’ils peuvent encore déterminer leur avenir en choisissant ceux qui les représentent et les gouvernent.

 

Les banquiers (et les pires en plus !) « uber alles » !

 

La preuve ? Qui gouverne la Grèce : Papademos, ancien de Goldman Sachs, qui fut gouverneur de la Banque centrale grecque entre 1994 et 2002, et qui a donc participé à ce titre au trucage des comptes perpétré par la banque mafieuse étazunienne Goldman Sachs ! Jamais élu !

 

Qui vient d’être propulsé à la tête de l’Italie à la place du « buffonne » Berlusconi. Mario Monti, conseiller international chez… Goldman Sachs. Il a par ailleurs un pedigree de technocrate ultra libéral affirmé. C’est un « économiste distingué », ancien commissaire européen, ancien conseiller de la banque d’Italie. Jamais élu !

 

Enfin, à tout seigneur tout honneur, qui est le nouveau patron de la banque centrale européenne, donc le vrai patron de l’Europe ? Mario Draghi qui occupa pendant 3 ans le poste de vice-président international chargé de l’Europe chez… Goldman Sachs avec dans ses attributions la dette souveraine des Etats de l’Union. C’est donc lui qui vendit à la Grèce (à la droite grecque) la formule magouilleuse élaborée par les voyous de Goldman Sachs pour effacer sa dette et ainsi entrer dans les clous de l’euro. Jamais élu !

 

Alors, et nous, Français ? Pourquoi nous carcagner pour savoir si on mettra Hollande à la place de Sarko ? C’est du pognon et du temps perdu, non ? Autant mettre tout de suite à la tête d’un « gouvernement de technocrates chargé de résoudre le problème de la dette » le si bien nommé…Jean-Claude Trichet ! Ou le représentant pour la France de Goldman Sachs 

 

Quintidi 25 Brumaire 220

 

Illustration X - Droits réservés

14/11/2011

Au bistro de la toile : le racket légal des semenciers.

 

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- La C.V.O., vous savez ce que c’est ? La « Contribution Volontaire Obligatoire »…

 

- Eh ! Oh ! Victor, tu nous prends pour des cons ou quoi ? C’est ce qu’on appelle un oxymore : deux termes assemblés dont l’un dit le contraire de l’autre. Par exemple « l’assourdissant silence », « l’obscure clarté », ou encore « un banquier honnête », etc.

 

 -Voilà. Ça rappelle le tristement célèbre « ARBEIT MACHT FREI »…  Pourtant, cette énormité existe : depuis 2001, l'industrie semencière française prélève une Contribution Volontaire Obligatoire (CVO) auprès des paysans qui réutilisent leur propre récolte de blé tendre comme semences ! Incroyable mais vrai…

 

- C’est ni plus ni moins qu’un racket légal !

 

- Exact. Alors que la spéculation sur les prix des céréales déclenche une nouvelle crise alimentaire mondiale, l'Union Française des Semenciers (UFS) – puissant lobby de manipulateurs du ministère de l’agriculture - réclame une augmentation de cette taxe sur les semences de ferme et sa généralisation à toutes les espèces cultivées. Le 9 novembre, la Commission Économie de l'Assemblée nationale a examiné une proposition de loi sur les Certificats d'Obtention Végétale qui devrait être soumise au vote des députés courant novembre. Cet examen a été repoussé au 15, c’est-à-dire demain. Cette loi, si elle est adoptée en l'état, interdira aux paysans de réutiliser leurs propres semences à moins de payer des royalties à l'industrie semencière ! Adopté en juillet par l'ancienne majorité sénatoriale, ce texte est soutenu par un gouvernement qui défend les intérêts privés des financiers et des actionnaires des industriels semenciers au détriment de la liberté de cultiver des produits sains et soigneusement sélectionnés naturellement par des générations de paysans.

 

- Et ils ne bougent pas les paysans ? Qu’est-ce qu’ils attendent pour balancer leurs tombereaux de fumier devant les préfectures ?

 

- La Confédération Paysanne et la Coordination Rurale restent farouchement hostiles au texte. « Il est inacceptable que la loi, censée défendre l'intérêt général, renforce les droits privés de l'industrie semencière au détriment des droits collectifs des paysans. La proposition de loi favorise la confiscation du vivant par cette industrie et la régression de la biodiversité », s’insurge la CP.

« Imposer aux agriculteurs de verser des "royalties" sur leurs récoltes issues de semences fermières, c’est les déposséder de leur droit ancestral et les rendre dépendants des semenciers », note la CR qui ajoute que « ces derniers en ressortiraient renforcés et en quasi possession de l'arme alimentaire ! ».

Par contre la FNSEA ne dit mot et donc consent à ce racket légal. Comme d’habitude…

Le texte présenté à la Commission économique de l’Assemblée nationale précise hypocritement que « les agriculteurs ont le droit d’utiliser sur leur propre exploitation, sans l’autorisation de l’obtenteur, à des fins de reproduction ou de multiplication, le produit de la récolte qu’ils ont obtenu par la mise en culture d’une variété protégée ». Mais « l’agriculteur doit une indemnité aux titulaires des certificats d’obtention végétale dont il utilise les variétés ».

 

- Putaing ! Il est de plus en plus urgent de se débarrasser de cette mafia de sarko-trafiquants.  

 

Sources : http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article/le-projet-de-loi-sur-les-certificats-d-obtention-vegetale-porte-a-l-assemblee-nationale-205-75707.html

 

Quartidi 24 Brumaire 220

 

Merci à Chimulus

 

 

 

 

12/11/2011

Bunga! Bunga! Cio et va fan culo!

berlusconi sarko.jpg

 

  

Ah ! Je n’ai pas pu m’en empêcher, c’était trop tentant ! Alors, à l’heure de l’Europe, voici une des plus célèbres chansons paillardes de nos fratelli italiani que j’ai un peu berlusconisée :

 

 

Osteria numero uno

Para poun si poun si pan

In osteria non c'è nessuno

Para poun si poun si pan

Solo Berlusconi contro il muro

Per vedere ce l' ha sempre duro

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria numero due

Para poun si poun si pan

Le mie gambe tra le tue

Para poun si poun si pan

Le tue gambe tra le mie

Cosi fa il Berlusconi

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria numero tre

Para poun si poun si pan

Berlusconi fa il caffè

Para poun si poun si pan

Fa il caffè a la milanese

Con le pezze de marchese

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria numero quattro

Para poun si poun si pan

Berlusconi aveva un gatto

Para poun si poun si pan

Con la coda del feline

Si faceva un ditalino

Dà-a  la me biondina

Dà-a la me bionda

 

 

Osteria numero cinque

Para poun si poun si pan

C’è chi perde c’è chi vince

Para poun si poun si pan

Berlusconi caso strano

Se lo prende dentro l’ano

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

  

Osteria numero sei

Para poun si poun si pan

E il casino de mi e lei

Para poun si poun si pan

Berlusconi il sporcaccioni

Sbora dentro anche i ciglioni

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria numero sette

Para poun si poun si pan

Il salame piace a fette

Para poun si poun si pan

Berlusconi caso strano

Il salame piace sano

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria numero otto

Para poun si poun si pan

La marchesa fa il risotto

Para poun si poun si pan

Fa il risotto ben condito

Con la sbora del marito

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria del Vaticano

Para poun si poun si pan

E ucceso un fatto strano

Para poun si poun si pan

Berlusconi con ioccale

Inculava il cardinale

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

 E tutti quanti! Il y en a d'autres!

 

E viva Italia sensa Berlusconi!

 

 

Duodi 22 Brumaire 220

 

 

Photo X - Droits réservés

 

 

 

11/11/2011

Guerres : le nec plus ultra de la connerie humaine…

poilus 14 18.jpg

 


LA GUERRE DE 14-18


Depuis que l'homme écrit l'Histoire,
Depuis qu'il bataille à cœur joie
Entre mille et une guerre notoires,
Si j'étais tenu de faire un choix,
A l'encontre du vieil Homère,
Je déclarais tout de suite:
"Moi, mon colon, celle que je préfère,
C'est la guerre de quatorze-dix-huit!"

Est-ce à dire que je méprise
Les nobles guerres de jadis,
Que je me soucie comme d'une cerise
De celle de soixante-dix?
Au contraire, je la révère
Et lui donne un satisfecit
Mais, mon colon, celle que je préfère,
C'est la guerre de quatorze-dix-huit!

Je sais que les guerriers de Sparte
Plantaient pas leurs épées dans l'eau,
Que les grognards de Bonaparte
Tiraient pas leur poudre aux moineaux...
Leurs faits d'armes sont légendaires,
Au garde-à-vous, je les félicite,
Mais, mon colon, celle que je préfère,
C'est la guerre de quatorze-dix-huit!

Bien sûr, celle de l'an quarante
Ne m'as pas tout a fait déçu,
Elle fut longue et massacrante
Et je ne crache pas dessus,
Mais à mon sens, elle ne vaut guère,
Guère plus qu'un premier accessit,
Moi, mon colon, celle que je préfère,
C'est la guerre de quatorze-dix-huit!

Mon but n'est pas de chercher noise
Aux guérillas, non, fichtre non !
Guerres saintes, guerres sournoises,
Qui n'osent pas dire leur nom,
Chacune a quelque chose pour plaire,
Chacune a son petit mérite,
Mais, mon colon, celle que je préfère,
C'est la guerre de quatorze-dix-huit!

Du fond de son sac à malices,
Mars va sans doute, à l'occasion,
En sortir une - un vrai délice! -
Qui me fera grosse impression...
En attendant je persévère
A dire que ma guerre favorite,
Celle, mon colon, que je voudrais faire,
C'est la guerre de quatorze-dix-huit!

 

Georges Brassens

 

http://www.youtube.com/watch?v=Rzvbn2X5fH0

 

Et n’oublions pas la chanson de Craonne :

http://www.youtube.com/watch?v=z-yRaEYQNQs

 

Primidi 21 Brumaire 220

 

Illustration X - Droits réservés

10/11/2011

Les sarko-trafiquants fientent sur Colombey

 

 

dessin sarko de gaulle.jpg

 

Sombres pourceaux stupides, ô cupides menteurs

 

Retournez dans vos bauges, gluants usurpateurs

 

Qui prétendaient, du Grand, détenir l’héritage

 

Alors que vous n’avez ni honneur ni courage.

 

Vous qui osez parlez au nom de ce Géant

 

Alors que vous n’êtes que des hommes de néant,

 

Regagnez votre place, celle de la vermine

 

Qui sur un membre mort, comme vous s’agglutine.

 

Charles le Grand connut la fureur des batailles,

 

La terreur et la mort, et les chairs que l’on taille.

 

Sa valeur était d’or, son glaive était d’airain,

 

Sa gouvernance était celle d’un souverain.

 

Ses généraux étaient des Chaban, des Malraux,

 

Vous choisissez les vôtres parmi les maquereaux.

 

Ses victoires sont Sécurité Sociale,

 

Vote aux femmes, indépendance nationale,

 

Réconciliation avec les Allemands

 

Paix avec l’Algérie et développement.

 

Les vôtres sont régression jusques à l’esclavage,

 

Faim et précarité, répression et chomage.

 

Vous remplissez les poches de vos amis patrons

 

Par la France d’en bas pressée comme un citron.

 

Partez, tristes bouffons à la grasse bedaine,

 

Partez avant que ne se transforme en haine,

 

La puissante colère qui dans le peuple monte,

 

Partez quand il est temps car la révolte gronde.

 

 

 

© VictorAyoli

 

 

 

Décadi 20 Brumaire 220

 

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

09/11/2011

Je dois être un vieux réac : je me méfie du « progrès » technologique !

nanotechnologies.jpg

 

Allez faire un tour sur Urtikan.net, vous en verrez et en lirez de belles et de savoureuses ! Par exemple :

Cancer et maladies neurodégénératives

« Des chercheurs du CEA et de l’Université Joseph-Fourier ont mis en évidence que des nanoparticules de dioxyde de titane (nano-TiO2) altèrent une barrière physiologique essentielle pour la protection du cerveau : la barrière hémato-encéphalique. […] Ces résultats suggèrent que la présence de nano-TiO2 pourrait être à l’origine d’une inflammation cérébro-vasculaire. Ils suggèrent également qu’une exposition chronique, in vivo, à ces nanoparticules pourrait entrainer leur accumulation dans le cerveau avec un risque de perturbation de certaines fonctions cérébrales. »

Dans ce communiqué du 26 octobre 2011, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) confirme, huit ans après, les informations de Pièces et main d’œuvre : les nanoparticules fournissent à l’industrie du cancer et des maladies neurodégénératives sa prochaine épidémie.

Depuis 2003 et le premier numéro du bulletin Aujourd’hui le nanomonde, nous dénonçons les promoteurs grenoblois des nanotechnologies – Destot, Fioraso, Vallini, Therme et tout le techno-gratin – qui investissent dans les progrès de l’empoisonnement et dans le cercle mortifère de la croissance économique : plus de toxiques innovants égale plus de malades résolument modernes, donc plus de recherche de pointe pour découvrir les traitements du futur.

Ce 26 octobre 2011, le Commissariat à l’énergie atomique, qui pilote la recherche française en nanotechnologies, admet que nous avions raison. Michel Destot, maire PS-CEA de Grenoble, ne commentera pas le communiqué de son ancienne maison. Lui, l’ingénieur atomiste qui n’a toujours pas réagi à la catastrophe nucléaire de Fukushima, n’avouera pas ses mensonges de 2006, lorsqu’il proclamait en tribune, pour l’inauguration de Minatec : « Car enfin ! de quoi parlons-nous ? D’une révolution technologique majeure porteuse de nombreuses promesses pour notre santé, notre qualité de vie, l’avenir environnemental de la planète, etc. »

Des bidouilleurs du cerveau

Au CEA, il faut distinguer les équipes qui produisent les cancers – après le nucléaire, les nanoparticules – et celles qui prétendent les guérir.
C’est pourquoi on n’entendra pas non plus les responsables de Clinatec, la clinique expérimentale du CEA-Minatec destinée à nous mettre « des nanos dans le cerveau », à propos du communiqué alarmant de leurs collègues. Comprenez bien : le dioxyde de titane nanométrique, dont on produit deux millions de tonnes par an dans le monde, pour en truffer les crèmes solaires, le dentifrice, les peintures murales, le béton et les vitrages autonettoyants, fait en ce moment son chemin dans des millions de cerveaux, promettant aux bidouilleurs de Clinatec des débouchés inespérés. Un fabuleux marché pour leurs implants électroniques cérébraux destinés à corriger les symptômes de la maladie de Parkinson, d’Alzheimer, et des désordres psychologiques provoqués par les agressions chimiques. Après les pesticides et les métaux lourds, place aux nanoparticules (au fait, l’étude du CEA porte sur le dioxyde de titane, mais nous vous en annonçons autant pour les nanotubes de carbone, encore plus répandus dans notre environnement).

Ayant contaminé l’environnement au point de déclencher des pandémies de cancers et de maladies neurodégénératives, les docteurs Mabuse du CEA vous proposent leurs dernières innovations neurotechnologiques pour piloter votre cerveau et vous soumettre à la contrainte électronique, au prétexte de vous soigner. Voilà pourquoi, depuis plus de dix ans, nous dénonçons les nécrotechnologies et le chantage à la santé des technarques qu’il faudra bien, un jour, juger pour leurs malfaisances.

Pièces et main d’œuvre

A lire : Aujourd’hui le nanomonde. Nanotechnologies, un projet de société totalitaire. Pièces et main d’œuvre (Editions L’Echappée, 2008)
Pour en savoir plus sur Clinatec et les neurotechnologies, lire L’industrie de la contrainte, Pièces et main d’œuvre & Frédéric Gaillard (Editions L’Echappée, oct. 2011)

Publié dans Urtikan  N°24 - 9 novembre 2011

 

 

Nonidi 19 Brumaire 220

 

 

IIlustration X - Droits réservés

 

08/11/2011

OGM : le retour ? Et l’homme mutera vers le zombie…

 

ogm revolver 2.jpg

Le géant de l’industrie chimique allemand BASF a demandé à la Commission européenne l’autorisation de cultiver et de mettre sur le marché des pommes de terre OGM destinées à l’alimentation humaine. Son « avantage » : elle serait résistante au mildiou…

« Fortuna », c’est le nom donné à cette merde destinée à faire la fortune des empoisonneurs patentés. En cas d’autorisation, elle sera sur le marché dès 2014 ou 2015.

Rappelons que BASF, n°1 de la chimie en Europe n’en est pas à son coup d’essai : il a déjà obtenue en 2010 de Bruxelles l’autorisation de commercialiser la première pomme de terre OGM, baptisée Amflora et – parait-il - uniquement destinée à l’industrie de la pâte à papier. Ben voyons. S’ils nous le disent…

Deux OGM seulement sont autorisés à la culture en Europe. Il s'agit du « célèbre » maïs MON810 de Monsanto et donc de cette patate « industrielle » pomme de terre Amflora. Cela ne devrait pas s'arrêter là. BASF développe un colza transgénique enrichi en oméga-3, destiné à la préparation culinaire et aux compléments alimentaires. Un partenariat avec le groupe agroalimentaire américain Cargill qui permettrait de produire à bas prix une huile « riche en acides gras polyinsaturés oméga-3 », qui pourrait être mise à la disposition de l'industrie agroalimentaire et pharmaceutique « d'ici la fin de la décennie ».

Les frites OGM vont donc bientôt sévir… Et risquent de transformer à terme les gogos qui les boufferont en pittoresques zombies…

 

Voici à cet effet un article remarquablement clair – même moi j’ai compris ! – traitant des dangers des OGM, de TOUS les OGM sur le métaboliste humain :

 

Les micro ARN  un pavé dans la marre des OGM ?

Par Bahram Houchmandzadeh Directeur de Recherche au CNRS

Je ne suis pas un anti OGM ; ceci dit, un article parut récemment dans une revue prestigieuse devrait faire avancer sérieusement le camp des adeptes du principe de précaution. L'article n'a pas eu beaucoup d'écho dans la communauté scientifique pour l'instant. L'article montre que les gènes des organismes que l'on mange peuvent modifier notre fonctionnement. 

1- Contexte. L'article concerne les microARN que l'on digère et  il me faut un peu de place pour l'expliquer. L'administration d'une cellule vivante est divisée (moléculairement parlant) entre une banque de données et des travailleurs. La banque de données (une sorte de  disque dur de la même capacité qu'un DVD pour les humains) est appelé ADN. Les travailleurs sont appelé les protéines. Tout le fonctionnement extrêmement complexe d'une cellule est effectué ou dirigé par les diverses protéines (les cellules humaines ont environ 25000 protéines différentes). L'ADN peut être vu comme un immense manuel dont chaque page contient les instructions pour fabriquer une protéine particulière. Ces pages sont appelées les gènes. Certaines protéines "lisent" certaines pages (gènes) et construisent les protéines correspondant à ces pages. Bien que l'ADN humain contienne 25000 gènes, à chaque instant, dans une cellule, on ne peut trouver qu'un petit nombre de protéines effectivement construit, est c'est l'ensemble de ces protéines  en activité qui détermine le fonctionnement d'une cellule. C'est pour cela que les cellules de foie, de l'œil  ou de la peau, bien que possédant exactement le même ADN, ont des activités si différentes.

En 1960, Jacob et Monod ont fait une découverte fondamentale : entre l'ADN et la protéine, on passe par une étape intermédiaire qu'on appelle l'ARN messager. Il faut voir ces derniers comme une photocopie des pages intéressantes et précieuses du manuel (des gènes donc) qui est jeté à la poubelle une fois la construction de protéines achevée.  

Pendant longtemps, l'ARN paraissait comme le parent passif et pauvre de l'ADN et de la protéine. Au fur et à mesure que nos connaissances ont progressé, l'ARN a pris une place de plus en plus importante et certains ont même envisagé que le monde vivant ait commencé par ces molécules. Depuis la fin des années 1990 l'ARN a acquis le statut d'une molécule centrale à travers la découverte des microARN. On s'est rendu compte que certaines pages du manuel (des gènes)  ne contenaient pas des instructions pour construire des protéines, mais pour construire des petits ARN qui n'étaient pas  une étape intermédiaire, mais  le  produit final. Le rôle de ces ARN est de contrôler la production d'autres protéines. Par exemple, si le microARN A est produit, alors la protéine B n'est pas produite. 

2- L'article en question. Dans leur article, la vingtaine de chercheurs chinois qui sont co-auteurs démontrent la chose suivante : contrairement à ce qu'on pensait jusque là, quand on mange quelque chose, les microARN de la chose mangée ne sont pas dégradés lors de la digestion, mais certains trouvent leurs chemins vers l'intérieur de nos cellules. De plus, les microARN des autres espèces que l'on mange peuvent avoir un rôle dans le contrôle de la production des protéines dans nos cellules.    

Voilà deux dogmes brisés d'un seul coup. Concrètement, ces chercheurs ont trouvé dans le sang des humains (chinois) énormément de microARN. En séquençant ces ARN, ils se sont rendu compte que certains de ces microARN provenaient du monde végétal, et ils ont tracé un de ces microARN au riz. Ces microARN ont donc été dans nos cellules (de foie) à un moment ou un autre et sont passés de ces cellules dans le sang ensuite. Ils ont démontré cela sur des souris. Ils ont ensuite démontré que ce microARN étranger (le riz étant une espèce très différente de l'humain ou de la souris) peut contrôler la production dans les cellules de la souris d'une classe importante de protéine qu'on appelle des LDL, responsable du transport du gras (comme le cholestérol) dans le sang. 

 3- Conséquence. L'article peu paraître très technique, mais sa portée est très grande. Premièrement, on croyait jusque là que les gènes que l'on ajoute au patrimoine de nos plantes n'ont aucune conséquence directe chez nous, puisque tout le matériel génétique est dégradé et digéré quand on mange. Deuxièmement, ces gènes provenant d'une espèce très loin de nous ne pouvait avoir un rôle de régulation chez nous. Ce sont ces deux croyances que cet article vient de briser. Certes, on n'ajoute pas (encore)  des séquences codantes pour des microARN dans les OGM; ceci dit, cela démontre que le matériel génétique que l'on mange n'est pas forcément dégradé. On mange du riz depuis très longtemps et nous savons à priori qu'il n'est pas nocif pour nous. Mais qu'en est il des gènes que l'on apporte des autres espèces lointaines que nous ne connaissons pas (evolutionnairement parlant) ? Nous manquons de recul pour avoir une réponse à cette question.

Par Bahram Houchmandzadeh Directeur de Recherche au CNRS

Article publié dans Médiapart le 26 octobre 2011

http://blogs.mediapart.fr/blog/Bahram%20Houchmandzadeh

A diffuser largement !

 

Octidi 18 Brumaire 220 – anniversaire d’une date terrible pour la France

Bonaparte_au_Conseil_des_Cinq-Cents par François Bouchot.jpg

 

Illustrations X - Droits réservés

 

07/11/2011

Triple Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

 

 

révolution tableau nichons drapeau.jpg

 

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates à la Lanterne

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates on les pendra.

 

Ils ont mis à genoux la Grèce

Sarko Merkel et les marchés

Sur son dos ils se font des graisses

Ils veulent la baiser couchée

Ces sinistres salauds cyniques

Sucent son sang comm’ des sangsues

Mais c’est pas sûr qu’ils se la niquent

Attention aux coups de massues

 

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates à la Lanterne

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates on les pendra.

 

Regardez-les sur la Croisette

Se goberger de leur G20

Le monde sombr’ dans la disette

Ils n’entend’ pas ces cris : « J’ai faim ! »

Leur problème c’est la finance

Le pognon qu’ils volent aux gueux

Leur manière c’est l’arrogance

Mais les retours seront rugueux

 

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates à la Lanterne

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates on les pendra.

 

Les charognards qui nous pressurent

Nous prêchent leur austérité

Mais pas pour tous qu’on se rassure

Pas pour les riches ni les banquiers

Donc nous ne risquons pas grand-chose

Assez de se laisser flouer

Car le choix que l’on nous propose

C’est « mourir ou être tué »

 

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates à la Lanterne

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates on les pendra.

  

Debout les damnés de la terre

Et la peur changera de camp

Car nous sommes majoritaires

A quatre-vingt-dix-neuf pour cent

Les crapules parasitaires

Les agences de notation

Dans un réflexe salutaire

Coupons-leur à tous les roustons.

 

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates à la Lanterne

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates on les pendra.

 

Sortons les flingues et les haches

Pour éliminer ces bâtards

Foutons le feu où ils se cachent

Bourrons-leur le cul de pétards

Puis nous leur couperons les couilles

Et nous leur boufferons le foie

Pour que ces rois de la magouille

Que tous ces pourris aient les foies

 

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates à la Lanterne

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates on les pendra.

 

© VictorAyoli

 

 

chanson,révolution

 

 

Septidi 17 Brumaire 220

 

Photo X – Droits réservés

 

 

04/11/2011

Halte aux fous de dieu !

fous de dieu.jpg

 Des milliers de fondamentalistes catholiques ont manifesté à Paris contre la « christianophobie » et environ 200 ont prié près du Théâtre de la Ville où se joue une pièce de l'Italien Romeo Castellucci intitulée « Sur le concept du visage du fils de Dieu », qu'ils jugent « blasphématoire ». Des troubles mais pas de violence.

Il y a quelques mois, l’exposition d’un cliché de l’artiste américain Andres Serrano dans la galerie de la collection Lambert à Avignon - le « Piss Christ » représentant un Christ en croix plongé dans l’urine – jugée « blasphématoire » par les ultra cathos, a donné lieu à des manifestations violentes - dont le saccage de l’œuvre - de la part de ces illuminés. Des troubles, du vandalisme.

Le 7 octobre dernier à Tunis, Nabil Karoui le patron de la chaine Nessma TV a été menacé de mort, son établissement incendié par les fondamentalistes musulmans pour avoir diffusé le film d’animation « Persepolis », de la réalisatrice franco-iranienne Marjane Satrapi. Violences physiques sur des personnes et des biens.

Mardi dernier, c’est le siège parisien de Charlie Hebdo qui subit les attaques de ces fous de dieu : menaces de mort sur les réseaux sociaux, piratage de leur site internet, enfin incendie criminel des locaux du magazine. Violences physiques sur des biens.

Ras les aliboffis des agissements de ces handicapés du cerveau. Le blasphème n’est en aucune manière interdit en France et les lois de la république priment encore (pour combien de temps ?) sur les diktats des illuminés de la « foi », messagers-soldats de la haine et de la mort. Qu’ils croient s’ils veulent, ce qu’ils veulent, mais chez eux, dans la sphère privée ! Qu’est-ce donc que ces abrutis qui veulent « faire mon salut » (!!!???) malgré moi ? Ces fanatiques sont aussi tarés les uns que les autres. Avec tout de même des degrés différents dans la nuisibilité de leurs actes.

 

Ami croyant, renvoie ta foi à ton seigneur
Pour toutes les hontes qui submergent la terre
Et dit à ceux qui parlent en son nom
Qu’ils aillent se faire griller en enfer

 

 

A lire, à relire, à méditer le livre de Michel Onfray – Traité d’athéologie  chez Grasset, dont voici quelques feuilles :

 

(…) près de deux cent cinquante versets - sur les six mille deux cent trente-cinq du Livre - justifient et légitiment la guerre sainte, le djihad. Assez pour que se trouvent noyées les deux ou trois phrases bien inoffensives qui invitent à la tolérance, au respect de l'autre, à la magnanimité ou au refus de la contrainte en matière de religion ( !). Dans un pareil océan de sang, qui peut encore prendre la peine de s'arrêter sur deux ou trois phrases qui invitent plutôt à l'humanité qu'à la barbarie? D'autant que la biographie du Prophète témoigne: on y trouve constamment le meurtre, le crime, l'épée et l'expédition punitive. Trop de pages invitent à l'antisémitisme, à la haine des juifs, à leur spoliation et leur extermination pour qu'un combattant musulman ne se croie pas légitimé à passer les juifs par le fil de l'épée.

 

La communauté musulmane pense comme les membres de l'Alliance: eux aussi se proclament le peuple élu, choisi par Allah, préféré par lui (IX, 19, mais aussi III, 11 0). Or deux prétendants au statut d'élite, c'est un de trop! Croire que les autres sont de race inférieure, qu'il existe des sous-hommes, que Dieu établit une hiérarchie entre les humains en distinguant la petite communauté désignée du restant de l'humanité interdit qu'un autre prétende au même statut que soi. La haine des Hébreux pour les Cananéens hier génère la haine des Palestiniens pour les juifs aujourd'hui, chacun se croyant appelé par Dieu à dominer l'autre - les autres - donc s'imaginant légitime à l'exterminer.

 

Car l'islam refuse par essence l'égalité métaphysique, ontologique, religieuse, donc politique. Le Coran l'enseigne: au sommet, les musulmans, en dessous, les chrétiens, parce que gens du Livre eux aussi, puis, à la suite, les juifs, également partie prenante du groupe, parce que monothéistes. Enfin, après le musulman, le chrétien et le juif, arrive en quatrième position, toutes catégories confondues dans la réprobation générale, le groupe des incroyants, infidèles, mécréants, polythéistes et, bien sûr, athées... La loi coranique qui interdit de tuer ou de commettre des délits ou des massacres sur son prochain concerne seulement de manière restrictive les membres de la communauté: l'umma. Comme chez les juifs.

 

Au sein même de la communauté musulmane de prétendus semblables, la hiérarchie persiste: les hommes dominent les femmes, les religieux dominent les croyants, les fidèles pieux dominent les pratiquants tièdes, les vieux dominent les jeunes. Phallocratie, théocratie, gérontocratie, le modèle tribal et primitif des origines ne cesse pas depuis treize siècles. Il est fondamentalement incompatible avec les sociétés issues des Lumières. Le musulman n'est pas fraternel : frère du coreligionnaire, oui, mais pas des autres, tenus pour rien, quantités négligeables ou détestables.

 

Le local comme universel. En lecteurs de Carl Schmidt qu’ils ne sont pas, les musulmans coupent le monde en deux: les amis, les ennemis. D'un côté, les frères en islam, de l'autre, les autres, tous les autres. Dâr al-islam contre dar al-harb : deux univers irréductibles, incompatibles, régis par des relations sauvages et brutales: un prédateur une proie, un mangeur un mangé, un dominant un dominé. Comme dans la plus banale des jungles, les félins entre eux, et le reste du territoire à soumettre, asservir et posséder. La loi qui règle le rapport entre les animaux.

 

Une vision du monde pas bien éloignée de celle d'Hitler qui justifie les logiques de marquage, de possession, de gestion et d'extension du territoire. Le renard et le poulailler, le faucon et sa proie, le lion et la gazelle, les forts et les faibles, l'islam et les autres. Pas de droit, pas de loi, pas de langage, pas d'échange ou de communication, pas d'intelligence, pas de cerveau, mais des muscles, de l'instinct, de la force, du combat, de la guerre et du sang.

 

L'universel ? Le local moins les murs - pour paraphraser Miguel Torga. Le tribal du VIIème siècle, le féodal du désert arabe, le clanique primitif transposé à chaque fois sans changement dans la civilisation du moment, y compris la nôtre, postmoderne, hyper industrielle et numérique. Le village du désert devient le modèle du monde. L'oasis où rien ne pénètre depuis des siècles, sinon les caravanes nomades chargées de denrées de première nécessité, fonctionne comme archétype social, humain, métaphysique et politique.

 

Un livre datant des premières années de 630, hypothétiquement dicté à un gardeur de chameaux illettré, décide dans le détail du quotidien de milliards d'hommes à l'heure de la vitesse supersonique, de la conquête spatiale, de l'informatisation généralisée de la planète, du temps réel et universel des communications généralisées, du séquençage du génome humain, de l'énergie nucléaire, des premières heures du post-humain... La remarque vaut pour les louba­vitchs accrochés à la Torah et au Talmud qui partagent eux aussi une semblable ignorance du temps qui passe.

 

Comme sous la tente il y a mille cinq cents ans, la famille constitue le noyau. Pas la communauté nationale ou patriotique, encore moins l'entité universelle ou cosmopolitique, mais celle du chef de famille possédant ses deux, trois ou quatre femmes soumises - car la polygamie primitive persiste dans le Talmud comme dans le Coran (IV, 3) - au milieu d'enfants nombreux - une bénédiction de Dieu, l'autorité procédant d'Allah, bien sûr, mais par la voix du Père, du Mari, de l'Epoux, figures de Dieu sous la toile en poil de chèvre.

Toute action se vit sous le regard de la tribu qui la juge à l'aune de la conformité aux règles coraniques ou musulmanes. Le père, mais aussi, dans une logique phallocrate totale, le grand frère, le frère et autres variations sur le thème du mâle. Le lieu de la religion incarnée, donc du politique et de la théocratie, c'est la cellule de base de la société: ni Platon - dans La République -, ni Hegel - dans Les principes de la philosophie du droit -, ni Mussolini, ni Hitler, ni Pétain et autres fascistes ne s'y trompent: tous savent que le début de la communauté, la généalogie de la collectivité se noue là, dans l'espace intime de la famille - la tribu primitive. Lire ou relire Engels et L'origine de la famille, de la propriété privée et de l'Etat pour s'en convaincre...

 

 

Quartidi 14 Brumaire

Illustration X - Droits réservés.