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18/12/2015

« Homo sapiens » ou « homo demens » ?

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Il en est fier Fafa, autant que François. N’ont-ils pas « sauvé la terre » par leur pugnacité lors de COP 21 ? Il serait temps. Mais peut-on vraiment y croire ? Bof… Les promesses rendent les enfants joyeux et rassurent les bons con-sommateurs.

 

« On va la refroidir la terre, mais si, mais si. En attendant, mangez de la merde, respirez l’air pourri et fermez vos gueules : on pense pour vous. »

 

Pourtant « ils » gueulent encore un peu. Marrant tous ces cris d’orfraie (au fait vous avez souvent entendu crier une orfraie, sorte de balbuzard ? Moi non plus…) autour des bidoches pourries que le bizenesse agroalimentaire nous enfourne dans le clapoir ! Tout aussi cyniquement marrant la « découverte » que les ouvriers, les voisins de parcelles agricoles et viticoles bourrées de pesticides chopent toutes les saloperies possibles, du cancer du foie, du pancréas à la parkinson ! Désopilant la fonte des glaciers, le saccage des forêts, la mise à mort de la biodiversité, les maladies environnementales et génétiques, la perte de fécondité (tant mieux !), les palanquées de maladies nouvelles et concoctées de toutes pièces, les cent mille molécules chimiques lâchées dans les sols, les eaux et les airs, les pesticides et biocides dans la rosée matinale et dans nos urines, les milliards de terriens souffrant chaque année les méfaits de la pollution, le recul des terres fertiles, les catastrophes « naturelles » de plus en plus nombreuses et meurtrières, et bientôt les hordes de réfugiés de l’environnement...

 

Et alors ? On découvre quoi ? Que ce poulet pelé qui se nomme – prétentiard et m’as-tu-vu – « homme sage sage » (homo sapiens sapiens) est LA calamité de la planète Terre. Il est gonflé le poulet pelé ! Ses « performances » sont particulièrement brillantes : hécatombes, holocaustes, exterminations, pogroms, génocides, guerres, invasions conquêtes à travers les siècles, puis déforestation, productivisme agricole, agro terrorisme, mort biologique des sols, désertification, sixième crise d'extinction massive d’espèces pour causes anthropiques, pollutions, réchauffement du climat, fonte des glaces, montée des océans, tarissement accéléré de toutes les ressources non-renouvelables, une planète bleue désormais en déliquescence... Cet incommensurable cortège de « réussites » est à porter à notre crédit. Et on en est fier en plus !

 

Exterminateur et invasif, Homo sapiens est la seule espèce de grande taille à avoir investi selon une croissance infernale la quasi-totalité des niches écologiques des autres espèces comme dit l’essayiste décapant Michel Tarrier. Nous sommes ainsi les auteurs du plus effroyable laminoir de biodiversité que l’on pouvait imaginer. Nous souffrons d’une incurable cécité écologique doublée d’un besoin maniaco-dépressif d’asservir, de dominer, régner, contrôler, ordonner, gérer, intervenir, décider, nous ne sommes bons qu’à saccager, détruire, modifier, altérer, uniformiser, aligner, nettoyer, vider, couper, tailler, tondre, scalper, raser, décapiter, brûler. Bref FAIRE CHIER ! Le plus souvent sans comprendre, sans donner, sans admirer et même sans regretter. Guerres et discriminations envers et contre tout, contre soi, contre l’homme, surtout contre « l’autre » et « le différent », contre les espèces non rentables, en un mot... contre la Nature. Sexisme contre l’autre sexe, racisme contre les autres races, spécisme contre les autres espèces, pillage du vivant réduit à la notion étroitement utilitaire de ressources, saccage des paysages défigurés en autant de formes géométriques écostériles. Avec un dépassement de 30% de la biocapacité planétaire, notre humanité s’est octroyé un crédit écologique qui est une fatale fuite en avant. Où est la sagesse ? Notre politique est bien celle de la terre brûlée. Ne rien laisser derrière soi qui puisse profiter à l’ennemi est une stratégie de guerre…totale. Mais quel est donc cet ennemi si exécré, sinon nous ?!!

 

Homo sapiens doit donc sa longue et envahissante existence à sa domination, jusqu'à extinction finale, sur son frère néandertalien. Oui, tonton Neandertal, celui que l’on présente comme une sombre brute, et qui a été littéralement bouffé par son cousin Cro-Magnon parce qu’il était gentil, altruiste, pacifique ! Depuis, sapiens demens, espèce mégalomane, a construit toute sa prééminence sur l'éviction ou la maîtrise des autres espèces. Pas étonnant que le monothéisme ait été plus tard son choix spirituel : « Tu seras la terreur du Vivant » ! Il le fut, il l'est, mais plus pour très longtemps. Car ce qui est pris n'est plus à prendre.

 

Comme dit l’ami Yves Paccalet, « L’espèce humaine disparaîtra ? Bon débarras… » Mais en attendant, elle lapinise l’espèce humaine ! Responsable des maux actuels infligés à la Terre, cette espèce-là pullule. Mais pour combien de temps ? Neuf milliards en 2050. Et après ? Ils mangeront peut-être, mais ils devront manger debout !

 

 

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16/12/2015

AUX CHIOTTES « STARWAR » !

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Assez ! Basta ! Ras les aliboffis de leurs amérikonneries, de leur « starehouare ». Non mais, ils ont touché la comptée les programmateurs des radios, des télés, les rédac-chefs des canards laquais ? Depuis quelques jours TOUS nous gonflent, en ouverture de JT ou à la Une des journaux avec ce bourrage de crâne imposé par « L'Empire ». L'empire de la konnerie, ouais !

 

Même au supermarché, on te donne, sans te demander ton avis, des vignettes imbéciles vantant l'offensive de désinformation étazunienne. Et les bons kons marchent. Et les responsables de l'information lèchent le cul de leurs maîtres en imposant des séquences de pube gratos pour cette hyper konnerie étazunienne appelée « Starwar ». Á hurler !

 

La culture est une des armes principales de la volonté de colonisation du monde par les États-Unis. Les films, les séries télévisées, les musiques sont plus efficaces que les F16 pour mettre la main sur les peuples et en faire de bons kon-sommateurs de merdes inutiles épuisant la terre, pour leur faire renier leurs propres culture au profit de cette sous-culture yankee. Combien de Michel-Ange, combien de Rodin, combien de Picasso étazuniens ?

 

Ne nous y trompons pas, il s'agit d'une énième manifestation de l’impérialisme étazunien qui sévit à tous les niveaux : industriel, commercial, militaire mais aussi et surtout culturel. On nous abreuve jusqu’à l’écœurement de ces films dégoulinant de cul-béniteries vantant les "valeurs" yankee, de ces sous-merdes des séries télévisées étazuniennes, qui – largement amorties au USA - arrivent par pleins cargos à prix cassés, ruinant ainsi la création française qui n’existerait plus sans les subventions gouvernementales. On nous emmerde jusqu’à en dégueuler de ces collections de bruits abrutissantes que les programmateurs – véritables collabos - déversent à pleins seaux dans nos pauvres oreilles et qu’ils ont le culot d’appeler « musique ». Et là, cerise sur l'estron, on nous impose cette merde emblématique de la sous-culture cocacola ! Et après ce lessivage de cervelles on s'étonnera que nous soyons assez kons pour voter Le Pen, Sarko ou Hollande ?

 

J'ai les portugaises quotidiennement agressées par des sous-merdes sonores appelées « musiques » et qui ne sont que des dégueulis bruyants : à savoir les horreurs de « musiques » anglo-saxonnes que nous déversent à plein tombereaux les programmateurs «musicaux » de ces stations de radios dites généralistes. Même les chanteurs français beuglent maintenant en globish et…sont récompensés par des « victoires de la musique ». Et encore j'évite comme la vérole les stations genre NRJ ou Skyrock !

 

Mais ne nous y trompons pas. Ce bourrage de crane s’accompagne d’une volonté de conquête, à la fois économique, politique et culturelle. D’où le terme d’impérialisme justifié notamment par les propos de divers responsables politiques anglo-saxons. On pense évidemment à Margaret Thatcher, qui déclarait en 2000, lors d’une conférence donnée aux États-Unis, que « le pouvoir dominant est l’Amérique, le langage dominant est l’anglais, le modèle économique dominant est le capitalisme anglo-saxon »  On connaît moins les propos tout aussi brutaux mais plus détaillés de David Rothkopf, un ancien responsable de l’administration Clinton, qui valent pourtant leur pesant de cacahuètes : « Il y va de l’intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais ; que, s’il s’oriente vers des normes communes en matière de télécommunications, de sécurité et de qualités, ces normes soient américaines ; que, si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains ; et que, si s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les Américains se reconnaissent… Les Américains ne doivent pas nier le fait que, de toutes les nations dans l’histoire du monde, c’est la leur qui est la plus juste, la plus tolérante, la plus désireuse de se remettre en question et de s’améliorer en permanence, et le meilleur modèle pour l’avenir ».

 

Bref, pour dire que cette colonisation « culturelle » et linguistique me gonfle les aliboffis à les faire éclater ! Mais dans quel pays vivons-nous ?

 

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15/12/2015

Le vent du boulet...

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"Avoir pour objectif, au premier tour de la présidentielle, d'être le deuxième derrière Marine Le Pen ! C'est à dégueuler !" C'est pourtant l'ambition de chiotte qui anime les états-majors politique des deux partis dits « de gouvernement ». Ont-ils vraiment rien compris ? Les cadors de ces partis, oui. Mais derrière, les choses changent.

 

Et ce changement vient d'où on ne l'attendait pas. Xavier Bertrand et Christian Estrosi remerciant sans barguigner les électeurs de gauche qui leur ont permis de battre le FN, c'est nouveau. Bertrand abandonnant tous ses mandats, et même sa candidature à la primaire à droite, pour se consacrer uniquement à la Région, ce n'est pas habituel. De même Estrosi rencontrant immédiatement son prédécesseur Vauzelles et exprimant sa volonté de travailler avec les élus du camp adverse qui l'a fait roi, ce n'est pas habituel non plus.

 

Ce fameux « changement » dont on nous bassine depuis des années verra-t-il le jour sous la pression marinienne ? Et pour quoi faire ? Quel est l'état des forces à la sortie de cette élection séisme ?

 

L'abstention, « premier parti de France ». Près de la moitié des électeurs ne s'est pas déplacée au premier tour, un peu moins au second. Qui sont ces abstentionnistes ? Les classes laborieuses et les jeunes. 60 % des ouvriers boudent les urnes, 70 % des jeunes de 18 à 24 ans font de même. Á l'inverse, 70 % des plus de 65 ans vont voter. Autrement dit les jeunes laissent les décisions qui concerneront leur vie à ceux qui sont en fin de parcours ! Le changement, ce serait de donner à ces classes désabusées quelques bonnes raisons d'exercer leur droit – et devoir – de voter.

 

Le F.N. Il est le battu-vainqueur de ce scrutin. Battu parce qu'il n'a gagné aucune région. Vainqueur parce qu'il a regroupé sur son nom autour de 7 millions de voix dans un scrutin pourtant boudé par presque la moitié des électeurs. C'est beaucoup. Mais pas suffisant. Le F.N. - il faut bien se reconnaître – mobilise ses électeurs plus que les autres partis. Il est sur une dynamique gagnante et la servilité des médias qui lui passe les plats lui permet de diffuser ses idées. Des idées piquées à droite et à gauche sans aucune cohérence ni fiabilité, mais qui attirent le gogo. Á côté de leur vieux fond fachisto-cul-béni, ils ont piqué le programme social du Front de gauche, la sortie de l'euro, le rejet de l'Europe des souverainistes, etc. Mais leur « programme » ne résisterait pas à la réalité du pouvoir. Ils ne franchiront jamais la dernière marche. Marine Le Pen ne sera jamais présidente de la république. Sauf si...

 

La droite. Elle est en pleine bagarre. La ligne « buissonnière » de Sarko – coller au plus près au FN pour lui siphonner son électorat – est ouvertement mise en cause par les cadors du parti. Avec 7 régions sur 12, elle a gagné. Mais deux de ses victoires sont dues...aux électeurs de gauche qui, eux, n'ont pas hésité à se salir les pognes en votant pour l'adversaire afin de l'aider à vaincre l'ennemi. Ni Bertrand, ni Estrosi, ni Pécresse n'accepteront de rester au rang de godillot au service des ambitions personnelles du grand homme à talonnettes... Et que dire de Juppé, Kossiusko-Morizet, Raffarin, Lemaire, Wauquiez ? Fini l'homme providentiel et le petit doigt sur la couture du pantalon. Un courant du parti, à trop vouloir coller au FN, sera absorbé par lui. L'autre retrouvera-t-il ses racines gaullistes en s'ouvrant à la « droite de la gauche » pour former une grande alliance d'union nationale à l'allemande ?

 

Le parti socialiste. Il n'a plus de socialiste que le nom. Son électorat n'est plus, depuis longtemps, celui des « masses laborieuses » mais celui des fonctionnaires, enseignants, classes moyennes. Plus d'ouvriers, quelques employés, plus de paysans, beaucoup de retraités, presque pas de jeunes. Ses gens « de gauche », de Montebourg à Aubry, soit ont quitté le navire, soit n'ont pas eu les couilles d'affronter la Marine ! Un parti de ramollis et de notables concernés avant tout par la conservation de leurs petits avantages. Un parti qui voit son avenir dans...Macron, le grand ami du Medef... Bonjour la dynamique « de gôôche ». Ses forces les plus à droite pourraient retrouver la « gauche » de la droite pour cette fameuse (ou fumeuse) grande alliance nationale.

 

La gauche de la gauche. Inaudible dans cette campagne. Inexistante dans les urnes. Aucune campagne commune, aucun drapeau unitaire. Mélenchon, lucide et abattu, en tire lui-même l'amer bilan : « en additionnant toutes les variétés de listes contenant tout ou partie de Front de Gauche, on arrive péniblement à 1,4 million de voix. C’est l’étiage du Front de Gauche depuis sa création. Très loin des 4 millions d’électeurs que nous avons réunis à la présidentielle en 2012. (.../...) Un tiers des électeurs du Front de Gauche qui s’était quand même déplacé aux européennes n’est plus venu voter cette fois-ci ! Là encore, c’est le taux le plus fort parmi les différents électorats. » Les écolos ne valent pas mieux, tiraillés dans des querelles d'ego et d'ambitions personnelles. Un seul de cette mouvance tire son épingle, c'est Onesta qui à la tête d'une liste d'union des gauches, a réuni 10 % des voix en Languedoc-Midi et permis à la gauche de gagner en fusionnant sa liste avec celle du parti socialiste.

 

Alors, la prochaine échéance sera-t-elle la bonne pour Marine Le Pen – et la catastrophe pour la France ? Á mon humble avis, NON ! Parce que les Français ont montré qu'ils ne voulaient pas que le FN « brise le plafond de verre » (c'est nouveau, ça vient de sortir dans la nov'langue politico-médiatique) des 50 %.

 

Sauf si les partis « de gouvernement » montrent qu'encore une fois, malgré leurs belles paroles la main sur le cœur, ils n'ont rien compris et que rien de change.

 

Et si face à la patronne du F.N. – que tout le monde semble accepter de voir arriver en tête du premier tour ! – on retrouve les duettistes les plus rejetés par les Français et qui ont fait la preuve de leur nullité : Sarkozy et Hollande.

 

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08/12/2015

Les hémorroïdes de la démocratie.

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Coups de mentons virils, paroles définitives, appel aux valeurs de la république... Vals et Sarko ont joué à la perfection leur rôle de duettistes. Tremblez braves gens. Où votez pour nous : la peste brune est aux portes du pouvoir ! Mais il faut raison garder et relativiser les chiffres qui sont loin de comptabiliser un ras-de-marée FN. Le premier parti de France n'est pas le parti de la SA Le Pen and C° mais le parti des grévistes de l'élection, encore appelés abstentionnistes, soit 22,4 millions des inscrits, auxquels il faut ajouter 900.000 votes blancs et nuls. D'accord, le FN arrive en tête dans six des douze grandes régions de la métropole. Il comptabilise 6 millions de voix et gagne 1,3 millions de voix par rapport aux européennes de 2014. Mais 28 % de la moitié des inscrits, cela ne fait que 14 % des Français en age de voter.

 

Malgré des succès incontestables, la montée du parti d'extrême-droite n'est pas irrésistible. Bien sûr les assassinats du 7 janvier et les attentats du 13 novembre, cristallisant les peurs, ont apporté de l'eau au moulin du FN. Mais le déni de réalité des partis classiques et surtout des partis de la gauche vrai face aux problèmes – vrais ou fantasmés – ressenti par la population concernant l'immigration et l'islam lui ouvre un boulevard. Et que dire des « idiots utiles », des crétins complices, intellos autoproclamés qui à longueur de colonnes et de plateaux télés lèchent les babouches des tueurs d'allah...

 

Mais cela n'explique pas tout. L'arbre vénéneux FN plonge ses racines ailleurs.

Au plan national :

- Un chômage qui ne cesse de progresser depuis une dizaine d'années, avec 3,6 millions de travailleurs sans aucune activité et bien plus si l'on considère ceux qui ne connaissent que de petits boulots épisodiques et mal payés.

- Des gouvernements successifs qui n'offrent d'autres perspectives que l'austérité, le saccage des services publics, le détricotage des lois sociales, la soumission aux diktats de la « concurrence libre et non faussée »...

- La mainmise vorace sur les richesses du pays par une petite fraction de la population amplifiant d'autant des inégalités devenues insupportables.

 

Au plan européen :

- Des institutions antidémocratiques au service unique de la finance et des multinationales, brutales avec les pays pauvres (le traitement de la Grèce est ahurissant) et laxistes avec les riches, Allemands en tête.

- Des membres trop nombreux, hétéroclites, incapables de proposer autre chose que d'imposer la concurrence « libre et non faussée », sociale, fiscale, économique, de conditions de travail, montant les citoyens européens les uns contre les autres.

- Aucune politique extérieure claire et cohérente face aux menaces découlant d'un foutoir géopolitique tant au Moyen-Orient qu'en Afrique où guerres civiles et régimes corrompus jette des millions de malheureux dans le désarroi et le risque de mort.

- Avec pour conséquence un flux migratoire torrentiel que l'Europe s'avère incapable de réguler. Et qui nourrit la montée des extrêmes-droites partout en Europe.

 

Mais, nous – tous ceux et celles qui prétendent vouloir proposer une alternative à ces politiques d’inégalité, d'austérité, de gestion financière de court terme – nous montrons incapables de séduire les électeurs. C'est dur à admettre, mais les urnes sont sans pitiés. Les listes de la gauche autre que socialiste (Front de gauche, écolos, communistes, etc.) ont perdus 1,2 million de voix par rapport aux régionales de 2010. Rivalités d'ego, luttes d'appareils rendent cette gauche incapable d'incarner un espoir, encore moins une alternative. La triste réalité, dure à avaler, c'est que les ouvriers, les employés, les paysans se réfugient dans l'abstention ou – pire et qui devrait interpeller méchamment les « dirigeants » - ont rejoint le F.N....

 

Pas de Syriza ni de Podemos en France... Á la place, le F.N. : les hémorroïdes de la démocratie !

 

Mondo cane...

 

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07/12/2015

Vague bleu marine. La part du feu...

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On va tous les entendre, la main sur le cœur, jurer de tout faire pour faire barrage à la clique Le Pen and Co. Dans le Nord - pays de Maurice Thorez, de Guy Mollet et du général De gaulle – comme en Provence, les drageons du vieil arbre vénéneux ont essaimé des pousses vigoureuses. Et la semaine prochaine, il est possible que ces deux régions soient dirigées par le F.N... Comment en est-on arrivé là ?

 

Ils ont bien joué les Le Pen and Co. Père, fillille, petite-fifille... Fifille a une ambition affirmée : arriver au pouvoir. Papa Schultz Le Pen, lui, voulait surtout choquer, provoquer, faire peur, planter la merde. Il y est arrivé, bien aidé dans sa tâche par les partis de pouvoir (UNR, RPR en leurs temps, UMP, PS) qui y voyaient un repoussoir pratique et une façon efficace – pour le PS – de séparer électoralement les voix de la droite ; pour la droite « républicaine » un réservoir d'idées (!!??) et de voix. Les merdias, depuis des décennies, lui ont fait la courte échelle parce que c'est « un bon client » !

 

Puis Fifille vînt. Avec pour ambition de gagner. Et pour ce faire, il lui fallait fabriquer une « honorabilité » à la boutique de la famille. Portée par des résultats électoraux incontestables, la nullité crasse des deux derniers présidents qui ont déconsidéré les partis dits « de gouvernement » lui donne des ailes. Mais pour arriver au sommet, il lui fallait d'abord « dédiaboliser » son parti et donc glisser sous le tapis tous les thèmes qui ont fait son succès (racisme, antisémitisme, etc.). D'où l'opération montée avec « popo » Jean-Marie : à lui de ressortir tous les poncifs nauséabonds qui ont fait son succès, à elle de « dénoncer » ces excès et ainsi laver son parti de tous les relents sulfureux qui lui sont attachés comme le morpion sur un pubis de moine ! En faisant leur cinéma qui ont enchanté les canards laquais et les merdias. Objectif tactique : vider l'UMP de sa substance pour devenir le parti dominant de la droite, tremplin vers le Pouvoir. Objectif atteint.

 

Regardez ce qu’est devenu la France avachie par Sarko puis Hollande. C’est celle des égoïstes et des bouffeurs de hamburgers (mange-merde), repliés sur leur petit confort pour ne pas voir crever de faim les SDF du coin de la rue, ceux qui ont choisi l’égoïsme au lieu de la solidarité, celle de ceux qui ferment les yeux sur les licenciements tant que leur emploi n'est pas menacé, qui refusent de se syndiquer par peur de compromettre leur carrière, celle des fayots qui n'hésiteront pas à prendre la place de leur collègue plutôt que de perdre la leur, celle des abrutis qui admirent des demeurés qui gagnent des milliards en tapant dans un ballon ou en se trémoussant sur un plateau de télévision avant de planquer leur fric en Suisse, celle de ceux qui s’extasient devant des comédiens qui leur font croire à une réalité virtuelle à l’eau de rose dans des feuilletons stupides.

Bref, c’est la France franchouillarde des médiocres, basse et moutonnière, qui n’a même plus le courage de relever la tête devant l’affront que lui font ceux qui, sous couvert de construction européenne ou de mondialisation, lui tondent la laine sur le dos.

« La France a peur » disait en son temps un célèbre présentateur télé. Et, en quête de protection, elle se jette dans les bras de celui – ou celle – qui montre le plus de muscles.

Elle a peur des licenciements, elle a peur de l'Europe, elle a surtout peur, depuis les massacres récents des innocents, de cette peste verdâtre montant inexorablement depuis les mondes islamiques à l'assaut de nos contrées repues.

Elle a peur que l'on change notre mode de vie, notre manière de vivre ensemble, notre façon unique de se disputer tout en trinquant ensemble, notre capacité flamboyante de dire merde à tous les dieux en éclatant de rire.

Et ça, personne parmi les partis « traditionnels » n'a voulu le prendre en compte. Le laxisme, les reculades perpétuelles devant les provocations islamistes, l'abandon de territoires entiers de la république ont déconsidéré les paretis dits « de pouvoir ».

Dès lors, comment faire semblant de découvrir qu'on a abandonné ces thèmes aux pires marchands d'illusions ? Et que cette veulerie a fait le lit du parti de la haine ?

Cette situation, hélas, n'est pas particulière à la France. Toute l'Europe voit avec stupeur la montée des partis d'extrême-droite. Une Europe sans défense, sans idées, sans frontières, sans dessein, proie juteuse pour les hordes mahométanes qui rêvent de se venger de la bataille de Lépante et du siège de Vienne.

Il faut tout de même raison garder. Le FN à la tête de deux régions ou plus ? Eh bien on les verra le nez dans le cambouis. On verra ce qu'ils sont capables de faire sans beaucoup de risques, le pouvoir des régions étant très secondaire. Et beaucoup d'enragés du bulletin bleu marine ne tarderont pas à déchanter...

C'est la part du feu. Il vaudrait mieux que ce soit dans quelques régions qu'au prochain scrutin, le seul décisif dans notre cinquième république vermoulue...

 

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03/12/2015

Zuckerberg, Bill Gates, grands philanthropes ou cyniques filous ?

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Ils sont pas beaux ? Ils sont pas mignons ? Ah ! Quel joli petit couple étazunien avec leur premier bébé. Ils sont craquants. Et quelle formidable générosité : Mark Zuckerberg, patron fondateur de Facebook, fait don de 99 % de sa fortune à sa toute nouvelle fondation, la « Chan Zuckerberg Initiative ». Une « montagne de sucre ». 45 milliards de dollars ! Plus que le PIB du Cambodge. Et tout ça pour faire le bien dans le monde. Suivant en cela l'exemple du héros de son enfance, le très aimé philanthrope Bill Gates. Merveilleuse Amérique ! Phare du monde. Axe bienveillant de la galaxie. Modèle exemplaire pour le reste du monde. Mouais... Tè ! Fumes...

 

Tiens, parlons-en de Bill Gates et de sa « formidable » fondation. Parlons-en de cette admirable philanthropie des milliardaires étazuniens.

 

Pour les milliardaires étazuniens, il y a quelques bonnes raisons de créer une fondation philanthropique :

- Fiscalité très, très avantageuse accordée aux capitaux placés dans une fondation à caractère caritatif.

- Excellente image de marque pour le ou les fondateurs.

- Surtout l'article 501c3 du code des impôts étazunien qui permet des exonérations importantes et depuis 1981, énorme cerise sur le gâteau : elles sont seulement tenues à un minimum de distribution égal à 5 % de leur dotation !

Pour la fondation de notre bon Bill et de son adorable femme Mélinda, dotée de 100 milliards de dollars, cela représente dans les 5 milliards de dollars. Une belle somme qui va servir au « bien-être » des plus défavorisés, notamment en Afrique. Seulement il reste 95 % des capitaux de la Fondation. Autour de 95 milliards de dollars qui échappent totalement à l'impôt étazunien ! Cette montagne de thunes est gérée et investie par un cabinet propre à la fondation : « Cascade Investment LLC ». Et puisqu'il s'agit d'une fondation « caritative », ce cabinet n'est pas tenu de divulguer ce que sont ses activités !

Résultat : 5% des fonds va à des causes « humanitaires » et le reste, les 95 %, ils vont où ? Devinez ? Dans les industries pétrochimiques et pharmaceutiques. Autrement dit et pour faire simple les pesticides et les vaccins. Une part conséquente de ces fonds « caritatifs » est aussi utilisé pour la propagande au sujet des belles actions présumées de la Fondation. Ben voyons, la pube grassement mais judicieusement délivrée vous met les canards-laquais dans la poche ! Voilà qui explique la dégoulinante obséquisité des commentateurs télé et radio, bavant devant la « générosité » de Zuckerberg. Bourrage de crâne révoltant, surtout sur des antennes publiques.



La Fondation Gates, appuyée par les États-Unis, s’est opposée à une politique nutritionnelle contraignante proposée par l’ONU en vue de réduire les sucres, le sel et les matières grasses saturées dans les aliments préparés. Or la Fondation Gates possède 10 % des actions de Coca-Cola, premier responsable de l'épidémie d'obésité mondiale ! La même fondation en collaboration avec la Fondation Rockefeller promeut les semences OGM dans les pays africains auxquels elle accorde une aide agricole alors qu’elle a investi 23 millions de dollars dans l’achat de 500 000 actions Monsanto en 2010 !



On est rassuré. Les banksters internationaux, Rockfeller et les autres font partie du club et à sa tête la fondation Gates qui pousse et se focalise sur la fabrication de vaccins. Marché plus que juteux.

On peut me rétorquer que la vaccination des enfants du monde entier et surtout dans les pays pauvres sera un bien. Certes, mais les méthodes employées sont en réalité des méthodes de voyous sous des façades altruistes.

Par l'achat de 500.000 actions de Monsanto, la Fondation Bill et Melinda Gates, a complètement jeté le masque de la « philanthropie. » Encore une association qui ne surprendra guère. Il s'agit d'un mariage entre deux monopoles des plus cyniques de l'histoire industrielle : Bill Gates contrôle plus de 90 % de part du marché de l'informatique propriétaire et Monsanto environ 90 % du marché mondial des semences transgéniques et la majorité des semences commerciales du monde. Bonjour la philanthropie...
Où va ce pognon ? La plupart des « dons » des milliardaires à leurs fondations finissent par favoriser leurs investissements commerciaux. Quoi qu'il en soit, ce ne sont absolument pas des « dons » puisque au lieu de payer des impôts à l'État, les « Fondations » investissent les bénéfices des entreprises mères là où c'est favorable économiquement, y compris dans la propagande sur ses bonnes intentions présumées. Ces « dons » financent au contraire des projets aussi destructeurs que la géo-ingénierie ou le remplacement des médicaments de la communauté naturelle par des médicaments brevetés de haute technologie dans les régions les plus pauvres du monde.
Comme Monsanto, Gates est aussi engagé dans une tentative de destruction de l'agriculture rurale dans le monde, principalement à travers " l'Alliance pour une révolution verte en Afrique " (AGRA). Il fait office de cheval de Troie dans le but de déposséder les agriculteurs pauvres africains de leurs semences traditionnelles, afin de les remplacer d'abord par des semences de leurs compagnies, et ensuite par des semences génétiquement modifiées.
Alors des « philanthropes » comme Bill Gates et Marc Zuckerberg - patron de Facebook, fille putative de la CIA - j'en fais de biens moulés tous les matins...
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02/12/2015

Du pétrole estampillé Daech dans nos réservoirs ?

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« Lorsqu’il y a de la merde quelque part, il y a toujours du pétrole derrière ! » Partant de ce principe de réalité, il est évident que derrière l’état islamique, derrière les gesticulations aériennes de la « coalition » étazunienne, derrière les frappes russes, il y a le pétrole !

 

Et du pétrole, il y en a à profusion dans ces régions : les sites pétroliers syriens de Deir al-Zour, de Hassaka, de Mossoul, de Salahuddin. Tout ça sous contrôle de l’état islamique ! Bon, d’accord, du pétrole, il y en a, mais encore faut-il l’extraire et l’acheminer vers…les clients ! Les bombes étazuniennes semblent éviter soigneusement les puits de pétrole (Eh ! Faut pas casser ce qu’on entend bien récupérer…). Les champs pétrolifères et les installations n’appartiendraient pas à Daech, mais serait momentanément monopolisées par lui. En clair, les actionnaires privés ne seraient pas favorables à ce que cela soit pris pour cible, et risqueraient bien de se retourner contre les auteurs de bombardements en cas de destruction.

 

Quant à l’acheminement, il passe par des réseaux bien rodés datant de l’invasion étazunienne de l’Irak et de l’époque du plan « pétrole contre nourriture ». Ce plan, supervisé par l'ONU, a été mis en place pour subvenir aux besoins humanitaires des Irakiens après que le pays a été sanctionné économiquement. Entre 1996 et 2003, Bagdad pouvait vendre tous les 6 mois pour 2 milliards de dollars de barils à condition d'allouer les recettes à la population. Sauf que le gouvernement de Saddam Hussein a alors mis en place un vaste système de corruption et de réseaux pour détourner le plan. Daech – dont l’ossature s’appuie sur les cadres de l’administration et de l’armée de Saddam - ne fait qu'utiliser les anciens canaux parallèles qui existaient a cette époque. Deux tiers du pétrole de Daech passe en Turquie à travers des circuits à la tête desquels on trouverait, disent les mauvaises langues, quelques hauts dignitaires du régime turc.

 

Aujourd'hui, ces réseaux parallèles se situent en partie le long de la frontière turque. Et cela s'explique notamment par deux raisons. Premièrement parce qu'en Turquie le prix du pétrole est élevé, précise Pierre Terzian de Pétrostratégies. Selon lui, c'est d'ailleurs ce pays qui est le premier destinataire du pétrole du groupe jihadiste. « Daech a la possibilité d'écouler ses stocks en Turquie, du sud jusqu'au centre du pays.  Si de gros volumes sortent de Syrie, ils sont écoulés en Turquie ». Il est vrai que la frontière est très « poreuse » entre la Syrie et la Turquie. Maquiller l'origine d'un pétrole est très faisable. Deux solutions: soit le mélanger avec un pétrole « identifié » soit en détruisant les preuves de son origine c'est-à-dire en falsifiant le certificat d'origination. Et vu que ce dernier est délivré par les chambres de commerce locales, on imagine bien les fraudes qui peuvent exister.

 

Le pétrole est acheminé par camions vers le terminal pétrolier de Ceyhan - grand hub pétrolier turc par lequel transite également le pétrole des pays du Golfe - d’où il est chargé avec des certificats d’origine parfois un peu baroques, sur les tankers qui les livrent à leurs ultimes destinataires. Après souvent plusieurs changement de mains… Comme il est vendu à prix cassés (50 % du prix de marché), on en trouve vraisemblablement dans nos stations services !

 

La destruction par nos pilotes des convois de camions citerne partant des territoires conquis par Daech et à destination de la Turquie serait-elle tabou ?

 

Allons ! Allons ! C’est du mauvais esprit ça, Victor !

 

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01/12/2015

CHAUD ! CHAUD DEVANT ! CHAUD ! Quel développement pour l’Afrique ?

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L'Afrique est une des clés de la réussite ou non du grand raout de la COP 21. De par la progression géométrique de sa population à comparer avec la progression arithmétique de ses ressources vivrières. Avec pour conséquences évidentes une pression toujours plus grande d'une émigration d'une partie de sa population vers l'Europe. Pression migratoire qui ne pourra se réguler qu'en mettant sur pied un véritable plan de développement de l’Afrique sur place. Encore faudrait-il que ces pays soient en paix… Entre eux et à l’intérieur de chaque pays. Ce qui n’est pas le cas et même l’exception. Et ne nous faisons pas d’illusion : il n’est pas dans le pouvoir de l’Europe de pacifier ces régions. François « Normalou » Hollande en sait quelque chose. Merci à Sarkozy à qui nous devons – entre autre - le foutoir libyen.



Un plan de développement efficace doit être débarrassé du racket et de l’exploitation par les multinationales des ressources gigantesques de cet énorme continent. Dehors Areva ! Où paye. Dehors Bolloré ! Ou paye. Dehors Total ! Ou paye. Dehors Nestlé ! Ou paye. Dehors Bill Gates ! Ou paye.



L’Afrique attire les « investisseurs » internationaux. Mais pour quel développement ? Pour un développement prédateur, néo-colonialiste. Ces firmes-voyous saccagent les forêts, extraient les arbres les plus rentables, puis déboisent et plantent des palmiers à huile. Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoie à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe. Le « progrès » des tracteurs a ruiné l'agriculture vivrière en détruisant la mince couche de terre arable patiemment fabriquée par des générations de petits cultivateurs. Oui mais ça engraisse Deutz, McCormick et autres...



Les firmes-voyous qui néo-colonalisent l'Afrique – françaises, européennes, étazuniennes et maintenant surtout chinoises - extraits les minerais d’uranium, de cuivre, de cobalt, d’or, de diamants et laissent une terre ruinée de latérite stérile et polluée. Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoie à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.

 

Á côté des firmes-voyous, il y a les états-voyous, états voleurs de terre : (Chine, Corée du Sud, Arabie saoudite, Libye, Qatar, etc.) et les investisseurs-voyous privés (fonds de pensions, banques, etc.). Ces bandits achètent la terre, le territoire, envoient les bulldozers, saccagent, défrichent, font fuir les paysans avec l’aide musclée des potentats locaux à la patte grassement graissée, puis plantent des cultures d’exportation (cacao, arachide, café, riz, fleurs). Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoie à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.



Et que dire de ce pillage des élites africaines ?! « Il y a plus de médecins béninois en région parisienne que dans tout le Bénin », disait ce matin une auditrice sur France-Inter. Il en est de même pour les ingénieurs et les techniciens pourtant indispensables au développement de ces pays.



Au lieu de cette économie de prédation, ne vaudrait-il pas mieux mettre en place une réforme agraire en expulsant les grands propriétaires terriens pour partager, avec le soutien financier et réglementaire de l’État, les terrains en petites exploitations principalement axées sur les cultures et l’élevage vivriers ?! Il y aura forcément une faible productivité, mais tant mieux : ça donnera du travail aux populations locales. Mais attention au syndrome « Zimbabwe » ou une réforme agraire de ce type mal menée a ruiné le pays…

 

Ne vaudrait-il pas mieux mettre en place de petites unités industrielles locales, directement en prise avec les besoins locaux : fabrication d’outils, de vêtements, de biens de consommation, d’habitations préfabriquées, de véhicules bon marché adaptés au pays, etc. ?! Et même les pousser à exporter mais en assortissant ce développement local d’un indispensable protectionnisme vis-à-vis de la concurrence des grands pays développés qui subventionnent leurs exportations, refilent aux Africains leurs produits de seconde zone et tuent ainsi dans l’œuf toutes les initiatives locales.

 

Ce modèle de développement, aux antipodes de celui proposé, imposé plutôt par les organisations prédatrices que sont le FMI (Fond Monétaire International), la Banque mondiale, l’OMC (Organisation mondiale du commerce), a réussi il y a quelques décennies en Corée du Sud, en Malaisie, au Vietnam.

 

Ne serait-il pas plus réaliste, et efficace, de s’inspirer de ce qui a réussi ailleurs plutôt que de laisser la bride sur le cou à toutes ces institutions, multinationales et États nuisibles ? L’acceptation les investissements des états et firmes prédatrices devrait s’assortir d’un accord de ce genre : sur 1000 que vous investissez, on vous en concède 500 pour vos cultures exportatrices, mais on vous impose d’investir 500 pour le développement de cultures vivrières à travers une aide financière et technique aux petits paysans locaux. Et idem pour les implantations industrielles venant en appui de l’artisanat et à la petite industrie locale. Pour que ça rapporte enfin aux Africains, que ça leur rende la fierté de leurs pays, et que leur enlève de l’esprit ce mirage qui les envoient, à travers déserts et Méditerranée, vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.



On nous rétorquera que l’argent de l’aide internationale coule à flot en Afrique… Mais il coule dans quelles poches ? Car peut-on envisager un tel développement positif avec des dirigeants et des administrations corrompus jusqu’à la moelle ? Mais qui dit corrompus dit corrupteurs. Et les corrupteurs, qui sont-ils ? Et où sont-ils ? Devinez… En plus, il faut relativiser cette aide financière. Elle est actuellement inférieure au transfert d'argent provenant de la diaspora africaine en Europe...



Enfin, il est une question taboue qu’il faut pourtant bien aborder : les bienfaits de la médecine moderne ont fait chuter heureusement la mortalité infantile. On s’en réjouit. L’espérance de vie s’en est trouvée allongée. Et donc la démographie a explosée tandis que la production restait au niveau d’une agriculture de subsistance, elle-même ruinée par les exportations subventionnées de produits européens.



Conclusion : une aide massive ne s’évaporant pas dans des poches corrompues doit se conjuguer avec une régulation efficace de la surpopulation. Les Chinois l’on fait, les Indiens tentent de le faire. Mais, au-delà de toute coercition, la manière la plus efficace de limiter les naissances, c’est l’éducation.



Faute de résoudre ce double défi : développement économique de l’Afrique et limitation des naissances, l’Europe va se trouver confronter, dans les décennies qui viennent, à une gigantesque question migratoire. Qui ne se résoudra pas avec le sourire…



Ne jamais oublier les paroles de Boumedienne qui déclarait, en 1974 devant l'assemblée de l'ONU: « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour faire irruption dans l'hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c'est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire. »



Par ailleurs, et pour finir sur une note positive, merci à Borloo de se décarcasser pour donner « la lumière pour tous » les Africains.



« Chaud ! Chaud devant ! Chaud ! »

 

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30/11/2015

Au bistro de la Toile : COP 21, lapinisme,vin

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- Ça y est les soiffards, c’est parti pour le grand raout de la terre qui chope la fièvre. 150 chefs d’États. Un bordel pas possible à Paris. Avec l’ombre des tarés nazislamistes qui plane. Au fait, c’est tout bon pour les mastroquets le réchauffement climatique : si les gens ont trop chaud, ils auront soif, et alors ils viendront au bistro !

 

- T’entend Bert. Ce puteng de Loulle, finalement c’est un grand optimiste : il voit le bon côté des choses… Surtout pour son portefeuille.

 

- Attend, Victor, ils nous gonflent les aliboffis avec des conneries qu’on n’y comprend rien. On parle de la montée du niveau de la mer en 2100, du risque d'avoir une concentration de CO2 de 850 ppm dans l'atmosphère en 2050... Moi, pour tout te dire, j’y comprend nibe et je m’en fous complètement de se qui se passera en 2100. Y a longtemps que je fumerais les pissenlits par la racine !

 

- C’est vrai que toutes ces abstractions ne mobilisent pas trop. Tout le monde s’en fout. Seulement le bordel qui va résulter du changement climatique, ce sera du concret : une affaire de territoire, de nourriture, d’air, de terres. Le changement climatique n'a d'intérêt que pour les sociétés et les cultures. La terre s'en fout, elle, du changement climatique ! Elle en a vu d’autres. Et si l’humanité disparait, elle n’en crèvera pas pour autant ! Nos économies occidentales sont les véritables responsables de cette merde climatique. Á partir du moment où, en un siècle environ, on renvoie dans l’atmosphère des gaz que la nature a mis des millions d’années à transformer en pétrole et en charbon, faut pas s’étonner si le climat tend à redevenir ce qu’il était à l’époque du carbonifère : une étuve.

 

- Bon. On aura un peu plus chaud ? On mettra la clim. Les palmiers remplaceront les vignes ? On boira du vin de palme. Le pétrole manquera ? On roulera dans des bagnoles électriques…

 

- Voilà. Le changement climatique est là, dans la tête des gens. Mais beaucoup, comme toi Loulle, semblent croire qu'ils pourront continuer à vivre comme ils le font aujourd'hui, s'ils consentent à quelques ajustements techniques. Ta bagnole électrique, c’est bien, mais d’où elle viendra ton électricité ? Il serait peut-être plus malin de réfléchir à l’utilité des déplacements ! De l’utilité de faire venir sur nos tables de l’ail de Chine ou du raisin du Chili. De l’utilité de prendre sa bagnole pour aller se goinfrer de conneries dans ces temples de la consommation que sont les hypermarchés et les zones commerciales. De la pertinence d’avoir son lieu de vie à des dizaines de kilomètres de son lieu de travail. Tout est à repenser. Mais il est plus facile de se laisser bercer par les propos rassurants de nos gouvernants car ce que nous rabâchent depuis des années les lanceurs d’alerte est trop énorme. Il s'agit de conclusions révolutionnaires pour nos sociétés et les conséquences sont trop désagréables pour être abordées de front.

 

- Bof… Et alors, qu’est-ce qui va se passer ?

 

- Nous appartenons aux pays les plus riches du monde. Mais le nombre de ces « happy few » va décliner dans les années qui viennent, avec la poussée démographique mondiale. Les habitants des pays industrialisés représentent aujourd'hui environ 20% de la population mondiale, représentant 95% de la richesse mondiale. Dans 10 ans, ils ne seront plus que 17%. Qui veut abandonner ça ? Nous en profitons. C'est très confortable d'être là où nous sommes. Seulement les 80 % que nous pigeonnons, ben, ils sont aussi kons que nous, ils veulent tout simplement faire comme nous, vivre comme nous, se goinfrer comme nous, saloper la planète comme nous et si nécessaire prendre notre place. Par la force. On se farcir déjà les réfugiés de guerre, mais les réfugiés climatiques qui vont arriver, vous croyez qu’ils seront tout doux et tout gentils ? Et vous pensez que nos sociétés vieillissantes et repues seront en mesure de les arrêter ? L’avenir, il risque d’avoir un goût de sang. Mais le danger ne viendra pas seulement de l’extérieur. Tous les problèmes que nous connaissons vont s'accentuer : la pénurie de nourriture et d'eau, les inégalités... Le climat sera à l'origine des guerres du XXIe siècle. Au sein de nos sociétés, les inégalités générationnelles vont devenir conflictuelles. Parce que c'est la première fois de l'histoire moderne que nous exploitons à ce point les ressources des générations à venir. Nous vivons à crédit. En bouffant le pain de nos enfants ! Et ils nous le feront payer cher. Enfin, il y a un autre problème, plus important que tous les autres car il les soutend…

 

- Ah ! Encore ? C’est quoi ?

 

- C’est le lapinisme Loulle. C’est le lapinisme. L’homme et sa copine la femme ne pensent qu’à baiser ! Et c’est très bien. Mais si on baise non pas seulement pour se régaler la viande mais pour mettre la petite graine, ben, comme les lapins, on pullule (j’ai pas dis on pue Loulle !).

Sais-tu, Loulle, et toi aussi Bert, que pour chaque battement de ton palpitant, trois bébés naissent quelque part dans le monde ! Essaye d’imaginer ce fleuve, cette marée de nouveaux venus braillards sur cette pauvre boule puante qu’on appelle Terre ! Ouais, me direz-vous. Mais pendant ce temps, il y en a un paquet qui passent l’arme à gauche et vont servir de patapon aux asticots. Allez les vers ! C’est vrai. Mais il n’en meurt qu’un lorsqu’il en naît trois ! On est loin du compte… Trois marmots par seconde qui réclament tout de suite à bouffer. Soit 180 par minute, 260.000 par jour, 95 millions par an, autant que la France et l’Espagne réunies. Et comme il ne meurt « que » 35 millions d’homo sapiens (homme sage ! ! ? ?) par an, ça nous laisse un confortable « bénef » d’environ 60 millions supplémentaires chaque année — l’équivalent d’une France ! — de bouches à nourrir… Comme ces bouches viennent principalement dans des pays où on crève déjà de faim, vous voyez le tableau. Et comme ces pays, qui sortent de la misère, comme la Chine actuellement et l’Inde, veulent accéder au « progrès » que représente la manière de vivre occidentale, ça va en faire des bagnoles qui cracheront leurs gaz pourris, des forêts qu’il faudra couper pour leur fournir des salons de jardin en teck et des tonnes de pubs débiles, des poissons qu’il faudra pêcher pour leur procurer du patapon pour leurs chien-chiens… Vive la croissance ! « Croissez et multipliez-vous » qu’il a dit l’Autre. Ouais. Jusque dans le mur. Et le mur, ce sera un coquetèle agréable de guerres pour l’eau, de catastrophes naturelles, de bonnes et belles épidémies… Tout ça orchestré par de gras et gros dictateurs qui pueront autant du cerveau que des pieds !

 

- Puteng, Victor. Tu nous la fais raide là. C'est vrai que ça fait du monde. Ils mangeront peut-être, mais ils mangeront debout ! Tè ! Buvons un coup pour oublier…

 

- Á la nôtre. Bientôt, Loulle, tu pourras vendre des vins scandinaves, belges ou anglais !

- Dieu – enfin, Bacchus! - me garde, Victor ! Ne profère pas des insanités pareilles!

- Pas du tout Loule. Des gens de l'Inra se sont penchés sur le problème et ils estiment que la précocité des vendanges - et la teneur à l'alcool qui en résulte - sont liées au réchauffement climatique, un phénomène susceptible de bouleverser la viticulture traditionnelle qui pourrait aller jusqu'au « grand chambardement ».

- Què chambardement?

- La date des vendanges est liée aux températures d'avril à septembre. Les études agronomiques mais également historiques le confirment : l'avancée actuelle est liée en quasi-totalité au réchauffement climatique. Dans le temps, lors des années froides, c'était la catastrophe, il fallait mettre du sucre dans le vin qui n'était pas suffisamment alcoolisé ; c’était la « chaptalisation ». Mais depuis dix ans, on constate une augmentation du degré alcoolique des vins, c'est très net, partout. Ce qui était du 11 degrés avant, c'est du 13 degrés maintenant. Et chez nous, c'est même du 14 et 15°. Ça pose problèmes...

- Eh! Même les gens qui ont le gosier en pente, comme toi, lèvent moins facilement le coude à l'heure de l'apérobic. Pauvre de moi...

- Les professionnels du vin sont inquiets. Dans un premier temps, un léger réchauffement climatique c'est plutôt positif pour le vin. Jusqu'à 1 ou 2 degrés Celsius de plus, on peut penser qu'en modifiant les conditions de conduite de la vigne, on pourrait garder les productions traditionnelles et leur valeur de terroir. Mais au-delà c'est le grand chambardement. Pour les politiques, l'objectif est de limiter le réchauffement à deux degrés, seuil à partir duquel les impacts commenceraient à devenir dangereux pour les activités humaines. Pour la vigne, deux degrés, c'est le moment où cela commencerait à basculer. Si le réchauffement atteignait 3 ou 4 degrés en moyenne mondiale - ce qui se produira si les tendances actuelles se poursuivent - on pourrait trouver de la vigne dans le sud de la Suède, comme les vignobles qu'on commence à avoir en Angleterre, en Belgique, aux Pays-Bas. Et ici, on plantera des palmiers à huile…

- Tè! Victor, l'année prochaine, je te servirai du véritable Knock-le-Zout-Village, du Manchester Grand Cru classé ou des Premières Côtes de Stockholm !

- Eh ! Ce sera peut-être bon. Á la nôtre !

 

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27/11/2015

Du deuil à la colère

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Consolation

 

Quand le Dieu qui me frappe, attendri par mes larmes,
De mon cœur oppressé soulève un peu sa main,
Et, donnant quelque trêve à mes longues alarmes,
Laisse tarir mes yeux et respirer mon sein ;

Soudain, comme le flot refoulé du rivage
Aux bords qui l'ont brisé revient en gémissant,
Ou comme le roseau, vain jouet de l'orage,
Qui plie et rebondit sous la main du passant,

Mon cœur revient à Dieu, plus docile et plus tendre,
Et de ses châtiments perdant le souvenir,
Comme un enfant soumis n'ose lui faire entendre
Qu'un murmure amoureux pour se plaindre et bénir !

Que le deuil de mon âme était lugubre et sombre !
Que de nuits sans pavots, que de jours sans soleil !
Que de fois j'ai compté les pas du temps dans l'ombre,
Quand les heures passaient sans mener le sommeil !

Mais loin de moi ces temps! que l'oubli les dévore !
Ce qui n'est plus pour l'homme a-t-il jamais été ?
Quelques jours sont perdus; mais le bonheur encore,
Peut fleurir sous mes yeux comme une fleur d'été !

Tous les jours sont à toi! que t'importe leur nombre ?
Tu dis : le temps se hâte, ou revient sur ses pas;
Eh! n'es-tu pas celui qui fit reculer l'ombre
Sur le cadran rempli d'un roi que tu sauvas ?

Si tu voulais ! ainsi le torrent de ma vie,
À sa source aujourd'hui remontant sans efforts,
Nourrirait de nouveau ma jeunesse tarie,
Et de ses flots vermeils féconderait ses bords ;

Ces cheveux dont la neige, hélas ! argente à peine
Un front où la douleur a gravé le passé,
S'ombrageraient encor de leur touffe d'ébène,
Aussi pur que la vague où le cygne a passé !

L'amour ranimerait l'éclat de ces prunelles,
Et ce foyer du cœur, dans les yeux répété,
Lancerait de nouveau ces chastes étincelles
Qui d'un désir craintif font rougir la beauté !

Dieu ! laissez-moi cueillir cette palme féconde,
Et dans mon sein ravi l'emporter pour toujours,
Ainsi que le torrent emporte dans son onde
Les roses de Saron qui parfument son cours !

Quand pourrai-je la voir sur l'enfant qui repose
S'incliner doucement dans le calme des nuits ?
Quand verrai-je ses fils de leurs lèvres de rose
Se suspendre à son sein comme l'abeille aux lis !

A l'ombre du figuier, près du courant de l'onde,
Loin de l’œil de l'envie et des pas du pervers,
Je bâtirai pour eux un nid parmi le monde,
Comme sur un écueil l'hirondelle des mers !

Là, sans les abreuver à ces sources amères
Où l'humaine sagesse a mêlé son poison,
De ma bouche fidèle aux leçons de mes pères,
Pour unique sagesse ils apprendront ton nom !

Là je leur laisserai, pour unique héritage,
Tout ce qu'à ses petits laisse l'oiseau du ciel,
L'eau pure du torrent, un nid sous le feuillage,
Les fruits tombés de l'arbre, et ma place au soleil !

Alors, le front chargé de guirlandes fanées,
Tel qu'un vieux olivier parmi ses rejetons,
Je verrai de mes fils les brillantes années
Cacher mon tronc flétri sous leurs jeunes festons !

Alors j'entonnerai l'hymne de ma vieillesse,
Et, convive enivré des vins de ta bonté,
Je passerai la coupe aux mains de la jeunesse,
Et je m'endormirai dans ma félicité !



Alphonse de Lamartine

 

* * * *

 

Colère

 

La colère chez moi ne vient pas d'emblée.
Si rapide qu'elle soit à naître, elle est précédée d'un grand bonheur, toujours, et qui arrive en frissonnant.

Il est soufflé d'un coup et la colère se met en boule.

Tout en moi prend son poste de combat, et mes muscles qui veulent intervenir me font mal.

Mais il n'y a aucun ennemi.
Cela me soulagerait d'en avoir.
Mais les ennemis que j'ai ne sont pas des corps à battre, car ils manquent totalement de corps.

Cependant, après un certain temps, ma colère cède... par fatigue peut-être, car la colère est un équilibre qu'il est pénible de garder...
Il y a aussi la satisfaction indéniable d'avoir travaillé et l'illusion encore que les ennemis s'enfuirent renonçant à la lutte.



Henri Michaud

 

Illustration: merci à Picasso

 

26/11/2015

Au bistro de la toile : François chez Vladimir.

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- ...teng ! Il va avoir du mal à garder la ligne François : après les hamburgers chez Barrack, les Wurst und Brod avec Frau Merkel, voilà qu'il va devoir se farcir le bortsch avec Vladimir ! Mais qu'est-ce-qu'on ne ferait pas pour la paix !



- Tu rigoles, mais ça ne va pas être de la tarte d'amadouer le teigneux Vlad. Il a les aliboffis au bord de l'explosion. Les tueurs d'allah de l'état islamiste lui foutent en bas un avion de ligne, avec 240 personnes à bord, puis voilà que la Turquie d'Erdogan – pays voisin qu'il considérait comme ami – lui fout en bas un bombardier, dans des circonstances plus que douteuses. Alors la grande alliance que veut lui proposer François, c'est mal barré...



- Qui croit encore à l'efficacité de ces coalitions multiples, alliances de façade qui servent de paravent à la seule action politique des Etats-Unis !



- Personne. Cette coalition fait rire jaune lorsqu'on sait qu'elle compte en ses rangs les grands démocrates que sont l'Arabie saoudite et le Qatar...modèles politiques en tant qu'inventeurs du wahhabisme et bailleurs de fond des tueurs d'allah non seulement de l'état islamique, mais de toutes les bandes de tueurs fondamentalistes, donc des assassins de Paris, de Beyrouth, de Bamako, de Tunis. Cette coalition, depuis un an, n'a pas réussi à faire reculer l'E.I.. Tout juste à le contenir sur quelques secteurs précis. Le vrai boulot, au sol, est fait pas les seuls Kurdes et les troufions de Bachar. Son armée, bien qu'éprouvée, fatiguée, ne se débande pas.

 

- Alors qu'est-ce qu'il peut espérer, François, de Poutine ?

 

- Va-t'en savoir. Vladimir n'est pas marié avec Bachar mais le soutiendra tant que ça sera son intérêt : une base en Méditerranée entre autre. Tout ce que peut espérer François, c'est que Poutine concentre plus ses frappes sur Daech plutôt que sur d'autres factions terroristes sévissant en Syrie et en Irak. En tout cas, pas question pour Vlad de mettre ses troupes sous commandement des États-Unis ! Faut pas le prendre pour un kon. D'autant plus que les Turcs semblent avoir descendu l'avion russe délibérément, probablement sur des « suggestions » yankees afin de tester les réactions des Russes. Réactions qui risquent d'être plus que redoutables.

 

- Une guerre mondiale ?

 

- Non. On n'en est pas encore là. Poutine est un vrai homme d'État. Il sait garder ses nerfs. Mais s'il décide de s'attaquer réellement au problème de Daech, il ne prendra pas de gants. Selon le quotidien russe La Pravda, pour Moscou, l’Arabie Saoudite et le Qatar représentent une menace pour sa sécurité et seules des frappes directes contre ces groupes dans ces deux monarchies du Golfe pourraient stopper la déferlante de Daech et des autres mouvements terroristes de même obédience. La Russie s’acheminerait vers un élargissement du champ d’action de son armée de l’air en visant la matrice même du terrorisme islamiste, au cœur des deux pays qui en sont les principaux bailleurs de fonds depuis les années 1980. Si aucun lien direct n’est prouvé entre les régimes saoudien et qatari avec Daech, des institutions «indépendantes» dans ces deux richissimes monarchies du Golfe concourent, depuis plusieurs années déjà, au renforcement des groupes islamistes armés en Irak, en Syrie et, plus près de chez nous, en Libye et dans la région Sahel, infestée par une pléthore d’organisations terroristes.

Un autre ennemi de Moscou vient de se révéler, c'est la Turquie. Et là, c'est une autre paire de manches. Ce pays a une armée nombreuse, redoutable, bien armée par les Ricains et...il fait partie de l'Otan. Erdogan a d'ailleurs demandé « l'assistance de ses alliés de l'Otan » suite à ce qu'il appelle un « agression de la Russie ». Il ne manque pas d'estomac le mameluk. Plus c'est gros, plus ça passe. Obama, au bas mot, devrait calmer les ardeurs de l'islamiste d'Ankara. Parce que si les Russes doivent guerroyer avec la Turquie, ce sera avec TOUS leurs moyens militaires.

 

- Y compris nucléaires ?

 

- Entre vitrifier une base aérienne turque « pour l'exemple » et enliser son armée dans une guerre avec la Turquie soutenue par l'Otan, il n'y aura pas photo.

 

- Et nous dans cette histoire ?

 

- Nous ? Depuis que Sarko nous a réintégré dans le commandement de l'Otan, on obéira comme des caniches. Au risque de prendre sur la gueule quelques bombes russes.

 

- Mouais... Il a de quoi discuter le François !

 

- Espérons qu'il en aura le courage, plutôt que de se faire le petit télégraphiste d'Obama.

 

- Allez, à la nôtre !

23/11/2015

« Formez vos bataillons ! » Le retour du Service militaire ?

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Depuis ce vendredi 13 de malheur, dans les plis du drapeau tricolore revigoré, on entend retentir partout, dans les stades, dans les rues et même à l'étranger les paroles de ce chant de route des volontaires du Midi qui, à la révolution, remontaient depuis Marseille vers la capitale pour défendre le sol de la France foulé par les soudards des armées étrangères. Depuis une dizaine de jours, on nous conseille, on nous incite, on nous enjoint, on nous conjure de « former nos bataillons » et de « marcher, marcher » afin que ce fa(u)meux « centguimpur » puisse étancher la soif de nos sillons !

 

Pour cela, pour crier « Aux armes, citoyens !  », et puisque « nous sommes en guerre » comme nous le répètent sans cesse notre président comme son premier ministre, peut-être faudrait-il revenir à cette notion de « la Nation en armes », de l'armée citoyenne contrairement à l'armée professionnelle. L'armée citoyenne, l'armée des conscrits qui – ne l'oublions pas – est garante de la loyauté de l'Armée et l'a prouvé notamment lors du putsch des généraux il y un demi siècle en Algérie et en France.

 

Le service militaire n'est pas supprimé mais seulement suspendu par Chirac. Faut-il y revenir ?

C'était un temps de rencontre entre la nation et sa jeunesse. Le Service militaire avait un rôle de creuset social de cette nation. Il mettait en contact des individus venant de cadres sociaux différents, d’éducations différentes, de religions différentes ou de pas de religion du tout. Il faisait vivre ensemble quotidiennement, pendant des mois, des jeunes qui autrement n'auraient jamais eu l'occasion de se rencontrer...et de se connaître, de s'apprécier dans des conditions de vie similaires, face à des problèmes à résoudre communs, en butte éventuellement à une adversité identique, fusse-t-elle la konnerie d'un chien de quartier vindicatif !

 

Tous râlaient contre ce foutu service qu'ils considéraient comme du temps perdu, des mois de belle jeunesse confisquées. Pourtant ce temps, après coup, laisse à tous des souvenirs positifs, la mémoire de moments heureux vécus en commun. Ah ! Les copains de régiments ! Ils se sont aussi découverts capables de faire des choses qu'ils n'osaient imaginer en matière de sport et d'activités physiques : sauter en parachute, escalader des montagnes, faire de la plongée sous-marine, etc. Ils découvraient aussi les règles de la vie en commun, le respect des autres et de la hiérarchie, surtout la force de la cohésion, de la solidarité, de l'entraide, de l'esprit d'équipe.

 

L'adversité affrontée en commun balayait leurs préventions, leurs idées préconçues, leurs vantardises de matamores. Une marche de 40 km de nuit, sous la pluie, dans le froid et la gadoue leur montrait que pour s'en sortir, il valait mieux savoir lire une carte et utiliser une boussole que faire des rodéos pétaradants avec une bagnole « empruntée » dans les cités. Ils apprenaient alors que le chef, ce n'est pas celui qui fait le beau au volant d'une grosse bagnole acquise avec le pognon pourri de la drogue, mais celui qui a la compétence et en qui on peut faire confiance pour vous sortir d'un mauvais pas. Ils apprenaient que la vitesse de marche d'une section est celle du plus faible. C'est donc celui-ci qu'il fallait aider, soutenir, pour être plus efficace. De plus, ils y passaient, gratuitement, le permis de conduire et certains y apprenaient un métier. Ce temps du service militaire apportait des référents forts. Il était une école de la fraternité à la dure, un outil efficace d'intégration et d'éducation à la citoyenneté.

 

Ces référents, cette citoyenneté comprise et acceptée était forgée par quatre outils : - la famille d'abord, - l'école de la République, - l'usine et les syndicats, - enfin le service militaire.

 

La famille a trop souvent abdiquée. L'usine est de plus en plus rare et les syndicats douloureusement affaiblis. Le service militaire n'existe plus. Ne reste que l'école qui, malgré les efforts d'un personnel enseignant dans sa grande majorité plein d'abnégation et de bonne volonté, ne peut pas tout faire.

 

Dès lors, ne conviendrait-il pas de réfléchir au retour du service militaire obligatoire, filles et garçons – et pas un service civil sur la base du volontariat ? Puisqu'on parle de la création d'une Garde Nationale, elle serait tout naturellement là, dans cette conscription nouvelle manière.

 

D'accord ? Pas d'accord ?

 

« J'veux pas l'savoir ! Gaard'vous ! R'pos. Pouvez fumer » (Ah non, merde, ça c'est interdit maintenant.)

 

17/11/2015

Syrie. Le fric ou l'honneur ?

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Pendant que les proches des victimes innocentes des tueurs souffrent dignement, la vie politique reprend. Je suis en train d’entendre plutôt que d’écouter notre premier ministre ramant comme il peut. Il se couvre pourtant de caca en défendant ces « alliés »pittoresques que sont l’Arabie saoudite et le Qatar. Pas facile, eh, Manu ! Ouais mais, un client, c’est un client… Des rafales, des frégates, pour des milliards... Ça élimine bien des scrupules !

 

François Hollande, lui, a eu un discours digne, courageux, « hollandais » aussi en ressortant de la naphtaline Balladur, piégeant ainsi ses adversaires. Cela suffira-t-il pour éradiquer ce sida mental qu’est le terrorisme islamiste ? Cette horreur qui méprise la vie, ce barbarisme qui hait la culture, celle bêtise crasse qui dénature une religion somme toute pas pire que les autres ? Cette expression du Mal que nous combattons avec nos rafales et nos mirages en Syrie et en Irak, avec le courage et la vie de nos soldats en Afrique de l’Ouest, a nom Etat islamique, ou Daech, ou Boko haram. C’est le nom de ces sectes d’assassins qui se camouflent derrière une religion pour s’emparer de territoires, de richesses et assouvir les plus bas instincts que la civilisation tente de gommer chez le plus dangereux des animaux : l’être humain.



Pourtant, l’expression de ce Mal que nous combattons, est représenté à l’ONU. Il y est par un état reconnu, avec lequel notre pays tisse des liens commerciaux et militaires puissants. Il a nom Arabie saoudite. Il a aussi nom Qatar, qui n’est qu’une verrue de la précédente.



Dès sa naissance l’Arabie saoudite a lié son sinistre destin à celui des puissances impérialistes. Fondée officiellement le 22 septembre 1932 par la fusion des provinces du Nejd et du Hedjaz, elle s’est trouvée sous la férule de Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud dit Ibn Saoud qui en en devenant le monarque absolu a mis en place un système féodal cruel et obscurantiste. Les guerres ayant permis l’accession au pouvoir d’Ibn Saoud ont fait 500.000 morts entre 1901 et 1932 ! La découverte de pétrole en mars 1938 transforme le pays sur le plan économique et marque le début d’une alliance stratégique avec les États-Unis, concrétisée par le Pacte du Quincy qui, en échange d’un accès au pétrole, engage les États-Unis à protéger militairement la dynastie des Saoud. Cette alliance se révélera d’autant plus durable que le pays se présente comme un féal de poids pour contrer le mouvement de libération national arabe dans les années 1950-1960 au grand bénéfice de l’impérialisme.



Le régime monarchique – le pays propriété d'une famille, d'un clan, sans aucune opposition possible – est la « matrice » du wahhabisme, interprétation la plus rétrograde de l’Islam qui sert à justifier l’obéissance totale aux riches et à priver la population de tout droit démocratique. Elle lui procure une masse d’argent inépuisable qui lui permet d’exporter sa doctrine religieuse fanatique dans le monde, de s’acheter le soutien de nombreux mouvements réactionnaires de même que celui des dirigeants corrompus de pays pauvres qui suivent à la lettre les consignes de leur « bienfaiteur » quand il s’agit de voter à l’ONU ou même confient la présidence de la commission des « Droits de l’Homme » de cette instance à son représentant !



Dans ce pays de nos amis les bourreaux, où not'bon président va régulièrement, il a peut-être été invité à quelques représentations de ces charmantes traditions locales : flagellation (quels coquins sado-maso ces arabesaoudiens !), amputations de la main ou du pied (travaux pratiques intégrés à l'apprentissage des élèves boucher-charcutier probablement), décapitations en place publique au sabre (Ah ! Le charme désuet de ces saines et viriles traditions !), lapidations des femmes (là, ta fibre paritaire doit vibrer, François, parce que ce charmant passe-temps, une sorte de pétanque locale, est réservé aux femmes. Pas paritaires, ça...)



Ouais, mais, répondrons les esprits forts, ces traditions ont pour finalité de remettre dans le droit chemin des gens qui se laissent aller à faire quelques bêtises ! Cambriolage, trafic de drogue, fornication, idolâtrie, rébellion, conduite sexuelle immorale, sorcellerie, vol, trahison, conduite irréligieuse, apostasie, blasphème, adultère,sodomie, fornication. Eh ! C'est la charia ça, François ! C'est la sainte charia, Valls !



Et les femmes. Ah ! Les femmes que nous chérissons tant... Dès leur naissance, les Saoudiennes sont placées sous l’autorité légale d’un homme, le « gardien », qui peut être leur père, leur mari, leur frère, leur oncle ou même leur fils. Les femmes ne peuvent pas voyager sans l’autorisation de leur « gardien ».L’Arabie saoudite impose une stricte séparation des sexes. La plupart des maisons, banques ou universités ont une entrée pour les hommes et une autre pour les femmes. C’est le dernier pays au monde où les femmes sont privées du droit de conduire.



Daech a été créé sur le modèle de l'Arabie saoudite qui l'a soutenu et armé jusqu'à ce ,que cet enfant putatif lui fasse de l'ombre et devienne une menace aussi pour elle. Ce que fait Daech et qui révulse le monde dit « civilisé », c'est ce que pratique légalement l'Arabie saoudite sur son territoire.



Et Valls, notre premier ministre, ne trouve pas « indécent » d’entretenir des liens étroits avec la pire forme de barbarie moyenâgeuse encore existante dans le monde. Cela ne l’empêche pas, de concert avec Fabius et Hollande, de multiplier les discours qui justifient le soutien aux hordes obscurantistes en Syrie - qualifiées sans rire d’ « opposition démocratique » ! – et stigmatisent le régime syrien qui a au moins le mérite d’être laïque et de faire coexister pacifiquement toutes les religions et les non-croyances.



Toutes les lois d'état d'urgence ne seront qu'emplâtres sur une jambe de bois tant qu'on ne rompra pas avec ce nid de vipères qu'est l'Arabie saoudite (et sa verrue, le Qatar). Tant qu'on ne clarifiera pas nos relations avec le gouvernement légal de la Syrie et son chef Bachar el-Assad. Parce que l'éradication, la destruction – selon les paroles de Hollande – de l'état islamique passe non pas par quelques bombinettes mais par une guerre au sol, là où ça fait mal, là où se côtoient la peur, la mort, la souffrance, la merde, le sang et les larmes.



Et qui doit « y aller » au sol ? Certainement pas nous ni aucun pays occidental, ni les Russes. Car alors les forces en conflit sur place se réconcilieraient en faisant front commun contre l'envahisseur étranger, contre le kouffar, l’infidèle. Les seules forces au sol aptes à détruire Daech sont l'armée régulière de Bachar, les Kurdes, les Iraniens.

Encore faut-il qu'il y ait derrière le fracas de la guerre une solution politique viable. Qui ne peut-être un simple retour aux aberrantes frontières artificielles dessinées par les accords Sykes-Picot, imposées par les forces coloniales à la suite de l'effondrement de l'empire ottoman.



On n'est pas sorti du foutoir...

 

Illustration: merci à Plantu.



13/11/2015

Les toubibs en colère en remettent une couche !

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Les médecins, mais aussi les dentistes en remettent une couche ces jours-ci contre la réforme des professions de santé, avec en ligne de mire le retrait du « tiers-payant ». C'est-à-dire le fait que le médecin serait payé non plus par le patient mais par la Sécu et les mutuelles complémentaires. Ils n'en veulent pas. Pourquoi ? Peur de ne pas être payés, peur des retards de paiement, peur d'avoir trop de paperasses à faire. Ils ont peur aussi, mais ils ne le disent pas, que ce système permette aux patients de voir réellement le montant des dépassements d'honoraires le cas échéant !

 

Une étude réalisée par le Collectif Inter-associatif Sur la Santé (CISS), s'appuyant sur un sondage BVA réalisé au mois d'octobre 2015, devrait leur donner à réfléchir. Ce sondage concerne les « déserts médicaux ». En voici les principaux résultats :

 

- Les premières difficultés que rencontrent les Français pour consulter un médecin sont les délais pour obtenir un rendez-vous. 55% en tout et 62% en zone périurbaine.

 

- Plus de 70 % des Français ont eu des problèmes pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste dans un délai raisonnable. D'abord les ophtalmologistes, puis les dermatologues et les gynécologues.

 

- Face à l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous dans un délai ,raisonnable, 20 % sont allés aux urgences, 15 % ont renoncé à un soin et 10 % ont eu recours à l'automédication.

 

- Près d'un Français sur 5 (19%) a déjà eu recours à un médecin pratiquant des dépassements d'honoraires parce qu'il n'arrivait pas à obtenir de rendez-vous dans un délai raisonnable.

 

- 45 % des Français craignent les conséquences pour leur santé des difficultés à obtenir un rendez-vous médical.

 

- Une majorité des Français pensent que les déserts médicaux (60 %) sont d'abord la conséquence d'une mauvaise répartition des médecins sur le territoire plutôt qu'une insuffisance de médecins formés. Ce pourcentage grimpe à 80 % en zone rurale.

 

- Plus de 7 Français sur 10 (72 %) pensent que les pouvoirs publics devraient intervenir pour réguler la répartition des médecins libéraux sur le territoire. Une attente qui privilégie les mesures coercitives.

 

- 1/3 des Français seraient prêts à recourir à la téléconsultation (visioconférence par internet) auprès d'un spécialiste pour pallier l'insuffisance de médecins. Mais ils refusent à 80% ce système de téléconsultation concernant les généralistes.

 

Contrairement à ce qui existe pour d’autres professions libérales de santé, il n’existe aucun dispositif régulant l’installation des médecins par des critères d’encadrement tenant compte du rapport entre la densité médicale et la densité de population dans les territoires.

Pourtant, des dispositifs de ce type sont appliqués à d’autres professions de santé. Pour les infirmiers, dans le cadre d’un conventionnement avec l’Assurance maladie qui prévoit notamment qu’un infirmier envisageant de s’installer en exercice libéral dans une zone « surdotée » ne le peut que si un infirmier libéral cesse son activité dans cette même zone. Pour les pharmaciens, l’installation d’une nouvelle officine dans un territoire est conditionnée à une autorisation administrative délivrée par l’Agence régionale de Santé en fonction du nombre d’habitants. 

Des solutions existent. L'encadrement de l'installation des médecins en est une. Ce sondage montre que les Français sont 7 sur 10 à considérer à la fois que les règles de répartition des médecins sur le territoire ne prennent pas assez en compte les besoins des patients, mais aussi que les pouvoirs publics devraient intervenir pour réguler cette répartition.

Les médecins qui se crispent sur des positions corporatistes devraient songer un peu plus à ce que souhaitent leurs patients, pardon, leurs clients...

Et rappelons-leur encore une fois que leurs études ayant été payées par la collectivité, il ne serait pas « anormal » qu'ils renvoient un tant soit peu l'ascenseur en acceptant une répartition territoriale plus conforme avec les besoins de leurs patients (pardon, de leurs clients).

 

Illustration X - Droits réservés

11/11/2015

GUERRE A LA GUERRE…

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« Plus que les charges qui ressemblent à des revues, plus que les batailles visibles déployées comme des oriflammes, plus même que les corps à corps où l’on se démène en criant, cette guerre, c’est la fatigue épouvantable, surnaturelle, et l’eau jusqu’au ventre, et la boue et l’ordure et l’infâme saleté. C’est les faces moisies et les chairs en loques et les cadavres qui ne ressemblent même plus à des cadavres, surnageant sur la terre vorace. C’est cela, cette monotonie infinie de misères, interrompue par des drames aigues, c’est cela, et non pas la baïonnette qui étincelle comme de l’argent, ni le chant du coq du clairon au soleil ! » écrit Henri Barbusse dans « Le feu, journal d’une escouade ».

Eh oui, la guerre, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...

La guerre, c'est l'ombre omniprésente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate sous la morsure des rats, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

La guerre, c'est le désespoir du camarade touché et qui attend des secours qui ne peuvent venir.

La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui vous fait penser - lorsque votre voisin d'attaque tombe à côté de vous, haché par une rafale ou la tête explosée par une roquette – qui vous fait crier dans votre pauvre tronche: « Ouf, c'est lui, c'est pas moi ! »

La guerre, ce sont les cris de douleur du camarade touché, les hurlements et les sanglots, les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

La guerre, l'embuscade, c'est le corps qui s'efforce de se rétrécir au delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans la boue de la tranchée, la caillasse du djebel ou la vase de la rizière.

La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui vous cherche, qui va vous trouver. C'est la haine de l'autre, de celui qui veut votre peau. C'est le doigt qui ne relâche plus la détente de votre fusil dérisoire.

La guerre, c'est de la merde.

Pendant la grande boucherie 14-18, les profiteurs et fauteurs de guerre se la faisaient belle. Les grands boulevards de Paris affichaient une vie trépidante; les théâtres, les brasseries, les cafés concerts, les boites de nuits étaient pleins de fêtards…

Pendant que les Français Schneider, De Wendel et autres faisaient discrètement la bringue avec leurs homologues, rivaux et…amis allemands Krupp, Thyssen et autres fabricants de choses en aciers bien pointues, bien aiguisés, qui entrent dans les viandes, qui labourent les chairs, qui brisent les os, qui éclatent les cranes, qui arrachent les yeux, qui explosent en beaux feux d’artifices de mort, la France d’en-bas s’étripait avec l’Allemagne d’en-bas. Pour le plus grand profit des précédents.

La droite la plus bornée, la plus avide, la plus lâche se lâchait, se goinfrait, s’engraissait, se tapissait la tripe de sauces chaudes et onctueuses pendant que les « pauv’cons » se faisaient trouer la viande. C’est cette même droite que l’on retrouvera parmi les vichystes, les patrons et les collabos en 40 pendant que les cocos, au coude à coude avec la droite républicaine gaulliste, se battaient. C’est cette même droite sans vergogne, cupide, inculte, avide, pleine de morgue, qui envisage sans vergogne de s’allier aux collabos du F.Haine

« La guerre est « l’art » de faire s’entretuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent… ». Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée à travers les époques a été superbement illustrée par cette chanson qui marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoyait à l’abattoir pour rien, sinon transcender la connerie humaine, seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

 

La chanson de Craonne

 

Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé

On va reprendre les tranchées,

Notre place est si utile

Que sans nous on prend la pile

Mais c'est bien fini, on en a assez

Personne ne veut plus marcher

Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot

On dit adieu aux civ'lots

Même sans tambours, même sans trompettes

On s'en va là-haut en baissant la tête

 

- Refrain :

Adieu la vie, adieu l'amour,

Adieu toutes les femmes

C'est bien fini, c'est pour toujours

De cette guerre infâme

C'est à Craonne sur le plateau

Qu'on doit laisser sa peau

Car nous sommes tous condamnés

C'est nous les sacrifiés

 

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance

Pourtant on a l'espérance

Que ce soir viendra la r'lève

Que nous attendons sans trêve

Soudain dans la nuit et le silence

On voit quelqu'un qui s'avance

C'est un officier de chasseurs à pied

Qui vient pour nous remplacer

Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe

Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

 

- Refrain:

C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards

Tous ces gros qui font la foire

Si pour eux la vie est rose

Pour nous c'est pas la même chose

Au lieu d'se cacher tous ces embusqués

Feraient mieux d'monter aux tranchées

Pour défendre leur bien, car nous n'avons rien

Nous autres les pauv' purotins

Tous les camarades sont enterrés là

Pour défendr' les biens de ces messieurs là

 

- Refrain :

Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendront

Car c'est pour eux qu'on crève

Mais c'est fini, car les trouffions

Vont tous se mettre en grève

Ce s'ra votre tour messieurs les gros

De monter sur l'plateau

Car si vous voulez faire la guerre

Payez-la de votre peau

 

 Photo X - Droits réservés

 

 

10/11/2015

À BAS LE SPORT !

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Ah ! La belle bande de jocrisses ! Ils « découvrent » que les athlètes russes étaient dopés aux Jeux de Londres. Seulement les athlètes russes ? Peut-être un peu les Kényans... Eh ! Oh ! À qui faire croire ça ? Les autres, non ? Les Chinois, non ? Les Etazuniens, non ? les Anglais, les Français, les Allemands, non? Tous à l'eau claire ? Ben voyons... Et les mêmes « ils » découvrent que d'importantes sommes de pognon ont été subrepticement glissées dans les poches profondes des « zofficiels » du CIO pour qu'ils ferment les yeux, et leur gueule. « Ils » - les me(r)dias, les « zofficiels » - font semblant de s'offusquer devant une réalité que tout le monde connaît : le sport est pourri par le fric !



Et pas seulement aux Jeux Olympiques. Voir les embrouilles qui secouent le foutbole. Et tous les sports professionnels, tous les sports-spectacles sont touchés. Par le fric qui achète l'obtention des grands événements sportifs mondiaux (coupe du monde foot au Qatar par exemple). Par le fric qui met en place des formes toujours plus sophistiqués de dopage, dans tous les « sports » populaires. On ne cherche réellement des poux que sur la tête des cyclistes, mais qu'en est-il du tennis , qu'en est-il du football , qu'en est-il du rugby. Sans oublier les autres sports, tous les autres sports dès qu'ils dépassent le stade (!) de l'amateurisme dilettante.



Churchill disait : « never sport ! ». Attention ce n'était pas un mépris de l'épanouissement du corps mais un refus de sacrifier à cette nouvelle religion qui colonise l'existence de milliards d'individus et impose une manière de penser couplant le culte de la performance et les affaires, particulièrement la publicité. Les sportifs de haut niveau, les « champions » sont les nouveaux dieux de la jeunesse. La plupart des jeunes rêvent d'imiter Zidane, Messi, Armstrong. Même les pires tricheurs sont admirés, voire imités car ils sont des gagneurs, des « winners ». Qu'importe les moyens, seule compte la fin. On ne s'épanouit pas personnellement en s'adaptant aux circonstances de l'existence, mais on imite, on s'identifie à ces modèles fabriqués par le complexe médiatico-publicitaire...

 

Le monde du sport spectacle, c'est la négation de l'imagination et de l'intelligence. Regardez-les les « sportifs » et surtout les « supporters » : on dirait des clones, partout dans le monde. Braillards, violents, racistes, sectaires, intolérants, obéissant à des slogans. Le sport fabrique, façonne, usine « l'homme nouveau » d'Orwell : uniformité de pensée et de comportement, endoctrinement, violence, inculture. Le sport est l'ennemi du peuple.

 

Et les sportifs là-dedans ? Parce qu’il y en a qui y croient, qui se décarcassent pour le rêve d’une médaille… Eh bien on les prend pour des kons. On les traite comme des sous merdes. Dictateurs et « sponsors » les élèvent, les entraînent à des rythmes de fous, les engraissent aux hormones de croissance et autres saloperies bien connues des « sportifs », les fanatisent pour qu’ils se surpassent et écrasent leurs adversaires. Ce sont des champions élevés en batterie, c’est pas du nourri sous la mère ! Tu les fais pisser par terre, ça fait un trou !

 

Faire une activité physique gratuitement, en dilettante, sans autre but que de se mettre au défi, c'est le jeu. Le sport, c'est autre chose. L’invention du sport se situe au XIXème siècle, en pleine révolution industrielle, en vue de rendre les corps et les esprits dociles aux nouvelles formes du travail en usine, de domestiquer les nouvelles couches sociales que l’on met au travail. Il vise à créer un nouveau type d'humain qui mécanise son corps et son esprit en vue de la « performance ». Il faut lui donner un « mental de gagnant ». Et accessoirement le conditionner au fétichisme des marques qui « sponsorisent » les grandes épreuves (Nike, Coca-Cola, Adidas, Lacoste, etc.). Le sport enseigne la soumission à un certain ordre social. Pour arriver à LA performance qui fait bêler les foules abruties des « supporters », tout est bon, et surtout toutes les substances douteuses. Écoutons le footballeur Dhorasso. Il dit : « Il faut être cohérent et un peu honnête. On ne peut pas demander aux gars de battre des records, aux cyclistes de monter des cols à des vitesses incroyables, et tout ça à l’eau claire. Défendre à la fois la course à la performance à tout prix et la chasse au dopage, c’est prendre les gens pour des imbéciles ». Et il est poli Dhorasso...

 

Le sport véhicule des valeurs de droite (compétition, mépris du faible, culte du chef, etc.) et ce CIO – aujourd'hui en cause – comme la FIFA sont des organisations mafieuses d'extrême droite. Les J.O., sont nés dans la cervelle d’un baron aux idées plus que douteuses et ont été portés pendant des années par Samaranche, fruit délicat du franquisme. Ils représentent l’embrigadement, le nationalisme le plus chauvin, une compétition sordide sous-tendue par les drogues fournies par les grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux et grassement commissionnés (notez, j’ai pas dit sponsorisés !) par les marchands de merde mondiaux. Les « villages olympiques » sont autant de ghettos où les robots programmés ne se rencontrent jamais, ne se côtoient pas, ne se parlent pas. Surveillés qu’ils sont par des « entraineurs  kapos ».

 

Le Coubertin (Baron Pierre de…), il était pas mal dans le genre facho, raciste et machiste. Il se proclamait lui-même comme un « colonialiste fanatique ». Il prônait la pratique sportive et physique comme un moyen de redressement de l’esprit. Allez, court coco, et ne réfléchit surtout pas ! Les idées du baron sont pour le moins « pittoresques » :

 « La théorie de l'égalité des droits pour toutes les races humaines conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial. Sans naturellement s'abaisser à l'esclavage ou même à une forme adoucie du servage, la race supérieure a parfaitement raison de refuser à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée. » (The Review of the Reviews, avril 1901).

 « La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète antique honorait les dieux. En faisant de même, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau. » (Pierre de Coubertin, Les Assises philosophiques de l’Olympisme moderne).

 « Une olympiade femelle serait impratique (sic), inintéressante, inesthétique et incorrecte. Le véritable héros olympique est à mes yeux, l'adulte mâle individuel. Les J.O. doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs. » Il a dit ça lors des Jeux Olympiques de 1912 à Stockholm.



Comme quoi les Jeux Olympiques sont une organisation d’extrême droite, destinée à faire du fric et à aveugler les pauvres cons. « Donnez au peuple du pain et des jeux » ! Il a avait tout compris le César.



Bon. Maintenant que j'ai bien bavé sur le sport, je vais vous faire une confidence : j'ai acheté un Peugeot-frères et...je mouds mon café à la main. En changeant de bras pour pas risquer les « moulin-à-café elbow »...

 

Tragique codicille: Le triathlète Laurent vidal est mort a 31 ans

 

 

 

Illustration X - Droits réservés

06/11/2015

Au bistro de la toile : MA-NI-PU-LA-TIONS !

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- Oh ! Loulle. Quoi de neuf dans tes canards laquais ?

 

- Bof. Les amuse-couillons habituels : les turpitudes supposées de Benzema, des écoliers vauclusiens intoxiqués par du liquide pour cigarettes électroniques, les « doutes » sur la possibilité d'une bombe dans l'avion russe, Omar Raddad, etc. Bref, de la bouillie pour chat prémâchée. Et c’est pareil pour les radios et télés : tous les sommaires sont les mêmes, avec un petit coup de nuance dans la peinture.

 

- Il faut « divertir » le populo Loulle. Du pain et des jeux. C'est vieux comme le monde. Ça consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. On nous met sous le nez Benzema pour nous cacher la privatisation des barrages. Le maître incontesté en la matière est Jean-Pierre Pernaut, grand pourvoyeur de « cerveaux préparés pour Coca-Cola »...

 

- Et pourquoi c'est comme ça Victor ?

 

- Parce que, bafouant les lois sortis de la Résistance, les banquiers, les marchands d’armes, les marchands de béton et autres industriels ont mis leurs griffes sur la presse. Parce que les plumitifs sont payés – mal pour la plupart - pour dire ce que veulent les patrons des organes de presse. Et là, on est loin du programme du Conseil national de la Résistance sur la presse ! Ce que veulent ceux qui tiennent les me(r)dias, c'est imposer aux gens une société qui les prive de leur libertés en les empêchant de s’en rendre compte par exemple en détournant leur attention sur des sujets futiles ou en leur faisant croire que ce sont des mesures nécessaires pour les protéger, tout en causant sans le montrer ce qui nécessite ces mesures de protection.

Quant aux médias qui ne sont pas « dans la ligne », il faut les foutre en bas. D'où l'offensive fiscale contre Médiapart, média encore libre qui dérange et auquel les vautours de Bercy réclament plus de 4 millions. En espérant ainsi le fusiller... D'où Le Monde Diplomatique exclut des aides à la presse.

 

- C'est de la manipulation, tu veux dire...

 

- Exactement. Et ceux qui nous manipulent sont des pros en la matière. Tiens, par exemple, ce que ces voyous cyniques nomment « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. On a vu ça il n'y a pas longtemps... Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics. On est en plein dedans avec Macron.

 

- Mais comment se fait-il que nous soyons si kons ?

 

- Parce qu'on nous rend kons, Loulle! Pour cela il y des méthodes éprouvés. En premier lieu faire appel à l'émotionnel pour court-circuiter le rationnel et donc le sens critique. L’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements… Ainsi la vision ad nauseam du corps de ce pauvre gosse noyé sur une plage turque permet de faire accepter l'invasion des migrants, pour le plus grand profit des patronats avides de main d’œuvre quasi-esclave et de clientèle pour des produits inutiles.

Pour nous rendre kons, la publicité est aussi une arme redoutable. La publicité s'adresse au public comme à des enfants en bas-âge. T'as qu'à écouter la pub des deux débiles vantant je ne sais qu'elle compagnie d'assurance sur France-Inter ! La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Note que plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant.

Ce public, il faut le maintenir dans l'ignorance et la bêtise. Les séries télés et les jeux débilitants sont là pour ça. Les séries matraquent à longueur d'antennes le « mode de vie » de l'Empire étazunien. Les radios déculturent les auditeurs en imposant des sous-merde « musicales » dans la langue du « maître ». Et l'éducation n'arrange pas les choses. Sous la pression de « l'éduquer utile » prôné par les patrons, les programmes de l'école doivent faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. Ainsi de l'implantation de puces RFID a des fins « récréatives ». Ça arrive à grands pas. Il est bon aussi d'encourager le public à se complaire dans la médiocrité, à trouver « cool » le fait d'être stupide, vulgaire et inculte.

 

- Merde, c'est vrai ce que tu dis Victor. Et on ne s'en rend pas compte. On culpabilise même de ne pas « réussir »...

 

- Eh oui Loulle. Le fin du fin c'est de remplacer, dans les boyaux de la tête de la « populace », la révolte par la culpabilité. Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !

 

- Mais enfin Victor, comment « ils » - ceux qui nous manipulent et nous gouvernent – arrivent à nous prendre ainsi pour des kons ?

 

- Parce qu'ils nous connaissent par cœur. Depuis quelques décennies les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes. De plus, l'individu lamba se complaît à se livrer pieds et poings liés à ceux qui le manipulent. Á travers les instruments vicelards que sont les réseaux sociaux, genre facebook ou les gens se livrent entièrement, avec une naïveté confondante, à la cupidité marchande mais aussi aux pouvoirs occultes qui régissent les politiques !

 

- Ben dis donc ! On n'est pas sorti de l'auberge...

 

- Allez, sers ma tournée ! C'est toujours ça « qu'ils » n'auront pas.

 

04/11/2015

Tentative de hold-up sur nos barrages. Remettons-en une couche.

barrage de tigne.jpg

 

 

Il n'est pas inutile de dénoncer les turpitudes gouvernementales, de titiller les médias «mènestrime». Ainsi du cri de rage poussé ici même contre l'inconcevable abandon par la clique Hollande, Ségo, Valls de nos barrages aux banksters et aux multinationales. Les gens de Médiapart en a fait un article de Une creusant avec les moyens qui sont les leurs les tenants et les aboutissants de cette forfaiture. Très bien et saluons cette action.

 

On sait que c'est Fillon, sous l'ère Sarkozy qui, en 2010, s'est engagé auprès de la Commission européenne à privatiser les barrages français. Pouvait-on attendre autre chose d'un gouvernement de droite inféodés aux méfaits des idées ultralibérales ? Mais, bien pire c'est un gouvernement prétendument « de gauche » (Ayraud) qui a relancé l'opération , en promettant à la Commission européenne de privatiser nos installations hydroélectriques en échange de la « bienveillance » de la dite commission concernant nos déficits budgétaires. Notons qu'aucun État européen n'a renoncé à garder la maîtrise de ses barrages, ouvrages stratégiques s'il en est. Comment expliquer que la France soit la seule à ouvrir ses barrages hydrauliques à la concurrence, alors que tous les autres États européens en conservent un contrôle étroit ? L’Allemagne a exclu ses barrages de la concurrence. Les concessions sont octroyées par les Länder pour une durée de 40 à 80 ans. Et la commune dispose d’un droit de veto sur tout nouvel exploitant. La Suède, dont un des opérateurs lorgne les barrages français, a mis ses barrages sous le régime de l’autorisation publique. En Norvège, les exploitations hydrauliques sont obligatoirement accordées à une structure publique pour une durée illimitée. En Autriche, les concessions sont accordées pour une durée de 60 à 80 ans. En Italie, les concessions attribuées à l’Enel, l’électricien historique, sont toutes maintenues au moins jusqu’en 2029. La Suisse, candidate aussi pour reprendre des barrages en France, ne relève pas du droit européen. Lien 

 

Le gouvernement reste sourd à tous ces arguments : il a planqué la privatisation des barrages dans un recoin de loi dite de « transition énergétique ». Autrement dit un gouvernement « de gauche » joue contre son camp et dépouille les citoyens (et contribuables) français d'un de leurs plus beaux fleurons ! Pour noyer le poisson, ils prétendent que l’État reste propriétaire des ouvrages et qu'il ne met en vente que la concession d'exploitation des installations. Baratin, bourrage de crane. Il est évident que les barrages ne partiront pas à l'étranger, mais la formidable rente hydroélectrique,oui ! Ces ouvrages ont été conçus et réalisés grâce au génie et au travail des ingénieurs et des ouvriers français. Peut-on concevoir que maintenant qu'ils sons payés, amortis et très rentables on fasse cadeau de ces montagnes de thunes à des spéculateurs étrangers et à des banksters ? Tout ça pour cunilinguer cette exécrable commission européenne, repaire de technocrates - élus par personne – entièrement au service des multinationales et de la finance !

 

On doit exiger avec la plus grande vigueur de nos « responsables » irresponsables qu'ils renoncent à cette horreur économique et rejetent vertement les prétentions de la commissaire européenne chargée de la concurrence, Margrethe Vestager, qui,, dans une lettre du 22 octobre, adressé à Laurent Fabius, l’informe de l’ouverture d’une enquête sur les concessions hydrauliques accordées en France à EDF. Cette lettre est ici: https://html2-f.scribdassets.com/zpkspv0744uouou/images/1-30556f4cff.jpg

 

Ce diktat doit être rejeté pour des raisons de décence. Au nom de l'utilité publique, les habitants de Tignes, de Savines ont-ils été expropriés et chassés de leurs villages pour finalement satisfaire des intérêts privés voraces ?

Il doit être rejeté pour des raisons de sécurité nationale. Ils sont indispensables à la sécurité énergétique nationale en cas de problèmes graves sur les centrales nucléaires, et à ce titre doivent rester sous juridiction nationale. Et que dire des stocks d'eau indispensables à l'agriculture, mais aussi au refroidissement des centrales nucléaires ? Peut-on les laisser dans des mains étrangères ?


Il doit être rejeté pour des raisons économiques. Ces ouvrages génèrent, en plus de l'électricité, deux milliards et demi de bénéfices. Ces bénéfices vont pour partie à l’État, baissant d'autant ses besoins d'impôts, pour partie à EDF, baissant d'autant les tarifs de l'électricité.

 

Bougeons-nous ! Ne laissons pas ce texte scélérat aller jusqu'au bout. Des élections auront lieu dans quelques semaines. Faisons connaître ce problème à tous les candidats, et sommons-les de prendre position sur ce problème crucial.

 

On peut toujours envoyer ce texte ou d'autres soulevant le problème à nos députés : ils sont sur les charbons ardents lorsqu'arrivent des élections, même si les Régionales ne les concernent pas au premier chef.

 

Pour trouver votre député : http://mondepute.free.fr/cadre_deputes.htm

 

Adresse de l’Assemblée nationale :

Assemblée nationale
126, rue de l'Université 
75355 Paris 07 SP

 

Banzaïe !

 

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03/11/2015

Lu et entendu chez mon coiffeur.

 

oeil dans le dos.jpg

Ma(ir)de in Germany.Devons-nous avoir la larme à l’œil en pensant à feue la « Qualité allemande » ? Voilà que les grosses caisses allemandes rutilantes, genre Audi, seraient, elles aussi, sous le coup d’une tricherie aux States ! Mais ce n’est pas tout. De ce côté de l’Atlantique, c’est le landerneau du milieu chirurgical qui se fait du souci. En effet, un médicament fort utile et usité dans les opérations concernant la rétine rendrait les malheureux patients aveugles ! En France, deux personnes auraient perdu un œil, selon l’annonce du 2 novembre de l’ANSM (agence nationale de sécurité des médicaments). Le produit a d’ailleurs été retiré de la vente le 23 septembre. Il s’agit de l’Ala Octa, une solution aqueuse produite par le laboratoire allemand Alamedics. En Espagne, le médicament allemand a été retiré dès juin dernier, car selon l’agence de sécurité du médicament espagnol, 41 personnes ont été affectés outre-Pyrénées, dont 13 cas de cécité. Ben, ça en fout un coup à la « qualité allemande » mais il faut tout de même relativisé : selon l’ANSM, 75 doses seulement auraient été utilisées en France au cours des trois dernières années.

 

route photovoltaïque.jpgTransition énergétique. Parait que l’électricité voltaïque a de nouveau le vent en poupe, bien que le prix de rachat par l’EDF du courant fourni au réseau ait drastiquement chuté. Dans ce cadre, en voilà une nouvelle qu’elle est bonne : après plusieurs années de recherche, l’entreprise Colas, en partenariat avec l’Institut national de l'énergie solaire a mis au point Wattway. Il s'agit du premier revêtement routier photovoltaïque. Il s’agit de recouvrir les routes – avant tout les autoroutes – de dalles qui intègrent des cellules photovoltaïques. Les pavés sontdirectement collés à la route déjà existante. Ils prennent le soleil toute la journée et produisent donc de l’électricité. On roulera ainsi sur une jolie route bleutée qui, espérons-le, ne sera pas trop glissante ! Et ne nécessitera pas trop de nettoyage… Si l’on en croit Philippe Raffin, à l’origine du projet chez Colas, ce dispositif pourrait aussi proposer des possibilités séduisantes pour les particuliers : en équipant de ces dalles magiques l’équivalent de deux places de parking, on pourrait assurer l’éclairage (mais pas le chauffage) d’un pavillon ! Et la couverture de toutes les autoroutes suffirait pour les besoins du pays ! Plus séduisant que l’EPR, non ?

 

 

patacul.jpgPatacu-au-roundeup ! Selon une étude menée par des scientifiques de l'université de La Plata, en Argentine, il y aurait de l'herbicide dans la plupart des tampons hygiénique que les femmes utilisent chaque mois ! Des pataculs au round-up ! Selon les chercheurs argentins la majorité (85%) des tampons et serviettes hygiéniques contiennent du glyphosate. Ce terme ne vous dit rien ? C'est pourtant le désherbant le plus utilisé au monde, commercialisé sous le nom de Roundup par le géant américain Monsanto. Problème, cet herbicide est classé comme cancérogène probable par l'OMS. Est-ce pour autant dangereux pour la santé ? Les muqueuses sont des voies de passages privilégiés pour les agents extérieurs nocifs. Tout au long de sa vie, une femme utilise des milliers de tampons, et 24h/24 pendant ses règles. La muqueuse du vagin, est comme la muqueuse de la bouche : elle favorise au plus haut point l'absorption des molécules qui s'y trouvent. Il existe d'ailleurs beaucoup de médicaments prescrits pour une résorption par voie muqueuse. Dans ces conditions d'un contact étroit 24h/24 pendant plusieurs jours, les risques d'intoxication avec ce Perturbateur Endocrinien sont importants. Et l'on sait que les femmes, les enfants et les fœtus sont hypersensibles aux PE. On comprend que les femmes aient quelques légitimes inquiétudes…

 

 

Euthanasie non-volontaire en Belgique ? Les médecins de soins intensifs réclament ce droit à tuer aussi pour des patients qui ne souffrent pas et ne l’ont pas demandée. Après l’autorisation de pratiquer l’euthanasie sur les enfants sans limite d’âge, voici que la Belgique s’apprête à franchir un pas de plus : l’ « euthanasie involontaire », sans le consentement du patient ! Mais, prétendent les pourvoyeurs de mort douce, cela ne doit pas être interprétée comme une tentative de tuer, mais comme un acte humain pour accompagner le patient en fin de vie. Ben voyons !  On a déjà le droit de mourir, mais en Belgique, bientôt on aura le « devoir de mourir » ! On comprend que les vieux tremblent lorsqu’on veut les envoyer à l’hosto ! La route de l’enfer est grand ouverte outre-quiévrain…

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02/11/2015

DIKTATS ! Bruxelles SOMME la France de vendre NOS BARRAGES aux banksters !

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En 2010, Fillon s’est engagé auprès de la Commission européenne à privatiser les barrages français. Comme depuis, rien n’a été fait, les satrapes de Bruxelles enjoignent la France de libéraliser les concessions hydroélectriques, actuellement confiées pour l’essentiel à l’opérateur national, EDF. « Vous avez deux mois pour mettre en vente vos concessions hydroélectriques » ! Sinon ils menacent de faire panpan-cucul aux têtes-d’œufs qui nous « gouvernent ». Privatisez ! Privatisez ! PRIVATISEZ ! qu’ils braillent les charognards de Bruxelles au service des banksters ! Et, comble du cynisme, ils prétendent même interdire à EDF de participer à l'appel d'offres!!!

 

Et qu’est-ce qu’ils vont faire nos Pinocchio (François, président et Ségo, son ex et ministre de l’écologie) qui, visitant actuellement les barrages géants en Chine pour cause de CAP 21, sont décisionnaires sur ce dossiers ? On les attend au virage. L’Allemagne, dans la même situation, a vertement envoyé paître les Euronuisibles, imposant la prééminence de ses länders au niveau de la propriété de ses barrages. Ségo, elle, propose de mettre en place des Sociétés d’économies mixtes (SEM) pour que l’Etat garde la main. Mais ça ne suffit pas aux marionnettes bruxelloises qui veulent à toute force refiler le somptueux gâteau aux multinationales et aux consortiums financiers qui les agitent…

 

Parce qu’il est bon le gâteau national des barrages ! Il y a longtemps que les gros consortiums privés louchent avec gourmandise l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques françaises. Il y a longtemps que leurs lobbies dépensent des montagnes de pognon pour arriver à leurs fins : mettre leurs sales pattes sur ce savoureux gâteau national. Parce qu’ils savent que les barrages - grâce aux investissements accomplis par des générations de bâtisseurs et avec l’argent des contribuables – sont très rentables : l’excédent brut des concessions est de 2,5 milliards par an ! Ce qu'on appelle la « rente hydroélectrique » est d'au moins 1,25 milliard d'euros par an. En voilà de la belle et bonne thune à se mettre dans les fouilles ! Du fric qui nous appartient, à nous, citoyens contribuables !

 

L'hydroélectricité, c'est une grande histoire française, celle de la « houille blanche » et de l'industrialisation des vallées de montagne. Des ouvrages pharaoniques qui redonnaient de la fierté et de la confiance en leur pays à tous ces Français qui sortaient de cinq années de malheur, de destruction et de honte. Ceux qui on des cheveux blancs et un peu de bide se souviennent de la fierté nationale des mises en eaux des barrages  de Génissiat, de Donzère, de Serre-Ponçon, de Tignes, de Bort-les-Orgues, de Naussac, etc. Actuellement, ces ouvrages sont parmi les piliers de la politique énergétique de la France. Les ouvrages hydroélectriques représentent 20 % de la puissance installée du mix électrique, ce qui est considérable. C'est 12 % de l'électricité des Français et 20 % de la production nationale d'énergie renouvelable ! C'est aussi 66 % de la capacité de pointe, c'est-à-dire un moyen de production flexible, disponible presque instantanément pour faire face à l'évolution structurelle de la consommation électrique. Et c’est tout cela que les Euronuisibles veulent brader au privé !

 

Et ce n'est pas tout. L'électricité produite par les barrages est de loin la moins chère. De 20 à 30 euros le mégawatheure, soit nettement plus compétitive que le prix de l'électricité nucléaire. Cet avantage profite aujourd'hui à tous les consommateurs d'électricité puisqu'il intervient dans le calcul des coûts de production d'EDF. Mais la mise en concurrence des barrages se traduira obligatoirement par une hausse du prix de l’électricité pour nous, les consommateurs finaux ! Oh ! Ci-devant camarade François, tu crois que c’est pour ça qu’on t’a élu ?

 

Et puis, il y a une question de sécurité. Peut-on croire, sans être d’une naïveté imbécile, que les fonds privés veulent produire de l’électricité propre ? Peut-on faire confiance au privé pour entretenir et investir dans l’entretien et l’équipement des barrages ? Alors que leur seul objectif est de faire des flots de thunes avec ces ouvrages ! Eh ! Ceux qui habitent en aval des barrages, achetez des gilets de sauvetages, priez si c’est votre truc ou déménagez !

 

La France va-t-elle sans broncher livrer au « marché » c’est-à-dire à la dictature du profit à court terme une part essentielle de notre souveraineté énergétique ?

 

Et de notre fierté nationale !

 

Mais nos "dirigeants" savent-ils encore ce que ça veut dire ?

 

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