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07/01/2009

Un vent mauvais, mais un vent d’espoir se lève. Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

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Qu’attend-on en période de crise d’un gouvernement digne de ce nom ? Qu’il contrebalance la stagnation de la prospérité par un rééquilibrage des revenus entre capital et travail dans le sens de la justice. Faute de quoi, la vague qui vient de Grèce va enfler en Europe et le balaiera.

La droite - égoïste, avide, affairiste, cupide, m’as-tu-vu, vulgaire – trouve son énergie dans l’augmentation des inégalités et la priorité donnée aux intérêts particuliers d’un clan au détriment de l’intérêt général du pays. Jusqu’à maintenant, malgré les rodomontades et les incompétences, en dépit de propos méprisants, insultants venant tant du président que de sa garde rapprochée, rien de semblait pouvoir affecter l’impudence des sarko-trafiquants. Les Français « d’en-bas », cocus, battus semblaient résignés. Après tout, ils ont voté à 53% pour ce régime… Et donc, le pouvoir continue sur sa lancée ses entreprises de démolition de l’équilibre social « à la française » : acharnement à la privatisation de la Poste, contre-réforme de l’audiovisuel avec retour à ORTS, harcèlement stupide contre l’Éducation Nationale, travail le dimanche, réduction des pouvoirs des parlementaires avec la restriction des amendements, volonté de mettre la Justice au pied avec la suppression des juges d’instruction (coupables d’avoir mis en examen des politiques et des grands magouilleurs économiques) et autres contre-réformes qui ne servent qu’à mettre le pays encore plus en rogne.

S’ils avaient un minimum de culture, les courtisans d’Ubu se souviendraient qu’en 1789 ce fut, non pas la crise économique du manque de blé, mais la crise du régime monarchique, qui déclencha la Révolution. On se trouve dans une situation dangereusement parallèle. La société, jusque là confiante en l’avenir, régresse car chacun se rend compte que ses enfants seront moins heureux que soi, que la terre qu’on leur laissera sera plus dégueulasse, que le monde dans lequel ils devront vivre sera moins sûr. De plus, chacun a conscience que ce mal-être ne provient pas d’une diminution du gâteau à partager, mais de l’injustice avec lequel il est partagé. Les Français « d’en bas » semblent arracher leurs œillères et se rendre enfin compte que les dés sont pipés : tout pour les banquiers et les patrons voyous, des noyaux de pêches pour le Peuple.

L’opposition est en pleine déliquescence ? Ce n’est pas important. Il n’est même plus besoin d’un leader d’opposition pour guider la révolte sociale, elle risque de se conduire toute seule. C’est la société dans son ensemble qui semble en avoir ras les aliboffis et qui commence à penser que son intérêt est plus à destituer le pouvoir qu’à le conserver. Sarko le sait, qui se méfie de « ce peuple qui coupe la tête à ses rois »…

En Grèce, devant l’incurie mafieuse des dirigeants et l’impossible alternance (deux familles plus ou moins complices se partageant le pouvoir depuis des décennies !), les forces en devenir du pays se révoltent en cassant tout sur leur passage et paralysent le pays. La contagion menace de s’étendre à toute l’Europe et particulièrement à la France, dont la fascination pour la révolution n’est pas usurpée. Le pouvoir en a une peur bleue. Les reculades de Darcos face aux lycéens en sont l’illustration. Et il ne faudrait surtout pas penser s’en tirer avec un scénario à la Mai 68, c’est-à-dire une révolte dans une période de prospérité, suivi d’une réaction contre sociale de l’opinion, et le triomphe de la réaction par les élections faussées par la peur. Cette fois, ce ne sera pas une révolte gentillette contre la société de consommation et contre les rigidités d’une société de grand-papa, ce sera une révolution contre un régime et un système – l’ultra libéralisme – honnis et rejetés en bloc. Les forces de « l’ordre » sont assez fortes pour contenir les débordements de quelques milliers de manifestants, mais en aucune manière face à un ou deux millions d’individus en colère dans la rue tous les deux ou trois jours, à Paris comme en régions.

En France, dans les coups de tabacs, des leaders se révèlent toujours…


06/01/2009

Relance : après l’annus horribilis, l’anus dolorosus !

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Bon. IL a fait ses annonces de « relance » avant les Fêtes et maintenant que les lampions sont éteints, on va voir ce qu’on va voir. Ah mais !

Eh ! Les pauvres, j’ai pensé à vous : relèvement du minimum vieillesse (faut pouvoir acheter son patapon pour survivre), pension de reversion, prime à la cuve, prime à la casse pour vos estrasses de bagnoles pourries, prêts à taux zéro pour vos tanières, sans oublier la prime de « solidarité active de 200 euros, et j’en passe !

Pour 27 milliards que j’en mets ! Quoi ? Y a des mauvais esprits qui disent qu’en fait c’est à peine 5 milliards, le reste n’étant que des remboursements anticipées de dettes de l’Etat et des modification de calendriers sur des opérations déjà programmées et budgétées… Y en a même qui disent que c’est peau de zob par rapport à ce que j’ai refilé aux banques… Pfff… C’est déprimant les pauvres, pas vrai Carlita !

Ce qu’il évite soigneusement de nous dire, le Nano Timonier, c’est que le financement gigantesque de l'économie par les plans de relance, l'endettement et la baisse de la fiscalité des entreprises n'est rien dans l'aide à celles-ci par rapport à l'aide que les gouvernements – le sien comme les autres - vont apporter en fragilisant au maximum l'emploi, favorisant la baisse moyenne des salaires réels et l'augmentation du profit.

L'essentiel des plans de relance n'est donc pas dans l'aide à la consommation, solution provisoire d’ailleurs écartée par Sarko, mais dans l'aide au profit, à travers l'aide aux sous-contrats, au nom de la lutte contre le chômage, de l'emploi jeunes ou autres prétextes, par la fragilisation du statut des chômeurs, forçant de plus en plus ceux-ci à accepter des contrats de travail de plus en plus défavorables en terme de salaires, d'horaires et de stabilité.

En favorisant aussi les licenciements, qui servent autant à adapter l'emploi aux variations du marché, autrement dit à faire porter par les travailleurs seuls le prix de la crise de la surproduction, qu'à permettre à terme le remplacement des anciens contrats arrachés par des décennies de luttes sociales par des contrats adaptés aux besoins urgents de la classe capitaliste. Tout ça s’appelle cadeaux aux entreprises.

Pour donner du pognon aux entreprises, les caisses étant vides et la dette abyssale, il faudra donc trouver de l'argent. Toute augmentation de la fiscalité étant provisoirement écartée en temps de crise, la seule ressource est la réduction des dépenses. Le problème est que l'évolution du rôle de l'État dans l'économie capitaliste, depuis la seconde guerre mondiale, signifie que toutes les dépenses publiques sont orientées en faveur de la consommation, du sacro-saint marché. Ainsi les dépenses de santé publique sont-elles le débouché essentiel des puissantes industries pharmaceutiques, les allocations diverses, chômages et pensions, soutiennent-elles l'immobilier et la grande consommation, tandis que les travaux publics soutiennent la grande industrie, les dépenses militaires entre autres l’industrie de pointe, etc. Le fonctionnement de l'État lui-même constituant un marché essentiel pour les entreprises du secteur énergétique et immobilier, entre autres. Même les dépenses culturelles sont partiellement orientées vers la création d'un marché spécifique.

Il va donc falloir faire des choix, en fonction de la puissance des différents lobbys industriels, de l’importance stratégique des marchés et… de la docilité sociale !

Les dépenses qui permettent de maintenir la paix sociale, ce sont précisément les allocations, les soins de santé, les services publics, ce sont tout ce que les États ont dû céder face aux luttes des travailleurs au cours des décennies précédentes, ce que l'on appelle les "acquis sociaux". Ces acquis constituent en fait une part du salaire réel de travailleurs, la différence entre salaire brut et salaire après impôts, qui leur était donc versés sous forme de services, d'assurance, d'allocations. A ceci près que le salaire net est versé individuellement, alors que le salaire brut est versé globalement.

La destruction des acquis sociaux financera les plans économiques. La diminution des dépenses dans ce secteur se fera soit directement, par une diminution, ou un gel des allocations, une diminution des remboursements de soins de santé et des services publics, ou indirectement, en restreignant l'accès à ces allocations et remboursements: recul de l'âge de la retraite, exclusion du chômage, réduction de la durée des allocations, etc.
Avantage induit : fragiliser les travailleurs, les poussant à accepter des conditions de travail et de salaire en baisse.

Pour une fois, il n’a pas menti en nous promettant, lors de ses vœux, qu’on allait en chier !

05/01/2009

Vive la crise ! Et les AUTOREQUISITIONS ! «Face à la crise, réquisitionnons, partageons !»

cons sots mateurs.jpg- Ben dites, m’ame Chazotte, vous vous menez bien vous ! Foie gras, pintade, chocolats dans des boites qui brillent ! Vous avez gagné au morpion au quoi ?
- Boudioù ! M’en parlez pas m’ame Michu : c’est mon petit fils qui m’a apporté tout ça. Et plein d’autres choses encore.
- Votre petit-fils ? Mais je croyais qu’il était au chômage ?
- C’est vrai, mais, avec une bande de copains, ils font dans l’humanitaire.
- Ah ça c’est bien. C’est des braves petits alors. Ils vont apprendre à manger au macdo aux nègres alors ?
- Non. Pas du tout. Ils font dans l’humanitaire ici. Ils appellent ça comme une marque de voiture. « L’AUTOREDUCTION » ou « AUTOREQUISITION » ou encore « La prise au tas » qu’ils disent.
- Ils vendent des voitures ?
- Non. Ils vont dans les grands centres commerciaux aux jours et aux heures de plus grosse affluence. Ils remplissent des sacs poubelles de plein de victuailles, que des choses de première nécessité, puis ils distribuent des tracs aux clients qui disent des choses comme « Nous réquisitionnons, nous distribuons ! », ils étendent des banderoles avec marqué pareil et ils sortent.
- Sans faire la queue aux caisses ?
- Ils viennent à 40 ou 50, investissent plusieurs caisses et sortent.
- Sans payer ?
- Sans payer.
- Et les patrons sont d’accord ? Et que fait la police ?
- Les patrons font un peu la gueule, mais plutôt que de perdre beaucoup d’argent avec des caisses bloquées et de faire fuir leurs clientèle par une action policière violente ils négocient et finissent par les laisser partir, avec leurs sacs pleins ! Ils déclarent même haut et fort, comme le leur demande ces braves jeunes, qu’ils sont d’accord ! Alors les flics ne disent rien et les laissent sortir ! Ils partent alors en chantant des belles chansons que ça me donne la chair de poule :
«Oui mais, ça branle dans le manche.»
«Les mauvais jours finiront.»
«Prends garde, à la revanche.»
«Quand tous les pauvres s'y mettront.»
- C’est vrai que c’est joli ça.
propriété vol.jpg- Après, ils distribuent tout ce que le patron leur à finalement donné aux pauvres, devant l’ANPE ou des ONG de défense des pauvres. Voilà pourquoi j’ai bien mangé pour le réveillon m’ame Michu !
- Ben, dites, c’est bien ça !
- Paraît que ça se fait de plus en plus. A Paris, à Grenoble, à Rennes, même en Espagne, en Belgique, en Suisse. Parait que c’est les Italiens qu’ont inventé ça dans les années soixante !
- C’est vrai qu’ils sont dégourdis les Italiens !
- Y a même un livre qu’a été écrit sur ces pratiques : livre de Yann Collonges et Pierre-Georges Randal "Les autoréductions, grèves d'usagers et luttes de classe en France et en Italie (1972-1976)", Editions Christian Bourgois, Paris, 1976.

04/01/2009

Livret A : Y a bon, bon pognon des pauvres !

Gros_Banquier.jpg

L’annus horibilis commence bien: les sarko-trafiquants viennent de frapper, fort, sur la gueule des « pauvres cons », ceux qui, selon la terminologie présidentielle, ne sont là que pour travailler plus pour les riches, pour gagner moins.

Ces « cons », les sarko-trafiquants ne les trouvaient pas encore assez « pauvres ». Ils ont donc mis en place une procédure pour sucer leurs pauvres éconocroques au profit de qui ? Ben, des pleins de thunes, bien sûr, par l’intermédiaire de ces machines à voler que sont les banques.

Je m’explique : depuis un an, la propagande officielle bassine le bas peuple pour l’inciter à ouvrir des livrets A, ce bas de laine de la France d’en-bas. Mais de les ouvrir non pas à La Poste et à la Caisse d’épargne, selon la tradition, mais dans les banques privées. Et les bons cons, alléchés par un taux de 4% net d’impôts, se sont pressés pour ouvrir ces bas de laine. Cette manne représente 135 milliards d’euros ! Y a bon, bon pognon des pauvres ! Il va de soi que les banques privées vont tout faire pour embrouiller les « pauvres cons » en leur proposant des produits « maison » qu’ils leurs présenteront comme plus « attractifs », plus « performants ». Ouais… Mon cul… Des produits forcément adossés à la bourse, donc éminemment à risques contrairement au bon vieux livret A.

Mais ce n’est pas tout : la saloperie procède d’une connivence entre les banquiers et le gouvernement. En effet, ce dernier, vient de décider que le taux de rémunération du livret A va passer de 4% à 2,5% ! Autrement dit une rémunération inférieure à l’inflation qui, malgré les mensonges de Lagarde, tangente plus ou moins les 3%.

Donc, chaque année, votre livret A va vous faire perdre du pognon. Au profit de qui ? Des banques qui, sans rien faire, s’engraisseront sur votre (notre) dos. De plus elles prêteront, elles VOUS prêteront VOTRE pognon à des taux usuraire à travers l’escroquerie de leurs « prêts-revolving ».

Après on s’étonnera que certains « mauvais Français », de plus en plus nombreux, pensent qu’il est temps de sortir les fourches, d’aiguiser les faux, de faire provision de gros boulons, voire de repérer les branches de platanes les plus solides…

02/01/2009

Télé-machines-à-décerveler : rendre les cerveaux réceptifs à cacocola ET aux sarkonneries !

rappelezvousyj1.jpg
Ça n’a pas tardé. Dès le premier de l’an, la télé publique s’est vautrée dans la complaisance, dans le léchage de cul ostentatoire. La druckérisation de la télé publique est largement entamée. Témoin la seconde partie sur ORTF2, entièrement consacrée à dame Bruni Carla, épouse Sarkozy. Moi, un peu alourdi par le foie gras, je suis allé me coucher, mais ma femme s’est régalée ! Pourquoi pas, la dame est superbe, loin d’être conne et si sa voix ne fera jamais d’ombre à la Callas, ça peut s’écouter. Le problème, c’est que ce type d’émission est significatif du bourrage de crâne d’une télé sous influence ou s’est instaurée sournoisement une nouvelle forme de censure.

Le principe de base de la censure moderne consiste à noyer les informations essentielles dans un déluge d'informations insignifiantes diffusées par une multitude de médias au contenu semblable. Cela permet à la nouvelle censure d'avoir toutes les apparences de la pluralité et de la démocratie.

Cette stratégie de la diversion s'applique en premier lieu au journal télévisé, principale source d'information du public.

Depuis le début des années 90, les journaux télévisés ne contiennent quasiment plus d'information. On continue d'appeler "journal télévisé" ce qui devrait en réalité être appelé un "magazine". Ils font de l'info sans infos...

Un J.T. moyen contient au maximum 2 à 3 minutes d'information. Le reste est constitué de reportages anecdotiques, de faits divers, de micro trottoirs et de reality-shows sur la vie quotidienne.

Toute la subtilité de la censure moderne réside dans l'absence de censeurs. Ceux-ci ont été efficacement remplacés par la "loi du marché" et la "loi de l'audience". Par le simple jeu de conditions économiques habilement crées, les chaînes n'ont plus les moyens de financer le travail d'enquête du vrai journalisme, alors que dans le même temps, le reality-show et les micro trottoirs font plus d'audience avec un coût de production réduit.

Même les évènements importants sont traités sous un angle "magazine", par le petit bout de la lorgnette. Ainsi, un sommet international donnera lieu à une interview du chef cuistot chargé du repas, à des images de limousines officielles et de salutations devant un bâtiment, mais aucune information ni analyse à propos des sujets débattus par les chefs d'états. De même, un attentat sera traité par des micro trottoirs sur les lieux du drame, avec les impressions et témoignages des passants, ou une interview d'un secouriste ou d'un policier.

A ces insignifiances s'ajouteront le sport, les faits-divers, les reportages pittoresques sur les villages de la France profonde, grande spécialité de Pernaut sur ORTF1, sans oublier les pubs déguisées pour les produits culturels faisant l'objet d'une campagne de promotion (spectacles, films, livres, disques...). Que ce soit chez Ruquier, chez Sébastien, chez Durand, c’est la loi du genre, mais c’est pareil à la fin des J.T. On voit un défilé, d’une chaine à l’autre, d’une station radio à l’autre des mêmes clampins venant vendre leur salade.

Tous les psychologues et spécialistes des neurosciences savent que la mémorisation des informations par le cerveau se fait d'autant mieux que ces informations sont présentées de façon structurée et hiérarchisée. La structuration et la hiérarchisation de l'information sont aussi des principes de base enseignés à tous les étudiants en journalisme.

Or depuis 15 ans, les journaux télévisés font exactement le contraire, en enchaînant dans le désordre des sujets hétéroclites et d'importance inégale (un fait divers, un peu de politique, du sport, un sujet social, un autre fait divers, puis à nouveau de la politique, etc) , comme si le but recherché était d'obtenir la plus mauvaise mémorisation possible des informations par le public. Une population amnésique est en effet beaucoup plus facile à manipuler...

- Bon, Victor, dans trois jours, tu ne te farciras plus la pube alors arrête de râler !
- Ouais, mais on n’a pas fini de se farcir des palanquées de sarkonneries…

31/12/2008

Le bilan Sarko est une flamboyante illustration du théorème de Pasqua: « les promesses n’engagent que ceux les croient ! »


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Il oublie tout!

Allocations Familiales. « J’aiderai les familles à chacune des étapes de leur existence. En particulier, j’allouerai des allocations familiales dès le premier enfant. » promettait Sarkozy dans son « projet » électoral. En avril dernier, on apprenait que les bonifications accordées pour les adolescents ne seraient plus versées dès l’âge de 11 ans, mais après 14 ans. Tout ça pour économiser 138 millions d'euros sur le dos de 4,5 millions de familles.

Afghanistan. Il avait promis de retirer les troupes françaises et…il a envoyé plus de 1000 soldats de plus. Dont quelques uns sont déjà revenus les pieds devant.


Banlieues.
Fadela Amara était l'une des « prises » politiques de Sarko en mai 2007. Elle incarnait aussi un espoir de rénovation et de réhabilitation des banlieues : site web participatif, déclarations tonitruantes sur le « plan anti-glandouille » en août 2007, puis annonce d'un plan « Banlieues Espoirs » en février 2008 soi-disant doté d'un milliard d'euros ! La promesse d'un contrat de travail unique sensé simplifier les embauches en banlieues est vite oubliée. Le plan Amara regroupe des dépenses gérées par d'autres ministères. Dix mois plus tard, le 17 décembre dernier, Nicolas Sarkozy reconnaît que le plan est un échec.

Chômage. Sarkozy avait promis de réduire le nombre de chômeurs. Effectivement, les statistiques lui donnèrent raison. Et pour cause ! Après avoir fait voter la dégradation des indemnités chômage pour les sans-emploi qui refuseraient plus de « deux offres raisonnables », il a ignoré les travailleurs précaires. Dès avril 2008, l'intérim s'effondre. Et aujourd’hui, ce sont 65.000 chômeurs de plus chaque mois ! Heureusement pour lui, la crise mondiale lui donne un prétexte sur mesure pour masquer son échec.

Croissance. Sarkozy devait aller chercher « avec les dents » un point de croissance du PIB supplémentaire. On lui reprochera d'avoir négligé le contexte international. L'éclatement des subprimes américains date de ... l'été 2007. Dès septembre, Bruxelles, l'INSEE ou l'OCDE contredisaient les prévisions gouvernementales. Dès le second trimestre 2008, la production industrielle baissait.

Déficits publics. « La maîtrise de nos finances publiques est un impératif moral autant que financier. Les jeunes générations ne peuvent accepter que les générations actuelles vivent à leur crédit » dixit le candidat Sarkozy. Avant même le déclenchement de la crise mondiale au second semestre, les déficits publics s'envolent et la promesse d'équilibre budgétaire en 2012 devient obsolète. La défiscalisation des heures supplémentaires aggrave les comptes de l'Etat, de la Sécurité Sociale et des retraites : 615 millions d'euros pour le seul dernier trimestre 2007 dans les comptes de la Sécu ! Dès mars dernier, Fillon suspend la promesse de réduire de 68 milliards d'euros pendant la mandature les prélèvements obligatoires. Le 4 avril, Sarko annonçait 166 « mesurettes » pour économiser 7 milliards d'euros. On les a déjà oubliées ! Pour 2009, le seul déficit budgétaire de l'Etat est prévu à 80 milliards d'euros par le gouvernement.

Droits de l'Homme.
Lors de son discours de vainqueur, au soir du 6 mai, Nicolas Sarkozy fut lyrique. En matière de droits de l'homme, on allait voir ce qu'on allait voir; 19 mois plus tard, le mensonge est patent: la France s'est réconciliée (si tant est qu'elle fusse fâchée) avec la quasi-totalité des dictatures du monde, pour reprendre un fructueux dialogue ... commercial ! Syrie, Russie, Chine, Tunisie, etc, qui n'a pas sa centrale nucléaire ou ses avions Dassault ? La Françafrique continue. Même Bernard Kouchner a fait son mea culpa: un secrétariat d'Etat aux Droits de l'Homme ne sert à rien selon lui. Les droits de l'homme sont bel et bien oubliés.

Environnement. Sarkozy et Borloo s'étaient gargarisés de plaisir avec la tenue, jusqu'en octobre 2007, de leur Grenelle de l'Environnement. A l'exception du moratoire contre la culture d'un maïs transgénique (obtenu grâce à une grève de la faim de José Bové !) et du malus-bonus écolo pour l'acquisition de voitures, il a fallu attendre un an pour faire voter la « première loi Grenelle », un catalogue de bonnes intentions dont le financement fut reporté à l'examen d'une seconde loi début 2009. Lors du dernier Conseil Européen, son président, le même Sarkozy, est parvenu à un compromis minable sur l'engagement européen à l'horizon 2020: à peine 4% de réduction des émissions carbone sur son territoire. La belle affaire !

Franchises médicales. En janvier 2007, Sarkozy promettait la lune. Rappelez-vous: « Je ne pense pas qu’il y ait matière à beaucoup d’économies dans la santé. Compte tenu de l’allongement de la durée de la vie, du progrès médical et de l’aspiration bien naturelle de nos concitoyens à vivre en bonne santé, l’investissement dans la santé sera forcément majeur. » Le 1er janvier dernier entraient en vigueur... de nouvelles franchises médicales pour économiser quelques 650 millions d'euros par an sur le dos des malades.

Gouvernement resserré. Le décompte réel des effectifs du gouvernement révèle qu'il n'est pas si resserré que promis par le candidat. Entre septembre 2007 et juillet 2008, selon l'annexe au projet de loi de finances pour 2009, les affectations dans les cabinets ministériels ont crû de 397 personnes et le montant des primes distribuées a progressé de près de 5 millions d'euros.

Immigration. En 2008, Brice Hortefeux peu se targuer d'un succès : au prix de quelques compromis, il fait adopter un pacte européen interdisant les régularisations massives. Mais derrière cet arbre, se cache une forêt d'illusions : l'immigration, thème majeur de Sarkozy en campagne, était (et reste) une diversion : sous couvert de quelques nominations alibi au gouvernement (Rachida Dati, Rama Yade et Fadela Amara) Sarkozy s'est permis ce que jamais la France n'a connu depuis la France de Vichy: création d'un ministère de l'Identité Nationale, regroupement familial durci jusqu'aux tests ADN, tests de français, quotas ethniques par métier, rafles et traques jusque dans les écoles, industrialisation de la rétention, et tribunaux pour étrangers. Rachida Dati a même dû préparer une modification constitutionnelle et créer une commission ad hoc, pour faire passer ce changement de régime. Si l'on retire les expulsions à Mayotte (17 000 par an), le nombre d'éloignements dépasse péniblement les 10 000 cette année encore. Tout ça pour ça ! Bide.

Immobilier.
Favoriser l'accession à la propriété était l'une des priorités de Sarkozy. Le président nous vantait même les vertus du crédit hypothécaire (la bse des subprimes ! !). Les mesures de soutien furent votées en 2007. Un an plus tard, on mesure combien le projet était anachronique. La crise des subprimes a éclaté à l'été 2007. La bulle immobilière en France était prête à exploser. De janvier à juin 2008, les crédits immobiliers ont chuté de 11%. La défiscalisation des intérêts d'emprunts n'a servi à rien. Les faillites boursières et le resserrement général du crédit ont achevé les ambitions présidentielles.

Police de proximité. Nicolas Sarkozy aurait du avaler son chapeau. Michèle Alliot-Marie a créé en janvier 2008 des « Unités territoriales de quartier », histoire de faire oublier les déclarations de campagne (« La police de proximité mise en œuvre par M. Jospin a abouti à ce que, pour la première fois dans l’histoire de France, on a dépassé les 4 millions de crimes et délits »).

Pouvoir d'achat. « Travailler plus pour gagner plus. » qu’il disait… Pour travailler plus, encore faudrait-il qu’il y aie du travail. Quant au pouvoir d’achat : recul régulier des retraites, stagnation et même recul des salaires, etc. Inutile d’épiloguer : le prix du cady est suffisamment parlant.

Prisons. La rénovation des prisons et des conditions de détention est l'un des grands échecs de la présidence Sarkozy à ce jour. Sa promesse de campagne était pourtant claire : « Je suis également partisan d'une grande loi pénitentiaire permettant à notre démocratie de définir ce qu'elle attend de ses prisons et de se donner les moyens de sa politique dans ce domaine. » Depuis, les records de surpopulation sont dépassés de mois en mois. Le 28 juillet, Rachida Dati présentait quelques mesurettes. Quant aux prisons privatisées flambant neuves, elles tombent en panne d’électricité quelques jours après l’inauguration.

Protection des sources des journalistes.
Bel effet de communication, en mars dernier. Rachida Dati a fait voter une loi. Mais son texte officialise en fait les exceptions à cette protection des sources « à titre exceptionnel et à condition que la nature et la particulière gravité du crime ou du délit et les nécessités des investigations le justifient » comme le terrorisme par exemple... L’intimidation des journalistes par brutalités policières deviennent monnaie courante.

République irréprochable. Sarkozy nous l'avait promis. Mais 2008 fut l'année de tous les excès : augmentation du traitement présidentiel de 173% en janvier 2008, nouvel avion, dérapage des frais de la Présidence, multiplication des déplacements d'ordre privé, légions d'honneur de complaisance, nomination des patrons de l'audiovisuel, grâce présidentielle pour Marchiani ou Tapie. Tout y est. La république bananière est en route.

Retraites.
Contrairement à ce qu'on nous raconte, la « grande » réforme des retraites n'a pas eu lieu. En fait, le gouvernement Sarkozy n'a fait que dégrader le régime par petites touches: suppression des pré-retraites de 57 à 60 ans, revalorisation a minima des pensions ( moins que l'inflation en 2008), allongement à 41 ans de la durée de cotisation retraite passera mécaniquement à 41 ans, en application... de la loi Fillon de 2003. Le véritable impact de Sarkozy sur les retraites fut la loi TEPA : la défiscalisation des intérêts d'emprunts immobiliers, et des heures supplémentaires (pour ne citer que les deux plus importantes) creusent le déficit des caisses des retraites de quelques 2,5 milliards d'euros par an ! ! !

Sans-abris. C'était l'un des engagements les plus démagogiques du candidat: le 18 décembre 2006, il promettait de supprimer tous les sans-abri dans les deux ans. Le 18 décembre dernier, il y avait (évidemment) encore pas mal de sans-abri en France. Près de 350 d'entre eux sont même morts de froid cette année. Le 29 janvier dernier, à quelques semaines de la fin de l'hiver, Fillon avait fait un geste, un plan pluriannuel pour prévenir les expulsions locatives et un programme de « réhabilitation des centres d'hébergement et d'augmentation des capacités. » Comme un bégaiement de l'histoire, Sarkozy répéta quasiment mot pour mot les mêmes promesses en décembre...

Seniors.
« Je mets d’ailleurs les entreprises devant leurs responsabilités. On doit garder les quinquagénaires dans les entreprises » nous expliquait le candidat de la droite en 2007. On croyait qu'il allait agir sur les employeurs. Quel malentendu ! En mai dernier, les (futurs) retraités ont eu confirmation que (1) leur pension n'augmenterait que de 1,9% (1,1% en mars, 0,8% en septembre), (2) les préretraités de 57 à 60 ans devraient pointer prochainement au chômage, (3) la durée de cotisation retraite passerait mécaniquement à 41 ans et (4) qu'ils risquent d'être radiés du chômage après deux refus d'emploi comme tout chômeur. 60% des seniors (55 à 65 ans) ont été ainsi précarisés en quelques jours.

Traité simplifié. Le 3 janvier 2008, le Conseil des Ministres adoptait le « projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution », proposé par la Garde des Sceaux. Sarko s’asseyait ainsi sans vergogne sur la vox populi. Mais quelques mois plus tard, ce projet censé relancer la construction européenne s'écrasait en Irlande, seul pays européen à avoir choisi la ratification par référendum. Déjà lourd de quelques centaines de pages, ce traité fut encore charcuté lors du dernier Conseil Européen de l'année, le 12 décembre dernier dans le sens de toujours plus d’ultralibéralisme. Comment, d’une grande idée, on fait un repoussoir…

Travail le dimanche. Même si l'examen de cette loi est reportée au 15 janvier 2009, ses supporters devraient s'interroger sur le rétrécissement brutal de son périmètre. Nicolas Sarkozy, qui travaille lui-même rarement le dimanche, a usé et abusé du fameux exemple des ouvertures de magasins sur les Champs Elysées à Paris. In fine, il a accepté de limiter le projet de loi à la légalisation des ouvertures actuelles.

« Travailler plus pour gagner plus ».
Ce slogan mérite un blog à lui tout seul. Votée dans l'urgence dès juillet 2007, la loi TEPA exonérait les heures supplémentaires d'impôt et de cotisations sociales. Effet d'aubaine, les entreprises ont pu en profiter. Le marché de l'intérim s'est effondré dès le mois d'avril. En 2007 déjà, les Français n'ont pas travaillé plus. Le pouvoir d'achat a-t-il cru pour autant ? Non. L'envolée des prix de l'énergie et des matières premières conjuguée à une faible augmentation des salaires ont sabordé l'efficacité du dispositif. En 2008, le pouvoir d'achat des Français a baissé, le chômage technique s'étend, les destructions d'emploi se multiplient. On ne cherche pas à travailler plus, mais à travailler tout court.

Sources :Sarkofrance

BONNE ANNEE TOUT DE MÊME!

29/12/2008

2009 : l’année des combats victorieux contre un pouvoir faible avec les forts, fort avec les faibles !

manifslycéennes.jpgN’en déplaise aux lèche-cul compulsifs, l’année se finit sur un double recul du pouvoir sarkozien : sur la « réforme » des lycées, sur le travail du dimanche.

Celui-ci se réduit à pas grand chose et n’est plus qu’une légalisation de situations illégales de fait dans certaines grandes agglomérations (n’oublions pas que le rapporteur de cette loi n’est autre que le député UMP des Bouches-du-Rhône et surtout de Plan-de-Campagne, la plus grande concentration de grandes surfaces de distribution en Europe, au nord de Marseille.) On a là une illustration du clientélisme politicard.

Celle-là est plus significative et plus prometteuse : les sarko-trafiquants, en envoyant la « réforme » des lycées aux calendes grecques, ont nettement reculé. Et reculé devant quoi ? Devant LA RUE !

La première leçon a tiré est évidente : un mouvement puissant, s’appuyant sur la JEUNESSE, mobilisant nationalement dans des manifestations de masse, est capable de faire reculer ce pouvoir représentatif de l’ultra libéralisme le plus cupide, le plus borné, le plus injuste, le plus brutal.

Le seconde leçon : appliquer cette méthode partout où de grands acquis républicains sont menacés (laïcité, services publics, libertés individuelles, etc.)

Le prochain combat peut et doit être gagné : c’est celui de la lutte contre la privatisation de la poste.

Par le fait du Prince, La Poste, le seul grand service public commercial encore entièrement dans les mains de l’Etat, risque de changer de statut. Ce devrait être fait d’ici l’été prochain, par le vote d’une loi au Parlement croupion.

Si elle devient société anonyme, La Poste et sa filiale la Banque Postale, seront évidemment la proie des intérêts privés, malgré les dénégations de Sarko (on sait ce que vaut sa parole depuis l’affaire de GDF qui devait, dixit Sarko alors ministre de l’économie, rester majoritairement dans le domaine public !)

Les sarko-trafiquants – machiavélistes de sous-préfecture – ont mis au point une combine pour faire passer la pilule : une augmentation de capital de 2,7 milliards souscrit à 1,2 milliard d’euros par l’Etat et 1,5 milliard par la Caisse des dépôts (Nos sous ! ! ! Ceux de l’épargne des Français). Ce paravent grossier, gobé trop facilement par une partie des médias, est une imposture.

Tout d'abord, l’Etat a la possibilité d’assurer l’augmentation de capital par lui-même s’il le désire. Juridiquement d’abord, puisque le traité de Rome reconnaît le droit aux Etats de posséder des entreprises. Il serait d’ailleurs temps que les gouvernements fassent reconnaître ce droit à la Commission. C’est même le moment, puisque la crise amène à injecter des fonds publics partout, et notamment dans le secteur privé !

Financièrement ensuite : l’Etat peut emprunter pour investir dans La Poste. C’est même recommandé, puisque les règlements européens issus des traités de Maastricht et d’Amsterdam mettent « hors déficit » les investissements, y compris dans les entreprises. C’est grâce à ces règles que les 40 milliards de fonds propres mis à disposition des grandes banques privées ne seront pas comptabilisés dans la dette publique. On se demande d’ailleurs pourquoi le gouvernement ne puise pas dans cette enveloppe pour aider sa filiale la Banque postale, qui est la banque de service publique, celle qui « bancarise » ceux qui sont refusés ailleurs. Nul besoin donc ni de changer de statut, ni de solliciter la Caisse des dépôts.

On sait donc ce qu’il nous reste à faire : se mobiliser massivement, au besoin durement, pour défendre ce bastion du service public que doit rester La Poste !






27/12/2008

Comment des entreprises voyous – avec la protection de la Commission européenne - se sucrent sur le sucre qui nous fait crever…

stévia pot.jpg- Eh ! Oh ! Tous ces treize desserts, toutes ces bûches de Noël, tous ces chocolats que vous – que nous – venons d’ingurgiter en quantités plus que convenables, paraît que ça s’attache aux côtelettes, que ça favorise le développement du râble, et même, que ça favorise l’apparition du diabète… Alors mollo, meffi !

- Oh ! Victor tu vas pas nous gonfler les aliboffis. Merde, le petit Jésus vient de naître, on va quand même pas fêter ça à l’aspartame, non ? D’autant plus que si le sucre fabrique du gras, l’aspartame, lui, donne le cancer tout en engraissant Monsanto. Ouais, les industriels voyous des OGM. Et puis, le diabète, c’est une extraordinaire rente pour les labos ! Ils vont pas se laisser supprimer cette fantastique rente ! Alors, eh !

- Pourtant, il existe un produit, naturel celui-là, qui a un pouvoir sucrant 200 fois supérieur au sucre, tout en affichant zéro calorie et qui pousse dans les forêts d’Amérique du Sud. C’est la Stevia rebaudiana.

- Qu’es aco ?

- Une plante cultivée depuis deux mille ans par les Indiens d’Amérique du sud. Ses feuilles, séchées et réduites en poudre, remplacent cent fois le sucre, sans ses inconvénients.

- Et pourquoi on n’en mange pas chez nous ? Ses applications dans le gargantuesque monde du «light» sont pourtant innombrables : sauces, confiseries, boissons, plats cuisinés, produits lactés, pâtisseries…

- Exact. D’ailleurs les gougnafiers géants qui fabriquent les cocamerdes ne s’y trompent pas et s’apprêtent à utiliser l’un des composés de la plante dans leurs sodas à la con ultra sucrés. Au Japon, cette plante est consommée depuis 1975, au point d’avoir raflé 40 % du marché des édulcorants.

- Et alors pourquoi en France, elle est totalement méconnue ? Et sa vente soumise à une régulation casse-tête ?

- A cause d’une législation européenne bornée, comme d’habitude et, tu t’en doutes, à la solde des puissants lobbies sucriers ! Pour utiliser une plante en Europe, il faut qu’au moins un des pays de l’Union la consomme. Ce qui n’est pas le cas, la plante poussant en Amérique du Sud. «Stevia rebaudiana est un aliment qui n’était pas consommé de façon significative en Europe avant 1997. A ce titre elle dépend du règlement européen Novel Food, relatif aux nouveaux aliments et aux nouveaux ingrédients alimentaires (la même catégorie que les sinistres OGM !). Elle doit faire l’objet d’une autorisation de mise sur le marché», explique-t-on à la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes. Ainsi, une plante utilisée depuis des millénaires par les Amérindiens est considérée comme nouvelle en Europe.

- C’est magouille et compagnie de confondre une plante millénaire avec les OGM… Et enfin, on doit bien en bouffer en Guyane de cette plante. Et la Guyane, c'est la France, non? Donc un pays européen!

- Bien sûr. La Commission européenne a émis « des doutes sur l’innocuité de la plante. » Les différentes autorités françaises et européennes ont argué de son potentiel contraceptif pour interdire sa mise sur le marché… Depuis quinze ans, les études contradictoires s’enchaînent. En juin 2008, le comité d’experts de l’OMS a enfin défini une dose journalière admissible. Si la Commission européenne met des bâtons dans les roues de la Stevia c’est parce qu’elle est achetée par le lobby du sucre, prétendent, à juste titre, bien des experts. Mais, en dépit des embûches, de nombreux initiés consomment la Stevia rebaudiana en cachette. On en trouve dans les rayons cosmétiques des boutiques bio, et même telle quelle en pot. «Elle est vendue comme plante d’ornement, mais officieusement, elle est consommée à la place du sucre», explique Patrick Merland, patron de la Maison du stevia (www.lamaisondustevia.com), qui vend 4 000 à 5 000 plants par an !

- Eh ! Victor, dès que Monsanto ou une autre compagnie crapule aura « breveté » - c’est-à-dire volé aux Indiens - cette plante, il n'y aura plus de problème de commercialisation !

Chronique de la connerie ordinaire : En Tanzanie, y a pas bon être black blanc !

albinos.jpgDes albinos, vous en avez fatalement croisés, rencontrés. Ce sont ces gens victimes d’une maladie génétique qui se caractérise par une absence de pigmentation de la peau, des poils, des cheveux, des yeux due à l'absence de mélanine (et pas la mélamine, poison réservé par des margoulins chinois au lait des bébés !). Les albinos ont une vision déficiente et sont sujets à des cancers de la peau s'ils ne sont pas protégés du soleil.

L’albinisme existe en Europe et en Amérique du Nord, où il touche une personne sur 20 000, mais il est bien plus répandu en Afrique. Selon une étude, le taux d’albinisme est de 1 pour 4 000 en Tanzanie, où les albinos seraient près de 370 000. Le cancer fait des ravages chez eux, et si les albinos peuvent espérer vivre jusqu’à un âge avancé dans les pays développés, ils dépassent rarement les 40 ans en Afrique.

Ce n’est nulle part facile, lorsqu’on est « différent », de vivre sous le regard curieux des autres. Mais ça devient franchement cauchemardesque en Tanzanie si l’on en croit Al-Shaymaa Kwegyir, une parlementaire tanzanienne elle-même albinos. Victimes de croyances et de préjugés, les membres de cette “communauté” vivent dans l’angoisse d’être assassinés et transformés en amulettes. Les autorités commencent à peine à s’en préoccuper.

Al-Shaymaa Kwegyir n’y va pas avec le dos de la cuillère : « La famille d’une femme appelée Salma lui a dit d’habiller son bébé, une petite fille, tout en noir et de le laisser tout seul dans une case. “La maman ne comprenait pas pourquoi mais elle a obéi aux anciens. Quelques heures plus tard, des inconnus sont arrivés et sont allés droit à la case. Ils ont coupé les jambes de l’enfant à coups de machette. Puis ils lui ont tranché la gorge, ont versé le sang dans un pot et l’ont bu.” La Tanzanie a connu au moins 29 meurtres d’albinos depuis un an, et Al-Shaymaa Kwegyir, qui est elle-même albinos, est devenue l’une des personnalités politiques les plus engagées sur la question. Elle a prouvé que les tueurs, qui travaillent pour des sorciers, pratiquent le cannibalisme et revendent des morceaux de corps pour fabriquer des amulettes.

Les acheteurs, qui viennent parfois de République démocratique du Congo, du Burundi, du Kenya et d’Ouganda, sont convaincus que les jambes, les parties génitales et les cheveux des albinos leur permettront de devenir riches instantanément. La plus jeune victime à ce jour avait 7 mois. Al-Shaymaa Kwegyir, 48 ans, a rencontré Salma dans son village, dans le district de Mwanga, près du Kilimandjaro. “C’est le premier cas de cannibalisme recensé mais, pour les autres aspects, c’est un exemple classique. Un membre de la famille étendue qui a des liens avec un sorcier organise l’enlèvement ou l’assassinat. Ces meurtres sont inspirés par l’ignorance et la cupidité. Une main d’albinos se vend 2 millions de shillings (1 220 euros)”, explique-t-elle.

Un quotidien local a rapporté l’arrestation d’un pêcheur du lac Tanganyika. accusé d’avoir tenté de vendre sa femme albinos, âgée de 24 ans, pour 3,6 millions de shillings.

Un autre article évoque le cas d’un homme arrêté à la frontière avec un sac contenant une tête de bébé. Il a déclaré à la police qu’un sorcier tanzanien lui avait proposé de le payer au poids.

Plus de 170 personnes, essentiellement des sorciers, ont été arrêtées en Tanzanie cette année. Cinquante-trois sont en détention.

C’est pourri, c’est dégueulasse, mais ne faisons pas d’angélisme et ne nous drapons surtout pas dans nos préjugés : il y a quelques siècles, le sort des lépreux en Europe n’était guère plus enviable…

Il n’empêche, la connerie humaine est vraiment la seule approche qu’on puisse avoir de l’infini.

http://www.courrierinternational.com


25/12/2008

Pour un réveillon savoureux : bouffez du patron !

une-sine-hebdo-16.jpg


Prenez un patron bien gras et dodu. La meilleure race, c’est la Cacarente. Le nec plus ultra, le Bresse de ces volailles restant tout de même le Patrondebanque. Evitez les patrons Depéhèmeux, ils sont trop petits, ils triment souvent autant que vous et sont trop dur à cuire.

Plumez-le autant qu’il vous a plumé. A vif autant que possible : ça crée une production d’endorphine qui donnera à la viande un fumet particulier qui vous rappellera le jour où il vous a convoqué pour vous lourder.

Flambez-le, si possible sur les ruines fumantes de son bureau ou de son usine. Puis égorgez-le en gardant le sang, il est fait de celui qu’il vous a fait suer.

Videz-le de ses tripes qu’il a toute sa vie copieusement tapissées de sauces chaudes et onctueuses avec le pognon qu’il vous a volé. Jetez-les, de toutes façons un patron n’a rien dans les tripes, et beaucoup de merde dans la tête.

Coupez-le en morceaux, au hachoir ou à la tronçonneuse selon affinités. Faites macérer les morceaux dans une marinade faites de moitié bile, aussi amère que celle qu’il vous a faite faire, moitié merde diarrhéique, c’est ce qui convient le mieux.

Après deux jours de marinade, faites revenir les morceaux dans de l’huile de vidange. Puis mettre à cuire à l’étouffé avec la marinade passée au chinois, comme ceux chez qui il a délocalisé votre usine.

Enfin, comme c’est immangeable, foutez le tout au chiotte, c’est la place de ce genre de patrons !

A l'entrée, n'oubliez pas une denrée de plus en plus courante...foigrasdechomeur.jpg

19/12/2008

Alerte! V'là des Pères Noël d'ultra-gauche!

père noël ordure.jpgDans une pièce quelque part dans le Grand Nord se tiennent quatre personnages. Au centre, un homme d’affaire avec l’uniforme de sa fonction : costumes sombre, cravate, attaché-case. Il fait les cent pas nerveusement. A ses côtés, trois pères Noël en robe rouge.

L’homme d’affaires les tance :
— Messieurs les père Noël, votre attitude est inadmissible ! Vous mettre en grève, dans le monde entier, la veille de Noël ! C’est un coup de force inacceptable. Virés ! Tous ! Vous allez tous être virés ! Un plan social planétaire !
Auriez-vous oubliés, Messieurs que c’est nous — le monde des affaires, les usines de jouets, le grand commerce — qui vous avons créé ? Qui vous avons inventé pour servir les intérêts de nos actionnaires ?

Auriez-vous oubliés que vous n’avez d’autre légitimité que celle du commerce ? Votre existence même est liée à l’efficacité avec laquelle vous incitez les enfants, et surtout leurs parents à acheter, acheter, acheter ! Acheter toujours plus de jouets toujours plus chers, toujours plus compliqués. Ceci afin que nos usines tournent, que nos établissements vendent, que nos profits se gonflent. Pour le plus grand bien de nos actionnaires, les retraités américains. Votre seule fonction est de faire en sorte que les enfants engraissent les retraités du Wisconsin et de Dallas ! Compris ?

noël sexy2.jpgLe père Noël le plus barbu prend alors la parole :

— Nous savons pertinemment que c’est vous, les gens des affaires, qui nous avez inventés. Nous savons très bien que nous n’avons pas de légitimité religieuse ou mythique, comme Saint-Nicolas, comme la Babouchka, comme la Béfana. Autant de personnages sympathiques, reflets de cultures ancestrales à travers le monde, et que vous avez — à travers nous — ridiculisés, ringardisés et jetés aux oubliettes. Nous savons tout cela.

— Alors fermez-là et travaillez ! Travaillez ! Vous m’entendez ? Prenez vos rennes — un troupeau dont l’entretien toute l’année nous coûte beaucoup d’argent tout comme ce siège social en Laponie, dans le grand nord de la Suède. Prenez vos rennes et partez livrer les produits de nos usines. Nous avons investi en promotion et publicités des milliards et des milliards. Ce n’est pas pour que le profit qu’en attendent nos actionnaires soit mis à mal par les états d’âme d’employés subalternes tels que vous !

— Non. Nous ne travaillerons pas cette nuit de Noël. Nous refusons de continuer à nous faire les complices d’une gigantesque opération de racket mondial et d’abrutissement de l’enfance. Nous ne livrerons pas vos jeux électroniques basés sur la violence et la mort. Nous ne livrerons pas tous ces gadgets, très chers, trop chers, qui ruinent les parents et n’intéressent que peu les enfants.

— Ggrrrr ! ! ! ! C’est une catastrophe ! Nos profits ! Mes stock-options ! Avec le mal que nous nous donnons depuis des années pour imposer aux enfants l’usage de nos jeux électroniques…

— Nous qui connaissons les gosses, nous qui voyons le rêve dans leurs yeux la veille de Noël, savez-vous ce que nous avons remarqué ? C’est que les enfants, au matin tant attendu jouent surtout… avec les cartons d’emballage des jouets coûteux que vous leur imposez ! Voilà pourquoi nous refusons dorénavant de nous faire les complices de votre entreprise de négation du rêve, de négation de toute culture. Nous refusons — nous pères Noël du monde — d’être vos instruments dans cette entreprise d’acculturation mondiale : partout une seule et même musique, partout les mêmes jouets chers et tuant l’imagination, partout une seule idéologie, celle de l’argent, du fric, du pognon.

Nous voulons, nous, pères Noël, que les enfants du monde rêvent, réfléchissent, s’épanouissent dans la diversité et la richesse de leurs cultures.
Noël bordel.jpg

— Mais c’est une révolution ! Apprendre à réfléchir aux gosses… Puis quoi encore ? Ont-ils besoin de réfléchir pour devenir de bons consommateurs adultes ? Bien dociles et réceptifs à nos messages publicitaires ? Mais vous voulez tout foutre en l’air, ma parole ! Mes profit… Mes stock-options…

Avec tout l’argent que nous dépensons dans les télévisions, dans les ordinateurs, dans les play-stations pour empêcher les gens de réfléchir. Pourquoi pas la liberté, l’égalité, la fraternité puisque vous y êtes ? Révolutionnaires ! Sans-culottes ! Bolchéviques ! Vous allez nous ruiner avec vos dangereuses utopies ! Mais pour qui vous prenez-vous ?

— Pour des gens qui ont une grande responsabilité. Bien sûr, nous sommes vos créatures, mais nous tenons maintenant notre légitimité de notre succès. Des millions d’enfants du monde croient en nous et nous attendent avec espoir, la tête pleine d’étoiles. Nous ne pouvons pas les décevoir. Nous ferons donc notre tournée cette année encore…

noël sexy1.jpg

— Ah ! Enfin une bonne parole ! Alors finis de jaser pour ne rien dire. Remplissez vos hottes, vos traîneaux, atteler vos rennes et, Oust ! Partez !

— Je crois que nous nous sommes mal compris. Nous allons faire notre tournée, mais pas pour livrer vos niaiseries. Nous allons porter aux enfants du monde des messages d’intelligence, des ferments de liberté, des gages d’égalité, des élans de fraternité.

— Ah ! Ah ! Laissez-moi ricaner… Et comment donc ?

— N’oubliez pas que nous sommes en Scandinavie, patrie des célèbres Prix Nobel. Eh bien nous, nous allons créer les “ Prix Noël ” ! Nous allons livrer dans les cheminées des enfants du monde des Livres ! Des Livres ! Car c’est dans les Livres que se trouve le Savoir, l’Intelligence, la Tolérance, la Concorde, l’Entraide, l’Amitié et l’Amour entre les enfants, entre les Hommes.

Tandis que l’homme d’affaire se ronge les poings en morigénant, les pères Noël s’en vont, leurs hottes pleines de livres, au trot tintinnabulant de leurs rennes ailés.

Rêve ? Heureusement qu’il reste le rêve : la dernière liberté…


C’est une bonne guerre qu’il leur faudrait à ces petits trous du cul, M’ame Michu !

vamps.jpg- Ouf ! On se sent rassuré ! Vous avez vu, à tous les JT, à la Une de tous les journaux, ces déploiements de force autour de ce temple de la consommation qu’est le Printemps, à Paris !

- Merci Madame la ministre de la protection de l’inutile ! A Saint-Flour, à Carpentras, à Plougastel, à Bidart, on se sent aussi rassuré ! On peut acheter les monceaux de conneries indispensables pour éponger nos maigres ressources dans la SECURITE.

- Merci Monsieur not’bon prince-président de nous protéger contre tous ces méchants qui veulent venir jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes !

- Oh ! J’entends bien quelques mauvais esprits penser à voix basse que cette « tentative d’attentat » sent autant le coup foireux que l’opération brillante contre quelques dangereux terroristes chevriers – relâchés, hélas, par une justice laxiste, M’me Michu ! J’entends bien ces voix suspectes qui s’élèvent contre une prétendue dérive rampante vers un fascisme d’Etat. Ces mauvais Français osent penser que l’on ne peut pas appeler bavures isolées les évènements qui se sont produits ces dernières semaines. Des policiers, des gendarmes, des juges arrogants et serviles – disent-ils M’me Michu - qui arrêtent, molestent, humilient des personnes, qui tant qu’elles ne sont pas passées en jugement sont en théorie présumées innocentes.

- Innocents ? Avec la tête qu’ils ont ? Il y en a même, M’me Michu, qui ont le toupet de penser que les exactions de ces gardiens de l’ordre sont en plus couvertes par leur hiérarchie et leur ministre de tutelle.

- Ah ! Dans quel pays qu’on vit M’me Chazotte…

- Z’avez ben raison M’me Michu. J’ai même entendu chez mon boucher qu’y en a – de bien mauvais Français, croyez-moi ! - qu’y prétendent que des membres de cette terrible ultra-gauche chevrière auraient été embastillés sans aucune preuve crédible, qu’un journaliste aurait été menotté et fouillé au corps tel un criminel, que des gamins auraient été terrorisés par des flics dans des collèges, qu’une famille dont on est allé chercher les enfants jusque dans l’école aurait été ensuite "charterisée"…

- S’il fallait croire tout ça M’ame Chazotte, ousqu’on irait ? Ousqu’on irait ? Y en a même qui s’offusquent qu’une ministre de la Justice soit favorable à l’emprisonnement de gamins de douze ans, et qu’un autre très zélé, celui de l’immigration, qui serait obsédé par la culture du résultat alors qu’il ne fait que respecter les quotas de reconduites à la frontière !

- Pfff ! Des bêtises que tout ça. Jean-Pierre Pernod n’en a pas parlé dans le poste de TF1, alors, vous voyez, ça peut pas être vrai…

- Y en a même qui rouspètent contre les fichiers qui seraient de plus en plus nombreux et de plus en plus indiscrets. Quant on a rien à cacher, comme nous, M’ame Chazotte, on a pas peur des fichiers. Pareil pour les caméras, qui en a partout maintenant ! Moi, je vais vous dire, je trouve ça très bien. Peut-être qu’un jour on passera dans le poste !

- Même à nos âges, M’ame Michu, faut être prête ! Moi je me coiffe bien et je marche bien droite quand je passe devant les caméras !

- Ah ! Ma pauvre M’ame Chazotte, c’est une bonne guerre qu’il leur faudrait ! On la perdrait, comme d’habitude, puis on aurait un nouveau Maréchal. Je trouve que Monsieur Sarkozy ferait très bien dans le rôle !

17/12/2008

Ce que le Gouvernement de la France pense de ses serviteurs…

Il me semble qu'il est important de diffuser le plus largement possible ces propos du Ministre de la Fonction publique (sic) rapportés par Charlie-Hebdo, tenus lors d'une réunion de la Fondation Concorde, proche de la majorité actuelle, le mercredi 20 octobre au Café Restaurant Pépita à Paris :

"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème."

"Le grand problème de l'État, c'est la rigidité de sa main-d’œuvre. Pour Faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l'escalier (rires dans la salle), mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps morts (rires), comme par exemple l'administration des télécoms. Je vais les remplacer par cinq filières professionnelle qui permettront la mobilité des ressources humaines : éducation, administration générale, économie et finances, sécurité sanitaire et sociale. Si on ne fait pas ça, la réforme de l'État est impossible. Parce que les corps abritent des emplois inutiles."

"A l'heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000."

"Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais impressionné par l'adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c'est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques."

"C'est sur l'Éducation nationale que doit peser l'effort principal de réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de l'Éducation nationale, 800 000 sont des enseignants. Licencier dans les back office de l'Éducation nationale, c'est facile, on sait comment faire, avec Éric Woerth (secrétaire d'État à la Réforme de l'État) : on prend un cabinet de conseil et on change les process de travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c'est plus délicat. Il faudra faire un grand audit."

"Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents des services publics. L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus - mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues."

Il admet dans ses propos que les français sont satisfaits de la qualité du service public rendu par les fonctionnaires, quels qu'ils soient.

C'est bien en les fragilisant de l'intérieur (sous effectif, baisse d'investissements etc.) qu'il compte rendre les services publics impopulaires auprès des populations. Une impopularité qui lui servir de prétexte pour les privatisations à venir. Alors que ce sont bien les attaques à l'œuvre depuis de nombreuses années qui dégradent la qualité des services publics.



Sources

Sunday is closed!

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Merci à Placide

Si l'on regarde les choses lucidement et de près, le travail se heurte à bien des interdictions:

- le mercredi, y a pas école;
- le jeudi, y avait pas école avant,
- le vendredi, c'est le jour sacré des musulmans,
- le samedi, c'est le jour sacré des juifs,
- le dimanche, c'est le jour sacré des chrétiens,
- le lundi, c'est le jour sacré des coiffeurs...

Reste donc QUE le mardi pour travailler!

Les temps sont durs pour travailler plus pour gagner plus...

La retraite de Russarkozy.

retraite de russie 2.jpg


Il neigeait. L’Uhèmepets tremblait dans sa liquette.
Pour la première fois Sarko baissait la tête.
Sombres jours ! le nabo reculait lentement
Laissant derrière lui un Darcos écumant.
Il neigeait. Les coups durs tombaient en avalanches.
Après un coup de manche un autre coup de manche.
On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau.
Hier l’Uhèmepets, et maintenant troupeau.
On ne distinguait plus les ailes ni le centre.
Il neigeait. Les féaux se déchiraient le ventre,
Certains osant penser autrement que le chef
S’exposaient au tourments des chevaux qu’on achève.
On voyait Devedjian avaler son chapeau
Et Lagarde ployait sous le poids des impôts
Que le Guide suprême supprimait pour les riches
Ne laissant aux prolos que navets et pois chiches.
Un terrible danger vint des terres attiques
Où les étudiants, chassés à coups de triques
Par les hordes obtuses de flicaillons repus
A la solde de politicards corrompus,
Mettaient l’antique Grèce, et à feu, et à sang
Et faisaient chanceler les trônes des puissants.
Sarkozy, effrayé par la contagion
Qui risquait de gagner la France et ses régions
Ordonna la retraite. Et Darcos, comme un chien
La queue entre les jambes, devant les lycéens
Ravala sa réforme et partit en vacances
Rendant pour quelques jours le sourire à la France.








16/12/2008

Un petit lancer pour l’homme, un grand pas pour l’humanité !

bush souliers.jpg

Un petit lancer pour l’homme, un grand pas pour l’humanité !

Gloire à toi, Ô grand Mountazer al-Zaïdi
Toi dont le grand courage et le geste hardi
Ont rendu sa fierté à un peuple humilié,
Un peuple massacré, torturé, spolié
Par un pays de proie, par une soldatesque
Pétrie de cruauté et de morgue grotesque.

Gloire aussi à tes groles de destruction massive
Jetées de mains de maître à travers les gencives
De ce vieux con de Bush, menteur et assassin.
Fallait de gros sabots ! Pas de fins mocassins !
Tu lui as dit : « C’est un cadeau des Irakiens.
Le baiser de l'adieu, espèce de sale chien! »

Que soit bénie la fière mère qui t'a portée,
Tu es un grand héros redonnant la fierté
A toutes les victimes de ce Texan débile.
Que ton nom soit gravé à l’encre indélébile
Sur marbres et granit, sur tous les frontispices.
Ta renommée rejaillira pour longtemps sur tes fils.

15/12/2008

Scandale Madoff : la finance pour les Nuls !

banquier pourri.jpgEh ben voilà ! Le pognon – notre pognon ! – que les sarko-trafiquants ont généreusement donné aux banques, il n’est pas perdu pour tout le monde ! Il a servi – en partie – à engraisser un maquereau étazunien, un certain Madoff je crois.

Natixis, toujours en pointe sur ces coups foireux, avoue 450 millions d’euros, qui s’ajoutent aux milliards déjà jeté dans les « subprimes ».

BNP Paribas, autre brillant groupe de ruffians - celui-là même qui a racheté à prix bradé la banque Fortis, dans laquelle monsieur Létat sarkozien a balancé quelques milliards de nos sous – laisse 350 millions.

Mais aussi la Société Générale, jamais en retard dans les magouilles ; évidemment le Crédit Agricole, plus gros parasite bancaire de France ; sans oublier AXA, le lumineux assureur cher à Bébéar, sont eux aussi dans le coup.

Bon. Finalement, c’est a se bidonner cette histoire : les maquereaux se bouffent entre eux ! Mais ce qui est grave, c’est que c’est significatif d’un état d’esprit magouilleur et d’une incompétence ahurissante. En effet, comment des gens qui baignent dans ce milieu de la finance peuvent-ils se laisser baiser par un système d’embrouille pyramidale archi connu ? Comment pouvaient-ils avoir la candeur de croire pouvoir gagner 10% de leur mise chaque année, depuis des décennies, y compris lorsque les « marchés » partent en couille ?

L’étalage de leur incompétence est bien plus visible et grave sur ce coup que sur les subprimes. Comment dès lors accorder quelque confiance que ce soit à ces établissements ?

La conclusion est simple : enlevons jusqu’à notre dernier kopeck de ces banques et assurances de nuls !

Loi scélérate sur l’audiovisuel : honte sur les députés de l’opposition !

député dormant.jpgNon mais à quoi ils jouent ces cons de députés avec leurs histoires de pub à la télé publique ! Merde, c’est très bien qu’on nous débarrasse de ces merdes de pubs, de bourrages de crâne, d’abrutissement organisé, de préparation des cervelles des téléspectateurs à ingurgiter les estrons de la société de gaspillage ! Moi j’attends avec impatience de ne plus subir les stupidités de réclame que nous inflige France Inter, la pourtant seule radio généraliste acceptable. J’attends avec impatience de ne plus me farcir les déprimants tunnels de pubs le soir à la télé. Et c’est la dessus qu’ils se battent ces cons de députés de l’opposition ! ! !

- Oh ! Victor, t’as les aliboffis qui gonflent ? Et en plus tu vires sarko compatible ?

- Puis quoi encore… Pas du tout ! Je gueule contre le fait que le combat pour la défense de l’audiovisuel – combat essentiel – se cristallise sur la seule partie pub alors que la partie MAJEURE de ce projet de loi régressif, la nomination du patron des chaines et radios par le pouvoir, a été abandonné ! Ouais ! Abandonné par ces connards de députés de l’opposition. Ça s’est passé la semaine dernière, en pleine nuit, à l’assemblée où cet article de loi scélérat est passé par 42 voix uhèmepets contre 27 voix opposition. OU ETAIENT-ILS LES DEPUTES DE L’OPPOSITION ? Ils dormaient ? ils étaient aux putes ?

C’était ça l’essentiel de cette loi de merde. Et ils ont abandonné en rase campagne, alors que s’ils avaient été présents, ils repoussaient cet article ! Tout le reste, c’est de la tchatche.

E va fan culo !

Bientôt Noël : pauvres, mettez un peu d’originalité dans vos assiettes

gargantua 3.jpgL’animateur un peu déjanté d’une radio popu britiche a lancé récemment un concours sur sa station pour savoir quel était l’aliment le plus inhabituel qu’avait eu l’occasion de manger ses auditeurs. La palme est revenue à une Anglaise, une certaine Anthea, pour cette histoire : « Quand j’étais enfant, j’habitais en Afrique. On allait toujours chez le même boucher et soudainement, la viande a commencé à être bien meilleure. Lorsque nous sommes rentrés en Angleterre, nous avons appris que le boucher en question avait été arrêté parce qu’il faisait un élevage de petites filles noires ».

Un de ses compatriotes célèbre, JONATHAN SWIFT avait déjà, en son temps (1667-1745) fait une « Modeste Proposition pour empêcher les enfants des pauvres d'être à la charge de leurs parents ou de leur pays et pour les rendre utiles au public. » Si les pauvres n'ont pas de pain, qu'ils mangent leurs bébés, propose l'auteur des Voyages de Gulliver dans un essai féroce et radical pour protester contre le cynisme des monarques et mettre en lumière les conditions de vie de la population irlandaise du XVIIIe siècle.

Toute comparaison avec notre époque ne serait pas forcément fortuite!


L'ART D'ACCOMMODER LES BÉBÉS

Un jeune Américain de ma connaissance, homme très entendu, m'a certifié à Londres qu'un jeune enfant bien sain, bien nourri, est, à l'âge d'un an, un aliment délicieux, très nourrissant et très sain, bouilli, rôti, à l'étuvée ou au four, et je ne mets pas en doute qu'il ne puisse également servir en fricassée ou en ragoût.

]' expose donc humblement à la considération du public que, des cent vingt mille enfants dont le calcul a été fait, vingt mille peuvent être réservés pour la reproduction de l'espèce, dont seulement un quart de mâles, ce qui est plus qu'on ne réserve pour les moutons, le gros bétail et les porcs; et ma raison est que ces enfants sont rarement le fruit du mariage, circonstance à laquelle nos sauvages font peu d'attention, c'est pourquoi un mâle suffira au service de quatre femelles; que les cent mille restants peuvent, à l'âge d'un an, être offerts en vente aux personnes de qualité et de fortune dans tout le royaume, en avertissant toujours la mère de les allaiter copieusement dans le dernier mois, de façon à les rendre dodus et gras pour une bonne table. Un enfant fera deux plats dans un repas d'amis; et quand la famille dîne seule, le train de devant ou de derrière fera un plat raisonnable, et assaisonné avec un peu de poivre et de sel, sera très bon bouilli le quatrième jour, spécialement en hiver.

j'ai fait le calcul qu'en moyenne un enfant qui vient de naître pèse vingt livres, et que dans l'année solaire, s'il est passablement nourri, il ira à vingt-huit.

Je reconnais que cet aliment sera un peu onéreux, en quoi il conviendra parfaitement aux propriétaires terriens qui, ayant déjà sucé la moelle des pères, semblent les mieux qualifiés pour manger la chair des enfants.

On trouvera de la chair de nourrisson toute l'année, mais elle sera plus abondante en mars, ainsi qu'un peu avant et après, car un auteur sérieux, un éminent médecin français, nous assure que grâce aux effets prolifiques du régime à base de poisson, il naît, neuf mois environ après le carême, plus d'enfants dans les pays catholiques qu'en toute autre saison; c'est donc à compter d'un an après le carême que les marchés seront le mieux fournis, étant donné que la proportion de nourrissons papistes dans le royaume est au moins de trois pour un : par conséquent, mon projet aura l'avantage supplémentaire de réduire le nombre de papistes parmi nous.

Ainsi que je l'ai précisé plus haut, subvenir aux besoins d'un enfant de mendiant (catégorie dans laquelle j'inclus les métayers, les journaliers et les quatre cinquièmes des fermiers) revient à deux shillings par an, haillons inclus, et je crois que pas un gentleman ne rechignera à débourser dix shillings pour un nourrisson de boucherie engraissé à point qui, je le répète, fournira quatre plats d'une viande excellente et nourrissante, que l'on traite un ami ou que l'on dîne en famille. Ainsi, les hobereaux apprendront à être de bons propriétaires et verront leur popularité croître parmi leurs métayers, les mères feront un bénéfice net de huit shillings et seront aptes au travail jus-qu'à ce qu'elles produisent un autre enfant.
Ceux qui sont économes (ce que réclame, je dois bien l'avouer, notre époque) pourront écorcher la pièce avant de la dépecer; la peau, traitée comme il convient, fera d'admirables gants pour dames et des bottes d'été pour messieurs raffinés.

Quant à notre ville de Dublin, on pourrait y aménager des abattoirs, dans les quartiers les plus appropriés, et qu'on en soit assuré, les bouchers ne manqueront pas, bien que je recommande d'acheter plutôt les nourrissons vivants et de les préparer « au sang» comme les cochons à rôtir.
Une personne de qualité, un véritable patriote dont je tiens les vertus en haute estime, se fit un plaisir, comme nous discutions récemment de mon projet, d'y apporter le perfectionnement qui suit. De nombreux gentilshommes du royaume ayant, disait--il, exterminé ces temps-ci leurs cervidés, leur appétit de gibier pourrait être comblé par les corps de garçonnets et de fillettes entre douze et quatorze ans, ni plus jeunes ni plus âgés, ceux-ci étant de toute façon destinés à mourir de faim en grand nombre dans toutes les provinces, aussi bien les femmes que les hommes, parce qu'ils ne trouveront pas d'emploi: à charge pour leurs parents, s'ils sont vivants, d'en disposer, à défaut la décision reviendrait à leur plus proche famille. Avec tout le respect que je dois à cet excellent ami et patriote méritant, je ne puis tout à fait me ranger à son avis: car, mon ami américain me l'assure d'expérience, trop d'exercice rend la viande de garçon généralement coriace et maigre, comme celle de nos écoliers, et lui donne un goût désagréable; les engraisser ne serait pas rentable. Quant aux filles, ce serait, à mon humble avis, une perte pour le public parce qu'elles sont à cet âge sur le point de devenir reproductrices. De plus, il n'est pas improbable que certaines personnes scrupuleuses en viennent (ce qui est certes fort injuste) à censurer cette pratique, au prétexte qu'elle frôle la cruauté, chose qui, je le confesse, a toujours été pour moi l'objection majeure à tout projet, aussi bien intentionné fût-il.

Mais à la décharge de mon ami, j'ajoute qu'il m'a fait cet aveu: l'idée lui a été mise en tête par le fameux Sallmanazor, un indigène de l'île de Formose qui vint à Londres voilà vingt ans et qui, dans le cours de la conversation, lui raconta que dans son pays, lorsque le condamné à mort se trouve être une jeune personne, le bourreau vend le corps à des gens de qualité, comme morceau de choix, et que de son temps, la carcasse dodue d'une jeune fille de quatorze années, qui avait été crucifiée pour avoir tenté d'empoisonner l'empereur, fut débitée au pied du gibet et vendue au Premier ministre de Sa Majesté impériale, ainsi qu'à d'autres mandarins de la cour, pour quatre cents couronnes. Et je ne peux vraiment pas nier que si le même usage était fait de certaines jeunes filles dodues de la ville qui, sans un sou vaillant, ne sortent qu'en chaise et se montrent au théâtre et aux assemblées dans des atours d'importation qu'elles ne paieront jamais, le royaume ne s'en porterait pas plus mal.



12/12/2008

Ils nous gonflent les aliboffis, nous, ce qu’on veut C’EST DES NOUVELLES DE CARLA !

Ils nous gonflent les aliboffis avec leur conférence « de la dernière chance » de Poznan (c’est où ça ? banlieue de Monaco, de Malibu, près de l’île Maurice, près de Davos peut-être ? Jamais vu dans Voici ni dans Closer. Connais pas…)

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Ils nous gonflent les aliboffis avec le réchauffement de la planète alors qu’on se gèle les couilles en allant dans les Temples de la consommation acheter les conneries qu’exige Papa Noël, ce fils naturel du petit Jésus et de Cocacola.

Ils nous gonflent les aliboffis en nous disant que si on ne réduit pas l’émission des gaz à effet de serre (GES) la terre sera invivable dans cinquante ans. M’en fous, je fumerai depuis longtemps les pissenlits par la racine…

Ils nous gonflent les aliboffis en prétendant que les beaux jouets pleins de couleurs qu’on achète pour nos « têtes blondes » risquent de leur filer le chou-fleur dans quelques dizaines d’années.

Ils nous gonflent les aliboffis avec leurs « droits de l’homme » en disant que ces beaux jouets ont été fabriqués à coups de pieds dans la gueule par les esclaves chinois et souvent par leurs lardons.

centrale Tricastin.jpgIls nous gonflent les aliboffis en voulant nous priver de nos beaux jouets à nous les adultes CON SOMMATEURS, ces beaux 4x4 rutilants, pétaradants, qui grimpent si bien sur les trottoirs et sont si pratiques pour écraser les petites vieilles (n’ont qu’à crever celles-là, ça fera économiser du pognon à la sécu…)

Ils nous gonflent les aliboffis avec leurs craintes absurdes du nucléaire et de ses rontgens qui, paraît-il, nous rongent insidieusement les viandes. Les rayons, ça se voit pas, sauf les rayons de vente des hypermarchés.

femme belle.jpgIls nous gonflent les aliboffis en voulant donner à leurs enfants une éducation qui leur ouvre l’esprit, alors qu’il suffit de leur façonner la cervelle pour qu’elle soit disponible pour recevoir sur TF1 et consort les conseils éclairés de cocacola et de notre grand Guide Suprême.

Ils nous gonflent les aliboffis avec toutes leurs conneries, nous, ce qu’on veut:

C’EST DES NOUVELLES DE CARLA !

DES PHOTOS DE CARLA!

CARLA! AHHH!!! Tchoum...