Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

21/02/2008

Cumular escroc député maire et chômeur parasitant l'assedic

En l'honneur (ou plutôt déshonneur) du cumular escroc député maire et chômeur parasitant l'assedic, j'ai nommé le déplorable Gérard Gaudron, député-maire UMP d'Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis


Si tu peux tout promettre sans jamais rien tenir
Si tu peux magouiller sans peur de te salir
Si tu peux, méprisant, humilier l’adversaire
Et si tu es capable de tuer père et mère,

Si tu peux t’engraisser sur le dos des plus faibles
Protéger tes amis lorsqu’ils pillent la plèbe
Et priver l’ouvrier du plus petit bénef
Tout en léchant le cul des patrons du Medef

Si tu peux trafiquer en restant populaire
Pressurer l’ouvrier plutôt que l’actionnaire,
Si tu peux générer les plus basses actions
Tant qu’elles multiplient ton tas de stock-options

Si avec les puissants tu sais te montrer veule,
Leur rendre des services et bien fermer ta gueule
Et puis lécher les bottes de tous les bons à rien
Espérant gentiment ta pâtée comme un chien,

Si tu peux sans vergogne renier ta parole
Trimbaler à ton cul des tas de casseroles
Si tu peux sans déchoir, sans peur de t’avilir,
Et la main sur le cœur dénoncer et trahir,

Alors tu pourras vivre sans honneur et sans gloire
Te vautrer dans la boue sans jamais t’émouvoir
Enfiler tes semblables par tous tes orifices,
Tu seras Hue-aime-pets mon fils.







19/02/2008

VICTOR HUGO PARLE DE...

933c4386cb20c028c779d395a3ca3781.jpgOn dit pourtant que l'Histoire ne se répète pas ...Un texte du siècle dernier du grand Victor

*Toutes les réponses de Victor Hugo proviennent de son ouvrage « Napoléon le Petit », le pamphlet républicain contre Napoléon III


ENTRETIEN AVEC VICTOR HUGO

Vous semblez vous tenir très informé de l’actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?

Victor Hugo : Depuis des mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue… Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là… Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.


Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la magistrature suprême ?

Victor Hugo : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier… On ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent…Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation libre, d’être un foyer lumineux ; la France n’y voit plus clair. Voilà un succès.

Que penser de cette fascination pour les hommes d’affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?

Victor Hugo : Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que la honte…Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités… Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte…une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme… C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d’industrie.

Et la liberté de la presse dans tout çà ?

Victor Hugo (pouffant de rire): Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?
_______________________________________
*Toutes les réponses de Victor Hugo proviennent de son ouvrage « Napoléon le Petit », le pamphlet républicain contre Napoléon-le-petit

OBSCURANTISME: Berlusarko, même combat

da642279ad2461ce0f2ae761cf8e7696.jpg

En Italie, la science humilie le pape

par Robert Maggiori professeur de philosophie, journaliste à Libération.


Il y a mille raisons, politiques, morales, voire psychologiques, d’établir un lien entre Silvio Berlusconi et Nicolas Sarkozy. Même populisme, même autocratisme, même histrionisme, même goût immodéré pour la scène, même manière de traiter en petit personnel collaborateurs et alliés, même emprise (réelle pour l’un, espérée pour l’autre) sur l’information, même inculture littéraire et philosophique - les imagine-t-on un livre à la main ? -, même habileté rhétorique, même façon d’exhiber la richesse… Mais un point commun mérite d’être spécialement souligné : divorcés et pères d’enfants de femmes différentes - situation que la Sainte Eglise romaine et catholique n’approuve que très peu -, ils mettent la même ardeur à affirmer les vertus de la religion et à disqualifier la laïcité.

En France - «République indivisible, laïque, démocratique et sociale» -, il n’y a pas eu des millions de gens dans les rues après que son président a déclaré que l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, indiquant par là qu’il n’est de morale que religieuse. En Italie, il y en a eu des manifestants, un véritable hourvari, avec pétitions, débats houleux à la télévision, interventions au Parlement, des centaines d’articles, des milliers de posts sur les blogs… Pour défendre la laïcité ? Non. Pour garantir la liberté d’expression du… pape, terriblement menacée ! En France, on a raison de s’inquiéter des propos du Président. En Italie, on se demande si se déclarer athée ou laïque ne va pas bientôt être passible de sanctions pénales.

Remontons loin, au 15 mars 1990. Dans un discours prononcé à Parme, Joseph Ratzinger, encore cardinal, cite une phrase de l’épistémologue «anarchiste» Paul Feyerabend, disant que, «à l’époque de Galilée, l’Eglise demeura bien plus fidèle à la raison que Galilée lui-même», et que «le procès contre Galilée fut raisonnable et juste». Il la reprend en 1992 dans Un tournant pour l’Europe (éditions Paoline, Rome), ce qui laisse croire qu’elle lui plaisait diablement, sinon qu’elle traduisait sa propre pensée.

Le 17 janvier dernier, Ratzinger, devenu Benoît XVI, est invité par le recteur de l’université La Sapienza de Rome, Renato Guarini, à tenir une lectio magistralis lors des cérémonies d’ouverture de l’année académique. Certains professeurs s’en émeuvent et, rappelant la citation tellement prisée par le pape, écrivent au recteur qu’«en tant qu’hommes de science fidèles à la raison et enseignants qui consacrent leur vie à l’avancée et à la diffusion des connaissances» ils se sentent offensés, et, «au nom de la laïcité de la science et de la culture, dans le respect de cette faculté ouverte à des chercheurs et des étudiants de toute obédience et de toute idéologie», expriment le vœu que «l’événement incongru» n’ait pas lieu. La lettre circule dans les autres universités et recueille rapidement près de 1 500 signatures de professeurs. Elle se diffuse aussi parmi les étudiants, qui, d’assemblée en assemblée, créent une «mobilisation» contre la venue du pape à La Sapienza. Sur les murs de la fac tombe une immense banderole : «La science est laïque».

S’appuyant sur le rapport du préfet, qui craint des troubles, le Vatican annule la visite du pape. Benoît XVI peut tenir tous les discours qu’il veut, et les plus réactionnaires, sur la famille, l’homosexualité, les unions de fait, l’avortement, la procréation assistée, l’euthanasie - mais hors de l’enceinte de l’université. Tout est bien qui finit bien ?

Eh non ! Le diabolique cardinal Ruini, vicaire général de Sa Sainteté pour le diocèse de Rome, retourne la situation : le pape est victime de l’intolérance des laïques. On l’empêche de parler, on l’humilie ! Que tous les défenseurs de la foi et de la liberté viennent à son secours ! Et, de fait, des milliers de manifestants «antilaïques» se retrouvent place Saint-Pierre. L’Osservatore Romano écrit que «la menace contre le pape est un événement dramatique». Des hommes politiques de tous bords entrent en scène pour manifester leur solidarité à l’Eglise bâillonnée, fustiger les «mauvais maîtres», les impies, les… intégristes ! Silvio Berlusconi en profite pour attaquer la gauche, alliée à des «franges intolérantes», et l’appelle à «un sévère examen de conscience». L’Italie est le pays où l’Eglise (catholique) a le plus de pouvoir. Pape, cardinaux, évêques, prêtres, se mêlent de tout, participent à tous les débats dans la presse écrite et audiovisuelle, infléchissent les politiques, ont des représentants dans tous les partis, possèdent des empires médiatiques, forment les consciences, dessinent les formes et les contenus de l’éthique - laquelle, disent-ils, est chrétienne ou n’est pas. Aussi, affirmer que «la science est laïque» devient-il preuve de suprême intolérance. Il est vrai que «l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé». My God!

Paru dans Libération de ce jour

18/02/2008

VOLEUR DE MEMOIRE

Michel Audiard disait : « Les cons, ça ose tout,
Et c’est même à cela qu’on peut les reconnaître. »
Le sinistre nabot au front de sapajou
Dans ce triste exercice est vraiment passé maître :
Il nous a salopé Moquet, Blum et Jaurès,
Lui qui pue du cerveau plus encor que des fesses.
Plus tard il est allé prier, se prosterner,
Lui le vilain crapaud sur la tombe de l’Aigle.
Il ne respecte rien. Pour lui la seule règle
C’est, pour son ambition, mentir, baratiner,
Trahir si nécessaire, menacer et promettre,
Manipuler souvent, effrayer, compromettre.
Voilà qu’il veut voler les morts de la Shoa,
Imposer à des gosses qui n’auront pas le choix
D’être traumatisés lorsque chaque matin
Ils côtoieront les lares des enfants que Pétain,
Son maître souterrain, a livré sans histoire
A ses amis nazis pour les fours crématoires.
Après Pétain-le-vieux, voilà Pet-teint-le-bref,
« Travail-Famill’-Patrie » et culte du Medef.
Sombre pourceau stupide, ô cupide menteur
Retourne dans ta bauge, gluant usurpateur
Qui prétend, du Grand Charles, détenir l’héritage
Lorsque tu n’as ni foi, ni honneur, ni courage.
Toi qui oses parler au nom de ce Géant
Alors que tu n’es qu’un triste nain du néant,
Regagne donc ta place, celle de la vermine
Qui sur un membre mort, comme toi s’agglutine.

14/02/2008

Rengaine ta morale.

40a339f850a26ba805acd1bbbd708053.jpg

Oh ! Sarko, ça suffit, cesse ton baratin
Rengaine tes sermons de triste sacristain
Ta philo à trois ronds n’est pas transcendantale,
Elle ne vaut que dalle…

Nazisme et communisme sont des ignominies
Engendrés par la haine et par la barbarie.
T’as bien raison, coco, mais, en parlant des « ismes »
Quid donc des fanatismes ?

De tous ceux qui sévissent entre croissant et croix
Des femmes qu’on lapide, des hommes que l’on broie
Des sans-dieu qu’on égorge, des penseurs que l’on brûle,
Des enfants qu’on encule,

Des peuples que l’on nie et jette dans l’effroi
Depuis des millénaires et au nom de la Foi.
L’Homme n’a pas besoin de béquille mentale…
Rengaine ta morale !

Credo mécréant

Le sacristain de L'Élysée vient de réitérer, devant le Conseil représentatif des institutions juives de France, ses convictions cul-bénites. Ceci en préparation de son Chef-d'oeuvre: la mise à mal de la Loi de 1905 sur la Laïcité.

Pour lui répondre, voici un formidable poème du grand François Cavanna:


Peu importe

Peu importe que la vie soit un accident, une chimie de hasard,

Peu importe que ce qui n'était même pas un point ait soudain explosé, que l'espace et le temps aient alors commencé, que champs et particules déchaînés aient poussé devant eux cet espace-temps au fur et à mesure qu'ils le créaient en se créant eux-mêmes,

Peu importe que se soient condensés galaxies et soleils, planètes et satellites,

Peu importe que quelques molécules se soient accolées en une première gelée vivante,

Peu importe que la vie ait empli les océans, et puis en soit sortie, et puis soit devenue crapaud, lézard, singe et enfin homme,

Peu importe.

Tu es là.

Au bout de tout cela, Tu es là.

Tout cela s'est fait pour toi.
Ces milliards d'années, ces univers, ces hécatombes,
Tout cela pour aboutir à toi.
Et voilà: tu es là.

Tu n'es pas un « maillon de la chaîne ».
Tu es toi.
Toi tout seul.

Tu es un point infime de l'espace, un instant fugitif du temps,
Mais tu es toi.
Toi tout seul.

Tu n'es pas la continuation de ton père, ni du père de ton père, ni des pères des pères de tes pères.
Tu n'as pas demandé à être là,
Mais tu y es.
Tu es là,
Tu es toi,
Toi tout seul.

Tu ne dois rien à personne ni à rien.
Tu ne peux savoir pourquoi tu es là, ni si quelqu'un t’y a mis, pas même s'il y a un « pourquoi» ni s'il y a «quelqu'un »,
Et qu'importe?
Tu es là.

N'écoute pas les menteurs.
N'écoute pas les peureux.
N'écoute pas la peur au fond de toi,

N'écoute pas la tentation de la peur au fond de toi,
N'écoute pas les profiteurs de la peur.

Surtout,
Surtout,
Ne crois pas.
Ne crois en rien, jamais,
Ni par peur,
Ni par amour,
Ni par pitié,
Ni par faiblesse,
Ni par convenance.
Ne crois pas!

François Cavanna


13/02/2008

Bide, bide, bide… Hourrah !

81c5ea0c66b1466903ae2cd245564d90.jpg

0edc982bc857d477f03937469d8008aa.jpg
Vous vous souvenez de la première grande « réforme » de Paitin-le-bref ? C’était le très fameux « bouclier fiscal ». Un machin fait pour redonner du pognon aux bourrés de thunes. Bref, un cadeau de reconnaissance à tous les escrocs qui avaient aidés généreusement au financement de sa campagne. Pour la galerie, on avait enrobé ça dans un loi dite « en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat ». Z’ont pas honte avec les mots…

Résultat : un bide. La finalité était de « protéger » les riches contre une fiscalité trop lourde. Mouais… Ceux qui vivaient grassement en Suissie, en Belgiquie et en Luxembourguie ne sont pas beaucoup revenus ! N’est-ce-pas, Monsieur Smet, le braillard en chef de Sarko sous le nom de Johnny Halliday…

Mieux, ça continue de plus belle. Ainsi, le nouveau chouchou des machines à décérébrer est un dénommé Jo Wilfrid Tsanga, cogneur de petites balles jaunes de son état. Et bien ce brave homme, sitôt sorti des ténèbres de son sport et placé sous le miroir aux alouettes des lucarnes à décerveler n’a rien trouvé de mieux…que de se faire domicilier en Suissie…

Quand même, il est bon ce Sarko !

Eh ! Une question, Monsieur le Président : quand comptez-vous démissionner ?

12/02/2008

Gros salauds de pauvres

f7d06949b2ba9522055edce0ca1e001b.jpg


La désinformation fait décidément des ravages ! On nous parle de baisse du pouvoir d’achat, de salariés SDF, de retraités contraints de bouffer le patapon de leur chien-chien, de crève-la-faim envahissant toujours plus nombreux les soupes populaires des Resto du cœur ou de l’Armée du salut, de salariés précaires, de caissières de supermarchés traitées comme des esclaves, etc., etc.

Allons, allons, un peu de décence ! Baratin distillé par des rouges qui attendent, en embuscade, le couteau entre les dents.

Car enfin, prenez donc votre information à de bonnes sources, La Tribune par exemple qui écrit ceci en Une ce matin :

« Les dirigeants d'entreprise français ont gagné 40 % de plus en 2007.
Ce bond des rémunérations concerne 77 % des dirigeants des grands groupes du CAC 40, du SBF 120 et de quinze entreprises emblématiques (Colas, Airbus, ASF, etc.), selon une étude de Hay Group. Une partie de cette progression tient à l'ampleur de la part variable des rémunérations, qui a atteint plus de 1,4 million d'euros en moyenne pour les plus grands groupes du CAC. Selon Hay Group, plus la rémunération globale d'un dirigeant est élevée, plus il est logique qu'elle repose sur des critères variables liés à la performance. »

Ben quoi, vous voyez que tout va bien en Sarkozistan !

09/02/2008

C'est la chuuuuute finaaaaaalee !

f315204b49641595a93f9323531d204c.jpg

Pschiiiitttt!!!!!

Eh ! Borloo, tu vas te laisser enfiler par des sénateurs cacochymes sans réagir ? Montre que tu les a bien pendues !

8ccecb1f0ff5caa1e5ed8a2483cc6bea.jpgComme il fallait s’y attendre, le Sénat – ce cancer de la démocratie française – a complètement détricoté la loi Borloo sur les OGM issue du fameux « Grenelle de l’environnement ». Les furoncles du palais du Luxembourg, issus du clientélisme le plus réactionnaire, ont évidemment succombés sans avoir envie de combattre aux sirènes des lobbies semenciers puissamment relayés par la toujours aussi navrante FNSEA, le syndicat des empoisonneurs et des pollueurs réunis, gavés à la subvention.

Arnaud Apotecker, responsable de la campagne anti-OGM de Greenpeace, a dénoncé "une véritable catastrophe" qui "organise une contamination génétique de l'ensemble du territoire de l'agriculture française et de notre alimentation". Il critique également la création du "Haut Conseil des biotechnologies", venu remplacer la "Haute autorité sur les organismes génétiquement modifiés", qui redonne, selon lui, une prééminence à la science dure sur la société civile.
Un autre amendement a également été adopté par les sénateurs créant un "délit de fauchage" de champ OGM, passible de deux ans de prison et de 75 000 euros d'amende. "Un cadeau fait aux lobbies", selon la secrétaire nationale des Verts.

Le projet de loi doit maintenant être examiné les 3 et 4 avril par les députés. En attendant, les écologistes entendent maintenir la pression. "Il faut vraiment que les députés comprennent que les citoyens ne veulent pas des OGM et que l'avenir de notre agriculture passe par la production de qualité et qu'accepter les OGM avec aussi peu de restrictions et de précautions que c'est fait aujourd'hui va vraiment tuer l'avenir de l'agriculture française", lance Arnaud Apoteker.

Eh ! Borloo, tu es le numéro 2 du gouvernement. Tu es l’un des rares à avoir une vision et une envie de « faire quelque chose ». C’est le moment de montrer que tu as les aliboffis bien pendus en imposant ton projet.

07/02/2008

AREVA gagne haut la main "l'OSCAR DE LA HONTE"

75aaa003a1e8ecc47989bceb667489ad.jpg


Les oscars de la honte

Les ONG « La Déclaration de Berne » et « Pro Natura » ont profité une fois encore du Forum économique mondial réuni à Davos pour inviter les médias à la remise des « Public Eye Awards ». Ces prix sont décernés depuis quatre ans aux entreprises les plus irresponsables en matière sociale et environnementale. Ces « oscars de la honte » mettent à mal la réputation des multinationales, tout particulièrement celles qui, pour plaire à un public de plus en plus sensibilisé aux enjeux de la planète, se parent à bon compte des atours du développement durable. D’un côté, elles soignent leur image et investissent sans compter dans des campagnes publicitaires proclamant leur souci de protéger la planète et de produire propre ; de l’autre, elles continuent à exploiter les populations, à épuiser les ressources naturelles et à polluer.

« Le Public Eye, déclare Sonja Ribi, de Pro Natura, s’adresse à un public avisé qui ne se laisse pas berner par les stratégies de communication trompeuses sur la responsabilité sociale et qui exige des entreprises un comportement responsable à l’égard de l’être humain et de l’environnement. »

Parmi une quarantaine de candidats proposés par des ONG du monde entier, trois nominés ont été retenus. Dans la catégorie « Global Award », la société française Areva devance Bayer Crop Science. Elle emporte également haut la main le Public Eye Award décerné par le public et les internautes (7 776 votes contre 1 623). La championne du nucléaire se fait épingler pour deux sites d’extraction d’uranium au Niger, exploités par Somaïr et Cominak (dont elle est actionnaire majoritaire). Des analyses effectuées par la Criirad ont révélé un haut niveau de contamination radioactive de l’air, de l’eau, des sols et des déchets entreposés à ciel ouvert. La gestion du personnel humain est tout aussi déplorable : insuffisance d’information des mineurs et des familles, négligences dans la décontamination, encadrement médical douteux. Selon un rapport de l’organisation de défense des droits humains Sherpa, « des médecins du travail de ces complexes miniers ont avoué avoir sciemment annoncé à des travailleurs souffrant de troubles liés à l’exploitation de l’uranium qu’ils sont atteints d’autres maladies graves, telles que le sida ou la malaria ».

Areva, c’est cette entreprise qui fabrique des centrales nucléaires, brillamment représentée par Anne Lauvergeon,- que Sarko espère refiler à son pote Bouygue - et qui nous bourre le mout avec de superbes publicités dans les lucarnes à décerveler. C’est ce « fleuron » de l’industrie française que le même Sarko emmène dans ses bagages lorsqu’il va vendre du « nucléaire civil » - appelé aussi usines à bombes – dans les pays les moins fiables, généralement dirigés par de sordides dictateurs (son pote Kadhafi en autres). Cette entreprise a donc été tout aussi brillamment sacrée « entreprise la plus pourrie du monde ». Un honneur qui rejaillit sur toute la France!

De quoi faire passer Bayer Crop Science, numéro 1 des pesticides, pour un petit joueur. Ses campagnes de propagande en faveur de plantations massives de jatropha, destiné à la production d’agrocarburants, inquiètent les organisations environnementales. Elles dénoncent une stratégie qui ne vise qu’à renforcer l’utilisation intensive de semences transgéniques et de pesticides.

Travailler plus pour se faire enfiler plus…

c257fa4cb4b343e812ba70e1c9791795.jpg

Aïe! Aïe! Aïe !


Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417.120 EURO = 60 mois x 6.952 EURO.

Avant de quitter son perchoir, Jean-Louis Debré a fait voter à l'unanimité et dans le silence complet, une loi pour que désormais, un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette
qui est à ce jour - selon info sur site Assemblée nationale - de 5178 EURO, soit 6 952 EURO brut. Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417 180 EURO sur 5 ans!

C'est l’actuelle indemnité chômage des députés! Les élus de la gauche à la droite ont été, pour une fois, tous d'accord! La plupart des médias n'en parlent jamais !

A l'issue des 5 ans d'indemnités, les députés non réélus percevront « à vie » 20 % de ce traitement: soit 1.390 EURO/mois.

Alors, faîtes des efforts, travaillez plus pour payer des impôts qui serviront à payer les « golden parachutes »
de nos députés.

Mais pourquoi 5 ans? C'est précisément le temps d'une alternance législative. Donc , s’ils sont lourdés, c’est malgré tout du bon gras. Ce vote intervient au moment où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et dénoncent le train de vie dispendieux de l'Etat !

L'information sur la nouvelle indemnité « chômage » des députés a été révélée par 'Le Canard Enchaîné' le 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre, le 1er Mars 2007. Nous en avons nous-même fait état à cette époque, mais il n’est pas inutile de faire une piqûre de rappel en cette période électorale.

Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé. Silence total du côté lucarnes à décerveler, des radios à décérébrer ou des autres torche-cul.

Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire? Sans doute parce que cette loi a été votée en douce, par tous les groupes politiques, UMP, PS, UDF et PCF, qui savent parfaitement s'entendre lorsqu'il s'agit de s'octroyer des avantages sur le dos des Français.

Avant de quitter la présidence de l'Assemblée Nationale, Jean Louis Debré, nouveau président du conseil constitutionnel, a fait ce joli cadeau à ses amis députés de tous les partis!

Bien entendu cette généreuse « indemnité chômage » est totalement inconditionnelle et l'heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 5 ans n'est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d'un nouvel emploi, d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller ANPE ou d'une activité justifiant cette « aide sociale »... bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.

Voilà de quoi crève la République: de la corruption de ses élites, car évidemment aucun parti n'a protesté, vu que tous bénéficieront des largesses de M. Debré.

Si ça vous gonfle les aliboffis, faites suivre. Sinon, contentez-vous de casquer…


04/02/2008

Ah! Ca ira! Ca ira! Ca ira...

48e369accc59360cc3345744868310ef.jpg



Jack 2 nimes (Internaute), dans Rue 89, met le doigt sur quelques mots qui me font gonfler les aliboffis. Je vous les livre :

"Savez-vous quels sont les quatre premiers mots du traité européen?

Les trois premiers mots du préambule de la Constitution française sont:

"Le Peuple français"

Les trois premiers mots du préambule de la Constitution des Etats-Unis d'Amérique sont:

"We, the People"

Les quatre premiers mots du préambule du Traité de Lisbonne sont les mêmes que ceux du préambule du projet de Constitution européenne, à savoir:

"Sa Majesté le Roi"

Incroyable, et pourtant vrai! Les parlementaires français s'apprêtent à ratifier un texte qui commence par ces mots:

"Sa Majesté le Roi des Belges, le Président de la République de Bulgarie, le Président de la République tchèque..."

Le peuple français, les peuples européens ne sauraient ratifier un traité qui leur est imposé par le haut. Les rédacteurs de la constitution n'étaient pas des constituants élus sur cette base. Ce texte ne peut être légitime. Les représentants du peuple s'honoreraient en refusant de le ratifier."

31/01/2008

Cocus de la Sarkozie : les clients des restaurants

7177e3b85f51aceed740bf285c59d047.jpg


L’inénarrable Christine Lagarde, ci-devant ministre de l’économie, a signé une « Charte des droits des entreprises du secteur des cafés, hôtels et restaurants ». Objectif de ce torchon chaleureusement applaudit par les gargotiers : faire en sorte que les contrôles des agents de la répression des fraudes « se déroulent dans les meilleures conditions possibles ».

Autrement dit, les contrôleurs devront prévenir les contrôlés, ils ne pourront plus divulguer les résultats de leur travail, un « médiateur » - désigné par la profession ! ! ! - devra veiller, dans chaque département à « tenter une conciliation » avant toute sanction, enfin, chaque année un comité départemental noyauté par la profession évaluera les contrôleurs et donnera des bons et des mauvais point.

La Sarkozie, c’est ça : des paillettes, de l’esbrouffe, beaucoup de mensonges, et surtout beaucoup de cadeaux aux riches.

Vous l’avez voulu ? Vous l’avez…

30/01/2008

Cocus de la Sarkozie : les retraités

e81542cdff4c11a1588a2f75e7b1f3e1.jpg


Si, par hasard, par conviction ou par vice, vous allez sur le site officiel de l’UMP, vous y verrez toujours « L’abécédaire des propositions de Nicolas Sarkozy », c’est à dire son catalogue de promesses à l’usage des gogos.
On y lit par exemple : « J’augmenterais de 25% le minimum vieillesse, je revaloriserais les petites retraites et les pensions de reversions pour que ces retraités vivent mieux. » Ce qui a ramené dans son escarcelle électorales le million de voix qui a fait la différence avec sa concurrente.

Résultats après presque huit mois de pouvoir : une revalorisation des retraites de 1,1%, qu’il convient de rapprocher d’une inflation de 2,6% (avec une hausse des prix « utiles » beaucoup plus importante), soit une baisse de 1,5%.

La Sarkozie, c’est ça : des paillettes, de l’esbrouffe, beaucoup de mensonges, et surtout beaucoup de cadeaux aux riches.

Vous l’avez voulu ? Vous l’avez…

29/01/2008

Cocus de la Sarkozie : les petits épargnants.

bbff2872259400781e907b1c69484386.jpg


En 2004 – le ministre des finances étant alors un certain Nicolas Sarkozy – un système de calcul automatique un peu fumeux a été mis au point de façon a ce que « la rémunération de l’épargne populaire échappe désormais à l’influence du pouvoir politique ».

Cette « formule automatique a donc déterminé un taux du Livret A de 4%.

Tè ! Fume ! Le dit pouvoir politique par le truchement de l’ineffable Lagarde, a décrété que ce taux ne serait que de 3,5%.

La Sarkozie, c’est ça : des paillettes, de l’esbrouffe, beaucoup de mensonges, et surtout beaucoup de cadeaux aux riches.

Vous l’avez voulu ? Vous l’avez…

27/01/2008

Le jour où Sarkozy a fait perdre 1,3 milliard à l'Etat...

Toutes les lucarnes à décerveler, toutes les boites à bruits douteux, tous les torchons sales crient haro sur le Kerviel, ce « trader » qui – seul, ben voyons ! – a fait perdre 5 milliards à sa banque. Outre le fait qu’on ne fera croire qu’onx bons cons que ce type est seul responsable, il n’a fait qe suivre un exemple venant de haut, de très haut.
En effet, Sarko lui-même a fait perdre 1,3 milliards d’euros à l’Etat à cause d’une annonce imprévue montrant son incompétence crasse.
Qu’on en juge selon un article de Par Sophie Gindensperger du 25/01/2008 dans La gazette d'@rrêt sur images, n° 4:

« Parmi les nombreuses annonces faites par Nicolas Sarkozy lors de son interview du 29 novembre dernier par Patrick Poivre d'Arvor et Arlette Chabot, il y avait celle-ci : « Mais je vous annonce autre chose : nous allons vendre 3% d'une grande entreprise publique française, EDF, pour faire un plan d'investissement de cinq milliards dans nos universités. »

Cette vente d'actions, annoncée le jeudi soir, n'a été réalisée que le lundi suivant. Pendant ce temps, le mécanisme boursier se mettait en route : devant un afflux prévu de titres sur le marché, l'action avait baissé de 3 % au moment de la vente. Ce qui a abouti à un manque à gagner important pour l'Etat, comme l'expliquait alors une dépêche de l'AFP. « Il y a une maladresse évidente à annoncer la vente le jeudi soir, à laisser le cours perdre 3% le vendredi, et à placer les titres le lundi », y assénait un vendeur d'actions.

Comme bien d'autres boulettes sarkozyennes, celle-ci, en dépit de l'existence d'une dépêche de l'AFP, a eu très peu d'écho dans la plupart des médias. Repris par L'expansion.fr et par quelques site Web dont Politique.net, la nouvelle a aussi énervé les investisseurs. Mais pour comprendre les vraies raisons de ce cafouillage, il fallait lire le Canard Enchaîné : Christine Lagarde ne pouvait pas avoir préparé la cession, puisqu'elle avait appris la décision... à la télé.

Allez voir nos amis de : http://www.arretsurimages.net/

25/01/2008

La pègre bancaire se tient les coudes pour nous faire les poches.

Alors comme ça, un type un peu malin, un peu rufian, un peu fada – mais tout de même mis à un poste clé d’une grande banque - peut, tranquillement, en quelques mois, fumer l’équivalent du budget annuel du RMI, sans que personne ne s’en rende compte… Pour ce faire, il a fallu qu’il mette en jeu, oui, en jeu, plus de cinquante milliards d’euros, soit l’équivalent du déficit commercial de la France ,plus que les fonds propres de la banque qui l’emploie. Des chiffre qui dépassent notre entendement.

Et tout « l’establishment » qui claironne qu’il ne faut pas s’inquiéter. Le Sarko qui, depuis l’Inde, dit que ça ne remet pas en cause le système bancaire français. Ben voyons. La Christine Lagarde, ministre du pognon de son état idem, et le Christian Noyer, gouverneur de la banque de France itou…

Donc, bons cons tribuables, ne vous affolez pas, ne retirez surtout pas votre maigre pognon des banques voyouses, gardez bien sous le matelas les titres bidons qu’on vous a incité acheter pour faire fortune.

Il s’agirait d’un incident isolé qu’ils proclament tous, sans rapport avec les actuels remous financiers. Ben voyons. Ca cache surtout 2 milliards de pertes sur les « subprimes » étaziniennes, ça permet de camoufler 5 milliards de plus de perte sur ces même subprime derrière une pseudo « erreur » interne. Et accessoirement, ça permet de ne pas payer à l’état l’impôt sur les bénéfices sur ces sommes colossales.

Quant à Daniel Bouton, le PDG de la Société générale, il reste en place, mais fait le geste - symbolique - de renoncer à six mois de salaire. Eh, coco, viens au Restos du cœur si t’es mal ! Geste bidon pour calmer ses actionnaires et ses salariés.

Un coupable nous est désigné, un lampiste évidemment, mais pas de responsables, surtout pas parmi les cadres dirigeants !

On peut, on doit se poser les bonnes questions :

- Qui sont les responsables de la folie du risque qui a gagné les marchés, si ce ne sont les banques et leurs patrons ?

- Qui est responsable des défaillances de contrôle d’un trader français, si ce n’est la Commission bancaire, présidée par Christian Noyer ?

Certes, les appels de la Christine Lagarde pour une nouvelle régulation de la finance sont les bienvenus, mais ils ne serviront à rien tant que ne seront pas envisagées des sanctions au sommet.

23/01/2008

Davos : rendez-vous annuel des escrocs.

Ils sont là haut quelques 2500 pour leur rendez-vous annuel. Ils prétendent régir l’existence de 6 milliards d’individus. Qui sont-ils pour prétendre à cet extraordinaire pouvoir ? Qui les a élus ? Qui représentent-ils ? Devant qui sont-ils responsables ?
Les réponses sont simples.

Ils sont les représentants de quelques centaines de compagnies multinationales qui mettent la terre en coupe réglée, qui réduisent au quasi esclavage l’essentiel de l’humanité, au profit de quelques milliers, allez, soyons large, quelques dizaines de milliers de parasites.
Elus par personne évidemment si ce n’est par ces cercles mafieux qui se camouflent sous le nom de « conseils d’administrations ».

Ils sont les « apôtres » de la mondialisation, de la croissance à tout crin. Résultat de l’action de ces nuisibles : la planète dévastée, le climat déréglé, la clochardisation généralisée des populations laborieuses, l’accaparement des richesses mondiales au profit d’une poignée d’escrocs cupides et veules.
Pourtant, ils ne bandent que d’une, cette année : la crise financière qui menace de plonger l'Amérique dans la récession fait fienter dans leurs calbards c’est branquignoles qui n'ont pas vu venir la crise du crédit immobilier aux Etats-Unis.

Grand absent, le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson a dû renoncer à faire le voyage pour se consacrer au plan de relance proposé par l’hyper nuisible Dobeliou Bush.
Alors que la chute des indices boursiers a balayé en quelques séances des milliards de dollars de capitalisation, les patrons des grandes institutions internationales que sont le FMI, la Banque mondiale ou encore la Banque centrale européenne seront certainement très entourés durant les cinq journées du Forum. DSK, qu’est-ce-que tu vas leur raconter à ces gros cons ?

Les représentants des pays émergents sont également très attendus, l'économie mondiale comptant sur l'Asie pour tenir le rôle de la locomotive en 2008.

Davos est aussi un rendez-vous diplomatique, avec une trentaine de chefs d'Etat ou de gouvernement attendus d'ici à dimanche, ainsi qu'une centaine de ministres, dont la chef de la diplomatie américaine, Condoleezza Rice. Cette dernière doit s'entretenir dès mercredi avec le président pakistanais Pervez Musharraf et l'Afghan Hamid Karzai.

Et Ben Laden, ils ne l’ont pas invité ?

18/01/2008

Nicolas Sarkozy ou l’esprit de 1905 en danger

Les dernières déclarations de Nicolas Sarkozy confirment toutes les craintes émises depuis des années par Caroline Fourest, Fiammetta Venner et ProChoix à son sujet concernant la laïcité. Nous republions ici un texte paru en novembre 2007 dans la revue Après-Demain.
C'est un peu long, mais c'est un texte de référence.


Le compromis de 1905 est menacé par les instrumentalisations politiques de toutes parts. D’un côté, l’extrême droite s’en sert comme prétexte pour interdire la construction de lieux de culte musulmans en multipliant les recours administratifs douteux. De l’autre, certains élus locaux cherchent au contraire à contourner la loi de 1905 pour financer la construction de mosquées par clientélisme, au risque de favoriser l’islam politique au détriment de politiques culturelles et sociales en faveur de l’égalité. Les deux jouent un jeu dangereux, dans un contexte où il faut d’urgence cesser d’entretenir la confusion entre la question culturelle et la question confessionnelle, avant de distinguer enfin la question religieuse de la question sociale.

La loi de 1905 en otage
Autant la volonté d’empêcher la construction d’une mosquée, comme à Nice, doit être combattue car elle révèle un impensé raciste et une volonté de maintenir la prédominance culturelle chrétienne. Autant celle de construire des lieux de culte en sus et place de centres sociaux ou culturels sur des fonds publics révèle une incompréhension grave des priorités et menace le vivre-ensemble. Elle trahit l’espoir bien illusoire d’acheter la paix sociale en substituant l’« espérance spirituelle » à l’espérance sociale dans les quartiers populaires . C’est le programme affiché par Nicolas Sarkozy dans « La République, les religions, l’espérance », écrit en collaboration avec Thibaud Collin, membre de la Fondation de Service politique, l'un des think-tank du Vatican et de son aile droite (Opus Dei, Légionnaires du Christ etc). Une fois élu, Nicolas Sarkozy a d’ailleurs confié le ministère de la ville et du logement (donc en partie des banlieues) à Christine Boutin, conseillère du Vatican. Son directeur de cabinet, approuvé par la présidence et le Premier ministre, est un intégriste chrétien formé par la Cité catholique (une association prônant la restauration d’une forme de théocratie). Quant à l’homme qu’elle a chargé du dossier des quartiers populaires, Jean-Marie Petitclerc, il est prêtre.

Cette nomination, loin d’être accidentelle, est parfaitement cohérente avec la vision d’une laïcité défendue par Nicolas Sarkozy. Comme ce 20 juin 2005, à l’occasion d’une réunion inter religieuse organisée par l’association la Bible au théâtre de Neuilly sur le thème « Dieu peut-il se passer de la République ? ». « Les religions sont un plus pour la République… ce sont les sectaires qui ont fait de la laïcité une laïcité de combat » a déclaré Nicolas Sarkozy. À l’entendre, la République ne peut pas se passer de Dieu. Surtout dans les quartiers populaires, où le manque de spiritualité sert à expliquer tous les maux. « Nos quartiers sont devenus des déserts spirituels, je ne pense pas que nous ayons quoi que ce soit à y gagner … Si personne n'explique que la vie n'est pas un produit de consommation, il ne faut pas s'étonner que le sens de la vie ne soit pas le même à La Courneuve qu'à Neuilly ». Le ministre revient alors de la cité des « 4 000 » à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), où un enfant de onze ans, Sidi Ahmed Hammache, vient d’être tué par balles lors d’un règlement de comptes entre bandes. « Quand on voit des choses pareilles, on comprend que choisir l'espérance soit une nécessité. » Rien à redire, sauf lorsqu’on sait que chez Nicolas Sarkozy le mot « espérance » veut dire « religion ».

L’opium des quartiers populaires

Contrairement à ce que semblent croire plusieurs de ses sympathisants, l’intégrisme en banlieue n’est pas forcément un problème aux yeux du nouveau président de la République. Il y verrait plutôt un moyen efficace de lutter contre la délinquance : « Partout en France, et dans les banlieues plus encore qui concentrent toutes les désespérances, il est bien préférable que des jeunes puissent espérer spirituellement plutôt que d’avoir dans la tête, comme "seule religion", celle de la violence, de la drogue ou de l’argent. » Il défend même le rôle positif que pourraient jouer certaines organisations comme l’UOIF pour remettre les quartiers populaires dans le chemin : « La réalité, c’est que l’UOIF mène, sur le terrain, un travail utile contre des adversaires autrement plus dangereux pour la République : les salafistes. », écrit-il.

En Angleterre, cette approche a conduit Tony Blair à miser sur les Frères musulmans pour combattre les salafistes djihadistes. Un faux pari absolu. Puisque les Frères musulmans n’ont aucun impact sur ces ultra-radicaux (qui les prennent pour des mous voire des traîtres) mais diffusent un islam liberticide (sexiste, homophobe et antisémite) d’autant plus dangereux pour le vivre-ensemble qu’il bénéficie désormais de la bénédiction de l’Etat. La France va jusqu’à présent mieux que l’Angleterre de ce point de vue (un musulman anglais sur trois veut vivre selon les lois de la charia, contre 73 % de musulmans français attachés à la laïcité). Encourager les fondamentalistes à remplacer les travailleurs revient à abandonner le terrain aux prédicateurs intégristes, sexistes, homophobes et antisémites et reproduire les erreurs de l’Angleterre. Nicolas Sarkozy ne peut pas l’ignorer, mais il ne veut rien entendre.

En bon ultra-libéral fasciné par les républicains américains, Sarkozy privilégie l’« espérance spirituelle » à l’« espérance sociale » autant par conviction chrétienne que par pragmatisme économique. Les travailleurs sociaux, les associations citoyennes maintiennent un lien social qui fait barrage à l’intégrisme, mais ils coûtent cher en subventions. Or, Nicolas Sarkozy n’y voit qu’un ramassis de petites mafias ayant détourné l’argent de l’État. En novembre 2005, devant le Mouvement national des élus locaux réunis à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), il a fait une déclaration stupéfiante : « Tout l’argent mis par les gouvernements de gauche et de droite depuis vingt ou trente ans dans les politiques de la Ville a été en partie détourné par une économie souterraine qui a pollué l’économie réelle dans ces quartiers. » Les religieux, eux, ne coûtent pas cher… et ils ramènent l’« espoir ». Or le gouvernement a déjà largement creusé les déficits publics au profit des plus riches. Il doit maintenant faire des économies sur le dos des plus pauvres. Autrement dit, en banlieue, s’il doit investir, ce sera pour construire des lieux de cultes et non des centres socioculturels.

La religion au secours de la République
Dans « La République, les religions et l’espérance », sous couvert d’une discussion polie, Nicolas Sarkozy signe un livre de combat contre la conception française de la laïcité — qualifiée de « laïcité sectaire ». Il souhaite la remplacer par une « laïcité positive », que d’autres chercheurs appellent aussi « laïcité ouverte » ou « nouvelle laïcité », c’est-à-dire par une laïcité inspirée du modèle anglo-saxon. Et ce au moment même où les anglais se demandent si leur modèle ne favoriserait pas l’intégrisme...

Ira-t-il jusqu’à modifier l’article 2 de la loi de 1905 —selon lequel « l’Etat ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte » — pour financer ces lieux de cultes sur fonds publics ? Le débat, en tout cas, aura lieu. Pour l’anticiper, Nicolas Sarkozy a confié une mission de « réflexion juridique sur les relations des cultes avec les pouvoirs publics » à une commission de sages — composée de religieux et de partisans de la nouvelle laïcité.

Sans surprise, la commission dirigée par le professeur Machelon a conclu à la nécessité d’encourager les communes à subventionner directement la construction de nouveaux lieux de culte. Cette réforme pourrait notamment favoriser les passerelles entre la loi de 1901 et celle de 1905 pour permettre aux associations non cultuelles de soutenir davantage les associations cultuelles. Une demande formulée entre autres par la Fédération protestante de France, très demandeuse de souplesse en matière de laïcité depuis qu’elle a admis en son sein les adventistes, et qui vient de nommer à sa tête un évangéliste.

Les conclusions de ce rapport ont reçu le soutien du candidat Nicolas Sarkozy. Dans une tribune intitulée « Pour une laïcité vivante » et adressée à La Croix juste après la sortie du rapport Machelon, le 21 septembre 2006, il persiste : « Il n’est pas juste que les fidèles des confessions en expansion récente sur notre territoire, l’islam sunnite et le christianisme évangélique, rencontrent des difficultés pour pratiquer leur culte. » Un regret déjà énoncé dans « La République, les religions et l’espérance », où le fait d’autoriser les pouvoirs publics à financer directement des lieux de culte est présenté comme le moyen de permettre à l’islam de France de rattraper son retard, mais surtout de le couper des influences étrangères. Cette idée séduit, même à gauche, mais repose sur un diagnostic erroné.

Faux pari
En réalité, le problème n’est pas que les mosquées soient financées de l’étranger, ni même que les imams parlent à peine le français (les prêches les plus intégristes sont souvent tenus par de jeunes imams parlant parfaitement français) mais de faire en sorte que ces mosquées et ces imams respectent le principe de laïcité et celui d’égalité hommes-femmes. Ce qui peut passer par l’imposition d’une charte devant être signée par tous les lieux de culte, à laquelle il faudrait ajouter le respect du droit à pouvoir changer de religion sans être condamné pour apostasie. Quant au déséquilibre du paysage religieux, la réalité est plus contrastée.

D’après les RG, il n’existe que trente caves servant de mosquées souterraines. En revanche, sans avoir besoin de modifier la loi, il se construit chaque mois de nouvelles mosquées grâce aux dons des fidèles. Selon l’Annuaire des mosquées, on recense désormais 1554 mosquées et salles de prière. Certains spécialistes estiment même que le retard en matière de lieux de culte musulman est presque rattrapé.

Si la loi de 1905 venait à être modifiée, elle ne servirait qu’à construire des églises évangéliques et des mosquées en plus de ces 1554 mosquées et salles de prière déjà recensées. Sans aucune garantie quant à leur devenir. En effet, ni les extrémistes des caves, ni même les intégristes institutionnalisés de l’UOIF, n’accepteront de recevoir le moindre subside de l’État français si cette aide est couplée avec le moindre contrôle. Ils ont déjà des mécènes prêts à les financer pour leurs idées, pourquoi iraient-ils chercher de l’argent public doté d’un droit de regard ? Quand bien même ce droit de regard serait imposé… qui l’exercerait, les élus locaux ?

Ils ne sont ni formés ni suffisamment insoupçonnables de considérations clientélistes pour faire la différence entre un imam intégriste et un imam moderniste. Cela vaut d’ailleurs également pour les élus nationaux et même pour les plus sécuritaires d’entre eux. En septembre 2004, le ministre de l’Intérieur est allé inaugurer une mosquée dirigée par un imam de l’UOIF — que son ami Manuel Aeschlimann, maire d’Asnières, a contribué à faire agrandir. Sitôt la fête d’inauguration passée, Le Parisien révèlera qu’on y a découvert 10 000 exemplaires du livre de Sayyid Qotb — À l’ombre du Coran —, qui théorise le meurtre des tyrans apostats et dont s’inspire Ben Laden…

Quand bien même un droit de regard plus exigent et plus vigilant serait imposé. Quelle forme prendrait-il ? Par un contrôle du contenu des prêches en finançant la formation des imams ? Mais comment ? À moins de transformer l’État en théologien et de revenir à un système concordataire s’appliquant à tous les cultes. À ce stade, il faut bien comprendre que cette mesure — guidée par la peur de voir un islam trop radical délivré en France — ne pourra pas être une mesure d’exception et devra donc s’appliquer à toutes les religions. Ce qui signifie que l’État devra former également les prêtres et les rabbins sur fonds publics. Or Nicolas Sarkozy a déjà annoncé dans son livre y être radicalement hostile : « Je ne suis pas favorable au financement des églises par l’État parce que je connais trop bien la logique du "qui paye décide". Nous rentrerions alors dans un système des religions d’État, alors que l’État ne doit pas s’immiscer dans les questions internes des cultes, où il n’a aucune compétence et n’est pas à sa place » . Où est la cohérence ? Ainsi l’État devrait s’impliquer dans le financement de mosquées et la formation d’imams pour mieux contrôler l’islam de France mais ne devrait surtout pas s’immiscer dans les affaires de l’Église catholique ni dire mot sur la formation des séminaristes, de peur que l’État ne contrôle le catholicisme de France ?

Équilibre fragile
Compromettre l’équilibre de 1905 pour construire — sur fonds publics — de nouveaux lieux de culte ne garantit rien quant à leur orientation politique. En revanche, toucher à l’esprit de 1905 est le meilleur moyen de tuer un compromis qui a fait ses preuves depuis un siècle en matière d’intérêt collectif. Nicolas Sarkozy connaît les réticences que soulève son projet. Pendant la campagne, dans la toute dernière ligne droite, il a pris soin de rassurer. L'AFP a même annoncé qu'il renonçait à modifier la loi de 1905. En réalité, dans l'entretien accordé à La Croix servant de prétexte à cette dépêche, il a simplement promis de ne pas « avancer » sur ce sujet sans consensus, c'est-à-dire — selon ses propres mots — sans une « discussion avec l'ensemble des religions ». Enfin et surtout, Nicolas Sarkozy n’a pas besoin de modifier l’article 2 de 1905 pour changer l’esprit de la laïcité à la française et la faire évoluer vers une interprétation plus anglo-saxonne. Ce changement passera par des glissements visant à rendre plus confuses les lignes de démarcation entre cultuel et culturel puis entre religieux et social. En assouplissant les frontières entre la loi de 1905 et celle régissant les associations 1901 (ce qui permettra des transferts de fonds), en subventionnant en priorité des associations religieuses pour se charger du social, surtout dans les quartiers populaires, en s’adressant aux citoyens en fonction de leurs confessions. Cette révolution culturelle est bien en marche. À terme, elle peut modifier bien des équilibres.

Caroline Fourest
,
Son dernier livre : « le Choc des préjugés : l’impasse des postures sécuritaires et victimaires », Calmann-Lévy.

© www.prochoix.org