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17/04/2017

C'est Pâques, mais pas que...

Reiser jésus paques.jpg

 

Brassens: Le sceptique

Imitant Courteline, un sceptique notoire,
Manifestant ainsi que l'on me désabuse,
J'ai des velléités d'arpenter les trottoir(e)s
Avec cette devise écrite à mon gibus :
"Je ne crois pas un mot de toutes ces histoires."
Dieu, diable, paradis, enfer et purgatoire,
Les bons récompensés et les méchants punis,
Et le corps du Seigneur dans le fond du ciboire,
Et l'huile consacrée comme le pain bénit,
"Je ne crois pas un mot de toutes ces histoires."
Et la bonne aventure et l'art divinatoire,
Les cartes, les tarots, les lignes de la main,
La clé des songes, le pendule oscillatoire,
Les astres indiquant ce que sera demain,
"Je ne crois pas un mot de toutes ces histoires."
Les preuves à l'appui, les preuves péremptoires,
Témoins dignes de foi, metteurs de mains au feu,
Et le respect de l'homme à l'interrogatoire,
Et les vérités vraies, les spontanés aveux,
"Je ne crois pas un mot de toutes ces histoires."
Le bagne, l'échafaud entre autres exutoires,
Et l'efficacité de la peine de mort,
Le criminel saisi d'un zèle expiatoire,
Qui bat sa coulpe bourrelé par le remords,
"Je ne crois pas un mot de toutes ces histoires."
Sur les tombeaux les oraisons déclamatoires,
Les "C'était un bon fils, bon père, bon mari",
"Le meilleur d'entre nous et le plus méritoire",
"Un saint homme, un cœur d'or, un bel et noble esprit",
"Je ne crois pas un mot de toutes ces histoires."
Les "saint-Jean Bouche d'or", les charmeurs d'auditoire,
Les placements de sentiments de tout repos,
Et les billevesées de tous les répertoires,
Et les morts pour que naisse un avenir plus beau,
"Je ne crois pas un mot de toutes ces histoires."
Mais j'envie les pauvres d'esprit pouvant y croire.

 

https://www.youtube.com/watch?v=RkYbGCQj5iY

 

Merci aux irremplaçables et irremplacés Reiser et Brassens

 

16/04/2017

Ouiquinde pascal: L’agneau en cuisson douce

agneau et cochon.jpg

 

Moi qui suis un athée très anticlérical

Lorsque vient le printemps, j’aime l’agneau pascal.

J’aime sa chair gorgée de toutes les fragrances

Qu’exhalent les collines entre Rhône et Durance,

J’aime le jus coulant de cette peau dorée

Fleurant l’ail et le thym. J’aime le dévorer,

Oui mais avant cela, encor faut-il le cuire

Comme on fait en Provence. Je m’en vais vous le dire.

Prenez donc un gigot d’agneau de Sisteron

D’environ deux kilos, au cuissot doux et rond.

Coupez six gousses d’ail dégermées en lamelles,

Glissez-les sous la peau avec votre Opinel ;

Dans un hecto de beurre fondu demi sel

Vous mélanger cumin, thym, poivre, peu de sel ;

Enduisez le gigot avec cette pommade,

Et laissez reposer dans cette marinade

Trois heures de pendule ; mieux : la nuit au frigo,

Pour que tous ces parfums pénètrent le gigot.

Placé votre appareil dans un plat bien beurré

Dans votre four réglé sur cent-trente degrés.

Laissez cuire deux heures en le tournant souvent

Il va se colorer et cuire doucement,

Puis baisser votre four sur 110 ou sur Un

Tournez et arrosez lorsque c’est opportun,

Laissez encore cuire pour une heure et demie

Sur la fin vous salez avec parcimonie.

Cette cuisson très douce va sublimer la viande

Qui restera rosée, bien juteuse et gourmande.

Coupez « à la française » : angle droit avec l’os,

Pour que ça reste chaud, vous servez rapidos

Avec des flageolets réchauffés dans le jus

Mais cèpes et girolles sont aussi bienvenus !

Buvez très largement de la tété d’automne

Ces vins de large soif de la Côte-du-Rhône,

Et pour laisser le monde des maigres, des sans-goûts,

Alors resservez-vous !

 

 

Photo X – Droits réservés

 

Et puis, tout en festoyant, rappelons-nous :

 

La chanson de Craone

 

Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé

On va reprendre les tranchées,

Notre place est si utile

Que sans nous on prend la pile

Mais c'est bien fini, on en a assez

Personne ne veut plus marcher

Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot

On dit adieu aux civ'lots

Même sans tambours, même sans trompettes

On s'en va là-haut en baissant la tête

 

- Refrain :

Adieu la vie, adieu l'amour,

Adieu toutes les femmes

C'est bien fini, c'est pour toujours

De cette guerre infâme

C'est à Craonne sur le plateau

Qu'on doit laisser sa peau

Car nous sommes tous condamnés

C'est nous les sacrifiés

 

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance

Pourtant on a l'espérance

Que ce soir viendra la r'lève

Que nous attendons sans trêve

Soudain dans la nuit et le silence

On voit quelqu'un qui s'avance

C'est un officier de chasseurs à pied

Qui vient pour nous remplacer

Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe

Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

 

- Refrain -

 

C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards

Tous ces gros qui font la foire

Si pour eux la vie est rose

Pour nous c'est pas la même chose

Au lieu d'se cacher tous ces embusqués

Feraient mieux d'monter aux tranchées

Pour défendre leur bien, car nous n'avons rien

Nous autres les pauv' purotins

Tous les camarades sont enterrés là

Pour défendr' les biens de ces messieurs là

 

- Refrain :

Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendront

Car c'est pour eux qu'on crève

Mais c'est fini, car les trouffions

Vont tous se mettre en grève

Ce s'ra votre tour messieurs les gros

De monter sur l'plateau

Car si vous voulez faire la guerre

Payez-la de votre peau

 

Photo X - Droits réservés

14/04/2017

Les vautours, Élise, Élise et nous !

Vautours 2.jpg

 

Élisez-moi clament tous les candidats.

Élise, elle, met les mains dans le cambouis. Pire encore, dans la fiente nauséabonde de « l’adversaire » de Flamby : LA FINANCE.

Courageuse, pugnace Élise Lucet, honneur de la profession de journaliste. Cette fois, elle a démonté les mécanismes du capitalisme financier qui s’engraisse sur la ruine des entreprises et la détresse des ouvriers et employés. Elle et son équipe ont enquêté, malgré les barrages, l’omerta et les menaces sur le dépeçage de ce qui était un des fleurons de l’habillement grand public français : « Vivarte », holding qui possède notamment les marques André, Caroll, Chevignon, Kookaï, La Halle, Minelli, Naf Naf et Pataugas. Douze à treize mille personnes jetées à la rue par l’avidité des fonds de pensions étasuniens et britanniques. Elle nous fait toucher du doigt le cynisme révoltant de ces dirigeants voyous et de leurs complices banksters. Son enquête nous montre aussi le désespoir des « gens de peu », des prolos, des « sans-dents » victimes de ces fonds vautours. Mais attention : le désespoir crée les « desesperados », ceux qui n’ont plus rien à perdre et peuvent succomber à la tentation de faire en sorte que la peur change de camp.

Comment ? Vous n’avez pas d’idée ? Vous n’avez pas d’imagination ? Je vais en avoir pour vous.

 

L’inquiétude commence à faire sournoisement son chemin dans les têtes des membres du conseil d’administration de Beechtree, ce fonds de pension anglo-étasunien propriétaire, après une juteuse L.B.O., du groupe d’habillement Mortarte. Patrick Welle n’a pas donné de nouvelle depuis trois jours. Il n’a pas assisté à la dernière réunion restreinte du fonds consacré aux résultats des « plans sociaux » qu’il a réalisé et qui donne toute satisfaction aux actionnaires. Patrick Welle, ce n’est pas n’importe qui. Dans le milieu, on l’appelle le « grave digger », le fossoyeur. C’est lui qu’on met à la tête des entreprises piratées par le moyen des LBO, avec pour mission de tailler dans la viande : prendre le gras pour les actionnaires et jeter le reste. Le reste, ce sont les usines, les ateliers, les magasins qui ferment, ce sont les ouvriers et les employés mis au chômage, c’est du malheur et du désespoir. Mais ça, Patrick Welle n’en a rien à foutre. S’il faut lourder, il lourde. Sans état d’âme. Au sabre ! Bien des salariés de marques françaises en ont subi les ravages. Mais bien des actionnaires ont bénéficié du résultat de ses coups de sabre.

Mais voilà que Patrick Welle a disparu. Et, à partir du quatrième jour, l’inquiétude tourne à l’anxiété voire à l’angoisse chez les vautours…

Les vautours, Sébastien Laurent les observe. Il arpente, l'œil aux aguets, les vastes plateaux calcaires qui s’effondrent en gigantesques chaos minéraux pour former les gorges du Tarn et de la Jonte, dans le sud de sa Lozère natale. Il a longtemps été chasseur. C’est une tradition familiale. Pas un viandard, plutôt un amoureux de la nature. Et depuis quelques années il a troqué son Verney-Caron pour un Nikon.

Le soleil se lève et la brume monte en filets diaphanes depuis les eaux cristallines de la Jonte qui va bientôt mêler ses eaux à celles du Tarn, au confluent des deux gorges. L’endroit est particulièrement beau. D’une beauté sauvage. La Jonte, dévalant depuis les pentes Nord de l’Aigoual, a creusé sa gorge à travers une montagne aride, sauvage, avec une pauvre végétation rabougrie et plaintive essayant de subsister parmi les escarpements verticaux. C’est la splendeur de la roche rongée par l’opiniâtreté de l’eau, clivée et emportée par les glaces millénaires, avec cet émiettement, cette grandeur dévorée, cette immensité de trous et d’escarpements, cette ruine fondamentale qu’est la montagne. De gigantesques falaises de pierres couleur d’ivoire tombent par des à-pics vertigineux vers les cascades du torrent qui gronde et écume de colère entre les parois resserrées. C’est un endroit qui glace de terreur les plus courageux quand la tempête se déchaîne, que les éclairs strient la gorge de lueurs blêmes et que l’énorme fracas du tonnerre explose et roule entre les murailles de rocs tandis que toute l’eau du ciel s’abat en cataractes. La légende dit d’ailleurs que le diable les habite parfois… C’est là aussi que les grands vautours fauves ont élu domicile.

Les vautours, Sébastien les voient tourner, haut dans l’azur. Puis ils plongent tous en piqué et disparaissent derrière le bord de la falaise. Sébastien approche lentement de la cassure minérale et il les voit, regroupés sur une vire calcaire. Ils ont dû trouver la carcasse d’une chèvre tombée là, pense l’homme. Voilà de belles photos à faire ! Seb retrouve ses instincts de chasseur et, se confondant avec la roche, s’approche du bord du plateau, à moins de cent mètres du redan rocheux où les vautours se disputent les restes de ce qui fut une vie. Il sort ses petites jumelles et regarde. Les vautours plongent leur cou pelé dans l’intérieur de la carcasse pour en extraire les viscères, les parties les plus savoureuses pour eux. Ils en sortent les tripes qui pendent le long de la falaise en guirlandes irisées sous le soleil. Ils se querellent, étendent leurs grandes ailes, sautillent sur place, arrachent un morceau de viande et s’écartent pour le manger à l’aise, laissant ainsi la place à d’autres. Seb est fasciné par ce spectacle sauvage. Il fixe un long téléobjectif à son Nikon, met l’œil dans son viseur et se lève brutalement, comme piqué par un taon.

Ce qu’il vient de voir change du tout au tout son programme. Au bout de son viseur il a vu, non pas une carcasse de chèvre mais un cadavre humain. Nu. Déchiqueté sans ménagement par les serres et les becs acérés des vautours avides.

Il s’approche sans plus de précaution, faisant fuir les grands oiseaux, toujours farouches et craintifs devant le prédateur suprême. Et il voit les restes d’un cadavre humain. Nu. Aucun vêtement autour. Ce n’est donc pas un accident. Sébastien ne touche à rien, son son iPhone et appelle la gendarmerie…

À Paris, au siège français du fonds de pension Beechtree un livreur vient de remettre un paquet adressé à M.Patrick Welle. Les deux membres du C.A. présents au siège ouvrent le colis et restent saisis de stupeur.

Dans le carton, ils trouvent les vêtements de Patrick Welle ainsi que son portefeuille.

Dans les gorges de la Jonte, les gendarmes de Meyruès trouveront, enfoncé dans la gorge du cadavre, une carte bancaire « Premium » au nom de Patrick Welle.

Dans le milieu sans merci des banksters, la peur va commencer à changer de camp…


Photo X - Droits réservés

 

12/04/2017

Au bistro de la Toile : « On peut ga-gner ! On va ga-gner ! »

chimulus bistro copie.jpg

 

- Bon, Victor. Il va bien falloir s’en choisir un de guignol pour les cinq prochaines années. Pas facile…

- Pour bien choisir, Loulle, on met tous les éléments sur la table. Puis on détermine ce qu’on veut et ce qu’on ne veut pas. Ça, c’est le côté « raison ». Mais il y a aussi le côté passion, impulsif.

- Moi, je ne sais pas encore ce que je veux, mais je sais ce que je ne veux pas.

- C’est déjà ça. Donc tu élimines. Si tu as une culture nationaliste, autoritaire, tendance facho, tu vas éliminer d’autorité Mélenchon, Hamon, Poutou, Arthaud, Lassalle. Si tu as la fibre justice, égalité, ouverture, tu vas éliminer Le Pen, Fillon, Dupont-Aignan, Asselineau, Cheminade, Macron.

- Bon, on retrouve donc le clivage droite-gauche. Rien de nouveau…

- Si, il y a du nouveau. Les sondages – qui valent ce qu’ils valent mais qui donnent tout de même de grandes indications – montrent un rejet de ceux qui représentent les partis en place, soit Fillon pour LR et Hamon pour le PS. À partir de là, pour bien choisir, il faut revenir à la règle du jeu de cette élection. La Présidentielle est impitoyable. On n’est pas aux Jeux Olympique où il suffit de participer. Il n’y a pas de podium, pas de places d’honneur. Il n’y a que deux sélectionnés au premier tour, et un seul vainqueur au second. Donc ton choix doit être efficace, sinon il ne servira à rien. L’éventail se referme dès lors considérablement. Par ordre alphabétique : Fillpn, Le Pen, Macron, Mélenchon. Tous les autres ne peuvent que neutraliser ton bulletin. Sauf à seulement vouloir faire un vote de témoignage. Après, à toi de voir selon tes affinités.

- Selon ta théorie du rejet des partis « de gouvernement », on peut encore éliminer Fillon, ancien Premier ministre et Macron, ancien ministre. Resterait donc en finale Mélenchon et Le Pen ?

- C’est une hypothèse qui n’est plus à prendre à la rigolade.

- Il y a aussi un truc qui me gonfle les aliboffis, c’est cette acceptation fataliste du fait Le Pen. Les médias comme les candidats semblent avoir accepté l’inéluctable victoire de Le Pen au soir du premier tour ! Ils poulidorisent tous. C’est incroyable comme attitude, non ?

- Je suis bien d’accord avec toi, Loulle. Ils semblent tellement sûrs que Le Pen ne franchira jamais le « plafond de verre » des 50 % au second tour, qu’ils se foutent comme de leur première magouille du fait qu’elle puisse virer en tête, ce qui donne pourtant un avantage psychologique évident. Personne, ou pas grand monde, ne souligne les magouilles de cette PME familiale qui prospère sur les embrouilles. Personne ne met en avant son lourd héritage collabo. Personne ne met en évidence que c’est chez les quelques élus de ce parti que l’on trouve le plus de « mis en examen ». Personne ne parle de son programme bâti sur des mensonges : le programme social volé à Mélenchon et qui ne sera évidemment jamais mis en oeuvre, une sortie de l’Europe qui renverrait la France au niveau du Montenegro. Personne ne met en garde contre le bouton nucléaire mis dans les mains de la Führere.

- Alors, le vote « efficace », c’est quoi ?

- Si tu es tendance facho, c’est Le Pen. Si tu es tendance ultralibérale, c’est Macron. Si tu es de gauche, c’est Mélenchon.

- Tu crois qu’il pourrait arriver en finale ?

- Oui. Sans être d’un optimisme béat, c’est fort plausible. À une condition : que les électeurs fassent par leur bulletin ce que les candidats Hamon et Mélenchon n’ont pas fait : l’unité. C’est-à-dire que tous ceux qui voulaient voter pour Hamon – dont le programme était novateur mais qui a été saboté par son propre parti, comme Ségolène jadis – changent leur bulletin pour celui qui sera le seul représentant de la gauche capable de disputer une des deux places en finale aux trois représentants de la droite. C’est d’autant plus jouable, et gagnable que, justement, en face, ils sont trois à se partager les suffrages des électeurs de droite. Une telle conjonction des planètes ne se reproduira pas de sitôt.

- Eh bien, je crois qu’on a bien éclairci les choses, Victor. L’avenir n’est pas si sombre que ça. À la nôtre, je mets ma tournée !

- À la nôtre. Et Banzaï !

 

 

Illustration : merci au regretté Chimulus

 

******************

 

Avec ce coquin de printemps

dégustez

élections

 

 

 

 

10/04/2017

Coût de l’attaque Trump en Syrie : 33 millions de repas au Restos du cœur.

oncle sam armes.jpg

10 morts suite à la destruction, par 59 missiles étasuniens Tomahawks, de la base aérienne syrienne de Shayrat. À noter que pas un avion n’a été touché : ils avaient été évacués avant !

Bravo ! S’exclame la « communauté internationale » (en fait les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France, maintenant lèche-bottes docile des Yankees.)

Prix catalogue d’un missile Tomahawks : 575 000 $. Le prix de revient de ces dix morts est donc de 33 925 000 $ soit au cours du jour 31 889 500 € soit 3 188 950 € pièce. Ce n’est tout de même pas donné l’occis « Trump made », même pour des soldats syriens. Mais l’Oncle Sam est généreux… Cette petite démonstration de force de Trump représente 21 547 mois ou 1 795 années de SMIC français. Ou encore 33 millions de repas au Restos du cœur.

130 morts civils quelques jours avant dans les bombardements de la partie ouest de la ville de Mossoul. Là, ça passe dans la colonne pertes collatérales. Peu d’émotions dans les médias. C’est en Irak, donc les morts, même par centaine, c’est la routine. « Pas vendeur ça, Coco. Tu m’en fais une brève »

40 ou 50 morts dans des églises en Egypte. « Discret Coco, discret, faut pas irriter les patrons du PSG ».

58 morts dans le bombardement de Khan Cheikhoun, petite ville syrienne tenue par les islamistes. Les morts seraient victimes d’une intoxication foudroyante aux gaz.

« Oui, Coco ! C’est bon ça ! Gazés. T’entend Coco ? Gazés. Ça c’est vendeur ! Tu m’en fais la Une. Avec une photo de gosses morts, étendus, presque nus si possible. Fais-moi au Photoshop un montage qui tire les larmes. C’est le buzz assuré. Comme pour le petit Aylan sur une plage turque. Les ventes vont monter, et nos patrons milliardaires seront contents ! »

Haro sur Assad, ce boucher qui massacre son propre peuple. Et qui le gaze en plus !

Pendant que j’écris, j’entends, plus que je n’écoute, ce falot de Ayrault, ministre des affaires étrangères, asséner les vérités de ses maîtres otaniens : aucun doute possible : c’est le régime de Bachar el Assad qui est responsable du massacre chimique de Khan Cheikhoun. Aucune preuve solide mais tous les médias agitent la grosse caisse à manipuler. Ceci avant même qu’une enquête n’ait été diligentée et établisse soit qu’il s’agissait de bombes chargées de gaz toxiques (thèse des Étasuniens et de leurs lèche-bottes), soit de bombes ayant touché un atelier de production de gaz toxiques (thèse des Russes). Aucun journaliste sur place, aucune ONG digne de foi. Des images qui ne prouvent rien.

Les infos viennent de l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), une source particulièrement fiable puisque représentée en tout et pour tout par une seule personne courageusement planquée en Angleterre, et qui répercute aux médias de la « communauté internationale » les « fakes » de ses amis égorgeurs islamistes. Derrière l’OSDH, un seul homme : Rami Abdel Rahman, de son vrai nom Ossoma Suleiman, sunnite laïc, membre de l’opposition, qui vit à Coventry en Grande-Bretagne. Il n’a pas mis les pieds en Syrie depuis 2000, date à laquelle il a quitté le pays pour des raisons politiques. Oui mais il y a aussi des autopsies. Sauf qu’elles sont faites par les Turcs de ce grand démocrate d’Erdogan, autre source particulièrement fiable !

Que Assad soit le responsable de ce gazage, c’est possible mais pas prouvé. Le fiston à Hafez est une sombre crapule fort capable du fait. Mais l’action impulsive de Trump - après la comédie de son ambassadrice à l’ONU montrant, des trémolos dans la voix, des photos de gosses gazés – met le monde au bord du gouffre. On se souvient des « preuves » de la possession d’armes « de destructions massives par Saddam Hussein » brandies par les responsables étasuniens à cette même ONU. Mensonges, manipulations soutendus par la volonté de main mise sur les richesses pétrolières de l’Irak.

Ça sent le gaz ! Oui, ça sent le gaz ! Oui mais pas seulement celui des bombes utilisées contre les populations civiles par Assad ou/et par l’État Islamique à Khan Cheikhoun.

La guerre de Syrie est une guerre du gaz. Assad refuse depuis des années le passage d’un gazoduc qatari sur son territoire. Ce gazoduc est destiné à faire concurrence au gaz russe qui alimente largement l’Europe.

Le gaz sera la principale source d’énergie fossile de ce siècle, plus que le pétrole. Or il a été découvert, à partir de 2009, dans la partie Est de la Méditerranée, d’énormes ressources de gaz mais aussi de pétrole de très bonne qualité. Les estimations actuelles font état de 9 700 milliards de m3 de gaz et de 3,4 milliards de barils de pétrole. Planqué sous la mer et sous la terre. Principaux bénéficiaires potentiels : Israël et la Syrie. L’exploitation n’a pas commencé.

Mais ce n’est pas tout. Du gaz et du pétrole, il y en a des millions de barils et de m³ en Russie, en Iran et dans les pays du Golfe. Ce gaz, il faut l’acheminer vers les clients les plus gourmands : les pays européens. La manière la plus rentable, c’est le tuyau, le gazoduc. Mais on ne peut pas faire passer les tuyaux n’importe où. Il faut qu’il traverse des pays « amis ». Or il y a une féroce rivalité entre la Russie et les pays du Golfe (Qatar, Arabie, etc.) sous influence étasunienne pour le passage de ces oléoducs. Les Russes avancent leurs projets Nord Stream, à travers la Baltique et South Stream, à travers la Mer Noire.

Ces projets concurrencent le projet « occidental » Nabucco qui devrait traverser la Syrie et la Turquie. Aucun des projets ne peut être mené à bien dans la situation chaotique du Moyen-Orient. C’est beaucoup de pognon de perdu pour les rapaces pétroliers et gaziers étasuniens, européens et russes. Mais aussi turcs qui voudraient bien prélever leur commission sur le stockage et le passage de tout m³ de gaz qui traverserait son territoire ! Seulement il y a un hic : Bachar el Assad ne veut rien savoir ! Il faut donc détruire ce mauvais coucheur, quitte à détruire son pays. Mais il y a un deuxième hic qui reste en travers de la gorge des oligarques gaziers occidentaux : les Russes. Ceux-ci sont en concurrence directe avec les monarchies du Golfe pour vendre leur pétrole et gaz ainsi que ceux venant d’Azerbaïdjan et d’Iran. Et donc se positionnent en protecteur de Bachar el Assad.

Se greffe sur ces rivalités économiques une composante religieuse, secondaire mais bien réelle. Les pétromonarchies sunnites du Golfe ont une haine viscérale des chiites. D’où leur volonté de détruire la Syrie de Bachar qui est Alaouite (une branche du chiisme).

Le massacre chimique de Khan Cheikhoun fournit à Trump un prétexte inespéré qui lui permet de reprendre pied dans un conflit où son pays n’a pris que des bouffes depuis des mois. Il n’est qu’une excuse pour une intervention militaire. Les actions unilatérales sont des actions impérialistes, et les Etats-Unis se moquent bien du droit international. Ils l’ignorent lorsque cela les arrange. Et puis il faut fournie du travail au complexe militaro-industriel qui fait la pluie et le beau temps dans ce pays qui a besoin de guerres. Les problèmes internationaux entre Etats doivent être résolus par le dialogue et non par les bombardements.

Et nous qu’est-ce qu’on fait dans cette galère ? On joue les supplétifs des Étasuniens. En espérant bénéficier d’avantages tarifaires sur le gaz du Golfe et de contrats d’armes juteux avec les tyrans de ces pays féodaux. Les belles paroles sur les droits-de-l’homme n’ont pas grand-chose à voir avec les affaires… Et Ayrault continue à dégoiser ses konneries. Comment peut-on avoir confié la diplomatie française à se sous-nul ?

Mais alors, Daech ? L’État islamique ? Ils sont gênants mais sont un bon prétexte pour intervenir dans ces régions. Et puis, il faut faire la part du feu : quelques attentats sont bien utiles pour mettre en place un État « musclé » à travers l’état d’urgence…

Mondo cane…

 

Sources :

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2013/08/30/syrie-ca-sent-le-gaz-246283.html

http://www.tdg.ch/monde/poutine-denonce-agression-syrie/story/13567172

http://www.voltairenet.org/article174022.html


Illustration X - Droits réservés

06/04/2017

Les multinationales à l’assaut des États

bankster.jpg

Pendant les péripéties électorales, les affaires continuent. Non, il ne s’agit pas des « affaires » glauques de M.Fillon ou de Mme Le Pen mais des Affaires, les vraies, celles de ceux qui tirent les ficelles de ces marionnettes. Et ces affaires-là sentent surtout le pétrole.

Les firmes multinationales ont-elles encore un quelconque intérêt à ménager les États ? De moins en moins avec la primauté politique actuelle des gouvernements ultralibéraux qui sévissent de par le monde dit démocratique. Ces pays sont gérés – et non plus gouvernés – par les politiciens véreux dont les banksters et les multinationales agitent les ficelles. Ces derniers n’hésitent pas à ruiner des pays, à saccager la planète voire à déclencher des guerres afin de satisfaire leur avidité de profit à court terme.

Quelques exemples ? La guerre de Syrie, sous le faux nez d’un conflit religieux, est sous-tendue par le passage ou non de gazoducs et d’oléoducs. Le gaz est devenu, plus encore que le pétrole, la principale source d’énergie en ce XXIe siècle, que ce soit comme solution de rechange au pétrole en raison de la diminution des réserves, ou comme source d’énergie propre. Par conséquent, le contrôle des zones gazières du monde par les différentes puissances anciennes ou émergentes est à la base d’un conflit international dont la manifestation est régionale. Actuellement le potentiel du pouvoir ne réside plus dans l’arsenal militaire nucléaire, mais plutôt là où se trouvent les ports d’exportation de l’énergie. Et, c’est ce qui explique le mieux la rivalité russo-américaine au Moyen-Orient. Projet de création des ouvrages de transport de produits pétroliers et gaziers North Stream et South Stream pour les Russes, projet concurrent Nabucco pour les Étasuniens.

Autres exemples ? La mise sous tutelle des États à travers les mécanismes de résolution des litiges État investisseurs, ou ISDS (pour Investor-State Dispute Settlement, en anglais). L’arbitrage signifie que deux entreprises, en désaccord sur un sujet, soumettent leur litige à un jury commercial, qu’elles désignent elles-mêmes, pour juger laquelle des deux a raison selon les termes du contrat qui les lie. Mais par le même mécanisme les investisseurs peuvent poursuivre un État s’ils estiment avoir été traités de manière inéquitable. Les multinationales se voient ainsi donner le pouvoir sans précédent d’échapper aux lois, à travers une sorte de système de justice privatisée contre lequel aucun appel n’est possible.

Ainsi, l’Italie est poursuivie devant un tribunal d’arbitrage international par Rockhopper Exploration, une compagnie britannique pétrolière et gazière qui lui réclame des dommages et intérêts. En cause : l’interdiction votée par le Parlement italien en janvier 2016 de toute nouvelle activité d’exploration et de production à moins de 12 mille marins de la côte, soit une vingtaine de kilomètres. Mais attention, la multinationale ne poursuit pas l’État italien devant un tribunal d’arbitrage international pour des dommages concernant des investissements déjà effectués mais pour « des dommages financiers très importants » sur la base de ses potentiels futurs profits et non des investissements passés !

Ce type de demandes de compensation de la part de multinationales se multiplie, en particulier sur le pétrole, le gaz ou l’exploitation minière, des secteurs que tentent d’encadrer les législations environnementales et de protection des travailleurs. En Europe, le géant suédois de l’énergie Vattenfall réclame plus de 3,7 milliards d’euros à l’Allemagne en compensation de sa décision de sortir du nucléaire.

Ces situations ubuesques sont de puissants leviers pour intimider un État qui menacerait les intérêts des tentaculaires compagnies multinationales et leurs complices financiers. Elles s’appuient sur un discret mécanisme mis en place pour régler les litiges entre États et investisseurs : l’« ISDS », pour Investor-State Dispute Settlement, intégré dans tous les traités commerciaux, dont celui en négociation entre l’Europe et les États-Unis (Tafta) et celui signé avec le Canada, le Ceta. Les multinationales bénéficient ainsi, à travers ce mécanisme, d’un pouvoir sans précédent pour échapper aux lois.

Cette privatisation de la justice, au seul profit des entreprises et au détriment des peuples et des États qu’ils se sont choisis, est scandaleuse. Elle est rejetée par toutes les populations formant l’U.E.

Dans les faits, à travers de telles juridictions privées, composées d’avocats d’affaires et de juristes au service des entreprises, les multinationales peuvent attaquer un gouvernement qui, prendrait, par exemple, des décisions contre le tabagisme, et réclamer des sommes fabuleuses pour « compenser » leur manque à gagner.

En creusant la question, on découvre qu’un pays européen est devenu la plaque tournante de très nombreuses procédures des multinationales contre les États. Ce pays, c’est les Pays-Bas. Celui-ci abrite un maximum de sièges sociaux fictifs ou non et de filiales sans activités réelles d’entreprises transnationales. Ces firmes signent discrètement un traité d’investissement avec les Pays-Bas qui prévoit la possibilité, pour tous les investisseurs néerlandais qui auraient l’impression de ne pas avoir été traités de manière équitable par leur pays hôte, de le convoquer devant un jury d’arbitrage. Une procédure qui s’inscrit dans le cadre de la Banque mondiale.

Les Pays-Bas sont ainsi devenus le pays d’origine du plus grand nombre de procédures ISDS. Pas moins de 16 % des cas soumis au cours de l’année 2014 l’ont été par des firmes néerlandaises. « Néerlandais » est toutefois un terme relatif dans ce contexte. L’analyse détaillée de ces investisseurs montre que plus des deux tiers sont des filiales fantômes, n’existant que sous la forme de boîtes à lettres. Seulement une sur six est véritablement néerlandaise.

N’y a-t-il pas là des questions impératives à résoudre afin que l’Europe cesse d’être un machin détesté par les populations pour redevenir un formidable espoir ?

Entendez-vous, dans les carcagnages entre candidats, ce genre de questions être débattues ?

Non. Jamais. L’important, c’est que Poutou n’ait pas de cravate…

 

Sources:

http://www.bastamag.net/Une-multinationale-petroliere-pou...

http://www.bastamag.net/1-5-Quand-des-multinationales-s-a...

http://www.bastamag.net/Ce-petit-milieu-d-avocats-d-affai...

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

27/03/2017

L'Europe ? On ne la quitte pas, on la force à changer.

 

 

traités européens dessin de Titom.png

On vient de fêter le soixantième anniversaire du Traité de Rome, point de départ de cette fantastique aventure qu’a été l’Europe avant d’être dévoyée.

Pas de grandes manifestations festives populaires pour l’occasion. Pour la tragique raison que les peuples de cette Union Européenne en sont arrivés à la détester. Pourquoi ce rejet ? Parce que les institutions de celle-ci ont été phagocytées par les officines financières ultralibérales. Parce que l’Europe des solidarités a cédé le pas à l’Europe de la mise en concurrence des travailleurs. Parce que l’Euro, constitué par et pour les Allemands a poussé à la faillite tous les États du Sud, insultés ces jours derniers de façon répugnante par le président de l’Euro groupe.

Dès lors, faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ? Autrement dit quitter l’Europe ? La réponse à cette question devrait gouverner le choix des électeurs à la présidentielle.

Trois choix :

- quitter l’Europe, c’est ce que préconisent les « stratèges » du F.Haine et d’autres groupuscules folkloriques ;

- continuer comme avant, au service de la finance et des multinationales, c’est la ligne de Fillon et, dans une moindre mesure, de Macron et de Hamon ;

- sauver le meilleur de la construction européenne en en abolissant le pire, « à savoir la guerre économique par le dumping fiscal et social et l’obsession imbécile de l’équilibre budgétaire qui interdit des politiques économiques efficaces. » comme dit Jacques Généreux.

L’Union Européenne n’a plus d’union que le nom. Elle est d’ores et déjà en voie de déconstruction comme le prouve de Brexit. La question n’est donc pas de savoir s’il faut en sortir ou non mais plutôt de savoir comment faire renaître cette formidable espérance, comment lui donner un nouveau souffle basé sur la coopération et non plus sur la seule « concurrence libre et non faussée », clé de voûte de l’U.E. actuelle. Vaste chantier disent les pessimistes, tremblant devant les diktats des dirigeants ultralibéraux de l’Allemagne actuelle.

Il ne s’agit pas de tout casser, il n’est pas question de lancer un ultimatum arrogant à nos partenaires, mais de créer un rapport de force entre les tenants de l’Europe des marchands de soupe actuelle, celle de la régression sociale et de la rivalité des nations et les pays qui veulent reprendre le chemin difficile mais exaltant d’une véritable union des peuples. Débarrassée du boulet britannique, la refondation de l'Europe, à un nombre restreints de membres dans un premier temps, est possible.

Mouais… Vœux pieux, belles paroles, espoirs utopiques diront les cyniques. On a vu comment les élans du Grec Tsipras se sont écrasés sur la muraille de la « troïka » déléguée par la finance…

À part que la France n’est pas la Grèce. La première puissance européenne n’est pas l’Allemagne mais la France. Par le dynamisme de sa démographie, par sa puissance militaire et nucléaire, par la présence mondiale de sa diplomatie, par son siège au conseil de sécurité de l'ONU, par son universalité puisqu’elle est physiquement présente sur quatre des cinq continents, par sa culture, par sa langue. Par son économie certes plus faible que celle de son voisin et partenaire d’outre-Rhin mais tout de même largement à la deuxième place européenne. Dès lors, si la France dit qu’il faut faire bouger l’Europe, elle bougera ! N’en déplaise à Frau Merkel qui fait ce qu'elle veut par l'effacement, la veulerie, la faiblesse de dirigeants brillant depuis deux quinquennats surtout par leur nullité…

Et que faut-il lui dire à l’Europe ? Déjà quelques mesures évidentes :

- Engager l’harmonisation fiscale et sociale pour jeter bas la pratique du dumping fiscal et social qui détruit l’Europe. Avec pour corollaire la mise au pas ce ces pays rufians que sont le Luxembourg, l'Irlande, les Pays-Bas.

- Supprimer la directive des travailleurs détachés.

- Stopper la libéralisation des services publics.

- Refuser les accords Tafta et Ceta.

Et si nos partenaires refusent, on fait quoi ?

On passe outre, autrement dit on désobéit à quelques directives des traités européens.

Et alors ! Comme dit l’autre… On risque quoi ? D’être expulsés de l’Union ? Hors de question. En effet un Etat peut demander à sortir de l’Union, mais personne ne peut exclure un pays, ni de l’UE ni de la zone euro. Et personne n’aura l’imprudente impudence de vouloir pousser la France vers la sortie, car ce serait alors la fin de l’euro et la fin de l’UE.

On ne risque donc rien ! Sinon quelques grimaces et peut-être quelques amendes qu’on a les moyens d’éviter ou même de payer. Et c’est tout.

Mais pour ça, encore faut-il élire à la tête de la France quelqu’un qui les a bien pendues…

 

Illustration: merci à Titom


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Excitez votre curiosité :

 

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20/03/2017

Choisir entre vote utile ou votes inutiles…

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Ce soir ils vont tous faire la roue pour tenter de nous séduire. Pourtant, sans s’illusionner de trop, ce petit bulletin de vote est une arme. C’est même notre seule arme. Et elle peut être efficace. Voyons les forces en présence, en faisant abstraction des candidatures dites « de témoignage ».

Le crincrin sondagier nous serine depuis des mois que la ci-devant Le Pen serait qualifiée d’office. C’est quasiment un dogme. Bof. Elle plafonne autour de 25 % dans les sondages. C’est son score aux dernières élections européennes. Mais avec une abstention de 56 % ! Donc son score réel est du quart des 44 % des votants, soit autour de 11 %. C’est la jauge historique de l’extrême droite en France. On reste loin des 50 % plus une voix nécessaire pour être présidente. Le risque qu’elle soit élue au premier tour est donc nul. Et au second tour, elle sera toujours battue. Donc vote non seulement inutile mais nuisible.

Fillon, même pas la peine d’en parler, il est cuit. Son avenir est tout tracé : ouvrir une quincaillerie en association avec son « collaborateur » Sarko, où ils pourront vendre leurs casseroles. Les voix qu’il récupérera sont des voix inutiles. Si, utile quelque part puisque c’est autant qui n’iront pas sur la ci-devant Le Pen.

Hamon, son programme séduisant du départ subit le rabotage « pragmatique » imposé par son parti. Parce qu’il doit bien passer par là. Son grand raout d’hier est à la fois encourageant et rageant car il montre qu’il y a encore un peuple de gauche. Mais il n’a aucune chance d’être au qualifié pour la finale. Donc vote inutile.

Macron est le plan B du patronat, le candidat des banques, des assurances, de l’Europe ultralibérale. Il cherche son électorat tant à droiche qu’à gaute. C’est le vote utile si l’on veut que rien ne change sinon quelques têtes.

Mélenchon est donc le seul qui porte un espoir réel. Mais voter pour lui est là encore un vote inutile car il ne sera jamais qualifié pour le tour décisif.

Tout électeur de sensibilité de gauche ne peut qu’avoir les boules parce notre camp va rater une occasion historique de donner enfin à la Gauche vraie l’occasion de conquérir le pouvoir et de faire ses preuves.

Mélenchamon comme Hamolanchon – bref la gauche unie - c’est la seconde place quasiment assurée au premier tour. Pourtant pas obligatoirement la victoire au second. Un tel alignement des planètes ne se présentera pas de sitôt : un FN fort mais loin d’être triomphant, avec un programme catastrophique, une droite désarçonnée par les affaires d’un candidat déprécié et un centre qui pompe les voix de droite. Pour gagner, il faut être autour de 25 %, comme Macron-Beyrou, comme Le Pen. Ce qui est le cas en unissant les efforts des deux candidats de gauche. Tout le reste n’est que baratin inutile.

Malgré leurs discours enflammés, malgré les déplacements de foule, désunis Hamon comme Mélenchon vont patauger autour de 12 à 13 % chacun. Sans aucune chance d’être au second tour, entraînant ainsi la France de gauche, qui existe encore, dans la désespérance de longues années sous la gouvernante de la droite la plus bornée, voire sous le joug du parti fasciste.

On sera à la Pen ou on mangera de la Macronade…

Fort indigeste tout ça.


Photo X - Droits réservés

13/03/2017

«… et l’Homme devint CON ! »

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C’est le titre un peu provocateur du dernier livre que je viens de commettre. On y apprend pourquoi, quand et comment l’Humain est devenu CON !

Cette saga préhistorique se passe à une époque charnière, celle du réchauffement climatique (déjà!) qui termine la glaciation de Würm, il y a douze millénaires. Fonte des glaces, recul de la toundra vers le nord, arrivée des grandes forêts, arrêt des migrations des immenses troupeaux de rennes, extinction des mammouths, des rhinocéros laineux, etc.

Il a résulté de ce changement du climat mais aussi et surtout de la nature, de l’habitat, de la faune,un bouleversement radical dans le mode de vie des humains. De chasseurs-cueilleurs nomades, ceux-ci, par la force des choses, sont devenus pasteurs et agriculteurs. C’est ce qu’on appelle le néolithique. D’aucuns y voient le début de la « civilisation ». C’est un point de vue qu’on n’est pas obligé de partager.

Cette période a vu passer l’humanité des jours brillants du paléolithique supérieur à l’époque troublée du néolithique. Les humains qui ont réalisé les chefs-d’œuvre des grottes de Lascaux, Altamira, Cosquer ou Chauvet ne pouvaient pas être les sombres brutes que l’on nous présente généralement. Lorsqu'ils avaient tué un renne, les membres d'un clan avaient à manger pour une semaine ou plus. Et avaient donc le temps de vivre, de glander ! Mais tout ça va changer.

L’humain, pour remédier aux effets du changement climatique, est devenu pasteur et agriculteur. Ça a commencé entre Tigre et Euphrate. Pour cela il s’est sédentarisé. Il a clôturé les lopins de terre où il a fait pousser son épeautre et où il a élevé ses mouflons devenus moutons. Il a ainsi inventé la propriété privée, et avec elle l’envie, la jalousie, le vol. Pour la défendre il a inventé les flics, les soldats, les religions mortifères, la hiérarchie, et enfin la guerre.

L’Homme est alors devenu CON.

C’est l’homme « moderne ».

Le lecteur s’immerge dans le quotidien d’une extraordinaire tribu d’hommes et de femmes de chasseurs-cueilleurs Cro-Magnon confrontée à l’arrivée imminente sur leurs territoires de cette catastrophe. Il partage leur existence quotidienne, leurs amours gaillardes, leurs craintes, leurs aventures tendres et violentes, leur humour picaresque, leurs fêtes paillardes, leur énorme appétit de vie qui les amènera, depuis les rives du Rhône, jusqu’à celle de l’Euphrate puis du Saint-Laurent, à la découverte du monde.

D’un monde qui chute vers le « progrès »…

J’ai passé deux années jouissives à mettre de la chair sur les ossements de nos lointains ancêtres. Puissent cet ouvrage vous apporter - si vous vous y intéressez évidemment – quelques heures de plaisir, sans oublier d’en sucer la substantifique moelle derrière les aventures souvent outrancières de mes amis d’outre temps.

(Titre inspiré du Grand Cavanna :… et le singe devint con).

On peut se le procurer là en cliquant sur l'image :

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12/03/2017

Ouiquinde gastronomique: La bouillabaisse de Juvénal

 

 

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 " Pour faire une bonne bouillabaisse

Il faut se lever de bon matin

Préparer le pastis et sans cesse

Raconter des blagues avec les mains..."

 

Ainsi dit le refrain devenu immortel

Depuis qu'il fut chanté par le grand Fernandel.

Avec beaucoup d'humour, talent et allégresse

Il dit tout ce qu'il faut pour une bouillabaisse.

Ce fleuron flamboyant des tables de Marseille

Populaire partout au pays de Mireille.

Je vais vous raconter celle de Juvénal

Qui, bien que président auprès du Tribunal,

Était un personnage hautement sympathique

Dont les seules rigueurs étaient gastronomiques.

Devant le Roucas-blanc, des amis dévoués

Installaient son quintal dedans le tranvoué.

A l'époque, il roulait encore sur des rails,

Ses passagers riaient, galégeaient, sentaient l'ail.

Les trous de la chaussée remuaient les wagons,

Particulièrement le dernier des fourgons,

À tel point qu'à Marseille, en parlant d'une fille

Ayant l'arrière-train sur roulement à billes

On disait: « Celle-là elle bouge les miches

Presqu'autant que le tranvoué de la Corniche! »

Arrivé au Vieux Port, Juvénal descendait

Et, suivant sa bedaine, en quelques embardées,

Saluant les chalands sans faire de façons,

Il gagnait le superbe marché aux poissons

Où pointus marseillais (1) et bettes martéguales (2)

Débarquaient la marée du profond de leurs cales.

Juvénal inspectait l'étal des poissonnières,

De solides matrones, fortes en gueule et fières,

Justement redoutées par clients et pêcheurs

Parce qu'intransigeantes sur l'état de fraîcheur

Des poissons colorés qu'elles mettaient en vente.

Leurs bordées de paroles pouvaient être violentes!

Juvénal s'arrêtait devant Berthe Chouli

Une maîtresse femme nourrie aux raviolis,

À la pastasciuta (3) et aux chichi-frégi (4),

Aussi large que haute: cent kilos d'énergie.

Ils se congratulaient de façon très mondaine

En se claquant le dos, ventre contre bedaine.

Juvénal commandait à sa chère acolyte :

- « Berthy, servez-moi bien: ce soir j'ai "mes petites" !!!

- Je vous mets un beau loup, des vives et du fiala (5),

Une queue de baudroie, un saint-pierre un peu là !

Des roucaou (6), des rascasses, un kilo de favouilles (7)

Qui donnent si bon goût quand on les écrabouille,

Deux langoustes en vie. Vé ! Si elles sont belles !

Et puis, zou ! en cadeau, deux poignées de girelles.

- Aco vaï ben (8), Berthy. Je vous aime beaucoup !

Vous me préparez ça, le temps de boire un coup ... »

Juvénal s'en allait vers les terrasses peintes

Déguster un violet en buvant son absinthe.

Enfin, l'air réjoui, content de ses emplettes,

Il reprenait le tram vers son repas de fête.

Maître de la cuisine pour cette bouillabaisse,

Il chassait ses "petites" en leur claquant les fesses

Affectueusement. Chantonnant l'Opéra,

Sans quitter son chapeau, la canne sur le bras,

Il vidait, écaillait et lavait les  poissons.

Selon leur gabarit les coupait en tronçons.

Puis lorsque tous étaient nettoyés et parés

Enfin il les rangeait en deux plats séparés.

Dans l'un les poissons tendres à la chair délicate:

Loups, Saint-Pierre, roucaou, poissons aristocrates.

Dans l'autre les plus fermes: fiela, vives, baudroie,

Langoustes et favouilles, poissons que l'on rudoie.

Au fond d'une marmite, Juvénal disposait

Trois oignons émincés, beaucoup d'ail écrasé,

Trois tomates pelées, écrasées au mortier,

Férigoule et fenouil, zest d'orange et laurier,

Dessus il déposait son choix de poissons fermes,

Un verre de bonne huile d'olive de la ferme,

Du poivre du moulin et du safran en brins,

U ne grosse pincée de bon gros sel marin.

Il mouillait tout cela avec de l'eau bouillante,

Juste un doigt au dessus, c'est la valeur courante.

Il enlevait alors les ronds de la "Rosières" (9),

Pour que la flamme entoure son oulo (10) presqu'entière.

Il montait ça au bouilh (11), cinq minutes, à feu vif,

Alors il ajoutait les poissons de récifs.

Encore cinq minutes de grosse ébullition

Pour bien amalgamer l'huile avec le bouillon.

- « Ma bouillabaisse est prête. Humez-moi ce parfum

C'est toute la Provence, la mer et ses embruns! »

Il versait le bouillon, fumant dans la soupière,

Sur du pain frotté d'ail et en tranches entières.

Il servait les poissons à part, sur un grand plat.

Et tous appréciaient ce repas de gala.

Un grand Châteauneuf blanc servi dans du cristal

Sublimait les saveurs du plat de Juvénal.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

3 petits loups (un kilo en tout), - 1 demi kilo de fiala (congre) pris dans le ventre. - 1 kilo de poissons de roches (vives, girelles, roucaou ), 1 saint-pierre (5 à 700 g), - 1 queue de baudroie (800 g), - 1 kilo de favouilles (petits crabes), - 1 langouste (pas obligatoire), - 3 ou 4 tomates, - 3 oignons, - 4 gousses d'ail, - 3 cuillères à soupe de gros sel marin, - poivre noir du moulin, - safran en brins, - 1 gros bouquet garni (thym, laurier, persil plat), - 3 branches de fenouil. - 1 zeste d'orange. - un grand verre d'huile d'olive.

 

Les vins conseillés:

Les vins blancs frais, joyeux et embaumés de Cassis sont le complément naturel de la bouillabaisse. On peut les remplacer avec bonheur par des blancs de Bandol, de La Ciotat, de Draguignan, de Vidauban, de Pierrefeu. Tous les grands vins blancs secs de la vallée du Rhône: Saint-Peray, Châteauneuf-du-Pape, Saint-Gervais, Uchaux, Laudun, Villedieu, Saint­Victor-Lacoste, Pujaut.

Les blancs puissants et parfumés des Coteaux du Languedoc de Quatourze, La Clape, La Méjanelle, Picpoul de Pinet

 

 (1) Pointus marseillais: bateau de pêche à étrave pointue et fond en forme. Commun à tous les pêcheurs de la Méditerranée. Une forme qui n'a pas changé depuis les phéniciens et les grecs.

(2) Bette martéguale : bateau de pêche pointu mais à fond plat, originaire de Martigues.

(3) Pastacciuta : plat de pâtes à l'italienne.

(4) Chichi-frégi : beignet marseillais en forme de boudin à base de farine de pois-chiche à l'origine, de froment à présent.

(5) Fiala : congre.

(6) Roucaoû : poisson de roche .

(7) Favouilles : petits crabes de la Méditerranée.

(8) Aco vaï bèn : ça va bien.

(9) Rosières : marque de cuisinière en fonte.

(10) Oulo : récipient de cuisson métallique profond, qu'on suspend au dessus de la cheminée ou que l'on pose sur la cuisinière.

(11) Bouilh : ébullition.

 

08/03/2017

C’est la journée des femmes, Femmes, FEMMES

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Femme maîtresse

Ouverte, offerte sous les caresses

Femme mère

Créatrice de la vie sur terre

Femme putain

Désir de soie et de satin

Femme dirigeante

Intuitive et compétente

Femme politique

Courageuse et démocratique

Femme enfant

Que l’on protège et l’on défend

Femme salope

Qui fait jouir et rend myope

Femme avide

Calculatrice, sans cœur, cupide

Femme sorcière

Envoûtante, sournoise, incendiaire

Femme lesbienne

Délicate et altière clitoridienne

Femmes battues

Femmes vendues

Victime des stupides couillus

Femmes voilées

Femmes enfermées

Femmes niées

Femmes lapidées

Femmes brûlées

Femmes massacrées

Au nom d’un obscurantisme borné

Femme, femmes FEMMES !

Vous êtes des Humains pour le meilleur et pour le pire

Je vous respecte, je vous adore et je vous aime !

 

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Illustration Lamazou et X - Droits réservés

 

07/03/2017

Fillon, BASTA ! Parlons plutôt des évadés (fiscaux).

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Ah ils rigolent bien, tous ces people qui s’enrichissent en France et qui ne veulent surtout pas participer à l’effort national ! Pas si kon de payer leurs impôts dans le pays qui les engraissent, ils « s’évadent fiscalement », qui vers la Suisse, qui vers la Belgique, qui plus loin encore. Mais tous reviennent se faire soigner en France s’ils ont un pet de travers…

Tiens, un site « people » en a listé une trentaine. Intéressant palmarès :

José Garcia, en Belgique ; Florent Pagny, oui, celui qui chante sa « liberté de pensée », en Patagonie ; Jean Alesi qui a une superbe propriété, vide, à un km de chez moi, en Suisse ; Charles Aznavour, le papy donneur de leçon, en Suisse ; Bernard Darty, le marchand de plein de choses dont de superbes casseroles, en Belgique ; Jo-Wilfried Tsonga, le roitelet de la petite baballe jaune, en Suisse ; Johnny Hallyday, l’archive chantante, en Suisse ; Yannick Noah, ex « personnalité préférée des Français », aux États-Unis (New-York) ; Marc Levy, un des écriveurs qui vendent le plus en France, au Royaume-Uni ; Amélie Mauresmo, qui « coatche » l’équipe de France de tennis, en Suisse ; Alain Delon, chef-d’œuvre en péril, en Suisse ; Daniel Auteuil, pas si kon qu’Ugolin, en Belgique ; Marion Bartoli, encore une tapeuse dans la petite balle jaune, en Suisse ; Lætitia Casta a laissé la Corse pour le pays des bourreaux de Napo, le Royaume-Uni ; Michel Polnareff, est revenu traîner ses fesses vieillies en France pour prendre du fric, avant de retourner aux États-Unis ; Sébastien Loeb, useur de voitures françaises, en Suisse ; Richard Gasquet, encore un tapeur de balle jaune, membre de l’équipe de France, en Suisse ; David Hallyday, c’est de famille, en Suisse, comme papounet ; Gaël Monfils, membre lui aussi de l’équipe de France de tapeur de balles jaunes, en Suisse ; Patricia Kaas, en Suisse elle aussi…

N’en jetez plus.

Mais ça, c’est le menu fretin, les gros fraudeurs, on peut les trouver là : http://300plusriches.bilan.ch/index.html

et là : http://danactu-resistance.over-blog.com/search/liste%20de...

C’est la grande évasion en quelque sorte… Mais en l’occurrence, la grande évasion, c’est celle du pognon que les pleins de thunes et les entreprises volent à l’État, donc à nous, pour le planquer sous des cieux cléments. Et pas besoin d’aller loin : Suisse, Luxembourg, Royaume Uni, Monaco, etc. Parait que ça tourne entre 60 et 80 milliards par an ! L’équivalent de ce déficit budgétaire qui nous fout en bas…

Les problèmes financiers de la France proviennent essentiellement du hold-up des tricheurs qui « évadent » les capitaux. L’évasion fiscale est peut-être un sport national mai c’est surtout une félonie, une trahison, un attentat contre le vivre ensemble.

La France ne s’est dotée ni des moyens, ni de la volonté politique de lutter contre cette évasion. Elle est totalement impuissante. Savez-vous que les procureurs de la République ne peuvent pas ouvrir d’enquêtes pour fraude fiscale ? Savez-vous que seul le ministre du Budget peut le faire ? Et lorsque l’on se souvient que le ministre du Budget a été, il y a quelques années, un certain ci-devant Cahuzac, lui-même gros fraudeur…

Un ministre ripou ne pourrait pas magouiller s’il n’avait pas derrière lui une administration fiscale inféodée à l’idéologie ultralibérale. Ceux qui sont chargés de lutter contre cette évasion fiscale, ce sont les hauts fonctionnaires de Bercy (du ministère des finances, ceux qui ont été les employés de Macron). Des inspecteurs des finances au mieux laxistes, au pire complices. Complicité passive ou active des magouilles des fraudeurs, essentiellement des grosses entreprises multinationales, avec lesquelles ils font preuve d’une grande mansuétude, en pensant… à un pantouflage futur fort juteux ! Ceux-là, c’est cœur de pierre avec les petits, cœurs d’artichauts avec les riches…

Toute lutte contre la fraude doit commencer par une karchérisation sans pitié de Bercy : virer les premièr, deuxième, troisième, voire quatrième rangs hiérarchiques de ces directions du ministère des finances et envoyer ces brillants « inspecteurs des finances » inspecter les finances à Plougastel, Hazebrouck, Saint-Flour, Carpentras ou Cahors…

Et l’Europe elle fait quoi la dedans ? Sinon rien du moins pas grand-chose puisque certains pays membres sont eux-mêmes des paradis fiscaux ou des parasites fiscaux.

Paradis fiscaux par leur système bancaire le Luxembourg, Chypre, Malte, et surtout malgré le Brexit la City de Londres et les îles anglo-normandes.

Parasites fiscaux par leur taux de fiscalité des entreprises l’Irlande, les Pays-Bas, etc. Et cerise sur le gâteau : c’est le ci-devant Junker, premier ministre du Luxembourg, état-confetti-voyou qui préside maintenant aux destinées de l’Europe. Pardon, j’oubliais qu’il a dit qu’il allait faire de cette évasion fiscale une de ces priorités…

Qui a-t-il sur ce problème essentiel dans les programmes des candidats ? On n’en sait rien : les me (r) dias aux ordres des milliardaires préfèrent nous gonfler les aliboffis avec les fillonneries quotidiennes.

Basta avec ces enfumages perpétuels.

 

Illustration: merci à l'irremplacé Charb, assassiné pour avoir défendu notre liberté

28/02/2017

Les salauds vont en enfer...

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Lorsque la maison brûle comme disait Chichi, comment appelle-t-on des pompiers qui refusent d’unir leurs efforts parce que l’un a les cuves pleines d’eau douce et l’autre d’eau salée ? Des KONS ! De sinistres kons et en plus de fieffés salauds.

La maison qui brûle, c’est la France qui risque, au pire de tomber dans l’escarcelle nauséabonde de la fille du borgne ou, au un peu moins pire, sous la chape de plomb de l’ultralibéralisme ravageur.

Et les deux salauds, ce sont Mélenchon et Hamon qui refusent, pour des questions d’ego de cour de récré et de chipotages programmatiques secondaires, une occasion historique de donner enfin à la Gauche vraie l’occasion de conquérir le pouvoir et de faire ses preuves.

Désunis, c’est laisser aux électeurs le choix entre Le Pen-Fillon ou Le Pen-Macron.

Unis, c’est la seconde place quasiment assurée au premier tour et raisonnablement la victoire au second. Une occasion qui ne se représentera plus. Un tel alignement des planètes ne se présentera pas de sitôt : un FN fort mais loin d'être triomphant, avec un programme catastrophique que personne n'attaque, une droite désarçonnée par les affaires d'un candidat nul et menteur, un centre qui pompe les voix de droite. Pour gagner, il faut être autour de 25 %, comme Macron-Beyrou, comme Le Pen. Ce qui est le cas en unissant les efforts des deux candidats de gauche. Tout le reste n'est que pisse de chat.

Lorsqu’on entame un combat, camarades, c’est pour le gagner, pas pour figurer. 15 % ? Çà ne sert à rien. La Présidentielle est impitoyable. Il n’y a pas de podium, pas de places d’honneur. Il n’y a que deux sélectionnés au premier tour, et un seul vainqueur au second. Vous n’avez pas compris ça ? Qu’est-ce que vous avez dans la tête ?

Vos responsabilités sont considérables, ci-devant candidats. Laisser passer une telle occasion est non seulement stupide, mais c’est aussi une faute grave, un comportement criminel qui, en d’autres temps révolutionnaires vous vaudrait de contempler le Peuple la tête au bout d’une pique !

Mais, hélas, la konnerie humaine étant la seule approche qu’on puisse avoir de l’infini, aucun des deux ne se désistera pour l’autre.

Hamon, il a la dégaine d’un surveillant général de sous-préfecture et le charisme d’un croûton de pain rassis. Fort de sa légitimité d’entrée de gamme sortie d’une primaire rachitique, il se pense le plus à même de représenter la gauche. Pour la faire gagner ? Non. Son ambition, c’est d’être le secrétaire général d’un PS Titanic dont les rats vont vite aller à la gamelle chez Macron.

Mélenchon, dont les chevilles enflent plus que son holo, il ne se désistera jamais pour le représentant d’un parti dont il veut avant tout la mort.

Et les deux finiront troisième et quatrième. Ils pourront alors se pavaner comme des coqs, les pieds dans la merde sur les décombres d’une gauche au tapis pour longtemps.

On est donc bloqué. Les deux vont patauger autour de 12 à 13 % chacun. Sans aucune chance d’être au second tour, entraînant ainsi la France de gauche, qui existe encore, dans la désespérance de longues années sous la gouvernante de la droite la plus bornée, voire sous le joug du parti fasciste.

Dès lors, voter pour l’un ou pour l’autre ne sert strictement à rien puisque aucun des deux n’a la moindre chance d’arriver en finale.

Après la défaite, chacun – fort d’avoir défendu sa virginité doctrinale - rentrera dans son gourbi, rejetant la responsabilité de l’échec sur l’autre, en pleurant pour la galerie des larmes de crocodiles sur les malheurs de la France « qui n’aura pas su les mériter ».

Beau résultat messieurs. Et vous oserez encore vous regarder dans une glace ?

S’ils avaient un peu de sens de l’État, aucun ne voulant baisser casaque, ils devraient se désister – très vite car dans quelques jours il sera trop tard – pour une personnalité extérieure, humaniste, pouvant sinon faire rêver, du moins porter avec panache le drapeau de la gauche.

Seulement il n’y a pas foule. Pas facile de trouver quelqu’une ou quelqu’un ayant les fesses propres pour grimper au mat… C’est un vide effrayant.

Taubira ? Possible, ça aurait de la gueule, dans tous les sens du terme.

Mais au point où on en est, pourquoi pas, après tout, ce sympathique Alexandre Jardin, sorti de la société civile ?

Non ? Ça ne vous branche pas ? Si vous trouvez mieux, faites-le vite savoir !

Sinon, on devra voter pour Macron… Et on le fera « por que no pasan ! ». La honte.

Les salauds iront en enfer, si bien pavé de bonnes intentions.

Bon. J’ai les aliboffis qui gonflent trop. Je vais marcher sous la pluie, ça me calmera la rabia…



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20/02/2017

Migrations : elles sont pensées, planifiées, organisées par l’ONU !

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Vendredi et samedi 16 et 17 février 2017 s’est tenue au siège de l’Onu à New York la quinzième rencontre sur les migrations internationales (« Coordination Meeting on International Migration »).

L’Europe ultralibérale facilite sournoisement les migrations à travers des ONG et des associations soi-disant altruistes qui font tout pour faciliter l’arrivée massive de migrants. lien

Si l’on en croit les me (r) dias 160 000 personnes ont défilé à Barcelone en faveur de l’ouverture des frontières aux migrants aux cris de « Notre pays est votre pays ». Il paraît qu’il en a été de même dans d’autres grandes villes européennes. Ce qui implique une coordination de ces manifs, une organisation et donc une volonté clairement affirmée de favoriser la venue de centaines de milliers voire de millions de migrants. D’où on peut déduire que les circonstances (guerres, famines, instabilités politiques, etc.) qui poussent des populations entières à quitter l’Afrique et le Moyen-Orient pour venir en Europe ne sont pas dues au hasard mais bien le produit d’une volonté sinon occulte du moins bien cachée.

Les patronats européens ainsi que les « zéconomistes distingués » rêvent de cette main-d’œuvre nombreuse, taillable et corvéable à merci, nouveaux clients venant remplacer des populations européennes vieillissantes donc consommant moins, avachies qu’elles sont par des décennies de propagande insidieuse afin de « rendre leurs cerveaux réceptifs à CacaConla ». Il n’est pas venu à l’idée des « zélites » ni à Frau Merkel qu’en Europe, au lieu d’une concurrence sociale généralisée et une précarité organisée, une politique sociale généreuse et rassurante pourrait rendre à nos femmes l’envie de faire des enfants ! Ni que cette mutation ethnique et civilisationelle ne se ferait pas sans soubresauts puisque les « nouveaux Européens » sont pour l'essentiel mahométans.

La bien-pensance bisounours a glosé sur ce qui a été appelé « le grand remplacement ». J’ai moi-même pouffé de rire et haussé les épaules devant cette énormité.

Et pourtant il apparaît que ce remplacement des populations européennes par des populations venues de zones à forte natalité a été depuis longtemps pensé, théorisé, voire organisé. Et pas par n’importe qui : par… l’ONU !

Le nouveau secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, est un défenseur acharné des migrants. Pendant dix ans, il a dirigé le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies. Sa conviction maintes fois affirmée : « La migration n’est pas le problème, mais la solution. Elle est inévitable et elle ne s’arrêtera pas ». Il estime donc qu’il faut « convaincre que la migration est inévitable et que les sociétés multiethniques, multiculturelles, multireligieuses qui se construisent sont une richesse ». Tout un programme. Que l’ONU, maintenant sous la coupe de ce pittoresque Portugais, va s’efforcer de mettre en œuvre.

Vous n’y croyez pas ? C’était aussi mon cas. Voilà pourtant un document officiel qui a de quoi ébranler les plus solides convictions altruistes :

 

Communiqué de presse

Nouveau rapport sur les migrations de remplacement publié par
la Division de la population des Nations Unies

La Division de la population du Département des affaires économiques et sociales a publié un nouveau rapport intitulé « Migration de remplacement : est-ce une solution pour les populations en déclin et vieillissantes ? ». Le concept de migration de remplacement correspond à la migration internationale dont un pays aurait besoin pour éviter le déclin et le vieillissement de la population qui résultent des taux bas de fécondité et de mortalité.

Les projections des Nations Unies indiquent que, entre 1995 et 2050, la population du Japon ainsi que celles de pratiquement tous les pays d’Europe va probablement diminuer. Dans de nombreux cas, comprenant l’Estonie, la Bulgarie et l’Italie, des pays vont perdre entre un quart et un tiers de leur population. Le vieillissement de la population sera généralisé, élevant l’âge médian de la population à des hauts niveaux sans précédents historiques. Par exemple, en Italie, l’âge médian augmentera de 41 ans en 2 000 à 53 ans en 2 050. Le rapport de support potentiel, c’est-à-dire le nombre de personnes en âge de travailler (15-64 ans) par personne de plus de 65 ans, diminuera souvent de moitié, de 4 ou 5 à 2.

Le rapport se concentre sur ces deux tendances remarquables et cruciales, et examine en détail le cas de huit pays à basse fécondité (Allemagne, États-Unis, Fédération de Russie, France, Italie, Japon, République de Corée et Royaume-Uni) et deux régions (Europe et Union Européenne). Dans chaque cas on considère différents scénarios pour la période 1995-2050, en mettant en relief l’impact que différents niveaux d’immigration auraient sur la taille et le vieillissement de la population.

Les principaux résultats de ce rapport comprennent :

Les projections indiquent que, dans les prochaines 50 années, les populations de presque tous les pays développés deviendront plus petites et plus vieilles, en conséquence de la faible fécondité et de l’accroissement de la longévité. Par contre, la population des États-Unis augmentera de presque un quart. La variante moyenne des projections des Nations Unies indique que, parmi les pays étudiés dans ce rapport, c’est l’Italie qui subira la plus grande perte relative de population, moins 28 pour cent entre 1995 et 2050. La population de l’Union Européenne surpassait celle des États-Unis de 105 millions en 1995, mais sera inférieure de 18 millions en 2 050.
Le déclin de la population est inévitable, en l’absence de migration de remplacement. La fécondité peut rebondir dans les décades à venir, mais peu de spécialistes croient qu’elle pourra remonter suffisamment dans la plupart des pays pour atteindre le niveau de remplacement dans un futur prévisible.
Tous les pays et régions étudiés dans ce rapport auront besoin d’immigration pour éviter que leur population ne diminue. Cependant le niveau d’immigration, relatif à l’expérience passée, varie beaucoup. Pour l’Union Européenne, une continuation des niveaux d’immigration observés dans les années 1990s suffirait à peu près à éviter une diminution de la population totale, tandis que pour l’Europe dans son ensemble, il faudrait deux fois le niveau d’immigration observé dans les années 1990s. La République de Corée n’aurait besoin que d’un niveau modeste d’immigration, mais c’est cependant un changement majeur pour un pays qui jusqu’ici était un pays d’émigration. L’Italie et le Japon auraient besoin d’une forte augmentation de leur nombre d’immigrants. Par contre, la France, le Royaume-Uni et les États-Unis pourraient conserver leur nombre d’habitants avec moins d’immigrants que ce qu’ils ont reçu dans le passé récent.
Les nombres d’immigrants nécessaires pour éviter un déclin de la population totale sont beaucoup plus grands que ceux qui ont été envisagés dans les projections des Nations Unies. La seule exception concerne les États-Unis.
Les nombres d’immigrants nécessaires pour éviter les déclins de la population en âge de travailler sont plus grands que ceux nécessaires pour éviter les déclins de la population totale. Dans quelques cas, comme ceux de la République de Corée, de la France, du Royaume-Uni ou des États-Unis, ils sont de deux à quatre fois plus grands. Si de tels flux d’immigrants se produisaient, les immigrants d’après 1995 et leurs descendants constitueraient une fraction impressionnante de la population totale en 2 050 – entre 30 et 39 pour cent dans le cas du Japon, de l’Allemagne et de l’Italie.
Relativement à la taille de leur population, l’Italie et l’Allemagne auraient besoin du plus grand nombre d’immigrants pour conserver la taille de leurs populations d’âge actif. L’Italie aurait besoin en moyenne chaque année de 6 500 immigrants par million d’habitants et l’Allemagne de 6 000. Les États-Unis auraient besoin du plus petit nombre – 1 300 immigrants annuellement par million d’habitants.
Les niveaux d’immigration nécessaires pour éviter le vieillissement de la population sont beaucoup de fois plus élevés que ceux qui sont nécessaires pour éviter le déclin de la population. Maintenir à leurs niveaux les rapports de support potentiel demanderait dans tous les cas des volumes d’immigration sans aucune commune mesure avec l’expérience passée et avec ce que l’on peut raisonnablement attendre.
En l’absence d’immigration, on pourrait maintenir à leurs niveaux actuels les rapports de support potentiel en augmentant la limite supérieure de l’âge actif à environ 75 ans.
Les nouveaux défis posés par des populations en déclin et vieillissantes exigeront le réexamen fondamental de beaucoup de politiques et de programmes établis, avec une perspective à long terme. Les questions cruciales qu’il faut examiner comprennent : (a) les ages appropriés pour la retraite ; (b) les niveaux, types et natures des prestations de retraite et de soins de santé pour les personnes âgées ; (c) la participation à l’activité économique ; (d) les montants des contributions des travailleurs et des employeurs pour financer les retraites et soins de santé des retraités ; et (d) les politiques et programmes ayant trait aux migrations internationales, en particulier aux migrations de remplacement et à l’intégration de grand nombre d’immigrants récents et de leurs descendants.

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On peut accéder à ce rapport sur le site internet de la Division de la population

(http://www.un.org/esa/population/unpop.htm). Pour plus d’information, s’adresser au bureau de Mme. Hania Zlotnik, Directeur de la Division de la Population, Nations Unies, New York 10017, USA ; tel : +1-212-963-3179, fax +1-212-963-2147.

Autres liens :

http://www.un.org/esa/population/publications/migration/pressfr.htm

http://www.un.org/en/development/desa/population/migration/publications/migrationreport/docs/MigrationReport2015.pdf#page = 7

http://www.un.org/en/development/desa/population/migration/publications/migrationreport/migreport.shtml

http://www.un.org/esa/population/unpop.htm

http://webtv.un.org/meetings-events/watch/part-3-fifteenth-coordination-meeting-on-international-migration-organized-by-the-population-division-department-of-economic-and-social-affairs-desa/5327605123001

 

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15/02/2017

Les ONG et le juteux trafic des migrants à travers la Méditerranée.

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Cedric Herou, ce paysan de la vallée de la Roya condamné symboliquement par le tribunal correctionnel de Nice à une amende de 3 000 euros avec sursis, devient une sorte de symbole de l’aide aux migrants. Son délit : avoir introduit en France des migrants depuis l’Italie. Le Parquet niçois était plus virulent que les juges puisqu’il reprochait au jeune militant, en plus d’avoir fait entrer illégalement des migrants enfants, le fait d’avoir détourné la loi de décembre 2012 accordant l’immunité pénale à ceux qui apportent une aide humanitaire et désintéressée aux migrants. Il avait requis huit mois de prison avec sursis à son encontre, ainsi que la confiscation de son véhicule, et un usage limité de son permis de conduire aux seuls besoins de sa profession.

Ça, c’est la façade, c’est ce que nous montrent les médias « mènestrims ». Mais comment les gentils migrants gentiment aidés par le gentil paysan des Alpes-Maritimes sont-ils arrivés à Vintimille ?

Hors des canaux de la grande presse, des informations pour le moins dérangeantes circulent depuis quelques semaines sur la Toile. Elles donnent un éclairage nouveau et qui laisse abasourdi sur le problème des migrants : on peut lire que « Les ONG introduisent clandestinement des immigrants en Europe à l’échelle industrielle ». À la base de ces docs : GEFIRA 

Les enquêteurs de ce mouvement disent tirer ces conclusions de l’observation de mouvements étranges entre les côtes Africaines et l’Italie (http://marine-traffic.com/ et http://data.unhcr.org/mediterranean/regional.php). Et ils en auraient déduit l'existence d'actions qui sortent du cadre du pur humanisme : une immigration manifestement organisée, non éligible, donc clandestine. Info ? Intox ? Libé a tenté d’intoxiquer en « désintoxiquant » cette info. Mais l’OJIM (observatoire des journalistes et de l’information médiatique) a solidement dézingué cette pseudo « désintox » http://www.ojim.fr/le-financial-times-confirme-lintox-de-liberation-et-arte/

Revenons donc à ces infos qui disent en substance que les ONG, les passeurs, la mafia, de mèche avec l’Union européenne, auraient expédié des milliers d’illégaux en Europe sous prétexte de sauver des gens, aidés par la garde côtière italienne qui a coordonné leurs activités.

Et si, derrière les beaux sentiments, il s’agissait d’une grande escroquerie et d’une opération illégale de trafic humain ?

Les faits : « Les trafiquants d’êtres humains entrent en contact avec la garde côtière italienne à l’avance pour recevoir leur soutien et ramasser leur cargaison douteuse. Les navires des ONG sont dirigés vers la « zone de sauvetage », même si ceux qui doivent être secourus sont toujours en Libye. Les 15 navires que nous avons observés appartiennent à ou sont loués par des ONG. Ils ont régulièrement été vus quittant leurs ports italiens, cap au sud, s’arrêter sur le point d’atteindre la côte libyenne, ramasser leur cargaison humaine, et refaire le voyage de 260 miles vers l’Italie, bien que le port de Zarzis en Tunisie soit seulement à 60 miles du spot de secours. »

Ça, c’est que dit Gefira. Il faut recouper.

Le 15 décembre, le Financial Times, peu suspect d’accointance avec les sites qui dénoncent la propagande médiatique sur les clandestins, publie un article avec le titre suivant « les douanes européennes accusent des organisations humanitaires de collusion avec les passeurs de migrants ».

L’article indique que Frontex, l’organisation de contrôle des frontières extérieures de l’Europe, a constaté que lors des opérations de sauvetage en haute mer des indications ont été données par des ONG à des migrants – avant le départ de la terre ferme sur les côtes libyennes – sur la direction précise à suivre pour atteindre les bateaux des dites ONG. Ça recoupe l’information précédente.

Les ONG concernées sont les suivantes : MOAS, Jugend Rettet, Stichting Bootvluchting, Médecins Sans Frontières, Save the Children, Proactiva Open Arms, Sea-Watch.org, Sea-Eye et Life Boat.

Tous les pays rivalisent pour avoir leur ONG. Mais l’intention réelle des personnes derrière ces ONG n’est pas claire. Leur motif peut être tout simplement le fric. Mais il peut aussi y avoir une motivation politique camouflée. En effet, les activités de l’organisation basée à Malte, MOAS, par la traite des personnes vers l’Italie est la meilleure garantie que les migrants ne se présenteront pas sur la rive maltaise. (http://www.zerohedge.com/news/2016-12-04/something-strange-taking-place-mediterranean). Et puis, pour les patronats européens, l’arrivée massive de main-d’oeuvre corvéable à merci est un levier fort efficace contre toute prétention de hausse des salaires et de lutte contre la précarité…

MOAS (migrants offshore aid station) fait carrément son bizness sur le « sauvetage » des migrants clandestins. C’est une organisation qui ressemble à une énorme pompe à fric. La « mission » qu’elle proclame : patrouiller en Méditerranée à la recherche de migrants perdus en haute mer et les sauver de leurs mauvais bateaux, radeaux, dinghies pour les embarquer à bord de leur « navire amiral », le Phoenix. Ils utilisent même des drones pour repérer leurs cargaisons de malheureux. MOAS est dirigé par un Étasunien plutôt sulfureux, le dénommé Chris Catrambone qui a fait fortune en vendant des assurances en Irak et en Afghanistan et excelle à faire sa pube dans les médias.

Dans son équipage, quelques personnages, aussi sulfureux ayant des accointances avec l’armée privée de mercenaires étasunienne Blackwater (rebaptisée « Academi »), célèbre pour ses nombreuses « bavures » en Irak.

Comment ça marche ? Ce sont les gardes-côtes italiens qui, prévenus à l’avance par les passeurs, appellent les navires des ONG pour les orienter 10 ou 12 heures à l’avance vers la zone prévue pour l’organisation du « sauvetage » en mer. Et ce n’est qu’une fois le dispositif en place et par beau temps et mer calme que les passeurs libyens font partir les zodiacs remplis à ras bord de clandestins. À noter que le Phoenix, bien que basé à Malte, n’amène jamais ses cargaisons dans cette île mais en Sicile, pays de la mafia qui se charge du reste…

À noter encore que sur les belles images de « sauvetages » dont nous abreuvent les télés, il fait toujours beau, sur une mer d’huile. Belle mise en scène.

Huit ONG ont transporté à elles seules avec leur service de navette, en moins de deux mois, 14 954 immigrants clandestins (sur 39 192 en tout). Il s’agit bien d’un trafic d’êtres humains à l’échelle industrielle.

Les navires utilisés en permanence par les ONG au large de la côte libyenne

Le Phoenix est l’un des deux navires MOAS. Le navire est régulièrement repéré dans les eaux territoriales de la Libye. Il est enregistré au Belize, en Amérique du Sud. Cependant, le navire est détenu et exploité par les Maltais pour amener les immigrants en Italie. Site Web

Le Topaz Responder, un navire d’intervention d’urgence qui mesure 51 mètres, qui accueille deux canots de sauvetage rapides. Le navire est géré en association avec MSF. Ceci est l’un des trois ferries qui peuvent transporter des centaines de personnes d’un seul coup. Le navire est immatriculé aux îles Marshall. Site Web

Le Luventa est enregistré sous le drapeau des Pays-Bas et détenu par l’ONG allemande Jugend Rettet.

Le Golfo Azzurro est utilisé par le néerlandais « Boat Refugee Foundation ». Golfo Azzurro opère sous le pavillon du Panama. La Fondation affrète le navire pour un prix symbolique. Site Web

Dignity 1 est enregistré sous le pavillon du Panama. Gefira pense que le navire appartient à Médecins Sans Frontières.

Le Bourbon Argos est un navire de Médecins Sans Frontières. Il est l’un des trois navires utilisés pour transporter les gens de navires plus petits vers l’Italie. Le navire est actuellement immatriculé sous le pavillon du Luxembourg. Site Web

Le Aquarius est l’un des nombreux navires gérés par Médecins Sans Frontières. Il est enregistré sous le pavillon de Gibraltar. Site Web

Le navire Vos Hestia search and rescue, affrété par l’organisme de bienfaisance Save the Children, comme la plupart des navires d’ONG, est sous la supervision du site Web de la Garde côtière italienne Save the Children.

Proactiva Open Arms exploite l’Astral. Gefira dit l’avoir observé à plusieurs reprises dans les eaux territoriales libyennes. Le navire a disparu sur une base régulière à partir des sites de suivi AIS. Site Web

Le MS Sea-Watch I est possédé par une organisation basée à Berlin. Il travaille en étroite collaboration avec Watch The Med, un réseau transnational de personnes qui luttent contre le régime européen des frontières, et exigent un passage libre et sûr en Europe. Site Web

Le MS Sea-Watch II appartient à une organisation basée à Berlin. Il travaille en étroite collaboration avec Watch The Med un réseau transnational de personnes qui luttent contre le régime européen des frontières, et ils exigent un passage libre et sûr en Europe. Site Web

Le Audur est enregistré sous le drapeau des Pays-Bas. Gefira ne sait pas à qui appartient ce navire.

Le MS Sea-Eye est possédé par Sea-Eye-eV. Michael Buschheuer de Regensburg, en Allemagne, et un groupe de la famille et amis ont fondé l’organisme sans but lucratif de sauvetage en mer Sea-Eye eV. Site Web

Le Speedy est un hors-bord appartenant à Sea-Eye-eV. Le navire est confisqué par le gouvernement libyen. Site Web

Le Minden est possédé par l’organisation allemande Lifeboat. Le navire est actuellement immatriculé sous le pavillon de l’Allemagne. Site Web

Voilà quelques éléments qui accréditent la thèse d’une organisation multiple dont la finalité est d’amener un maximum de migrants en Europe. À noter la présence d’associations qui luttent pour une ouverture totale des frontières, pour une Europe passoire.

À vous de juger

 

Sources :

http://www.zerohedge.com/news/2016-12-04/something-strange-taking-place-mediterranean

Caught in the act: NGOs deal in migrant smuggling”

https://gefira.org/en/2016/11/16/moas-is-there-to-pick-you-up/

https://gefira.org/en/2016/11/16/ngos-armada-for-the-coast-of-libya/

http://data.unhcr.org/mediterranean/regional.php

http://marine-traffic.com/

http://www.humanite.fr/en-sicile-le-business-des-migrants-est-plus-rentable-que-la-drogue-573036



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14/02/2017

Saint-Valentin: sonnet pour ma chérie.

Le temps marche sur moi, quant à toi, il t’effleure

Ma taille s’épaissit, mes cheveux ? je les pleure…

Le temps est un voyou, un voleur de jeunesse,

Mais il transmute aussi la passion en tendresse.

 

Si le torrent fougueux de notre amour total

S’est calmé dans le lac du bonheur conjugal

Après trente ans pourtant, il n’a pas une ride,

Et s’il est moins ardent, il n’est que plus solide.

 

Et même si parfois s’en vont tes souvenirs

Mon cœur a de la place pour tous les retenir,

Je serais près de toi jusqu’au bout de mes jours.

 

Pour tes yeux de velours je me fais troubadour

Et, pour Saint-Valentin, te dédie ce poème

Je t’aime.

 

 

Illustration: merci à l'irremplacé Peynet

 

 

13/02/2017

Taxer les robots ? Hamon en parle, l’Europe y pense aussi.

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J’ai entendu sur une radio je ne sais plus quel « économiste distingué » - distingué peut-être mais plein de morgue et de mépris pour la piétaille - gloser sur l’idée de « taxer les robots », en appuyant sur le retard de la France en matière de robots (3 fois moins nombreux chez nous qu’en Allemagne, 2 fois moins qu’en Italie). Ce sont des réalités : il y a moins de robots en usine en France parce qu’il n’y a plus d’usines ! (Enfin, presque plus). Innombrables sont celles ont été bradées à des fonds financiers voyous qui prennent la trésorerie, les brevets, le savoir-faire, les commandes puis ferment, lourdent les salariés et, au mieux, déménagent les machines et rouvrent en Pologne, Slovaquie ou Roumanie, au pire disparaissent de la circulation en laissant le personnel sur le carreau, à la charge de la société.

N’en déplaise à ce monsieur, l’idée d’Hamon de taxer les robots est loin d’être ridicule. L’Europe s’intéresse de très près au problème de l’invasion des robots et la commission juridique du Parlement européen a adopté un amendement pour la mise en place d’une pénalité financière, peu ou prou la même que propose Benoît Hamon.

Bien sûr qu’il faut taxer à un taux différentiel en fonction de leur utilité non seulement les robots des usines mais il faut aussi et surtout faire payer toutes ces machines (caisses automatiques d’autoroute, d’hypermarché, etc.) qui prennent la place de personnes qui cotisaient, elles !

Bien sûr la carte vitale facilite le travail des médecins et simplifie les remboursements, mais… que sont devenus les employés qui saisissaient les feuilles de Sécu ? Bien sûr celle-ci va économiser de l’argent, mais les Assedic vont payer et les gens seront désespérés. Alors le revenu universel trouve tout son intérêt pour ne pas désespérer non seulement les caissières mais aussi les paysans.

Taxer les robots n’est pas une réaction contre le progrès, au contraire. Il ne s’agit pas de « brûler les métiers à tisser » mais de mettre en place une taxe équitable.

Derrière cette idée, il y a les travaux d’un Anglais de France, John Mitchell. Il veut taxer ces machines mangeuses d’emplois en leur collant la « cotisation ROSE ». Rose pour « Robots, ordinateurs et systèmes experts ». Le bénéfice de cette taxe servirait à créer des emplois, à assister les chômeurs, à financer des formations, à aider les entreprises à embaucher.

Le raisonnement de John Mitchell est le suivant : « A job égal, les salariés ne sont pas compétitifs avec les machines, d’abord parce qu’ils sont moins efficaces, ensuite parce qu’ils représentent de lourdes charges sociales pour l’employeur. L’idée de la cotisation Rose est donc de rétablir l’équilibre pour qu’il n’y ait pas de « concurrence déloyale » accrue entre humains et machines, lesquelles doivent devenir les « nouvelles vaches à lait ». En faisant payer une taxe sur les robots, ordinateurs et systèmes experts, la compétition se réduirait, le chômage aussi.

La cotisation Rose frapperait les petits ordinateurs comme les gros systèmes, lecteurs de cartes, distributeurs, robots, pompes à essence automatiques, billetteries, trieuses postales et serait une « taxe sur la capacité de production » basée sur un ratio de son invention, le Mac/Man (Machine/homme), évaluant la capacité de production d’une machine par rapport à l’homme. Serait ainsi établie une cotisation mensuelle sur tous les robots, ordinateurs et systèmes experts à un taux en fonction de leur capacité de production mesuré en équivalent-hommes qui serait la base de la taxation. Comme la puissance fiscale des véhicules est mesuré en équivalents-chevaux.

Les gains de productivité ne profitent pas à tous. Les machines au lieu de libérer l’homme en diminuant sa charge de travail le privent parfois totalement de son emploi. La cotisation sociale sur les machines rééquilibrerait l’injuste compétition entre la machine et l’homme.

Il y en a là du pognon a prendre ! ! Et une idée formidable dans le droit fil de la justice, de la liberté retrouvée, de l’égalité homme-machine, de la fraternité (?!) patron-employés.

Voilà. Benoît, voilà Jean-Luc. Y a plus qu’à…

Et puis ROSE, ça doit vous rappeler quelque chose ?

 

Sources :

http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legisla...

https://www.developpez.com/actu/100362/Les-robots-et-IA-p...

https://www.developpez.com/actu/111150/Emploi-l-intellige...

https://www.developpez.com/actu/110805/L-IA-pourrait-fair...

http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legisla...


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12/02/2017

Ouiquide gastronomique: une recette à ne pas faire !

hérisson clignant de l

 

Yolande

 

Yolande scintillait, là-haut, près des étoiles,

Perchée sur les agrès d’un chapiteau sans toile.

Son corps de caoutchouc volait de mains en mains

Porté par un courage et un cran surhumains.

 

Elle virevoltait, la jolie Bohémienne

Dans un rai de lumière, presque nue, aérienne,

Elle fendait les airs de son corps gracieux,

Ignorait les humains et s’approchait des dieux.

 

Moi, perdu tout en bas parmi les spectateurs,

Ignoré de la belle, je souffrais mille peurs.

Je découvrais l’Amour, ses affres hédonistes,

 

Sous l’aspect flamboyant de cette trapéziste.

Mon tout premier amour, Yolande, avait sept ans,

Moi, si je me souviens, j’en avais presque autant…

 

Le hérisson des Boumians

- Eh, petit ! Les amours d’enfants sont précieux,

Ils sont une fenêtre ouverte sur les cieux,

Les joies de leur avers sont sans équivalence,

Mais leur revers caché n’est que larme et souffrance…

Tandis que je rêvais, dans mon lit, à Yolande,

Les Bohémiens pressés décrochaient les guirlandes,

Eteignaient les lampions, démontaient les gradins

Et le cirque était loin lorsque vint le matin…

La belle a dû laisser, dans mon âme, un message :

« Si tu veux me trouver, entreprends le Voyage »,

Peut-être que si j’ai vécu en bourlinguant,

C’était, au fond de moi, pour relever le gant

Que jeta en mon cœur la petite princesse

Qui a, sans le savoir, mis ma vie en liesse.

- Les Bohémiens, Victor, sont de rudes gaillards

Qui n’ont pas tous les jours droit à la soupe au lard.

Quand on est sur les routes, en verdine, en voiture,

Pour se remplir le ventre, tout corps fait nourriture,

Une poule empruntée, un grillé d’escargots,

Mais leur plat préféré, leur must, c’est le niglo.

Ils appellent ainsi dans leur idiome étrange

Le hérisson commun, qu’ils préparent, et qu’ils mangent.

Angélo-le-Boumian, un ami de mon père,

Nous a souvent montré comment il faut le faire.

Tu prends un hérisson de grosseur convenable,

Aux piquants acérés, bien dodu, gras du râble.

Tu lui perces la gorge et tu en bois le sang,

C’est un aphrodisiaque remarquable et puissant.

Pour cuire un hérisson, la méthode est facile,

Il faut un feu de bois, de l’eau et de l’argile.

Avec la terre glaise bien assouplie à l’eau,

Enrobe entièrement tout le corps du niglo,

Sur trois doigts d’épaisseur et pas d’endroits manquants,

Tu fais bien pénétrer pour couvrir les piquants.

Au bord du feu de camp tu creuses un nid de cendre

Où tu vas déposer ton niglo, bien au centre,

Tu recouvres le tout de cendre et de brandons,

Fais chanter la guitare en buvant des litrons

Et, deux heures plus tard tu sors la terre cuite

Enrobant ton niglo. Casse-là tout de suite,

Les piquants et la peau s’enlèvent avec la gangue

Et tu humes un parfum qui réveille ta langue.

Tu saupoudres de thym, de sel et de piment

Et manges avec les doigts ce repas de gourmands !

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

- 3 hérissons de grosseur convenable à défaut, une brave poule non plumée fera l'affaire), - 1 seau de terre glaise (l'argile grossière suffit), - eau, - feu de camp avec braise et cendre, - thym, - sel, - piment d'Espelette.

Les vins conseillés:

Ce plat de feu de camp s'accompagne de vins de large soif, qui préparent la voix pour les goualantes flamencas. Les vins rosés de Tavel, Lirac, Chusclan, Sainte-Cécile-les-Vignes, Valréas, Camaret, les rosés des Côtes-du-Ventoux, les vins gris d'Aigues-Mortes, les rosés de Palette, de Pierrefeu font parfaitement l'affaire.

Bien entendu, tous les bons vins de soif sont les bienvenus.

Codicille :

Cette recette est l'expression d'une culture et évidemment pas une incitation à tuer et manger ces petits animaux si sympathiques, les voitures en font déjà un énorme massacre chaque année sur les routes. Remplacez donc le niglo par une poule !

 

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08/02/2017

Fillon. Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirais qui tu es.

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« Mea culpa ». Il a fait son cinoche pour tenter d’éteindre le feu de ses magouilles devant des journalistes bien gentils. Il a rejeté ses fautes sur la presse et sur les magistrats, c’est une tradition. Puis il a rameuté les satrapes de son parti pour leur distribuer les éléments de langage. Et maintenant il reprend les avirons…

« Papa, c’est loin l’Élysée ? - Tais-toi et rame ! »

Bon. Allons voir qui rame pour lui sur les bancs de sa galère.

Dans la hiérarchie des rameurs il y a d’abord le pognon. Sur le banc de l’économie, donc du fric, le rameur en chef est le ci-devant Castries Henri de. C’est au prestigieux et très discret Links Club de New-York, lors d’un cocktail organisé par ses soins durant un voyage express les 8 et 9 septembre derniers, qu’Henri de Castries, président du comité de direction du Groupe Bilderberg depuis 2012, avait présenté son ami François Fillon à un parterre international de patrons et de banquiers, afin de lever des fonds. Castrie et Fillon, c'est une vieille amitié. Fillon a été « introduit » par Castries auprès de Bilderberg en 2013, en Grande-Bretagne, en compagnie de Christine Lagarde et Valérie Pécresse.

Bilderberg… Tiens les voilà ceux-la ! Lorsqu’il était Premier ministre de Sarko, Fillon a reçu une trentaine de membres des Bilderberg à Matignon. Et pas des seconds couteaux. Il y avait là, selon L’Obs, outre Henri de Castries, leur patron, une trentaine de membres du comité de direction de ce groupe sulfureux : le patron de Goldman Sachs Peter Sutherland, le directeur de la banque Lazard Ken Jacobs, le gourou des néoconservateurs états-uniens Richard Perle, le patron de Shell Jorma Ollila, le futur chef du gouvernement italien, également coopté par Goldman Sachs, Mario Monti, la présidente du musée d’art moderne de New-York Marie-Josée Kravis, épouse de Henry Kravis, propriétaire d’un fonds d’investissement états-unien.

Bilderberg ? Kesako. Allez voir ici cette remarquable enquête canadienne : https://youtu.be/1eqXJIZs-ck

Ce groupe discret, presque secret, a été fondé en 1954 à l’Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l’invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, ancien nazi, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller. Ce « club » est sans doute le plus puissant des réseaux d’influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays du monde occidental, leaders de la politique, de l’économie, de la finance, des médias, des responsables de l’armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires. Il prétend être un véritable « gouvernement mondial » occulte… mais sans les BRICS, ce qui relativise les prétentions de ses membres ! Son potentiel de nuisance reste néanmoins important, surtout sur l'Amérique du Nord et l'Europe. Ses orientations stratégiques sont avant tout la mondialisation ultralibérale au profit des multinationales et des puissances financières. Ses actions occultes peuvent concerner l’initiation d’une crise économique ou d’une phase de croissance, les fluctuations monétaires et boursières, les alternances politiques, le choix des dirigeants et ministres, les politiques sociales, la gestion démographique du globe et même le déclenchement d’une guerre.

Les politiciens sont très flattés d'y être invités pour la grande séance annuelle. En 2014 un certain Emmanuel Macron était invité ! L’an dernier il y a eu… Juppé. Parmi d'autres, mais comme par hasard ceux-là postulent pour l'un, a postulé pour l'autre à la magistrature suprême.

Très structuré, le Groupe de Bilderberg est organisé en trois cercles successifs. Le « Cercle extérieur » est assez large et comprend 80 % des participants aux réunions. Les membres de ce cercle ne connaissent qu’une partie des finalités et des stratégies du Club. Le deuxième cercle, le « Steering Committee », est un conseil de direction restreint, fort de trente-cinq membres, où se discutent et se préparent les orientations principales. Au-dessus, il y a le premier cercle, le « Bilderberg Advisory Committee » (Comité consultatif) qui comprend une dizaine de « parrains », les seuls à connaître intégralement les stratégies et les buts réels de l’organisation.

L’opacité est de règle. La presse n’est évidemment pas invitée et rien ne filtre. L’omerta. A leur raout annuel, ce sont toujours des conditions de sécurité dignes de Fort-Knox ! Des flics partout. Que se trame-t-il derrière les paravents blancs qui cachent les lieux et les participants ? Quelles magouilles sordides prennent naissance entre ces dangereux personnages? Qui lo sa ?

Les intérêts des « Bilderbergers » gravitent autour du projet central consistant à la fois à éliminer les États nationaux et des droits sociaux, à créer une immense classe pauvre de personnes précaires, nomades et disposées à tout pour survivre, à détruire les constitutions et les frontières nationales, à mettre en place de nouveaux traités internationaux contraignants qui font primer l’économie et la Banque, à attaquer tous azimuts le monde du travail et les garanties sociales.

Les unions et les traités internationaux sont utilisés comme moyens pour mettre fin aux souverainetés nationales et démocratiques, et par là même, déstructurer le Droit et l’État social, en imposant comme seul paramètre la compétitivité au niveau international.

Au travers des traités internationaux comme Tafta et Ceta, les gouvernements sont en réalité privés de leur pouvoir qu’ils cèdent à des agences internationales et financières, lesquelles se substituent de plus en plus aux États nationaux dont les dirigeants étaient, du moins sur le papier, élus par le peuple.

Rappelons que le capo de tuti i capi actuel de ces gens est donc Henri de Castries, le pote au Sourcilleux. Il est le premier Français à présider le Bilderberg. Ancien patron du groupe d’assurances Axa, c’est un pote à Sarko mais aussi de Hollande, à travers la célèbre promotion de l’ENA Voltaire… C’est lui qui pilote le programme économique de Fillon. On comprend mieux le côté « social » de ce programme visant entre autres horreurs, à tuer la Sécu pour refiler le gâteau… aux assurances privées ! Ben voyons.

Certains le voient à Matignon ou à Bercy en cas de victoire de son bourrin, mais en principe, les « Bilderberger » ne participent pas directement aux gouvernements, mais choisissent les marionnettes politiques qui travailleront pour eux et imposeront leur programme. Quelques marionnettes qui ont eu un bel avenir suite à leur invitation à un de leur grand raout annuel ou, mieux, à leur adoubement : Kissinger, Margaret Thatcher, Bill Clinton, Van Rompuy, Etienne Davignon, Zapatero, Mario Monti, mais aussi (tiens, tiens!) Manuel Valls, Michel Sapin, Laurent Fabius mais encore Giovanni Agnelli et même… Christine Okrent. (Liste des participants 2016 ici)

Ah ! Au fait, Bilderberg a un autre fer au feu, pour ferrer un autre poulain au cas où Fillon se ramasserait une gamelle. Un dénommé Emmanuel Macron.

 

Sources ;

lien 1

lien 2

 

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05/02/2017

Gastronomie dominicale : La daube du tueur.

daube tueur pour web.jpg

 

J’ai un ami tueur, c’est vrai, je le confesse…

Un homme plein d’humour, de rugueuse tendresse,

Apte à faire passer de la vie au trépas,

Qui n’officie jamais aux heures des repas.

Honnête travailleur, fier de son savoir-faire,

Il tue au quotidien. Tuer, c’est son affaire.

C’est au couteau qu’il tue les jours de la semaine.

Le dimanche, au fusil, mais sans aucune haine.

Mon ami Angelo, tueur aux abattoirs,

Fin chasseur, est aussi un cuistot de devoir.

Pourvoyeur naturel de produits de mangeaille,

Sa cour est composée de docteurs es ripaille.

Son cabanon, perché au bord d’une falaise

Domine, au levant, la terre avignonnaise.

De doctes assemblées de gens de haulte graisse

En ont fait un haut lieu consacré à l’ivresse,

Au pantagruélisme, au culte des bougresses,

Aux goinfreries sacrées, aux ventrées d’allégresse,

Aux gaillardes chansons, aux grands éclats de rire,

Aux joutes oratoires, aux poètes, au bien-dire.

Il faut voir Angelo haranguant ses ouailles.

La panse rebondie, la moustache en bataille,

Étranglant un goulot, le touille sauce en main.

Annonçant le menu, tel un tribun romain :

Gras double, pieds-paquets, civet de marcassin,

Grives, tourdres, bécasses ont hanté ce lieu saint.

Mais la spécialité d’Angelo le tueur

Parangon de parfums, chef-d’œuvre de saveurs,

Ce plat de paysans, velours de l’estomac,

Les experts sont d’accord : c’est sa daube au Lirac.

- Qu’a-t-elle donc, Victor, la daube d’Angelo

Pour que tu en parles avec des trémolos !

- Classique si ce n’est la qualité du vin,

Peut-être bien, aussi, un certain tour de main.

Choisis bien tes morceaux : paleron, plat de côtes,

Gallinette, jarret et un bout de culotte.

Coupés grossièrement en tronçons bien épais,

Dans un profond faitout tu les mets à tremper

Au moins toute une nuit dans du vin de Lirac,

Avec sel, poivre, thym, oignons jetés en vrac,

Met aussi un dégou de cette huile d’olive

Qui sublime les goûts, parfume et enjolive.

Sors et sèche ta viande le lendemain matin,

Passe ta marinade et jette oignons et thym.

Dans du lard de cochon fondu fais revenir

Deux cèbes du Vigan, mais ne fais pas roussir.

Tu rajoutes ta viande et tu la fais suer

Doucement, à feu doux, sans trop la remuer.

Mets un bouquet garni, sarriette et romarin,

Sale légèrement, poivre avec ton moulin,

Pendant ce temps tu chauffes ta marinade à part.

Attention ! du Lirac, pas du mauvais pinard !

Là, petit, il te faut être un peu dégourdi :

Rajoute louche à louche ton liquide tiédi

Puis fait cuire à feu doux deux heures pour le moins.

Sors du feu et réserve jusques au lendemain.

En se refroidissant, ton bœuf va se confire,

Et pour le réchauffer, deux heures vont suffire,

Mais sur un feu très doux, sous la chaude caresse

De cendres sous lesquelles couve l’ardente braise.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Vallée-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe ct la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour la marinade : - 2 kg de bœuf (culotte, jarret, gallinette, paleron), - 3 oignons coupés grossièrement, - 1 grosse touffe de thym, - 1 poignée de gros sel de Camargue, - poivre noir du moulin en abondance. – 1 verre d’huile d’olive, - 2 bouteilles de Lirac rouge.

Pour le plat : - 1 hecto de lard de cochon. – 2 cèbes du Vigan (à défaut de Lézignan ou d’ailleurs, mais douces), - bouquet garni riche (thym, laurier, sarriette, romarin, persil plat), - sel, - poivre, - marinade purgée de ses légumes et tiédie.

 

Les vins conseillés :

Rien en dessous de 14° ! Mais le choix reste large. En vallée du Rhône : Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Vacqueyras, Lirac, Cairanne, Châteauneuf-de-Gadagne, Saint-Gervais, Vinsobres, Saint-Maurice-sur-­Aigues, Visan, Rochegude.

En vins du Languedoc et du Roussillon : Saint-Chinian, Fitou, Collioure.

En vins de Provence : Bandol, Pierrefeu, Tourves, Brignolles, Saint-­Zacharie, Les Arcs. Et, bien sûr, tous les bons vins d’ailleurs !

 

 

Illustration originale Vincent Barbantan