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13/12/2015

Gastronomie électorale: comment accomoder les andouilles

andouille haricots.jpg

 

Mettez donc à tremper un kilo de fayots

De Paimpol ou Pamiers, si possible bio

Et pour, de votre anus, éviter la cantate

Ajoutez à cette eau quelque bicarbonate.

Faites cuire à l'eau froide pendant deux heures au moins

Une andouille de porc choisie avec grand soin

Puis laissez refroidir dans son jus de cuisson

Jusques au lendemain. Buvez un Jurançon !

La nuit étant passé, égouttez les fayots

Mettez-les en cocotte, couvrez avec de l'eau,

Ajoutez quelques couennes, une queue de porc frais,

Deux carottes rondelles, trois oignons en quartiers,

Un peu de céleri et de l'ail écrasé

Sel, poivre du moulin, thym, feuille de laurier.

Mettre en ébullition, ajouter deux grands verres

De Côtes-du-Rhône rouge, du vin fort en matières.

Faites frémir une heure à feu non emballé,

Puis ajoutez l'andouille confite en sa gelée.

Remettez en cuisson pour que les haricots

Soient fondants à souhait sans être musicaux.

Servez le met bien chaud en deux plats séparés,

Avec un peu de beurre, du persil ciselé.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre,

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

Photo X - Droits réservés

 

09/12/2015

Au bistro de la toile: « Bonum vinum laetificat cor hominis ! ».

Buveurs pour net.jpg

 

- Ouarf ! Ils s'étranglent avec leur eau minérale les peine-à-jouir regroupés en lobby anti bonheur ! Ils avalent de travers les quelques publicités que les vignerons, enfin légèrement libérés du carcan de cette loi Evin faite pour lutter contre les alcools forts mais qui, en fait, saccage cette perle emblématique de notre civilisation : le VIN !

 

- T'as raison, Victor. Á les entendre, ces cul-serrés, le « danger » commence à partir d'un seul verre par jour ! Si leur konnerie les étranglait, ils rempliraient les cimetières... Je ne vois qu'un remède à cette constipation chronique de leurs zygomatiques : une cure de dragées Fuca !

 

- Allez, c'est ma tournée. Laissons entre eux ces tristes buveurs d'eau, risquons gaiement notre vie en levant nos verres et régalons-nous, entre bons vivants, de ces saines prescriptions des fameux médecins de l'Ecole de Salerne :

 

Le meilleur vin

 

Le vin dans les humeurs verse son influence :

Est-il noir ? Dans le sang il répand l'indolence.

J'estime un vin mûri dont la chaude liqueur

Fait sauter le bouchon et ravit le buveur ;

Quand sa vertu dénote une illustre vieillesse,

De ses dons généreux usons avec sagesse.

Je cherche dans un vin le brillant, la couleur,

J'y cherche plus encor le bouquet, la chaleur ;

Je veux qu'il ait du corps, une teinte écarlate,

Que pétillant, mousseux, en écume il éclate.

À l'écume le vin se jugera d'abord :

Bon, elle reste au centre, et, mauvais, court au bord.

 

 

Effets du bon vin.

 

Le bon vin au vieillard rend vigueur de jeunesse ;

Au jeune homme un vin plat prête un air de vieillesse.

Le vin pur réjouit le cerveau contristé,

Et verse à l'estomac un ferment de gaieté.

Il chasse les vapeurs et les met en déroute,

Des viscères trop pleins il dégage la route,

De l'oreille plus fine aiguise les ressorts,

Donne à l'œil plus d'éclat, plus d'embonpoint au corps,

De l'homme plus robuste allonge l'existence,

Et de l'esprit dormant réveille la puissance.

De ta table aie bien soin d'exclure

Le pain encore chaud et le pain qui moisit,

Le dur biscuit, les pâtes en friture.

Que ton pain soit d'un bon grain, bien cuit,

Plein d’yeux et peu salé, ce pain fait un bon chyle.

 

L'eau comme boisson

 

L'eau, fatale boisson, nuisible en un repas,

Refroidit l'estomac qui ne digère pas:

Bois-en, soit, mais très peu, si la soif te talonne ;

Assez, pas trop : ainsi la sagesse l'ordonne.

D'une eau trop abondante en l'estomac noyé,

Ne va pas submerger l'aliment délayé.

Pour éteindre le feu de ta soif dévorante,

Ne bois pas à longs traits une eau froide et courante,

D'un peu d'eau fraîche humecte un gosier irrité.

Au tempérament buveur, inspirant la gaieté,

Dissolvant et cuisant tous mets, l'eau pluviale

Propice à la santé, ne craint pas la rivale.

La source, à l'est coulant, se boit avec plaisir ;

Descend-elle du midi ? réprime ton désir.

 

 

Des excréments, des vents et de l’urine.

 

Pissez six fois par jour, et dans le même temps

Rendez deux ou trois fois les plus gros excréments.

De péter en pissant ne faites pas mystère

C'est un ancien usage, aux reins fort salutaire ;

Pratiquez-le sans honte, ou bien dans l'intestin,

Reste un gaz malfaisant rapporté du festin.

En grande pompe un roi traverse-t-il la ville ?

Occupé de pisser, demeurez immobile.

Ta main, pressant ton ventre empêchera souvent

Qu'il ne s'y loge à l'aise et n'y séjourne un vent ;

Aux replis d'intestin sa nuisible présence

D'un mal long et secret peut hâter la naissance.

 

 Contre l'excès de boisson

 

Si pour avoir trop bu la nuit,

Vers le matin il t'en cuit,

Dès le matin, reprends la bouteille :

Le remède fera merveille.

 

(L'École de Salerne  - Jean de Milan (fin X1° - début XII°) -, traduction en vers français par Charles Meaux-Saint-Marc.)

 

08/12/2015

Les hémorroïdes de la démocratie.

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Coups de mentons virils, paroles définitives, appel aux valeurs de la république... Vals et Sarko ont joué à la perfection leur rôle de duettistes. Tremblez braves gens. Où votez pour nous : la peste brune est aux portes du pouvoir ! Mais il faut raison garder et relativiser les chiffres qui sont loin de comptabiliser un ras-de-marée FN. Le premier parti de France n'est pas le parti de la SA Le Pen and C° mais le parti des grévistes de l'élection, encore appelés abstentionnistes, soit 22,4 millions des inscrits, auxquels il faut ajouter 900.000 votes blancs et nuls. D'accord, le FN arrive en tête dans six des douze grandes régions de la métropole. Il comptabilise 6 millions de voix et gagne 1,3 millions de voix par rapport aux européennes de 2014. Mais 28 % de la moitié des inscrits, cela ne fait que 14 % des Français en age de voter.

 

Malgré des succès incontestables, la montée du parti d'extrême-droite n'est pas irrésistible. Bien sûr les assassinats du 7 janvier et les attentats du 13 novembre, cristallisant les peurs, ont apporté de l'eau au moulin du FN. Mais le déni de réalité des partis classiques et surtout des partis de la gauche vrai face aux problèmes – vrais ou fantasmés – ressenti par la population concernant l'immigration et l'islam lui ouvre un boulevard. Et que dire des « idiots utiles », des crétins complices, intellos autoproclamés qui à longueur de colonnes et de plateaux télés lèchent les babouches des tueurs d'allah...

 

Mais cela n'explique pas tout. L'arbre vénéneux FN plonge ses racines ailleurs.

Au plan national :

- Un chômage qui ne cesse de progresser depuis une dizaine d'années, avec 3,6 millions de travailleurs sans aucune activité et bien plus si l'on considère ceux qui ne connaissent que de petits boulots épisodiques et mal payés.

- Des gouvernements successifs qui n'offrent d'autres perspectives que l'austérité, le saccage des services publics, le détricotage des lois sociales, la soumission aux diktats de la « concurrence libre et non faussée »...

- La mainmise vorace sur les richesses du pays par une petite fraction de la population amplifiant d'autant des inégalités devenues insupportables.

 

Au plan européen :

- Des institutions antidémocratiques au service unique de la finance et des multinationales, brutales avec les pays pauvres (le traitement de la Grèce est ahurissant) et laxistes avec les riches, Allemands en tête.

- Des membres trop nombreux, hétéroclites, incapables de proposer autre chose que d'imposer la concurrence « libre et non faussée », sociale, fiscale, économique, de conditions de travail, montant les citoyens européens les uns contre les autres.

- Aucune politique extérieure claire et cohérente face aux menaces découlant d'un foutoir géopolitique tant au Moyen-Orient qu'en Afrique où guerres civiles et régimes corrompus jette des millions de malheureux dans le désarroi et le risque de mort.

- Avec pour conséquence un flux migratoire torrentiel que l'Europe s'avère incapable de réguler. Et qui nourrit la montée des extrêmes-droites partout en Europe.

 

Mais, nous – tous ceux et celles qui prétendent vouloir proposer une alternative à ces politiques d’inégalité, d'austérité, de gestion financière de court terme – nous montrons incapables de séduire les électeurs. C'est dur à admettre, mais les urnes sont sans pitiés. Les listes de la gauche autre que socialiste (Front de gauche, écolos, communistes, etc.) ont perdus 1,2 million de voix par rapport aux régionales de 2010. Rivalités d'ego, luttes d'appareils rendent cette gauche incapable d'incarner un espoir, encore moins une alternative. La triste réalité, dure à avaler, c'est que les ouvriers, les employés, les paysans se réfugient dans l'abstention ou – pire et qui devrait interpeller méchamment les « dirigeants » - ont rejoint le F.N....

 

Pas de Syriza ni de Podemos en France... Á la place, le F.N. : les hémorroïdes de la démocratie !

 

Mondo cane...

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

06/12/2015

Ouiquinde gastronomique électoral : l'Aïoli !

Aïoli pour web.jpg

 

Il y a deux jours, j'ai vécu des moments terribles... Au hasard d'une de ces nombreuses émissions culinaires, je suis tombé sur une cheffe se disant Marseillaise et qui donnait la recette de l'Aïoli. J'ai donc regardé et... j'ai vécu des affres s'approchant des angoisses ultimes ! D’abord, cette brave cheffe a qualifié l'Aïoli – sauce suprême – de « mayonnaise à l’ail ». La mayonnaise est à l'Aïoli ce qu'une branlette est à une nuit d'amour avec Monica Bellucci !

Bon. Voilà que notre belle dame met dans un saladier en verre un jaune d’œuf. Correct. Puis elle ajoute...une grosse cuillère de moutarde. De la moutarde dans l'Aïoli ! Les horreurs commençaient. Elle bouroule son étrange appareil au fouet, puis ajoute – non pas en filet délicat, mais à pleine cuillère à soupe – de l'huile. Et alors les horreurs se précisent, m'occasionnant quelques extra systoles : elle préconise de l'huile...de pépins de raisin ! Elle bouroule l'ensemble, n'obtenant évidemment qu'un bouillie qui cague. Je n'étais pas au bout de mes terreurs. Voilà que la dame, pour donner quelques consistances à sa diarrhée culinaire, écrase dans une passoire une pomme de terre bouillie et l'incorpore dans sa cagade ! J'étais au bord de l'apoplexie et ce n'était pas fini... Puis la cheffe met trois gousses d'ail entière dans un mortier inox genre instrument de pharmacie, rajoute une pincée de sel, et s'efforce de casser les gousses. Elle y arrive laborieusement mais n'obtient pas cette purée lisse et onctueuse que donne le mortier provençal de marbre, à quatre oreilles, et le trisson (pilon) de bois d'olivier. Elle incorpore cette chose filamenteuse dans son appareil et, fièrement proclame : « Voilà, l'aïoli est prête ». Ayant bu le calice jusqu'à la lie, je suis allé me rincer le clapoir avec un coup de blanc Picpoul de Pinet pour me remettre de mes émotions...

 

Puis, je me suis mis en cuisine pour faire l'Aïoli authentique dont voici la recette :

 

L'Aïoli des Académiciens

 

« Aïoli! » Mot sonnant comme un salut gaillard !

D'Avignon à Marseille il est un étendard.

Emblème culinaire en terres de Provence

Il engendre gaieté, amour et pétulance.

Pour unir ceux qui l'aiment, il est avantageux

Tant son parfum puissant éloigne les fâcheux.

L'aïoli est en soi un éloquent symbole

Des valeurs des pays où court la Farandole :

L'or de l'œuf est fortune, rondeur, fécondité,

L'ail est puissance mâle, santé, virilité

Quant à l'huile d'olive, impériale maîtresse

C'est elle l'unité, l'harmonie, la richesse.

L'aïoli est parfait quand « lou trissoun ten dré » (1),

Quand le pilon de bois, dans la sauce dorée,

Tient droit tel un Priape redoutable et vainqueur

Dans l'onctueux parfum qui chavire les cœurs.

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli,

Chaque année, réunie en un conclave, élit

Parmi les cuisiniers du pays des cigales

Celui dont la recette lui paraît idéale.

Voici celle que fait, lors de grandes agapes,

Henry Estévenin, de Châteauneuf-du-Pape.

Truculent moustachu, buveur et quintalien (1)

Il est le "Grand Aillé" (2) des Académiciens.

 

Pour que ton aïoli soit de bonne facture

Tout doit bien être à la même température :

L'huile, l'ail et les œufs, le mortier, le pilon

Sont préparés la veille ou le matin selon

Que tes invités viennent dîner ou souper :

Car voilà un travers qu'il convient de stopper,

On n'est pas dans le nord, c'est à midi qu'on dîne

Et le soir que l'on soupe en terres comtadines !

Pour six convives il te faut douze gousses d'ail

Dont tu ôtes les germes pour faire un bon travail.

Quatre beaux jaunes d'œuf, du sel, du poivre blanc,

Beaucoup de jus de coude et un pichet de blanc.

Le vin, dans l'aïoli, ce n'est pas pour la sauce

Mais pour le cuisinier dont la soif est très grosse !

À l'aide du pilon, dans un mortier de marbre,

Tu écrases en pommade ail et sel, sans palabre.

Tu mets tes jaunes d'œufs et tu tournes, tu tournes,

Qu'aucune distraction, jamais, ne te détourne,

Pendant deux, trois minutes pour tout bien mélanger.

Puis laisse reposer dans un coin ombragé,

Juste le temps de boire deux ou trois bons canons

Avec tes acolytes, devant le cabanon.

Reprend ton appareil et coince le mortier

Entre tes deux genoux, et serre volontiers.

Éloigne les badauds et concentre-toi bien,

C'est là que ça se passe : ou c'est tout, ou c'est rien !

Tu commences à verser ton huile goutte à goutte

En tournant de bon cœur, d'un seul sens, tu t'en doutes.

Si tu suis la recette très rigoureusement,

L'émulsion doit se faire assez rapidement.

Quand l'aïoli a pris, verse en un fin filet

Ta bonne huile d'olive. Mais pas sur ton gilet !

Maintiens ton mouvement régulier jusqu'au bout

Ne mollis surtout pas. S'arrêter, c'est tabou.

Si elle est réussie, elle doit être épaisse,

Onctueuse, dorée, mais pleine de finesse.

Le pilon, en son sein, tient droit sans se vautrer.

Présentant ton chef d' œuvre, dit: « Lou trissoun ten dré » !

Traditionnellement, l'aïoli accompagne

La morue dessalée, seul poisson des campagnes.

Fait-là tremper deux jours dans de l'eau fraîche et claire

Que tu changes souvent sans souci des horaires.

En de belles portions il te la faut trancher,

Juste avant de servir tu la feras pocher.

Fais bouillir à l'avance œufs durs et escargots,

Du chou-fleur, des carottes et de verts haricots,

Des patates, bien sûr, une pleine fourchée

Que, pas plus que les œufs, il ne faut éplucher.

Sers ces aliments chauds dans des plats séparés

Et, trônant au milieu, l'aïoli vénéré.

Que boire avec ce plat ? La question reste ouverte.

Sur ce point important, l'Académie concerte.

Du rouge, du blanc sec, ou même du rosé

Si c'est servi bien frais, on peut tout écluser.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

(1)  « Lou trissoun »:  c'est le « pilon » la pièce de bois qui sert à piler les ingré­dients dans le mortier et à « monter » l'aïoli. Lorsque la sauce est réussie, « lou trissoun ten dré » - le pilon tient debout dans la sauce ferme et onctueuse.

(2) Quintalien : personnage de poids, ayant tourné le quintal.

(3) « Grand Aillé » : grade suprême dans la hiérarchie de l'Académie des Amoureux de l'Aïoli.

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

Pour la sauce: - six gousses d'aï !, blanc de préférence, desquelles vous enlever les germes, - deux cuillerées à café de sel fin, - quelques tours de poivre blanc du moulin, - deux jaunes d'œuf, - trois-quarts de litre d'huile d'olive vierge extra A.O.C.. Vallée des Baux.

Attention : faites en sorte que tous ces ingrédients soient à la même tem­pérature. C'est primordial pour prévenir tout ratage (on dit alors, si ce malheur arrive, que l'aïoli a « cagué »).

Pour le plat: - un kilo de morue sèche que vous ferez dessaler, - un kilo de carottes, - un kilo de haricots verts, éventuellement quelques bettera­ves rouges, - douze œufs durs, - trois douzaines d'escargots de mer (les « bioù », escargots dont la coquille présente des cornes), - trois douzaines d'escargots des garrigues provençales, - 3 kilos de pommes-de-terre cuites à la vapeur.

 

 

Les vins conseillés

 

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli, autorité incontestée en la matière, a longuement travaillé - verre en main - sur le délicat problème des vins les plus aptes à accompagner l'aïoli.

Le poisson qui en constitue une partie essentielle incite à pencher pour des vins blancs secs. Les légumes cuits à la vapeur appellent des vins rosés. La délicatesse des fragrances de l'huile d'olive s’accommode fort bien de vins rouges charpentés. Mais la puissance de la sauce dominée par l'ail ne s’accommode que... d'eau prétendent certains Académiciens. On ne peut tout de même pas aller jusqu'à de telles extrémités !

Essayez donc des blancs de Cassis, Châteauneuf-du-Pape, Cairanne, Rochegude, Picpoul de Pinet ; des rosés Tavel, Chusclan, Valréas, Vaison-la-Romaine, Côtes-de-Provence; des rouges de Vacqueyras, de Lirac, de Sablet, de Rasteau, de Violès, des Costières de Nîmes.

 

Voilà. Maintenant que c'est prêt, je peux aller voter !

 

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Illustration: Vincent Barbantant et X - Droits réservés

 

 

 

03/12/2015

Zuckerberg, Bill Gates, grands philanthropes ou cyniques filous ?

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Ils sont pas beaux ? Ils sont pas mignons ? Ah ! Quel joli petit couple étazunien avec leur premier bébé. Ils sont craquants. Et quelle formidable générosité : Mark Zuckerberg, patron fondateur de Facebook, fait don de 99 % de sa fortune à sa toute nouvelle fondation, la « Chan Zuckerberg Initiative ». Une « montagne de sucre ». 45 milliards de dollars ! Plus que le PIB du Cambodge. Et tout ça pour faire le bien dans le monde. Suivant en cela l'exemple du héros de son enfance, le très aimé philanthrope Bill Gates. Merveilleuse Amérique ! Phare du monde. Axe bienveillant de la galaxie. Modèle exemplaire pour le reste du monde. Mouais... Tè ! Fumes...

 

Tiens, parlons-en de Bill Gates et de sa « formidable » fondation. Parlons-en de cette admirable philanthropie des milliardaires étazuniens.

 

Pour les milliardaires étazuniens, il y a quelques bonnes raisons de créer une fondation philanthropique :

- Fiscalité très, très avantageuse accordée aux capitaux placés dans une fondation à caractère caritatif.

- Excellente image de marque pour le ou les fondateurs.

- Surtout l'article 501c3 du code des impôts étazunien qui permet des exonérations importantes et depuis 1981, énorme cerise sur le gâteau : elles sont seulement tenues à un minimum de distribution égal à 5 % de leur dotation !

Pour la fondation de notre bon Bill et de son adorable femme Mélinda, dotée de 100 milliards de dollars, cela représente dans les 5 milliards de dollars. Une belle somme qui va servir au « bien-être » des plus défavorisés, notamment en Afrique. Seulement il reste 95 % des capitaux de la Fondation. Autour de 95 milliards de dollars qui échappent totalement à l'impôt étazunien ! Cette montagne de thunes est gérée et investie par un cabinet propre à la fondation : « Cascade Investment LLC ». Et puisqu'il s'agit d'une fondation « caritative », ce cabinet n'est pas tenu de divulguer ce que sont ses activités !

Résultat : 5% des fonds va à des causes « humanitaires » et le reste, les 95 %, ils vont où ? Devinez ? Dans les industries pétrochimiques et pharmaceutiques. Autrement dit et pour faire simple les pesticides et les vaccins. Une part conséquente de ces fonds « caritatifs » est aussi utilisé pour la propagande au sujet des belles actions présumées de la Fondation. Ben voyons, la pube grassement mais judicieusement délivrée vous met les canards-laquais dans la poche ! Voilà qui explique la dégoulinante obséquisité des commentateurs télé et radio, bavant devant la « générosité » de Zuckerberg. Bourrage de crâne révoltant, surtout sur des antennes publiques.



La Fondation Gates, appuyée par les États-Unis, s’est opposée à une politique nutritionnelle contraignante proposée par l’ONU en vue de réduire les sucres, le sel et les matières grasses saturées dans les aliments préparés. Or la Fondation Gates possède 10 % des actions de Coca-Cola, premier responsable de l'épidémie d'obésité mondiale ! La même fondation en collaboration avec la Fondation Rockefeller promeut les semences OGM dans les pays africains auxquels elle accorde une aide agricole alors qu’elle a investi 23 millions de dollars dans l’achat de 500 000 actions Monsanto en 2010 !



On est rassuré. Les banksters internationaux, Rockfeller et les autres font partie du club et à sa tête la fondation Gates qui pousse et se focalise sur la fabrication de vaccins. Marché plus que juteux.

On peut me rétorquer que la vaccination des enfants du monde entier et surtout dans les pays pauvres sera un bien. Certes, mais les méthodes employées sont en réalité des méthodes de voyous sous des façades altruistes.

Par l'achat de 500.000 actions de Monsanto, la Fondation Bill et Melinda Gates, a complètement jeté le masque de la « philanthropie. » Encore une association qui ne surprendra guère. Il s'agit d'un mariage entre deux monopoles des plus cyniques de l'histoire industrielle : Bill Gates contrôle plus de 90 % de part du marché de l'informatique propriétaire et Monsanto environ 90 % du marché mondial des semences transgéniques et la majorité des semences commerciales du monde. Bonjour la philanthropie...
Où va ce pognon ? La plupart des « dons » des milliardaires à leurs fondations finissent par favoriser leurs investissements commerciaux. Quoi qu'il en soit, ce ne sont absolument pas des « dons » puisque au lieu de payer des impôts à l'État, les « Fondations » investissent les bénéfices des entreprises mères là où c'est favorable économiquement, y compris dans la propagande sur ses bonnes intentions présumées. Ces « dons » financent au contraire des projets aussi destructeurs que la géo-ingénierie ou le remplacement des médicaments de la communauté naturelle par des médicaments brevetés de haute technologie dans les régions les plus pauvres du monde.
Comme Monsanto, Gates est aussi engagé dans une tentative de destruction de l'agriculture rurale dans le monde, principalement à travers " l'Alliance pour une révolution verte en Afrique " (AGRA). Il fait office de cheval de Troie dans le but de déposséder les agriculteurs pauvres africains de leurs semences traditionnelles, afin de les remplacer d'abord par des semences de leurs compagnies, et ensuite par des semences génétiquement modifiées.
Alors des « philanthropes » comme Bill Gates et Marc Zuckerberg - patron de Facebook, fille putative de la CIA - j'en fais de biens moulés tous les matins...
Photo X - Droits réservés

30/11/2015

Au bistro de la Toile : COP 21, lapinisme,vin

Buveurs pour net.jpg

 

- Ça y est les soiffards, c’est parti pour le grand raout de la terre qui chope la fièvre. 150 chefs d’États. Un bordel pas possible à Paris. Avec l’ombre des tarés nazislamistes qui plane. Au fait, c’est tout bon pour les mastroquets le réchauffement climatique : si les gens ont trop chaud, ils auront soif, et alors ils viendront au bistro !

 

- T’entend Bert. Ce puteng de Loulle, finalement c’est un grand optimiste : il voit le bon côté des choses… Surtout pour son portefeuille.

 

- Attend, Victor, ils nous gonflent les aliboffis avec des conneries qu’on n’y comprend rien. On parle de la montée du niveau de la mer en 2100, du risque d'avoir une concentration de CO2 de 850 ppm dans l'atmosphère en 2050... Moi, pour tout te dire, j’y comprend nibe et je m’en fous complètement de se qui se passera en 2100. Y a longtemps que je fumerais les pissenlits par la racine !

 

- C’est vrai que toutes ces abstractions ne mobilisent pas trop. Tout le monde s’en fout. Seulement le bordel qui va résulter du changement climatique, ce sera du concret : une affaire de territoire, de nourriture, d’air, de terres. Le changement climatique n'a d'intérêt que pour les sociétés et les cultures. La terre s'en fout, elle, du changement climatique ! Elle en a vu d’autres. Et si l’humanité disparait, elle n’en crèvera pas pour autant ! Nos économies occidentales sont les véritables responsables de cette merde climatique. Á partir du moment où, en un siècle environ, on renvoie dans l’atmosphère des gaz que la nature a mis des millions d’années à transformer en pétrole et en charbon, faut pas s’étonner si le climat tend à redevenir ce qu’il était à l’époque du carbonifère : une étuve.

 

- Bon. On aura un peu plus chaud ? On mettra la clim. Les palmiers remplaceront les vignes ? On boira du vin de palme. Le pétrole manquera ? On roulera dans des bagnoles électriques…

 

- Voilà. Le changement climatique est là, dans la tête des gens. Mais beaucoup, comme toi Loulle, semblent croire qu'ils pourront continuer à vivre comme ils le font aujourd'hui, s'ils consentent à quelques ajustements techniques. Ta bagnole électrique, c’est bien, mais d’où elle viendra ton électricité ? Il serait peut-être plus malin de réfléchir à l’utilité des déplacements ! De l’utilité de faire venir sur nos tables de l’ail de Chine ou du raisin du Chili. De l’utilité de prendre sa bagnole pour aller se goinfrer de conneries dans ces temples de la consommation que sont les hypermarchés et les zones commerciales. De la pertinence d’avoir son lieu de vie à des dizaines de kilomètres de son lieu de travail. Tout est à repenser. Mais il est plus facile de se laisser bercer par les propos rassurants de nos gouvernants car ce que nous rabâchent depuis des années les lanceurs d’alerte est trop énorme. Il s'agit de conclusions révolutionnaires pour nos sociétés et les conséquences sont trop désagréables pour être abordées de front.

 

- Bof… Et alors, qu’est-ce qui va se passer ?

 

- Nous appartenons aux pays les plus riches du monde. Mais le nombre de ces « happy few » va décliner dans les années qui viennent, avec la poussée démographique mondiale. Les habitants des pays industrialisés représentent aujourd'hui environ 20% de la population mondiale, représentant 95% de la richesse mondiale. Dans 10 ans, ils ne seront plus que 17%. Qui veut abandonner ça ? Nous en profitons. C'est très confortable d'être là où nous sommes. Seulement les 80 % que nous pigeonnons, ben, ils sont aussi kons que nous, ils veulent tout simplement faire comme nous, vivre comme nous, se goinfrer comme nous, saloper la planète comme nous et si nécessaire prendre notre place. Par la force. On se farcir déjà les réfugiés de guerre, mais les réfugiés climatiques qui vont arriver, vous croyez qu’ils seront tout doux et tout gentils ? Et vous pensez que nos sociétés vieillissantes et repues seront en mesure de les arrêter ? L’avenir, il risque d’avoir un goût de sang. Mais le danger ne viendra pas seulement de l’extérieur. Tous les problèmes que nous connaissons vont s'accentuer : la pénurie de nourriture et d'eau, les inégalités... Le climat sera à l'origine des guerres du XXIe siècle. Au sein de nos sociétés, les inégalités générationnelles vont devenir conflictuelles. Parce que c'est la première fois de l'histoire moderne que nous exploitons à ce point les ressources des générations à venir. Nous vivons à crédit. En bouffant le pain de nos enfants ! Et ils nous le feront payer cher. Enfin, il y a un autre problème, plus important que tous les autres car il les soutend…

 

- Ah ! Encore ? C’est quoi ?

 

- C’est le lapinisme Loulle. C’est le lapinisme. L’homme et sa copine la femme ne pensent qu’à baiser ! Et c’est très bien. Mais si on baise non pas seulement pour se régaler la viande mais pour mettre la petite graine, ben, comme les lapins, on pullule (j’ai pas dis on pue Loulle !).

Sais-tu, Loulle, et toi aussi Bert, que pour chaque battement de ton palpitant, trois bébés naissent quelque part dans le monde ! Essaye d’imaginer ce fleuve, cette marée de nouveaux venus braillards sur cette pauvre boule puante qu’on appelle Terre ! Ouais, me direz-vous. Mais pendant ce temps, il y en a un paquet qui passent l’arme à gauche et vont servir de patapon aux asticots. Allez les vers ! C’est vrai. Mais il n’en meurt qu’un lorsqu’il en naît trois ! On est loin du compte… Trois marmots par seconde qui réclament tout de suite à bouffer. Soit 180 par minute, 260.000 par jour, 95 millions par an, autant que la France et l’Espagne réunies. Et comme il ne meurt « que » 35 millions d’homo sapiens (homme sage ! ! ? ?) par an, ça nous laisse un confortable « bénef » d’environ 60 millions supplémentaires chaque année — l’équivalent d’une France ! — de bouches à nourrir… Comme ces bouches viennent principalement dans des pays où on crève déjà de faim, vous voyez le tableau. Et comme ces pays, qui sortent de la misère, comme la Chine actuellement et l’Inde, veulent accéder au « progrès » que représente la manière de vivre occidentale, ça va en faire des bagnoles qui cracheront leurs gaz pourris, des forêts qu’il faudra couper pour leur fournir des salons de jardin en teck et des tonnes de pubs débiles, des poissons qu’il faudra pêcher pour leur procurer du patapon pour leurs chien-chiens… Vive la croissance ! « Croissez et multipliez-vous » qu’il a dit l’Autre. Ouais. Jusque dans le mur. Et le mur, ce sera un coquetèle agréable de guerres pour l’eau, de catastrophes naturelles, de bonnes et belles épidémies… Tout ça orchestré par de gras et gros dictateurs qui pueront autant du cerveau que des pieds !

 

- Puteng, Victor. Tu nous la fais raide là. C'est vrai que ça fait du monde. Ils mangeront peut-être, mais ils mangeront debout ! Tè ! Buvons un coup pour oublier…

 

- Á la nôtre. Bientôt, Loulle, tu pourras vendre des vins scandinaves, belges ou anglais !

- Dieu – enfin, Bacchus! - me garde, Victor ! Ne profère pas des insanités pareilles!

- Pas du tout Loule. Des gens de l'Inra se sont penchés sur le problème et ils estiment que la précocité des vendanges - et la teneur à l'alcool qui en résulte - sont liées au réchauffement climatique, un phénomène susceptible de bouleverser la viticulture traditionnelle qui pourrait aller jusqu'au « grand chambardement ».

- Què chambardement?

- La date des vendanges est liée aux températures d'avril à septembre. Les études agronomiques mais également historiques le confirment : l'avancée actuelle est liée en quasi-totalité au réchauffement climatique. Dans le temps, lors des années froides, c'était la catastrophe, il fallait mettre du sucre dans le vin qui n'était pas suffisamment alcoolisé ; c’était la « chaptalisation ». Mais depuis dix ans, on constate une augmentation du degré alcoolique des vins, c'est très net, partout. Ce qui était du 11 degrés avant, c'est du 13 degrés maintenant. Et chez nous, c'est même du 14 et 15°. Ça pose problèmes...

- Eh! Même les gens qui ont le gosier en pente, comme toi, lèvent moins facilement le coude à l'heure de l'apérobic. Pauvre de moi...

- Les professionnels du vin sont inquiets. Dans un premier temps, un léger réchauffement climatique c'est plutôt positif pour le vin. Jusqu'à 1 ou 2 degrés Celsius de plus, on peut penser qu'en modifiant les conditions de conduite de la vigne, on pourrait garder les productions traditionnelles et leur valeur de terroir. Mais au-delà c'est le grand chambardement. Pour les politiques, l'objectif est de limiter le réchauffement à deux degrés, seuil à partir duquel les impacts commenceraient à devenir dangereux pour les activités humaines. Pour la vigne, deux degrés, c'est le moment où cela commencerait à basculer. Si le réchauffement atteignait 3 ou 4 degrés en moyenne mondiale - ce qui se produira si les tendances actuelles se poursuivent - on pourrait trouver de la vigne dans le sud de la Suède, comme les vignobles qu'on commence à avoir en Angleterre, en Belgique, aux Pays-Bas. Et ici, on plantera des palmiers à huile…

- Tè! Victor, l'année prochaine, je te servirai du véritable Knock-le-Zout-Village, du Manchester Grand Cru classé ou des Premières Côtes de Stockholm !

- Eh ! Ce sera peut-être bon. Á la nôtre !

 

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27/11/2015

Du deuil à la colère

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Consolation

 

Quand le Dieu qui me frappe, attendri par mes larmes,
De mon cœur oppressé soulève un peu sa main,
Et, donnant quelque trêve à mes longues alarmes,
Laisse tarir mes yeux et respirer mon sein ;

Soudain, comme le flot refoulé du rivage
Aux bords qui l'ont brisé revient en gémissant,
Ou comme le roseau, vain jouet de l'orage,
Qui plie et rebondit sous la main du passant,

Mon cœur revient à Dieu, plus docile et plus tendre,
Et de ses châtiments perdant le souvenir,
Comme un enfant soumis n'ose lui faire entendre
Qu'un murmure amoureux pour se plaindre et bénir !

Que le deuil de mon âme était lugubre et sombre !
Que de nuits sans pavots, que de jours sans soleil !
Que de fois j'ai compté les pas du temps dans l'ombre,
Quand les heures passaient sans mener le sommeil !

Mais loin de moi ces temps! que l'oubli les dévore !
Ce qui n'est plus pour l'homme a-t-il jamais été ?
Quelques jours sont perdus; mais le bonheur encore,
Peut fleurir sous mes yeux comme une fleur d'été !

Tous les jours sont à toi! que t'importe leur nombre ?
Tu dis : le temps se hâte, ou revient sur ses pas;
Eh! n'es-tu pas celui qui fit reculer l'ombre
Sur le cadran rempli d'un roi que tu sauvas ?

Si tu voulais ! ainsi le torrent de ma vie,
À sa source aujourd'hui remontant sans efforts,
Nourrirait de nouveau ma jeunesse tarie,
Et de ses flots vermeils féconderait ses bords ;

Ces cheveux dont la neige, hélas ! argente à peine
Un front où la douleur a gravé le passé,
S'ombrageraient encor de leur touffe d'ébène,
Aussi pur que la vague où le cygne a passé !

L'amour ranimerait l'éclat de ces prunelles,
Et ce foyer du cœur, dans les yeux répété,
Lancerait de nouveau ces chastes étincelles
Qui d'un désir craintif font rougir la beauté !

Dieu ! laissez-moi cueillir cette palme féconde,
Et dans mon sein ravi l'emporter pour toujours,
Ainsi que le torrent emporte dans son onde
Les roses de Saron qui parfument son cours !

Quand pourrai-je la voir sur l'enfant qui repose
S'incliner doucement dans le calme des nuits ?
Quand verrai-je ses fils de leurs lèvres de rose
Se suspendre à son sein comme l'abeille aux lis !

A l'ombre du figuier, près du courant de l'onde,
Loin de l’œil de l'envie et des pas du pervers,
Je bâtirai pour eux un nid parmi le monde,
Comme sur un écueil l'hirondelle des mers !

Là, sans les abreuver à ces sources amères
Où l'humaine sagesse a mêlé son poison,
De ma bouche fidèle aux leçons de mes pères,
Pour unique sagesse ils apprendront ton nom !

Là je leur laisserai, pour unique héritage,
Tout ce qu'à ses petits laisse l'oiseau du ciel,
L'eau pure du torrent, un nid sous le feuillage,
Les fruits tombés de l'arbre, et ma place au soleil !

Alors, le front chargé de guirlandes fanées,
Tel qu'un vieux olivier parmi ses rejetons,
Je verrai de mes fils les brillantes années
Cacher mon tronc flétri sous leurs jeunes festons !

Alors j'entonnerai l'hymne de ma vieillesse,
Et, convive enivré des vins de ta bonté,
Je passerai la coupe aux mains de la jeunesse,
Et je m'endormirai dans ma félicité !



Alphonse de Lamartine

 

* * * *

 

Colère

 

La colère chez moi ne vient pas d'emblée.
Si rapide qu'elle soit à naître, elle est précédée d'un grand bonheur, toujours, et qui arrive en frissonnant.

Il est soufflé d'un coup et la colère se met en boule.

Tout en moi prend son poste de combat, et mes muscles qui veulent intervenir me font mal.

Mais il n'y a aucun ennemi.
Cela me soulagerait d'en avoir.
Mais les ennemis que j'ai ne sont pas des corps à battre, car ils manquent totalement de corps.

Cependant, après un certain temps, ma colère cède... par fatigue peut-être, car la colère est un équilibre qu'il est pénible de garder...
Il y a aussi la satisfaction indéniable d'avoir travaillé et l'illusion encore que les ennemis s'enfuirent renonçant à la lutte.



Henri Michaud

 

Illustration: merci à Picasso

 

25/11/2015

C’est la journée Internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

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Femmes battues

Femmes vendues

Victime des stupides couillus

Femmes voilées

Femmes enfermées

Femmes niées

Femmes lapidées

Femmes brûlées

Femmes massacrées

Au nom d’un obscurantisme borné.

Femme maîtresse

Ouverte, offerte sous les caresses

Femme mère

Créatrice de la vie sur terre

Femme putain

Désir de soie et de satin

Femme dirigeante

Intuitive et compétente

Femme politique

Courageuse et démocratique

Femme enfant

Que l’on protège et l’on défend

Femme salope

Qui fait jouir et rend myope

Femme avide

Calculatrice, sans cœur, cupide

Femme sorcière

Envoûtante, sournoise, incendiaire

Femme lesbienne

Délicate et altière clitoridienne

Femme, femmes FEMMES !

Vous êtes des Humains pour le meilleur et pour le pire

Je vous respecte, je vous adore et je vous aime !

 

Victorayoli

 

Illustration X - Droits réservés

 

24/11/2015

La France, c'est beau. La France c'est grand. La France, ça marche !

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Déclinante la France ? Poussiéreuses les valeurs de la Révolution ? Ringards les Français ? Désorganisée notre République ? Allons donc... Les attentats ont fait au contraire la preuve d'une formidable vitalité et d'une cohésion exemplaire. Et a révélé au monde cette réalité : la France, ça marche !

 

Et la France garde une formidable image dans le monde entier. Les manifestations de solidarité voire d'amour qui ont mis le monde aux couleurs bleu-blanc-rouge font chaud au cœur.

 

Des massacres sordides meurtrissent le pays ? Regardez ce qui se passe. Pas de panique. Une redoutable efficience au contraire.

 

La police fait face, sécurise les lieux et : pas de catastrophe au stade de France. Les coupables repérés dans un appartement sont neutralisés par des flics aussi courageux qu'efficaces face à des fanatiques suicidaires.

 

Plus d'une centaine de morts et des centaines de blessés.

Les pompiers assument, portent les premiers secours, transportent les blessés vers les hôpitaux.

Hôpitaux immédiatement mobilisés et qui fonctionnent à fond. Médecins, chirurgiens, infirmiers, infirmières, en congé ou à la retraite, se présentent spontanément pour aider, pour servir, pour apporter leur pierre à l'édifice national renforçant d'autant sa solidité.

Les Français se pressent par milliers pour offrir leur sang !

 

Même les politiques qui, pour une fois, font preuve de responsabilité et de réactivité. Le président et son ministre de l'intérieur sont sur tous les fronts, et prennent les bonnes décisions.

Les députés et les sénateurs votent sans barguigner l'état d'urgence par lequel le pouvoir administratif prend momentanément le pas sur le judiciaire non par volonté de casser les libertés publiques mais par soucis d'efficacité.

Perquisitions administratives, assignations à résidence, descentes policières dans les territoires perdus de la république portent leurs fruits : des armes trouvées, des suspects arrêtés, de la drogue saisie.

Ces coups de pieds dans la fourmilière, s’ils se maintiennent à un niveau élevé, ne vont pas tarder à faire avancer : les voyous, qui voient leurs bizness sérieusement mis à mal par ces coups de boutoirs vont bientôt se faire les alliés de fait des flics contre les nazislamistes selon le deal : « Aidez-nous à trouver qui sont et où sont les terroristes et on fermera – un peu – les yeux sur vos petits trafics ». Au besoin, ils exécuteront quelques terroristes qui attirent un peu trop les flics sur leurs territoires. Faut pas faire les fines gueules...

 

L'état d'urgence a été prorogé pour trois mois. Après l'urgence – remarquablement gérée – nos responsables politiques et administratifs sauront-ils utiliser les facilités de cet état pour faire le ménage ?

 

Auront-ils la volonté de fermer ces dizaines, ces centaines de prétendues « mosquées » ou « salles de prières » qui sont autant de nids de vipères, où des « imams » autoproclamés prêchent sans être inquiétés la haine et l'appel au meurtre, y compris à des enfants ?

 

Les services de lutte contre la cybercriminalité sauront-ils contrer efficacement les sites qui font l'apologie de la barbarie nazislamiste ? Au besoin en s'appuyant sur des réseaux de hackers ?

 

Et puis, nos politiques prendront-ils enfin la décision de rompre cette alliance sordide avec le pays qui est le modèle de Daech : l'Arabie saoudite et sa verrue le Qatar ?

 

Quant à l'Europe, il serait peut-être temps qu'elle sorte de sa condition de grosse larve invertébrée, avec des frontières passoires, proie juteuse pour tous les prédateurs du monde, incapable de se défendre et totalement inféodé aux États-Unis.

 

L'espoir fait vivre...

 

« Á l'aqua bar ! »

 

Photo X - Droits réservés

 

23/11/2015

« Formez vos bataillons ! » Le retour du Service militaire ?

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Depuis ce vendredi 13 de malheur, dans les plis du drapeau tricolore revigoré, on entend retentir partout, dans les stades, dans les rues et même à l'étranger les paroles de ce chant de route des volontaires du Midi qui, à la révolution, remontaient depuis Marseille vers la capitale pour défendre le sol de la France foulé par les soudards des armées étrangères. Depuis une dizaine de jours, on nous conseille, on nous incite, on nous enjoint, on nous conjure de « former nos bataillons » et de « marcher, marcher » afin que ce fa(u)meux « centguimpur » puisse étancher la soif de nos sillons !

 

Pour cela, pour crier « Aux armes, citoyens !  », et puisque « nous sommes en guerre » comme nous le répètent sans cesse notre président comme son premier ministre, peut-être faudrait-il revenir à cette notion de « la Nation en armes », de l'armée citoyenne contrairement à l'armée professionnelle. L'armée citoyenne, l'armée des conscrits qui – ne l'oublions pas – est garante de la loyauté de l'Armée et l'a prouvé notamment lors du putsch des généraux il y un demi siècle en Algérie et en France.

 

Le service militaire n'est pas supprimé mais seulement suspendu par Chirac. Faut-il y revenir ?

C'était un temps de rencontre entre la nation et sa jeunesse. Le Service militaire avait un rôle de creuset social de cette nation. Il mettait en contact des individus venant de cadres sociaux différents, d’éducations différentes, de religions différentes ou de pas de religion du tout. Il faisait vivre ensemble quotidiennement, pendant des mois, des jeunes qui autrement n'auraient jamais eu l'occasion de se rencontrer...et de se connaître, de s'apprécier dans des conditions de vie similaires, face à des problèmes à résoudre communs, en butte éventuellement à une adversité identique, fusse-t-elle la konnerie d'un chien de quartier vindicatif !

 

Tous râlaient contre ce foutu service qu'ils considéraient comme du temps perdu, des mois de belle jeunesse confisquées. Pourtant ce temps, après coup, laisse à tous des souvenirs positifs, la mémoire de moments heureux vécus en commun. Ah ! Les copains de régiments ! Ils se sont aussi découverts capables de faire des choses qu'ils n'osaient imaginer en matière de sport et d'activités physiques : sauter en parachute, escalader des montagnes, faire de la plongée sous-marine, etc. Ils découvraient aussi les règles de la vie en commun, le respect des autres et de la hiérarchie, surtout la force de la cohésion, de la solidarité, de l'entraide, de l'esprit d'équipe.

 

L'adversité affrontée en commun balayait leurs préventions, leurs idées préconçues, leurs vantardises de matamores. Une marche de 40 km de nuit, sous la pluie, dans le froid et la gadoue leur montrait que pour s'en sortir, il valait mieux savoir lire une carte et utiliser une boussole que faire des rodéos pétaradants avec une bagnole « empruntée » dans les cités. Ils apprenaient alors que le chef, ce n'est pas celui qui fait le beau au volant d'une grosse bagnole acquise avec le pognon pourri de la drogue, mais celui qui a la compétence et en qui on peut faire confiance pour vous sortir d'un mauvais pas. Ils apprenaient que la vitesse de marche d'une section est celle du plus faible. C'est donc celui-ci qu'il fallait aider, soutenir, pour être plus efficace. De plus, ils y passaient, gratuitement, le permis de conduire et certains y apprenaient un métier. Ce temps du service militaire apportait des référents forts. Il était une école de la fraternité à la dure, un outil efficace d'intégration et d'éducation à la citoyenneté.

 

Ces référents, cette citoyenneté comprise et acceptée était forgée par quatre outils : - la famille d'abord, - l'école de la République, - l'usine et les syndicats, - enfin le service militaire.

 

La famille a trop souvent abdiquée. L'usine est de plus en plus rare et les syndicats douloureusement affaiblis. Le service militaire n'existe plus. Ne reste que l'école qui, malgré les efforts d'un personnel enseignant dans sa grande majorité plein d'abnégation et de bonne volonté, ne peut pas tout faire.

 

Dès lors, ne conviendrait-il pas de réfléchir au retour du service militaire obligatoire, filles et garçons – et pas un service civil sur la base du volontariat ? Puisqu'on parle de la création d'une Garde Nationale, elle serait tout naturellement là, dans cette conscription nouvelle manière.

 

D'accord ? Pas d'accord ?

 

« J'veux pas l'savoir ! Gaard'vous ! R'pos. Pouvez fumer » (Ah non, merde, ça c'est interdit maintenant.)

 

22/11/2015

Ouiquinde gastronomique : l’agneau en tajine de Zaïna

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Dans l’été parfumé, un peu avant minuit

Antoine va rejoindre Zaïna dans la nuit.

Sous un bouquet de pins perché sur la falaise

Ils se creusent un lit d’amour et de liesse,

 

Puis, gonflés de désir, leurs deux corps dénudés,

Se jettent l’un sur l’autre avec voracité.

Emportés par l’élan de leurs folles étreintes

Ils goûtent sans compter un plaisir sans contrainte.

 

Enfin le corps repu ils s’étendent sans voiles

Pour écouter la nuit et parler aux étoiles.

Ils appellent Deneb, Véga et Altaïr,

 

Complices de leurs jeux, témoins de leur plaisir.

Plus tard lorsque la vie les aura séparés

Ils se retrouveront en voyant Cassiopée.

 

- L’on ne vit pas toujours que d’amour et d’eau fraîche

Et lorsque Cupidon a remballé ses flèches,

Quand le corps est comblé, il faut bien le remplir

Pour lui donner les forces d’où monte le désir.

Manger sous les étoiles est un plaisir subtil

Qui joint élégamment l’agréable à l’utile.

Je te propose, pour ces amours clandestines,

Un plat oriental : de l’agneau en tajine.

Les tajines se font toujours à l’étouffée

Et sont encor meilleurs lorsqu’ils sont réchauffés.

Tu désosses au couteau une épaule d’agneau

Que tu vas découper en assez gros morceaux.

Avec huile et oignon, tu les fais rissoler,

Qu’ils soient juste dorés et l’oignon pas brûlé.

Tout en surveillant bien, met dans une coupelle

Du gingembre râpé, ail, poudre de cannelle,

Un zeste de citron, des herbes des collines,

Puis tu verses l’ensemble dans ton plat à tajine

Ajoute poivre et sel et mouille à ras d’eau chaude,

Monte à ébullition et couvre avec méthode.

Tu fais cuire à couvert, une heure à la jugeotte,

Puis tu vas rajouter un kilo de carottes,

Une botte de feuilles de coriandre hachées,

Tu trouves cette plante chez les bons maraîchers,

Et enfin n’oublie pas, pour couronner tout ça

Une grosse cuillère à café d’harissa,

Mélange emblématique dans le nord de l’Afrique

Qui redonne du nerf aux plus neurasthéniques !

Tu trouves ça en tube ou en boite, tout prêt

Mais tu peux aisément, aussi, le préparer.

Tu piles deux ou trois gousses d’ail au mortier,

Du coriandre frais, des piments antillais,

Algériens, tunisiens, ou encor marocains,

Une cuillère d’eau, du sel et du cumin.

Puis tu fais revenir dans de l’huile, à feu doux.

Ton harissa est prêt et, « Ah, dis donc, Doudou ! »

Il y a là de quoi relever les ardeurs

Amoureuses de trois régiments d’artilleurs !

Pour demi-heure encore tu laisses mijoter,

Puis tu mets des olives noires dénoyautées.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

- l épaule d'agneau désossée, - 4 oignons émincés, - l kilo de carottes, - l botte de coriandre frais, - 6 branches de persil plat, - l bon morceau de gingembre frais râpé, - 3 gousses d'ail, - l cuillerée à café de poudre de cannelle, - l cuillerée à café d'harissa, - 3 hectos d'olives noires dénoyautées.

 

Les vins conseillés :

À plat puissant, vins généreux. Pour l'agneau en tajine, en vins de la vallée du Rhône: Cairanne, Vinsobres, Visan, Tulette, Rochegude, Suzette, Séguret, Violès, Rasteau, Sérignan-du­-Comtat, Beaumes-de-Venise, Lirac, Bédarrides, St-Gervais, St-Victor-Lacoste, Estézargues, Domazan.

En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Pic-­Saint-Loup, Saint-Georges-d'Orques, La Méjanelle, Faugères, Minervois, Fitou, Corbières, Collioure.

En vins de Provence: Bandol, Palette, Barjols, Saint-Maximin, La Roquebrussanne, Cogolin, Le Cannet-des-Maures, Bellet.

 

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20/11/2015

Appel solennel aux musulmans de France.

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- Nous, musulmans de France, réaffirmons notre rejet catégorique et sans ambiguïté de toute forme de violence ou de terrorisme qui sont la négation même des valeurs de paix et de fraternité que porte l’islam.

- Nous, musulmans de France, sommes des citoyens français à part entière, faisant partie intégrante de la nation, et solidaires de l’ensemble de la communauté nationale.

- Nous, musulmans de France, proclamons notre attachement indéfectible au pacte républicain qui nous unit tous.

- Nous, musulmans de France, proclamons notre adhésion totale aux valeurs de la République.

Les musulmans de France élèvent leurs prières vers Dieu, le Très-Clément et le Très-Miséricordieux, pour qu’Il préserve et qu’Il bénisse la France.

Les musulmans de France formulent tous leurs vœux de paix, de sécurité et de prospérité pour leur patrie, la France.

Amine.

 

 

Pour une fois, c'est clair et sans ambiguïté : - rejet catégorique de toute forme de terrorisme ; - affirmation du fait d'être Français et solidaire de l'ensemble de la communauté nationale. Insistons sur le terme communauté nationale et non communauté musulmane ; - attachement au pacte républicain ; - adhésion totale aux valeurs de la République. Le reste n'est que de la sauce. C'est beaucoup plus précis que l'appel du 8 janvier, suite aux attentats contre Charly et le supermarche.

 

Reste à savoir si cet appel sera suivi d'effet. On peut le croire à voir les réactions très nombreuses et très violentes sur les réseaux sociaux de personnes musulmanes rejetant les fauteurs d'attentats. Ce serait alors un tournant décisif sur le front intérieur. En effet, si les musulmans veulent rejeter autrement qu'en belles paroles ceux qui salopent leurs croyances, ils doivent collaborer avec les autorités de leur pays – la France – en signalant, en dénonçant tous ceux qui se radicalisent, tous ceux qui émettent le souhait de rejoindre Daech, tous ceux qui reviennent de Syrie, etc. Ce n'est pas être des « balances », c'est défendre leur appartenance au pays où ils sont nés ou où ils ont choisi de vivre.

 

Si l'omerta qui protège les salafistes tombe, alors ces fauteurs de troubles ne seront plus « comme des poissons dans l'eau » puisque cette eau les rejettera.

 

À défaut de croire, espérons...

 

 Photo X - Droits réservés

16/11/2015

"Ils viennent jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes".

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Après le temps des larmes, de la compassion, du chagrin et de la colère vient le temps des questions et de la réflexion. Qui est l'état islamique ? Pourquoi la France ? Qui sont ces tueurs ? D'où viennent-ils ? Que veulent-ils ? Qui les soutient ? Que pouvons-nous et devons-nous faire ?

 

Qui est l'état islamique ? Daesh, le pseudo « état islamique » est le fils putatif des États-Unis et de l'Arabie saoudite. Fils des Etazuniens parce qu'il a été créé par le rapprochement d'officiers de l'armée de Saddam Hussein avec des fondamentalistes islamistes sunnites proches d'Al Qaeda. Fils de l'Arabie saoudite qui les a armés et soutenus financièrement, qui leur a insufflé son extrémisme, son obscurantisme, sa barbarie puis qui les a poussé à déclencher une guerre religieuse contre les chiites. Les événements de Syrie, dans la foulée des « révolutions arabes », en 2011 vont donner une autre dimension à ce groupuscule. Assad relâche de ses prisons des centaines de détenus fondamentalistes qui viennent renforcer d'une part Al-Nostra, branche d'Al-Qaeda, d'autre part Daesh, acronyme arabe de l’État islamique, qui apparaît en Syrie début 2013. Ils sont alors dirigés par un illuminé charismatique extrêmement ambitieux, Abou Bakr al-Baghdadi, ancien prisonnier des Etazuniens, qui proclame « l'état islamique ». Dès lors la montée en puissance de Daesh est foudroyante. Ils battent à plates coutures les armées fantoches du régime pro-étazunien de Bagdad, font main basse sur des tonnes d'armes puissantes (chars, artillerie) modernes que les militaires du régime abandonnent dans leur fuite. Puis ils conquièrent Mossoul, s'emparent des réserves de la banque centrale de cette ville, la deuxième d'Irak, passent en Syrie, s’emparent des puits de pétrole, pratiquent le racket et l'impôt révolutionnaire dans les zones de Syrie et d'Irak qu'ils contrôlent. Les prises d'otages lui procurent de grandes sources de revenus. Et la secte islamiste a noué des relations d'affaires avec toutes les mafias intéressées par le pétrole sur lequel ses combattants ont mis la main. Résultat, l'organisation dispose de moyens financiers considérables.

Daesh utilise au mieux les ressources de la communication moderne, de la propagande et des réseaux sociaux à travers lesquels elle recrute des milliers de volontaires, séduits par les mensonges d'un idéalisme aventureux excitant les pires penchants, le côté monstrueux de l'être humain : possibilité de tuer, possibilité de violer. Conditionnés à tuer, ce sont ces jeunes qui sont renvoyés dans leurs pays respectifs pour semer la mort. Daesh n'a pas à les « économiser », il en vient d'autres tous les jours...

 

Pourquoi la France ? Parce que nous sommes le seul pays en Europe ayant les moyens ( ??!!) et la volonté de s'opposer à la barbarie de l’État Islamique. Les autres Européens s'en foutent et n'ont pas d'armée digne de ce nom à l'exception de la Grande-Bretagne. Parce que la France s'oppose, avec succès, aux délires de ces abrutis d'allah non seulement en Syrie mais aussi en Afrique de l'Ouest

 

Qui sont ces tueurs ? L'enquête semble montrer que ceux qui tuent chez nous sont Français, ou Belge, très jeunes, peut-être récemment convertis, avec un encadrement étranger professionnel (syrien ou égyptien). Ils bénéficient probablement de complicités locales conséquentes qui les conseillent très précisément pour choisir les lieux et le temps de frapper. Ainsi le choix du quartier. À l'exception de l'attaque qui a eu lieu au Stade de France, toutes les autres attaques ont eu lieu dans une surface très restreinte, un quartier parisien riche d'une population jeune, cosmopolite, festive. Hasard ou complicité, il y a dans ce quartier une douzaine de mosquée dont certaines bien connues des habitants du 10e et 20e arrondissements, et depuis longtemps, pour abriter des fondamentalistes et des intégristes...

 

 

D'où viennent ces tueurs ? De Syrie, certains en se glissant dans le flot ininterrompu de réfugiés. L'un des kamikazes avait un passeport enregistré en octobre par un réfugié lors de son entrée en Europe par la Grèce. Passeport volé ? Terroriste camouflé ? Voilà qui devrait donner à réfléchir sur la naïveté suicidaire avec laquelle les Européens, sous l'influence de Frau Merkel, laissent entrer sans contrôle réel des centaines de milliers de migrants parmi lesquels se camouflent des milliers de terroristes (4.000 au minimum revendique Daech). Ces tueurs - nourris, habillés, logés par la bien-pensance bêlante des institutions européennes - sont de très jeunes gens partis de France et de Belgique, en recherche d'aventure et d'idéal, trompés par les réseaux sociaux et les recruteurs de Daesh camouflés en imams. Si l'on en croit le juge Trévédic, ils passent 4 à 5 mois dans les rangs de Daesh, en Syrie et en Irak. Là – horreur intégrale – ces jeunes, encore des gamins, sont transformés à la chaîne en kamikazes, en explosifs vivants. Ils sont endoctrinés, subissent un lavage de cerveau, sont conditionnés selon les méthodes des sectes à accepter et même à souhaiter la mort, puis entraînés pendant deux mois à tuer. Ils sont alors renvoyés en Europe, souvent à travers la plaque tournante de la Belgique, commettre les attentats que nous connaissons. Simples consommables « one shot », tueurs jetables sans valeur, vite remplacés.

Les quelques témoins survivants, qui les ont vu de , attestent de leur jeunesse (la vingtaine d'années), rapportent qu'ils parlent parfaitement français et ont été sidérés par la froideur avec laquelle ils tiraient systématiquement, minutieusement sur leurs victimes désarmés. Cet état second est le résultat d'une défonce au Captagon, l'arme secrète de Daesh. Il s'agit d'une petite pilule blanche à base d’amphétamine, très prisée parmi les terroristes de Daesh, mais aussi d'Al Nostra et de l'ASL. Ça donne parait-il une pêche d'enfer : tu te mets à combattre sans te fatiguer, tu marches droit devant toi, tu ne connais plus la peur ni la douleur, tu oublies le danger et tu méprises la mort !



Que veulent-ils ? Ils véhiculent une idéologie mortifère camouflée derrière une lecture archaïque du coran. Ils haïssent tout ce que nous aimons, notre art de vivre, de rire, d'aimer, de manger, de boire, d'être joyeux, de vivre libre. Leurs « valeurs » sont à l'exact opposé des nôtres : pas de liberté autre que celle de se soumettre aveuglément au « chef » ; pas d'égalité entre « croyants » et non-croyants, ceux-ci n'étant pas considérés comme des humains mais comme des porcs, que l'on peut, que l'on doit même humilier, dépouiller, tuer ; pas d'égalité entre hommes et femmes, celles-ci étant réduites au rôle de chose : ventre à reproduction, chair à plaisir, bête de somme ; quant à la fraternité, elle est réservé à leurs « ghrouïa », à leurs frères en religion. Pas de plaisir, pas de joie de vivre, pas de culture, pas de musique, pas de peinture, pas d'art en général, valeurs « impies » et dégénérées détournant du « vrai dieu », ce qui explique leur frénésie de destruction de tout ce qui n'est pas leur vision débile de l'islam. Voilà, à gros traits, l'idéologie de haine et de mort que prétendent imposer au monde ces abrutis.

Leur stratégie : susciter de la part des « sous-chiens », des « face-de-craies » des attaques, des pogroms, des ratonnades, appelez ça comme vous voudrez, contre les Français de culture musulmane afin de les faire basculer dans le giron des salafistes. Et ainsi fomenter une guerre civile qui serait catastrophique pour la France et les amènerait – fantasment-ils - au pouvoir.

 

Qui les soutient ? Leurs principaux soutiens sont...nos grands « amis », alliés paradoxaux et surtout clients de nos belles et chères machines à tuer que sont l'Arabie saoudite, le Qatar et toutes ces féodalités pétrolières du Golfe.

Mais ils ont sur place, chez nous, des prosélytes efficaces : les imams salafistes, endoctrinés et payés par les précédents et qui sévissent dans certaines mosquées en France et en Europe, ventre mou de l'Occident, terre de mission où vivent déjà des millions de musulmans, terre peuplée de vieux ramollis, à conquérir selon l'adage célèbre de Boumédienne  déclarant en 1974 devant l'assemblée de l'ONU : « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour faire irruption dans l'hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c'est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire».

 

La jeunesse déboussolée qui se laisse prendre dans leurs rets est aussi travaillée par les appels à la haine et au racisme anti « fromages blancs » de ces « héros » du rap qui crachent à longueur d'éructations dans la tchorba – française – qui les nourris. Une lecture succincte de la « poésie » des banlieues est édifiante de l'amour qu'ils portent à la France. Qu'on en juge :

 

Le groupe 113 :

J' crie tout haut : " J'baise votre nation "
L'uniforme bleu, depuis tout p' tit nous haïssons
On remballe et on leur pète leur fion.
Faut pas qu'y ait une bavure ou dans la ville ça va péter,
Du commissaire au stagiaire : tous détestés !
A la moindre occasion, dès qu' tu l' peux, faut les baiser.
Bats les couilles les porcs qui représentent l'ordre en France.

 

Ou encore :

Le groupe Sniper :

Pour mission exterminer les ministres et les fachos
La France est une garce et on s'est fait trahir
On nique la France sous une tendance de musique populaire
Les frères sont armés jusqu'aux dents, tous prêts à faire la guerre
Faudrait changer les lois et pouvoir, voir bientôt à l'Élysée des arabes
et des noirs au pouvoir. Faut que ça pète !
Frère, je lance un appel, on est là pour tous niquer
La France aux français, tant qu' j 'y serai, ça serait impossible.

Leur laisser des traces et des séquelles avant de crever.

Faut leur en faire baver v' la la seule chose qu'ils ont méritée.
T'façon j'ai plus rien à perdre, j'aimerais les faire pendre.

Mon seul souhait désormais est de nous voir les envahir.

Ils canalisent la révolte pour éviter la guerre civile.


Vous en voulez d'autres ? Allez voir ICI

 

Heureusement, tous ne sont pas comme ça. Ecoutons Magyd Cherfi, du groupe Zebda :

« Il y a des jours comme ça où on aime la France, où on a envie de chanter la Marseillaise, envie d’être tricolore comme un supporter insupportable. Il y a des jours où on se reproche de pas être assez français. Des jours où on voudrait s’appeler Dupont quand on s’appelle Magyd. Suis-je toqué ? Suis-je choqué ? Oui je laisse se répandre la douleur en mon cœur et reposer ma tête percutée de plein fouet.

C’était un carnage et c’est mon jour de baptême, je deviens solennellement français, c’est dit. Je promets devant le fronton des mairies d’aimer la France pour le pire et le meilleur, de la protéger, de la chérir jusqu’au dernier souffle. Suis-je sonné ? Miné ? Je nais.

Il y a des jours comme ça où même anar on porte un drapeau parce que c’est tout ce qui reste à brandir après l’embrasement et il est bleu blanc rouge. Il y a des jours où on aime ce pays même quand il a tort, même quand il se trompe parce qu’il est nous jusque dans les entrailles.

Des jours comme ça où on aime ce pays, ses hameaux, ses villages, ses monuments aux morts. Des jours où on regrette de pas la ménager la vieille dame aux quatre cents fromages. (…/...) ». Savourez la suite de ce cri d'amour et de fraternité ICI

 

Mais ce n'est pas tout. Ils peuvent aussi compter sur la complicité plus ou moins conscientes de certains « intellos » qui sévissent à longueur de colonnes et de plateaux télé et qui, assimilant l'islam à la « religion des pauvres », se font les thuriféraires des tueurs d'allah. Les attentats que nous subissons font passer ces lèche-babouches du rang d' « idiots utiles » des islamistes à celui de complices. Ces archéo-trosko-gauchos de salon ont remplacé l’œil de Moscou par l’œil de Mossoul. Au fait, Abou Plenel, Abou Joffrin, Abou Askolovitch, Abou Tood et autres Abous de plus petit calibre osent-ils encore se regarder dans une glace ?

 

Que pouvons-nous et que devons-nous faire ? D'abord ne pas succomber à la désunion, à la violence aveugle en rejetant la minorité de culture musulmane qui souffre et redoute autant que le reste des Français les folies de ces tarés. C'est ce que veulent les égorgeurs, il s'agit de ne pas leur faire ce cadeau. Pour cela, il faut aussi prendre réellement la mesure de la misère économique de ces banlieues et mettre le paquet pour y remédier. Quitte à passer, pour cinq ou dix ans, par une certaine « discrimination positive » bien comprise. Il y aurait alors moins de « desesperados » prêts à rejoindre Daesh.

 

Reconquérir tous les territoires perdus de la République. Et d'abord éradiquer ce gangstérisme du trafic de drogue qui est souvent une marche vers l'islamo-fachisme. Et ceci ne peut se réussir qu'avec la participation volontaire des habitants de ces territoires de non droit. Faute de quoi, d'autres arriveront au pouvoir par les urnes et alors la bataille de Paris ressemblera à la bataille d'Alger...

 

François Hollande, comme ses ministres, insiste sur le fait que « nous sommes en guerre » et que nous devons être « impitoyable » avec Daesh. Il faut traduire ces paroles par des actes. Être en guerre, comme dirait La Palice, ce n'est pas être en paix. Et les règles en temps de guerre sont plus brutales qu'en temps de paix. Il faut le savoir et l'assumer. Les ennemis, et ceux qui trahissent en partant combattre aux côté de l'ennemi, ne doivent pas compter sur la mansuétude d'un état de droit « compréhensif » voire laxiste. En temps de guerre, la loi c'est que l'ennemi doit être détruit, « neutralisé », c'est-à-dire tué. Et les traîtres fusillés. Dès lors qu'ils partent lutter aux côté de Daesh, les Français sont des ennemis, des traîtres à leur patrie qui ne doivent absolument pas avoir le loisir de revenir en France. Sinon les pieds devant... Ça refroidira bien des vocations...

 

Puisqu'on est en guerre, il faut se donner les moyens militaires, mais aussi policiers de faire la guerre et de la gagner. Donc doubler les moyens financiers de nos armées qui sont exsangues, mal équipées, pas assez nombreuses. La suppression par Chirac de l'armée citoyenne au profit de l'armée professionnelle a été une énorme konnerie. Y revenir serait très difficile mais on peut envisager la création d'une Garde nationale, sorte de force de réserve à l'armée, mobilisable si besoin pour des besoins de maintien de l'ordre interne, genre Vigipirate. Ce qui soulagerait d'autant l'armée de métier.

 

Une guerre, on ne la fait que si on a des chances de la gagner. Pour gagner celle contre Daesh, il faut constituer un front commun avec tous ceux qui luttent contre ces égorgeurs fous. Sans faire la fine bouche. Donc aussi, évidemment, avec Bachar el-Assad, avec les Iraniens et avec les Russes. Toute autre solution est bidon.

 

Sinon, on psalmodiera encore « Aux larmes citoyens » faute d'avoir eu la force d'âme de chanter à pleine voix « Aux armes citoyens !» 

 

 

VictorAyoli.

 

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13/11/2015

Les toubibs en colère en remettent une couche !

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Les médecins, mais aussi les dentistes en remettent une couche ces jours-ci contre la réforme des professions de santé, avec en ligne de mire le retrait du « tiers-payant ». C'est-à-dire le fait que le médecin serait payé non plus par le patient mais par la Sécu et les mutuelles complémentaires. Ils n'en veulent pas. Pourquoi ? Peur de ne pas être payés, peur des retards de paiement, peur d'avoir trop de paperasses à faire. Ils ont peur aussi, mais ils ne le disent pas, que ce système permette aux patients de voir réellement le montant des dépassements d'honoraires le cas échéant !

 

Une étude réalisée par le Collectif Inter-associatif Sur la Santé (CISS), s'appuyant sur un sondage BVA réalisé au mois d'octobre 2015, devrait leur donner à réfléchir. Ce sondage concerne les « déserts médicaux ». En voici les principaux résultats :

 

- Les premières difficultés que rencontrent les Français pour consulter un médecin sont les délais pour obtenir un rendez-vous. 55% en tout et 62% en zone périurbaine.

 

- Plus de 70 % des Français ont eu des problèmes pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste dans un délai raisonnable. D'abord les ophtalmologistes, puis les dermatologues et les gynécologues.

 

- Face à l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous dans un délai ,raisonnable, 20 % sont allés aux urgences, 15 % ont renoncé à un soin et 10 % ont eu recours à l'automédication.

 

- Près d'un Français sur 5 (19%) a déjà eu recours à un médecin pratiquant des dépassements d'honoraires parce qu'il n'arrivait pas à obtenir de rendez-vous dans un délai raisonnable.

 

- 45 % des Français craignent les conséquences pour leur santé des difficultés à obtenir un rendez-vous médical.

 

- Une majorité des Français pensent que les déserts médicaux (60 %) sont d'abord la conséquence d'une mauvaise répartition des médecins sur le territoire plutôt qu'une insuffisance de médecins formés. Ce pourcentage grimpe à 80 % en zone rurale.

 

- Plus de 7 Français sur 10 (72 %) pensent que les pouvoirs publics devraient intervenir pour réguler la répartition des médecins libéraux sur le territoire. Une attente qui privilégie les mesures coercitives.

 

- 1/3 des Français seraient prêts à recourir à la téléconsultation (visioconférence par internet) auprès d'un spécialiste pour pallier l'insuffisance de médecins. Mais ils refusent à 80% ce système de téléconsultation concernant les généralistes.

 

Contrairement à ce qui existe pour d’autres professions libérales de santé, il n’existe aucun dispositif régulant l’installation des médecins par des critères d’encadrement tenant compte du rapport entre la densité médicale et la densité de population dans les territoires.

Pourtant, des dispositifs de ce type sont appliqués à d’autres professions de santé. Pour les infirmiers, dans le cadre d’un conventionnement avec l’Assurance maladie qui prévoit notamment qu’un infirmier envisageant de s’installer en exercice libéral dans une zone « surdotée » ne le peut que si un infirmier libéral cesse son activité dans cette même zone. Pour les pharmaciens, l’installation d’une nouvelle officine dans un territoire est conditionnée à une autorisation administrative délivrée par l’Agence régionale de Santé en fonction du nombre d’habitants. 

Des solutions existent. L'encadrement de l'installation des médecins en est une. Ce sondage montre que les Français sont 7 sur 10 à considérer à la fois que les règles de répartition des médecins sur le territoire ne prennent pas assez en compte les besoins des patients, mais aussi que les pouvoirs publics devraient intervenir pour réguler cette répartition.

Les médecins qui se crispent sur des positions corporatistes devraient songer un peu plus à ce que souhaitent leurs patients, pardon, leurs clients...

Et rappelons-leur encore une fois que leurs études ayant été payées par la collectivité, il ne serait pas « anormal » qu'ils renvoient un tant soit peu l'ascenseur en acceptant une répartition territoriale plus conforme avec les besoins de leurs patients (pardon, de leurs clients).

 

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11/11/2015

GUERRE A LA GUERRE…

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« Plus que les charges qui ressemblent à des revues, plus que les batailles visibles déployées comme des oriflammes, plus même que les corps à corps où l’on se démène en criant, cette guerre, c’est la fatigue épouvantable, surnaturelle, et l’eau jusqu’au ventre, et la boue et l’ordure et l’infâme saleté. C’est les faces moisies et les chairs en loques et les cadavres qui ne ressemblent même plus à des cadavres, surnageant sur la terre vorace. C’est cela, cette monotonie infinie de misères, interrompue par des drames aigues, c’est cela, et non pas la baïonnette qui étincelle comme de l’argent, ni le chant du coq du clairon au soleil ! » écrit Henri Barbusse dans « Le feu, journal d’une escouade ».

Eh oui, la guerre, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...

La guerre, c'est l'ombre omniprésente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate sous la morsure des rats, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

La guerre, c'est le désespoir du camarade touché et qui attend des secours qui ne peuvent venir.

La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui vous fait penser - lorsque votre voisin d'attaque tombe à côté de vous, haché par une rafale ou la tête explosée par une roquette – qui vous fait crier dans votre pauvre tronche: « Ouf, c'est lui, c'est pas moi ! »

La guerre, ce sont les cris de douleur du camarade touché, les hurlements et les sanglots, les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

La guerre, l'embuscade, c'est le corps qui s'efforce de se rétrécir au delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans la boue de la tranchée, la caillasse du djebel ou la vase de la rizière.

La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui vous cherche, qui va vous trouver. C'est la haine de l'autre, de celui qui veut votre peau. C'est le doigt qui ne relâche plus la détente de votre fusil dérisoire.

La guerre, c'est de la merde.

Pendant la grande boucherie 14-18, les profiteurs et fauteurs de guerre se la faisaient belle. Les grands boulevards de Paris affichaient une vie trépidante; les théâtres, les brasseries, les cafés concerts, les boites de nuits étaient pleins de fêtards…

Pendant que les Français Schneider, De Wendel et autres faisaient discrètement la bringue avec leurs homologues, rivaux et…amis allemands Krupp, Thyssen et autres fabricants de choses en aciers bien pointues, bien aiguisés, qui entrent dans les viandes, qui labourent les chairs, qui brisent les os, qui éclatent les cranes, qui arrachent les yeux, qui explosent en beaux feux d’artifices de mort, la France d’en-bas s’étripait avec l’Allemagne d’en-bas. Pour le plus grand profit des précédents.

La droite la plus bornée, la plus avide, la plus lâche se lâchait, se goinfrait, s’engraissait, se tapissait la tripe de sauces chaudes et onctueuses pendant que les « pauv’cons » se faisaient trouer la viande. C’est cette même droite que l’on retrouvera parmi les vichystes, les patrons et les collabos en 40 pendant que les cocos, au coude à coude avec la droite républicaine gaulliste, se battaient. C’est cette même droite sans vergogne, cupide, inculte, avide, pleine de morgue, qui envisage sans vergogne de s’allier aux collabos du F.Haine

« La guerre est « l’art » de faire s’entretuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent… ». Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée à travers les époques a été superbement illustrée par cette chanson qui marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoyait à l’abattoir pour rien, sinon transcender la connerie humaine, seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

 

La chanson de Craonne

 

Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé

On va reprendre les tranchées,

Notre place est si utile

Que sans nous on prend la pile

Mais c'est bien fini, on en a assez

Personne ne veut plus marcher

Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot

On dit adieu aux civ'lots

Même sans tambours, même sans trompettes

On s'en va là-haut en baissant la tête

 

- Refrain :

Adieu la vie, adieu l'amour,

Adieu toutes les femmes

C'est bien fini, c'est pour toujours

De cette guerre infâme

C'est à Craonne sur le plateau

Qu'on doit laisser sa peau

Car nous sommes tous condamnés

C'est nous les sacrifiés

 

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance

Pourtant on a l'espérance

Que ce soir viendra la r'lève

Que nous attendons sans trêve

Soudain dans la nuit et le silence

On voit quelqu'un qui s'avance

C'est un officier de chasseurs à pied

Qui vient pour nous remplacer

Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe

Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

 

- Refrain:

C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards

Tous ces gros qui font la foire

Si pour eux la vie est rose

Pour nous c'est pas la même chose

Au lieu d'se cacher tous ces embusqués

Feraient mieux d'monter aux tranchées

Pour défendre leur bien, car nous n'avons rien

Nous autres les pauv' purotins

Tous les camarades sont enterrés là

Pour défendr' les biens de ces messieurs là

 

- Refrain :

Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendront

Car c'est pour eux qu'on crève

Mais c'est fini, car les trouffions

Vont tous se mettre en grève

Ce s'ra votre tour messieurs les gros

De monter sur l'plateau

Car si vous voulez faire la guerre

Payez-la de votre peau

 

 Photo X - Droits réservés

 

 

10/11/2015

À BAS LE SPORT !

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Ah ! La belle bande de jocrisses ! Ils « découvrent » que les athlètes russes étaient dopés aux Jeux de Londres. Seulement les athlètes russes ? Peut-être un peu les Kényans... Eh ! Oh ! À qui faire croire ça ? Les autres, non ? Les Chinois, non ? Les Etazuniens, non ? les Anglais, les Français, les Allemands, non? Tous à l'eau claire ? Ben voyons... Et les mêmes « ils » découvrent que d'importantes sommes de pognon ont été subrepticement glissées dans les poches profondes des « zofficiels » du CIO pour qu'ils ferment les yeux, et leur gueule. « Ils » - les me(r)dias, les « zofficiels » - font semblant de s'offusquer devant une réalité que tout le monde connaît : le sport est pourri par le fric !



Et pas seulement aux Jeux Olympiques. Voir les embrouilles qui secouent le foutbole. Et tous les sports professionnels, tous les sports-spectacles sont touchés. Par le fric qui achète l'obtention des grands événements sportifs mondiaux (coupe du monde foot au Qatar par exemple). Par le fric qui met en place des formes toujours plus sophistiqués de dopage, dans tous les « sports » populaires. On ne cherche réellement des poux que sur la tête des cyclistes, mais qu'en est-il du tennis , qu'en est-il du football , qu'en est-il du rugby. Sans oublier les autres sports, tous les autres sports dès qu'ils dépassent le stade (!) de l'amateurisme dilettante.



Churchill disait : « never sport ! ». Attention ce n'était pas un mépris de l'épanouissement du corps mais un refus de sacrifier à cette nouvelle religion qui colonise l'existence de milliards d'individus et impose une manière de penser couplant le culte de la performance et les affaires, particulièrement la publicité. Les sportifs de haut niveau, les « champions » sont les nouveaux dieux de la jeunesse. La plupart des jeunes rêvent d'imiter Zidane, Messi, Armstrong. Même les pires tricheurs sont admirés, voire imités car ils sont des gagneurs, des « winners ». Qu'importe les moyens, seule compte la fin. On ne s'épanouit pas personnellement en s'adaptant aux circonstances de l'existence, mais on imite, on s'identifie à ces modèles fabriqués par le complexe médiatico-publicitaire...

 

Le monde du sport spectacle, c'est la négation de l'imagination et de l'intelligence. Regardez-les les « sportifs » et surtout les « supporters » : on dirait des clones, partout dans le monde. Braillards, violents, racistes, sectaires, intolérants, obéissant à des slogans. Le sport fabrique, façonne, usine « l'homme nouveau » d'Orwell : uniformité de pensée et de comportement, endoctrinement, violence, inculture. Le sport est l'ennemi du peuple.

 

Et les sportifs là-dedans ? Parce qu’il y en a qui y croient, qui se décarcassent pour le rêve d’une médaille… Eh bien on les prend pour des kons. On les traite comme des sous merdes. Dictateurs et « sponsors » les élèvent, les entraînent à des rythmes de fous, les engraissent aux hormones de croissance et autres saloperies bien connues des « sportifs », les fanatisent pour qu’ils se surpassent et écrasent leurs adversaires. Ce sont des champions élevés en batterie, c’est pas du nourri sous la mère ! Tu les fais pisser par terre, ça fait un trou !

 

Faire une activité physique gratuitement, en dilettante, sans autre but que de se mettre au défi, c'est le jeu. Le sport, c'est autre chose. L’invention du sport se situe au XIXème siècle, en pleine révolution industrielle, en vue de rendre les corps et les esprits dociles aux nouvelles formes du travail en usine, de domestiquer les nouvelles couches sociales que l’on met au travail. Il vise à créer un nouveau type d'humain qui mécanise son corps et son esprit en vue de la « performance ». Il faut lui donner un « mental de gagnant ». Et accessoirement le conditionner au fétichisme des marques qui « sponsorisent » les grandes épreuves (Nike, Coca-Cola, Adidas, Lacoste, etc.). Le sport enseigne la soumission à un certain ordre social. Pour arriver à LA performance qui fait bêler les foules abruties des « supporters », tout est bon, et surtout toutes les substances douteuses. Écoutons le footballeur Dhorasso. Il dit : « Il faut être cohérent et un peu honnête. On ne peut pas demander aux gars de battre des records, aux cyclistes de monter des cols à des vitesses incroyables, et tout ça à l’eau claire. Défendre à la fois la course à la performance à tout prix et la chasse au dopage, c’est prendre les gens pour des imbéciles ». Et il est poli Dhorasso...

 

Le sport véhicule des valeurs de droite (compétition, mépris du faible, culte du chef, etc.) et ce CIO – aujourd'hui en cause – comme la FIFA sont des organisations mafieuses d'extrême droite. Les J.O., sont nés dans la cervelle d’un baron aux idées plus que douteuses et ont été portés pendant des années par Samaranche, fruit délicat du franquisme. Ils représentent l’embrigadement, le nationalisme le plus chauvin, une compétition sordide sous-tendue par les drogues fournies par les grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux et grassement commissionnés (notez, j’ai pas dit sponsorisés !) par les marchands de merde mondiaux. Les « villages olympiques » sont autant de ghettos où les robots programmés ne se rencontrent jamais, ne se côtoient pas, ne se parlent pas. Surveillés qu’ils sont par des « entraineurs  kapos ».

 

Le Coubertin (Baron Pierre de…), il était pas mal dans le genre facho, raciste et machiste. Il se proclamait lui-même comme un « colonialiste fanatique ». Il prônait la pratique sportive et physique comme un moyen de redressement de l’esprit. Allez, court coco, et ne réfléchit surtout pas ! Les idées du baron sont pour le moins « pittoresques » :

 « La théorie de l'égalité des droits pour toutes les races humaines conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial. Sans naturellement s'abaisser à l'esclavage ou même à une forme adoucie du servage, la race supérieure a parfaitement raison de refuser à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée. » (The Review of the Reviews, avril 1901).

 « La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète antique honorait les dieux. En faisant de même, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau. » (Pierre de Coubertin, Les Assises philosophiques de l’Olympisme moderne).

 « Une olympiade femelle serait impratique (sic), inintéressante, inesthétique et incorrecte. Le véritable héros olympique est à mes yeux, l'adulte mâle individuel. Les J.O. doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs. » Il a dit ça lors des Jeux Olympiques de 1912 à Stockholm.



Comme quoi les Jeux Olympiques sont une organisation d’extrême droite, destinée à faire du fric et à aveugler les pauvres cons. « Donnez au peuple du pain et des jeux » ! Il a avait tout compris le César.



Bon. Maintenant que j'ai bien bavé sur le sport, je vais vous faire une confidence : j'ai acheté un Peugeot-frères et...je mouds mon café à la main. En changeant de bras pour pas risquer les « moulin-à-café elbow »...

 

Tragique codicille: Le triathlète Laurent vidal est mort a 31 ans

 

 

 

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09/11/2015

COP 21. Les Humains sont de très mauvais Terriens…

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Il se décarcasse notre François. Il veut le réussir son « COP 21 », son grand raout sur le climat. « C’est bon ça, Coco. Si on réussit le coup, même à minima, qu’en plus le chomdu baisse un peu et – chut faut pas le dire ! – si Le Pen monte, c’est du tout bon ! ». Parce qu’on peine à le croire sincère notre plus célèbre scootériste de France. On a déjà entendu Chirac, en d’autres temps, asséner au monde que « la maison brûle et nous regardons à côté »…et ne rien faire pour éteindre l’incendie. Mouais, pas de procès d’intention, Victor.

 

François a demandé à Corinne Lepage de lui faire un rapport sur « Les droits de l’humanité ». Il faudrait aussi penser aux « devoirs de l’humanité », parce que si la maison brûle, c’est bien parce que « l’humanité » lapiniste a le feu au cul et la reproduction démentielle, non ? Corinne Lepage lui a remis son rapport intitulé « Déclaration Universelle des Droits de l’humanité » au mois de septembre. Cette proposition sera présentée par le président français aux Nations Unies. Gageons qu’on en parlera aussi à COP 21.

 

Ces « Droits de l'humanité » différent des Droits de l’homme parce qu’il passe du droit de l’individu à celui de l’espèce. Il s’agit d’établir le droit « pour tous les habitants de la Terre de vivre dans un monde dont le futur n’est pas compromis par l’irresponsabilité du présent ». Ces droits nouveaux impliquent le droit au développement, le droit à la paix (le recours à la force étant interdit en droit international sauf exceptions) et le droit à l'environnement. Ce qui permet de prendre en compte les intérêts des générations à venir en matière de politique environnementale. Ce texte – s’il ne tombe pas dans les limbes -  pourrait donner un fondement à toute action en matière de lutte contre les gaz à effet de serre, inviter à trouver un statut juridique aux réfugiés climatiques, impliquer le financement de l’adaptation aux changements climatiques.

Ces droits s’appuient sur quatre principes et énoncent six droits et six devoirs de l’humanité :

Les principes :

1 - Le principe de responsabilité, d’équité et de solidarité, intragénérationnelles et intergénérationnelles, exige de la famille humaine et notamment des Etats d’œuvrer, de manière commune et différenciée, à la sauvegarde et à la préservation de l’humanité et de la terre.

2 - Le principe de dignité de l’humanité et de ses membres implique la satisfaction de leurs besoins fondamentaux ainsi que la protection de leurs droits intangibles. Chaque génération garantit le respect de ce principe dans le temps.

3 - Le principe de continuité de l’existence de l’humanité garantit la sauvegarde et la préservation de l’humanité et de la terre, à travers des activités humaines prudentes et respectueuses de la nature, notamment du vivant, humain et non humain, mettant tout en œuvre pour prévenir toutes les conséquences transgénérationnelles graves ou irréversibles.

4 - Le principe de non-discrimination à raison de l’appartenance à une génération préserve l’humanité, en particulier les générations futures et exige que les activités ou mesures entreprises par les générations présentes n’aient pas pour effet de provoquer ou de perpétuer une réduction excessive des ressources et des choix pour les générations futures.

Les droits de l’humanité :

5 - L’humanité, comme l’ensemble des espèces vivantes, a droit de vivre dans un environnement sain et écologiquement soutenable.

6 - L’humanité a droit à un développement responsable, équitable, solidaire et durable.

7 - L’humanité a droit à la protection du patrimoine commun et de son patrimoine naturel et culturel, matériel et immatériel.

8 - L’humanité a droit à la préservation des biens communs, en particulier l’air, l’eau et le sol, et à l’accès universel et effectif aux ressources vitales. Les générations futures ont droit à leur transmission.

9 - L’humanité a droit à la paix, en particulier au règlement pacifique des différends, et à la sécurité humaine, sur les plans environnemental, alimentaire, sanitaire, économique et politique. Ce droit vise, notamment, à préserver les générations successives du fléau de la guerre.

10 - L’humanité a droit au libre choix de déterminer son destin. Ce droit s’exerce par la prise en compte du long terme, et notamment des rythmes inhérents à l’humanité et à la nature, dans les choix collectifs.

Les devoirs à l’égard de l’humanité :

11 - Les générations présentes ont le devoir d’assurer le respect des droits de l’humanité, comme celui de l’ensemble des espèces vivantes. Le respect des droits de l’humanité et de l’homme, qui sont indissociables, s’appliquent à l’égard des générations successives.

12 - Les générations présentes, garantes des ressources, des équilibres écologiques, du patrimoine commun et du patrimoine naturel, culturel, matériel et immatériel, ont le devoir de faire en sorte que ce legs soit préservé et qu’il en soit fait usage avec prudence, responsabilité et équité.

13 - Afin d’assurer la pérennité de la vie sur terre, les générations présentes ont le devoir de tout mettre en œuvre pour préserver l’atmosphère et les équilibres climatiques et de faire en sorte de prévenir autant que possible les déplacements de personnes liés à des facteurs environnementaux et, à défaut, de secourir les personnes concernées et de les protéger.

14 - Les générations présentes ont le devoir d’orienter le progrès scientifique et technique vers la préservation et la santé de l’espèce humaine et des autres espèces. A cette fin, elles doivent, en particulier, assurer un accès et une utilisation des ressources biologiques et génétiques respectant la dignité humaine, les savoirs traditionnels et le maintien de la biodiversité.

15 - Les États et les autres sujets et acteurs publics et privés ont le devoir d’intégrer le long terme et de promouvoir un développement humain et durable. Celui-ci ainsi que les principes, droits et devoirs proclamés par la présente déclaration doivent faire l’objet d’actions d’enseignements, d’éducation et de mise en œuvre.

16 - Les Etats ont le devoir d’assurer l’effectivité des principes, droits et devoirs proclamés par la présente déclaration, y compris en organisant des mécanismes permettant d’en assurer le respect.

 

Ce rapport ambitieux – dont on peut s’étonner qu’il n’est pas été proposé plus tôt – n’entrera pas dans les négociations COP 21, mais la présence en France de l’ensemble des responsables politique de la planète est une occasion formidable de le promouvoir afin d’aboutir à une adoption du texte par l'Assemblée générale des Nations unies courant 2016. Comme il s'agit d'une déclaration, et non d'un texte contraignant, il sera plus facile à faire adopter. Á très long terme cependant, la « Déclaration universelle des droits de l'Humanité » pourrait permettre d'édicter des textes contraignants pour les États.

Soyons positif car le pessimisme de la pensée n’empêche pas l’optimisme de l’engagement.

 

Illustration: merci à Michel Ange

06/11/2015

Au bistro de la toile : MA-NI-PU-LA-TIONS !

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- Oh ! Loulle. Quoi de neuf dans tes canards laquais ?

 

- Bof. Les amuse-couillons habituels : les turpitudes supposées de Benzema, des écoliers vauclusiens intoxiqués par du liquide pour cigarettes électroniques, les « doutes » sur la possibilité d'une bombe dans l'avion russe, Omar Raddad, etc. Bref, de la bouillie pour chat prémâchée. Et c’est pareil pour les radios et télés : tous les sommaires sont les mêmes, avec un petit coup de nuance dans la peinture.

 

- Il faut « divertir » le populo Loulle. Du pain et des jeux. C'est vieux comme le monde. Ça consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. On nous met sous le nez Benzema pour nous cacher la privatisation des barrages. Le maître incontesté en la matière est Jean-Pierre Pernaut, grand pourvoyeur de « cerveaux préparés pour Coca-Cola »...

 

- Et pourquoi c'est comme ça Victor ?

 

- Parce que, bafouant les lois sortis de la Résistance, les banquiers, les marchands d’armes, les marchands de béton et autres industriels ont mis leurs griffes sur la presse. Parce que les plumitifs sont payés – mal pour la plupart - pour dire ce que veulent les patrons des organes de presse. Et là, on est loin du programme du Conseil national de la Résistance sur la presse ! Ce que veulent ceux qui tiennent les me(r)dias, c'est imposer aux gens une société qui les prive de leur libertés en les empêchant de s’en rendre compte par exemple en détournant leur attention sur des sujets futiles ou en leur faisant croire que ce sont des mesures nécessaires pour les protéger, tout en causant sans le montrer ce qui nécessite ces mesures de protection.

Quant aux médias qui ne sont pas « dans la ligne », il faut les foutre en bas. D'où l'offensive fiscale contre Médiapart, média encore libre qui dérange et auquel les vautours de Bercy réclament plus de 4 millions. En espérant ainsi le fusiller... D'où Le Monde Diplomatique exclut des aides à la presse.

 

- C'est de la manipulation, tu veux dire...

 

- Exactement. Et ceux qui nous manipulent sont des pros en la matière. Tiens, par exemple, ce que ces voyous cyniques nomment « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. On a vu ça il n'y a pas longtemps... Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics. On est en plein dedans avec Macron.

 

- Mais comment se fait-il que nous soyons si kons ?

 

- Parce qu'on nous rend kons, Loulle! Pour cela il y des méthodes éprouvés. En premier lieu faire appel à l'émotionnel pour court-circuiter le rationnel et donc le sens critique. L’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements… Ainsi la vision ad nauseam du corps de ce pauvre gosse noyé sur une plage turque permet de faire accepter l'invasion des migrants, pour le plus grand profit des patronats avides de main d’œuvre quasi-esclave et de clientèle pour des produits inutiles.

Pour nous rendre kons, la publicité est aussi une arme redoutable. La publicité s'adresse au public comme à des enfants en bas-âge. T'as qu'à écouter la pub des deux débiles vantant je ne sais qu'elle compagnie d'assurance sur France-Inter ! La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Note que plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant.

Ce public, il faut le maintenir dans l'ignorance et la bêtise. Les séries télés et les jeux débilitants sont là pour ça. Les séries matraquent à longueur d'antennes le « mode de vie » de l'Empire étazunien. Les radios déculturent les auditeurs en imposant des sous-merde « musicales » dans la langue du « maître ». Et l'éducation n'arrange pas les choses. Sous la pression de « l'éduquer utile » prôné par les patrons, les programmes de l'école doivent faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. Ainsi de l'implantation de puces RFID a des fins « récréatives ». Ça arrive à grands pas. Il est bon aussi d'encourager le public à se complaire dans la médiocrité, à trouver « cool » le fait d'être stupide, vulgaire et inculte.

 

- Merde, c'est vrai ce que tu dis Victor. Et on ne s'en rend pas compte. On culpabilise même de ne pas « réussir »...

 

- Eh oui Loulle. Le fin du fin c'est de remplacer, dans les boyaux de la tête de la « populace », la révolte par la culpabilité. Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !

 

- Mais enfin Victor, comment « ils » - ceux qui nous manipulent et nous gouvernent – arrivent à nous prendre ainsi pour des kons ?

 

- Parce qu'ils nous connaissent par cœur. Depuis quelques décennies les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes. De plus, l'individu lamba se complaît à se livrer pieds et poings liés à ceux qui le manipulent. Á travers les instruments vicelards que sont les réseaux sociaux, genre facebook ou les gens se livrent entièrement, avec une naïveté confondante, à la cupidité marchande mais aussi aux pouvoirs occultes qui régissent les politiques !

 

- Ben dis donc ! On n'est pas sorti de l'auberge...

 

- Allez, sers ma tournée ! C'est toujours ça « qu'ils » n'auront pas.

 

05/11/2015

Jeunes, vieux, mâles, femelles ! Demandez du chômeur avant que ça manque !

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- Holà ! Sieur Paul Hamploi, qu’avez-vous en rayon 

- De tout, beau sieur Medef, et des pleins bataillons !

Ils baissent bien un peu disent Valls et Hollande

Mais il y a toujours plus d'offre que de demande.

De l’homme, de la femme, du jeune, de l’ancien,

J'ai de tout en rayon, sauf peut-êtr' du Martien !

Du Catégorie A, élevé sous la mère,

Et en plus pour pas cher, c’est vraiment des affaires.

Faut êtr' compétitif, y a de la concurrence :

Travailleurs détachés, clandestins pas trop rances...

Tâtez donc ! C’est du bon ! Et je fais des promos !

J’ai du jeune apprenti pour gratis pro deo,

Et puis du tout-venant, sans beaucoup de diplômes,

Á des prix attractifs, autant femmes que hommes

J’ai du black, du bronzé, sans papiers, mais pas tous,

Pour pouvoir, sans faiblir, faire suer le burnous !

Si vous calculez bien, chaque unité de viande

Docile, bien formée, et très obéissante

Ne vous revient à rien ! Tout gratos ! Tout Bénef !

Qu’est-ce qu’on dit à Macron ? Mon bon monsieur Medef ?

Sans compter qu’avec ça, profitant de la crise

Jetez donc à la rue toutes vos tempes grises !

Les anciens travailleurs, ça pue, ça coûte cher,

Remplacez-les par de la jeune et tendre chair !

- Si fait mais du senior docile et bien formé,

Pas des premières mains, mais point trop abîmés,

Pas trop vieux, ayant des besoins alimentaires,

Je peux leur confier des boulots secondaires

Mais je ne veux payer leur savoir, leur fatigue

Qu’avec quelques kopecks, quelques poignées de figues.

- J’ai tout ça en rayon. Pas cher. Charges comprises.

Mon meilleur pourvoyeur, grâce à vous, c’est la crise !

La crise permettant de beaux plans sociaux,

Qui met les travailleurs au niveau des bestiaux,

Pour goinfrer grassement vos amis actionnaires

Car tout licenciement rend la bourse haussière !

Qu’importe si l’État s’écroule sous la dette

Vous pouvez, au Medef, continuer la fête !

Qu’est-ce qu’on dit à Macron ? Mon cher Monsieur Medef ?

- Un grand merci bien sûr ! J’achète derechef !

 

 

 Photo X - Droits réservés

04/11/2015

Tentative de hold-up sur nos barrages. Remettons-en une couche.

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Il n'est pas inutile de dénoncer les turpitudes gouvernementales, de titiller les médias «mènestrime». Ainsi du cri de rage poussé ici même contre l'inconcevable abandon par la clique Hollande, Ségo, Valls de nos barrages aux banksters et aux multinationales. Les gens de Médiapart en a fait un article de Une creusant avec les moyens qui sont les leurs les tenants et les aboutissants de cette forfaiture. Très bien et saluons cette action.

 

On sait que c'est Fillon, sous l'ère Sarkozy qui, en 2010, s'est engagé auprès de la Commission européenne à privatiser les barrages français. Pouvait-on attendre autre chose d'un gouvernement de droite inféodés aux méfaits des idées ultralibérales ? Mais, bien pire c'est un gouvernement prétendument « de gauche » (Ayraud) qui a relancé l'opération , en promettant à la Commission européenne de privatiser nos installations hydroélectriques en échange de la « bienveillance » de la dite commission concernant nos déficits budgétaires. Notons qu'aucun État européen n'a renoncé à garder la maîtrise de ses barrages, ouvrages stratégiques s'il en est. Comment expliquer que la France soit la seule à ouvrir ses barrages hydrauliques à la concurrence, alors que tous les autres États européens en conservent un contrôle étroit ? L’Allemagne a exclu ses barrages de la concurrence. Les concessions sont octroyées par les Länder pour une durée de 40 à 80 ans. Et la commune dispose d’un droit de veto sur tout nouvel exploitant. La Suède, dont un des opérateurs lorgne les barrages français, a mis ses barrages sous le régime de l’autorisation publique. En Norvège, les exploitations hydrauliques sont obligatoirement accordées à une structure publique pour une durée illimitée. En Autriche, les concessions sont accordées pour une durée de 60 à 80 ans. En Italie, les concessions attribuées à l’Enel, l’électricien historique, sont toutes maintenues au moins jusqu’en 2029. La Suisse, candidate aussi pour reprendre des barrages en France, ne relève pas du droit européen. Lien 

 

Le gouvernement reste sourd à tous ces arguments : il a planqué la privatisation des barrages dans un recoin de loi dite de « transition énergétique ». Autrement dit un gouvernement « de gauche » joue contre son camp et dépouille les citoyens (et contribuables) français d'un de leurs plus beaux fleurons ! Pour noyer le poisson, ils prétendent que l’État reste propriétaire des ouvrages et qu'il ne met en vente que la concession d'exploitation des installations. Baratin, bourrage de crane. Il est évident que les barrages ne partiront pas à l'étranger, mais la formidable rente hydroélectrique,oui ! Ces ouvrages ont été conçus et réalisés grâce au génie et au travail des ingénieurs et des ouvriers français. Peut-on concevoir que maintenant qu'ils sons payés, amortis et très rentables on fasse cadeau de ces montagnes de thunes à des spéculateurs étrangers et à des banksters ? Tout ça pour cunilinguer cette exécrable commission européenne, repaire de technocrates - élus par personne – entièrement au service des multinationales et de la finance !

 

On doit exiger avec la plus grande vigueur de nos « responsables » irresponsables qu'ils renoncent à cette horreur économique et rejetent vertement les prétentions de la commissaire européenne chargée de la concurrence, Margrethe Vestager, qui,, dans une lettre du 22 octobre, adressé à Laurent Fabius, l’informe de l’ouverture d’une enquête sur les concessions hydrauliques accordées en France à EDF. Cette lettre est ici: https://html2-f.scribdassets.com/zpkspv0744uouou/images/1-30556f4cff.jpg

 

Ce diktat doit être rejeté pour des raisons de décence. Au nom de l'utilité publique, les habitants de Tignes, de Savines ont-ils été expropriés et chassés de leurs villages pour finalement satisfaire des intérêts privés voraces ?

Il doit être rejeté pour des raisons de sécurité nationale. Ils sont indispensables à la sécurité énergétique nationale en cas de problèmes graves sur les centrales nucléaires, et à ce titre doivent rester sous juridiction nationale. Et que dire des stocks d'eau indispensables à l'agriculture, mais aussi au refroidissement des centrales nucléaires ? Peut-on les laisser dans des mains étrangères ?


Il doit être rejeté pour des raisons économiques. Ces ouvrages génèrent, en plus de l'électricité, deux milliards et demi de bénéfices. Ces bénéfices vont pour partie à l’État, baissant d'autant ses besoins d'impôts, pour partie à EDF, baissant d'autant les tarifs de l'électricité.

 

Bougeons-nous ! Ne laissons pas ce texte scélérat aller jusqu'au bout. Des élections auront lieu dans quelques semaines. Faisons connaître ce problème à tous les candidats, et sommons-les de prendre position sur ce problème crucial.

 

On peut toujours envoyer ce texte ou d'autres soulevant le problème à nos députés : ils sont sur les charbons ardents lorsqu'arrivent des élections, même si les Régionales ne les concernent pas au premier chef.

 

Pour trouver votre député : http://mondepute.free.fr/cadre_deputes.htm

 

Adresse de l’Assemblée nationale :

Assemblée nationale
126, rue de l'Université 
75355 Paris 07 SP

 

Banzaïe !

 

Photo X - Droits réservés