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06/11/2015

Au bistro de la toile : MA-NI-PU-LA-TIONS !

Buveurs pour net.jpg

 

 

- Oh ! Loulle. Quoi de neuf dans tes canards laquais ?

 

- Bof. Les amuse-couillons habituels : les turpitudes supposées de Benzema, des écoliers vauclusiens intoxiqués par du liquide pour cigarettes électroniques, les « doutes » sur la possibilité d'une bombe dans l'avion russe, Omar Raddad, etc. Bref, de la bouillie pour chat prémâchée. Et c’est pareil pour les radios et télés : tous les sommaires sont les mêmes, avec un petit coup de nuance dans la peinture.

 

- Il faut « divertir » le populo Loulle. Du pain et des jeux. C'est vieux comme le monde. Ça consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. On nous met sous le nez Benzema pour nous cacher la privatisation des barrages. Le maître incontesté en la matière est Jean-Pierre Pernaut, grand pourvoyeur de « cerveaux préparés pour Coca-Cola »...

 

- Et pourquoi c'est comme ça Victor ?

 

- Parce que, bafouant les lois sortis de la Résistance, les banquiers, les marchands d’armes, les marchands de béton et autres industriels ont mis leurs griffes sur la presse. Parce que les plumitifs sont payés – mal pour la plupart - pour dire ce que veulent les patrons des organes de presse. Et là, on est loin du programme du Conseil national de la Résistance sur la presse ! Ce que veulent ceux qui tiennent les me(r)dias, c'est imposer aux gens une société qui les prive de leur libertés en les empêchant de s’en rendre compte par exemple en détournant leur attention sur des sujets futiles ou en leur faisant croire que ce sont des mesures nécessaires pour les protéger, tout en causant sans le montrer ce qui nécessite ces mesures de protection.

Quant aux médias qui ne sont pas « dans la ligne », il faut les foutre en bas. D'où l'offensive fiscale contre Médiapart, média encore libre qui dérange et auquel les vautours de Bercy réclament plus de 4 millions. En espérant ainsi le fusiller... D'où Le Monde Diplomatique exclut des aides à la presse.

 

- C'est de la manipulation, tu veux dire...

 

- Exactement. Et ceux qui nous manipulent sont des pros en la matière. Tiens, par exemple, ce que ces voyous cyniques nomment « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. On a vu ça il n'y a pas longtemps... Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics. On est en plein dedans avec Macron.

 

- Mais comment se fait-il que nous soyons si kons ?

 

- Parce qu'on nous rend kons, Loulle! Pour cela il y des méthodes éprouvés. En premier lieu faire appel à l'émotionnel pour court-circuiter le rationnel et donc le sens critique. L’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements… Ainsi la vision ad nauseam du corps de ce pauvre gosse noyé sur une plage turque permet de faire accepter l'invasion des migrants, pour le plus grand profit des patronats avides de main d’œuvre quasi-esclave et de clientèle pour des produits inutiles.

Pour nous rendre kons, la publicité est aussi une arme redoutable. La publicité s'adresse au public comme à des enfants en bas-âge. T'as qu'à écouter la pub des deux débiles vantant je ne sais qu'elle compagnie d'assurance sur France-Inter ! La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Note que plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant.

Ce public, il faut le maintenir dans l'ignorance et la bêtise. Les séries télés et les jeux débilitants sont là pour ça. Les séries matraquent à longueur d'antennes le « mode de vie » de l'Empire étazunien. Les radios déculturent les auditeurs en imposant des sous-merde « musicales » dans la langue du « maître ». Et l'éducation n'arrange pas les choses. Sous la pression de « l'éduquer utile » prôné par les patrons, les programmes de l'école doivent faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. Ainsi de l'implantation de puces RFID a des fins « récréatives ». Ça arrive à grands pas. Il est bon aussi d'encourager le public à se complaire dans la médiocrité, à trouver « cool » le fait d'être stupide, vulgaire et inculte.

 

- Merde, c'est vrai ce que tu dis Victor. Et on ne s'en rend pas compte. On culpabilise même de ne pas « réussir »...

 

- Eh oui Loulle. Le fin du fin c'est de remplacer, dans les boyaux de la tête de la « populace », la révolte par la culpabilité. Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !

 

- Mais enfin Victor, comment « ils » - ceux qui nous manipulent et nous gouvernent – arrivent à nous prendre ainsi pour des kons ?

 

- Parce qu'ils nous connaissent par cœur. Depuis quelques décennies les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes. De plus, l'individu lamba se complaît à se livrer pieds et poings liés à ceux qui le manipulent. Á travers les instruments vicelards que sont les réseaux sociaux, genre facebook ou les gens se livrent entièrement, avec une naïveté confondante, à la cupidité marchande mais aussi aux pouvoirs occultes qui régissent les politiques !

 

- Ben dis donc ! On n'est pas sorti de l'auberge...

 

- Allez, sers ma tournée ! C'est toujours ça « qu'ils » n'auront pas.

 

05/11/2015

Jeunes, vieux, mâles, femelles ! Demandez du chômeur avant que ça manque !

chair à patron.jpg

 

 

- Holà ! Sieur Paul Hamploi, qu’avez-vous en rayon 

- De tout, beau sieur Medef, et des pleins bataillons !

Ils baissent bien un peu disent Valls et Hollande

Mais il y a toujours plus d'offre que de demande.

De l’homme, de la femme, du jeune, de l’ancien,

J'ai de tout en rayon, sauf peut-êtr' du Martien !

Du Catégorie A, élevé sous la mère,

Et en plus pour pas cher, c’est vraiment des affaires.

Faut êtr' compétitif, y a de la concurrence :

Travailleurs détachés, clandestins pas trop rances...

Tâtez donc ! C’est du bon ! Et je fais des promos !

J’ai du jeune apprenti pour gratis pro deo,

Et puis du tout-venant, sans beaucoup de diplômes,

Á des prix attractifs, autant femmes que hommes

J’ai du black, du bronzé, sans papiers, mais pas tous,

Pour pouvoir, sans faiblir, faire suer le burnous !

Si vous calculez bien, chaque unité de viande

Docile, bien formée, et très obéissante

Ne vous revient à rien ! Tout gratos ! Tout Bénef !

Qu’est-ce qu’on dit à Macron ? Mon bon monsieur Medef ?

Sans compter qu’avec ça, profitant de la crise

Jetez donc à la rue toutes vos tempes grises !

Les anciens travailleurs, ça pue, ça coûte cher,

Remplacez-les par de la jeune et tendre chair !

- Si fait mais du senior docile et bien formé,

Pas des premières mains, mais point trop abîmés,

Pas trop vieux, ayant des besoins alimentaires,

Je peux leur confier des boulots secondaires

Mais je ne veux payer leur savoir, leur fatigue

Qu’avec quelques kopecks, quelques poignées de figues.

- J’ai tout ça en rayon. Pas cher. Charges comprises.

Mon meilleur pourvoyeur, grâce à vous, c’est la crise !

La crise permettant de beaux plans sociaux,

Qui met les travailleurs au niveau des bestiaux,

Pour goinfrer grassement vos amis actionnaires

Car tout licenciement rend la bourse haussière !

Qu’importe si l’État s’écroule sous la dette

Vous pouvez, au Medef, continuer la fête !

Qu’est-ce qu’on dit à Macron ? Mon cher Monsieur Medef ?

- Un grand merci bien sûr ! J’achète derechef !

 

 

 Photo X - Droits réservés

04/11/2015

Tentative de hold-up sur nos barrages. Remettons-en une couche.

barrage de tigne.jpg

 

 

Il n'est pas inutile de dénoncer les turpitudes gouvernementales, de titiller les médias «mènestrime». Ainsi du cri de rage poussé ici même contre l'inconcevable abandon par la clique Hollande, Ségo, Valls de nos barrages aux banksters et aux multinationales. Les gens de Médiapart en a fait un article de Une creusant avec les moyens qui sont les leurs les tenants et les aboutissants de cette forfaiture. Très bien et saluons cette action.

 

On sait que c'est Fillon, sous l'ère Sarkozy qui, en 2010, s'est engagé auprès de la Commission européenne à privatiser les barrages français. Pouvait-on attendre autre chose d'un gouvernement de droite inféodés aux méfaits des idées ultralibérales ? Mais, bien pire c'est un gouvernement prétendument « de gauche » (Ayraud) qui a relancé l'opération , en promettant à la Commission européenne de privatiser nos installations hydroélectriques en échange de la « bienveillance » de la dite commission concernant nos déficits budgétaires. Notons qu'aucun État européen n'a renoncé à garder la maîtrise de ses barrages, ouvrages stratégiques s'il en est. Comment expliquer que la France soit la seule à ouvrir ses barrages hydrauliques à la concurrence, alors que tous les autres États européens en conservent un contrôle étroit ? L’Allemagne a exclu ses barrages de la concurrence. Les concessions sont octroyées par les Länder pour une durée de 40 à 80 ans. Et la commune dispose d’un droit de veto sur tout nouvel exploitant. La Suède, dont un des opérateurs lorgne les barrages français, a mis ses barrages sous le régime de l’autorisation publique. En Norvège, les exploitations hydrauliques sont obligatoirement accordées à une structure publique pour une durée illimitée. En Autriche, les concessions sont accordées pour une durée de 60 à 80 ans. En Italie, les concessions attribuées à l’Enel, l’électricien historique, sont toutes maintenues au moins jusqu’en 2029. La Suisse, candidate aussi pour reprendre des barrages en France, ne relève pas du droit européen. Lien 

 

Le gouvernement reste sourd à tous ces arguments : il a planqué la privatisation des barrages dans un recoin de loi dite de « transition énergétique ». Autrement dit un gouvernement « de gauche » joue contre son camp et dépouille les citoyens (et contribuables) français d'un de leurs plus beaux fleurons ! Pour noyer le poisson, ils prétendent que l’État reste propriétaire des ouvrages et qu'il ne met en vente que la concession d'exploitation des installations. Baratin, bourrage de crane. Il est évident que les barrages ne partiront pas à l'étranger, mais la formidable rente hydroélectrique,oui ! Ces ouvrages ont été conçus et réalisés grâce au génie et au travail des ingénieurs et des ouvriers français. Peut-on concevoir que maintenant qu'ils sons payés, amortis et très rentables on fasse cadeau de ces montagnes de thunes à des spéculateurs étrangers et à des banksters ? Tout ça pour cunilinguer cette exécrable commission européenne, repaire de technocrates - élus par personne – entièrement au service des multinationales et de la finance !

 

On doit exiger avec la plus grande vigueur de nos « responsables » irresponsables qu'ils renoncent à cette horreur économique et rejetent vertement les prétentions de la commissaire européenne chargée de la concurrence, Margrethe Vestager, qui,, dans une lettre du 22 octobre, adressé à Laurent Fabius, l’informe de l’ouverture d’une enquête sur les concessions hydrauliques accordées en France à EDF. Cette lettre est ici: https://html2-f.scribdassets.com/zpkspv0744uouou/images/1-30556f4cff.jpg

 

Ce diktat doit être rejeté pour des raisons de décence. Au nom de l'utilité publique, les habitants de Tignes, de Savines ont-ils été expropriés et chassés de leurs villages pour finalement satisfaire des intérêts privés voraces ?

Il doit être rejeté pour des raisons de sécurité nationale. Ils sont indispensables à la sécurité énergétique nationale en cas de problèmes graves sur les centrales nucléaires, et à ce titre doivent rester sous juridiction nationale. Et que dire des stocks d'eau indispensables à l'agriculture, mais aussi au refroidissement des centrales nucléaires ? Peut-on les laisser dans des mains étrangères ?


Il doit être rejeté pour des raisons économiques. Ces ouvrages génèrent, en plus de l'électricité, deux milliards et demi de bénéfices. Ces bénéfices vont pour partie à l’État, baissant d'autant ses besoins d'impôts, pour partie à EDF, baissant d'autant les tarifs de l'électricité.

 

Bougeons-nous ! Ne laissons pas ce texte scélérat aller jusqu'au bout. Des élections auront lieu dans quelques semaines. Faisons connaître ce problème à tous les candidats, et sommons-les de prendre position sur ce problème crucial.

 

On peut toujours envoyer ce texte ou d'autres soulevant le problème à nos députés : ils sont sur les charbons ardents lorsqu'arrivent des élections, même si les Régionales ne les concernent pas au premier chef.

 

Pour trouver votre député : http://mondepute.free.fr/cadre_deputes.htm

 

Adresse de l’Assemblée nationale :

Assemblée nationale
126, rue de l'Université 
75355 Paris 07 SP

 

Banzaïe !

 

Photo X - Droits réservés

 

03/11/2015

Lu et entendu chez mon coiffeur.

 

oeil dans le dos.jpg

Ma(ir)de in Germany.Devons-nous avoir la larme à l’œil en pensant à feue la « Qualité allemande » ? Voilà que les grosses caisses allemandes rutilantes, genre Audi, seraient, elles aussi, sous le coup d’une tricherie aux States ! Mais ce n’est pas tout. De ce côté de l’Atlantique, c’est le landerneau du milieu chirurgical qui se fait du souci. En effet, un médicament fort utile et usité dans les opérations concernant la rétine rendrait les malheureux patients aveugles ! En France, deux personnes auraient perdu un œil, selon l’annonce du 2 novembre de l’ANSM (agence nationale de sécurité des médicaments). Le produit a d’ailleurs été retiré de la vente le 23 septembre. Il s’agit de l’Ala Octa, une solution aqueuse produite par le laboratoire allemand Alamedics. En Espagne, le médicament allemand a été retiré dès juin dernier, car selon l’agence de sécurité du médicament espagnol, 41 personnes ont été affectés outre-Pyrénées, dont 13 cas de cécité. Ben, ça en fout un coup à la « qualité allemande » mais il faut tout de même relativisé : selon l’ANSM, 75 doses seulement auraient été utilisées en France au cours des trois dernières années.

 

route photovoltaïque.jpgTransition énergétique. Parait que l’électricité voltaïque a de nouveau le vent en poupe, bien que le prix de rachat par l’EDF du courant fourni au réseau ait drastiquement chuté. Dans ce cadre, en voilà une nouvelle qu’elle est bonne : après plusieurs années de recherche, l’entreprise Colas, en partenariat avec l’Institut national de l'énergie solaire a mis au point Wattway. Il s'agit du premier revêtement routier photovoltaïque. Il s’agit de recouvrir les routes – avant tout les autoroutes – de dalles qui intègrent des cellules photovoltaïques. Les pavés sontdirectement collés à la route déjà existante. Ils prennent le soleil toute la journée et produisent donc de l’électricité. On roulera ainsi sur une jolie route bleutée qui, espérons-le, ne sera pas trop glissante ! Et ne nécessitera pas trop de nettoyage… Si l’on en croit Philippe Raffin, à l’origine du projet chez Colas, ce dispositif pourrait aussi proposer des possibilités séduisantes pour les particuliers : en équipant de ces dalles magiques l’équivalent de deux places de parking, on pourrait assurer l’éclairage (mais pas le chauffage) d’un pavillon ! Et la couverture de toutes les autoroutes suffirait pour les besoins du pays ! Plus séduisant que l’EPR, non ?

 

 

patacul.jpgPatacu-au-roundeup ! Selon une étude menée par des scientifiques de l'université de La Plata, en Argentine, il y aurait de l'herbicide dans la plupart des tampons hygiénique que les femmes utilisent chaque mois ! Des pataculs au round-up ! Selon les chercheurs argentins la majorité (85%) des tampons et serviettes hygiéniques contiennent du glyphosate. Ce terme ne vous dit rien ? C'est pourtant le désherbant le plus utilisé au monde, commercialisé sous le nom de Roundup par le géant américain Monsanto. Problème, cet herbicide est classé comme cancérogène probable par l'OMS. Est-ce pour autant dangereux pour la santé ? Les muqueuses sont des voies de passages privilégiés pour les agents extérieurs nocifs. Tout au long de sa vie, une femme utilise des milliers de tampons, et 24h/24 pendant ses règles. La muqueuse du vagin, est comme la muqueuse de la bouche : elle favorise au plus haut point l'absorption des molécules qui s'y trouvent. Il existe d'ailleurs beaucoup de médicaments prescrits pour une résorption par voie muqueuse. Dans ces conditions d'un contact étroit 24h/24 pendant plusieurs jours, les risques d'intoxication avec ce Perturbateur Endocrinien sont importants. Et l'on sait que les femmes, les enfants et les fœtus sont hypersensibles aux PE. On comprend que les femmes aient quelques légitimes inquiétudes…

 

 

Euthanasie non-volontaire en Belgique ? Les médecins de soins intensifs réclament ce droit à tuer aussi pour des patients qui ne souffrent pas et ne l’ont pas demandée. Après l’autorisation de pratiquer l’euthanasie sur les enfants sans limite d’âge, voici que la Belgique s’apprête à franchir un pas de plus : l’ « euthanasie involontaire », sans le consentement du patient ! Mais, prétendent les pourvoyeurs de mort douce, cela ne doit pas être interprétée comme une tentative de tuer, mais comme un acte humain pour accompagner le patient en fin de vie. Ben voyons !  On a déjà le droit de mourir, mais en Belgique, bientôt on aura le « devoir de mourir » ! On comprend que les vieux tremblent lorsqu’on veut les envoyer à l’hosto ! La route de l’enfer est grand ouverte outre-quiévrain…

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Illustrations X - Droits réservés

 

 

02/11/2015

DIKTATS ! Bruxelles SOMME la France de vendre NOS BARRAGES aux banksters !

barrages en france.png

 

 

En 2010, Fillon s’est engagé auprès de la Commission européenne à privatiser les barrages français. Comme depuis, rien n’a été fait, les satrapes de Bruxelles enjoignent la France de libéraliser les concessions hydroélectriques, actuellement confiées pour l’essentiel à l’opérateur national, EDF. « Vous avez deux mois pour mettre en vente vos concessions hydroélectriques » ! Sinon ils menacent de faire panpan-cucul aux têtes-d’œufs qui nous « gouvernent ». Privatisez ! Privatisez ! PRIVATISEZ ! qu’ils braillent les charognards de Bruxelles au service des banksters ! Et, comble du cynisme, ils prétendent même interdire à EDF de participer à l'appel d'offres!!!

 

Et qu’est-ce qu’ils vont faire nos Pinocchio (François, président et Ségo, son ex et ministre de l’écologie) qui, visitant actuellement les barrages géants en Chine pour cause de CAP 21, sont décisionnaires sur ce dossiers ? On les attend au virage. L’Allemagne, dans la même situation, a vertement envoyé paître les Euronuisibles, imposant la prééminence de ses länders au niveau de la propriété de ses barrages. Ségo, elle, propose de mettre en place des Sociétés d’économies mixtes (SEM) pour que l’Etat garde la main. Mais ça ne suffit pas aux marionnettes bruxelloises qui veulent à toute force refiler le somptueux gâteau aux multinationales et aux consortiums financiers qui les agitent…

 

Parce qu’il est bon le gâteau national des barrages ! Il y a longtemps que les gros consortiums privés louchent avec gourmandise l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques françaises. Il y a longtemps que leurs lobbies dépensent des montagnes de pognon pour arriver à leurs fins : mettre leurs sales pattes sur ce savoureux gâteau national. Parce qu’ils savent que les barrages - grâce aux investissements accomplis par des générations de bâtisseurs et avec l’argent des contribuables – sont très rentables : l’excédent brut des concessions est de 2,5 milliards par an ! Ce qu'on appelle la « rente hydroélectrique » est d'au moins 1,25 milliard d'euros par an. En voilà de la belle et bonne thune à se mettre dans les fouilles ! Du fric qui nous appartient, à nous, citoyens contribuables !

 

L'hydroélectricité, c'est une grande histoire française, celle de la « houille blanche » et de l'industrialisation des vallées de montagne. Des ouvrages pharaoniques qui redonnaient de la fierté et de la confiance en leur pays à tous ces Français qui sortaient de cinq années de malheur, de destruction et de honte. Ceux qui on des cheveux blancs et un peu de bide se souviennent de la fierté nationale des mises en eaux des barrages  de Génissiat, de Donzère, de Serre-Ponçon, de Tignes, de Bort-les-Orgues, de Naussac, etc. Actuellement, ces ouvrages sont parmi les piliers de la politique énergétique de la France. Les ouvrages hydroélectriques représentent 20 % de la puissance installée du mix électrique, ce qui est considérable. C'est 12 % de l'électricité des Français et 20 % de la production nationale d'énergie renouvelable ! C'est aussi 66 % de la capacité de pointe, c'est-à-dire un moyen de production flexible, disponible presque instantanément pour faire face à l'évolution structurelle de la consommation électrique. Et c’est tout cela que les Euronuisibles veulent brader au privé !

 

Et ce n'est pas tout. L'électricité produite par les barrages est de loin la moins chère. De 20 à 30 euros le mégawatheure, soit nettement plus compétitive que le prix de l'électricité nucléaire. Cet avantage profite aujourd'hui à tous les consommateurs d'électricité puisqu'il intervient dans le calcul des coûts de production d'EDF. Mais la mise en concurrence des barrages se traduira obligatoirement par une hausse du prix de l’électricité pour nous, les consommateurs finaux ! Oh ! Ci-devant camarade François, tu crois que c’est pour ça qu’on t’a élu ?

 

Et puis, il y a une question de sécurité. Peut-on croire, sans être d’une naïveté imbécile, que les fonds privés veulent produire de l’électricité propre ? Peut-on faire confiance au privé pour entretenir et investir dans l’entretien et l’équipement des barrages ? Alors que leur seul objectif est de faire des flots de thunes avec ces ouvrages ! Eh ! Ceux qui habitent en aval des barrages, achetez des gilets de sauvetages, priez si c’est votre truc ou déménagez !

 

La France va-t-elle sans broncher livrer au « marché » c’est-à-dire à la dictature du profit à court terme une part essentielle de notre souveraineté énergétique ?

 

Et de notre fierté nationale !

 

Mais nos "dirigeants" savent-ils encore ce que ça veut dire ?

 

Illustration X - Droits réservés

 

30/10/2015

Sarko : Bons baisers de Moscou.

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Françaises, Français, mes chers compatriotes.

Je reviens de Russie où j’ai accepté de parler – moi – avec mon ami Vladimir. Il en a convenu avec moi : l’heure est grave. L’Europe tremble sur ses bases, le monde se déchire, la misère guette, la guerre rode. Et mes talonnettes me font mal… 

Oui mais…  

Oui mais la France, dans les circonstances les plus dramatiques de sa glorieuse histoire, a toujours su trouver son sauveur, a toujours su relever la tête et renverser les obstacles grâce à ces hommes providentiels de qualité exceptionnelle qu’elle génère.

Clémenceau, Jaurès, De Gaulle, Coluche… Je salue ces grands hommes qui ont sauvé la France éternelle lorsqu’elle était au bord de l’abime. Comme eux, moi, Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, face à l’abime, je vous propose, mes chers compatriotes, de faire un pas en avant ! 

Dans un moment d’égarement, vous m’avez préféré un ectoplasme invertébré. Vous voyez le résultat. Pourtant, le bilan dont je peux m’enorgueillir n’est-il pas suffisamment éloquent ?

Qui a obtenu le formidable record de 4,4 millions de chômeurs ? Moi. Battu par l’Usurpateur, il est vrai, mais avec mes méthodes !

Qui a doublé la dette de la France, la portant à près de 2000 milliards ? Moi.

Qui a atteint des déficits commerciaux record? Moi.

Qui a fait baisser efficacement votre pouvoir d’achat ? Moi.

Qui a largement aggravé l’accès à la santé ? Moi.

Qui a saccagé avec constance et opiniâtreté les services publics ? Moi.

Qui a augmenté l’insécurité ? Moi.

Qui a fait exploser la précarité ? Moi.

Qui a laminé la culture, les loisirs, l’art de vivre ? Moi.

Qui a fliqué toute la population ? Moi. Encore que l’Autre fasse fort de ce côté…

Qui a instauré la brillante république des copains et des coquins ? Moi.

Qui a vendu les bijoux de famille de la France aux glorieux humanistes du Fouquet’s ? Moi.

Qui, en ramenant la France dans le commandement intégré de l’Otan, a ravagé l’héritage gaulliste d’indépendance du pays et a mis la France au rang de larbin des Zétazuniens ? Moi.

Qui a aboyé et bougé la queue pour plaire en se mettant à plat-ventre devant l’Allemagne de  Madame Merkel ? Moi. Quoique Flamby fait fort aussi à ce niveau…

Qui a donné aux jeunes Français l’opportunité de se faire tuer pour rien en Afghanistan, pas comme l’autre qui s’entête à gagner des guerres en Afrique ? Moi.

Qui a aidé, grâce à notre glorieuse armée et avec vos économies, les « rebelles » libyens à instaurer un état islamiste grâce auquel les femmes apprécient maintenant le bonheur de ne pas risquer de coups de soleil sous la burqa et de vivre en harem sous la charia ? Moi.

Qui a donné une saine occupation au Sahel à toutes les bandes qui ont pillé les arsenaux de Kadhafi ? Moi.

Qui a ouvert toutes grandes les portes de l’émigration invasive de l’Europe en semant le chaos en Libye ? Moi.

Qui est le roi des « affaires » : L'affaire Karachi Gate , l'affaire Takieddine, l'affaire Bettencourt, l'affaire Woerth (l'hippodrome de Compiègne), le scandale de Tapie, l'affaire Clearstream, les affaires Wildenstein, les voyages de Michèle Alliot-Marie en Tunisie, le scandale Joyandet, la nomination de Jean Sarkozy, les cigares de Christian Blanc, les condamnations d'Hortefeux, la légion d'honneur du couturier de Sarkozy, la légion d'honneur de l'expert comptable d'Éric Woerth, la légion d'honneur de Jacques Servier, la légion d'honneur de Patrick de Maistre (gestionnaire des Bettencourt), le scandale de Georges Tron, l'espionnage du Monde, le fiasco et le coût des vaccins contre le H1N1, la circulaire Hortefeux sur les Roms, l'espionnage de Médiapart, l'affaire des fadettes, la circulaire Guéant sur les étudiants étrangers, etc. etc. Moi !

Qui… ?

Qui… ?

Qui… ?

 

Moi!

Moi!

Moi!

 Il suffit d’ouvrir les yeux, Françaises, Français, pour se rendre compte de l’énorme réussite qu’a été mon quinquennat. Comparez plutôt à Flamby qui appauvrit les riches et marie les pédés. 

Ne suis-je pas l’homme providentiel que le monde attend ?

Française, Français, n’ayez pas peur, je suis là.Je suis prêt à vous aimer une fois de plus, profond et sans vaseline !

Vile la République !

Vile la France !

Vive Moi !

 

  

Illustration X – Droits réservés

 

28/10/2015

Haro sur la viande rouge et la charcuterie !

viande roti de boeuf.jpg

 

Poudre aux yeux pour planquer les méfaits des perturbateurs endocriniens et...le TAFTA. On nous gonfle les aliboffis avec la viande rouge et la bonne charcutaille cochonnière qui seraient cancérogènes, on nous bassine avec les dangers du diesel et...on passe sous silence un ennemi autrement plus dangereux, plus sournois, agissant en douce sur les générations à venir : les P.E. (les Perturbateurs endocriniens). Kézako ?

 

Les perturbateurs endocriniens, vous connaissez ? Non ? Mais si voyons. Ils sont partout. On les affuble de noms bizarres : parabènes, phtalates, bisphénol A, dioxines, etc. Les gens soucieux de la bonne qualité de la viande humaine gueulent et arrivent même en en freiner l'utilisation. Comme l'affaire des biberons au bisphénol A. Ces foutoirs chimiques sont partout dans les produits de tous les jours que fabrique la toute puissante industrie pétrochimique : dans les emballages des produits alimentaires de la grande distribution, dans les bouteilles en plastiques, dans les lingettes pour bébés, dans les produits cosmétiques (crèmes, parfums), dans les produits de nettoyages, dans les vernis et peintures. Bref, partout. C'est ainsi que l'air de l'intérieur de nos habitations est plus pollué que l'air du périphérique !

 

Bon, d'accord. Mais quel sont les effets de ces petites bêtes pas très sympathiques ? Ben, elle rousiguent notre système hormonal. Agissant à très petites doses, les P.E. altèrent nos fonctions essentielle comme la croissance, le développement, le comportement et l’humeur, la production, le sommeil, la circulation sanguine, la fonction sexuelle et reproductrice. Le constat le plus spectaculaire étant la baisse de fertilité dû à la mauvaise qualité du sperme. Le foutre ne vaut plus rien ! Les données sont connues, brutales : la qualité du sperme s’est effondrée de moitié en cinquante ans, ou encore le nombre de diabètes a doublé en vingt ans dans les pays riches, et certains cancers explosent. Les causes ? Variées sûrement. Il n’empêche, pour la communauté scientifique, il ne fait guère de doute que ces perturbateurs endocriniens (PE) jouent un rôle essentiel.

 

Mais alors, pourquoi on ne les interdit pas ces produits ? Parce qu'on ne touche pas facilement aux redoutables industries pétrochimique et pharmaceutique. La question est : ce produit est dangereux, mais si on le retire, quel sera l'impact économique de ce retrait ? Le pognon des multinationales passe avant la santé publique de la populace ! Les données scientifiques sont là, elles sont pourtant ignorées par les décideurs publics, comme si le doute devait systématiquement profiter aux intérêts de firmes commercialisant tel spray ou tel détergent de baignoire plutôt qu’à la santé des personnes.

 

Et que fait l'Europe à ce sujet ? Ben, rien bien sûr ! La Commission européenne est littéralement assiégé par les lobbies industriels. Et l'arrivée de Junker n'a rien arrangé, on s'en doute. Les industriels ont technicisé à outrance le débat, jusqu'à le rendre incompréhensible aux yeux des citoyens. Faites donc confiance « à ceux qui savent ». Ben voyons ! La bataille a été féroce à la Commission entre les Directions de l'Environnement et de la Santé cette dernière étant acquise aux thèses des industriels. Puis finalement, la Commission (de Barroso à l'époque, juin 2013) a tranchée : elle a décidé...de ne rien décider, en demandant une énième « étude d'impact »... Depuis, on attend toujours...

 

On attend quoi ? Ben, la signature du TAFTA bien sûr ! S'il est signé, les conséquences vont être dramatiques concernant – entre autres – les perturbateurs endocriniens :

  • Renforcement de la protection de la propriété intellectuelle, alors que celle-ci est déjà de plus en plus protégée depuis une vingtaine d’années, au profit des labos pharmaceutiques et au détriment des patients.

  • Fin de la transparence sur les essais cliniques, alors que celle-ci est essentielle pour espérer éviter de nouveaux scandales sanitaires à venir.

  • Absence de régulation sur les perturbateurs endocriniens quand ceux-ci ravagent déjà la santé des Européens et une libéralisation sans contrôle des OGM, comme cerise amère sur un gâteau déjà peu ragoutant.

 

C'était notre petite chronique sur les bienfaits du traité de libre-échange entre les États-Unis et l’Union européenne qu'on l'appelle TAFTA (TransAtlantic Free Trade Agreement) ou TTIP (TransAtlantic Trade on Investment Partnership), ce « machin » au service des multinationales, encensé par la Commission européenne, la droite ultralibérale et certains « socialistes », mais craint et rejeté par la majorité de la population européenne.

 Liens:

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1433273-tafta-tt...

http://www.liberation.fr/planete/2015/10/07/perturbateurs-endocriniens-comment-les-lobbys-ont-gagne_1399272

http://corporateeurope.org/sites/default/files/toxic_lobby_edc_1.pdf

 

http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Intoxication-9782707186379.html

 

 

 


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22/10/2015

Qualité allemande ? Ou mairde in Germany ?

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Ah ! Mon pauv’monsieur, tout fout le camp… Voilà que la célèbre « qualité allemande » s’inscrit aux abonnés absents. Il a bonne mine le « bon élève » de l’Europe, le modèle de nos « zélites » !

Volkwagen, champion du monde de la triche.

La tenue de la Coupe d’Europe de foot de 2006 en Allemagne soupçonnée d’avoir été achetée.

La très « respectable » Siemens attrapée la main dans le sac, payant des millions de pots-de-vin pour obtenir des contrats en Grèce.

Et voilà – cerise sur la choucroute – que la Deutsche Bank vire par erreur six milliards de dollars à des banksters yankees !

 

Comme chacun sait, lorsqu’ils déraillent, nos cousins germains ne font pas dans la dentelle. Ainsi Volkswagen, numéro 1 de l’automobile mondiale, entreprise citée en exemple par tous les patronats du monde, organise sciemment la triche à la pollution et à la consommation. On peut penser qu’une équipe d’ingénieurs créatifs a été constituée pour une mission discrète : mettre en place un logiciel bien planqué destiné à tromper les contrôles pollution et consommation. Et pas qu’un peu : la pollution réelle étant 40 fois supérieure à celle constatée par les contrôles ! Qu’on n’essaie surtout pas de nous faire croire que ces grosses têtes auraient fait ça sans que leur hiérarchie ne soit au courant. Et des soupçons concernant tous les nouveaux modèles dont la mise sur le marché est retardée. Résultats : une entreprise gravement décrédibilisée, massacrée en bourse, en butte à des milliers d’actions en justice.

Qualité allemande ? Ou mairde in Germany ?

 

L’obtention de la Coupe du monde de football 2006 aurait été « facilitée » par des valises d’espèces sonnantes et trébuchantes !  L'ancien patron d'Adidas, Robert Louis-Dreyfus, aurait versé l'équivalent de 6,7 millions d'euros à la fédération allemande de foot DFB en 2000, pour alimenter une caisse noire afin d'acheter des voix au sein de la Fifa et d'assurer l'attribution de l'événement à l'Allemagne, a révélé le Spiegel, magazine allemand qui fait référence. Et voilà la vertueuse Allemagne au centre du scandale de la Fifa. Vrai ? Faux ? Vérité ? Intox ? Qui lo sa… En tout cas la réputation d’intégrité germanique en prend un sacré coup.

Qualité allemande ? Ou mairde in Germany ?

 

En Grèce - pays martyrisé par l’Allemagne - voilà que 64 suspects sont en procès concernant des versements de pots de vin par le géant allemand Siemens. Treize sont des ressortissants allemands, cadres de la société mère. Parmi les suspects, l'ancien homme fort de Siemens Hellas (Siemens Grèce), Michalis Christoforakos, qui s'est enfui en Allemagne et que les autorités allemande avaient refusé d'extrader vers la Grèce sur demande des autorités grecques. Les accusations font référence à du "blanchiment d'argent" et à de la "corruption active et passive". Selon la décision des juges, Siemens aurait versé dans les 70 millions d'euros pour décrocher un contrat et pour numériser le réseau de télécommunications public grec de l'époque, OTE. Le contrat "Convention 8002" avait été signé en 1997. Et qu’en pense le vertueux sinistre de l’économie Chat-au-bleu, bourreau des Hellènes ?

Qualité allemande ? Ou mairde in Germany ?

 

Et voilà que la plus puissante banque allemande, la prestigieuse Deutsche Bank, se retrouve dans la mouïse jusqu’au cou. Un « employé » aurait par mégarde, versé 6 milliards de dollars à un fonds spéculatif étazunien ! …teng ! Ça c’est de « l’erreur » de tête de gondole ! Une « erreur de frappe » en championnat (je n’ose pas dire en coupe d’Europe, ça craint !), pas en amical ! La Deutsche Bank n’en est pas à son coup d’essai. Elle est impliquée dans 6.000 affaires judiciaires dans le monde, dont plusieurs scandales financiers comme la manipulation des taux interbancaires Libor et Euribor, une affaire de blanchiment d’argent pas très net en Russie, des transactions avec l’Iran sous embargo, etc.

Qualité allemande ? Ou mairde in Germany ?

 

Bon. N’en jetons plus. Ne parlons même pas de cette décision « pittoresque » d’accueillir en Allemagne 800.000 « réfugiés » par an pour satisfaire la demande du patronat avide de chair fraiche, travailleuse, peu revendicative, pas chère, taillable et corvéable à l’envie…

 

Soyons généreux avec nos cousins germains. Mais de grâce ne les prenons plus, naïvement, pour exemple.

 

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20/10/2015

Mon toubib chez les ploucs.

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Il m’arrive d’aller chez mon toubib « référent ». Il me prend la tension, me demande si ça va, je lui réponds oui, alors il regarde ma fiche sur son ordinateur (financé par la collectivité) et renouvelle l’ordonnance sur les quelques médicaments qu’il me prescrit, sans vérifier si ces médicaments ne sont pas considérés comme ne servant à rien par l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé). Je lui donne ma Vitale et paie 23 euros pour ce service qui dure en gros cinq minutes. (Quand je vais voir mon toubib « chez les ploucs », au fin fond de la Lozère, l’été, ça dure plus longtemps et c’est plus sérieux comme examen…). Puis je vais chez mon potard qui me délivre les poutchingues ordonnées par le toubib. Là encore je donne ma Vitale et…je ne paie rien.

 

Ce qui marche très bien avec les pharmaciens rend littéralement fadas les toubibs ! Ils ont manifesté il y a quelques jours. Ils ont fait une grève largement médiatisée. Leurs élections professionnelles ont fait une large place aux opposants les plus radicaux de cette mesure de la loi Santé : instituer le tiers payant chez les médecins. Ils pourrissent littéralement la pauvre Marisol Touraine, leur ministre de tutelle, qu’ils nomment très élégamment « MST ». Etrange. Etrange. Qu’est-ce que ça cache ?

 

Leur argument principal : retards de paiement, paperasserie supplémentaire. Ils diffusent des tracts incendiaires dans le but de retourner l’opinion largement favorable au tiers-payant, balançant des mensonges patents du genre :  « mon médecin aura moins de temps pour m’écouter et me soigner à cause du travail administratif supplémentaire »,  « je ne choisirai plus mon médecin généraliste », « je ne choisirai plus les autres médecins spécialistes », « mon médecin ne pourra plus prescrire librement ce qui est bon pour ma santé », « le tiers payant a un coût mais c’est moi qui vais le payer », « mes données de santé ne seront plus soumises au secret », « finalement, ce qui sera bon pour ma santé sera décidé par l’administration et les mutuelles ». Toutes assertions hors de la loi Santé et relevant du fantasme et même du bourrage de crâne.

 

En fait, les toubibs ont peur de regarder la réalité en face : leur situation « libérale » est une aberration puisqu’ils sont en fait payés par les prélèvements obligatoires à travers la Sécu (et les mutuelles), faisant en fait d’eux des fonctionnaires qui refusent de l’admettre. Les médecins ont en charge un service public et ont des obligations : avoir une localisation qui fait que tous aient accès à un médecin sur territoire, faire des soins à un tarif opposable. Obligations qui sont loin d’être tenues. Au niveau tarif, si tel généraliste conventionné prend 23 euros, tel autre non conventionné prendra 40 euros pour le même boulot. Au niveau localisation, pour ce que je connais, en Provence, dans ma région avignonnaise, il y a pléthore de toubibs. Mais en Lozère, l’été, après deux Roumaines et un an sans personne,  il y en a un au plus proche village (8 km), un Espagnol, très compétent et attentif à ses patients (en non à ses clients). Son cabinet est mis à sa disposition, ainsi que son logement, par la municipalité. Et les « ploucs » sont bien contents.

En France la médecine est organisée de façon paradoxale : fonctionnement totalement libéral mais avec un financement public. Résultat : certaines régions ont vu la moitié de leurs cabinets fermer. Á l’horizon 2025 il y aura moins de 23.000 généralistes en cabinet contre 56.000 aujourd’hui. Les jeunes étudiants délaissent la spécialité « généraliste » pour d'autres plus glorieuses, plus rémunératrices.

Sont-ils réellement à plaindre, ces enfants gâtés de notre société ? La collectivité – donc nos sous - paie leurs longues études. Ne serait-il pas normal qu'en retour les toubibs acceptent au moins pour quelques années de s'installer là où leur présence serait la plus nécessaire ? Mais il est plus « sexy », plus confortable, plus rémunérateur de s'installer à Paris, Nice, Aix ou Avignon plutôt que dans le Nord, la Creuse ou la Lozère... Alors, lorsqu'on aura le temps, on les plaindra...

 

Est-il anormal que la collectivité qui les paie veuille avoir un droit de regard, voire de contrôle sur leur localisation ainsi que sur leur activité ?

 

Rappelons qu’en plus de leur paiement à l’acte, les médecins touchent un forfait plus que conséquent (5.000 euros par mois en moyenne) s’ils respectent des « objectifs de santé publique » comme l’informatisation du cabinet, la prescription de médicaments génériques, la vaccination des anciens contre la grippe, le dépistage des cancers du sein et du colon, etc. Mais ils sont aussi contrôlés s’ils prescrivent trop de médicaments aux vieux, trop de transports sanitaires pas indispensables, trop d’arrêt maladie, etc. On voit donc que les médecins « libéraux » ne sont pas si libres que ça. Ce qui est normal et logique compte tenu de qui les paie !

 

Une autre de leurs griefs : être à la merci des mutuelles. Ce qui n’est pas faux et recevable. Et tient, coucou, le revoilou ! L’une des plus redoutables des mutuelles - Malakoff Médéric – dont le patron est… Guillaume Sarkozy, oui, monsieur frérot prétend « contrôler les gestes médicaux », « accéder aux données individuelles des assurés », « adapter les cotisations aux comportements individuels des assurés ». Mais il n’y a rien, dans la loi Touraine, qui conforte ces prétentions de mutuelles quoi ont depuis longtemps perdus leur vocation d’économie « sociale et solidaire » et qui ne jurent plus que par le fric. Elles sont les armes les plus dangereuses oeuvrant pour ce dessein de toujours des assureurs et financiers privés : la mise à mort de la Sécu et son remplacement par les assurances privés. Et la gauche au pouvoir (??!!) n'est pas la dernière à participer à ce dépècement de l'un des fleurons de notre modèle social. Le plan massif d'allègement des cotisations sociales (plus de cotisation sociales employeurs pour le smic et rabotage significatif jusqu'à 1,6 smic, etc.) sans qu'un financement ne soit trouvé est significatif de cette collusion de « J'aime l'entreprise » avec le Medef.

La tactique pour la mise à mort de la Sécu ? On ruine celle-ci (qui pourtant arrive à baisser son déficit!) de façon à la déconsidérer vis-à-vis des assujettis ; parallèlement, on prend prétexte de ce déficit abyssal pour baisser les taux de remboursement des médicaments, voire on dérembourse des médicaments considérés comme peu efficaces ; le résultat est un transfert du remboursement du reste à payer sur les assurances dites « complémentaires ». Ce faisant, on habitue le cotisant à s'appuyer de plus en plus sur les assurances privées et à critiquer la Sécurité sociale. C'est de l'action psychologique destiné à préparer les cerveaux (déjà karchérisés par la télé et les merdias) à l'abandon progressif de la Sécu.

Dans cette stratégie, il est des dispositions qui sont présentés comme des « avancées sociales » et qui sont tout le contraire. C'est le cas de l'Accord national interprofessionnel (ANI) qui rendra obligatoire, à dater du 1er janvier 2016, l'adhésion des salariés à une assurance complémentaire santé d'entreprise. Mumm ! La bonne soupe pour les assurances privées, au détriment de la protection sociale collective ! Un énorme gâteau.

Des millions de salariés vont ainsi être obligés de souscrire des contrats collectifs d'entreprise gérés, évidemment, par les assurances privées. Le Conseil constitutionnel a en effet imposé qu’en absence d’accord d’entreprise ou de branche, la complémentaire santé soit choisie par l’employeur. Des grands groupes vont donc balayer les petites mutuelles pour se partager la gamelle ! Cette pseudo avancée sociale va accroître les inégalités entre salariés puisque la couverture différera d'une entreprise à l'autre. Il va de soi que les employeurs opteront pour une couverture limitée à un panier de soins minimum ; dès lors, les salariés qui voudront plus de couverture...devront se payer un complémentaire supplémentaire ! Au fou ! Mais tout ça, on ne vous le dit pas dans les merdias aux ordres...

Oui mais alors, on fait quoi ? On rend toutes ses prérogatives à la Sécurité sociale. A défaut d'un remboursement à 100 % - ce qui devrait être pourtant la norme – il suffit de créer, au sein de la Sécu, un département d'assurance volontaire, couvrant le remboursement de ce qui ne serait pas pris en compte par la Sécu principale. Avec évidemment, pour l'assuré, le versement volontaire d'une cotisation qui, de toute façon, serait bien moins chère que celle des assurances « complémentaires » privées, mutuelles ou non. Et, surtout, supprimer toutes les exonérations de cotisations car, si les entreprises ont de l'argent pour payer des complémentaires d'entreprise, pourquoi n'en auraient-elle pas pour payer des cotisations à la Sécu ?

Dès lors, les craintes des toubibs de ne pas être payés, de devoir faire un travail administratif parasitaire dans la jungle des quelques 400 organismes d’assurances complémentaires.

 

Tè ! Le mieux, c’est encore de ne pas être malade !

 

Illustration:merci à Frizou  

 

Sources :

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/dossier/201...

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/201...

http://www.mediapart.fr/journal/france/191015/tiers-payan...

19/10/2015

Rugby. Quand criera-t-on de nouveau : « Allez les petits ! » ?

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« Humiliés ! » « Désastre ! » « La honte ! »

Les canards sont unanimes pour clouer au pilori notre équipe de France de rugby, partie la fleur au fusil et revenu la queue rabougrie entre les jambes. Ils feraient mieux de se poser les bonnes questions, les terribles censeurs.

 

Philippe Saint-André – le seul courageux, qui ne refuse pas de répondre aux questions, contrairement aux pontes de la Fédération et de la Ligue professionnelle – a fait ce qu’il a pu avec ce qu’il a trouvé, tout simplement. Et il se trouve qu’actuellement, en France, il a ramassé ce qui se fait de mieux. Mais que ce n’est tout simplement pas au niveau. Pourquoi ? Questions à résoudre.

 

Il y a des  raisons internes à notre championnat : 14 clubs, c'est 2 de trop. Les internationaux doivent se farcir une quarantaine de matchs par an entre le championnat, les Coupes d’Europe et les Six nations. Quant on connait la rugosité, la brutalité de ces rencontre professionnelles, on comprend que les joueurs soient fatigués, usés, voire souvent blessés. Les autres grandes équipes dans le monde jouent beaucoup moins, pas plus de 20 rencontres pour les All Blacks par exemple.

 

Puis, les instances (Ligue et Fédération) se vantent d’avoir le meilleur championnat national du monde. Et le fait est que les grandes équipes françaises (Toulon, Clermont, Toulouse, Stade Français, Racing) dominent souvent les autres nations rugbystiques européennes. Mais c’est un trompe-l’œil : ce championnat professionnel ouvert à tous les vents n'est plus le championnat DE France, mais un championnat EN France dans lequel les joueurs français sont en minorité et ne servent que de supplétifs, de remplaçants aux hordes de mercenaires étrangers venus se goinfrer de fric. Nos jeunes joueurs ne peuvent pas faire leur preuve. Comment dès lors s’étonner que Philippe Saint-André, bien qu’il eu essayé une centaine de joueurs en quatre ans, n’ait pas trouvé les perles qu’il cherchait.

 

Le professionnalisme est passé par là et a été mal digéré. Ces joueurs professionnels sont plus soucieux de monnayer leur image que de se sacrifier pour leur équipe. Dans l’entourage des « Bleus » rode leur agent ! Comme au fouteballe, ce sont des sortes de maquereaux qui s’occupent de gérer « l’image » des joueurs, de négocier des contrats de pube, de faire des photos publicitaires, d’amener leur gagneuse à des coquetèles, etc. Tout ça pour du pognon… Bref, les rugbymen sont devenus de vulgaires fouteballeurs… La honte.

 

Donc, avec cette mentalité, chaque joueur perçoit ses coéquipiers comme des concurrents en « image » ! De là on néglige le jeu collectif au profit de quelques coups d’éclats individuels qui feront de belles « images », on n’a pas envie de sacrifier sa belle gueule et donc son « image » pour gagner un match. On n’est peut-être même plus potes, copains, amis hors du terrain mais rivaux… Plus de ces troisièmes mi-temps gargantuesques, plus de cassoulet ni d’entrecôtes bordelaises géantes, plus de chansons gaillardes… La tristesse.

 

Le professionnalisme, c'est-à-dire l’arrivée du pognon a sonné le glas du rugby cassoulet. Pas de nostalgie, il faut vivre avec son temps. Mais il a aussi sonné le glas du « french flair », de la spécificité française qui faisait que toutes les équipes du monde tremblaient devant les Bleus, capables de se faire parfois dérouiller mais en se battant comme de renverser des montagnes. Rappelez-vous Dominici ridiculisant Lomu ! Plus de fulgurances comme celles de Blanco, de N’Tamak, de Lagisquet. Plus de Spanghero sonnant la charge, plus de Jo Mazo et ses inspirations imprévisibles, plus de  Gachassin slalomant entre les bourrins d’en face, plus de Jean-Pierre Rive ensanglanté renversant les Gallois, sans remonter aux frères Prat et Boniface…

 

Sans compter que le professionnalisme a probablement amené aussi ce dont on ne parle surtout pas, le dopage  et autres gonflettes à la créatine. Non mais vous les avez vus les bestiaux, tous, bien sanglés dans leurs maillots serrés ! C’est plus du nourri sous la mère, avec l’abdominal-cassoulet ! C’est du bodybuildé bouffeur de salades aux « compléments alimentaires » et autres saloperies.

 

Et puis ces matchs deviennent emmerdants. Toutes les grosses équipes ont le même style de jeu parce qu’elles sont formées et dirigés par des entraineurs souvent venus de l’hémisphère sud et qui uniformisent le jeu. On ne cherche pas à éviter, on rentre dans le lard. Les plus belles prestations ont été le fait d’équipes comme l’Argentine, le Canada, le Japon, les Tonga.

 

Le naufrage de l’équipe de France, pour navrant qu’il soit, ne marque pas la fin du rugby français, riche de milliers de clubs, de centaines d’écoles de rugby, de milliers de bénévoles. Mais pour retrouver une équipe nationale digne de ce non, il faut répondre sans barguigner aux questions soulevées plus haut.

 

Et on pourra de nouveau crier, comme Roger Couderc : « Allez les petits ! »

 

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18/10/2015

Ouiquinde gastronomique anatolien

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Les KADINBUDU KOFTE (boules de viandes "cuisses de femme")

 

 

 

On sait être coquin du côté du Bosphore

Faire vibrer les sens et jubiler les corps,

Car au pays du grand Nasr Eddin Hodja

- Ce savoureux poète, celui qui érigea

Dans son œuvre subtile un monument d’humour

Où bon sens, paillardise riment avec amour –

On aime conjuguer les plaisirs de la table

Avec ceux du divan, tout aussi agréables.

C’est ainsi que l’on mange, près du pont Galata

Les « cuisses de jolies femmes » : Kadinbudu kofte.

 

Faites cuire à grande eau un grand verre de riz

Et préparez le reste durant le temps qu’il cuit :

Emincez une oignon de taille convenable,

Hachez une livre de bœuf de bonne étable

Malaxez à la main tout en incorporant

Une cuillère à soupe de baies qui, au Levant

Portent le nom de kuş uzumu, à défaut

Mettez des baies de myrtes ; ça c’est une info

Me venant d’une Étoile qui connaît le pays

Pour y avoir vécu, et aimé, et joui !

Ajoutez une cuillère à café de piments

Rouges, des pignons ; salez normalement

Puis une cuillerée de poudre de cannelle

Du persil, de l’aneth pour le goût sensuel,

Vous ajoutez un œuf puis le riz égoutté

Malaxez bien le tout ; avec un doigt, goûtez,

Remontez en épices si c’est indispensable

Enfin confectionnez sur le bord de la table

Des fuseaux allongés comme cuisses de femmes

Objets de nos désirs autant que de nos flammes.

Puis dans deux œufs battus vous passez les boulettes

Un peu de chapelure et les cuisses sont prêtes.

Faites-les frire à l’huile et servez sans maraude :

Les cuisses les meilleures sont toujours les plus chaudes !

Cessons pour aujourd’hui ces contes culinaires,

Ma tripe est assoiffée, remplis ras bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

 1/2kg de viande de bœuf hachée, 1 verre à thé (100 ml) de riz, 1 oignon de taille moyenne, 1 cuillère à soupe de pignons, 1 cuillère à soupe de kuş uzumu (C'est très petit, rond et noir. C’est une petite baie comme la myrte. Les Turcs l’utilisent séchée), 1 cuillère à thé de piment rouge, 1 cuillère à thé de cannelle, 1 cuillère à café de sel,1 œuf, un peu d’aneth et un peu de persil. Pour couvrir les boules avant de les frire: 2 œufs battus et de la chapelure.

 

Boissons conseillées :

 Bien sûr le thé si on veut se la jouer à l’orientale… mais on n’est pas obligé ! Les Turcs aiment bien le "tcharab", qu'il soit rouge, blanc ou rosé !

Ce plat parfumé et relevé s’accorde parfaitement avec des vins rosés frais, soyeux et parfumés comme…des cuisses de femmes.

 

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15/10/2015

Leçon de géographie.

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Allez, laissons l’actualité blafarde et intéressons-nous à la géographie, science vivante s’il en est.

De quoi se plaigne-t-il les élèves ? Et les profs ? Si à mon époque on avait eu un tel matériel pour apprendre la géographie, maintenant j'en serais professeur !

Et si Christophe Colomb avait pu consulter un tel planisphère, il ne se serait sans doute pas gouré sur sa destination.

Et je sais parfaitement, maintenant, où passe le méridien de Greenwich.

Mais attention, il est interdit de piquer des punaises pour repérer les pays !

ADIEU LE GPS !

 

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05/10/2015

Morano. Tempête dans un verre d’eau ?

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Tempête dans un verre d’eau… Tout ce qui tient micro, plume ou clavier se déchaine contre la ci-devant Morano Nadine, plus connue pour ses provocs que pour sa finesse d’analyse. Mais un tel « Morano bashing » implique qu’on regarde de près ses « paroles sacrilèges » : «On a besoin d'être dans cette cohésion nationale chez nous. Pour qu'il y ait une cohésion nationale, il faut garder un équilibre dans le pays, c'est-à-dire sa majorité culturelle. Nous sommes un pays judéo-chrétien, le général De Gaulle le disait, de race blanche qui accueille des personnes étrangères, a-t-elle déclaré. Je n'ai pas envie que la France devienne musulmane. Ce ne serait plus la France.»

 

« Pays judeo-chrétien », « race blanche », « je n’ai pas envie que la France devienne musulmane. » Voilà les mots qui déclenchent les tombereaux d’insultes qui accablent la créature de Sarko. Comme si la Nadine avait pété dans la sacristie ! Même son patron – l’homme délicat du « Casse-toi,  pauv’kon » - la laisse tomber. Regardons de plus près ce que recouvrent ces « gros mots » qui mettent en transes toute la bien-pensance du pays.

 

« Pays judeo-chrétien ». Même moi - qui suis un athée viscéral, mécréant, renégat, apostat, qui abhorre et combat tout ce qui ressemble à une croix, à une kipa, à une burka tout comme un turban hindou ou une robe safran bouddhiste – je suis bien obligé de vivre dans un pays où l’influence « judeo-chrétienne » occupe une grande partie de l’espace : un pays régit par un calendrier chrétien, ayant des fêtes (Noël, Pâques, Pentecôte, Toussaint, etc.) imposées par la névrose collective appelée religion chrétienne qui a façonné le pays. Les cathédrales, les églises, comme les synagogues font partie du paysage. L’art sacré pictural, musical, architectural, littéraire représente une part plus que conséquente de la culture tant nationale qu’européenne. Vrai ou faux ? Vrai. Dès lors baver contre cette évidence est une tempête dans un verre d’eau…

 

« Race blanche ». « Race », c’est le gros mot extrême, valant excommunication ou exislamisation ! Il n’y a pas de race humaine, c’est une évidence. Mais le terme race est pourtant inscrit dans la Constitution, justement pour permettre de lutter contre les discriminations… Pas de race, donc pas de racisme et le fait de confondre la méfiance voire le rejet d’une névrose collective appelée « religion » avec du racisme est une stupidité sémantique et un amalgame vicieux. Quant aux « Blancs », qu’est-ce que c’est ? Les Blancs européens sont issus de deux rameaux d’origines géographiques européennes qui se sont depuis des millénaires mélangés entre eux sur le sol du continent européen : une branche est originaire du nord-est de la mer Noire (la majorité des Européens autochtones actuels) et l’autre branche est originaire de la région à l’ouest de l’Oural (les peuples de cette branche sont aussi des Européens autochtones, mais cette branche est actuellement minoritaire : les Hongrois, les Finlandais, etc.). Les divers peuples issus de ces deux rameaux, qui forment le groupe des Blancs européens, sont les peuples premiers d’Europe. Les peuples sémites (arabes, juifs), ainsi que les Persis (Iran, nord de l’Inde) sont aussi des « humains de couleur de peau blanche ».

Bien que les statistiques ethniques soient interdites par la Loi, les « êtres humains ayant une couleur de peau noire » oscillent entre 3 et 5 % de la population de la France. C’était beaucoup moins du temps de De Gaulle. Les autres êtres humains – y compris les Maghrébins - constituant la nation France sont donc à 95 % de couleur de peau blanche, (ceux ayant une couleur de peau jaune restant dans l’épaisseur du trait statistique). Vrai ou faux ? Vrai. Dès lors attraper des boutons devant ces évidences est là encore une tempête dans un verre d’eau…

 

« Je n'ai pas envie que la France devienne musulmane. » On touche là le cœur du problème où se mêlent fantasme et réalité. Selon les propos que lui prête Peyrefitte, De Gaulle ne redoutait-il pas que Colombey-les-Deux-Eglises deviennent Colombey-les-Deux Mosquées ? La France peut-elle devenir musulmane ? Si telle est la volonté de la population, c’est évidemment possible. Mais une telle décision doit être prise non pas par les oligarques qui confisquent le pouvoir mais par la volonté du peuple exprimée par un référendum ! Chacun a le droit d’être différent de son voisin sans que cela implique une hostilité envers lui. Il peut garder, pratiquer sa différence dans son cercle privé, chez lui, mais on peut légitimement exprimer le fait de ne pas souhaiter qu’il impose aux autres sa différence. Libre à chacun de devenir comme lui si chacun le décide librement. Mais la France peut aussi devenir musulmane contre le gré des indigènes, des autochtones, des « peuples premiers » puisque que le terme « Français de souche » est un gros mot. Pour cela, il faut que la population venue d’ailleurs - immigrée, naturalisée, née sur place de deuxième et troisième génération, regroupée familialement - devienne majoritaire. Fantasme ? Peut-être. Encore que…

 

Encore que certains milieux décisionnels poussent dans ce sens. Des lobbies,  représentant de très gros intérêts économiques privés, ont intérêt à maintenir un haut niveau d’activité économique en Europe afin de continuer à s’assurer un haut niveau de profits et pour cela veulent une forte immigration non-européenne. Dans le but d’accroître encore la richesse de quelques cercles restreints, les lobbies ont poussé les dirigeants européens à mettre en place une politique d’immigration qui permettra d’importer en Europe autour de 10 millions de nouveaux immigrés par an. Ces immigrés étant un formidable réservoir de main d’œuvre bon marché et peu regardante concernant les conditions de travail.

Les institutions européennes ultralibérales abondent dans le sens de ces « immigrationnistes ». En effet, le traité d’Amsterdam, signé le 2 octobre 1997 et entré en vigueur le 1er mai 1999, a transféré à la Commission européenne à Bruxelles et au Conseil de l’Union européenne statuant à la majorité qualifiée, la quasi-totalité des pouvoirs en matière d’immigration. Ainsi, dans ce cadre, la Commission européenne a lancé le 23 octobre 2007 et adopté le 25 mai 2009 la « carte bleue », équivalent européen de la « carte verte » étazunienne, dont la fonction est d’ouvrir plus facilement les portes à l’immigration en provenance d’autres continents. Le but affiché est de pourvoir à certaines mains-d’œuvre en manque de bras en Europe. Le but camouflé est de combler le déficit démographique de certains pays membres, Allemagne et Italie en tête. De là à parler de politique de « remplacement » (encore un gros mot Victor !), il n’y a pas loin. Et pourtant…

 

Pourtant, la Division de la population du Département des affaires économiques et sociales de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a publié un rapport « Migration de remplacement : est-ce une solution pour les populations en déclin et vieillissantes ? » Ce rapport prétend qu’il n’y a qu’une seule solution au déclin démographique des Européens autochtones : l’immigration massive en provenance d’autres continents. L’ONU précise que dans un pays où le taux de fertilité est dans la moyenne européenne, il faut chaque année 6.000 immigrés par million d’habitants. Pour l’Union européenne il faudrait donc que chaque année 3 millions d’immigrés non-européens viennent remplacer les Européens autochtones en voie de disparition. lien. A rapprocher avec les décisions de Mme Merkel d’accueillir en Allemagne 800.000 « réfugiés » par an. Ce qui fait plus que le compte onusien pour la seule Allemagne avec le regroupement familial…

Le fait est  que la population européenne indigène est en voie de disparition avec un taux de natalité catastrophique de 1,3 à 1,4 enfants par femme. La France est moins concernée avec 2 enfants par femme. De serait-il pas plus judicieux de favoriser (crèches, allocations familiales modulées, garantie de retrouver son travail, etc.) les naissances « autochtones » ? lien

Á comparer avec l’Afrique sub-saharienne où certains pays ont des taux de fécondité de 7 à 8 enfants par femme et où la population va tripler d’ici 2050, atteignant les 2 milliards d’habitants.

Autre constatation : cette immigration venant d’autres continents est principalement musulmane.

En 1960, seulement 600.000 musulmans vivaient en Europe, en 2010, ils étaient 30 millions et aujourd'hui 44.138.000 lien. Le seuil de tolérance est atteint et explique les dangereuses dérives vers l'extrême-droite qui se font jour partout en Europe. L'introduction massive de l'islam sur le Vieux Continent est-elle sans conséquence ? Il ne va pas de soi que les religions puissent coexister. Donc cette question de la croyance religieuse est une vraie question en Europe, car l'islam est une culture religieuse qui prétend structurer toute la société. Est-ce compatible avec la démocratie et la tradition européenne ? Non.

L'alternative est dramatique : l'extrême-droite néo-nazi ou la charia. Voilà où mène la politique de l'autruche menée par nos dirigeants européens...

 

Sources :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/demographie-et-immigration-suicide-32156

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre_de_musulmans_par_pays

http://www.un.org/esa/population/publications/migration/pressfr.htm

https://fr.wikipedia.org/wiki/Carte_bleue_%28Union_europ%C3%A9enne%29

https://salembenammar.wordpress.com/2015/10/01/lettre-ouverte-aux-francais-ce-nest-pas-lislam-qui-est-la-cause-du-mal-francais-cest-vous-memes/

https://salembenammar.wordpress.com/2015/09/27/il-ny-a-pas-de-place-au-racisme-dans-la-lutte-contre-le-peril-musulman/

http://identitenational.canalblog.com/archives/2009/11/20/15886549.html

 

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30/09/2015

Le coq François chante (faux) à l’ONU les deux pieds dans la merde !

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 Que diraient nos fiers politiques – Hollande, Obama, Merkel, Cameron, etc. - grands donneurs de leçons drapés dans les plis de leurs drapeaux droit-de-l’hommiste, si par exemple Poutine déclarait publiquement : « Il est exclu que Hollande reste au pouvoir car il a déclenché des actes de guerres au Mali, ses soldats se sont rendus coupables d’exactions sur des enfants en Centrafrique, son pays a saccagé la Libye. Il est exclu que Obama puisse rester au pouvoir car son pays a mené des guerres impérialistes tant en Afghanistan qu’en Irak. Les actions de ces deux chefs d’Etat ont généré des milliers de morts et leur présence est une grave menace pour la paix du monde. Ils doivent partir ! »

 

Non mais, de quoi il se mêle celui-là dirions-nous, légitimement. C’est pourtant ce genre d’ineptie, de konnerie que notre affligeant président a proféré devant l’aréopage « distingué » de l’assemblée générale de l’ONU : « Bachar el Assad est une partie du problème, pas la solution. Il doit partir ». Quelle arrogance. !

 

Et quel aveuglement politique… En situation de conflit, il est impératif de hiérarchiser les menaces. Or qui a déjà fait des morts sur notre sol ? Qui pourrit et enrôle une partie de notre jeunesse ? Bachar ou l’Etat islamique (ne tombons pas dans l’enfumage sémantique en disant Daecht) ? C’est évidemment les tueurs d’allah de l’Etat islamique. Dès lors, une approche pragmatique et efficace impose naturellement de s’allier sans barguigner ni faire la fine gueule avec tous les ennemis de notre ennemi principal : l’Etat islamique ! Et en premier lieu ceux qui luttent effectivement, sur le terrain et pas dans les airs, contre les égorgeurs. Ceux-là sont peu nombreux : les Kurdes, l’armée de Bachar el Assad et ses alliés du Hesbollah. Les autres – la pseudo armée de libération syrienne, les tueurs d’Al Nostra – ne sont que pets de lapin et ne servent que de récupérateurs des armes que nous leur donnons pour les donner…à l’Etat islamique !

 

Idem pour ces pauvres Etazuniens qui, en la matière, pousse la konnerie au niveau de l’Art : ils ont dépensé des centaines de millions de dollars pour former et armer une « armée syrienne libre » de 5.000 hommes. Les mecs se sont entrainés, ont reçu leurs beaux équipements tout neuf et leurs redoutables armes puis…ils ont foutu le camp chez l’Etat islamique ! Il en est resté…cinq, de l’aveu même des officiers troufions yankees en charge de cette brillante opération ! MDR !

 

On a vu le résultat des brillantes interventions occidentales dans ce foutoir du Moyen-Orient, soi-disant pour abattre de sanglants dictateurs.

 

Hussein en Irak faisait massacrer par ses sbires, bon an mal an, deux ou trois milliers de ses compatriotes. C’est dégueulasse, soit, mais l’Irak était tenu avec un Etat organisé et des institutions qui fonctionnaient. Et les diverses factions religieuses (sunnites, chiites, chrétiens, athées) cohabitaient sans problèmes majeurs. Une fois Hussein « neutralisé » (c’est le terme BCBG pour dire « assassiné »), toutes les structures étatiques se sont écroulés, les cadres de l’administration d’Hussein et de son armée sont allés rejoindre…l’Etat islamique ! Et les morts se comptent par milliers non pas chaque année, mais chaque mois. Les factions religieuses se déchainent les unes contre les autres en une guerre de religions, quant aux chrétiens, pour eux c’est la valise ou le cercueil… Beau résultat.

 

Kadafhi en Libye, pour mégalo qu’il était, tenait lui aussi sont pays et là encore toutes les minorités cohabitaient sans beaucoup de problèmes. De plus les côtes de Libye étaient surveillées et les migrants qui partaient de ces rivages étaient extrêmement rares. Mais Sarko, son Raspoutine d’entrée de gamme BHL et ses complices Cameron et Obama sont passé par là « pour éviter un bain de sang » et depuis c’est un effroyable chaos de guerres tribales, religieuses et mafieuses. Avec la main mise de l’Etat islamique qui envoie des centaines de milliers de migrants, de « réfugiés » à l’assaut de l’Europe… Beau résultat.

 

Alors ci-devant président Hollande François, au lieu de te ridiculiser – et de ridiculiser notre pays – par des rodomontades imbéciles, remet les pieds sur terre, pense aux intérêts de tes compatriotes plutôt que de lécher servilement les bottes de Blackbush Obama et de tes « clients » des monarchies féodales du Golfe. Et prend langue avec les seuls qui soient capables, au sol, se dézinguer les fous d’allah : les Kurdes, Bachar el Assad et les Iraniens. Avec l’aide, évidemment, de la seule puissance qui compte encore dans ce foutoir : la Russie.

 

 

Illustration : merci à Miss Lilou  

25/09/2015

Derrière le vote de la Catalogne, la vente à la découpe des États-nations !

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Les Catalans votent dimanche. Ils votent pour réclamer, voire imposer leur indépendance vis-à-vis de l’Espagne.

 

Bon. Et en quoi cela nous regarde-t-il ? Hormis le fait que la fédération française de la Convergence démocratique de Catalogne, prône la création d’une région de Catalogne du Nord dans le Roussillon pour « restaurer » un pays catalan transfrontalier, ce vote marque la marche en avant du démantèlement des États-nations au profit d’euro-régions, entités fondées sur une ethnicité réelle ou fantasmée et surtout un égoïsme revendiqué vis-à-vis des États-nations.

 

 La droite séparatiste, ultralibérale, au pouvoir à Barcelone voit dans l’indépendance le moyen de casser la solidarité nationale espagnole et…de baisser les charges fiscales des entreprises ! Un égoïsme à l’allemande de régions nanties ne voulant plus payer pour « ces fainéants du Sud ». Comme la Flandre, comme l’Italie du Nord. Ces volontés séparatistes progressant dans plusieurs régions riches d’Europe renforcent le système supranational de l’U.E. car des entités plus petites, plus étriqués favorisent la mise à bas d’espaces de solidarités établis. C’est la politique bruxelloise sournoise de mise en avant et de développement de l’Europe des Régions. Séparer pour mieux régner.

 

Europe des régions ? Késako ? Bruxelles préconise depuis longtemps des coopérations transfrontalières entre régions d’États voisins (Catalogne espagnole et française, Savoie italienne et française, Pays basques espagnols et français, Alsace et Bade Wurtenberg, etc. Ceci impliquant des transferts de compétence de l’État vers ces nouvelles entités et la mobilisation de fonds européens directement par ces entités. Il s’agit d’une manière sournoise, camouflée, de démanteler les États. Ce n’est pas une idée nouvelle. Il existe même une revue glacée (maintenant uniquement en anglais !), payée par l’Union européenne, vantant les mérites de ces « Euro-régions ». Le but inavoué est de démanteler encore plus les États-nations au profit d’entités régionales plus petites et donc plus faciles à contrôler !

 

En fait, cette aberration est un laboratoire pour les eurocrates. Sous couvert d’une prétendue simplification et de pseudo-économies, il s’agit en réalité de fusionner à termes des régions de pays différents pour les mettre sous contrôle de Bruxelles et ainsi de fractionner les États-nations. C’était le but sournois, caché, du référendum, il y a deux ans, en Alsace. On commence avec cette région qui a une culture, un passé, une langue proches de ses voisins. En continuera ailleurs si ça marche ! Pour le profit de qui ? Ben, des multinationales bien sûr, qui pourront plus facilement manœuvrer des entités régionales que des États-nations puissants.

 

Qui veut ça ? Qui organise ça ? Cette Europe qui a trahit ses fondateurs. Cette Europe de technocrates élus par personnes. Cette Europe dirigées par des « commissaires » dont la majorité a fait ses études…aux USA ! Cette Europe qui a renié ses buts premiers - paix et solidarité – pour les remplacer par la mise en concurrence « libre et non faussée » de tous contre tous. Cette Europe, grosse larve qui s’étale sans colonne vertébrale, sans dessein autre que de devenir le larbin des USA à travers les accords de libre échange qui s’annoncent. Cette Europe inféodée par la félonie de ses « dirigeants » aux seuls intérêts anglo-saxons.

 

L’outil par lequel l’Union européenne fait la promotion toujours plus ferme de l’échelon régional, c’est le « principe de subsidiarité » (inscrit dans le traité de Maastricht), qui consiste à déléguer à l’échelon décisionnaire inférieur ce que l’échelon supérieur ne pourrait faire que de façon « moins efficace », moins « proche des populations ». Il existe à cet effet un Comité des Régions (CDR) qui est une assemblée consultative s’occupant de tout ce qui a trait aux régions. Ce « machin » veille à ce que le « principe de subsidiarité » soit respecté et peut même saisir la Cour de Justice européenne à cet effet.

Pour Martin Schulz, le CDR « a bien évidemment un rôle central à jouer dans les politiques européennes ». Cette assemblée envisage de s’établir comme le Sénat des régions de l’Europe.

Le CDR conforte ainsi la « légitimité » des mouvements supranationaux et séparatistes. D’ailleurs les régionalistes, autonomistes, séparatistes ont bien compris que l’Europe marche vers le fédéralisme au détriment des États-nations et ont bien l’intention d’utiliser ce penchant. En se présentant comme des « forces de changement et de progrès » alors qu’il s’agit en fait d’un égoïsme étriqué de la part de régions au PIB généralement élevé.

 

Ce processus pousse les États de l’Union vers une forme de régionalisation, qui est autre chose que la « décentralisation ». A terme, il y aura ainsi un traitement différent des Français en fonction de leur région. Adieu l’égalité à la française !

 

Ce « rééquilibrage des gouvernances » qui consiste à transférer des pouvoirs et des compétences vers les régions et vers l’Europe affecte la capacité de décision des États et menace même leur existence en tant qu’États.

 

A terme, avec cette vente à la découpe des États-nations sous forme d’Euro-régions, c’est la mise sous tutelle des États que vise l’Europe. Mise sous tutelle politique mais aussi économique. Pour le plus grand profit de qui ?

 

Et, cerise sur l’estron européen ultralibéral, voilà qu’arrive TAFTA…

 

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24/09/2015

Voler les banques, c’est voler des voleurs ! N’est-ce pas de la récupération ?

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La Grèce vendue à l’encan, les Grecs jetés à la rue, le pays qui a inventé la démocratie et l’a donnée au monde humilié, déconsidéré, moqué. Tout ça a cause de quoi ? De saccages menés systématiquement par des gouvernements de droite au service d’organisations nuisibles : organismes financiers, banques et leur bras séculier, les « fameuses » agences de notation.

Agences de notation? Kézaco au juste ?

Une agence de notation est une personne morale (entreprise ou institution) privée dont la mission est de noter la solvabilité d'un émetteur de titres de dette. On entend par titre de la dette le contrat par lequel un "débiteur" s'engage à rembourser sa dette selon les taux d'intérêt imposés par son créancier.

Les titres de la dette des Etats membres de l'UE sont rachetés par des banques privées et pas par la BCE qui offre des prêts à 1% aux banques. C'est le Traité de Lisbonne qui lui interdit de prêter aux Etats. Les banques appliquent leurs taux d'intérêts en fonction de la prise de risque réelle ou supposée que constitue le prêt. C'est cette prise de risque que les agences de notation notent. Plus la notation de la solvabilité de l'Etat est basse, plus les banques élèvent leurs taux d'intérêts.

En plus d'appliquer des taux d'intérêts parfois faramineux, les banques achètent une protection sur les titres de la dette. C'est ce qu'on appelle les CDS (Credit Default Swaps). Ces contrats de protection financière ont la particularité de ne pas obliger le "vendeur de protection" à disposer des fonds pour garantir la protection réelle de la banque en cas de défaut de paiement. Par contre le vendeur de protection reçoit des primes périodiques de la banque en question. Et plus les dettes sont jugées risquées (note basse), plus les primes de CDS sont élevées et donc plus le "vendeur de protection" augmente ses avoirs sans besoin d'investir quelque capital que ce soit.

Les vendeurs de protections (souvent des hedges funds) ont donc intérêt à ce que le risque soit considéré élevé et la note de l'émetteur abaissée.


Les banques, qui possèdent les titres de dettes des Etats, ont elles aussi intérêt à ce que les émetteurs de dette ne puissent pas rembourser les taux d'intérêt. Cela leur permet soit augmenter les taux d'intérêt sur les titres de dette, soit toucher l'assurance pour laquelle elles versent une prime tous les mois.


Quant aux agences de notation, elles vivent des commandes de notations qui leur sont passées. Elles ont donc tout intérêt à noter la solvabilité des Etas en fonction des intérêts des banques et des vendeurs de CDS. Trois agences de notations, Moody's, Standard & Poor's et Fitch, se partagent 80 % du marché.

 

D’où l’organisation systématique de la ruine d’un pays, dont le sang est pompé par ces morpions nuisibles. La solution ? Il faut aller la chercher chez les Islandais. Dans une situation pire que celle de la Grèce, les Islandais ont dit MERDE par référendum au remboursement des dettes des banques. Et que croyez-vous qu’il se passât ? L’Islande sort très bien son épingle du jeu et…emprunte à des taux normaux ! Faisant ainsi la preuve que ces mafias financières ne sont que des tigres de papiers et qu’il ne faut pas avoir peur de les envoyer chier !

 

 Illustration: merci à Kudelka

23/09/2015

Les DROITS DE L’HOMME aux mains des BARBARES !

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J’ai cru que c’était un « hoax », une plaisanterie cynique : « L’ambassadeur de l’Arabie saoudite à Genève Faisal Trad a été choisi pour présider le panel du Conseil des droits de l’Homme à partir de sa 30ème session qui ouvrira lundi 21 septembre. Selon les rumeurs, le choix avait déjà été décidé en juin dernier mais avait été tenu secret jusqu’au présent pour des raisons inconnues. » Eh bien non, cette extravagante horreur est avérée !

 

« Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme. Etc.etc. » lit-on dans le préambule de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme.

 

Ainsi, depuis le 21 septembre 2015, la défense des droits élémentaires des Humains est confié ( !!??) au pays de 57.000 esclaves, au pays qui a décapité cette année déjà plus de 200 malheureux, au pays où la femme est reléguée à un tas de merde caché sous une prison de toile. L’Arabie saoudite est le pays le plus barbare, qui décapite parce qu'on ne croit pas en dieu (enfin, en son dieu), un pays où on lapide une femme qui s'est faite violer, un pays ou on pend des gays, un pays ou on coupe les mains des voleurs, un pays qui alimente le terrorisme international etc. L’Arabie saoudite c’est un pays qui justifie la peine de mort pour : adultère, apostasie, blasphème, cambriolage, fornication, trafic de drogue, sodomie, idolâtrie, rébellion, conduite sexuelle immorale, sorcellerie, vol, trahison, conduite irréligieuse. Cette interprétation très rigoriste de la Charia laisse l’État saoudien libre d’envoyer à l’échafaud qui bon lui semble, dans un simulacre de justice. Ce pays repoussoir est pourtant promu à la direction des Droits de l'Homme... Grotesque.

 

 

décapitation arabie saoudite.jpg

 

Mais ce n’est pas tout. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH) est une des agences spécialisées de l'ONU qui a pour but de promouvoir, de contrôler et de renseigner sur le respect du droit international des droits de l'homme et du droit international humanitaire dans le monde, selon l'adoption de la Déclaration et programme d'action de Vienne. Depuis le 1er septembre 2014 cette haute fonction est occupée par le prince jordanien Zeid Ra'ad Zeid Al-Hussein. Encore un personnage des plus « intéressants ». C'est un prince milliardaire arabo-musulman de Jordanie, très fidèle à sa religion, ancien Haut Commissaire aux réfugiés. C’est lui qui orchestre la diaspora islamique à travers le monde maintenant et qui accélère la force jihadiste dans tous les pays occidentaux. Ami intime de tous les dirigeants arabo-musulmans de ce monde, il force les médias à instaurer une omerta envers l'islam et ses adeptes. Il fait aussi d'énormes pressions sur nos gouvernements pour qu'ils légifèrent envers "l'islamophobie" et l’interdiction du « blasphème » et le discours dit « haineux » envers ceux qui pratiquent cette névrose collective appelé religion, sous-espèce « islam ». Rappelez-vous ce nom : Zeid Ra'ad Zeid Al-Hussein. lien   .

 

Si certains se demandent où les djihadistes de l’État Islamique, d'Al Qaïda ou d'Al Nostra ont appris leurs méthodes barbares, dont la décapitation est une des faces, c’est vers l’Arabie saoudite qu’il faut se tourner. Et c'est dans ce pays que l'O.N.U. va chercher les défenseurs des Droits de l'Homme !

 

Comment dès lors avoir quelque confiance que ce soit en ce « machin » - comme disait De Gaulle – appelé O.N.U…

 

Mondo cane.

 

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22/09/2015

Au bistro de la toile : mensonges et triche

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Loulle, c'est pas une VW ta caisse ?

 

- Non Victor. Maintenant c'est une Seat.

 

- C'est pareil. Ç'est le groupe Volkswagen. « Das Auto » qu'ils disent... Lügner ! Menteurs. Bétrüger ! Tricheurs.

 

- C'est vrai. Bonjour l'image de marque... On sait tous qu'entre les chiffres ( de pollution, de consommation, etc.) proclamés par les constructeurs et la réalité, il y a une différence. Mais de là à ce que l'entreprise elle-même organise sciemment la triche, conceptualise le mensonge, ça en dit long sur l'état d'esprit non seulement de la marque, mais du pays.

 

- L'Allemagne aurait-elle la culture du mensonge ? La culture de la triche ?

 

- Pas impossible Loulle. Pas impossible. Est-ce que c'est le cas ailleurs que sur le terrain industriel ? En politique par exemple. Tiens prenons le cas de la Grèce. L'Allemagne – du haut de ses vertus auto-proclamées - fait preuve vis-à-vis de ce pays en difficulté d'une dureté qui confine à la méchanceté, à la volonté d'écraser, d'humilier.

Et pourtant, derrière ces coups de menton, qu'est-ce qu'on trouve ? Mensonges, triche : l'Allemagne est l'un des principaux bénéficiaires du pillage de la Grèce. Quatorze aéroports grecs rentables, pas des canards boiteux, sont actuellement bradés à un consortium allemand qui appartient en majorité...au gouvernement allemand.

L'Allemagne exige le remboursement intégral de la dette grecque... Mensonges et triche alors que l'Allemagne s'assoit avec morgue sur ses Hénaurmes crimes passés et notamment ses dettes concernant les réparations de guerre, jamais honorées.

Mensonges et triche encore avec des pots-de-vin qui auraient été versés par des sociétés allemandes à des fonctionnaires grecs et autres malversations où apparaissent des noms comme Siemens, Mercédès, BMW... Accusations de corruption balayés d'un revers de main méprisant par Wolfgang Schaüble, l'exécrable ministre allemand des finances.

Mensonges et triche puisque le pognon « généreusement » prêté à la Grèce par les différents plans de « sauvetage » financiers ne servent qu'à renflouer...des banques allemandes et françaises, responsable car gestionnaires de fait de la faillite grecque.

 

- Tout de même Victor. Les Allemands donnent un bel exemple d'humanité sur le problème des migrants.

 

- Mensonges et triche Loulle là aussi. Crois-tu que ce soit par altruisme que Frauführer Merkel ouvre la porte à 800.000 migrants dans l'année ? Pas du tout. Elle agit pour satisfaire ses maîtres, le patronat germanique. Les patrons allemands, après avoir exploité jusqu'à la corde les pays voisins, ex-pays de l'Est, trouvent dans ces migrants une ressource formidable à exploiter. Il y a, parait-il, des milliers de personnes formés – médecins, ingénieurs, techniciens supérieurs, etc. - parmi ces migrants. Le patronat allemand va donc faire son marché parmi eux, écumant les rentables, laissant sur le dos des contribuables allemands les autres... Une main-d’œuvre docile, payée à coup de lance-pierres, pas regardante sur les conditions de travail et – cerise sur la saucisse – permettant de faire pression sur les salaires vers le bas.

Mensonge et triche encore vis-à-vis des partenaires européens vers qui vont aller les laissés pour compte en Allemagne. Sans oublier l'effet de pompe aspirante que ces propos et ces actes prétendument généreux va générer et génère déjà... Avec le regroupement familial à venir, les 800.000 migrants que la « généreuse » Allemagne, en panne d'enfants, va accueillir chaque année, il faudra multiplier ce chiffre par trois, quatre ou plus...

Mensonges et triche encore avec ces quotas de réfugiés que Merkel et son caniche François veulent imposer aux 28 membres de l'Union. En effet, avec les accords de Schengen, rien n'empêchera les réfugiés imposés à la Hongrie ou à la Pologne de circuler librement partout en Europe !

 

- Mouais... Où ça nous emmène une Volkswagen ! Allez, à la nôtre. C'est du vrai et bon rouge. Sans tricherie ni mensonge.

 

Illustration; merci à Chimulus

 

21/09/2015

Syrie. Et Bachar el Assad, il en pense quoi, lui ?

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Et si on s'intéressait à ce que pense celui qu'on accuse en Occident de tous les maux ? À celui qui a valu à des parlementaires français de se faire traiter plus bas que terre pour l'avoir rencontré ? À celui que Fabius voudrait tuer ? À celui que Poutine va remettre dans le jeu dans quelques jours. Et que penser de l'indigence de la diplomatie française qui se crispe sur le rejet de Bachar el Assad et se ment et nous ment avec le mythe de « forces démocratiques syriennes » inexistantes ?

Voici quelques extraits d'un entretien très complet que le « monstre de Damas » a accordé à des journalistes. À vous de juger.

 

Sur les réfugiés fuyant la Syrie :

(…/...) Chaque personne qui quitte la Syrie représente certainement une perte pour la Syrie, quelles que soient ses opinions ou ses capacités. Cela ne concerne pas, bien sûr, les terroristes. Ainsi cette émigration est pour nous une grande perte. Vous m’avez posé une question sur les élections. Les élections présidentielles ont eu lieu l’année dernière, alors qu’il y avait déjà de nombreux réfugiés dans différents pays, surtout au Liban. D’après la propagande occidentale, tous ces réfugiés ont fui le gouvernement syrien qui les aurait chassés et tués et ils ont été considérés comme des opposants. Quelle n’a pas été la surprise des occidentaux quand la majorité de ces réfugiés se sont rendus dans les bureaux de vote pour donner leur voix au président, celui qui soi-disant les tuerait. Ce fut un coup dur pour les instigateurs de cette propagande. Nous avions mis en place une organisation spéciale pour ce vote. Il devait y avoir des bureaux de vote dans chacune de nos ambassades et le gouvernement syrien contrôlait ce processus. Mais cela dépend des relations entre les États. Plusieurs pays ont rompu les relations diplomatiques avec la Syrie et fermé les ambassades syriennes. Par conséquent, les citoyens syriens n’ont pas pu voter dans ces pays. Ainsi, ils ont dû aller là où des bureaux de vote avaient été installés. C’est ce qui s’est passé l’année dernière.

Quant à l’Europe, il est sûr qu’elle est responsable. Aujourd’hui elle essaye de présenter la situation comme si sa faute se limitait au fait à qu’elle n’a pas donné assez d’argent ou su organiser l’immigration légale en Europe, à cause de quoi, plusieurs réfugiés venus via la mer Méditerranée ont péri noyés lors de leur voyage. Nous déplorons chaque victime innocente. Mais est-ce que la vie d’un réfugié noyé en mer est plus précieuse que celle d’une personne décédée en Syrie ? Pourquoi aurait-elle plus de valeur que celle d’un innocent décapité par les terroristes ? Comment peut-on s’affliger de la mort d’un enfant en mer et ignorer les milliers d’enfants, de vieillards, de femmes et d’hommes qui sont devenus les victimes des terroristes ? Ce principe européen du «deux poids, deux mesures» n’est plus acceptable. Cela ne fait aucun sens. Comment peut-on peut être attristé par la mort de certains et être indifférent au sort d’autres victimes ?

Ainsi, l’Europe a sa part de responsabilité pour avoir soutenu le terrorisme, sa meilleure couverture, ce qu’elle continue de faire. Elle qualifie les terroristes de «modérés» et les divise en groupes alors qu’ils sont tous des extrémistes.

À propos de la crise des réfugiés, je voudrais dire quelques mots concernant les accusations de la propagande occidentale, qui essaye de montrer que ces réfugiés échappent au gouvernement syrien que les occidentaux traitent de «régime» bien évidemment. Dans les faits, l’Occident pleure d’un œil sur le sort de ces réfugiés et les vise avec une mitrailleuse d’un autre œil, car ces gens ont quitté la Syrie à cause du terrorisme, surtout à cause des terroristes et des meurtres, mais aussi à cause des conséquences du terrorisme.

Quand vous faites face au terrorisme, vous voyez vos infrastructures être détruites, et vous ne parvenez plus à subvenir à vos besoins. Du coup beaucoup de gens partent, à cause du terrorisme, et parce qu’ils veulent gagner leur vie quelque part dans ce monde. Alors, l’Occident s’apitoie sur eux, ce même Occident qui soutient les terroristes depuis le début de la crise, quand il a dit que c’était un soulèvement pacifique, quand il a dit après que c’était une opposition modérée.

Le souci n’est donc pas dans le fait que l’Europe ne les a pas acceptés ou gardés, le souci c’est qu’elle ne veut pas s’occuper des causes du problème.

Si on demande aujourd’hui à n’importe quel syrien ce qu’il souhaite le plus au monde, la première chose qu’il évoquera sera la sécurité pour lui et sa famille. Si leur destin vous préoccupe, arrêtez de soutenir les terroristes.

 

Sur l'Iran :

(…/...) Les rapports entre la Syrie et l’Iran sont anciens. Ils ont plus de 35 ans. Il s’agit d’une alliance basée sur un haut degré de confiance. C’ est pourquoi nous croyons que le rôle de l’Iran est important. L’Iran supporte la Syrie et le peuple syrien. Il est solidaire sur le plan politique, économique et militaire avec l’Etat syrien. Quand nous disons militaire, cela ne signifie pas, comme certains le prétendent dans les médias occidentaux, que l’Iran a envoyé une armée ou des forces armées en Syrie. Ce n’est pas vrai. Il nous envoient de l’équipement militaire, et bien sûr, il y a des échanges entre les experts militaires de Syrie et d’Iran. Cela a toujours été le cas, et c’est normal que cette coopération entre deux pays en situation de guerre se renforce. Oui, le soutien constant de l’Iran était essentiel dans cette guerre difficile et féroce.

 

Sur l'Egypte :

(…/...) Le terrorisme s’est propagé en Libye, en Égypte, au Yémen, en Syrie et en Irak, ainsi que dans d’autres pays arabes et dans certains pays musulmans aussi, tels que l’Afghanistan, le Pakistan, etc.

C’est pourquoi je peux dire que nous partageons une vision commune avec les Égyptiens, mais nos relations n’existent à présent qu’au niveau de la sécurité. Il n’y a par exemple aucun contact entre le ministère des Affaires étrangères égyptien et syrien pour le moment. Le partenariat existe uniquement au niveau des services de sécurité.

 

Sur al nostra, « carte » des occidentaux :

(…/...) En ce qui concerne la coopération occidentale avec le Front al-Nosra, cette réalité existe, nous savons que la Turquie supporte al-Nosra et Daesh en leur fournissant des armes, de l’argent et des volontaires. Et nous savons tous que la Turquie entretient des relations étroites avec l’Occident. Erdogan et Davutoglu ne peuvent pas faire un pas sans en référer en premier avec les États-Unis et d’autres pays occidentaux. Al-Nosra et Daesh opèrent avec une telle force dans la région, sous la couverture de l’Occident, parce que les pays occidentaux ont toujours considéré le terrorisme comme une carte, qu’on peut mettre dans sa poche et utiliser de temps en temps. Actuellement, ils veulent utiliser al-Nosra contre Daesh, peut-être parce que, d’une façon ou d’une autre, Daesh a échappé à tout contrôle. Mais cela ne signifie pas qu’ils veulent éliminer Daesh. Si vraiment ils voulaient le faire, ils en auraient été capables. Pour nous, Daesh, al-Norsa et toutes ces organisations de même nature, qui portent des armes et tuent des civils, sont des organisations extrémistes.

 

Sur des alliés potentiels :

(…/...) (Nous pouvons collaborer) certainement avec des pays amis, en particulier avec la Russie et l’Iran. Nous collaborons aussi avec l’Irak du fait qu’il affronte le même type de terrorisme. Quant aux autres pays, nous ne nous opposons à aucun d’entre eux, à condition qu’ils montrent la volonté de lutter contre le terrorisme, et non pas ce qu’ils font dans ce qu’on appelle « la coalition internationale » dirigé par les États-Unis. En fait, depuis que cette coalition a commencé à fonctionner, Daesh est en pleine expansion. En d’autres termes, la coalition a échoué et elle n’a pas de véritable impact sur le terrain. En même temps, des pays comme la Turquie, le Qatar, l’Arabie Saoudite, et les pays occidentaux, comme la France, les États-Unis, et d’autres, qui couvrent le terrorisme, ne peuvent pas y résister. On ne peut pas être pour, et en même temps contre le terrorisme. Mais si ces pays décident de modifier leurs politiques et réalisent que le terrorisme est comme le scorpion, qui vous pique si vous le mettez dans la poche. Si cela arrive, nous n’objectons pas de collaborer avec tous ces pays, à condition que ce soit un engagement franc, et pas une farce de coalition contre le terrorisme.

 

Sur l'armée gouvernementale :

(…/...) La guerre permet de développer l’expertise de n’importe quelle force armée, du point de vue pratique et militaire. Ainsi, il y a toujours des aspects positifs et négatifs. On ne peut pas juger si l’armée devient plus faible ou plus forte. Mais, en retour, la société la soutient en lui fournissant des volontaires. Donc, la réponse à votre question : «Y a-t-il des renforts ?» Oui, certainement, puisque sans ces renforts, l’armée ne serait pas capable de tenir pendant quatre ans et demi d’une guerre si dure, surtout sachant que l’ennemi que nous combattons aujourd’hui jouit d’un approvisionnement illimité en matière de ressources humaines. Nous voyons aujourd’hui des combattants terroristes venant de 80, 90 pays.

 

Sur l’État Islamique :

(…/...) Évidemment, les groupes terroristes de Daesh s’efforcent de ressembler le plus possible à un État afin d’attirer, comme vous l’avez dit, plus de volontaires qui vivent avec ce rêve d’autrefois – le rêve d’un État islamique qui agit au nom de la religion. Cet idéal n’est pas réel. C’est trompeur. Aucun État ne peut soudainement modifier une société donnée. Cet État doit être le produit de cette société. Il doit être l’évolution naturelle de cette société, l’exprimer. Au final, un État doit être la projection de sa société. Il est impossible d’adapter une société à un modèle étatique qui lui est étranger. C’est là que la question surgit : Daesh, ou l’État Islamique comme ils le nomment, ressemble-t-il à la société syrienne ? Certainement pas. Mais si nous voulons aborder la question de leur identité, parlons-en honnêtement. Ils représentent la troisième étape de la politique occidentale du mal, qui vise à remplir des objectifs politiques. La première étape a été la création des Frères Musulmans au début du siècle précédent. La deuxième étape a été Al-Qaïda en Afghanistan, dont le rôle était de combattre l’Union soviétique. Et la troisième étape est Daesh, al-Nosra et tous ces groupes. Daesh, c’est qui ? Et ces groupes ? Ils ne sont que des produits extrémistes de l’Occident.

 

Sur les Kurdes :

(…/...) L’Etat ne peut pas faire de discrimination parmi sa population, autrement, cela crée des divisions dans le pays. Si nous avions mené une politique discriminatoire dans les différentes composantes de la société, une majorité d’entre elles ne soutiendrait pas l’État aujourd’hui, et le pays se serait désagrégé depuis longtemps. Pour nous, les Kurdes font partie du peuple syrien, ils ne sont pas étrangers, ils habitent dans cette région de même que les Arabes, les Circassiens, les Arméniens et plusieurs autres groupes ethniques et religieux existant en Syrie depuis des siècles. On ne sait toujours pas quand exactement certaines de ces nations sont apparues dans la région. Sans ces composantes, l’existence d’une société homogène en Syrie ne serait pas possible. Alors, est-ce que les Kurdes sont nos alliés ? Non, c’est un peuple patriote. Mais d’un autre côté, on ne peut pas mettre tous les Kurdes dans la même catégorie. Mais, s’il y a des groupes en Syrie qui ont des demandes particulières, ces demandes doivent être faites dans le cadre national et par le dialogue avec les forces politiques syriennes. Lorsque les citoyens syriens seront d’accord pour prendre des mesures dans cette direction, qui traiteront du fédéralisme, de l’autonomie, de la décentralisation ou même au changement du système politique tout entier, on aura besoin de consulter le peuple Syrien, ce qui pourra résulter en un amendement de la constitution. C’est pourquoi, ces groupes ont besoin de convaincre le peuple syrien de leurs propositions. Et dans ce cas, ils ne dialogueront plus avec l’Etat, mais avec le peuple. Lorsque le peuple syrien décidera d’emprunter une certaine direction, et d’approuver certaines démarches, nous l’approuverons tout naturellement.

 

Sur les rapports avec les occidentaux :

(…/...) La mission principale de chaque homme politique, de chaque gouvernement, de chaque Président ou Premier ministre – peu importe le nom – est de servir son pays. Que ça me plaise ou non, je vais devoir faire toutes ces rencontres et serrer les mains de peu importe qui, tant que cela peut être utile au peuple syrien. Il ne s’agit donc pas de mon attitude personnelle, mais de la valeur ajoutée de telles entreprises. Et donc oui, nous sommes prêts à le faire si les intérêts des Syriens sont en jeu. Quoi qu’il en soit, je le ferai.

 

Sur une large alliance contre l'état islamiste :

(…/...) On vit actuellement dans une période de combat contre le terrorisme, nous ne sommes pas confronté à des groupes terroristes, nous sommes confronté à des armées terroristes équipées avec des armes lourdes, moyennes et légères. Ils disposent de milliards de dollars pour recruter des nouveaux volontaires. Les aspects militaires et sécuritaires doivent devenir prioritaires à ce stade. Donc, on estime que cette alliance doit agir à différents niveaux, mais elle doit tout d’abord combattre sur le terrain. L’Arabie Saoudite, la Turquie et la Jordanie qui prétendent faire partie de la coalition contre le terrorisme dans le Nord de la Syrie, soutiennent en réalité le terrorisme dans le Sud, dans le Nord et dans le Nord-Est, presque dans les mêmes régions où ils sont supposés le combattre. un allié peut devenir un adversaire, et inversement, un adversaire peut devenir un allié. C’est normal. Lorsqu’ils combattront contre le terrorisme, nous coopérerons avec eux.

 

Sur son éventuel départ :

(…/...) La propagande occidentale s’est fondée dès le départ sur l’idée que la cause du problème était le président. Pourquoi ? Parce qu’ils veulent faire croire que le problème de la Syrie réside dans un seul individu. Et par conséquent, la réaction naturelle de beaucoup de personnes est de dire : « Puisque le problème réside dans un seul individu, cet individu ne doit pas être plus important que la patrie tout entière. Donc, laissons partir cet individu et les choses vont s’améliorer ». C’est ainsi que l’on simplifie les choses à l’extrême en Occident. Ce qui se passe en Syrie, à cet égard, est semblable à ce qui s’est passé dans le cas de la Russie. Notez ce qui a été dit par les médias occidentaux depuis le coup d’État en Ukraine. Que s’est-il passé ? Le président Poutine est passé du statut d’ami de l’Occident à celui d’ennemi et une fois encore on l’a dépeint comme un tsar. Il a été décrit comme un dictateur réprimant l’opposition en Russie et comme quelqu’un qui a obtenu le pouvoir par des moyens antidémocratiques, malgré le fait qu’il a été porté au pouvoir par une élection démocratique, ce que l’Occident a reconnu.

À présent, ils disent que ce n’est plus démocratique. C’est de la propagande occidentale. Ils disent que si le président part, les choses s’amélioreront. Qu’est-ce que cela veut dire en particulier ? Pour l’Occident, cela veut dire : « Tant que tu es là, nous allons continuer à soutenir le terrorisme », parce que l’objectif que poursuit actuellement l’Occident en Syrie, en Russie et dans d’autres pays, c’est le changement des présidents, le renversement des gouvernements ou, peu importe comment ils l’appellent, les changements de régimes. Pourquoi ? Parce qu’ils n’acceptent pas de partenaires et d’États indépendants. Quel est leur problème avec la Russie ? Quel est leur problème avec la Syrie ? Quel est leur problème avec l’Iran ? Ces pays sont tous des pays indépendants. Ils veulent qu’un certain individu parte et soit remplacé par quelqu’un qui agisse dans leurs intérêts et non dans l’intérêt de son pays. Pour nous, le président est choisi par le peuple et arrive au pouvoir au moyen d’une élection. Et s’il part, c’est sur une décision du peuple. Son départ ne doit pas être le résultat d’une décision américaine, d’une décision du Conseil de sécurité, d’une conférence de Genève ou d’un communiqué de Genève. Si le peuple veut qu’il reste, il doit rester et si le peuple le rejette, il doit partir immédiatement. Tel est le principe que j’observe lorsque j’appréhende cette question.

 

Qu'est-ce qui a déclenché la guerre en Syrie :

(…/...) Le moment clé pour les événements en Syrie est, à la surprise de nombreuses personnes, la guerre en Irak de 2003. C’est quand les États-Unis ont envahi l’Irak. Nous étions fortement opposés à cette invasion, car nous savions que tout ça allait aboutir à la division des sociétés et à l’apparition de troubles. Or, nous sommes voisins de l’Irak.

À cette époque on comprenait que la guerre allait faire de l’Irak un foyer de conflits sectaires. À l’ouest de la Syrie, il y a un autre pays dans cette situation : le Liban. Et nous, nous sommes au milieu. Nous savions très bien que nous allions en subir les conséquences. C’est pourquoi le début de la crise syrienne et tout ce qui s’est passé alors est le résultat naturel de la guerre et du conflit confessionnel en Irak, parce qu’une partie du conflit s’est déplacée en Syrie. En conséquence il était facile d’influencer certains groupes syriens.

Le deuxième point – qui est peut-être moins critique – est le laisser-faire américain vis-à-vis des terroristes afghans dans les années 1980, qu’ils appelaient alors « combattants de la liberté », puis enfin, la création de Daesh en 2006 à l’aide de financements américains et sans aucune opposition de leur part.

Tous ces éléments rassemblés ont créé les conditions d’un soulèvement avec le soutien occidental et l’argent des pays du Golfe, en particulier du Qatar et de l’Arabie Saoudite, ainsi qu’avec l’aide logistique de la Turquie. En effet, Erdogan appartient, de par sa façon de penser, aux Frères Musulmans. Par conséquent, il croit qu’un changement de la situation en Syrie, en Égypte et en Irak, donnera naissance à un nouveau sultanat – pas le sultanat ottoman cette fois, mais celui des Frères Musulmans – qui couvrirait des territoires allant de l’océan Atlantique jusqu’à la Méditerranée et qui serait dirigé par Erdogan.

 

Source et Interview complet ici


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07/09/2015

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