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26/05/2014

Au bistro de la toile : Veni, voti, dégueuli...

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- ...taing ! Elle en prend plein la gueule la démocratie. En France, tout les baveux parlent de « séisme », de « tsunami »...

 

- Bof. Toujours le délire des mots, le triomphe de l'émotionnel. Le niveau de l'abstention, autour de 6 électeurs sur 10 implique en toute logique arithmétique de relativiser la victoire du FN : 4 millions de voix contre 6 millions à la présidentielle, ¼ des voix exprimées, donc ¼ de 40% c'est à dire 10%. C'est le niveau habituel des l'extrême-droite en France. Séisme, mon cul, c'est surtout une atomisation des autres partis : impuissance du PS à résoudre le chômage, trahison de Hollande eu égard à son programme et au discours du Bourget ; déliquescence de l'UMP rampant dans le dégueuli des affaires (Copé, Balkani, Sarko bien sûr).

 

- La gauche hors PS (celui-ci étant maintenant clairement identifié au centre-droit) prend aussi une sacrée bouffe. Les Verts, orphelins de Cohn-Bendit, plongent, le Front de gauche ne perce pas, se montrant incapable de capter l'électorat populaire, le NPA, Lutte ouvrière sortent carrément de la partie... C'est mal barré.

 

- Le coup de barre, c'est que le parti des Le Pen représente maintenant l'électorat populaire, ce qui est un constat de faillite pour la gauche. Le PS étant à droite, il faut reconnaître que ni le FdG, ni les écolos n'ont su séduire cet électorat essentiel. Les raisons de ce succès des fachos, et donc de cette faillite de la gauche, c'est que le FN a sans vergogne et avec succès volé les idées de la gauche (défense des salariés, lutte contre la finance, défense du pouvoir d'achat, refus du traité atlantique, etc...) Or malgré son faux-nez populaire, le FN reste un parti foncièrement facho.

 

- Tu oublies un truc essentiel Victor. Et que l'on retrouve partout en Europe dans le succès des partis d'extrême-droite : à ce catalogue d'idées de gauche le FN ajoute la crainte – réelle ou fantasmée – de l'immigration, et surtout de l'immigration musulmane. Seulement parler de ça, c'est tabou, c'est risquer « l'excommunication » ! C'est pourtant là une des clés. Une étude a montré que parmi des motivations du vote FN, l'immigration arrive en premier, loin devant le pouvoir d'achat.

 

- Je pense qu'il faut chercher là une des raisons de la désertion des classes laborieuses qui ont quitté massivement les rangs du parti communiste, qui demeure la colonne vertébrale du FdG, et sont passées sous la bannière lepéniste. C'est la paralysie mentale de l'extrême-gauche sur ce problème. Mais je reste persuadé que le vote FN, dans une élection européenne que les Français ne considère jamais – à tort – comme essentielle, demeure non pas un vote d'adhésion, mais de protestation. On veut renverser la table, dire merde à de pseudos « élites », toujours les mêmes, accrochés à leurs fonctions juteuses et à leurs privilèges comme des morpions sur une paire de couilles. Ce qui donne à réfléchir, c'est que ce sont les jeunes (enfin, ceux qui sont allés voter), et les ouvriers qui assurent la victoire des fachos...

 

- Bon. Et l'Europe la-dedans, qu'est-ce qu'elle va devenir ?

 

- Ben, rien ne va changer ! Le conseil (c'est-à-dire les chefs d’États et de Gouvernements) vont choisir comme président de la Commission une vieille carne de retour, Junker, longtemps dirigeant d'un pays-confetti fort nuisible, le Luxembourg. Il sera surtout le représentant dans les institutions européennes de la Merkel. Car l'Allemagne sera encore plus hégémonique en Europe avec la mise sur la touche de la France. Parce que l'Allemagne est le seul pays d'Europe a tirer son épingle du jeu. En partie par sa rigueur, son travail, son économie, en partie en écrasant ses partenaires et voisins, en pompant leur énergie, en attirant leurs diplômés. Avec pour dangereuse conséquence son isolement en Europe, voire son rejet et la montée d'un antigermanisme jamais loin.

 

- Bon. Allez, c'est ma tournée !

 

 

Septidi 7 prairial 222

Merci à Chimulus

 

22/05/2014

Quand le teckel bouge la queue devant Merkel

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 (Ça se chante sur l'air du "Tord boyaux" de l'ami Pierrot)

 

Il a ouvert sa gueule de blaireau

Dans l’ Parisien et au Figaro

Dans Le Point aussi, et même chez les Boches

Le nabot nous refait son cinoche.

Il vient raconter comment fair’ l’Europe

Pendant cinq ans était-il myope

Lui qui a baisé

Le « Non » des Français

Il ferait bien mieux de s’écraser.

 

Chez les blaireaux

Le patron s’appelle Sarko

Avec Copé et Fillon

Ils nous prenn’ pour des couillons

 

 

Il s’agit d’un parti bien crado

Où s’agglutinent les faisandeaux,

Requins et vautours, champions de l’embrouille

Des klampins qui s’en mettent plein les fouilles

Y a tous les parasites du Fouquet’s

A l’affut de pognon à piquer

On y croise les philanthropes du Medef

Qui tirent les ficelles avec benef

 

Chez les blaireaux

Le patron s’appelle Sarko

Avec Copé et Fillon

Ils nous prenn’ pour des couillons

 

 

Sarko fait des pipes à Bismerkel

Lui qui s’est comporté en teckel

Cinq ans aux affaires, il l’a laissé faire

Pour qu’le pognon aille aux actionnaires

Il l’a aidée à tuer les Grecs

Il nous l’a mis profond et à sec

Et maintenant il donne des leçons

Et prend les gens pour des paillassons.

 

Chez les blaireaux

Le patron s’appelle Sarko

On t’a assez vu, fumier,

Retourne dans ton terrier

 

 

(Merci à l’ami Pierrot !)

 

Tridi 3 prairial 222

 

Illustration X – Droits réservés


 

20/05/2014

On vous bourre le mou avec vos sous !

journaux assistés figaro mag.jpg

"C'est celui qui dit qui est!"

 

Le bourrage de crâne par les canards-laquais se fait parce que cette presse-purée est tenue par des marchands d’armes, des bétonneurs et des prédateurs financiers. Les journalistes – s’ils veulent bouffer et continuer d’exercer un métier somme toute fort agréable – n’ont qu’un choix : fermer leur gueule ou lécher les bottes de ceux qui les paient. On a vu hier comment une petite bande, à l’échine bien souple et avec de la peau morte sur la langue à force de lécher le cul de leurs patrons, squatte toutes les tribunes, tous les plateaux télés et radio.

Mais il faut aussi savoir que le (les)gouvernements(s), de quelque bord qu’ils soient, pompent dans nos fouilles pour refiler de la belle artiche aux titres qui sont soit aux ordres, soit d’un intérêt tout relatif. Eh oui ! Vous, moi, mettons la main à la poche pour permettre l’existence de cette presse purée. A travers des aides que l’Etat (nos impôts) distribue généreusement en raison inverse de l’intérêt des journaux.

Qui touche le plus de pognon ? Les titres…qui dénoncent avec le plus de véhémence le «gaspillage des deniers publics» par les plus pauvres, les plus démunis. Ecoutons plutôt Le Monde Diplomatique – carrément éjecté cette année de ces aides ! – alors qu’il est le titre français de très loin le plus vendu et le plus lu dans le monde, avec des éditions en anglais, espagnol, portugais, arabe, etc. :

 « Il faut féliciter l’État pour sa scrupuleuse impartialité : les publications les plus scandalisées par le montant des dépenses publiques, celles qui matraquent le thème du « ras-le-bol fiscal » et se montrent les plus enthousiastes quand les retraites sont gelées, n’ont pas pour autant été négligées par la « mama étatique » — une formule de l’hebdomadaire Le Point — lorsqu’elles ont tendu leurs sébiles en direction des ministères.

Le Point, justement, a continué à toucher plus de 4,5 millions d’euros, soit 22 centimes d’aide du contribuable pour chaque hebdomadaire diffusé, bien que le titre appartienne à la famille Pinault, sixième fortune de France (11 milliards d’euros). M. Serge Dassault, cinquième fortune de France (12,8 milliards d’euros), sénateur UMP et propriétaire du Figaro, a reçu, lui, 16 centimes de l’État pour chaque exemplaire vendu d’un journal qui exalte les vertus de l’austérité budgétaire. Et c’est sans doute parce que le quotidien Les Échos appartient à M. Bernard Arnault, première fortune de France (24,3 milliards d’euros), que ce quotidien économique qui, lui aussi, peste sans relâche contre les dépenses publiques, n’a reçu en 2013 que 4 millions d’euros du contribuable...

Lorsqu’une publication quitte un tableau, un palmarès, une autre s’y substitue. Coïncidence saisissante (c’en est une) : presque à la place qu’occupait Le Monde diplomatique en 2012, et pour un montant à peu près identique, L’Opinion a surgi en 2013 (177e avec 184 000 euros d’aides de l’État).

L’Opinion est ce quotidien lancé par M. Nicolas Beytout, avec des concours financiers dont la transparence n’est pas absolue, mais au service d’une ligne rédactionnelle qui, elle, ne laisse planer aucun mystère puisque c’est celle du Medef. La diffusion payée du journal de M. Beytout est confidentielle (de mille à trois mille exemplaires par jour en kiosques), mais sa seule survie permet à son créateur de naviguer d’une antenne à l’autre et d’être très généreusement cité dans la plupart des revues de presse. Ce qui, là encore, n’est pas donné à tout le monde.

Le ministère de la culture et de la communication, à qui il faut savoir gré de la publication, très pédagogique, du montant annuel des aides publiques à la presse, prétend que celles-ci « concourent à la modernisation et la diffusion partout dans le pays d’une presse pluraliste et diverse. »

Voilà. Alors pour soutenir ce titre référent, moi qui vit entre mer et Cévennes – et donc qui pourrait avoir un oursin dans une poche et une bogue de châtaigne dans l’autre – je sors mon pognon et je m’abonne au Monde diplo, comme à Médiapart, et j’achète en kiosque, parce c’est un acte militant, le Canard enchaîné et Siné-mensuel.

Eh ! Vous pouvez même faire un don ! Ça se fait beaucoup et, comme ceux qui ont fait payer au deux-tiers par l’État les millions d’amende de Sarko et de l’UMP, vous pourrez en déduire 66% de vos impôts !

 Vous pouvez voir ici la liste des deux cents titres les plus aidés

 Primidi 1er prairial 222

Photos X - Droits réservés

 

19/05/2014

« Les Nouveaux chiens de garde » sur LCP: un réquisitoire jubilatoire contre les canards-laquais !

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Moi qui dénonce à longueur de billet la connivence entre ce que j'appelle la « presse-purée », les « canards-laquais » et les puissances d'argent d'une part, la « classe politique » d'autre part, j'ai pris mon pied hier soir en regardant, que dis-je, en savourant, la remarquable émission réalisée par Gilles Balbastre et Yannick Kergoat et présenté par l'excellente Emilie Aubry. Une sacrée bouffée d'air pur ! Où ça cette émission ? Oh ! Pas sur la Une, ni sur la Deux, ni sur la Trois, ni même sur Arte, ni évidemment sur les distributeurs de bouillie merdique que sont les chaînes de la TNT, mais sur la chaîne qui s'affirme de plus en plus comme LA station de référence : la...chaîne parlementaire (L.C.P.) ! Titre de l'émission : « GRAND ECRAN: LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE »

 

Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations pré-mâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur. En 1932, Paul Nizan publiait « Les Chiens de garde » pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en gardiens de l’ordre établi. Aujourd’hui, les chiens de garde, ce sont ces journalistes, éditorialistes et experts médiatiques devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social.

 

Tous distillent à longueur de plateaux télé ou radio la doxa ultralibérale voulue par leurs patrons, ceux qui leur mettent le collier et leur dispense leur pâtée quotidienne. Finies les loups de la presse, genre Jaurès, nous sommes au temps des chiens de garde bien gras de la fable, avec collier, chaînes et « éléments de langage » à faire gober au populo dont on a bien « préparé le cerveau pour Coca cola ». Parce que les plumitifs sont payés – mal pour la plupart - pour dire ce que veulent les patrons des organes de presse.

 

Et là, on est loin du programme du Conseil national de la Résistance sur la presse ! Contrairement aux lois sortis de la Résistance, les banquiers, les marchands d’armes, les marchands de béton et autres industriels ont mis leurs griffes sur la presse. Libération, journal des bobos de gôôche (on est loin du Libé des débuts !) convaincus des « bienfaits » de l’ultra libéralisme, a été renfloué par Rothschild et appartient à Bergé et va passé dans les pognes d'un autre requin. Le Nouvel’Obs et son groupe ( Le Nouvel Observateur, Sciences et Avenir, Challenges, Rue89)  appartenait au fabriquant de baignoires, de spas, de sanibroyeurs Claude Perdriel qui l'a cédé récemment aux actionnaires du « Monde », le trio Bergé-Neel-Pigasse. Le Point appartient à François Pinault, industriel sulfureux engraissé sur les dépouilles d’entreprises en difficulté avec la complicité des plus hautes instances politiques. Le Monde, qui fut LE journal de référence est devenu un torchon ultralibéral depuis qu’il est la propriété des hommes d’affaires Pierre Bergé (confection de luxe, haute couture), Mathieu Pigasse (Banque Lazard) et Xavier Niel (Free, après avoir fait fortune avec le minitel rose, les peep-show et les sex-shop). L’Express appartient au plus important groupe de presse purée belge (Roularta Media Group) qui l’a racheté à Dassault. Le même Dassault (fabriquant d’avions de combat – Rafale, Mirage, etc. – d’avions civils – Falcon – et de systèmes électroniques) est propriétaire du Figaro. Il est question qu’il rachète Le Parisien. Et n’oublions pas le marchand de béton Bouygues chez TF1… Etc. Etc.

 

Tous ces braves gens ne tiennent pas trop à ce que le bon populo soit trop bien informé. On comprend pourquoi on nous bourre le mou avec de l’émotionnel, de l’accessoire, du fait-divers et du sport… Le travail de ce type de journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des puissances de l’Argent. Ils sont les outils obéissants des puissants et des riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Leurs talents, leurs facultés et leurs vies appartiennent à ceux qui les paient. Ils sont comme les prostiputes : elles vendent leur cul, ils vendent leurs cerveaux…

 

L'émission de LCP dénonce sans concession la collusion d'un microcosme groupant des gens sortis du même moule et grenouillant entre eux, entre « amis », entre gens du même monde. Elle cite nommément quelques-uns des plus en vue de ces trissotins de la presse (Franz-Olivier Gisberg, Duhamel, Barbier, Jospin, etc.). et tous ces « zéconomistes » distinguées qui squattent les plateaux télés en radio. Editoriaux, matinales radiophoniques, plateaux de télévision : une poignée de distinguées « économistes » quadrillent l’espace médiatique et en écartent toutes les voix « dissonantes ». Présentés comme universitaires, ils incarneraient la rigueur technique au cœur de la mêlée idéologique. Mais leurs diagnostics seraient-ils aussi crédibles si ces « experts » rendaient publiques leurs autres activités ? Par exemple, cité dans l'émission, l'incontournable Elie Cohen directeur de recherche au CNRS, un des piliers des plateaux télé et radio, mais aussi membre des conseils d'administration d'EDF énergies nouvelles, de Steria et de Pages jaunes.

 

A la fin du film « Les nouveaux chiens de garde », les ci-devant Frantz-Olivier Gisberg et Elie Cohen étaient sur le plateau en compagnie de Dominique Wolton, lui aussi directeur de recherche au CNRS (un de ses livres : Penser la communication ).

 

Ah ! Il fallait voir la gueule de « Régécolor » (c'est ainsi que je nomme Elie Cohen en voyant sa chevelure soigneusement travaillée ) qui riait jaune et s'enfonçait dans des explications ampoulées d'où ressortait ses « qualités qui en faisait un bon client pour les plateaux télés et radio ». Plus savoureux encore, la tronche de F.O.G. , traitant le film de « vieux et kon », et reconnaissant la dépendance des « ténors » de la presse(purée) vis-à-vis des patrons de presse marchands d'armes ou de béton !

 

Moralité : si vous voulez avoir des informations un peu plus fiables, cherchez-les dans internet où surnage une profusion de sites et de blogs n'ayant aucune accointance avec les requins de la finance et des multinationales ! Médiapart en est un, le Monde Diplo aussi, il y en à d'autres. Encore faut-il ne pas avoir le cerveau déjà rendu irrécupérable par TF1 et consort, en avoir la volonté et...le temps.

 

A voir là :

http://www.k-streaming.com/film-les-nouveaux-chiens-de-garde-en-streaming-gratuit/

Et ici le débat: http://www.lcp.fr/emissions/grand-ecran/vod/159107-le-deb...

 

Décadi 30 floréal 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

17/05/2014

Ouiquinde érotique déhescannien avec Gabriel Seinac De Meilhan

Rapaces-amour_1024.jpg

 

La Foutro-manie (extraits)

 

(...)

 J'aime en amour le train de la canaille
Et point les tons des gens de qualité.
Lorsque je fous, il faut qu'un Con travaille,
Qu'il me féconde, et avec volupté,
Pompant les sucs de ma couille fertile,
Dans son allure, il fait leste et facile.
Car de passer ses jarrets et ses reins
Á dérouiller le Con d'une Robine,
Qui ne demande à Dieu tous les matins,
Que le bonheur de presser des engins,
Et cependant contrefait l'enfantine,
Quand on la fout à triple carillon,
C'est se plonger dans l'abîme d'un Con.
Vous la verriez défendre son téton,
Comme à quinze ans une jeune Pucelle,
Vous rebuter pour une bagatelle,
Pour un baiser, pour un mot polisson,
En minaudant, trancher de la cruelle.
Mais offrez-lui quelque gros saucisson,
Un Vit de bronze, elle aime ce lardon;
Elle vous va livrer sa citadelle.
Les deux battants pour vous seront ouverts,
Et vous pourrez sur la froide Aridelle,
Faire expirer vos caprices divers:
Á vrai dire, vous aurez à combattre
Tous les valets, qui la foutent par quatre,
Et qui depuis environ dix-neuf ans,
Tous les neuf mois lui flanquent des enfants.
(...)

 

Octidi 28 floréal 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

14/05/2014

Islamisme : les terrifiants résultats du laxisme britannique

manifestations-islamistes-londres.jpg

 

« Courrier international » publie ce véritable cri de colère de l'écrivaine palestinienne Ahlam Akram contre les écoles tenues par des intégristes à Birmingham et ailleurs. Ce témoignage édifiant et effrayant fera-t-il réfléchir les bisounours idiots utiles de cette idéologie de mort qui squattent en France  la presse-purée et les canards-laquais ?

 

« Cher lecteur, je vous affirme que j'ai tout vérifié avant d'écrire la première ligne de ce texte. Tout a commencé quand quelques familles musulmanes, à Birmingham, ont commencé à se plaindre de l'extrémisme qui sévissait dans des écoles [publiques]. Dans ces écoles, on apprend aux enfants à rejeter le non-musulman, on sépare les garçons des filles et on interdit les cours de natation et de musique.

La BBC s'est penchée sur le sujet. Or ses journalistes se sont heurtés au refus des instituteurs musulmans de les laisser accéder aux écoles en cause. Après enquête, la chaîne a conclu à l'existence de 25 écoles où des extrémistes ont réussi à remplacer les équipes pédagogiques par des instituteurs musulmans rigoristes qui enseignent la haine.

Une police des mœurs à l'école
Dans le même reportage, la BBC évoque également la présence de “gardiens fondamentalistes” au contact des enfants, qui agissent comme une police des mœurs, sermonnant les élèves musulmanes qui s'habillent de manière “indécente” ou qui ne jeûnent pas, allant jusqu'à les agresser physiquement. Ces gardiens exigent des repas halal, des salles de prière et des endroits spécifiques pour la récitation du Coran pendant le ramadan.

Avant même le 11 septembre 2001, on avait assisté à une montée de l'extrémisme islamiste, qui allait de pair avec la crainte croissante suscitée par la présence des musulmans en Occident. Cette crainte, l'extrême-droite européenne l'a exploitée à merveille. Et les musulmans eux-mêmes l'ont nourrie par une attitude de défi et par leur manière d'user des libertés dont ils jouissent. Le tout sous prétexte de préserver leur identité religieuse.

Des “zones d'application de la charia” à Londres
Bien qu'ils meurent d'envie de vivre en Grande-Bretagne et plus généralement en Occident, c'est-à-dire dans les pays de l'“égarement et de la mécréance” plutôt que dans ceux de la “juste voie islamique”, les islamistes cherchent à combattre la culture et les lois de l'Occident pour lui imposer leur propre culture.

Ils profitent de la liberté de culte qui leur est offerte pour exiger des lieux de prière, des mosquées et des écoles [islamiques]. Même ceux qui ne fréquentaient pas la mosquée dans leur pays d'origine se mettent à s'y rendre, au point qu'on les voit déployer leurs tapis de prière en pleine rue, contribuant à provoquer des embouteillages. Certains d'entre eux déclarent même des quartiers de l'est londonien “zones d'application de la charia”.

Au nom de l'identité musulmane

Évidemment, ils refusent le système d'éducation britannique, connu pour encourager la liberté de pensée. Chose totalement inacceptable pour ces “parangons de l'islam autoproclamés”, puisqu'une telle liberté est contraire à leur doxa religieuse. Par conséquent, ils refusent que leurs enfants soient éduqués selon les principes de la libre-pensée, de l'approche rationnelle du monde et de l'ouverture aux autres cultures.

Leurs écoles prétendent qu'elles préservent l'identité musulmane. L'identité qu'ils veulent préserver sert-elle vraiment l'islam et les musulmans ? ou fait-elle tort au premier comme aux seconds ? Les dégâts sur la société sont énormes.

Séparation des sexes
Un tribunal britannique a jugé neuf musulmans pour exploitation sexuelle de mineures – des mineures qu'ils avaient prostituées à Manchester. C'est cette affaire qui a fait dire à la baronne musulmane Saeeda Hussein Warsi qu'une partie des Pakistanais de Grande-Bretagne considèrent la femme blanche comme licite pour eux, puisque de religion et d'appartenance ethnique différentes des leurs. Les crimes d'honneur, au nombre croissant dans le monde musulman, ont également atteint la Grande-Bretagne.

Plus de 2 800 cas ont été enregistrés en une seule année. Lors de conférences organisées par les syndicats d'étudiants, certains orateurs ont demandé qu'on applique la séparation des sexes. On a eu peur que cela soit accepté, étant donné que toute critique de l'islam est devenue taboue en Grande-Bretagne et peut désormais aboutir à la perte de son emploi. Et ce alors qu'on reste entièrement libre de critiquer toute autre religion.

Ce qui nourrit l'extrême-droite
C'est cette mauvaise exploitation des libertés qui encourage Othman Mustafa, avant-dernier fils d'Abou Hamza Al-Masri [prédicateur islamiste expulsé aux Etats-Unis] à appeler au djihad à la mosquée Al-Nour, dans le quartier londonien d'Acton.

Quand on demandait à son père pourquoi il vivait à Londres alors qu'il détestait tant l'Occident, il répondait que cela était temporaire et dicté par la nécessité, et qu'il se servait de l'Occident comme d'un urinoir. Il vivait pourtant aux frais du contribuable britannique. Et son expulsion, qu'il a fallut attendre huit années, le temps des recours en justice, a coûté 8 millions de dollars.
 
Tout cela nourrit l'extrême-droite. Cela amène aussi la société britannique, y compris les musulmans, à la crainte que la société soit confrontée aux dangers de l'extrémisme, d'un racisme débridé, de l'insécurité ou encore du retour des combattants du djihad en Syrie. Ce sont des dangers qui ne planent pas seulement sur l'Occident, mais également sur l'ensemble du monde musulman.

Enquête sur les Frères musulmans
La demande faite au gouvernement britannique d'ouvrir officiellement une enquête sur les activités des Frères musulmans est totalement justifiée. Elle intervient même un peu tard. L'islam politique est comme une pieuvre. Son danger est profond, et réside dans le fait qu'il dispose de réseaux interconnectés qui travaillent avec acharnement et de manière préméditée à changer la culture occidentale pour imposer la culture islamique. Le tout en partant de l'idée que la vraie culture se résume en la croyance dans le Coran, et cela dans le but de préparer le terrain à la charia et d'imposer leur tyrannie aux peuples.

Je suis favorable aux mesures que prendra le gouvernement britannique contre tous ceux qui veulent changer les lois du pays. Je suis d'accord avec la ministre australienne qui a demandé l'expulsion vers les pays musulmans des musulmans qui se déclarent mécontents dans son pays.

Si même l'Arabie Saoudite, berceau des idées fondamentalistes, a commencé à prendre des mesures pour circonscrire le danger islamiste (certes, avec du retard), et punit désormais ceux qui veulent partir faire le djihad en Syrie, pourquoi ma nouvelle patrie n'aurait-elle pas le droit de faire de même, qu'elle soit chrétienne ou laïque ? »

 

Source : http://www.courrierinternational.com/article/2014/05/07/h...

 RADICALISATION — 25 écoles passées au crible

C’est une lettre fuitée, envoyée par un islamiste à Birmingham à un contact à Bradford, qui a donné l’alerte, raconte le Sunday Times. Le courrier donne des informations sur "Opération Cheval de Troie", un programme ayant pour but le remplacement des directeurs d’écoles publiques à Birmingham, à Manchester et à Bradford par des personnes musulmanes désignées pour les diriger selon un islam orthodoxe, et revendique quatre remplacements déjà effectués.

Mi-avril, un sonneur d’alerte anonyme a donné davantage d’informations au Sunday Times, notamment sur l’école Park View à Birmingham. Il aurait dit entre autres que les enseignants non-musulmans sont poussés vers la porte, que les garçons et les filles sont séparés dans les classes, "qu’ils ne sont pas autorisés aux cours d’EPS ensemble", qu’ils apprennent aux cours d’éducation sexuelle "que les épouses sont obligées d’assouvir les besoins de leur mari selon la sharia..."


Le Sunday Times note qu’à Birmingham, vingt-cinq écoles font l’objet de quatre enquêtes différentes: celle du ministère de l’Education, du conseil municipal de Birmingham, de l’inspection académique Ofsted et de la police des West Midlands. Le premier rapport d’enquête, celui du ministère, sera publié courant du mois de mai et devrait pointer le doigt sur "des bavures en ce qui concerne la direction, le management et la protection des enfants, causées par des idéologies religieuses radicales".

 

Quintidi 25 floréal 222

Photo X - Droits réservés

 

07/05/2014

Poubelle nucléaire de Bure : l’Andra revoit sa copie.

bure dessin.jpg

 

 

Bure, ça vous dit quelque chose ? Ouais, c’est le site choisi comme « poubelle atomique » pour les déchets nucléaires sortant des centrales EDF. On a failli les avoir chez nous, à Marcoule compte tenu de la « culture nucléaire » de ce site des bords du Rhône. La lutte a été rugueuse mais finalement victorieuse. La poubelle est donc partie vers d’autres lieux, dans ces terres de l’Est. Mais là aussi la résistance s’est organisée et a poussé l’Andra (l’organisme en charge de cette réalisation) comme le gouvernement à revoir leur copie. Le problème principal étant la réversibilité du stockage (les colis radioactifs doivent pouvoir être retirés de leur de stockage).

La directrice générale de l’Andra, Mme Marie-Claude Dupuis,  a présenté hier les propositions de cet organisme s’efforçant de répondre aux questions émanant du débat public sur cet épineux sujet : la réversibilité du stockage, l'acheminement des colis de déchets radioactifs, le calendrier de mise en œuvre, la connaissance des coûts, etc. lien

Il ressort de ce document que l’Andra remettra en 2015 au gouvernement un « Plan directeur » évolutif, élaboré avec les parties prenantes (associations opposantes aussi ?), et exprimant son approche du projet sur un siècle ainsi que le planning prévisionnel des flux de déchets. Ce plan directeur doit faire la preuve que la conception technique du projet doit pouvoir s’adapter à un éventuel changement de politique énergétique. La demande d’autorisation de création du stockage ne sera faite qu’après discussion de ce document. Ce qui veut dire que si l’ensemble des autorisations est obtenue, dont une Loi indispensable, la réalisation commencerait vers 2020 pour le démarrage d’un pilote industriel vers 2025.

L’Andra a en effet décidé de faire précéder la réalisation définitive du site d’enfouissement des déchets radioactifs d’un pilote industriel qui devrait permettre de tester sur le terrain, en vrai situation, l’ensemble des équipements, avec de faux colis d’abord puis avec de vrais colis radioactifs représentatifs de tout ce qui devra être stocké. Ces tests devront prouver la réversibilité du procédé en montrant que tous ces colis sont récupérables durant une centaine d’année ainsi que la qualité et la durée du scellement des alvéoles de stockage. L'Andra prévoit un démarrage lent, puis une montée en cadence jusqu'au 3.000 colis par an, la vitesse de croisière visée.

Autres évolutions du projet : - l’acheminement des colis se fera uniquement par voie ferrée (avec création d’une voie finale spécifique) ; - le creusement des galeries se fera grâce à un tunnelier (technique éprouvée et meilleure maitrise des coûts) ; - les alvéoles de stockage des colis radioactifs vitrifiés pourront atteindre cent mètres ; - la descente de ces colis se fera par un système de funiculaire de façon à ce que les moteurs soient en surface donc toujours accessibles.

Ces évolutions sont positives, mais qu’en est-il de la mémoire à très long terme de ces sites ? Et que penser de la sureté du site à long terme, qui dépend uniquement des propriétés géologiques de la couche d’argile à 500 mètres de fond ?

Ouate-Inde-Scie…

 

INACTIFS AUJOURD’HUI, RADIOACTIFS DEMAIN…

 

Octidi 18 floréal 222

 

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30/04/2014

Au bistro de la toile : la cuisine à molécule, comment veux-tu, comment veux-tu que je…

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- Putain, on a eu chaud Loulle ! Le coup est passé près cette fois…

- Le coup de quoi Victor. Tiens prend plutôt ce coup de rouge.

- Merci. Tè ! Ça remonte. Et au moins ça ne donne pas la chiasse ! Pas comme les jus de pipeline que servent à leurs clients aussi snobinards que friqués les restos « primés » par un obscur magazine de la « gastronomie anglaise ».

- Ouarf, Victor, « gastronomie anglaise », t’as pas peur des mots toi ! Voilà un superbe oxymore !

- C’est vrai. Pourtant c’est ce drôle de canard boiteux, né au pays du gigot bouilli à la sauce menthe et du pudding élaboré à la bétonnière, qui organise chaque année un « concours du meilleur restaurant du monde ». Ceci avec la complicité et le pognon de son « sponsor » : la multinationale de la mal-bouffe Nestlé ! Et les bons kons snobinards de la presse-purée française de colporter sans recul ce « palmarès » où le premier établissement français ne pointe qu’à la…onzième place ! Voilà pourquoi je dis que le coup est passé près ! L’honneur est sauf Loulle : aucun restaurant digne de ce nom ayant pignon sur rue en France ne figure dans le « top ten » comme ils disent. Le premier qui apparait est une gargote de Menton, donc limite frontière, et tenue par un chef argentin…

- Ce palmarès est en quelque sorte le Rantanplan de la gastronomie : il désigne les établissements où un gastronome ne mettra JAMAIS les pieds !

- Exactement Loulle. Il ne faut pas y mettre les pieds non seulement pour ne pas se gâcher les papilles mais simplement pour éviter d’aller direct de la table aux urgences de l’hosto !

- Oh ! A ce point ?

- Tiens, le Noma – c’est le nom d’une maintenant célèbre gargote danoise remportant ce terrible prix de la malbouffe pour la deuxième fois consécutive – a envoyé, en février 2013, 63 de ses clients à l’hosto avec une chiasse carabinée ! Son « chef », un dénommé Redzepi mérite bien son surnom de Microlax de la cuisine : petit, blanc et qui fait chier tout le monde ! Note que donner la chiasse à ses clients est un critère indispensable pour remporter ce grand prix des mange-merde. D’autres promus, comme le chef catalan du restaurant El Bulli, Ferran Adria, et l’anglais Heston Bluementhal, chef du Fat Duck à Bray-on-Thames, près de Londres, offrirent eux aussi à leur clients-cobayes les joies de l’intoxication alimentaire. Installé à Rosas, au nord de Barcelone, le premier vit souvent sa clientèle se plaindre de maux de ventre et de dégueulis nocturnes avant d’être hospitalisés. A l’hosto où ils étaient traités, il y avait même le « secteur El Bulli » !  Ferran Adria a fermé ses portes en 2011 pour une « période de réflexion ». Bien pire fut le cas de l’anglais Heston Bluementhal, contraint de fermer ses portes en 2009 suite à l’hospitalisation de…527 clients !

- …taing ! Victor. Quand tu sors de là, si t’as envie de pisser, meffi de pas faire des trous dans tes godasses !

- L’essentiel du palmarès de ce « concours » récompense des gargotes qui se font les champions et les chantres de la cuisine dite « moléculaire », c’est-à-dire chimique. Ces gens-là pratiquent avec une grande maestria la promotion du dégueuli moléculaire. Ils ne travaillent pas du bar de ligne, de l’entrecôte de l’Aubrac, du foie gras des Landes, des aubergines de Provence, de l’agneau de prés salés. Non ! Ils donnent le meilleur de leur art en assemblant avec subtilité des  alginates, des carraghénanes, du nitrite de potassium, de l’acide hydrochlorique, du propio­nate de calcium, de l’acide cyclamique, du ferro­-cyanure de sodium, du méthylcellulose, etc.

- On touche là le nec plus ultra de la malbouffe triomphante Victor : cette mode pour bobos fort thunés de la « cuisine moléculaire ». Celle que portent en triomphe ces « guides » prétentieux et corrompus à travers les étoiles attribuées à ces chimistes. La cuisine moléculaire, c’est 12 grammes de poisson, 400 grammes de gélifiants industriels genre E 322, E 331, E 400, E 406, E 407, E 415, E 418, E 461 et les autres "E" en "kit dégustation" aux particuliers. Quel progrès! Quels artistes! Le juste prix pour ces merdes ne devrait pas dépasser celui du sac poubelle qui a vocation à être leur dernier costume. Fort heureusement la France reste à l’abri de ces horreurs. Mais pour combien de temps…

- En fait, les konnards qui vont bouffer ces estrons et les « critiques » qui les encensent servent à légitimer une vaste offensive des industriels de la malbouffe à travers un programme appelé « Inicon », financé par l’Union européenne. Ce programme a vu le jour à Bremerhaven, dans les éprouvettes du chimiste TTZ – Technologie-Transfer-Zentrum. Son but : comment remplacer les produits agricoles par des produits de synthèse élaborés en usine, de sorte que les industriels récupèrent les fantastiques profits du fabuleux marché de la bouffe. Ce genre de « concours » est là pour habituer la clientèle à ingurgiter de la merde en l’entourant du papier doré du snobisme. Mais si les amateurs de ses expériences ne s'en rendent pas compte, il faut qu'ils sachent que cette manière de cuisiner aura pour conséquence de faire disparaitre les légumes rares, les élevages de race peu courant (l'utilité du cochon noir des Landes dans une salaison moléculaire ?), bref, prépare la cuisine de demain : mondialisée, sans attache, sans rapport avec une culture, un terroir, des savoir faire... Bref c’est du Mac-Do de « luxe », de la bouffe Monsanto…

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Primidi 11 floréal 222

Merci à Chimulus

29/04/2014

« L'Europe, l'Europe, l'Europe... »

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« L'Europe, l'Europe, l'Europe... » trépignait De Gaulle en son temps. Mais en ce temps, l'Europe représentait un espoir, LE grand espoir de peuples européens ruinés, exsangues et exténués par une suite de massacres entre eux. L'Europe représentait la Paix, la prospérité, l'avenir fraternel et la puissance retrouvée.

 

Puis les choses ont changé. Elles ont changé avec l'entrée des Britanniques – cheval de Troie des USA - qui, ne pouvant pas dominer cet ensemble fragile, n'ont eu de cesse de le foutre en l'air en l’entraînant vers une construction essentiellement mercantile puis un élargissement sans limite aussi débile que destructeur. On connaît la suite. Les « élites » européennes, les classes dirigeantes de ce conglomérat de nations concurrentes ont trahi la démocratie. Plutôt que d'inventer une architecture européenne souple conjuguant respect des démocraties, besoin de frontières claires, voire économie de marché mais dans le cadre de la préférence communautaire, comme le voulaient les Fondateurs, les États d'Europe se sont frileusement groupés sous la protection d'une administration bruxelloise boutiquière comme des poules malades dans un coin de poulailler. Plus de grands desseins, plus de grandes figures européennes, uniquement un assemblage hétéroclite de populations déboussolées par une mondialisation (c'est-à-dire « étazunization ») ravageuses pour les peuples, juteuses pour les financiers.

 

A la manœuvre dans cette lutte des profiteurs (banquiers, financiers, multinationales, etc.), une Commission européenne entièrement acquise à l'ultralibéralisme, un ramassis de technocrates obtus, élus par personne, plus préoccupés de la taille des abattants de chiottes que du chômage dans les pays de l'Union. Mais cette Commission ne fait qu'appliquer la politique des chefs d’États et de gouvernements. La rendre responsable de tous les maux est évidemment tentant.

 

Que faire ? Sortir de l'Europe comme le préconise les nationalistes fascisants et les ultra souverainistes ? Konnerie inefficace. Il faut donc changer cette Europe de l'intérieur. Pour cela, loin de bouder dans une abstention stérile, il FAUT aller voter en masse de façon à se débarrasser de la majorité ultra droitiste actuelle et d'avoir enfin un président de la Commission sinon de gauche, faut pas trop fantasmer, du moins d'une droite « un peu plus à gauche », moins bornée que celle qui domine l'Europe actuelle.

 

Voter, d'accord, mais pour qui ? Qui connaît les candidats pour lesquels on devra mettre un bulletin le mois prochain ? Pas grand monde... Qui connaît les candidats à la présidence de la commission ?

 

Il y a eu il y a quelques jours à Maastricht, un premier débat qui réunissait le conservateur Jean-Claude Juncker (Luxembourgeois), le socialiste Martin Schulz (Allemand), le libéral Guy Verhofstadt (Belge) et l'écologiste Ska Keller (Allemande). Également invité au débat, le Grec Alexis Tsipras, chef du Syriza et candidat de la Gauche radicale, a décliné pour des raisons de calendrier. (Notons qu'il n'y a aucun Français dans cette compétition essentielle...). Où avons-nous vu ce débat ? Qui en a parlé dans les médias dominants ? Quelques journaux ont repris le même communiqué très sibyllin de l'AFP. Et c'est tout.

 

Le 15 mai doit avoir lieu une autre débat, LE grand débat des Européennes. Les cinq candidats à la présidence de la Commission (Martin Schulz, socialiste- Jean-Claude Juncker, droite- Guy Verhofstadt, centre - Alexis Tsipras, gauche anticapitaliste- José Bové ou Ska Keller, écologistes) s'affronteront dans un débat présidentiel. Ce débat utilisera le même réseau technique que l'Eurovision, via l'Union européenne de radiotélévision (UER) qui a en son sein notamment France Télévisions.

Or les chaînes membres de l'UER n'ont aucune obligation de diffuser ce programme, en direct ou en léger différé pour en permettre la traduction. Pire, France Télévisions estimerait que la diffusion de ce débat sur son internet suffit largement. Le Service public audiovisuel souhaiterait se concentrer sur des débats "maisons", probablement avec des candidats "français" aux élections européennes. Il est inadmissible que le Service public audiovisuel refuse par principe de diffuser un débat si important, de plus fourni gratuitement, alors que l'information sur l'Europe et la promotion du débat démocratique font partie du cœur de ses missions et de son cahier des charges. D'une part, on ne peut pas décider par avance que les Français ne sont pas intéressés par l'Europe alors qu'on ne leur a jamais proposé un vrai débat "européen". D'autre part, on se demande pourquoi France Télévisions refuse un débat où il n'y aura rien à dépenser en ces temps de réduction budgétaire. Lien

 

Et après on s'étonnera du vote F.haine ou de l’abstention...

 

Décadi 10 floréal 222

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27/04/2014

Gastronomie érotique ecclésiastique

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Lucie

 

Je retrouvais Lucie avec grande émotion

Lorsqu’elle s’échappait de sa triste pension

Nous prenions rendez-vous, souvent, dans une église

Communiant corps et âme dans son ombre propice

 

Nous nous sommes aimés serrés sur un prie-dieu

Et, comblé de bonheur, j’ai cru entendre Dieu

Disant à Lucifer : “ Laisse-moi ces deux-là.

Un amour aussi beau, c’est un apostolat ”

 

Depuis ce jour l’encens envoûtant des chapelles

A pour moi la saveur troublante des dentelles.

Dois-je, pour ces pensées, faire mea-culpa ?

 

Quand vers l’un de ces temples se dirigent mes pas

Je pénètre en ces lieux dévolus au Messie,

Mais, pour l’amour de Dieu ou celui de Lucie ?

 

Pour Lucie : Les pieds de cochon comme chez Lucifer

 

- Ben mon cochon, Victor ! Ça alors, faut le faire !

Mais c’est bien innocent pour te valoir l’enfer.

Ces lieux sont dévolus parait-il à l’Amour,

Des dieux ou du prochain, c’est de l’amour toujours.

- D’autant plus que l’enfer, c’est dans le cœur des Hommes

Qu’il se loge et non pas dans les élans de mômes

Qui découvrent la vie et se sucent la poire,

Fusse dans les lieux saints qui cachent le ciboire.

- Tu parles d’or, Victor ! Vive la vie, bon sang,

Et trinquons sans tarder à ces jeux innocents,

Puis je vais te donner une étrange recette

Qui correspond, je crois, à ta belle amourette.

Bon marché, délicieux, très faciles à faire,

C’est les pieds de cochons « comme chez Lucifer ».

Tu prends chez ton boucher quatre pieds de pourceaux

Ou plus selon le nombre de tes commensaux,

Tu vas les faire cuire dans un bon court-bouillon

Parfumé au safran, ail, sel, poivre et oignon.

Cuis à tout petit feu pour deux tours de tocante

Afin de parfumer et d’attendrir la viande.

Pendant ce temps tu ne va pas rester inerte :

Il te faut préparer ta bonne sauce verte.

Tu piles au mortier persil, thym, vert de blette,

Oseille, basilic, estragon et sarriette,

Ail, poivre vert, cannelle et gingembre râpé,

Mouille au vinaigre fort mais garde assez épais.

Réserve et fais confire quelques oignons hachés

Dans de l’huile d’olive, sans laisser attacher,

Mets un peu de moutarde et le jus d’un citron,

Puis pense un peu à toi et débouche un litron.

Bois un canon ou deux et quand tu es à l’aise,

Au barbecue ou l’âtre, prépare de la braise.

Sors les pieds du bouillon, sèche-les, coupe-les

Puis sur ton gril ardent, il te faut les hâler,

Les faire bien dorer sans pourtant qu’ils ne grillent,

Leur odeur va déjà t’exciter les papilles !

Dans un plat de service, mets tes oignons en lit

Dispose par dessus tes pieds fort embellis,

Entoure l’appareil avec ta sauce verte.

Au moment de servir, d’un coup de pince experte

Tu places sur les pieds quelques charbons ardents,

Le gras des pieds grésille et fûmèle en fondant.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour les pieds: - 6 pieds de cochons flambés et lavés, - safran, - sel, - poivre, - 2 oignons piqués de 2 clous de girofle, - eau.

Pour la sauce verte: - 1 bouquet de persil plat, - le vert de 6 feuilles de blette (sans les côtes), - 2 cuillerées à soupe de thym, - 6 feuilles d'oseille (ou plus si les feuilles sont petites), - 3 branches de sarriette (supprimer les parties ligneuses), - 1 bouquet de basilic frais, - 1 bouquet d'estragon frais, - 6 gousses d'ail, - 1 cuillerée à soupe de grains de poivre vert, - 1 cuillerée à soupe bombée de gingembre frais râpé, - cannelle, - 1 verre de bon vinaigre, - huile d'olive, - moutarde, - 2 citrons, - sel, - poivre du moulin.

 

Les vins conseillés:

Les pieds de cochon acceptent des vins éclectiques. Essayez donc de les déguster avec des blancs, avec des Viognier par exemple: Condrieu, Saint-Gervais, Uchaux, en vallée du Rhône.

La Clape, Clairette de Ceyras, Adissan, Saint-André-de-San­gonis en Languedoc. Cassis, Palette, Bellet en Provence.

Appréciez-les avec des vins primeurs ou très jeunes, des vins de soif: Tulette, Travaillan, Chusclan, Roquemaure en vallée du Rhône. Saint Guiraud, Arboras, Castelnau-le-Lez en vins du Languedoc. Barjols, Nans-les-Pins, Carcès, Le Castellet, La Croix-Valmer en vins de Provence.

 

Octidi 8 floréal 222

 

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18/04/2014

L’eau de Valls ne vous plait pas ? Vous préféreriez la purge Copé peut-être…

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Non mais écoutez-les s’étrangler les dépités de gauche. Ils fulminent, menacent, font semblant de s’étrangler de rage. Non mais vous vous rendez compte, qu’ils disent, Valls nous trahit. Il fait une politique de droite. Pourquoi, parce qu’ils se prétendent de gauche les dépités socialistes ? Eh ! Oh ! Faut pas pousser… Pourquoi, ils n’étaient pas au courant de l’état du pays ? Ils sont ignares, bons à rien ou faux-cul ? Ils attendaient quoi ?

Bon, alors qu’est-ce qu’ils vont faire, les pourfendeurs à la rose ? Ben, rien, bien sûr. RIEN ! Ils vont tapoter le clou qui les blesse dans leur godillot et ils vont voter comme un seul homme (femme) pour ce que propose Hollande (et donc Valls). Parce que la gamelle est trop bonne, et qu’ils savent très bien que s’ils ne votent pas, la solution c’est la dissolution, avec à la sortie plus de deux cents dépités lourdés. Et pour la France une calamité bien pire que Valls : l’arrivée de Copé à Matignon. Bonjour la perspective. 

Bon. On commence à savoir à quelle sauce on va se faire bouffer. Il va falloir encore sortir des thunes. Mais peut-il en être autrement sauf à avoir Mélenchon à Matignon et Tsipras à la Commission européenne ?

Moi aussi, j’ai parfois les aliboffis qui gonflent. Mais il faut tout de même ne pas perdre la mémoire et se souvenir encore et encore d’où nous venons, ce que nous ont laissé Sarko et sa clique. Et ce qui reviendra en pire avec Copé.

Pour se rafraîchir les idées, voici le remarquable travail d’un blogueur.

 

Allez-y, vous n’en reviendrez pas !

 

http://www.perdre-la-raison.com/2012/09/lheritage-le-vrai...

 

Nonidi 29 germinal 222

 

Illustration: merci à Lacombe

 

15/04/2014

Élections européennes : et si on reparlait des « travailleurs détachés »

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Bientôt les élections européennes… Mouais. Ça me fait penser à la fameuse directive sur les « travailleurs détachés » qui fout une zone pas possible en autorisant toutes les magouilles possibles en matière de travailleurs « bas coût ».

 

Mise en œuvre en 1996 pour répondre au défi posé par l'intégration de trois pays où le coût du travail était peu élevé, l'Espagne, la Grèce et le Portugal, la directive 96/71 concernant le détachement de travailleurs effectué dans le cadre d'une prestation de services a fait émerger le principe d'application du droit du pays d'accueil. Aux termes de ce principe, les entreprises prestataires de service doivent rémunérer les salariés qu'elles détachent aux conditions du pays dans lequel se déroule le contrat, sauf à ce que le droit du pays d'envoi soit plus favorable. Mais l'absence de dispositions concrètes en matière de contrôle au sein de la directive de 1996, avec l'arrivée des pays de l'ex Europe de l'Est ,a donné lieu à une véritable explosion de la fraude au détachement. Tous les chantiers d'importance en France, comme dans les autres membres « riches » de lU.E., sont gangrenés par les bataillons de travailleurs « bas coût » en provenance de Hongrie, de Roumanie, de Pologne, de Tchéquie, de Slovaquie, des anciens pays baltes. Avec pour conséquence immédiate une explosion concomitante du nombre des chômeurs français sur les secteurs concernés ?

 

Une première « victoire » auprès du Parlement européen a eu lieu au mois de décembre dernier : - liberté pour chaque pays de déterminer lui-même les contrôles qu’il estime nécessaires sur la situation des « travailleurs détachés » sur son territoire ; - responsabilisation de l’entreprise donneuse d’ordre solidairement avec ses sous-traitants. Mais c'est une victoire à minima, puisque ne s'appliquant qu'au secteur ,du bâtiment. Et cette décision n'est nullement définitive tant la création d'une directive européenne est complexe, mettant en action la Commission, qui propose la directive, le Parlement, qui la vote ou non, le Conseil de l’Union européenne, qui rassemble les ministres des États membres. Si aucun accord n’est trouvé après deux lectures, débute une phase de conciliation. Autrement dit de magouilles. Les débats en séance plénière sont totalement inefficaces : comment mettre d'accord 751 députés et animer un débat en 28 langues ? D'autant plus que les lobbys interviennent à tout bout de champ, sous prétexte d'apporter leur « expertise », auprès des commissaires, des députés, des ministres, bref de tout ce qui a une responsabilité donc un pouvoir à se mettre dans la poche, au besoin en l'achetant !

 

C'est là qu'intervient une phase occulte : les « trilogues » qui sont des réunions informelles regroupant discrètement de petites équipes de négociateurs représentant chaque institution (commission, parlement et conseil de l'union). Ces gens se rencontrent dans des lieux discrets, voire des salles réservés de quelques bons restaurants ! Le caviar, le tournedos Rossini et le Bourgogne aident fortement à concilier les points de vue... Voilà comment se joue le devenir de millions de travailleurs de l'Europe Unie !

 

Les plus puissants lobbyistes profitent de ces réunions pour avancer leurs pions. Résonnent alors discrètement mais avec insistance les coups de fil des Chambres de commerces européennes, d'Apple, de Microsoft, d'Amazon et autres poids lourds pour lesquels les « détachements » de travailleurs sont fort juteux. Ils sont d'autant mieux écoutés et entendu que le commissaire en charge de l'emploi, le Hongrois Lazlo Andor ne cache même pas ses préférences : « Mais cette directive est justement faite pour proposer des travailleurs bon marché ! Vous n’allez tout de même pas tuer le bébé » Puis lorsque tout ce beau monde s'est mis d’accord dans la plus grande opacité, le texte est proposé en séance plénière et, évidemment, adopté.

 

Après quoi dans cette Europe dévoyée par l'ultralibéralisme, les entreprises sont libres de jouer sans vergogne la concurrence entre les peuples. Et ceux-ci n'ont plus qu'à en baver.

 

Voilà entre autre pourquoi il faudra aller voter aux élections européennes. Pour mettre en place un maximum de députés de partis aptes à faire bouger le cocotier européen. En d'autres termes, il faut faire en sorte que la droite européenne soit battue. On peut toujours rêver...

 

 

Sources : http://www.monde-diplomatique.fr/2014/04/A/50341

 

Sextidi 26 germinal 222

 

Illustration: merci à Aurel

 

 

14/04/2014

Laisserons-nous « Valsser » la Sécu ?

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François lui en a donné l’ordre, Valls va le réaliser : faire d’énormes cadeaux aux entreprises avec du pognon pris dans la poche des ménages. Avec en corollaire un danger mortel pour l’une des principales conquêtes de la Libération : tuer la Sécu. Depuis des décennies le patronat en rêve, Valls – sur instruction de Hollande - va-t-il le faire ? Ce rêve cauchemardesque, c’est donner de plus en plus de part de l’énorme gâteau de la protection sociale aux assurances privés. Hollande, Valls, Sarko, Gattaz, Bébéar, même combat…

 

Les mesures massives d’allègement de cotisations sociales seront payées par qui ? Soit on laisse le bébé à la Sécu, augmentant d’autant son déficit ; soit l’Etat compense au sou près les cotisations qui ne seront plus payés par les entreprises, transférant ainsi à l’impôt c’est-à-dire à tous, ce qui est logiquement dû par les entreprises, ce salaire différé que l’on salit en l’appelant « charges ». On délégitime ainsi les prélèvements sociaux qui finance la Sécu, préparant par la même la privatisation dont rêve le Medef.

 

Par ailleurs, cette disposition va avoir une conséquente désastreuse sur les salaires. Mettez-vous à la place des patrons : il faudrait être plus kon que la moyenne pour embaucher quelqu’un au-dessus du Smic, ce qui revient à payer des cotisations alors qu’au Smic et légèrement au-dessus, il ne paiera rien ! Résultat, les salaires vont tous être réajustés au niveau du Smic ! La paupérisation à l’anglaise ou à l’allemande va proliférer. Et en avant vers l’esclavage ! Quant à la Sécu, privée de ses ressources, elle va se déglinguer, retournant l’opinion contre elle, puis elle tombera en ruine, sous les vivats des requins de l’assurance privée. La « social démocratie » vu par Hollande et Valls est elle différente de l’ultralibéralisme  à la Sarko, Merkel et Cameron ?

 

Ainsi 10 milliards « d’économies » seront prélevés sur la Sécu, plus 11 autres milliards sur « notre système de prestation », formule vaseuse pour dire encore une fois sur la Sécu. Ce qui se traduit ainsi : la Sécu financera les deux tiers des 30 milliards refilés aux entreprises. Qui en fera les frais ? Les assurés sociaux qui verront progresser le discret « reste à charge », c’est-à-dire ce qui n’est payé ni par la Sécu ni, par les mutuelles mais par le cochon de payant… L’ogre de la privatisation de la Sécu aiguise ses crocs…

 

D’ailleurs la nouvelle législation européenne sur les marchés publics conforte cette dérive vers la privatisation. En effet pour le Parlement européen, il convient « d’encourager une concurrence équitable et de permettre un meilleur rapport qualité-prix » en ouvrant au maximum les marchés publics au secteur public, y compris l’ouverture à la concurrence des services de sécurité sociale obligatoire ».

 

La directive sur la passation des marchés publics ne fait pas mystère des intentions d’ouvrir à la concurrence les services de sécurité sociale obligatoire dans son article 74 (Attribution de marchés pour des services sociaux et d’autres services spécifiques) et son annexe XVI.

 

La directive permet à un « Etat de l’Union européenne [qui le] souhaiterait – dans le cadre de son autonomie en la matière – [d’] organiser certains services de sécurité sociale à travers un contractant.. »

 

Ainsi un Etat membre pourra construire son marché des services de sécurité sociale en respectant les règles de la concurrence libre et non faussée en matière de services de sécurité sociale obligatoire. C’est la privatisation de la Sécu.

 

On est loin de «l'esprit de Philadelphie».A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les vainqueurs ont dessiné des règles financières et monétaires, pour assurer la stabilité du monde et le développement économique, notamment au travers des accords de Bretton Woods, et une déclaration adoptée par l'Organisation internationale du travail et connue sous le nom de Déclaration de Philadelphie. Elle est, en quelque sorte, le pendant social des accords financiers de Bretton Woods.

 

Texte fondateur, cette Déclaration de Philadelphie affirme que «le but central de toute politique nationale et internationale» doit être la justice sociale. Défendant le principe que «le travail n'est pas une marchandise» et que «la pauvreté, où qu'elle existe, constitue un danger pour la prospérité de tous», cette déclaration ajoute: «Tous les êtres humains, quels que soient leur race, leur croyance ou leur sexe, ont le droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales; la réalisation des conditions permettant d'aboutir à ce résultat doit constituer le but central de toute politique nationale et internationale.» lien 

 

Quintidi 25 germinal 222

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08/04/2014

Microsoft nous le met sans vaseline!

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J’ai plusieurs ordis: un portable de 4 ans qui donne des signes de faiblesse. Normal, ils sont conçus pour foirer à cet âge-là. Il fonctionne sous Vista qui est une sombre merde. Mais c’est avec celui-là que je marne et que j'internette. J’ai deux bons vieux ordis tour que je n’utilise plus mais qui sont encore opérationnels. Plus un mini ordi, bien pratique pour voyager. Ils fonctionnent avec XP, excellent logiciel, simple, efficace, convivial, fiable. Eh bien Monsieur Microsoft fait en sorte qu’ils soient dangereux. Oh ! ils ne vont pas me sauter à la gueule, mais toutes mes données peuvent être désormais piratés (mots de passe, numéros bancaires, courriels, etc.). Monsieur Microsoft m’a OBLIGE à acheter son système d’exploitation, puisqu’il était (et est toujours) installé d’office dans les ordis. Bien sûr il y a Linux, mais je ne suis pas assez calé pour m’y risquer. Donc Monsieur Microsoft me tient par les couilles. Et Monsieur Microsoft, aujourd’hui, ne me laisse pas le choix : Victor, balance tes vieilles gueilles et aboule ton pognon pour nous acheter notre système window 8. Et ça, ça me gonfle sérieusement les aliboffis !

 

A partir d’aujourd’hui, plus de mise à jour de XP, donc plus de protection, porte ouverte à tous les hackers. Microsoft, dans sa grande mansuétude, nous fait savoir que son Os XP est maintenant six fois plus susceptible d’être infecté que ses autres Os. Merci not’bon maître ! Et je ne suis pas seul à me faire enfiler : un tiers des utilisateurs d’ordinateurs dans le monde se servent de XP !

 

Moi qui suis un mal-pensant invétéré, je ne puis m’empêcher de penser que Microsoft noircit volontairement la situation pour pousser au cul les réticents à acheter rapidos d’autres ordis équipés, de force bien sûr, de leurs nouveaux Os.

 

Bon. Je vais continuer à utiliser mes ordis sous XP, mais sans les connecter à internet ! Et j’envisage d’acheter un autre portable, que je ferai équiper en double avec Linux afin de m’y habituer. Après quoi je pourrais dire avec allégresse « merde » à Microsoft, comme je dis déjà merde à Internet explorer avec Firefox Mozilla, merde à Google avec Ixquick, merde aux publicités intempestives envahissantes avec adblock-plus.portalux.com/  

 

Nonidi 19 germinal 222

 

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02/04/2014

Quelques raisons de la montée du F.haine

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Hier, la présidente de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), Mme Christine Lazerges, a remis au tout nouveau premier ministre le rapport annuel de cette organisation chargée de « prendre la température » si l'on peut dire des problèmes d'intégration des étrangers immigrés, voire de tirer la sonnette d'alarme du racisme le cas échéant. Ce rapport dresse un tableau inquiétant de la façon dont les Français perçoivent les immigrés ainsi que les Français d'origine étrangère. Ce rapport prend une importance évidente au lendemain d'un scrutin qui a vu la montée préoccupante du Front national et de ses idées xénophobes.

 

L’immigration – bien que participant de la croissance et apportant sa pierre à l'édification de la nation - est de plus en plus perçue comme un danger. Ce sont les populations arabo-musulmanes qui suscitent le plus de crispations. On leur attribue, à tort ou à raison, la volonté avant tout de profiter des prestations sociales françaises tout en se repliant sur leur culture d'origine, ainsi que l'attitude provocatrice de certains membres extrémistes voulant imposer leur mode de vie (voile, burka, djellabas, barbes, prières de rue, etc.). Ils ne sont qu'une minorité, mais c'est elle qu'on voie et qui donne le ton.

 

Ce qui nous ramène aux succès électoraux de l'extrême droite xénophobe grâce...aux voix de la classe ouvrière, qui a déserté les rangs de la gauche. Une gauche qui a sinon rejetée ces populations laborieuses, cette « France d'en bas », mais qui l'a du moins ignorée et ainsi jetée dans les bras des Lepénistes. Ne feignons pas d'en être surpris. Ça vient de loin. Mitterrand a tout fait pour détruire le parti communiste. Il y a réussi, hélas. Mais le parti socialiste est largement responsable, n'ayant pas su capter les militants comme les gros bataillons de d'électeurs communistes. Cette classe ouvrière, naguère corps de bataille électorale de la gauche, est passée en masse, avec armes et bagages dans les rangs de l'extrême-droite.

 

Notre société est de plus en plus inégalitaire. De plus en plus de millionnaires, de plus en plus de misérables. Responsable parmi d'autres : le patronat qui pratique sans vergogne le dumping salarial en embauchant dans ses entreprises des « détachés » de l'U.E., des immigrés voire des clandestins taillables et corvéables à souhait. Tous moins exigeants que les nationaux en matière de salaire comme de conditions de travail. Cet afflux d'étrangers fait pression sur le nombre et la qualité des logements sociaux, sur le prix des loyers et sur la qualité des service sociaux, souvent dépassés. Peut-on dès lors s'étonner que l'immigration soit perçue comme une menace ?

 

Pourtant, l'immigration est positive à long terme : démographie, financement des retraites, enrichissement culturel, ouverture au monde. Mais qui profite vraiment aujourd'hui de cette immigration ? Les riches, les nantis qui profitent de cette main d’œuvre bon marché et docile pour s'engraisser encore plus tandis que les pauvres, les laborieux, les défavorisés en subissent de plein fouet la concurrence et les conséquences.

 

Il ne faut pas chercher ailleurs le climat de défiance, de xénophobie voire de racisme assumé d'une population ravagée par les inégalités issue de l'ultra libéralisme. Parce que cet ultra libéralisme et ses corollaires - financiarisation de la société et dérégulation sauvage - signifient systématiquement pertes de droits sociaux, coupes salariales, précarité. Avec pour résultat la montée en puissance des intolérances, des communautarismes, des haines.

 

Eh ! Manu, si tu veux ramener la sérénité dans notre belle France, tu sais ce qu'il te reste à faire : imposer une redistribution plus JUSTE des ressources.

 

 

Arriba, Hombre !

 

 

Tridi 13 germinal 222

 

 

Illustration: merci à Babouse

 

 

01/04/2014

Les Gougnafiers de la thune – Chanson subversive

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(se chante sur l'air des Chevaliers de la lune)

 

Ce Valls importune

C'est l'homme des pleins de thunes

Pour les prolos sans fortune

Un peu plus de désespoir

Ce Valls importune

C'est l'homme des pleins de thunes

Ça va pleurer sous la lune

Sortez les mouchoirs

 

Valls sera-t-il le Schröder de la France

C'est pour ça que le Président l'a mis

Bien que cassant et bouffi d'arrogance

C'était çuilà ou bien Pascal Lamy

Si au moins il nous sort de la panade

En relançant au mieux l'économie

Mais s'il se bâche et fait une cagade

Ça va barder pour lui

 

Ce Valls importune

C'est l'homme des pleins de thunes

Pour les prolos sans fortune

Un peu plus de désespoir

Ce Valls importune

C'est l'homme des pleins de thunes

Ça va pleurer sous la lune

Sortez les mouchoirs

 

Pour les patrons ce type est un bonheur

Pour les prolos c'est plus un cauchemar

N'a-t-il pas dit « merde » aux trente-cinq heures

Pas de repos pour les pauvres manards

Il va rouvrir le dossier gaz de schiste

Ça va forer et bonjour les dégâts

Mêmes espoirs pour tous les atomistes

Contre eux : Debout les gars !

 

 

 

Ce Valls importune

C'est l'homme des pleins de thunes

Pour les prolos sans fortune

Un peu plus de désespoir

Ce Valls importune

C'est l'homme des pleins de thunes

Ça va pleurer sous la lune

Sortez les mouchoirs

 

 

Victorayoli

 

Duodi 12 germinal 222

 

Illustration : merci à Glez

 

28/03/2014

Au bistro de la toile : du pognon ! Du pognon ! En avoir ou pas...

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Et y va où ? Et y va où ? Et y va où le Normalou.

Lalalalala la la.

Lalalalala la la.

 

- A gauche ? A droite ? S'il le savait, ça nous éclairerait un peu. N'oublions pas, Loulle, qu'on n'a pas majoritairement voté POUR Hollande, mais bien CONTRE Sarko. Résultat : alors qu'on attendait un Mendès-France, on a eu un clone du petit père Queuille... Un Corrézien encore, célèbre pour sa tiédeur et son indécision.

 

- Ouais Victor, mais qu'est-ce qu'il peut faire ? Un : il n'y a pas de pognon ; deux : nos gouvernants, quels qu'ils soient, sont ficelés par cette Europe ultralibérale.

 

- C'est pourquoi il faut renverser la table en Europe et se faire entendre et respecter. Bien des pays qui en ont plus que marre des diktats de Bismerkel et de la BCE nous emboîteraient le pas.

Du pognon ? Il y en a à foison. D'abord l'intérêt de la dette : 45 milliards par an. Dette, rappelons-le, augmentée de 650 milliards par le seul quinquennat de Sarko. Ensuite l'évasion fiscale : au moins 80 milliards par an.

La dette : ce qu'il aurait dû faire François, sitôt au pouvoir, c'est ordonner un audit de cette dette (savoir à qui elle appartient et ce qu'elle recouvre) puis imposer un moratoire : on ne paie plus – temporairement ou définitivement - cette dette. On récupère ainsi 45 milliards par an. Énorme. Deux méthodes ensuite pour sortir du moratoire.

Méthode douce : un emprunt obligatoire, comme en temps de guerre, pour que les Français rachètent les 60% de cette dette détenue par les étrangers. On rétribue cet emprunt citoyen au taux du livret A. Sur mille milliards, à la louche, ça ferait 12,5 milliards d'intérêt. Mais du pognon qui resterait dans le pays et qui, donc, alimenterait une reprise de la consommation au lieu d'engraisser les retraités du Texas et du Wisconsin.

Méthode dure : on ne paie pas et on le fait savoir. Résultat, un tollé général de toute la mafia financière mondiale qui se débarrasserait à prix bradés de ses titres français...que l'on rachèterait en douce, se libérant ainsi - en baisant le « marché » avec ses propres lois - de ce boulet de la dette (mise en place, ne l'oublions pas, par un employé de Rothchild, Pompidou et son sbire Giscard,au profit des seules banques).

 

- ...taing ! Les portes de Bercy te sont ouvertes, Victor !

 

- Ne dis pas de konnerie Loulle, c'est du simple bon sens, et sers-nous un canon. Tu récupères ainsi, au bas mot, 30 milliards de bel et bon pognon.

 

- Et t'en fais quoi ?

 
 

- Tu renforces la compétitivité des entreprises, tu rends la France hyper attractive pour les capitaux étrangers ET tu relances la consommation.

 

- Tout ça ? Comme ça ? En claquant des doigts.

 

- Presque Loulle. L'impôt des bénéfices sur les sociétés, en France, est de 33%. Il rapporte, grosso modo, 40 milliards. Tu le ramènes à 17%, ce qui te coûte 20 milliards. Beaucoup moins, note, que les 30 milliards donnés sans contreparties aux patrons avec le fumeux « pacte de responsabilités ». Mais, mieux que ça : tu le ramènes à 5% sur la partie des bénéfices qui est réinvestie dans l'entreprise, et tu le montes à 20% sur la partie distribuée en dividendes. Relance de l'investissement, meilleure compétitivité de nos entreprises qui vendent à l'étranger et peuvent embaucher, attractions d'entreprises étrangères attirées comme les mouches par la merde quand il y a à bouffer. L'exemple de l'Irlande en est la preuve.

Il te reste encore 10 à 12 milliards que tu consacres à augmenter  les salaires et baisser les impôts des plus défavorisés, relançant d'autant la consommation.

Et il y a encore les dizaines de milliards à récupérer sur les tricheurs de l'évasion fiscale. Ils ont les listes détaillées de ces voyous. Il ne reste plus qu'à les traquer sans pitié, jusque dans les chiottes du Luxembourg, de la City de Londres, de Belgique, de Suisse, du Vatican et des diverses îles dorées.

 

- Et tu crois que François va faire un truc comme ça ?

 

- Non. Il faudrait pour ça qu'il soit authentiquement de gauche et qu'il ait les aliboffis bien pendus, ce qui n'est pas le cas. Alors, le quinquennat étant foutu pour la gauche, qu'il assume jusqu'au bout et sans vergogne sa logique social-démocrate maintenant revendiquée : mettre DSK à Bercy et Pascal Lamy au commerce extérieur. Pourris pour pourris, ils connaissent au moins les rouages de l'ultralibéralisme...

Quant à la gauche, la vraie, il serait temps qu'elle cesse de sodomiser les diptères, qu'elle s'unisse et élabore un programme ambitieux pour proposer une alternative à laquelle on puisse croire.

 

- A la nôtre !

 

Octidi 8 germinal 222

Merci à Chimulus

 

25/03/2014

Quand la « communauté internationale » agite ses petits bras.

Menaces contre la Russie par Paresh.jpg

 

Ah ! Ça va barder. Non mais… Ce matin, je viens d’entendre sur France inter  l’ambassadeur du Rosbifland serrer ses petits poings et menacer la Russie qui « annexe par la force un territoire, chose qui ne s’était plus vu depuis soixante ans ». Ben voyons. Et le Kosovo, terre serbe arrachée à la Serbie part les bombardements de l’Otan, c’est quoi ? D’ailleurs il en tremble de Cosaque. Pareil pour François qui veut envoyer quatre avions dans les Pays baltes ? Ah mais ! Il fait dans son froc le tsarovitch.

Eh ! Oh ! la « Communauté internationale » ne va pas baisser les bras devant l’insupportable « invasion » de la Crimée par les armées russes. Ben voyons. C’est qui au fait la « Communauté internationale » dont on nous rebat les oreilles ? Sur les 7 milliards et demi de terriens il y a : les Zéropéens et leurs maitres les Zétazuniens, plus les satellites anglo-saxons genre Australie, Canada, plus peut-être le Japon. Allez, à la louche, ça fait autour d’un petit milliard de pèlerins. C’est pas lerche même si ça compte.

Mais quid des 1,5 milliards de Chinois ? Leur gouvernement s’est abstenu de condamner la Russie. Tu parles Charles : ils ont en vu la récupération de Formose/Taïwan…

Quid de l’Inde et de ses 1,3 milliards d’habitants ? Ils sont, depuis toujours, des alliés précieux des Russes.

Quid des états de l’Amérique du sud ? Ils rigolent de voir patauger les USA et l’UE dans la gadoue de leur hypocrisie ET de leur impuissance.

Quid de l’Indonésie et de ses presque 300 millions d’habitants ? Elle marque beaucoup de retenue, ce qui, en terme diplomatique veut dire qu’elle s’en fout complètement.

Quid encore de l’Iran, de l’Afrique du sud, des pays asiatiques, des pays arabo-musulmans ? Eux aussi s’en foutent complètement quand ils ne sont pas franchement du côté des Russes.

Alors les gesticulations de la « Communauté internationale » qui défend le « droit international » version yankee, c’est complètement bidon. La Russie est dans son droit en récupérant un territoire qui est sien. Point-barre. Et les rodomontades qui ressemblent à des pleurnicheries ne font qu’illustrer l’impuissance de nations qui ont mis le dieu fric bien au-dessus de leur honneur. Eh ! Oh ! Les boutiques de luxe de la place Vendôme ou des Champzés, comme les stations de ski les plus chicos des Alpes ou les marchands de béton bling-bling de la Côte d’azur auraient beaucoup à perdre en se privant de la clientèle très dépensière des bourrés de thunes russes ! Pire encore, sous la pression des Zétazuniens, devrions-nous jeter au chômage des milliers d’ouvriers spécialistes construisant les superbes frégates militaires en construction aux chantiers de l’atlantique à Saint-Nazaire ?

Seulement voilà, Sarko nous a remis sous la coupe de l’Otan, cette machine de guerre au service des seuls intérêts étazuniens, et François n’a pas eu le cran de nous en sortir…

 

Quintidi 5 germinal 222

 

Illustration : merci à Paresh

 

20/03/2014

Au bistro de la toile : « Pit, pit ! Bistro ! » A boire ! Vite !

chimulus bistro copie.jpg

 

- …taing ! Il doit serrer les miches le Poutine ! Les Zoxi-dentaux sortent la grosse artillerie : on va « geler » le pognon de quelques crapules qui se sont gavés sur les ruines de l’URSS et que l’on a rebaptisé « oligarques », ça fait plus présentables. Les banksters de la City de Londres doivent faire la grimace… On va aller plus loin encore – j’en tremble ! – on va peut-être leur refuser des visas. Les ruffians de l’immobilier de la Côte d’azur, les hôteliers de Courchevel et les putes des Champzés doivent faire trois litres d’huiles au noyau à force de serrer les miches !

 

- Les Zoxi-dentaux gesticulent mais c’est tout Loulle. Parce qu’ils savent très bien que la Crimée est russe depuis des siècles. Sa gestion administrative été concédée à l’Ukraine par Kroutchev à une époque où ça n’avait pas plus d’importance qu’un transfert pour facilités administratives d’une petit territoire entre Provence-Alpes-Côte-d’azur et Rhône-Alpes.

 

- Enfin, tout de même Victor, l’ONU s’efforce d’organiser la paix dans le monde sur le principe intangible du respect des frontières. 

- Elle est basée aussi sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Et ces principes sont souvent antagonistes. Le Kosovo en est un exemple flagrant. Ce territoire jouissait d’un statut d’autonomie au sein de la Serbie. Mais sa population, à la suite d’une invasion insidieuse par des Albanais au cours de l’histoire, est devenue majoritairement albanaise. On connait le bordel que ça a suscité, guerre, bombardements de l’Otan, déplacements de population puis…création d’un Etat nouveau sur la base du droits des peuples à disposer d’eux-mêmes et donc en amputant un pays souverain d’une partie de son territoire, la Serbie, bafouant allègrement d’intangibilité des frontières. Résultat pas brillant, le Kosovo est un pays mafieux s’il en est, trafiquant les armes, les êtres humains et la drogue.  En Crimée, c’est pareil : la population demande son rattachement à la Russie (droits des peuples à disposer d’eux-mêmes et donc modification des frontières). Les Zoxi-dentaux gesticuleront un peu mais pas trop : l’Allemagne, la Pologne, les pays du nord ont un besoin vital du gaz russe, et la France est trop heureuse de quelques juteux contrats d’armement avec la Russie. Quant à l’Otan, c’est un tigre de papier qui ne fera rien. Il perd toutes les guerres où il met son sale groin : Irak, Afghanistan en sont des illustrations parlantes ! Fort avec les faibles, faibles avec les forts. Les Russes leur ont clairement fait savoir que leur pays était le seul « capable de réduire les Etats-Unis en poussières radioactives ! » Car n’oublions pas que derrière tout ça, et surtout la « révolution » de Maidan, à Kiev, il y a les agissements des Zétazunis qui ont balancés cinq milliards de dollars depuis des années pour susciter des troubles, former des milices armées et soutenir en sous-main des politicards corrompus mais à leur solde, comme Timotchenko, corrompue jusqu’au bout du dernier cheveu de sa perruque de fausse blondasse. Résultat : les groupes neo-nazis tiennent le haut du pavé.

- Ouais mais, si les Ruskoffs envahissent militairement l’est de l’Ukraine…

- Ils ne sont si kons que ça. Il leur suffira de négocier avec les Zoxi-dentaux un partage d’influence par la création d’une fédération de l’Ukraine. N’oublions pas que les Zoxi-dentaux ont largement humiliés les Russes. Ils avaient promis à Gorbatchev de ne pas élargir l’Otan, ce qui a été un mensonge (voir Pologne et anciens pays de l’Europe de l’est). Quant aux Zéro-péens, particulièrement l’Allemagne, la Pologne, la Suède, ils ont fait à l’Ukraine des promesses tout à fait inconséquentes en leur faisant miroiter une adhésion à l’Union Européenne irréaliste. L’ensemble agit comme un chiffon rouge sur Poutine.

- Bon. Buvons un coup. Au fait tu sais que « bistro », ça vient du temps où les Russes occupaient Paris, suite à la branlée prise par ce grand kon de Napo-le-petit en 1870. Les Ruskoffs, solides buveurs s’il en est, réclamaient impérativement à boire et VITE ! Or « vite », en russe, ça se dit « bistro » !

Nonidi 29 ventôse 222 

Merci à Chimulus

12/03/2014

Commission européenne : une konnerie qui grimpe, qui grimpe...

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Putaing, le ramdam ! Depuis ce matin, les auditeurs de Radio-Vaucluse hurlent, trépignent, s'encagnent contre la konnerie de l'Europe qui a chié une « directive », transformée en décret par la France. Ce décret « interdit aux jeunes de moins de 18 ans de travailler en hauteur à plus de 90 cm ». Autrement dit monter sur un petit escabeau est « dangereux » pour nos jeunes, à l'âge où on grimpe aux arbres comme un singe, où on fait du skate, où on roule en mobs sur une roue, où on traverse les ponts sur la rambarde, où on grimpe aux gouttières, etc. J'en sais quelque chose !

 

Donc les jeunes de moins de 18 ans ne pourront plus s'embaucher comme saisonnier, l'été, pour ramasser les pommes, les cerises, les poires pour se payer leur permis de conduire ou leur première mob. Eh ! Mesdames et Messieurs des « commissaires européens », est-ce que les jeunes ont encore le droit de grimper à l'échelle lorsqu'ils ont des lits superposés dans leur chambre ? La konnerie humaine est la seule approche que l'on puisse avoir de l'infini... Et la konnerie de nos « commissaires européens » atteint des dimensions galactiques.

 

Bien sûr, parmi les agriculteurs vauclusiens – et d'ailleurs aussi je suppose – qui s'étranglent de ne plus pouvoir embaucher ces jeunes l'été, il y en a qui trouvaient dans cette main d’œuvre facile, docile, largement sous-payées, une source juteuse de profit. Là, ils seront obligés de payer des hommes au tarif syndical ! Mais, ça, c'est du non-dit.

 

Pendant ce temps, cette même Europe, en loucedé, à la sournoise, négocie – depuis le 10 et jusqu'au 14 de ce mois – le quatrième cycle de négociations dans le cadre du « grand marché transatlantique E.U./U.S.A. ». Comme l'explique ATTAC  il ne s'agit pas d'accords de commerce ordinaires. Il n'est pas seulement question de baisser les barrières douanières qui subsisteraient encore, ni d'harmoniser les normes techniques : il s'agit de mettre un terme qui se veut définitif aux normes internes qui gênent les entreprises transnationales. Moratoire sur les OGM, sur l'exploitation des huiles et gaz de schistes, normes environnementales, services publics accessibles, protections sociales, données informatiques personnelles : voilà ce qui, entre autres, est visé.

 

Ces accords commerciaux internationaux négociés en secret veulent la mise en place de mécanismes qui rendront inopérants tous choix publics qui pourraient, de près ou de loin, aboutir à une réduction des bénéfices escomptés des entreprises. Avec le mécanisme dit « investisseurs-État », une entreprise pourra remettre en cause une réglementation devant un organe d'arbitrage privé et faire condamner les États et les collectivités locales à de lourdes amendes. Avec le mécanisme de « coopération réglementaire », tout gouvernement qui voudra, dans l'avenir, revenir sur une décision antérieure de libéralisation ou prendre une mesure de protection des populations ne pourra pas le faire s'il rentre en contradiction avec l'accord, et donc avec les intérêts d'entreprises privées.

 

Quel mandat la Commission européenne a obtenu pour faire cela ? Quel mandat le gouvernement détient-il pour faire cela ? Les lobbies d'affaires font la loi dans l'Union européenne autant qu'aux Etats-Unis ils décident de l'agenda politique. Et les institutions, européennes ou gouvernementales, s'en font leurs serviteurs zélés voire corrompus.

 

Ce mécanisme, s'il est adopté, remet en cause la souveraineté de l’État qui garantit l'effectivité des lois et l'égalité de tous devant la loi ! Pas moins que ça. Il nie la souveraineté de l’État et privatise la Justice en mettant le Droit sous le pouvoir du saint Pognon. Ainsi, une entreprise multinationale, avec son fric, pourra contraindre un peuple à faire le contraire de ce qu'il veut ! Pourtant le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes est un des principes essentiels de la Charte universelle des Droits de l'Homme. Et tant les États de l'Europe que les USA ont ratifié cette Charte, que je sache ! Que vaut leur parole ?

 

Les peuples européens comme étazuniens, ainsi floués par leurs gouvernements à travers ces accords scélérats, se laisseront-ils baiser sans rien dire ?

 

On peut le craindre lorsque l'on voit et entend la vie politique française et les canards-laquais se vautrer dans des péripéties graveleuses mais secondaires des sarkonneries redondantes.

 

 

Primidi 21 ventôse 222

 

Illustration X – Droits réservés