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06/02/2014

« Sotte ! Chie » Donnez au peuple du pain et des jeux.

anneaux olympiques sanglants.jpg

 

 

 

 

Allez, haut les cœurs ! (Haut-le-cœur plutôt). Le grand cirque blanc à tonton Poutine va commencer. Cinquante milliards de dollars jetés en l'air pour Sa gloire. Des milliers d'hectares ont été saccagées, des milliers de quasi-esclaves ont trimé pour quelques kopecks (quand ils ont eu la chance d'être payés !), des dizaines de milliers de flics et de troufions mobilisés pour assurer la « sécurité » (et la surveillance !) des centaines d'athlètes, des milliers de plumitifs et des centaines de milliers de spectateurs. Avec en épée de Damoclès la menace d'attentats spectaculaires et sanglants...

 

Putaing, on va en bouffer de la propagande !

 

La plus grande escroquerie mentale, c’est de faire croire que les « J.O. » sont une fête de la jeunesse, un instant de paix mondiale.

 

Les J.O., sont nés dans la cervelle d’un baron aux idées plus que douteuses : raciste, sexiste, admirateur et protégé d'Hitler. Le C.I.O., multinationale bourrée de thunes, domicilié évidemment en Suisse, ne payant pas d’impôts, a été dirigé pendant des années par Samaranch, fruit délicat du franquisme à qui l’on doit la forme moderne, c’est-à-dire totalement dévolu au fric roi, des J.O., avec les droits télé et les partenariats.

 

Les J.O. représentent l’embrigadement, le nationalisme le plus chauvin, une compétition sous-tendue par les drogues fournies par les grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux et grassement commissionnés par les marchands d’inutile.

 

Les villages olympiques sont des ghettos où les robots programmés ne se rencontrent jamais, ne se côtoient pas, ne se parlent pas. Surveillés qu’ils sont par des « entraineurs  kapos ».

 

Le sport vu par le père Coubertin (Baron Pierre de…), ça a toujours plu aux dictateurs : plus haut (pendre les dissidents), plus vite (débarrasser le pays des opposants), plus fort (taper sur ceux qui osent ouvrir leur gueule)

 

Et les sportifs là-dedans ? Parce qu’il y en a qui y croient, qui se décarcassent pour le rêve d’une médaille… Ils sont des marionnettes… Ce sont des champions élevés en batterie, c’est pas du nourri sous la mère ! La course aux médailles – pour l'honneur et la gloire du drapeau (et des sponsors!) - a imposé une sélection des athlètes dès le berceau et des rythmes d’entraînement totalitaires. On n'est pas loin de la servitude volontaire...

 

L'idéologie sportive concentre toutes les tares de l'ultralibéralisme. La performance à tout prix, la compétition sans merci, écraser l'autre pour gagner, en trichant si l'on est assez malin (ou bien « coatché ». C'est l'image de la vie en « Ultralibéralistan » : la lutte de tous contre tous, le chacun pour soi, l'égoïsme exacerbé. L’univers de l’entreprise est irradié par cette idéologie de la confrontation sans merci, par ces images de chocs, d’affrontements, de stages physiques, de préparations au combat économique, de constitutions d’équipes de collaborateurs offensifs « coachés » par des directeurs de ressources humaines inspirés . Non mais, vous les avez vu, ces tarés, faire des stages commandos avec d'anciens légionnaires trop heureux d'en faire baver aux « pékins » en leur prenant du pognon !

 

Seulement les Jeux Olympiques sont, avec la coupe du monde de foute, une des caisses de résonance les plus efficaces de marketing international, car ils touchent des milliards de personnes sur l'ensemble de la planète. Il ne faut pas s'étonner si des états, comme hier la Chine, aujourd'hui la Russie, qui ont une conception pittoresque des droits de l'humain, se servent de ces manifestations pour policer leur image et légitimer leur pouvoir.

 

Jeux Olympiques ? Vafenculo...

 



Octidi 18 pluviôse 222

 

 

Photo X – Droits réservés

 

28/01/2014

Au bistro de la toile : l'Ukraine pour les nuls !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Ah ! Victor, v'la le Poutine qui rencontre aujourd'hui nos redoutables « patrons » de l'Europe: Barroso et Van Rompuy, épaulés par la sulfureuse Ashton ! P'teng, il doit être impressionné le tsar !

 

- A peu près autant qu'un renard dans un lapinier... Sujet obligatoire : l'Ukraine.

 

- J'y comprends rien à ces histoires d'Ukraine, Victor. Pourtant, «ça m'interpelle » comme on doit dire en nov'langue. Disons que ça me fait réfléchir : ces gens manifestent depuis des semaines, dans un froid de canards sauvages, face à des légions de bourres particulièrement brutaux. Et ceci pour qui, pourquoi ? Pour se rapprocher de...l'Europe !

 

- J'ai les mêmes interrogations que toi Loulle. Nous, à longueur de palabres, à longueur de colonnes, nous crachons sur cette Union Européenne que nous rendons responsables de tous nos maux. Et pendant ce temps, à trois heures d'avion de chez nous, des gens rêvent de l'intégrer et certains se font tuer pour la rejoindre. Je t'avoue que cela me met un coup sur la cafetière. Bouffis dans notre confort, nous avons oubliés que c'est grâce à l'Europe – même mal foutue, même exécrable sous certains aspects – que nous sommes en paix, en PAIX depuis soixante ans. Et nous ne voulons pas voir que si l'Europe disparaît en tant qu'institution, il ne faudra pas vingt ans pour que la France et l'Allemagne deviennent de nouveau ennemis ! Je dis bien ennemis Loulle. Avec tous les germes de catastrophe que cela implique...

 

- J'ai fait le même raisonnement que toi Victor. Mais l'Ukraine ? Qu'est-ce qu'on en fait de ces gens qui rêvent de nous rejoindre ? On leur dit merde ? On les laisse sous la coupe des Ruskofs ?

 

- C'est pas facile Loulle. Géographiquement, l'Ukraine est située entre la Russie et une ligne frontière formée par la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie et la Roumanie. Autrement dit, entre la Russie et l'Union européenne, entre Moscou et Bruxelles. Cette dichotomie se retrouve au niveau de la population comme de l’économie. La moitié ouest de ce grand pays de près de 50 millions d'habitants est très proche de l'Europe et est peuplée de gens qui parlent la langue ukrainienne. Mais la moitié est et la Crimée sont proches de Moscou et sont peuplés d'une majorité de russophones. Le président actuel – élu (presque !) démocratiquement ne l'oublions pas – appartient à cette population de l'est.

Économiquement, l'ouest est agricole, mais c'est à l'est que se trouventtoutes les grandes entreprises, en particulier la sidérurgie et les métallurgies lourdes, ayant besoin de se moderniser (donc de l'Europe) mais largement tributaires de la Russie en tant que marché. Par ailleurs, les Ukrainiens ont sous les yeux l'exemple de la Pologne, pays voisin équivalent : à la sortie du communisme, disons l'année 1990, le PIB par tête de l'Ukraine (exprimé en euros courants) représentait 92 % de celui de la Pologne. Vingt ans plus tard, il équivalait à moins d'un quart. Entre les deux ? Réformes politiques et économiques d'un côté, glaciation et corruption de l'autre. Mais surtout Europe d'un côté, isolation de l'autre... Enfin, l'économie de l'Ukraine est largement tributaire du gaz russe...dont les robinets sont à Moscou ! Poutine les tient par là.

 

- Alors, on les laisse tomber ?

 

- Sûrement pas, mais il serait dangereux et d'une hypocrisie sordide de leur faire miroiter une adhésion que Moscou n'acceptera jamais.

 

- Pourquoi ?

 

- Pour des raisons qui ne sont pas économiques. La Russie aurait elle-même tout intérêt à intégrer une vaste zone de libre-échange européenne « de l'Atlantique à l'Oural » comme disait De Gaulle, et même de Lisbonne à Vladivostok. Mais le « niet » est à un autre niveau.

 

- Explique.

 

- Eh bien l'adhésion de l'Ukraine à l'Europe s'accompagnerait logiquement d'une adhésion à l'Otan ! Et ça – la présence d'une alliance militaire sous la coupe des USA à leur frontière - les Russes ne l'accepteront jamais.

 

- Autrement dit, derrière ce pataquès, on trouve encore les griffes des yankees... Bon. A la nôtre tout de même !

 

 

Nonidi 9 pluviôse 222

 

Merci à Chimulus

 

27/01/2014

Il s'en est passé des choses ce ouiquinde !

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Des futiles : les péripéties sentimentales de Normalou... On s'en fout.

 

Des utiles : le ministère de l’Agriculture s’engage à exclure les semences de ferme de la loi sur la contrefaçon. Le gouvernement a fait une déclaration claire : « il présentera un amendement afin que les semences de ferme ne soient plus concernées par la loi contre les Contrefaçons ». C'est sans conteste une victoire du bon sens contre la volonté de main-mise des multinationales semencières. Une victoire de Kokopeli et de la Confédération paysanne. Une victoire des paysans face à l'agro-industrie mais aussi une victoire des citoyens qui refusent de céder leur droit légitime à une alimentation saine et variée aux monstres cupides de l’agroalimentaire multinational. Attendons tout de même le texte de loi, car les lobbies sont déjà à l’œuvre.

 

Des dangereuses : la manif de tout ce que la France compte de fachos : groupuscules d'extrême-droite, FN, ultra cathos, royalistes, admirateurs de Dieudonné, quenellistes, bonnets rouges manipulés par le patronat le plus cupide, anti mariage-pour-tous, anti-IVG, putchistes ouvertement revendiqués et tutti quanti. Ces gens-là sont les ennemis déclarés de la république. Il ne s'agit pas de finasser avec cette lie de la nation, Valls. Si tu veux dérouiller les articulations de tes flics, c'est le moment de taper et de taper fort. Pas d'indulgence ni de molesse avec les ennemis de la liberté.

 

Des réjouissantes : en Tunisie, l'Assemblée nationale constituante a définitivement adopté, tard hier soir, la nouvelle Constitution du pays qui jette les bases d'un État authentiquement démocratique. Tous les Tunisiens et Tunisiennes s'y retrouvent. Pour la première fois dans le monde arabe, ce texte fondateur introduit un objectif de parité entre hommes et femmes, notamment dans les assemblées élues. De plus la place de l'Islam est reconnue mais n'est pas prépondérante. Un grand bravo aux Tunisiens et Tunisiennes pour leur combat exemplaire.

 

Des qui flanquent un grand coup de pied au cul aux peine-à-jouir du soi-disant « déclin français » : la victoire formidable de cette équipe de France de hand-ball qui renverse tout et tous sur son passage, avec la niaque et le sourire en plus.

 

Des toutes personnelles : les langoustes à l'armoricaine et le baeckeofe étaient excellents et ont réjoui tous mes invités !

 

Elle est pas belle la vie !

 

 

Octidi 8 pluviôse 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

23/01/2014

Au bistro de la toile : loi contre le cumul des mandats.

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- Eh ! Victor, t’as vu : ils l’ont votée finalement cette fameuse loi contre le cumul des mandats. C’est plutôt une bonne chose, non ?

 

- C’est évidemment ne bonne chose Loulle, mais c’est bien trop timide, bien trop restrictif. Parce que si elle interdit le cumul d’un mandat de parlementaire avec celui de maire ou de président d’une grande institution régionale, elle passe à côté de ce qui crée ce cancer de notre démocratie qu’est le cumul dans le temps des mandatures. Ce qui génère des dynasties de parlementaires, de maires, de président de conseil généraux, voire régionaux. Pourtant cette limitation dans le temps de l’exercice du pouvoir a été voté en commission des lois, bien que pour les seuls parlementaires, laissant la bride sur le cou aux maires. Mais elle a été évacuée dans la loi sur ordre du gouvernement.

 

- Tu parles, tous en croquent. Combien sont-ils, en France dans cette « classe politique » qui se coopte, se conforte, se tient par la barbichette par toutes sortes de connivences et de compromissions, au-delà des clivages politiques. La gamelle est trop bonne : on fait semblant de se carcagner, mais sur l’essentiel – privilèges des élus, régimes retraites très particuliers, etc. – ils se retrouvent toujours !

 

- C’est ça la professionnalisation de la politique. Être élu est devenu un métier juteux. Et cette professionnalisation a généré une oligarchie – en grec : commandement de quelques uns – de quelques centaines de politicards, en majorité mâles, qui se partagent les mandats parlementaires et territoriaux… Ce sont des gens qui vivent de la politique, qui confisquent le pouvoir, le pognon, et la parole. Ceci concerne 81% des sénateurs et 85% des députés ! Si tu veux la liste des champions toutes catégories, tu l’as là : lien 

 

- Cet accaparement de tous les postes par des gens sortis du même moule- énarque-fonction publique- enseignement - sclérose la vie politique.

 

- Ce n’est pas avec cette loi au rabais que l’on retrouvera la vision politique de Robespierre : « un ordre de choses (…) où l'ambition soit le désir de mériter la gloire et de servir la patrie; où les distinctions ne naissent que de l'égalité même; où le citoyen soit soumis au magistrat, le magistrat au peuple, et le peuple à la justice; où la patrie assure le bien-être de chaque individu et où chaque individu jouisse avec orgueil de la prospérité et de la gloire de la patrie; où toutes les âmes s'agrandissent de la communication continuelle des sentiments républicains, et par le besoin de mériter l'estime d'un grand peuple. »

 

- Allez. A la nôtre tout de même.

 

 

Quartidi 4 pluviôse 222

 

Merci à Chimulus

 

21/01/2014

Classe politique, médias… Je t’aime. Moi non plus !

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Un bel étalage de canards laquais(és)

 

Ils sont pas beaux, eux ! On dirait les ravis de la crèche… « Eux », ce sont les bavards des  canards laquais et de la presse purée. Ce qui les fait tomber sur le cul, c’est qu’une enquête « auprès d’un échantillonnage représentatif de la population française » vient de révéler (?!) une fois de plus le rejet massif de la « classe » politique et de la presse.

 

La classe politique… Tout est dit dans ce terme. Cette classe, c’est le tiroir du haut. Non, t’en fais pas, tu n’y es probablement pas toi, moi non plus ! Pour être dans cette « classe », il faut être passé par les usines à « élites » de la république : ENA, Polytechnique, Sciences-Po, HEC et quelques autres « grandes écoles » se comptant sur les doigts de la main. A défaut, il est convenable d’être enseignant, fonctionnaire ou toubib. Mais il est totalement rédhibitoire pour espérer intégrer cette « classe » d’être ouvrier, paysan, employé, voire chef de petite et moyenne entreprise, commerçant ou artisan. Bien sûr, il y a le passage – hélas encore obligatoire ! – par le suffrage de la populace. Mais avec les thunes, l’entregent, les coteries encore appelés « partis politiques » et une bonne dose de mauvaise foi et surtout peu de scrupules, on y arrive ! Une fois qu’on y est, dans cette classe, le principal c’est de s’y maintenir. Comment ? En mettant en place des réseaux de clientélisme, en jouant sur la distribution bien ciblée de prébendes, avantages, bonnes places, appartements, etc. Une mienne connaissance de cette « classe » m’avouait un jour que 70% des réflexions et des actions d’un élu ont pour principal but : être réélu !

 

Un seul moyen de contrecarrer le rejet de ce qui est devenu une caste considérée par la « populace » comme corrompue et essentiellement préoccupée de ses propres intérêts plutôt que de l’intérêt public : la suppression radicale du cumul des mandats ET des mandatures. La politique n’est pas un métier mais un honneur et surtout un altruisme, quasiment un sacerdoce. Un seul mandat, une seule mandature. Et basta !

 

Les mêmes journaleux s’étonnent de la perte quasi-totale de crédibilité des médias. Pourquoi cette défiance envers les médias ? Pour une raison bien simple : les médias appartiennent à des groupes financiers et à des marchands d’armes ou de béton, tous chantres et acteurs du capitalisme ultra libéral. À la Libération, sous l’égide du Conseil National de la Résistance, on ne parlait que de mettre les journaux à l’abri des puissances d’argent, de protéger leur indépendance. Mais au fil des années, cette louable ambition s’est effilochée. Aujourd’hui, les Arnault, les Dassault les Pigasse, les Lagardère, les Pinault, les Bolloré et autres « seigneurs » dont l’inévitable Tapie contrôlent la presse nationale via leurs holdings aussi opaques que rémunérateurs. Notons tout de même quelques exceptions qui confirment la règle et portent à bout de bras l’honneur des journalistes : le Canard enchainé, le Monde Diplo et - ??!! –Marianne. Un espoir s’est levé récemment avec l’apparition de journaux en ligne comme Rue89, Médiapart, Agoravox. Jusqu’à quand ? Rue89 est tombé dans les pattes du Nouvel Obs qui a oublié depuis longtemps qu’il fut un exemple d’indépendance.

 

Dès lors que la grande majorité des médias est à la solde des marchands d’armes, des bétonneurs et des prédateurs financiers, les journalistes – s’ils veulent bouffer et continuer d’exercer un métier somme toute fort agréable – n’ont qu’un choix : fermer leur gueule ou lécher le cul de ceux qui les paient.

 

Il faut savoir aussi que vous, moi, mettons la main à la poche pour permettre l’existence de cette presse purée. A travers des aides que l’Etat (nos impôts) distribue généreusement en raison inverse de l’intérêt des journaux.

 

Apprenez que l’indispensable Closer touche 558.619 euros par an soit autant que le Canard enchainé (556.958) et que Gala (527.810) et 3 fois plus que Le Monde Diplomatique (188.339) ! Sachez encore que des journaux aussi indispensable au débat d’idée que les magazines de programmes télé se gavent : TV GRANDES CHAINES : 1.028.810 euros ; TELE POCHE : 1.706.328 ; TELECABLE SATELLITE HEBDO : 3.290.234 ; TELE Z : 3.710.026 ; TELE LOISIRS : 4.563.698 ; TELE 7 JOURS : 6.925.596.

Sachez enfin que Le Monde (des hommes d’affaires et banquiers Bergé, Niel, Pigasse) touche : 18.685.441 euros ; Le Figaro (du marchand de bombardiers Dassault) : 18.263.664 ; Le NOUVEL OBSERVATEUR (récemment racheté par les mêmes du Monde) : 9.320.731 ;  TELERAMA (du même groupe Le Monde): 10.366.035 ; LIBERATION (du banquier Rothschild): 10.071.968 euros.

 

A vot’ bon cœur, m’sieur dames !

 

Duodi 2 pluviôse 222

 

Photo X - Droits réservés

 

06/01/2014

Au bistro de la toile : Bretagne, Chumi, Dassault et tutti quanti…

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh fatche, Victor, t’as mis le bonnet rouge ! Tu fais la manif contre quoi ?

 

- Pas de manif, Loulle le froid ! Avec ce mistral, j’ai peur de choper la cagagne des boyaux de la tête. Alors je mets le bonnet Commandant Cousteau ! Or il se trouve qu’il est rouge.

 

- Comme celui des Bretons qui ont manifesté encore ce ouiquinde sur les ponts.

 

- Ils manifestaient comme d’hab contre les impôts. Veulent pas casquer, les crêpophages ! Pourtant, ils ne crachent pas sur les avertissements – rouges – des services météo…payés par les impôts. Ils voient arriver avec soulagement les camions – rouges – des pompiers qui viennent les sortir de la merde…payés par les impôts. Il auraient dû vider les rues avec leurs bonnets rouges !

 

- Tu veux dire par là qu’ils veulent la crêpe au beurre, l’argent de la crêperie et le cul de la crépière !

 

- En quelque sorte, oui…

 

- C’est pas comme ce pauvre Chumi. Son anorak rouge ne lui a pas porté bonheur à lui !

 

- Encore quelque chose qui ressemble à un enfumage des lucarnes à décerveler et des canards laquais. Attends, le mec, il ski avec un casque. Il a les moyens – 700 millions d’euros de patrimoine – de se payer ce qui se fait de mieux. Or il a explosé, le casque ! Bonjour la fiabilité du matos ! Pourtant, il parait qu’il n’allait pas vite le Chumi. Un témoin l’atteste ! Un témoin…allemand, comme par hasard. Il y a là-dessous des montagnes de pognon en jeu Loulle. Dommages et intérêts à la charge de la station ? Du fabriquant de casque ? Des services hospitaliers ? Il y a des bagarres de fric sordides qui doivent des dérouler dans la coulisse. Et puis on nous enfume avec ce banal fait-divers. Des mecs qui se cassent la gueule à ski et se font mal, il y en a tous les jours, et on n’en parle évidemment pas. Un mec qui tombe à la neige occulte opportunément les hausses de la nouvelle année et, par exemple, les embrouilles de Dassault.

 

- Ah ! Et c’est quoi les embrouilles de Dassault. C’est pas le service après-vente des Rafales qui doit le tracasser, il n’en a pas vendu un en dehors de l’armée françouaise…

 

- Le patron du principal groupe avionneur de France, propriétaire par ailleurs d’un groupe de presse avec entre autres Le Figaro, ancien maire de Corbeil-Essonnes, est visé par une plainte pour association de malfaiteurs ! Sur fond d’achat de vote dans cette commune. Il se serait embrigadé avec des cliques de voyous magrébins chargés, contre grasses rétributions sonnantes et trébuchantes, de rabattre les votes communautaires pour lui. Et ces accointances douteuses l’auraient mis à la merci de ces bandes qui en demanderaient toujours plus. Racket, tentatives d’assassinat, etc.

 

- Il est sénateur aussi l’ancien si j’ai bonne mémoire ?

 

- Exact. Elu en 2004, réélu en 2011.

 

- Ça donne une bonne image du personnel politique du pays ! Puteng, qui aura le courage de le donner ce coup d’escoube salutaire : un seul mandat, et une seule mandature !

 

- On peut toujours rêver… Tè ! Á la nôtre ! C’est moi qui paie, avec mes sous !

 

bonnets rouges,chumi,dassault

 

 

Septidi 17 frimaire 222

 

Merci à Chimulus et Deligne

 

30/12/2013

DESASTRE : La Police de la Pensée et de la Vertu arrive !

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Valls, Poutine, même combat ? On s’offusque, à juste titre, contre les pratiques totalitaires de Poutine à l’égard des Poussy Riot, mais on laisserait Manuel Valls, ci-devant ministre de l’intérieur devenir le chef, le guide d’une police de la Pensée et de la Vertu ? Mais dans quel pays vit-on ? Valls, ministre d’un gouvernement de gauche ? Je croyais – naïvement ? – que la gauche était LE défenseur naturel, des libertés. Je croyais que la gauche devait toujours et partout s’élever contre toute atteinte à ces Libertés pour lesquelles nos glorieux anciens ont donné leur vie. Dois-je déchanter ?

 

Tout ça à partir de simagrées ridicules de quelque « amuseur » public auquel on fait une bien trop belle publicité. Non mais qu’est-ce que c’est que ce pays où l’on interdit les spectacles ? Qu’est-ce que c’est que ce ministre qui détermine qui est humoriste ou non ? Qu’est-ce que ce procès d’intention qui voudrait interdire des réunions publiques en présupposant qu’il pourrait s’y produire des délits et que leur tenue pourrait troubler l’ordre public ?

 

Mais c’est la liberté d’expression que l’on veut assassiner ! Quelles que soient les konneries qu’éructe le citoyen Dieudonné Mbala Mbala, vouloir interdire l’expression, même dévoyée de ce type, est dévastateur contre les valeurs essentielles de la République. Ceci est d’autant plus inacceptable que la Justice a les moyens de lutter contre ce personnage. Il suffit que des magistrats assistent à ses « spectacles »-meeting et relèvent tout ce qui tombe sous le coup de la loi.

 

Cet enfumage a lieu au moment où les nuisibles de Bercy mettent en place une machine de guerre pour ASSASSINER fiscalement MEDIAPART, le journal en ligne qui est devenu en quelques années le journal de référence. Comment ? Eh bien, la haute administration de Bercy vient de décider d’appliquer à Mediapart un taux de TVA exorbitant, aussi arbitraire que discriminatoire : 19,6 % soit neuf fois celui de 2,1 % appliqué à la presse... Mais qu’est-ce donc que Mediapart sinon de la presse ? Elle y ajoute, en guise de coup de grâce, des pénalités de 40 %, sans compter des intérêts de 4,8 % par an. Un calcul simple montre que Mediapart ne résistera pas à ce bombardement fiscal. Lien http://blogs.mediapart.fr/blog/edwy-plenel/271213/qui-veut-tuer-mediapart

 

Qui veut la peau de Médiapart ?

 

Ce journal en ligne – le seul qui soit viable et indépendant grâce à la participation de ses abonnés-partenaires, dont je suis fier d'être depuis les premières heures – a révélé toutes les grosses affaires de ces dernières années. L’affaire Bettencourt- Sarkozy, l’affaire Woerth-Compiègne, l’affaire Karachi, l’affaire Tapie, l’affaire Cahuzac. Ça fait déjà beaucoup d’ennemis…

 

Et puis n’oublions pas les patrons du presse-purée, tenue par les marchands d’armes et de béton. Contrairement aux lois sortis de la Résistance, les banquiers, les marchands d’armes, les marchands de béton et autres industriels ont mis leurs griffes sur la presse. Libération, journal des bobos de gôôche (on est loin du Libé des débuts !) convaincu des « bienfaits » de l’ultra libéralisme, a été renfloué par Rothschild et appartient à Bergé. Le Nouvel’Obs et son groupe ( Le Nouvel Observateur, Sciences et Avenir, Challenges, Rue89)  appartient au fabriquant de baignoires, de spas, de sanibroyeurs Claude Perdriel. Le Point appartient à François Pinault, industriel sulfureux engraissé sur les dépouilles d’entreprises en difficulté avec la complicité des plus hautes instances politiques. Le Monde, qui fut LE journal de référence est devenu un torchon ultralibéral depuis qu’il est la propriété des hommes d’affaires Pierre Bergé (confection de luxe, haute couture), Mathieu Pigasse (Banque Lazard) et Xavier Niel (Free, après avoir fait fortune avec le minitel rose, les peep-show et les sex-shop). L’Express appartient au plus important groupe de presse-purée belge (Roularta Media Group) qui l’a racheté à Dassault. Le même Dassault (fabriquant d’avions de combat – Rafale, Mirage, etc. – d’avions civils – Falcon – et de systèmes électroniques) est propriétaire du Figaro. Il est question qu’il rachète Le Parisien. Et n’oublions pas Bouygues chez TF1… Etc. Etc.

 

Médiapart, lui, est libre de toute tutelle financière écrasante. Il est donc dangereux pour toute cette oligarchie affairiste qui considère la presse comme un moyen de tromper le peuple, de le détourner des véritables problèmes, voire de « préparer les cerveaux pour cocacola ».

 

Voilà pourquoi il faut sauver le soldat Médiapart !

 

 

 

Une pétition circule,


Signons-là


Décadi 10 frimaire 222



Illustration X - Droits réservés

 

26/12/2013

Gastronomie de lendemain de fête : La fricassée de pneus au benzopyrène.

hommeporc.jpg

 

 

 

-         Pour 6 personnes, prenez un pneu de taille raisonnable. Tranchez-le en darnes assez fines et mettez-le à mariner deux jours dans des larmes d’ouvriers lourdés.

 

-         Le matin du repas, sortez vos morceaux de pneus, essorez-les et réservez la marinade de larmes.

 

 

-         Dans une poêle anti adhésive, faites revenir une douzaine de benzopyrène pas trop mûrs dans un peu de fleur d’hydrocarbure polycyclique aromatique (les meilleurs sont ceux de Total, ils ont un goût prononcé de marée noire.) Réservez au chaud.

 

-         Epluchez une demi livre d’ovobulmine butylohydrogénée et hachez-les grossièrement puis les verser dans le précédent appareil que vous sublimisez dans de l’azote hydro butanisée. Montez en neige au fouet vigoureusement manié.

  

-         Dressez les darnes de pneu sur les assiettes de vos convives et versez dessus la préparation de benzopyrène. Flambez le tout au kerozène lampant. Parsemez d’oxyde d’uranium râpé. Servir à côté, en accompagnement, les meringues d’ovobulmine butylohydrogénée.

 

-         Priez vos invités de revêtir la tenue étanche n° 65 bis mod 04AD ainsi que le masque à gaz mod 2008 C à rétroviseur incorporé, et passez à table.

 

Ce plat subtil et relevé s’accommode parfaitement de la fragrance délicate d’un Super 95 Château Total ou, pour les connaisseurs, d’un Gazole 2000 grand crû bourgeois de chez Shell.

 

Régalez-vous et  le lendemain, observez les délicats frémissement des petits sarcomes qui poussent sur votre peau ainsi que le délicieux gargouillis de votre cancer de l’œsophage.


Sextidi 6 Nivose 222



Illustration X - Droits réservés

 

24/12/2013

Noël mécréant.

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Noël nous gonfle un peu (beaucoup !) les aliboffis, avec son cortège de contes religieux à prendre avec beaucoup de recul (et pour moi de cynisme) et surtout de pressions commerciales ahurissantes.



Mais ne nous laissons pas abuser par les curés et leur « petit Jésus » ni par les marchands avec leurs gros débile en rouge, symbole de cacacola chez les Zétazuniens.



Beaucoup ignorent que le mot "Noël" est un terme païen bien antérieur au christianisme. L'origine la plus vraisemblable du mot Noël ne serait pas le latin "natalis dies" (jour de naissance) mais le gaulois "noio hel" signifiant «nouveau soleil».


L'interprétation latine traditionnelle de l'origine du mot Noël viserait à occulter les origines pré chrétiennes de la fête qui trouve sa source dans le culte de Mithra (dieu du «soleil invaincu») chez les Romains et dans les autres fêtes de solstice des pays nordiques.


Avant la réforme du calendrier par Jules César, le solstice d'hiver correspondait au 25 décembre du calendrier romain et les festivités ont continué de se tenir à cette date même après que le solstice eut correspondu au 21 décembre du calendrier julien.


Étymologiquement parlant, les laïques, les libres penseurs et les athées ont donc toutes les raisons du monde de se souhaiter Joyeux Noël, et ce faisant ils n'empruntent rien à la religion chrétienne !



Me voilà rassuré !


Bon, j'ai tout de même préparé le foie gras hier !


Quartidi 4 nivose 222


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23/12/2013

Derrière le merdier africain, il y a de gros intérêts ! Faut le dire ça François !

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Nous nous enfonçons toujours plus dans le merdier centrafricain en proie à des exactions multiples. Guerres tribales, guerres de religions, mais aussi conflits d’intérêts. Car si les Centrafricains sont parmi les plus pauvres du monde, le pays est riche. Il y a du diamant, de l’or, de l’uranium et…du pétrole !


Ceci pour dire que la présence de l’armée française n’est pas QUE humanitaire. Et que les velléités maintenant affichées de séparatisme nord-sud voudraient s’appliquer à ces zones : mines surtout au nord, forêts et agriculture surtout au sud. Nord musulman, sud chrétien… Bref, le merdier assuré.


A côté, il y a le Niger. Là encore beaucoup de richesses mais…pas beaucoup pour les Nigériens !  Là encore des intérêts français prépondérants. Alors qu’en France une ampoule sur trois est éclairée grâce à l’uranium nigérien, 90% des Nigériens n’ont pas l’électricité ! Le Niger est l’un des Etats les plus pauvres du monde. Plus de 60% de sa population vit avec moins de 1euro par jour.
Pourtant, le Niger est aussi le 4ème producteur mondial d’uranium, le 2ème fournisseur d’AREVA (juste après le Kazakhstan), et un partenaire stratégique de la France, à qui il fournit plus de 30% de l’approvisionnement de ses centrales nucléaires. Paradoxe aberrant et significatif de la mise à sac de l’Afrique par les multinationales, actuellement, alors qu’il est le principal produit d’exportation du pays, l’uranium ne contribue qu’à hauteur de 5% du budget de l’Etat du Niger !


Depuis plus de 40 ans, Areva exploite l'uranium du Niger. Premier employeur privé et plus gros exportateur du Niger, Areva a enregistré l'an passé un chiffre d'affaires total de 9,3 milliards d'euros, soit près du double du PIB du pays. Depuis plus de 40 ans le géant mondial du nucléaire bénéficie d’avantages fiscaux exorbitants et est loin de payer tous les impôts qu’il doit au Niger. Areva est une entreprise privée mais dont le capital est détenu à 87%...par l’Etat français.


Le contrat liant cette entreprise à l’Etat nigérien arrive à échéance dans quelques jours, au 31 décembre 2013. Il est actuellement l’objet d’âpres négociations, qui, à l’évidence, vont se prolonger deux à trois mois de plus. Le nouveau contrat va lier le Niger pour de nombreuses années. S’il est mal négocié, il continuera de priver le Niger de revenus essentiels dont sa population a cruellement besoin. Lutte contre la pauvreté, réponse aux crises alimentaires, éducation, accès aux soins, développement du réseau routier, tout le développement de ce pays dépend de la teneur de ce contrat. Si la France veut éviter le prix du sang en Afrique, l’Etat français doit imposer à Areva un contrat équilibré.


L’essentiel de l’uranium exploité par Areva provient de la mine d’Arlit, celle-là même où on été enlevés quelques otages maintenant libérés. Mais il y a un autre site enjeu de ces négociations: le site d’Imouraren qui, à terme, sera le site minier principal. Areva a monté deux sociétés avec l’Etat nigérien pour exploiter ce site dès 2014, Cominak et Somaïr. Mais (suite à la baisse mondiale de la demande d’uranium) elle veut reporter l’exploitation de ce site en 2016. Si elle n’exploite pas comme prévu, elle devra payer de lourdes indemnités au Niger. Ce qu’elle ne veut pas, évidemment. Avec un risque: que l’Etat nigérien dénonce le contrat et remette le site d’Imouraren sur le marché ! Les Chinois sont à l’affut !


Comme quoi, derrière le merdier africain, il y a de gros intérêts ! Faut le dire ça François !

 

Tridi 3 nivose 222

 

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20/12/2013

Edouard Martin, un ouvrier en politique ? C'est un peu comme s'il avait pété dans la sacristie...

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Qu'est-ce qui fait bandouiller les vieilles pies jacassantes des canards laquais, de la presse purée, des lucarnes à décerveler, des boites à bruits et des blogosphères cacochymes ? Le fiasco de la défense européenne ? Les problèmes africains ? La politique fiscale ? Non. C'est la prostate de Normalou et...la « trahison » d'Edouard Martin ! « Important ça Kiki. Tu me fais un balcon de Une. Et n'hésite pas à taper sur la trahison de cet ouvrier qui va à la gamelle ! C'est vendeur ça Kiki. C'est vendeur ! »

Non mais, il y a de quoi méditer sur cette espèce de mammifère omnivore dont la konnerie est vraiment la seule approche que l'on puisse avoir de l'infini, comme disait Einstein...

 

Edouard Martin. Si. Rappelez-vous. C'est cette gueule fantastique, criant sa vérité et le désarroi de ses camarades de combat face aux caméras goulues des lucarnes à décerveler, lors des combats de Florange.

 

Et bien vous savez quoi ? Ce type a trahi ! Oui, vous avez bien lu. Ce type est un traître !

 

Il a trahi quoi ? Il a trahi qui ? Il a trahi comment ?

 

Il a trahi sa cause ? Le maintien de l'activité des haut-fourneaux de Florange n'était-il pas une cause perdue d'avance puisque la sidérurgie est maintenant tributaire de l'importation de minerai, donc ne peut se maintenir que sur un port maritime.

 

Il a trahi ses amis ? Rares sont pourtant ceux qui lui reproche son nouvel engagement.

 

Il a trahi sa classe ? Ben voyons ! Un ouvrier ! Et qui prétend s'inviter à la table des grands ! Saura-t-il tenir une flûte de champagne avec ses mains de rustres ? Vous ni pensez pas mon cher...

 

Il a trahi comment ? En acceptant d'être tête de liste du Parti Socialiste aux prochaines élections européennes.

 

Comme toujours, ce fier représentant de ceux qui triment tombe sous les critiques de bobos et de pseudos révolutionnaires qui se complaisent dans le confort d’une opposition systématique en rêvant d’un grand soir fantasmé. Que n'a-t-on pas bavassé, en d'autres temps sur José Bové...

 

Bravo à ce type qui les a bien pendues. Bravo à son engagement auprès du PS. Car en France, il faut être réaliste : on ne peut faire avancer les choses que si l’on est dans une grosse écurie. C’est comme ça. Et il n’y en a que deux : le PS ou l’UMP. Aurait-il fallu que, pour faire enfin entendre la voix de la « France-d’en-bas » comme disait l’autre, il s’engage à l’UMP ? Ça aurait certainement conforté bobos et pseudos révolutionnaires dans leur mépris pour ceux qui ont les mains calleuses et ne sont pas du sérail. Aurait-il dû solliciter le Front de gauche ? Mélenchon, combien de divisions ?

 

Il aurait fallu saccager une si belle chance ? Car un type pareil, avec son charisme, sa clarté, ses convictions (Oui ! Ses convictions, n'en déplaise aux vieilles pies fielleuses.) et sa gueule (important à l'heure de l'image triomphante) est une CHANCE pour la démocratie, pour la France et pour l'Europe. Il y en a un autre qui devrait s'engager en politique. C'est Xavier Matthieu, un autre syndicaliste, un autre combattant, une autre gueule.

 

Mais ça ne plaît pas à « l'élite » des professionnels de la politique un ouvrier qui s'invite dans les cercles de pouvoir. C'est comme s'il avait pété dans la sacristie...

 

D’où sortait Lech Walesda ? D’ou sortait Lula ? De l’ENA ? Des cercles germanopratins ?

 

Décadi 30 frimaire 222

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19/12/2013

Lampédusa : ces pelés, ces galeux d’où viendrait tout le mal !

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Ecoutez-lez geindre et tempêter les « belles âmes » ! Regardez-les se draper dans leur dignité offusquée !

 

- « Non mais vous vous rendez compte, ma bonne M’ame Sçauss-Hisson, ils traitent ces pauvres émigrants ayant risqué leur vie pour arriver en Europe, à Lampedusa, comme des chiens. Des chiens galeux en plus ! Quel scandale !

 

- Comme je vous comprends M’ame Kann-Asson. Ces Italiens sont des sauvages, la civilisation ne les a pas encore atteints. Ce n’est pas chez nous qu’on verrait ça… »

 

Ben voyons. Ils sont pas beaux les Suédois, les Autrichiens, les Allemands et autres Européens « du nord » ! Ils ont beau jeu, du haut de leur morgue de nantis bien à l’abri des vagues d’immigrants clandestins qui déferlent sur l’Europe du sud, de cracher sur les Italiens qui, eux, sont au contact. On fait dire ce que l’on veut aux images. Le crime de ces « salauds d’Italiens » : une vidéo dans laquelle on voit des réfugiés se mettre à nu dans un espace qui semble en plein air, avant d’être soumis devant les autres à des jets d’un traitement contre la gale. Et alors ? Comment faut-il faire ? Laisser les maladies se propager ?

 

Conditionnée par les images, la vox populi, partout en Europe, fait pression sur les dirigeants pour accueillir la flotte hétéroclite des damnés de l’espoir. Mais l’altruisme trouve ses limites au niveau des États lorsqu’il s’agit de mettre à exécution ces belles idées. Quels pays se proposent pour organiser cet accueil ? Où ? Avec quels moyens ? Avec quel espoir raisonnable de réussite ? Non. On laisse les Italiens se démerder. Alors ils font ce qu’ils peuvent, les Italiens. Avec beaucoup de courage et de compassion.

 

Dans cette Europe sans idée, sans courage, sans frontière, sans armée ; dans cette Europe dévolue au culte du dieu Pognon et de ses grand prêtres, les banquiers, il y a des gens qui, au fond des boyaux les plus salasses de leur tête, en ont une de solution pour résoudre le problème des migrants clandestins : couler toutes les barcasses emplies jusqu’à ras-bord de ces damnés de la mer.

 

"Les images du centre de Lampedusa sont épouvantables et inacceptables" qu’elle a dit M’ame Cecilia Malmström, commissaire européenne aux Affaires intérieures, Suédoise d’origine. Eh, M’ame la commissaire, peut-être que vous pourriez envoyer la flotte suédoise faire la basse besogne en coulant toutes ces barcasses ! Je suis sûr que les Italiens vous ouvriraient leurs ports. Seulement il est plus facile de s’offusquer et de critiquer lorsqu’on est loin que lorsqu’on a les mains dans la merde, comme nos frères italiens !

Encore que… Dans vos froids et opulents pays du nord, vous trouveriez bien quelques nostalgiques de temps pas très lointains pour perpétrer le massacre des innocents…


Nonidi 29 frimaire 222

 

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15/12/2013

La cuisine de l'Amour: La "boumiane" de la belle Margot

 

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Margot


Margot roulait à bicyclette

Par des chemins de fruits dorés.

Dans le vent volait sa jupette

Sur de longues cuisses dorées.


Comme un champion du Tour de France

Moi, derrière, je salivais,

Fasciné par les abondances

Que par éclair je découvrais.


Percés au cœur par Cupidon

Devant son lascif abandon,

Gonflé d'amour j'ai eu l'honneur


De butiner cette orchidée.

Elle m'a donné du bonheur

Pour plus de mille éternités.



 

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- Oh ! Victor ! Tu tirais la langue

Pour suivre ta jolie mousmée,

Tu pédalais comme une branque

Dans son sillage parfumé !

- Crois-moi, pour garder la cadence

Je n'avais pas besoin d'EPO,

J'étais fasciné par la danse

De ces jolis éclairs de peau.

Nous allions sur les bords du Rhône

Vers quelques nids d'amour discrets

Et dans ses grands yeux de Madone

J'ai découvert le Grand Secret,

Celui qui fait tourner le monde,

Celui qui peint les cœurs en bleu,

Qui fait sourire la Joconde,

Le seul vrai dieu, l'Amour, parbleu !

- Mais vivre d'amour et d'eau fraîche

Ca ne dure qu'un temps, pardi !

Quand Cupidon lance ses flèches,

Elles ouvrent aussi l'appétit !

Je te propose un plat champêtre,

Simple, léger, plein d'agréments,

Suffisant pour faire renaître

La fougue ardente des amants :

C'est la succulente Boumiane

Que vénèrent les Provençaux.

Prends quelques belles mérinjanes

Que tu coupes en gros morceaux.

Tu les saupoudres de sel gros

Afin qu'elles crachent leur eau.

Au bout d'une heure tu les rinces,

Les recoupes en portions plus minces,

Puis dans une large sartan

Tu les fais frire en ajoutant

Un grand verre d'huile d'olive

Et tu fais cuire à flamme vive.

Tu tournes régulièrement

Pour éviter l'attachement.

Dans une poêle séparée,

Tu cuis des tomates parées,

Les marmandes sont les plus sûres

Mais surtout il les faut bien mûres.

Tu ajoutes un bouquet garni,

Du sel, du poivre en harmonie,

Une cuiller de sucre en poudre

Pour l'acidité à résoudre.

Lorsque le jus aura réduit

Amalgame les deux produits

Dans la plus grande de tes poêles

Et laisse cuire encore un poil.

Avant de servir tu complètes

D'un peu de piment d'Espelette,

De trois gousses d'ail écrasées.

Ça se mange chaud ou glacé.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l'amour !



Quintidi 25 frimaire 222


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13/12/2013

Au bistro de la toile : portiques écotaxe.

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- Oh ! Loulle, il n’y a pas de portique à l’entrée de ton rade, non ?

 

- Keskidi lui ? Oh ! Victor, t’as fumé la moquette avant de venir t’engorgeonner chez moi ? Du porc il y en a mais dans les rillettes et le sauciflard, des tiques, peut-être sur mon chien Marcel sous le comptoir, mais des portiques ? Vasisdas ? Késaco ?

 

- Allez, sers ma tournée, mastroquet de mon cœur. Je voulais te parler de ces fameux portiques de l’écotaxe qui ont tant foutu les Bretons en rogne. Tu sais à quoi ils servent ces fameux portiques de la discorde ?

 

- Ben, à reconnaitre les camions et à leur faire payer la taxe, non ?

 

- Eh bé non, justement ! C’est le Canard enchainé qui a levé le lièvre, ou le caneton. D’après le fameux palmipède, toujours bien informé, ces fameux portiques sont « inutiles, ruineux et dangereux pour les libertés publiques » ! C’est la CNIL (commission nationale informatique et liberté), dont l’avis a été sollicité sur les fichiers informatiques forcément générés par ces portiques, qui s’est étonné. Ces portiques ne servent aucunement à calculer la taxe véhicule par véhicule et a en assurer le paiement, mais uniquement  à repérer les éventuels fraudeurs ! Ces machins coûtent entre 600.000 et 1 million d’euros pièce ! Il doit y en avoir 273 en tout et 200 sont déjà installées…

 

- …dont quelques unes passées au barbecue par les Bretons !

 

- …ou réduite à l’état de ferraille. Mais c’est toi et moi qui payons, Loulle, ne l’oublie pas.

 

- Mais alors comment les taxes sont calculées et facturées aux camionneurs ?

 

- Directement par le boitier informatique sophistiqué obligatoire pour les véhicules assujettis à cette taxe. Ce système, qui combine GPS et émetteur radio, est le seul équipement nécessaire pour percevoir la taxe.

 

- Autrement dit on aurait pu se passer de ces portiques honnis, véritables chiffons rouges cristallisant toutes les rancœurs et coûtant un bras ! Mais alors, ça doit bien rapporter quelque chose à quelqu’un ou quelques uns ces machins ?

 

- Il n’est pas interdit de le penser… D’autant plus que l’équipement informatique des camions est bien visible et qu’il y a suffisamment de flics, motards ou automobilistes sur les routes pour épingler les éventuels fraudeurs… Mais la CNIL a levé un autre lièvre. Et qui nous concerne tous celui-là.

 

- Oh ! C’est des bons chasseurs cette CNIL ! Raconte.

 

- Eh bien pour que ça marche, ces portiques filment tout ce qui passe. Camions, voitures, vélos, piétons et tout ce qui bouge. C’est Big Brother. Ils filment tout, stockent les images plus de temps qu’il n’est nécessaire et permettent ainsi de fliquer les déplacements de millions d’usagers de la route.

 

- Est-ce qu’on ne toucherait pas là la véritable fonction de ces portiques à la kon ? Puteng, moi qui gueulais contre les Bretons, je crois que vais les applaudir chaque fois qu’ils foutront en bas un de ces portiques espions !

 

- A la nôtre !

 

Tridi 23 frimaire 222

 

Merci à Chimulus

11/12/2013

On a de l’Afrique assez, je vais donc vous parler du débit de lait.

 

 

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Il est bien laid le débit de lait ! Tandis que le cours mondial de la poudre de lait s’envole, le prix payé aux producteurs stagne, souvent en dessous du prix de revient. Sauf pour les grosses laiteries industrielles telles celle qui sort de terre dans la Somme, clone des usines à lait allemandes, hollandaises ou danoises où des milliers de vaches Holstein nourries aux saloperies transgéniques et aux antibiotiques, ne voyant jamais le ciel, ne sachant pas ce qu’est l’herbe verte pissent des milliers de tonnes d’un étrange liquide blanchâtre encore appelé « lait », ce mot noble, magique, symbole de la Vie.


Pendant ce temps, les petits producteurs crèvent. Mon pote Denis élève (pardon, élevait) une vingtaine de belles vaches montbéliardes sur les rudes terres des hauts plateaux lozériens. Il est mort mon pote Denis.


Mort la fourche à la main près de son tas de fumier.


Mort à 60 ans d’épuisement physique et de désarroi moral. Dépassé par un système qui broie les petits, menacé de ne plus pouvoir vendre son bon lait s’il ne mettait pas ses installations traditionnelles aux « normes ». Investissement dont il n’avait évidemment pas les moyens…


Mort parce que certains grands groupes refusent de payer les producteurs au juste prix alors que le lait atteint des records historiques sur les marchés mondiaux en raison de la demande croissante des pays émergents.


Mort pour que prospère le Crédit agricole.


Mort pour que s’engraissent Lactalis, Danone, Bongrain, Bel, Senoble, Sofiprotéol et autres…


En hommage à mon pote Denis, écoutez donc ce qui suit :

http://www.youtube.com/watch?v=5guMYOFphto&list=HL135...

 

Primidi 21 frimaire 222


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10/12/2013

Travailleurs détachés : « ils » les ont bien pendues, mais elles manquent un peu de vigueur…

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Bon, ben on doit admettre « qu’ils » les ont eu bien pendues puisqu’un accord reprenant les deux revendications essentielles réclamées par la France - mais aussi l’Italie, la Belgique et même l’Allemagne de l’ultra libérale Merkel poussée au cul par ses partenaires sociaux-démocrates – a été acté à Bruxelles, par une majorité qualifiée obtenue grâce au ralliement de la Pologne. Ces deux pierres d’achoppement : - liberté pour chaque pays de déterminer lui-même les contrôles qu’il estime nécessaires sur la situation des « travailleurs détachés » sur son territoire ; - responsabilisation de l’entreprise donneuse d’ordre solidairement avec ses sous-traitants.

 

C’est bien. Malgré les exhortations du nuisible Barroso, c’est une première victoire contre les ultras libéraux manipulés par les Britanniques. Mais ce n’est qu’un coup de nettoyage sur une directive obsolète, datant de 1996, et plus du tout adaptée à la nouvelle Europe à 28. Cette directive doit être entièrement revue.

 

Mais pour la première fois, il semble que les grosses têtes d’œuf de Bruxelles aient parlé des  travailleurs, de leurs conditions de travail, du dumping social, et autres.

 

Pour la première fois encore, la Pologne a pris ses responsabilités de grand pays européen au lieu de rester le caniche des Anglais et le fournisseur d’esclaves de l’Allemagne. Ce revirement ouvre des perspectives européennes nouvelles.

 

Mais qu’en sera-t-il sur le terrain ? D’abord, l’article concernant la responsabilité solidaire des donneurs d’ordre est limité au seul secteur du bâtiment ! C’est donc très restrictif et ne gênera en rien les entrepreneurs-forbans allemands du secteur de l’agro-alimentaire.

 

Ensuite, cet accord conserve la possibilité de concurrence déloyale avec la prime au moins disant social, puisqu’il ne remet pas en cause le principe du paiement des cotisations sociales dans le pays exportateur de main d’œuvre, principale cause de concurrence déloyales entre pays de l’U.E.

 

Enfin, la France n’a pas les moyens d’effectuer les contrôles nécessaires pour faire respecter les salaires, les conditions de travail, la vérification du paiement des cotisations sociales, etc. Pour une raison bien  simple : depuis les ravages des sarko-trafiquants, l’administration ne compte plus que 535 inspecteurs du travail et 1.171 contrôleurs pour suivre 1,6 million d'entreprises ! Soit un inspecteur ou contrôleur pour mille entreprises. Les fraudeurs aux « travailleurs détachés » ont encore de beaux jours devant eux. N’est-ce pas Bouygues, Eiffage et autres kadors du BTP…

 

Décadi 20 frimaire 222

 

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09/12/2013

Travailleurs « détachés » : on saura ce soir si nos négociateurs ont les aliboffis bien pendus !

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« Eh ! M'sieur Medef, j'ai de la bonne viande polonaise, de la roumaine aussi, même de la portugaise si tu préfères. C'est de la viande sur pied docile, travailleuse, pas difficile à nourrir et loger. Ça te dit ? T'y gagnes 30% minimum et plus si tu sais te démerder. Tiens, voilà quelques bonnes adresses de marchands d'esclaves (on dit aussi « entreprises d'intérim »).

 

En chargeant à peine le trait, on pourrait dire que la légalisation de l'esclavage « moderne », c'est aujourd'hui que ça se joue, à Bruxelles. On ne dit pas esclavage, bien sûr, entre gens polis, bien propres sur eux, mais puant du cerveau plus que des pieds. On dit « travailleurs détachés ». Ce sont ces manards que l'on voit sur tous les grands chantiers français et européens, sur l'EPR de Flamanville, sur le chantier Iter de Cadarache, sur tous les chantiers régit par le système voyou des PPP (partenariats public privé). Ils sont taillables et corvéables à merci, sont logés au mieux dans des algécos, sont nourris loin de la gastronomie françouaise, font des heures supplémentaires non payés, ne sont souvent pas déclarés, voient une partie conséquente (jusqu'à 50%) de leur smic français retenue par leurs « employeurs » pour « frais de nourriture et de logement », et autres gracieusetés.

 

Les entrepreneurs français en raffolent ! Ces esclaves leur permettent des économies fort juteuses. Mais ils se font parfois baiser sur leur propre terrain par des entreprises étrangères leur soufflant des marchés publics en accentuant encore plus qu'eux le système. Le principe est celui-ci : dans le cadre de la libre circulation des travailleurs sur le territoire de l'U.E., une entreprise d'un pays peut « détacher » dans un autre ses propres travailleurs. Ceux-ci seront payés au tarif du pays d'accueil et seront assujettis aux conditions légales de travail du pays d'accueil, mais les charges sociales des entreprises resteront celles du pays « exportateurs » de ces travailleurs. Et une cascade de sous-traitance noie les responsabilités, le donneur d'ordre premier se libérant ainsi de ses responsabilités.

 

Pourtant ça commence à gueuler au charron un peu partout contre les effets délétères de cette directive européenne obsolète (datant de 1996!), qui n'est rien d'autres que le moyen de délocaliser sur place ce qui ne peut l'être à l'extérieur, selon la logique ultralibérale du nivellement par le bas qui sévit dans l'Union européenne. Il faut voir les magouilles, les sociétés écrans au Luxembourg ou à Chypre qui échappent aux cotisations sociales, les entreprises “boîtes aux lettres” dans les pays de l'Est sans y avoir d'activité réelle, spécialement créées pour détacher de la main-d'œuvre à bas prix, qui paient la plupart du temps au taux horaire du pays d'origine.

 

C'est donc aujourd'hui que la refonte de cette directive scélérate doit être discutée à Bruxelles. Deux articles sont au cœur des discussions. Le 9 concernant les mesures de contrôle : les Français, mais aussi les Allemands, les Belges et quelques autres proposent de laisser à chaque état la liberté de durcir les contrôles s'il l'estime nécessaire. Un consensus pourrait exister en la matière. Le 12 pose plus problème. Il s'agit d'instaurer une responsabilité conjointe et solidaire de tous les sous-traitants afin que les donneurs d'ordres premiers ne soient plus exemptés de leurs responsabilités. C'est là que le bât blesse. La France voudrait que cette responsabilité soit « obligatoire » tandis que d'autres membres de l'U.E. préfèreraient qu'elle soit « optionnelle » (c'est à dire nulle!). Au côté de la France donc, la Belgique et l'Allemagne, mais contre, évidemment la Grande-Bretagne, éternel parasite de l'Union, l'Irlande, pays forban de l'Union et la Pologne, la Hongrie, la Roumanie, la Lettonie, l'Estonie, principaux pays « exportateurs » d'esclaves modernes.

 

Voilà où on en est. On saura ce soir si nos négociateurs ont les aliboffis bien pendus...

 

Nonidi 19 frimaire 222

 

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06/12/2013

Madiba. Justice, courage, générosité...

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Dieu sait qu´je n´ai pas le fond méchant
Je ne souhait´ jamais la mort des gens
Mais si l´on ne mourait plus
J´crèv´rais de faim sur mon talus

J´suis un pauvre fossoyeur

Les vivants croient qu´je n´ai pas d´remords
A gagner mon pain sur l´dos des morts
Mais ça m´tracasse et d´ailleurs
J´les enterre à contrecœur

J´suis un pauvre fossoyeur

Et plus j´lâch´ la bride à mon émoi
Et plus les copains s´amus´nt de moi
Y m´dis´nt: " Mon vieux, par moments
T´as un´ figur´ d´enterr´ment"

J´suis un pauvre fossoyeur

J´ai beau m´dir´ que rien n´est éternel
J´peux pas trouver ça tout naturel
Et jamais je ne parviens
A prendr´ la mort comme ell´ vient

J´suis un pauvre fossoyeur

Ni vu ni connu, brav´ mort adieu!
Si du fond d´la terre on voit l´Bon Dieu
Dis-lui l´mal que m´a coûté
La dernière pelletée

J´suis un pauvre fossoyeur

 

 

 

Georges Brassens

 

 

 

 

 

Sextidi 16 frimaire 222

 

 

 

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05/12/2013

La charia en Libye. On dit merci qui ?

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En Libye, il y a des petits Sarkozy qui ont deux ans et demi. Eh ! Souvenez-vous : notre « lumière de l’univers », notre "axe de la galaxy" a été fêté comme un libérateur, que dis-je, comme un dieu lorsqu’il a envoyé nos Mirages et Rafales bombarder, puis « libérer » la Libye. Des Libyens ont appelés leurs nouveaux nés Sarkozy !

 

Sous la pression de cet Hémingway d’entrée de gamme qu’est B.H.L., Sarko a fait tomber les foudres du ciel sur son ex grand ami, le célèbre campeur des Champs-Elysées. Depuis, Sarko a été renvoyé à ses chères conférences, son  « ami » Kadhafi a été massacré dans des conditions fort douteuses, et la Libye est en morceaux. Peinard le Nicolas : plus de Kadhafi, plus de pouvoir Libyen digne de ce nom, donc plus de preuve de l’implication financière de Kadhafi dans la campagne de Sarko en 2007.

 

Les Libyens peuvent dire merci à la France pour une intervention qui s’est soldé par l’assassinat d’un chef d’Etat et la désintégration d’une nation. Avec – cerise sur le loukoum – l’établissement officiel de la Charia ! La vie des Libyens va désormais être régulée par la loi islamique. Le Congrès général national s’est en effet prononcé en faveur de l’application de la charia en tant que document juridique de base pour les établissements d’État. Oui, la charia, c'est-à-dire la négation de la femme, les lapidations, les mains coupées, les excisions, la mise à mort des homosexuels et autres joyeusetés.

 

Ce pays est agité depuis l’intervention occidentale par des forces séparatistes : tous contre Tripoli, tous contre un pouvoir central dépassé. La « transition » libyenne est menacée tant par la montée de tous ces séparatismes que par l’activisme des islamistes. Des postes frontières s’établissent dans tout le pays. Des libyens à la gâchette rapide contrôlent les papiers d’autres Libyens armés. Hier unis contre Kadhafi, les ex rebelles se combattent férocement. Berbères de Zouara contre Arabes de Al-Jamil, Cyrénaïque, Misrata, Bengazi, Touaregs du sud, tous contre le pouvoir central impuissant de Tripoli. Avec un enjeu évident : les rivalités régionales visent le pétrole dont la production chute drastiquement, mettant les finances du pays au plus bas, accentuant d’autant l’impuissance du pouvoir central.

 

Ce pays est en voie de « somalisation », c'est-à-dire qu’il court le risque d’être livrée à des bandes armées pirates rivales, pillant et massacrant des populations terrorisées. Un pays en passe de devenir la base de tous les mouvements terroristes qui sévissent non seulement en Afrique, mais bientôt aussi en Europe. Et nous, on envoie nos soldats lutter contre ces tarés de dieu au Mali, et maintenant en Centrafrique…

 

On dit merci qui ? Merci Sarko.




Quintidi 15 frimaire 222.


Illustration: Merci à Chapatte

04/12/2013

Faillite de l’enseignement…Il est lourd à exciter le mammouth !

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Un enfant sur cinq ne maitrise pas la lecture et donc l’écriture. C’est un constat d’échec terrible. Un grand nombre de nos enfants ne savent plus lire, plus compter, et donc plus penser. Le système éducatif français, qui fut un des meilleurs du monde, est maintenant non seulement montré par Pisa comme dépassé, mais surtout, et c’est bien pire, inefficace. La faute à qui ? La faute à quoi ? Des bonnes intentions qui foirent, des systèmes d’apprentissage et des programmes qui changent à chaque ministre de l’enseignement, une priorité donnée à la compétition entre élèves mais aussi entre établissements, un abandon de l’excellence au profit du privé et surtout une partie importante de la population scolaire laissée sur le côté.

 

Résultat, l’école a cessé d’être le moteur de l’ascenseur social. Ceux qui sont nés avec une cuillère d’argent dans la bouche demeureront en haut, ceux qui sont nés dans la rue y resteront. Inégalité ! Avec en embuscade le privé qui rêve d’un enseignement essentiellement concurrentiel, avec des établissements gavés de pognon par les entreprises, débauchant les meilleurs professeurs du public, et fabriquant à la chaine des « premiers de la classe » stéréotypés, formatés pour le système ultralibéral. Sans oublier les écoles confessionnelles…

 

Il fut un temps où l’école publique, gratuite et obligatoire assurait l’égalité des chances, en tout cas l’égalité dans l’obtention des savoirs de base. Ceci à travers ces formidables « hussards de la République » qu’étaient les instituteurs, respectés car respectables. Ce temps est révolu. Les profs sont mal payés, mal formés, de moins en moins motivés.

Les élèves ne se rendent plus compte de la chance qu’ils ont de pouvoir acquérir un enseignement gratos. Ils s’en foutent, crachent à la gueule des profs, ont perdu la notion de l’effort en constatant que même les diplômes ne sont plus un rempart contre le chomdu, et que diler du chit rapporte plus que marner en classe... Mais pour aimer l’école, encore faut-il qu’on leur en donne envie ! Pour que les élèves aiment l’école, encore faut-il éveiller leur curiosité, encore faut-il qu’ils sachent pourquoi ils y vont, leur donner des perspectives autres que des classes poubelles s’ils ont le malheur de lâcher prise.

Quant aux parents d’élèves, au lieu d’être des auxiliaires des profs, ils en sont souvent les adversaires.

 

Écoutez-les tous discutailler, depuis hier, dans les machines à bruit et les lucarnes à décerveler ! Tous ces « zexperts » ont leur solution. Mais rien ne bouge.

Il est décidément bien lourd à exciter le « mammouth »…

 

Quartidi 14 frimaire 222

 

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