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29/04/2013

Tiens ! Y en auraient-ils qui ont des aliboffis au P.S. ?

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Enfin !

 

Enfin quelques voix s’élèvent au parti socialiste pour appeler un chat un chat et Angela Merkel une égoïste bornée uniquement préoccupée par sa réélection. Bartolone, puis Cambadélis et d’autres ténors socialistes n’y vont pas par quatre chemins pour s’élever contre la politique européenne imposée à la schlak par la chancelière. Evidemment, les couillemollistes de service – Ayrault et Valls – se sont empressés de d’éteindre le prurit prévisible de la Teutonne à grands coups de langue râpeuse ! Rejoint bien sûr par les collabos de vocation de la droite.

 

Il ne s’agit évidemment pas de remettre en cause la relation pacifique patiemment tissée depuis soixante ans avec nos voisins d’outre-Rhin (eux, comme nous, connaissons trop bien les conséquences du contraire). Mais une bonne relation n’implique pas de se coucher devant les diktats de l’autre mais au contraire une franchise salutaire sous peine de voir ces relations se détériorer sournoisement jusqu’au point de non retour.

 

Ce qu’il faut lui dire à Merkel, c’est que la politique d’austérité imposée depuis trois ans à toute l’Europe est une faillite.

 

Ce qu’il faut lui dire, c’est que l’Europe, c’est autre chose que la défense de  l'épargne des déposants outre-Rhin et de la balance commerciale de l’Allemagne.

 

Ce qu’il faut lui dire c’est qu’on se fout complètement de son avenir électoral.

 

Ce qu’il faut lui dire, c’est que la prospérité relative de son pays dépend de la santé économique de ses partenaires européens puisque  l’essentiel de ses exportations se fait avec ceux-ci.

 

Ce qu’il faut lui mettre sous le nez, c’est que son « modèle allemand», s’il est une sinécure pour les rentiers et les patrons, est un repoussoir pour le peuple : pas de salaire minimum ; 6,5 millions de travailleurs sous le seuil de pauvreté ; précarité de l’emploi, temps partiel, intérim et petits boulots, 6,5 millions de « mini-jobers » avec des emplois à 400 euros pour 60 h par mois ; baisse des salaires de 4,2% en dix ans ; baisse de l’espérance de vie pour les travailleurs pauvres; une seule année de chômage indemnisée et des jobs à 1 euro qui ressemblent à des travaux forcés; etc.  Gardez votre « modèle » Mme Merkthatcher !

 

Ce qu’il faut lui dire, c’est que son égoïsme intransigeant à saccagé l’idée même de l’Europe : 72 % des Espagnols, 69 % des Britanniques, 59 % des Allemands, 56 % des Français et 53 % des Italiens disent ne plus avoir confiance dans l’Europe. Bonjour les dégâts.

 

Ce qu’il faut lui dire, c’est que l’alliance de circonstance entre son égoïsme national et la conception minimaliste d’Europe à la carte de l’Anglais Cameron met en grand danger le projet communautaire européen.

 

Ce qu’il faut enfin lui dire à Mme Bismarkel, c’est que sa morgue méprisante a réveillé des démons effrayants : une germanophobie qui déferle sur toute l’Europe, mettant à bas plus de six décennies de laborieux efforts pour passer la brosse sur un passé dévastateur.

 

Entre amis, on doit se dire les choses. Même si elles ne sont pas jouissives…

 

 

Décadi 10 Floréal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Qui a inventé la mini jupe?
Un japonais : le professeur Haraduku Takamaté 

 

 

 

23/04/2013

Au bistro de la Toile : Merkel contre le Smic

 

 

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- Ben dis donc Victor, la Teutonne, elle n’y va pas par quatre chemins : Selon elle, les emmerdements des Grecs, des Espagnol et même de nous, c’est la faute…au SMIC ! Ils sont trop payés ces feignasses, qu’elle proclame pour satisfaire son électorat ultra libéral ! Salauds de pauvres…

 

- Tu l’as dit Loulle. La Merkthatcher, elle est en pleine campagne électorale… Ce qui peut expliquer quelques conneries. Mais j’aimerai bien que notre citoyen-président ait le courage enfin de lui mettre le nez dans sa bouse à la Teutonne.

 

- Allez, précise Victor.

 

- Accroche-toi et tu verras à quoi ressemble le fameux « modèle allemand » dont on nous gonfle les aliboffis :

 

-          Pas de salaire minimum : plus de 6,55 millions de personnes en Allemagne touchent moins de 10 euros brut de l’heure, 2 millions d’employés gagnent moins de 6 euros de l’heure, et ils sont nombreux à vivre avec moins de 4 euros par heure, c’est-à-dire moins de 720 euros par mois pour un temps complet.

 

-          Pauvreté : 6,5 millions de travailleurs, c’est à dire 22% des actifs, vivent sous le seuil de pauvreté. Les 10% des travailleurs les plus pauvres ne gagnent que 259 euros par mois. Les 10% d’au dessus gagnent seulement 614 euros par mois. Il y a 12 millions de pauvres,  et entre 1992 et 2006, le revenu des 10% les plus pauvres a baissé de 13%, tandis que celui des plus riches s’est accru d’un tiers. En février 2010, le droit au “minimum vital digne” garanti par la constitution est passé de 359 euros par personne à 374 euros.., 80% des actifs ont perdu du pouvoir d’achat entre 2000 et 2010.

 

-          Précarité de l’emploi, explosion du temps partiel et de l’intérim : les réformes ont conduit à une telle multiplication des petits boulots, de 5 ou 8 heures par semaine, que la durée moyenne du travail est tombée à 30,3 heures. Création des contrats “Minijobs” (contrat de travail précaire, de courte durée et moins taxé) et des contrats “Midijobs” (salaire compris entre 400 et 800 euros par mois). Jusqu’à 400 euros, le patron est exonéré de charges. Le salarié aussi, mais du coup il ne cotise pas pour la retraite et l’assurance-maladie. En cas de perte de ce boulot, il n’a pas de droit à l’allocation chômage. Il y a 6,5 millions de « mini-jobers » avec des emplois à 400 euros pour 60 h par mois et 7,84 millions d’emplois à temps partiel. En dix ans, l’Allemagne a créé deux millions d’emplois à temps partiel, de courte durée : 18,3 heures en moyenne. Il y a 1 million d’intérimaires ; pour exemple, l’usine BMW de Spandau n’a pas embauché de CDI depuis 2001, et 26% de ses salariés sont intérimaires.

 

-          Baisse des salaires : le salaire moyen a baissé de 4,2% en dix ans. L’espérance de vie des personnes aux plus faibles revenus est passée de 77,9 ans à 74,1 ans en seulement 9 ans (2001 à 2010). Seulement 26,4% des personnes âgées de 60 à 64 ans occupaient en mars 2011 un emploi soumis à cotisations sociales. Moins de 19% occupaient un emploi à temps plein. Rappelons que ces mêmes séniors ont vu l’âge de départ en retraite reculer… sans pour autant trouver du travail. Le développement de l’épargne-retraite privée est par ailleurs encouragé avec la mise en place d’un système complémentaire de pensions privées par capitalisation avec incitations fiscales. Selon le ministère des affaires sociales, plus de 660 000 séniors de 65 à 74 ans ont un emploi à temps partiel pour compléter leur pension.

 

-          Le chômage : Seule la 1ère année de chômage est indemnisée. La 1ère année de chômage est indexée sur le dernier salaire ; ne peut toucher cette allocation que celui qui dispose de moins de 9750 euros d’économies, sinon il faut vivre sur ses avoirs. Les chômeurs de moins de 25 ans qui vivent chez leurs parents voient leur indemnité baisser de 20%. Au-delà d’une année, les chômeurs ont droit à une allocation de 370 euros, somme modulée en fonction des revenus du couple, de son patrimoine et du nombre d’enfants – une partie du loyer et du chauffage est remboursée par l’agence pour l’emploi – à condition d’accepter les emplois qui leur sont proposés. L’allocation est réduite de 60% en cas de deux refus la même année. Elle est supprimée au troisième refus. Y compris si l’emploi est en dessous de la qualification. La prostitution étant légale en Allemagne, une chômeuse a été radiée pour avoir refusé d’être secrétaire dans un bordel…

 

-          Les « Jobs à 1 euro de l’heure » ne peuvent être refusés par les chômeurs (qui du coup sortent des statistiques du chômage). Un service de l’emploi scandaleusement intrusif : des agents s’invitent au domicile des chômeurs, épluchent les relevés de compte, ouvrent les frigos pour voir si il y a des dépenses inconsidérées, vérifient que vous êtes bien en colocation et non en couple…

 

-          Des écoles qui préparent les enfants à une vie de précaire: dans une école spécialisée pour enfants en difficulté à Bochum, les enfants et ados apprennent comment composer un petit déjeuner pas cher en utilisant les promotions, à meubler un appartement de 40m2…

 

-          Cerise sur le gâteau, l’Organisation internationale du travail affirme dans un rapport récemment publié que la politique allemande de compétitivité est « la cause structurelle » de la crise en zone euro ! Voilà ce que c’est le modèle allemand Loulle. Qui pense qu’on doit suivre cet exemple à part les patrons voyous ? Il faut refuser de suivre cette voie !

 

- …taing ! T’as raison. Finalement, les femmes politiques sont des hommes politiques comme les autres…

 

- Voire pires : Golda Meïr, une guerre ; Indira Gandhi, une guerre ; Margareth Thatcher, une guerre ; Merkel, une guerre économique, mais guerre quand même…

 

- Allez, à la nôtre !

 

 

Sources : Spiegel, Organisation internationale du travail, OCDE, Deutsches Institut fürWirtschaftsforschung, Ministère du travail allemand, Rue 89, Marianne, CIDAL, Conscience citoyenne.

 

 

 

Quartidi 4 Floréal 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C'est un Allemand, un Japonais et un Français qui sont au resto. On entend une sonnerie et l'Allemand place son petit doigt devant la bouche et le pouce devant l'oreille et parle... puis finit. le Japonais le voit et lui dit :
- C'est bien ça c'est quoi? 
- Et bien c'est un émetteur dans le petit doigt et un récepteur dans le pouce, comme ça, si on me téléphone je réponds tout de suite.


Deux minutes plus tard, autre sonnerie: le Japonais commence à parler tout seul puis arrête. L'Allemand lui demande :
- Et ça c'est quoi?
Le Japonais répond: 
- Et bien j'ai un émetteur dans la bouche et un récepteur dans l'oreille et je n'ai même pas besoin de mes doigts pour téléphoner... 


L'Allemand est super étonné quand tout à coup le Français fait le pet de la mort: PRRRRRRROOOUUUUUUTTTTTTTTTTTT!!!!!!!!!

Le Japonais et l'Allemand le regardent et le Français répond: 
- Vous auriez du papier? je reçois un fax !

 

22/04/2013

On a volé le Pont-du-Gard !

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On ne le voit plus ! A-t-il disparu ? Quelque voleur de terres serait-il parti en l’emportant sous le bras ?

 

Il a marqué la jeunesse de tous les Gardois. Nous, qui vivions aux bords du Rhône, nous faisions, dès le 1er mai, 45 km aller-retour à bicyclette ou avec la Mob bleue, plus tard avec la Deuche, pour y prendre les premiers bains de l’année. Les courageux – j’en étais – le traversaient au plus haut, en marchant sur les larges dalles de pierres qui recouvraient plus ou moins le couloir de l’aqueduc resserré par les impressionnantes couches de calcaires déposées au cours des siècles de fonction de ce formidable ouvrage. Un ouvrage que nous considérions comme nôtre. N’avait-il pas été construit au prix de leur sueur et souvent de leur vie par nos ancêtres les Gaulois, nos ancêtres les Ibères, nos ancêtres les Ligures selon les plans et sous les coups de triques de nos ancêtres les Romains ? Cette majestueuse falaise de dentelles minérale a abrité les premiers amours, les premiers émois de bien des jeunes ! On s’y baignait, on s’y aimait, on s’y noyait hélas aussi parfois, les plus téméraires plongeaient du premier étage…

 

C’est fini tout ça. Le Pont-du-Gard est toujours là, évidemment. Mais on l’a volé au peuple ! On l’a volé puisque nul ne peut plus le voir sans mettre la main au portefeuille. « Laisser un tel chef-d’œuvre à la populace ? Qu’elle aberration ! Vous n’y pensez pas ma chère ! » Alors, après bien des péripéties plus ou moins privées, plus ou moins douteuses, le célèbre monument, classé par l’Unesco au patrimoine mondial, a été confisqué à la vue. Ce fut d’abord un énorme parking obligatoire, cher. Agrémenté d’un musée, de salles de réception souvent vides, de marchands du temple agréés. Bon. Pourquoi pas. Ceci mettait un terme à l’anarchie des bagnoles garées partout. D’autant plus que des conditions avantageuses – discriminatoires d’ailleurs et probablement illégales - étaient concédées aux gens du coin. Mais on pouvait toujours accéder au monument à pied, à cheval, à bicyclette. Gratos bien sûr. Terminé !

 

Terminé depuis que le ci-devant Dumas William, président de l’Etablissement Public de Coopération Culturelle qui a mis la patte sur le fameux pont, a décidé de faire les poches de ceux qui prétendaient voir le Pont-du-Gard sans lâcher de thunes : dorénavant, piétons comme cyclistes doivent payer 10 euros ( !!!) pour avoir le droit d’approcher ce monument qui appartient à tous ! Le ci-devant Dumas William, ancien employé de banque, est ce qu’on appelle un « professionnel de la politique ». C’est de père en fils dans la famille. Son père était conseiller général, lui a pris sa suite puis a fait prospérer une belle carrière de cumulard en étant élu député, vice président du conseil général du Gard, maire de son village. Sans oublier, évidemment la présidence de l’EPCC du Pont-du-Gard. La porte ouverte à bien des cahuzaqueries…

 

Eh ! Monsieur le cumulard, est-ce ringard de vouloir jeter un regard peinard sur le Pont-du-Gard ? On s’égare, mais gare à la bagarre…

 

 

Tridi 3 Floréal 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

- Qu’est-ce qui est aussi grand que le Pont-du-Gard et qui ne pèse rien ?

- Son ombre !

16/04/2013

HALTE AU TRIANGLE DE LA MORT CADARACHE-MARCOULE-TRICASTIN

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A pieds, à vélo, à cheval, en patins à roulettes, participez à la Marche antinucléaire pour la vie qui se déroule du 15 au 26 avril. Détails, itinéraires et renseignements à : www.coordination-antinucleaire-sudest.org

 

 

MISE AU SERVICE DE LA GUERRE OU DE LA PRODUCTION ÉNERGÉTIQUE, la fission de l’atome tue dans la violence des guerres ou des catastrophes mais elle tue aussi lentement ou pollue durablement les êtres vivants et les territoires par les radiations qu’elle génère au quotidien avec l’aval du pouvoir politique et administratif. A quoi s’ajoutent les 1000 incidents de gravité multiple recensés en France par an dans le nucléaire.

 

LA PROVENCE, LA VALLÉE DE RHÔNE-DURANCE EST LA RÉGION LA PLUS

NUCLÉARISÉE D’EUROPE avec une multitude d’Installations Nucléaires de Base civiles et militaires dont la très grande majorité ne produit pas d’énergie ni pour la population ni pour les entreprises mais pour l’armée, le business de l’exportation, l’autoconsommation des installations et la folle recherche.

 

LE BILAN DE TOUTES LES CATASTROPHES NUCLÉAIRES, volontaires quand les militaires les ont décidées, accidentelles quand les industriels n’ont pas su les prévenir est démentiel. Les décomptes les plus honnêtes sont terrifiants : 400.000 morts pour Hiroshima- Nagasaki, plus d’un million pour Tchernobyl, auxquels il faut ajouter ceux de Fukushima mais aussi ceux plus anciens et complètement oubliés survenus en Union soviétique, ceux des essais nucléaires (2.153 depuis 1945), ceux des travailleurs des centrales et des « liquidateurs »… Les instances internationales évaluent les mort(e)s par le nucléaire à 60 millions depuis 1945.

 

LE NUCLÉAIRE SE PARE DE LA BANALITÉ DU MAL si on ne fait que décompter des morts, mesurer des territoires abandonnés, évaluer des coûts de réparation, même si on ajoute à ce sombre tableau les innombrables victimes handicapées, comme il arrive dans tous les crimes guerriers.

 

LES NUCLÉOCRATES, CES ADEPTES OBSCURANTISTES DU NUCLÉAIRE, ont défini un seuil de radiation qui permettrait de « coexister » avec cette industrie. Mais il n’y a aucun seuil de radiation tolérable si on veut préserver la santé des êtres vivants. Toute nouvelle contamination, y compris à dose infinitésimale, vient se cumuler avec les contaminations antérieures pour produire des altérations physiologiques, générer des cancers, créer une situation propice à des mutations du génome.

 

L’ARBITRAIRE (ET DONC LA NON-SCIENTIFICITÉ) des seuils officiels est révélé quand, après la catastrophe de Fukushima, la « dose maximum admissible » de radioactivité a été relevée de 1 à 20 mSv pour les écoliers (vingt fois plus !!!), et à 250 mSv pour les liquidateurs (les sacrifiés ?!), malgré les protestations de la population locale. Et les troubles de santé grandissants de jour en jour ne sont pas, malgré l'évidence des symptômes, attribués à la catastrophe nucléaire.

 

LE DÉNI DU RISQUE mutagène par les radiations fait, bien sûr, partie de la désinformation organisée par l’industrie nucléaire avec, malheureusement, la complicité de l’autorité administrative chargée des activités nucléaires civiles (ASN) qui produit une information d’où sont absents les mots gènes, mutation, risque génétique…

 

LES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES PORTENT ATTEINTE À NOTRE SANTÉ, à celle de nos enfants, à nos territoires, à nos activités et nos biens collectifs et individuels.

 

FERMER LES INSTALLATIONS NUCLÉAIRE C’EST CRÉER DES EMPLOIS : maintenir des emplois sur place le temps que les installations baissent en radioactivité, mettre en place des formations nouvelles pour le démantèlement qui durera plus de 30 ans, réactiver des emplois pendant les 5 années de réouverture des centrales thermiques existantes pour la durée de la transition, créer de nouveaux emplois dans les énergies renouvelables et dans le secteur des économies d’énergies notamment dans le bâtiment, former les futurs spécialistes internationaux français du démantèlement mondial des installations nucléaires et agir ainsi pour la Paix.

 

ASSEZ ! EXIGEONS L’ARRÊT IMMÉDIAT DU NUCLÉAIRE,

SANS AUCUNE CONDITION ET DÉFINITIVEMENT

 

Devons-nous attendre la catastrophe en France et en Provence comme cela s'est passé à Fukushima?

Il est possible, encore temps et vital d'arrêter immédiatement tous les réacteurs !

 

 

Sources : www.coordination-antinucleaire-sudest.org

 

12/04/2013

Gênante pour qui la transparence ?

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Non mais regardez-les s’offusquer les « zélites » ! S’offusquer que le peuple (pouah ! C’est sale la « populasse ») puisse envisager de savoir ce qu’il y a dans la poche de ceux qui les gouvernent (si mal). Ce qu’il y a dans leur poche lorsqu’ils arrivent aux commandes, et ce qu’il y a lorsqu’ils s’en vont. La différence…fera la différence entre ceux qui auront travaillé honnêtement pour le bien public et ceux qui se seront goinfrés en utilisant à leur profit et à celui de leurs « amis » les pouvoirs que le peuple leur a momentanément délégués.

 

Le critère de l’argent ne devrait pas être de mise dans une république digne de ce nom. Et pourtant… Combien d’ouvriers à l’assemblée nationale et au sénat ? Combien d’employés ? Combien de petits commerçants ? Combien d’infirmières ? Combien de petits patrons ? Combien de chômeurs ? La réponse est simple : aucun ! Parce que plus que la compétence, c’est la position sociale, l’entregent, les réseaux d’influence qui font les « zélus ».

 

Si les élus, à tous les niveaux, de conseiller municipal à président de la république, ne pouvaient prétendre qu’à un seul mandat et surtout, une seule mandature, cela mettrait fin à cette insupportable professionnalisation de la politique. Ceci mettrait fin à cette provocation envers la démocratie qu’est l’existence d’une « classe politique », à ces dynasties d’élus écumant une région de père en fils, avec le népotisme le plus éhonté en manière d’agir normale.

 

Citoyen-président François, pour une fois tu as tapé sur la table. Alors fais-toi respecter. Vire tous ceux qui refusent cette transparence que le peuple appelle de ses vœux. Ordonne à cette girouette de Ayrault d’être inflexible, vire Bartolone s’il recommence ses conneries. Merde, c’est toi le patron, non ? Alors montre-le !

 

 

Tridi 23 Germinal 221

 

 

Illustration: merci à Deligne

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un député reproche à un de ses collègues d'un parti opposé : 
- Depuis trois ans que vous siégez parmi nous, je ne vous ai jamais vu ouvrir la bouche. 
- Pardon ! Je l'ai ouverte au moins une fois, lors de chacune de vos interventions. Pour bailler.

11/04/2013

Les fables de La Bedaine : Le trou du cul devenu roi !

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Or donc en ce temps là, hasard ou jeu divin

Le corps humain advint.

Il fallut décider qui, de tous les organes,

Serait le chef idoine.

Ainsi dit le cerveau, je contrôle les nerfs,

C’est donc moi qui dois être le chef décisionnaire.

Ainsi dirent les yeux, c’est nous qui apportons

L’essentiel des informations,

Nous devons être chefs car c’est par nous qu’on voit.

Ainsi leur dit la bouche, tout est nourri par moi,

Il est donc naturel que j’ai le gouvernail.

Eh ! Oh ! dirent les mains, qui donc fait le travail

Pour être votre chef, n’a-t-on pas le prestige ?

Car qui nourrit dirige.

Oui mais, dirent les pieds, qui donc vous tiens debout ?

Sans nous que seriez-vous sinon un tas de mou ?

Nous devons être chefs, telle est notre démarche

Car si nous nous bougeons, c’est bien grâce à la marche.

Enfin le trou du cul fit entendre sa voix

Réclamant lui aussi le pouvoir d’être roi.

Et tous de se gausser, de ricaner, de rire,

Que le cul les dirige ? Qui aurait-il de pire ?

Le trou du cul, vexé, alors se referma.

Aussitôt tout le corps glissa vers le coma.

Le cerveau fut fiévreux

Les yeux furent vitreux,

Les mains pendaient sans force

Les pieds devinrent torses

Les poumons et le cœur perdaient le goût de vivre

Le corps humain souffrait et luttait pour survivre.

Tous demandèrent alors au cerveau de céder

Et laissèrent au cul le droit de décider.

Celui-ci, en s’ouvrant, remis le corps en marche,

C’est donc lui qui devint le chef, le patriarche,

Le corps fonctionnait bien, sans à coups, simplement

Car il gérait fort bien tous les emmerdements.

 

Moralité :

 

L’on peut être, sans en être vaincu,

Dirigé par un trou du cul !

 

 VictorAyoli


Duodi 22 Germinal 221


Illustration: Merci à Sakoch

 

 

 

 

 

10/04/2013

Au bistro de la toile : la grande évasion.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Eh ! Victor, t’as vu jouer La grande évasion ?

 

- Ben, oui, mais c’est lointain. Un film étazunien de John Turgess je crois, mettant en scène la tentative d’évasion d’une palanquée d’officiers  polonais, amerloques et anglais.

 

- Bien. Je vois que t’as une culture… Mais actuellement, la grande évasion, c’est celle du pognon que les pleins de thunes et les entreprises volent à l’Etat, donc à nous, pour le planquer sous des cieux cléments. Et pas besoin d’aller loin : Suisse, Luxembourg, Royaume Uni, Monaco, etc… Parait que ça tourne entre 60 et 80 millions par an ! L’équivalent de ce déficit budgétaire qui nous fout en bas…

 

- T’as tout compris. Les problèmes financiers de la France proviennent essentiellement du hold-up des tricheurs  qui « évadent » les capitaux. L’évasion fiscale est une félonie, une trahison, un attentat contre le vivre ensemble.

 

- Mais comment peut-on laisser faire ça ? Que font ceux qui sont chargés de lutter contre ce hold-up ?

 

- Ceux qui sont chargés de lutter contre cette évasion fiscale, ce sont les haut-fonctionnaires de Bercy (du ministère des finances). La France ne s’est doté ni des moyens, ni de la volonté politique de lutter contre cette évasion. Elle est totalement impuissante. Sais-tu que les procureurs de la République ne peuvent pas ouvrir d’enquêtes pour fraude fiscale ? Sais-tu que seul le ministre du Budget peut le faire ? Et qui était jusqu’à ces derniers jours le ministre du Budget ? Un certain ci-devant Cahuzac, lui-même gros fraudeur !

 

- Ouais… C’est comme si tu mettais Depardieu ministre chargé de la lutte contre l’alcoolisme !

 

- En quelque sorte. Mais un ministre ripou ne pourrait pas magouiller s’il n’avait pas derrière lui une administration fiscale inféodé à l’idéologie ultra libérale. Des inspecteurs des finances au mieux laxistes, au pire complices. Complices passifs ou actifs des magouilles des fraudeurs, essentiellement des grosses entreprises multinationales, avec lesquelles ils font preuve d’une grande mansuétude, en pensant…à un pantouflage futur fort juteux ! Ceux-là, c’est cœur de pierre avec les petits, coeurs d’artichauts avec les riches…Toute lutte contre la fraude doit commencer par une karchérisation sans pitié de Bercy : virer les première, deuxième, troisième, voire quatrième rangs hiérarchiques de ces directions du ministère des finances et envoyer ces brillants « inspecteurs des finances » inspecter les finances à Plougastel, Hazebrouck, Sain-Flour, Carpentras ou Cahors…

 

- Enfin, ces paradis fiscaux, il me semble que Sarko avait dit que c’était fini !

 

- Ben voyons ! Il n’était pas à une sarkonnerie près celui-là. Les paradis fiscaux, pour qu’ils sortent de la liste noire, il fallait qu’ils passent un certain nombre d’accord d’échange d’informations avec d’autres pays. Et qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ben, bien sûr, ils ont passé ce genre d’accords entre eux ! La liste des paradis fiscaux s’est ainsi vidée à la faveur de la conclusion essentiellement formelle de conventions bilatérales par les pays concernés. Et je t’embrouille…

 

- Et l’Europe elle fait quoi la dedans ?

 

- Sinon rien du moins pas grand-chose puisque certains pays membres sont eux-mêmes des paradis fiscaux ou des parasites fiscaux. Paradis fiscaux par leur système bancaire le Luxembourg, l'Autriche, Chypre, Malte, la City de Londres, les îles anglo-normandes ; parasites fiscaux par leur taux de fiscalité des entreprises l’Irlande, les Pays-Bas, etc. La politique européenne de maîtrise de l’évasion fiscale internationale reste à définir en approfondissant les progrès trop limités du « code de conduite », en réduisant les frottements fiscaux entre Etats (notamment par l’adoption de règles communes d’imposition des sociétés), et en harmonisant la lutte contre les opportunités d’évasion fiscale offertes par les pays non coopératifs ou par les excès de la dérégulation.

 

- Alors on fait quoi ?

 

- Si je le savais… Tè ! Sers-nous une tournée de rouge !

 

 

 

Primidi 21 Germinal 221

 

 

Merci à Chimulus

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Une infirmièrequi prend sa pause cigarette a l'entrée de l'hôpital voit deux médecins en blouse blanche en train de chercher quelque chose dans le parterre de fleurs. 

-
Excusez-moi, dit-elle, vous avez perdu quelque chose ? 

-
Non, répond un des docteurs. Mais tout a l'heure on fait une transplantation cardiaque a un inspecteur des impôts et on est a la recherche d'une pierre de taille adéquate.

03/04/2013

Força Pinocchio !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- …taing, Victor ! Pinocchio pas mort ! T’as vu cette histoire Cahuzac… Le mec chargé de lutter contre les fraudes fiscales, tant à la Commission des finances de l’Assemblée que, plus tard, au Gouvernement, fini par avouer qu’il est lui-même un fraudeur de haut vol…

 

- Et le pire, c’est que ce mec ajoute le mépris au détournement des deniers publics (tes sous, les miens, Loulle). En effet, sans vergogne et avec un bel aplomb, il a rejeté d’un revers de main, en pleine assemblée nationale, toutes les accusations. C’est tout simplement de la forfaiture !

 

- Accusations, soit dit en passant qui n’auraient jamais existé sans le courage, la compétence et la pugnacité des journaleux de Médiapart !

 

- Là, tu me fais boire du petit lait Loulle ! Enfin, quand je dis « petit lait », c’est une image osée. Et je suis fier d’être un abonné de la première heure de Médiapart, et un blogueur régulier (lien). Ceci prouve que la presse n’est pas obligée de toujours lécher le cul des puissants. Cela veut dire que l’information finit par sortir lorsqu’on la cherche et qu’on a les aliboffis bien pendu. Pourtant, Médiapart a été pourri dans les grandes largeurs tant par les canards laquais que par les dinosaures à la langue râpeuse qui sévissent dans les lucarnes à décerveler et dans les boites à bruits. Médiapart est l’honneur de la presse comme le Canard enchainé (encore que, sur ce coup, ils ont eu du retard à l’allumage), comme (à moindre titre tout de même)  Marianne, comme « Lou Ravi » à Marseille, et d’autres, mais de peu d’influence, hélas. C’est Médiapart qui a sorti l’affaire Cahuzac, mais aussi les affaires Bettencourt, Karachi, Woerth, Sarkozi, Tapie… Chapeau ! Non ?

 

- Comment des gens qui représentent le pays, qui devraient être exemplaire pour la démocratie, peuvent-ils enfumer ainsi tous les échelons du monde politique ? Du parti auquel ils appartiennent jusqu’aux plus hautes instances ?

 

- Par carriérisme Loulle. Par ambition. Pour la gloriole, pour le pognon mais surtout pour cette drogue dure : le pouvoir ! Pourquoi et comment peuvent-ils ainsi sévir et salir la démocratie ? Par le CUMUL DES MANDATS ET DES MANDATURES ! Lors d’un premier mandat, une femme ou un homme politique a des idées, une volonté de bien faire, un entourage volontaire et efficace. Après quoi, la drogue du pouvoir faisant son office ravageur, l’essentiel de son énergie est mobilisée pour se faire réélire et non pour assurer le bien-être public. Après… Le clientélisme est maitre : « - Qui t’a fait duc ? - Qui t’a fait roi ? »

 

- Allez. A la nôtre !

 

 

Quartidi 14 Germinal 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Allez, Cahu, ça te rassurera un peu…

 

Un jour, un bûcheron était occupé à couper une branche qui s'élevait au-dessus de la rivière. Soudain la hache tomba dans la rivière. L'homme pleurait si amèrement que Dieu lui apparût et lui demanda la raison de son désespoir. Le bûcheron lui expliqua alors que sa hache était tombée dans la rivière. A sa grande surprise il vit Dieu plonger dans la rivière et remonter une hache d'or à la main : 
- Est-ce là ta hache?, Lui demanda-t-il.
Le bûcheron lui répondit : 
- Non.
Aussitôt Dieu retourna dans l'eau et revint cette fois avec une hache en argent :
- Est-ce là ta hache?, Lui demanda-t-il à nouveau.
A nouveau le bûcheron lui dit: "Non".
A la troisième tentative, Dieu revint avec une hache en fer, et lui demanda à nouveau :
- Est-ce là ta hache?
-Oui!, Lui répondit cette fois le bûcheron.

 

Dieu, touché par l'honnêteté de l'homme, lui donna les trois haches. Le bûcheron rentra tout heureux à la maison. Quelques jours plus tard, le bûcheron longeait la rivière en compagnie de son épouse. Soudain celle-ci tomba à l'eau. Comme l'homme se mit à pleurer, Dieu lui apparût à nouveau et lui demanda la raison de son chagrin. 
- Ma femme est tombée dans la rivière, lui répondit l'homme en sanglotant.
Alors Dieu plongea dans la rivière et réapparut avec Jennifer Lopez dans les bras: 
- Est-ce là ta femme ?, lui demanda-t-il.
- Oui! hurla l'homme. Dieu, furieux, fustigea l'homme:
- Tu prends le risque de me mentir ? Je devrais te damner!
Le bûcheron l'implora: 
- S'il te plaît, Dieu, pardonne moi! Comment aurais-je dû répondre? Si j'avais dit, non à Jennifer Lopez, la fois prochaine tu serais remonté avec Catherine Zeta-Jones. Si, à nouveau, j'avais dit non, tu serais revenu avec mon épouse et j'aurais dit oui. A ce moment là, tu me les aurais données toutes les trois. Mais je suis pauvre et pas du tout en mesure de nourrir trois femmes. Ce n'est que pour cette raison là que j'ai dit « Oui » la première fois. 


La morale de cette histoire ? Finalement, les hommes ne mentent que pour des raisons parfaitement honnêtes et totalement compréhensibles !

 

29/03/2013

Accidents en série à Tricastin. Pour quand Fukushima-sur-Rhône ?

tricastin morts.jpg

 

 

Je ne vais pas vous parler des Françoiseries, quelles soient de Rome ou de Paris, d’autres le font jusqu’à plus soif. Mais je vais vous parler d’une grande inquiétude qui commence à s’installer dans la vallée du Rhône, chez moi. Une inquiétude liée à des menaces nucléaires qui touchent directement 400.000 personnes et indirectement toute la partie rhodanienne de la Provence, la région marseillaise comprise, soit plusieurs millions de personnes.

 

L’objet de cette menace ? La centrale nucléaire du Tricastin qui donne des signes inquiétants et récurrents d’obsolescence pouvant aller jusqu’à l’accident majeur, type Fukushima. Le vendredi 22 mars 2013 au matin, du Vaucluse, de l’Ardèche, de la Drôme, du Gard, dans un périmètre de 15 km, les lève-tôt ont entendu une explosion et vu un énorme arc électrique qui a illuminé le site nucléaire du Tricastin pendant dix longues minutes ! Inquiétant... Paniquant... Il s’agissait d’une rupture de ligne, d’un court-circuit sur la ligne haute tension de 225.000 volts en sortie du réacteur nucléaire n°3 de la centrale du Tricastin. Le mois dernier c’était le réacteur n°1 de EDF qui subissait lui aussi une rupture de ligne avec explosion et menaçait la région. Depuis que les 4 réacteurs du Tricastin ont été recouplés au réseau électrique après avoir tournés des années durant et quasiment exclusivement pour l'usine d'enrichissement de l'uranium Eurodif c'est le deuxième accident en l'espace d'un mois. Ce n’est pas tout. En juillet 2011, c’était déjà le transformateur de l’unité du réacteur n°1 qui prenait feu. A chaque fois pour EDF ou Areva : « Aucune conséquence radiologique sur l'environnement et la population». Ben voyons ! Jusqu’à ce que…

 

Fuites, fissures dans l’enceinte de béton, vannes et systèmes défaillants, maîtrise aléatoire du pilotage des réacteurs sont à présent le lot quotidien de cette centrale nucléaire intégrée au plus grand complexe nucléaro-chimique du pays et qui menace toute la vallée du Rhône.


Avec 33 années de fonctionnement pour le réacteur n°1 et 32 années pour les trois autres réacteurs, la centrale de Tricastin fait partie des plus vieilles de France et a dépassé les 30 années de fonctionnement initialement envisagées pour les réacteurs nucléaires. Elle utilise du combustible Mox, dangereux assemblage d’oxyde de plutonium et d’uranium appauvri. Ce combustible aggrave les conséquences potentielles d’un accident majeur par la présence accrue de plutonium, plus radiotoxique que les autres matières rejetées en cas d’accident.

 

Inondations. Qu’est-ce qui a causé la catastrophe de Fukushima ? Non pas le tremblement de terre mais l’inondation des installations. Or les risques d’inondations sont très réels à Tricastin car la plateforme de la centrale se situe à un niveau inférieur à celui de sa source froide ! Comme à Bugey et à Fessenheim d’ailleurs… Bonjour la compétence des concepteurs… La centrale est implantée en contrebas de la digue rive droite du canal de Donzère-Mondragon. Elle est donc vulnérable au risque d’inondation en cas d’une défaillance des digues pouvant être provoquée par un séisme ou une crue exceptionnelle du Rhône.

 

Mais ce n’est pas tout. La centrale est aussi exposée à une inondation par remontée de la nappe phréatique. Des pompes fonctionnent en continu pour maintenir le niveau de la nappe en dessous de celui de la plateforme. Enfin, à l’inverse, la centrale de Tricastin est soumise à un risque de perte de sa source froide en cas :

• de rupture de la digue gauche du canal qui pourrait faire baisser le niveau de l’eau en dessous du niveau des pompes de la centrale;

• de rupture du barrage hydraulique de Bollène situé quelques centaines de mètres en aval sur le canal de Donzère-Mondragon. Avec une chute de 23 mètres entre l’amont et l’aval, c’est l’écluse la plus haute d’Europe. En cas de rupture du barrage ou des portes de l’écluse, le niveau d’eau dans le canal s’abaisserait brutalement, faisant perdre à la centrale de Tricastin sa capacité à refroidir ses réacteurs. Rappelons qu’en 1998, une des deux portes de l’écluse a cédé.

 

Risques sismiques. Le séisme de référence utilisé pour le dimensionnement de la centrale de Tricastin est celui de Châteauneuf-du-Rhone de 1873 qui était de magnitude 4,7 sur l’échelle de Richter. La centrale a été conçue pour résister à un séisme de 5,2 avec une marge de 0,5 par rapport au séisme de référence, ce qui est largement sous-estimé. La centrale a été construite avec les technologies disponibles à l’époque de sa construction, qui n’étaient pas anti sismiques.

 

Risques industriels. La centrale nucléaire de Tricastin présente une sensibilité particulière du fait de son implantation au sein d’un complexe nucléaire et chimique plus important. Ainsi, dans un rayon de 10 km autour du site, on retrouve quatre installations classée Seveso seuil haut dont une installation chimique liée au nucléaire (Cogema, Comurhex, Soderec et Butagaz) et 2 Seveso seuil bas (Eurodif et Sogif). Les usines AREVA de transformation, de conversion et d’enrichissement de l’uranium sont toutes situées à moins d’1 km de la centrale. Les deux sources majeures de risque sur la plateforme sont la présence de quantités importantes d’hexafluorure d’uranium pouvant conduire à la formation d’un nuage toxique au dessus du site, et la présence de fluorure d’hydrogène et d’acide fluorhydrique. Le danger potentiel est important puisque plusieurs installations sur le site manipulent ces produits.

 

Risques liés à la chute d’avion. Le site de Tricastin se situe à proximité de quatre aéroports transportant au total plus de 7,5millions de passagers par an et 53.000tonnes de marchandises : Marseille-Marignane, Avignon, Nîmes, Valence. Sans oublier la base militaire aéronautique d’Orange. Les enceintes de confinement des réacteurs sont-ils à l’épreuve de la chute –accidentelle ou volontaire – d’un avion de ligne ou d’un chasseur ? Certainement pas. En tout cas les piscines de la centrale sont très vulnérables en cas d’agression aérienne volontaire du fait de leur positionnement en hauteur, de la configuration des lieux et de l’absence de confinement.

 

Imaginons un accident majeur à Tricastin, un jour de mistral (soit 200 jours par an). Le nuage radioactif saccage toute la vallée du Rhône, jusqu’à Marseille et la Camargue. Qu’est-ce qu’on fait ? On évacue Avignon, Salon, Marseille ? On laisse les habitants crever, comme au Japon ? Et que devient l’économie du pays basée sur le vignoble et le tourisme ? Je vois d’ici les affiches publicitaires :

 

« Visitez la Provence, ses ruines nucléaires, ses eaux radioactives, ses cancers foudroyants, ses enfants mutants à deux têtes, six bras, ses fraiches jeunes filles aux quatre nichons.

Allez-y ! Vous n’en reviendrez pas ! »



Sources : lien 

 

 

 Nonidi 9 Germinal 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

 

 

24/03/2013

Gastronomie dominicale en Camargue

Eh ! Vous n'en avez pas marre de toujours bouffer, pour les bringues des Rameaux et de Pâques, le sempiternel gigot d'agneau ou de chevreau?

Faîtes plutôt un plat rugueux, solide mais succulent, un plat qui te donne des cojones.


Ce plat, c'est :

 

Gardiane copie.jpg



La gardiane camarguaise

Tout Provençal se doit, au moins une fois l'an, 
D'aller se ressourcer, reprendre son élan,
De mettre le vaisseau de sa vie au grand largue 
Dans l'eau, le sel, le vent, le soleil de Camargue. 
Terres demi noyées, secouées de mistral
- Jumeau du fleuve-dieu, fleuve d'air magistral - -
Pétries et façonnées par le Rhône et la mer,
Puis soudain ravagées par le fleuve en colère. 
Terres où le soleil fait naître des mirages,
Terre où le sol et l'onde hésitent leur partage, 
Terres de solitude, rivages de naufrage,
Qui mesurent les hommes à l'aune du courage.
Digues, lônes, marais, étangs, sables mouvants, 
Boue sèche et craquelée, cristaux étincelants
Du sel sur la sansouire, faisceaux arachnéens
Des tamaris en fleurs d'où s'envolent soudain
Des millions d'oiseaux venus d'ailleurs lointains, 
Royaume incontesté des flamands africains.
Terre des chevaux blancs et des taureaux sauvages, 
Où Mitrhra règne en dieu depuis le fond des âges. 
Il faut voir la Camargue lorsque 1 'hiver l'étreint 
Lorsque le ven terraù sauvage court sans frein, 
Lorsque les Camarguais déplacent la manade:
Des milliers taureaux menés en cavalcade.
Conduits par cent gardians, par cent puissants centaures 
Défile l'infernal troupeau de minotaures,
Taureaux noirs, chevaux blancs, aux narines fumantes 
Remplissent la contrée d'une clameur géante. 
Taureaux dont les meilleurs combattront dans l'arène 
Face aux hommes, mains nus, que leur fierté entraîne 
Entre les noirs poignards. Pour la rouge cocarde
Et les yeux d'une belle, ils défient la Camarde! 
Certains de ces taureaux, à l'ardeur légendaire, 
Adulées tels des dieux par la gent populaire,
Sont enterrés debout et ont leur mausolée,
Comme le grand Goya (1), l'immense Sanglier (2). 
Ceux qui n'ont pas le sang pour les j eux et la gloire 
Termineront leur vie dans une rôtissoire,
Car en mangeant Mytrhra, les Provençaux dévorent, 
Avec sa chair, sa force. Et, ce faisant, l’honorent.
Cette hostie des gardians s'appelle "La gardiane".
— Oh ! Victor. Et alors, on les coupe ces couennes? 
— Bien sûr, petit, mais je voulais que tu comprennes 
Que c'est un plat sacré, et qu'il en vaut la peine.
Fais mariner trois tranches de taureau bien épaisses 
Dans le l'huile d'olive. Rajoute avec largesse
Poivre et clous de girofle, ail, oignon, thym, laurier. 
Laisse toute la nuit, comme pour du gibier.
Au fond de ta marmite, en fonte uniquement,
Dispose quelques couennes, de porc évidemment,
Sur lesquelles tu places une première tranche.
Couvre avec de l'oignon et de l'ail effilés,
Carottes en rondelles et du persil en branche,
Sel, poivre du moulin, un anchois en filets.
Tu fais ainsi trois couches. Enfin, pour terminer, 
Zeste d'orange séché, girofle, laurier, thym,
Puis tu mouilles avec six grands verres de bon vin, 
Du Costières de Nîmes, rouge carabiné.
Met ta marmite au four, fermée soigneusement,
Et fais cuire cinq heures, doucement, lentement.
Ce taureau parfumé, tendre, confis, moelleux, 
Découvre-le sur table, et accompagne-le
D'une jatte fumante de long riz camarguais.
Dans les verres tu sers un Gallician bien gai.
Mais attention, petit, le riz est un plat riche,
N'en fais pas - c'est courant - de la colle d'affiche. 
Pour qu'il ne colle pas, tu dois bien le laver,
C'est donc tout l'amidon qu'il te faut enlever.
Dans une jatte creuse ou un plat similaire,
Tu frottes entre tes mains le riz dans de l'eau claire, 
Tu changes et recommences dès que ton eau blanchit, 
Après quoi tu égouttes, tu bois et réfléchis:
Il y a plusieurs façons de cuire le riz blanc,
Comme les Espagnols, comme les Catalans, 
Comme les Vietnamiens ou comme les Créoles, 
Surtout pas comme les Français de métropole!
À Saïgon ou Vientiane, à Pnom Pen ou... Paris 
C'est deux mesures d'eau par mesure de riz,
Tu couvres quand ça bout et tu réduis la flamme,
Si ça attache au fond, tu n'en fais pas un drame,
Tu ne sales pas l'eau, tu ne remues jamais,
Et tu laisses gonfler en tenant bien fermé.
Mais comme à Fort-de-France ou bien à Pointe-à-Pitre, 
Tu fais bouillir ton riz dans de l'eau, plusieurs litres, 
Légèrement salée. Quand c'est cuit tu égouttes,
Puis tu réserves au chaud, du beurre tu ajoutes. 
Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,
Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre 
D'un de ces vins subtils, poussés en Languedoc
Qui te rendent gaillard, solide comme un roc.

Jean-Victor Joubert 
in: Le bonheur est dans l'assiette et dans les ver(re)s - Le Grand Bramaïre

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- Trois tranches épaisses de taureau à braiser, environ un kilo, - 4 ou cinq couennes de porc, - 1 kilo d'oignons paille émincés, - 2 têtes d'ail éplu-chées et également émincées, - 1 kilo de carottes découpées en rondel-les, - 4 ou 5 branches de persil non frisé, - 3 anchois en filets, - 3 verres d'huile d'olive, - 3 cuillerées à soupe de sel de Camargue, - poivre noir du moulin à la demande, - 6 clous de girofle, - 4 feuilles de laurier, - 3 cuillerées à soupe de sommités sèches de thym ou 3 ou 4 belles bran-ches de thym frais, - 1 zeste d'écorce d'orange séché, - 1 bouteille de bon vin rouge, - 500 grammes de riz long de Camargue.

Les vins conseillés:

La gardianne est un plat de haut goût qui demande des vins rouges puissants, épicés, tanniques. De grands Costières de Nîmes, comme
les Gallician font parfaitement l'affaire. Mais on l'accompagnera éga-lement avec bonheur d'un Côtes-du-Rhône de Saint-Joseph, d'un Croze-Hermitage, d'un Vacqueyras, d'un Gigondas, d'un Lirac ou d'un des nombreux crus "Villages" des Côtes-du-Rhône.
En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Faugères, Mi-nervois, Fitou, Collioure.
En vins de Provence: Bandol, Bellet, Palette, Pierrefeu, Gonfaron.

(1) (2) "Goya ", "Sanglier": noms de taureaux cocardiers célèbres. "Goya" a une statue à Beaucaire, "Sanglier" un mausolée à l'entrée de Le Cailar, en Camargue.

 

Quartidi 4 Germinal 221

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Trois moines et un mécréant sont réunis dans une pièce; la théologie va de bon train.
Soudain, panne d'électricité...
Le Franciscain s'agenouille et demande "la Lumière" au Seigneur.
Le Bénédictin récite son bréviaire qu'il connaît par cœur, persuadé que le Seigneur lui fera grâce.
Le Dominicain se lance sur une rhétorique de la Lumière et de l'obscurité de ce monde.
La lumière revient… mais où est le mécréant ? Lui aussi revient… Il était allé changer les plombs…

22/03/2013

« Je t’apporterai des oranges Chouchou ! »

chimulus sarko chez le juge.jpg

 

 

 

- Merde, qu’est-ce qu’il m’arrive. Moi, mis en examen !

Pour avoir ponctionner, un peu, Mamy Zinzin.

Eh ! Oh ! Quoi ! Le pognon, faut le prendre où il est !

Elle me l’a filé, je lui ai pas volé.

Dédé, avant Mamy, était très généreux

Il filait de la thune à tous les sulfureux

Qui pesaient quelque chose au cirque politique

Droite, gauche, centre mou, c’était automatique

Il achetait ainsi, et sans beaucoup de frais,

Près de tous les partis, une neutralité

Précieuse lorsque l’on est dans les affaires

Non seulement en France mais sur toute la terre.

Alors quand il est mort, le généreux Dédé,

On a tous fait pareil auprès de la mémé !

Et puis quoi, du pognon, elle en a des montagnes

Tiens, appuies la dessus pour voir ce que tu gagnes

Par rapport au pognon de Mémé Bettencourt !

Un, deux, cinq, dix millions, ça la prend pas de court !

C’est un pet de lapin pour ces bourrés de thunes

Qui ne connaissent pas le fond de leur fortune.

Et, ne nous trompons pas, parce que, assurément,

Cet argent est pour eux un investissement !

En arrosant ainsi le monde politique

Ils prennent en quelque sorte un antibiotique.

- Sûr, il n’est pas gentil ce magistrat Gentil !

Si c’était à Paris, tu serais mieux loti…

- Pas gentil ? Carlita, mais c’est un vrai pittbull

Vaut mieux pas lui tomber entre les mandibules !

- Attends, tous tes amis vont crier au complot

Pour déconsidérer ce juge de Bordeaux…

- Les amis politiques, Carlita, j’vais te dire,

Quand tu es dans la merde, ce sont ceux-là les pires !

- T’en fais pas mon chouchou, tu auras des oranges

Si tu vas en prison. Et des slips de rechange.

 

 

Duodi 2 Germinal 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Où se trouve la plus petite prison de France ?

 - Dans la tête de Sarkozy, Il n'y a qu'une seule cellule.

 

20/03/2013

Au cul la vieille ! C’est le printemps !

reiser fou d amour.jpg

 

 

Enfin ce coquin de printemps

Nous a ramené le beau temps

L’soleil réchauff’ les libidos

Tout l’monde fait la bête à deux dos

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Au bord du Rhône et dans les zup

Le mistral soulève les jupes

Tous les mecs à l’œil égrillard

Tapent des jetons, ces vieux paillards !

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Dans son bureau j’ai vu le maire

Qui embourbait sa secrétaire

Derrière une pile de dossiers

Il lui travaillait le fessier

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Mêm’ les flics entrent dans la danse

Ils en oublient les contredanses

Et préfèrent se l’astiquer

Devant les belles à croquer

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

A la première communion

Le curé sort son goupillon

Qu’il met dans la main de ma sœur

Pour bénir les enfants de chœur

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Cré nom de dioù, j’laisse ma plume

Mon frère d’en bas prend du volume

Je vais sauter sur ma Lionne

Car pour le cul c’est la championne

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Nonidi 29 Ventôse 221

 

 

Merci au grand Reiser

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

 

Quelle est la différence entre un train électrique et des seins ? 
- Y'en a pas, ils sont tous les deux faits pour les enfants et c'est papa qui joue avec. 

19/03/2013

Au bistro de la Toile : Chypre, panique chez les banksters!

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Loulle, toi qui vend aussi les journaux dans ton rade, qu’elle bonne nouvelle aujourd’hui ?

 

- Ben, à part le pape, c’est l’Europe qui fait les poches des Chypriotes. …taing ! Ils font la gueule les mecs ! Et y a de quoi merde. Tu mets le pognon que tu gagnes en te levant le cul à la banque, parce que c’est obligatoire et, du jour au lendemain, monsieur L’état t’en pique une partie !

 

- Eh ! Oh ! Loulle. C’est pas comme ça que ça marche. La première mouture (6,75% pour les comptes sur lesquels sont déposés moins de 100.000 euros, 9,9% au-delà) a été revu dans le sens de la justice : un peu plus de 15% de taxe sur les dépôts en banque mais seulement pour les comptes dépassant les 100.000 euros. T’as plus de 100.000 euros sur ton compte en banque toi Loulle ? Moi non… Et puis, du moment que ça fait chier à la fois Poutine et les Anglais de la City, c’est que ça doit être une bonne chose…

- Ah ! Ça change les choses. Mais ceux qui ont beaucoup de pognon, ils vont l’avoir solide dans l’oigne !

- Et c’est une excellente chose. Pour une fois, l’Europe a pris une bonne décision. Et pour une fois, bravo à Mme Merkel qui a fait le forcing pour que la lutte contre le blanchiment d’argent sale à Chypre fasse partie intégrante du plan de sauvegarde. Parce que Chypre, il faut savoir ce que c’est : une ile qui a un secteur bancaire hypertrophié et qui est devenu la machine à laver – enfin, une des machines à laver – de l’argent sale en Europe. Comme Luxembourg, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l’Irlande et autres. Le système bancaire chypriote abrite 69 milliards d’euros, dont 37% sont détenus par des non-résidents. Au moins 20 milliards d’euros appartiendraient à des citoyens russes et une bonne partie à de riches Rosbifs retraités en or de la City qui vivent dans l’opulence sur les plages de Chypre seulement avec les intérêts du pognon placé. Et qu’est-ce que c’est ce pognon ? Pour les Russes, l’argent des mafias issues du pillage du pays sous Eltsine et qui se poursuit sous Poutine. Tout le pognon des trafics d’armes, de drogues, d’êtres humains et autres saloperies financières. Voilà ce que c’est ce pognon. Pour les Rosbifs, les parachutes dorés et les palanquées de thunes piquées dans l’économie réelle pour le filer dans les poches des spéculateurs. Alors qu’on parle de hold-up, de vol, ça me fait doucement rigoler. Parce que voler des voleurs, ce n’est que de la récupération. Attend ! Non seulement les banques-lessiveuses chypriotes blanchissent tous le pognon sale, mais en plus, servent à ses « possesseurs » une rente de 10% en bons euros sonnants et trébuchants ! Le paradis en Méditerranée non ?

 

- Ça éclaire les choses Victor. Ce n’est pas ce qu’on dit dans les canards…

 

- Dans les canards laquais, bien sûr, tous tenus par des marchands d’armes, de béton ou des spéculateurs financiers. Alors… Assisterait-on enfin à un réveil de l’Europe ? Cette grosse larve bouffie se transformerait-elle enfin en papillon ou plutôt en mante religieuse sortant ses griffes ? Après Chypre, c’est aux autres paradis fiscaux qu’il faut s’attaquer : Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni et, hors U.E, Suisse, Monaco et autres micro-états voyous. Avec enfin un but précis : l’harmonisation fiscale des pays de l’Europe-Unie.

 

- On peut toujours rêver… A la nôtre !


Merci à Chimulus


Octidi 28 Ventôse 221


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Ecoute ! Ecoute !


A Londres, un banquier de la city, très élégant avec chapeau melon, parapluie canne et costume noir rencontre un punk avec les cheveux rouges et verts à un arrêt de bus. Le vieux banquier regarde le punk d'un air de dédain. Le punk lui demande : 
- Vous avez un problème ? A vous voir, je me doute que vous n'avez jamais rien fait d’excentrique de votre vie. 
Le banquier le considère un instant : 
- A vrai dire jeune homme, si. Une fois j'ai enculé un perroquet et je me demandais justement si vous ne pourriez pas etre mon fils.

 

18/03/2013

Ne soyons pas complice de l’assassinat de la langue française !

franglais.jpg

 

J’ai les aliboffis qui sont au bord de l’explosion. Je viens de tomber sur une pube de merde pour une voiture française. Cette pube, qui passe par ma « freebox » comme ailleurs sur des « livebox », est en anglais, sous-titrée en français. Ce matin, pour faire mes courses, j’avais le choix entre le Carrefour market ou le Simply. Et dans la bagnole groupe Renault, j’ai dû appuyer sur le bouton « on » de la radio pour entendre une pintade me donner les « news » du matin. Ras les couilles de ce « pidgin globish », cette sorte de bouillis verbale « petit nègre » qui est à la langue de Shakespeare ce que le macdo est au homard thermidor.

 

On assiste à la volonté de mise à mort non seulement du français mais de la plupart des langues du monde. Responsable : l’impérialisme étazunien qui sévit à tous les niveaux : industriel, commercial, militaire mais aussi et surtout culturel. On nous abreuve jusqu’à l’écœurement de sous-merdes des séries télévisées étazuniennes, qui – largement amorties au USA - arrivent par plein cargo à prix cassés, ruinant ainsi la création française qui n’existerait plus sans les subventions gouvernementales. On nous emmerde jusqu’à en dégueuler de ces collections de bruits abrutissantes que les programmateurs déversent à pleins seaux dans nos pauvres oreilles et qu’ils ont le culot d’appeler « musique ». Même les chanteurs français beuglent maintenant dans cette langue et…sont récompensés par des « victoires de la musique ». Les boutiques se croient obligées de se donner des noms anglais. Il y a plus de mots anglais sur les murs qu’il y avait de mots allemands pendant l’occupation !

 

Merde, arrêtons ! Ouvrons les yeux.

 

Mais il y a bien plus grave. Le 24 septembre 2007 le parlement français – sarkozien… - a ratifié en catimini le « protocole de Londres » sur les brevets d'invention. De quoi s'agit-il ? Tout simplement d'un texte qui impose l'anglais comme langue des brevets, annulant l'obligation d'une traduction en français. Le protocole de Londres est un traité qui vise à supprimer la traduction des brevets d'invention au bénéfice de la seule langue anglaise. À l'origine, quelques multinationales françaises, appuyées par la direction du MEDEF (et non la totalité du MEDEF), ont exercé une pression sur les divers gouvernements successifs, relayant une exigence formulée, il y a une quinzaine d'années, par l'Office américain des brevets qui avait déclaré « Il faut que le monde entier comprenne que l'anglais est LA langue en matière de propriété industrielle ».

 

Le but est, en fait, d'éliminer tout statut officiel des langues autres que l'anglais dans les secteurs où une concurrence menacerait les intérêts commerciaux des pays anglophones, seule et unique motivation de ces derniers. La réalisation de ce programme est déjà fortement avancée dans les sciences, où les nomenclatures (y compris celles de la botanique, jusqu'ici latines) deviennent anglaises, accroissant la suprématie des chercheurs anglophones aux dépens de tous les autres. Le protocole de Londres entérine définitivement la mort de la diversité culturelle et linguistique qui a fait (et qui fait encore, mais pour combien de temps ?) la richesse de l'Europe.


Et ce n’est pas tout. Certaines écoles, en France, donnent maintenant leurs cours uniquement en anglais. Est-il tolérable, du point de vue de l’intérêt national comme du point de vue de l’accès de tous au savoir, que des colloques universitaires à la Sorbonne soient convoqués en anglais et se déroulent exclusivement dans cette langue ? Est-il sain pour l’avenir de la démocratie que les élites soient formées exclusivement, non dans la langue du peuple, mais en anglo-américain ?


 Nous sommes en présence d’un projet de domination sans partage et de discrimination sans précédent. La logique d’oppression qui prédomine conduit à l’aliénation, à la substitution d’une langue à l’autre par le gavage linguistique.

 

Pourtant qui peut douter de la capacité du français à exprimer et à interroger la condition humaine sous tous ses angles ? Le français est la langue de textes qui jalonnent l’histoire universelle, de l’édit de Nantes au programme du C.N.R., en passant par la défense de Callas par Voltaire, par la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen » de 1789, complétée par la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » de Marie-Olympe de Gouges, par le « J’accuse » de Zola, le « Serment antifasciste » du Front populaire, l’Appel du 18 juin, « La question » d’Henri Alleg ou le « Discours sur le colonialisme » d’Aimé Césaire. Il est le langage de La Marseillaise et de l’Internationale, deux chants écrits sur la même musique qui ont été chantés sur tous les théâtres où s’est écrite l’histoire du progrès humain.


Face à la mise en danger de la langue française, moyen d'expression du peuple donc de résistance face à la mondialisation capitaliste véhiculé par le « globish » et patrimoine de nos concitoyens, il est important de se défendre. Il en va du salut du français mais aussi de l'ensemble de la diversité linguistique. Dans cette optique, quelques parlementaires lucides et courageux – Mme Jacqueline FRAYSSE, MM. Jean-Jacques CANDELIER, Patrice CARVALHO, Gaby CHARROUX, André CHASSAIGNE, Marc DOLEZ ont fait une proposition de résolution, enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale le 4 février 2013, tendant à la création d’une commission d’enquête sur les dérives linguistiques actuelles en France, et chargée de proposer des mesures de défense et de promotion de la langue française.

Vous pouvez trouver l’intégralité de cette proposition ici. 

Et la soutenir en poussant au cul votre député !

Vous trouverez son adresse là :

 

BANZAIE ! (c'est pas de l'anglais!)

Septidi 27 ventôse 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Quelles sont les lettres que l'on boit au petit déjeuner ?
Réponse: K.K.O. 

 

11/03/2013

Au bistro de la Toile : « C’est toujours ça que les Anglais n’auront pas ! »

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Victor, il y avait hier, des Bleus qui étaient particulièrement saignant ! Ces bleus-là, ce sont les rugbymen italiens. Putaing, quelle fougue, quelle niaque ! Ils ont bien failli les ratatiner les Rosbifs…

 

- Ouais… N’empêche que ce sont encore les Rosbifs qui ont gagné. Mais je suis bien d’accord avec toi, les Azzurri – nos frères latins – auraient bien mérité de gagner. Et je vais te dire Loulle, il y a un abcès qu’il va bien falloir crever. Ils ont perdu parce qu’ils sont latins, comme nous, comme les Argentins.

 

- Qu’est-ce que tu veux dire par là Victor ?

 

- Ce que tout le monde sait mais que personne n’ose dire : dans les matchs internationaux, les équipes non anglo-saxonnes sont systématiquement matraquées par l’arbitrage. L’Italie, comme la France, partent toujours avec un handicap de 3 ou 4 pénalités bien placées pour l’adversaire anglo-saxon, et plus si c’est contre l’Angleterre, systématiquement avantagée par l’arbitrage majoritairement anglo-saxon. Les Anglais, ce sont eux qui ont inventé ce jeu extraordinaire, sport d’intellos joué par des voyous. Les règles en sont touffues à l’extrême et laissent à l’arbitre la haute main sur le résultat final du match. Les pénalités dans les mêlées ouvertes – les zones de rock, ou ruck, un truc comme ça qu’ils disent – avec leur histoire de plaqueur-plaqué, c’est la loterie, c’est…l’arbitraire le plus total. L’arbitre peut siffler pour ou contre qui il veut. Et ainsi faire gagner l’équipe qu’il veut. Pareil lors des mêlées fermées : lorsque deux piliers s’écroulent, comment vraiment savoir celui qui a cédé le premier ? Là encore, c’est à la gueule du client, donc à la discrétion de l’arbitre. Et dans ces occurrences, ce sont toujours les Rosbifs qui sont favorisés.

 

- Eh ! L’arbitre, il siffle aussi des pénalités pour nous, ou pour les Italiens…

 

- C’est vrai. Heureusement. Mais il faut que la faute anglo-saxonne soit vraiment flagrante pour qu’il siffle en position de scorer pour nous. Le plus souvent, les pénalités accordées aux équipes latines le sont dans leur propre camp, donc pas en position de marquer des points. Tandis que les pénalités sifflées pour les Rosbifs et affiliés le sont le plus souvent en position idéale ! Avec les résultats que l’on connait…

 

 

- C’est vrai qu’hier contre l’Italie, en seconde mi-temps, plusieurs fois les Italiens ont balayés la mêlée anglaise. Et l’arbitre s’est contenté de faire refaire la mêlée au lieu de siffler une pénalité, la mêlée adverse étant manifestement disloquée…

 

- Ils ont été volés comme dans un bois hier les Italiens. Comme nous quinze jours avant. Car contre nous l’essai anglais n’était pas valable ! Il est vrai que l’arbitre en question, le calamiteux Craig Joubert (putaing, quand je pense que c’est peut-être un lointain cousin ! La honte…) n’en est pas à son coup d’essai : c’est lui qui nous a volé la dernière finale de la coupe du monde en Nouvelle-Zélande. Il fallait absolument que les All blacks gagnent…

 

- Eh ! Le rugby, que nous adorons, n’est pas encore un sport universel. Il se cantonne surtout aux nations sous influence britannique. Nous, les Argentins, et maintenant les Italiens, il nous arrive de les bousculer. Alors ils n’aiment pas ça. Ils nous tolèrent, mais seulement comme faire valoir… Et s’ils ont inventé le mot « fair-play », ce n’est pas pour s’y tenir eux-mêmes !

 

- Allez ! A la nôtre ! C’est toujours ça que les anglais n’auront pas !

 

 

Décadi 20 Ventôse 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Ange et Marius sont deux véritables passionnés de rugby. Qui parlent rugby, pensent rugby, vibrent rugby...

Un jour, Ange dit à Marius : 
"Il faut se promettre que le premier de nous deux qui meurt revienne sur terre pour dire à l'autre si le rugby existe au ciel, c'est important."
Un jour, Marius rend l'âme.
Il tient la promesse.
"- Ange, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle.
- Dis-moi, il y a du rugby là-haut hein ? Rassure-moi.
- Oh oui Ange. La bonne nouvelle, c'est qu'il y a du rugby là-haut. La mauvaise nouvelle, c'est que tu joues samedi."

 

09/03/2013

Au bistro de la toile : « Allez les petits ! » comme disait Roger Couderc.

rugby gosse tricolore.jpg

 

 

- Oh ! Les gars, c’est ma tournée ! Alors, on va se les faire les Irlandoches ?

 

- On en est fort capable. L’Irlande a moins de licencié qu’une seule fédération régionale française…

 

- Ouais, mais c’est des rugueux. Et ils jouent chez eux.

 

- En rugby, les équipes actuellement se valent toutes. Gagne donc celui qui a le plus la niaque. Et puis, il y a autre chose : Saint-André, il fait comme Lièvremont, ce qu’il peut avec ce qu’il a… Et il se trouve qu’actuellement, en France, il a ramassé ce qui se fait de mieux. Mais que ce n’est tout simplement pas au niveau. Pourquoi ? Qui sait… Entre autres, le fait que le professionnalisme est passé par là et a été mal digéré. Les clubs achètent des joueurs étrangers de renom qui viennent pantoufler leur fin de carrière au détriment des jeunes formés par les clubs. Ça explique déjà bien des choses. C’est aberrant de voir autant de joueurs étrangers dans notre championnat. Cela élève notre niveau de jeu mais, aussi, cela tue notre formation. Tous les meilleurs, dans l’hémisphère Sud comme dans les îles britanniques ou en Argentine, sont fortement intéressés par la rémunération et le niveau de notre championnat qui s’élève chaque année un peu plus. Et comme la pression du résultat se fait de plus en plus forte, les clubs veulent très vite engranger des succès. Économiquement, pour prendre le moins de risque possible, c’est compréhensible. Seulement, nos espoirs, issus de nos écoles de rugby, ont de moins en moins de chances d’intégrer l’élite. Et sans expérience du haut niveau, on progresse moins vite. Cette course en avant, un moment donné, il faut la dénoncer. Le problème de l’équipe de France, il est là.

 

- C’est vrai que les grosses équipes sont formées par des mercenaires. Toulon en est l’exemple le plus flagrant.

 

- Puis, ces joueurs professionnels sont plus soucieux de monnayer leur image que de se sacrifier pour leur équipe. Bien des joueurs sont sous l’influence…de leur agent !

 

- Agent ? Késako ?

 

- Eh ! Comme au fouteballe, ce sont des sortes de maquereaux qui s’occupent de gérer « l’image » des joueurs, de négocier des contrats de pub, de faire des photos publicitaires, d’amener leur gagneuse à des coquetèles, etc. Tout ça pour du pognon… Bref, les rugbymen sont devenus de vulgaires foutebaleurs…

 

- La honte !

 

- Exactement. La honte. Donc, avec cette mentalité, chaque joueur perçoit ses coéquipiers comme des concurrents en « image » ! De là on néglige le jeu collectif au profit de quelques coups d’éclats individuels qui feront de belles « images », on n’a pas envie de sacrifier sa gueule et donc son « image » pour gagner un match. On n’est peut-être même plus potes, copains, amis hors du terrain mais rivaux… Plus de ces troisièmes mi-temps gargantuesques, plus de cassoulet ni d’entrecôtes bordelaises géantes, plus de chansons gaillardes… La tristesse.

 

- Le professionnalisme, c'est-à-dire l’arrivée du pognon a sonné le glas du rugby cassoulet. Mais il a aussi sonné le glas du « french flair », de la spécificité française qui faisait que toutes les équipes du monde tremblaient devant les Bleus, capables de se faire parfois dérouiller mais en se battant, comme de renverser des montagnes. Rappelez-vous Dominici ridiculisant Lomu ! Plus de fulgurances comme celles de Blanco, de N’Tamak, de Lagisquet, plus de Spanghero sonnant la charge, plus de Jo Mazo et ses inspirations imprévisibles, plus de  Gachassin slalomant entre les bourrins d’en face, plus de Jean-Pierre Rive ensanglanté renversant les Gallois, sans remonter aux frères Prat et Boniface…

 

- C’est comme ça Loulle. Sans compter que le professionnalisme a probablement amené aussi ce dont on ne parle surtout pas, le dopage et autres gonflettes à la créatine. Non mais tu les a vus les bestiaux, bien sanglés dans leurs maillots serrés ! C’est plus du nourri sous la mère, avec l’abdominal-cassoulet ! C’est du bodybuildé bouffeur de salades aux « compléments alimentaires » et autres saloperies. Tè ! Rappelez-vous Castaignède. Un génie celui-là ! Un giclet capable de partir de son en-but, de traverser en zigzagant toute la défense adverse, passant sous les bras ou entre les jambes des bourrins pour aller marquer ! Le pauvre, succombant à l’appel de sirènes du fric, il est allé jouer en Angleterre. Un an après, il était méconnaissable : il avait pris 25 kg de barbaque ! Aux dépens de sa vélocité et de ses cadrages débordements qui laissaient ses adversaires sur le cul. Il était lui aussi devenu un bourrin. A tel point que – les attaches n’étant plus proportionnées aux muscles – il s’est arraché le tendon d’Achille… Foutu le mec. Et puis ces matchs deviennent emmerdants. Toutes les grosses équipes ont le même style de jeu parce qu’elles sont formées et dirigés par des entraineurs souvent venus de l’hémisphère sud et qui uniformisent le jeu.

 

- Bon. Et si on leur pardonnait leurs défaites à nos bleus ? Et si on leur laissait la chance de se racheter contre les Rouquinos ? Même chez eux ! Allez, à la nôtre !


Octidi 18 Ventôse 221


Photo X - Droits réservés


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Ecoute ! Ecoute !


Une femme va voir son gynéco. Lors de l'examen il se rend compte qu'elle a à l'intérieur de chaque cuisse un tatouage ! L'un représente Dominici et l'autre Rougerie! 

Elle avoue alors être fan de rugby. 

Fan de rugby lui aussi le gynéco demande à la patiente si il peut faire un petit bisou sur chacun afin de porter chance aux bleus ! 

Elle accepte. Après s'être exécuté, le médecin se relève et la patiente s'écrie: 

- " Et Chabal, on ne l'embrasse pas?"

01/03/2013

François, si tu larguais les frusques de Guy Mollet pour essayer de te glisser dans celles de Mendès-France ?

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Cette année, l'état français va dépenser 43 milliards au titre du remboursement de la dette. Entre l'éducation nationale (60,5 milliards) et la défense (41,23 milliards). A rapprocher du déficit du budget (80,3 milliards).

 

L'austérité dont on nous rebat les oreilles comme inéluctable, sans alternative qu'ils disent résulte donc pour l'essentiel de ce service de la dette. Écoles, hôpitaux, hébergement d'urgence, retraites, chômage, culture, environnement...

nous vivons tous au quotidien l'austérité budgétaire et le pire est à venir. «Nous vivons au-dessus de nos moyens», telle est la rengaine que l'on nous ressasse dans les grands médias. Mais cette fameuse dette, dont on nous gonfle les aliboffis à longueur de journée, et que Sarkozy – Lumière de la galaxie – a doublé en un quinquennat de catastrophe, que représente-t-elle ? Qui la détient ? Omerta complète sur la question. Alors exigeons la lumière sur ce sujet crucial. Exigeons un audit de la dette

 

Avons-nous trop dépensé pour l’école et la santé, ou bien les cadeaux fiscaux et sociaux depuis vingt ans ont-ils asséché les budgets? Cette dette a-t-elle été tout entière contractée dans l'intérêt général, ou bien peut-elle être considérée en partie comme illégitime? Qui détient ses titres et profite de l'austérité? Pourquoi les États sont-il obligés de s'endetter auprès des marchés financiers et des banques, alors que celles-ci peuvent emprunter directement et pour moins cher à la Banque centrale européenne?



Un gouvernement de gauche digne de ce nom devrait être en mesure regarder ce problème en face. Et de décréter une suspension du paiement de cette dette. Cela est souligné par la Commission du droit international de l’ONU : « On ne peut attendre d’un État qu’il ferme ses écoles, ses universités et ses tribunaux, qu’il abandonne les services publics de telle sorte qu’il livre sa communauté au chaos et à l’anarchie simplement pour disposer de l’argent nécessaire au remboursement de ses créanciers étrangers et nationaux. Il y a des limites à ce qu’on peut raisonnablement attendre d’un Etat. »



Un gouvernement de gauche digne de ce nom peut donc légalement suspendre le paiement de sa dette et refuser l’application des mesures d’austérité qui portent atteinte aux droits économiques, sociaux et culturels, de sa population et hypothèquent sa souveraineté. L’article 103 de la charte de l’ONU est sans ambiguïté : « En cas de conflit entre les obligations des Membres des Nations Unies en vertu de la présente charte et leurs obligations et en dehors de tout autre accord international, les premières prévaudront. » Les articles 55 et 56 de la Charte comptent parmi les obligations primordiales: « Le relèvement des niveaux de vie, le plein emploi et des conditions de progrès et de développement dans l’ordre économique et social. »



La Convention de Vienne de 1969, sur le droit des traités et des obligations nationales en matière de contrat dit qu'il n’existe pas d’obligation inconditionnelle de rembourser les dettes publiques (comme l’a rappelé le CNUCED en 2010). Pour cela l’audit de la dette s’avère nécessaire afin de vérifier s’il n’existe pas d’illégalité, de fraude, d’incompétence ou d’abus de droit. Ces dispositions juridiques s’imposent à tous les débiteurs et créanciers sans qu’il soit nécessaire de prouver leur consentement à y être liés.



Les gouvernements peuvent également invoquer l’état de nécessité et le changement fondamental de circonstances pour stopper unilatéralement le paiement de leurs dettes. La crise qui saccage l'Europe entre parfaitement dans ce changement fondamental des circonstances. L'exigence d'un moratoire sur le remboursement de la dette est donc parfaitement justifié et trouve là un fondement légal. Une suspension du remboursement avec évidemment gel des intérêts fait parti des risques pris par les créanciers.



L'arrivée tonitruante de Beppe Grillo dans le concert politique européen peut avoir un effet extrêmement bénéfique en ce sens que les gauches au pouvoir en Europe (France, Danemark, demain Italie) vont devoir abandonner leur coquinage-copinage avec l'ultra libéralisme qui mine le continent pour imposer une politique réellement de gauche : mettre la finance au service de l'économie et l'économie au service des populations alors qu'actuellement c'est le schéma contraire qui nous est imposé.



François, quitte vite les frusques de Guy Mollet pour essayer de te glisser dans celles de Mendès-France. Et tape sur la table pour dire à la Merkel que si l'Allemagne a toute sa place dans l'Europe, l'Europe ne sera pas allemande. Ni par la guerre militaire comme ce pays a tenter de l'imposer tragiquement dans le passé, ni par la guerre économique sans merci que ses dirigeants actuels mènent actuellement contre le reste de l'Europe et qui aboutit à une germanophobie galopante et ravageuse pour l'idée européenne.



Sources : lien 



Primidi 11 Ventôse 221



Illustration : Merci à Tropicalboy





Ecoute ! Ecoute !



En plein centre de Manhattan, une Rolls se gare devant une banque.
En descend un superbe blonde qui rentre dans l'établissement et demande un prêt de 2000 euros.
Le chargé d'affaire lui demande une garantie ainsi que la durée du prêt.
La blonde propose, comme garantie, la Rolls garée devant la banque et indique que le prêt sera remboursé à son retour de Paris dans quinze jours.
Sur ces entrefaites, la blonde s'en va, tandis que le chargé d'affaire et son directeur s’esclaffe:
« 
Il faut vraiment être un blonde pour offrir une Rolls comme garantie d'un prêt de 2000 euros ».
La semaine passe, la blonde repasse à la banque et demande à rembourser le prêt pour récupérer sa Rolls.
Le banquier rend les 2000 euros et ajoute 30 euros d'intérêts et de frais.
Pris d'un certain remord le banquier demande :
« 
Vous ne semblez pas avoir besoin de 2000 euros, alors pourquoi laisser une voiture de ce prix pour une somme dont vous n'avez apparemment pas besoin ? »
et la blonde de répondre :
« 
Parce que 30 euros est le meilleur prix que j'ai pu trouver pour garer en toute confiance ma Rolls pendant 15 jours en plein Manhattan ! »

28/02/2013

Au revoir et respect, citoyen Stéphane Hessel

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Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! levons l'ancre ! 
Ce pays nous ennuie, ô Mort ! Appareillons ! 
Si le ciel et la mer sont noirs comme de l'encre, 
Nos cœurs que tu connais sont remplis de rayons !

Verse-nous ton poison pour qu'il nous réconforte ! 
Nous voulons, tant ce feu qui nous brûle le cerveau, 
Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe ? 
Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau !



Charles Baudelaire


Les Fleurs du mal 


Décadi 10 ventôse 221


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27/02/2013

Réformes bidon et aliboffis qui gonflent, qui gonflent...

 

réforme fiscale,réforme bancaire


 

 

J'ai voté François Normalou Hollande pour une nécessité et deux promesses séduisantes. La nécessité était évidente: se débarrasser de Sarkozy et de sa clique. Les deux promesses qui m'ont décidé: 1 - mettre la finance au pas: réforme bancaire; 2 – mettre de l'ordre et de la justice dans l'impôt: réforme fiscale. Le premier contrat a été rempli...sans changement évident. Les deux autres; réforme bancaire et réforme fiscale... Tè! Fume! Que dalle, sinon de l'enfumage.

 

Réforme bancaire. Sous la pression des lobbies bancaires relayés par les haut fonctionnaires de Bercy ouvertement acquis aux positions les plus ultra libérales, Moscovici – le pire ministre à ce poste depuis longtemps – présente une « réforme bancaire » bidon étalant au grand jour sa servilité vis à vis des force de l'argent. Et pour cause: cette pseudo réforme a été concoctée...par le ci-devant Ramon Fernandez, directeur du trésor mis en place par…Sarkozy! Qui a été à la manœuvre pour concocter une réforme bien douce pour les banques ? Ben, des banquiers bien sûr ! Un puissant lobby de « gens du peuple » comme le ci-devant Baudouin Prot, patron de BNP Paribas, le ci-devant Frédéric Oudéa, patron de la Société Générale, le ci-devant François Pérol, placé par Sarko à la tête du groupe  Banques Populaires-Caisses d’épargne, le ci-devant Jean-Paul Chifflet, patron du Crédit Agricole. Sans oublier, dans la coulisse mais très près des oreilles des décideurs politiques, l’inévitable Pébereau…

« Mon ennemi, c'est le monde de la finance! Qu'il tonitruait François! Putaing! Ça avait de la gueule. Enfin, qu'on se disait, quelqu'un qui va leur rentrer dans le lard aux financiers, aux banquiers, aux « hedges funds », aux paradis fiscaux, etc. Banzaïe François! qu'on se disait. On est avec toi! On va voir ce qu'on va voir. Et on a vu arriver...Moscovici. Insipide et incompétent, laissant la bride sur le cou aux nuisibles de Bercy et donc laissant à ce « monde de la finance » honni le soin de choisir le doux plumeau que devait le châtier!

 

Cette réforme? La « loi de séparation et de régulation bancaire », c'est à peine mieux que rien puisque ça ne touchera que1,5 % du total des activités des banques… On appelle ça prendre les gens pour des cons. Non mais écoutez-les brailler, pleurer, se tordre les mains de douleurs les banquiers français. Ils glapissent que, empêchés de conduire ces opérations de marché, ils perdraient clients, chiffre d’affaire et profit. S’agissant de leur chiffre d’affaire, de leur place dans la hiérarchie mondiale des plus grandes banques, et de leur profit, la collectivité nationale – vous, moi, nous - doit leur dire clairement qu’elle s’en fout ! S'ils sont mauvais, qu'ils fassent faillite. Comme tout le monde. Il faut leur dire, à ces charlots cupides et menteurs, leurs quatre vérites:  il a fallu tout de même lever 97 milliards d’euros pour nos « chères » banques, dont 77 milliards au titre des prêts de la SFEF (Société de financement de l’économie française) et 20 milliards au titre des prises de participation de la SPPE pour les crédits de secours (Société de prise de participation de l’Etat) pour les apports en (quasi) fonds propres. Oui, mais on a remboursé qu'ils disent. Et avec de l'avance. On leur rappellera que les contribuables français et belges plongent — pour l’heure — de 12 milliards pour le compte de Dexia. On leur rappellera surtout que le remboursement en question ne les exonère de rien du tout, et notamment pas de l’effondrement de croissance qu’ils ont laissé derrière eux, où nous sommes encore pour un moment, avec les dizaines de milliers de chômeurs supplémentaires qui vont avec.

 

Réforme fiscale. Elle est où cette grande remise à plat toujours promise, jamais réalisée? On nage dans un foutoir invraisemblable d'exonérations, de subventions et autres passe-droits aberrants. Et que font-ils nos grosses têtes? Des mesures farfelues retoquées (la fameuse tranche à 75%). Le gouvernement a manifestement renoncé à mettre en œuvre la « révolution fiscale » qui aurait permis de reconstruire un véritable impôt républicain et progressif sur tous les revenus. Ne disposant donc pas d’un outil fiscal juste, qui permettrait de faire peser sur les contribuables, au prorata de leurs revenus, les efforts éventuellement nécessaires, le gouvernement en est réduit au grand n’importe quoi : sans la moindre cohérence, sans le moindre souci de justice sociale, c’est à qui annoncera la mesure fiscale la plus contestable, la plus biscornue, ou la plus imprévue.

 

Toujours aux avant-postes pour suggérer des mesures socialement injustes, le président socialiste de la Cour des comptes, Didier Migaud, fait ainsi la promotion depuis quelques semaines d’un rapport de son institution qui préconise une remise en cause drastique des indemnités chômage!


Voilà la « réforme » Mosco. Du bricolage bidon alors qu'il convient de tout foutre à plat, supprimer toutes les dérogations, fusionner – comme il en était question durant la campagne et comme font les autres grands pays européens – l’impôt sur le revenu et la CSG, et instituer de nouvelles tranches non seulement à 45% mais à 50, 55, 60% et plus de façon a avoir un impôt sur le revenu cohérent, efficace et véritablement progressif. Comme c’était avant les ravages ultra libéraux que les criminels contre l’humanité Reagan et Thatcher ont imposé au monde. Sous Raffarin, la tranche haute était de 48% et sous Giscard, de 60% ! Elle a même été de 90% en 1939, sous Daladier, pour préparer (trop tard…) la France à la confrontation avec les nazis…



Et puis enfin, puisqu'il faut du pognon, au lieu de penser à faire les poches de ces « salauds de retraités » et de ces « feignasses de chômeurs » ne vaudrait-il pas mieux entamer par exemple, une lutte acharnée pour faire reculer la fraude fiscale qui, selon un rapport récent, coûte environ 60 milliards d'euros aux finances publiques?



François Normaloumollet, ton double langage, l'inefficacité de ton gouvernement commencent à nous gonfler sérieusement les aliboffis!



Nonidi 9 ventôse 221



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Ecoute ! Ecoute !

 

 

C'est un gosse qui crie:

 

- Maman, Maman! Le banquier est là. Tu as l'argent ou bien je dois aller jouer dehors? 

26/02/2013

Italie : Avanti giovinezza e Vaffanculo l’« establishment »

beppe grillo bras d honneur.jpg

 

 

 

Politicards véreux, Vaffanculo ! C’est très bien.

 

Europe, Vaffanculo ! C’est dramatique.

 

Plus qu’une adhésion totale aux idées du parti « 5 étoiles » de Beppe Grillo, l’émergence de ce parti marque le rejet radical de la classe politique italienne mais aussi de la presse et de tous les médias. Les Italiens disent merde à ce grouillement de magouilles, de compromission avec les mafias, de détournement de fonds, de conflits d’intérêts, etc. qui sont le socle de la politique italienne. Grillo ouvre une faille dans l'immobilité politique italienne. Ces personnages vétustes qui se cooptent entre eux et se sont partagés l'Italie doivent disparaître. Et pas seulement en Italie. Ce vote est la manifestation d’un cri : BASTA ! ASSEZ ! DEGAGEZ !

 

Ils disent aussi merde à l’austérité imposée à toute l’Europe par la teutonne Merkel à travers le blême premier ministre Monti. Ils disent non à la  "Rigor Montis" (jeu de mot sur Monti et rigor mortis ou "rigidité cadavérique"). L’exemple allemand (richesse des industriels et des financiers basée sur la destruction des services publics, l’appauvrissement de la population laborieuse, la multiplication des laissés pour compte, l’écrasement économique de ses voisins et partenaire de l’Union européenne), porté aux nues par tous les politicards européens et qui débouche sur une austérité ravageuse, est rageusement rejeté.

 

L’« establishment » européen commence à avoir les aliboffis qui tremblent, lui qui balayait d’un revers de main dédaigneux le « bouffon » Grillo, comme il l’a fait avec le parti Syriza en Grèce ou encore avec Mélenchon en France. Partis « populistes » dit-il, suprême anathème… Seulement ces partis nouveaux séduisent majoritairement les jeunes ! Ils sont donc l’avenir de l’Europe. Et il faudra bien passer par eux.

 

Le rejet de l’Europe, lui, marque l’échec non pas de l’idée européenne, toujours chère au cœur des européens, mais de cette Europe ultra libérale imposée contre les peuples par les droites européennes au pouvoir depuis trop longtemps. Une Europe où la concurrence sauvage entre pays remplace la solidarité, ou les banquiers parasitent l’Union, ou l’austérité d’inspiration allemande ravage les populations.

 

L’émergence du parti de Beppe Grillo – qui fait trembler les droites en place, il suffit d’écouter les « éditorialistes » lui cracher dessus – représente un grand espoir pour toute l’Europe.

 

Et Vaffanculo à ceux à qui ça ne plait pas !



Octidi 8 ventôse 221


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Ecoute ! Ecoute ! 


C'est un jeune homme qui fait de l'auto-stop sur la Nationale 7. Une Mercedes 500 SL s'arrête. Le conducteur est en smoking, avec des lunettes noires et il fume un gros Havane. 
- Avant que vous ne montiez dans ma voiture, lui dit-il, il faut que vous me disiez si vous êtes de droite ou de gauche en politique. Le jeune auto-stoppeur un peu naïf répond :

 - Je suis de gauche, monsieur. 
Et le type à la Mercedes lui répond en fermant la portière et en mettant les bouts : 
- Dommage pour vous ! 

Quelques minutes plus tard, une BMW 840i s'arrête et il se passe exactement la même chose, à croire que tous les automobilistes se sont donnés le mot.  Le conducteur demande au jeune auto-stoppeur de quel bord politique il est. 
Le jeune gars répond encore qu'il est de gauche. 
Comme pour la première fois, le type à la BMW démarre en laissant le jeune sur la route.

 

- C'est débile, se dit l'auto-stoppeur, la prochaine bagnole qui s'arrête, je lui dirai que je suis de droite et puis basta ! 
Quelques minutes après cette sage réflexion, une Porsche 911 s'arrête. Le conducteur est une conductrice, c'est même une blonde splendide, encore mieux carrossée que sa voiture. La blonde, comme les deux conducteurs précédents, lui demande de quel bord politique il est. 
Laissant son amour-propre de côté, le jeune auto-stoppeur répond qu'il est de droite. La fille l'invite alors à monter, ce qu'il fait. 
Il remarque vite que la fille porte une mini-jupe ultra courte, et qu'au moindre passage de vitesse, à la moindre accélération, la jupe remonte, remonte... L'auto-stoppeur a le regard fixé sur les cuisses et la petite culotte de sa bienfaitrice. Il est de plus en plus excité et commence à se sentir serré dans son jean. 

- Finalement, il n'y tient plus et dit à la fille: 
- C'est marrant la politique : ça fait à peine dix minutes que je suis de droite et j'ai déjà envie de baiser quelqu'un !