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27/08/2013

Le Qatar ! Un pays formidable. Allez-y, vous n’en reviendrez pas !

quataris braillards.jpg

 

 

« Qatariiii… Qatariii…

Nous on garde en otages vos mariiiis

C’est nous qu’on a l’pognon et…

On vous le fout profond…

Qatariiii… Qatariii… »

Tino Rossi n’y est pourtant pour rien. On parle des « séquestrés » du Qatar, ce « grand pays ami de la France ». Ils sont quatre. Enfin, quatre qui osent s’élever contre les pratiques pittoresques de « nos amis Qataris » : Zahir Belounis, un footballeur franco-algérien, Stéphane Morello, entraineur de football, Nasser Al-Awartany et Jean-Pierre Marongiu, chefs d’entreprise.

On nous gonfle les aliboffis avec les formidables opportunités offertes par ce pays qui regorge de gaz, ces pets du diable qui font tant baver les « croissansistes » à tout crin. Quelques-uns de nos compatriotes tentent le coup.

Tiens, voilà des footballeurs. Il est vrai que dans quelques années c’est le championnat du monde des tapeurs de panard dans la pelote qui se déroulera sur les vertes pelouses qataris…

Tiens, voilà des chefs d’entreprises, attirés par les torrents de fric (à défaut d’eau fraiche) qui coulent dans les déserts.

Seulement voilà, les Qataris – enfin les quelques milliers qui exploitent sans vergogne ni états d’âme le million et demi d’esclaves étrangers qui créent leur richesse – imposent à tout investisseur et entrepreneur étranger de se maquer avec un ressortissant qatari. Eh ! Pas un esclave, un parasite bien placé, de préférence acoquiné de près ou de loin aux familles dirigeantes. Le « sponsor » (c’est comme ça qu’ils nomment les barbots au Qatar) associé au naïf chef d’entreprise ou tapeur de balle, récupère leur passeport, met si c’est le cas l’entreprise évidemment à son nom. Ben, on n’est jamais trop prudent avec ces travailleurs immigrés qu’ils se disent ! Et lorsque le pigeon veut s’envoler qu’est-ce qu’il se passe ? On lui déroule le tapis rouge ? On partage avec lui les bénéfices de son entreprise ? Tè ! Fume… On ne lui donne pas son « permis de sortie du territoire ». A moins que… A moins qu’il n’abandonne à son sponsor-maquereau tout le pognon qu’il a investi ou éventuellement gagné sur place !

Ils sont malins nos « amis qataris » !

Le Qatar, gouverné féodalement par des émirs qui se bouffent le foie de coup d’état en coup d’état,  est régi par la charia pure et dure. Ce « grand ami de la France » est, avec sa voisine et alliée Arabie saoudite, le centre du wahhabisme, qui inspire les extrémistes islamistes et les salafistes. Il est, toujours avec sa voisine, le principal financeur des Frères musulmans, des salafistes, des talibans, d’al Qaeda et autres bienfaiteurs de l’humanité. Sa puissante chaine média Al Jezira – porte-parole officieux d’al Qaeda - est la plus influente dans le monde musulman.

C’est à ces braves gens que les divers gouvernements français, aussi cupides que veules, vendent la France. Le PSG est la partie émergée de la main mise de la pieuvre qatari en France. Deux milliards d’euros pour Le Printemps (plus une bonne dose de magouille), mais encore plein de millions de thunes pour acheter le prestigieux immeuble du Figaro boulevard Haussman ; mais aussi les hôtels les plus prestigieux : le Martinez à Cannes, le Palais de la Méditerranée à Nice, le Concorde Lafayette et l'hôtel du Louvre à Paris ; mais encore l'immeuble qui abritait feue le Virgin sur les Champs Élysées, l'hôtel Raffles à Paris (ex-Royal Monceau), le Centre de conférences international qui deviendra l'hôtel Peninsula, et la Société fermière des casinos de Cannes qui comprend deux casinos (Barrière Croisette et Les Princes), l'hôtel Majestic et le Gray d'Albion, etc.

Le Qatar est entre autres propriétaire de 12,8% de Lagardère , de 7,5% d'EADS, de 5,6% de Vinci, de 5% de Veolia, de 3% de Total , d’un peu moins de 2% de Vivendi et de 1% de LVMH. Ils s’introduisent aussi dans les médias : la chaine sport Bein sport et bientôt la chaîne d'informations porte-parole des islamistes Al-Jazeera en français. Quant au fond d’investissement pour le développement des banlieues françaises, il est pour l’instant en sommeil, tant il sonne comme une insupportable volonté de salafiser la jeunesse en difficulté de ces « délaissés de la république ». Oui mais ces braves gens vont peut-être nous acheter des Rafales… Alors, eh ! La morale…

Eh ! Pourquoi se gêneraient-ils les Zarabeuriches ? Sarko leur a taillé un régime bien juteux.  Depuis 2008, les Qataris bénéficient d'un régime fiscal particulier: ils sont exonérés de taxe sur les plus-values immobilières. Par ailleurs, un Qatari ne paie pas d'impôt sur la fortune (ISF) durant ses cinq premières années de résidence en France.

Alors les déboires de quelques naïfs comme nos foutebaleurs et chefs de petites entreprises, ça ne pèse pas bien lourd.

« Qatariiii… Qatariii… »

 

Décadi 10 Fructidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

13/08/2013

Tunisie : les femmes à la pointe de la Révolution.

tunisie manif femmes.jpg

 

 

Les Femmes sont à la pointe de la « révolution » tunisienne. A la pointe parce qu’elles en sont l’un des enjeux et par le courage de leurs combats. Ce jour anniversaire de la promulgation par le président Bourguiba, ces femmes vont manifester à Tunis.

D’un côté une manifestation de propagande organisée par un parti religieux qui n’a jamais digéré les lois progressistes en faveur des femmes  mises en place par Bourguiba et confirmées par Ben Ali. Le 13 août 1956, le code du statut personnel (C.S.P.) promulgué en Tunisie a, en effet, octroyé aux Tunisiennes des droits sans pareil dans le monde arabe, sans pour autant consacrer l’égalité, mais les islamistes au pouvoir sont régulièrement accusés de vouloir revenir sur ces acquis. Ils prétendaient, dans une première mouture de constitution, faire de la femme non plus l’égale, mais le simple complément de l’homme ! Ils sont également accusés d’avoir favorisé, par leur laxisme voire leur complaisance, l’essor de la mouvance salafiste dont les actions violentes déstabilisent régulièrement le pays depuis la révolution de janvier 2011.

 

De l’autre la manifestation organisée par le collectif « Hrayer Tounes » (femmes libres de Tunisie). Ce collectif est constitué de plusieurs organisations féministes et d’organisations de la société civile, soutenu par les partis démocratiques et l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), notamment l’Association tunisienne des femmes démocrates, le Comité national de la femme travailleuse relevant de l’UGTT, le Parti des travailleurs et la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme.

Ces femmes exemplaires luttent pour ne pas retomber dans l’enfer des femmes en terres musulmanes intégristes : femmes enfermées, niées dans leur prison de toile, mutilées, lapidées, brûlées, massacrées, femmes battues, vendues, toutes ces horreurs au nom d’un obscurantisme religieux borné.

 

Hardi, femmes tunisiennes ! Et respect !

 

 

Sextidi 26 Thermidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

12/08/2013

De Marennes à Bouzigues, d’Arcachon à La Rance, (ne) demandez (pas) les « frankeinsthuitres » triploïdes !

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Elle fait le gueule l'huitre!

 

 

 

Gloire à toi, Ô Marcel Lesoille

Maitre incontesté des étals

Où se prélassent langoureusement les huîtres

Qui te valent aujourd’hui ce titre

De Champion du beau pays de France.

Qu’elles soient de Bouzigues, qu’elles soient de la Rance,

Qu’elles soient de Marennes, qu’elles soient d’Arcachon

Toi, tu les ouvres toutes à l’heure du mâchon.

Aucune ne résiste à la caresse experte

De tes doigts de velours, des doigts de sage-femme

Prolongés par l’éclat priapal de la lame

Qui nous les livrera ouvertes et offertes.

Gloire à toi, Ô Marcel,

Ton regard étincelle

De l’éclat souverain des Maîtres et des Sages

Tu transcendes pour nous l’esprit des Coquillages.

 

Pourtant, ils font la gueule les producteurs d’huitres. Il faut les voir sur les écrans des lucarnes à décerveler se lamenter en écoutant le bruit creux de castagnettes de leurs poches d’huitres mortes… Ces huîtres, elles ont été vérolées par des monstres créées dans les boyaux de la tête enfumés des « chercheurs » de l’IFREMER : les huitres triploïdes. Ces chimères attrapent toutes les saloperies possibles, bactéries, virus et autres… Seulement les producteurs, ils n’ont à s’en prendre qu’à eux-mêmes. En effet, ces horreurs les huitres dites « triploïdes - ont été développées dans les années 1990 par l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) à la demande de professionnels. Ces derniers voulaient proposer aux consommateurs une "huître des quatre saisons", non laiteuse en été puisque stérile et plus vigoureuse dans sa croissance. Plus prompte à crever semble-t-il, victime de la bactérie vibrio aestuarianus.

A la demande des ostréiculteurs les apprentis sorciers de l’IFREMER se sont mis au charbon. Ils n’ont pas manipulé les gènes, huitres OGM, ça craint un peu sur les étals… Ce sont des huitres O.V.M. (organisme vivant modifié !). Ils ont travaillé non pas sur les gènes, mais sur les chromosomes. Pour cela, ils font niquer une huitre normale « diploïde », à 2n chromosomes avec une huitre anormale « tétraploïdes » à 4n chromosomes, ce qui donne une huitre à 3n chromosomes dite « triploïde ». Et cette « merveille », stérile,  se développe dans n’importe quelle eau, grossit plus vite puisque n’ayant pas à se reproduire, et donc n’a pas la laitance qui n’est pas très vendeuse, elle est, de plus commercialisable toute l’année. La poule aux œufs d’or ! Elles occupent actuellement le tiers du marché.  Les males triploïdes ne sont pas aussi veinards que leurs compères diploïdes normaux qui changent de sexe après le coït: ils sont tués dès qu’ils ont balancé la fumée dans les écloseries !

Ce procédé coûte un bras et est très complexe. L’Ifremer vendrait ses « étalons » triploïdes mille euros pièce aux écloseries ! Car pas question de naissain naturel en pleine eau avec ces « frankeinsthuitres », il faut des installations complexes et – faut-il le croire ? – hautement sécurisées pour éviter tout risque de dissémination du précieux foutre triploïde.

Seulement voilà, la dissémination s’est faite et les « frankeinsthuitres » triploïdes ont vérolés les huitres naturelles, les bonnes vieilles diploïdes. Alors tout crève. Et les ostréiculteurs pleurent… Quant on aura le temps, on les plaindra !

Ah ! Important. Comment reconnaître les « frankeinsthuitres » triploïdes sur les étals ? Ben, l’été, ce sont celles qui n’ont pas de laitance. Il faut donc faire ouvrir une huitre. Une combine pour les reconnaître à l’œil : les triploïdes ont la coquille qui rebique comme la proue d’un bateau. Mais certains ostréiculteurs coupent à la tenaille cette excroissance, mais ça se remarque si on connait le coup !

Ne soyez pas dupes et refusez d’être les cons de l’histoire : ceux a qui ont fait manger de la merde et à qui, en plus, on va demander de payer (par nos impôts) des subventions et indemnités à ces margoulins de la mer(de) !


Demandez plutôt les huitres naturelles authentiques portant ce logo:

LOGO_osctreiculteur_huitre_nees_en_mer(1).jpg


 

 

Quintidi 25 Thermidor 221


Photos X - Droits réservés

08/08/2013

Au bistro de la toile. Destination de vacances originale : Fukushima !

fukushima crane.jpg

 

 

- Attends Victor, hier, tu nous a parlé d’Hiroshima et aujourd’hui de quoi déjà ? De Fuku quoi ? Chima ? A oui, Fukushima. Tiens, ça me dit quelque chose ce nom… Ah ! Oui, un patelin loin d’ici, en Japonie je crois, où l’industrie moderne fabrique des becquerels à la tonne. C’est quoi les becquerels au fait ?

 

- Tè ! Je vais faire savant. Le « becquerel », c’est une unité qui mesure l’activité d’un radionucléide. Il correspond à une désintégration par seconde. Elle remplace le « curie ».

 

- Et c’est dangereux ces petites bêtes ?

 

- Bof. Tout dépend de la dose… La radioactivité naturelle est partout, notamment dans les pays granitiques comme la Bretagne ou la Lozère. Mais ça devient extrêmement dangereux si on en bouffe trop. Et c’est ce que font les poissons au Japon, et par conséquent les gens qui bouffent ces poissons ! Malgré tout les montages bidon effectués depuis deux ans après la catastrophe, Tepco (l’entreprise responsable) a été obligée d’admettre qu’il se déverse chaque jour dans l’océan de l’eau chargée de tritium, de strontium, de césium et d’autres éléments radioactifs. Ce qui représente parait-il quarante mille milliards de becquerels depuis mai 2011.

 

- …taing ! Ils doivent être gras les gobis, les sars et les dentis japonais ! Et facile à attraper : ils doivent être lumineux !

 

- Bof… Tepco, qui n’est pas à un mensonge près, s’efforce de  rassurer la population en déclarant que l’analyse de l’eau de mer ne montre pas d’augmentation anormale des taux de radioactivité… Ben voyons ! Le niveau de radioactivité dépasse de plusieurs dizaines de milliers de fois la dose limite admise pour l’eau de mer ! Ils ne savent pas où ça fuit, ils essaient tout et n’importe quoi comme injecter des produits chimiques dans le sol autour et sous les cuves qui fuient afin de « solidifier le sol »… Bonjour la nappe phréatique ! Passez vos vacances à Fukushima ! Sa mer radioactive, ses poissons lumineux, ses becquerels à la pelle, les mensonges des dirigeants et de la mafia nucléaire ! Allez-y, vous n’en reviendrez pas !

 

- Fatche, Victor ! La bouillabaisse, à Fukushima, elle doit cuire toute seule ! 

 

- Ouais. Finalement, Loulle, Fukushima, on s’en fout parce que c’est loin. Mais imagine que la même catastrophe arrive ici, chez nous, par exemple au Tricastin, centrale pourrie où l’on entre comme dans un moulin ?

 

- Ah ! Et ça donnerait quoi ?

 

- Tiens, on va faire un peu de fiction. Un des réacteurs de l’usine du Tricastin vient d’exploser. Un énorme nuage radioactif s’élève au-dessus du site. Un mistral en cours de formation va pousser les nuées mortelles vers les villes du sud : Orange, Avignon, Salon, Aix, Arles et surtout Marseille ! Le nuage est trop bas pour atteindre la Méditerranée. Il va forcément s’abattre sur l’énorme agglomération marseillaise. Plus d’un million d’habitants. Impossible d’organiser l’évacuation. Trop tard. Que faire ? Pour sauver Marseille, les autorités décident… de brûler Avignon ! Il y a au Pontet, banlieue est de la cité des papes, un énorme complexe de stockage et de répartition régionale de pétrole. On y met le feu. Incendie qui se propage rapidement à la grande zone commerciale qui jouxte le site puis à toute la ville. Des dizaines de milliers d’habitants pris au piège. La chaleur du brasier crée une énorme colonne montante d’air chaud qui propulse le nuage toxique à des altitudes telles que le mistral l’amènera sur la mer… Marseille est sauvé. Avignon rayée de la carte. Allez, amusez-vous. Un peu d’imagination que diable !

 

 

Primidi 21 Thermidor 221

 

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05/08/2013

Fainéants de tous les pays, unissez-vous !

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Salut à toi, ami estivalier qui, le temps de quelques semaines, va t’initier à ce subtil bonheur : glander ! Marcher avec le temps au lieu de le laisser te dévorer par lui. Ecouter ta vie. En ex-Indochine, un proverbe dit : « Les Vietnamiens plantent le riz, les Cambodgiens le regardent pousser, les Laotiens l’écoutent pousser ». Toute une philosophie de vie qui désacralise le « travail ». « Travail » (du latin tripalium, instrument de torture). Ils sont bien plus valorisant les termes « labeurer » ou « labourer » plus spécifique et « œuvrer », accomplir une œuvre.

 

Le travail implique contrainte, souffrance, malédiction divine. Le sinistre M. Thiers, dans le sein de la Commission sur l'instruction primaire de 1849, disait: «Je veux rendre toute-puissante l'influence du clergé, parce que je compte sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l'homme qu'il est ici-bas pour souffrir et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l'homme: "Jouis".» Thiers formulait la morale de la classe bourgeoise dont il incarna l'égoïsme féroce et l'intelligence étroite. Il a eu cinq longues et sombres année durant un digne successeur en la personne de Sarkozy et de son « travailler plus pour… ».

 

La paresse, la fainéantise, le glandage sont l’apanage d’une sorte d’élite. On naît fainéant. C’est une chance immense et une injustice pour les autres. L’art de ne rien faire est difficile et ne semble pas donné à tout le monde. Même les loisirs en prennent un coup : le temps libre est de plus en plus confisqué par la télévision et les industriels des loisirs. Nombreux sont ceux qui redoutent l’inaction et réclament un ordre du jour même pendant leurs vacances. Comme s’ils craignaient de se laisser aller, de se laisser guider par la fantaisie. Peut-être par peur de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?

 

Nous sommes influencés par cette culture où le religieux  («Tu te nourriras à la sueur de ton front ! ») se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier ou/et actionnaires ! Dans ce cas, c’est son capital qui travaille pour lui, c’est-à-dire vous, moi, les cochons de payants de la France d’en-bas.

 

Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner. Et pourtant ! Dans une autre vie, j’ai même été « chef d’entreprise ». Et je n’embauchais que des fainéants avoués. Ils sont les plus fiables, les plus efficaces des collaborateurs : un fainéant œuvre vite pour avoir plus vite fini et bien pour ne pas avoir à y revenir !

 

Il y a dans l’art de ne rien faire le signe d’une conscience vraiment affranchie des multiples contraintes qui, de la naissance à la mort, font de la vie une frénétique production de néant. Niquer ces contraintes est une libération.

 

Dans le système capitaliste d’exploitation de l’humain, il y a de la malice, assurément, à en faire le moins possible pour le profit d’un patron, à s’arrêter dès qu’il a le dos tourné, à saboter les cadences et les machines, à pratiquer l’art de l’absence justifiée. La paresse ici sauvegarde la santé et prête à la subversion un caractère plaisamment roboratif. Elle rompt l’ennui de la servitude, elle brise le mot d’ordre, elle rend la monnaie de sa pièce à ce temps qui vous ôte huit heures de vie et qu’aucun salaire ne vous laissera récupérer. Elle double avec un sauvage acharnement les minutes volées à l’horloge pointeuse, où le décompte de la journée accroît le profit patronal. Voler ainsi un patron, ce n’est que de la récupération !

 

Pourtant, il plane sur la paresse une telle culpabilité que peu osent la revendiquer comme un temps d’arrêt salutaire, qui permet de se ressaisir et de ne pas aller plus avant dans l’ornière où le vieux monde s’enlise. Encore que ! Certaines entreprises découvrent les bienfaits de la sieste !

 

Qui, des allocataires sociaux, proclamera qu’il découvre dans l’existence des richesses que la plupart cherchent où elles ne sont pas ? C’est malheureux mais la plupart n’a nul plaisir à ne rien faire. Ils ne songent pas à inventer, à créer, à rêver, à imaginer. Ils ont honte le plus souvent d’être privés d’un abrutissement salarié, qui les privait d’une paix dont ils disposent maintenant sans oser s’y installer. La culpabilité dégrade et pervertit la paresse, elle en interdit l’état de grâce, elle la dépouille de son intelligence. Pourtant ils feraient dans la fainéantise d’étonnantes découvertes : un coucher de soleil, le scintillement de la lumière dans les sous-bois, l’odeur des champignons, le goût du pain qu’il a pétri et cuit, le chant des cigales, la conformation troublante de l’orchidée, les rêveries de la terre à l’heure de la rosée, sans oublier les formidables rêves érotiques !

 

- Oh ! Victor ! Bois un coup, ça te passera !

 

- Merci !

 

Nous aurons bien mérité la retraite, soupirent les travailleurs. Ce qui se mérite, dans la logique de la rentabilité, a déjà été payé dix fois plutôt qu’une !

 

Si la paresse s’accommodait de la veulerie, de la servitude, de l’obscurantisme, elle ne tarderait pas à entrer dans les programmes d’État qui, prévoyant la liquidation des droits sociaux, mettent en place des organismes caritatifs privés qui y suppléeront : un système de mendicité où s’effaceront les revendications qui, il est vrai, en prennent docilement le chemin si l’on en juge par les dernières supplications publiques sur le leitmotiv « donnez-nous de l’argent ! ». L’affairisme de type mafieux en quoi se reconvertit l’économie en déclin ne saurait coexister qu’avec une oisiveté vidée de toute signification humaine.

 

La paresse est jouissance de soi ou elle n’est pas. N’espérez pas qu’elle vous soit accordée par vos maîtres ou par leurs dieux. On y vient comme l’enfant par une naturelle inclination à chercher le plaisir et à tourner ce qui le contrarie. C’est une simplicité que l’âge adulte excelle à compliquer.

 

Que l’on en finisse donc avec la confusion qui allie à la paresse du corps le ramollissement mental appelé paresse de l’esprit - comme si l’esprit n’était pas la forme aliénée de la conscience du corps.

 

L’intelligence de soi qu’exige la paresse n’est autre que l’intelligence des désirs dont le microcosme corporel a besoin pour s’affranchir du travail qui l’entrave depuis des siècles.

 

La paresse est un moment de la jouissance de soi, une création, en somme ! Le fainéant est un créateur naturel. Un créateur de bonheur !

 

 

Victor - Maître siestologue – Athlète du saint Hamac - Vice-président du Club des Fainéants de Villeneuve – Fondateur de l’Académie des Amoureux de l’Aïoli – Fondateur des Bistrots du Cœur – Fondateur de Buveurs sans Frontières – Fondateur de la Chorale des Bois-sans-soif – Mammifère ampélophile.

 

 

Octidi 18 Thermidor 221

 

 

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02/08/2013

OGM ? Conseil d’Etat ? Mais c’est quoi ce « machin » ?

 

ogm,conseil d'état


« Faisant application du droit de l'Union européenne, tel qu'interprété par la cour de justice de l'Union européenne, le Conseil d'Etat a annulé l'arrêté du ministre de l'Agriculture du 16 mars 2012, Il ressort en effet de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qu'une telle mesure ne peut être prise par un Etat membre qu'en cas d'urgence et en présence d'une situation susceptible de présenter un risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l'environnement » explique le Conseil d’état.

 

La législation européenne à la Barroso a toujours été établit de façon à favoriser les firmes. Il convient d’en changer. Mais ce n’est pas avec Barroso – qui pousse au cul pour ouvrir au plus vite les négociations dites du « grand marché transatlantique », donc un plus grand laxisme vis-à-vis des firmes multinationales – qu’on y parviendra. José Bové, député européen, estime qu’ «il faut effectivement une législation nouvelle. Et qu'elle soit étendue à de nouvelles variétés mises en place par les firmes qui préparent des plantes résistantes à des herbicides non plus par la transgénèse mais par la mutagénèse. Les firmes sélectionnent des gènes de résistance à des herbicides et les développent de manière massive dans leurs semences. Cette nouvelle technologie n'est pas évaluée. Si rien n'est mis en place, on va se retrouver face à un nouveau risque d'OGM sans que ces plantes rentrent dans une législation. »

 

A ce jour, huit pays européens ont instauré un moratoire national pour interdire la culture du MON 810 sur leur sol : l’Allemagne, l’Autriche, la Bulgarie, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, le Luxembourg et la Pologne. La France était le neuvième mais le Conseil d’état en a jugé autrement. Eh ! Normalou, Tranquilou et toi ci-devant Philippe Martin, nouveau ministre de l’écologie, qu’est-ce qu’on fait ? On vous fait confiance dans votre volonté d’interdire à becs et ongles les OGM ,en France, ou on aiguise les faux.

 

Cet épisode nous engage a regarder de plus près ce qu’est ce nébuleux Conseil d’Etat. C’est quoi ? C’est qui le Conseil d’Etat qui se permet de faire et de défaire des lois votées par les représentants élus du peuple ? Vous avez voté pour le Conseil d’Etat vous ? Moi non plus... Alors j’ai un peu cherché ce qu’était ce « machin.

 

Il s’agit de la réminiscence d’une de ces institutions fantoches créées en 1799 sous le Consulat par le dictateur Napoléon, avec le Tribunat, le Corps Législatif et le Sénat. La Vème République a conservé cette vieillerie, relique du pouvoir personnel de Napo ! Les membres sont nommés à vie par les gouvernements, mais sans aucune confirmation de la part des chambres élues ! Cette juridiction est encore plus conservatrice que le Sénat. Elle s'était opposée par exemple à l'élection au suffrage universel du président de la République.

 

Le Conseil d'État comprend 300 membres et 390 agents, soit près de 700 salariés, sans parler des 3.600 fonctionnaires des cours administratives. La sécurité de l'emploi est totale avec avancements réguliers basés, non pas sur la performance, mais sur l'ancienneté. Les salaires de plus de 10.000 euros par mois sont courants. Ben, en voilà un beau fromage de la république !

 

Il fut un temps où le Conseil d’Etat était présidé par le Chef de l’Etat, mais ça faisait un peu craignos et il y a maintenant un vice-président qui est, aujourd’hui le ci-devant Jean-Marc Sauvé. Les membres du Conseil d’Etat sont presque tous issus de l’ENA (école nationale d’administration). Ceux qui ne sont pas nommés par le Chef de l'État, sont recrutés directement à la sortie de l'ENA ! On a donc affaire a un véritable état dans l’état dominé par une caste d'énarques qui se cooptent entre eux. Le Conseil d’Etat étant défini comme une juridiction, il fait donc partie du pouvoir Judiciaire. Un des principes fondamentaux de la démocratie est la séparation des pouvoirs. Or, les membres du Conseil d’Etat sont présents dans tous les ministères, à des postes clés comme directeurs de cabinet ou adjoint de ceux-ci ! Ce mélange douteux entre le pouvoir Judiciaire (les conseillers d’Etat) et le pouvoir Exécutif (les postes de décision dans les cabinets ministériels) est une transgression majeure de l’esprit même de la démocratie.

 

Eh ! François, puisque « le changement, c’est maintenant » et qu’il te faut faire des économies, qu’est-ce que t’attend pour envoyer cette institution aussi inutile que parasitaire aux poubelles de l’Histoire ?

 

Sources :

 lien1 

lien2 

 

Quintidi 15 Thermidor 221

 

 

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01/08/2013

Faire chier les Zozo-tomo-bilistes ? En voilà une idée qu’elle est bonne !

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Eh ! Ils vont faire la gueule les enragés du macadam, les choutés au 98, les inconditionnels de la sacro sainte bagnole ! La raison ? Ils risquent de devoir payer leurs contredanses lorsqu’ils feront des excès de vitesse…en Espagne ! Ici, on roumègue contre les étrangers qui roulent à fond la caisse sur nos autoroutes sans risquer de payer leurs contredanses. Mais en Espagne, l’été, c’est 40% des flachages de radars qui sont le fait…d’automobilistes français !

 

Des radars ! Nous voulons des radars ! Partout. En ville comme sur les autoroutes et surtout les petites routes de campagne. Des visibles, des planqués, des aux feux rouges, des embarqués. Partout! Partant du principe que plus con qu’un automobiliste il n’y a que deux automobilistes, il convient de les empêcher de faire des ravages avec leurs bouts de fer. Et le meilleurs moyen, c’est de les taper là où ça fait mal : au portefeuille.

 

« Non mais vous vous rendez compte ! « Ils » veulent nous piéger encore plus avec leurs radars à la con. Tout ça pour prendre du pognon ». Eh non Ducon. Ils veulent sauver des vies et peut-être la tienne. Qu’est-ce que tu dirais si tu devais aller reconnaître les morceaux sanglants de ton fils, de ta fille, de ta femme, de ta mère envoyés « ad patres » par un triple connard qui assimile son tas de ferraille à sa bite ?

 

J’ai connu un gars qui avait laissé sa belle béhèmevé à son fils âgé de 18 balais. Le jeune est allé en boite avec son correspondant australien venu en France pour les vacances. Bourrés et à fond la caisse, ils se sont plantés. Le jeune français, depuis, est dans un fauteuil roulant. Quant au jeune australien, imaginez le père de famille français propriétaire de la béhèmevé téléphonant en Australie et disant, dans un mauvais anglais scolaire, à son homologue australien : « I am sorry, but your son is dead. He has been killed in a crash car… Have a good day anyway ! »

 

Tout ce qui brime, tout ce qui fait chier les Zozo-tomo-bilistes qui ne respectent pas le vivre-ensemble sur la route et dans les rues, c’est-à-dire le Code de la route, est bon. Parole de vieil anar !

 

Quartidi 14 Thermidor 221

 

Merci à Chimulus


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Ecoute ! Ecoute !


Un gars dit à son ami :

« Ça y est, c'est décidé, je change de voiture et de femme. »

 
Son ami demande pourquoi et il répond :

 « L'une suce trop, l'autre pas assez » ! 

 

 

30/07/2013

M’ame Michu et M’ame Chazotte se paient le resto !

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- Alors, M’ame Chazotte, avec l’été, on va pouvoir aller au restaurant dépenser notre petite cagnotte ! Hum ! Moi, j’ai envie d’un os à moelle pour commencer, puis de cuisses de grenouilles, après, on verra… J’vais pas souvent au restaurant, mais avec la baisse de la TVA de Sarko reprise par Hollande, on doit pourvoir manger plus pour le même prix !

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Impayable M’ame Michu ! V’z’êtes impayable ! La baisse de la TVA, elle passe directement de la poche des cons-tribuables – vous, moi - dans les fouilles des gargotiers ! Ils vont pouvoir changer leur 4x4 avec nos sous. Le hold-up de 3 milliards d’euros par an, ça a été fait par les sarko-trafiquants pour récupérer des voix. Et en plus ils nous font manger de la merde…

 

- Oh ! Comme vous parlez vous alors…

 

- A quelques exceptions près, M’ame Michu, v’savez ce que c’est la manière normale de cuisiner en France ? Faut être moderne ! Faut être moderne ! Sachez que la majorité, l’énorme majorité des cent vingt mille restos de France pratique cette méthode qui consiste à réchauffer, au micro-onde ou, au mieux au bain-marie, des préparations culinaires industrielles achetées à bas prix chez Métro ou autre distributeur équivalent. Et vendues à des prix aberrants. Ils appellent ça la « cuisine d’assemblage », portée aux nues par presque tous les gargotiers de France et de Navarre.  Ils ont même réussi à imposer aux écoles hôtelières françaises ce type de « formation »…

 

- Moi j’en mange des fois des surgelés. Des pizzas surtout.

 

- Ben vous êtes par bégueule… Chez vous, pourquoi pas, mais au resto ! Où est l’authenticité de la cuisine françouaiiise ? Faut dire qu’ils risquent pas grands choses les gargotiers : l’inénarrable Christine Lagarde, à l’époque où elle sévissait comme ministre de l’économie, a signé une « Charte des droits des entreprises du secteur des cafés, hôtels et restaurants ». Objectif de ce torchon chaleureusement applaudit par les dits gargotiers : faire en sorte que les contrôles des agents de la répression des fraudes « se déroulent dans les meilleures conditions possibles ». Autrement dit, les contrôleurs doivent prévenir les contrôlés, ils ne peuvent plus divulguer les résultats de leur travail, un « médiateur » - désigné par la profession ! ! ! -  veille, dans chaque département à « tenter une conciliation » avant toute sanction, enfin, chaque année un comité départemental noyauté par la profession évalue les contrôleurs et donne des bons et des mauvais points. De plus, le nombre des contrôleurs ont été réduit comme la conscience d’un gargotier !

 

- Ben ça alors !

 

- Fort heureusement, M’ame Michu, il y a encore de vrais restaurants, avec de vrais cuisiniers. Et c’est ceux-ci qu’il faut mettre en avant et aider. Comment ? En modulant la TVA selon un critère simple : cuisine faite « maison », par de vrais cuistots, avec des produits frais, provenant de producteurs locaux, respectant la saisonnalité. Pour ceux-ci, TVA à 5,5%. Pour les autres, tous les autres, indépendants comme chaines, 19,6%. Et imposer de signaler clairement sur la carte le fait que tel plat, tel met provient ou non de l’industrie agroalimentaire. De plus, comme pour les boulangers, il faudrait imposer par la loi une distinction sémantique claire et précise au niveau de la dénomination des établissements. Point-barre. 

- On en parle il me semble, on, en parle…

 

- Ouais M’ame Michu, on en parle. C’est tout.

  

************************************************

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C’est un mec dans une gargote d’été. Il est en rogne :

- Garçon, il y a une mouche dans ma soupe !

 

Le serveur :

- Oh ! Je suis vraiment désolé monsieur, je pensais les avoir toutes retirées avant de vous la servir…

 

21/07/2013

Ouiquinde gastronomico-cryptogamique

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Hier j’ai mis mes grosses grôles

Oublié la bagnole

Et autres fariboles

Pour aller aux GIROLLES !

J’ai sauté des rigoles

Parmi les herbes folles

J’ai vu des lucioles

Des petites bestioles

Qui rampent et qui volent

Dans les airs, sur le sol.

Et alors, ma parole

Entre fayards et saules

J’ai trouvé mon pactole,

J’ai pas dit mon pétrole !

Je suis trop mariolle

Pour faire des idoles

Du sans-plomb, du gazole.

Je préfère mes guiboles

Qui font la farandole,

Avec ma belle Nicole,

Amoureuse et frivole,

Dont le doux entresol

Pousse à la gaudriole.

Zou ! Sors les casseroles

Sers-moi un coup de gnole

Et, c’est bon et c’est drole :

Dégustons les GIROLLES !

 

 

Mon voisin, lui, va aux cèpes…


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 ...faut dire qu'il les ramasse sur le parcours du Tour de France !


 

champignons


 

Tridi 3 Thermidor 221


Photos X - Droits réservés

 

 

18/07/2013

Alors, il arrive ce Royalchiard ?

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Les Rosbifs, qui ont de l'humour et le sens du spectacle, attendent toujours l'arrivée du Royalchiard ! Pendant les vacances, c'est le succès assuré. Et il ne doit pas être dopé celui-là : il a du mal à franchir le col de l'utérus !

 

Tè ! Ça me rappelle une bluette iconoclaste que j'ai commise en d'autres « royal times » ! Vous la voulez ? Ouais ? Tant pis pour vous...

 

Hommage à Lady Di

 

La Didi, La Didi, La Didi dis-donc

Avait dans la bouche la queue du pharaon.


La princess', la princess', la princess' de Galles

 N’avait plus d’intact, que son trou de balle.

 

Les papa, les papa, les paparazis

En flashant son cul, ont vu le paradis.

 

Les pompom, les pompom, les pompiers accourus

Pour le bouche à bouche, lui soufflèrent dans le cul.

 

Et le zouave, le zouazaouave du pont de l’Alma

Bandait comme un cerf devant ce cinéma.

 

La Didi je l’ai lu dans Ici Paris

Aura le Nobel de la connerie ! (bis)

 

 Nonidi 29 Messidor 221



Merci à Chimulus

 

 

12/07/2013

Pendant le Tour de France, les moscosaloperies continuent...

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La taxe Tobin, vous connaissez ? Mais si, c'est cette taxe, proposée depuis des années (1972) par James Tobin, ci-devant prix Nobel d'économie. C'est une taxe très minime sur les transactions financières internationales. La Commission européenne – pour une fois bien inspirée - a présenté en février dernier un projet qui prévoit d’imposer à 0,1% les actions et les obligations et à 0,01% les produits dérivés, ce qui pourrait selon elle rapporter jusqu’à 35 milliards d’euros par an. Pas mal, bien que ça n'aille pas chier loin au niveau des taux. Pas de quoi ruiner les banquiers... Mais c'est toujours ça et ces fonds récupérés chez les spéculateurs pourraient servir à relancer la croissance et à désendetter les États.

 

Il s'agit de la première coopération renforcée entre pays européens dans le domaine de la fiscalité. La France, l'Allemagne, la Belgique, le Portugal, la Slovénie, l'Autriche, la Grèce, l'Italie, l'Espagne, la Slovaquie et l'Estonie en sont les premiers signataires. On pourrait penser qu'un gouvernement « socialiste », en France, devrait sauter sur l'occasion et pousser de toute sa persuasion pour que les partenaires européens signent en grand nombre la mise en place de cette taxe. Tè ! Fume...

 

«La taxe sur les transactions financières suscite des inquiétudes quant à l’avenir industriel de la place de Paris et quant au financement de l’économie française», s'est lamenté Pierre Moscovici, ci-devant ministre des finances, faisant moult courbettes et léchages de bottes devant un parterre d’acteurs de la finance, à l’occasion d’un colloque organisé par Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace, au cours duquel ces pauvres banquiers et financiers lui rappelaient tout le mal qu'ils pensaient de cette taxe. Le Mosco (plus faux-cul que moi tu meurs!) leur a dit qu'il trouvait cette taxe « excessive » (voir plus haut son taux pour apprécier ces propos ministériels!) Et il s'est vautré dans la soumission la plus veule en promettant de mener «en concertation avec les acteurs du secteur financier, un travail d’amélioration de la proposition de la commission pour mettre en œuvre une taxe qui ne nuise pas au financement de l’économie». En terme clair : enterrer la taxe, selon les desideratas des financiers et banquiers.

 

Mosco, ministre d'un gouvernement « socialiste », s'aligne ainsi sur le gouvernement britannique qui est, bien entendu parti en guerre contre la TTF. Le Royaume-Uni, comme on pouvait s’en douter, n’est évidemment pas signataire de cette coopération renforcée, dispositif qui permet à des pays d’avancer sur un projet sans attendre l’unanimité des 27 membres de l’UE. Mais son ministre des Finances, George Osborne, a lancé un recours auprès de la Cour de justice européenne en vue de tuer le dispositif dans l’œuf, car la City pourrait être touchée par ricochet. Sous la chaude recommandation de la Commission européenne, la taxe viserait les titres financiers échangés «sur leur lieu d’émission», et non le «lieu de résidence» des acheteurs ou des vendeurs. Une façon d’éviter la délocalisation des transactions vers des pays non-signataires de l’accord sur la TTF. Perfides comme toujours, et plus hypocrites que des jésuites, les Rosbifs oublient qu'ils ont déjà, chez eux, une taxe équivalente, la « stamp duty » qui existe depuis 1808, et rapporte 3 milliards d’euros par an au gouvernement britannique, sans mettre en péril les profits faramineux de la City !

 

Sur la même ligne d'opposition, Mosco rejoint encore le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, qui y est allé de son opposition. «Cette taxe, dans sa forme actuelle, est très critiquable» , selon le patron de la banque centrale allemande... Ben voyons !

 

Eh ! Camarade président François, si tu profitais des périodes de bronze-cul pour te (nous!) débarrasser de cette taupe des banksters internationaux qu'est Moscovici ?

 

Quartidi 24 Messidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un homme entre dans une banque et dit à la guichetière :
- "Je voudrais ouvrir un putain de compte dans ta banque de merde !"
- "Pardon ?" dit la dame choquée...
- "T’es bouchée ou quoi ! J’voudrais ouvrir un putain de compte dans cette banque de merde !!"
- "Mais enfin monsieur, restez correct !..."
- "Kess ta, tu veux mon poing sur ta gueule ou quoi ?"
- "Écoutez monsieur, je vais appeler le directeur..."
- "C’est ça pouffiasse, appelle ton connard de directeur..."

Le directeur arrive :
- "Monsieur, il y a un problème ?"
- "J’en sais rien, j’veux ouvrir un putain de compte dans cette banque de merde parce que j’ai gagné 100 millions au loto..."

 

Et le directeur répond :
-"Et cette grosse connasse vous fait chier ?" 

11/07/2013

Les marchés pour les nuls : La crise des ânes

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Je viens de recevoir cette perle savoureuse au courriel. Je vous en fais profiter :

« Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l'entendre qu'il achèterait cash 100 euros l'unité tous les ânes qu'on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 euros par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 euros et ceux qui ne l'avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants.

Constatant qu'il n'en restait plus un seul, il fit savoir qu'il reviendrait les acheter 500 euros dans huit jours et il quitta le village.

Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu'il venait d'acheter et l'envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 euros l'unité. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 euros dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu'ils l'avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent.

Comme il fallait s'y attendre, les deux hommes d'affaire s'en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu'au cou, ruinés.

Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l'âne s'effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s'en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s'il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.

Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l'argent aux habitants du village pour qu'ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.

Voyant sa note en passe d'être dégradée et pris à la gorge par les taux d'intérêts, la commune demanda l'aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu'elles ne pouvaient en aucun cas l'aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.

Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses: moins d'argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale... On repoussa l'âge de départ à la retraite, on supprima des postes d'employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C'était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.

Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères Marchés.

Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale des maires sortants.


Cette histoire n'est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois. Et vous, qu'auriez-vous fait à leur place? Que ferez-vous ? »


 

Tridi 23 Messidor 221


 

Illustration X – Droits réservés

09/07/2013

Uhèmepets : « A votre bon cœur… »

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A vot’ bon cœur messieurs dames

Aboulez l’pognon, aboulez la came

Pendant cinq ans je vous ai enfilé

Pour mes potes la thune, pour vous les barbelés

Partout où c’est juteux, j’ai placé mes lascars

A part moi, il est vrai, ce sont tous des toquards !

Parait que j’ai triché en faisant ma campagne

Quelques petits millions, c’est pas une montagne…

Et tous ces vieux débris, les cons stitutionnels

(Pardon ? J’en fais parti de ces polichinelles ?)

Mouais, j’y vais pas souvent, à peine pour la paye

Pour voir ces vieux kroumirs qui baillent aux corneilles.

Ils ont sucré le fric à notre Uhèmepets ?

Je m’en frotte les mains : ça fait chier Copé !

Il doit faire la manche, racler tous les centimes,

Moi je me marre bien, je passe pour victime !

Non mais regardez-les, ils sont tous à mes pieds,

Faudrait être bien con pour ne pas les piller !

Eh ! Copé, si t’allais taper mamy Zinzin ?

Du pognon, elle en a, et des pleins magasins !

T’aimes mieux mettre en branle cette Pompe à Phynance :

Les « dons » qui sont payés, au deux-tiers, par…la France !

Allez, démerdez-vous, trouvez du carburant,

Moi je pars au Qatar, je reviens dans quatre ans !

 

 

Primidi 21 Messidor 221

 

Merci à Chimulus

 

********************************

 

Ecoute ! Ecoute !

 

- Où se trouve la plus petite prison de France ?

- Dans la tête de Sarkozy, Il n'y a qu'une seule cellule.

 

 

08/07/2013

Au bistrot de la toile : de Viviane à l'Uhèmepets...

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- Putaing, Loulle ! Donne-moi un canon. Pour oublier...

 

 

- Tè ! Victor. C'est du Lirac. Mais qu'est-ce que tu veux oublier ?

 

 

- Ils l'ont remise en taule, Loulle... Elle avait réussi à s'évader, mais c'est difficile une cavale. Tu es seul. Tu ne peux compter sur personne. Il faut se planquer, mais il faut pourtant bouffer et donc prendre des risques. Tous ceux qui te voient, qui te reconnaissent sont des ennemis potentiels. Elle, c'est un pêcheur qui l'a repérée et s'est empressé de la balancer au flics. Alors ils sont venus. Nombreux. Armés. Et ils l'ont retrouvée, ils l'ont piquée, ils l'ont attachée, ils l'ont jetée dans une fourgonnette et ils l'ont remise en taule. Sous surveillance renforcée...

 

 

- Mais qu'est-ce qu'elle avait fait ?

 

 

- Justement, rien.

 

 

- Alors pourquoi était-elle en taule ?

 

 

- Pour le plaisir. Pour le plaisir des cons. Pour le plaisir glauque de la regarder en taule. Pour le plaisir vicelard de se repaître de sa tristesse...

 

 

- Eh ! Oh ! On est en France ici Victor. Pas dans des pays barbares comme l'Arabie saoudite ou les USA. Depuis la Révolution, les piloris et les gibets ont disparu des places des villes et des villages. Même s'ils sont mal traités, les prisonniers sont rarement maltraités, et jamais humiliés et jetés en pâture à la vindicte populaire. Mais de qui tu parles Victor ?

 

 

- Je te parle de Viviane !

 

 

- ???!!!???!!!

 

 

- Fais pas ces yeux de sardine en boite Loulle. Tu sais bien qui c'est Viviane. C'est l'ourse qui s'est évadée il y a quinze jours de la Réserve africaine de Sijean. Eh bien ça y est, ils l'ont remise en taule... Fini la liberté. Pourtant, en quinze jours, elle n'a fait de mal à personne ! Elle devait chercher l'amour...

 

 

- C'est vrai que ce ne sont pas les ours mal léché qui manquent dans la région ! Mais c'est nous, les humains, qui sommes de drôles d'animaux : on se mobilise pour remettre en gabiole une gentille ourse qui choisit de folâtrer dans les étangs déserts des marais du Languedoc et... on achète à prix d'or des ours de Slovénie pour les relâcher dans les Pyrénées ! Dommage que Viviane n'est pas « choisi la liberté » dans les étangs solognaux de La Ferté-Imbaut, elle aurait pu se nourrir de drôles de poissons à la « Fête de la violette » où les Uhèmepets font la manche pour rembourser les magouilles de leur parrain ! Paraît qu'ils ont déjà récupéré 2 millions d'euros sur les 11 qu'il leur faut. Ils sont généreux les « militants » !

 

 

- Tu parles. Si les Uhèmepets récupèrent la totalité de ce qu'ils ont paumés par leurs magouilles, soit 11 millions d'euros, c'est l'Etat, c'est à dire toi, moi, nos impôts, qui leur en donneront 7,6 millions ! Les magouilleurs à Sarko vont donc nous faire les poches, une fois de plus.

 

 

- Comment ? Qu'est-ce que tu veux dire par là Victor ?

 

 

- La réalité. Par ce système aussi stupide que pittoresque qui fait que tout don - à un parti politique comme à une quelconque association plus ou moins philanthropique - est remboursé à hauteur de 66%, les deux-tiers, sous forme de crédit d'impôts en faveur du donateur ! Donc, sur les 11 millions de l'Uhèmepets, 7,6 millions seront payés non pas par les amis à Sarko, mais par nous tous !

 

 

- Merde ! ...taing ! Y a de quoi l'avoir en travers. Allez, je mets ma tournée. Pour oublier...


Décadi 20 Messidor 221


Merci à Chimulus

 

 

02/07/2013

Egypte : la Révolution sera laïque ou ne sera pas.

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En Egypte, les cocus de la révolution veulent absolument se débarrasser de leurs cornes. « Morzi, dégage ! » scandent-ils, en vagues ininterrompues sur la place Tarhir, comme au meilleur temps de la première étape de leur révolution.


Ils en avaient marre de la dictature de Moubarak ? Ils ont réussi, avec un courage et une détermination exemplaires, à de débarrasser de ce qu’ils ne voulaient plus. Mais à la place, les urnes leur ont donné ce qu’ils ne voulaient pas : un régime théocratique qui a glissé vers une dictature obscurantiste.

 

N’en déplaise à tous ces idiots utiles de l’islamisme, genre Bernard Guetta qui se prosterne devant le « modernisme » du régime turc (lui aussi rejeté par le peuple !), Morzi, ses « frères musulmans » et leur bras armé, les salafistes, ont instauré une dictature. Et la pire, celle qui prétend régner sur les « âmes », les esprits abrutis par une religion. La religion en politique est un cancer mortel. Toujours. Partout.

 

Morsi et ses acolytes ont amené la misère, le clanisme, l'immobilisme, le fanatisme. Ils ont imposés une dictature religieuse, se grimant derrière le masque d'une pseudo démocratie. Ce Frère musulman ultra-réac, confi en bigoterie, s'est installé sans rien changer sur le trône de Moubarak, se contentant de rajouter le coran et la charia à la corruption et à la dictature.

 

 Un an après, l'Egypte est plus pauvre, plus corrompue, plus divisée, isolée sur la scène internationale. L'insécurité est partout. Les Égyptiens s’entre-tuent, le lynchage le plus sauvage, le plus horrible des minorités est devenu une habitude. La haine religieuse est la règle. Elle s'exerce non seulement contre les chrétiens Coptes (c'est de « tradition » en terres d'islam...) mais aussi maintenant contre d'autres musulmans, les chiites. Il y a quelques semaines, une famille entière de chiite a été arrachée de son appartement par la meute fanatique, tous ses membres ont été massacrés, dépecés, peut-être même bouffés... Voilà où a mené ce peuple pacifique et civilisé le fanatisme religieux des Frères musulmans et de leurs complices salafistes. La police, la justice sont aux abonnés absents lorsqu'ils ne sont pas complices de ces horreurs.

 

Ces révolutions arabes sont-elles vouées à faire le lit du fanatisme religieux ? Cette deuxième révolution qui gronde en Egypte est porteuse d’espoir et nous sommes à un tournant décisif : dans un pays à majorité musulmane, le peuple veut chasser la religion du pouvoir et même de la société, la reléguant au domaine du privé.

 

La mère de toutes les révolutions, la Révolution française a mis des décennies pour réussir. Après avoir engendré une dictature dévastatrice, celle de Napoléon. Mais à la différence des révolutions arabes, elle s’est attaquée aux deux pouvoirs qui exploitaient, humiliaient et maintenaient le peuple dans l’obscurantisme et le quasi-esclavage : le pouvoir sur les corps, celui du roi, des nobles mais aussi et peut-être surtout le pouvoir sur les esprits, celui de la religion et du clergé. Sans faire l’économie d’un Robespierre.

 

Atatürk en son temps a imposé la laïcité, traitant à coups de trique les notables religieux, n'hésitant pas à proclamer « L'islam est un chien puant dont il faut débarrasser la Turquie ». Il aurait pu dire pareil de toute religion. Nasser a fait de même. Un demi siècle plus tard, tout est à refaire... Les religions sont des cancers mentaux qui métastasent sournoisement...

 

 

P.S. - Je ne paie pas ma redevance télé pour entendre pendant 27 minutes un escroc nous enfumer avec la complicité de Pujadas.

 

Quartidi 14 Thermidor 221

 

Illustration X – Droits réservés.

 

28/06/2013

Sommet européen : le triomphe des boutiquiers.

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Allez, ils sont contents nos « chefs d'états et de gouvernements », retour de leur raout sur l'Europe. Ils sont contents parce qu'ils ont trouvé – enfin – un accord sur le budget de l'Europe. Ce budget a été fixé à 960 milliards d’euros pour la période 2014-2020, contre 977 milliards pour la période précédente (2007-2013). Un budget de régression, pour la première fois de son histoire ! Ce que voulaient les Britanniques et les Allemands.



Vous aimez l'austérité ? Eh bien on va vous en remettre une louche ! Ce budget est décidé jusqu’en 2020. Autrement dit le prochain Parlement européen, qui sera élu en 2014, n’aura pas son mot à dire. C’est comme si Sarkozy avait décidé des budgets du quinquennat de François Hollande ! Bonjour la cohérence !



Ce sommet européen a été, une nouvelle fois pris en otage par le Rosbif David Cameron :  on baisse l’enveloppe de la PAC, mais le calcul du chèque britannique reste le même. On s’enfonce dans le chacun pour soi. C'est le triomphe des égoïsmes nationaux au détriment de l’intérêt général européen. L'ensemble du projet européen est mis en danger par ces rivalités nationales, ces crispations, ces égoïsmes. L'Europe que l'on nous propose se limite à la mise en place d'un traité commercial transatlantique, autrement dit une vassalisation de l'Europe par rapport aux USA (succès éclatant pour la Rosbifistan, cheval de Troye des Zétazuniens) et à la protection des intêrets commerciaux allemands (succès pour la Teutonne en campagne électorale).



Et François la-dedans, où est-il ? Pas vu... Où est-elle sa volonté de réorienter l'Europe ? Elle se cantonne au fait de se rebiffer (à bon escient, mais bien mollement !) devant le sinistre Barroso. Mais les dirigeants français seraient plus efficaces s'ils arrêtaient de valider les projets que porte le président de la Commission européenne, élu par personne, certes, mais mis en place par ces mêmes chefs d’États et de gouvernements ! François, il revient content, mais il ne prend pas ses responsabilités pour réorienter l’Europe.



Bon. Cherchons un peu de positif...

* Quelques milliards (8) pour relancer l'emploi des jeunes. C'est toujours ça de pris mais pour l'ensemble des jeunes des 27 (pardon, 28 maintenant, bonjour la Croatie), ça ne va pas chercher loin.

* La possibilité que le budget puisse être revu à la hausse en 2016, si la croissance est de retour.

* Plus de souplesse dans l'utilisation du pognon. Actuellement, de nombreuses lignes budgétaires ne peuvent être utilisées en totalité et ce qui n'est pas utilisé est retourné aux États alors que d'autres lignes budgétaires sont insuffisantes. Ça devrait changer.

* La possibilité d'utiliser une partie des fonds de manière anticipée et sans cloisonnement entre les années. Cela lui permettra de lancer des projets plus importants et plus fixés sur le long terme.





Cela suffira-t-il pour renverser le terrible désamour, et même le rejet des citoyens européens envers cette Europe dévoyée de sa vocation première par les ultralibéraux qui lui ont mis leur sale pogne dessus ?





Décadi 10 Thermidor 221



Illustration X – Droits réservés



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Ecoute ! Ecoute !



 

C'est un mec que sa femme envoie consulter le médecin parce qu'il n'arrive pas à faire tout le boulot qu'il doit faire dans sa maison : tondre la pelouse, repeindre la cuisine, etc.

Le docteur lui fait un examen complet.

Lorsque tout a été passé en revue, le gars dit à son docteur :

- Allez-y, dites-moi la vérité, je suis prêt à tout entendre. Qu'est-ce que j'ai ?

Et l'homme de l'art lui répond :

- Eh bien, pour vous parler tout à fait franchement, vous êtes fainéant !

- D'accord, je préfère ça... Mais vous n'auriez pas un terme médical pour ça que je puisse donner à ma femme ?

24/06/2013

Normalou à Doha : pour quelques poignées de (gazo)dollars...

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Eh ! Vous l'avez vu François faire la danse du ventre devant les Zaraberiches en robe blanche du Qatar ? Il doit avoir de la peau morte sur la langue à force de leur faire des « inflations mode Dati » ! Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour essayer de fourguer quelques Rafales (avion dépassé dâtant de...cinquante ans!), de faire avancer quelques gros dossiers, comme le projet de métro à Doha pour lequel le groupe Vinci est en lice, ou celui du tramway de la ville nouvelle de Lusail, dans lequel s'est engagé Alstom, sans oublier qu'Airbus équipe déjà quasiment toute la flotte qatarie...

 

Il lui a fallu aussi se trémousser un peu plus du bide pour rassurer « nos partenaires et amis Qataris » quant aux réticences de plus en plus rugueuses concernant le rachat par les Bédouins des bijoux de famille de la France. Il lui a fallu notamment proposer autre chose que les monceaux de pognons que les gaziers des sables voulaient déverser sur nos banlieues pour les « aider »...avec l'aide du « progrès salafiste ». En l’occurrence, ce sera un fonds commun franco-qatari destiné à financer des PME.

 

Et puis, il a dû nous faire un grand numéro au lycée Voltaire de Doha. Cet établissement de prestige avait été inauguré en grandes pompes en janvier 2008 par Sarkozy, aux côtés du prince héritier, avec Bernard Kouchner, Christine Lagarde et Xavier Darcos... Il a fallu six mois à peine pour exaucer le vœu des Al-Thani : créer à Doha un établissement français autre que le lycée Bonaparte fréquenté par les enfants d'expatriés. Une école franco-qatarie avec cours d'arabe, d'anglais et, en option, de religion islamique. La Mission laïque, riche de son expérience d'enseignement dans 125 institutions du monde entier, a relevé le défi. Le projet pédagogique - deux cultures, trois langues - enchantait les Qataris. Dès lors, au diable l'avarice, voilà nos Qataris promus membres à part entière de la francophonie. Ben voyons, il y a autant de francophones au Qatar que de démocrates aux F.N...

 

Mouais... L'enseignement « à la française » au pays de la charia, c'est pas du loukoum ! Véronique Sanson, invitée à venir promouvoir la culture française ? Recalée : une de ses chansons parle d'Allah. Un livre d'histoire parlant de la chrétienté ? Le proviseur convoqué chez le proc et menacé de...dix ans de taule ! Au Qatar, les jeunes ne doivent pas savoir avant l'age de 18 ans qu'il peut exister d'autres religions que l'islam... Bonjour la laïcité à la française chez les barbus pleins de thunes. Résultat : la Mission laïque doit foutre le camp et la gestion ainsi que le contenu de l'enseignement du lycée Voltaire passent directement sous la coupe de ces grands démocrates de Qataris.

 

Tout ça pour la plus grande « gloire » d’une principauté moyenâgeuse du golfe arabo-persique. Un pays dont la richesse est assise sur le gaz et sur l’exploitation sans vergogne de 2 millions de quasi esclaves étrangers au profit d’une poignée de bédouins. Avec en prime une dictature féodalo-religieuse dont l’obscurantisme ferait passer le Perse Ahmadinejad pour Voltaire ! Un pays prédateur qui achète les bijoux de famille de la France avec la complicité des gouvernements en la matière aussi veules à gauche qu’à droite. Un pays bonzaïe, soutient financier et idéologique des Frères musulmans, qui prêchent ouvertement l'avènement de la charia – horreur archaïque à l'état pur – dans le monde entier, soutient également des mouvements salafistes contre lesquels la France envoie ses soldats... Avec des amis comme ça, on est tranquille !



Bof, me direz-vous, les gazo-dollars des féodaux du désert valent bien quelques « aménagements raisonnables » avec la charia..



Ben NON ! On n'a pas a vendre notre dignité (j'ai failli écrire « notre âme ») pour quelques poignées de dollars !





Sextidi 6 Thermidor 221



Illustration X – Droits réservés



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Ecoute ! Ecoute !



Deux sultans discutent de leurs femmes. Comment fais-tu le soir, demande l'un, pour choisir une femme parmi les trente que tu as dans ton harem? C'est très simple, rétorque l'autre, je les réunis toutes dans le hall et, du haut de la balustrade, je leur jette un seau d'eau. Ensuite, je prends celle qui fait le plus de vapeur! 

 

 

21/06/2013

Taxer les robots ? L'important, c'est la ROSE !

caisses robots dessin Tignous.jpg

 

 

Hier, j'émettais l'idée de « taxer les robots » ("Et pourquoi ne pas faire payer les robots ? Toutes ces machines (caisses automatiques d'autoroute, d'hypermarché, etc.") qui prennent la place de personnes qui cotisaient, elles ! ). Un lecteur de Médiapart signant « Pizzicaluna » – que je ne saurais trop remercier – m'a signalé que cette idée, loin d'être loufoque, était portée par un mouvement ayant fait l'objet d'un article dans Libération le...22 mai 1998. Cette taxe intelligente a même un joli nom : « ROSE » pour Robots, Ordinateurs et Systèmes Experts.

 

Taxer les robots n'est pas une réaction contre le progrès, au contraire, dit John Mitchell, un britannique du « 9.3. » porteur avancé de cette idée : «Je ne suis pas contre le progrès, bien au contraire. La carte à puce du médecin, c'est formidable, c'est pratique. Mon problème est seulement: que vont devenir toutes les femmes qui saisissaient les feuilles de Sécu ? La Sécu va économiser de l'argent, les Assedic vont payer et les gens seront désespérés. C'est anormal, on met les gens en situation de ne plus savoir quoi faire.»

 

Ce que propose John Mitchell est simple: il veut taxer les machines de sa «cotisation Rose». Rose pour «Robots, ordinateurs et systèmes experts». Le bénéfice de cette taxe servirait à créer des emplois, à assister les chômeurs, à financer des formations, à aider les entreprises à embaucher.

 

Le raisonnement de John Mitchell est le suivant: «A job égal, les salariés ne sont pas compétitifs avec les machines, d'abord parce qu'ils sont moins efficaces, ensuite parce qu'ils représentent de lourdes charges sociales pour l'employeur. L'idée de la cotisation Rose est donc de rétablir l'équilibre pour qu'il n'y ait pas de «concurrence déloyale» accrue entre humains et machines, lesquelles doivent devenir les «nouvelles vaches à lait». En faisant payer une taxe sur les robots, ordinateurs et systèmes experts, la compétition se réduirait, le chômage aussi.

 

La cotisation Rose frapperait les petits ordinateurs comme les gros systèmes, lecteurs de cartes, distributeurs, robots, pompes à essence automatiques, billetteries, trieuses postales et serait une «taxe sur la capacité de production» basée sur un ratio de son invention, le Mac/Man (Machine/homme), évaluant la capacité de production d'une machine par rapport à l'homme. (Serait ainsi établi une cotisation mensuelle sur tous les robots, ordinateurs et systèmes experts à un taux en fonction de leur capacité de production mesuré en équivalent-hommes . Considérer en comparaison la puissance fiscale des véhicules qui est mesuré en équivalents-chevaux.

 

Les gains de productivité ne profitent pas à tous. Les machines au lieu de libérer l'homme en diminuant sa charge de travail le privent parfois totalement de son emploi. La cotisation sociale sur les machines rééquilibrerait l'injuste compétition entre la machine et l'homme. 

 

Il y en a là du pognon a prendre François ! Et une idée formidable dans le droit fil de la justice qui t'est chère (trop chère?), de la liberté retrouvée, de l'égalité homme-machine, de la fraternité (?!) patron-employés.

 

Voilà. Y a plus qu'à...

 

 

 

 

19/06/2013

Au bistro de la Toile : plus un seul chômeur ? C'est facile...

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- …taing ! Victor, t’as vu. Le dénommé Queyranne vient de remettre à Montebourg son rapport sur la « modernisation de l’action publique ». Et il préconise des mesures qui vont foutre la zone : il tape sur les aides aux taxis, aux transporteurs, aux paysans, au cinéma, à l’outre-mer, etc. On peut prévoir de la joie !

 

- Bof. S’il y a grève des taxis, blocage des routes par les transporteurs, déversement de fumiers devant les préfectures, ça fera venir des gens dans ton rade ! Et puis attend, le Queyranne, il ne s’estrasse pas l’oignon : il y a un foutoir de 6.000 aides diverses aux entreprises. Qui ne profitent évidemment qu’à celles qui ont les moyens de les débusquer dans ce maquis. Elles coûtent 110 milliards (deux fois le budget de l’éducation nationale !) par an. Et sur cette montagne de pognon souvent jeté pour rien, le rapport dont tu parles ne prévoit d’en raboter que…3 petits milliards ! Une poignée de figues… Le rapport ne porte pourtant «que» sur 46,5 milliards d'euros d'aides, certains dispositifs comme le crédit impôt recherche ou les allègements de charges sur les bas salaires n'ayant pas été audités. Sur ce total, qui se compose de niches fiscales et sociales, de subventions, de prêts et apports en capital, les rapporteurs ont découvert que l'industrie n'en percevait que 2 milliards, contre 4 pour l'agriculture, 2 pour l'outre-mer et 1 pour la culture…

 

- Une poignée de figues, comme tu dis…

 

- Et les frais de gestion ! Toutes ces aides sont accordés par l'État, mais aussi par les régions, les départements et les communes. Et allez la gabegie ! Résultat, pas moins de 15.000 agents des collectivités locales travaillent à «aider» les entreprises. Facture? 700 millions par an. Le rapport recommande donc de donner aux régions le pilotage du développement économique, de garder une seule agence économique par région (il y en a 110 actuellement) et d'obliger les chambres de commerce à réaliser 400 millions d'économies.

 

- Il parait  que les buralistes sont visées ? Moi, je m’en cague, je ne suis que bistro…

 

 - Ceux-là, ils savent se démerder. Ils ont su pleurer, menacer et ont réussi à tirer un max à l’époque Sarko !  La cour des comptes a calculé qu'entre 2004 et 2011, le montant du soutien, toutes aides confondues, s'est élevé à 2,6 milliards d'euros !

 

- Putaing ! Mais 110 milliards par an donné aux entreprises, si on compte le coût d’un emploi au smic autour de 30.000 euros par an, ça fait… Attends je prends ma calculette… Ça fait 3 millions 666 mille emplois !

 

- Plus que le total des chômeurs de catégorie A qui ne sont « que » 3 millions 264 mille…

 

- En supprimant toutes ces aides qui ne servent généralement qu’en engraisser un peu plus les actionnaires, à changer le 4x4 des petits patrons ou le tracteur des paysans, on n’aurait plus de chômeurs en France !!! Et la consommation relancerait toute l’économie !

 

- Exact. Et les pôôôvres patrons martyrisés non seulement ne foutraient pas le camp, mais embaucheraient pour faire face à la demande !

 

- Eh ! François, écoute-le ton pote Queyranne ! La voilà ta solution !

 

 - Ouais mais, pour le patronat, plus de chômage, ça veut dire plus de moyens de peser sur les salaires. Et ça, ils n'en veulent pas !



Primidi 1er Thermidor 221

 

Merci à Chimulus

 

 

18/06/2013

Se débarrasser de Barroso...

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Non mais, qu'est-ce-qu'il faudra faire pour se débarrasser de ce sinistre Barroso ? Rappelons que ce type, qui dirigeait le Portugal à l’époque de la crise de l’Irak, était un farouche partisan de la guerre de Bush, comme l’Espagnol Aznard – viré depuis – le rosbif Blair – viré depuis – et évidemment le criminel Bush – viré depuis. Ce nuisible a été placé et maintenu à la tête de l’exécutif européen grâce aux magouilles des Anglais. Ce type est non seulement nuisible, mais il est dangereux. Il voudrait nous faire haïr l’Europe qu'il ne s’y prendrait pas autrement.

 

La Commission est responsable de l'hostilité des citoyens des états membres à la construction européenne ! Elle nous emmerde avec ses directives sur la chasse aux canards ou le fromage au lait cru mais elle s'est montrée d'une nullité absolue pour lutter contre le dumping fiscal et social entre pays de l’Union, les paradis fiscaux, la protection des industries européennes contre le dumping des pays tiers, etc. Et maintenant, contre le mandat qui lui a été donné, Bartosso remet sur le tapis l'exception culturelle non seulement française, mais européenne dans les discussions qui vont s'ouvrir afin d'inféoder un peu plus l'Europe aux États-Unis. En clair, pas question pour Paris, attaché aux subventions et aux quotas de diffusion, de laisser la culture devenir une marchandise comme les autres, et de se laisser noyer par les pleins cargos de sous merdes étazuniennes. Le président de la commission européenne, le ci-devantBarroso José Manuel, ne l'a pas digéré. L'attitude « anti-mondialisation » de la France est « totalement réactionnaire », n'a-t-il pas hésité à tacler lundi daans les colonnes de l'International Herald Tribune.


Artistes et réalisateurs français sont montés aux créneaux. Costa-Gavras, ne mâche pas ses mots : « Monsieur Barroso est un homme dangereux pour la culture européenne ». Même Rachida Dati, qui exige sa démission en estimant qu'il « se couche devant les Etats-Unis ». Pour une fois qu'elle dit quelque chose de censé... François - de manière un peu trop diplomatique à mon goût, mais c'est sa manière – a remis les pendules à l'heure en rappelant que la Commission doit s'en tenir à son mandat, et seulement à son mandat.


Non mais pour qui il se prend ce type élu par personne ? Son attitude crispe les populations européenne contre cette Europe dégueulasse du fric et du mépris du peuple. Malgré la faillite du système, les ayatollahs de la commission continuent leur couplet ultra libéral en faveur du libre échange contre l'intérêt et les aspirations des citoyens européens. En pleine crise gravissime, ils n'ont pas bougé d'un iota de leur dogme. Un tel fanatisme pour la concurrence et le libre échange des grosses boites en ce moment, chapeau! Avec de pareils négociateurs, on peut s'attendre à une capitulation en rase atlantique dans ces redoutables « négociations » sur un possible traité de libre échange entre l'Europe et les États-Unis...


Bientôt on va voter pour cette Europe. Faut faire en sorte que se dégage une majorité qui sera en mesure de virer ce néfaste et de réformer cette insupportable commission. Sinon les égoïsmes nationaux déferont ce qui se construit dans la douleur mais aussi l’espoir depuis le traité de Rome. L’Histoire nous a appris ce qui en résultait… On n’est à l’abri de rien !

 

Décadi 30 Prairial 221

 

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