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04/11/2012

Ouiquinde gastronomique : un plat qui a de l’accent et tient au ventre !

alsacienne sans culotte2.jpg

 

Le Baeckeofe d’Alsace et de Lorraine.

 

Il me souvient de grandes fêtes vigneronnes

Entre les vins d’Alsace et les Côtes-du-Rhône

Où, avec ma chorale de vigoureux soiffards,

Nos pifs enluminés jouaient les gyrophares.

Nous avons ripaillé, chanté, mangé, et bu

Avant que de sombrer, fin remplis et fourbus

Dans les bras de Morphée, de Sophie ou Gisèle

Vaincus par la bamboche plus que les demoiselles…

- Tu le sais bien Victor que le vin, s’il enflamme,

En amour est meilleur s’il est bu par les femmes !

Au cours de ces agapes, qu’avez-vous donc mangé ?

- Dans ces contrées de froid si loin de ma Provence

Nous avons dégusté, au cours de ces bombances,

Le célèbre Baeckeofe, la potée alsacienne

Un plat qui tient au ventre, platée rabelaisienne.

Les femmes le préparaient, enfin, c’est ce qu’on dit,

Le dimanche matin pour le cuire lundi.

 

Tu tailles en gros morceaux de la viande sans os

Ton boucher, s’il est bon, te le fait rapidos,

Une livre de bœuf, gite ou paleron,

Une livre de porc et autant de mouton.

Tu fais tremper tout ça dans une marinade :

Oignons, poireau, carotte, ail, girofle, muscade,

Bouquet garni, sel, poivre et bien sûr vin d’Alsace,

Riesling ou Sylvaner sont les plus efficaces.

Tu laisses mariner, au frais, vingt-quatre heures.

Emince cinq oignons, deux kilos de patates

Comme pour préparer la truffade auvergnate.

Le « Baeckeofe » est aussi le nom du plat en terre

Large, ovale et profond, solide, utilitaire.

Etale tes patates en couches sur le fond,

Sale, poivre et dispose au dessus les oignons,

Sel, poivre de nouveau puis dispose les viandes

Egouttées, séparées d’avec leur marinade,

Mouille avec celle-ci jusqu’à demi terrine

Complète avec du vin…et remplit ma chopine !

Pour donner du moelleux, met un pied de cochon

Ou bien un pied de veau…et verse ton cruchon !

Ajoute par-dessus ce qui a mariné

Sel, poivre du moulin et…remet ta tournée !

Ferme alors ton couvercle très hermétiquement

Avec farine et eau maniées fermement,

Ça s’appelle « luter » : fermer avec la pâte.

C’est fini, il faut cuire longuement et sans hâte,

Dans un four préchauffé, cent-quatre-vingt degrés,

Quatre heures minimum et plus si ça t’agrée.

Ce plat pourrait sauver bien des anorexiques,

Régale les gourmets, stoppe les boulimiques.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis ras bord mon verre

D’un Gewurztraminer à la saveur friponne

Et  laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

Ingrédients pour six personnes :

½ kilo de gîte, poitrine ou paleron de bœuf sans os – ½ kilo d’épaule ou d’échine de porc sans os – ½ kilo d’épaule de mouton ou d’agneau sans os – 1 queue, 1 pied de porc ou de veau (facultatif) – 1/2 d’oignons – 1 grosse carotte - 2 gousses d’ail – 2 kg de pommes de terre – 2 blancs de poireau – 1 bouteille de Riesling ou de Sylvaner – 1 bouquet garni – girofle – sel et poivre – farine.

 

Vins conseillés :

En rouges, des Alsaces Pinot noir ; en blancs Alsace Pinot gris (Tokay), Riesling, Sylvaner ; en vins d’Allemagne Riesling, Rheingau.

 

Tridi 13 Brumaire 221

 

Illustration X - Droits réservés

28/10/2012

Ouiquinde gastronomique pour Nicole : La bourride de La Lionne

bourride sétoise.jpg

 

- Compagne de ma vie en restant ma maîtresse

Elle mêle à souhait la fougue et la tendresse.

Sa peau de soie moirée, ses yeux de velours vert

Sa grâce de félin sensuel et pervers,

Le dangereux désir qui effraie et passionne

Font que je la surnomme, fièrement, La Lionne.

- Oh ! Victor ! Cette fois t’es mordu ! Qui l’eût cru ?

T’as pas peur, quand tu dors, qu’elle te bouffe cru ?

Il faut se méfier des mantes religieuses :

Elles croquent leurs mâles lorsqu’elles sont heureuses !

- Vivre heureux même si c’est dangereusement

Tel a toujours été le credo des amants.

Et puis, si ses étreintes sont longues et torrides,

Pour manger, elle préfère encore la bourride !

- A queste co, Victor ! Voilà qui est rassurant

Car il faut savoir fuir un amour dévorant.

Maintenant sa bourride, qu’elle en est la recette ?

- C’est, en un peu plus riche, la bourride de Sète.

Première opération, prépare un court bouillon :

Deux carottes, un poireau, du fenouil, deux oignons,

Plus un zeste d’orange, du laurier et du thym,

Fleur de sel de Camargue et poivre du moulin.

Un litre et demi d’eau, demi-litre de blanc

De Laudun ou Pujaut, quelques brins de safran.

Mets la tête d’un congre, deux poignées de favouilles,

Fais cuire vingt minutes, à feu vif, que ça bouille.

Passe au presse-légumes, puis exprime au torchon.

Pendant que ça tiédit, fais péter un bouchon.

Dans ce jus, mets ta lotte dix minutes en cuisson.

Tes loups et ton colin débités en tronçons

Tu les rajoutes alors, mais pas comme une brute,

Et les cuis en faisant frissonner dix minutes.

Retire les poissons que tu réserves au chaud,

Tu reprends ton bouillon et le passes à nouveau.

Pendant que ça cuisait tu as fait l’aïoli,

Soit généreux car en manquer est impoli,

Pour la changer en rouille, une fois qu’elle est faite,

Tu va incorporer du piment d’Espelette,

Ça va te la muscler et te la colorer.

En deux portions égales tu vas la séparer :

La moitié dans un bol, pour manger le poisson,

L’autre te servira à lisser le bouillon.

Dans une casserole, pour cela incorpore

Deux ou trois jaunes d’œuf. Tu dois tourner encore

En versant doucement le bouillon toujours chaud.

Tu remets à feu doux sur le bord du réchaud

Et tu tournes comme pour une crème anglaise.

Quand la cuillère nappe, ton bouillon est à l’aise.

Tu mets dans les assiettes quelques croûtons dorés,

Frottés d’ail et couverts avec la rouille ambrée,

Que chacun mouillera comme il veut de bouillon

Et tu sers à côté le plat de tes poissons.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour le bouillon: - 6 carottes, - 3 poireaux, - 3 oignons piqués de clous de gi­rofles, - 3 branches de fenouil, - 1 gros bouquet garni, - l zeste d'orange, - 3 cuillerées à soupe rase de sel de Ca­margue, - safran, - 2 têtes de congre, - 1 kilo de petits crabes (appelés favouilles en Provence), - 1 litre de vin blanc sec.

Pour les poissons: - 3 queues de baudroie (appelées aussi lotte) coupées en tron­çons épais, - 3 loups (appelés encore bars) coupés en darnes, - 6 darnes de colin.

Pour la rouille: - 1 demi litre d’huile d'olive, - 6 gousses d'ail, - 1 jaune d' œuf.

- 1 cuillerée à café de piment d'Espelette, - sel.

Pour la liaison: - 6 jaunes d'œuf.

Pour le service: - croûtons de pain séchés au four et frottés d'ail.

 

Les vins conseillés:

La bourride fait bon ménage avec tous les vins blancs secs de la vallée du Rhône: Côtes-du-Rhône, Coteaux-du-Tricastin, Coteaux-du-Diois, Coteaux-du-Luberon, Côtes-du-Ventoux, Costières-de-Nîmes.

En vins du Languedoc: Picpoul-de-Pinet, blancs de La Clape.

En vins de Provence: Cassis, Palette, Coteaux-d'Aix.

 

 

Puteng ! Ici, il neige, el fait moins 6 et il souffle un vèn terraù – la bise du nord – à décorner tous les bovidés et tous les cocus de la Margeride ! Restons donc bien au chaud à l’intérieur et mettons-nous aux fourneaux.

L’ami "Erreur 403", un blogueur de Médiapart, propose un jumelage fort judicieux entre la « bourride sétoise » (ci-dessus) et la « marmite dieppoise ». Voici ce qu’il préconise :

 

Les secrets de la Marmite Dieppoise/Sétoise

 

La Marmite "Normandie/Sète-end" se démarre comme une marmite Dieppoise classique : par la confection de la "nage". Pour ma part, j'ai opté, en sus des ingrédients traditionnels, pour une carotte finement émincée en bâtonnets. Quand les blancs de poireaux, filaments de carotte, échalote et oignons émincés ont commencé à suer doucement au fond de la cocotte, j'ai mis sur le feu une casserole d'eau pour éplucher la tomate ébouillantée.

La variante commence ici : dans cette eau bouillante, la tomate évacuée, pelée et concassée, j'ai placé un bol contenant 45g de beurre, comme pour faire un beurre clarifié.(Au bain-marie)

Puis j'ai poché dans la nage assaisonnée de poivre blanc, piment d'Espelette, cannelle et coriandre, les différents poissons et coquillages, selon leur dose, de trois à cinq minutes. Aujourd'hui, le marché était : cabillaud, rougets, plies, St Jacques, crevettes et moules,(à part, bien entendu)... Je les ai réservés dans un plat au four à 65°, juste avant qu'ils ne s'émiettent dans la nage.

C'est là que m'est revenu une vielle réminiscence de Bourride : au lieu de monter un roux avec farine et beurre, que je devrai détendre avec une louche de nage, je décide de monter un léger aïoli au beurre clarifié qui va lier  le reste de bouillon.

La règle d'or pour monter un aïoli ou une mayonnaise est que les ingrédients soient à la même température. Eh bien pourtant, grâce au pouvoir émulsionnant du suc d'une belle gousse d'ail, mon appareil prend.Ca marche !

Ce qui va me permettre d'économiser vingt bons centilitres de crème fraîche pour lier ma sauce jusqu'à la consistance de "crème anglaise" qui fait l'onctuosité de la Dieppoise.

L'émulsion prend à merveille avec la crème. Je retire à la louche l'excès de la nage que je conserverai dans un bocal. Mes poissons et fruits de mer plongent dans le bouillon lié qui donne envie de pain grillé .

Le résultat est une splendide Dieppoise au léger arrière-goût de Bourride Sétoise.

Nec plus ultra : la faible dose de crème et la dilution des jaunes d'œuf dans le beurre clarifié permet même un réchauffage à 70°, et même la congélation du reste..

 Béni soit Loué ! Vive l'alliance culinaire Nord-Sud !

 

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 Septidi 7 Brumaire 221


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25/10/2012

Le poids des mots, le choc des fautes

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Ces jours derniers, j’ai été sollicité par une jeune personne proche de la famille pour « jeter un œil » sur un travail écrit qu’elle devait remettre dans le cadre d’une formation au métier…de formateur.

 

Le fond du travail était très correct, les idées claires et leur cheminement logique. Mais que dire de la forme ! ! ! Des fautes d’orthographe tous les deux ou trois mots (du genre « et » pour « est »), des erreurs de syntaxe aberrantes, sans parler des participes passés avec une terminaison en « er », quand à l’accord du complément d’objet direct placé avant le sujet, alors là, c’est plus que de l'hébreu, c’est de l’aztèque…

 

Cette personne – par ailleurs éduquée, intelligente, vive - était honteuse et j’en étais moi-même gêné.

 

Des fautes, on en fait tous, et moi par le premier. Mais il ne faut pas en faire trop ! !

 

Comment voulez-vous que le jury d’une commission auquel vous donnez à apprécier un manifeste littéralement bourré de fautes puisse vous juger à votre juste valeur ?

 

« Je suis victime, m’a-t’elle dit, des méthodes d’apprentissage de la lecture et de l’écriture qui avaient cours pendant ma scolarité… »

 

Ces fameuses méthodes dites « globales », « structurales » et autres conneries de ce genre qui ont fait – et continuent à faire - des générations d’analphabètes. Un enseignant avec lequel je m’entretenais à ce sujet me confia que sa hiérarchie et même ses collègues l’avait fortement dissuadé de revenir à la traditionnelle dictée complétant la lecture, à l’analyse logique, à l’apprentissage du vocabulaire et surtout de la grammaire. « C’est dépassé, c’est ringard… ». C’est même mal vu paraît-il par la hiérarchie.

 

Il est évident que la folie des « textos » n'arrange pas les choses...

 

Mesdames et messieurs les enseignants, cessez – comme dit l’ami Brighelli – de nous fabriquer des crétins.


Quartidi 4 Brumaire 221


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21/10/2012

Gastronomie campagnarde: le sac d'os

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Le sac d’os

 

- Dis-moi, sais-tu, petit, ce que c’est qu’un sac d’os ?

- C’est une jeune fille qu’est pour sûr pas très grosse…

- Ce parallèle-là n’est vraiment pas galant,

Pour la gent féminine, c’est bien désobligeant !

Non, petit, un sac d’os, même si c’est étrange,

C’est un plat délicieux, paysan, que l’on mange

Au fond de nos campagnes lorsqu’on tue le cochon

Et non pas les appâts d’une maigre Fanchon.

Coupe en petits morceaux les os des côtelettes

En laissant de la viande, et pas qu’une lichette,

Coupe aussi tout petit un bon kilo de couennes

Met la queue du cochon, un peu de péritoine,

Dans une grande jatte, mélange tes parcelles

Avec de l’ail pilé, thym, laurier, poivre et sel.

Généreux sur le sel pour conserver le met,

Tu laisses reposer pendant que tu soumets

L’estomac du cochon à quelques tours de mains :

Retourner, bien gratter au couteau et laver

Soigneusement le tout dans de l’eau vinaigrée.

Puis tu remets d’aplomb cet estomac-saquette

Dans lequel tu ensaches couennes et côtelettes.

Tu fermes le sac d’os en cousant les entrées,

Saupoudre de gros sel et conserve aux frais.

Après trois quatre jours tu dessales une nuit

Alors, dans beaucoup d’eau, tu vas le faire cuire

Serre-le dans un linge pour ne pas qu’il éclate

Et à tout petit feu il mijote sans hâte

Trois ou quatre heures au moins pour qu’il s’épanouisse.

En bouche alors, petit, c’est un feu d’artifice !

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis ras bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi l coupe et la bonbonne !

 

VictorAyoli 

 

 Décadi 30 Vendémiaire 221


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19/10/2012

Ach so ! Mon Vranzois, che d’aime… Moi non plus.

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- Tu as enfin técité te serrer le Kiki de tes Vonctionnaires, de taxer zérieusement tes Zalariés feignant qui zont touchours en kongé, de lacher la grappe de tes Patrons en baissant leurs charges. Bref, tu commence à te germaniser ! On s’est bien disputer zette nuit au zommet européen. Mais à la fin, c’est encore moi qui ai gagné ! Comme d’habitude. Tu voulais mettre en place un mécanisme de supervision des banques, de toutes les banques, même des miennes ! Ach so ! Comparer nos bonnes banques « Kalité allemande » avec vos officines douteuses, quel culot ! C’est repoussé à la fin 2013, après les élections que che compte bien remporter encore une fois ! Ah ! Ah ! Ah !  Un à zéro mon Vranzois ! Che t’aime…

 

- Moi non plus. Mais, chère Angéla BisMerkel, tu voulais glisser sous le tapis les magouilles de tes banques locales et régionales. Eh bien la supervision concernera toutes les banques de l’Union, y compris les tiennes ! Un à un Angela. La balle au centre. Si tu es réélu, on s’arrangera bien. Mais je n’oublie pas que tu as refusé de me recevoir lorsque j’étais en campagne. Et que tu as bruyamment soutenu mon adversaire qui, il est vrai, était ton teckel dévoué !

 

- Ach so, Vranzois, c’est comme ça. Che d’aime…

 

- Moi non plus. Et si on parlait de la dette réelle de ton pays, Angéla ! Toi qui donne des leçons de rigueur à tout le monde, dans un dossier intitulé « La vérité », le très sérieux quotidien économique de ton pays Handelsblatt en a filé un sacré coup dans ton modèle de « vertu germanique » en recensant les magouilles que les gouvernements allemands successifs, et surtout le tien, chère Angéla, ont utilisé et utilisent pour fourrer le cadavre dans le placard, c'est-à-dire cacher la dette abyssale de ton pays !

 

- Ach so ! Grrr !!!! Vranzois, che grois que tu va m’énerver…

 

- Officiellement, la dette allemande en 2011 est de 2 000 milliards d’euros. Pour l'expert financier Jens Boysen-Hogrefe, un de chez toi chère, très chère, trop chère Angéla : "Il est difficile de faire des reproches aux autres pays lorsque l'on décide de contracter de nouvelles dettes au lieu de profiter d'une situation propice aux économies". On est pourtant encore loin de la réalité, puisque la majeure partie des dépenses prévues, ne sont pas inclues dans ce chiffre. La vrai dette en chiffre, je vais te la dire, très, trop chère Angéla : Il comprend les retraites, la sécurité sociale, l’évolution démographique défavorable de ton pays, les malades ou encore les personnes dépendantes. D'après de nouveaux calculs, l’addition est autrement plus salée : un mensonge de 5 000 milliards d’euros supplémentaires ! Soit un total de  7 000 milliards d’euros de dette publique ! L'Allemagne serait donc endettée à hauteur de 270 % de son produit intérieur brut et non pas 83 % comme officiellement annoncé. Par comparaison, la dette grecque devrait être de 186% du PIB en 2012. Et c’est toi qui prétends nous donner des leçons de rigueur Angéla ? Ah ! Ah ! Ah ! C’est l’Hôpital qui le moque de la Charité, ou le sida qui se moque du cancer…

- Ach so ! Vranzois. Che t’aime de moins en moins. Tu me fais regretter Sarko…

- Et si tu me disais, chère, très chère, trop chère Angéla dans quel pays d’Europe 20% des salariés gagnent moins de 10,36 euros brut de l’heure ? Le pays où ces salaires concernent 3 employés sur 4 dans les salons de coiffures, le nettoyage, les restos, les chauffeurs de taxis, etc. et encore, en CDD ? Le pays où 10% des travailleurs doit avoir un second boulot pour survivre ? Le pays où seulement un jeune sur cinq décroche un diplôme supérieur à celui de ses parents ? Tu peux me dire quel est le pays dont 10% des citoyens possèdent 53% des richesses tandis que la moitié des salariés s’en partagent seulement 1% ? Tu peux me le dire Angéla ?

- Ach so ! Grrr…

Eh bien je vais te le dire moi : c’est l’Allemagne ! Alors si c’est ça le modèle que tu veux imposer à l’Europe, va fan culo ! comme dirait Berlusconi !

 

Sources : Arte journal 

Le Canard enchainé du 17/10/2012

 

Octidi 28 Vendémiaire 221

 

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17/10/2012

C’est pour quand le jihad contre la bêtise ?

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Formidable Sophie Aram qui, ce matin sur France Inter, face au ministre de l’intérieur, a dégainé l’arme du rire contre la connerie ambiante exacerbée par les sectateurs de ces névroses collectives qu’on appelle « religions ». En quelques mots elle a recadré le débat, mettant le doigt sur l’énorme régression apportée par les Frères musulmans et ensuite leurs « enfants » naturels : salafistes, wahabites et autres nazes islamistes. Pour cela, elle a fait écouté un discours de Nasser datant de plus d’un demi siècle où le Raïs, parlant des « frères » déclenchait les rires en simplement énonçant la prétention de ces fanatiques de vouloir voiler les femmes. « Qu’ils se voilent eux-mêmes ».


C'est ICI

 

Regardez cette vidéo de 1953 et faites le parallèle avec l’Egypte d’aujourd’hui et vous comprendrez la colossale faute des Zétazuniens et en règle générale des Zoccidentaux qui ont inventés, créés et fait grandir ces extrémistes religieux pour, justement, contrer Nasser, coupable à leurs yeux de vouloir libérer son pays de l’exploitation éhontée des pays arabes, de leur pétrole, de leur canal de Suez et autres richesses.

 

Nasser était un laïque, un émancipateur dans la droite ligne de Kémal Atatürk. Le monde ne serait pas au bord de l’affrontement armé inter culture si la bêtise, la cupidité de nos dirigeants n’avaient pas tout fait pour abattre cette génération de dirigeants arabes éclairés.


Sextidi 26 Vendémiaire 221


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16/10/2012

Horreur ! Peillon parle du « shit » ! On dirait qu’il a pété dans la sacristi…

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Ben dis donc ! On aurait dit qu’il avait pété dans la sacristi Peillon, le philosophe ministre de l’éducation nationale ! Pourquoi ? Pour avoir répondu à un journaliste qu’il était personnellement partisan d’ouvrir le débat sur la dépénalisation du cannabis. Il parle de « dépénalisation » et non pas de « légalisation ».

 

Il n’empêche que les règlements de comptes se multiplient voire se banalisent, tant à Marseille qu’à Paris, Grenoble et ailleurs. Le moindre différent se règle au calibre et à la kalachnikov. Les flics font ce qu’ils peuvent, c’est-à-dire pas grand-chose. Quand ils ne sont complices et partie prenante dans ce trafic… Cette ambiance de far-west est sous tendue par deux choses : le chômage à haute dose qui sévit dans les quartiers dits sensibles avec pour conséquence la nécessité d’une économie parallèle, en l’occurrence le trafic de drogues, essentiellement de shit (cannabis).

 

Ce trafic est parfaitement organisé avec les gros bonnets (voir le démantèlement récent d’un réseau de trafic de hasch et de blanchiment d’argent, impliquant des chefs d’entreprises, des professions libérales, des politiques et bien sûr des banquiers…suisses ! lien)  qui organisent la filière depuis le Maroc (production dans le Rif bénéficiant de très, très hautes protections locales), les pourvoyeurs qui remontent la drogue depuis ce pays, soit en grosses bagnoles (go fast), soit planquée dans des cargaisons de poids lourds, les revendeurs (dealers) dans les citées, les « nourrices » qui logent les stocks souvent par la menace, les guetteurs qui surveillent l’éventuelle venue des flics, les rabatteurs de clients. Tout ça croque plus ou moins selon la place dans la hiérarchie du trafic. Mais la dure loi de la concurrence « libre et non faussée » fait que les conflits de territoires, de parts de marchés sont nombreux. Et se règlent à la kalach…

 

Comment casser cette spirale de la mort ? Certainement pas avec des gesticulations policières. Les bataillons de CRS de Villeneuve près de Grenoble ou dans les quartiers nord de Marseille ne sont pas inutiles en ce sens qu’ils donnent un coup de pied dans la fourmilière et désorganisent momentanément les réseaux, mais ils ne règlent pas le problème de fond : misère due au manque de boulot et trafic. Le chômage étant ce qu’il est, le boulot n’arrivera pas dans les citées à coup de baguette magique, on n’est pas dans Harry Potter. Reste le trafic de drogue.

 

Avant Peillon, avant Duflot, Daniel Vaillant a, en son temps, préconisé de réfléchir sur la légalisation du cannabis. Une position aussitôt vigoureusement combattue par L'UMP, qui par l'intermédiaire de son secrétaire national à la sécurité, Eric Ciotti, reste « fermement opposé à toute tentative de légalisation du cannabis ou des drogues dites douces qui conduisent inexorablement à l'usage de drogues de type cocaïne ou ecstasy ». Des conneries que réfutent ceux qui connaissent la question, le cannabis étant jugé moins dangereux que l’alcool et moins adductif que le tabac. En tout cas, Daniel Vaillant a eu le courage de faire bouger les lignes. Quant à Peillon… Circulez, y a rien à discuter, pas de débat ont dit nos pères la pudeur Hollande et son premier sministre…

 

La France est le pays qui envoie le plus de gens en taule pour possession ou trafic de cannabis: 10.000 personnes emprisonnées en ce moment, parfois pour des quantités minimes. Et la France est le pays où on fume le plus (4 millions de consommateurs, 30% des jeunes, 12% des adultes). C'est bien la preuve que cette politique répressive ne mène nulle part, et au contraire permet le financement des réseaux mafieux, car plus c'est illégal, plus c'est rentable. 



Peillon parlait seulement de dépénalisation. Ce qui est une connerie. En effet, ceci autoriserait les consommateurs à fumer leurs tarpets sans risquer de se faire embastiller mais ils devraient se fournir…auprès des mêmes dealers ! Confortant ainsi le système !

 

Ce qu’il faut avoir le pragmatisme cynique de faire, c’est légaliser ce produit, certes toxique comme sont toxiques le tabac et l’alcool ! Le système de légalisation permettrait : - production en France ou en Europe via des filières contrôlées, - autoproduction pour ceux qui veulent pour leur conso perso, - vente dans des « coffees-shop » bien contrôlés ou dans les bureaux de tabacs, - interdiction évidente pour les mineurs. 

Les résultats seraient : - remise des flics sur des taches utiles, donc moins d’insécurité dans les villes et lutte efficace contre les drogues dures, - du boulot pour les agriculteurs notamment en zones de montagnes, - de l’activité pour les buralistes et les « coffees shop », - la fin des financement des réseaux maffieux, puisqu'ils n’auraient plus rien à y gagner, - une meilleure détection des personnes à la dérive par surconsommation, - une prévention plus aisée, notamment par la suppression de « l'attirance pour l'interdit » chez les ados, - des taxes pour la sécu, -  une meilleure qualité, contrôlée, garantie pour les consommateurs, - et pourquoi pas, des « dealers » devenant chef d’entreprises et confrontés alors aux règles de concurrence !

 

Et puis, moins de jeunes en taule pour quelques grammes de shit, au contact de vrais voyous et des prêcheurs fanatiques salafistes qui récupèrent et canalisent leur haine de la société, cela ferait moins de risques de voir se multiplier de très dangereux réseaux terroristes sur notre sol.

 

Mais il est plus facile, comme l’autruche, de mettre sa tête dans le sable pour ne pas affronter la réalité.

 


Quintidi 25 Vendémiaire 221


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12/10/2012

Argent du Qatar et banlieues : les pieds dans le plat de couscous !

 

 Il n’est pas dans mon habitude de publier autre chose que mes propres billets. Mais là, faisons une exception tant elle est revigorante et tranche avec la doxa des canards laquais où grouillent et rampent tant d’ « idiots utiles » de l’islamisme. On la doit au NouvelObs. La voici in extenso :

 

 

 

Le Qatar investit dans les banlieues : une tactique pour étendre le néo-wahhabisme

Modifié le 10-10-2012 à 11h13

 

 

Mezri Haddad.jpg

Par Mezri Haddad
Philosophe et ancien ambassadeur. Lien  

 

LE PLUS. Après avoir racheté le PSG, c'est dans les banlieues françaises que le Qatar va investir. Que faut-il en penser ? Pour Mezri Haddad, philosophe et ancien ambassadeur tunisien, il faut aller au-delà des pures questions économiques et s'interroger sur l'influence religieuse des Qataris.

 

Édité par Louise Pothier   Auteur parrainé par Laurent Joffrin

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L'Emir du Qatar, Sheikh Hamad bin Khalifa Al-Thani, rencontre François Hollande. Le 22/08/12 à Paris (K. TRIBOUILLARD/AFP)

 

Sous couvert de globalisation, le gouvernement Sarkozy a octroyé au Qatar des avantages comme aucun autre gouvernement auparavant. Il ne s’agit pas seulement de l’achat du PSG, ou d’investissements dans des secteurs plus stratégiques. Il s’agit surtout de la loi exonérant les Qataris d’impôts sur les plus-values immobilières.

 

La gauche, héritière d'un projet nauséabond


En cela, les vierges effarouchées de l’UMP, qui critiquent l’altruisme qatari dans les banlieues, font preuve d’une amnésie bien étonnante. Rétablis de leur trouble olfactif, ils découvrent subitement que l’argent peut avoir une odeur. La gauche n’est pas à l’origine de ce projet qui affecte la souveraineté même de la France, mais elle en est l’héritière.

 

C’est en effet dans l’euphorie révolutionnaire que le Qatar, acteur majeur du printemps arabe, par sa télévision subversive et par sa diplomatie du méga-chèque, s’est cru suffisamment fort pour passer à un degré supérieur dans son amour pour la France. Mais l’achat d’un club de foot n’est pas de la même nature qu’un projet intrinsèquement communautariste. Là où un patron de club attend de sa vedette de marquer des buts contre l’adversaire, un émirat féodal et théocratique peut attendre de son frère en religion de marquer des points contre la laïcité.

 

C’est par l’achat des cœurs que commence l’asservissement des esprits. Derrière cet intérêt pour les banlieues, il y a une tactique graduelle pour asseoir l’influence néo-wahhabite sur l’islam français. Et derrière cette tactique, une stratégie d’agir à long terme sur la politique française. Les bédouins n’ont pas besoin d’assimiler le trotskysme pour pratiquer l’entrisme. 

 

Le concept de Taqiya (dissimulation) suffit largement. Pour décrypter cette stratégie, il faut bien écouter les homélies de Qaradawi, guide spirituel de l’émirat bédouin, qui est pour le cheikh Hamad ce que Voltaire fut pour Catherine II. À chaque civilisation ses Lumières ! Cette stratégie devient intelligible si on la soumet à la casuistique islamique du dahîr (visible) et du bâtin (occulte). Le visible, c’est le pragmatisme économique, c’est l’amitié franco-qatarie, c’est l’incarnation d’un islam tolérant et l’appel au dialogue des religions. L’occulte, c’est le prosélytisme islamiste, c’est porter la voix d’Allah en terre impie, c’est distiller la haine contre les chrétiens et les juifs, c’est "sacrifier sa vie, sa progéniture et son argent pour le triomphe de l’islam", selon un hadith dont seuls les intégristes reconnaissent l’authenticité.

 

Un message sous-jacent victimaire

 

Dans chaque euro investi en France, il y a du poison néo-wahhabite. À plus forte raison dans les banlieues, où la ferveur religieuse et le bigotisme compensent le chômage, où le repli identitaire se nourrit de l’exclusion sociale et où la foi est au-dessus de la loi. L’on sait que dans la doctrine islamiste, le lien confessionnel transcende l’appartenance nationale, et que le droit de Dieu est supérieur à la loi de la République.

 

Parce que vous êtes nos frères en religion, nous sommes là pour vous aider, vous, les indigènes de la République, les laissés pour compte, les martyrs de l’islamophobie. C’est le message victimaire sous-jacent au mécénat qatari. Le capitaliste bédouin n’est pas le bon Samaritain de la sociologie politique webernienne !

 

Il serait utile de revenir aux faits et méfaits du néo-wahhabisme en France, que je distingue du wahhabisme saoudien, qui a eu son heure de gloire et qui a fini par comprendre que l’Europe n’était pas une citadelle à prendre. Le néo-wahhabisme qatari est un syncrétisme de puritanisme et de maximalisme des Frères musulmans. C’est en cela qu’il est plus pernicieux que le wahhabisme saoudien, dont Sarkozy avait d’ailleurs fait l’éloge à Riyad en 2008.

 

Qui a galvanisé les passions lorsque l’interdiction du voile s’est posée en France ? C’est Al-Jazeera. Qui a essayé de donner une dimension confessionnelle à la violence urbaine de 2005 ? Qui a transformé la toute première affaire des caricatures en crise universelle ? Ce qui n’a pas empêché le Qatar d’inviter le caricaturiste danois à un colloque sur le dialogue des religions ! Qui a altéré les propos du Pape à Ratisbonne ? Qui diffusait en temps réel les discours de Ben Laden ? Qui n’appelle jamais les criminels par leur nom mais par ceux qu’on appelle les terroristes, y compris Al-Qaïda ? Sur quelle télévision Qaradawi professait qu’Hitler a infligé aux juifs une leçon mémorable ? Sur Al-Jazeera, dont le pouvoir sur l’opinion arabe n’est pas médiatique mais hypnotique.

 

Qui finance aujourd’hui l’obscurantisme islamiste au Maghreb, en Syrie, au Nigeria, en Somalie et au Mali ? Enfin, qui a transformé le printemps arabe en hiver islamiste ?

 

De la place Tahrir, Qaradawi, guide spirituel du Qatar et imam occulté de l’UOIF, a lancé : les lumières de l’islam doivent briller sur l’Occident. Autrement dit, le printemps arabe ne s’arrêtera pas aux frontières méditerranéennes. C’est à partir de ce délire messianiste, qui voit dans le triomphe de l’islamisme un signe d’Allah, qu’il faut interpréter la bonté qatarie en terre française. Entre le messianisme et la martyrologie, il y a une causalité intrinsèque, dont le dernier démantèlement de réseaux islamistes en France n’est que la partie apparente de l’Iceberg.

 

Sources: http://leplus.nouvelobs.com/contribution/649450-le-qatar-...


Primidi 21 Vendémiaire 221


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10/10/2012

Merkel en Grèce. «Casse-toi, riche.... »

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Il faut reconnaitre qu’elle ne manque pas d’air la Teutonne d’aller se faire voir chez les Grecs ! Dans une capitale en état de siège et pourtant mise en ébullition par des manifestations monstres ! Elle y est perçue  - partie à tort, partie avec raison – comme le bourreau de ce pays qui a tout de même inventé la démocratie. Car contre qui se déchainent les « démocraties » à la solde des banquiers ? Contre les Grecs.

 

Les magouilles de la classe politique grecque – avant tout de droite –, la corruption, les mensonges, les aberrations fiscales (exemptions d’impôts pour les armateurs milliardaires et le richissime clergé grec entre autres) sont des réalités mais aussi de très utiles alibis pour mettre ce pays sous tutelle, y tuer la démocratie et réduire son peuple à une alternative dramatique : crever de faim ou se révolter dans la rue ! Dangereuse extrémité ! Nos dirigeants ultralibéraux ne devraient pas l’oublier…

 

Poussés par l’Allemagne de Merkel avec la complicité de Sarkozy, les instances de l’Europe se sont comportées comme des tortionnaires à l’égard de ce pays frère. Une « troïka » de Besatzungsmacht se comporte comme des troupes d’occupation, humiliant profondément les Grecs et faisant remonter à la surface bien des souvenirs dramatiques et bien des frustrations. L’Allemagne devrait faire preuve d’un peu plus de modestie et de discrétion… (voir plus bas *)

 

Le chômage dans ce pays est dément (un jeune sur deux est au chômage), les baisses de salaires insupportables (- 22% !), le PIB en chute libre, la misère galopante. Les technocrates glacés de la BCE, de l’U.E. et du FMI (la « troïka » du malheur) n’en ont cure. Ils poussent l’humiliation jusqu’à prétendre passer par-dessus le gouvernement grec en créant un compte sur lequel seraient bloqués les milliards d’ « aide » qui seraient ensuite directement versés aux banquiers créanciers, essentiellement des banques allemandes et françaises... Ils veulent même exiger que les impôts grecs ne soient pas collectés par les services du trésor de ce pays, mais...directement pas les banques !

Voilà ce que c’est l’Europe à la sauce Merkozy, devenue, hélas, Ellas, MerkHollande. Ces conditions inacceptables ont pour but, rappelons-le sous la conduite de Merkel, de pousser la Grèce hors de la zone euro, qui n’est en fait qu’une zone mark, les autres européens ayant accepté sans résistance les diktats germaniques au traité de Maëstricht. Et le « pacte de stabilité » adopté hier sans vergogne par notre gouvernement de gôôôche enfonce le clou.

A réfléchir : et si les autres membres de la zone euro « conseillaient » plutôt à l’Allemagne de Merkel de sortir, elle, de la zone euro ! Beaucoup en rêvent outre-Rhin. Cela changerait bien des choses : - dévaluation immédiate de l’euro qui reviendrait à un niveau normal, peu ou prou au niveau du dollar, donnant un formidable coup de fouet aux économies de cette zone sans l’Allemagne, et permettant à la Grèce de sortir plus facilement de son gouffre ; - réévaluation concomitante du nouveau mark, plombant d’autant les fameuses exportations de l’Allemagne, qui ne devrait pas oublier que 60% de ses exportations se font en Europe.

Alors ? Chiche !

 

* Dans Le Point ...  « 6 avril 1941, la Wehrmacht envahit la Grèce. Hitler s'est lassé de voir que son allié Mussolini ne parvient pas à mettre au pas l'armée grecque, qui, depuis octobre 1940, lui résiste courageusement. Le Führer va lui faire payer cher ce combat désespéré. Commence en effet une occupation très dure qui va mettre la Grèce à genoux. Les historiens estiment qu'après la Pologne et l'URSS, la Grèce est le pays qui a le plus souffert de la barbarie allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Un chiffre : on évalue à 300 000 le nombre de personnes littéralement mortes de faim pendant cette période, du fait des privations liées à l'occupation nazie.

Après la Libération, l'Allemagne a dû accepter de compenser matériellement les souffrances et les pertes humaines que le Troisième Reich avait infligées aux populations occupées. Et après examen par une foultitude de commissions d'évaluation et des tergiversations qui devaient tenir compte de ce que l'Allemagne fédérale était devenue un allié précieux face au bloc soviétique, les réparations ont été définitivement fixées par un traité signé en 1953 à 41 milliards de dollars, payés par la seule Allemagne de l'Ouest à la Grèce.

Revanche

Or ces compensations ne tenaient pas compte d'une autre dette, facilement chiffrable puisqu'il s'agit d'un prêt forcé de 476 millions de reichsmarks que la Banque centrale de la Grèce occupée avait été contrainte de verser à Berlin, en 1941, au titre des contributions "à l'effort de guerre allemand". Un prêt à l'époque sans espoir de remboursement, dont l'Allemagne fédérale considère qu'il était compris dans les dommages de guerre dont elle s'est acquittée.

Seulement, quand on est, comme la Grèce, au bord de la faillite, tous les moyens sont bons. Et, comme croit le savoir Die Welt, certains à Athènes ont commencé à avancer que le prêt de 476 millions de reichsmarks fait sous la contrainte à l'Allemagne nazie ne pouvait être assimilé à un sinistre de guerre comme les autres. C'est, disent ceux qui exhument ainsi le passé, un emprunt dont la Grèce est en droit de demander le remboursement.

Or, selon les calculs des spécialistes, la somme libellée en reichsmarks correspond aujourd'hui à 14 milliards de dollars, environ 10 milliards d'euros. De plus, si on affecte ce montant d'un taux d'intérêt classique de 3 % sur 66 ans, on parvient à un total de 95 milliards de dollars, 68 milliards d'euros, soit un cinquième de la dette grecque. Certes, cela ne suffirait pas à renflouer le Trésor grec, mais cela améliorerait grandement la situation. Et cela constituerait surtout une jolie revanche d'Athènes sur un gouvernement allemand qui, depuis le début de la crise des dettes souveraines, est plus que réticent à apporter son aide au moins sérieux des pays du "club Med'", comme on le dit assez méchamment à Berlin. »

 

 

Nonidi 19 Vendémiaire 221

 

 

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09/10/2012

Au bistro de la toile : Arriba Chavez !

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- Oh ! Loulle, c’est ma tournée : on fête la victoire du camarade Chavez ! Malgré les campagnes de dénigrement orchestrées par les Zétazunis et les Zeuropéens, malgré les millions déversées dans les caisses de l’opposition de droite, malgré le charisme incontestable de son jeune adversaire et enfin malgré un cancer, le bolivarien Chavez a de nouveau obtenu la confiance de ses compatriotes. Et c’est un soulagement pour tous ceux qui pensent que la prise du pouvoir par la gauche, pacifiquement, par les urnes, est possible !

- Eh ! Tu t’emballes pas un peu Victor ?

- C’est vrai. Je charge volontairement la mule. Mais le camarade Chavez a tout de même de très belles choses à son actif. D’abord il a foutu dehors les compagnies pétrolières rapaces étazuniennes et européennes pour rendre à son peuple le profit de cette manne pétrolière sur laquelle son pays, le Vénézuela, est assis. Ensuite il a mis ces masses énormes de pognon récupéré au service de son peuple : éducation, santé, réduction des inégalités, élimination de la grande pauvreté. Enfin il a suscité partout en Amérique du sud des mouvements de libération politique de gauche qui se débarrassent enfin de la mainmise ultralibérale des multinationales et des officines étazuniennes.

Le succès de Chavez, une révolution en construction, c’est son pays décrété « territoire libre d’analphabétisme » par l’Unesco en 2005, c’est près de 60 000 nouveaux établissements, 55 000 enseignants incorporés cette année, 75 000 bibliothèques, un accès gratuit à la santé avec la coopération de Cuba, la création de dispensaires et de médecins dans les banlieues et le secteur rural, la production nationale de médicaments génériques gratuits, 178 000 Vénézuéliens pauvres récupérant la vue grâce à la mission « Miracle », le traitement du Sida gratuit, 4 millions de personnes engagées dans le sport, la reconnaissance des peuples indigènes, la distribution de terres aux paysans, 3 millions d’hectares distribués, des pensions de vieillesse à plus de 20 000 agriculteurs et pêcheurs qui ont atteint l’âge de la retraite sans avoir cotisé, la nationalisation des secteurs de l’économie qui, adossée à la hausse des prix du pétrole, ont généré d’importants revenus dont bénéficie la majorité de la population.

Une véritable révolution sociale avec un bilan spectaculaire qui se consolide tous les ans. Lien 

Mais, car il y a bien des mais, népotisme et corruption règnent ; les accointances internationales de Chavez sont plus que douteuses : Poutine, Ahmadinejad ; et surtout, il n’a pas de dauphin désigné, solide, charismatique. Donc, s’il ne profite pas des années que la maladie – espérons-le ! - va lui laisser pour assurer la pérennité du régime socialiste qu’il a su instituer, en formant une équipe et en faisant émerger un lideur capables de lui succéder, et si dans deux ou trois ans sa disparition possible impose de nouvelles élections, la droite ultralibérale a de fortes chances de revenir au pouvoir pour s’empresser de balayer tous les acquis sociaux…

- Allez ! A Chavez ! A bas le capitalisme ! Et surtout à la nôtre ! Et du rouge bien sûr.

 

Octidi 18 Vendémiaire 221

 

Merci à Chimulus

14/09/2012

Au bistro de la Toile : Moyen-Orient, à l'aqua bar !

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- …taing ! Victor, il fait pas bon être Amerloque en ce moment ! Ça sent le roussi pour eux…

 

- Pas que pour eux Loulle. Dans le monde islamique, c’est pareil pour nous, pour les Rosbifs, pour tous les autres occidentaux. « Bien des peuples nous haïssent parce que, brusquement, ils se souviennent des humiliations, des horreurs subies dans le passé »  criait le philosophe suisse Jean Ziegler.

 

- Enfin, il faut donner aux choses l’importance qu’elles ont. Et la disproportion est flagrante entre une connerie de vidéo « blasphématoire » diffusée, en fait, par on ne sait qui, et le déferlement de haine et de violences qui secoue ce qu’il est convenu d’appeler le « monde arabo-musulman » !

 

- Tu touches du doigt quelque chose d’essentiel : qui est réellement derrière cette provoc ? Qui manipule qui dans cette histoire ?

 

- En d’autres termes : à qui profite le « crime », si crime il y a en l’occurrence ?

 

- La doxa dit que ça profite d’abord et surtout à Al Quaïda, qui aurait organisé - un 11 septembre ! - l’attaque qui a coûté la vie à l’ambassadeur étazunien et à trois de ses collaborateurs, prouvant ainsi au monde qu’elle pouvait frapper l’Occident où et quand elle voulait.

 Mouais… Peut-être. Mais quand l’ensemble des canards laquais dit la même chose, par définition, je me méfie et regarde un peu ailleurs.

 

- Alors à qui d’autres peut profiter le « crime » ?

 

- Oh ! Il y en a bien d’autres, et de tous les bords ! 

Par exemple à Mitt Romney, qui a beau jeu de dénoncer la « mollesse » d’Obama sur ce coup. Ce milliardaire mormon hyper-ultra-néocon, qui ferait passer Reagan et Thatcher pour de dangereux gauchistes, veut ratiboiser toutes les pauvres avancées sociales de son pays pour refiler le pognon à l’armée et aux plus bourrés de thunes. Vous avez aimé les Bush ? Vous adorerez Romney ! On envoie les missiles, on réfléchi après…

 Par exemple les islamistes au pouvoir en Egypte et leurs alliés chargés des basses œuvres, les salafistes. Bonne occasion pour eux de se « débarrasser » du problème que représentent à leurs yeux ces empêcheurs d’islamiser en rond que sont les coptes.

 Par exemple les faucons israéliens qui verraient ainsi le moyen de remplacer le prudent Obama par le va-t’en-guerre Romney, plus facile à convaincre de bombarder les installations nucléaires iraniennes.

Par exemple à ces mêmes Iraniens qui verraient là un moyen de desserrer l’étau contre leur allié Assad, tout en emmerdant les Ricains.

 

- Ouais… Donc, ne nous laissons pas enfumer et restons totalement en dehors de ces conneries ! Cet Orient-là, c’est un bâton merdeux. Par quelque côté que tu le prennes, tu t’en fous plein les doigts ! A la nôtre Victor !

 

 

Nonidi 29 Fructidor 220

 

Merci à Chimulus

10/09/2012

Soit Belge et tais-toi !

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Alley, alley, hey! Ce n'est pas du tout pour échapper à la fiscalité hollandaise, enfin française plutôt que je veux devenir Belge. C'est pour les frites, les spéculos et la bièreTrappiste, une fois!


Et puis, hey, si je veux vivre au soleil, je pourrais toujours faire ce que voulait faire Johnny, hey: devenir Monégasque. Et là je pourrai vous faire une sacré bras d'honneur gottfordom! Mais je suis patriote tout de même un'fois: je vous vendrai de la vaseline de luxe!


Quintidi 25 Fructidor 220


Merci à Chimulus

 

08/09/2012

Ouiquinde érotique: Albert Glatigny est pygophile!

 

 

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A Louise Callipyge

Ce n'est point votre soueur, marquises et comtesses,
Celle qui dans mes sens fait couler le désir ;
Le robuste idéal de mon charnel loisir,
C'est une grosse fille avec de grosses fesses.

Elle a le corps poilu comme aux rudes faunesses
Et des yeux grands ouverts distillant le plaisir.
Mais dans sa belle chair, le meilleur à saisir
C'est son cul souple et dur, si frais sous les caresses ;

Plus frais qu'en juin la source et qu'aux prés le matin,
Quand il vient en levrette avec un jeu mutin
Au ventre s'adapter d'harmonieuse manière ;

Et rien alors n'est plus gai pour le chevaucher
Que de voir, dans un cadre ondoyant de blancheur,
Le joyeux va-et-vient de l'énorme derrière...

Albert Glatiny
 

Tridi 23 Fructidor 220


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03/09/2012

Adresse virile au Président « Normalou » !

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Eh là ! Oh ! Où va-t-on président « Normalou » ?

Même question pour toi, prem’ministre « Tranquillou » ?

Pour dégager Sarko, nous vous avons élus,

C’est fait, il est parti le triste hurluberlu.

Maintenant allez-y ! Faut retrousser les manches,

Faut définir un cap, et tenir bon le manche !

« Normalou », on n’a pas oublié tes promesses,

Faudra-t-il te les rappeler avec rudesse ?

Tes ministres, éhontés, font la danse du ventre

Devant le patronat esbaudi, dans son antre !

Ne nous as-tu pas dit, avec mâle assurance

Que tes vrais ennemis sont les gens de finance ?

Alors, face aux banquiers, pourquoi te couches-tu 

Et sur le Livret A en as-tu rabattu ?

Quand vas-tu attaquer ta réforme fiscale ?

Mais une vraie réforme et pas un truc bancal,

Une qui fait payer, enfin, les pleins de thunes,

Qui multiple par dix l’impôt sur la fortune,

Qui équilibrera capital et salaires,

Reprendra le pognon pompé par l’actionnaire,

Pour le rendre aux manards blanchis sous le harnois,

Mais des vrais picaillons, pas juste quelques noix !

Tu devais fusionner l’impôt sur le revenu

Et la CSG. Or, on n’en parle plus !

Ne nous aurais-tu pas pris un peu pour des billes

En « revalorisant » le Smic de trois lentilles ?

« Oui mais Bruxelles là, oui mais l’Europe ci… »

Bouscule, s’il le faut, cette Europe moisie !

Recadre la Merkel, rabat son arrogance

C’est ce que tous les peuples attendent de la France.

Monsieur le président, ci-devant Normalou,

Mais qui donc proclamait : « Si c’est flou, y a un loup » ?

Alors sors de ce flou, mets tes gens au turbin,

Mais un turbin de gauche, pas un truc de larbins !

Bouffe les financiers à la sauce gribiche

Et dis à « Tranquillou » de se bouger les miches !


VictorAyoli


Octidi 18 Fructidor 220


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31/08/2012

Allez zou ! A la machine à laver, les cerveaux !

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Depuis le printemps, les médias nous ont gonflés avec Roland-Garros, les fouteux de leur coupe d’Europe, le tour de France, puis les jeux zolympiques. Voilà une illustration parfaite de cet élément primordial du contrôle social : la stratégie de la diversion. Elle consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes.

La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s'intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l'économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique.

Garder l'attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux !

 

Et la censure ? Elle revient sous une forme directe contre ces extraordinaires espaces de liberté que sont (qu’étaient ?) les blogs. Ceci à travers des officines douteuses utilisant des logiciels robots. Elle prend la forme d’autocensure chez les professionnels de l’information…qui ménagent leurs employeurs et donc les consortiums financiers, marchands d’armes ou de béton qui les contrôlent.

Toute la subtilité de la censure moderne réside dans l'absence de censeurs. Ceux-ci ont été efficacement remplacés par la « loi du marché » et la « loi de l'audience ». Par le simple jeu de conditions économiques habilement créées, les chaînes de télévision – puisque la télé demeure le plus puissant, le plus influent des média - n'ont plus les moyens de financer le travail d'enquête du vrai journalisme, alors que dans le même temps, le reality-show et les micro-trottoir font plus d'audience avec un coût de production réduit.

 

Même les évènements importants sont traités sous un angle « magazine », par le petit bout de la lorgnette. Ainsi, un sommet international donnera lieu à une interview du chef cuistot chargé du repas, à des images de limousines officielles et de salutations devant un bâtiment, mais aucune information ni analyse à propos des sujets débattus par les chefs d'états. De même, un attentat sera traité par des micros-trottoirs sur les lieux du drame, avec les impressions et témoignages des passants, ou une interview d'un secouriste ou d'un policier.

 

A ces insignifiances s'ajouteront, outre le sport, les faits-divers, les reportages pittoresques sur les villages de la France profonde, sans oublier les pubs déguisées pour les produits culturels faisant l'objet d'une campagne de promotion (spectacles, films, livres, disques...).

 

            Information déstructurée pour mémorisation minimale. Tous les psychologues et spécialistes des neurosciences savent que la mémorisation des informations par le cerveau se fait d'autant mieux que ces informations sont présentées de façon structurée et hiérarchisée. La structuration et la hiérarchisation de l'information sont aussi des principes de base enseignés à tous les étudiants en journalisme.

 

Or depuis 15 ans, les journaux télévisés font exactement le contraire, en enchaînant dans le désordre des sujets hétéroclites et d'importance inégale (un fait divers, un peu de politique, du sport, un sujet social, un autre fait divers, puis à nouveau de la politique, etc.), comme si le but recherché était d'obtenir la plus mauvaise mémorisation possible des informations par le public. Une population amnésique est en effet beaucoup plus facile à manipuler...

 

C’est bon ça Coco ! C’est bon pour fournir du temps de cerveau disponible à caca-cola !


Quartidi 14 Fructidor 220


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29/08/2012

A nos chers disparus

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Duodi 12 Fructidor 220

 

Merci à Chimulus

27/08/2012

Eh ! Oh ! Les Armstrong, vous commencez à nous les gonfler !

 

 

 

 

 

armstrong,lune

Moi il n’y en a qu’un que j’apprécie dans la famille « Brasfort », c’est Louis. Le grand Louis, Louis Armstrong. Le seul qui me fasse rêver, qui me fasse envoyer en l’air. Les autres, bof…

 

L'enterrement de la lune

 

J´ai pleuré pour l´enterrement
Pour l´enterrement de la Lune
Deux fossoyeurs vêtus de blanc
Plantaient leur drapeau sur ses dunes

Ce fut un sale mois de juillet
Et sur les journaux à la une
On vit longtemps son corps souillé
D´une vulgaire tache brune

J´ai pleuré pour l´enterrement
Du rêve et des sonates au clair
D´Arthur, Verlaine et leurs enfants
Cent mille ans de promesses en l´air

J´ai vu de sinistres savants
Sabrer, en s´essuyant les pieds
Sur cet astre aux reflets d´argent,
Un champagne aux bulles viciées

J´ai pleuré pour l´enterrement
Pour l´enterrement de la Lune
Deux croque-morts sautaient gaiement
D´un cabriolet de fortune

Armstrong et Collins, quel dommage
Pour moi, vous étiez dans le jazz
Soufflant en notes vers les nuages
Quelques-unes des plus belles phrases

J´ai pleuré pour l´enterrement
Pour l´enterrement de la Lune
Deux fossoyeurs vêtus de blanc
Plantaient leur drapeau sur ses dunes

Ce fut un sale mois de juillet
Et sur les journaux à la une
On vit longtemps son corps souillé
D´une vulgaire tache brune

J´ai pleuré pour l´enterrement
Du rêve et des sonates au clair
D´Arthur, Verlaine et leurs enfants
Et de ces lunes qu´eux décrochèrent

D´Arthur, Verlaine et leurs enfants
Et de ces lunes qu´eux décrochèrent

 

Art Mengo


lune.JPG

 

http://www.youtube.com/watch?v=DkLW2bM47o8

 

 

Décadi 10 Fructidor 220

 

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21/08/2012

Barbecue. Eh ! tu la connais celle-là ?

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C’est un mec et sa meuf qui ramassent les haricots verts dans leur jardin. La dame est penchée en avant pour cueillir ces délicieuses légumineuses. Son mari, en arrière, ramassant la raie d’à coté, a une vue imprenable sur les appâts callipyges de l’élue de son cœur. Emoustillé, il s’écrit :

- « Ouarf ! t’as le tafanari aussi large que le barbecue ! »

 

Pas tellement flattée par cette remarque qui se voulait pourtant élogieuse, les hommes aimant les formes opulentes, la femme ne dit pourtant rien.

 

La nuit venue, le couple se met au lit et l’homme, se rappelant ses fantasmes de l’après-midi, commence à se coller contre le dos de sa femme. Celle-ci le repousse gentiment mais fermement et lui dit :

 

- « Si tu crois que je vais faire chauffer le barbecue pour une si petite saucisse, tu te trompes !!! »

 

 Quintidi 5 Fructidor 220


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16/08/2012

Au bistro de la toile : miracles.

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- Eh ! Victor, il parait que le miracle « made in France », c’est ce qui se fait de mieux. Lourdes truste les miracles. Loin devant les autres miraclodromes ayant quelque notoriété, comme Fatima chez les Portos, lancé sous une dictature en 1917. Pour revenir à Lourdes, sur les 67 miraculés reconnus à ce jour, 80 % sont des femmes, cinquante-cinq sont français, six italiens et trois belges. Eh ! Oh ! C’est du sérieux ça ! Label France ! Cocorico ! Et féministe en plus : c’est Marie qui fait les miracles, pas les mâles de la tribu !

 

- Ouais Loulle, mais ces miracles, c’est tout de même petit bras. Un type qui marche un peu mieux, une femme dont la tremblotte s’arrête, une qui recouvre une partie de la vue, etc. C’est bien, mais c’est pas assez spectaculaire. C’est du miracle d’entrée de gamme, du miracle de consommation courante. C’est pas ça qui résoudra le déficit commercial de la France. Ce qui nous faudrait, c’est du miracle A.O.C. De l’incontestable. Un vrai beau miracle. Un qui ferait gratter les boyaux de la tête même à un vieux mécréant comme moi.

 

- C’est pas con ça Victor. Qu’est-ce que tu verrais ? Qu’il pousse un cerveau de plus à Sarko pour qu’il ne dise plus de connerie ? Que Normalou se bouge un peu et tienne ses promesses de campagne ?

 

- Mouais… Pas assez spectaculaire tout ça Loulle. Non, ce qui marcherait, ce serait par exemple la repousse de la jambe arrachée d’un accidenté de la route. En direct à des heures de grande écoute. Devant les caméras du monde entier. Attends, au barbu qui est « tout puissant », ça y coûterait quoi de plus ? Rien. C’est aussi facile pour lui justement puisqu’il est « tout puissant ».

 

- …teng ! Je vois ça d’ici Victor. Au 20 heures de TF1, de France2 et de Arte, on verrait sortir doucement une belle jambe toute neuve, toute rose, frémissante, sortant comme le poussin de l’œuf du moignon sanguinolent ! Avec des gros plans bien cadrés. Sous les Hourras et les Alléluias de la foule déchainée ! Des conversions payantes à tout va, des listes d’attente pour les miracles, les hôtels pleins, les devises qui rentrent, la « croissance », d’abord de la jambe, puis de l’économie du pays…

 

- Ben, c’est pas demain la veille Loulle. Tè ! Sers nous un rouge. Celui-là, s’il n’est pas miraculeux, il est fort agréable !

 

 Décadi 30 Thermidor 220


Merci à Chimulus

12/08/2012

Ouiquinde gastronomique sous les sapins : « la testo de vedèoù »

tete de veau.jpg

 

 

Bon, j’ai pas trop le temps : je fais cuire deux têtes de veau pour la « Fête des doryphores » que j’organise. Une grande table de 25 mètres de long à l’ombre des sapins, 45 bringueurs qui arriveront avec leur couvert et leur chaise, pleins de mistons qui vont mettre de la vie, crier et se courir après, bref, la fête à l’ancienne. J’ai trente litres de rosé de Tavel au frais, ça devrait faire la maille.

 

Tè, je vous mets la recette de la tête de veau et j’attaque ma sauce gribiche :

 

La tête de veau.

 

Quand revient chaque année le temps du vin nouveau

Je convie mes amis pour la Tête de Veau.

C'est un plat collectif, festif, essentiel;

C'est un repas royal ou... présidentiel!

Me méfiant des veaux qui ont "la vache folle",

Je vais chercher les miens en terres cévenoles.

Pour avoir du bon veau, et pas de la charogne,

Je commande la tête au boucher de Langogne.

Et je vais la chercher moi-même, par le train

Qui, de Nîmes, hardiment, gravit avec entrain

Les mille et un lacets, les soixante tunnels,

Les trente viaducs suspendus en plein ciel

Reliant les splendeurs de la cité romaine

Aux sauvages attraits des terres lozériennes.

Heureux, le nez au vent, ma glacière à la main,

J'en prend plein les mirettes, je hume le terrain

Qui défile et s'enfuit, lentement, pas pressé.

Cités mélancoliques de mines délaissées,

Juvéniles chahuts, rires à chaque arrêt,

À-pics vertigineux, oppressantes forêts,

Rivières et torrents, petits lacs de barrages

Viennent et disparaissent après chaque virage.

Paisibles bovidés paissant dans les prairies,

Spectacle interrompue par chaque galerie,

Le voyage est trop beau, le voyage et trop court...

- Oh ! Victor, bois un coup, arrête tes discours,

Si maïses coume aco, la testa de vedeù

Bouto, la manjaren beleù a l' an nouveù ! (l)

- C'est bien vrai. Sers-moi donc un primeur agréable

- Qui chatouille si bien mon gosier insondable.

Zou ! Trinquons et buvons, et ne fais pas la bête,

Je vais te raconter comment on fait la tête.

Lorsque j'arrive avec mon chef en bandoulière,

La Lionne a déjà sorti la gazinière

Des grandes occasions. Ce qui se fait de mieux:

Un feu sur doubles rampes se croisant au milieu.

Dans une oulo (2) profonde, voire une lessiveuse

On met à dégorger la tête voyageuse

Dans de l'eau claire et froide pendant une heure ou deux.

La laisser une nuit pourrait être hasardeux.

On la sort, on la met sur un large torchon,

On noue les quatre coins tout comme un baluchon.

Ainsi enveloppée, au fond de la bassine

On place, dans l'eau chaude, la caboche bovine.

Trois oignons giroflées, trois poignées de sel gros

Du thym et du laurier, du persil, mais pas trop.

Quand ça bout on écume avec application,

Puis on baisse le feu à tout petit bouillon.

On laisse cuire ainsi entre trois et quatre heures

Cette lenteur voulue rend la cuisson meilleure.

Pour la vérifier, je plante une fourchette:

Quand ça rentre tout seul, on chauffe les assiettes.

Soulevant le torchon, je sors alors la tête

Que je fais égoutter, coiffée d'une serviette

Pour bien tenir au chaud la viande qui tremblote.

Alors ma femme attaque la sauce ravigote :

Pour une tête entière, donc pour dix gros mangeurs,

Gourmands tant que gourmets, solides bambocheurs,

Elle écrase au mortier persil et estragon,

Cerfeuil et ciboulette, câpres et cornichons,

Tout cela manié dans trois hectos de beurre,

Elle s'en servira dans sa phase ultérieure.

Elle met à réduire huit ou dix échalotes

Dans un verre de vinaigre, au fond d'une cocotte,

Lorsque c'est bien réduit, trois cuillers de farine

Dans du beurre fondu (pas de la margarine)

Puis elle mouille avec cinq verres de bouillon,

Le jaune de cinq œufs, sale avec précaution.

Tournant au bain-marie, elle incorpore alors

Deux bons hectos de beurre, du demi-sel d'Armor.

Lorsque la sauce prend certaine consistance

Elle y met l'appareil préparé par avance

Et manie bien le tout à la cuillère en bois.

La sauce est enfin prête pour un repas de choix.

C'est alors que j'apporte, avec solennité

La tête décorée avec habileté

Par du persil frisé, dans le nez, les oreilles.

L'assemblée s' esbaudit devant cette merveille.

Les manches retroussées, armé du Laguiole,

Je découpe en public la brûlante bestiole

Les joues souples et grasses qui fument et tressautent,

Le dedans du palais, puis la langue et la glotte,

Les viandes délicates, mousseuses du cou,

Les oreilles craquantes, les muscles des bajoues,

Enfin, le dernier bout, le bonheur des gourmets:

La pointe du museau, avec les trous du nez.

Nicole distribue: chacun son bout de veau,

Moi, je remplis les verres avec du vin nouveau.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour 15 à 20 personnes:

 

Une tête de veau, ça pèse autour de dix kilos et plus. Mais il reste beaucoup moins de viande mangeable !

Pour la tête: - 1 tête sans la cervelle (dommage...), - 3 ou 4 gros oignons piqués de clous de girofle, - 4 poignées de gros sel de Camargue, - 12 feuilles de laurier, - 5 branches de persil plat, - eau à la demande (la tête doit toujours cuire entièrement immergée, au besoin mettez un poids dessus).

Pour la sauce ravigotte : - 6 branches de persil plat, - 6 branches d'estra­gon, - quelques tiges de cerfeuil, - autant de ciboulette, - 1 cuillerée à soupe de câpres, - 5 cornichons. Tous ces ingrédients, pilés au mortier, seront maniés dans un hecto de beurre.

- 10 échalottes, - 2 verres de vinaigre, - 3 cuillerées de farine. - 4 verres de bouillon, - 5 jaunes d'œuf, - 3 hectos de beurre demi-sel.

- persil pour décorer les oreilles et les trous de nez.

 

Les vins conseillés:

 

La tête de veau s'accompagne idéalement avec des vins vins rosés, des vins primeurs, des vins de soif, gouleyants, joyeux et sans chichis: Tavel, Tulette, Sainte-Cécile-­les-Vignes, Rochegude, Gaugeac, Saze.

Ventoux de : Mormoiron, Caromb, Bédoin. Tricastin.

Coteaux du Languedoc.

Côtes de Provence.

Et même, en cas de pénurie de Côtes-du-Rhône, Bordeaux légers et Vins de Loire.

­

 

(1) Si tu parles comme ça, la tête de veau, on la mangera peut-être, mais l’an prochain !

 

(2) oulo : grand récipient profond destiné à la cuisson des aliments, soit suspendu à la crémaillère d’une cheminée, soit posé sur un trépied.


Sextidi 26 Thermidor 220


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