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05/12/2010

Dans l'assiette du dimanche: Le civet de sanglier de Sébastien et Magali

civet sanglier.jpg

 

 

Mon ami Sébastien, redoutable tueur,

Utilise son temps, son flair et sa sueur

À courir les forêts, les bois et les broutières,

À sauter les ruisseaux des terres de Lozère

Pour traquer, débusquer, viser et fusiller

Son gibier préféré: le cochon sanglier.

Dès que pointe le jour vrombissent les quat'quatres

Où piaffent les chasseurs équipés pour combattre,

Montent les hurlements des meutes carnassières

Serrées dans des remorques, dans des malles arrières.

La battue se déploie par chemins et sentiers,

S'efforçant de boucler le massif forestier

Où laies et marcassins, cochons et sangliers

Commencent à gratter le sol d'un pied inquiet.

Le journée sera rude pour la bête à poil dur

Quand, poussées par les chiens hors des fourrés obscurs,

Pour tenter d'échapper à la meute hurlante,

Ses courses, à découvert dans les clairs et les pentes,

L'amènent à croiser les chemins et les sentes

Qui sont autant d'affûts où les fusils l'attendent.

Les coups de feu éclatent à travers la nature.

Si la bête s'échappe, on reprend les voitures ­

Pour lui couper la fuite au bord d'une autre route.

Parfois le sanglier met la meute en déroute,

Quand, acculé, blessé, forcé hors de son antre

Il se rue sur les chiens qu'il piétine et éventre.

Très souvent Sébastien, heureux bien que fourbu,

S'en retourne bredouille, au soir de la battue.

Mais lorsqu'un animal est tombé sous les balles,

Il faut voir son sourire, son allure martiale

Lorsqu'il brandit sa part de viande dépecée

Qu'il — fier comme Artaban — offre à sa fiancée.

Alors, tranquillement, avec ses doigts d'artistes

Dégoulinant de sang, Magali entre en piste.

Pour faire un bon civet, l'épaule ou le cuissot

Sont des pièces de choix. Coupez-les en morceaux

De taille conséquente. Récupérez le sang

Qui, pour lier la sauce, est bien intéressant.

Gardez-le au frigo pour qu'il ne se dégrade.

Préparez ce qu'il faut pour votre marinade.

Celle de Magali est un poème en soi:

Quatre, cinq oignons moyens, cévenols ou niçois;

Cinq ou six gousses d'ail et autant de carottes;

Un bouquet de persil; céleri, feuilles, côtes;

Du thym et du laurier; un peu de noix muscade;

Une écorce d'orange et quelques grains de cade;

Du poivre du moulin; du gros sel de Camargue.

Deux litres de Côtes-du-Rhône d'Estézargues,

Un verre d'huile d'olive et deux de bon vinaigre.

Vous cuisez demi-heure à feu vif et allègre.

Rangez le sanglier au fond d'un pot en grès,

Un grand verre de marc pour rendre du degré

À votre marinade versée, chaude, dessus.

Le pot, au frais trois jours, recouvert d'un tissu

Est alors le théâtre d'une superbe idylle

Entre les ingrédients. Une alchimie subtile

Va attendrir la viande, sublimer les parfums

Et les goûts de gibier du sanglier défunt.

Quand, le jour du repas, l'aurore aux doigts de roses

Du sommeil des Buveurs dissipe les hypnoses,

Vous sortez et séchez à l'aide d'un torchon ­

Les morceaux marinés de viande de cochon.

Séparez au chinois légumes et liquide.

Petit, sers-moi un verre, j'ai le clapoir acide!

Dans de l'huile d'olive, au fond d'une toupine

Votre petit-salé embaume les narines.

Rajoutez en tournant les légumes essorés,

Puis intégrez la viande que vous faites dorer.

Mouillez alors avec le jus de marinade,

Et cuisez à feu doux, cinq heures, à l'estouffade.

Il faut voir le sourire heureux de Sébastien

Quand Magali apporte, de son pas aérien

Son plat qu'elle découvre, très fière, sur la table

Exhalant en volutes des parfums admirables.

Ce chef-d'œuvre requiert, pour de grande agapes,

Rien moins que le meilleur des Châteauneuf-du-Pape.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

Pour la marinade: - 4 oignons moyens coupés en quarts et piqués de clous de girofle, - 6 gousses d'ail écrasées, - 6 à 8 carottes en tronçons, ­l bouquet de persil grossièrement coupé, - l pied de céleri côtes et feuilles, grossièrement coupées, - l gros bouquet de thym, - 6 feuilles de laurier, - l douzaine de grains de genièvre, - 2 poignées de gros sel de Camargue,

- l cuillerée à soupe de poivre noir du moulin, - noix de muscade, - l écorce d'orange séchée, - l verre d'huile d'olive, - 2 verres de bon vinaigre, - 2 litres de bon vin rouge. N'oubliez pas de cuire cette mari­nade et de la verser chaude sur les morceaux de sanglier avant de laisser reposer trois jours.

Pour le plat: - l cuissot ou l épaule de sanglier, - le sang récupéré ou l verre de sang (à demander à votre boucher), - l verre d'huile d'olive, - 250 grammes de petit-salé coupé en dés, - les légumes essorés de la marinade cuite, - le jus de la marinade.

 

 

 

Les vins conseillés:

Le civet de sanglier préparé de cette manière est un plat somptueux, à la fois puissant et très parfumé. Il faut donc des vins à la hauteur.

En vallée du Rhône: Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Lirac, Vacqueyras, Cornas, Hermitage, Crozes-Hermitage, Saint-Joseph, Côte-Rôtie.

On peut également l'accorder avec bonheur à de vieilles bouteilles de Cairanne, Visan, Séguret, Valréas, Gallician.

En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Faugères, Fitou, Collioure, Maury.

En vins de Provence: Bandol, Palette, Pierrefeu, Puyloubier, Cabasse, La Cadière-d'azur, vins de Bellet.

 

 

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03/12/2010

Au bistro de la Toile : Vive Eric « Ché » Cantona !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- « Travaillez plus pour gagner plus » qu’il disait le guignol au temps de sa splendeur mensongère. Lui, avant son CDD de fossoyeur de la France, il « travaillait » dans la boite à Raffarin, en 2004, en temps que trésorier de l’entreprise France. Ministre de l’économie et des finances, telle était sa définition officielle dans l’organigramme de la boite.

 

 

- Il était donc chargé de gérer au mieux le pognon de sa boite. Et alors ?

 

 

- Eh bien il a été particulièrement brillant dans son action le charlot…

 

 

- Ah ! Raconte.

 

 

- Ben, comme lui commandait sa charge, le Génie de la Galaxie cherchait du pognon. Alors il a eu une idée brillante. Je dirais même brillantissime. Il a décidé de vendre un sixième des réserves d’or de la Banque de France, soit 550 tonnes d’or ! C’est pas rien. Un énorme paquet de pognon évidemment jeté dans le gouffre du budget…

 

 

- Bon. L’or, ce n’est qu’un métal, qui n’a de valeur que par convention. Alors, en tirer du pognon pour investir, pourquoi pas ?

 

 

- Exact. Sauf que la valeur - conventionnelle je te l’accorde – de l’or a, depuis ce temps triplé !!!

 

 

- …taing ! Le bide !

 

 

- Résultat, la Lumière Eblouissante de la Création a fait perdre à la France 18 milliards d’euros !

 

 

- Fatche… Quand je pense que moi, quand j’étais ouvrier mastroquet et que je cassais un verre, le patron me le retenait sur ma paye ! Il faudrait faire pareil avec Microlax.

 

 

- Mais ce n’est pas tout. Depuis qu’il est devenu notre caudillo suprême, il a remis ça : en 2009, ses services ont encore vendu 56 tonnes d’or ! Et depuis, le prix de vente de la joncaille a doublé !

 

 

- Ça c’est du flair ! On peut faire confiance a ce grand visionnaire pour gérer nos affaires !

 

 

- Rassurez-vous les mecs, il n’est pas seul à avoir autant de flair. Un autre qu’est pas mal, c’est Trichet (quel beau nom pour un banquier !). Le patron de la Banque Centrale Européenne. Crispé sur sa vision de boutiquier ayant la pète au cul devant tout frémissement d’inflation…

 

 

- D’inflation comme Rachida Dati ? Hummm…

 

 

- Malheureusement non. Donc je disais : ce boutiquier a refusé de faire tant soit peu tourner la planche à billet – comme font sans état d’âme les Zétazuniens - pour fabriquer les euros dont avait besoin un des membres de la famille européenne. Il est payé pour ça. Laisser crever le populo de Grèce, il s’en bat les aliboffis. Résultat : la Grèce est dans la merde, l’Irlande itou (mais là c’est bien fait), le Portugal bientôt, puis l’Espagne, l’Italie, enfin nous. Ouais pourrait-il dire, mais j’ai sauvé la valeur de l’Euro ! Tè ! Fume… L’euro est passé en quelques semaines de 1,42 dollars à 1,30 dollars ! Donc une perte de valeur bien supérieure à ce qu’elle aurait été en fabriquant de l’euro (donc en dévaluant un peu sa valeur) ! Avec en moins les investissements utiles pour tous les états en difficulté qu’auraient généré cette création de liquidité…

 

 

- Merde, c’est vrai ça. On est vraiment dirigé par des branquignoles. Tè ! Le 7 décembre, je vais faire ce que préconise Eric « Ché » Cantona : je vais retirer les quatre sous que j’ai sur mon compte courant. Pour faire chier les banques.

 

 

- Bonne idée. Mais meffi tout de même : il y a des malfrats qui risquent de guetter la sortie des gens avec des talbins plein les fouilles à la sortie des banques !

 

 

- Allez zoù ! A la nôtre !

 

 

cantona grimé.jpg

 

Pour les illustrations merci à Chimulus et à Clash Foot

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02/12/2010

HOLD-UP SUR LA SECU. Bébéar, Kessler, Sarkozy frères, même combat !

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Hier, je vous ai suggéré une piqure de rappel concernant la Programme du Conseil National de la Résistance. Une des mesures essentielles de ce programme est d'instaurer « un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d'existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l'État ».

 

Dans le droit fil de ce texte fondateur, dès le 4 octobre 1945 une ordonnance fut prise dont l'article 1 est le suivant : « Il est institué une organisation de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu'ils supportent. »

 

La solidarité fondatrice de la nation, celle qui répond au troisième terme de sa devise « Fraternité », elle est là. C’est ce que les droites avides et cupides ont toujours brocardé en daubant sur « l’Etat providence ». C’est ce que Sarkozy, appliquant à la lettre les plans du Medef s’emploie à détricoter. Les appréciations de Denis Kessler (Challenges, le 4 octobre 2007 ) éclairent l’action du chef de l’Etat : « Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d'importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme... A y regarder de plus près, on constate qu'il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

 

Efficace toutou de ses maitres du Caca-rente, Sarko et sa clique s’emploient en loucedé, par petites touches, en faisant précéder leurs forfaits par un plan de propagande rigoureux, à une privatisation rampante de la Sécurité sociale. (Voir la remarquable enquête Médiapart. )

 

Il y a longtemps que le « pape » des capitalistes français, Claude Bébéar, fondateur du groupe d’assurances AXA, a lancé la première offensive pour amener dans les crocs avides des assureurs privés l’énorme gâteau de la Sécu. En 1996, il avait sommé sans complexe le gouvernement Juppé d'avancer vers des « sécurités sociales privées », en émettant la recommandation que ce système fonctionne au « premier franc ».

 

Bébéar, Kessler, le Medef en ont rêvé, Sarko va le faire ! Enfin, veut le faire… Non pas en attaquant de front la Sécu. Pas idiot l’animal. Non. En prenant prétexte de prendre en main la question de la « dépendance » ; celle des vieux, des handicapés, des « inefficaces », des charges pour la radieuse société ultra libérale. Le 16 novembre, il s’en est ouvert à ses interlocuteurs obséquieux lors de son allocution télévisée. Pas directement mais mine de rien, sous forme d’interrogation après un discours d’apparence généreuse : « Je souhaite la création, pour la première fois depuis la Libération, d'un nouveau risque, d'une nouvelle branche de la Sécurité sociale : le Cinquième Risque » dit-il d’abord. Puis il s’interroge : « Faut-il faire un système assurantiel ? Obliger les gens à s'assurer ? Faut-il augmenter la CSG ? Faut-il avoir recours à la succession quand les enfants n'ont pas la volonté ou pas les moyens ? » Et voilà ! On y est. Ça veut dire en clair : faut-il faire couvrir ce risque « dépendance » par les assureurs privés, donc sortir de la Sécurité sociale ?

 

Et voilà que son « collaborateur » Fillon en remet une couche, toujours mine de rien, devant l'Assemblée nationale dans sa déclaration de politique générale ( ici ): «Avec l'emploi, la sauvegarde et la modernisation de notre système de protection sociale s'imposent à nous. Nous avons commencé avec la réforme des retraites. Avec Xavier Bertrand et Roselyne Bachelot, nous allons poursuivre. Nous ne devons pas laisser dériver les comptes de l'assurance maladie par démagogie. Nous ne pouvons pas esquiver sur cette question notre responsabilité collective. Nous lancerons une concertation nationale sur la protection sociale qui associera tous les acteurs, les partenaires sociaux, les professionnels de santé, les mutuelles, les assurances, les collectivités territoriales, au premier rang d'entre elles les conseils généraux. » Et il ajoute: «Cette concertation nationale aura évidemment pour but immédiat de traiter la question de la dépendance. Le coût est estimé à 22 milliards d'euros et il devrait atteindre les 30 milliards dans les prochaines années. Le nombre des plus de 75 ans devrait doubler au cours des prochaines décennies. Il s'agira en premier lieu de déterminer les besoins réels des personnes, d'examiner comment assurer le maintien à domicile des personnes âgées le plus longtemps possible. Il faudra ensuite sérier les pistes de financement : assurance obligatoire ou facultative, collective ou individuelle ? »

 

Comme son patron, Fillon s’efforce ainsi de rendre les cerveaux des Français disponibles au « changement », c’est-à-dire à la mise-à-mort de la conquête essentielle du Conseil National de la Résistance, la Sécu.

 

Ce n’est pas fini. Descendons encore dans la hiérarchie des bourreurs de crâne. C’est alors la pimpante Roselyne Bachelot qui s’y met. Dans une interview au Figaro, elle enfonce le clou : «  Les Français devront s'exprimer sur ce qu'ils jugent être la meilleure solution. Quelle pourrait être la part de l'assurance par rapport à la solidarité ? Comment s'organiserait leur articulation ? »

 

Enfin, dernier étage de la fusée préparant les esprits à la privatisation, le rapport de la députée UMP Valérie Rosso-Debord, qui est un plaidoyer vibrant en faveur de l’assurance privée : « La Fédération française des sociétés d'assurance comptait 2.007.600 assurés versant 387,6 millions d'euros de cotisations (au titre d'un contrat pour lequel la dépendance est la garantie principale) et versait 112,4 millions d'euros de rente en 2008. En 2009, 2.024.200 assurés versaient 403,1 millions d'euros de cotisations tandis que 127,7 millions d'euros de rente étaient servis. »

 

C’est-y-pas du juteux ça !!! Ya bon le pognon des pauvres ! Et la mafia se frotte les mains : « A l'horizon 2020, selon le rapport du Comité d'orientation des retraites (COR), une baisse du taux de remplacement de l'ordre de 8% est attendue pour une carrière complète. Cette baisse est toutefois variable selon le niveau du salaire et le profil de carrière et dépend fortement des hypothèses prises dans les travaux du COR.» (…) «Un complément d'épargne annuel de 40 milliards à 110 milliards d'euros en 2020 serait nécessaire pour maintenir le niveau de vie des futurs retraités.»

 

Donc, s’ils la jouent fine, les assureurs privés vont non seulement mettre dans leur fouille le pognon de la « dépendance », mais ils vont devenir des acteurs majeurs de toute la filière Sécu. En « offrant » aux assurés, en plus de la dépendance, des paquets complets incluant aussi des remboursements Maladie. Pour rendre ces offres attractives, les sarko-trafiquants font tout ce qui est en leur pouvoir pour saccager la sécu (non paiement des dettes de l’Etat découlant des exonérations de charges des entreprises, déremboursements de médicaments, augmentation des tickets modérateurs entre autres gracieusetés). Au plus le trou de la Sécu est profond, au mieux ça va pour les requins de l’assurance privée, déjà à l’agachon. Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la gale…

 

Cerise sur le gâteau pour les Frères Garamonzob de la magouille, "un groupe à capitaux publics, la CNP, a conclu avec la bénédiction de l'Elysée un accord avec... monsieur frère, Guillaume Sarkozy, afin de préempter dès à présent le marché alléchant de la retraite et de la dépendance. En quelque sorte, c'est une affaire de famille: Nicolas Sarkozy va ouvrir aux assureurs privés des risques autrefois assurés par la Sécurité sociale; et c'est son frère, avec le renfort de la CNP et donc de l'Etat, qui sera l'un des mieux placés pour ramasser la mise. On en trouve confirmation sur Malakoff Médéric: Guillaume Sarkozy mise gros sur la dépendance." (Médiapart)

Alors si l’on veut arrêter à temps ce véritable hold-up des vautours de la bande du Fouquet’s, il faut gueuler, gueuler encore, diffuser et faire connaître ces magouyilles, aller aux manifs et surtout faire en sorte que Microlax 2 ne puisse pas succéder à Microlax 1er à la prochaine élection présidentielle. Quitte, s’il le faut, à voter pour DSK (c’est pas exquis) et de faire en sorte (par le premier tour) qu’il soit flanqué d’un Mélanchon fringant et saignant.

Qu’on se le dise…

 

 

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01/12/2010

PIQURE DE RAPPEL: Le programme du CONSEIL NATIONAL de la Résistance que s'acharnent à détruire Sarko et le Medef

programme du conseil national de la résistance.jpg

Les Jours Heureux - Le programme du C.N.R.

Pour mesurer ce que les sarko-trafiquants nous arrachent, pour relever enfin la tête, voici – indispensable piqure de rappel – le programme du Conseil National de la Résistance élaboré dans une France encore occupée, celui-là même que le Medef et ses marionnettes sarko-nuisibles s’efforcent de détruire. C’est un peu long, mais c’est un document de référence.

Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.

Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

Aussi les représentants des organisations de la Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.


I - PLAN D’ACTION IMMÉDIATE

Cette partie a essentiellement trait à l'organisation de la France dans la guerre
On peut le retrouver ICI



II - MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération :

1) Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le Général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;

2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;

3) Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d’occupation ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par les gouvernements de l’axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable ;

4) Afin d’assurer :

l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;

la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;

la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ;

la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;

l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;

le respect de la personne humaine ;

l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;

5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

a) Sur le plan économique :

l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;

l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

b) Sur le plan social :

le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;

un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

la garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;

la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;

un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;

la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;

l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance conte les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;

une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.

c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.

d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation.

Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale.

L’union des représentants de la Résistance pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi.

En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N et de son président le général De Gaulle !

En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !

LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE



Ce programme de combat est la source du préambule de la Constitution de 1946, repris en 1958 :

Préambule de la Constitution de 1946


1. Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l'homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

2. Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après :

3.
La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme.

4. Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la République.

5. Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.

6. Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l'action syndicale et adhérer au syndicat de son choix.

7. Le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.

8. Tout travailleur participe, par l'intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu'à la gestion des entreprises.

9. Tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité.

10. La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.

11. Elle garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence.

12. La Nation proclame la solidarité et l'égalité de tous les Français devant les charges qui résultent des calamités nationales.

13.
La Nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat.

14. La République française, fidèle à ses traditions, se conforme aux règles du droit public international. Elle n'entreprendra aucune guerre dans des vues de conquête et n'emploiera jamais ses forces contre la liberté d'aucun peuple.

15. Sous réserve de réciprocité, la France consent aux limitations de souveraineté nécessaires à l'organisation et à la défense de la paix.

16.
La France forme avec les peuples d'outre-mer une Union fondée sur l'égalité des droits et des devoirs, sans distinction de race ni de religion.

17. L'Union française est composée de nations et de peuples qui mettent en commun ou coordonnent leurs ressources et leurs efforts pour développer leurs civilisations respectives, accroître leur bien-être et assurer leur sécurité.

18. Fidèle à sa mission traditionnelle, la France entend conduire les peuples dont elle a pris la charge à la liberté de s'administrer eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres affaires ; écartant tout système de colonisation fondé sur l'arbitraire, elle garantit à tous l'égal accès aux fonctions publiques et l'exercice individuel ou collectif des droits et libertés proclamés ou confirmés ci-dessus.


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30/11/2010

Au bistro de la Toile : « Y aura-t-il assez de platanes pour pendre tous les banquiers ? »

chimulus bistro copie.jpg

- Quatre vingt cinq milliards  pour les Irlandais ! Et qui va payer ?...

- Ben, toujours les mêmes Loulle. Mais c'est pas pour les Irlandais, c'est pour les banquiers irlandais. Nuance. Il y a deux ans, les têtes d'œuf de l'Europe, du monde et de la France ont trouvés en quelques jours des centaines de milliards d'euros ou de dollars pour « sauver les banques ». Pour les crève-la-faim, y a pas une thune, mais c'est un autre problème. Fallait sauver le système bancaire qu'ils disaient, sinon ce sont nos éconocroques qui seront menacées... Bon. Tout ça c'est compliqué alors, on a baissé la tronche et on a accepté non sans rouméguer les « plans d'austérité » indispensables pour « sauver les banques ». Autrement dit on a accepté que les ultra libéraux qui mènent la danse tapent largement dans nos poches pour renflouer les banques responsables de la fameuse « crise ». Donc les Etats ont empruntés...aux banques du pognon qu'elles refilent...aux banques. Elles s'encroument à mort, obérant ainsi l'intérêt général pour sauver des intérêts particuliers ! Et satisfaire ainsi aux diktats des « marchés » qui attaquent les Etats !

- Mais qui c'est ces putaing de « marchés » ? Des fonds de pension étazuniens, des fonds spéculatifs chinois ?

- Un peu, mais pour l'essentiel, la zone euro est attaquée non de l'extérieur mais de l'intérieur. Par ses propres banques, assurances, fonds de pension, gérants de patrimoine, établissements financiers divers qui gèrent l'épargne des particuliers (notre assurance-vie, par exemple, ou notre livret A), des entreprises et leurs propres fonds. Ce sont eux qui possèdent la très grande majorité de la dette européenne. Eux qui font grimper les taux d'intérêt, acculant certains pays de la zone à la faillite.

- Si je comprends bien Victor, ces arlésiennes prédatrices et nuisibles que l'on appelle « les marchés» qui déstabilisent la zone euro sont donc, pour l'essentiel, ses propres banques, pourtant sauvées par l'endettement des Etats, endettement auprès d'elles et qu'elles leur reprochent désormais ! Ce sont elles qui mettent en péril, au nom de la défense de l'épargne qu'elles collectent, l'économie de ces pays, voire la survie de la monnaie unique. Attends, c'est un calcul de boutiquier : si l'euro se casse la gueule et si les économies européennes plongent, qu'est-ce qui restera du pognon que ces putaings de banques sont censées protéger ? Que dalle... Plus con qu'un banquier, je ne vois que deux banquiers ! Pourtant l'Irlande... On nous a assez gonflés avec le « miracle économique » de ce petit pays, élève modèle de l'Europe... En dix ans, les Irlandais sont passés du statut de plus pauvre peuple de l'U.E à celui de deuxième plus riche...

- Mouais... Avec des méthodes de rufians. En tirant sur toutes les ficelles ultra libérales, en dérégulant tout. L'Irlande a reçu un fleuve de pognon venant de l'Europe (essentiellement des Allemands et des Français, premiers contributeurs), et elle a attiré des tas d'entreprises, de multinationales avec un dumping fiscal « attractifs » pour les entreprises voyous : 12,5% d'impôts sur les sociétés contre 33 1/3 % en France... Les banques irlandaises se sont gavées, ont perdu tout bon sens et ont accordé des crédits à qui voulait du pognon, d'où des programmes immobiliers pharaoniques et...vides ! La crise est passée, les banques se sont retrouvées avec des créances pourries, irrécupérables et ont appelés au secours...l'Etat ! Qui s'est endetté jusqu'au cou. Et qui maintenant est obligé de tendre la main à l'Europe tout en écrasant son peuple... C'est pourtant avec admiration que les responsables de l'Europe ultra libérale ont accueilli le nouveau plan d'austérité de l'Irlande : suppression de 25.000 emplois dans la fonction publique, réduction de 10% des dépenses sociales, réduction du salaire minimum : les sarko-trafiquants du Fouquet's, la commission européenne de Barosso et le FMI de DSK doivent être au bord de l'éjaculation ! Quant aux 85 milliards refilés à ces rufians, ils le sont sans la contrepartie que l'on était en droit d'attendre : le relèvement significatif de l'impôt sur les sociétés (12,5% en Irlande, 26% pour la moyenne européenne, 33,3% en France) ! Et, à Bruxelles, certains ne doutent pas que les mesures irlandaises deviennent l'exemple à suivre pour le reste de l'Europe.

- Attends. Il y a quand même un truc qui m'échappe : on a une monnaie commune, on a une banque centrale commune. Pourquoi cette banque centrale européenne ne soutient-elle pas les Etats en difficultés ponctuelles ? Avec des prêts à taux zéro assortis de contraintes fiscales précises et de remboursement à long terme ?

banqiers pourris Ylar.jpg- Trop simple, trop européens, trop fédéral Loulle ! La banque européenne, dans ses statuts, n'a pas le droit de prêter directement aux Etats. * Elle doit passer par les banques de ces Etats ! En gros, les gouvernements doivent emprunter aux banques privées à des taux allant de 4 à 9% (et bien plus pour la Grèce) quand ces mêmes banques pour nous prêter empruntent à la Banque centrale européenne à un taux de 1%, la différence c'est du bénèf pour les banques privées !

- ...taing ! Eh Victor, y aura-t-il assez de platanes pour pendre tous les banquiers ?

- Vincent Auriol disait avec son superbe accent rrrocailleux: « Les banques je les ferrrme, les banquiers je les enferrrrment... »

* Article 123
1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées "banques centrales nationales", d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.

Pour les illustrations, merci à
Chimulus et à Ylar

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29/11/2010

Faudra-t-il tondre Carla?

chimulus la libération en 2012.jpg
 
Tondre Carla? Pourquoi pas, elle resterait sexy je pense.
 Mais alors aussi Pénélope, NKM, La Bachelote, Lagarde, Morano, etc. 
et... Sinclair?

 

Merci à Chimulus 

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26/11/2010

NOME. La loi scélérate qui va faire augmenter l’électricité de 25%...

electricite ampoule.jpg

 

« Le Parlement a définitivement adopté mercredi 24 novembre dans la soirée le projet de loi sur la nouvelle organisation du marché de l'électricité (Nome) lors d'un dernier vote en seconde lecture à l'Assemblée nationale. »

Hénaurme ! Ça y est, ils l’ont votée les députés cette fumeuse loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité). Une véritable escroquerie dont la finalité est de faire augmenter les tarifs de l’électricité en contraignant EDF à vendre le quart de sa production d’électricité d’origine nucléaire à ses concurrents à prix coutant pour qu’ils puissent tailler des croupières à l’entreprise publique ! C’est comme si on obligeait un boulanger à vendre à prix coutant le quart de ses fournées à des grandes surfaces pour qu’elles puissent le concurrencer ! On marche sur la tête. Mais l’énormité de la connerie n’a pas effleuré les sarko-nuisibles de l’UMP. Ils ont voté comme un seul con cette loi scélérate (préconisée évidemment par la commission européenne du voyou ultra libéral Barosso).

Notre électricité nucléaire est la moins chère d’Europe. Eh ! Oh ! C’est nous qui nous farcissons ces dangereuses centrales, contre notre gré pour la majorité d’entre nous. C’est nous qui les avons payées ces usines merdiques. Avec nos impôts. Et puisque nous en subissons les conséquences, profitons au moins de ces tarifs plus avantageux qu’ailleurs.

Tè ! Fumes ! Et la « concurrence libre et non faussée » Coco, qu’est-ce que t’en fait ? Les appétits privés lorgnaient depuis longtemps sur la rente nucléaire que se sont constitués les Français depuis les années 1970. Ces opérateurs privés - qui se sont lancé sur le marché (Poweo, Direct Energie, GDF-Suez ) - n’arrivant pas à s’aligner sur les tarifs d’EDF, entreprise publique, propriété des Français, ils sont allés intriguer auprès de la Commission européenne pour imposer cette hénaurme saloperie au gouvernement français. Qui s’est couché vite fait.

Résultat ? Le prix de l’électricité va augmenter de 11,4% immédiatement après la promulgation de cette loi, puis de 3,5% chaque année jusqu’à 25%. 5% de plus que ce que demandait Gardonneix l’an dernier, ce qui lui avait valu de se faire virer.

Vous l’avez voulu, vous les 53% d’électeurs qui vous êtes laissé enfumer par les boniments de Microlax 1er… Eh bien vous l’avez. Mais nous aussi nous l’avons. Et dans l’oigne sans vaseline…

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25/11/2010

Haïti : les malheurs des bobos achadoptants…

enfants d'Haïti.jpg

 

Le matin, c’est France Inter qui me réveille à 7 heures. Eh oui ! L’habitude malgré Val et Hees. Mais quoi écouter d’autre ? Journée spéciale en direct d’Haïti qu’ils nous préviennent. Et voilà donc que la baveuse de service ouvre son journal non pas sur les milliers de morts du choléra, non pas sur la « disparition » (pas pour tous !) des milliards donnés par la « communauté internationale », non pas sur les pelleteuses qui ne sont pas là pour déblayer la ville, non pas sur l’avidité et la cupidité sans limite des « élites » qui briguent la présidence de ce pays délabré, non, elle ouvre sur…la détresse et le malheur des couples français en mal d’enfants qui se pressent pour achadopter un petit Haïtien ! Pauvres malheureux de bobos et bobosses aux ventres stériles qui voient quelque peu retarder leur volonté de profiter de ces jolis petites têtes brunes et crépues… Tiens, je vous mets un poème de combat datant du tremblement de terre mais toujours d’actualité :

 

 

A vendre

 

 

« Regardez s’ils sont beaux mes enfants d’Haïti !

Vaccinés, tatoués, ils sont sains et gentils,

Même pas le sida, même pas la vérole

Elevés sous la mère, de la bonne bestiole !

Je vous les vends au poids ou bien à l’unité

C’est vous qui choisissez, je ne suis pas buté.

Les bébés sont plus chers, les ados sont en solde,

S’ils n’ont pas de dossiers, je vous les passe en fraude

Car de toute façon, c’est exact, je l’avoue

Ici c’est le foutoir, ils seront mieux chez vous »

Dans les boites à bruits, les étranges lucarnes

La mort ne fait plus vendre : c’est laid, ça pue la carne,

Faut se renouveler, susciter l’émotion,

Ce qui se vend, Kiki, c’est les trucs d’adoption !

Regardez-les gueuler tous ces achadoptants !

Ils les veulent ces gosses ! Ils ont payé comptant !

Ils ont les couilles en deuil et les ovaires sèches

Mais en veulent pourtant de la bonne chair fraiche.

Sûr qu’ils vont les aimer ces jolies têtes brunes

Sûr qu’ils vont les sortir de leur triste infortune

Mais en les arrachant au trou du cataclysme

Est-ce pour ces enfants ? Ou bien par égoïsme ?

 

 

Et pourtant… Et pourtant, le sort de ces enfants,

Bien que déracinés, est plutôt triomphant

Lorsque l’on le compare à l’horreur intrinsèque

De ces enfants esclaves appelés « restaveks ».

Pauvres parmi les pauvres, vendus par leurs parents

A des un peu moins pauvres ou bien au plus offrant

Dès l’âge de quatre ans. Ils sont bêtes de somme,

Domestiques gratuits, objets de baisodrome,

Esclaves sexuels, tristes souffre-douleurs

D’une société insensible à leurs pleurs.

Mal nourris, maltraités, mal logés, mal aimés

Les « restavek » sont là pour se taire et trimer,

Toujours premiers levés, toujours derniers couchés…

Toujours frotter, laver, astiquer, éplucher…

Leurs mains en sont usées, élimées et meurtries…

Leurs épaules voûtées, leur pauvre peau flétrie…

Et dans leurs yeux baissés se cache la souffrance

Qui accable toujours les êtres sans défense.

S’ils peuvent échapper à leur « famille d’accueil »

Leur liberté gagnée reste du trompe-l’œil :

Ils seront « kokorats » (parasites en créole) ;

Mendiants, gosses de rue, les gangs sont leur école.

Alors la compassion, la générosité

Envers ce peuple ami que la calamité

Vient une fois de plus de jeter dans le deuil

Les quelques sous sortis de notre portefeuilles

Seront enfin utiles aux enfants d’Haïti

Lorsque ces « traditions » seront anéanties.

 

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24/11/2010

Morts, drogues... La kalash ou le tarpé ? Et si on regardait les choses en face ?

 

kalashnikov logo.jpg

Encore une fois, Marseille est montré comme Chicago au joyeux temps de la prohibition. La ville où l’on défouraille comme l’on galèje. La ville où les différents se règlent à la kalash. Par ailleurs, cette ville est souvent citée comme un modèle d’intégration, de vie (presque) harmonieuse parmi une population traditionnellement cosmopolite. Paradoxe mais réalité.

Il n’empêche que les règlements de comptes se multiplient, voire se banalisent. Le moindre différent se règle au calibre et – escalade – à la kalashnikov. Les flics font ce qu’ils peuvent, c’est-à-dire pas grand-chose. Cette ambiance de far-west est sous tendue par deux choses : le chômage à haute dose qui sévit dans les quartiers dits sensibles de cette ville pauvre, avec pour conséquence la nécessité d’une économie parallèle, en l’occurrence le trafic de drogues, essentiellement de shit (cannabis).

Ce trafic est parfaitement organisé avec les gros bonnets (n’habitant pas sur place mais de luxueuses demeures au soleil), les pourvoyeurs qui remontent la drogue depuis le Maroc où elle est cultivée, soit en grosses bagnoles, soit planquée dans des cargaisons de poids lourds, les revendeurs (dealers) dans les citées, les « nourrices » qui logent les stocks, les guetteurs qui surveillent l’éventuelle venue des flics, les rabatteurs de clients. Tout ça croque plus ou moins selon la place dans la hiérarchie du trafic. Mais la dure loi de la concurrence « libre et non faussée » fait que les conflits de territoires, de parts de marchés sont nombreux. Et se règlent à la kalach…

Comment casser cette spirale de la mort ? Certainement pas avec des gesticulations policières. Les bataillons de CRS de Villeneuve près de Grenoble ou dans les quartiers nord de Marseille ne sont pas inutiles en ce sens qu’ils donnent un coup de pied dans la fourmilière et désorganisent momentanément les réseaux, mais ils ne règlent pas le problème de fond : misère due au manque de boulot et trafic. Le chômage étant ce qu’il est, le boulot n’arrivera pas dans les citées à coup de baguette magique, on n’est pas dans Harry Potter. Reste le trafic de drogue.

Daniel Vaillant a préconisé de réfléchir sur la légalisation du cannabis. Une position aussitôt vigoureusement combattue par L'UMP, qui par l'intermédiaire de son secrétaire national à la sécurité, Eric Ciotti, reste « fermement opposé à toute tentative de légalisation du cannabis ou des drogues dites douces qui conduisent inexorablement à l'usage de drogues de type cocaïne ou ecstasy ». Des conneries que réfutent ceux qui connaissent la question, le cannabis étant jugé moins dangereux que l’alcool et moins addictif que le tabac. En tout cas, Daniel Vaillant a eu le courage de faire bouger les lignes.

La France est le pays qui envoie le plus de gens en taule pour possession ou trafic de cannabis: 100.000 personnes emprisonnées en ce moment, parfois pour des quantités minimes. Et la France est le pays où on fume le plus. C'est bien la preuve que cette politique répressive ne mène nulle part, et au contraire permet le financement des réseaux mafieux, car plus c'est illégal, plus c'est rentable.

Le système de légalisation permettrait : - production en France ou en Europe via des filières contrôlées, - autoproduction pour ceux qui veulent pour leur conso perso, - vente dans des « coffees-shop » bien contrôlés ou dans les bureaux de tabacs, - interdiction évidente pour les mineurs.

Les résultats seraient : - remise des flics sur des taches utiles, - du boulot pour les agriculteurs notamment en zones de montagnes, - de l’activité pour les buralistes et les « coffees shop », - la fin des financement des réseaux maffieux, puisqu'ils n’auraient plus rien à y gagner, - une meilleure détection des personnes à la dérive par surconsommation, - une prévention plus aisée, notamment par la suppression de « l'attirance pour l'interdit » chez les ados, - des taxes pour la sécu, - une meilleure qualité, contrôlée, garantie pour les consommateurs, - et pourquoi pas, des « dealers » devenant chef d’entreprises et confrontés alors aux règles de concurrence !

Et donc beaucoup moins d’insécurité dans nos villes. Mais c’est peut-être là que le bat blesse : l’insécurité n’est-elle pas le cheval de bataille numéro 1 de Sarko ?

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23/11/2010

Au bistro de la toile : l’Irlande au Guiness des records du truandage !

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- Putaing Victor, je lis dans le canard qu’on va refiler 90 milliards d’euros à l’Irlande. C’est pas le pays du rufian O’Leary, le patron voyou de Ryanair ? C’est pas ce pays qui a rejeté l’Europe en son temps ? C’est pas ce modèle tant vanté par le FMI pendant 15 ans ? Pas de charges sociales, pas de syndicats, pas de cocos ni de Mélanchon, pas de CGT, pas de fiscalité ou si peu, aucuns freins, aucune régulation. Bref, de quoi faire éjaculer les ultra libéraux à la Sarko ou Barrosso ! Et c’est ce « paradis » qui se roule dans la merde et pour lequel il va falloir encore sortir du pognon ?

 

- C’est bien ça Loulle ! Et les Irlandais – je parle du peuple, de ceux qui marnent et qui se trouvent dans la merde – la trouve saumâtre ! Ce sauvetage est perçu comme une «reddition»,

«une capitulation sans précédent», « une ignominie», «une reddition éhontée». En plus – honte suprême ! – les Anglais (l’ennemi intime, le colonisateur honni) vont leur « prêter » aussi du pognon ! Ça, ils ne le digèrent pas les rouquemoutes ! Car la pilule va être amère, et toujours au détriment de la même classe de population : réduction drastique du nombre de fonctionnaires, réduction des alloc familiales, réduction des allocs chômage, encore pire, réduction du salaire minimum ! Faut dire qu’ils sont mal barrés les trèfles. Le produit intérieur brut (PIB) du défunt « tigre celtique » s'est effondré de 7% en 2009, le chômage touche 14% de la population et ce n’est pas fini. Terre d'immigration massive il y a quelques années, l'Irlande a vu 34.500 personnes se barrer entre avril 2009 et avril 2010. Le bateau coule, les rats quittent le bord…

 

- Mais comment ils en sont arrivés là ?

 

- Il suffit de regarder le paysage pour comprendre : partout il y a des quartiers entiers de bâtiments neufs, ou pas finis, mais vides d’habitants. C’est la même escroquerie que chez les Zatazuniens, les fameuses « subprimes ». Les banques, totalement dérégulées, ont accordées sans rien vérifier, des prêts à tout va. Aux particuliers mais surtout à des promoteurs immobiliers véreux…

 

- …pléonasme, Victor, pléonasme. Continue.

 

- Il y a là-bas des programmes immobiliers gigantesques. Mais ni payés ni habités… des ghost estates comme ils disent, des quartiers fantômes. Les banques se sont retrouvées à la rue. Pour leur éviter la faillite, l’Etat irlandais les a nationalisées, en s’endettant monstrueusement ! Le déficit du pays atteint 32% du PIB… Fin septembre, il a encore foutu 45 milliards dans ce gouffre. Et c’est maintenant l’Etat qui est au bord de la faillite. Les banquiers maquereaux ont ainsi réussi à faire payer par les clampins, irlandais d’abord, puis européens maintenant, leurs saloperies, leur incompétence, leur malveillance.

 

- Mais qu’est-ce qu’on en a à foutre nous Victor ? Pourquoi faut-il cracher au bassinet pour renflouer ces rufians ?

 

- L’euro Loulle. L’euro. C’est comme dans une famille : s’il y en un qui est à la paillole, les autres l’aident. Normal non ? Sinon c’est la notoriété de toute la famille qui risque d’en pâtir. C’est pas les Irlandais qu’on va secourir, ce sont les banques d’Irlande ! La crise irlandaise est essentiellement une crise de son secteur bancaire. De quoi avoir les boules… Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que les deux tiers de la dette irlandaise sont détenus par des banques non-résidentes, pour l'essentiel allemandes et britanniques. Lesquelles craignent d'être mises en difficulté si l'Irlande se casse la gueule. Elles militent donc en faveur d'une intervention du Fonds européen de stabilisation financière (FESF), doté de 450 milliards d'euros, en guise d'assurance. C’est donc une affaire entre banques de l’Europe du nord, et c’est toute la zone euro qui va casquer pour ces cons ! Ce qu’il faut imposer aux Irlandais, en échange de ce sauvetage, c’est de modifier son système fiscal (pratiquement pas d’impôts sur les sociétés). L’Irlande est le pays pirate de l’Europe : elle pompe des quantités astronomiques de subventions et pratique un dumping fiscal pour attirer les entreprises.

 

- Tè ! Je vous paie une Guiness !

 

- Merci Loulle, mais je préfère rester au rouge !

 

 

 

Merci à Chimulus pour l'illustration

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22/11/2010

Du nouveau chez le drag-queen Benedictus 13 & 3

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Ben, tu vois Paulo quand tu veux tu peux !

Vaut mieux être libertin qu'assassin non ?

 

Merci à Chimulus

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21/11/2010

Epître selon Saint Victor

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La Sagesse de Dieu : lorsque Dieu créa le monde, il décida de concéder deux vertus aux hommes de chaque peuple afin qu'ils prospèrent.

 

Par exemple il rendit :

 

 - Les Suisses précis et pacifistes,

 - Les Anglais flegmatiques et ironiques

- Les Japonais travailleurs et réalistes

- Les Italiens joyeux et humanistes

 

Quant aux français, il dit :

 

« Les Français seront intelligents, honnêtes et sarkozistes. »

 

Lorsque le monde fut achevé, l'ange qui avait été chargé de la distribution des vertus demanda à Dieu : « Seigneur, Tu as dit que Tu octroyais deux vertus à chaque peuple, mais les Français en ont trois.

Est-ce pour cela qu'ils se placent au dessus des autres ? »

 

Le Seigneur répondit : " En vérité, Je te le dis, chaque peuple a deux vertus y compris les Français, car chacun d'entre eux ne pourra en posséder que deux à la fois.

 

Ce qui veut dire que :

 

- si un Français est sarkoziste et honnête, il ne sera pas intelligent,

- s'il est sarkoziste et intelligent, il ne sera pas honnête,

- s'il est intelligent et honnête, il ne peut pas être sarkoziste."

 

Amen (à boire...)

 

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19/11/2010

Chichi: "Et si j'me représentais ?"

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- Ah ! Cette fois, maman,

J’crois qu’ça sent le roussi

J’vois venir l’temps des tourments

Pour le nain Sarkozi !

Avec le juge Van Ruymbek

L’est tombé sur un bec…

Qu’ell’ bonne idée qu’j’ai eu

Dès qu’j’ai été élu

De me refaire une virginité

- Les Veaux en ont été épaté –

En ordonnant la cession

De verser les commissions

Qui graissaient la patte en sous-main

Aux acheteurs de sous-marins,

Les troufions de ce Pakistan

Qui, avant de payer comptant,

Voulaient s’en foutre plein les fouilles.

Faut pas me prendre pour une nouille,

Je connais toutes les magouilles

J’voulais surtout casser les couilles

De sa Très Molle Suffisance

Ce Ballamou sentant le rance

Qui m’avait taillé des croupières

Avec sa gueule chaisière

Lors des dernières élections.

Alors, ses rétro commissions,

J'les lui ai foutues dans le fion !

Tiens, en parlant de Fi(ll)on

Revenons au nain de Neuilly.

J’vais te le foutre en bouilli

Car c’est lui qu’était dans le coup,

Comm’ trésorier de Ballamou,

C’est lui qui gérait le pognon

De ces rétro commissions !

Karachi ! Karachi ! Karachi !

J’veux qu’il en chie ! Je le conchie !

- Enfin Jacques un peu de tenue !

- Maman, vous m’les brisez menues !

Cette fois, je tiens ma revanche

Le nain qui m’a pris pour un manche

Va se faire empapaouté !

Tiens ! Et si j’me représentais !

Merci aux Guignols pour l'illustration

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18/11/2010

Au bistro de la toile : comme les vautours Ryanair vole, vole, vole…

 

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Putaing ! Parait qu’ils faisaient la gueule les bobos qui étaient partis se biturer la gueule pas cher au Maroc avec la compagnie de ruffians Ryanair ! Ils devaient se poser à Beauvais (c’est où Beauvais ?) et…ils se sont retrouvé « abandonnés » pendant des heures à Liège (Belgique). Pôôôvres malheureux va ! Quand on aura le temps, on les plaindra…

- Eh ! Victor, ces passagers, c’est tout de même des victimes de cette compagnie…

- Victimes, mon cul ! Ces cons-là sont les complices de cette compagnie mafieuse, illustration parfaite de ce vers quoi amène l’ultra libéralisme débridé. Ryanair, c’est le prototype de l’entreprise parasite, dirigée par une crapule finalement sympathique, Michael O’Leary, car il étale avec jovialité tout le mépris et le cynisme de ces patrons voyous.

- Enfin, tout de même, Ryanair à Marseille faisait travailler un millier de personnes. Ils ont foutus le camp, et les salariés vont pointer au chomdu…

- Voilà. Tu touches là l’essence même du système Ryanair vis-à-vis des responsables économiques et politiques: ou vous nous crachez au bassinet – beaucoup de thunes – ou on ferme et on se casse ailleurs. Et c’est comme ça qu’un élu UMP comme Gaudin réclame sans broncher que l’on change la loi pour autoriser Ryanair à truander en France. Parce que c’est bien de truandage dont il est question. Le problème marseillais vient d’une condamnation de la compagnie pour faire travailler ses personnels navigants basés à Marseille avec des contrats irlandais, dont sans payer de charges en France. C’est du Bolkeinstein dans sa plus belle acception. Et ça va loin dans le cynisme : des salariés ont rapporté qu'ils devaient payer eux-mêmes les formations que leur dispense leur employeur... qui les facturerait nettement plus cher que ce qu'elles ne lui coûtent. De même, le personnel de bord doit acheter son uniforme 360 euros...

 

Mais il n’y a pas que ça. Ryanair vole dans tous les sens du terme. Elle vole ainsi la Sécu et l’Etat français, mais que dire des monceaux de subvention qu’elle emplâtre joyeusement aux collectivités locales, chambres de commerce et autres ! C'est ainsi qu'en 2009, en France, malgré les avertissements réguliers des Chambres régionales des comptes, la compagnie est parvenue à soutirer 14 millions d'euros aux Chambres de commerce et d'industrie ainsi qu'aux collectivités locales, via le versement d'"aides marketing". Un terme mystérieux qui désigne les publicités que les exploitants des aéroports qui reçoivent les avions de Ryanair ont obligation de prendre sur le site internet de la compagnie ! C’est du racket.

À l'échelle européenne, si l'on ajoute les remises en série imposées aux aéroports, le dispositif rapporterait 750 millions d'euros ! Ce qui a poussé Air France à déposer plainte l'an dernier auprès de la Commission européenne.

 

Une fois à bord, les passagers sont également pressés comme des citrons. Le O’Leary veut leur faire payer même l’accès aux chiottes de l’avion, il veut taxer les gros. Tiens, lu dans La Provence : « (…) à bord d'un vol Marseille-Édimbourg : victime d'un malaise, un passager a reçu une petite collation à la demande d'un médecin qui voyageait dans le même avion. Quelques biscuits et du thé que son épouse a été priée de payer, avant d'avoir les pires difficultés pour qu'on lui rende sa monnaie ! »

- Si je comprend bien Victor, chaque fois qu’un bobo friqué prend un de ces avions pour aller s’éclater en ouiquinde dans quelques destinations Ryanair, c’est un peu moi, toi, nous qui payons son ticket !

- Ben voilà ! T’as tout compris Loulle ! Ryanair est le prototype le plus accompli des entreprises néo libérales telles que les rêvent les Sarko-trafiquants…

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17/11/2010

Pendant l’enfumage médiatique, les sarko-saloperies continuent…

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La concurrence ! La concurrence « libre et non faussée ». Voilà la Graal de l’Europe ultra libérale chère à Sarko et à ses complices de Bruxelles. Au nom de ce précepte à la con, le marché de l’électricité a été dérégulé en 2007. On a alors vu des requins genre Poweo, Direct Energie, GDF-Suez faire flèche de tous bois, même des plus vermoulus, pour attirer dans leurs rets les clients, entreprises comme particuliers. Avec des méthodes commerciales tangentant l’escroquerie, l’arnaque et l’abus de faiblesse. « La concurrence ! La concurrence ma bonne dame ! Cette invention formidable qui fait baisser les prix ! Vous paierez votre électricité moins chère avec nous ! » Ben voyons… En matière d’électricité, partout où la concurrence a sévit, c’est le contraire qui s’est produit… Mais chut ! Faut pas le dire !

 

Ce jour, mercredi, l’Assemblée nationale sarko compatible devrait voter la loi « Nome » pour Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité. Q’es aco ? Un truc particulièrement tordu. Un modèle d’arnaque à grande échelle. Il se trouve que la France – à travers les centrales EDF, payées et subies dans leur option nucléaire par les Français - produit l’électricité la moins chère d’Europe. Peut-on s’en plaindre ? On se farci souvent contre notre gré les centrales nucléaire, alors autant en tirer quelques bénéfices. Logique non ? Ben non ! Pas pour les tronches d’œufs de la Commissions européenne. Les opérateurs privés qui se sont lancé sur le marché (Poweo, Direct Energie, GDF-Suez ) n’arrivent pas à s’aligner sur les tarifs d’EDF, entreprise publique, propriété des Français. Alors qu’est-ce qu’ils font ? Ben, ils en appellent à la sacro sainte « concurrence libre et non faussée », parangon de l’Europe ultra libérale que nous devons subir (merci Sarko qui s’est assis sur le « Non » du peuple).

 

Ce qui se traduit par l’énormité ubuesque suivante : dans le cadre de cette loi Nome, le nuisible gouvernement sarkozien veut contraindre EDF à vendre le quart de sa production d’électricité d’origine nucléaire à ses concurrents à un tarif assez favorable pour qu’ils puissent tailler des croupières à l’entreprise publique ! Incroyable mais vrai !

 

Eh ! Oh ! Et le manque à gagner d’EDF (NOTRE entreprise), qui est-ce qui va le combler ? Eh ! Mon con ! Ben, toi, ben, moi, ben nous, les cochons de payants pardi ! La Commission de Régulation de l’Energie (CRE) prévoit une flambée des prix de l’électricité de 11,4% après le vote de la loi, puis de 3,5% par an, soit jusqu’à 25% d’ici à 2015 !

 

Putaing ! Mais pourquoi vouloir changer un système – celui d’EDF entreprise nationale – qui marche bien au profit d’un autre qui ne marche pas ? « La concurrence mon bon ! La concurrence « libre et non faussée ».

 

Et merde !

 

P.S. - Parait qu'hier soir, il y avait Charlot à la télé. J'ai pas regardé...

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16/11/2010

Au bistro de la toile : re(prisdejustice)manimensonges…

chimulus bistro copie.jpg

- …Taing ! Mon neveu, il avait trouvé une bonne gâche : il devait entrer à la brigade des feuilles de la mairie mais il a été blackboulé…

- Pourquoi ? Il était trop vaillant ?

- Ah non ! De ce côté-là, pas de problème, le travail fait ne lui a jamais fait peur. Non, mais il a été condamné, quand il sortait juste de l’âge bête, pour « emprunt » de bagnoles… Or, pas de repris de justice dans quelque administration que ce soit, même au plus bas niveau.

- C’est tout de même rassurant quelque part, non ? Mais au fait, ton neveu, il pourrait postuler pour un poste dans le gouvernement sarko-fillonien ! Cette interdiction n’y a pas lieu !

- Ah bon !

- Ben oui ! Regarde. Qui est ministre de l’intérieur ? Le citoyen Hortefeux Brice, condamné pour injure raciste le 4 juin 2010 par le tribunal correctionnel de Paris. Qui est ministre d’état, numéro deux du gouvernement, chargé de cette responsabilité essentielle qu’est la défense nationale ? Le citoyen Juppé Alain, condamné le 1er décembre 2004 pour prise illégale d’intérêts par la Cour d’Appel de Versailles.

- C’est vrai que ce gouvernement ressemble à une entreprise de recyclage de repris de justice repentis ! Et si c’était des récidivistes ? Il y a de quoi se faire du mouron pour la république… Et puis, ce n’est pas le garde des sots (garde d’Esso ?) qui y trouvera à redire : une enquête sur l'attribution d'un marché de transport en commun (le projet Rhônexpress) à Lyon, dans laquelle était susceptible d'être mis en cause le citoyen Mercier Michel, président du Conseil général du Rhône et nouveau ministre de la justice, a été classée sans suite, a-t-on appris lundi 15 novembre auprès du parquet…

- Tu sais, l’exemple vient d’en haut. Leur patron a pour habitude de s’assoir sur la Constitution sans que ça lui chatouille les roustons : il a fait voter – c’est tout en son honneur – des lois relatives à la contestation de certaines lois par référendum, donnant en principe plus de pouvoirs au Parlement et aux citoyens (à savoir les articles 11, 68 et 71-1), seulement ces articles ne sont que de la poudre aux yeux car ils ne sont toujours pas applicables faute de loi organique, certain depuis mars 2007 !

- Mouais… Tout ça sent le clanisme, la mafia, le panier à crabes. Remaniement bidon fait d’une part pour enfumer le bon populo, occuper les médias couchés et faire oublier les scandales Woerth-Bettencourt, les magouilles de Karachi, la contre-réforme sur les retraites, et les constantes « inflations datiennes » au charognards du Medef ; d’autre part à mettre en place une équipe de campagne électorale qui va utiliser pendant dix huit mois tous les moyens de l’état – donc avec nos sous ! - dans un seul but : faire réélire l’Axe de la Pensée Galactique à talonnettes !

- Allez. Buvons un coup, ça rend lucide !

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15/11/2010

Courage! Fillon...

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Vous l'avez attendu longtemps le changement ! Il est là. Il est "révolutionnaire" qu'elle a même dit la rigolote madame Mam! Le changement, bè, c'est qu'il n'y a pas de changement.

De toute façon, ON S'EN FOUT !

L'important, c'est de savonner autant que faire se peut la planche à cette bande de sarko-nuisibles...

 

Merci à Chimulus pour l'illustration

 

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14/11/2010

Ouiquinde épicurien: l'AÏOLI !

Aïoli pour web.jpg

 

Je vous ai mis l'eau (pardon! le vin!) à la bouche hier avec l'aïoli de la Carmencita... Alors en voilà la recette:

L'Aïoli des Académiciens

"Aïoli !" Mot sonnant comme un salut gaillard !

D'Avignon à Marseille il est un étendard.

Emblème culinaire en terres de Provence

Il engendre gaieté, amour et pétulance.

Pour unir ceux qui l'aiment, il est avantageux

Tant son parfum puissant éloigne les fâcheux.

L'aïoli est en soi un éloquent symbole

Des valeurs des pays où court la Farandole:

L'or de l'œuf est fortune, rondeur, fécondité,

L'ail est puissance mâle, santé, virilité

Quand à l'huile d'olive, impériale maîtresse

C'est elle l'unité, 1 'harmonie, la richesse.

L'aïoli est parfait quand fou trissoun ten dré (1),

Quand le pilon de bois, dans la sauce dorée,

Tient droit tel Priape redoutable et vainqueur

Dans l'onctueux parfum qui chavire les cœurs.

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli,

Chaque année, réunie en un conclave, élit

Parmi les cuisiniers du pays des cigales

Celui dont la recette lui paraît idéale.

Voici celle que fait, lors de grandes agapes,

Henry Estévenin, de Châteauneuf-du-Pape.

Truculent moustachu, buveur et quintalien

Il est le "Grand Aillé" des Académiciens.

Pour que ton aïoli soit de bonne facture

Tout doit bien être à la même température :

L'huile, l'ail et les œufs, le mortier, le pilon

Sont préparés la veille ou le matin selon

Que tes invités viennent dîner ou souper:

Car voilà un travers qu'il convient de stopper,

On n'est pas dans le nord, c'est à midi qu'on dîne

Et le soir que l'on soupe en terres comtadines!

Pour six convives il te faut douze gousses d'ail

Dont tu ôtes les germes pour faire un bon travail.

Quatre beaux jaunes d'œuf, du sel, du poivre blanc,

Beaucoup de jus de coude et un pichet de blanc.

Le vin, dans l'aïoli, ce n'est pas pour la sauce

Mais pour le cuisinier dont la soif est très grosse!

À l'aide du pilon, dans un mortier de marbre,

Tu écrases en pommade ail et sel, sans palabre.

Tu mets tes jaunes d'œufs et tu tournes, tu tournes,

Qu'aucune distraction, jamais, ne te détourne,

Pendant deux, trois minutes pour tout bien mélanger.

Puis laisse reposer dans un coin ombragé,

Juste le temps de boire deux ou trois bons canons

Avec tes acolytes, devant le cabanon.

Reprend ton appareil et coince le mortier

Entre tes deux genoux, et serre volontiers.

Eloignes les badauds et concentre-toi bien,

C'est là que ça se passe: ou c'est tout, ou c'est rien!

Tu commences à verser ton huile goutte à goutte

En tournant de bon cœur, d'un seul sens, tu t'en doutes.

Si tu suis la recette très rigoureusement,

L'émulsion doit se faire assez rapidement.

Quand l'aïoli a pris, verse en un fin filet

Ta bonne huile d'olive. Mais pas sur ton gilet!

Maintiens ton mouvement régulier jusqu'au bout

Ne mollit pas surtout. S'arrêter, c'est tabou.

Si elle est réussie, elle doit être épaisse,

Onctueuse, dorée, mais pleine de finesse.

Le pilon, en son sein, tient droit sans se vautrer.

Présentant ton chef d' œuvre, dit: "Lou trissoun ten dré" !

Traditionnellement, l'aïoli accompagne

La morue dessalée, seul poisson des campagnes.

Fait-là tremper deux jours dans de l'eau fraîche et claire

Que tu changes souvent sans souci des horaires.

En de belles portions il te la faut trancher,

Juste avant de servir tu la feras pocher.

Fais bouillir à l'avance œufs durs et escargots,

Du chou-fleur, des carottes et de verts haricots,

Des patates, bien sûr, une pleine fourchée

Que, pas plus que les œufs, il ne faut éplucher.

Sers ces aliments chauds dans des plats séparés

Et, trônant au milieu, l'aïoli vénéré.

Que boire avec ce plat? La question reste ouverte.

Sur ce point important, l'Académie concerte.

Du rouge, du blanc sec, ou même du rosé

Si c'est servi bien frais, on peut tout écluser.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour la sauce: - six gousses d'aï!, blanc de préférence, desquelles vous enlever les germes, - deux cuillerées à café de sel fin, - quelques tours de poivre blanc du moulin, - deux jaunes d'œuf, - trois-quarts de litre d'huile d'olive vierge extra A.O.C.. Vallée des Baux.

Attention: faites en sorte que tous ces ingrédients soient à la même tem­pérature. C'est primordial pour prévenir tout ratage (on dit alors, si ce malheur arrive, que l'aïoli a "cagué").

Pour le plat: - un kilo de morue sèche que vous ferez dessaler, - un kilo de carottes, - un kilo de haricots verts, éventuellement quelques bettera­ves rouges, - douze œufs durs, - trois douzaines d'escargots de mer (les "bioù", escargots dont la coquille présente des cornes), - trois douzaines d'escargots des garrigues provençales, - 3 kilos de pommes-de-terre cui­tes à la vapeur.

Les vins conseillés

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli, autorité incontestée en la matière, a longuement travaillé - verre en main - sur le délicat problème des vins les plus aptes à accompagner l'aïoli.

Le poisson qui en constitue une partie essentielle incite a pencher pour des vins blancs secs. Les légumes cuits à la vapeur appellent des vins rosés. La délicatesse des fragrances de l'huile d'olive s’accommode fort bien de vins rouges charpentés. Mais la puissance de la sauce dominée par l'ail ne s’accommode que... d'eau prétendent certains Académiciens. On ne peut tout de même pas aller jusqu'à de telles extrémités.

Essayez donc des blancs de Cassis, Châteauneuf-du-Pape, Cairanne, Rochegude, Picpoul de Pinet ; des rosés Tavel, Chusc1an, Valréas, Vaison­le-Romaine, Côtes-de-Provence; des rouges de Vacqueyras, de Lirac, de Sablet, de Rasteau, de Violès, des Costières de Nîmes.

 

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13/11/2010

Ouiquinde érotico gastronomique : l'aioli de Carmen

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Rien n’est plus émouvant,

Rien n’est plus excitant

Rien n’est plus envoûtant

Qu’une bell’ femme à poil

Sachez mesdemoiselles

Que pour le sensuel

Que pour le sexuel

Il faut avoir du poil !

Touffe noire

Ciboire

Touffe blonde

Profonde

Touffe rousse

Qui mousse

Ecrin doux et soyeux

Du temple du désir

Toboggan broussailleux

Vers la grotte à plaisir

Le poil, le poil, le poil, le poiiiil

 

 

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- Oh ! Victor, tu en parles avec tant d’émotion !

D’où te viens, pour le poil une telle passion ?

- De ma prime jeunesse où, branleur émérite,

J’ai vécu, envoûté, un bonheur insolite.

Carmencita Sanchez était la fille aînée

D’une famille ayant franchi les Pyrénées

Pour fuir les catastrophes d’une guerre civile.

Tous travaillaient aux champs du mas de la famille.

Carmencita, ce jour, préparait l’aïoli

Un « foudaoù » sur le ventre, un caraco joli

Laissant nu sa gorge, ses bras et ses épaules.

Je m’étais proposé, moi, jeune branquignole,

Pour l’aider à peler patates et carottes

En matant, de la belle les chairs blanches et rondes.

Je sors pour emporter les épluches aux cochons

En rêvant à ses yeux, son cul et ses nichons.

Je reviens, tête en feu et la gaule en folie

Derrière la Carmen qui montait l’aïoli.

Assise, le mortier coincé entre ses cuisses,

Elle tournait l’aïoli d’un geste ample et lisse.

J’arrive doucement, par derrière la belle

Et glisse prestement ma queue sous son aisselle,

La chair tiède en sueur, les poils, le mouvement

Rythmé, les parfums d’ail font un coquetèle dément,

Carmen crie en français, m’insulte en espagnol

Voudrait bien me pousser, me donner des torgnioles

Mais l’aïoli est sacré, s’arrêter, c’est tabou

Car sinon elle cague, le déshonneur au bout !

Ses cris deviennent rauques, feulement de féline

Son bras se fait complice, sa tête dodeline,

Je voudrais tant l’avoir, toute nue, dans un lit !

Puis mon plaisir jaillit, parfumant…l’aïoli !

JVJ

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Eh! Lou trissoun ten dré !

 

Au fait, il n'y a pas que moi qui aime la fourrure d'amour...

Lire cet article au poil !

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LES SARKO TRAFIQUANTS, DANS LEUR VOLONTE DE MUSELER LA PRESSE, ATTAQUE « MEDIAPART ».

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12/11/2010

Cambrouss' niouzz

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Putaing ! Ils sont contents les dirigeants de la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire dont la principale fonction est d’enfumer (et plus si affinités) les paysans. Ils ont réussi à « arracher », après d’âpres négociations (qu’ils disent) une augmentation de 2 à 5 centimes du prix auquel les industriels achètent la barbaque aux éleveurs. Ceux-ci demandaient une augmentation de 60 cts mais leurs « représentants » (enfin, ceux de la FNSEA) bondissent de joie avec 2 cts ! En voilà des « représentants » efficaces ! Pour la Confédération paysanne, c’est qualifié de mascarade. Et encore, ils sont gentils et bien élevés ! Le prix d’achat moyen de la viande bovine (carcasse) est de 3 euros du kilo (inchangé depuis quinze ans). Comparez avec le prix du steack ou même du pot-au-feu et vous comprendrez… Y en a bon les gros sous, mais pas pour les parpagnas qui se décarcassent dans la fangasse…

 

Les dits parpagnas avaient bloqué les abattoirs du maquereau en chef de la filière, Bigard (42% du marché). Et les distributeurs (grandes surfaces) commençaient à baliser : ils ne peuvent avoir que 4 à 5 jours de stocks avant que les linéaires ne se vident ! Les paysans bloqueurs (FNSEA et Confédération paysanne, pour une fois unis) avaient donc la main. Qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ils ont avalés la couleuvre présentée par les dirigeants FNSEA et leurs complices industriels et distributeurs et ont levés leurs barrages pour 2 à 5 cts (qui correspondent aux hausses saisonnières habituelles !) au lieu des 60 demandés ! Cocus, battus et contents…

 

L’Europe est structurellement déficitaire en viande ovine et en viande bovine. L’histoire de la production de ruminants allaitants est directement liée aux choix de politiques européennes d’échanges internationaux, accompagnées par les politiques nationales de disparition des élevages et des éleveurs. En effet, pour la viande ovine, dans les années 80, le choix de ne pas protéger le marché européen a entraîné les importations massives de Nouvelle-Zélande et d’Australie à des prix compétitifs sur lesquels la majorité des producteurs ovins européens (en France et en Espagne notamment) n’ont pas pu s’aligner.

 

L’Europe est devenue déficitaire en viande bovine en 2003. Le déclin des productions bovines est mis en musique par les politiques européennes, en rendant le marché européen attractif pour les exportations de l’Amérique du sud : il s’agit de monnayer des biens industriels et des services européens contre des produits agricoles et particulièrement la viande bovine, que ce soit à travers des accords multilatéraux de l’OMC, ou par des accords bilatéraux entre l’Union européenne et le Mercosur. Concrètement, la politique d’augmentation des contingents d’importation de viande en provenance d’Argentine et du Brésil, et de baisse des droits de douane aux frontières a des conséquences directes sur les volumes produits en Europe et à terme, sur les prix payés aux producteurs européens. En 15 ans, le nombre d’exploitations spécialisées en élevage bovin allaitant en France a diminué de 31%, passant de 132.200 en 1988 à 91.600 en 2003.

 

Bon. Je vais tout de même sortir du congélateur une savoureuse côte de bœuf achetée chez mon boucher de Lozère avant de redescendre en Provence, de la « fleur d’Aubrac », superbe croisement d’Aubrac et de charolais ! Hummm !

 

 

 

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