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12/11/2010

Cambrouss' niouzz

vache-insolite.jpg

 

 

Putaing ! Ils sont contents les dirigeants de la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire dont la principale fonction est d’enfumer (et plus si affinités) les paysans. Ils ont réussi à « arracher », après d’âpres négociations (qu’ils disent) une augmentation de 2 à 5 centimes du prix auquel les industriels achètent la barbaque aux éleveurs. Ceux-ci demandaient une augmentation de 60 cts mais leurs « représentants » (enfin, ceux de la FNSEA) bondissent de joie avec 2 cts ! En voilà des « représentants » efficaces ! Pour la Confédération paysanne, c’est qualifié de mascarade. Et encore, ils sont gentils et bien élevés ! Le prix d’achat moyen de la viande bovine (carcasse) est de 3 euros du kilo (inchangé depuis quinze ans). Comparez avec le prix du steack ou même du pot-au-feu et vous comprendrez… Y en a bon les gros sous, mais pas pour les parpagnas qui se décarcassent dans la fangasse…

 

Les dits parpagnas avaient bloqué les abattoirs du maquereau en chef de la filière, Bigard (42% du marché). Et les distributeurs (grandes surfaces) commençaient à baliser : ils ne peuvent avoir que 4 à 5 jours de stocks avant que les linéaires ne se vident ! Les paysans bloqueurs (FNSEA et Confédération paysanne, pour une fois unis) avaient donc la main. Qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ils ont avalés la couleuvre présentée par les dirigeants FNSEA et leurs complices industriels et distributeurs et ont levés leurs barrages pour 2 à 5 cts (qui correspondent aux hausses saisonnières habituelles !) au lieu des 60 demandés ! Cocus, battus et contents…

 

L’Europe est structurellement déficitaire en viande ovine et en viande bovine. L’histoire de la production de ruminants allaitants est directement liée aux choix de politiques européennes d’échanges internationaux, accompagnées par les politiques nationales de disparition des élevages et des éleveurs. En effet, pour la viande ovine, dans les années 80, le choix de ne pas protéger le marché européen a entraîné les importations massives de Nouvelle-Zélande et d’Australie à des prix compétitifs sur lesquels la majorité des producteurs ovins européens (en France et en Espagne notamment) n’ont pas pu s’aligner.

 

L’Europe est devenue déficitaire en viande bovine en 2003. Le déclin des productions bovines est mis en musique par les politiques européennes, en rendant le marché européen attractif pour les exportations de l’Amérique du sud : il s’agit de monnayer des biens industriels et des services européens contre des produits agricoles et particulièrement la viande bovine, que ce soit à travers des accords multilatéraux de l’OMC, ou par des accords bilatéraux entre l’Union européenne et le Mercosur. Concrètement, la politique d’augmentation des contingents d’importation de viande en provenance d’Argentine et du Brésil, et de baisse des droits de douane aux frontières a des conséquences directes sur les volumes produits en Europe et à terme, sur les prix payés aux producteurs européens. En 15 ans, le nombre d’exploitations spécialisées en élevage bovin allaitant en France a diminué de 31%, passant de 132.200 en 1988 à 91.600 en 2003.

 

Bon. Je vais tout de même sortir du congélateur une savoureuse côte de bœuf achetée chez mon boucher de Lozère avant de redescendre en Provence, de la « fleur d’Aubrac », superbe croisement d’Aubrac et de charolais ! Hummm !

 

 

 

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11/11/2010

11 novembre... La guerre, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...

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La guerre, c'est pas une mission humanitaire.

C'est pas le défilé pimpant, presque gai derrière les musiques martiales de ces beaux jeunes gens solides, virils et disciplinés.

La guerre, c'est l'ombre omniprésente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

La guerre, c'est le bruit des explosions, le cliquetis rageur des tirs, le sifflement menaçant des balles qui ricochent autour de vous.

La guerre, l'embuscade, c'est le corps qui s'efforce de se rétrécir au delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans la boue de la tranchée, la caillasse du djebel ou la vase de la rizière.

La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui vous cherche, qui va vous trouver. C'est la haine de l'autre, de celui qui veut votre peau. C'est le doigt qui ne relâche plus la détente de votre fusil dérisoire.

La guerre, ce sont les cris de douleur du camarade touché, les hurlements et les sanglots, les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

La guerre, c'est le désespoir du camarade touché et qui attend des secours qui ne peuvent venir.

La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui vous fait penser - lorsque votre voisin d'attaque tombe à côté de vous, haché par une rafale ou la tête explosée par une rockette – qui vous fait crier dans votre pauvre tronche: « ouf, c'est lui, c'est pas moi! »

La guerre, c'est de la merde.

profiteurs de guerre.jpgPendant la grande boucherie 14-18, les profiteurs et fauteurs de guerre se le faisaient belle. Les grands boulevards de Paris affichaient une vie trépidante ; les théâtres, les brasseries, les cafés concerts, les boites de nuits étaient pleins de fêtards…

Pendant que les Français Schneider, De Wendel et autres faisaient discrètement la bringue avec leurs homologues, rivaux et…amis allemands Krupp, Thyssen et autres fabricants de choses en aciers bien pointues, bien aiguisés, qui entrent dans les viandes, qui labourent les chairs, qui brisent les os, qui éclatent les cranes, qui arrachent les yeux, qui explosent en beaux feux d’artifices de mort, la France d’en-bas s’étripait avec l’Allemagne d’en-bas. Pour le plus grand profit des précédents.

La droite la plus bornée, la plus avide, la plus lâche se lâchait, se goinfrait, s’engraissait, se tapissait la tripe de sauces chaudes et onctueuses pendant que les « pauv’cons » se faisaient trouer la viande. C’est cette même droite que l’on retrouvera parmi les vichystes, les patrons et les collabos en 40 pendant que les cocos, au coude à coude avec la droite républicaine gaulliste, se battaient. C’est cette même droite sans vergogne, cupide, inculte, avide, pleine de morgue, la droite du Fouquet’s qui gouverne et tient le haut du pavé derrière sa marionnette Ubu-Sarko.

La guerre est « l’art » de faire s’entretuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent… Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée à travers les époques a été superbement illustrée par cette chanson qui marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoyait à l’abattoir pour rien, sinon transcender la connerie humaine, seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

La chanson de Craône

Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé

On va reprendre les tranchées,

Notre place est si utile

Que sans nous on prend la pile

Mais c'est bien fini, on en a assez

Personne ne veut plus marcher

Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot

On dit adieu aux civ'lots

Même sans tambours, même sans trompettes

On s'en va là-haut en baissant la tête

- Refrain :

Adieu la vie, adieu l'amour,

Adieu toutes les femmes

C'est bien fini, c'est pour toujours

De cette guerre infâme

C'est à Craonne sur le plateau

Qu'on doit laisser sa peau

Car nous sommes tous condamnés

C'est nous les sacrifiés

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance

Pourtant on a l'espérance

Que ce soir viendra la r'lève

Que nous attendons sans trêve

Soudain dans la nuit et le silence

On voit quelqu'un qui s'avance

C'est un officier de chasseurs à pied

Qui vient pour nous remplacer

Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe

Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

- Refrain -

C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards

Tous ces gros qui font la foire

Si pour eux la vie est rose

Pour nous c'est pas la même chose

Au lieu d'se cacher tous ces embusqués

Feraient mieux d'monter aux tranchées

Pour défendre leur bien, car nous n'avons rien

Nous autres les pauv' purotins

Tous les camarades sont enterrés là

Pour défendr' les biens de ces messieurs là

- Refrain :

Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendront

Car c'est pour eux qu'on crève

Mais c'est fini, car les trouffions

Vont tous se mettre en grève

Ce s'ra votre tour messieurs les gros

De monter sur l'plateau

Car si vous voulez faire la guerre

Payez-la de votre peau

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10/11/2010

Au bistro de la toile : retraites, lutter sur deux fronts !

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- Ça y est Victor, il l'a promulgué sa loi à la con Microlax 1er ! Des mois de manifs pour que dalle... Les syndicats ? Roulés dans la merde... Le populo dans la rue ? Aux chiottes... S'en branle comme de ses premières talonnettes le nain... Tè ! On va boire pour oublier. C'est la mienne ! C'est le taulier qui rince...

- Sarko peut se gargariser du haut de ses talonnettes d'avoir tordu le cou aux syndicats, d'avoir su résister à « la rue » en imposant sa « réforme » sur les retraites, sa « victoire » à la Pyrrhus aura eu pour effet inattendu pour son clan de réveiller le peuple, de lui révéler sa force, de lui montrer les grandes lignes des actions à suivre pour vaincre. Les grands mouvements actuels - qui ont largement dépassé la simple lutte contre la « réforme » des retraites - lèvent un immense espoir car ils permettent à des gens emmurés jusque là dans leur individualisme de se voir, de se comprendre, de se conforter les uns les autres et surtout de découvrir la formidable force qu'ils possèdent en œuvrant ensemble contre la classe dominante ! Ils redécouvrent enfin le parfum puissant, enivrant de la lutte des classes.

- Et c'est quoi ces grandes lignes ?

- Il faut pourrir la vie des sarko-trafiquants. Leur pourrir la vie ça veut dire quoi ? Sur le plan individuel : résistance intérieure dans l'entreprise, dérision, mauvaise volonté, etc. qui sont autant de façon pour l'exploité de résister sourdement à sa propre servitude ; sur le plan collectif, à côté des grandes manifestations et des grèves organisées au niveau national par l'intersyndicale qui existe encore, des actions relevant d'une véritable guérilla sociale et citoyenne : grèves catégorielles coup de poing, rassemblements lycéens ou étudiants impromptus utilisant les moyens de communication d'aujourd'hui et ainsi difficiles à contrer, blocage de routes, de dépôts de carburants, déversement d'ordures devant les permanence UMP, harcèlement par courriel des élus UMP et assimilés, etc., l'imagination doit être à l'œuvre.

- Ou alors, il suffit d'attendre jusqu'au printemps 2012 pour que la gauche renvoie par les urnes Sarko et ses contre-réformes aux poubelles de l'Histoire.

- Surtout pas ! Cet attentisme serait une connerie grave. D'abord parce qu'il consacrerait la « victoire » des sarko-trafiquants et leur donnerait une dynamique de victoire. Faut surtout pas mésestimer le nain qui, en campagne électorale, est un tueur redoutable, retord, menteur, manipulateur mais efficace. Ensuite parce que les socialos ont des positions aussi multiples qu'ambigües concernant les retraites. Il y a un deuxième front à ouvrir de ce côté. Faut pas être naïf...

- Attend. Ils ont tous dit, de Royal à Aubry, Hamont et d'autres que s'ils passaient, ils annuleraient cette loi scélérate !

- Mouais... C'est moins clair que ça. Aubry a dit, même si elle a ensuite rétropédalé à fond la caisse : «On doit aller très certainement, on va aller très certainement, vers 61 ou 62 ans ». En fait, malgré ses dénégations ultérieures, c'est le fond de sa pensée et celle d'un bon nombre d'hiérarques socialistes. Quant à Dominique Strauss-Kahn, il  refuse le « dogme » des 60 ans : «Si on arrive à vivre 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans, il va bien falloir que d'une manière ou d'une autre ça s'ajuste. Dans beaucoup de pays, c'est la voie qui est choisie.»

- Tout de même Victor, les contre-propositions du Parti socialiste concernant la réforme des retraites parlent d'alourdir de 25 milliards d'euros la fiscalité sur les revenus du capital d'ici à 2025 ! Le ton est résolument de gauche et les mesures sont énergiques : majoration des prélèvements sociaux sur les bonus et les stock-options de 5% à 38% ; application de la CSG sur les revenus du capital actuellement exonérés et remise en cause de la défiscalisation des plus-values sur les cessions de filiales ; augmentation de la contribution sur la valeur ajoutée...

- C'est vrai. Il y a ce qui est claironné et ce que l'on accepte discrètement : le P.S. accepte la hausse de la durée de cotisation. Comme la loi Fillon la prévoit à 41,5 ans en 2020 et que l'âge moyen d'entrée dans la vie active s'élèvera à 22 ans, cela signifie que l'âge de départ en retraite sera de 63,5 ans en 2020. En clair, si la retraite à 60 ans est maintenue, ce ne sera pas à taux plein. Compte tenu de l'allongement de la durée des cotisations, la retraite à 60 ans ne sera plus qu'en partie virtuelle puisqu'elle ouvrira droit à une pension incomplète.

- J'ai entendu Manuel Valls faire la réclame de la retraite par points. Qu'es aco ?

- C'est le même truc que pour la retraite complémentaire. Un système par points attribue des droits à pension mais ne fixe pas le niveau des pensions qui dépend de la valeur des points, laquelle n'est pas donnée a priori. Un tel système joue sur la distribution des pensions au sein d'une même génération. Fondamentalement, ce qui légitime le versement d'une pension, c'est le travail passé et une certaine condition d'âge. Avec un système par points, on tend à effacer ces deux critères. En définitive, un système par points, quel que soit son mode de financement, fonctionne comme un système de retraites par capitalisation. Faut habituer le bon con Loulle ! Ce système contribue à valider l'idée que la retraite ne pourrait être qu'une forme d'épargne, ce qui est l'opposé des systèmes de retraites par répartition.

- Mouais... Ben, on n'a pas fini. Faut pas baisser les bras : faire chier Sarko jusqu'à lui en filer les hémorroïdes et mettre la pression sur les socialos pour ne pas se faire baiser encore une fois.

Merci à Chimulus pour l'illustration

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L'imposteur

 

sarko colombey giemsi.jpg

 

 

Il a tous les culots le sinistre imposteur

Qui va s'agenouiller, en vil calculateur,

Au pied de la dépouille d'un géant, d'un héros,

Lui, Sarko-la-fripouille, lui, Sarko-le-zéro !

Sombre pourceau stupide, ô cupide menteur

Retourne dans ta bauge, gluant usurpateur

Qui prétend, du Grand Charles, détenir l'héritage

Lorsque tu n'as ni foi, ni honneur, ni courage.

Toi qui ose parler au nom de ce Géant

Alors que tu n'es qu'un triste nain du néant,

Regagne donc ta place, celle de la vermine

Qui sur un membre mort, comme toi s'agglutine.

Charles-le-Grand connut la fureur des batailles,

La terreur et la mort, et les chairs que l'on taille.

Sa valeur était d'or, son glaive était d'airain,

Sa gouvernance était celle d'un souverain.

Ses généraux étaient des Chaban, des Malraux,

Toi, tu choisis les tiens parmi les maquereaux.

Ses victoires sont Sécurité Sociale,

Vote aux femmes, indépendance nationale,

Réconciliation avec les Allemands

Paix avec l'Algérie et développement.

Les tiennes sont régression jusques à l'esclavage,

Faim et précarité, répression et chômage.

Toi, tu remplis les poches de tes amis patrons

Par la France d'en bas pressée comme un citron.

Part donc, triste bouffon à la grasse bedaine,

Part donc avant que ne se transforme en haine,

La puissante colère qui dans le peuple monte,

Part donc quand il est temps car la révolte gronde.

gerbe_colombey Na.jpg

Merci à Giemsi et Na pour les illustrations

 

 

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08/11/2010

« Ne vous mettez pas la rate au court-bouillon, il n'en vaut pas la peine. »

sarko-cassable.jpg

 

 

Galouzeau de Villepin vainqueur dans la première. Pas si bourrin que ça le bellâtre à nom de canasson ! Qu'est-ce qu'il lui passe à Microlax 1er ! :

  

"Ce qui nous oppose fondamentalement, Nicolas Sarkozy et moi, est notre conception de la politique. Pour lui, elle est un moyen ; pour moi, un but. Chez lui, elle est un commerce - un "deal" - des hommes et des idées ; alors que je la vis comme un service ingrat, et par essence tragique et sacrificiel. [...] Nous ne partageons pas non plus la même idée de la France : je la crois capable de dépassement, alors qu'il veut la corriger. Dans cette logique, il juge la littérature précieuse et l'histoire ringarde. Aussi préfère-t-il rencontrer les vedettes du show-biz plutôt que de discuter avec tel ou tel intellectuel ou artiste. C'est parce que nous ne pouvons pas nous comprendre que nous ne pouvons plus nous entendre". 

 

 "Il existe en lui une fêlure affective qui ne laisse pas de m'inquiéter. [...] Il ne vit pas la politique comme une mission, mais comme une réparation des blessures de son passé. Cette faille le rend à la fois colérique et faible dans son rapport avec les autres".

 

"Nicolas Sarkozy n'est pas tant le monarque offert aux regards que le premier des courtisans, qui s'épuise dans l'art de séduire l'opinion". 

"Cette hyperprésidence qui constitue une véritable rupture institutionnelle. [...] Le résultat est une forme d'anarchie sans précédent dans notre histoire républicaine. [...] Nicolas Sarkozy a innové en inventant une cour à son image. Elle a la peur comme moyen, l'argent comme fin et le spectacle médiatique comme théâtre de sa mise en scène narcissique".

 "Nous vivons dans un régime à bout de souffle, coupé du peuple, servi par une élite à la fois fermée et frileuse. Tout est-il perdu ? [...] La tentation de la résignation est bien là. Affaire d'optimisme chez les uns, qui pensent que la République en a vu d'autres, qu'il s'agit d'une question de personnes, par définition passagère. Ainsi de Jacques Chirac, qui me répétait, lorsque je refusais les entorses réitérées du ministre de l'Intérieur au pacte républicain sur l'immigration, sur les banlieues ou sur la laïcité :

 

"Ne vous mettez pas la rate au court-bouillon, il n'en vaut pas la peine."

 

P.S.: Ça y est, ca marche l'adéhesselle ! Non sans mal, comme d'hab...

Merci à Karine.villard.over-blog.com pour l'illustration

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02/11/2010

"Fable ou histoire". Ça ne vous rappelle rien ?

 

singe-et-tigre.jpg

Fable ou histoire

 

Un jour, maigre et sentant un royal appétit,

Un singe d'une peau de tigre se vêtit.

Le tigre avait été méchant, lui, fut atroce.

Il avait endossé le droit d'être féroce.

Il se mit à grincer des dents, criant : « Je suis

Le vainqueur des halliers, le roi sombre des nuits ! »

Il s'embusqua, brigand des bois, dans les épines ;

Il entassa l'horreur, le meurtre, les rapines,

Egorgea les passants, dévasta la forêt,

Fit tout ce qu'avait fait la peau qui le couvrait.

Il vivait dans un antre, entouré de carnage.

Chacun, voyant la peau, croyait au personnage.

Il s'écriait, poussant d'affreux rugissements :

Regardez, ma caverne est pleine d'ossements ;

Devant moi tout recule et frémit, tout émigre,

Tout tremble ; admirez-moi, voyez, je suis un tigre !

Les bêtes l'admiraient, et fuyaient à grands pas.

Un belluaire vint, le saisit dans ses bras,

Déchira cette peau comme on déchire un linge,

Mit à nu ce vainqueur, et dit : « Tu n'es qu'un singe ! »

 

Victor Hugo

 

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Ça y est: on fait la transhumance vers le bas, quittant les Hautes Terres du pays des sources pour regagner le soleil et le vent de la Provence !

Alors je déglingue la Livebox et je demande à France Télécom de transférer mon abonnement. Parfois, ça va très vite, parfois moins... On verra. Donc siulence radio pendant quelques jours.

A diable !

01/11/2010

J'ai fait mon testament

lavande.jpg

Testament

 

de Jean-Victor Joubert de Mairdre

Grand Bramaïre de l'Académie des Amoureux de l’Aïoli

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes enfants ébahis

Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !

 

Menez ma viande sur le plateau de Sault

Dans la lavande faites tremper mes os

Macérez bien ma queue et mes neurones

Dans un bon vin de la Côte du Rhône.

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes enfants ébahis

Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !

 

Vous tirerez un demi muy de gnole

Du jus de vie, d'humour, de gaudriole

Puis faites-y macérez mes couillons

Ça donn' un goût qui plait aux vignerons.

 

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes enfants ébahis

Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !

 

Vous me ferez reposer à la cave

Entre un Bonneau et un blanc de chez Chave

Comme voisin mettez-moi du Lirac

Du Chateauneuf ou même un bon Paulhac

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes enfants ébahis

Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !

 

Vous me boirez, ça ne fait aucun doûte

Et m'aimerez juqu'à l'ultime goutte

Quand vous trouss'rez les bell's de votre temps

C'est un peu moi qui prendrais du bon temps !

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes enfants ébahis

Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !

 

31/10/2010

Toussaint... « Si tu meurs, je te tue ! »

cro magnon chasseur.jpg

Et si on réfléchissait un peu sur la mort, cette curiosité, et ce que son appréhension à suggéré à ce « curieux poulet sans poil » qu'est l'Humain ? J'ai essayé de m'y frotter dans une saga préhistorique que j'ai commise il y a quelques années... Ça se passe à la charnière entre le paléolithique supérieur, celui des artistes de Lascaux, et le néolithique porteur de malheur. Au moment où l'homme devint con...

(...)

- Il y a bien longtemps, s'exprime à son tour Elor-Hans le sorcier Félobre, la grande Terre-Mère vivait, tremblait, se convulsait en montagnes de feu, en gouffres d'eaux, en infinis de neige. Et personne n'était là pour le voir et surtout pour le savoir. La terre était peuplée d'animaux qui naissaient, copulaient, se reproduisaient et crevaient. Sans se poser de problèmes.

Heureux ! Puis est tombé sur un drôle d'animal - nous - une calamité : il a pris conscience qu'il existait, qu'il vivait.

Et donc qu'il devrait un jour ou l'autre mourir... De là est née l'angoisse. La terrible angoisse de l'Après. Pour combattre cette angoisse, le malheureux animal humain, désormais conscient de sa terrible condition, a tout de suite perçu une attraction instinctive, irréfléchie, imprécise vers quelque chose d'inaccessible qui le dépasse totalement : l'obscure appréhension, le vague pressentiment qu'il existe ailleurs, en haut, très haut, très grand, un ordre des choses infiniment supérieur à lui et vers lequel il est impulsivement enclin à se soumettre s'il veut donner un sens à sa vie, s'il veut se libérer de son angoisse, s'il veut accepter sa condition humaine. L'angoisse de la mort lui a fait inventer la religion et avec elle tout ce qui organise

la société des hommes. Pour nous, c'est l'harmonie de la Terre-Mère que nous appelons Gha-Yah et l'intégration de l'humain dans la nature parmi les autres créatures et au même titre qu'elles. C'est ce qui nous fait respecter les animaux et les plantes qui nous donnent leur vie pour perpétuer la nôtre. C'est ce qui nous fait respecter la vie, la liberté des autres humains

tant nous avons besoin les uns des autres. C'est ce qui nous fait vivre en communauté pour affronter ensemble la dureté de l'existence. C'est ce qui nous fait honorer et respecter les femmes qui portent et donnent la vie. C'est ce qui nous fait respecter et honorer nos morts lorsqu'ils rejoignent la Grande Terre-Mère. C'est ce qui fait que nous ne craignons pas la

mort car nous savons que notre esprit se fondra dans le Tout d'où nous sommes venus.

Pour d'autres, ce peut être autre chose.

- L'Homme, c'est pas toujours tout joli, ajoute Gaabhi en se grattant la barbe. Nous qui devons les aider à vivre au mieux ensemble, nous le savons... L'homme, il trimballe une bonne dose de cupidité, de méchanceté, d'agressivité. Avec, hélas, une certaine propension à humilier le vaincu, à dépouiller le faible, à jouir de le voir souffrir et crever. Mais toute cette

saloperie latente est mêlée aussi à un esprit d'aventure, à un goût du risque, à un besoin de se surpasser et de vaincre. Sans oublier, quelque part dans les replis de sa cervelle et de toute

sa viande, un besoin d'aimer, de protéger, de se sacrifier pour les autres parfois. C'est ça l'Homme. Faut faire avec. Mais ce dieu dont nous parle Thôrvig, ce Yahvzusla, c'est une belle crevure ! Qu'est-ce que c'est que ce dieu m'as-tu-vu et narcissique qui aurait créé les hommes uniquement pour se faire adorer ! Qu'est-ce que c'est que ce dieu mégalo, prétentiard

et sadique qui exige le sang des pauvres humains qui n'ont jamais demandé à être créés ! Qu'est-ce que c'est que ce dieu injuste, qui a ses favoris : les prêtres qui s'autoproclament

leurs représentants sur terre et ses souffre-douleur : les pauvres types qu'on lui sacrifie ! Qu'est-ce que c'est que ce dieu fourbe et combinard qui permet l'esclavage des hommes

et des animaux ! Moi je vais vous dire : ce dieu a été créé à leur image par des gens particulièrement stupides, méchants, trouillards, mesquins, cruels, prétentieux et vindicatifs. Ces gens, ce sont ces prêtres qui établissent leur toute-puissance sur l'obscurantisme, la soumission et la foi aveugle qu'ils imposent à cette société de terreur dont vient de nous causer Thôrvig. »

(...)

in « Les mammouths ne viendront plus » de Jean-Victor Joubert - chapitre 12

29/10/2010

"On peut cogner chef ?"

 

chimulus flics casseurs.jpg

- On peut cogner chef ?

- Ça dépend sur qui, eh ! Ducon !

- Ben, c'est un basané à capuche chef, et il a des cailloux dans ses poches.

- Mais t'es con ou quoi Kevin ? Qu'est-ce qu'il a dit le grand chef ? « Vous mettez un brassard de la CGT, vous infiltrez la foule des guignols qui manifestent, surtout les jeunes, vous prenez chacun cinq pierres dans une poche, votre petit coktail-molotov genre flasque à pastis individuelle, votre briquet et, en gueulant comme des supporters de foot, vous cassez des vitrines et vous foutez le feu à quelques bagnoles. » Après, vous laissez faire les connards comme celui que tu tiens Kevin. Compris ? Allez, rompez ! Et exécution !

- Chef ! Oui chef !

C'est peut-être pas vrai, mais ça pourrait l'être... Les provocs de flicasseurs, c'est monnaie courante. Ça amorce la pompe à merde, les casseurs-crameurs « légitimes » entrent alors en action puis il suffit de choper un ou deux de ces cons pour l'exemple.

L'important, c'est de discréditer les manifestants, de faire peur au bon peuple pour qu'il plébiscite « l'ordre » de l'extrême-droite sarkozienne.

Au fait le lycée qui a brûlé au Mans... Comme par hasard, cette boite avait été fermée puis rouverte devant la pression de la population. Il gênait le gouvernement, donc, on peut penser que... Mais non, pas de mauvais esprit !

 

Pour l'illustration merci à Chimulus

 

28/10/2010

Ben Laden serait-il sarkoziste ?

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Coucou, le revoilou le croquemitaine asmatique avec sa serpillère sur la tête et son blaze de machine à laver. Il nous menace directement parait-il ! Ben dit donc... Tremblez braves gens... Le malheur est sur vous... Les foudres du ciel d'Allah vont s'abattre sur vous, vil mécréants qui refusaient le bonheur de la burqua pour vos femelles lubriques.

 

Tiens. Un que ça doit arranger, c'est notre Grand Caudillo à talonnettes, notre Lumière de la Création, Microlax 1er. Ça le conforte dans son flicage général de la société, ça excuse toutes les saloperies de ses archers puisque c'est pour traquer le terroriste et donc nous « protéger »... La menace est peut-être vraie, mais est-elle réaliste ? Qui lo sa... Espérons ne jamais le savoir.

 

Ces menaces contre nous (pas la France, les Français) au nom d'une idéologie politico-religieuse, devraient, me semble-t-il susciter une intense réprobation parmi les Français qui se reconnaissent dans cette religion. Logiquement, ces bons citoyens devraient descendre dans la rue en masse pour proclamer haut et fort, une bonne fois pour toute, leur rejet de cette idéologie de la terreur qui les « stigmatise », pour utiliser un vocable à la mode, et leur attachement aux valeurs de notre république. J'attend avec impatience mais hélas scepticisme ces manifestations qui - si elles se déroulaient - balaieraient la suspicion voire l'irritation, la peur et un certain rejet de nos compatriotes musulmans.

 

Ne faisons pas de procès d'intention et attendons les réactions des responsables et de la rue.

 

Pour l'illustration merci à Blog du Chi

27/10/2010

Eloge de la Fainéantise. « Le travail est l'opium du peuple et je ne veux pas mourir drogué » (Boris Vian)

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Gus – noble vigneron qui du sang de la terre tire le nectar des dieux – me disait il y a quelques temps dans un commentaire qu’il « aimerait bien glander mais qu’il était obligé de trimer dans ses vignes ». Non ami Gus, ce que tu fais n’est pas un « travail » (du latin tripalium, instrument de torture) mais un « labeur ». Ils sont bien plus valorisant les termes « labeurer » ou « labourer » plus spécifique et « œuvrer », accomplir une œuvre.

 

Le travail implique contrainte, souffrance, malédiction divine. Le sinistre M. Thiers, dans le sein de la Commission sur l'instruction primaire de 1849, disait: «Je veux rendre toute-puissante l'influence du clergé, parce que je compte sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l'homme qu'il est ici-bas pour souffrir et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l'homme: "Jouis".» Thiers formulait la morale de la classe bourgeoise dont il incarna l'égoïsme féroce et l'intelligence étroite. Il a un digne successeur en la personne de Sarkozy et de son « travailler plus pour… ».

 

La paresse, la fainéantise, le glandage sont l’apanage d’une sorte d’élite. On naît fainéant. C’est une chance immense et une injustice pour les autres. L’art de ne rien faire est difficile et ne semble pas donné à tout le monde. Même les loisirs en prennent un coup : le temps libre est de plus en plus confisqué par la télévision et les industriels des loisirs. Nombreux sont ceux qui redoutent l’inaction et réclament un ordre du jour même pendant leurs vacances. Comme s’ils craignaient de se laisser aller, de se laisser guider par la fantaisie. Peut-être par peur de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?

 

Nous sommes influencés par cette culture où le religieux  ( "Tu te nourriras à la sueur de ton front !") se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier : et encore dans ce cas, c’est son capital qui travaille pour lui. Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner.

 

Il y a dans l’art de ne rien faire le signe d’une conscience vraiment affranchie des multiples contraintes qui, de la naissance à la mort, font de la vie une frénétique production de néant. Niquer ces contraintes est une libération.

 

Il y a de la malice, assurément, à en faire le moins possible pour un patron, à s’arrêter dès qu’il a le dos tourné, à saboter les cadences et les machines, à pratiquer l’art de l’absence justifiée. La paresse ici sauvegarde la santé et prête à la subversion un caractère plaisamment roboratif. Elle rompt l’ennui de la servitude, elle brise le mot d’ordre, elle rend la monnaie de sa pièce à ce temps qui vous ôte huit heures de vie et qu’aucun salaire ne vous laissera récupérer. Elle double avec un sauvage acharnement les minutes volées à l’horloge pointeuse, où le décompte de la journée accroît le profit patronal. Voler ainsi un patron, ce n’est que de la récupération !

 

Pourtant, il plane sur la paresse une telle culpabilité que peu osent la revendiquer comme un temps d’arrêt salutaire, qui permet de se ressaisir et de ne pas aller plus avant dans l’ornière où le vieux monde s’enlise.

 

Qui, des allocataires sociaux, proclamera qu’il découvre dans l’existence des richesses que la plupart cherchent où elles ne sont pas ? Ils n’ont nul plaisir à ne rien faire, ils ne songent pas à inventer, à créer, à rêver, à imaginer. Ils ont honte le plus souvent d’être privés d’un abrutissement salarié, qui les privait d’une paix dont ils disposent maintenant sans oser s’y installer. La culpabilité dégrade et pervertit la paresse, elle en interdit l’état de grâce, elle la dépouille de son intelligence. Pourtant ils feraient dans la fainéantise d’étonnantes découvertes : un coucher de soleil, le scintillement de la lumière dans les sous-bois, l’odeur des champignons, le goût du pain qu’il a pétri et cuit, le chant des cigales, la conformation troublante de l’orchidée, les rêveries de la terre à l’heure de la rosée…

 

- Oh ! Victor ! Bois un coup, ça te passera !

 

- Merci !

 

Nous aurons bien mérité la retraite, soupirent les travailleurs. Ce qui se mérite, dans la logique de la rentabilité, a déjà été payé dix fois plutôt qu’une !

 

Si la paresse s’accommodait de la veulerie, de la servitude, de l’obscurantisme, elle ne tarderait pas à entrer dans les programmes d’État qui, prévoyant la liquidation des droits sociaux, mettent en place des organismes caritatifs privés qui y suppléeront : un système de mendicité où s’effaceront les revendications qui, il est vrai, en prennent docilement le chemin si l’on en juge par les dernières supplications publiques sur le leitmotiv « donnez-nous de l’argent ! ». L’affairisme de type mafieux en quoi se reconvertit l’économie en déclin ne saurait coexister qu’avec une oisiveté vidée de toute signification humaine.

 

La paresse est jouissance de soi ou elle n’est pas. N’espérez pas qu’elle vous soit accordée par vos maîtres ou par leurs dieux. On y vient comme l’enfant par une naturelle inclination à chercher le plaisir et à tourner ce qui le contrarie. C’est une simplicité que l’âge adulte excelle à compliquer.

 

Que l’on en finisse donc avec la confusion qui allie à la paresse du corps le ramollissement mental appelé paresse de l’esprit - comme si l’esprit n’était pas la forme aliénée de la conscience du corps.

 

L’intelligence de soi qu’exige la paresse n’est autre que l’intelligence des désirs dont le microcosme corporel a besoin pour s’affranchir du travail qui l’entrave depuis des siècles.

 

La paresse est un moment de la jouissance de soi, une création, en somme ! Le fainéant est un créateur naturel. Un créateur de bonheur !

 

 

Victor - Maître siestologue – Vice-président du Club des Fainéants de Villeneuve – Fondateur de l’Académie des Amoureux de l’Aïoli – Fondateur des Bistrots du Cœur – Fondateur de Buveurs sans Frontières – Fondateur de la Chorale des Bois-sans-soif – Mammifère ampélophile.

 

 

 

25/10/2010

« Je me révolte, donc je suis ! »

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Il est frappant de constater que ceux qui ont pensé, initié puis voté et enfin imposé contre la volonté du Peuple la contre-réforme sur les retraites ont fait ça pour les autres car elle ne les concerne pas : les parlementaires se sont concocté un système de retraite scandaleusement avantageux ! Faites ce que je dis, pas ce que je fais… C’est typique de cette république corrompue par l’argent roi dans laquelle le pouvoir est confisqué par une oligarchie où cohabitent avec les parasites financiers et industriels, des politiques généralement sortis du même moule : l’ENA.

 

Cette oligarchie se reproduit par héritage mais aussi cooptation entre mafias d’écoles et de grands corps d’état. Le pouvoir, tant économique que politique est ainsi complètement coupé de ceux sur lesquels il s’applique. La démocratie n’est plus qu’un vocable, une étiquette apposée sur des institutions dévoyées. Un exécutif envahissant dans les mains d’un malade qui veut tout contrôler, tout diriger ; un législatif sclérosé par le cumul des mandats, les rentes de situation, la sujétion genre « godillot » à l’exécutif ; une justice sans moyens, dangereusement aux ordres de l’exécutif. D’un autre côté une opposition sans lideur ni programme, engluée dans des rivalités d’ego, se faisant – lorsque par hasard elle accède au pouvoir - la complice de l’idéologie dominante : le néo libéralisme. Et le peuple là au milieu ? Il subit l’injustice, il s’efforce de survivre, et – plus grave – très souvent, esseulé dans un individualisme mortifère, il adhère à l’idéologie qui le broie. La vraie fracture, c’est là qu’elle est.

 

La forme du gouvernement des humains a changé. Il ne s’agit plus d’imposer sa puissance, voire de persuader le peuple en l’incitant par tous les moyens à adhérer à une idéologie, mais de diriger le comportement des individus en les mettant dans des situations où leur intérêt personnel est sollicité pour les orienter vers des choix  supposés « libres ». Le dirigé doit agir selon la norme édictée par le dirigeant, renforçant ainsi les conditions qui le contraignent ! Rousseau, dans L’Emile disait déjà : « Il n'y a point d'assujettissement si parfait que celui qui garde l'apparence de la liberté ; on captive ainsi la volonté même. »

 

JE_lutte_des_classes.jpgPierre DARDOT et Christian LAVAL écrivent dans un article paru dans l’Humanité Dimanche n° 231 du 7 au 13 octobre 2010 : « Je lutte des classes » ! Résistances et contre-conduites sous le néolibéralisme écrivent : « La généralisation de la concurrence à toutes les relations sociales, l’extension de la logique de marché à toutes les sphères d’activité jusque dans le fonctionnement des institutions publiques, la transformation des citoyens et des usagers en « consommateurs » de services  concurrents des autres, voilà à quoi œuvrent les dispositifs de pouvoir mis en place par les gouvernements néolibéraux. Les techniques d’évaluation à partir d’objectifs quantifiés, de punitions et de récompenses en fonction du « résultat» et du « mérite », n’ont en effet rien de naturel, elles visent avant tout à agir sur les subjectivités en transplantant  partout un système analogue à celui du marché qui permettrait aux individus de se comparer entre eux et de mieux mesurer leur propre « valeur ». Toutes procèdent d’une méfiance de principe envers des individus qui sont censés n’agir qu’en vue de leur intérêt égoïste. Toutes s’ingénient à les isoler, à les mettre sous tension, à les dresser les uns contre les autres, de manière à sanctionner les « bras cassés », les « paresseux » et autres « pauvres imméritants », comme disait cet adepte du « darwinisme social » qu’était Herbert Spencer. »

 

Les grands mouvements actuels – qui ont d’ores et déjà largement dépassé la simple lutte contre la « réforme » des retraites – lèvent un immense espoir car ils permettent à des gens emmurés jusque là dans leur individualisme de se voir, de se comprendre, de se conforter les uns les autres et surtout de découvrir la formidable force qu’ils possèdent en œuvrant ensemble contre la classe dominante ! Ils redécouvrent enfin le parfum puissant, enivrant de la lutte des classes. Sarko pourra se gargariser du haut de ses talonnettes d’avoir tordu le cou aux syndicats, d’avoir su résister à « la rue » en imposant sa « réforme » sur les retraites, sa « victoire » à la Pyrrhus aura eu pour effet inattendu pour son clan  de réveiller le peuple, de lui révéler sa force, de lui montrer les grandes lignes des actions à suivre pour vaincre : sur le plan individuel résistance intérieure dans l’entreprise, dérision, mauvaise volonté, etc. qui sont autant de façon pour l’exploité de résister sourdement à sa propre servitude ; sur le plan collectif, à côté des grandes manifestations et des grèves organisées au niveau national par l’intersyndicale, des actions relevant d’une véritable guérilla sociale et citoyenne (grèves catégorielle coup de poing, rassemblements lycéens impromptus utilisant les moyens de communication d’aujourd’hui et ainsi difficiles à contrer, blocage de routes, de dépôts de carburants, déversement d’ordures devant les permanence UMP, etc., l’imagination doit être à l’œuvre). Il faut pourrir la vie des sarko-trafiquants. L'avenir d'une politique démocratique réellement alternative se joue dans de tels processus d'auto-organisation populaire et citoyenne.

 

BANZAÏE !

 

 

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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

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Pour avoir des nouvelles du front des grèves et des manifs

http://www.raffineriegrandpuits.fr/

http://www.udcgt13.fr/spip.php?article1552

http://nantes.indymedia.org/article/21955

http://rebellyon.info/Suivi-quotidien-du-mouvement-sur,7707.html

http://www.letudiant.fr/

http://engreve.wordpress.com/
http://grenoble.indymedia.org/
http://www.hns-info.net/spip.php?mot14
http://juralibertaire.over-blog.com/
http://nantes.indymedia.org/
https://paris.indymedia.org/
http://rebellyon.info/
http://rennes-info.org/
http://www.solidaires.org/rubrique3...
http://www.7septembre2010.fr/

http://www.guidedumanifestant.org/

22/10/2010

Toutou Sarkoco et Dame Medef

 

SarkoChien.jpg

 

 

- Hola ! P’tit Nicolas. Aux pieds quand je convoque !

Ecoute, Sarkoco. Qu’il n’y ait pas d’équivoque :

Si tu es président, toi, le mari honnête,

C’est bien parce que tu es notre marionnette !

- Ouah ! Ouah ! Je le sais bien, M’am’ Laurence Medef

Vous êtes ma patronne, pour vous tout le benef,

Je vous lèche les pieds, et les bottes, et le cul

Vous aurez, c’est promis, encore plus d’écus,

Regardez donc ce que je mets dans votre assiette :

A la virgule près, tout votre plan retraite !

Tout ce que vous vouliez, je le fais avaler,

A coup de pieds au cul à nos deux assemblées,

Dans quelques jours au plus la Mère des Réformes

Sera  enfin votée et en tous points conforme

Aux desideratas des patrons, des banquiers.

Pas de raison, chers maîtres, de vous montrer inquiets !

- J’espère bien, Toutou ! Pourtant toutes ces grèves,

Ce bordel dans la rue, les manards, les élèves,

Ces gueulards avinés brandissant leurs pancartes

A l’heure où TF1 fait le plus d’audimat !

Toutes nos entreprises bloquées par cette meute,

Le fric que nous perdons à cause des émeutes…

- Ça ne va pas durer, j’envoie mes CRS

Tabasser ces connards et leur botter les fesses…

- N’oublie jamais, Toutou : qui est-ce qui t’a hissé

Au sommet de l’Etat, aux ors de l’Elysée ?

Qui est-ce qui a payé tous tes frais de campagne ?

Les télés, les médias, la pube, le champagne ?

Les vacances au soleil, dans les plus grands palaces,

Les yachts et le Fouquet’s, les mannequins de classe ?

Tu sais bien que c’est nous, patrons du CacQuarante,

Et qu’en misant sur toi c’était pour qu’une rente

Nous engraisse un peu plus. Pour que tu te conformes

Aux idées du Médef pour faire tes « réformes ».

Alors débrouilles-toi. Tu es assez menteur

Pour enfumer encore tes connards d’électeurs.

Et surtout n’oublie pas que pour deux mille douze

C’est encore chez nous qu’il y aura le flouze

Nécessaire pour fabriquer un « Président »…

Et pourquoi pas ton clone, Dominique Strauss-Kahn ?

 

 

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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

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Quelques sites pour soutenir les grévistes, s'informer sur les manifs:

http://www.raffineriegrandpuits.fr/

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http://nantes.indymedia.org/article/21955

http://rebellyon.info/Suivi-quotidien-du-mouvement-sur,7707.html

http://www.letudiant.fr/

 http://engreve.wordpress.com/
http://grenoble.indymedia.org/
http://www.hns-info.net/spip.php?mot14
http://juralibertaire.over-blog.com/
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Sarko social killer

sarko social killer trop boy.jpg

 

Sarkozy, ton vrai nom, c’est « Social killer »

Perché sur ton fumier tu sèmes le malheur

Tu as conduit la France près d’un gouffre abyssal,

Encore un pas, bouffon, vers la chute finale ?

 

Les Français, tu t’en fous, sauf s’ils sont plein de thunes

Ta seule hiérarchie a pour nom la fortune,

Pour ceux-là, tes « amis », les sarko-trafiquants

Le bouclier fiscal. Pour les autres, les croquants

 

Trimant pour trois kopecks, leur retraite, nabot,

Tu veux la repousser à l’heure du tombeau.

Mais on t’a reconnu, usurpateur notoire !

 

Les Français ont compris, tes heures sont comptés,

Ils te feront payer tes méfaits éhontés,

Tu finiras au fond des poubelles de l’Histoire

 

JVJ

 

 

Merci à Tropicalboy pour l'illustration

21/10/2010

TREMBLEZ ! CUPIDES VAUTOURS : VOUS AVEZ REVEILLES LE PEUPLE QUI COUPE LA TETE AUX ROIS

Vautours 2.jpg

Ô, gouvernants POURRIS dans votre CITADELLE,
Vous pouvez nous berner à n'en jamais finir,
Mais quand aura paru la première Hirondelle,
Vous n'empêcherez pas le PRINTEMPS de venir.

Nicolas Descamino

Autistes. Vous ne voyez rien, vous n'entendez rien, vous ne comprenez rien. Vous ne percevez pas cet immense ras le bol qui prend les Français aux tripes. Vous continuez à manier la morgue et le mensonge, le mépris et l'anathème. Vous niez jusqu'au ridicule le rejet global, total de votre politique d'INJUSTICE généralisée par un peuple qui a enfin ouverts les yeux. Enfermés dans vos certitudes, vous n'entendez pas la juste colère qui gronde, qui enfle, et qui va vous submerger.

 

 

Bêtise, aveuglement, veulerie, avidité, clanisme sont les seules vertus qui vous animent. Et pour cause : vous et votre chef mafieux n'êtes que les marionnettes des puissants, des cupides, des tricheurs, des voleurs, des vautours en col blanc. De ces charognards qui se tapissent la tripe de sauces chaudes et onctueuses au Fouquet's puis se partagent - entre deux rots puants - les dépouilles d'un pays qu'ils saccagent, abandonnant en ricanant à la rue les millions de travailleurs kleenex qu'ils exploitent puis jettent. Et vous êtes leurs complices.

 

 

Enfin réveillé, le Peuple exige ses droits, le Peuple exige son dû, le Peuple exige le respect, le Peuple est prêt à vous imposer l'article 35 de la déclaration du 24 juin 1795 : « Quand le gouvernement viole les droits du Peuple, l'insurrection est pour le Peuple, et pour chaque portion du Peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

 

Selon l'adage « séparer pour mieux régner », vous dressez en toute occasion les Français les uns contre les autres : les travailleurs du privé contre ceux du service public, les jeunes contre les vieux, les pauvres contre les riches, les « Gaulois » contre les « Céfrancs ». Mais ça suffit : entendez la rue qui gronde. Regardez marcher, protester, gueuler la main dans la main fonctionnaires et ouvriers, lycéens et retraités, Français « souchiens » et Français venus d'ailleurs. Tous unis contre votre politique désastreuse. Tous unis pour vous renvoyer à votre juste place : les poubelles de l'histoire.

 

Ils sont des millions à vous dire « Basta ! »

Des millions à vous dire « Merde ! »,

Des millions à vous dire « CASSEZ-VOUS ! ».

 

 

Vous en êtes encore à croire que c'est votre contre-réforme sur la retraite - monument d'injustice s'il en est - qui est au centre des mouvements sociaux qui secouent le pays. Mais vous ne comprenez décidément rien du rien ! Elle est dépassée la question des retraites : c'est un rejet total de tout ce que vous êtes, de tout ce que vous faites qui est en cause. C'est une remise en cause de cette cinquième république que vous avez défigurée jusqu'à la caricature. De cette cinquième république au service des seuls riches, de cette caricature de république des scandales Woerth-Bettencourt, Karachi, Tapie et autres. De cette république des coquins et des copains. Ras le bol ci-devant pseudos « élites ». Ras les couilles ci-devant parasites. Ras les couilles de la précarité, du chômage, de l'exploitation jusqu'à l'esclavage, de la répression et du flicage.

Vous vous gargarisez parce que vos spadassins « débloquent » quelques dépôts de carburants ? Qu'importe : le blocage reprend ailleurs. Vous vous gargarisez parce que vos spadassins « débloquent » quelques lycées ? Qu'importe, lycéens et étudiants - rompus aux techniques internet, facebook et twitter - se regroupent immédiatement ailleurs. Vous vous gargarisez parce que les métros circulent mieux ? Qu'importe : les routiers bloquent la circulation. C'est vous qui débloquez.

 

La vérité, c'est que vous tremblez ! La vérité, c'est que vous voyez poindre le spectre de ce qui est, pour vous et vos maîtres du Caca-rente, l'horreur absolue : le blocage de l'économie. Perdre du fric ! Voilà ce qui vous fait trembler ! Et vous allez en perdre du fric ! Beaucoup ! Du fric que vous pompez sur le dos des salariés.

Tremblez stupides guignols !

 

Retournez dans vos bauges cupides menteurs, gluants usurpateurs sans honneur ni courage !

TREMBLEZ ! IMPRUDENTE ET TRISTE VERMINE :

VOUS AVEZ REVEILLES LE PEUPLE QUI COUPE LA TETE AUX ROIS

Victor

19/10/2010

Debout ! Fils de Danton, Mirabeau, Robespierre.

Revolution-Delacroix.gif

Enfin il se réveille ce grand Peuple de France,

De Bretagne, du Nord, de Paris, de Provence,

De Corse, des Antilles, d’Alsace, de Savoie,

D’Auvergne, de Gascogne, de Lorraine, d’Artois !

Debout ! Fils de Danton, Mirabeau, Robespierre,

Ô héros glorieux, sortez des cimetières,

La France est avachie, la France est aux abois

Livrée aux appétits de gougnafiers sans loi.

Ô fils des Sans-culottes cessez d’être des Veaux

Abrutis de télés laveuses de cerveaux,

Cessez d’être cocus, têtus comme des mules,

Ne léchez plus les pieds de ceux qui vous enculent.

Beaucoup ont voté pour un vil aventurier,

Vulgaire démago, cynique et ordurier.

Aussitôt installé, ce « sarko vulgaris »

Vida toutes les caisses, foin de toute avarice,

Au profit des vautours, des hyènes, des chacals

Qui avaient financé sa campagne immorale.

Grouillant comme morpions autour d’un trou du cul,

Ces escrocs patentés font le peuple cocu.

Ils s’engraissent la tripe de grasses subventions

Puis ils délocalisent en gardant le pognon,

Mettant dans la misère des régions entières,

Et crachent à la gueule de la gent ouvrière.

Mais ça ne suffit pas ! Le Hun est un dévot

Qui prétend rétablir le pouvoir des corbeaux,

Gourous, curés, imams, rabbins ou chefs de sectes

Tous ces obscurantistes dont les idées infectes

Ramènent au galop burkas et goupillons

Pour écraser le Peuple de leur chape de plomb.

Mais ce Peuple a enfin arraché ses œillères

Et retrouvé, grondant, les attitudes fières

Des guerriers indomptables de la grande Nation

Qui abattit les rois par la Révolution.

Part donc, triste bouffon à tes calembredaines,

Part donc avant que ne se transforme en haine,

La puissante colère qui dans le peuple monte,

Part donc quand il est temps car la révolte gronde.

révolution poing.jpg
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Je viens de recevoir des nouvelles de Mme Chilali:
" bensoir victor
je vien de vous écrire ce message pour vous donner de mes nouvelle
j'ai pas encore reçu de suite de ministére de l'immigration et de l'identité national
voila monsieur victor mon combat est toujour contenu
je veux bien que vous publier  ce passage dans ton blog :
fille de harkis de l'abandon a l'oubli
C'EST POUR L'HONNEUR DE LA FRANCE QUE JE SUIS SOUFFERTE DANS MA VIE EN ALGERIE
a ce jour je souffre en tant que fille de harkis  en algerie
fille d'un homme qui defendu la france au moment de guerre
fille d'un homme qui as defendu l'honneur de la france au moment de guerre
a l'honneur de la france que mon pére a defendu
a l'honneur de la france que je suis souffert pendant 49ans rendez moi mes droits  rendez moi ma nationalité française
arrété me envoyer des message que j'ai pas onqua droit
je suis souffert dans ma vie pour l'honneur de la france
mon pére a sacrifié leur vie ainsi la vie de ça famille pour la france kan la france a besoin de lui au moment de guerre
aujourd'hui j'ai  besoin de la france au moment de paix

fille de harkis abandonné en algerie "
Eh! Besson, ça ne t'intéresse pas ?

18/10/2010

Au bistro de la toile: Vive la grève !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Alors, Victor, t'as de l'essence ?

- M'en fout complètement, je marche à vélo. Et j'ai encore de bonnes jambes. Mais je dois avouer que je trouve jouissif le bordel organisé qui s'installe. Merci aux travailleurs des raffineries qui ferment les robinets, merci aux routiers qui vont bloquer les routes, merci aux cheminots, merci aux ératépistes qui perturbent les déplacements, merci aux profs, merci aux jeunes qui aiguaient les manifs et font la preuve de leur lucidité en ne se laissant pas enfumer par la propagande des sarko-trafiquants et merci à tous ceux qui les soutiennent parce qu'ils ne peuvent pas faire grève eux-mêmes, soit parce qu'ils sont dans des entreprises trop petites, soit parce qu'ils sont dans des secteurs d'activité sans effet sur la marche économique du pays.

- Tout ça pour des retraites...

- Pas seulement Loulle. C'est une contestation qui s'exprime, c'est une colère qui gronde venant des tréfonds du peuple contre les dégâts sociaux et sociétaux commis par la clique à Sarko. Des crapules qui ne sont que les marionnettes des voyous du Medef, organisation mafieuse qui parasite le pays. On en a marre de ces INJUSTICES assumées avec morgue et mépris par les crapules au pouvoir. Marre des saloperies Woerth-Bettencourt, marre des millions refilés aux parasites du bouclier fiscal, marre du pognon pris dans nos poches pour le refiler à Tapie, marre, marre, marre...

- Pourtant Victor, le « peuple » comme tu dis, a voté à 53% pour Sarko !

- On touche là une faiblesse de la démocratie : le fait de signer un chèque en blanc pour cinq ans à des députés et à un président tout puissants, et qui estiment n'avoir plus de compte à rendre au peuple qui leur a délégué ses pouvoirs... Il faudrait corriger ça en trouvant un système permettant de remettre en cause cette délégation. Référendum ou autres moyens d'initiative populaire peut-être. Il y a suffisamment de grosses têtes pour y réfléchir. Ça se fait bien en Suisse.

- Ouais... Seulement revenons aux fondamentaux : il n'empêche qu'il n'y a plus de pognon pour payer les retraites.

- Cette connerie ! Tu te laisses enfumer toi aussi Loulle ? Du pognon, il y en a des palanquées. Combien faut-il pour les retraites, pour la Sécu ? Entre 30 et 40 milliards d'euros. Et tu sais combien l'état sarkozien refile sans contreparties aux voyous du Medef chaque année ? 172 milliards !!! Et c'est pas des chiffres que j'invente, ce sont ceux de la Cour des Comptes ! Donc tout ça, c'est voulu, c'est dans la droite ligne de la stratégie à long terme des ultra libéraux et de leurs pantins politiques : casser tous les acquis sociaux issus du Conseil National de la Résistance (Sécurité sociale, code du travail, etc.) pour refiler ces énormes gâteaux aux privés. Privatiser au profit d'un petit nombre de salauds - ceux de la bande du Fouquet's - tout ce qui peut rapporter de la thune. Tu as dû voir à la télé, sur tf1 ou tf2 cette pube pour les retraites par capitalisation de Malakoff-Médéric. Sais-tu qui est le patron de cette officine genre « hedge fund » ? Sarkozy Guillaume !!! Le frérot... On se partage la France en famille...

- Putaing... T'as raison Victor. Vive la grève.

 

Merci à Chimulus pour l'illustration

Sarko débloque!


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Merci à Chimulus


17/10/2010

SOLIDAIRES pour lui en foutre plein la gueule !

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Solidaires pour une grève efficace !

 

Aujourd'hui l'idée d'une grève générale s'étend : pour atteindre le gouvernement il faut

bloquer la seule chose qui les préoccupe vraiment : l'argent. Il faut paralyser l'économie.

Les cheminots, les raffineries et d'autres se lancent dans des grèves reconductibles. Mais

pour être efficace encore faut-il pouvoir tenir. La grève coûte cher aux grévistes. D'un autre

côté, beaucoup de gens ont un travail dont l'arrêt ne gênerait personne, si ce n'est le

citoyen.

 

Pour faire durer les grèves et garantir un financement juste des retraites, nous pourrions

donc imaginer une solidarité de tous dans ce même objectif.

 

Les salariés des secteurs « clés » de l'économie, ceux de l'énergie, des transports de

marchandises, des transports internationaux, des banques, des industries etc. se

mettraient en grève illimitée. En même temps, des salariés « solidaires », comme les

artisans et les petits commerçants, les salariés des services sociaux, d'associations, des

médias, la plupart des employés de bureau, etc. continueraient de travailler tout en

reversant l'équivalent de une à plusieurs journées de salaire à un fond qui compenserait la

perte de revenus des grévistes.

 

Ainsi l'effort de grève serait partagé et les grévistes des secteurs clefs, ceux qui menacent

vraiment le gouvernement, pourraient ainsi tenir plus longtemps.

 

Le gouvernement ne pourra qu'abdiquer et la solidarité aura eu raison de

l'argent roi.

 

Le fond de solidarité pourrait être géré par un comité rassemblant tous les syndicats de

salariés, les mouvements sociaux etc., fonctionnant en toute transparence : publication de

tous les dons et affectation des fonds sur internet. Pour éviter tout malentendu il faut que

ce fond ne soit lié à aucun syndicat en particulier et soit créé très rapidement, beaucoup

de grèves reconductibles ayant déjà démarrées.

 

Nous sommes déjà plusieurs motivés, en attente d'autres constitutions de collectifs !

 

Salariés « solidaires », regroupez-vous ! Discutez-en et faites-vous connaître !

(dans un premier temps : adrien.kempf@gmail.com)

 

Syndicats et collectifs, organisez-vous ! Emparez-vous de cet appel, faites-le

vivre !

 

Appel à diffuser ! A discuter ! A organiser !

 

Adrien Kempf, un salarié « solidaire », relayé par Victor.

16/10/2010

Ouiquinde érotique avec Guillaume Apollinaire : Le verger des amours

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A Paris dans la nuit tombante
La reine des belles du quai
O crinière écluse indolante
Quand son amant vient forniquer
Se change en cavale écumante


Ainsi par le désir trompé
L'amour subit quelques mécomptes
Pour s'être un jour émancipé
Fougeret de Montbron raconte
Qu'il fut changé en canapé


Mais au Canapé des Pucelles
C'est encor d'amour qu'il s'agit
J'y ai vu deux pêches jumelles
Sous la soie le cul de Sylvie
Et deux oranges ses mamelles


Le soir en la mettant à l'aise
Ses clunes s'ouvrent sous mon dard
Et duvetée comme les fraises
Elle ressemble à un miroir
Dans une estampe japonaise


Barbe ou Brigitte soeurs jumelles
Voilà celles qu'il me faudrait
La rainure est dit-on chez elles
Plus grasse que du cassoulet
Et plus poivrée que les aisselles


Je les ai trouvées en chemin
Fredonnant une chanson grise
Mais dans leur bouche le refrain
S'est défait comme par surprise
Sous un baiser déjà lointain


Paris dort pris dans la couronne
Que lui font les filles perdues
Qui ne sont baisées par personne
Et que l'on trouve morfondues
Dans un cabinet de cretonne


Vénus breneuse en pâmoison
A coups de cul tette une pine
Dont le parfum de venaison
Mêlé de marolle et d'urine
Ferait bander buffle et bison


Mais chez Trostolle où la pénombre
Est propice à la volupté
J'ai vu Désiderio Descombes
Danser sur un fil argenté
Tout en piant la rose immonde

in Le verger des amours 

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Plus faux-cul qu’un député, tu meurs !

 

Vous les avez vu nos dignes représentants, ceux auxquels nous déléguons pendant cinq ans le pouvoir exorbitant de décider pour nous, se draper dans la toge du bien public pour nous imposez des efforts, des sacrifices concernant nos retraites, qu’elles soient actuelles ou futures. Ils nous demandent, la main sur le cœur, « d’être raisonnables », d’accepter une « réforme » qui se veut « juste » et efficace.

 

Ah ! Les cons ! Les sales jocrisses !


Par un vote du 3 septembre 2010, les députés ont rejeté à la quasi-unanimité l'amendement n°249 Rect. proposant d'aligner leur régime spécifique de retraite dont bénéficient également les membres du gouvernement) sur le régime général des salariés.

Alors qu'ils n'ont de cesse d'expliquer l'importance de réformer rapidement un régime de
retraite en déficit, les parlementaires refusent donc d'être soumis au régime de retraite
de la majorité des Français. C'est ce qu'ils appellent une réforme "juste" paraît-il !


Sources : www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/2770/277000249.asp
<http://www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/2770/277000249.asp>

 

 

Petit rappel : la retraite parlementaire est particulièrement favorable. Ici pas de départ à 65 ou 67 ans. Non. Jusqu'à récemment, le parlementaire pouvait toucher sa retraite dès 55 ans, à 60 ans désormais. Surtout, le député ou le sénateur a l'immense avantage de pouvoir bénéficier du « taux plein » (plus de 5 000 euros) après seulement 22 ans de (double) cotisation.

Mais ce n'est pas tout. L'élu sexagénaire a en effet le droit de toucher sa retraite tout en travaillant à temps plein. On l'a vu récemment avec les ministres les plus âgés du gouvernement Fillon qui cumulaient, jusqu'à ce que le scandale les pousse à y renoncer, leur salaire ministériel (14 000 euros) et leur retraite de député.