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24/11/2010

Morts, drogues... La kalash ou le tarpé ? Et si on regardait les choses en face ?

 

kalashnikov logo.jpg

Encore une fois, Marseille est montré comme Chicago au joyeux temps de la prohibition. La ville où l’on défouraille comme l’on galèje. La ville où les différents se règlent à la kalash. Par ailleurs, cette ville est souvent citée comme un modèle d’intégration, de vie (presque) harmonieuse parmi une population traditionnellement cosmopolite. Paradoxe mais réalité.

Il n’empêche que les règlements de comptes se multiplient, voire se banalisent. Le moindre différent se règle au calibre et – escalade – à la kalashnikov. Les flics font ce qu’ils peuvent, c’est-à-dire pas grand-chose. Cette ambiance de far-west est sous tendue par deux choses : le chômage à haute dose qui sévit dans les quartiers dits sensibles de cette ville pauvre, avec pour conséquence la nécessité d’une économie parallèle, en l’occurrence le trafic de drogues, essentiellement de shit (cannabis).

Ce trafic est parfaitement organisé avec les gros bonnets (n’habitant pas sur place mais de luxueuses demeures au soleil), les pourvoyeurs qui remontent la drogue depuis le Maroc où elle est cultivée, soit en grosses bagnoles, soit planquée dans des cargaisons de poids lourds, les revendeurs (dealers) dans les citées, les « nourrices » qui logent les stocks, les guetteurs qui surveillent l’éventuelle venue des flics, les rabatteurs de clients. Tout ça croque plus ou moins selon la place dans la hiérarchie du trafic. Mais la dure loi de la concurrence « libre et non faussée » fait que les conflits de territoires, de parts de marchés sont nombreux. Et se règlent à la kalach…

Comment casser cette spirale de la mort ? Certainement pas avec des gesticulations policières. Les bataillons de CRS de Villeneuve près de Grenoble ou dans les quartiers nord de Marseille ne sont pas inutiles en ce sens qu’ils donnent un coup de pied dans la fourmilière et désorganisent momentanément les réseaux, mais ils ne règlent pas le problème de fond : misère due au manque de boulot et trafic. Le chômage étant ce qu’il est, le boulot n’arrivera pas dans les citées à coup de baguette magique, on n’est pas dans Harry Potter. Reste le trafic de drogue.

Daniel Vaillant a préconisé de réfléchir sur la légalisation du cannabis. Une position aussitôt vigoureusement combattue par L'UMP, qui par l'intermédiaire de son secrétaire national à la sécurité, Eric Ciotti, reste « fermement opposé à toute tentative de légalisation du cannabis ou des drogues dites douces qui conduisent inexorablement à l'usage de drogues de type cocaïne ou ecstasy ». Des conneries que réfutent ceux qui connaissent la question, le cannabis étant jugé moins dangereux que l’alcool et moins addictif que le tabac. En tout cas, Daniel Vaillant a eu le courage de faire bouger les lignes.

La France est le pays qui envoie le plus de gens en taule pour possession ou trafic de cannabis: 100.000 personnes emprisonnées en ce moment, parfois pour des quantités minimes. Et la France est le pays où on fume le plus. C'est bien la preuve que cette politique répressive ne mène nulle part, et au contraire permet le financement des réseaux mafieux, car plus c'est illégal, plus c'est rentable.

Le système de légalisation permettrait : - production en France ou en Europe via des filières contrôlées, - autoproduction pour ceux qui veulent pour leur conso perso, - vente dans des « coffees-shop » bien contrôlés ou dans les bureaux de tabacs, - interdiction évidente pour les mineurs.

Les résultats seraient : - remise des flics sur des taches utiles, - du boulot pour les agriculteurs notamment en zones de montagnes, - de l’activité pour les buralistes et les « coffees shop », - la fin des financement des réseaux maffieux, puisqu'ils n’auraient plus rien à y gagner, - une meilleure détection des personnes à la dérive par surconsommation, - une prévention plus aisée, notamment par la suppression de « l'attirance pour l'interdit » chez les ados, - des taxes pour la sécu, - une meilleure qualité, contrôlée, garantie pour les consommateurs, - et pourquoi pas, des « dealers » devenant chef d’entreprises et confrontés alors aux règles de concurrence !

Et donc beaucoup moins d’insécurité dans nos villes. Mais c’est peut-être là que le bat blesse : l’insécurité n’est-elle pas le cheval de bataille numéro 1 de Sarko ?

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23/11/2010

Au bistro de la toile : l’Irlande au Guiness des records du truandage !

chimulus bistro copie.jpg

- Putaing Victor, je lis dans le canard qu’on va refiler 90 milliards d’euros à l’Irlande. C’est pas le pays du rufian O’Leary, le patron voyou de Ryanair ? C’est pas ce pays qui a rejeté l’Europe en son temps ? C’est pas ce modèle tant vanté par le FMI pendant 15 ans ? Pas de charges sociales, pas de syndicats, pas de cocos ni de Mélanchon, pas de CGT, pas de fiscalité ou si peu, aucuns freins, aucune régulation. Bref, de quoi faire éjaculer les ultra libéraux à la Sarko ou Barrosso ! Et c’est ce « paradis » qui se roule dans la merde et pour lequel il va falloir encore sortir du pognon ?

 

- C’est bien ça Loulle ! Et les Irlandais – je parle du peuple, de ceux qui marnent et qui se trouvent dans la merde – la trouve saumâtre ! Ce sauvetage est perçu comme une «reddition»,

«une capitulation sans précédent», « une ignominie», «une reddition éhontée». En plus – honte suprême ! – les Anglais (l’ennemi intime, le colonisateur honni) vont leur « prêter » aussi du pognon ! Ça, ils ne le digèrent pas les rouquemoutes ! Car la pilule va être amère, et toujours au détriment de la même classe de population : réduction drastique du nombre de fonctionnaires, réduction des alloc familiales, réduction des allocs chômage, encore pire, réduction du salaire minimum ! Faut dire qu’ils sont mal barrés les trèfles. Le produit intérieur brut (PIB) du défunt « tigre celtique » s'est effondré de 7% en 2009, le chômage touche 14% de la population et ce n’est pas fini. Terre d'immigration massive il y a quelques années, l'Irlande a vu 34.500 personnes se barrer entre avril 2009 et avril 2010. Le bateau coule, les rats quittent le bord…

 

- Mais comment ils en sont arrivés là ?

 

- Il suffit de regarder le paysage pour comprendre : partout il y a des quartiers entiers de bâtiments neufs, ou pas finis, mais vides d’habitants. C’est la même escroquerie que chez les Zatazuniens, les fameuses « subprimes ». Les banques, totalement dérégulées, ont accordées sans rien vérifier, des prêts à tout va. Aux particuliers mais surtout à des promoteurs immobiliers véreux…

 

- …pléonasme, Victor, pléonasme. Continue.

 

- Il y a là-bas des programmes immobiliers gigantesques. Mais ni payés ni habités… des ghost estates comme ils disent, des quartiers fantômes. Les banques se sont retrouvées à la rue. Pour leur éviter la faillite, l’Etat irlandais les a nationalisées, en s’endettant monstrueusement ! Le déficit du pays atteint 32% du PIB… Fin septembre, il a encore foutu 45 milliards dans ce gouffre. Et c’est maintenant l’Etat qui est au bord de la faillite. Les banquiers maquereaux ont ainsi réussi à faire payer par les clampins, irlandais d’abord, puis européens maintenant, leurs saloperies, leur incompétence, leur malveillance.

 

- Mais qu’est-ce qu’on en a à foutre nous Victor ? Pourquoi faut-il cracher au bassinet pour renflouer ces rufians ?

 

- L’euro Loulle. L’euro. C’est comme dans une famille : s’il y en un qui est à la paillole, les autres l’aident. Normal non ? Sinon c’est la notoriété de toute la famille qui risque d’en pâtir. C’est pas les Irlandais qu’on va secourir, ce sont les banques d’Irlande ! La crise irlandaise est essentiellement une crise de son secteur bancaire. De quoi avoir les boules… Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que les deux tiers de la dette irlandaise sont détenus par des banques non-résidentes, pour l'essentiel allemandes et britanniques. Lesquelles craignent d'être mises en difficulté si l'Irlande se casse la gueule. Elles militent donc en faveur d'une intervention du Fonds européen de stabilisation financière (FESF), doté de 450 milliards d'euros, en guise d'assurance. C’est donc une affaire entre banques de l’Europe du nord, et c’est toute la zone euro qui va casquer pour ces cons ! Ce qu’il faut imposer aux Irlandais, en échange de ce sauvetage, c’est de modifier son système fiscal (pratiquement pas d’impôts sur les sociétés). L’Irlande est le pays pirate de l’Europe : elle pompe des quantités astronomiques de subventions et pratique un dumping fiscal pour attirer les entreprises.

 

- Tè ! Je vous paie une Guiness !

 

- Merci Loulle, mais je préfère rester au rouge !

 

 

 

Merci à Chimulus pour l'illustration

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22/11/2010

Du nouveau chez le drag-queen Benedictus 13 & 3

chimulus pape préservatif.jpg

Ben, tu vois Paulo quand tu veux tu peux !

Vaut mieux être libertin qu'assassin non ?

 

Merci à Chimulus

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21/11/2010

Epître selon Saint Victor

nain sectaire.jpg

 

La Sagesse de Dieu : lorsque Dieu créa le monde, il décida de concéder deux vertus aux hommes de chaque peuple afin qu'ils prospèrent.

 

Par exemple il rendit :

 

 - Les Suisses précis et pacifistes,

 - Les Anglais flegmatiques et ironiques

- Les Japonais travailleurs et réalistes

- Les Italiens joyeux et humanistes

 

Quant aux français, il dit :

 

« Les Français seront intelligents, honnêtes et sarkozistes. »

 

Lorsque le monde fut achevé, l'ange qui avait été chargé de la distribution des vertus demanda à Dieu : « Seigneur, Tu as dit que Tu octroyais deux vertus à chaque peuple, mais les Français en ont trois.

Est-ce pour cela qu'ils se placent au dessus des autres ? »

 

Le Seigneur répondit : " En vérité, Je te le dis, chaque peuple a deux vertus y compris les Français, car chacun d'entre eux ne pourra en posséder que deux à la fois.

 

Ce qui veut dire que :

 

- si un Français est sarkoziste et honnête, il ne sera pas intelligent,

- s'il est sarkoziste et intelligent, il ne sera pas honnête,

- s'il est intelligent et honnête, il ne peut pas être sarkoziste."

 

Amen (à boire...)

 

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19/11/2010

Chichi: "Et si j'me représentais ?"

chirac maman guignols.jpg

- Ah ! Cette fois, maman,

J’crois qu’ça sent le roussi

J’vois venir l’temps des tourments

Pour le nain Sarkozi !

Avec le juge Van Ruymbek

L’est tombé sur un bec…

Qu’ell’ bonne idée qu’j’ai eu

Dès qu’j’ai été élu

De me refaire une virginité

- Les Veaux en ont été épaté –

En ordonnant la cession

De verser les commissions

Qui graissaient la patte en sous-main

Aux acheteurs de sous-marins,

Les troufions de ce Pakistan

Qui, avant de payer comptant,

Voulaient s’en foutre plein les fouilles.

Faut pas me prendre pour une nouille,

Je connais toutes les magouilles

J’voulais surtout casser les couilles

De sa Très Molle Suffisance

Ce Ballamou sentant le rance

Qui m’avait taillé des croupières

Avec sa gueule chaisière

Lors des dernières élections.

Alors, ses rétro commissions,

J'les lui ai foutues dans le fion !

Tiens, en parlant de Fi(ll)on

Revenons au nain de Neuilly.

J’vais te le foutre en bouilli

Car c’est lui qu’était dans le coup,

Comm’ trésorier de Ballamou,

C’est lui qui gérait le pognon

De ces rétro commissions !

Karachi ! Karachi ! Karachi !

J’veux qu’il en chie ! Je le conchie !

- Enfin Jacques un peu de tenue !

- Maman, vous m’les brisez menues !

Cette fois, je tiens ma revanche

Le nain qui m’a pris pour un manche

Va se faire empapaouté !

Tiens ! Et si j’me représentais !

Merci aux Guignols pour l'illustration

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18/11/2010

Au bistro de la toile : comme les vautours Ryanair vole, vole, vole…

 

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Putaing ! Parait qu’ils faisaient la gueule les bobos qui étaient partis se biturer la gueule pas cher au Maroc avec la compagnie de ruffians Ryanair ! Ils devaient se poser à Beauvais (c’est où Beauvais ?) et…ils se sont retrouvé « abandonnés » pendant des heures à Liège (Belgique). Pôôôvres malheureux va ! Quand on aura le temps, on les plaindra…

- Eh ! Victor, ces passagers, c’est tout de même des victimes de cette compagnie…

- Victimes, mon cul ! Ces cons-là sont les complices de cette compagnie mafieuse, illustration parfaite de ce vers quoi amène l’ultra libéralisme débridé. Ryanair, c’est le prototype de l’entreprise parasite, dirigée par une crapule finalement sympathique, Michael O’Leary, car il étale avec jovialité tout le mépris et le cynisme de ces patrons voyous.

- Enfin, tout de même, Ryanair à Marseille faisait travailler un millier de personnes. Ils ont foutus le camp, et les salariés vont pointer au chomdu…

- Voilà. Tu touches là l’essence même du système Ryanair vis-à-vis des responsables économiques et politiques: ou vous nous crachez au bassinet – beaucoup de thunes – ou on ferme et on se casse ailleurs. Et c’est comme ça qu’un élu UMP comme Gaudin réclame sans broncher que l’on change la loi pour autoriser Ryanair à truander en France. Parce que c’est bien de truandage dont il est question. Le problème marseillais vient d’une condamnation de la compagnie pour faire travailler ses personnels navigants basés à Marseille avec des contrats irlandais, dont sans payer de charges en France. C’est du Bolkeinstein dans sa plus belle acception. Et ça va loin dans le cynisme : des salariés ont rapporté qu'ils devaient payer eux-mêmes les formations que leur dispense leur employeur... qui les facturerait nettement plus cher que ce qu'elles ne lui coûtent. De même, le personnel de bord doit acheter son uniforme 360 euros...

 

Mais il n’y a pas que ça. Ryanair vole dans tous les sens du terme. Elle vole ainsi la Sécu et l’Etat français, mais que dire des monceaux de subvention qu’elle emplâtre joyeusement aux collectivités locales, chambres de commerce et autres ! C'est ainsi qu'en 2009, en France, malgré les avertissements réguliers des Chambres régionales des comptes, la compagnie est parvenue à soutirer 14 millions d'euros aux Chambres de commerce et d'industrie ainsi qu'aux collectivités locales, via le versement d'"aides marketing". Un terme mystérieux qui désigne les publicités que les exploitants des aéroports qui reçoivent les avions de Ryanair ont obligation de prendre sur le site internet de la compagnie ! C’est du racket.

À l'échelle européenne, si l'on ajoute les remises en série imposées aux aéroports, le dispositif rapporterait 750 millions d'euros ! Ce qui a poussé Air France à déposer plainte l'an dernier auprès de la Commission européenne.

 

Une fois à bord, les passagers sont également pressés comme des citrons. Le O’Leary veut leur faire payer même l’accès aux chiottes de l’avion, il veut taxer les gros. Tiens, lu dans La Provence : « (…) à bord d'un vol Marseille-Édimbourg : victime d'un malaise, un passager a reçu une petite collation à la demande d'un médecin qui voyageait dans le même avion. Quelques biscuits et du thé que son épouse a été priée de payer, avant d'avoir les pires difficultés pour qu'on lui rende sa monnaie ! »

- Si je comprend bien Victor, chaque fois qu’un bobo friqué prend un de ces avions pour aller s’éclater en ouiquinde dans quelques destinations Ryanair, c’est un peu moi, toi, nous qui payons son ticket !

- Ben voilà ! T’as tout compris Loulle ! Ryanair est le prototype le plus accompli des entreprises néo libérales telles que les rêvent les Sarko-trafiquants…

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17/11/2010

Pendant l’enfumage médiatique, les sarko-saloperies continuent…

centrales-nucleaires dessin.jpg

 

La concurrence ! La concurrence « libre et non faussée ». Voilà la Graal de l’Europe ultra libérale chère à Sarko et à ses complices de Bruxelles. Au nom de ce précepte à la con, le marché de l’électricité a été dérégulé en 2007. On a alors vu des requins genre Poweo, Direct Energie, GDF-Suez faire flèche de tous bois, même des plus vermoulus, pour attirer dans leurs rets les clients, entreprises comme particuliers. Avec des méthodes commerciales tangentant l’escroquerie, l’arnaque et l’abus de faiblesse. « La concurrence ! La concurrence ma bonne dame ! Cette invention formidable qui fait baisser les prix ! Vous paierez votre électricité moins chère avec nous ! » Ben voyons… En matière d’électricité, partout où la concurrence a sévit, c’est le contraire qui s’est produit… Mais chut ! Faut pas le dire !

 

Ce jour, mercredi, l’Assemblée nationale sarko compatible devrait voter la loi « Nome » pour Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité. Q’es aco ? Un truc particulièrement tordu. Un modèle d’arnaque à grande échelle. Il se trouve que la France – à travers les centrales EDF, payées et subies dans leur option nucléaire par les Français - produit l’électricité la moins chère d’Europe. Peut-on s’en plaindre ? On se farci souvent contre notre gré les centrales nucléaire, alors autant en tirer quelques bénéfices. Logique non ? Ben non ! Pas pour les tronches d’œufs de la Commissions européenne. Les opérateurs privés qui se sont lancé sur le marché (Poweo, Direct Energie, GDF-Suez ) n’arrivent pas à s’aligner sur les tarifs d’EDF, entreprise publique, propriété des Français. Alors qu’est-ce qu’ils font ? Ben, ils en appellent à la sacro sainte « concurrence libre et non faussée », parangon de l’Europe ultra libérale que nous devons subir (merci Sarko qui s’est assis sur le « Non » du peuple).

 

Ce qui se traduit par l’énormité ubuesque suivante : dans le cadre de cette loi Nome, le nuisible gouvernement sarkozien veut contraindre EDF à vendre le quart de sa production d’électricité d’origine nucléaire à ses concurrents à un tarif assez favorable pour qu’ils puissent tailler des croupières à l’entreprise publique ! Incroyable mais vrai !

 

Eh ! Oh ! Et le manque à gagner d’EDF (NOTRE entreprise), qui est-ce qui va le combler ? Eh ! Mon con ! Ben, toi, ben, moi, ben nous, les cochons de payants pardi ! La Commission de Régulation de l’Energie (CRE) prévoit une flambée des prix de l’électricité de 11,4% après le vote de la loi, puis de 3,5% par an, soit jusqu’à 25% d’ici à 2015 !

 

Putaing ! Mais pourquoi vouloir changer un système – celui d’EDF entreprise nationale – qui marche bien au profit d’un autre qui ne marche pas ? « La concurrence mon bon ! La concurrence « libre et non faussée ».

 

Et merde !

 

P.S. - Parait qu'hier soir, il y avait Charlot à la télé. J'ai pas regardé...

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16/11/2010

Au bistro de la toile : re(prisdejustice)manimensonges…

chimulus bistro copie.jpg

- …Taing ! Mon neveu, il avait trouvé une bonne gâche : il devait entrer à la brigade des feuilles de la mairie mais il a été blackboulé…

- Pourquoi ? Il était trop vaillant ?

- Ah non ! De ce côté-là, pas de problème, le travail fait ne lui a jamais fait peur. Non, mais il a été condamné, quand il sortait juste de l’âge bête, pour « emprunt » de bagnoles… Or, pas de repris de justice dans quelque administration que ce soit, même au plus bas niveau.

- C’est tout de même rassurant quelque part, non ? Mais au fait, ton neveu, il pourrait postuler pour un poste dans le gouvernement sarko-fillonien ! Cette interdiction n’y a pas lieu !

- Ah bon !

- Ben oui ! Regarde. Qui est ministre de l’intérieur ? Le citoyen Hortefeux Brice, condamné pour injure raciste le 4 juin 2010 par le tribunal correctionnel de Paris. Qui est ministre d’état, numéro deux du gouvernement, chargé de cette responsabilité essentielle qu’est la défense nationale ? Le citoyen Juppé Alain, condamné le 1er décembre 2004 pour prise illégale d’intérêts par la Cour d’Appel de Versailles.

- C’est vrai que ce gouvernement ressemble à une entreprise de recyclage de repris de justice repentis ! Et si c’était des récidivistes ? Il y a de quoi se faire du mouron pour la république… Et puis, ce n’est pas le garde des sots (garde d’Esso ?) qui y trouvera à redire : une enquête sur l'attribution d'un marché de transport en commun (le projet Rhônexpress) à Lyon, dans laquelle était susceptible d'être mis en cause le citoyen Mercier Michel, président du Conseil général du Rhône et nouveau ministre de la justice, a été classée sans suite, a-t-on appris lundi 15 novembre auprès du parquet…

- Tu sais, l’exemple vient d’en haut. Leur patron a pour habitude de s’assoir sur la Constitution sans que ça lui chatouille les roustons : il a fait voter – c’est tout en son honneur – des lois relatives à la contestation de certaines lois par référendum, donnant en principe plus de pouvoirs au Parlement et aux citoyens (à savoir les articles 11, 68 et 71-1), seulement ces articles ne sont que de la poudre aux yeux car ils ne sont toujours pas applicables faute de loi organique, certain depuis mars 2007 !

- Mouais… Tout ça sent le clanisme, la mafia, le panier à crabes. Remaniement bidon fait d’une part pour enfumer le bon populo, occuper les médias couchés et faire oublier les scandales Woerth-Bettencourt, les magouilles de Karachi, la contre-réforme sur les retraites, et les constantes « inflations datiennes » au charognards du Medef ; d’autre part à mettre en place une équipe de campagne électorale qui va utiliser pendant dix huit mois tous les moyens de l’état – donc avec nos sous ! - dans un seul but : faire réélire l’Axe de la Pensée Galactique à talonnettes !

- Allez. Buvons un coup, ça rend lucide !

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15/11/2010

Courage! Fillon...

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Vous l'avez attendu longtemps le changement ! Il est là. Il est "révolutionnaire" qu'elle a même dit la rigolote madame Mam! Le changement, bè, c'est qu'il n'y a pas de changement.

De toute façon, ON S'EN FOUT !

L'important, c'est de savonner autant que faire se peut la planche à cette bande de sarko-nuisibles...

 

Merci à Chimulus pour l'illustration

 

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14/11/2010

Ouiquinde épicurien: l'AÏOLI !

Aïoli pour web.jpg

 

Je vous ai mis l'eau (pardon! le vin!) à la bouche hier avec l'aïoli de la Carmencita... Alors en voilà la recette:

L'Aïoli des Académiciens

"Aïoli !" Mot sonnant comme un salut gaillard !

D'Avignon à Marseille il est un étendard.

Emblème culinaire en terres de Provence

Il engendre gaieté, amour et pétulance.

Pour unir ceux qui l'aiment, il est avantageux

Tant son parfum puissant éloigne les fâcheux.

L'aïoli est en soi un éloquent symbole

Des valeurs des pays où court la Farandole:

L'or de l'œuf est fortune, rondeur, fécondité,

L'ail est puissance mâle, santé, virilité

Quand à l'huile d'olive, impériale maîtresse

C'est elle l'unité, 1 'harmonie, la richesse.

L'aïoli est parfait quand fou trissoun ten dré (1),

Quand le pilon de bois, dans la sauce dorée,

Tient droit tel Priape redoutable et vainqueur

Dans l'onctueux parfum qui chavire les cœurs.

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli,

Chaque année, réunie en un conclave, élit

Parmi les cuisiniers du pays des cigales

Celui dont la recette lui paraît idéale.

Voici celle que fait, lors de grandes agapes,

Henry Estévenin, de Châteauneuf-du-Pape.

Truculent moustachu, buveur et quintalien

Il est le "Grand Aillé" des Académiciens.

Pour que ton aïoli soit de bonne facture

Tout doit bien être à la même température :

L'huile, l'ail et les œufs, le mortier, le pilon

Sont préparés la veille ou le matin selon

Que tes invités viennent dîner ou souper:

Car voilà un travers qu'il convient de stopper,

On n'est pas dans le nord, c'est à midi qu'on dîne

Et le soir que l'on soupe en terres comtadines!

Pour six convives il te faut douze gousses d'ail

Dont tu ôtes les germes pour faire un bon travail.

Quatre beaux jaunes d'œuf, du sel, du poivre blanc,

Beaucoup de jus de coude et un pichet de blanc.

Le vin, dans l'aïoli, ce n'est pas pour la sauce

Mais pour le cuisinier dont la soif est très grosse!

À l'aide du pilon, dans un mortier de marbre,

Tu écrases en pommade ail et sel, sans palabre.

Tu mets tes jaunes d'œufs et tu tournes, tu tournes,

Qu'aucune distraction, jamais, ne te détourne,

Pendant deux, trois minutes pour tout bien mélanger.

Puis laisse reposer dans un coin ombragé,

Juste le temps de boire deux ou trois bons canons

Avec tes acolytes, devant le cabanon.

Reprend ton appareil et coince le mortier

Entre tes deux genoux, et serre volontiers.

Eloignes les badauds et concentre-toi bien,

C'est là que ça se passe: ou c'est tout, ou c'est rien!

Tu commences à verser ton huile goutte à goutte

En tournant de bon cœur, d'un seul sens, tu t'en doutes.

Si tu suis la recette très rigoureusement,

L'émulsion doit se faire assez rapidement.

Quand l'aïoli a pris, verse en un fin filet

Ta bonne huile d'olive. Mais pas sur ton gilet!

Maintiens ton mouvement régulier jusqu'au bout

Ne mollit pas surtout. S'arrêter, c'est tabou.

Si elle est réussie, elle doit être épaisse,

Onctueuse, dorée, mais pleine de finesse.

Le pilon, en son sein, tient droit sans se vautrer.

Présentant ton chef d' œuvre, dit: "Lou trissoun ten dré" !

Traditionnellement, l'aïoli accompagne

La morue dessalée, seul poisson des campagnes.

Fait-là tremper deux jours dans de l'eau fraîche et claire

Que tu changes souvent sans souci des horaires.

En de belles portions il te la faut trancher,

Juste avant de servir tu la feras pocher.

Fais bouillir à l'avance œufs durs et escargots,

Du chou-fleur, des carottes et de verts haricots,

Des patates, bien sûr, une pleine fourchée

Que, pas plus que les œufs, il ne faut éplucher.

Sers ces aliments chauds dans des plats séparés

Et, trônant au milieu, l'aïoli vénéré.

Que boire avec ce plat? La question reste ouverte.

Sur ce point important, l'Académie concerte.

Du rouge, du blanc sec, ou même du rosé

Si c'est servi bien frais, on peut tout écluser.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour la sauce: - six gousses d'aï!, blanc de préférence, desquelles vous enlever les germes, - deux cuillerées à café de sel fin, - quelques tours de poivre blanc du moulin, - deux jaunes d'œuf, - trois-quarts de litre d'huile d'olive vierge extra A.O.C.. Vallée des Baux.

Attention: faites en sorte que tous ces ingrédients soient à la même tem­pérature. C'est primordial pour prévenir tout ratage (on dit alors, si ce malheur arrive, que l'aïoli a "cagué").

Pour le plat: - un kilo de morue sèche que vous ferez dessaler, - un kilo de carottes, - un kilo de haricots verts, éventuellement quelques bettera­ves rouges, - douze œufs durs, - trois douzaines d'escargots de mer (les "bioù", escargots dont la coquille présente des cornes), - trois douzaines d'escargots des garrigues provençales, - 3 kilos de pommes-de-terre cui­tes à la vapeur.

Les vins conseillés

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli, autorité incontestée en la matière, a longuement travaillé - verre en main - sur le délicat problème des vins les plus aptes à accompagner l'aïoli.

Le poisson qui en constitue une partie essentielle incite a pencher pour des vins blancs secs. Les légumes cuits à la vapeur appellent des vins rosés. La délicatesse des fragrances de l'huile d'olive s’accommode fort bien de vins rouges charpentés. Mais la puissance de la sauce dominée par l'ail ne s’accommode que... d'eau prétendent certains Académiciens. On ne peut tout de même pas aller jusqu'à de telles extrémités.

Essayez donc des blancs de Cassis, Châteauneuf-du-Pape, Cairanne, Rochegude, Picpoul de Pinet ; des rosés Tavel, Chusc1an, Valréas, Vaison­le-Romaine, Côtes-de-Provence; des rouges de Vacqueyras, de Lirac, de Sablet, de Rasteau, de Violès, des Costières de Nîmes.

 

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13/11/2010

Ouiquinde érotico gastronomique : l'aioli de Carmen

carmen pichard.jpg

Rien n’est plus émouvant,

Rien n’est plus excitant

Rien n’est plus envoûtant

Qu’une bell’ femme à poil

Sachez mesdemoiselles

Que pour le sensuel

Que pour le sexuel

Il faut avoir du poil !

Touffe noire

Ciboire

Touffe blonde

Profonde

Touffe rousse

Qui mousse

Ecrin doux et soyeux

Du temple du désir

Toboggan broussailleux

Vers la grotte à plaisir

Le poil, le poil, le poil, le poiiiil

 

 

Courbet lorigine du monde.jpg

- Oh ! Victor, tu en parles avec tant d’émotion !

D’où te viens, pour le poil une telle passion ?

- De ma prime jeunesse où, branleur émérite,

J’ai vécu, envoûté, un bonheur insolite.

Carmencita Sanchez était la fille aînée

D’une famille ayant franchi les Pyrénées

Pour fuir les catastrophes d’une guerre civile.

Tous travaillaient aux champs du mas de la famille.

Carmencita, ce jour, préparait l’aïoli

Un « foudaoù » sur le ventre, un caraco joli

Laissant nu sa gorge, ses bras et ses épaules.

Je m’étais proposé, moi, jeune branquignole,

Pour l’aider à peler patates et carottes

En matant, de la belle les chairs blanches et rondes.

Je sors pour emporter les épluches aux cochons

En rêvant à ses yeux, son cul et ses nichons.

Je reviens, tête en feu et la gaule en folie

Derrière la Carmen qui montait l’aïoli.

Assise, le mortier coincé entre ses cuisses,

Elle tournait l’aïoli d’un geste ample et lisse.

J’arrive doucement, par derrière la belle

Et glisse prestement ma queue sous son aisselle,

La chair tiède en sueur, les poils, le mouvement

Rythmé, les parfums d’ail font un coquetèle dément,

Carmen crie en français, m’insulte en espagnol

Voudrait bien me pousser, me donner des torgnioles

Mais l’aïoli est sacré, s’arrêter, c’est tabou

Car sinon elle cague, le déshonneur au bout !

Ses cris deviennent rauques, feulement de féline

Son bras se fait complice, sa tête dodeline,

Je voudrais tant l’avoir, toute nue, dans un lit !

Puis mon plaisir jaillit, parfumant…l’aïoli !

JVJ

aioli.jpg

Eh! Lou trissoun ten dré !

 

Au fait, il n'y a pas que moi qui aime la fourrure d'amour...

Lire cet article au poil !

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12/11/2010

Cambrouss' niouzz

vache-insolite.jpg

 

 

Putaing ! Ils sont contents les dirigeants de la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire dont la principale fonction est d’enfumer (et plus si affinités) les paysans. Ils ont réussi à « arracher », après d’âpres négociations (qu’ils disent) une augmentation de 2 à 5 centimes du prix auquel les industriels achètent la barbaque aux éleveurs. Ceux-ci demandaient une augmentation de 60 cts mais leurs « représentants » (enfin, ceux de la FNSEA) bondissent de joie avec 2 cts ! En voilà des « représentants » efficaces ! Pour la Confédération paysanne, c’est qualifié de mascarade. Et encore, ils sont gentils et bien élevés ! Le prix d’achat moyen de la viande bovine (carcasse) est de 3 euros du kilo (inchangé depuis quinze ans). Comparez avec le prix du steack ou même du pot-au-feu et vous comprendrez… Y en a bon les gros sous, mais pas pour les parpagnas qui se décarcassent dans la fangasse…

 

Les dits parpagnas avaient bloqué les abattoirs du maquereau en chef de la filière, Bigard (42% du marché). Et les distributeurs (grandes surfaces) commençaient à baliser : ils ne peuvent avoir que 4 à 5 jours de stocks avant que les linéaires ne se vident ! Les paysans bloqueurs (FNSEA et Confédération paysanne, pour une fois unis) avaient donc la main. Qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ils ont avalés la couleuvre présentée par les dirigeants FNSEA et leurs complices industriels et distributeurs et ont levés leurs barrages pour 2 à 5 cts (qui correspondent aux hausses saisonnières habituelles !) au lieu des 60 demandés ! Cocus, battus et contents…

 

L’Europe est structurellement déficitaire en viande ovine et en viande bovine. L’histoire de la production de ruminants allaitants est directement liée aux choix de politiques européennes d’échanges internationaux, accompagnées par les politiques nationales de disparition des élevages et des éleveurs. En effet, pour la viande ovine, dans les années 80, le choix de ne pas protéger le marché européen a entraîné les importations massives de Nouvelle-Zélande et d’Australie à des prix compétitifs sur lesquels la majorité des producteurs ovins européens (en France et en Espagne notamment) n’ont pas pu s’aligner.

 

L’Europe est devenue déficitaire en viande bovine en 2003. Le déclin des productions bovines est mis en musique par les politiques européennes, en rendant le marché européen attractif pour les exportations de l’Amérique du sud : il s’agit de monnayer des biens industriels et des services européens contre des produits agricoles et particulièrement la viande bovine, que ce soit à travers des accords multilatéraux de l’OMC, ou par des accords bilatéraux entre l’Union européenne et le Mercosur. Concrètement, la politique d’augmentation des contingents d’importation de viande en provenance d’Argentine et du Brésil, et de baisse des droits de douane aux frontières a des conséquences directes sur les volumes produits en Europe et à terme, sur les prix payés aux producteurs européens. En 15 ans, le nombre d’exploitations spécialisées en élevage bovin allaitant en France a diminué de 31%, passant de 132.200 en 1988 à 91.600 en 2003.

 

Bon. Je vais tout de même sortir du congélateur une savoureuse côte de bœuf achetée chez mon boucher de Lozère avant de redescendre en Provence, de la « fleur d’Aubrac », superbe croisement d’Aubrac et de charolais ! Hummm !

 

 

 

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11/11/2010

11 novembre... La guerre, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...

cadavre de soldat_a_Douaumont_Verdun.JPG

La guerre, c'est pas une mission humanitaire.

C'est pas le défilé pimpant, presque gai derrière les musiques martiales de ces beaux jeunes gens solides, virils et disciplinés.

La guerre, c'est l'ombre omniprésente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

La guerre, c'est le bruit des explosions, le cliquetis rageur des tirs, le sifflement menaçant des balles qui ricochent autour de vous.

La guerre, l'embuscade, c'est le corps qui s'efforce de se rétrécir au delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans la boue de la tranchée, la caillasse du djebel ou la vase de la rizière.

La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui vous cherche, qui va vous trouver. C'est la haine de l'autre, de celui qui veut votre peau. C'est le doigt qui ne relâche plus la détente de votre fusil dérisoire.

La guerre, ce sont les cris de douleur du camarade touché, les hurlements et les sanglots, les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

La guerre, c'est le désespoir du camarade touché et qui attend des secours qui ne peuvent venir.

La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui vous fait penser - lorsque votre voisin d'attaque tombe à côté de vous, haché par une rafale ou la tête explosée par une rockette – qui vous fait crier dans votre pauvre tronche: « ouf, c'est lui, c'est pas moi! »

La guerre, c'est de la merde.

profiteurs de guerre.jpgPendant la grande boucherie 14-18, les profiteurs et fauteurs de guerre se le faisaient belle. Les grands boulevards de Paris affichaient une vie trépidante ; les théâtres, les brasseries, les cafés concerts, les boites de nuits étaient pleins de fêtards…

Pendant que les Français Schneider, De Wendel et autres faisaient discrètement la bringue avec leurs homologues, rivaux et…amis allemands Krupp, Thyssen et autres fabricants de choses en aciers bien pointues, bien aiguisés, qui entrent dans les viandes, qui labourent les chairs, qui brisent les os, qui éclatent les cranes, qui arrachent les yeux, qui explosent en beaux feux d’artifices de mort, la France d’en-bas s’étripait avec l’Allemagne d’en-bas. Pour le plus grand profit des précédents.

La droite la plus bornée, la plus avide, la plus lâche se lâchait, se goinfrait, s’engraissait, se tapissait la tripe de sauces chaudes et onctueuses pendant que les « pauv’cons » se faisaient trouer la viande. C’est cette même droite que l’on retrouvera parmi les vichystes, les patrons et les collabos en 40 pendant que les cocos, au coude à coude avec la droite républicaine gaulliste, se battaient. C’est cette même droite sans vergogne, cupide, inculte, avide, pleine de morgue, la droite du Fouquet’s qui gouverne et tient le haut du pavé derrière sa marionnette Ubu-Sarko.

La guerre est « l’art » de faire s’entretuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent… Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée à travers les époques a été superbement illustrée par cette chanson qui marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoyait à l’abattoir pour rien, sinon transcender la connerie humaine, seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

La chanson de Craône

Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé

On va reprendre les tranchées,

Notre place est si utile

Que sans nous on prend la pile

Mais c'est bien fini, on en a assez

Personne ne veut plus marcher

Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot

On dit adieu aux civ'lots

Même sans tambours, même sans trompettes

On s'en va là-haut en baissant la tête

- Refrain :

Adieu la vie, adieu l'amour,

Adieu toutes les femmes

C'est bien fini, c'est pour toujours

De cette guerre infâme

C'est à Craonne sur le plateau

Qu'on doit laisser sa peau

Car nous sommes tous condamnés

C'est nous les sacrifiés

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance

Pourtant on a l'espérance

Que ce soir viendra la r'lève

Que nous attendons sans trêve

Soudain dans la nuit et le silence

On voit quelqu'un qui s'avance

C'est un officier de chasseurs à pied

Qui vient pour nous remplacer

Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe

Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

- Refrain -

C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards

Tous ces gros qui font la foire

Si pour eux la vie est rose

Pour nous c'est pas la même chose

Au lieu d'se cacher tous ces embusqués

Feraient mieux d'monter aux tranchées

Pour défendre leur bien, car nous n'avons rien

Nous autres les pauv' purotins

Tous les camarades sont enterrés là

Pour défendr' les biens de ces messieurs là

- Refrain :

Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendront

Car c'est pour eux qu'on crève

Mais c'est fini, car les trouffions

Vont tous se mettre en grève

Ce s'ra votre tour messieurs les gros

De monter sur l'plateau

Car si vous voulez faire la guerre

Payez-la de votre peau

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10/11/2010

Au bistro de la toile : retraites, lutter sur deux fronts !

chimulus bistro copie.jpg

 

- Ça y est Victor, il l'a promulgué sa loi à la con Microlax 1er ! Des mois de manifs pour que dalle... Les syndicats ? Roulés dans la merde... Le populo dans la rue ? Aux chiottes... S'en branle comme de ses premières talonnettes le nain... Tè ! On va boire pour oublier. C'est la mienne ! C'est le taulier qui rince...

- Sarko peut se gargariser du haut de ses talonnettes d'avoir tordu le cou aux syndicats, d'avoir su résister à « la rue » en imposant sa « réforme » sur les retraites, sa « victoire » à la Pyrrhus aura eu pour effet inattendu pour son clan de réveiller le peuple, de lui révéler sa force, de lui montrer les grandes lignes des actions à suivre pour vaincre. Les grands mouvements actuels - qui ont largement dépassé la simple lutte contre la « réforme » des retraites - lèvent un immense espoir car ils permettent à des gens emmurés jusque là dans leur individualisme de se voir, de se comprendre, de se conforter les uns les autres et surtout de découvrir la formidable force qu'ils possèdent en œuvrant ensemble contre la classe dominante ! Ils redécouvrent enfin le parfum puissant, enivrant de la lutte des classes.

- Et c'est quoi ces grandes lignes ?

- Il faut pourrir la vie des sarko-trafiquants. Leur pourrir la vie ça veut dire quoi ? Sur le plan individuel : résistance intérieure dans l'entreprise, dérision, mauvaise volonté, etc. qui sont autant de façon pour l'exploité de résister sourdement à sa propre servitude ; sur le plan collectif, à côté des grandes manifestations et des grèves organisées au niveau national par l'intersyndicale qui existe encore, des actions relevant d'une véritable guérilla sociale et citoyenne : grèves catégorielles coup de poing, rassemblements lycéens ou étudiants impromptus utilisant les moyens de communication d'aujourd'hui et ainsi difficiles à contrer, blocage de routes, de dépôts de carburants, déversement d'ordures devant les permanence UMP, harcèlement par courriel des élus UMP et assimilés, etc., l'imagination doit être à l'œuvre.

- Ou alors, il suffit d'attendre jusqu'au printemps 2012 pour que la gauche renvoie par les urnes Sarko et ses contre-réformes aux poubelles de l'Histoire.

- Surtout pas ! Cet attentisme serait une connerie grave. D'abord parce qu'il consacrerait la « victoire » des sarko-trafiquants et leur donnerait une dynamique de victoire. Faut surtout pas mésestimer le nain qui, en campagne électorale, est un tueur redoutable, retord, menteur, manipulateur mais efficace. Ensuite parce que les socialos ont des positions aussi multiples qu'ambigües concernant les retraites. Il y a un deuxième front à ouvrir de ce côté. Faut pas être naïf...

- Attend. Ils ont tous dit, de Royal à Aubry, Hamont et d'autres que s'ils passaient, ils annuleraient cette loi scélérate !

- Mouais... C'est moins clair que ça. Aubry a dit, même si elle a ensuite rétropédalé à fond la caisse : «On doit aller très certainement, on va aller très certainement, vers 61 ou 62 ans ». En fait, malgré ses dénégations ultérieures, c'est le fond de sa pensée et celle d'un bon nombre d'hiérarques socialistes. Quant à Dominique Strauss-Kahn, il  refuse le « dogme » des 60 ans : «Si on arrive à vivre 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans, il va bien falloir que d'une manière ou d'une autre ça s'ajuste. Dans beaucoup de pays, c'est la voie qui est choisie.»

- Tout de même Victor, les contre-propositions du Parti socialiste concernant la réforme des retraites parlent d'alourdir de 25 milliards d'euros la fiscalité sur les revenus du capital d'ici à 2025 ! Le ton est résolument de gauche et les mesures sont énergiques : majoration des prélèvements sociaux sur les bonus et les stock-options de 5% à 38% ; application de la CSG sur les revenus du capital actuellement exonérés et remise en cause de la défiscalisation des plus-values sur les cessions de filiales ; augmentation de la contribution sur la valeur ajoutée...

- C'est vrai. Il y a ce qui est claironné et ce que l'on accepte discrètement : le P.S. accepte la hausse de la durée de cotisation. Comme la loi Fillon la prévoit à 41,5 ans en 2020 et que l'âge moyen d'entrée dans la vie active s'élèvera à 22 ans, cela signifie que l'âge de départ en retraite sera de 63,5 ans en 2020. En clair, si la retraite à 60 ans est maintenue, ce ne sera pas à taux plein. Compte tenu de l'allongement de la durée des cotisations, la retraite à 60 ans ne sera plus qu'en partie virtuelle puisqu'elle ouvrira droit à une pension incomplète.

- J'ai entendu Manuel Valls faire la réclame de la retraite par points. Qu'es aco ?

- C'est le même truc que pour la retraite complémentaire. Un système par points attribue des droits à pension mais ne fixe pas le niveau des pensions qui dépend de la valeur des points, laquelle n'est pas donnée a priori. Un tel système joue sur la distribution des pensions au sein d'une même génération. Fondamentalement, ce qui légitime le versement d'une pension, c'est le travail passé et une certaine condition d'âge. Avec un système par points, on tend à effacer ces deux critères. En définitive, un système par points, quel que soit son mode de financement, fonctionne comme un système de retraites par capitalisation. Faut habituer le bon con Loulle ! Ce système contribue à valider l'idée que la retraite ne pourrait être qu'une forme d'épargne, ce qui est l'opposé des systèmes de retraites par répartition.

- Mouais... Ben, on n'a pas fini. Faut pas baisser les bras : faire chier Sarko jusqu'à lui en filer les hémorroïdes et mettre la pression sur les socialos pour ne pas se faire baiser encore une fois.

Merci à Chimulus pour l'illustration

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L'imposteur

 

sarko colombey giemsi.jpg

 

 

Il a tous les culots le sinistre imposteur

Qui va s'agenouiller, en vil calculateur,

Au pied de la dépouille d'un géant, d'un héros,

Lui, Sarko-la-fripouille, lui, Sarko-le-zéro !

Sombre pourceau stupide, ô cupide menteur

Retourne dans ta bauge, gluant usurpateur

Qui prétend, du Grand Charles, détenir l'héritage

Lorsque tu n'as ni foi, ni honneur, ni courage.

Toi qui ose parler au nom de ce Géant

Alors que tu n'es qu'un triste nain du néant,

Regagne donc ta place, celle de la vermine

Qui sur un membre mort, comme toi s'agglutine.

Charles-le-Grand connut la fureur des batailles,

La terreur et la mort, et les chairs que l'on taille.

Sa valeur était d'or, son glaive était d'airain,

Sa gouvernance était celle d'un souverain.

Ses généraux étaient des Chaban, des Malraux,

Toi, tu choisis les tiens parmi les maquereaux.

Ses victoires sont Sécurité Sociale,

Vote aux femmes, indépendance nationale,

Réconciliation avec les Allemands

Paix avec l'Algérie et développement.

Les tiennes sont régression jusques à l'esclavage,

Faim et précarité, répression et chômage.

Toi, tu remplis les poches de tes amis patrons

Par la France d'en bas pressée comme un citron.

Part donc, triste bouffon à la grasse bedaine,

Part donc avant que ne se transforme en haine,

La puissante colère qui dans le peuple monte,

Part donc quand il est temps car la révolte gronde.

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Merci à Giemsi et Na pour les illustrations

 

 

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08/11/2010

« Ne vous mettez pas la rate au court-bouillon, il n'en vaut pas la peine. »

sarko-cassable.jpg

 

 

Galouzeau de Villepin vainqueur dans la première. Pas si bourrin que ça le bellâtre à nom de canasson ! Qu'est-ce qu'il lui passe à Microlax 1er ! :

  

"Ce qui nous oppose fondamentalement, Nicolas Sarkozy et moi, est notre conception de la politique. Pour lui, elle est un moyen ; pour moi, un but. Chez lui, elle est un commerce - un "deal" - des hommes et des idées ; alors que je la vis comme un service ingrat, et par essence tragique et sacrificiel. [...] Nous ne partageons pas non plus la même idée de la France : je la crois capable de dépassement, alors qu'il veut la corriger. Dans cette logique, il juge la littérature précieuse et l'histoire ringarde. Aussi préfère-t-il rencontrer les vedettes du show-biz plutôt que de discuter avec tel ou tel intellectuel ou artiste. C'est parce que nous ne pouvons pas nous comprendre que nous ne pouvons plus nous entendre". 

 

 "Il existe en lui une fêlure affective qui ne laisse pas de m'inquiéter. [...] Il ne vit pas la politique comme une mission, mais comme une réparation des blessures de son passé. Cette faille le rend à la fois colérique et faible dans son rapport avec les autres".

 

"Nicolas Sarkozy n'est pas tant le monarque offert aux regards que le premier des courtisans, qui s'épuise dans l'art de séduire l'opinion". 

"Cette hyperprésidence qui constitue une véritable rupture institutionnelle. [...] Le résultat est une forme d'anarchie sans précédent dans notre histoire républicaine. [...] Nicolas Sarkozy a innové en inventant une cour à son image. Elle a la peur comme moyen, l'argent comme fin et le spectacle médiatique comme théâtre de sa mise en scène narcissique".

 "Nous vivons dans un régime à bout de souffle, coupé du peuple, servi par une élite à la fois fermée et frileuse. Tout est-il perdu ? [...] La tentation de la résignation est bien là. Affaire d'optimisme chez les uns, qui pensent que la République en a vu d'autres, qu'il s'agit d'une question de personnes, par définition passagère. Ainsi de Jacques Chirac, qui me répétait, lorsque je refusais les entorses réitérées du ministre de l'Intérieur au pacte républicain sur l'immigration, sur les banlieues ou sur la laïcité :

 

"Ne vous mettez pas la rate au court-bouillon, il n'en vaut pas la peine."

 

P.S.: Ça y est, ca marche l'adéhesselle ! Non sans mal, comme d'hab...

Merci à Karine.villard.over-blog.com pour l'illustration

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02/11/2010

"Fable ou histoire". Ça ne vous rappelle rien ?

 

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Fable ou histoire

 

Un jour, maigre et sentant un royal appétit,

Un singe d'une peau de tigre se vêtit.

Le tigre avait été méchant, lui, fut atroce.

Il avait endossé le droit d'être féroce.

Il se mit à grincer des dents, criant : « Je suis

Le vainqueur des halliers, le roi sombre des nuits ! »

Il s'embusqua, brigand des bois, dans les épines ;

Il entassa l'horreur, le meurtre, les rapines,

Egorgea les passants, dévasta la forêt,

Fit tout ce qu'avait fait la peau qui le couvrait.

Il vivait dans un antre, entouré de carnage.

Chacun, voyant la peau, croyait au personnage.

Il s'écriait, poussant d'affreux rugissements :

Regardez, ma caverne est pleine d'ossements ;

Devant moi tout recule et frémit, tout émigre,

Tout tremble ; admirez-moi, voyez, je suis un tigre !

Les bêtes l'admiraient, et fuyaient à grands pas.

Un belluaire vint, le saisit dans ses bras,

Déchira cette peau comme on déchire un linge,

Mit à nu ce vainqueur, et dit : « Tu n'es qu'un singe ! »

 

Victor Hugo

 

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Ça y est: on fait la transhumance vers le bas, quittant les Hautes Terres du pays des sources pour regagner le soleil et le vent de la Provence !

Alors je déglingue la Livebox et je demande à France Télécom de transférer mon abonnement. Parfois, ça va très vite, parfois moins... On verra. Donc siulence radio pendant quelques jours.

A diable !

01/11/2010

J'ai fait mon testament

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Testament

 

de Jean-Victor Joubert de Mairdre

Grand Bramaïre de l'Académie des Amoureux de l’Aïoli

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes enfants ébahis

Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !

 

Menez ma viande sur le plateau de Sault

Dans la lavande faites tremper mes os

Macérez bien ma queue et mes neurones

Dans un bon vin de la Côte du Rhône.

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes enfants ébahis

Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !

 

Vous tirerez un demi muy de gnole

Du jus de vie, d'humour, de gaudriole

Puis faites-y macérez mes couillons

Ça donn' un goût qui plait aux vignerons.

 

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes enfants ébahis

Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !

 

Vous me ferez reposer à la cave

Entre un Bonneau et un blanc de chez Chave

Comme voisin mettez-moi du Lirac

Du Chateauneuf ou même un bon Paulhac

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes enfants ébahis

Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !

 

Vous me boirez, ça ne fait aucun doûte

Et m'aimerez juqu'à l'ultime goutte

Quand vous trouss'rez les bell's de votre temps

C'est un peu moi qui prendrais du bon temps !

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes enfants ébahis

Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !

 

31/10/2010

Toussaint... « Si tu meurs, je te tue ! »

cro magnon chasseur.jpg

Et si on réfléchissait un peu sur la mort, cette curiosité, et ce que son appréhension à suggéré à ce « curieux poulet sans poil » qu'est l'Humain ? J'ai essayé de m'y frotter dans une saga préhistorique que j'ai commise il y a quelques années... Ça se passe à la charnière entre le paléolithique supérieur, celui des artistes de Lascaux, et le néolithique porteur de malheur. Au moment où l'homme devint con...

(...)

- Il y a bien longtemps, s'exprime à son tour Elor-Hans le sorcier Félobre, la grande Terre-Mère vivait, tremblait, se convulsait en montagnes de feu, en gouffres d'eaux, en infinis de neige. Et personne n'était là pour le voir et surtout pour le savoir. La terre était peuplée d'animaux qui naissaient, copulaient, se reproduisaient et crevaient. Sans se poser de problèmes.

Heureux ! Puis est tombé sur un drôle d'animal - nous - une calamité : il a pris conscience qu'il existait, qu'il vivait.

Et donc qu'il devrait un jour ou l'autre mourir... De là est née l'angoisse. La terrible angoisse de l'Après. Pour combattre cette angoisse, le malheureux animal humain, désormais conscient de sa terrible condition, a tout de suite perçu une attraction instinctive, irréfléchie, imprécise vers quelque chose d'inaccessible qui le dépasse totalement : l'obscure appréhension, le vague pressentiment qu'il existe ailleurs, en haut, très haut, très grand, un ordre des choses infiniment supérieur à lui et vers lequel il est impulsivement enclin à se soumettre s'il veut donner un sens à sa vie, s'il veut se libérer de son angoisse, s'il veut accepter sa condition humaine. L'angoisse de la mort lui a fait inventer la religion et avec elle tout ce qui organise

la société des hommes. Pour nous, c'est l'harmonie de la Terre-Mère que nous appelons Gha-Yah et l'intégration de l'humain dans la nature parmi les autres créatures et au même titre qu'elles. C'est ce qui nous fait respecter les animaux et les plantes qui nous donnent leur vie pour perpétuer la nôtre. C'est ce qui nous fait respecter la vie, la liberté des autres humains

tant nous avons besoin les uns des autres. C'est ce qui nous fait vivre en communauté pour affronter ensemble la dureté de l'existence. C'est ce qui nous fait honorer et respecter les femmes qui portent et donnent la vie. C'est ce qui nous fait respecter et honorer nos morts lorsqu'ils rejoignent la Grande Terre-Mère. C'est ce qui fait que nous ne craignons pas la

mort car nous savons que notre esprit se fondra dans le Tout d'où nous sommes venus.

Pour d'autres, ce peut être autre chose.

- L'Homme, c'est pas toujours tout joli, ajoute Gaabhi en se grattant la barbe. Nous qui devons les aider à vivre au mieux ensemble, nous le savons... L'homme, il trimballe une bonne dose de cupidité, de méchanceté, d'agressivité. Avec, hélas, une certaine propension à humilier le vaincu, à dépouiller le faible, à jouir de le voir souffrir et crever. Mais toute cette

saloperie latente est mêlée aussi à un esprit d'aventure, à un goût du risque, à un besoin de se surpasser et de vaincre. Sans oublier, quelque part dans les replis de sa cervelle et de toute

sa viande, un besoin d'aimer, de protéger, de se sacrifier pour les autres parfois. C'est ça l'Homme. Faut faire avec. Mais ce dieu dont nous parle Thôrvig, ce Yahvzusla, c'est une belle crevure ! Qu'est-ce que c'est que ce dieu m'as-tu-vu et narcissique qui aurait créé les hommes uniquement pour se faire adorer ! Qu'est-ce que c'est que ce dieu mégalo, prétentiard

et sadique qui exige le sang des pauvres humains qui n'ont jamais demandé à être créés ! Qu'est-ce que c'est que ce dieu injuste, qui a ses favoris : les prêtres qui s'autoproclament

leurs représentants sur terre et ses souffre-douleur : les pauvres types qu'on lui sacrifie ! Qu'est-ce que c'est que ce dieu fourbe et combinard qui permet l'esclavage des hommes

et des animaux ! Moi je vais vous dire : ce dieu a été créé à leur image par des gens particulièrement stupides, méchants, trouillards, mesquins, cruels, prétentieux et vindicatifs. Ces gens, ce sont ces prêtres qui établissent leur toute-puissance sur l'obscurantisme, la soumission et la foi aveugle qu'ils imposent à cette société de terreur dont vient de nous causer Thôrvig. »

(...)

in « Les mammouths ne viendront plus » de Jean-Victor Joubert - chapitre 12

29/10/2010

"On peut cogner chef ?"

 

chimulus flics casseurs.jpg

- On peut cogner chef ?

- Ça dépend sur qui, eh ! Ducon !

- Ben, c'est un basané à capuche chef, et il a des cailloux dans ses poches.

- Mais t'es con ou quoi Kevin ? Qu'est-ce qu'il a dit le grand chef ? « Vous mettez un brassard de la CGT, vous infiltrez la foule des guignols qui manifestent, surtout les jeunes, vous prenez chacun cinq pierres dans une poche, votre petit coktail-molotov genre flasque à pastis individuelle, votre briquet et, en gueulant comme des supporters de foot, vous cassez des vitrines et vous foutez le feu à quelques bagnoles. » Après, vous laissez faire les connards comme celui que tu tiens Kevin. Compris ? Allez, rompez ! Et exécution !

- Chef ! Oui chef !

C'est peut-être pas vrai, mais ça pourrait l'être... Les provocs de flicasseurs, c'est monnaie courante. Ça amorce la pompe à merde, les casseurs-crameurs « légitimes » entrent alors en action puis il suffit de choper un ou deux de ces cons pour l'exemple.

L'important, c'est de discréditer les manifestants, de faire peur au bon peuple pour qu'il plébiscite « l'ordre » de l'extrême-droite sarkozienne.

Au fait le lycée qui a brûlé au Mans... Comme par hasard, cette boite avait été fermée puis rouverte devant la pression de la population. Il gênait le gouvernement, donc, on peut penser que... Mais non, pas de mauvais esprit !

 

Pour l'illustration merci à Chimulus