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10/12/2016

Ouiquinde érotique animalier avec Arthur Rimbaud

cheval qui bande.jpg

 

Les anciens animaux

 

Les anciens animaux saillissaient, même en course,
Avec des glands bardés de sang et d’excrément.
Nos pères étalaient leur membre fièrement
Par le pli de la gaine et le grain de la bourse.

Au Moyen Âge pour la femelle, ange ou pource,
Il fallait un gaillard de solide gréement :
Même un Kléber, d’après la culotte qui ment
Peut-être un peu, n’a pas dû manquer de ressource.

D’ailleurs l’homme au plus fier mammifère est égal ;
L’énormité de leur membre à tort nous étonne ;
Mais une heure stérile a sonné : le cheval

Et le bœuf ont bridé leurs ardeurs, et personne
N’osera plus dresser son orgueil génital
Dans les bosquets ou grouille une enfance bouffonne.

 

Arthur Rimbaud

 

Photo X - Droits réservés

 

04/12/2016

« Collééé Serré. Collééé Serré. » Les risques de l'amour au Mali !

riser baise sur arche de noé.jpg

Lu dans l’excellent journal du net africain Maliactu ce fait divers extraordinaire. Je ne résiste pas au bonheur de le partager avec vous :

 

Mali : Ségou Pelengana : Un couple reste collé après les ébats sexuels… Impossible de les défaire

1er décembre 2016

Ça n’arrive pas que chez les autres ! Les faits incroyables décrits ici remontent au 5 mai dernier et plus précisément à Ségou, au quartier Péléngana. Mais les protagonistes se rendront sous d’autres cieux afin de trouver réponse à leur infortune. La fin est tout simplement tragique.

À la vue de ces deux corps nus imbriqués l’un dans l’autre, le propriétaire de la maison, alerté par les appels au secours des deux malheureux, ne pouvait qu’à son tour, solliciter l’aide des voisins. Mais l’histoire ne faisait que commencer ce 5 mai 2016 au quartier Péléngana à Ségou.

Victimes ou capables ? Difficile de le dire. La jeune fille répondant au nom de Araba n’avait pas jugé nécessaire de raconter son histoire à son amant Lamine avant d’entamer une partie de plaisir avec celui-ci. Et le couple ne parvint pas à se défaire après l’acte. Mais que s’est-il passé ? Quelle est donc cette histoire dont la dame Araba s’est abstenue de parler ?

Un homme mystérieux, Marchand de chiens et venant du pays bobo…

Avant Lamine, la jeune fille, âgée d’environ 25 ans, a connu un premier amant à Ségou. L’homme est marchand de chiens (rien d’étonnant ! Les chiens se vendent ici comme du bétail et il existe de gros amateurs de viande canine). Ces personnes ont la réputation de détenir de grandes sciences occultes.

Araba et son amant, après quelques jours à Ségou et après que son amant eut conclu ses affaires, décidèrent de se rendre au pays bobo en vue d’officialiser leur union.

Sur place, ils passèrent un temps relativement long ensemble. Si long que la jeune dame demanda des comptes. Mais l’amant ne se décidait toujours pas. Après plusieurs mois de concubinage, Araba décida de revenir à Ségou et de vivre une autre vie. Elle en informa son amant qui ne s’opposa guère à son projet mais non sans la mettre en garde. Elle partit et connut alors Lamine.

Le cauchemar !

Avec son nouvel amant, la jeune femme fit ce qu’il y a de plus normal aujourd’hui pour les jeunes. Quand le couple estima être satisfait, il voulut se défaire l’un de l’autre. Mais mission impossible ! Quelque chose au fond de l’autre retenait l’un. Ils patientèrent quelque temps, négocièrent un moment et forcèrent sans succès. La prise ne lâchait pas.

Après plusieurs heures de vaines tentatives, ils appelèrent du secours. Le propriétaire de la maison se présenta mais visiblement sans solution de rechange. Ce dernier contacte les parents de l’homme, lesquels, après plusieurs péripéties, et de manière discrète les convoyèrent sur un village de Markala, contrée d’origine de Araba. Un véhicule fut loué à cet effet.

Sur place, dans ladite contrée, les détenteurs des sciences occultes se réunirent autour du cas. Mais les sacrifices et les incantations ne donnèrent rien. Le couple restait collé comme un timbre sur une enveloppe. De guerre lasse, le plus coriace des féticheurs avoua son impuissance à remédier au mal. Mais pour autant, ses génies lui avaient donné un début de réponse. C’est l’auteur du maléfice seul qui était en mesure de briser le mauvais sort. Autrement dit, la solution existait seulement dans le pays bobo, entre les mains du premier amant, le marchand de chiens. Là se fit donc transporter le malheureux couple. Hélas, le cauchemar ne faisait que commencer.

Le choix cornélien

Il était là, imperturbable et sûr de lui-même. Après avoir entendu les supplications du couple et des parents, l’homme leur offrit la solution, ou du moins, une solution. Il reconnut être en effet l’auteur du maléfice mais ne disposait pas de moyens pour sauver le couple. L’un d’eux devrait mourir pour sauver l’autre. À eux de décider. Et il ne mettra ses pouvoirs à profit que lorsque le couple aurait désigné, d’un commun accord, celui devant mourir. L’opposition de l’un signifierait le statu quo, c’est-à-dire, le « collé-collé » à vie.

Aux dernières nouvelles, les malheureux n’avaient pas trouvé le consensus, chacun se refusant de périr pour l’autre.

À suivre donc !

B.S. Diarra

 

Suis en encadré l’explication et la solution :

Et pourtant, le « maléfice » en question a un nom scientifique. Il s’appelle pénis captivus. Et une solution que voici… !

Nous avions cherché à savoir pourquoi ? Le phénomène devrait avoir une explication et une solution beaucoup plus rationnelle quand même demeurent les mystères du continent. Voici la quintessence de nos recherches.

Le pénis captivus
Pendant l’amour, tout à coup, on se rend compte qu’on est coincés. Le pénis est dans le vagin, et il est impossible de le faire sortir. Au début, on attend un peu, et ça reste coincé.
C’est le vagin qui retient le pénis. Les muscles du périnée, situés autour du vagin, se contractent très fort, de manière totalement involontaire. La fille n’y peut rien, c’est comme un réflexe anormal, mais incontrôlable. Elle ne peut pas relaxer ces muscles. C’est une sorte de spasme musculaire (crampe) autour du vagin.

Le geste qui décoince. Au couple de choisir !

Avant d’appeler le médecin, il existe un geste susceptible de débloquer la situation. C’est donc toujours à tenter avant d’appeler les urgences !

Le geste qui décoince, c’est un toucher rectal. Il s’agit de mettre un doigt dans l’anus de la fille. Pas très poli, certes, mais c’est cela ou le fait divers à la Une des journaux.

Ce geste provoque un réflexe de décontraction des muscles du périnée. Vous pouvez le faire ou la fille peut le faire elle-même. Sinon, appelez d’autres !

Mamadou Makadji

 

Illustration: merci au très regretté Reiser

30/11/2016

Monsanto-Bayer… "Quand Bayer achetait des lots de femmes à Auschwitz" ?

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Où en sont les noces infernales entre Bayer et Monsanto ? Si une telle fusion avait lieu, cela signifierait une quasi-impossibilité pour des concurrents d’entrer sur le marché. Or une concurrence minimale est une condition nécessaire à l’innovation. En l’espèce, c’est un enjeu vital eu égard aux scandales liés au glyphosate et aux néonicotinoïdes qui tuent les abeilles.

« Monsanto et Bayer peuvent signer un contrat, mais n’ont pas le droit de le mettre en œuvre sans notre feu vert », résume une source européenne, qui rappelle qu’en cas de non-respect de cette règle, Bruxelles peut recourir à des sanctions. Aucune limite temporelle n’est imposée aux deux mastodontes pour adresser leur notification. C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la « concurrence libre et non faussée », à bon escient. La Commission européenne doit au plus vite s’opposer au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération. En aura-t-elle le courage ?

Hormis les dangers sur la santé des produits sortant des usines de ces deux monstres, la concentration des firmes de l’agrochimie accentue la dépendance des paysans vis-à-vis de ces mastodontes. Surendettement des petits producteurs, augmentation des prix des denrées alimentaires, accroissement de la pauvreté et de la faim dans le monde, contrairement à la propagande de ces firmes qui deviennent plus puissantes que bien des États et sont donc en mesure d’imposer leur loi au détriment de la souveraineté populaire. C'est la privatisation du vivant. Une horreur intégrale. Il est vrai que l'horreur n'a jamais trop gêné les entreprises de l'agrochimie. On va le voir plus loin.

La fusion entre Monsanto et Bayer n’est donc pas une bonne nouvelle pour les peuples. Mais elle doit encore être validée par les autorités de régulation de la concurrence, qui n’hésitent pas, ces derniers temps, à briser des mariages annoncés… et qui n’ont pas encore donné leur feu vert aux rapprochements Dupont-Dow et Syngenta-ChemChina. A ce jour, rien sur le site de la Commission concernant cette fusion… Ouate Inde scie…

En attendant donc, on peut se pencher sur le passé de ces firmes mondiales. On connaît bien Monsanto, « la firme la plus détestée au monde », ayant à son palmarès la fabrication du « célèbre » agent Orange, un défoliant chimique largué par milliers de tonnes sur les forêts et les cultures du Vietnam durant la guerre des Étasuniens contre ce pays. Avec encore à l’heure actuelle des milliers de cancers en découlant… On connaît bien Bayer, surtout pour son aspirine. Mais que sait-on de son passé ? Une information reçue il y a quelques semaines m’a incité à enquêter. Cette info disait : « Quand la firme Bayer achetait « des lots de femmes » à Auschwitz ».

C’est tellement gros que ça ressemble à une cagade, à un hoax comme on dit maintenant. Et pourtant…

Et pourtant, allez faire un tour sur ce site qui donne des documentations qui semblent sérieuses : http://www4.dr-rath-foundation.org/PHARMACEUTICAL_BUSINESS/history_of_the_pharmaceutical_industry.htm#experiments

 

On y apprend que « l’empire économique allemand le plus puissant de la première moitié de ce siècle fut l’Interessengemeinschaft Farben ou IG Farben. Interessengemeinschaft signifie "Association of Common Interest" (association d'intérêts communs) et n’était autre chose qu’un puissant cartel formé de BASF, de Bayer, de Hoechst et d’autres entreprises chimiques et pharmaceutiques allemandes. IG Farben était le plus grand bailleur de fonds de la campagne électorale d’Adolph Hitler. Un an avant qu’Hitler prenne le pouvoir, IG Farben fait don de 400 000 marks à Hitler et à son parti nazi. En conséquence, après la prise du pouvoir par Hitler, IG Farben était le plus grand profiteur de la conquête allemande du monde, la Seconde Guerre mondiale.

100 % de tous les explosifs et de toute essence synthétique provenait des usines d’IG Farben. Chaque fois que la Wehrmacht allemande conquit un autre pays, IG Farben suivit, reprenant systématiquement les industries de ces pays. Grâce à cette collaboration étroite avec la Wehrmacht d’Hitler, IG Farben a participé au pillage de l’Autriche, de la Tchécoslovaquie, de la Pologne, de la Norvège, de la Hollande, de la Belgique, de la France et de tous les autres pays conquis par les nazis.

L’enquête du gouvernement des États-Unis sur tous les facteurs qui ont mené à la Seconde Guerre mondiale en 1946 est arrivée à la conclusion que sans IG Farben, la Seconde Guerre mondiale n’aurait tout simplement pas été possible. Nous devons nous attaquer au fait que ce n’était pas le psychopathe, Adolph Hitler, ni les mauvais gènes du peuple allemand qui ont provoqué la Seconde Guerre mondiale. La cupidité économique de sociétés comme Bayer, BASF et Hoechst a été le facteur clé dans la réalisation de l’Holocauste. »

 

Il est vrai que les affaires sont les affaires. Et que les multinationales – nouvel avatar de ces consortiums nationaux du siècle dernier – ne s’embarrassent pas, elles non plus, de scrupules.

Continuons nos investigations :

« Expériences médicales à Auschwitz menées par I.G. Farben
(Du livre « I.G. Farben - d’Anilin au travail forcé » de Jörg Hunger et Paul Sander)
« Des expériences scientifiques ont également été faites dans d’autres camps de concentration. Un fait décisif est que IG employait le major SS Dr. Helmuth Vetter, stationné dans plusieurs camps de concentration ; il a participé à ces expériences sur ordre de Bayer Leverkusen.

En même temps que le Dr Joseph Mengele, il a expérimenté à Auschwitz des médicaments désignés « B-1012 », « B-1034 », « 3382 » ou « Rutenol ». Les préparations d’essai ne s’appliquaient pas seulement aux prisonniers malades, mais aussi à des personnes en bonne santé qui ont d’abord été infectées par des pilules, des substances en poudre, des injections ou des lavements. La plupart des médicaments ont provoqué des vomissements ou des diarrhées sanglantes chez les victimes.

Dans les archives d’Auschwitz, une correspondance entre le commandant du camp et l’entreprise Bayer Leverkusen a été découverte. Il s’agissait de la vente de 150 détenues à des fins expérimentales :

« En vue des expériences prévues avec une nouvelle drogue de sommeil, nous vous serions reconnaissants si vous pouviez mettre à notre disposition un certain nombre de prisonniers […] Confirmez votre réponse, mais considérez que le prix de 200 RM par femme est trop élevé Nous vous proposons de ne pas payer plus de 170 RM par femme Si cela vous convient, les femmes seront placées en notre possession. […] »

- « Nous confirmons votre accord, nous vous prions de préparer 150 femmes de la meilleure santé possible […] »

- « Nous avons reçu l’ordre de 150 femmes. […] "

-" Les expériences ont été effectuées. Toutes les personnes testées sont mortes. Nous vous contacterons prochainement sur un nouvel envoi […] " »

 

Voilà qui semble accréditer l'horreur. Continuons:

« Le Tribunal pénal de Nuremberg a condamné 24 membres et dirigeants d’IG Farben à la suite de meurtres de masse, d’esclavage et d’autres crimes contre l’humanité. Étonnamment cependant, en 1951, tous avaient déjà été libérés, continuant à travailler comme consultants pour des sociétés allemandes. Le tribunal de Nuremberg a dissous l’IG Farben, mais pas ses membres, en particulier Bayer, Hoechst et BASF. Aujourd’hui, chacune des trois « filles » de l’IG Farben est vingt ou trente fois plus grande que l’IG Farben était à son apogée en 1944, dernière année de la Seconde Guerre mondiale.

 

Voilà quelques éléments qui donnent à réfléchir sur la « mondialisation heureuse » et le gouvernement mondial de fait des grandes firmes multinationales.

Attention : beaucoup de ces informations proviennent de la fondation d'un personnage controversé, le médecin allemand Rath. Si vous avez d'autres informations confirmant ou infirmant celles-ci, elles seront les bienvenues.

 

Sources :

 https://www.terresacree.org/bayer.htm

http://www4.dr-rath-foundation.org/PHARMACEUTICAL_BUSINESS/history_of_the_pharmaceutical_industry.htm#experiments

 

http://www4.dr-rath-foundation.org/Books/paging.php?sdir=the%20crime%20and%20punishment%20of%20i.g.%20farben&dir=the%20crime%20and%20punishment%20of%20i.g.%20farben&start=0&page_nums=1%29#=eng

http://chr-chomant-editeur.42stores.com/product/Lettres-de-l-entreprise-Bayer-au-camp-d-Auschwitz-sur-l-achat-de-femmes-pour-experimentations-chimiques

http://www.cbgnetwork.org/163.html
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article152015

 

 Photo X - Droits réservés

 

28/11/2016

Au bistro de la toile : ¡ Hasta la victoria, siempre !

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- Buenas dias, Victor. Que quieres beber ? Un Cuba libre ?

- Pourquoi ? Pour fêter la mort de Castro ? Donne-moi plutôt un rouge. « Cuba libre », c’est de la propagande imbuvable. C’est le rhum de Cuba saccagé par la saloperie du Coca-cola yankee. Ce pays héroïque a réussi à vivre, à survivre diront certains, malgré la terrible pression étasunienne et son blocus. On entend depuis samedi les bavards de France Inter et autres machines à bruit cracher sournoisement sur le pays libéré par Fidel. Oh ! Pas directement, mais insidieusement, en ne faisant parler, surtout et le plus longtemps, que de pseudo-opposants qui rêvent de vendre leur pays aux multinationales yankees. Quant aux étranges lucarnes, elles ont surtout montré les collabos parasites « réfugiés « en Floride, buvant, chantant et bambochant pour fêter la mort du Commandante ! Je dois te dire que ça m’a rappelé un épisode pas très lointain et dont je ne puis être fier : j’ai moi-même festoyé pour célébrer la mort Franco.

Dans les radios, sur les télés, pratiquement pas un mot sur l’excellence de l’enseignement dans ce pays où il y a bien moins d’analphabètes que chez nous, où tout le monde est très bien éduqué et soigné. Le régime de Fidel Castro offre aux Cubains une éducation pour tous, obligatoire et gratuite. Pas un mot sur cette parfaite réussite qui fait que le taux d’alphabétisation est de 99,8 % (chiffres du PNUD - Programme des Nations unies pour le développement).

Pas un mot sur le boom des énergies renouvelables imposées par le blocus, ni sur la recherche biologique, pharmaceutique, le génie génétique.

Pas un mot sur les centaines de médecins que Cuba a envoyé en Afrique de l’Ouest pour combattre, l’an passé, l’épidémie d’Ebola tandis que les USA envoyaient… des troufions !

Par contre on entend de grandes déclarations sur les « milliers de Cubains opposants au régime et qui sont emprisonnés ». Mais pas un mot sur Guantánamo, cette portion du territoire cubain volé et colonisé par les Étasuniens et transformé en centre de détention arbitraire et de torture mise au rang de pratique ordinaire…

- Eh ! Victor, le Fidel, s’était pas un ange tout de même. Liberté de la presse ? Nada. Prisonniers politiques ? Muchos. Liberté de circulation ? La « Tarjeta blanca » nécessaire pour sortir du pays. Et les dissidents en taule, les partis d’opposition interdits. La peine de mort toujours dans la constitution…

-… mais aboli dans les faits depuis 2003, comme d’ailleurs cette « tarjeta blanca », cette carte blanche. « Une révolution, ce n’est pas un lit de roses… Une révolution, c’est un combat jusqu’à la mort entre le futur et le passé » disait le lider maximo qui a, c’est vrai, tenu son ile d’une main de fer mais a aussi tenu tête à la superpuissance étasunienne pendant un demi-siècle. Et rien que ça mérite le plus grand respect et la plus grande admiration. A Cuba, les choses vont vers la normalisation : moins de détentions arbitraires, plus de liberté. Mais les bien-pensants crachent toujours sur Cuba. Pourtant les mêmes sont plus discrets devant la dictature sordide qui s’installe à notre porte, en Turquie… T’as idée de ce que ça implique d’être coupé du reste du monde par la seule volonté vindicative, criminelle des États-Unis ?

- Ils ont peut-être eu quelques raisons de se méfier de Fidel les Yankees : Cuba, il y a quelques décennies, était devenu le porte missile de l’URSS. Les fusées nucléaires de Moscou à 150 km des États-Unis. Et ça a failli mener à une guerre atomique, ne l’oublions pas.

- N’oublions pas non plus que c’est le blocus des USA qui a jeté Cuba dans les bras de l’Union soviétique. Ceci à la suite de la tentative d’invasion par les branquignolles de la CIA à la Baie des cochons. Où ils ont pris une sacrée branlée d’ailleurs ! Puis Cuba a subi les innombrables actions terroristes fomentées par la CIA et exécutées par les exilés cubains. Le terrorisme durcit le régime. C’est ce qui se passe chez nous en ce moment, non ?

- Bon. Paix à son âme…

- D’autant plus qu’il a été coriace le vieux lion : Il est mort à 90 vendanges. Après avoir été le recordman mondial des tentatives d’assassinats : 638 tentatives ! Les méthodes utilisées pour le tuer ont été multiples, mais toutes ont échoué : des snipers, des explosifs dans ses chaussures, du venin injecté dans un cigare, jusqu’à une petite charge explosive dans une balle de base-ball, entre autres…

- Alors je sors le Baccardi et on va trinquer à sa mémoire !

- ¡Hasta la victoria, siempre !

- « Jusqu’à la victoire », d’accord, mais de qui, celle de Fillon ?

- J’aime ton humour caustique Loulle.

 

Illustration : merci au regretté Chimulus

27/11/2016

Ouiquinde gastronomique: Les lapins de garenne du grand Gaby.

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Grand long, dégingandé, sec

Perché sur un long cou d'échassier famélique,

Le Grand Gaby est un Prince de la barrique.

Ce fervent défenseur de l'ardeur vigneronne

Est médaillé d'honneur de la Coste-du-Rhône :

N'a-t-il pas englouti, pour se mouiller la glotte

Six cents hectos de vin, sans un verre de flotte!

Ceci en soixante ans d'une soif flamboyante,

Éteinte verre en bouche, de manière constante.

Tout comme d'autres tirent, Gaby boit des deux mains,

En saluant la foule, tel un tribun romain.

Le Grand Gaby, doté d'un vigoureux sésame

Est, cela va de soi, le chéri de ses dames.

Minettes délurées, bourgeoises en goguette

Attirées par sa réputation d'athlète,

Négligeant les on-dit qui prédisent leur perte,

Viennent à son mazet, ouvertes et offertes.

Elles doivent aimer le suint de sanglier

Car leur amant dégage un fumet de gibier.

Priape, Éros, Bacchus, protecteurs de Gaby,

Bénissent les amours cachés dans son gourbi.

Ses conquêtes, souvent, mangeront du lapin

Lorsque leur étalon part avec ses copains...

Le lapin, il est vrai, est sa spécialité,

Tant dans la casserole que contre ses beautés.

Souvent le Grand Gaby, quand vient le crépuscule,

Part hanter la garrigue où la chouette hulule.

Silencieusement, tous les sens aux aguets,

Il s'en va, dans la nuit, pour tendre ses arqués (1) :

De puissants pièges ronds, tendus par un ressort,

Pour les lapins de champs, synonymes de mort...

Quant l'aube aux doigts de roses éveille la nature

Gaby est déjà là pour prendre ses captures.

Les gardes le connaissent, tous veulent le coincer,

Mais le Grand, plus malin que la maréchaussée,

A toujours évité les rencontres néfastes

Tant, de son territoire, sa connaissance est vaste.

- Oh ! Victor, ton Gaby, c'est un bel oiseau rare !

Mais ses lapins de champs, comment il les prépare ?

- Espuillés (2), étripés, coupés en huit morceaux,

Un lapin de garenne chaque deux commensaux,

Tu frottes du thym sec de la dernière estive,

Tu arroses le tout de bonne huile d'olive,

Sel, poivre du moulin et quelques aromates

Et tu fais reposer cela dans une jatte.

Dans ta sartan (3), fond du petit-salé en dés

Dans un peu de saindoux, quantité limitée.

Quand c'est cuit, mets de l'ail, trois oignons émincés

Trois tomates pelées, soigneusement pressées,

Fais réduire à feu vif sans cesser de tourner,

Rajoutes ton lapin à peine fariné,

Fais prendre la couleur en remuant l'ensemble,

Trois verres de vin blanc ou plus si bon te semble,

Plus un morceau de sucre dans quelques verres d'eau.

Encore que la flotte ne sois pas mon credo. . .

Fais cuire sans couvrir, vivement, demi-heure.

Le Gaby l'accompagne par des pâtes au beurre.

Parmi les invités de ces repas de maître,

Le Grand convie parfois.. .notre garde-champêtre!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 3 lapins de champs (de garenne), - 2 verres d'huile d'olive la vallée des Baux, - thym sec émietté, - sarriette, - laurier, - sel, - poivre du moulin, ­2 noix de saindoux, - 2 hectos de petit-salé, - 6 gousses d'ail pelées et écrasées, 3 oignons finement émincés, - 3 tomates pelées, mondées, épépi­nées, - 1 cuillerée à soupe de farine, - 3 grands verres de vin blanc, - 1 morceau de sucre, - 3 verres d'eau, - 1 kilo de pâtes.

 

Les vins conseillés: 

Tous les vins rosés bien frais: Côtes-du-Rhône, Tricastin, Ventoux, Lu­beron, Costières de Nîmes, Coteaux du Languedoc, Côtes de Provence, Coteaux varois.

 

Arqués: pièges demi-circulaires à ressort central.

(2) Espuillé : écorché.

(3) Sartan : poêle.

 

 Illustration originale de Vincent Barbantan.

 

 

18/11/2016

Au bistro de la Toile : Où est l'espoir ? Qui pour nous faire rêver ?

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- Alors Victor, t’as regardé le débat des primaires hier soir ?

- Non. Sans intérêt.

- Eh ! Tout de même. Celui ou celle qui sortira de cette primaire sera quasiment assuré de gagner la présidentielle du printemps 2017 !

- Tu as dit « quasiment ». Ce qui veut dire que ce n’est pas sûr à 100 %. Regardons quelles seront les forces en présence. À droite, on aura donc Juppé ou Fillon, plus Macron. À l’extrême droite Le Pen.

- Ça c’est clair, mais à gauche, qui ? Et Macron, tu le mets à droite ?

- Ben, où veux-tu le mettre ? À gauche ? Lui-même refuse cette qualification. Son financement ne provient pas des cotisations des « travailleurs » que je sache… N’est-il pas allé, il y a quelques mois, voir les banquiers de la City, à Londres ? N’a-t-il pas l’oreille du Medef ? Mais il a l’avantage d’être « neuf », de ne pas être de la génération des responsables de l’état actuel de désarroi moral et de délabrement économique du pays. Donc ça fait pas mal de monde pour se partager les voix de la droite et de l’extrême droite…

- …qui représentent tout de même près de 60 % des intentions de vote…

- Exact Loulle. Et là, les responsables politiques de la gauche sont coupables de cette situation. Ils sont coupables de cette chose terrible : ils ont poussé les « masses laborieuses » comme disait Georges Marchais, les « travailleuses, travailleurs » comme disait Arlette Laguiller, dans les griffes du F.N.

Les deux gouvernements de François y sont pour beaucoup, tournant le dos aux valeurs de gauche, fliquant la population, incapables de juguler le chômage, imposant par ordonnance une loi du travail directement sorti du Medef, s’aplatissant devant l’Allemagne de Merkel, léchant les bottes de l’Otan des USA comme un gentil toutou docile, faisant le jeu des banksters, incapables d’imposer quelque vue que ce soit à l’Europe, etc. On est habitué aux faux-culteries des socialistes pour lesquels c’est presque une tradition que de trahir ses promesses.

Mais ils ne sont pas les seuls. Que dire de cette « intelligentzia » autoproclamée de la gôôôche lèche-babouches ? Tous ces bobos collabos crachant sur la « populace » qui reste insensible « à la beauté du combat djihadiste » ? Que dire des partis - maintenant simples groupuscules – de l’extrême gauche, le NPA se fusillant il y a quelques années en présentant une candidate voilée, au nom d’un combat bidon assimilant les délires religieux des tarés d’allah à la lutte des classes ? Que dire du parti communiste – jadis premier parti de France – qui est devenu une machine poussive recroquevillée sur un petit pré-carré de notables locaux ? Que dire des écolos dont les palinodies perpétuelles ont déçu et poussé à fuir les plus purs ?

- Ben dis donc, Victor, tu leur as taillé un sacré costard ! Alors qu’est-ce qui reste ? Faut-il se résigner à subir Juppé, Fillon ou Le Pen ? De quoi cauchemarder grave… Où est la part du rêve ? Où est la lueur d’espoir.

- À gauche, François n’aura pas, je pense, l’impudence de se représenter. La primaire à gauche se fera donc entre Valls et Montebourg. Les deux sont comptables de la faillite du quinquennat de Hollande, le premier en portant une responsabilité essentielle. Chercher le rêve chez Valls, faut aimer… Montebourg a plus d’atouts, mais s’il est le représentant élu, donc porteur du bilan des socialistes, ce qui est la règle du jeu de la primaire, il a peu de chance d’arriver dans les deux premiers à la présidentielle.

- Reste qui alors ? Mélenchon ?

- Il peut être ce porteur d’espoir. Il est le seul a pouvoir ramener au bercail les millions de voix des ouvriers, des employés, des fonctionnaires de base qui, se sentant trahis, se sont réfugiés dans les bras du F.N.. Sa campagne, plus mesurée, loin des vociférations d’antan, porte ses fruits. Il lui reste à clarifier sa position face à quatre questions essentielles : - la place de la France dans l’Europe, - les rapports avec l’islam, - les migrants, - la France et l’Otan.

Concernant l’Europe, il semble ne pas commettre la stupide erreur de vouloir en sortir à la manière du Brexit, mais de taper sur la table et faire clairement savoir à nos partenaires que la France est LA FRANCE, qu’elle demeure la deuxième économie de l’Europe derrière l’Allemagne, mais que l’économie n’est pas tout, qu’elle est la première – voire la seule – puissance militaire de l’Union européenne, qu’elle fait partie de club, heureusement restreint, des puissances atomiques, qu’elle est, de loin, la nation européenne la plus influente au niveau diplomatique dans le monde, enfin quelle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies. Ce qui la positionne largement à la tête de toutes les nations de l'U.E. Pour un dirigeant digne de ce nom, il y a là de quoi se faire respecter, non ?

Concernant l’islam, il s’est - si je me souviens bien - plusieurs fois prononcé contre le voile, pour la laïcité sans « arrangements raisonnables », pour la plus grande fermeté contre les islamistes, qu’ils soient Français ou étrangers. C’est là que l’attend le peuple de gauche qui s’est tourné vers le FN, par la konnerie des colabobos lèche-babouches qui sévissent sur les plateaux télé et dans les médias et qui ont remplacé l’œil de Moscou par l’œil de Mossoul !

Concernant les migrants, on attend sa position…

Quant à l’Otan, s’il annonce clairement qu’il compte, sinon en sortir complètement, du moins revenir à la situation de l’époque de De Gaulle - allié, certes, mais pas vassal - il marquera de sérieux points dans l’opinion.

- Bon. Ben, y a du boulot…

- C’est vrai, mais il y a la place. La clé étant la capacité de Mélenchon à récupérer les voix de gauche fourvoyées chez Le Pen.

- À la nôtre ! Et Banzaï !


Illustration: merci au regretté Chimulus

04/11/2016

AVEC "TES": TOUS FLIQUÉS

flicage dessin flic.jpg

 

Décidément, ils sont madrés et roublards, comme tous les politicards « professionnels ». « Ils », c sont les membres de ce gouvernement dit « de gôôche » qui a profité du fait que les citoyens jouaient les pontonniers pendant le long pont de Toussaint, Halloween, Jour des Morts pour porter une atteinte grave, très grave à nos libertés individuelles. Ceci sournoisement, en court-circuitant les voies parlementaires, par simple décret administratif. Le nom de ce déni de démocratie : le fichier des « Titres électroniques sécurisés (TES).

Késaco ? Il s'agit d'un énorme fichier électronique qui va fliquer l'ensemble des possesseurs d'une carte d'identité nationale ou d'un passeport. Autrement dit TOUS les Français. Vont être ainsi mis dans ce fichier tout ce qui à trait à notre identité, voire à notre personnalité.

Voici les termes exacts du décret :

Art. 2

Les données à caractère personnel et informations enregistrées dans le traitement mentionné à l’article 1er sont :

1 Les données relatives au demandeur ou au titulaire du titre :

a) Le nom de famille, le nom d’usage, les prénoms;

b) La date et le lieu de naissance;

c) Le sexe; d) La couleur des yeux;

e) La taille;

f) Le domicile ou la résidence ou, le cas échéant, la commune de rattachement de l’intéressé ou l’adresse de l’organisme d’accueil auprès duquel la personne est domiciliée;

g) Les données relatives à sa filiation: les noms, prénoms, dates et lieux de naissance de ses parents, leur nationalité;

h) Le cas échéant, le document attestant de la qualité du représentant légal lorsque le titulaire du titre est un mineur ou un majeur placé sous tutelle;

i) L’image numérisée du visage et celle des empreintes digitales qui peuvent être légalement recueillies;

j) L’image numérisée de la signature du demandeur de la carte nationale d’identité;

k) L’adresse de messagerie électronique et les coordonnées téléphoniques du demandeur, lorsque

celui-ci a choisi d’effectuer une pré-demande de titre en ligne ou a demandé à bénéficier de l’envoi postal sécurisé, ou sur déclaration de l’usager lorsqu’il souhaite être informé par ce moyen

de la disponibilité de son titre ;

l) Le cas échéant, le code de connexion délivré par l’administration au demandeur pour lui permettre de déclarer a réception de son passeport lorsque ce titre lui a été adressé par courrier sécurisé.

 

Mais ce n'est pas tout. Le procédé inquisitoire se corse lorsque l'on connaît le vaste éventail des personnes habilitées à utiliser ce fichier.

Reprenons là encore les termes exacts du décret :

Art. 3 – Peuvent accéder, à raison de leurs attributions et dans la limite du besoin d’en connaître, à tout ou partie des données enregistrées dans le traitement mentionné à l’article 1er et dans le composant électronique prévu à l’article 2 du décret du 30 décembre 2005 susvisé:

1 - Les agents des services centraux du ministère de l’intérieur et du ministère des affaires étrangères chargés de l’application de la réglementation relative au passeport et à la carte nationale d’identité, individuellement désignés et dûment habilités par le ministre de l’intérieur ou le ministre des affaires étrangères;

2 - Les agents des préfectures et des sous-préfectures chargés de la délivrance des passeports et des cartes nationales d’identité, individuellement désignés et dûment habilités par le préfet;

3 - Les agents diplomatiques et consulaires chargés de la délivrance des passeports et des cartes nationales d’identité, individuellement désignés et dûment habilités par l’ambassadeur ou le consul;

4 - Les agents chargés de la délivrance des passeports de service au ministère de l’intérieur, individuellement désignés et dûment habilités par le ministre de l’intérieur.

II. – Peuvent accéder aux données enregistrées dans le composant électronique prévu à l’article 2 du décret du 30 décembre 2005 susvisé dans le cadre de leur mission de recueil de la demande et de remise des titres:

1 - Les agents des communes individuellement désignés et dûment habilités par le maire;

2 - Pour les seuls passeports de mission, les agents des formations administratives du ministère de la défense, individuellement désignés et dûment habilités par le ministre de la défense.

Le ministre de la défense peut, par arrêté, déléguer ses pouvoirs dans ce domaine aux commandants des formations administratives.

Art. 4 – Pour les besoins exclusifs de leurs missions, peuvent accéder aux données enregistrées dans le traitement prévu à l’article 1er, à l’exclusion de l’image numérisée des empreintes digitales, dans les conditions fixées par l’article L. 222-1 du code de la sécurité intérieure:

1 - Les agents des services de la police nationale et les militaires des unités de la gendarmerie nationale chargés des missions de prévention et de répression des atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation et des actes de terrorisme, individuellement désignés et dûment habilités par le directeur dont ils relèvent;

2 - Les agents des services spécialisés du renseignement mentionnés à l’article R. 222-1 du code de la sécurité intérieure, individuellement désignés et dûment habilités par le directeur dont ils relèvent, pour les seuls besoins de la prévention des atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation et des actes de terrorisme.

/…

Ça fait beaucoup de monde. Évidemment disent les auteurs de ce décret, ce fichier ne servira qu'à simplifier et accélérer les procédures d'obtention d'une carte d'identité ou d'un passeports, il servira aussi à lutter contre les faux papiers et les usurpations d'identité, il ne pourra être utiliser que pour authentifier une pièce, pas pour identifié un individu, il contribuera enfin à la lutte contre le terrorisme. Souhaits pieux bien louables mais qui puent l'hypocrisie : où est la différence entre l'authentification et l'identification puisque ce fichier sera ouvert à toutes les forces policières du pays, y compris les services de renseignements, et même dans certains cas ouverts à Interpol et à des services étrangers.

Bon, vous me direz, les « braves gens » n'en ont rien à cirer puisqu'ils n'ont rien à cacher. Ben voyons, aujourd'hui peut-être mais qu'en sera-t-il demain, avec les dérives vers le tout sécuritaire qui envahissent l'espace politique ? Vous croyez que Microlax 1er s'il revient au pouvoir ou la fille du borgne feront le distingo subtil entre « l'authentification » et « l'identification » ?

Ce fichier, combiné avec un logiciel de reconnaissance faciale permettra de reconnaître n'importe qui dans des photos de foule, au cours de manifs par exemple. Vous n'y croyez pas ? Tenez, faites l'expérience avec cette photo qui regroupe des milliers de personnes à la cérémonie d'intronisation d'Obama

http://gigapan.org/viewGigapanFullscreen.php?auth=033ef14483ee899496648c2b4b06233c

En zoomant, vous pouvez reconnaître avec une grande précision les visages même lointains. La reconnaissance faciale fera le reste. Et les divers services de flicages complèteront (clandestinement ?) votre fiche et connaîtront ainsi vos orientations sexuelles si vous allez à la gay-pride, syndicales si vous allez à la manif, politique si vous allez à tel ou tel meeting, etc. C'est bluffant, eh ?

Et s'il n'y avait que les représentants de l'ordre habilités, mais un tel fichier sera une formidable source de profit pour les hackers de tout acabit.

Cette horreur sécuritaire est déjà venu menacer nos libertés. C'était en 2011, sous Sarkozy. Un dispositif similaire mais de moins grande ampleur avait déjà été voté. C'était « le fichier des honnêtes gens ». Le Conseil Constitutionnel y avait mis un terme en 2012. Jean-Jacques Urvoas (actuel garde des Sceaux), avait vigoureusement dénoncé à l'époque le super fichier voulu par la majorité d'alors. Dans son blog, le député PS finistérien s'élevait contre le « fichier des gens honnêtes ». « Nous allons voter contre. Ce texte contient la création d'un fichier à la puissance jamais atteinte dans notre pays puisqu'il va concerner la totalité de la population ! Aucune autre démocratie n'a osé franchir ce pas », écrivait-il en mars 2012. « Nous considérons donc que l'existence de ce fichier sera une atteinte excessive au droit au respect de la vie privée », ajoutait Jean-Jacques Urvoas. Quatre ans plus tard, c'est le même Urvoas, garde des sceaux, qui, sournoisement, ressuscite le même fichier en pire, et pour éviter de se faire retoquer par le Conseil constitutionnel, passe par un simple décret.

Voilà comment ce gouvernement de Ganelon se planque derrière les arches du grand pont de la Toussaint pour faire ses saletés d'une manière qu'il espérait discrète.

Va fan culo.

 

 Texte complet du décret:

https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000033318345&oldAction=rechExpTexteJorf

Illustration X - Droits réservés

30/10/2016

Ouiquinde gastronomique: Le civet de sanglier de Sébastien.

Le civet de sanglier.jpg

 

Mon ami Sébastien, redoutable tueur,

Utilise son temps, son flair et sa sueur

À courir les forêts, les bois et les broutières,

À sauter les ruisseaux des terres de Lozère

Pour traquer, débusquer, viser et fusiller

Son gibier préféré: le cochon sanglier.

Dès que pointe le jour vrombissent les quat'quatres

Où piaffent les chasseurs équipés pour combattre,

Montent les hurlements des meutes carnassières

Serrées dans des remorques, dans des malles arrières.

La battue se déploie par chemins et sentiers,

S'efforçant de boucler le massif forestier

Où laies et marcassins, cochons et sangliers

Commencent à gratter le sol d'un pied inquiet.

La journée sera rude pour la bête à poil dur

Quand, poussées par les chiens hors des fourrés obscurs,

Pour tenter d'échapper à la meute hurlante,

Ses courses, à découvert dans les clairs et les pentes,

L'amènent à croiser les chemins et les sentes

Qui sont autant d'affûts où les fusils l'attendent.

Les coups de feu éclatent à travers la nature.

Si la bête s'échappe, on reprend les voitures ­

Pour lui couper la fuite au bord d'une autre route.

Parfois le sanglier met la meute en déroute,

Quand, acculé, blessé, forcé hors de son antre

Il se rue sur les chiens qu'il piétine et éventre.

Très souvent Sébastien, heureux bien que fourbu,

S'en retourne bredouille, au soir de la battue.

Mais lorsqu'un animal est tombé sous les balles,

Il faut voir son sourire, son allure martiale

Lorsqu'il brandit sa part de viande dépecée

Qu'il - fier comme Artaban - offre à sa fiancée.

Alors, tranquillement, avec ses doigts d'artistes

Dégoulinant de sang, Anita entre en piste.

Pour faire un bon civet, l'épaule ou le cuissot

Sont des pièces de choix. Coupez-les en morceaux

De taille conséquente. Récupérez le sang

Qui, pour lier la sauce, est bien intéressant.

Gardez-le au frigo pour qu'il ne se dégrade.

Préparez ce qu'il faut pour votre marinade.

Celle de Anita est un poème en soi:

Quatre, cinq oignons moyens, cévenols ou niçois;

Cinq ou six gousses d'ail et autant de carottes;

Un bouquet de persil; céleri, feuilles, côtes;

Du thym et du laurier; un peu de noix muscade;

Une écorce d'orange et quelques grains de cade;

Du poivre du moulin; du gros sel de Camargue.

Deux litres de Côtes-du-Rhône d'Estézargues,

Un verre d'huile d'olive et deux de bon vinaigre.

Vous cuisez demi-heure à feu vif et allègre.

Rangez le sanglier au fond d'un pot en grès,

Un grand verre de marc pour rendre du degré

À votre marinade versée, chaude, dessus.

Le pot, au frais trois jours, recouvert d'un tissu

Est alors le théâtre d'une superbe idylle

Entre les ingrédients. Une alchimie subtile

Va attendrir la viande, sublimer les parfums

Et les goûts de gibier du sanglier défunt.

Quand, le jour du repas, l'aurore aux doigts de roses

Du sommeil des Buveurs dissipe les hypnoses,

Vous sortez et séchez à l'aide d'un torchon ­

Les morceaux marinés de viande de cochon.

Séparez au chinois légumes et liquide.

Petit, sers-moi un verre, j'ai le clapoir acide!

Dans de l'huile d'olive, au fond d'une toupine

Votre petit-salé embaume les narines.

Rajoutez en tournant les légumes essorés,

Puis intégrez la viande que vous faites dorer.

Mouillez alors avec le jus de marinade,

Et cuisez à feu doux, cinq heures, à l'estouffade.

Il faut voir le sourire heureux de Sébastien

Lorsque Anita apporte, de son pas aérien

Son plat qu'elle découvre, très fière, sur la table

Exhalant en volutes des parfums admirables.

Ce chef-d'œuvre requiert, pour de grandes agapes,

Rien moins que le meilleur des Chateauneuf-du-Pape.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

Ingrédients et proportions pour deux fois six personnes:

Pour la marinade: - 4 oignons moyens coupés en quarts et piqués de clous de girofle, - 6 gousses d'ail écrasées, - 6 à 8 carottes en tronçons, ­l bouquet de persil grossièrement coupé, - 1 pied de céleri côtes et feuilles, grossièrement coupées, - 1 gros bouquet de thym, - 6 feuilles de laurier, - l douzaine de grains de genièvre, - 2 poignées de gros sel de Camargue, - 1 cuillerée à soupe de poivre noir du moulin, - noix de muscade, - 1 écorce d'orange séchée, - l verre d'huile d'olive, - 2 verres de bon vinaigre, - 2 litres de bon vin rouge. N'oubliez pas de cuire cette marinade et de la verser chaude sur les morceaux de sanglier avant de laisser reposer trois jours.

Pour le plat: - 1 cuissot ou l épaule de sanglier, - le sang récupéré ou 1 verre de sang (à demander à votre boucher), - 1 verre d'huile d'olive, - 250 grammes de petit-salé coupé en dés, - les légumes essorés de la marinade cuite, - le jus de la marinade.

Les vins conseillés:

Le civet de sanglier préparé de cette manière est un plat somptueux, à la fois puissant et très parfumé. Il faut donc des vins à la hauteur.

En vallée du Rhône: Chateauneuf-du-Pape, Gigondas, Lirac, Vacqueyras, Cornas, Hermitage, Crozes-Hermitage, Saint-Joseph, Côte-Rôtie.

On peut également l'accorder avec bonheur à de vieilles bouteilles de Cairanne, Visan, Séguret, Valréas, Gallician.

En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Faugères, Fitou, Collioure, Maury.

En vins de Provence: Bandol, Palette, Pierrefeu, Puyloubier, Cabasse, La Cadière-d'azur, vins de Bellet.

 

Illustration originale Vincent Barbantan

27/10/2016

Les ROBOTS seront-ils l'avenir ou le tombeau de l'Humanité ?

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Je viens de rencontrer une vieille connaissance. Âgée et ayant récemment été renversée sur un passage protégé, il continue pourtant de conduire. « Pas plus de dix kilomètres. Après ça risque d'être dangereux, pour moi...et pour les autres ! » précise-t-il, réaliste et prudent, ajoutant : « J'attends avec impatience la commercialisation des premières voitures sans chauffeur ».

Tu risques de ne pas attendre longtemps, l'ami Henry : elles arrivent. Une enquête récente souligne que les trois quarts des automobilistes pensent que la voiture 100 % autonome sera une réalité dans un avenir proche. Ainsi, « 81 % des automobilistes espèrent en utiliser une avant 10 ans, 52 % se projettent même d’ici à cinq ans », précise l'étude. Espérons que ces voitures-robots saurons t'éviter sur les passages protégés, Henry !

On touche là un vrai problème. Qui est responsable dans un cas pareil ? Le conducteur, comme dans la législation actuelle ? Il n'y en a pas. Le propriétaire du véhicule ? C'est évidemment le plus facile à trouver et à éventuellement attaquer juridiquement ? Mais c'est foncièrement injuste. Le marchand du véhicule ? Le constructeur ? Le concepteur du logiciel ? Pas facile tout ça…

Les robots sont maintenant partout. Les feux rouges qui règlent la circulation ? Des robots. Les DAB qui vous délivrent de l'argent ? Des robots. Les machines qui encaissent votre fric à la sortie de l'autoroute ? Des robots. Les machines qui conçoivent et qui fabriquent les voitures et autres engins ? Des robots.

Çà, c'est une première génération de robots. La voiture intelligente, c'est déjà autre chose. Et les robots humanoïdes de plus en plus sophistiqués qui voient le jour, c'est encore autre chose. Ils intègrent de plus en plus d'intelligence artificielle, sont de plus en plus autonomes. Il existe déjà des robots humanoïdes d'aide à la personne au Japon. Bientôt un amant infatigable ou une maitresse ne prononçant jamais la terrible phrase pourvoyeuse de divorces : « Non pas ce soir, je suis fatiguée... » !

L'intelligence artificielle fait des avancées fulgurantes. Les robots combinent efficacité et économies dans de très nombreux domaines. La production en usine mais aussi le transport, l'agriculture, les soins médicaux, l'éducation. Ils sont aussi les bienvenus dans des opérations de dépollution chimique, radioactive ou autres en évitant d'exposer les humains. Bientôt des robots flics chargés du maintien de l'ordre ? Qui sait. Les robots-soldats sortent bien déjà, discrètement, des cartons.

Mais parallèlement, les robots remplacent l'homme, ils mettent les ouvriers à la porte des usines, les paysans à la porte des étables, les vendeuses à la porte de la grande distribution. En d'autres temps, les métiers à tisser ont provoqué la révolte des canuts. Y aura-t-il une révolte des humains contre les robots ? Ou bien, ces modernes esclaves permettront-ils un nouvel âge d'or équivalent à celui des Grecs ? Chez les anciens Hellènes la production était réservé aux seuls esclaves humains. Les citoyens avaient ainsi le temps, la disposition d'eux-mêmes pour s cultiver, réfléchir, développer les arts, la philosophie, voire la guerre, pourvoyeuse...d'esclaves ! Système foncièrement injuste. Système qui s'est prolongé avec le prolétariat : le plus intelligent des esclavagistes n'est-il pas celui qui a commencé à les payer ? Peu, mais assez pour qu'ils puissent vivre mal et rester attachés à leurs maîtres-patrons… Mais les robots peuvent remplacer sans problèmes moraux les humains dans la plupart des tâches. Corollaire indispensable sous peine de révoltes graves, il reste à inventer et mettre en place des systèmes de captation et de répartition équitables des bénéfices générés par le travail des esclaves-robots. La réflexion est en route avec les divers projets de revenue universel.

Les robots réfléchissent, apprennent, corrigent leurs erreurs. Ils deviennent de plus en plus...humain. Á quand leur prise de conscience de leur propre existence ? Á quand leur possibilité de reproduction ? C'est le progrès. Mouais… Et s'il y avait un bug ? Et si ces robots étaient « hackés », contrôlés à l'insu de leur « propriétaire » par quelqu'un de mal intentionné ? Et s'il leur venait à l'idée de se révolter contre leurs maîtres humains ? Comme Carl 500 (Hal 9000) dans « L'Odyssée de l'espace » ?

Isaac Asimov, le maître de la Science-fiction y a pensé. Il en a établit plusieurs lois fondamentales :

1 - Un robot ne peut attenter à la sécurité d'un être humain, ni, par inaction, permettre qu'un être humain soit mis en danger.

2 - Un robot doit obéir aux ordres d'un être humain, sauf si ces ordres entrent en conflit avec la première loi.

3 - Un robot doit protéger sa propre existence tant que cela n'entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi. (Voir I. Asimov, Cercle vicieux (Runaround, 1942)).

Et puis la loi 0 - Un robot ne peut faire de mal à l'humanité, ni, par inaction, permettre que l'humanité soit mise en danger.

Çà, c'est une autre histoire… Quant aux robots conçus par et pour les militaires, ils le sont avec des programmations rigoureusement opposés. Leur fonction : tuer…

Il serait peut-être temps de règlementer la construction et l'utilisation de ces drôles mais aussi un peu effrayantes machines, non ? On se bouge dans ce sens en hauts lieux.

Ainsi le Syndicat des machines et technologies de production (Symop) a présenté ce mardi 25 octobre 2016 son Livre Blanc «Droit de la Robotique». C'est le résultat d’un travail collaboratif de plus d’un an entre le SYMOP, un avocat, Alain Bensoussan, président de l'Association du droit des robots, et un ingénieur, Renaud Champion, dirigeant de Primnext et cofondateur du fonds Robolution Capital. Vous pouvez prendre connaissance de ce rapport Symop ICI.

Le Parlement européen travaille également sur le sujet. Un rapport sous la direction de Mady Delvaux préconise :

- que la Commission propose une définition européenne commune des différentes catégories de robots autonomes et intelligents, compte étant tenu des caractéristiques suivantes des robots intelligents (acquisition d'autonomie grâce à des capteurs et/ou à l'échange de données avec l'environnement et inter-connectivité); échange et analyse de données, capacité d'auto-apprentissage, présence d'une enveloppe physique, adaptation du comportement et des actes à l'environnement)

- la création d'un registre des robots avancés,

- la mise au point d'un cadre éthique pour la conception, la fabrication et l'utilisation des robots qui complète utilement les recommandations juridiques du présent rapport ainsi que l'acquis national et de l'Union existant; propose, en annexe à la présente résolution, un tel cadre, sous forme de charte établissant un code de conduite pour les ingénieurs en robotique, une déontologie pour les comités d'éthique de la recherche lorsqu'ils examinent les protocoles de robotique, et un ensemble de licences-type pour les concepteurs et les utilisateurs,

- la création d'une agence européenne pour la robotique et l'intelligence artificielle,

- l'adoption d'une approche équilibrée en matière de droits de propriété intellectuelle et l'introduction, en accord avec les principes de nécessité et de proportionnalité, de garanties de protection de la vie privée et des données lors de l'élaboration de toute politique de l'Union en matière de robotique.

Mais encore, la responsabilité civile des robots étant une question cruciale, face à la complexité de l'imputabilité des dommages causés par des robots de plus en plus autonomes, il convient de travailler à la mise en place d'un régime d'assurance obligatoire. Mais également, la création d'un numéro d'immatriculation individuel, inscrit dans un registre spécifique de l'Union, afin de pouvoir toujours associer un robot au fonds dont il dépend; ce numéro permettrait à toute personne interagissant avec le robot de connaître la nature du fonds, les limites en matière de responsabilité en cas de dommages matériels, les noms et les fonctions des contributeurs et toute autre information pertinente.

Enfin, est évoquée la création d'une personnalité juridique spécifique aux robots, pour qu'au moins les robots autonomes les plus sophistiqués puissent être considérés comme des personnes électroniques dotées de droits et de devoirs bien précis, y compris celui de réparer tout dommage causé à un tiers; serait considéré comme une personne électronique tout robot qui prend des décisions autonomes de manière intelligente ou qui interagit de manière indépendante avec des tiers.

Ce rapport Delvaux devrait être débattu en commission parlementaire le 12 décembre 2016 et voté en plénière début 2017.

Comme on peut le voir, les ROBOTS sont une affaire (importante!) à suivre !

Sources :

https://www.alain-bensoussan.com/wp-content/uploads/2016/10/20161005.pdf

http://www.thierryvallatavocat.com/2016/10/le-regime-juridique-applicable-aux-robots-le-livre-blanc-de-la-symop-devoile-le-25-octobre-2016.html

http://www.symop.com/wp-content/uploads/2016/10/LivreBlanc_Robotique_symop_BD.pdf

http://www.usine-digitale.fr/article/quand-le-droit-des-robots-se-construit-a-bruxelles.N446037

http://dailygeekshow.com/robot-ethique-aide-humain/



Photo X - Droits réservés

23/10/2016

Ouiquinde gastronomique germain

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Ursula la Germaine avait grand appétit

De mâles vigoureux, qu’ils soient grands ou petits.

Jeannot, Bruno, Gaby goûtèrent à ses charmes

Et, tout gaillards qu’ils fussent, durent rendre les armes.

Aux fêtes de la bière, à Munich, en automne,

Les mœurs sont débridés et les femmes teutonnes

Épinglent les amants qui goûtent leurs peaux lisses

Dans une orgie de bruit, de bière et de saucisses.

Ursula convoqua deux autres walkyries

Et nos Pieds Nickelés, défendant la patrie,

Montèrent hardiment les fougueuses cavales,

Dépensant sans compter leur vaillance de mâles.

Au matin, portant haut leur vanité de coq,

Ils rentrèrent en France… avec des gonocoques !

 

Le bœuf au paprika

— Eh bien, vois-tu Victor, si tes Pieds Nickelés

Étaient sortis couverts pour mieux batifoler

Au lieu de pérorer comme des coqs minus

Ils auraient évité ces cadeaux de Vénus !

Mais qu’avaient-ils mangé pour être performants

Car les excès de bière n’aident pas les amants !

— A Munich il n’y a pas que choucroute et saucisses,

On trouve des plats hongrois qui sont de vrais délices.

Savoureux entre tous, le bœuf au paprika,

Particulièrement tonique bien que très délicat.

Coupe en portions du bœuf choisi dans la culotte,

Fais-le dorer à l’huile d’olive dans la cocotte,

À feu vif mais en tournant bien tous les morceaux

Pour qu’ils prennent couleurs recto comme verso.

Tu mets trois gousses d’ail, du coriandre en grains,

Deux feuilles de laurier, sel, poivre du moulin,

Trois grandes cuillerées à soupe de paprika.

Arrose bien tout ça d’un verre de muscat,

Rajoute de l’eau chaude, couvre et cuis vingt minutes.

Respire ces parfums s’échappant en volutes,

C’est déjà un plaisir sensuel pour le nez,

Ne sois pas impatient, ce n’est pas terminé.

Prépare six poivrons, trois rouges et trois verts,

Coupe-les en lamelles, mets-les dans ta braisière,

Rajoute trois oignons correctement hachés,

Cuis encor dix minutes, c’est le temps d’éplucher

Quelques pommes de terre, puis coupe-les en dés

Et mets-les dans ton plat, attention, sans tourner.

Tu rajoutes un peu d’eau, puis six belles tomates

Coupées en huit morceaux, saupoudrées d’aromates.

Tu vérifies que soit bien fermé ton faitout

Et finis la cuisson un quart d’heure à feu doux.

Ce plat revigorant, puissant quoique subtil

À de quoi relancer les ardeurs érectiles

D’un régiment entier de cosaques du Don,

De tes Pieds Nickelés, à plus forte raison !

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

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Ingrédients et proportions pour six personnes: - 1 kilo de bœuf dans la culotte, - 3 gousses d'ail, - 12 grains de coriandre, - 2 feuilles de laurier, - 3 cuillères à soupe bombées de paprika, - 3 poivrons rouges, - 3 poivrons verts, - 3 oignons hachés, - 6 pommes de terre, - 6 grosses tomates, - 1 verre de muscat (de Beaumes-de-Venise si possible), - sel, - poivre du moulin.

 

Photos X - Droits réservés

12/10/2016

Chuis un pauv' paysan !

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Je viens d’entendre dans la Machine à causer cette nouvelle honteuse : un paysan sur trois gagne moins de 350 euros par mois. Chiffres de la MSA (mutuelle sociale agricole), l’organisme qui gère les prestations sociales et les retraites de la profession. Cet organisme a ms en place une permanence de prévention du suicide chez les agriculteurs. Au 1er semestre, cette permanence - Agri’écoutes - a reçu 1 700 appels, soit une moyenne de 285 appels par mois contre une centaine par mois sur la même période, un an plus tôt… Pas de compassion chez les bobos pour le plouc, on la garde pour les « migrants » ou les bombardés d’Alep. Pourquoi pas… Moi, je préfère m’intéresser au sort de mon pote Denis. Il est mort. La fourche à la main, sur son tas de fumier…

Tè, je vais vous le raconter feue mon pote Denis. Et oui, il est mort. Arrêt cardiaque ? AVC foudroyant ? Ou autre chose ? Comme son père… On reste discret, on a sa pudeur au village. Et il est devenu triste le village. Plus de merdes de vaches sur la route, de ces belles casquettes s’étalant comme des plats d’épinards odorants… Et pour cause : les vaches ne traversent plus la rue principale pour gagner leur étable…

On n’entend plus les cris puissants, impératifs de l’un des derniers « cow-boy » du pays. Fatal, puisqu’il est mort. Mort et enterré. À soixante ans… À la veille de « prendre sa retraite ».

Comme tout le monde, Denis voulait pouvoir vivre de son travail. Avec ses trente montbéliardes, il se levait à cinq heures du mat et à dix heures du soir, il levait encore la merde de ses vaches. À la pelle, à l’ancienne. Et ça sept jours sur sept, 365 jours par an !

Denis me disait que l’essentiel du prix qu’on lui donnait pour le lait de ses vaches partait en remboursement et en paiement d’engrais et de "traitements" pour ses prairies. Il m’avouait qu’il ne lui restait qu’autour de 500 euros par mois pour faire vivre sa famille. Et encore Denis travaillait sur une propriété familiale, donc sans foncier à rembourser, seul avec sa femme et sa fille qui allait « aux écoles ». Les vacances ? Jamais… Les sorties ? Jamais… Le restau ? Jamais… Les fringues ? Une salopette et des bottes, plus un costume du dimanche – celui de son mariage sûrement ! – qu’il mettait pour les enterrements ou pour aller « au docteur ». Celui qu’on a mis à sa dépouille pour son dernier voyage…

Moins de 500 euros par mois. Et c’était il y a trois ans. Maintenant on en est à 350 euros par mois. Les paysans, maintenant ils le sont réellement pauvres. Qui les a menés là ?

Les agricolos, poussés par leurs organismes professionnels – chambres d’agricultures, FNSEA, Crédit agricole – ont perdu leur âme. Ils ont saccagé leurs champs avec le cercle vicelard engrais pesticides. Ils ont fragilisé leurs bêtes avec le cercle vicelard insémination, vaccins, antibios et autres saloperies. Tout le pognon qu’ils gagnent – plus celui qu’ils touchent en subventions multiples ! – va dans la poche des multinationales agrochimiques et des labos. Loin de s’entraider, ils se jalousent, à savoir qui aura le plus gros tracteur. Au lieu de s’organiser en GAEC et de mettre en commun des moyens de production chers et ne servant que peu souvent, ils s’encroument à mort, pour le plus grand profit du Crédit agricole…

Pour s’en sortir, il faudrait qu’ils organisent eux-mêmes leur filière. Qu’ils mettent en place leurs propres centrales de vente de lait, leurs propres unités de transformation au lieu de laisser ça aux industriels qui les plument sans vergogne. Pour cela, il faudrait d’abord qu’ils foutent en l’air, ou qu’ils transforment radicalement de l’intérieur leur syndicat majoritaire, cette FNSEA qui a toujours été à la solde de l’industrie agroalimentaire et qui défend avant tout les gros céréaliers et betteraviers… et qui les pousse à voter pour la droite la plus archaïque, la plus cupide, la plus avide. Les dernières manifestations ont donné la mesure du désarroi d’une profession qui ne mérite plus le beau nom de paysan.

Les gouvernements qui se succèdent s’efforcent d’adoucir cet assassinat social. Hypocrisie. On donne quelques poignées de figues aux ploucs, mais on subventionne les gros céréaliers et on favorise sournoisement les fermes à « mille vaches ». Et le nombre d’agriculteurs aux abois grimpe plus vite que le prix du lait ou de la viande ! Selon la MSA, le nombre d’accès au service de prévention du suicide des agriculteurs a triplé en un an.

Il est difficile d’avouer qu’on est en échec Déprimant de se demander à quoi l’on sert dans une société qui ne veut plus de vous. Mais on a sa fierté, sa dignité. Alors on va chercher la corde, au fond de l’étable…

Les agriculteurs de France sont dans une situation catastrophique. Leur nombre ne cesse de diminuer car ils n’arrivent pas à faire face à leurs dettes et que les lobbys agroalimentaires leur payent leur production une bouchée de pain,

Un tiers des agriculteurs à leur compte gagne moins de 354 euros par mois. À titre de comparaison, c’est 200 euros de moins que ce que touche une personne seule et sans ressource au titre du RSA (qui a été revalorisé au 1er septembre 2016 à 535,17 euros par mois).

« Ouais mais vous avez le lait, vous avez les volailles, vous avez la viande quand vous tuez un veau ou un cochon, vous avez les légumes. - Oui mais, et le sel ? » disait Fernand Reynaud dans « Ch’huis un pov’paysan ».

C’était il y a cinquante ans. Maintenant les paysans le sont vraiment, pauvres…

 

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11/10/2016

Primaires, à la primaire : Votez Sarko !

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Françaises, Français,

Grosses niaises, gros niais,

Lèches-cul avachis mous de la cafetière

Venez voter pour moi, dans un mois, aux Primaires.

Vous connaissez déjà pour en avoir usé

Les ressources que j’ai pour vous sodomiser :

Faites de moi celui qui sera président

Pas celui des manards, pas celui des sans-dents

Mais celui de ces pauvres riches qu’on vilipende,

Et qui comptent sur moi, de peur qu’on ne les pende.

Si vous votez pour moi, vous ne serez pas déçu :

Sûr, je vous sucerai pire qu’une sangsue.

Je vous prendrai vos sous, toutes vos libertés

Je foulerai aux pieds votre société,

Car pour moi, peuple vil, ramassis d’imbéciles

Vous enfiler à sec n’est pas très difficile !

Lorsque je dis « pour moi », je dis surtout « pour nous »

Pour nous les maquereaux du Medef, les voyous,

Banquiers et assureurs, traders et financiers

Aidés par juges, flics, imams, rabbins, curés.

Car vous êtes si kons que vous votez pour nous !

Vous qui nous voyez grand, vous êtes à genoux !

Je vais vous manœuvrer en suscitant la peur

Vous voterez pour moi, et pour votre malheur !

Mon bilan est de plomb, mes idées sont infâmes

Vous voulez donc savoir quel sera mon programme ?

Je vais vous en donner les dix points principaux,

Du pipeau, des impôts, je vous fais un topo :

- Vous endetter beaucoup en augmentant les taxes,

Dépendance matérielle : docilité un max !

- accroître le chômage, truquer les statistiques,

Pour baisser les salaires, c’est toujours bien pratique.

- Contrôler les médias, l’internet, les réseaux

Pour vous manipuler en temps électoraux.

- Emmerder les blogueurs sans trêve et sans répits,

Les me (r) dias à ma botte et les autres au tapis.

- Contrôler cette peste que l’on nomme Justice

Afin que nos magouilles jamais ne se punissent.

- Casser les effectifs de la police utile

Car l’insécurité et la peur sont fertiles.

- Casser conjointement l’hôpital et l’école

Pour filer au privé ces fabuleux pactoles.

- Casser encore plus retraites et pensions :

Les assureurs privés financent nos actions.

- Laisser passer beaucoup d’émigrés clandestins

Pour casser le marché du travail des crétins.

- Favoriser au max toutes les religions :

Empêcher de penser, voilà la solution !

Françaises, Français !

Vous qui m’écoutez bavasser,

Débiles, imbéciles !

Vous baisez n’est pas difficile

Car vos représentants sont nuls et désunis

Vous donc serez punis !

Je renie mes idées, je mens comme je pète,

Je dis n’importe quoi tant je crains la défaite,

Car si je me démène, c’est que j’ai mes raisons :

Si je ne gagne pas, je finis en prison…

Pour gagner je sais faire flèche de tout bois

Même des plus pourris tant je suis aux abois.

Françaises, Français,

Grosses niaises, gros niais,

Peuple vil, peuple kon, ramassis d’imbéciles

Qui tendaient votre cul pour que l’on vous enfile,

Je compte sur la peur, j’espère des cata

Pourquoi pas, après tout, un petit attentat

Pour que vous rejetiez, en tremblant, l’espérance

Et vous réfugier dans un vote bien rance !

Bourricotes, Bourricots

Votez Sarko !

 

Illustration: merci à Karine Villard

 

06/10/2016

OGM : nouvelles menaces encore plus redoutables.

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On pourrait considérer comme une bonne nouvelle le fait que, en 2015, les surfaces cultivées en OGM ont légèrement diminué dans le monde. C’est la première fois depuis 1996, date des premiers semis, que les surfaces sont estimées à la baisse par l’ISAAA , un organisme issu des grands semenciers et qui promeut les biotechnologies végétales dans les pays du Sud. L’ISAAA en profite pour encenser les "nouveaux OGM".

Nouveaux OGM ? Késaco ? Il s’agit d’une méthode nouvelle utilisant un système de défense immunitaire bactérien - CRISPR-Cas9 - et qui débouche sur un outil précis, simple et universel pour modifier les gènes de n’importe quelle cellule à volonté. C’est une véritable rupture et constitue une découverte majeure, de par son efficacité sur tous les types d’organismes vivants, sa facilité d’usage, sa rapidité de mise en œuvre et son coût modéré. Les opérations de sélection variétales qui prenaient jusqu’à présent des décennies pourront bientôt être réalisées en quelques mois seulement. Autrement dit c’est l’OGM à la portée de tous.

Cette technique, CRISPR/Cas9 apporte effectivement une universalité nouvelle (à peu près tout type cellulaire peut être modifié), une grande simplicité d’usage, qui la met à la portée, sinon de n’importe qui, du moins de nombreuses personnes disposant d’une formation minime (surtout pour modifier des micro-organismes !) et à très faible coût (moins de 100 euros pour les réactifs essentiels). Voilà donc une technique d’une puissance redoutable, classée par l’Intelligence Service américaine comme arme de destruction massive potentielle, à la portée de tous ceux qui auraient vraiment envie de s’en servir et pour laquelle on renoncerait à toute possibilité d’encadrement, de surveillance et de limitation d’usage ! Sans réglementation, ce qu’il est convenu d’appeler « la biologie de garage » pourrait, sans contrôle possible, aboutir à la production de n’importe quoi par des gens éventuellement peu avertis, voire pathologiques et, encore pire, délibérément malveillants.

Les officines « d’intelligence » (d’espionnage) étasuniennes s’y intéressent fortement. Elles s’alarment de la possibilité pour des pays à l’éthique douteuse (il savent de quoi ils parlent!), ou des groupes terroristes, de créer par cette méthode des agents ou des produits biologiques potentiellement nuisibles. Ils s’alarment du fait que ce process technologique permet soit de créer des moustiques tueurs permettant d’éradiquer la dengue voire le paludisme, soit des fléaux anéantissant les récoltes de base (blé, riz, maïs, pommes de terre, etc.), soit encore un virus s’attaquant à telle ou telle catégorie de population. C’est la porte ouverte à… l’éradication ethnique. Glaçant ! Sans oublier qu’un accident, un produit modifié qui échappe à ses créateurs peut créer des ravages irréversibles…

l’ISAAA se fait le chantre de ces nouveaux OGM et affirme sans aucune référence que « lorsqu’elle [Crispr/Cas9] est combinée avec d’autres progrès en matière de sélection variétale, Crispr permettrait d’augmenter la productivité des cultures selon une « intensification durable » sur le 1,5 milliard d’hectares de terres arables, et apporter une contribution essentielle à la sécurité alimentaire mondiale ». Les OGM transgéniques ne progressent plus, mais les entreprises semencières ont déjà en tête de continuer à vendre des semences « OGM » brevetées – en espérant ne plus avoir à passer par les fourches caudines de l’évaluation et de l’étiquetage (dans les pays qui l’imposent). L’ISAAA, d’ailleurs, annonce dans son rapport que la première plante issue de ces nouvelles techniques de biotechnologies, le colza SU, a été cultivée pour la première fois en Amérique du Nord.

Alors, avec TAFSA, on les aura dans nos assiettes ? Certaines organisations s’inquiètent de ces « nouveaux OGM ». voir ici la lettre ouverte envoyée à la Commission européenne à ce sujet :

En France, l’INSERM (institut national de la santé et de la recherche médicale) a travaillé sur un éclairage éthique de ces nouveaux OGM.

Le comité d’éthique de l’Inserm peut être « saisi » ou s’autosaisir pour réfléchir sur les questions éthiques soulevées par la recherche scientifique médicale et la recherche en santé telle qu’elle est mise en œuvre au sein de l’Institut. Au terme de sa réflexion, il rend un avis sous forme de notes qui peuvent évoluer en relation avec de nouvelles contributions. En 2015, le PDG de l’Inserm a saisi le comité d’éthique afin qu’il examine spécifiquement les questions liées au développement de la technologie CRISPR et notamment :

1- Quelles sont les questions soulevées par la technologie en tant que telle ?

2- La rapidité de son développement soulève-t-elle des problèmes particuliers ?

3- Sa simplicité d’utilisation appelle-t-elle un encadrement de sa mise en œuvre en laboratoire ?

Compte tenu des avantages techniques de la méthode et de sa très rapide diffusion, la question est aujourd’hui d’évaluer où, quand et comment son usage pourrait poser un problème éthique. Il est apparu d’emblée important de distinguer trois domaines aux enjeux différents :

1/ l’application de la technologie à l’homme qui soulève essentiellement la question des modifications de la lignée germinale ;

2/ l’application à l’animal, en particulier aux espèces « nuisibles », qui soulève la question d’un éventuel transfert latéral de gènes et l’émergence de dommages irréversibles à la biodiversité ;

3/ des risques d’atteinte à l’environnement.

Le comité propose dans l’immédiat que l’Inserm adopte les principes suivants :

1- Encourager une recherche dont l’objectif est d’évaluer l’efficacité et l’innocuité de la technologie CRISPR et des autres technologies d’édition du génome récemment publiées, dans des modèles expérimentaux pouvant permettre au cas par cas de déterminer la balance bénéfice/risque d’une application thérapeutique y compris éventuellement sur des cellules germinales et l’embryon. Cette information est essentielle pour pouvoir définir, dans le futur, ce qui pourrait être autorisé chez l’homme en termes d’approches thérapeutiques.

2- Les effets potentiellement indésirables du guidage de gènes doivent être évalués avant toute utilisation hors d’un laboratoire respectant des règles de confinement déjà en vigueur pour d’autres modifications génétiques. Les évaluations doivent se faire sur des périodes longues compte-tenu du caractère transmissible du gène guide. Des mesures de réversibilité devraient être prévues en cas d’échappement ou d’effet indésirable. De telles analyses et l’élaboration de scénarios multiples nécessitent la constitution d’équipes pluridisciplinaires.

3- Respecter l’interdiction de toute modification du génome nucléaire germinal à visée reproductive dans l’espèce humaine, et n’appuyer aucune demande de modification des conditions légales avant que les incertitudes concernant les risques ne soient clairement évaluées, et avant qu’une concertation élargie incluant les multiples partenaires de la société civile n’ait statué sur ce scénario.

4- Participer à toute initiative nationale ou internationale qui traiterait les questions de liberté de la recherche et d’éthique médicale y compris avec les pays émergents qui seront également impactés par le développement des technologies d’édition du génome.

5- Enfin attirer l’attention sur la question plus philosophique qui met en tension la plasticité du vivant avec l’idée d’une nature humaine fondée sur le seul invariant biologique. Il convient de susciter une conscience qui fasse la part de l’utopie et des dystopies que peuvent engendrer certaines promesses thérapeutiques.

Il n'est pas question de crier avant d'avoir mal et de rejeter en bloc cette technique nouvelle, mais il convient de rester vigilant. Et pour cela d'être informé. Voilà donc quelques quelques pistes pour se faire une idée sur ce qui peut être, comme toujours en matière de « progrès » technologique, le meilleur ou le pire.



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04/10/2016

Au bistro de la toile : voter à la primaire de droite...

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- Alors Victor, toi, homme de gauche, et même de gauche rugueuse, tu vas aller voter aux primaires ?

- Bien sûr. Même, et surtout, à la primaire de droite.

- ...teng ! Tu vas donner du pognon au parti de Wauqueiz et de Sarko. Tu vas même signer ton engagement « à la charte de la droite ».

- Ouais. Exactement Loulle. Et sans vergogne. Sans états d'âme. Je vais investir dans l'avenir. Deux euros ! C'est pas cher donné pour contribuer à sortir Sarko, non ?

- Je sais pas. Moi ça me ferais un peu mal au cul. Et puis, eh ! oh ! Les gens qui tiendront les bureaux de vote, ils te connaissent. Ils savent que le matin, quand tu vas au cagoinces, tu dis « Je vais téléphoner à Sarko ! » Tu crois qu'ils croiront vraiment à la sincérité de ta signature ?

- Ils croiront ce qu'il voudront, j'en ai rien à traire. Moi, ce que je ne veux en aucune manière, c'est avoir à choisir, à la présidentielle, entre Hollande et Sarko. On ne va pas faire le match retour. Ces deux chiapacans ont eu chacun cinq longues années pour faire leurs preuves. Le résultat est catastrophique. La France a été jetée en dehors de la carte du monde ; en Europe, sa voix compte moins que celle de l'Italie ou de la Pologne. Sans parler de l'Allemagne à laquelle ils ont laissé mettre la main sur toutes les institutions décisionnelles de l'U.E. Ces deux guignols ont pratiquement doublé la dette, saccagé l'industrie du pays bradée aux financiers pourris étrangers, laissé son enseignement partir en couilles. Ils ont fait des pipes à tous les banksters, refilé des montagnes de thunes au patronat sans contreparties ni résultats contre le chômage. L'un, Sarko, a foutu une merde noire en Libye, l'autre joue le supplétif des Yankees en Syrie. Et les deux ont laissé se développer des zones de non droit, des « territoires perdus de la république » où les marchands de drogue et les salafistes font leur loi. Pire, ils ont mis le pays au bord de la guerre civile. Alors écoute-moi bien Loulle. Tout, tout, sauf ces deux fifres. Basta ! Khalass ! Raoust ! DEGAGEZ !

- Fatche ! T'as les aliboffis qui gonflent grave Victor ! Et tu crois que ton dérisoire bulletin va changer quelque chose ?

- Je suis devenu sans illusion sur la démocratie représentative à laquelle je préfèrerais le tirage au sort. Mais il faut faire avec ce qu'on a. Fais un peu travailler les boyaux de ta tête, Loulle : c'est une question d'arithmétique élémentaire. A la présidentielle ma voix, ta voix sont une parmi environ 40 millions. Le pouvoir décisionnel d'une voix est donc de un quarante-millionnième ! C'est peau de zob. Tandis qu'à la primaire de droite, ou il y aura au maximum 3 ou 4 millions de votants, chaque voix a un pouvoir décisionnel de un trois-millionième ou un quatre-millionième. C'est pas lerche, mais c'est dix à quinze fois plus qu'à la présidentielle. Donc, on me donne la possibilité de contribuer à virer Sarko, je la prends. Quitte à voter Juppé qui n'est pourtant pas ma tasse de thé (pardon, mon ballon de rouge!). Et j'irai aussi voter à la primaire de gauche, pour virer François en votant le moins pire, Montebourg.

- Ca se défend. Mais ça veux dire que tu ne crois pas à la qualification d'un candidat de gauche à la vraie présidentielle.

- Il faut soit être débile mental, soit avoir la foi du charbonnier pour croire que le candidat officiel du PS et affidés sera capable de se qualifier pour le second tour ! J'ai conscience que la qualification de Juppé annihilera les quelques chances du candidat officiel de la droite déguisée en gôôche. Mais c'est celui qui fera le moins de mal au pays.

A la présidentielle, je voterais Mélenchon et advienne que pourra. A la nôtre Loulle !

 

Illustration : merci au regretté Chimulus.

02/10/2016

Gastronomie dominicale: La blanquette de veau

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Lorsqu’arrive l’été, redoutable en Provence,

Je fais ma transhumance :

Je monte à la fraîcheur des terres de Lozère

Où j’ai un pied-à-terre.

Mes voisins, y élèvent des vaches et des veaux

Race Aubrac : les plus beaux.

Leur robe beige tendre, leurs grands yeux de biches

Et leurs superbes miches

Sont un régal pour l’œil, de vie et d’élégance

Mais aussi pour la panse !

Ils sont tous baptisés par des noms pittoresques

Presque gargantuesques.

L’un s’appelle Tendron, l’autre c’est Côtelette

Le plus beau c’est Blanquette !

- Stoppe ton baratin, Victor, parlons pitance

Au diable l’abstinence.

- D’accord. Alors parlons de mon pote Blanquette.

Mais sers-moi un canon, et pas de la piquette.

Il te faut de l’épaule de veau désossée ;

Coupe en morceaux moyens, épais et cabossés,

Mets-les dans un faitout et recouvre d’eau froide,

Tu blanchis cinq minutes. Plus, c’est des couillonnades.

Jette l’eau, rafraîchis, remet dans ton faitout,

Mouille avec de l’eau froide ou, bien meilleur atout :

Avec un fond de veau fait main ou du commerce.

Ma tripe est assoiffée : mets un tonneau en perce !

Ah ! Tè, ça fait du bien. Bon, où en étions-nous ?

- Tu avais mis la viande et l’eau dans le faitout.

- Monte ton feu à fond. Quand ça bout, tu écumes

Puis tu vas ajouter aromates et légumes.

Deux gros oignons piqués, quatre belles carottes

Deux poireaux émincés, céleri, échalotes,

Gousses d’ail écrasées, et un bouquet garni.

N’oublie pas de saler. Cuis une heure et demie.

Tu écumes souvent avec une écumoire

Et n’oublie pas, surtout, de me servir à boire !

Ça te donne le temps de préparer ta sauce

Sur ton plan de travail, prépare ton matos.

Il te faut éplucher un quart d’oignons grelots

Même si cela doit t’arracher des sanglots,

Et les glacer « à blanc », avec eau, sucre et beurre,

Tu les cuis à couvert, petit feu, un quart d’heure.

Fais sauter dans du beurre, un peu d’eau, du citron

Un quart de champignon de Paris environ.

Réserve de côté et prépare un roux blanc :

Beurre, farine et crème fouettés gaillardement.

Le temps étant venu, tu chinoises ta viande

Récupérant ainsi une liqueur friande.

Porte à ébullition et verse sur ton roux

Pour que ça épaississe, tu cuis sur un feu doux

En fouettant vivement pour une sauce lisse.

Puis dans un cul-de-poule, une jatte d’office,

Fouette trois jaunes d’œuf et de la crème fraîche,

Verse cet appareil dans ta sauce et dépêche

Toi d’ajouter le jus d’un citron en fouettant.

Dans ton plat de service, ajoute à ton veau

Les champignons et les oignons cuits et bien chauds.

Nappe avec la sauce que tu passes au chinois,

Mélange et sers chaud ce plat de super choix.

Buvez très largement de la télé d’automne

Ces vins de large soif de la Côtes-du-Rhône,

Et pour laisser le monde des maigres, des sans-goûts,

Alors resservez-vous !

 

Photo X - Droits réservés

 

29/09/2016

En avant-première : le discours du président ! (enfin, espérons…) Mélenchon

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Françoises, François,

 

Je ne vous promets pas des larmes et du sang

Mais pas non plus des jours toujours beaux et dansants

Si vous me choisissez, c’est, avant toute chose,

Parce que de SarkHollande vous avez l’overdose,

Et moi, j’hériterais du terrible bilan

D’un pays ravagé par les sombres ruffians

Qui depuis des années ont saccagé la France,

Qui la pille et la vole pour se gaver la panse.

Leur héritage ? C’est des millions de chômeurs,

Des usines parties se faire voir ailleurs,

Des riches qui se goinfrent et des pauvres qui crèvent,

Des banquiers qui s’empiffrent, des travailleurs en grève,

Et partout l’ostracisme et l’insécurité

Tristes enfants bâtards de l’inégalité,

Des ados boutonneux transformés en tueurs,

La mort lâche qui rôde et les mères en pleurs,

Des femmes en burka, des curés pédophiles

Et la sourde menace d’une guerre civile.

Alors qu’attendez-vous ? Que me faut-il vous dire ?

Que l’on rase gratis ? Que tout va refleurir

Quand revient le printemps ? C’est faux, vous le savez.

On va tous en chier, on va tous en baver.

Mais on s’en sortira si on combat ensemble

Debout dans la tourmente, et sans que la main tremble !

Terrasser le chômage n’est pas une utopie

Si nous faisons enfin renaître l’industrie

Que des patrons-voyous ont délocalisée

Pour que leurs actionnaires soient de fric arrosés.

Pour cela nous allons rétablir des frontières

Contre tous les produits que des pays gangsters

Font faire à des esclaves traités comme des chiens

Puis nous vendent en dessous de leur prix de revient.

Relancer la recherche, revoir l’éducation,

Redonner à chacun l’espoir en son action,

Ressouder le pays et croire en sa nation.

Redonner au Français plus de pouvoir de vivre

En débarquant enfin de ce gros bateau ivre

Qu’est un pays dont le service de la dette,

Première dépense que le pays budgète,

Gaspille, chaque année, à des fonds étrangers

Quarante gros milliards qu’il faut bien allonger.

Pour cela, citoyens, mobilisons l’épargne

Et rachetons la dette, avec constance et hargne,

Pour que tous ces milliards ne partent pas ailleurs

Mais servent à relancer, et l’emploi, et le beurre.

Mais pour ça, citoyens, que pouvons-nous tout seuls

Sinon, c’est évident, aller au casse-gueule ?

C’est avec plus d’Europe que nous réussirons,

Non pas de cette Europe de corrompus poltrons

Au service des banques, des multinationales

Et de toutes leurs merdes ultralibérales,

Mais d’une Europe unie au service des Hommes,

Solidaire, puissante, respectée, autonome,

Capable, s’il le faut, de taper sur la table,

Et pas cette limace impuissante et minable

Qui se couche en bavant devant tous les diktats

Des Ricains, des Chinois, des nations scélérates

Qui pillent son pognon, ses actifs, son savoir.

Pour cela, citoyens, je ferais mon devoir :

Faire face à Merkel ; avec jubilation

Foutre la zizanie dans cette Commission

De boutiquiers marron se laissant enfiler

Par les lobbies voraces émanant du privé.

Mais, de ces veuleries, le temps n'est plus de mise

Quand se dresse, partout, une France insoumise.

Mes chers compatriotes, vous voulez un patron ?

Je serais celui-là, couillu et pas poltron !

Françoises et François, sus à la canaille !

Et crions :

 

BANZAÏ !

 

VictorAyoli

 

 

27/09/2016

M'ame Michu et M'ame Chazotte : Foire aux enfants en Belgique

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- Dites, M'ame Chazotte, mon neveu qu'habite en Belgique m'a envoyé ça sur ma boite imelle :

« Les 24 et 25 septembre 2016, la conférence la plus complète pour aider des hommes gays avec un désir d’enfant revient à Bruxelles!


Suite au succès de la conférence en 2015, notre seconde conférence à Bruxelles vous donnera encore une fois le plus possible d’information objective, ainsi que l’accès à un large éventail de fournisseurs de services compétents. La conférence de cette année vous sera offerte en formule de deux jours et avec un nombre de services plus important – vu la grande demande l’année passée. La conférence rassemblera des activistes communautaires, des experts médicaux et légaux, des parents et des mères porteuses. Plusieurs ateliers et tables rondes vous apporteront de nombreux conseils et avis sur la gestation pour autrui et l’adoption d’enfants aux Etats-Unis et au Canada. Nous vous aiderons également à trouver de l’aide professionnelle dans votre parcours et vous informerons sur l’aide financière.

Le premier jour de la conférence, nous vous présenterons le nouveau système de MHB pour une gestation pour autrui éthique, qui a été développé avec l’aide d’un conseil consultatif de mères porteuses. Ce système a déjà reçu l’approbation de nombreuses associations homoparentales dans le monde entier.

En Europe, beaucoup d’hommes gays rencontrent des obstacles légaux, culturels et financiers sur leurs parcours pour devenir parents. Avec actuellement plus de 4500 parents gays dans le monde entier, l’organisation sans but lucratif Men Having Babies (MHB) se consacre à aider des hommes gays à devenir parents. Depuis notre conférence précédente, nous avons resserré les liens avec nos partenaires européens et avons commencé à accepter des candidats pour notre Gay Parenting Assistance Program (GPAP) [Programme d’Assistance aux Parents Gays] résidants en France, aux Pays-Bas, en Belgique, en Espagne, en Suisse et au Royaume-Uni. »

Voilà. J'ai pas tout compris. C'est quoi ce truc ?

- Ben, c'est une sorte de foire aux enfants. Et aussi la foire aux ventres.

- Ch'uis pas plus avancée. Expliquez M'ame Chazotte.

- Cette foire s'est tenue en Belgique. ( http://www.lalibre.be/debats/opinions/quand-les-desirs-fo... ) Son but est d'informer les couples gays de toutes les manières d'avoir un enfant. ( http://www.menhavingbabies.org/surrogacy-seminars/brussel... )

- Ben avoir un enfant, c'est pas compliqué, non ? Le monsieur monte sur la dame, il met son chose dans la chose, il remue un moment, puis il grogne, il descend de sur la dame, il se tourne et il dort. La dame, alors, va enfler comme une barrique puis, comme toute jument gravide, elle mettra bas au bout de neuf mois une progéniture humaine. Comme les animaux quoi... Eh oui ! C'est comme ça, c'est la Nature !

- Ben dites donc M'ame Michu, v'z'avez dû avoir une vie sexuelle flamboyante vous ! Et le plaisir, qu'est-ce que vous en faites ? Hein ? Hein ? La sexualité a deux fonctions : procurer du plaisir ET procréer. Les deux étant liés : sans le plaisir croyez-vous que les femmes et les hommes se livreraient à cette gymnastique cocasse et passablement ridicule qu’on appelle « faire l’amour » ? La grande majorité de l’humanité accepte cette dualité : plaisir ET procréation. Une petite minorité ne prend de ce diptyque qu’un seul volet - le plaisir – en s’affranchissant volontairement des contraintes du second – la procréation. Or cette minorité veut accéder à ces joies indéniables que sont la présence d’un petit être dans la famille. Mais sans en payer le prix : croyez-vous que nous, les femmes, sans le hochet du plaisir on supporterait de se déformer, de dégueuler pendant 9 mois, de souffrir le martyre pour expulser un lardon ? Puis de se décarcasser pour l’élever ? Il faut être maso pour ça... Il faut être cohérent, non ?

- C'est ben vrai ça, M'ame Chazotte. C'est ben vrai. Mais alors comment ils font, les ceusses qui ne veulent pas cette manière à l'ancienne ?

- Ben, ils font faire le sale boulot par une femme, puis ils achètent le bébé. C'est la GPA.

- La GPA, c’est quoi ?

 - La GPA, ça veut dire Gestation Pour Autrui. Ce sont des femmes qui louent leur ventre. Leur utérus, pour neuf mois. Puis qui refileront le chiard à l'acheteur. Contre pas mal de thunes. Au Zétazunis, comme aux Indes ou en Ukraine, on peut choisir sur catalogue !

- Ben ça alors ! Mais c’est dégueulasse M’ame Chazotte ! C’est une sordide affaire commerciale ! Et comment qu’ils font ?

- Ben, ils refilent dans l’utérus de la porteuse un ovocyte de la cliente – ou d’une autre donneuse qui se fait sortir du bide ses ovules pour les vendre. Ovocyte fécondé dans des petits tubes en verres avec le foutre du mari, ou d’un vendeur de foutre si le mec a les œufs clairs !

- Ben ça alors ! Ben ça alors ! De mon temps, M’ame Chazotte, quand une femme ne pouvait pas se faire engrosser par son homme, elle s’arrangeait autrement, discrètement. Les facteurs, les employés de l’EDF ou du gaz portaient haut la réputation du Service public, et les plombiers celle du privé !

- Et ça ne coûtait rien à la Sécu…

- Oui mais, ces femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfants, comme ça elles peuvent profiter des joies de la maternité… Pareil pour les couples d’homos puisqu’ils se marient maintenant.

- Egoïstement M’ame Michu. Egoïstement. Parce qu’elles/ils veulent pour elles ou pour eux les – comme vous dites – « joies de la maternité ». Sans penser au devenir du gosse à venir. Elles/ils revendiquent le droit A l’enfant, et pas les droits DE l’enfant. Et puis, vous croyez qu’il n’y a pas assez de gosses sur Terre ? On est déjà entre sept et huit milliards par « les voies naturelles ». Faut encore en faire d’autres artificiellement ? Il y a l'adoption, que je sache. Mais si l’institution de l’adoption permet de confier un enfant à une famille dont il se trouve privé, bien malgré lui, la gestation pour autrui en est le parfait opposé : il s’agit de réaliser le désir d’adultes en "besoin" d’enfants, enfants créés de toutes pièces dans l’unique but de satisfaire ce désir.

Aussi légitime et puissant soit ce désir, il convient néanmoins de rappeler haut et fort une prémisse à toute réflexion sur la maternité de substitution : le droit à l’enfant n’existe pas, n’en déplaise à certains. L’enfant est une personne et, à ce titre, il est hors commerce.

- Ben c’est vrai ça. Et le gosse, comment il réagira quand il sera grand, et qu'il apprendra qu'il a été « commandé », comme une voiture ou un écran plat… C'est une grande violence différée.

Ils ou elles veulent le beurre et l’argent du beurre…

- Et le cul de la fermière ou du fermier par-dessus le marché ! Sacrés Belges, va !

 

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26/08/2016

Migrants : esclaves en Allemagne !

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Il semble bien qu’ils tombent le masque, les « altruistes » allemands qui étaient montrés en exemple pour leur merveilleux accueil des « migrants ». Les me(r)dias aux ordres du patronat nous ont servi à pleins seaux des articles culpabilisants, fustigeant notre égoïsme, ouvrant largement leurs colonnes aux imbéciles heureux gaucho-bobos bêlants de bien-pensance vis-à-vis de ces « pauvres » réfugiés. Et de nous montrer de généreuses familles allemandes portant des pancartes de bienvenue. Et de porter aux nues Frau Merkel, « l’honneur de l’Europe ». Mouais…

Quelques mois après, les choses ont bien changé. Avec les exactions et les viols du début de l’année, avec les attaques au couteau dans les trains, la belle image d’Épinal de ces flots de réfugiés malheureux, chassés de leurs pays par la guerre, tous éduqués et prêts à apporter leurs compétences à leur pays d’accueil en a pris un sacré coup ! La société allemande est en pleine mutation idéologique. Et pas dans le bon sens ! Les partis d’extrême droite renaissent. Et on sait trop ce que cela signifie.

Les lampions de la commisération sont éteints et restent plus d’un million de migrants désœuvrés, ne parlant pas la langue, logés dans des gymnases ou des structures d’accueil bondées, souvent important leurs rivalités génératrices de rixes, inquiétant voire effrayant les populations autochtones qui déchantent. Alors, le patronat d’outre-Rhin a fait pression sur le gouvernement de Frau Merkel pour tirer les marrons du feu. En recréant une forme éhontée d’esclavage « new-look » : la création de 100 000 emplois qui seront payés au tarif faramineux de… 0,80 EUROS DE L’HEURE !

Les masques tombent et la véritable intention des responsables allemands est enfin révélée : utiliser une main-d’œuvre quasi gratuite, celle de ces « réfugiés » sans qualification mais aussi sans statuts, sans défense et donc taillables et corvéables à merci. Ils viendront s’ajouter aux « mini-jobs » créés par les lois Hartz pour les chômeurs de longue durée qui sont royalement payés à 1,05 euro de l’heure ! L’agence allemande pour l’emploi (BA) estime à 7,4 millions le nombre de "mini-jobs", auxquels s’ajoutent des contrats à temps partiel rémunérés 450 euros par mois maximum, dont plus d’un tiers concerne des salariés obligés pour vivre d’avoir plusieurs emplois. Non mais on cauchemarde ! Il va de soi que ces travailleurs esclaves seront embauchés en premier, exerçant ainsi une pression irrésistible sur les salaires et les conditions de travail. Ceci plus les travailleurs détachés, voilà le secret sordide de la « puissance allemande ».

Le patronat allemand – que l’on porte aux nues chez nous pour son « efficacité » - va ainsi endosser une redoutable responsabilité si des troubles éclatent et si l’extrême-droite retrouve outre-Rhin un redoutable potentiel de nuisance. Il est vrai que les chefs d’entreprise, à l’aune de la financiarisation triomphante, réfléchissent à l’horizon de trois ans au mieux, de six mois au pire. Et que leur principale motivation est le fric. Mais que dire des politiques dont la vocation et l’utilité sont justement de réfléchir à long terme ? Mouais… Leur temps de réflexion et d’action est surtout calculé à l’aune de la prochaine échéance électorale…

 

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25/08/2016

Grandes voix : Tahar Ben Jelloun sur le burkini.

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L’an dernier déjà, Tahar Ben Djelloun, écrivain et poète marocain, grande voix de la francophonie, s’exprimait sans ambiguïté sur cette provocation malsaine qu’est le burkini. Il parlait alors de l’arrivée de cette chose sur les plages du Maroc. Écoutons-le :


Burqua plage !

Chacun a la liberté de montrer ou de dissimuler son corps, mais quand on va à la plage on n’y va pas en djellaba. Il faut être vicieux et pervers pour penser que couvrir un corps d’une femme c’est le protéger des regards concupiscents.

Cela fait quelques années que nous assistons, l’été, à un phénomène bizarre. Des femmes, accompagnées ou non par leur époux ou leurs enfants, nagent toutes habillées dans la mer ou même dans certaines piscines. Je sais qu’on leur a dit qu’une femme respectable ne se mettait pas en maillot. La question qui me vient à l’esprit est : l’est-elle quand elle sort de la mer, ses habits collant sur sa peau et mettant en valeur les formes qu’elle ne voulait pas montrer ?

Chacun a la liberté de montrer ou de dissimuler son corps, mais quand on va à la plage on n’y va pas en djellaba. Il faut être vicieux et pervers pour penser que couvrir un corps d’une femme c’est le protéger des regards concupiscents. Le ridicule le dispute à la bêtise.

Quand il fait chaud et que l’envie de plonger dans les vagues se fait sentir, il est normal de se déshabiller, de porter un maillot de bain et d’aller se rafraîchir dans la mer. Ce que les hommes n’hésitent pas à faire. Ainsi que de fois n’ai je vu des hommes en maillot de bain prendre du bon temps à la plage pendant que leur épouse, leur mère ou leur sœur souffraient dans la chaleur de l’été, enveloppées dans des vêtements noirs qui les étouffaient en plus. Ce n’est ni hygiénique, ni esthétique, ni moral.

Certains prétendent qu’ils font cela pour respecter les préceptes de l’islam. Non, cela n’a rien à voir avec la religion. La décence est une question d’éthique. Or on constate que ce qui travaille en profondeur les fanatiques c’est la question sexuelle. Tout tourne autour du sexe de la femme. Le corps de la femme. L’âme de la femme. L’ombre de la femme. Le parfum de la femme. L’idée de la femme. Le reste n’est que bavardage enrobé de religiosité mal comprise.

Cet été, des casseurs du tourisme au Maroc ont essayé de faire interdire le bikini à la plage pour les touristes. Heureusement qu’ils n’ont été suivis par aucune autorité officielle. Mais leur stupidité a été postée sur le Net et a fait le tour du monde, ce qui a certainement dû décourager de braves touristes étrangères de venir à Agadir par exemple. Déjà on a du mal à attirer des clients et surtout à les faire revenir, (le Maroc a été très mal noté pour ce qui est du service et du suivi en matière hôtelière), alors n’inventons pas des épouvantails hideux et nauséabonds pour les repousser définitivement.

Il suffit d’une initiative de ce genre pour tuer l’industrie touristique du pays. Ce que Daech n’a pas réussi à faire chez nous, des Marocains frustrés sexuels ont osé le faire : faire fuir les étrangers et répandre une très mauvaise image de notre pays.

Il est temps que le gouvernement réagisse à cette nouvelle dictature de l’ignorance, de la frustration et de la bêtise. Sur une plage à Tanger, des voyous munis de sabres et poignards ont fait la semaine dernière la chasse aux baigneuses non habillées. Attention ça commence par un harcèlement de ce genre et ça se termine avec une bombe dans une piscine ou dans un café. Il faut que les services de sécurité prennent au sérieux ces agitations dangereuses et garantissent la sécurité et la liberté de l’individu, homme ou femme.


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24/08/2016

« Migrants » de Calais : maintenant ils se tuent entre eux !

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Un mort au cours d’une des nombreuses bagarres entre migranvahisseurs qui égaient les nuits estivales de Calais. Un mort Soudanais. Pas Syrien. Tué au cours d’une chicorne avec probablement des Afghans. Pas des Syriens. Ils sont maintenant 9000, une vraie petite ville musulmane. Les plus nombreux sont les Afghans (38 %) suivi des Soudanais (32 %) puis des Érythréens (8 %, des Pakistanais (7,5 %) puis, loin derrière les Éthiopiens et les Syriens (3 %). Et il en arrive 50 de plus par jour. Ils créent des troubles, saccagent l'image et l'économie de cette malheureuse ville, excèdent les habitants, mobilisent des centaines de flics.

On est donc loin de ces pauvres migrants Syriens qui fuient leur pays martyrisé. Les migrants de Calais sont essentiellement des migrants économiques. Et nous, bons kons, on s’escrime à les empêcher d’aller vers leur Eldorado : l’Angleterre. Un pays qui n’est pas dans Schengen et même plus dans l’Union Européenne, Brexit oblige. À part qu’ils ne sont pas pressés de partir les Rosbifs. Ben voyons, on fait leur boulot puisque, par les accords scélérats du Touquet, la frontière anglaise est… en France !

Pourquoi ces « migrants » veulent-ils aller en Angleterre, Parce que beaucoup viennent de pays qui ont subi le knout colonial britannique mais qui, en revanche, se sont approprié la langue du colonisateur. Parce qu’en Angleterre, il n’y a pas de carte d’identité et donc que le migrant, une fois arrivé, se fond dans la masse. Parce que cette masse est organisée en communautés ethniques et/ou religieuses dans lesquelles le migrant peut espérer de l’aide. Enfin et surtout parce que l’économie britannique est une expression caricaturale de l’ultralibéralisme et donc que les patrons britanniques se frottent les mains de pouvoir embaucher cette main-d’œuvre docile travaillant dans des conditions peu enviables pour des salaires de misère. Voilà pourquoi la Grande-Bretagne agit comme une véritable pompe à migrants.

Alors plutôt que de faire le boulot des Anglais – protéger la frontière de Grande-Bretagne qui se situe en France à cause des accords aberrants du Touquet (merci Sarko et Chirac, signataires) – ne vaudrait-il pas mieux leur faciliter la tâche en les aidant à traverser la Manche, le « Channel » comme disent les Rosbifs ? À la nage ? Non, mais ce ne sont pas les bateaux qui manquent. Il suffit d'affréter deux ferries, et même de payer la traversée. Bon voyage ! Quitte à provoquer une crise diplomatique avec nos meilleurs ennemis anglais.

Que disent ces accords du Touquet ? Ils disent que c’est nous qui devons contrôler, à Calais comme à Eurostar ou ailleurs, non pas seulement les sorties du territoire français mais les entrées en territoire britannique ! Á nos frais ! Nos douaniers, nos flics doivent courser les migrants qui veulent entrer en Angleterre, chez nous. Alors que ce devrait être aux douaniers et aux flics britanniques de les contrôler voire de les courser chez eux, à Douvres, et pas à Calais ! Parce que la frontière de Grande-Bretagne n’est pas au passage des côtes anglaises mais… en France ! Qu’est-ce que c’est que cette konnerie ? Ben, un exploit (un de plus) de Sarkozy et de Chirac avec les accords du Touquet mettant les frontières britanniques en France ! Ça paraît incroyable ? On revient au temps des bourgeois de Calais ?

Plutôt que de s’entasser dans une « jungle » sordide, plutôt que se mettre à dos toute une population excédée, plutôt que de tenter de passer par la route, via les camions ou l’Eurostar, ne serait-il pas plus efficace et utile pour eux de passer par la mer ! Sur la mer. Avec des bateaux. Comme ils l’ont, pour beaucoup, déjà fait pour arriver en Europe à travers la Méditerranée sans y laisser leur peau. Puis - individuellement ou en groupe - ils ont traversé toute l’Europe sans se faire alpaguer par les diverses polices. À croire qu’ils ont des complices parmi les nombreuses associations dites humanitaires qui leur facilite le job… Ils ont casqué jusqu’à deux ans de salaires pour arriver jusqu’à Calais, puis ils restent là, à croupir sous des sacs-poubelles alors que leur « eldorado » n’est qu’à quelques dizaines de miles nautiques ? Quelques dizaines de kilomètres ? Ils sont kons ou quoi ? La France, ils n’en veulent pas. Ça tombe bien parce que c’est réciproque.

Les passeurs qui les ont guidés jusqu’à Calais pour les y abandonner ne pourraient-ils pas mettre au point des systèmes de passages à bord de vedettes rapides, partant de n’importe quel point des côtes françaises ou belges pour arriver n’importe où sur la côte anglaise ? Une petite heure de navigation. C’est plus facile que de traverser la Méditerranée que je sache ! Rappelez-vous les passages de milliers de « réfugiés » jetés sur les plages italiennes par des bateaux rapides albanais.

Il me semble qu’un dénommé Bertrand, élu il y a peu président de la région « Haut de France » ou un truc comme ça pour pas dire Nord, a proposé bruyamment, lors de sa campagne électorale, de dénoncer ces accords scélérats du Touquet. Alors, qu’est-ce qu’il attend ?

 

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