Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

16/06/2010

Khadafi : les musulmans vont hériter de l'Europe ; la Turquie sera le cheval de Troie de l'islam.

Khadafi bras en lair.jpgDans un récent discours (début juin Al-Shams (Libye), le leader libyen Mouammar Kadhafi a déclaré que les musulmans, qui constituent actuellement une minorité en Europe, allait devenir une majorité et «hériter du continent (européen), malgré les tentatives de l'impérialisme visant à éradiquer les musulmans dans le monde ». Al-Kadhafi a dit aux Chefs de délégations de Islamic People's Leadership and of Muslims from the Balkans - y compris des universitaires, des cheikhs, des jeunes et des militants des droits des femmes - que la Turquie serait un cheval de Troie à l'intérieur de l'Union européenne.

A rapprocher des paroles «amicales » : « Les mosquées sont nos casernes, les coupoles nos casques, les minarets nos baïonnettes et les croyants nos soldats. » Erdogan en 1998 - 1er ministre turc depuis 2003 reprenant à son compte les paroles du poète turc Gokalp Ziya.

On peut aussi méditer sur les propos de Houari Boumediene, président algérien s'inspirant du même Gokalp Ziya et déclarant, en 1974, à l’ONU : « Un jour, des millions d'hommes quitteront le sud pour aller dans le nord. Et ils n'iront pas là-bas en tant qu'amis. Parce qu'ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire ». C'est la guerre des utérus.

Voici quelques extraits du discours du campeur des Champs-Elysées, grand ami de Microlax 1er:


Le nouvel impérialisme tente d'éliminer l'islam. «Nous sommes fiers de l'Islam d'Europe et des musulmans, en particulier dans les Balkans, en raison de la présence musulmane dans le cœur du continent chrétien qui, jadis, a attaqué l'Islam sur ses propres terres, au Moyen-Orient et dans les environs de l'Afrique du Nord, et a essayé d'éradiquer l'Islam de la surface de la terre avec les croisades et à l'époque du nouvel impérialisme.


« En Algérie, des millions ont été tués par les envahisseurs impérialistes qui visait à anéantir les musulmans là-bas. En Libye, des centaines de milliers ont été tués dans leur pays par l'impérialisme italien. Il y a eu aussi des massacres en Syrie, en Égypte, au Soudan, en Tunisie, au Maroc et dans tous les pays islamiques d'Afrique et d'Asie. Ceci reflètent une tentative, par le nouvel impérialisme occidental, d'éradiquer l'Islam.


«Aujourd'hui, les massacres sont perpétrés en Palestine, dans le but d'éliminer les Palestiniens en tant que peuple et les musulmans en Palestine. En Irak, le nombre de victimes a dépassé le million ... Ils veulent éliminer les musulmans en Irak. En Afghanistan et au Pakistan, des gens sont tués quotidiennement dans les opérations de l'OTAN, sur un terrain qui n'appartient pas à l'OTAN ... Ils essaient de tuer les musulmans du monde entier, par tous les moyens possibles.

« Les musulmans n'ont d'autres choix que de s'unir pour se sauver de ces assassins de masse qui tuent et massacrent sur les terres d'Islam - que ce soit au moyen de missiles, avions, canons, fusils, et même le poison, comme ce fut le cas avec Yasser Arafat et d'autres. Ils excusent leur guerre de plus en plus sauvage contre les musulmans en l'appelant guerre contre le terrorisme. Si le terrorisme existe, nous sommes tous les victimes. Nous sommes tous contre le terrorisme ... »


La Turquie sera un cheval de Troie dans l'UE . «Allah a promis une victoire de l'islam contre toutes les religions ... Vous (les musulmans) êtes une minorité en Europe. Allah le veut, vous deviendrez une majorité un jour, et vous aurez la haute main (sur l'Europe)... Vous allez être les imams et les héritiers du continent européen.


« La Turquie rejoignant l'Union européenne signifie que le continent européen ne sera plus jamais un continent croisé ou un continent chrétien. L'Islam deviendra un partenaire puissant sur le continent européen en termes de territoire, de gens et d'actions. Nous attendons le jour où la Turquie adhérera à l'UE, de sorte qu'elle restera dans l'histoire comme un cheval de Troie (de l'islam).


«Vous devez agir pour unir les musulmans en Europe, de la Turquie à la Bosnie-Herzégovine et les unir avec les musulmans dans le reste de l'Europe. Il y a des millions de musulmans à travers l'Europe - depuis la Grande-Bretagne jusqu'à la Grèce et les pays d'Europe orientale qui ont rejoint l'Union européenne et ont une majorité musulmane. »


«Personne ne peut nous interdire de vivre en Europe - car c'est Allah, pas les Européens, qui a créé l'Europe»


« Les statistiques sur le nombre de musulmans en Europe sont incorrectes ... Le nombre de musulmans est supérieur à celui indiqué par les statistiques officielles.


Heureusement, les musulmans se multiplient, et leur nombre est en croissance beaucoup plus rapide que ceux des autres religions ... C'est peut-être la preuve que Dieu veut finalement que les musulmans soient plus nombreux que les autres.


Même au sein de la Palestine, personne ne peut arrêter ce phénomène. Les musulmans palestiniens se multiplient quatre fois plus vite que les Juifs. En fin de compte, les musulmans palestiniens auront la majorité, même au sein de la soi-disant Israël ...


«Allah a créé la terre pour tous les peuples, personne ne peut nous empêcher de vivre en Europe. C'est Allah, pas les Européens, qui a créé l'Europe. Vous (les musulmans) êtes des résidents de l'Europe. Elle est votre terre. Il est inconcevable pour vous d'être humilié et persécuté là-bas ... "


Sources : Al-Shams (journal Libyen), 8 Juin 2010 via Memri http://www.memri.org/report/en/0/0/0/0/0/0/4349.htm

FPNP (journal palestinien)


15/06/2010

Traders : La Saloperie élevée au niveau de l’Art


insolite-072.jpgQuand on est pourri, on l’est jusqu’à la moelle. Et la pourriture morale et mentale des petits cons diplômés – grâce aux sous de la collectivité française – des écoles de fabrication d’escrocs encore appelés « grandes écoles de commerce », et qui s’expatrient à la City, à Londres comme « traders » ou autres conneries de ce genre, atteint un niveau qui touche à l’art.

 

Ces crapules – suite au dégonflage de la baudruche financière anglo-saxonne puis mondiale – se retrouvent lourdés, comme les merdes qu’elles sont. Pauvres malheureux qui se sont gavés de sommes astronomiques  en spéculant…

 

Et que croyez-vous qu’ils font, ces raclures de bidets qui crachent sur la France « archaïque » ? Qu’ils vont s’inscrire au chomdu en Rosbifistan pour toucher environ 100 euros d’alloc chômage par semaine ? Non. Pas si cons les pourris : ils traversent la manche, retrouvent cette bonne vieille France « archaïque », travaillent une seule petite journée à MacDo par exemple et – les lois française étant généreuse – vont, en Ferrari,  s’inscrire au chomdu en France. Où ils ont droit à des indemnités proportionnelles à leur ancien salaire en Rosbifistan, qui était plus que gras. Ils touchent donc le plafond des assedic, soit 6400 euros par mois pendant deux ans… Sans avoir cotisé une seule thune !

 

Spécialiste du droit du travail, le député socialiste Alain Vidalies a donc questionné le ministère de l'économie dès février 2009; il vient tout juste de décrocher une réponse – encore partielle. Pour daigner communiquer leurs statistiques, les services de Christine Lagarde ont attendu que le parlementaire dégaine, le 25 mai, l'artillerie lourde, c'est-à-dire la procédure dite des «questions signalées», qui permet depuis 1994 aux députés d'exiger de n'importe quel ministre, dans un délai de 10 jours, des réponses circonstanciées à des interrogations d'ordre juridique ou financier. Alain Vidalies a précisément demandé à Christine Lagarde «de bien vouloir lui préciser, pour l'année 2009, le nombre de ces heureux bénéficiaires et le montant ainsi déboursé par l'Unedic». La réponse de Lagarde est un modèle de langue-de-bois jésuitique : «La situation décrite, qui reste très marginale, ne constitue pas un cas de fraude mais s'apparente davantage à une optimisation du système de protection sociale applicable aux travailleurs migrants». Les Bercy-boys-and-girls lâchent du bout des lèvres qu’ils seraient 33 ces heureux bénéficiaires de « l’archaïsme » français. Ce qui coûtera sur deux ans près de 5 millions aux caisses de chômage…

 

Eh ! Sarko, si tu faisais une Loi contre ces aberrations ? Pour une fois que ce serait utile. C’est vrai que - malgré tes postures moralisatrices – le modèle ultra-libéral de merde des Rosbifs et des Zétazuniens, c’est ce dont tu rêves pour nous…

 

(Sources : Lantifadas – Médiapart)

 

11/06/2010

Pendant la Coupe du monde, les sarko-saloperies continuent : Bolkestein, le retour en douce…

 

 

Bolkestein_meprisGP.JPGBolkestein, ça vous dit quelque chose. C’est le nom de l’ultralibéral qui a pondu la directive éponyme qui prévoit de permettre aux entreprises européennes d'appliquer les réglementations de leur pays d'origine plutôt que celles des pays où elles sont installées. Mais la directive Bolkestein va plus loin encore, en rendant concrètement impossible l'application de toute réglementation aux entreprises. Pour cela, elle prévoit de confier également au "pays d'origine" de l'entreprise le contrôle de l'application des lois. Cette mesure est donc un véritable acte de sabotage contre toute réglementation applicable aux entreprises.

Devant les tollés qu’elle a suscités, on la croyait morte et enterrée… Tè ! Fumes ! Le 4 avril 2006, la Commission européenne a finalement entériné le texte voté par le parlement mais – sous la pression des milliers de salariés venus manifester de toute l’Europe à Bruxelles et Strasbourg - le parlement a amendé le texte en supprimant le principe du "pays d'origine".

Échaudé par la mobilisation citoyenne, en 2005, contre ce texte menaçant les services publics et encourageant le dumping social, les sarko-trafiquants qui nous gouvernent ont préféré la discrétion pour procéder à sa transposition dans le droit français. Pas de loi-cadre, donc, mais une modification graduelle de la législation. Dans son rapport d’information sur l’état de la transposition de la directive services, le sénateur (UMP) de la Manche, Jean Bizet, justifie ce choix dans des termes ahurissants : « L'abandon par le gouvernement français d'une loi-cadre de transposition conduit à instiller plusieurs dispositions de nature technique à l'occasion de l'examen de différents projets ou propositions de loi afin de mettre la législation française en conformité avec les prescriptions de la directive. Cette méthode est sans doute moins lisible, tant pour les parlementaires que pour l'opinion publique, mais elle permet, en « technicisant » la transposition, d'éviter l'apparition de polémiques stériles. » (rapport Bizet du Sénat, juin 2009). Pour ce sarko-trafiquant sans vergogne, le débat démocratique s’appelle « polémiques stériles »…

Il y en a qui l’appliquent déjà, et dans toute son horreur cette directive honnie. Entre autres le sulfureux irlandais Michael O'Leary, patron du transporteur aérien à bas prix (Pardi, ce sont les collectivités locales, donc nos impôts locaux, qui paient !)  Ryanair, qui menace de fermer son escale de Marseille si les poursuites judiciaires engagées contre sa compagnie pour travail illégal ne sont pas abandonnées ! Carrément du chantage à l’emploi : 120 salariés travaillent sur la base Ryanair à Marseille et paient leurs cotisations sociales et leurs impôts… en Irlande. Une situation contraire à la législation française. En vertu d'un décret de novembre 2006, toute compagnie qui ouvre une base en France doit en effet s'acquitter des charges sociales françaises. Il s’en fout le O’Chez pas quoi. En matière de conditions de travail ou de respect des droits syndicaux, la compagnie irlandaise multiplie les provocations, entraînant des conflits un peu partout en Europe, notamment en Belgique et en Suède.

Les juges d’Aix-en-Provence, en charge du dossier, doivent être débordés…

 

marignane aéroport.jpg

 

(Sources : L’Humanité)

 

10/06/2010

Capitalistes de tous les pays, investissez à Bhopal : la vie humaine est soldée, un demi euro le mort ! Qui dit mieux ! Approchez, approchez, il y en aura pour tout le monde !

 

Bhopal catastrophe.JPG

 

Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, entre 3000 et 4000 personnes, essentiellement des habitants des quartiers défavorisés de Bhopal, ont péri après une fuite de gaz Sevin, un pesticide efficace… et mortel. Dans la semaine qui a suivi, 20.000 pauvres types y ont laissé leur peau. Et actuellement, 26 ans après, 300.000 personnes subissent encore les effets irréversibles de leur empoisonnement par la multinationale étazunienne Union Carbide (aujourd’hui Dow Chemical).

 

Lundi 7 juin, le tribunal de Bhopal, dans le centre de l’Inde, a condamné à deux ans de prison et 1.800 euros d’amende sept anciens dirigeants locaux de l’usine de pesticides. Reconnus coupables de « négligence entraînant la mort » dans ce qui demeure la plus grande catastrophe industrielle de l’histoire, ils ont été aussitôt libérés sous caution et devraient faire appel. Parmi les accusés figurait l’ancien président de la branche indienne d’Union Carbide, Keshub Mahindra, aujourd’hui à la tête du constructeur automobile indien Mahindra et Mahindra. La filiale, qui n’existe plus, a été condamnée pour sa part à verser 9.000 euros d’amende. Warren Anderson, le PDG d’Union Carbide à l’époque, s’était enfui aux Etats-Unis après la catastrophe. New Delhi demande en vain son extradition depuis 1993.

25.000 morts et 300.000 malades reviennent à 1800 euros x 7 = 12.600 euros. Soit 0,50 euros la pièce. Les 300.000 éclopés et malades qui crèvent chaque jour, c’est bakchich… Un demi euros la  vie humaine pour une multinationale, c’est très très rentable, non ? D'abord accusés d'homicide, les dirigeants de Union Carbide ont finalement été reconnus par le tribunal coupables de simple «négligence ayant entraîné la mort». Ben voyons, à ce prix là, on va pas s’emmerder la vie à  installer des systèmes de sécurité qui coûtent les yeux de la tête ! Ça va pas, non !

Rachna Dhingra, membre de l'International Campaign for Justice in Bhopal ne cache pas sa rage impuissante : «Les gens se sentent abandonnés par le gouvernement, trahis par la justice de leur pays. Une tragédie qui a fait près de 30.000 morts a été traitée par les magistrats comme un simple accident de la route». Tout ça pour ne « pas décourager les capitaux étrangers de s’investir en Inde »…

Le capitalisme sauvage issu de l’ultralibéralisme s’exprime là dans toute son horreur…

bhopal colère.jpg

(Sources AFP)

 

P.S.- Putaing ! Siné est à l’hosto. Buvons, amis, à son prompt rétablissement !

http://lazone.sinehebdo.eu/zone-6.html

09/06/2010

Retraites : qui se goinfre sur le dos des « pauv’cons ».


sarko-grimace.jpgIl nous la distille par petites gorgées âcres sa « réforme » des retraites le Phénix de l’Elysée. Dans quelques jours, Sa sainte parole va nous faire savoir à quelle sauce amère il va nous la concocter. Allongement à 63 ans pour le départ, à 68 ans pour le départ à taux plein, allongement du nombre d’annuités, 41, voire 42 ou 43 années de labeur, assorti d’un tout petit coup de rabot sur les avantages fiscaux des nantis et des entreprises, d’une mini taxation pour la galerie des hauts revenus, etc.

 

On pourrait penser que, pour réussir cette grande « réforme », les efforts demandés seraient répartis avec un souci de justice. Et que ministres et députés donneraient le bon exemple en taillant quelque peu dans leurs privilèges exorbitants.

 

Tè ! Fumes ! Regardez dans cette video ce que se goinfrent nos « élus » (il faut supporter 20 seconde de pub avant, mais c'est édifiant.) :

 

http://www.dailymotion.com/video/x329rf_elus-le-r%C3%A9gi...

08/06/2010

Eh ! Pancho ! Ne ramène pas ta fraise ! C’est de la merde…

 

fraises.jpgJe viens d’acheter deux barquettes de superbes fraises de Provence. Humm ! Un petit producteur, en ayant ras le cul de se faire exploiter par les grandes surfaces, les vends à un prix très correct au cul de sa camionnette. Et les clients ne s’y trompent pas !  Ça change de ces putains de « fraises » espagnoles qu’on trouve aux supermarchés ! T’as l’impression de croquer dans un bout de caoutchouc dur qui aurait un vague gout de tomates transgénique… Dégueulasse. Et les mecs, ils vendent ça en belles barquettes, à 2,5 € pièce. Comme ça paraît pas cher, les bons cons achètent.

 

Seulement voilà, ces saloperies sont le nec plus ultra de la  merde. Elles arrivent du sud de l’Espagne et ont donc parcourues au bas mot 1500 à 2000 bornes en camions crachant leur gazole à la tonne. Près de 90.000 tonnes chaque année ! À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16.000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi totalité de ces merdes poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe. Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiète déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

 

Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et

stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005… ! ! !); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.

 

Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main d'œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans papiers sous payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au cœur de l'hiver. Mais c’est qu’en plus ils polluent ces cons d’esclaves mon brave, en plus d’avoir les poumons pourris par les merdes qu’ils resporent et la peau vérolées par les pesticides !

 

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.

 

La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place.

 

estron.jpgQuant aux esclaves, ils sont priés de se barrer, retourner chez eux ou s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré ...

 

La production et l'exportation de la fraise espagnole représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...

 

Mangez cinq fruits et légumes par jour qu’ils nous bassinent… Vous crèverez plus tôt, ça soulagera la sécu !

 

 

Sous le soleil printanier, les sarko-saloperies continuent !


sarkodoigtsdhonneur copie.jpg

Qu’est-ce qui a foutu le bordel il y a deux ans aux Zuessa puis dans le reste du monde ? Les « subprimes », c'est-à-dire la possibilité donnée aux banques de noyer leurs créances immobilières pourries, en les « titrisant » (en les incluant dans des « titres », des « obligations » vendues ensuite sur le « marché »). C’est ainsi que des épargnants du Crédit Agricole, de la Société générale et autres se sont trouvées propriétaires, à travers des sicav ou des fonds de placements, de ces créances véreuses jusqu’à l’os.


Notre génie national, Sarko 1er, s’était alors vertement élevé contre ces manières de faire : « Ce qu’on appelle la titrisation, c'est-à-dire que chaque jour les banques (étazuniennes) consentaient un prêt immobilier à 10 heures, le revendaient à 17 heures, prenaient la commission, le déstockaient. »


Non mais ! Pas de ça chez nous ! qu’il avait proclamé notre père-la-vertu-financière.


Mouais… Le travail de sape du lobby des banques a eu raison de la fière « détermination » de Microlax 1er. Le projet de loi « Régulation bancaire et financière » porté par Lagarde et qui sera débattu cette semaine à l’Assemblée dit pourtant tout le contraire des bonnes résolutions sarkoziennes. Son chapitre V crée en effet les « Sociétés de financement de l’habitat » à travers lesquelles les banques auront la possibilité, contre des obligations, de céder leurs créances immobilières, par paquets, aux compagnies d’assurances et aux sicav. Dès lors, elles ne seront plus directement responsables des mauvais payeurs. Leurs mauvaises créances n’apparaissant plus dans leur bilan, elles seront incitées à prêter sans beaucoup de discernement… C’est ni plus ni moins que la titrisation à l’américaine que dénonçait Sarko !


Et dire que la presse léche-cul a pourri Martine Aubry pour avoir osé comparer l’Axe de la galaxie - ce génie qui a triplé le déficit et plombé la dette de 750 milliards d’euros - à Maadoff ! C’est désobligeant pour Maadoff : celui-ci n’a volé que les riches, alors que les saloperies sarkoziennes volent avant tout les pauvres…


Sources : Marianne n°685

 

05/06/2010

Au bistro de la Toile : impôts…

 

impots.jpg- Oh ! Loulle, t’en fais une gueule ! On t’a mangé ta soupe ou quoi ?

 

- C’est un peu ça. J’ai envoyé – toujours à la dernière limite – ma déclaration d’impôts. Et si je fais mes calculs,  je m’aperçois que je travaille presque la moitié de l’année pour Monsieur l’Etat… Si on compte toutes les taxes, impôts directs, retenues sécu, CSG, CRDS, etc. j’ai travaillé, depuis le premier janvier pour que dalle. Ou plutôt si, pour renflouer un Etat en faillite comme dit le Fillon… Et tout ça pendant que la moitié de mes concitoyens ne paie pas d’impôts sur le revenu…

 

- Attends Loulle, tu crois vraiment que tu travailles six mois de l’année pour que dalle ? Et quand tu vas au toubib, puis au pharmago, peut-être à l’hosto et que tu ne paies pratiquement rien, c’est un retour de tes impôts. Quand tu envoie tes gosses à l’école publique, à la fac et que tu ne paies pratiquement rien, c’est un retour de tes impôts. Quand tu te balades gratos avec ton superbe 4x4 sur des routes belles, nombreuses et bien entretenues, c’est un retour de tes impôts. Quand tu rentres chez toi sans te faire détrousser parce qu’il y a des flics qui assurent, plus ou moins bien, la sécurité, c’est un retour de tes impôts. Si tu vis dans un pays en paix, parce que le pays possède les moyens de se faire respecter, c’est un retour de tes impôts. Et si une justice pas encore trop saccagée par Sarko fait respecter tes droits, c’est un retour de tes impôts.

 

- C’est vrai Victor. Je suis conscient de tout ça. Mais ça me donne tout de même la rabia… C’est humain…

 

- C’est une chance que tu as de payer des impôts. C’est la signature d’une démocratie. Ce qui est anormal, c’est que les impôts principaux sont la TVA qui ponctionne surtout les pauvres – ceux qui te filent la boufaïsse en étant « non imposable ». Non imposable, mon cul ! Les taxes sur la bouffe, sur l’essence, sur tous les produits et tous les services, les pauvres les paient autant que les riches. Sauf que pour ceux-ci ça ne représente pas grand-chose, et pour ceux-là beaucoup trop. Le problème est dans un système fiscal totalement archaïque, qui ponctionne le travail et privilégie le capital et le patrimoine, et que la gauche devra avoir le courage de remettre totalement à plat lorsqu’elle retrouvera le manche.

 

- Tè ! Je mets ma tournée. Ça fera rentrer du pognon dans les caisses de Monsieur l’Etat !

 

Merci à alternatifs.org

04/06/2010

Le roi du rabot Fillon aurait-il des idées ?

 

fillon faillitaire.jpg

Il vient – enfin ! – d’admettre que les trop fameuses « niches fiscales » devraient être « rabotées » afin de financer, un tout petit peu, les retraites. Evidemment le coup de rabot sera sélectif et probablement léger du coude. Pourtant il y en a du pognon a récupérer dans ces niches pour qui aurait le courage d’en sortir les pitbulls qui les gardent jalousement !

 

Une commission de députés a planché la dessus et a publié un rapport édifiant la dessus. On y apprend que notre beau pays compte... 486 niches fiscales ! Corse, réservistes, débits de boissons, prix littéraires, pipeuses de St-Claude, journalistes, députés, chevaux de course, investissements outre mer, restaurateurs, etc. C'est plus que le nombre de fromages d'un pays jugé ingouvernable par le général de Gaulle, et à peine moins que son nombre de députés !

 

Comment avons-nous pu arriver à une telle aberration ? D'abord, notre impôt sur le revenu est décrépi. Fondé en 1914, refondu en 1948, il a été boursouflé d'abattements, de décotes, de minorations, de boucliers et autres exemptions au fil des décennies. Et la dernière – énorme boursouflure - est le grand œuvre de notre Phénix de Neuilly, le fameux bouclier fiscal de 15 milliards chaque année refilé aux plus bourrés de thunes ! Une profession à cajoler, des électeurs à remercier, une région à préserver ? Hop ! Une dérogation, un abattement, une exonération.

 

L'Etat redonne de la main gauche ce qu'il prend de la main droite. Il comprime certaines dépenses pour tenir sa promesse, mais accorde en échange des baisses d'impôt très ciblées. Autrement dit, il crée de nouvelles niches.

75 milliards d'euros de niches pour cette année, alors que l'impôt sur le revenu devrait rapporter 60 milliards, moins que l’intérêt de la dette !

 

Etrange paradoxe : ce que nous évitons de payer dépasse ce que nous payons ! Champions du monde ! Nous sommes le pays de l'OCDE où l'impôt sur le revenu est de loin le plus faible, autour de 3 % du PIB. Aux Etats-Unis, l'impôt sur le revenu (échelon fédéral et Etats confondus) rapporte 8,5 % du PIB, plus de 15 % en Suède, et près de 25 % au Danemark !  Eh ! Kiki me répondra un heureux planqué, c’est parce que nous sommes plus malins que les autres, planqués dans des niches permettant d'échapper au regard inquisiteur du percepteur !

 

Alors que la France se gargarise d'égalité et de modèle social, elle vit en réalité dans l'inégalité et le chacun pour soi.

 

Ce système est profondément injuste. Car les taxes les plus lourdes, comme la TVA avec 180 milliards d'euros de rentrées prévues en 2009, la CSG et la CRDS avec près de 90 milliards (un chiffre tellement énorme qu'il faut aller le chercher au fond d'un rapport abscons, aucun ministère ne jugeant opportun de le publier) et les cotisations sociales, sont toutes proportionnelles. Les pauvres paient autant que les riches.

 

C'est contraire au fameux article 13 de la Déclaration des droits de l'homme de 1789 : « Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés. »


France, pays des Droits de l’Homme, Mon Cul…

 

03/06/2010

Un bon bankster est un bankster mort

 

 

chimulus banquiers.jpg

Merci à Chimulus

 

 

*****************************************************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !


 

02/06/2010

Honneur à José qui a chié dans la colle (à viande !)

 

Jose_bove_portrait-1.jpgJosé (Bové bien sûr) et ses collègues du Parlement européen ont fait un doigt d’honneur aux chiapacans de la Commission en refusant d’autoriser – comme celle-ci le demandait - l’utilisation de la « colle à viande » - la thrombine - pour faire bouffer aux pauvres les déchets de viande pour animaux. La Commission voulait harmoniser les législations nationales, puisque la thrombine est déjà autorisée en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas, mais les députés européens, sous la conduite des députés Verts, ont opposé leur véto. La France, pays de la gastronomie où les gargotiers sont rois, était…pour ! Elle avait même anticipé sur cette directive européenne rejetée en autorisant cette merde par un arrêté provisoire entre 2003 et 2005, ceci à la suite de deux avis positifs de l'Afssa, l'Agence de sécurité sanitaire des aliments ! On peut s'interroger sur l'indépendance des membres de cet organisme qui a la charge d'autoriser ou non tel ou tel produit sur le marché...

 

De la « colle à viande », de la « thrombine » ? Kézako ? La thrombine est un enzyme qui accélère la coagulation du sang et qui, mélangée avec de la thromboplastine issue des muscles des animaux, donne une sorte de colle alimentaire. Autrement dit du plasma sanguin de porc ou de vache mélangé à des bouts de muscles finement broyés.

 

Quel est l’intérêt de cet ingrédient ? Avant tout de faire gagner encore plus de pognon aux gougnafiers de l’industrie agro-alimentaire. Comment ? En agglomérant avec cette colle tous les bas morceaux invendables en l’état et que l’on trouve au rayon « viande pour animaux » dans les grandes surfaces. Vous voulez la méthode ? Vous broyez en copeaux toutes les « pélangrougnes » (bas morceaux de barbaque en Provence), dans un bac, vous les mélangez avec cette « colle », vous laissez reposer quelques heures au frais et vous obtenez des morceaux de « viande » presque présentable vendus sous plastique avec, en tout petit, tout petit, la mention « produit carné ». Un régal pour les salmonelles !

 

Vous trouvez ces merdes dans les plats cuisinés, les raviolis, les boulettes de viande, les jambons cuits bon marché « reconstitué », les « jambons de poulet », etc.

 

Les députés européens ont dit Niet à la Commission. Mais celle-ci, sous la pression des puissants lobbies de l’agroalimentaire, va revenir à la charge, en noyant la « colle » dans une vingtaine de demande d’autorisation pour des additifs alimentaires.

 

Donc : meffi et vive José et ses potes verts du parlement européen !

 


*****************************************************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !


 

01/06/2010

M’ame Michu et M’ame Chazotte : du danger de sortir les poubelles !

 

vamps.jpg


 

- Ben, ousqu’vous z’allez M’ame Michu avec un casque de chantier sur la tête. Vous travaillez chez Bouygues maintenant ?

 

- Ben, non M’ame Chazotte, mais avec ce qui se passe, je fais attention. C’est que c’est dangereux de marcher dans la rue !

 

- V’z’avez peur de vous faire renverser par un 4x4 avec pare-buffle ? C’est vrai qu’on ne tient jamais assez compte du danger que représentent les buffles dans nos villes…

 

- Non, mais, v’z’avez vu ce qui s’est passé au Chili ? A Antofogasta ?

 

- Ben, non. Alors ?


- Eh bien M’ame Josefina Venizela, 52 ans, s’est défenestrée du 12e étage. Parait qu’elle voulait se suicider. Seulement, elle a atterri sur la tête de M’ame Luisa Almendares, une femme de ménage de 56 ans qui était en train de sortir les poubelles dans la cour de l’immeuble voisin. Et c’est vraiment pas de chance : M’ame Almendares n’avait plus que 40 minutes à travailler avant la fin de son service ce jour-là, précise la police ! Et ben, les deux sont mortes !


- Eh ben, M’ame Michu, y a une conclusion évidente à tirer de votre histoire…


- Et c’est quoi ?


- Ben ! De ne JAMAIS sortir les poubelles !

 

 


*****************************************************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !


 

31/05/2010

Allez Martine ! Bouffe-le ce Maadof de consommation courante!

 

 


chimulus martine attaque.jpg



Merci à Chimulus

*****************************************************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !


30/05/2010

Ouiquinde érotico-gastronomique:Théry, amante et mère


 

déesse ailée.jpg

 

 

 

Théry


Longue, fine, éthérée, de grands yeux clairs intenses

Théry est arrivée comme une providence

Lorsque trahi, banni, méprisé, délabré,

J'étais au bord du gouffre et prêt à y sombrer.


Avec son cœur, son corps, sa tendresse de femme

Elle a pansé les plaies que des houris infâmes

Avaient creusées à vif de leurs griffes de hyènes

Pour assouvir sur moi leurs appétits de chienne.


Théry m'a ramassé, souriante et jolie

Puis m'a ouvert ses bras, et son cœur, et son lit.

Elle fût à la fois amie, maîtresse et mère,


Goûtant sans calculer un bonheur éphémère.

Dans les recoins secrets du jardin de mon cœur,

Théry aura toujours une place d'honneur.


 

déesse hindou sur tigre.jpg

 

 

 


Pour honorer, Victor, ta Théry Providence,

Il te faut préparer une grasse bombance,

Qui réchauffe le cœur et remplit bien le corps,

Fait pour une princesse, pas pour une pécore.

Je te propose un plat bien fait pour les amants,

Bien qu'un rien onéreux : c'est le rôti gourmand.

Prend une olive noire aux câpres et aux anchois,

Mets-là dans un becfigue, c'est un oiseau surchoix,

Mets-le, sans tête et pattes, dedans un ortolan

Bien gras et que tu bardes avec du bon lard blanc,

Mets celui-ci dedans le corps d'une alouette

Que tu as amputé des pattes et de la tête,

Introduis celle-ci dans le corps d'une grive

Que tu auras trempé dans de l'huile d'olive,

Mets-là dans une caille de vigne bien dodue,

Introduis celle-ci dans un vanneau ventru,

Puis glisse celui-ci dans le corps d'un perdreau,

A chaque oiseau tu poivres et sales mais pas trop,

Mets dans une bécasse assez mortifiée

Que tu introduiras, pour la glorifier

Dedans un pintadeau bien bardé de ventrêche

Que tu mets dans le corps d'une poularde fraîche,

Introduis ta poularde dans un canard mulard,

Bride bien celui-ci par des bardes de lard

Avant de le glisser dans une oie de Guinée,

Qu'il te faut introduire, doucement, in fine

Dans une grosse dinde. Pour la remplir à ras,

Tu bourres avec des truffes  ainsi que du foie gras.

Lorsque tous tes oiseaux sont ainsi disposés,

Dans un grand pot de terre tu vas les déposer,

Accompagnés d'oignons, carottes, céleri,

Petits dés de jambons, lard et bouquet garni,

Poivre, sel, coriandre, persil, thym et sarriette,

Quatre ou cinq gousses d'ail et piment d'Espelette,

Quelques grains de genièvre et un peu de cumin,

Mouilles avec du vin blanc, mais des Quatre-Chemins.

Tu dois fermer ton pot bien hermétiquement,

La mie de pain mouillée va admirablement.

Met le pot dans un four à chaleur modérée

La cuisson doit se faire toute dans la durée,

Vingt-quatre heures au moins, une journée entière

Afin que la coction soit lente et régulière.

Ce repas précieux apprécié des cours

Au palmarès des goûts est placé hors-concours.

L'intimité des sucs de tant de volatiles

Révèle des saveurs somptueuses, subtiles,

Quintessence des bois, des marais et des plaines

Qui comblent de bonheur les gourmets et les reines.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l'amour !


 

 

orientale_oiseaux_bleu.jpg

 

 


*****************************************************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !


 

28/05/2010

A la manif, nous y étions ! Beaucoup ? Pas assez ? Sans doute.

 

 


manif-des-retraites.jpgMais le million de personnes qui, à travers tout le pays, a clamé haut et fort son refus d’un plan retraite gouvernemental directement sorti des cerveaux enfumés du Medef. Car ne nous y trompons pas, les propositions des sarko-trafiquants reflètent fidèlement les désidératas des accapareurs du Caca-rente avec un seul but à long terme étant, malgré les dénégations : saboter le système par répartition (solidarité) au profit de la funeste capitalisation (individualisme).

Les deux seuls leviers actionnés par le gouvernement sont l’allongement de l’âge de départ à la retraite et l’allongement concomitant du nombre de trimestres nécessaires pour obtenir une pension à taux plein. Ceci a pour objectif de faire des économies en augmentant les décotes et donc en diminuant les pensions, car les seniors du baby boom ne trouveront pas de travail demain puisque, au contraire, on compte sur leurs départs en retraite pour réduire le chômage ! Comme il n’y a pas de perspective d’emploi, ni de volonté patronale de les maintenir au travail, ils seront bien obligés de faire valoir leurs « droits à la retraite » sans avoir les trimestres requis pour obtenir le taux complet qui est, rappelons-le, de 50% de la moyenne des 25 meilleurs années… Or, chaque trimestre manquant par rapport aux 40 ans actuels, et bientôt aux 41, 42, voire 43 ans, implique une décote conséquente. Donc les retraités qui toucherons le « taux plein » seront de plus en plus rares…

Qu’est-ce qu’ils seront obligés de faire devant une perspective pareille ? Succomber aux sirènes qui leurs chantent sur tous les tons de faire leur propre plan retraite…par capitalisation. La finalité de l’affaire, elle est là : refiler aux gueules avides des grands groupes d’assurances et de banques (maintenant tellement imbriqué) l’énorme gâteau des retraites privatisées. (Médéric est l'un de ces organismes de retraites complémentaires qui s'est transformé au fil des ans en un gigantesque ovni financier, qui a gardé quelques racines avec le monde mutualiste et coopératif, mais qui a muté à vive allure vers les marchés financiers et qui gère donc de gros intérêts privés. Médéric est un groupe qui a beaucoup d'entregent et d'influence. Et qui est patron de Médéric? Sarkozy Guillaume, homme d’affaire « brillant », plus ou moins viré du Medef mais...frère de Sarkozy Nicolas! En bouffant la goulash du dimanche, les Huns ont dû mettre au point quelques juteux arrangements!)

slogan manif 27 mai.jpgPour enfumer le populo, les sarko-trafiquants sortent de leur chapeau la promesse d’une « taxation des hauts revenus et du capital »… Sans rien chiffrer bien entendu. Ce sera une alouette de « sacrifices » des riches contre un troupeau de chevaux de pressurage des pauvres…

Il est primordial de faire échouer par tous les moyens cette « réforme » des retraites. Pour des questions de solidarité, d’équité, de justice, de cohésion nationale, de respect du pacte républicain. Mais aussi, d’une manière plus bassement électorale, parce que si Sarko échoue dans sa « mère de toutes les réformes », le roitelet aura tout échoué et sera nu. Il sera alors possible de le renvoyer dans sa bauge. (En évitant tout de même de le remplacer par son clône, DSK, le candidat de gôôoche du Medef).

 



Merci à Philippe Tastet

*****************************************************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !


 

27/05/2010

Tous à la manif pour faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites

 

 

sine retraite.pngLe gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote…) ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen – niveau de la retraite par rapport au salaire, passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.

Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d’activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié-es les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite.

Le gouvernement et le patronat persistent à vouloir durcir les conditions de départ en retraite alors même que les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans, ne vise qu’à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité intergénérationnelle. Il n’y a aucun sens à augmenter l’âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes. Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante, le gouvernement et le patronat, afin d’attiser la division, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule génération à venir.

Le danger ne s’arrête pas là. Le COR dessine les contours d’une réforme pour remplacer notre système par un autre « par points » ou « par comptes notionnels ». Dans les deux cas, il s’agirait de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement du salaire défini à l’avance et de faire de la variation du niveau des pensions le moyen d’équilibre financier des régimes. Cela aggraverait encore la baisse du niveau des pensions et contraindrait les salariés, particulièrement les salarié-es pauvres et effectuant les travaux pénibles, à travailler toujours plus longtemps.

La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques.

Une alternative à cette régression sociale existe pourtant. A moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.

La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux…) pour stopper cet engrenage.

Signer la pétition | Voir tous les signataires|

Sources : http://blog.exigences-citoyennes-retraites.net/?p=1#more-...

 

 

 

*****************************************************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !


 

26/05/2010

Ah ! Putaing qu’ils sont bien ces jeunes !

 

 

chimulus bouteille sur sarko.jpg

 

 

Effrontés, mal embouchés, irrespectueux en diable !

Après celui qui s’est essuyé la main après avoir touché celle de l’Axe de la Galaxie, en v’là un autre qui lui balance carrément sa boutanche en plastique de flotte sur le coin de la cafetière ! On peut regretter  qu’il fasse si chaud. Imaginez une telle opération cet hiver, quand il faisait moins quinze ! L’eau, ça gèle…

Allez, ça s’approche : sous les pavés, la plage !

 

Merci à Chimulus

 

 

*****************************************************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !


 

25/05/2010

Au Bistro de la Toile : Faut-il pendre tous les banquiers ?

 

 

 

 

hermes.jpg

 

 

 

- Eh ! Loulle, tu connais Hermès ?

 

- Oh ! Victor, c’est pas parce que je suis mastroquet que je suis ignare. C’est, chez les Grecs, le dieu du commerce. Donc un peu le mien.

 

- Exact. Mais c’est aussi le dieu des voleurs ! C’est significatif que, depuis bien longtemps, depuis toujours en fait, commerce et vol sont comme cul et chemise…

 

- Bon. Tu veux en venir où Victor ? Est-ce que je te vole moi ?

 

- Toi, peut-être pas sciemment, mais tes verres bien épais et dont la forme trompe sur la quantité de liquide que tu nous sers, oui… Mais c’est pas de ça que je veux parler. Je vais te raconter une histoire ordinaire de banquiers.

Depuis, bien longtemps, ma banque habituelle, ce sont les CCP. Très bon service, avec une succursale bancaire dans tous les villages de France, des tarifs presque honnêtes. Bref. Un établissement financier correct, rassurant, inspirant confiance. Mouais… Sauf que, depuis, les CCP sont devenus la Banque Postale, établissement financier de droit privé, comme les autres banques. Et ça change tout.

 

- Et alors, qu’est-ce qu’ils t’on fait Victor ?

 

- J’ai vendu un véhicule et j’ai donc déposé le chèque de mon acheteur – 6000 euros – à mon bureau de poste habituel. C’était le 14 mai. Huit jours après, toujours rien sur mon compte que je consulte quotidiennement par l’internet. Je téléphone au service financier concerné et, après plusieurs tentatives infructueuses agrémentées de l’horripilante musiquette, un « conseiller » à qui je demande s’il y a un problème concernant ce chèque me répond que non, que je serais crédité le lendemain matin. Le lendemain, 21 mai, rien… Nouveau coup de téléphone et un autre « conseiller » m’apprend que le paiement de ce chèque est « différé jusqu’au 31 mai ». Sans autre explication.

Un peu inquiet, je téléphone à l’émetteur du chèque qui fait immédiatement son enquête et m’apprend que ce chèque lui a été débité…depuis deux jours ! Les aliboffis commençant à présenter un gonflement alarmant, je vais donc à mon bureau de poste où je rencontre une accorte conseillère financière – silhouette de mannequin et regard de velours – qui me connait et m’a à la bonne. Je la mets au courant. Elle téléphone elle-même. On lui fait la même réponse qu’à moi. Plutôt gênée aux entournures, elle écrit un fax demandant d’activer ce paiement, le signe, me le fait signer et l’envoie… Ce matin 25, toujours rien…

 

Autrement dit la Banque Postale a encaissé ce chèque, l’a mis sur un compte à elle et fait travailler MON pognon, pour ELLE pendant douze jours !  Multiplié par des centaines de milliers d'opérations du même genre, ça fait beaucoup de fric piqué aux clients... Ce sont des manières qui tangentent l’escroquerie.


- Tu vois Victor, quand tu dis qu’il n’y aura jamais assez de platanes pour pendre tous les banquiers, tu es dans le vrai. Tè ! Bois un coup, ça te remontera ! C’est ma tournée…

 

 

 

*****************************************************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

 

24/05/2010

Long ouiquinde gastronomique: Les lapins de champs du Grand Gaby

 

 

 

lapins de champs pour le web.jpg

 

 

 

Grand, long, déguingandé, sec comme un coup de trique

Le nez en coupe-vent, le regard ironique

Perché sur un long cou d'échassier famélique,

Le Grand Gaby est un Prince de la barrique.

Ce fervent défenseur de l'ardeur vigneronne

Est médaillé d'honneur de la Coste-du-Rhône :

N'a-t-il pas englouti, pour se mouiller la glotte

Six cents hectos de vin, sans un verre de flotte!

Ceci en soixante ans d'une soif flamboyante,

Éteinte verre en bouche, de manière constante.

Tout comme d'autres tirent, Gaby boit des deux mains,

En saluant la foule, tel un tribun romain.

Le Grand Gaby, doté d'un vigoureux sésame

Est, cela va de soi, le chéri de ses dames.

Minettes délurées, bourgeoises en goguette

Attirées par sa réputation d'athlète,

Négligeant les on-dit qui prédisent leur perte,

Viennent à son mazet, ouvertes et offertes.

Elles doivent aimer le suint de sanglier

Car leur amant dégage un fumet de gibier.

Priape, Éros, Bacchus, protecteurs de Gaby,

Bénissent les amours cachés dans son gourbi.

Ses conquêtes, souvent, mangeront du lapin

Lorsque leur étalon part avec ses copains...

Le lapin, il est vrai, est sa spécialité,

Tant dans la casserole que contre ses beautés.

Souvent le Grand Gaby, quand vient le crépuscule,

Part hanter la garrigue où la chouette hulule.

Silencieusement, tous les sens aux aguets,

Il s'en va, dans la nuit, pour tendre ses arqués (1) :

De puissants pièges ronds, tendus par un ressort,

Pour les lapins de champs, synonymes de mort...

Quant l'aube aux doigts de roses éveille la nature

Gaby est déjà là pour prendre ses captures.

Les gardes le connaissent, tous veulent le coincer,

Mais le Grand, plus malin que la maréchaussée,

A toujours évité les rencontres néfastes

Tant, de son territoire, sa connaissance est vaste.

- Oh ! Victor, ton Gaby, c'est un bel oiseau rare !

Mais ses lapins de champs, comment il les prépare ?

- Espuillés (2), étripés, coupés en huit morceaux,

Un lapin de garenne chaque deux commensaux,

Tu frottes du thym sec de la dernière estive,

Tu arroses le tout de bonne huile d'olive,

Sel, poivre du moulin et quelques aromates

Et tu fais reposer cela dans une jatte.

Dans ta sartan (3), fond du petit-salé en dés

Dans un peu de saindoux, quantité limitée.

Quand c'est cuit, mets de l'ail, trois oignons émincés

Trois tomates pelées, soigneusement pressées,

Fais réduire à feu vif sans cesser de tourner,

Rajoutes ton lapin à peine fariné,

Fais prendre la couleur en remuant l'ensemble,

Trois verres de vin blanc ou plus si bon te semble,

Plus un morceau de sucre dans quelques verres d'eau.

Encore que la flotte ne sois pas mon credo. . .

Fais cuire sans couvrir, vivement, demi-heure.

Le Gaby l'accompagne par des pâtes au beurre.

Parmi les invités de ces repas de maître,

Le Grand convie parfois.. .notre garde-champêtre!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 


diane chasseresse shaw2.jpg

 

 


Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 3 lapins de champs (de garenne), - 2 verres d'huile d'olive, - thym sec émietté, - sarriette, - laurier, - sel, - poivre du moulin, ­2 noix de saindoux, - 2 hectos de petit-salé, - 6 gousses d'ail pelé et écrasé, - 3 oignons finement émincés, - 3 tomates pelées, mondées, épépi­nées, - 1 cuillerée à soupe de farine, - 3 grands verres de vin blanc, - 1 morceau de sucre, - 3 verres d'eau, - 1 kilo de pâtes.

 

Les vins conseillés:

Tous les vins rosés bien frais: Côtes-du-Rhône, Tricastin, Ventoux, Lu­beron, Costières de Nîmes, Coteaux du Languedoc, Côtes de Provence, Coteaux varois.

 

Arqués: pièges demi-circulaires à ressort central.

(2) Espuillé : écorché.

(3) Sartan : poêle.

 

In: "Le bonheur est dans l'assiette et dans les ver(re)s" - Jean-Victor Joubert


*****************************************************

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !


 

23/05/2010

Ouiquinde érotico-gastronomique avec Fanny


 

Fanny4.jpg


 

La brandade de Serge et Wladimir



La Fanny est serveuse au café des Platanes

Elle a de ces rondeurs que les dévots condamnent

Mais que les jouisseurs lorgnent avec désir

Tant elles sont promesses de joies et de plaisir.


Elle ondule parmi les joueurs de pétanque,

Ces acteurs naturels, ces presque saltimbanques,

Perturbe les tireurs, énerve les pointeurs,

Prive de leurs moyens ces superbes menteurs.


Sous l'effet ravageur de ses hanches qui roulent

Tous restent bouche bée et en perdent la boule

Parmi les équipiers, voilà la zizanie :


On s'insulte, on se crie, pour un point on s'encagne

On joue contre son camp, on joue à Qui-perd-gagne

Tous rêvent du Zéro... et de baiser Fanny !


Fanny2.jpg

 

- Victor ! Tes pétanqueurs qui rêvent d'embrassades

En matant les rondeurs de la belle Fanny,

Ils devraient s'entraîner à faire la brandade,

Ça calmerait un peu leur érotomanie !

Voici comment la font, pour leur table éponyme

Serge et Wladimir, restaurateurs à Nîmes.

Pour réussir ton plat, éloigne les intrus,

Une nuit, à l'eau fraîche, dessale ta morue,

En six coups de hachoir frappés sur une planche,

Sans enlever la peau, en portions tu la tranches.

Tu la mets, à l'eau froide, dans un large faitout

Que tu lèves du feu quand le liquide bout,

Et tu laisses tremper dix minutes environ,

Le temps de te verser quelques petits canons.

Puis égoutte, essore, et lève les arêtes,

Dans une casserole, mets ta morue défaite,

Dès lors, tu vas chauffer l'ensemble au bain-marie.

A la cuillère en bois, à tour de bras, manie,

Ecrase la morue d'une main combative

En ajoutant du lait et de l'huile d'olive,

L'un et l'autre, tiédis, de façon mesurée

Pour obtenir enfin une lisse purée.

Cette crème doit être onctueuse et épaisse

Pour cela, il te faut branler fort, sans faiblesse.

Lorsque tu en es là, prends le temps de souffler,

Décontracte ton bras, laisse-le dégonfler,

Verse-toi volontiers un vin blanc des Costières

Et va faire un câlin avec la cuisinière.

Reprends ton appareil, oublie la rigolade

Si tu veux, comme un chef, réussir ta brandade.

Il faut la parfumer, la monter en saveur.

Elle doit embaumer pour chavirer les cœurs.

Ecrase, au mortier, une gousse d'ail blanc,

Râpe un peu de muscade - excellent stimulant ! -

Un zeste de citron que finement tu haches,

Un peu de poivre blanc, un soupçon de pistache,

Du sel si nécessaire, mais reste circonspect,

Enfin, lorsque tu sers, une truffe râpée.

Ce plat emblématique de Nîmes-la-Romaine

Incitera Fanny, à la dernière mène,

À laisser les vainqueurs autant que les vaincus,

Selon la tradition, lui embrasser le cul !

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l'amour !



Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 1 grosse morue sèche, - 1 demi litre de lait tiède, - 1 demi litre d'huile d'olive tiède, - 3 gousses d'ail de belle taille, - 1 zeste de citron, - 1 cuillerée à dessert de poivre blanc, - 1 peu de muscade râpée, - 2 graines de pistache, - 1 truffe (accessoire), - beaucoup de vigueur dans le bras (indispensable !)


Les vins conseillés:

Profitez de ce plat gardois pour apprécier les vins rouges des Costières-de-Nîmes mais aussi les blancs vifs de la vallée du Rhône: blancs tranquilles de Saint-Péray, vins tranquilles du Diois, Saint-Gervais, Uchaux, Bollène, Mondragon, Piolenc, Sarrians, Bagnols-sur-Cèze, Codolet, Laudun, Saint-Just-d'Ar­dèche, Saint-Marcel-d'Ardèche, Villeneuve-Pujaut, Ventoux, Luberon.

En vins du Languedoc: Quatourze, La Méjanelle, Picpoul-de-Pinet. En vins de Provence: Palette, Seillons-source-d'Argens, Brue-Auriac, Châteauvert.

Vous pouvez aussi accompagner ce plat avec bonheur par des vins primeurs: Rochegude, Sainte-Cécile-les-Vignes, Sabran, Codolet, Rochefort, Lirac, Laudun.

 

quel-cul.jpg