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26/07/2010

Je reviens des bois, avec une première bonne cueillette !

 

villesoule cèpes 004.JPG

Je reviens des bois, avec une première bonne cueillette !

 

Voici venu le temps où sur les hautes terres

Du Ventoux, de Provence, d'Ardèche ou de Lozère

Dans les sombres forêts que cerfs et daims recèpent

Surgit, mystérieux, Sa Majesté le Cèpe.

Mais pour le découvrir, sous sapins et fougères

Il faut expérience, œil vif et main légère.

Tôt levé le matin, dans la sylve mouillée

Le bâton d'une main, dans l'autre le panier,

Il faut marcher, ramper, jouer au sanglier,

Pour atteindre ce lieu secret et singulier:

Sa "bouletière" cachée même à ses familiers!

Le cèpe, s'il est là, tu le sais par le nez,

Son parfum délicat te le fait deviner.

Avance à quatre pattes dans les épais fourrés

Respire à petits coups, tout comme un chien d'arrêt,

Cherche sous les plus basses branches des sapins

Et si tu trouves un cèpe, cherche aussi ses copains:

Il est rarement seul le Prince des forêts.

Il te faut le couper et non le déterrer,

En respectant ainsi le cèpe et son domaine

Tu t'y retrouveras à la saison prochaine.

Range bien sur des feuilles, dans un large panier,

Ce dont tu as besoin, pour ne pas gaspiller.

Boletus Eludis procure trois plaisirs:

Le plus primordial, c'est bien de le cueillir,

Puis le plus cérébral, c'est de le cuisiner,

Enfin le plus charnel, c'est de le déguster.

 

 

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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

 

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Appel du 14 juillet pour

UNE JUSTICE INDEPENDANTE

 

24/07/2010

M'ame Michu et M'ame Chazotte : Bétancourt et Bettencourt, deux bêtes en cour...

vamps.jpg

 

- Tout de même, M'ame Chazotte, avec ce qu'elle gagne - 34 millions par mois à c'que j'ai cru entendre dire - cette M'ame Bettencourt, je trouve que c'est pas bien de demander en plus  6 millions à l'état colombien qui l'a libérée... C'est pas joli ça ! C'est pas joli !

- Ben j'crois que vous faites erreur sur la marchandise ma brave M'ame Michu. V'z'avez les boyaux de la tête qui semblent un peu constipés. C'est pas la même pintade, mais c'est la même mentalité, le nom qui veux ça sûrement. La celle des pintades qui gagne par jour autant que vous en cent ans de retraite, c'est la Bettencourt, avec un « e » et deux « t ». Et la celle qui prétend taxer de 6 millions et demi de dollars ou d'euros, ch'sais plus, l'état colombien, c'est la Bétancourt, avec un seul « t » et un « a ». L'une vous escroque lorsque vous acheter des trompe-couillons de l'Oréal, l'autre prétend escroquer non seulement l'état colombien mais aussi NOUS, pour avoir passé quelques années en villégiature dans la jungle, avec le statut reconnu et somme toute fort rémunérateur « d'otage ».

- Ah bon ! C'est pas la même ? J'aime mieux ça. Mais alors, celle qui nous a fait pleurer et que le mari de M'ame Carla a fait libérer, c'est celle avec un seul « t » et un « a » ?

Sarko Ingrid Bétancourt.jpg- Voilà. V'z'avez compris. Mais avec un  « t » comme « tordue » et un « a » comme « avide » ! Gonflée la mère ! Elle trimbale son cul dans une zone de guerre, elle se fait enlever par des mecs pas d'accord avec le gouvernement de Colombie, elle reste quelques années en vacances - forcée, c'est vrai - dans la jungle à cause de ses conneries, des troufions risquent leur peau pour la libérer et en plus...elle prétend racketter ses sauveteurs ! Je me disais aussi : on ne peut pas être amie avec Sarko et ne pas avoir le cul bréneux.

- Ben ça alors ! Mais pourquoi vous dites qu'elle veut aussi nous escroquer nous ?

- Parce que la dame Bétancourt Ingrid a aussi la nationalité française. Or il existe chez nous un  fonds de garantie des victimes d'actes terroristes et d'infractions pénales qui indemnise les Français et les étrangers victimes d'actes terroristes ou de prises d'otages sur le territoire national et les Français agressés dans de mêmes conditions à l'étranger. La demande est généralement présentée par le Quai d'Orsay. Dans le cas de l'ancienne otage, selon des sources concordantes, son affaire aurait été suivie avec attention par l'Elysée. « On nous a clairement dit qu'il s'agissait d'un dossier signalé et qu'il n'était en aucun envisageable de le rejeter », confie sous le sceau du secret l'un des administrateurs. On reconnait la patte de Sarko. Pourtant les règles d'indemnisation sont très strictes. Les personnes qui s'exposent à un danger alors qu'elles ont été prévenues ne peuvent obtenir réparation. Ce qui était clairement le cas pour Bétancourt Ingrid. Cette citoyenne aurait refusé une proposition d'indemnisation de 450.000 euros pour le préjudice subi pendant ses six ans de captivité en jungle, la trouvant insuffisante !

- Ben ça alors ! Ben ça alors ! Ça fait pourtant beaucoup de sous, non ?

- Plutôt ouais ! 450.000 euros pour 6 ans de vacances vertes, donc pour 72 mois, ça fait 6.250 euros par mois, soit 210 euros par jour ! Ohé ! les smicards ! Saluez l'exploit ! Mais ce n'est pas tout. Vous vous rappelez le ramdam que le Sarko et sa bande nous ont fait lors de la venue en France de la célèbre « libérée » ?

- Oh Oui ! Même que M'ame Carla était bien habillée pour la recevoir.

- Mouais... Cette fantaisie uniquement destinée à faire mousser notre grand Libertador a coûté un paquet de thunes aux contribuables français, à vous comme à moi M'ame Michu. On ne sait pas qui a payé son luxueux séjour dans un palace parisien après sa libération (mais on se doute que le Trésor public a été mis à contribution). Mais on a appris, en mars 2009, que l'ancienne otage avait coûté 73.238 euros - hors salaires - en protection !

- Ben ça alors !

- Enfin, parait tout de même que la Bétancourt Ingrid aurait finalement renoncé à demander du pognon à l'Etat français !

Bettencourt Liliane.jpg- Ah ! Ben, elle a qu'à demander à la M'ame qui s'appelle comme elle, enfin presque, et qui est si généreuse avec le mari de Carla, avec le mari de M'ame Woerth, avec son photographe, avec tous ceux qui y demandent des sous gentiment.

- Mouais... Demandez-lui en donc vous ! Elle en donne la Bettencourt Liliane a ceux qui peuvent l'aider dans ses magouilles fiscales.

23/07/2010

Sarko - roi des descendeurs de côte - sur le Tour.

sarko cycliste.jpg

Il était pas superbe, hier après-midi, notre uhème-pets-daleur de charme, tandis que le ciel pissait, que les séringuas fleurissaient, que les seringués passaient, que les bœufs beuglaient, que les allez-poupou allez-poupoutaient, que les pédaleurs pédalaient tout leur saoul sur les pentes du Tourmalet. Il pensait nous jouer un tour malin.

Il était pas chouquart notre Microlax 1er avec son petit costume de premier communiant, félicitant les espanches pour leurs performances sportives, connivençant avec son pote le Texan, grand ami, comme lui, de Bush. On ne l'a pourtant pas vu allez toucher les pognes dans la foule. Crainte de bronca ? Manque d'entrainement ? Tiens, savourez ce que le grand Maître Frédéric Dard - notre San-Antonio national - disait des « sauveurs » de la France. Et encore, il écrivait cela à l'époque du grand Charles ! Que n'aurait-il pas écrit à notre époque du Nono-Charlot :

« Ils subissent un terrible entraînement les apprentis sauveurs. Ils sont capables de préparer une valise en quarante secondes pour aller se sauver a l'étranger si besoin est. Ils citationnent pour les déclarations d'urgence. Ils s'exercent a garder les bras levés pen­dant des heures (des dames pas trop nesses les ali­mentent et leur font faire pipi) ; ils cultivent leur dic­tion ; ils s'entraînent à crier Vive dans toutes les lan­gues; ils sont capables de parler d'eux-mêmes a la troisième personne (c'est ce qu'il y a de plus dur, paraît) ; avec des sparring-partners ; ils font des heu­res de poignées de main; on les force à embrasser fougueusement des petites filles scrofuleuses, a apprendre les noms de famine des diplomates indous, a chanter la Marseillaise sans faire de fausses notes, a promettre ce qu'ils ne peuvent tenir, a donner ce qu'ils ne possèdent pas, a menacer les plus forts, a brouiller les plus faibles, a se maquiller, a farder la vérité, à nier l'évidence, à glorifier les échos, a mystifier les maths, à mater, à colmater, à longs z'enfants de l'apatride, à tout dire ; a tout faire, à gracier, a disgracier, a... atchoum ! »

Salut à toi Freddo le grand ! Buvons un gorgeon de Juliénas à ta mémoire ! Laissons notre Pédaleur pédaler chez sa belle-doche, au Cap-Homme-de-Couleur.

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Merci à Kiro, merci à Mihkia

22/07/2010

Sarko ! Des sous...Mais pour les gens aisés bien sûr !

Mon pote Bernard m'envoie ce texte, probablement issu du Canard le plus perspicace de France. J'ai déjà eu l'occasion de faire un billet la dessus, au moment où cette sarkonnerie n'était encore qu'à l'état de projet. Ben, maintenant, c'est du bon, du vrai pognon refilé à la pelle aux expatriés qui...sont généralement des gens sans beaucoup de problèmes financiers et qui votent pour le Généreux de Neuilly:

« Lorsqu'on sait que le petit Louis (dernier de Sarkozy) est scolarisé depuis septembre à Dubaï, l'article s'éclaire d'un jour nouveau !


C'est intéressant.


Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs, Sarkozy veut imposer une réforme géniale: il a décidé d'offrir aux expatriés la gratuité des écoles et lycées français de l'étranger.


Un cadeau sympa, non ? Sauf qu'il va surtout profiter aux plus aisés, et que l'addition, pour l'Etat, s'annonce carabinée.

Ces écoles, très cotées, étaient jusqu'à présent payantes.


Certains lycées sont des établissements publics, d'autres, privés sous contrat.


En tout 160.000 élèves y sont scolarisés, dont 80.000 français.


Sous la tutelle du Quai d'Orsay, chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des sommets: 5 500 € l'année à Tokyo, 6 500 € à Londres, 15 000 € à New York et 17 000 €, le record, à San Francisco.


Au diable l'avarice! Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en place.


A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 € par an - pas vraiment le SMIC - pour décrocher 4 500 € d'aide.


Environ un quart des élèves français bénéficient d'une bourse.


Mais pour Sarko, ce n'était pas assez.


Depuis l'an dernier et à la demande expresse de l'Elysée, l'Etat prend en charge l'intégralité des frais de scolarité des élèves français de terminale... Quels que soient les revenus des parents. Plus besoin de bourse !


A la rentrée de septembre, ce sera le tour des premières, puis des secondes l'an prochain, et ainsi de suite. " J'aurais pu commencer la gratuité par la maternelle, a expliqué Sarko, le 20 juin dernier, devant la communauté française d'Athènes, mais j'ai voulu commencer par l'année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français.


Encore merci !


Mais générosité pour qui ? A Londres, l'une des familles concernées par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d'euros de revenus annuels. Et deux autres gagnent plus d'un million.


Jusqu'alors, une partie du financement était assurée par des grandes entreprises françaises désireuses d'attirer leurs cadres vers l'étranger. Ces boîtes, comme Darty ou Auchan, rentrent déjà leur chéquier : pourquoi payer les frais de leurs expat' si l'Etat régale ?


Un coût qui fait boum au Quai d'Orsay, l'Agence française de l'enseignement à l'étranger a simulé le coût de cette plaisanterie mais s'est bien gardé d'en publier le résultat. Lequel est tout de même tombé dans les palmes du "Canard".


D'ici dix ans, appliquée du lycée jusqu'au CP (sans parler de la maternelle), la gratuité coûterait à l'Etat la bagatelle de 713 millions d'€ par an ! Intenable !


La vraie priorité, c'est l'ouverture de nouveaux établissements, pas la gratuité.


Mais pourquoi Nicolas Sarkozy s'est lancé là-dedans ?


Peut-être parce qu'il se sent personnellement concerné par la question: après avoir été annoncé à New York puis à Londres, petit Louis est finalement inscrit au lycée français de Doha... Et il va falloir payer !


Auditionné par le Sénat à la fin juin, Bernard Kouchner n'a pas nié ces menus "inconvénients". Son cabinet songe d'ailleurs à couper la poire en deux: une gratuité partielle... mais toujours sans conditions de revenus. Sauf que, pour le moment, Sarko n'en veut pas.


"Je tiens beaucoup à la gratuité", s'entête-t-il à chaque déclaration à l'étranger. Sans prendre le temps de préciser comment sera financée cette très généreuse gratuité !


Eh oui, les caisses de l'Etat ne sont pas vides pour tout le monde... »

Gaspiller des palanquées de pognon pour, comme d'hab, engraisser les nantis alors que cet argent serait bien mieux utilisé en soutenant un peu mieux ces formidables outils de rayonnement de la langue et de la culture françaises que sont les Alliances Françaises... C'est comme ça en Sarkozie !

Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

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quandtoutvamaloq4.jpg

21/07/2010

Au Bistro de la Toile : Boudouda Karim, accidenté du travail.

 - Il est tout de même étonnant qu'un simple accident du travail déclenche des émeutes, pousse des compagnons de travail de la victime à tirer sur les bourres et à foutre un quartier à feu et à sang...

 

- Accident du travail ? Où ? Quoi ? Qui ?

 

- Eh ben ! Le dénommé Boudouda Karim, braqueur récidiviste de son état, preneur d'otages, manieur expérimenté d'armes de guerre a été tué par un flic suite au braquage avec armes d'un établissement commercial. Pour lui, ce n'est qu'un accident du travail ! En choisissant cette « profession », le type savait bien qu'un jour ou l'autre il se trouverait confronté à la situation qui lui a coûté la vie. C'est comme un couvreur qui sait bien qu'un jour il risque de tomber d'un toit, ou un bûcheron qui intègre qu'un jour un arbre peut l'écrabouiller. Ce sont les risques du métier. Ce qui n'est pas normal, c'est que cet accident du travail déclenche une émeute. Ça veut dire que la trentaine ou la quarantaine de types cagoulés qui ont flingués les archers et foutu le feu à des dizaines de bagnoles sont les complices du braqueur Boudouda Karim. Ça veut dire aussi que l'ensemble de la population de ce quartier de La Villeneuve se fait le complice passif de ces crapules, soit parce que ce sont leurs enfants, soit parce qu'ils sont terrorisés par les agissements brutaux de ces quelques dizaines de crapules qui les prennent réellement en otages pour couvrir leur agissements criminels : braquages, trafics de drogue essentiellement. Ça veut dire que ces quartiers sont des zones de non-droit, ou plutôt régit par le droit imposé par la terreur par ces voyous. On peut faire un parallèle avec d'autres zones de non-droit : celles situés à l'autre extrémité de l'échelle sociale, je veux parler de Neuilly et autres enclaves de magouilles de haute volée où quelques caïds locaux - politiciens véreux (pléonasme Victor ! Pléonasme !), grands patrons voyous (pléonasme Victor ! Pléonasme !), riches familles d'héritiers et tout un petit monde de sarko-trafiquants que l'on retrouve dans la bande du Fouquet's entre autre,  qui conchient les lois de la république et les détournent à leur seul profit.

 

- Bien vu Victor. Mais quoi faire ?

 

- Concernant les voyous de « la France d'en bas », ils se mettent en rébellion ouverte et armée avec la république. Ils sont donc des ennemis de cette république. Que fait-on avec des ennemis dangereux ? On doit les éliminer comme des nuisibles.

 

- Autrement dit Victor, on décrète l'état d'urgence voire l'état de siège sur des espaces géographiques précis, on met une compagnie - ça suffira ! - de légionnaires avec ordre de tirer à la moindre provocation et on prépare trente ou quarante cercueils.

 

- Pourquoi pas... Mais il faut aussi s'attaquer à la base de ce qui pourrit ces quartiers dit « sensibles » : le chômage endémique trois ou quatre fois supérieur à la moyenne nationale et le trafic de drogue, essentiellement de hasch. Le chômage baissera lorsque des activités normales pourront s'y développer dans des conditions de sécurité normales. Cette sécurité dépend de l'élimination des connards de caïds de pissotière que sont les « dealers » de chichon.

 

- Mouais... En comment tu fais ?

 

- En légalisant l'utilisation, la vente et la culture du canabis. Tu coupes ainsi l'herbe - c'est le cas de le dire ! - sous les pieds des trafiquants !

  - Tu crois que ça passera ça ?

 

 - Pourquoi pas. Le tabac et l'alcool, autres drogues bien plus dangereuses que le hasch - c'est un ancien des « chemins de Katmandou » qui te le dit ! - sont légalisées, contrôlées par l'Etat auquel elles rapportent du pognon...

 

- Tiens ! Bois un coup de rouquin, ça ,rapporte un peu à l'Etat !

 

- A la nôtre !

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Non, tout n'est pas à jetter chez les Bettencourt:

découvrez donc Pierre Bettencourt !

 

19/07/2010

Pièges de vacances: LES FAUX PRODUITS DE TERROIR


dupont et dupond.jpgVous êtes en vacances. Ah! Qu'ils sont attirants ces beaux produits offerts à profusion sur tous les marchés de France ! Mouais... Meffi !

Les champignons de Paris. De Paris, ils n'ont que le nom. Pire: 88% d'entre eux viennent de l'étranger, les rayons des supermarchés regorgeant le plus souvent de champignons issus des États-Unis, de la Chine ou des Pays-Bas, les trois principaux pays producteurs. En France, s'ils ont pendant longtemps été élevés dans la capitale, les fameux champignons ne poussent désormais plus qu'à Saumur. La ville dans le Maine-et-Loire regroupe 70% de la  production nationale.(mais 12 % seulement du global consommé)

La charcuterie corse. Elle est présentée comme un des plus purs produits du terroir français. Et pourtant la charcuterie corse ne dispose d'aucune « Appellation d'origine contrôlée ». Le consommateur ne trouvera donc sur les rayons des supermarchés du continent que des produits dont les matières premières proviennent d'ailleurs à plus de 90 %. Ainsi, par exemple, malgré les têtes de Maure et les mentions « produit de l'ile de Beauté » sur les étiquettes, le saucisson d'âne est importé d'Argentine et les jambons sont pour la plupart composés de carcasses issues de Chine.

Le jambon d'Aoste. Voilà une des plus belles et des plus juteuses escroquerie « marketing » ! C'est l'un des jambons les plus consommés de France, mais ce dernier n'a rien à voir avec la charcuterie de la ville italienne d'Aoste. Ce produit est en fait fabriqué en France , dans une commune du même nom mais située en... Isère.   Le subterfuge a fonctionné pendant des années puisque la marque déposée « Jambon d'Aoste » a été la propriété du groupe Aoste (Cochonou/Justin Bridou), leader français de la charcuterie. Il aura fallu que la Commission européenne interdise récemment (2008) l'utilisation de cette appellation qui prête à confusion pour que l'ambiguïté cesse. La marque a depuis été renommée « Jambon Aoste » et plus « Jambon d'Aoste ».

L'A.O.C de Bretagne. Présentée comme de purs produits du terroir français, les charcuteries de Bretagne disposent d'une  « Appellation d'origine contrôlée » qui n'oblige les fabricants qu'à une seule chose: posséder au moins un lieu d'emballage ou de transformation en Bretagne. Le consommateur  trouvera donc sur les rayons des supermarchés des produits dont 82 % des matières premières proviennent du monde entier. Ainsi, les carcasses de porcs, souvent  issues de Chine, de Hollande ou de Pologne, le sel dit de Guérande, importé d'Argentine et du Vietnam, et les boyaux d'andouille importés pour la plupart de Corée. L'andouille dite de Vire, et autres charcuteries « De Bretagne »,  rejoignent ainsi la mythologie des produits bretons, comme le beurre et la pâtisserie, dont 73% proviennent de la communauté Européenne et d'Asie.

La moutarde de Dijon. Pour faire de la moutarde de Dijon, il faut du vinaigre, de l'eau, du sel et des graines du... Canada! Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la moutarde utilisée dans la préparation de la fameuse pâte ne vient pas de la région de Dijon. Une explication à cette bizarrerie : à la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec la mise en place de la Politique agricole commune, les agriculteurs se sont désintéressés de la moutarde, qui ne leur permettait pas de recevoir les subsides de l'Union européenne. Résultat : 90% de la production utilisée pour la moutarde de Dijon provient maintenant du Canada.

Le couteau Laguiole. L'abeille, la lame fine légèrement relevée, la croix sur le manche... Beaucoup croient que ces symboles apposés sur les couteaux de Laguiole sont des signes d'authenticité. Erreur ! Malgré leur charme et leur beauté, elles n'attestent ni de l'origine du couteau ni de sa qualité de fabrication. Parce que la marque du plus célèbre des couteaux français n'a jamais été déposée, Laguiole est depuis plus d'un siècle l'objet de contrefaçons en France et à l'étranger, 80% proviennent de Chine et du Pakistan. Résultat : moins de 10% des Laguioles sont fabriqués dans le bourg aveyronnais !

Le savon de Marseille. Avec le pastis et la lavande, c'est l'autre symbole de la Provence. Seul hic, les savons estampillés « savon de Marseille » ne sont pas fabriqués dans le Sud-est. Car si les savonniers marseillais ont inventé le procédé de fabrication au Moyen-âge l'appellation n'est pas protégée. Résultat : les plus gros fabricants sont aujourd'hui les Chinois et les Turcs ! Et les huiles végétales utilisées pour la fabrication du savon, notamment l'huile de palme, proviennent de l'étranger, les savons passant à Marseille uniquement pour être parfumés et emballés.

Le melon charentais. C'est l'emblème du melon français. Jaune ou vert, le melon charentais fait la fierté des producteurs de la région de Cognac où les sols argilo-calcaires sont parfaitement adaptés à sa culture. Mais contrairement à son cousin de Cavaillon, le melon de Charente ne possède pas d'AOC. Résultat : 80 % des melons charentais que l'on trouve sur les étals ne viennent pas de Cognac mais d'Espagne, du Maroc des Caraïbes, de Chine et du Sénégal...

Le camembert. Emblème de la gastronomie française, le camembert de Normandie est de loin le fromage le plus copié dans les rayons des supermarchés. Une explication à ce phénomène : tombé dans le domaine public, le nom « camembert » peut-être utilisé par n'importe quel producteur de n'importe quel pays. Et malgré une AOC « Camembert de Normandie », qui existe depuis 1983, de nombreux fabricants utilisent le terme très proche de « Camembert fabriqué en Normandie ». Les différences : du lait pasteurisé au lieu du lait cru, un affinage raccourci et une fabrication qui n'est soumise à aucune règle. Ils sont présentés comme les fleurons du terroir, mais quand on y regarde de plus près on découvre que leur appellation est douteuse. Matières premières importées de l'étranger, (30 %du lait vient de Chine, 50 % de toute l'Europe). Étiquetage souvent mensonger, additifs non précisés, fabrication hors des limites de la région ou seuls existent de vagues bureaux de courtiers. Dans les rayons des hyper et super, il faut vraiment les chercher : les vrais Camenbert ont l'estamplilles « Appelation d'Origine Contrôlée » et sont spécifiés « au lait cru ».

L'huile d'olive. Rare et chère, l'huile d'olive française est certainement le produit qui compte le plus d'étiquetages frauduleux. En 2006, seulement 56% des échantillons analysés étaient « conformes » à la réglementation, certaines bouteilles contenant jusqu'à 50% d'huile de tournesol ou présentant une fausse indication d'origine ou de variété d'olive. Le symbole de la cuisine méditerranéenne ne comptant que 7 appellations d'origine protégée et une AOC « Huile de Provence », de nombreux producteurs jouent en effet sur la confusion en ajoutant sur les étiquettes des paysages évoquant le Sud ou des origines non-reconnues comme « huile de Provence-Côte d'azur ». Sans parler de l'une des fraudes les plus courantes qui consiste à remplacer l'huile d'olive par l'huile de grignons d'olive, un résidu de la pâte d'olives difficile à détecter pour le simple amateur. Bonne journée quand même. De plus, la circulation des fruits étant totalement libre en Europe, des camions entiers d'olives espagnoles ou italiennes arrivent - de préférence de nuit ! - dans les moulins à huile provençaux et languedociens...pour faire de la bonne huile « de chez nous » !

(source : Ministère de l'agriculture)

18/07/2010

Gastronomie estivale:

soupe pistou pour blogs.jpg

La soupe au pistou

Comment peut-on servir, les soirs de canicule

Une soupe brûlante sans être ridicule?

Et pourtant, en Provence, terre où l'on ose tout,

Il en existe une: c'est la soupe au pistou.

Nous l'avons héritée de nos amis niçois,

Eux-mêmes la tenant de nos cousins génois.

C'est vrai que de chez nous, l'Italie est bien proche,

Le cœur, les chants, le goût, presque tout nous rapproche.

"Pistar", c'est "écraser" en langue provençale.

Et le fameux "pistou" dont chacun se régale

C'est l'ail, le basilic, le fromage mêlés

Dans le mortier de marbre, et simplement pilés.

Le basilic, chez nous, ce n'est pas le "pistou"

Mais c'est" lou balicot ". Voilà. Un point, c'est tout!

- Oh ! Doucement, Victor! Tu as les arcanettes ? (1)

Respire, bois un coup et dis-moi ta recette!

- Tu as raison, petit, fais péter le bouchon!

Pour une bonne soupe, il te faut du cochon.

Une couenne, un pied, un petit jambonneau

Que tu vas nettoyer et que tu mets en eau

Froide dans un faitout, puis que tu fais bouillir.

Tu laisses demi-heure et souvent tu écumes.

Pendant que ça cuira, épluches tes légumes:

Des haricots blancs, verts, rouges. Et sans mollir.

Quatre grosses courgettes, quatre belles tomates

Mondées, épépinées, et cinq ou six patates.

Dans ta viande qui bout, met tes légumes entiers,

Sale et fais cuire une heure. Prépare ton mortier.

Du sel, dix gousses d'ail, deux pieds de basilic,

Qu' avecque ton pilon, cet emblème phallique,

Tu écrases en pommade. En tournant vivement

Verse l'huile d'olive, et ne soit pas feignant.

Rajoute trois tomates pelées, mondées, hachées,

Enfin du parmesan ou de l'edam rapé.

Vérifie si la viande est correctement cuite,

Et rectifie le goût. Écoute bien la suite:

Avec une écumoire, sort patates, courgettes

Que tu vas écraser avec une fourchette.

Elle te serviront de liant pour ta soupe.

Enfin tu mets les pâtes. Pour pas que tu les loupes

Tu les tastes souvent et tu les cuis" al dente".

Quand c'est prêt, hors du feu, dans l' oulo qui chuinte,

Introduit ton pistou en mélange homogène

Directement à table, comme l'on fait à Gênes.

Respire ce parfum d'ail et de balicot,

Qui transcende cochon, tomates, haricots!

Cette soupe est un plat complet à elle seule,

Qui ravit les gourmets et les plus fines gueules.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour la soupe: - 1 couenne, - 1 pied, - 1 jambonneau de cochon, - 150 g de haricots blancs secs, - 100 g de haricots rouge (ces haricots seront mis à tremper une nuit), - 500 g de haricots verts frais, - 4 ou 5 belles courget­tes non pelées, - 4 ou 5 tomates (saint-pierre si vous en trouvez), - 5 ou 6 pommes de terre, - 500 g de pâtes genre petits macaronis, - 3 litres d'eau, - 2 cuillerées de gros sel de Camargue.

Pour le "pistou" : - 2 pieds de basilic à grandes feuilles, - 10 gousses d'ail, - 1 cuillère à café de sel fin, - 200 g de parmesan ou d'edam rapé (évitez le gruyère qui fait trop de fils), - 2 décilitres d'huile d'olive.

Les vins conseillés:

La soupe au pistou est un plat très parfumé qui se sert très chaud, en période estivale! Il faut donc l'accompagner d'un vin frais, léger, gou­leyant et, lui aussi, parfumé. Les vins rosés sont parfaits.

En Côtes-du-Rhône: rosés de Tavel, de Chusclan, de Travaillan, de Camaret, de Suze-la-Rousse, du Ventoux, du Luberon, des Costières-de-Nîmes, de Saint-Désirat, de Bouchet, de Nyons, de Bollène, de Roaix, de Saint­-Pantaléon-les-Vignes.

En Coteaux du Languedoc: rosés de Cabrières, de Faugères, des Corbiè­res.

En vins de Provence: les rosés de Pierrefeu, Brignoles, La Selle, Ollières, Saint-Zacharie, Tourves, Tavernes.

(1) Avoir les arcanettes: faire preuve d'une certaine irritation.

16/07/2010

Ne bronzons pas idiots: un peu de prospective...

 

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Nous sommes en 2015, (3ème année du second mandat présidentiel de ....).

L'esprit néfaste de 68 est enfin révolu. La France a repris goût au  travail. Grâce à la nouvelle loi de sécurité intérieure, le croisement des fichiers est enfin autorisé et permet, pour notre bien-être et notre  sécurité, l'affichage des informations en temps réel.

Illustration.

Voilà à quoi pourrait ressembler la commande d'une pizza en 2015.

- Standardiste : « Speed-Pizza, bonjour. »

- Client : Bonjour, je souhaite passer une commande s'il vous plaît.

- Standardiste : Oui, puis-je avoir votre NIN, Monsieur ?

- Client : Mon Numéro d'Identification National, oui, un instant, voila,   c'est le 6102049998-45-54610.

- Standardiste : Je me présente je suis Habiba Ben Said, merci Monsieur  Jacques Lavoie. Donc, nous allons actualiser votre fiche, votre adresse est bien le 174 avenue de Villiers à Carcassonne, et votre numéro de   téléphone le 04 68 69 69 69. Votre numéro de téléphone professionnel à la Société Durandest le 04 72 25 55 41 et votre numéro de téléphone mobile  le 06 06 05 05 01. C'est bien ça Monsieur Lavoie ?

- Client (timidement) : Oui !!

- Standardiste : Je vois que vous appelez d'un autre numéro qui  correspond au domicile de Mlle Isabelle Denoix, qui est votre assistante technique. Sachant qu'il est 23h30 et que vous êtes en RTT, nous ne  pourrons vous livrer au domicile de Mlle Denoix que si vous nous envoyez un XMS à partir de votre portable en précisant le code suivant  AZ25/JkPp+88.

- Client : Bon, je le fais, mais d'où sortez-vous toutes ces  Informations ?

- Standardiste : Nous sommes connectés au système croisé, Monsieur   Lavoie.

- Client (Soupir) : Ah bon !.... Je voudrais deux de vos pizzas spéciales mexicaines.

- Standardiste : Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, Monsieur  Lavoie.

- Client : Comment ça ???...

- Standardiste : Votre contrat d'assurance maladie vous interdit un  choix aussi dangereux pour votre santé, car selon votre dossier médical, vous souffrez d'hypertension et d'un niveau de cholestérol supérieur aux valeurs contractuelles. D'autre part, Mlle Denoix ayant été médicalement traitée il y a 3 mois pour hémorroïdes, le piment est fortement déconseillé. Si la commande est maintenue, la société qui l'assure risque d'appliquer une surprime.

- Client : Aie ! Qu'est-ce que vous me proposez alors ?...

- Standardiste : Vous pouvez essayer notre Pizza allégée au yaourt de  soja. Je suis sûre que vous l'adorerez.

- Client : Qu'est-ce qui vous fait croire que je vais aimer cette pizza ?

- Standardiste : Vous avez consulté les « Recettes gourmandes au soja » à  la bibliothèque de votre comité d'entreprise la semaine dernière, Monsieur Lavoie et Mlle Denoix a fait, avant hier, une recherche sur le  Net, en utilisant le moteur http://www.moogle.fr/ mots clefs « soja » et « alimentation ». D'où ma suggestion.

- Client : Bon d'accord. Donnez m'en deux, format familial.

- Standardiste : Vu que vous êtes actuellement traité par Dipronex et que Mlle Denoix prend depuis 2 mois du Ziprovac à la dose de 3 comprimés par jour et que la pizza contient, selon la législation, 150mg de  Phenylseptine par100g de pâte, il y a un risque mineur de nausées si vous consommez le modèle familial en moins de 7 minutes. La législation nous interdit donc de vous livrer. Par contre, j'ai le feu vert pour vous livrer immédiatement le modèle mini.

- Client : Bon, bon, ok, va pour le modèle mini. Je vous donne mon   numéro de carte de crédit.

- Standardiste : Je suis désolée Monsieur, mais je crains que vous ne  soyez obligé de payer en liquide. Votre solde de carte de crédit VISA dépasse la limite et vous avez laissé votre carte American Express sur votre lieu de travail. C'est ce qu'indique le « Credicard-Satellis-Tracer. »

- Client : J'irai chercher du liquide au distributeur avant que le  livreur n'arrive.

- Standardiste : Ça ne marchera pas non plus Monsieur Lavoie, vous avez dépassé votre plafond de retrait hebdomadaire.

- Client : Mais ? Ce n'est pas vos oignons ! Contentez-vous de m'envoyer  les pizzas ! J'aurai le liquide. Combien de temps ça va prendre ?

- Standardiste : Compte tenu des délais liés aux contrôles de qualité,  elles seront chez vous dans environ 45 minutes. Si vous êtes pressé, vous pouvez gagner 10 minutes en venant les chercher, mais transporter des pizzas en scooter est pour le moins acrobatique.

- Client : Comment diable pouvez-vous savoir que j'ai un scooter ?

- Standardiste : Votre Peugeot 408 est en réparation au garage de l'Avenir, par contre votre scooter est en bon état puisqu'il a passé le contrôle technique hier et qu'il est actuellement stationné devant le domicile de Mlle Denoix. Par ailleurs, j'attire votre attention sur les risques liés à votre taux d'alcoolémie. Vous avez, en effet réglé quatre cocktails « afroblack » au Tropicalbar il y a 45 minutes. En tenant compte de la composition de ce cocktail et de vos caractéristiques  morphologiques, ni vous ni Mlle Denoix n'êtes en état de conduire. Vous risquez donc un retrait de permis immédiat.

- Client : grrrr..@#%/$@&?#!...!!

- Standardiste : Je vous conseille de rester poli Monsieur Lavoie. Je vous informe que notre standard est doté d'un système anti-insulte en ligne qui se déclenchera à la deuxième série d'insultes. Je vous informe en outre que le dépôt de plainte est immédiat et automatisé. Or, je vous rappelle que vous avez déjà été condamné en juillet 2009 pour outrage à  agent.

- Client : (Sans voix)

- Standardiste : Autre chose Monsieur Lavoie ?

- Client : Non, rien. Ah si, n'oubliez pas le Coca gratuit avec les  pizzas, conformément à votre pub.

- Standardiste: Je suis désolée Monsieur Lavoie, mais notre démarche qualité nous interdit de proposer des sodas gratuits aux personnes en surpoids. Cependant, à titre de dédommagement, je peux vous consentir 15% de remise sur une adhésion flash au contrat « Jurishelp », le contrat de protection et d'assistance juridique de Speed assurance. Ce contrat  couvre, en particulier, les frais annexes liés au divorce. Il pourrait donc vous être utile, vu que vous êtes marié à Mme Claire Lavoie née Girard depuis le 15/02/2008 et vu votre présence tardive chez Mlle Denoix, ainsi que l'achat il y a une heure à la pharmacie du Canal d'une boite de 15 préservatifs et d'un flacon de lubrifiant à usage intime. A titre promotionnel, je vais faire joindre aux pizzas un bon de 5 EUR de  réduction pour vos prochains achats de préservatifs valable chez Speed-Parapharma. Toutefois, veuillez éviter les pratiques susceptibles d'irriter les hémorroïdes de Mlle Denoix, pour lesquelles Speed-Parapharma se décharge de toute responsabilité.

Bonsoir Monsieur et merci d'avoir fait appel à Speed-Pizza ».

PS : Toute ressemblance avec des personnes ayant existées ou existantes est une pure coïncidence. Ben voyons !

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Pour une
JUSTICE INDEPENDANTE

15/07/2010

On est pas là pour se faire engueuler... On est là pour voir le défilé...

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Pour une
JUSTICE INDEPENDANTE
Merci à Chimulus

14/07/2010

Debout ! Abattons les sarko-bastilles !

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Debout peuple français, debout peuple éternel

Ô peuple forgeron du droit universel

Peuple qui abattit les tours de la Bastille,

Peuple dont les idées de par le monde brillent,

Qui, lorsqu'il se fâchait, brisait sous son bâton

Le géant Robespierre et le titan Danton,

Oui, ce peuple invincible, oui, ce peuple superbe

Tremble aujourd'hui, pâlit, frissonne comme l'herbe,

Claque des dents, se cache et n'ose dire un mot

Devant Sarko, ce reître, ce lideur minimo !

Oui, nous voyons cela ! Nous tenant dans leurs serres,

Mangeant les millions en face des misères

Les deux Woerth, les Copé, êtres stupéfiants,

S'étalent ; on se tait. Nos maîtres ruffians

Pillent, volent, détournent l'argent de nos impôts

Facilitent l'exil fiscal de ces crapauds

Goinfrés sur la sueur de travailleurs dupés

Pour engraisser les tripes de l'Uhèmepet.

Disparaissez, faquins ! Retournez dans vos bauges,

Les rats vous fêteront et feront votre éloge.

Debout peuple français, debout peuple éternel

Ô peuple forgeron du droit universel

Prends le fusil, la hache, la fourche ou la faux

Affute enfin la Veuve et dresse l'échafaud !

Tremblez, tristes bouffons à la grasse bedaine,

Partez avant que ne se transforme en haine,

La puissante colère qui dans le peuple monte,

Partez quand il est temps car la révolte gronde.

Victor,

à la façon de Victor (le grand) Hugo

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13/07/2010

Sarko: "Parlez-moi de moi, y a que ça qui m'intéresse !

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Sarkozy

Nous voilà

Le gang des profiteurs de la France

En volant,

En trichant

Nous t'avons offert la Présidence

 

 

Le pognon

Qu'nous piquons

Comm'Johnny

On le planque en Suisse

Ces salauds

De prolos

N'écorneront pas nos bénéfices

 

 

Sarkozy

Nous voilà

Les fripouilles

Les rois de la magouilles

Nous somm' tous avec toi

Sarkozy

Sarkozy

Nous voilà.

 

 

12/07/2010

Au Bistro de la Toile : ce soir Vouvouz est là !

- Ah ! T'as vu Victor, le Woerth, il est totalement blanchi : il n'était absolument pas au courant des évasions fiscales de la Bettencourt. Donc il est blanc comme neige. C'est l'Inspection Générale des Finances qui le dit et qui l'écrit. Alors, y a plus qu'à y croire. De plus, si sa femme au Woerth - celle qui a fondé une écurie de course avec d'autres meufs de rupins - a travaillé dans le cabinet de « conseil » qui organise les magouilles bettencourtiennes, c'est un hasard. Ha-sard ! Et ceux qui disent le contraire sont des mauvaises langues.

- Eh ben voilà ! Tout va très bien madame la marquise... Tu deviens un bon Français politiquement correct Loulle. C'est comme ça qu'il faut penser en Sarkozie. T'as plus qu'à prendre ta carte de l'Union des Magouilleurs Pourris. Le rapport de l'IGF, commandé par Barrouin, le chiraquien bling-bling qui est allé à sa soupe, a été rédigé par Jean Bassères, qui est le chef du service de l'IGF, avec l'appui de trois autres inspecteurs des finances. Il a été bouclé en quelques jours. Le travail de l'IGF n'implique pas d'enquête sur le terrain, il se fait uniquement sur pièces, sur des documents écrits, répertoriés, archivés. Il devait répondre à deux questions :

1. «M. Eric Woerth, durant la période où il était ministre du budget a-t-il été informé de la situation fiscale et financière de Madame Bettencourt, de Messieurs Banier et de Maistre, ainsi que des sociétés Téthys et Clymène et est-il intervenu, pour demander, empêcher ou orienter un contrôle?»

2. «Les informations obtenues dans le cadre du contrôle fiscal de M. Banier, notamment de source judiciaire, étaient-elles de nature à conduire l'administration, avant les récentes révélations à l'origine de l'affaire, à déclencher un examen de la situation fiscale personnelle de Mme Bettencourt?»

Et les réponses, qui figurent en conclusion de ce mini rapport de 12 pages, hors ses annexes, sont claires comme de l'eau de roche:

1. «M. Eric Woerth, durant la période où il était ministre du budget n'est pas intervenu auprès des services placés sous son autorité pour demander, empêcher ou orienter une décision ou un contrôle portant sur Mme Bettencourt, MM Banier et de Maistre, ainsi que les sociétés Téthys et Clymène», les deux sociétés au travers desquelles Liliane Bettancourt gère son immense fortune.

2. «Les information obtenues dans le cadre du contrôle fiscal de M. Banier, notamment de source judiciaire, n'étaient pas de nature à conduire l'administration à déclencher un examen de la situation fiscale personnelle de Mme Bettencourt.». Allez ! Allez les clampins ! Circulez ! Y a rien à voir...

- Ah ! Bon, alors Victor ?

- Il est évident que le Woerth, vieux briscard de la magouille politicarde, s'il a influé sur la « tranquillité fiscale » de Bettencourt, n'a rien écrit ! Pas con le mec. Tout se passe sans traces bien sûr. Même pas par téléphone, mais par des « recommandations » entre quatre yeux aux décisionnaires que l'on chapeaute !

- Si on te suis Victor, ce rapport, sur lequel va s'appuyer Sarko ce soir dans l'Etrange Lucarne, est bidon ?

- Bidon, non. Mais l'IGF n'est pas un corps indépendant. C'est un service de contrôle, placé sous l'autorité directe du ministre de l'économie et du budget. Donc de l'exécutif, donc de Sarko ! Donc pas crédible pour un rond. C'est encore un enfumage de Vouvouz 1er.

- Vouvouz 1er ?

- Ben oui quoi : Quand Vouvouz est là, ça fait beaucoup de bruit et ça emmerde tout le monde !

Merci à Chimulus

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11/07/2010

Ouiquinde épicurien: les escargots et l'aligot

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Vanessa

 

La brune Vanessa chemine sur l'Aubrac.

Pressée par la nature, elle pose son sac

Et, discrète, s'épanche derrière une murette.

Soudain elle bondit en hurlant, la pauvrette...

Une vipère avait planté ses crocs pointus

Dans la partie charnue de son individu !

Foin de toute pudeur ! La malheureuse appelle,

Et je me précipite au secours de la belle.

Agenouillé près de ses trésors féminins,

Je mord, suce, aspire et crache le venin.

Pour sauver Vanessa, sans ménager ma peine,

Je presse à pleines mains la jolie lune pleine.

Pour me remercier de ce vaillant combat,

La belle offre à ma bouche son sourire d'en bas...

- Afin de rassurer ta charmante marcheuse

Qui, d'après tes écrits ne semblaient pas bêcheuse,

Tu aurais pu l'amener dans un buron d'Aubrac,

C'est ainsi qu'on appelle les sortes de barraques

En pierres de granit qui servent aux bouviers

De solides refuges ainsi que d'ateliers

Où ils mettent au point les somptueux fromages

Dont la réputation à traversé les âges :

Tommes de lait de vaches d'Aveyron et Lozère

De Laguiole, d'Aubrac et de la Fau de Peyre.

Elle aurait pu manger, avec toi, l'aligot,

Compagnon idéal d'un bon plat d'escargots.

Tu ramasses, en marchant, quelques gastéropodes

Si nombreux sur l'Aubrac après une pluie chaude.

Comptes-en deux douzaines pour chacun des mangeurs.

Surtout si tes convives ont l'appétit majeur.

au vinaigre et au sel tu les fait dégorger,

Pendant deux heures au moins puis rince les rejets

Et met-les à bouillir dedans un court-bouillon

Avec laurier, fenouil, sel, poivre, thym, oignons.

Deux heures après tu vas, à l'aide d'une aiguille,

Sortir tes escargots, chacun, de leur coquille,

Puis tu vas supprimer carrément les entrailles

C'est, au bout de la chair, une noire tripaille.

Pendant cette cuisson, tu prépares ta sauce :

Des oignons rissolés avec du lard des Causses,

De la chair à saucisses, quelques anchois pilées,

Epinard, vert de blettes, oseille acidulée.

Jette les escargots dedans ta cassolette,

Poivre, sel, noix muscade et piment d'Espelette,

Mouille si nécessaire d'un peu de court-bouillon

Mijoter vingt minutes mais sans ébullition.

Tu sers ta gargoulade avec de l'aligot,

En buvant du vin rouge de derrière les fagots.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l'amour !

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10/07/2010

M'ame Michu et M'ame Chazotte parlent de M'ame Bettencourt et de M'ame Thibout.

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- Ben, M'ame Chazotte, ch'uis bien contente tout de même que le mari de M'ame Carla ne sois pas mouillé dans cette histoire de M'ame Bettencourt. La comptable, elle a dû réfléchir et elle s'est rappelé qu'elle n'avait pas entendu parler d'enveloppes de sous donnés à monsieur not'bon président, le mari de la belle M'ame Carla...

- Ben voyons! La mémoire, ça se travaille. Surtout lorsque vous avez une palanquée de flics qui vous convoquent, qui viennent chez vous, qui se déplacent loin alors que vous cherchez un peu de tranquillité dans de la famille dans un petit village des bords du Rhône... Et tout ça sans même que vous soyez mise en examen mais entendue comme «simple témoin». La M'ame Thibout, c'est pas une rugueuse au cuir tannée, capable de tenir tête aux pressions de la maison poulaga, c'est une comptable... Une «madame-tout-le-monde».

- Une «madame-tout-le-monde» qui avait tout de même l'autorisation de tirer des sous sur les comptes bancaires de la madame la plus riche de France...

- C'est pas suffisant pour résister aux intimidations des argousins du procureur Courroye ou à ceux de la brigade financière. Je les entends d'ici: «Dame Thibout Claire, ces pseudo-journalistes de Médiapart, c'est eux qui vous ont soufflé de parler d'enveloppes donnés à monsieur Sarkozi... Réfléchissez bien. Réfléchissez bien... - «Ben je sais plus moi, peut-être bien», - «Ben voilà dame Thibout Claire. Bon, vous pouvez rentrer chez vous, mais vous restez à notre disposition. Et faites bien attention, un accident est vite arrivé...»

- Vous croyez que ces messieurs de la police sont comme ça?

- Selon l'avocat de Claire Thibout, Me Antoine Gillot, sa cliente «a été soumise ces derniers jours à un harcèlement du parquet, astreinte à une pression hallucinante, avec des interrogatoires permanents. C'est d'autant plus choquant que je n'ai pas accès au dossier, puisqu'il s'agit d'une enquête préliminaire, non contradictoire, placée sous le seul contrôle du procureur de Nanterre. Il est scandaleux qu'il n'y ait pas de juge d'instruction impartial nommé dans cette affaire».

- Quand même, ce monsieur, le procureur de Nanterre, il sait ce qu'il fait...

- Il le sait d'autant plus qu'il est un ami personnel de Sarkozy, qu'il est lui-même cité dans ces embrouilles et qu'en diligentant une «enquête préliminaire», il garde la main sur un dossier explosif qui, dans toute vraie démocratie, ferait déjà l'objet d'une enquête par un juge d'instruction indépendant.

- Parce qu'il n'est pas indépendant ce monsieur Courroye?

- Il est procureur et pas juge d'instruction. C'est-à-dire qu'il est directement sous les ordres de la garde des sceaux, elle-même aux ordres du président de la république... Il peut donc à tout moment décider qu'il n'y a pas lieu de poursuivre, ça s'appelle un non-lieu... C'est ça la justice que veut Sarko avec sa réforme supprimant les juges d'instruction!

- Ben ça alors... Pourtant, tous ces sous qu'elle donne cette bonne M'ame Bettencourt, ça doit lui manquer non?

- Lui manquer? Ah! Ah! Ah! Elle «gagne» trente quatre millions d'euros par mois, soit plus d'un million par jour! Alors, 100.000 euros par çi, 150.000 euros par là pour s'acheter les connivences des politicards, pour elle c'est un pet de lapin.  Chaque fois que vous achetez du trompe-couillons chez L'Oréal, vous augmentez l'argent de la vieille. Sûrement "parce qu'elle le vaut bien"!

Infos ICI

08/07/2010

En voilà une idée qu'elle est bonne !

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Si ça pouvait être vrai !
Imaginons par un beau matin d'été, toutes ces baleines (mais non, je ne pense pas à toi Roseline), tous ces maquereaux, tous ces harengs venant en banc serré s'échouer sur le trottoir du Fouquet's, se tordant dans les affres d'une agonie ensoleillée sous les applaudissements d'une France d'en bas goguenarde!
Quel bonheur!
Merci à Chimulus

07/07/2010

Liliane Bettencourt : plus d’un million de revenus PAR JOUR ! « Parce que je le vaux bien ! »

 

 

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Madame Bettencourt a des revenus dépassant les 34 millions d’euros par mois. « Parce que je le vaux bien » ! doit penser « la femme la plus riche de France ». Une richesse bâtit sur une aventure industrielle qui, pour être une extraordinaire réussite, n’en est pas moins entâchée d’accointances plus que douteuses.

 

Dans Libération: « Le fondateur de L'Oréal, Eugène Schueller, inventeur du shampoing Dop, du savon Monsavon, des peintures Valentine était un chimiste de génie mais aussi un homme d'extrême droite. Dans les années 30, il rejoint la Cagoule (organisation responsable de l'assassinat, entre autres, de deux dirigeants antifascistes italiens, Carlo et Nello Rosselli), dont les réunions avant-guerre eurent souvent lieu au siège de L'Oréal, rue Royale à Paris. Sous l'Occupation, Schueller s'était lancé dans une collaboration active pronazie au sein du MSR (Mouvement social révolutionnaire), qui fusionnera avec le RNP (Rassemblement national populaire) de Marcel Déat. Programme, entre autres: «Poursuivre par une action méthodique et dirigée, l'exclusion des juifs de la vie et des affaires de la France...» La Cagoule assassine Max Dormoy, ancien ministre de l'Intérieur; les amis de Schueller font sauter des synagogues.

 

acier couilles or.jpgAprès guerre, Schueller s'en sortira grâce à ses amis qui affirmeront qu'il était, en réalité, résistant. Une histoire bien française, donc, où tous s'accordent pour gommer «les années noires». Mais le cas L'Oréal est exceptionnel en raison des personnages qui s'y croisent depuis les années 30. A cette époque, trois jeunes loups qui se côtoient au foyer des pères maristes du 104 de la rue de Vaugirard se retrouvent dans une même mouvance d'extrême droite: François Mitterrand, François Dalle, André Bettencourt; leur chemin va croiser celui d'Eugène Schueller. François Dalle deviendra, pendant la guerre, le directeur de l'usine Monsavon (et plus tard PDG de L'Oréal). André Bettencourt épousera Liliane, la fille de Schueller, la femme la plus riche de France. »

 

Quelques centaines de milliers d’euros donnés aux sarko-trafiquants pour la mise en orbite de leur Conducatore n’est donc pas grand-chose pour la vieille dame (dont le mari, André Bettencourt fut ministre pilier de tous les gouvernements de droite)… Sans doute, « parce qu’ils le valent bien », comme le valaient bien les nazis français de la Cagoule. Bon sang ne peut mentir…

 

 

Merci à Reiss

Burqua: Ci-devant député(e)s, ne baissez pas le froc!

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Guy BEDOS, dans un de ses spectacles ( à la fin des années 80 ou au début des années 90 ) disait à peu près ceci : « si demain vivent dans notre pays des cannibales, les laissera-t-on manger des enfants sous prétexte de respecter leurs traditions et croyances ? »

 

 

Ci-devant député(e)s. C'est aujourd'hui que vous avez à discuter de la loi concernant l'interdiction ou non de ces accessoires d'habillement - burqua, hijab, niquab, voile, etc. - récemment apparus dans nos rues, importés depuis les contrées les plus rétrogrades du monde. Arrêtons de nous...voiler la face : ces burqua, hijab, niquab, voile mais aussi ces barbes hirsutes et ces djellabas ne sont que des provocations indiquant le rejet de ce que représente les valeurs françaises et occidentales. Ces manifestations extérieures ne sont que des accessoires d'affirmation d'un communautarisme intégriste. Il en est d'ailleurs de même des énormes croix portées en pendentif, des kipas, des turbans sicks, des robes safran, etc.

La France, de haute lutte, a mis les religions à leur place : dans la sphère privée. Je suis personnellement athée et considère que toutes les religions - opium du peuple ! - ne sont que des emplâtres sur la terrible réalité de l'existence : la mort, le néant au bout. Mais je respecte ceux qui ont besoin de ces emplâtres. A condition que leurs croyances restent au fond de leur cœur, sans avoir besoin de les affirmer par des déguisements qui choquent et mettent mal à l'aise l'immense majorité de nos concitoyens. A condition qu'ils ne prétendent pas les imposer aux autres.

La France est un  pays LAÏQUE, fier de l'être, et doit le rester. C'est grâce à la LAÏCITE que les guerres de religions ont été refoulées de notre pays depuis longtemps. La « vertu » imposée pue la merde ! Nous avons mis les curés à la porte de nos chambres à coucher, ce n'est pas pour y laisser rentrer les imams ! Car c'est de ça qu'il s'agit. Burqua, hijab, niquab, voile personnifient la négation de la femme, de sa dignité, de son existence propre. Ces prisons textiles les rejettent au niveau des esclaves, voire des chiens.

Ci-devant député(e)s, la religion ne doit en aucune manière prendre le pas sur l'école (comme le voudrait Sarko !), sur la politique. Elle ne doit en aucune manière attenter à la dignité humaine, et plus encore de la Femme. Ouvrez les yeux et n'oubliez pas que derrière la burqua, il y a une idéologie totalitaire, fasciste, intolérante, brutale, assassine. Dans les années trente, on a, par aveuglement et lâcheté, laissé monter le nazisme. On sait ce qu'il en est résulté.

Rappelons le texte superbe de lucidité de Mme Elizabeth BADINTER :

"Je commencerai par rappeler un souvenir qui nous est sans doute commun : le choc ressenti la première fois que nous avons vu à la télévision, il y a à peine dix ans, les femmes fantômes d'Afghanistan. L'image de ces femmes enfermées dans leur burqa, un mot qui nous était à l'époque inconnu, est à tout jamais liée aux talibans, à la lapidation, à l'interdiction de l'école pour les fillettes, en bref à la pire condition féminine du globe - et, en ce domaine, la concurrence est féroce. Je n'aurais pas été plus choquée si j'avais vu des hommes promener leur femme en laisse.

Qui pouvait penser alors que des femmes oseraient revendiquer de se promener dans cette tenue dans les villes françaises ou que des hommes pourraient contraindre des femmes à la porter ? Franchement, personne. Qui pouvait penser alors que nous serions réunis aujourd'hui en nous demandant : que faire ? Quel que soit le nombre de femmes - 300 ou 3.000 -qui dissimulent leur visage en France, force est de constater qu'il n'y en avait pas une seule il y a quelques années, et le nombre ne fait rien à l'affaire. N'y en aurait-il qu'une qu'il faudrait se poser la question des principes ainsi remis en cause. Or, il s'agit précisément des idéaux du triptyque républicain : le port du voile intégral piétine littéralement les principes de liberté, d'égalité et de fraternité.

Je ne m'appesantirai pas sur le principe bafoué de l'égalité des sexes, évoqué de nombreuses fois en tous lieux. À mes yeux, il n'est pas négociable, mais j'observe qu'il existe de l'égalité des sexes deux appréhensions opposées. L'une, la nôtre, celle des démocraties, est celle que l'on retrouve dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et que l'on peut résumer en quatre mots : mêmes droits, mêmes devoirs. Ici, la notion abstraite d'humanité l'emporte sur les différences biologiques, notamment sur la différence sexuelle. Puis il y a l'autre, celle des obscurantistes, celle aussi dont ont usé certains démocrates sincères, les naturalistes. Pour eux, droits et devoirs diffèrent selon les sexes ; les sexes sont égaux dans leurs différences. C'est le modèle de la complémentarité des sexes, où l'un est ce que l'autre n'est pas. L'idée fédératrice d'une humanité commune, d'une citoyenneté abstraite, n'a plus cours. Nos droits et nos devoirs sont différents, mais ils seraient équivalents. C'est une conception que j'ai toujours combattue, y compris quand c'était à l'avantage des femmes, par exemple lors du débat sur la parité.

S'agissant du principe de liberté auquel font appel certaines femmes qui portent le voile intégral, je souligne qu'à côté des « revendicatrices » qui s'expriment volontiers dans les médias, il y a toutes les autres, les soumises, les bâillonnées, celles que l'on ne pourra jamais entendre et en tout cas jamais entendre se plaindre. Autant dire que, déjà, les dés sont pipés : comme seules les premières s'expriment, on oublie les autres, on fait comme si elles n'existaient pas. J'ai même entendu dire au cours d'un débat que s'il en existe, de ces femmes opprimées, « elles n'ont qu'à s'adresser aux services sociaux ». La belle blague ! Comme si elles pouvaient effectivement aller se plaindre aux services sociaux - qui, d'ailleurs, n'en pourraient mais ! N'y aurait-il que très peu de femmes contraintes par leurs proches ou par des religieux radicaux qu'il faudrait leur porter secours. C'est à elles qu'il faut penser, et qu'il faut donner les moyens légaux de se libérer.

Venons-en aux « revendicatrices », qui en appellent à deux de nos libertés démocratiques : la liberté de se vêtir comme on le souhaite et la liberté de conscience. Personne ne songe à les empêcher de mettre les vêtements qu'elles veulent où elles veulent. Mais le visage n'est pas le corps et il n'y a pas, dans la civilisation occidentale, de vêtement du visage. Par ailleurs, la liberté qu'elles invoquent pour elles est complètement bafouée dans les banlieues pour celles qui sont nos sœurs, nos filles, et qui veulent vivre comme tout le monde. Vous le savez fort bien, de trop nombreuses jeunes filles sont interdites, en France, de robe et de jupe. Que fait-on pour elles ? Que fait-on pour que soit respectée, pour ce qui les concerne, la liberté de se vêtir comme elles l'entendent ? Ces jeunes filles sont déjà soumises à de multiples pressions de la part de leur environnement familial et social visant à ce qu'elles cachent leur corps sous des survêtements informes, sous peine d'être traitées de « putes » et pour éviter des agressions physiques.

Même si, à mes yeux, il y a une différence entre voile, niqab et burqa, comment ne pas comprendre que la multiplication du nombre de jeunes filles qui portent le voile a un impact croissant sur celles qui ne veulent pas le porter, et pour lesquelles le refus devient de plus en plus difficile ? Je me suis trouvée un jour avec Sihem Habchi, que vous venez d'entendre, au collège Françoise-Dolto, à Paris, là où avait été tourné le film Entre les murs, pour y engager un dialogue avec les collégiens, après que le film La journée de la jupe leur eut été projeté. Une poignée seulement des collégiennes présentes portait une jupe. Alors que, me tournant vers l'une des autres, d'origine maghrébine, je lui faisais valoir qu'elle pourrait en faire autant, j'ai entendu une réponse qui m'a épouvantée : « Les Françaises le peuvent, mais pas les Arabes ». Assis à ses côtés, un adolescent âgé sans doute de 14 ans a ajouté : « Chez nous, on met le voile, pas la jupe »...

Si, donc, on laisse le voile intégral se banaliser, il deviendra peu à peu, inévitablement, l'uniforme de la suprême pureté que l'on réclamera des jeunes filles et, à son tour, il gagnera progressivement des adeptes au sein des milieux les plus traditionnels où, évidemment, les jeunes filles ignorent leurs droits. Pour dire les choses brutalement, on prend la voie du : « la burqa, c'est mieux que le voile » - et alors il sera toujours plus difficile aux jeunes filles concernées de dire « non » au voile et de lui préférer la jupe. Or, si nous avons une liberté de se vêtir à défendre, c'est celle-là.

Au passage, à ceux qui disent que c'est à la loi du 15 mars 2004 « encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics » que l'on devrait la démultiplication des femmes voilées dans l'espace public, je leur dis qu'ils se trompent. Dans tous les États d'Europe on observe l'augmentation massive du port du voile alors même que ces pays ignorent la loi de 2004 et, dans les pays du Maghreb, on est frappé de voir chaque année des femmes voilées en nombre toujours plus grand - et de plus en plus rigoureusement voilées.

Les femmes sont instrumentalisées pour être l'étendard bien visible de l'offensive intégriste, des intégristes en tous points hostiles aux principes démocratiques de l'Occident et en particulier à l'égalité des sexes. Face à cela, devons-vous détourner le regard, mettre un mouchoir sur les principes chèrement acquis qui fondent notre « vivre ensemble » ?

Je rappellerai ensuite que, contrairement à ce qui se passe dans les pays anglo-saxons, la liberté de conscience et d'expression n'est pas complète en France. Nous combattons les idéologies destructrices que sont, par exemple, le nazisme, le racisme, l'antisémitisme. Nous combattons toutes les idéologies qui portent atteinte à la dignité humaine. Nous luttons contre les sectes qui, elles aussi, en appellent à la liberté de conscience, car nous considérons précisément qu'elles embrigadent les esprits, lesquels en perdent leur liberté de penser. D'ailleurs, tous ceux qui parviennent à s'arracher aux griffes des sectes reconnaissent ensuite qu'en leur sein ils n'avaient plus de volonté propre.

Or, le port du voile intégral est l'étendard des salafistes, considérés comme une secte offensive par la plupart des musulmans. Pourquoi ferions-nous une exception pour cette secte-là, qui prône une servitude volontaire conduisant à une sorte d'auto-mutilation civile par invisibilité sociale ? On aurait tort de comparer les femmes revêtues du voile intégral aux nonnes cloîtrées d'antan, car si ces religieuses étaient recluses et invisibles aux autres, les femmes dont nous parlons aujourd'hui sont souvent mariées, parfois mères de famille, et elles entendent s'imposer dans l'espace public sans identité, sans corps, sans peau, bref en ayant pris soin d'effacer tous les signes de l'humanité.

Je tiens enfin à souligner combien le port du voile intégral est contraire au principe de fraternité - ce principe fondamental auquel on a si peu souvent l'occasion de se référer - et, au-delà, au principe de civilité, du rapport à l'autre. Porter le voile intégral, c'est refuser absolument d'entrer en contact avec autrui ou, plus exactement, refuser la réciprocité : la femme ainsi vêtue s'arroge le droit de me voir mais me refuse le droit de la voir. Outre la violence symbolique de cette non réciprocité, je ne peux m'empêcher d'y voir l'expression d'une contradiction pathologique : d'une part, on refuse de montrer son visage au prétexte que l'on ne veut pas être l'objet de regards impurs - incidemment, c'est avoir une singulière vision des hommes que de penser que tout homme regardant une femme ne pense qu'à la violer -, d'autre part, on se livre à une véritable exhibition de soi, tout le monde fixant cet objet non identifié. En suscitant ainsi la curiosité, on attire des regards que l'on n'attirait peut-être pas quand on allait à visage découvert - bref, on devient un objet de fantasme.

Dans cette possibilité d'être regardée sans être vue et de regarder l'autre sans qu'il puisse vous voir, je perçois la satisfaction d'une triple jouissance perverse : la jouissance de la toute-puissance sur l'autre, la jouissance de l'exhibitionnisme et la jouissance du voyeurisme. Aussi, quand j'entends certaines femmes expliquer qu'ainsi vêtues elles se sentent mieux et qu'elles se sentent protégées - mais de quoi ? -, je veux bien les croire, mais je pense qu'il s'agit de femmes très malades et je ne crois pas que nous ayons à nous déterminer en fonction de leur pathologie.

En conclusion, il nous faut choisir entre deux libertés invoquées : doit-on respecter la liberté de se couvrir le visage en considérant que le voile intégral est un vêtement comme un autre, ou devons-nous au contraire protéger la liberté des plus faibles, celles qui n'ont pas le droit à la parole et qui, de facto, n'ont déjà plus le droit de se vêtir comme elles l'entendent ? Pour ma part, je ne vois pas dans le voile intégral un vêtement comme un autre et je considère que son port marque une rupture du pacte social, un refus d'intégration et un refus du dialogue et de la démocratie.

Enfin, si l'on ne fait rien, on abandonnera à leur sort toutes celles qui ne rêvent que de vivre comme tout le monde mais qui sont de plus en plus pressées de se soumettre au pouvoir religieux ou, pire encore, aux traditions. Nous avons toujours trop attendu pour lutter contre des pratiques traditionnelles insupportables, telles la polygamie ou l'excision. Nous devons rompre avec cette attitude relativiste, paresseuse et bien-pensante selon laquelle toutes les traditions sont respectables, alors qu'elles ne sont pas toutes respectables. Comme Descartes, mon maître, je suis profondément convaincue que nous devons nous plier aux us et coutumes du pays dans lequel nous vivons. On peut certes les faire évoluer, mais cela doit être collectivement et dans le respect du triptyque républicain."

05/07/2010

"Cassez-vous, pauv'cons!"


la tache qui rit.jpgLa Sarkozie - fruit de la déplorable naïveté des électeurs et née sur les fonds baptismaux de la bande du Fouquet’s – prospère sur l’étroit mélange des genres entre puissance publique et intérêts privés, celle-là servant à pressurer le populo (80% de la population) au profit exclusif de ceux-ci (20% de privilégiés), avec pour seul moteur le fric.

 

Il vire donc les clampins Joyandet et Blanc, en espérant ainsi sauver le "soldat" Woerth... Encore un enfumage de terrier mais qui ne trompera personne... Les Abbot et Costello de la politique, Joyandet et Blanc, sont mis à la poubelle de la Sarkozie pour, somme toute, des broutilles, si on les compare avec l’insupportable scandale de ce ministre Woerth impliqué dans des magouilles de complicité d’évasion fiscale et autres joyeusetés significatives des pratiques nauséabondes du parti à la botte de Microlax 1er.

 

Tout ceci pue la com afin de faire oublier l’essentiel des sarkosaloperies de cet été : les augmentations multiples qui dépasse l’inflation (1,6% entre mai 2009 et mai 2010), marquant donc un recul généralisé du pouvoir d’achat.

 

- La Poste augmente le timbre de 3,5%, passant de 0,56 à 0,58 euro ;

- La SNCF augmente les tarifs des trains Corail, Intercité et TER de 2,5% ;

- La RATP fait mieux avec une augmentation de 3,9% ;

- Champion des hausses tous azimuts, le Gaz – privatisé par le menteur Sarko – augmente de 4,7% après une hausse de 9,6% en avril ;

- EDF recule pour mieux sauter et prépare une hausse conséquente pendant la torpeur du mois d’août.

 

liberteegalitevaselineld3.gifMais, dans sa grande mansuétude et le soucis de justice qui le caractérise, le pouvoir sarkozinien concède une revalorisation des allocs chômage de 1,2% et des pensions de retraite de 0,8%.

 

C’est ça la Sarkozie. Vous l’avez voulu ? Vous l’avez… Mais nous l’avons tous…dans l’oignon !

A chacun son tour...

 

chimulus tour de france.jpg

 

Il vire les clampins Joyandet et Blanc, en espérant ainsi sauver le "soldat" Woerth... Encore un enfumage de terrier mais qui ne trompera personne...

 

Merci à Chimulus

 

04/07/2010

Gastronomie érotique : Gaspacho et poulet carry pour séduire

 

 

bollywood1.jpg

 

 

 

 

Adrienne.

 

 

Je n’oublierai jamais les grands yeux d’Adrienne,

Pervenche le matin, lilas au crépuscule,

Lacs bleus où l’on se noie, brasiers où l’on se brûle.

J’en étais amoureux et je la voulais mienne.


 

Le geai de sa crinière, la blancheur de sa peau

Enfiévraient les pensées de mes nuits sans repos.

Je les voulais pour moi ces belles tiédeurs rondes,

Ces courbes satinées et ces vallées profondes,


 

Je rêvais ses parfums, son porte-jarretelles,

Je rêvais plus encor d’effeuiller ses dentelles

Je rêvais de l’avoir pour la nuit, pour la vie,

 

 

Je me serais damné tant j’en avais envie

Peu m’importait alors de courir à ma perte

Je la voulais à moi, amoureuse et offerte.

 

 

 

- Eh alors ! Tu l’a eu, Victor, ton Adrienne ?

- Exact ! Je l’ai séduite à la cuisine indienne !

La pièce était tendue de tissus de Madras,

Sur le tapis, des poufs et une table basse,

Un encens très musqué, en volutes diaphanes

Créait une atmosphère de chaude nuit persane,

Ravi Shankar jouait un doux raga du soir.

Tout me semblait propice à combler mes espoirs.

J’ai servi dans les verres une douceur exquise :

Par tiers : menthe poivrée, gin, Beaumes-de-Venise.

A la deuxième coupe, ma compagne avait chaud,

J’ai, pour la rafraîchir, servi le Gaspacho.

Trois tomates, oignon, ail, basilic, persil,

Un demi poivron rouge cuit avant sur le gril

Côtes de céleri débitées en lichettes

Sel, poivre du moulin et piment d’Espelette.

Mixez ces ingrédients avec quelques glaçons

Puis passez au chinois et servez sans cuisson.

Adrienne, à l’issue de cette mise en bouche,

S’alanguit quelque peu, tout en restant farouche.

Alors, pour transformer mon oie blanche en houri,

J’ai servi une bombe : le poulet au curry.

Un beau poulet fermier coupé en six portions

Auquel on fait subir quelques préparations.

Mêlez dans une jatte deux yaourts goût nature

Trois cuillerées à soupe de poudre de curry,

Ou de carry “ Vinday ” ; lissez bien la mixture,

Huile, ail, sel marin et sel de céleri.

Enduisez le poulet avec cet appareil,

Et laissez au frigo, deux, trois heures, en sommeil.

Dans un profond poêlon ou, mieux, un “ wok ” chinois,

Blondissez dans de l’huile ou de la graisse d’oie

Quatre oignons émincés et quatre gousses d’ail.

Quand c’est prêt, rajoutez vos morceaux de volaille,

Saisissez à feu vif en tournant constamment.

Lorsque c’est coloré, mouillez abondamment

Avec de l’eau salé dans laquelle a trempé

De la noix de coco en copeaux ou râpée.

Couvrez et laissez cuire doucement, à feu doux

Quarante cinq minutes, sans découvrir surtout.

Pelez et découpez quelques pommes de terre,

Découvrez et posez vos tranches maraîchères

Sur les bouts de poulet, dans le jus qui frémi,

Tout doit être immergé, et non pas à demi.

Laissez cuire à feu doux pour un quart d’heure encor

Puis vous servez très chaud ce plat subtil et fort.

A Delhi, à Bombay ou à Pondichéry

On mange avec les doigts, mais si votre chéri(e)

Répugne à se servir de ses mains dans l’assiette,

Prévoyez tout de même le couteau, la fourchette.

N’oubliez pas surtout de mettre un rince-doigts,

Un seul, car il permet quelques contacts courtois,

Préludant ces élans de plus grande tendresse

Qui guident la passion, entre amant et maîtresse.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

 

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