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30/04/2010

Au bistro de la Toile : retour vers le monde Zola et Dickens…


- Oh ! Ils commencent à nous les gonfler avec ces histoires de dettes des Grecs. Qu’est-ce qu’il leur faut aux Grecs ? 45 milliards, 120 milliards ? Et alors ? On ne peut pas les trouver ? Pas pour leur donner, mais pour leur prêter à taux quasi nul ? On en a bien trouvé des centaines de milliards pour renflouer ces saloperies de banques, responsables pourtant de la merde économique actuelle bien plus que ces braves Grecs ! Et alors à quoi elle sert cette putaing de Banque Centrale Européenne qui prête du pognon aux banques à 1%, banques qui reprêtent ce pognon à 6% aux entreprises et…à 10 ou 12% à ces pauvres Grecs ? Il y a un foutage de gueule sérieux là… J’y comprends pas grand chose à ces trucs, mais ça me semble le bon sens. Et puis d’abord, ces conneries d’agences de notations qui s’arrogent le droit de vie et de mort sur les entreprises et maintenant sur les états, c’est qui ? C’est quoi ?

 

- Cette dette grecque, c’est un pet de lapin par rapport aux PIB de la zone euro. 1,6% seulement… Quand à ces putaings d’agence, ce sont des requins qui font tout le contraire de ce pour quoi elles existent. On retrouve les mêmes maquereaux dans ces agences de notations et dans les grands banques et établissements financiers qu’elles sont censées « contrôler ». Au départ, ces agences – toutes étazuniennes ou en tout cas anglo-saxonnes n’oublions jamais -  étaient des organismes de recherche auxquels faisaient appel ceux qui désiraient profiter d’une expertise sur la fiabilité d’un émetteur de dette. Avant, l’acteur voulant prêter des fonds à une quelconque entité allait vers l’agence de notation et la payait pour avoir son avis. Si l’agence donnait des avis de merde et envoyait le créancier sur des planches pourries en disant que c’était des acteurs solides, l’agence finissait par ne plus avoir de clients… Il y avait une concurrence entre les agences : pas de monopole. Mais suite à je ne sais quelles embrouilles orchestrées par la SEC (le « gendarme » de la bourse yankee), ça a changé. Le modèle où ceux qui payaient étaient ceux utilisant les services fut inversé. Dans le nouveau modèle, ce sont ceux émettant de la dette qui payent pour la faire noter, ce sans quoi ils ne peuvent pas la vendre ! Bien-sûr il en résulta une course à l’agence qui donnerait la meilleure note… Avec ce nouveau système, pour être sûr de garder ses clients, les agences ont eu du mal à résister à la tentation de booster la fiabilité de ceux qu’ils notaient. Qui aurait pu résister à la tentation franchement ?

 

- Si je comprends bien, c’est un peu comme le commerce du pinard ou de toute autre marchandise. Il y a des producteurs qui ont du vin et qui veulent le vendre. C’est leur produit que l’on peut comparer au produit des « émetteurs de dettes », l’état grec par exemple. D’un autre côté, il y a des acheteurs prêts à mettre du pognon dans l’achat de ces vins. Mais comme ces acheteurs ne sont pas forcément des connaisseurs, ils font appels à des « experts », des œnologues par exemple, que l’on peut comparer à ces agences de notations. Bon. Tout ça est normal et sain. Maintenant imaginons que ce soit non pas l’acheteur qui paie les œnologues pour leurs conseils d’achat, mais les producteurs ! Fatalement, les œnologues auront tendance à bien noter leurs clients ! Sans soucis d’enfumer les acheteurs de vin !

 

- Ben voilà Loulle. T’as tout compris. T’es devenu un fin analyste. Un économiste « distingué » !

 

- Et ce sont ces agences-là qui font la pluie et le beau temps ? Mais ce sont des escrocs !

 

- Ce sont des escrocs. Mais ce système capitaliste ultralibéral est le domaine des escrocs. Ils y règnent en maîtres. Il est extraordinaire que les agences de notation critiquent les gouvernements pour avoir dépensé l'argent qui a permis de sauver le système financier ! Alors que c’est leur nullité, ou surtout leur duplicité qui a laissé se développer l’histoire des « subprimes » qui a foutu le bordel mondial.

 

- Mais enfin, « on » nous a gonflés avec l’euro qui devait nous mettre à l’abri de ces conneries monétaires. Elle sert à quoi l’Europe ?

 

- Elle privilégie la comptabilité à la solidarité, à l’opposé de la volonté des Fondateurs. Elle a été dévoyée par les ultralibéraux qui ont pris le pouvoir, sous la houlette sournoise des Anglais, larbins avoués des Ricains. Ne pouvant plus jouer sur la valeur de leur monnaie (contrairement aux Rosbifs et aux Yankees), les gouvernements de la zone euro sont piégés et ne peuvent plus jouer que sur la déflation salariale et l’éradication des pactes sociaux (précarité, suppression de service public, réduction des retraites,…). Est-ce que « faire l’Europe » incluait au départ cette orientation qui revient à transférer, désormais sous le prétexte de la dette (due au sauvetage des banques privées faut-il le rappeler ?) et des « mauvaises notes » des agences de notation, les gains de productivité dans la poche des actionnaires et des PDG, à refiler les secteurs publics rentables au privé, à annuler 150 ans de progrès sociaux ? C’est le retour vers le monde de Zola et de Dickens… Bonjour le progrès !

 

- Ils restent encore des platanes et des cordes…Ça peut peut-être servir…

 

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28/04/2010

Un bateau fou sans capitaine


Combien de milliers de passagers clandestins

Voient dans le bateau France un énorme butin,

Un beau fruit mûr juteux qui nourrit, qui régale :

Notre système de protection sociale !

Si choquant que soit ce polygame nantais -

Quatre femmes, douze enfants venant tous banqueter

Dans cette France honnie pourtant si généreuse,

Parasite arguant de traditions religieuses -

La vraie aberration n'est-ce pas que ces faits,

Que ces escroqueries trop longtemps étouffées

N'aient été découverts par le curieux hasard

D'un fantôme coincé par un flic banlieusard ?!

Enfin ! Est-il normal que ces femmes, et ce drôle

Aient pu impunément échapper aux contrôles

De la Sécu et des Allocs ?

Mais de qui on se moque ?

A quoi dont servent-ils ces agents sourcilleux

Pour ne pas débusquer ces tricheurs astucieux ?


Ces gens venus d'ailleurs sur la terre de France

Faut-il en supporter la morgue, l'arrogance ?

Nous leur ouvrons les bras bien sûr, s'ils nous respectent

Mais que devons-nous faire lorsque de viles sectes

Prétendent imposer des manières de vivre

A mille lieues de celles d'un peuple fier et libre.

Des prisons de tissu pour des femmes qu'on jette

Lorsqu'elles ne rapportent plus assez d'argent braguette.

Et puis la mixité interdite en piscine,

Dans le sport, à l'école et même en médecine...

Une communauté de labeur et d'honneur

Par eux discréditée par la peur, la terreur.

A ces prétentions stupides, insupportables

Répondent des exactions encor plus lamentables,

Des balles de fusils sur les murs des mosquées,

Sur des pierres tombales de tristes croix gammées...

Sarkozy, où es-tu ?

Hortefeu, que fais-tu ?

Vous arrêtez des gosses, des fumeurs de chicha

Mais vous laissez sévir par leurs prêchiprêchas

Tous ces nazes islamistes dont les manœuvres viles

Sèment les grains d'horreur d'une guerre civile.



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27/04/2010

Burqua et liberté républicaine. L'analyse lucide et rigoureuse de Jean-Luc Mélanchon.

Cette question du voile intégral est tout sauf une péripétie négligeable. Elle touche aux fondements même de notre République. Il est des moments où celle-ci, à travers ses représentants élus, doit savoir dire NON, doit savoir rappeler les principes intangibles qui régissent notre « vivre ensemble ».

Contrairement aux « munichois » prêts à toutes les lâchetés (il suffit d'entendre Ayraut, Hollande ou Dray) Jean-Luc Mélanchon nous donne dans cette analyse une leçon de lucidité, de rigueur intellectuelle et de courage. Cela nous change des prêchi-prêcha alambiqués, jésuitiques et culpabilisants (stigmatisation d'une communauté..., intolérance..., xénophobie..., atteinte aux libertés individuelles...) dont une partie de la gauche nous abreuve, nous exaspère et nous désespère.

Ça tranche tellement avec le « couillemollisme »  ambiant qu'il est bon de donner le plus large écho à cette démarche brillante qui est la marque d'un grand dirigeant.


« Je parle du voile intégral


(...) J'en viens au voile intégral. Je me propose de dire d'abord comment j'entre dans le débat qui a commencé, puis comment je travaille intellectuellement pour formuler une réponse. Si je parle d'entrer dans le débat c'est que je voudrai d'abord en déblayer l'accès. (...) Là, on crie que l'interdiction  stigmatiserait une communauté ! On discriminerait une population en lui interdisant une pratique qu'elle aurait choisi de s'appliquer librement. Mais que disent-ils du contenu de cette pratique ? Rien. Et si le voile intégral était bien une atteinte à la dignité humaine ? Il faudrait se taire. Seules celles qui se l'appliquent en seraient juges !  Dans un tel angle de vue il n'y a plus de droits universels de la personne humaine. On ne saurait recréer de façon plus choquante un nouvel indigénat. On déclarerait son humanité limitée puisque dans son cas on admettrait une dispense d'application des droits humains universels. Il y a là une façon de « respecter les différences » qui confine au racisme.


Enfin je n'aurai pas la naïveté de penser le problème posé hors du contexte de l'offensive des religieux que l'on voit se déployer. Dans le monde entier, les agressions politiques des églises catholiques contre le droit à l'avortement, la dérive vers le sectarisme évangéliste des protestants dorénavant scellée en France, les émeutes des fondamentalistes juifs en Israël, l'expansion généralisée de l'islamisme politique sont trop évidents ! La multiplication des voiles intégraux dans nos rues a une origine et une conséquence aussi politique que religieuse.


Principe. A ces préalables on comprend quels seront mes repères pour réfléchir. D'une part l'universalité des droits de la personne humaine, d'autre part la défense du caractère laïque de la République française. C'est par celle-ci que j'entre dans mes solutions. La république ne se mêle pas de la vie des religions ni des pratiques religieuses. Elle ne permet ni n'interdit rien en la matière. Mais elle garantit l'essentiel : la liberté absolue de conscience ! Une des façons de garantir  cette liberté c'est aussi de s'interdire d'avoir des appréciations sur les pratiques religieuses. Ainsi ce n'est pas à nous de dire si le port du voile intégral est ou non un impératif de la religion musulmane. C'est l'affaire des musulmans d'en connaitre. Ayons la franchise de dire qu'en toute hypothèse cela ne changerait rien. Les témoins de Jéhovah inscrivent dans leurs dogmes le refus des transfusions sanguines. Ils sont légitimement inculpés et condamnés pour non assistance à personne en danger. La liberté religieuse est totale. Tout est permis. Sauf ce qui trouble l'ordre public, contrevient à la loi ordinaire ou porte atteinte aux droits de l'homme. Les droits de l'homme sont préalables et supérieurs à toute autre norme et la loi elle-même doit y être soumise. Le port du voile intégral y contrevient-il ? Voila la question. Son origine religieuse ne change rien à la qualification de l'acte qui consiste à en affubler quelqu'un. La loi dit que certaines pratiques religieuses doivent être considérées comme des délits du fait des maltraitances qu'elles occasionnent. D'ailleurs les membres des  sectes qui crucifient des adhérents ou torturent des nourrissons par exemple sont condamnés pour le crime de droit commun qu'ils commettent sans que leur vocation religieuse soit considérée comme des circonstances atténuantes. Le port du voile intégral est-il un traitement dégradant ? C'est le critère déclencheur de l'action publique, le seul qui soit respectueux des principes au nom desquels on peut être conduit à interdire le port de ce voile. Si une loi concernait cet accoutrement, elle ne devrait donc en aucun cas mettre en cause une religion ou un groupe religieux en tant que tel. En République, il n'est pas de loi particulière, mais seulement des normes générales et impersonnelles, applicables à tous.


Une pression politique. Ce n'est donc pas au nom des usages de nos ancêtres les gaulois, d'une quelconque culture particulière ou de valeurs prétendument occidentales que je combats le port du voile intégral. Mon point de départ est que le port de ce voile est un traitement dégradant pour la personne qui s'y soumet. Mais je n'oublie pas que,  dans les faits, le porter en public n'est en rien une pratique purement personnelle. Il impacte lourdement son environnement. Le voile intégral a une fonction idéologique et politique. La violence symbolique qu'il produit dans l'espace public viole ostentatoirement la norme laïque qui gouverne notre vie sociale commune. Le voile intégral est en effet un moyen pour ses promoteurs d'imposer leur loi « particulière » dans l'espace public, à la place de la loi commune. Dans la logique de ses promoteurs, il s'agit de cette façon de pointer du doigt toutes celles qui ne le portent pas, de jeter sur elles le doute et la suspicion. Le prescripteur se voit par la même reconnaitre une domination particulière, au dessus de la loi. C'est de cette façon qu'ils pensent contraindre un nombre croissant de femmes à une appartenance non consentie et obtenir leur allégeance. Convaincre quelqu'un d'accepter un traitement contraire à son intérêt ou mettant en danger sa personne est un acte de conditionnement qui peut en lui-même être puni. La loi le prévoit.  L'article 223-15 du code pénal, déduit de la loi Picard-About contre les violences des sectes, condamne lourdement la mise en état de sujétion et l'abus de faiblesse pour ceux qui s'en rendent coupables : trois ans d'emprisonnement et 375.000 euros d'amende. Deux condamnations au titre de cet article du code pénal conduisent à l'interdiction de la secte impliquée. Ainsi la loi démontre que notre régime de liberté de conscience absolue n'ignore pas les abus auquel il peut donner lieu et qu'il les réprime.


Un traitement discriminatoire. Le voile intégral fait de la femme qui le porte un être de seconde zone, susceptible de se voir infliger en public un traitement dégradant. Mais en toute impunité jusqu'à ce jour ! Pourtant la loi en France punit de telles pratiques ! Quand bien même la personne concernée en est satisfaite ! C'est ce qui a conduit à l'interdiction du « lancer de nain » dans une discothèque  de Morsang-sur-Orge. Le nain était pourtant tout à fait consentant et furieux d'être privé de son job. La loi punit aussi l'exhibition sexuelle. Faut-il que nous lancions la mode de se promener nu dans la rue pour constater qu'il n'est pas admis de le faire ? Promener son propre enfant nu dans la rue est considéré comme une maltraitance punie par la loi. Ainsi, toute voilée serait légale et toute nue prohibée ? Qui ne voit comment deux points feraient alors bel et bien une ligne où le corps de la femme est le motif de son asservissement ? Certains disent ici : ces femmes affirment vouloir porter « librement » le voile intégral. Et alors ? La servitude si elle est volontaire n'en est pour autant ni plus acceptable ni plus légitime. Une société d'êtres libres n'autorise aucune enclave de servitude. Même consentie. Permettrait-on qu'une seule personne se donne librement en esclavage ?  Le désarroi mental de cet esclave volontaire doit-il nous faire admettre que quelqu'un puisse être maitre d'esclave ?  Invoquer la liberté pour tolérer le voile intégral, c'est nier l'égalité des droits ou en réduire infiniment la portée au point de considérer que certains ont moins de droits en raison de leur particularité supposée. J'affirme donc ceci : c'est fondamentalement le port du voile intégral qui discrimine la femme par rapport à ses semblables, et non pas son éventuelle interdiction.


Un accoutrement obscène. Pourquoi le port du voile intégral est-il un traitement dégradant pour les femmes ? D'abord parce qu'il est obscène. Il réduit celle qui le porte au seul statut de proie sexuelle potentielle. Comme on ne propose pas de crever les yeux des hommes, seule la dissimulation permettrait de soustraire l'objet du désir à la concupiscence naturelle, et donc légitime, de tous ceux qui les regardent. Notons combien cela est également injurieux pour les hommes réputés ainsi être nécessairement prédateurs obsédés. Quoiqu'il en soit, un statut humiliant de propriété d'autrui est attaché à la femme voilée. Car quand bien même celui qui la dévisagerait se contenterait de cela, le profit qu'il tire de son seul regard est considéré comme un abus. Il diminuerait en effet l'usage exclusif de regarder, réservé à celui qui affirme avoir des droits sur cette femme du fait même qu'elle est voilée. Littéralement ce dernier à un « droit de regard » exclusif sur la femme concernée. La clôture annonce ici aussi la propriété, avec le droit « d'user et d'abuser » qui s'y attache. Mais une personne humaine ne peut être la propriété d'une autre. Cela est contraire aux droits de l'homme qui proclament que les êtres humains naissent libres et égaux en droit.


Une négation de soi. Ensuite la dissimulation dans le but d'être rendu méconnaissable aux yeux des autres est au sens littéral une annulation de l'identité. Qui est là devant moi ? Non seulement je ne peux pas le savoir, mais je ne dois pas le savoir ! La femme  voilée est niée comme personne particulière, parce que l'originalité physique qui singularise chacun de nous est rendue invisible. Dès lors, le voile intégral annonce que la personne ainsi vêtue n'existe pas. Non seulement parce qu'il est impossible de l'identifier mais parce que le sachant la voilée proclame ainsi qu'elle se nie elle même comme sujet autonome, c'est-à-dire apte au statut d'adulte lequel consiste à conduire personnellement sa vie parmi les autres. Le spectacle donné d'une telle auto-humiliation est un trouble manifeste à l'ordre public. D'ailleurs nous ressentons tous le même malaise en croisant les malheureuses que nous avons déjà observées dans cet accoutrement.


Légiférer ? Pourquoi pas. S'il est admis que le port du voile intégral porte atteinte à la dignité de la personne humaine, est-il possible de l'interdire et comment ? Je l'ai dit, il existe déjà en droit français des normes qui encadrent les comportements, les messages et signes et même directement l'apparence physique, afin de préserver l'ordre public et la dignité de la personne humaine. J'ai mentionné l'arrêt du Conseil d'Etat qui a validé l'interdiction d'un spectacle de « lancer de nain », au motif que celui-ci portait atteinte à la dignité de la personne humaine. J'ai rappelé les dispositions de la loi de Catherine Picard et Nicolas About. J'ai dit que le code pénal punit également le délit d'exhibition sexuelle, dans la mesure où celle-ci porte atteinte à la pudeur publique. Il punit de même tous les messages « de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine » qui constituent des contraventions de 4ème classe.


Il n'est donc pas impossible ni contraire aux libertés publiques et droits fondamentaux de légiférer sur les pratiques vestimentaires si la défense de l'ordre public et de la dignité humaine le justifie. La dissimulation complète du visage pose problème de ce double point de vue. Elle empêche toute reconnaissance des personnes concernée, ce qui trouble l'ordre public. Et elle les prive aussi d'existence sociale et porte atteinte à leur intégrité physique et morale ce qui met en cause la dignité de la personne humaine. C'est donc sur cette double base que la loi pourrait affirmer l'obligation d'avoir le visage découvert dans tous les lieux publics. Jean-Marie Le Pen affirme que les dispositions actuelles de la loi suffisent et qu'il n'y a donc pas besoin d'une loi de plus. Quelle hypocrisie ! Si le port du voile est déjà interdit qu'est ce qui empêche alors de le dire de nouveau dans le cadre d'une loi,  qui en rassemblerait toutes les dispositions aujourd'hui éparses, sur le sujet ? La vérité est évidemment que Le Pen ne veut pas d'une loi de plus qui renforcerait le caractère laïque de la république française ! Resterait ensuite à définir l'éventuelle sanction de la violation de cette obligation par la dissimulation complète du visage. Pour respecter la nécessité des peines et ne pas aggraver l'absurde surenchère pénale actuelle, cette violation devrait plutôt relever de la contravention que du délit. Au total donc il ne s'agirait donc pas pour la loi d'interdire en particulier le port du voile intégral, mais d'affirmer le principe général de la non dissimulation du visage dans l'espace public, au nom de l'ordre public et du respect de la dignité humaine. Bien sûr c'est un choix politique. Mais la République n'est pas un régime neutre ! Et puisque nous voici à l'ouvrage, je n'en resterai pas là.


Etendre le champ de la laïcité. Si l'objet de la nouvelle loi est bien de garantir la liberté, l'égalité et la dignité de toutes les femmes qui vivent sur notre territoire, d'autres mesures seraient opportunes dans ce cadre.  Si une proposition de loi est débattue, je pense que les parlementaires de gauche devraient les proposer par amendements. Le but serait d'étendre le champ d'application de l'impératif laïque. Ainsi  faut-il interdire à tout patient de récuser le personnel soignant à l'hôpital et punir les interventions des personnes qui y inciteraient un patient. Je pense aux cas des personnes qui refusent ou font refuser un soignant parce qu'il s'agit d'une personne de sexe opposé. Après cela il est temps aussi d'imposer l'obligation de mixité des lieux publics et services publics. En effet le principe de mixité n'est pas aujourd'hui garanti par la loi, y compris à l'école. Par exemple, on ne peut accepter le maintien et l'extension des horaires de piscine non mixtes, ou bien les heures d'accès au sport réservées aux seuls hommes ou aux seules femmes, chacun de leur côté. Enfin, si législateur voulait afficher la constance de ses principes et la cohérence de sa pensée pour notre pays, il pourrait, pour conclure la nouvelle loi laïque, étendre l'application de la loi de 1905 outre-mer et en Alsace Moselle. Mais je crains que le nombre des républicains conséquents  ne soit pas assez grand dans nos assemblées pour cela ! »


26/04/2010

Taxe carbone, éco-taxe poids-lourds… Aux chiottes !

 

poids-lourds.gifVous vous souvenez des bouilles de candidats à l’oral du brevet des collèges des postulants à la magistrature suprême, en 2007, lorsqu’ils défilaient les uns après les autres pour signer la Charte de protection de l’environnement de Nicolas Hulot ? Ah ! Qu’ils étaient beaux ! On aurait dit des santibelli ! Tous ne juraient que par leur volonté de défendre la Mère Nature ! Plus écolos que moi, tu meurs !

 

C’est le Sarko qui a le mieux su enfumer les électeurs et donc, sitôt élu, il a lancé avec Borloo, à grands renforts de médias, le « Grenelle de l’environnement ».  On allait voir ce qu’on allait voir ! Épatés, on a vu des travaux nombreux, quasi consensuels, débouchant sur des décisions multiples. « Merde, il est bluffant ce Sarko » qu’on disait, même chez ses adversaires…

 

Que reste-t-il de ce bel enthousiasme ? Que reste-t-il de ce fameux Grenelle de l’environnement ? Rien. Nibe. Que dalle. Peau de zob…

 

La taxe carbone ? « Ça commence à bien faire ces histoires d’environnements » a déclamé l’Axe de la Pensée Galactique. « On ne fera cette taxe carbone que lorsque toute l’Europe la fera ».  Autrement dit, la taxe carbone, aux chiottes…

 

Restait l’éco-taxe poids-lourds ou éco-redevance kilométrique. Une taxe intelligence qui a pour but d’inciter à un report du transport des marchandises par la route vers des modes plus respectueux de l’environnement, comme le rail, les canaux de navigation ou la mer. Son principe est (était ?) d’internaliser une partie de l’impact environnemental de la route à travers une éco-redevance kilométrique qui financerait des infrastructures de transport plus durables. L’éco-taxe devra (devrait ?) être acquittée par les poids-lourds de plus de 3,5 tonnes qui empruntent le réseau routier national non concédé (non privatisé) et des routes départementales susceptibles de subir un report de trafic. La loi de Finances de 2009 annonce (annonçait ?) une fourchette de taxation comprise entre 0,015 € et 0,2 € par essieu et par kilomètre. Ainsi, la taxe touchera (toucherait ?) tous les poids-lourds, quelle que soit leur nationalité et sera (serait ?) fonction de leur taille (nombre d’essieux) et de la distance parcourue, en application du principe du pollueur-payeur. Voilà qui était un énorme progrès, attendu depuis longtemps, déjà mis en place en Allemagne.

 

Prévue initialement pour 2010 et déjà reportée une fois pour 2011, la mise en application de cette éco-taxe est désormais reportée à 2012, soit… après les prochaines élections présidentielles ! Autrement dit, le prochain taulier de l’Elysée se démerdera…

 

Eh ! Nicolas (Hulot) qu’est-ce que t’en penses des belles promesses de Nicolas (l’autre..) ?

 

« V’rigolez ou quoi ? Moi j’vais vous dire… J’ai fait le Grenelle de l’environnement pour me mettre les écolos dans la poche… Résultat, pas une voix de ces pauv’ cons… Alors, tè ! fumes ! »

 

 

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24/04/2010

Burqua : lettre ouverte d’un Français moyen à Monsieur le Président de la République.

 

Revolution-Delacroix.gif

 

 

Monsieur le Président, vous avez prononcé, à haute et intelligible voix, la phrase suivante : "L'interdiction du port du voile intégral doit être générale, dans tout l'espace public, parce que la dignité de la femme ne se divise pas". Moi qui vilipende à longueur de blog vos actions, vos paroles, vos attitudes quand je les considère – avec ma petite compréhension de Français moyen – comme nuisible à mon pays, la France, je vous dis bravo et merci Monsieur le Président.

 

Il est des moments où la Loi doit trancher, sans autres considérations que la paix, la justice, le bien public, l’harmonie sociale, la Liberté, l’Egalité, la Fraternité dont vous êtes, de par le suffrage universel, le garant et dont l’Etat est l’instrument.

 

Il est des moments où il faut savoir stigmatiser (Le Robert : blâmer, condamner, dénoncer, 2. flétrir, fustiger.) non pas des citoyens à part entière de la République mais un mouvement sectaire, le salafisme, très minoritaire mais très actif. Derrière la burqua il y a un projet politique visant à confisquer les droits des femmes, à imposer la charia, c'est-à-dire des lois, des coutumes barbares, fanatiques, venues de pays étrangers où le mot Démocratie n’existe même pas, en contradiction totale avec les valeurs de notre République. Ces gens-là sont en terre de mission. Celle-ci étant dans un premier temps d’imposer le communautarisme avant de conquérir les leviers de commande de la République. Ces Nazes-Islamistes sont en guerre contre nous. Ils veulent la destruction de nos valeurs. Il faut donc répondre sans concessions à leurs provocations. C’est le voile à l’école (problème résolu par une Loi courageuse) la généralisation de la viande hallal, les horaires séparés dans les piscines, les menus spéciaux dans les cantines, les prières dans la rue, bientôt les salles de prière dans les entreprises, etc. Chaque reculade est comprise par les Nazes-Islamistes comme une faiblesse et fêtée comme une victoire qui appelle d’autres provocations.

 

En mettant un coup d’arrêt à ces provocations, vous libèrerez nos concitoyens musulmans qui ne demandent qu’à vivre, qu’à apporter leur pierre à l’édifice commun de notre société, avec leurs différences, leur dynamisme, leur force de travail, leur imagination. En les débarrassant des pressions et des menaces des fanatiques fondamentalistes, vous leur permettrez de vivre, dans le respect de la Laïcité française, un islam apaisé, modernisé, retrouvant la spiritualité des Soufis, les savoirs d’Averroès, les subtilités d’Omar Khayyâm, l’humour de Nasr Eddin Hodja.

 

S’il faut bousculer le Conseil constitutionnel, bousculez-le ! Les Français suivront. S’il faut bousculer le droit européen, bousculez-le, les Européens suivront.

 

Ne vous laissez pas manipuler par les « munichois » qui, tant à droite qu’à gauche, sont prêts à courber l’échine pour se faire sodomiser.

 

Les suivre serait avoir, à terme, le déshonneur ET la guerre civile.

 

Ne pas mettre un coup d’arrêt aux menées de ces ennemis de l’intérieur que sont les Nazes-Islamistes serait une terrible régression démocratique et un message désastreux envoyé aux femmes qui n’ont d’autre choix que de porter ce symbole d’asservissement. Ce serait une trahison vis-à-vis des femmes qui, dans les pays musulmans, luttent pour s’émanciper d’un obscurantisme qui les nie, les martyrise, les esclavagise, les tue. Car, de par le monde, elles sont des milliers, des millions ces femmes courageuses qui regardent la France comme un exemple, un espoir de s’affranchir enfin d’une existence qui n’est qu’une mort sociale.

 

Plus de mots Monsieur le Président, des actes.

 

Vous êtes le président d’un pays qui n’est pas comme les autres : il est celui qui a montré au monde la voix de la Liberté, de l’Egalité,  de la Fraternité. Il ,est celui qui a inventé les Droits de l'Homme, et donc AUSSI des FEMMES !

 

Puissiez-vous porter dignement ce lourd autant qu’exaltant héritage de notre grande Révolution.

 

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22/04/2010

Samaranche a libéré le territoire…

 

Il sera certainement pleuré dans les milieux du C.I.O. (comité international olympique), lieu géographique du fric et de la magouille sportive, autant que parmi les nostalgiques du franquisme et…les anciens du K.G.B.

 

 

Le C.I.O., multinationale bourrée de thunes, domicilié évidemment en Suisse, a été dirigé de 1980 à 2001 par ce grand démocrate : Juan Antonio Samaranch Torello, né le 17 juillet 1920 à Barcelone. Le roi d'Espagne lui a conféré le titre de Marquis de Samaranch en 1982.

 

samaranch-franco.jpgMembre de la Phalange espagnole traditionaliste et des Juntes offensives NationalSyndicalistes, deux mouvements affidés au leader fasciste José Antonio Primo de Rivera, il fit une belle carrière dans l'Espagne de Franco dont il salua la mort dans un éloge appuyé («sa prise en main de l'Espagne durant trente-neuf ans a signifié pour elle l'ère de prospérité et de paix la plus longue que notre pays ait connue»).

 

Né dans une riche famille catalane, il a été chef de mission pour l'équipe espagnole à de nombreux événements olympiques avant d'être nommé au gouvernement espagnol secrétaire des sports par Franco en 1967. Il devint aussi à cette époque président du comité national olympique et un membre du CIO. Il a été vice-président du CIO de 1974 à 1978, et il a été nommé ambassadeur d'Espagne en Union soviétique et en Mongolie de 1977 à 1980.

 

Après les jeux d'été de 1980, le président Lord Killanin démissionna et Samaranch fut élu comme successeur. Et ce fut alors la grande valse du pognon, des sponsors, des droits télés, de la politique de l’autruche devant le dopage, etc. Durant son mandat, Samaranch a effectivement réussi à améliorer la santé financière du mouvement olympique grâce aux droits télévisuels et aux partenariats. C’est à lui qu’on doit la forme dite « moderne », c’est-à-dire totalement dévolu au fric roi, des J.O

 

Mais ce n’est pas tout. Le lieutenant-colonel Popov a lancé contre le marquis, dans son livre paru il y a peu, « LeKGB joue aux échecs » (Editions Terra, Moscou, 2009) des accusations encore plus « croustillantes ». Selon lui, le vénérable et tout-puissant patron du sport olympique aurait été recruté… par le KGB alors qu'il était ambassadeur d'Espagne en URSS (1977-1980) !

 

Comment l'ancien secrétaire aux Sports sous Franco en serait-il arrivé là ? «Ambassadeur en URSS, est-il écrit dans le livre, Samaranch s'est passionné pour l'histoire et la culture russes. Et tout particulièrement pour les antiquités russes, qu'il collectionnait avec amour et rapportait dans son pays, l'Espagne.» Or, l'exportation d'objets d'art était alors considérée comme de la contrebande, interdite par la loi et étroitementsamaranche-poutine.jpgsurveillée par le KGB. Quand les services du Kremlin eurent vent des « trafics » de l'ambassadeur, ils vinrent lui proposer un marché : « Soit la publication d'articles dans la presse soviétique et étrangère sur ses activités illégales, ce qui aurait immanquablement mis fin à sa carrière diplomatique, soit une collaboration avec le KGB en tant qu'agent secret. » Samaranch aurait choisi la seconde option. Elle avait l'avantage d'éviter un scandale personnel et de favoriser, plus tard, sa carrière en échange, vraisemblablement, de quelques menus services.

 

Pourtant les Jeux Olympiques, créé par Pierre de Coubertin… Cette magnifique fête de la jeunesse, cet instant de paix mondiale… Tè ! Fumes ! Une belle escroquerie mentale. Les J.O., sont nés dans la cervelle d’un baron aux idées plus que douteuses. Ils représentent l’embrigadement, le nationalisme le plus chauvin, une compétition sordide sous-tendue par les drogues fournies par les grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux et grassement commissionnés par les marchands de merde mondiaux. Les « villages olympiques » sont autant de ghettos où les robots programmés ne se rencontrent jamais, ne se côtoient pas, ne se parlent pas. Surveillés qu’ils sont par des « entraineurs  kapos ».

 

Au fait le Coubertin (Baron Pierre de…), il était pas mal lui aussi dans le genre facho. Il se proclamait lui-même comme un « colonialiste fanatique ». Il prônait la pratique sportive et physique comme un moyen de redressement de l’esprit. Allez, court Coco, et ne réfléchit surtout pas !

 

Ses idées sont intéressantes :

 

« La théorie de l'égalité des droits pour toutes les races humaines conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial. Sans naturellement s'abaisser à l'esclavage ou même à une forme adoucie du servage, la race supérieure a parfaitement raison de refuser à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée. » (The Review of the Reviews, avril 1901).

 

« La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète antique honorait les dieux. En faisant de même, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau. » (Pierre de Coubertin, Les Assises philosophiques de l’Olympisme moderne).

 

« Une olympiade femelle serait impratique, inintéressante, inesthétique et incorrecte. Le véritable héros olympique est à mes yeux, l'adulte mâle individuel. Les J.O. doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs. » Il a dit ça lors des Jeux Olympiques de 1912 à Stockholm.

 

Il considérait que les Jeux Olympiques de Berlin de 1936 ont été les mieux organisés depuis l'origine. Il était un grand admirateur de Hitler qui le lui rendait bien : le sinistre führer a appuyé une demande de prix Nobel pour Coubertin (qui lui aurait été refusé à cause de cet appui). Hitler (à la recherche de crédibilité pacifiste) a également proposé de subvenir aux besoins de Coubertin via une rente (refusée par ce dernier tout de même).

 

Comme quoi les Jeux Olympiques sont une organisation d’extrême droite, destinée à faire du fric et à aveugler les pauvres cons. « Donnez au peuple du pain et des jeux » ! Il avait tout compris le César (Kaiser, Tsar).

 

Allez, Samaranche, repose en paix, je n’irais quand même pas cracher sur ta tombe. (C’est trop loin !)

 

 

 

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Banzaïe ! Nouvelle reculade des sarko-trafiquants.

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Le 30 août 2007 devant les patrons du Medef - ceux qui tirent les ficelles qui font bouger la marionnette - l'Axe de la Pensée Universelle a promit : «La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur. Je veux y mettre un terme.» Sa ministre de la justice de l'époque, Rachida Dati, avait renchéri: «Le constat a été fait de longue date d'un risque pénal excessif. Ce risque entrave l'action économique.»

Ce dont il s'agissait, c'était d'établir une justice « berlusconienne » : supprimer pratiquement toute possibilité de poursuivre les crapules en col blanc qui commettent à tire-larigot ce qu'on appelle des abus de biens sociaux (en français des magouilles qui permettent à des patrons et des dirigeants de confondre la caisse de l'entreprise avec leur portefeuille personnel, volant ainsi leurs salariés mais aussi les organismes sociaux et l'Etat).


Comment faire ? La voie choisie par les sarko-trafiquants était de tailler dans le régime particulier de la prescription (le délai au-delà duquel une action en justice ne peut plus être intentée) de ce genre d'infractions. Son projet prévoyait que tout délit financier serait prescrit six ans après la date où l'infraction a été commise et ce «quelle que soit la date à laquelle elle a été constatée».

Actuellement, concernant ces «abus de biens sociaux» (A.B.S. - l'essentiel de la délinquance en col blanc), la prescription est de dix ans et démarre au moment où les faits sont dénoncés - et non pas au moment où l'infraction est commise, comme pour la plupart des délits. Ce régime particulier est lié au fait que ce type de délit est difficile à détecter, les grosses boites qui s'y vautrent ayant à leur disposition des armadas d'experts-comptables rompus à l'art de la dissimulation. Ainsi avec la « réforme » sarkozienne prévue, l'essentiel de ces A.B.S. mais aussi les délits financiers passeraient à la trappe. Autrement dit il s'agissait d'assurer l'impunité des criminels en col blanc.


Eh bien - et c'est passé tout à fait inaperçu pour cause d'enfumage au nuage volcanien - MAM a déclaré abandonner cette « réforme », mettant en avant les procès d'amiante et autres, mais en fait cédant devant la résistance farouche de la Magistrature.


Mais il ne faut pas trop se leurrer, la suppression de fait de la justice financière est largement en route à travers le démantèlement des pôles financiers. Ainsi le pôle financier  de Nanterre - celui-là même qui enquêtait sur le Conseil général des Hauts-de-Seine, un temps présidé par le ci-devant Sarkozy de Nagy Bosca Nicolas - a vu le nombre de ses juges d'instructions passer de neuf à trois (plus un demi !) Quant aux enquêtes qui leurs sont dévolues, elles touchent à des affaires de carte bleues volés ou de chèques bidon. Plus aucune affaire d'envergure. Serait-ce que les cols blancs se seraient acheté une conduite ? C'est plutôt que les enquêtes sont maintenant traitées sous le régime quasi discrétionnaire de « l'enquête préliminaire », c'est-à-dire sous la responsabilité exclusive des procureurs, donc du pouvoir exécutif. Ainsi, ce pouvoir peut, selon ses accointances, ses intérêts, ses amitiés, ses inimitiés, enterrer une affaire ou au contraire lui donner un relief particulier.


Maintenant, il faut lutter pour faire abandonner aux sarko-trafiquants la suppression de ces merveilleux fouille-merde que sont les juges d'instruction, afin de démanteler ce système de mise hors les rigueurs de la loi des délinquants encravatés.


Serait-ce le début d'une « mani pulite » à la française ?


Lacordaire disait : « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime, c'est la loi qui affranchit. »

 

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20/04/2010

M’ame Michu et M’ame Chazotte : « Et si le volcan Jélairfol déclenchait la Révolution ? »

 

 

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- Eh alors, M’ame Michu. Qu’est-ce que c’est que ce masque ? On n’vous a pas dit que la grippe Bachelot, c’était fini ? On ne vous a pas dit que c’était même du bidon fait pour engraisser les labos ?

 

- Ben, c’est pour le nuage à cause du volcan « jélairfol » ou un truc comme ça. C’est au cas où il s’arrêterait pas aux frontières, comme celui de Tchernobyl.

 

- Eh non, il s’est pas arrêté vu que maintenant, avec l’Europe, les frontières sont ouvertes… Mais c’est les avions qu’il aime bien le nuage. Il les attend les avions, puis quand ils approchent, il les passe à la sableuse, les chauffeurs ne voient plus rien à travers leur pare-brise opaque et les moteurs toussent puis s’arrêtent. Vaut mieux pas être dedans quand ils retrouvent le plancher des vaches les avions !

 

- J’m’en fous, j’prends jamais l’aéroplane. Alors finalement je peux enlever mon masque ?

 

- V’z’aurez l’air moins débile. Mais ce nuage, moi, il me plait bien. Y a eu des précédents bien intéressant dans l’histoire…

 

- Ah bon ! Et quoi donc ?

 

- Ben j’ai lu dans un journal ceci concernant le « Laki » un volcan islandais proche du « Jélairfol »: "L’éruption du Laki commença le 8 juin 1783. Au début elle fut explosive, puis elle continua en émission de lave pendant des mois, jusqu’en février 1784. Les cendres recouvrirent l’île, et de 50% à 80% des animaux d’élevages moururent. La famine qui suivit décima environ 20% de la population islandaise. Mais ce n’est pas tout. En cet été 1783, un anticyclone puissant et centré durablement sur le nord de l’Atlantique envoya les fumées vers le reste de l’Europe, comme ces jours. Il faut savoir que l’« on estime que 122 millions de tonnes de dioxyde de soufre furent émis dans l’atmosphère, l’équivalent de trois fois les émissions industrielles annuelles en Europe et l’équivalent d’une éruption comme celle du Mont Pinatubo en 1991 tous les 3 jours. L’émission de dioxyde de soufre coïncidant avec des conditions climatiques inhabituelles provoqua un épais brouillard sulfuré qui se répandit à travers l’Europe occidentale, provoquant des milliers de morts durant 1783 et l’hiver 1784. Un nuage de poussière recouvrit les 2/3 de la France et se déposa en partie au sol. Les années qui ont suivi l’éruption du Laki en 1783 furent marquées par des phénomènes météo extrêmes, dont des sécheresses et des hivers très rigoureux, puisqu’on disait que le pain et la viande gelaient sur la table de la cuisine et les corbeaux en plein vol. On vit une accentuation du petit âge glaciaire. La ligne de grain orageux qui traversa la France du sud au nord, en été 1788, détruisit presque toutes les récoltes du pays. On pesa des grêlons de 10 livres (5 kg). La situation des paysans fut si désespérée que la révolution éclata en 1789. Ces modifications climatiques et le volcan Laki ne sont peut-être pas seuls en cause, mais les historiens admettent que leur influence fut considérable dans les événements politiques qui mirent fin à la royauté. On estime que le nuage de cendre modifia le régime des moussons en Afrique, faisant baisser le niveau du Nil et l’irrigation de la plaine céréalière d’Egypte".

 

- Ben ça ! On va avoir la Révolution alors ?

 

- On peut en tout cas l’espérer M’ame Michu ! Il serait temps que les fils des Sans-culottes se réveillent, comme le volcan…

 

- Bon. Ben je vais acheter de l’huile, du sucre, des pates et du riz. On n’sait jamais…


 

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Droit au but...

 

 

...peut mener dans la cage!

chimulus ribéry.jpg

 

 

 

Merci à Chimulus

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19/04/2010

Tè ! La semaine commence bien : vive le volcan et le pétrole cher !

 

 

volcan islandais.jpg

 

 

D’abord ce brave volcan islandais qui nous fout une glorieuse merde dans les transports aériens, montrant ainsi que la Terre a encore de sacrés ressources pour remettre à sa place ce poulet sans poils appelé « humain » et qui plante la zone partout où il grouille. Des transports qui ne servent pas à grand-chose : des tpouristes qui vont saloper des pays de rêve, des « hommes d’affaires » souvent glauques qui se rencontrent pour plumer un peu plus le pingouin, des tonnes de produits à bouffer faisant des milliers de km pour passer du champ de l’esclave dans l’assiette de l’obèse… Quel malheur ! Les gros cons ,ne peuvent pas se réveiller à Istamboul, bouffer à midi à Paris et aller au putes le soir à New-York… Les avions restent cloués au sol ? Extra ! Les riverains des aéroports respirent, le ciel n’est plus égratigné, des milliers de tonnes de pétrole ne sont plus gaspillées.

 

Tiens ! Ça nous amène à la seconde bonne nouvelle : l’augmentation du prix du pétrole. La difficulté croissante à étancher la soif planétaire en pétrole est chaque jour plus évidente. Le Nord pompe à tour de bras depuis près de cent cinquante ans, et le Sud aspire logiquement à le rejoindre. La consommation mondiale, les formidables tensions géopolitiques, tirent le prix du baril vers le haut dans une spirale infernale. Cette situation provoque des raisonnements en noir et blanc. Les optimistes parient que la technologie, l'argent dégagé par un pétrole cher, doperont l'exploration et la découverte de nouveaux gisements. Les autres voient le compte à rebours déjà enclenché, le monde consommant presque autant en vingt ans qu'il ne l'a fait depuis la construction du premier derrick : technologie ou pas, d'ici deux décennies, peut-être même une seule, l'or noir aura quasiment disparu. Et bien avant cela la carte politique du monde risque d'être profondément bouleversée, car les pays assoiffés d'or noir n'assistent pas les bras ballants au désastre annoncé.

 

Et si, pourtant, ce baril hors de prix avait des vertus ? Aujourd'hui, personne ou presque ne se soucie de consommer mieux, c'est-à-dire de consommer moins de ressources et surtout d'énergie. En dépit d'un engouement sans précédent, les énergies «propres», sans hydrocarbures ni déchets à long terme, ne pèseront au mieux que 2 % de la consommation mondiale en 2030. Même l'atome n'y pourra rien. Pourtant, la Chine, l'Inde, l'Europe, n'en finissent pas de planter des moulins à vent ; le Brésil fait tout pour sucrer ses moteurs et ceux du reste du monde ; et les adeptes du diesel à huile découvrent des qualités à la friture.

 

Un pétrole cher, c'est l'assurance que les milliers de projets, d'expériences du moins consommer, ou du consommer autrement, ne seront plus de simples gouttes d'eau réservées à quelques bobos. La plupart des idées qui germent ici et là n'attendent plus qu'un petit coup de pouce et beaucoup de pédagogie : est-il normal que l'Autriche affiche trois fois plus de chauffe-eau solaires que la France ? Est-il raisonnable d'utiliser des hordes de camions quand le rail a prouvé depuis longtemps son efficacité ? Est-il judicieux que les ingrédients d'un simple pot de yaourt parcourent plusieurs milliers de kilomètres avant d'atterrir sur nos tables ? Est-il légitime de dégrader les côtes chiliennes en quelques années pour assouvir l'appétit de saumon des Européens?

 

Le choc pétrolier dont nous vivons les prémices exige des politiques ambitieuses, pour forcer les uns, et accompagner les autres. Mais on ne les voit se dessiner ni en France ni en Europe ni ailleurs. La cure de désintoxication au pétrole aujourd'hui, la panne sèche demain, seront d'autant plus violentes que les responsables politiques auront gardé leurs œillères. Pourtant, le développement durable, trop souvent considéré à tort comme un simple thème en vogue, ambitionne d'instaurer un état universel de bien-être en «écologisant», en humanisant l'économie. Chacun, politiques en tête, récite sans se tromper la définition du développement durable : «Un type de développement qui permet de satisfaire les besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.» Mais voilà, chacun voit la durabilité à sa porte. Si nous ne faisons rien, demain, le baril sera à prix d'or quand le sevrage sera impossible et le climat en surchauffe. Alors aujourd'hui, ce pétrole déjà cher est l'occasion ou jamais de changer notre monde.

 

Vive le volcan et le pétrole cher, donc!

 

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18/04/2010

Gastronomie dominicale: L'Aïoli des Académiciens

 

 

 

 

Aïoli pour web.jpg

 

 

Aïoli! Mot sonnant comme un salut gaillard!

D'Avignon à Marseille il est un étendard.

Emblème culinaire en terres de Provence

Il engendre gaieté, amour et pétulance.

Pour unir ceux qui l'aiment, il est avantageux

Tant son parfum puissant éloigne les fâcheux.

L'aïoli est en soi un éloquent symbole

Des valeurs des pays où court la Farandole:

L'or de l'œuf est fortune, rondeur, fécondité,

L'ail est puissance mâle, santé, virilité

Quand à l'huile d'olive, impériale maîtresse

C'est elle l'unité, l'harmonie, la richesse.

L'aïoli est parfait quand "lou trissoun ten dré" (l),

Quand le pilon de bois, dans la sauce dorée,

Tient droit tel Priape redoutable et vainqueur

Dans l'onctueux parfum qui chavire les cœurs.

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli,

Chaque année, réunie en un conclave, élit

Parmi les cuisiniers du pays des cigales

Celui dont la recette lui paraît idéale.

Voici celle que fait, lors de grandes agapes,

Henry Estévenin, de Châteauneuf-du-Pape.

Truculent moustachu, buveur et quintalien (2)

Il est le "Grand Aillé" (3) des Académiciens.

Pour que ton aïoli soit de bonne facture

Tout doit bien être à la même température :

L'huile, l'ail et les œufs, le mortier, le pilon

Sont préparés la veille ou le matin selon

Que tes invités viennent dîner ou souper:

Car voilà un travers qu'il convient de stopper,

On n'est pas dans le nord, c'est à midi qu'on dîne

Et le soir que l'on soupe en terres comtadines!

Pour six convives il te faut douze gousses d'ail

Dont tu ôtes les germes pour faire un bon travail.

Quatre beaux jaunes d'œuf, du sel, du poivre blanc,

Beaucoup de jus de coude et un pichet de blanc.

Le vin, dans l'aïoli, ce n'est pas pour la sauce

Mais pour le cuisinier dont la soif est très grosse!

À l'aide du pilon, dans un mortier de marbre,

Tu écrases en pommade ail et sel, sans palabre.

Tu mets tes jaunes d'œufs et tu tournes, tu tournes,

Qu'aucune distraction, jamais, ne te détourne,

Pendant deux, trois minutes pour tout bien mélanger.

Puis laisse reposer dans un coin ombragé,

Juste le temps de boire deux ou trois bons canons

Avec tes acolytes, devant le cabanon.

Reprend ton appareil et coince le mortier

Entre tes deux genoux, et serre volontiers.

Éloigne les badauds et concentre-toi bien,

C'est là que ça se passe: ou c'est tout, ou c'est rien!

Tu commences à verser ton huile goutte à goutte

En tournant de bon cœur, d'un seul sens, tu t'en doutes.

Si tu suis la recette très rigoureusement,

L'émulsion doit se faire assez rapidement.

Quand l'aïoli a pris, verse en un fin filet

Ta bonne huile d'olive. Mais pas sur ton gilet!

Maintiens ton mouvement régulier jusqu'au bout

Ne mollit pas surtout. S'arrêter, c'est tabou.

Si elle est réussie, elle doit être épaisse,

Onctueuse, dorée, mais pleine de finesse.

Le pilon, en son sein, tient droit sans se vautrer.

Présentant ton chef d' œuvre, dit: "Lou trissoun ten dré" !

Traditionnellement, l'aïoli accompagne

La morue dessalée, seul poisson des campagnes.

Fait-là tremper deux jours dans de l'eau fraîche et claire

Que tu changes souvent sans souci des horaires.

En de belles portions il te la faut trancher,

Juste avant de servir tu la feras pocher.

Fais bouillir à l'avance œufs durs et escargots,

Du chou-fleur, des carottes et de verts haricots,

Des patates, bien sûr, une pleine fourchée

Que, pas plus que les œufs, il ne faut éplucher.

Sers ces aliments chauds dans des plats séparés

Et, trônant au milieu, l'aïoli vénéré.

Que boire avec ce plat? La question reste ouverte.

Sur ce point important, l'Académie concerte.

Du rouge, du blanc sec, ou même du rosé

Si c'est servi bien frais, on peut tout écluser.

Cessons pour aujourd 'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour la sauce: - six gousses d'aï!, blanc de préférence, desquelles vous enlever les germes, - deux cuillerées à café de sel fin, - quelques tours de poivre blans du moulin, - deux jaunes d'œuf, - trois-quarts de litre d'huile d'olive vierge extra AO.C. Vallée des Baux.

Attention: faites en sorte que tous ces ingrédients soient à la même tem­pérature. C'est primordial pour prévenir tout ratage (on dit alors, si ce malheur arrive, que l'aïoli a "cagué").

Pour le plat: - un kilo de morue sèche que vous ferez dessaler, - un kilo de carottes, - un kilo de haricots verts, éventuellement quelques bettera­ves rouges, - douze œufs durs, - trois douzaines d'escargots de mer (les "bioù", escargots dont la coquille présente des cornes), - trois douzaines d'escargots des garrigues provençales, - 3 kilos de pommes de terre cui­tes à la vapeur.

 

Les vins conseillés:

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli, autorité incontestée en la matière, a longuement travaillé - verre en main - sur le délicat problème des vins les plus aptes à accompagner l'aïoli.

Le poisson qui en constitue une partie essentielle incite a pencher pour des vins blancs secs. Les légumes cuits à la vapeur appellent des vins rosés. La délicatesse des fragrances de l'huile d'olive s'accomode fort bien de vins rouges charpentés. Mais la puissance de la sauce dominée par l'ail ne s'accomode que... d'eau prétendent certains Académiciens. On ne peut tout de même pas aller jusqu'à de telles extrémités.

Essayez donc des blancs de Cassis, Châteauneuf-du-Pape, Cairanne, Rochegude, Picpoul de Pinet ; des rosés Tavel, Chusclan, Valréas, Vaison­le-Romaine, Côtes-de-Provence; des rouges de Vacqueyras, de Lirac, de Sablet, de Rasteau, de Violès, des Costières de Nîmes.

 

(1) "Lou trissoun ", c'est le "pilon", la pièce de bois qui sert à piler les ingré­dients dans le mortier et à "monter" l'aïoli. Lorsque la sauce est réussie, "lou trissoun ten dré" - le pilon tient debout dans la sauce ferme et onctueuse.

(2) Quintalien .. personnage de poids, ayant tourné le quintal.

(3) "Grand Aillé" .. grade suprême dans la hiérarchie de l'Académie des Amoureux de l'Aïoli.

 

 

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16/04/2010

Le temps des couteaux entre « Français » et « Çaifrancs »…

Deux faits-divers sordides ont occupé la presse ces derniers jours. Les deux ont en commun deux choses : - le racisme, - la lâcheté des médias qui n’ose pas appeler un chat un chat.

 

Le premier fait-divers a eu pour victime Saïd. « Ce vigile marocain de 35 ans a perdu la vie après avoir refusé l'entrée d'un magasin de bricolage, tout proche de la fermeture, dont il assurait la sécurité à Bobigny (Seine-Saint-Denis). L'homme refoulé, furieux, après avoir regagné sa voiture garée sur le parking de l'entrée du magasin, serait revenu en découdre accompagné de plusieurs personnes. Le corps du vigile a été retrouvé mercredi après-midi dans le canal de l'Ourcq. Six suspects ont été interpellés à Pantin mardi soir et ont été placés en garde à vue. Les forces de l'ordre ont également retrouvé dans la voiture laissée sur le parking un passeport avec une adresse à Pantin, qui a permis d'interpeller six personnes, cinq hommes et une femme, âgées de 18 à 25 ans. Tous ont été placés en garde à vue. Pour leur défense, les suspects ont avancé que le vigile les avait insulté et proféré des insultes antisémites. Des dires qu'aucun témoin n'a confirmés. »

 

Il s’agit sans conteste d’un crime raciste ou plus précisément xénophobe. La victime est maghrébine, les agresseurs probablement juifs. Dans la presse, on apprend sans problème le prénom et l’origine ethnique de la victime, mais en aucune manière les prénoms et l’origine ethnique des agresseurs. TABOU !

 

Le second fait-divers, à Grenoble, a pour victime Martin, attaqué par « une bande de jeunes ultra-violents, guidés par la haine, visiblement animés par la seule volonté de lyncher quelqu'un. Sans aucune raison, alors que les quatre jeunes gens avaient refusé de répondre à leurs provocations, les agresseurs se sont acharnés sur l'un d'entre eux, place Grenette, le frappant à grands coups de pied alors qu'il était à terre avant de tenter de le tuer en lui donnant deux coups de couteau. L'un de ces coups a perforé un poumon, plongeant rapidement Martin, un cartographe de 24 ans, dans l'inconscience.

 

Vers 23 h 30, la bande d'agresseurs, montée à bord du tramway au niveau des quartiers sud de l'agglo, venait de se faire expulser de la rame par des agents de la Semitag à l'arrêt Hubert-Dubedout, station la plus proche de la place Grenette. Le hasard a voulu que les quatre jeunes gens descendent également de la rame à cet endroit. L'un des agresseurs a demandé une cigarette à la jeune femme, qui a répondu simplement qu'elle n'en avait plus. Martin, son ami, s'est alors fait insulter sans aucune raison. Cherchant à fuir, les quatre victimes ont commencé à presser le pas en direction de la place Grenette mais, à cet endroit, Martin a subitement été frappé et mis au sol. Ses amis ont tenté de lui venir en aide, mais selon leurs témoignages, les agresseurs étaient une quinzaine à cet instant. Dans un invraisemblable déchaînement de violence, les malfrats lui ont décoché de grands coups de pied en pleine tête alors qu'il était à terre. »

 

Il s’agit là encore d’un crime raciste ou plus précisément xénophobe. La victime est « souchienne, gauloise, fromage blanc », les agresseurs maghrébins. Dans la presse, on apprend sans problème le prénom et l’origine ethnique de la victime, mais en aucune manière les prénoms et l’origine ethnique des agresseurs. TABOU !

 

A-t-on entendu les associations comme SOS racisme, la Halde, le Mrap etc. monter au créneau contre ces attentats RACISTES. Non. Pourquoi ? Parce que ces associations sont noyautés les unes par les juifs, les autres par les musulmans.

 

Pourquoi les journalistes taisent-ils systématiquement les prénoms et l’origine ethnique des agresseurs quand ceux-ci ne sont pas « souchiens » ? Parce qu’ils sont lâches, tout autant que les « idiots utiles » qui ne voient le mal que dans un sens.

 

Le racisme n’est pas à sens unique. Et ceux qui s’en disent victimes – souvent à juste raison – en sont souvent AUSSI les acteurs.

 

Après quoi on s’étonnera que les nuisibles du F.N. retrouvent du poil de la (sale) Bête.

 

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Livret A. « Salauds de pauvres ! A nous vos guenilles » jubilent les banquiers...


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Salauds de pauvres, on vous les a tout de même piquée les éconocroques que vous aviez sur votre Livret de Caisse d'épargne ! Mieux encore ! Sur chaque euro épargné vous perdait maintenant du pognon puisque le livret A « rapporte » 1,25% tandis que l'inflation officielle est de 1,6%. Vous perdez donc au bas mot 0,35% ! Votre seule solution : basculez vos quelques thunes sur des « produits maisons » !


Ça les mettait en rogne, ces crapules de banquiers (pléonasme Victor, pléonasme !), de voir tout le pognon que ces salauds de pauvres arrivaient, en bouffant des patates à l'eau, à mettre sur leur « Livret de caisse d'épargne ». C'est comme ça qu'ils disent ces fumiers de pauvres.


Le livret A, c'est 46 millions de détenteurs (pour un total de 143 milliards d'euros), dont 60 % disposent de moins de 200 euros.


« Mais c'est juteux ça Coco ! On va pas le laisser à la caisse d'épargne et à la poste, non ! » qu'ils se sont dit les banquiers. Ils ont donc demandé à leurs marionnettes politiques d'ouvrir le Livret A à toutes les banques. Rappelez-vous la campagne : 4% qu'ils disaient ! Et les pauvres cons (terminologie brevetée Sarko) ont marché. Et puis... pfffuittt ! 1, 75% et puis encore moins, 1,25% !


Cet argent était garanti, jusqu'alors, par l'Etat. Mais avec la disparition du monopole de la Poste et de la Caisse d'épargne, ces avantages ont pour une bonne part disparus pour le petit épargnant. La garantie de l'Etat ne porte plus en effet que sur 60 % des sommes déposées, contrairement aux 100 % de jadis. En effet, lorsqu'une banque ouvre un livret A, seulement 60 % de la somme sont centralisés à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Les 40 % restants sont investis par la banque dans des actions plus juteuses, et plus risquées sur le marché des capitaux.


Les banques ont tout promis pour capter les livrets à tout prix, pour inciter ces petits ou grands épargnants - 3 millions de détenteurs de livret A ont plus de 7 000 € dessus - à ouvrir leur livret chez elles. Une fois le livret A rapatrié, le client - déçu par le nouveau taux ridicule -  est invité par les margoulins pompeusement baptisés « conseillers financiers » à vider son livret sur des placements ou des comptes qui rapportent plus...à la banque ! Ce matraquage est violent.  Et la démarche est d'autant plus facile lorsque le livret A et le compte courant sont dans la même banque. Un simple "oui" suffit pour faire passer l'argent d'un compte à l'autre.


La Commission européenne s'est prononcée en son temps pour l'ouverture à la concurrence après la plainte déposée par quatre banques concernant le monopole du livret A en France. Le gouvernement s'est planqué derrière cette directive européenne pour accomplir sa saloperie alors qu'il possédait pourtant un moyen de s'opposer à cette libéralisation : ce monopole était justifié par la nécessité de financer le logement social, qui est un Service d'intérêt économique général (Sieg), et de maintenir l'outil de bancarisation des démunis qu'est le livret A. L'Europe n'a été qu'un prétexte pour satisfaire les banques.


En bout de course, les banques ramassent le pactole, sans aucune contrepartie, sur le dos des épargnants, des ménages pauvres, des mal-logés, des usagers en zone rurale... Et au détriment de la construction de logements sociaux cruellement manquant. Les crève-la-faim, les dort-dehors, les dort-dans-sa-bagnole, parlez-en à « votre » banquier...


C'est ça la Sarkozie nuisible.


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15/04/2010

Retraites: le bal des faux-culs.

 

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Un appel d' Exigences citoyennes.

"Le gouvernement français vient d'engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c'est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote...) ont déjà fait baisser le niveau des pensions d'environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d'orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen - niveau de la retraite par rapport au salaire, passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.

Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d'activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié-es les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite.

Le gouvernement et le patronat persistent à vouloir durcir les conditions de départ en retraite alors même que les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu'ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l'âge moyen de cessation d'activité est de 59 ans, ne vise qu'à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité intergénérationnelle. Il n'y a aucun sens à augmenter l'âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes. Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire de la prise en charge d'une génération par la suivante, le gouvernement et le patronat, afin d'attiser la division, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule génération à venir.

Le danger ne s'arrête pas là. Le COR dessine les contours d'une réforme pour remplacer notre système par un autre « par points » ou « par comptes notionnels ». Dans les deux cas, il s'agirait de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement du salaire défini à l'avance et de faire de la variation du niveau des pensions le moyen d'équilibre financier des régimes. Cela aggraverait encore la baisse du niveau des pensions et contraindrait les salariés, particulièrement les salarié-es pauvres et effectuant les travaux pénibles, à travailler toujours plus longtemps.

La vraie raison des mesures qui s'annoncent n'est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques.

Une alternative à cette régression sociale existe pourtant. A moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l'augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu'il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu'en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l'explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d'augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s'attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d'en finir avec l'actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C'est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l'âge de départ. Il s'agit là d'un choix politique de justice et de solidarité.

La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l'idéologie absurde du « travailler toujours plus » et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux...) pour stopper cet engrenage."

Signer en ligne : http://blog.exigences-citoyennes-re...


Merci à Philippe Tastet pour l'illustration


 

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14/04/2010

M'ame Michu et M'ame Chazotte. La rue meurt ? Vétilles et clapotis...

 

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-         Eh ! M'ame Chazotte, à s'qui paraitrait, il parait que M'ame Carla aurait acheté une boucherie chevaline...


-         Ah ! Ben, faut bien qu'elle pense à sa reconversion. Femme de président, ce n'est qu'un CDD. Et puis, elle n'sera pas emprunté, v'là bientôt deux ans qu'elle manipule du saucisson d'âne !


-         A s'qui paraitrait, il parait qu'elle voudrait pas que Son Mari se représente... Et à s'qui paraitrait, il parait que le papa de Son Mari émettrait lui aussi des doutes sur la candidature du Grand Homme. C'est bien parce qu'elle l'aime et qu'elle le veut rien que pour elle...


-         Ben voyons ! En v'là une belle histoire d'amour digne de Nous Deux ! Une idylle qui éclot à Disneyland, avec photographes prévenus à l'avance, Une de Match, après un casting organisé par Séguéla... Qu'est-ce que ça sonne juste ! Et hop ! Envoyez les violons !


-         Ben vous alors. Vous croyez que c'est pas de la vraie amour ?


-         Ma foi, pourquoi pas... M'enfin, faut avoir le moulinet à sornette bien huilé pour y croire. La Carlita, elle a pas la vallée de Chevreuse en friche ! Elle est habituée à la bringouze chicos, avec de vrais astronautes du septième ciel. C'est une ravageuse de pucier, une avaleuse de sabres, l'Atillate de la literie. Avec elle, faut présenter le bénard comme le capot d'une Ferrari et pas avoir le kangourou fané.


-         Comme vous y allez, vous...


-         Tout ça n'est que plan de com, M'ame Michu... Ce qu'il veut, le Danube de la Pensée, c'est déclencher la foire du trône de ceux qui voudraient prendre sa place dans son camp. De façon à ce que, devant la cacophonie qui se met en place, « on » vienne le supplier de se représenter. Pour ça, il faut absolument qu'il réussisse au moins une de ses « réformes ». Au lieu de « réformer » tous azimuts sur n'importe quoi, puis de reculer, ou de se faire renvoyer dans les cordes par le Conseil constitutionnel, il va maintenant tout miser -  façon Obama - sur la réforme des retraites. Il a mis sur le turbin une de ses premières gâchettes, l'expert-comptable Eric Woerth. Il n'hésitera pas à aller au clash avec les syndicats. Trois millions de manifestants dans la rue en juin, ce ne serait pas pour lui déplaire. Une épreuve qu'il espère gagner et ainsi se refaire la cerise pour 2012. Mais ce qui les fait trembler les sarko-trafiquants, c'est un blocage des transports ! La France arrêtée. Les syndicats savent ce qu'il leur reste à faire...


-         Ben ça alors... Et Madame Carlita alors, qu'est-ce qu'elle devient ?


-         Elle fait parler. Elle monopolise l'attention des médias de Panurge. Elle fait écran de façon à enfumer le terrier du Populo. En fait, c'est là sa vraie fonction. Les histoires - vraies ou fausses - de plumard ne servent qu'à détourner l'attention. Et pendant ce temps, les désidérata du Medef, des crapulo-financiers, des patrons-voyous se mettent en place... Pour Sarko, c'est le principal.


-         Et le principal, c'est l'essentiel...

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12/04/2010

Retraites. Eh ! Oh ! Les syndicats, ne vous laissez pas enfumer !


 

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Et revoilà le serpent de mer des retraites. En 2003, ces phares de la pensée que sont MM. Chirac et Fillon nous ont concocté une réforme des retraites baissant le montant des pensions tout en augmentant les années de cotisation. Tout en mettant en place des outils ( Plan d’épargne pour la retraite populaite « PERP » et Plan d’épargne pour le retraite collectif « PERCO ») visant à habituer les salariés à casquer pour des systèmes par capitalisation, le dessein à long terme étant, malgré les dénégations, de saboter le système par répartition (solidarité) au profit de la funeste capitalisation (individualisme). Ceci venant après la fameuse « réforme Balladur » de sinistre mémoire.

Et voilà qu’en Sarkoland, rebelote, avec le même enfermement dans une fausse alternative : ou réduire les retraites, ou cotiser plus. Avec les brillants résultats que l’on connaît : les salariés doivent travailler plus pour toucher  moins, donc pouvoir d’achat des retraités qui se réduit comme peau de chagrin et déficit des organismes sociaux croissants.

Nos têtes pensantes manquent vraiment d’imagination. La France est maintenant un pays de bas salaires, de temps partiel, d’intérim. Qui  dit bas salaires dit évidemment moins de cotisations, donc problèmes pour les retraites comme  pour la sécu. Il faut rapprocher cela du fait qu’en quelques années, la part des salaires dans le revenu national à baissé de dix points, ces sommes étant allés renforcer la part de la rétribution du capital. Ce qui fait un différentiel de 20 points ! Voilà où se trouve les causes principales des trous des retraites et de la sécu. Inverser cette tendance ne pourrait qu’avoir des effets rapidement positifs tant sur les caisses de retraites et de sécu que sur le niveau de vie des familles.

Par ailleurs, les têtes d’œufs nous bassinent en nous disant qu’il faut allonger le temps de travail. Mais bien sûr que bien des salariés ne demanderaient qu’à continuer à travailler un peu plus. Mais ce ne sont pas eux qui décident, mais les patrons qui jettent comme un clinex sale les salariés de plus de cinquante balais !

Sans oublier que les sarko-trafiquants au pouvoir ont supprimé, en 2008, la taxe dite Delalande qui justement pénalisait les entreprises licenciant les quinquagénaires, et d’instaurer les contrats à durée déterminée (CDD) pour les plus de 50 ans. En fait, il risque de se produire avec les salariés plus âgés ce que vivent déjà les jeunes : la multiplication des petits boulots, très qualifiés mais peu payés. Le tout au détriment des salariés bien sûr, et... des recettes de la CNAV et de la Sécu.

Enfin, pour sortir de cette alternative vicieuse — réduire les retraites, ou cotiser plus — il serait juste d’élargir l’assiette du financement des retraites non pas aux seuls revenus des salaires, mais à tous les autres et surtout ceux du capital. Une sorte de CSG retraite que paieraient donc aussi ceux qui se gavent de stock options et autres dividendes d’actions.

Mais qui aura les couilles de faire ça ? Sarko et ses sbires ? Tè ! Fumes… L'Etat sarkosien ultra libéral –simple marionnette du Medef qui veut remettre l’âge légal à 65 ans - préfère développer les assurances privées, quitte à payer les chômeurs plutôt que de leur donner du travail. Alors qu'en travaillant ils cotiseraient pour la sécu, la retraite, les Assedic et les impôts, à croire que là aussi ils font tout pour plomber les comptes dans le but de privatiser.

CQFD.

Enfin, on peut se consoler en pensant aux retraites de Forgeard, Bouton, Pébéreau, Zachariaz et autres miséreux…

La Sarkozie, c’est ça : des paillettes, de l’esbroufe, beaucoup de mensonges, et surtout beaucoup de cadeaux aux riches.

 

 

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Merci à Rouliès et à Mondré

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11/04/2010

Gastronomie érotique: Wanda et le lièvre des sansouïres

 

 

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Wanda


A Bauduc, en Camargue, sur le sable doré

Wanda sculptait les bois déposés par le Rhône

Et vivait libre et nue comme une sauvageonne

Dans une simple hutte à l’orée des marais.


 

Sur une planche à voile, je chevauchais les flots,

Wanda voulut monter sur mon engin rétif

Mais ne pouvant lever la voile de l’esquif

Elle lâcha la corde et chuta dans les eaux.


 

Pour l’aider à monter je la soulève au fesses

Mais, troublé, ma poussée devient vite caresse,

Ma peau frôle sa peau et nos jambes s’emmêlent,


 

En un baiser salé, nos deux langues se mêlent,

Puis, au gré de la vague se redresse le mat,

Et c’est dans l’eau complice que la belle m’aimât.


 

sexy plage 2.jpg

 

 

- Se servir de la mer comme d’un grand plumard,

Ben ! dis donc ! T’as du faire rougir les homards !

Les girelles devaient frétiller d’allégresse

Et l’onde bouillonner comme une bouillabaisse !

- Ce n’est pourtant pas ça que nous avons mangé

Lorsque après nos ébats nous avons partagé

Un excellent repas préparé par la belle,

Devant son cabanon, assis sous la tonnelle.

Wanda, fine fourchette, la veille avait fait cuire

Un régal camarguais : un lièvre des sansouires.

Dépouille l’animal, vide-le, sèche-le

Et puis ampute-le de la tête et la queue.

Coupe-le comme un lièvre en quartiers et portions,

Epluche et émince quelques jolis oignons,

Au fond d’une terrine, met tes morceaux de viande,

Ajoute thym, laurier, romarin et amandes,

Du poivre du moulin, puis de l’huile d’olive,

Arrose à l’Armagnac de façon attentive,

Et laisse macérer, au frais, toute une nuit,

Il ne s’en ira pas, ne t’en fais pas pour lui !

Dans comme un œuf de beurre, fait dorer des lardons,

Tu égouttes, réserves. Fait blondir deux oignons

Dedans le même beurre, saupoudre de farine,

Fait revenir pour que ça prenne bonne mine.

Rajoutes tes morceaux de viande macérée,

Tu remues bien le tout pour les faire dorer,

Introduis tes lardons, ail et bouquet garni

Mouille d’une bouteille de Costières de Nîmes,

Rectifie sel et poivre, que ce soit de haut goût,

Et laisse mijoter, une heure, à feu doux.

Pendant ce temps glace un quart de petits oignons

Avec un peu de beurre, du sucre et un peu d’eau,

Fais caraméliser. Saute tes champignons

De couche avec de l’huile, dore-les ventre et dos,

Rajoutes, après une heure, au premier appareil,

Passe ta marinade, introduis-la pareil,

Et tu laisses frémir une bonne heure encore

Pour que les sucs expriment harmonie et accord..

Mixe le foie du lièvre, la crème et le boudin,

Met un peu de vinaigre, du poivre du jardin.

Avec ces ingrédients, tu vas lier ta sauce

Juste avant de servir ce plat digne d’Eros.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

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in: "Le bonheur par la cuisine de l'amour"

 

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09/04/2010

Ta banque te nique ? Nique ta banque !

N.T.B. – Nique Ta Banque !

Voilà un slogan promis à un bel avenir si – comme d’ordinaire – ce qui se passe aux Zéta-Zunis traverse l’Atlantique. Là-bas, les clients des banques (qui en ont ras les aliboffis des pratiques scandaleuses de leurs banques qui ne cessent de leur pomper du pognon pour un motif tordu ou un autre) larguent en masse les « big six » (Bank Of America, JP Morgan Chase, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Wells Fargo, Citigroup) en transférant leur pécule dans de petites banques régionales.

Ils partent d’un constat simple : les vautours de Wall Street ont beau être puissants et protégés par un gouvernement qui ne fait rien pour museler leur insatiable avidité, si des millions de gens retirent leur argent de leurs coffres pour le mettre ailleurs, ils finiront bien par être obligés de prêter attention au grondement qui monte !

Les citoyens s’organisent en mouvements pour mener à bien cette offensive contre la crapulerie banquaire. La plus importante de ces organisations est  Move Your Money Le site de "Move Your Money" (en anglais). Les initiateurs de ce mouvements ont créé un site internet donnant les adresses des petites banques et établissements de crédits locaux ainsi que les conseils d’un groupe d’analystes financiers. Le succès a été tout de suite foudroyant : 340.000 visiteurs la première semaine !

Cela est-il possible en France ? Pas évident depuis que toutes les petites banques régionales ont été bouffées par de gros groupes dont la philosophie est « On est trop gros pour que la puissance publique nous abandonne. Donc prenons tous les risques pour nous gaver de pognon, et si ça foire, l’Etat nous renflouera avec l’argent des contribuables ! » La crise leur a donné raison puisque Sarko et ses sarko-trafiquants leur ont « prêtés » à 1% des milliards et des milliards sans contrepartie aucune ! Dès lors, pourquoi se gêner…

Il reste pourtant quelques rares alternatives :

- En premier lieu la Banque Postale (avant qu’elle ne soit privatisée…) qui demeure pour l’instant une entreprise publique dont les tarifs sont bien moins onéreux que ceux des grosses privées. Encore que, depuis quelques mois, elle mette en place une politique de démarchage commercial – qu’elle sous-traite –  agressif et gonflant.

- Le Crédit coopératif http://www.credit-cooperatif.coop/ qui est malheureusement une filiale du groupe banque populaire mais garde encore quelques valeurs éthiques...

- La NEF ( http://www.lanef.com/ ) qui n'est pas une banque à proprement parlé mais une société coopérative de finances solidaires. Le souci est qu'on peut y épargner notre argent mais pas avoir de compte chèque. Cependant, la Nef est aujourd’hui engagée dans la construction d’une banque éthique coopérative européenne, avec ses partenaires italiens, Banca Etica, et espagnols, Fiare. Ce projet a pour vocation d’offrir en France, en Italie et en Espagne, une alternative bancaire complète (donc avec compte chèque), reposant sur les principes d’éthique et de transparence qui régissent déjà l’activité de la Nef.

Par ailleurs, les Suédois viennent de mettre en place une banque coopérative qui collecte l'épargne des membres afin de proposer des prêts à d'autres membres. Sans demander
d'intérêt. Certes, il y a des frais à payer, mais ils sont fixés à l'avance et ne dépendent pas de la solvabilité du client. De plus, la banque a mis au point un système de gestion de l'épargne et des crédits qui lui permet d'avoir toujours assez de dépôts, sans être obligée de chercher de l'argent sur le marché interbancaire -pratique poussée jusqu'à l'extrême par certains établissements.

Alors ! Il doit bien y avoir dans les blogosphères des gens ayant la formation appropriée pour lancer de pareils mouvements !

Chiche !

A l’attaque !

BANZAÏ !

Sources : http://www.rue89.com/california-dreamin/2010/01/15/pour-p...

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08/04/2010

Vous payez trop d’impôts en Sarkozistan ? A la niche…

Le déficit des finances nationales tourne autour de 138 milliards d’euros. Soiut 7,9% du PIB. Abyssal. Serrez-vous les miches les Grecs : on arrive ! Tous les gouvernants, de quelques bords qu’ils soient, nous bassinent et nous culpabilisent avec ce trou sans fond. Et nous demande de mettre la main à la poche pour le boucher, du moins tenter de la boucher.

Pourtant, la solution est à portée de volonté politique : il s’appelle la suppression des niches fiscales. Notre beau pays compte... 486 niches fiscales, selon un rapport récent ! Corse, réservistes, débits de boissons, prix littéraires, pipeuses de St-Claude, journalistes, députés, chevaux de course, investissements outre mer, etc. C'est plus que le nombre de fromages d'un pays jugé ingouvernable par le général de Gaulle, et à peine moins que son nombre de députés !


Comment avons-nous pu arriver à une telle aberration ? D'abord, notre impôt sur le revenu est décrépi. Fondé en 1914, refondu en 1948, il a été boursouflé d'abattements, de décotes, de minorations, de boucliers et autres exemptions au fil des décennies. Et la dernière – énorme boursouflure - est le grand œuvre de notre Phénix de Neuilly, le fameux bouclier fiscal de 15 milliards chaque année refilé aux plus bourrés de thunes ! Une profession à cajoler genre toubibs? Des électeurs à remercier genre restaurateurs? Une région à préserver ? Hop ! Une dérogation, un abattement, une exonération.


L'Etat redonne de la main gauche ce qu'il prend de la main droite. Il comprime certaines dépenses pour tenir sa promesse, mais accorde en échange des baisses d'impôt très ciblées. Autrement dit, il crée de nouvelles niches.

Le montant des niches fiscales est supérieur à celui de l’impôt sur le revenu ! Etrange paradoxe : ce que nous évitons de payer dépasse ce que nous payons ! Champions du monde ! Nous sommes le pays de l'OCDE où l'impôt sur le revenu est de loin le plus faible. Selon Bercy, il collecte d’une année sur l’autre autour de 3 % du PIB. Aux Etats-Unis, l'impôt sur le revenu (échelon fédéral et Etats confondus) rapporte cette 8,5 % du PIB, plus de 15 % en Suède, et près de 25 % au Danemark ! Eh ! Kiki, me répondra un heureux planqué, c’est parce que nous sommes plus malins que les autres, planqués dans des niches permettant d'échapper au regard inquisiteur du percepteur !


Alors que la France se gargarise d'égalité et de modèle social, elle vit en réalité dans l'inégalité et le chacun pour soi. Et l’Axe Lumineux de la Galaxie, qui avait promis de supprimer ces niches qu’est-ce qu’il a fait ? Kékilafé le Chouchou de Carlita ? Ben, non seulement il n’a rien supprimé, mais il a rajouté la plus pourrie, la plus honnie, la plus injuste des niches : le fameux bouclier fiscal, pierre angulaire de sa politique : taper dans les fouilles des pauvres pour goinfrer les riches.


Ce système est profondément injuste. Car les taxes les plus lourdes, comme la TVA avec 180 milliards d'euros de rentrées en 2008, la CSG et la CRDS avec près de 90 milliards (un chiffre tellement énorme qu'il faut aller le chercher au fond d'un rapport abscons, aucun ministère ne jugeant opportun de le publier) et les cotisations sociales, sont toutes proportionnelles. Les pauvres paient autant que les riches.


Ce qui est contraire au fameux article 13 de la Déclaration des droits de l'homme de 1789 : « Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés. »


France, pays des Droits de l’Homme ? Mon cul ! Plus depuis qu’on est en Sarkoziland.


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07/04/2010

Au bistro de la Toiule : pas de yourte, des yaourts ! - « Démontez-moi ça, bande de malotrus ! Vous gâchez par votre présence les belles forêts de l’Ariège. Et que je ne vous y reprenne plus ! Ça fera 300 euros. Encaissez greffier… » Voilà ce qu’a dû d

 

rappelezvousyj1.jpg - « Démontez-moi ça, bande de malotrus ! Vous gâchez par votre présence les belles forêts de l’Ariège. Et que je ne vous y reprenne plus ! Ça fera 300 euros. Encaissez greffier… » Voilà ce qu’a dû dire, ou quelque chose d’approchant, le juge du tribunal correctionnel de Foix traitant d’une affaire dans laquelle les prévenus ont été déclarés coupables d'avoir «établi une construction destinée à leur habitation sans former au préalable de demande de permis de construire»

Ça, c’est une yourte. Les malotrus, ce sont Tom et Léa. Leur « crime », vouloir vivre librement, sans les contraintes de la « civilisation » de la consommation, dans une habitation légère, démontable et transportable, mais leur apportant tout le confort que – eux - estiment nécessaire.

 

- Oui mais Coco, ça rapporte rien à personne ça ! Enfin, se loger sans être fiché, sans être plumé, sans être asservi par les dieux de la Con-Sot-Mation… L’Ariège, je connais. C’est même mon second pays après la Provence. Un pays superbe, peuplé de gens rrrugeux et formidablement accueillants à qui sait faire l’approche nécessaire à toute intégration réussie : discrétion, acceptation des règles et coutumes locales, activité apportant une pièce à l’édifice commun, et…bonne humeur. A ma période verte, j’ai été bûcheron dans ces montagnes du Couserans, du Plantaurel, du Saint-Gironnais… C’était après Mai 68 et l’Ariège a alors accueilli des dizaines, des centaines de « hippis » qui s’installaient dans de vieilles fermes abandonnées. Beaucoup sont repartis, mais quelques uns sont restés, ont fondé famille, se sont fondus dans la population qu’ils ont fécondés en apportant imagination et renouveau. Tom et Léa semblent avoir cette fibre. Tom travaillait sur des chantiers, et le soir il débroussaillait, réparait les restanques, ouvrait les chemins. Gratos. Virés !

 

- La vraie raison de leurs emmerdes c'est que leur installation ne rapporte d'argent à personne, autrement dit que ce couple à provisoirement réussi à court-circuiter les requins de la société de consommation... Un grand crime puisque cela ne rapporte rien à la mafia financière dont le lobby influence et même domine les législateurs et l'arsenal répressif obéissant. Pas de liberté sans péage ! Enfin ! Ceux qui réussiraient à s'affranchir de cette loi bourgeoise feraient un exemple que bien d'autres tenteraient de suivre. Dangereux ça Coco. Dangereux…

 

- Pourtant, une yourte, c’est comme une tente. Il me semble, si je ne m’abuse, qu’un personnage célèbre, le bédouin Khadafi, « ami » de not’bon Maître Microlax 1er, a planté sa tente en plein Paris ! Que faisait la police ? Que faisait le procureur ?

 

cons sots mateurs.jpg- Ben ! Ils expulsaient des squatteurs, ils dégageaient des mecs dormant dans leur voiture, ils débusquaient des familles campant dans de vieilles caravanes… On peut pas tout faire mon bon monsieur ! L’Etat fait la chasse a ceux qui vivent différemment sans pour autant permettre a ceux qui veulent vivre "normalement" de le faire…

 

- Enfin ! Si on laissait faire tous ceux qui estiment qu’un cabanon, une yourte, un tipi, une caravane leur suffit, qu’est-ce qui engraisserait les spéculateurs pourris de l’immobilier ? On est en Sarkoland monsieur ! On est en Sarkoland !

P.S. – Tom et Léa ne sont pas seuls dans leur combat. Ils se sont regroupés, avec de nombreux autres « habitants de logements éphémères et mobiles » dans une association : HALEM. http://halem.infini.fr/

 

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