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04/06/2010

Le roi du rabot Fillon aurait-il des idées ?

 

fillon faillitaire.jpg

Il vient – enfin ! – d’admettre que les trop fameuses « niches fiscales » devraient être « rabotées » afin de financer, un tout petit peu, les retraites. Evidemment le coup de rabot sera sélectif et probablement léger du coude. Pourtant il y en a du pognon a récupérer dans ces niches pour qui aurait le courage d’en sortir les pitbulls qui les gardent jalousement !

 

Une commission de députés a planché la dessus et a publié un rapport édifiant la dessus. On y apprend que notre beau pays compte... 486 niches fiscales ! Corse, réservistes, débits de boissons, prix littéraires, pipeuses de St-Claude, journalistes, députés, chevaux de course, investissements outre mer, restaurateurs, etc. C'est plus que le nombre de fromages d'un pays jugé ingouvernable par le général de Gaulle, et à peine moins que son nombre de députés !

 

Comment avons-nous pu arriver à une telle aberration ? D'abord, notre impôt sur le revenu est décrépi. Fondé en 1914, refondu en 1948, il a été boursouflé d'abattements, de décotes, de minorations, de boucliers et autres exemptions au fil des décennies. Et la dernière – énorme boursouflure - est le grand œuvre de notre Phénix de Neuilly, le fameux bouclier fiscal de 15 milliards chaque année refilé aux plus bourrés de thunes ! Une profession à cajoler, des électeurs à remercier, une région à préserver ? Hop ! Une dérogation, un abattement, une exonération.

 

L'Etat redonne de la main gauche ce qu'il prend de la main droite. Il comprime certaines dépenses pour tenir sa promesse, mais accorde en échange des baisses d'impôt très ciblées. Autrement dit, il crée de nouvelles niches.

75 milliards d'euros de niches pour cette année, alors que l'impôt sur le revenu devrait rapporter 60 milliards, moins que l’intérêt de la dette !

 

Etrange paradoxe : ce que nous évitons de payer dépasse ce que nous payons ! Champions du monde ! Nous sommes le pays de l'OCDE où l'impôt sur le revenu est de loin le plus faible, autour de 3 % du PIB. Aux Etats-Unis, l'impôt sur le revenu (échelon fédéral et Etats confondus) rapporte 8,5 % du PIB, plus de 15 % en Suède, et près de 25 % au Danemark !  Eh ! Kiki me répondra un heureux planqué, c’est parce que nous sommes plus malins que les autres, planqués dans des niches permettant d'échapper au regard inquisiteur du percepteur !

 

Alors que la France se gargarise d'égalité et de modèle social, elle vit en réalité dans l'inégalité et le chacun pour soi.

 

Ce système est profondément injuste. Car les taxes les plus lourdes, comme la TVA avec 180 milliards d'euros de rentrées prévues en 2009, la CSG et la CRDS avec près de 90 milliards (un chiffre tellement énorme qu'il faut aller le chercher au fond d'un rapport abscons, aucun ministère ne jugeant opportun de le publier) et les cotisations sociales, sont toutes proportionnelles. Les pauvres paient autant que les riches.

 

C'est contraire au fameux article 13 de la Déclaration des droits de l'homme de 1789 : « Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés. »


France, pays des Droits de l’Homme, Mon Cul…

 

03/06/2010

Un bon bankster est un bankster mort

 

 

chimulus banquiers.jpg

Merci à Chimulus

 

 

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02/06/2010

Honneur à José qui a chié dans la colle (à viande !)

 

Jose_bove_portrait-1.jpgJosé (Bové bien sûr) et ses collègues du Parlement européen ont fait un doigt d’honneur aux chiapacans de la Commission en refusant d’autoriser – comme celle-ci le demandait - l’utilisation de la « colle à viande » - la thrombine - pour faire bouffer aux pauvres les déchets de viande pour animaux. La Commission voulait harmoniser les législations nationales, puisque la thrombine est déjà autorisée en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas, mais les députés européens, sous la conduite des députés Verts, ont opposé leur véto. La France, pays de la gastronomie où les gargotiers sont rois, était…pour ! Elle avait même anticipé sur cette directive européenne rejetée en autorisant cette merde par un arrêté provisoire entre 2003 et 2005, ceci à la suite de deux avis positifs de l'Afssa, l'Agence de sécurité sanitaire des aliments ! On peut s'interroger sur l'indépendance des membres de cet organisme qui a la charge d'autoriser ou non tel ou tel produit sur le marché...

 

De la « colle à viande », de la « thrombine » ? Kézako ? La thrombine est un enzyme qui accélère la coagulation du sang et qui, mélangée avec de la thromboplastine issue des muscles des animaux, donne une sorte de colle alimentaire. Autrement dit du plasma sanguin de porc ou de vache mélangé à des bouts de muscles finement broyés.

 

Quel est l’intérêt de cet ingrédient ? Avant tout de faire gagner encore plus de pognon aux gougnafiers de l’industrie agro-alimentaire. Comment ? En agglomérant avec cette colle tous les bas morceaux invendables en l’état et que l’on trouve au rayon « viande pour animaux » dans les grandes surfaces. Vous voulez la méthode ? Vous broyez en copeaux toutes les « pélangrougnes » (bas morceaux de barbaque en Provence), dans un bac, vous les mélangez avec cette « colle », vous laissez reposer quelques heures au frais et vous obtenez des morceaux de « viande » presque présentable vendus sous plastique avec, en tout petit, tout petit, la mention « produit carné ». Un régal pour les salmonelles !

 

Vous trouvez ces merdes dans les plats cuisinés, les raviolis, les boulettes de viande, les jambons cuits bon marché « reconstitué », les « jambons de poulet », etc.

 

Les députés européens ont dit Niet à la Commission. Mais celle-ci, sous la pression des puissants lobbies de l’agroalimentaire, va revenir à la charge, en noyant la « colle » dans une vingtaine de demande d’autorisation pour des additifs alimentaires.

 

Donc : meffi et vive José et ses potes verts du parlement européen !

 


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01/06/2010

M’ame Michu et M’ame Chazotte : du danger de sortir les poubelles !

 

vamps.jpg


 

- Ben, ousqu’vous z’allez M’ame Michu avec un casque de chantier sur la tête. Vous travaillez chez Bouygues maintenant ?

 

- Ben, non M’ame Chazotte, mais avec ce qui se passe, je fais attention. C’est que c’est dangereux de marcher dans la rue !

 

- V’z’avez peur de vous faire renverser par un 4x4 avec pare-buffle ? C’est vrai qu’on ne tient jamais assez compte du danger que représentent les buffles dans nos villes…

 

- Non, mais, v’z’avez vu ce qui s’est passé au Chili ? A Antofogasta ?

 

- Ben, non. Alors ?


- Eh bien M’ame Josefina Venizela, 52 ans, s’est défenestrée du 12e étage. Parait qu’elle voulait se suicider. Seulement, elle a atterri sur la tête de M’ame Luisa Almendares, une femme de ménage de 56 ans qui était en train de sortir les poubelles dans la cour de l’immeuble voisin. Et c’est vraiment pas de chance : M’ame Almendares n’avait plus que 40 minutes à travailler avant la fin de son service ce jour-là, précise la police ! Et ben, les deux sont mortes !


- Eh ben, M’ame Michu, y a une conclusion évidente à tirer de votre histoire…


- Et c’est quoi ?


- Ben ! De ne JAMAIS sortir les poubelles !

 

 


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31/05/2010

Allez Martine ! Bouffe-le ce Maadof de consommation courante!

 

 


chimulus martine attaque.jpg



Merci à Chimulus

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30/05/2010

Ouiquinde érotico-gastronomique:Théry, amante et mère


 

déesse ailée.jpg

 

 

 

Théry


Longue, fine, éthérée, de grands yeux clairs intenses

Théry est arrivée comme une providence

Lorsque trahi, banni, méprisé, délabré,

J'étais au bord du gouffre et prêt à y sombrer.


Avec son cœur, son corps, sa tendresse de femme

Elle a pansé les plaies que des houris infâmes

Avaient creusées à vif de leurs griffes de hyènes

Pour assouvir sur moi leurs appétits de chienne.


Théry m'a ramassé, souriante et jolie

Puis m'a ouvert ses bras, et son cœur, et son lit.

Elle fût à la fois amie, maîtresse et mère,


Goûtant sans calculer un bonheur éphémère.

Dans les recoins secrets du jardin de mon cœur,

Théry aura toujours une place d'honneur.


 

déesse hindou sur tigre.jpg

 

 

 


Pour honorer, Victor, ta Théry Providence,

Il te faut préparer une grasse bombance,

Qui réchauffe le cœur et remplit bien le corps,

Fait pour une princesse, pas pour une pécore.

Je te propose un plat bien fait pour les amants,

Bien qu'un rien onéreux : c'est le rôti gourmand.

Prend une olive noire aux câpres et aux anchois,

Mets-là dans un becfigue, c'est un oiseau surchoix,

Mets-le, sans tête et pattes, dedans un ortolan

Bien gras et que tu bardes avec du bon lard blanc,

Mets celui-ci dedans le corps d'une alouette

Que tu as amputé des pattes et de la tête,

Introduis celle-ci dans le corps d'une grive

Que tu auras trempé dans de l'huile d'olive,

Mets-là dans une caille de vigne bien dodue,

Introduis celle-ci dans un vanneau ventru,

Puis glisse celui-ci dans le corps d'un perdreau,

A chaque oiseau tu poivres et sales mais pas trop,

Mets dans une bécasse assez mortifiée

Que tu introduiras, pour la glorifier

Dedans un pintadeau bien bardé de ventrêche

Que tu mets dans le corps d'une poularde fraîche,

Introduis ta poularde dans un canard mulard,

Bride bien celui-ci par des bardes de lard

Avant de le glisser dans une oie de Guinée,

Qu'il te faut introduire, doucement, in fine

Dans une grosse dinde. Pour la remplir à ras,

Tu bourres avec des truffes  ainsi que du foie gras.

Lorsque tous tes oiseaux sont ainsi disposés,

Dans un grand pot de terre tu vas les déposer,

Accompagnés d'oignons, carottes, céleri,

Petits dés de jambons, lard et bouquet garni,

Poivre, sel, coriandre, persil, thym et sarriette,

Quatre ou cinq gousses d'ail et piment d'Espelette,

Quelques grains de genièvre et un peu de cumin,

Mouilles avec du vin blanc, mais des Quatre-Chemins.

Tu dois fermer ton pot bien hermétiquement,

La mie de pain mouillée va admirablement.

Met le pot dans un four à chaleur modérée

La cuisson doit se faire toute dans la durée,

Vingt-quatre heures au moins, une journée entière

Afin que la coction soit lente et régulière.

Ce repas précieux apprécié des cours

Au palmarès des goûts est placé hors-concours.

L'intimité des sucs de tant de volatiles

Révèle des saveurs somptueuses, subtiles,

Quintessence des bois, des marais et des plaines

Qui comblent de bonheur les gourmets et les reines.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l'amour !


 

 

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28/05/2010

A la manif, nous y étions ! Beaucoup ? Pas assez ? Sans doute.

 

 


manif-des-retraites.jpgMais le million de personnes qui, à travers tout le pays, a clamé haut et fort son refus d’un plan retraite gouvernemental directement sorti des cerveaux enfumés du Medef. Car ne nous y trompons pas, les propositions des sarko-trafiquants reflètent fidèlement les désidératas des accapareurs du Caca-rente avec un seul but à long terme étant, malgré les dénégations : saboter le système par répartition (solidarité) au profit de la funeste capitalisation (individualisme).

Les deux seuls leviers actionnés par le gouvernement sont l’allongement de l’âge de départ à la retraite et l’allongement concomitant du nombre de trimestres nécessaires pour obtenir une pension à taux plein. Ceci a pour objectif de faire des économies en augmentant les décotes et donc en diminuant les pensions, car les seniors du baby boom ne trouveront pas de travail demain puisque, au contraire, on compte sur leurs départs en retraite pour réduire le chômage ! Comme il n’y a pas de perspective d’emploi, ni de volonté patronale de les maintenir au travail, ils seront bien obligés de faire valoir leurs « droits à la retraite » sans avoir les trimestres requis pour obtenir le taux complet qui est, rappelons-le, de 50% de la moyenne des 25 meilleurs années… Or, chaque trimestre manquant par rapport aux 40 ans actuels, et bientôt aux 41, 42, voire 43 ans, implique une décote conséquente. Donc les retraités qui toucherons le « taux plein » seront de plus en plus rares…

Qu’est-ce qu’ils seront obligés de faire devant une perspective pareille ? Succomber aux sirènes qui leurs chantent sur tous les tons de faire leur propre plan retraite…par capitalisation. La finalité de l’affaire, elle est là : refiler aux gueules avides des grands groupes d’assurances et de banques (maintenant tellement imbriqué) l’énorme gâteau des retraites privatisées. (Médéric est l'un de ces organismes de retraites complémentaires qui s'est transformé au fil des ans en un gigantesque ovni financier, qui a gardé quelques racines avec le monde mutualiste et coopératif, mais qui a muté à vive allure vers les marchés financiers et qui gère donc de gros intérêts privés. Médéric est un groupe qui a beaucoup d'entregent et d'influence. Et qui est patron de Médéric? Sarkozy Guillaume, homme d’affaire « brillant », plus ou moins viré du Medef mais...frère de Sarkozy Nicolas! En bouffant la goulash du dimanche, les Huns ont dû mettre au point quelques juteux arrangements!)

slogan manif 27 mai.jpgPour enfumer le populo, les sarko-trafiquants sortent de leur chapeau la promesse d’une « taxation des hauts revenus et du capital »… Sans rien chiffrer bien entendu. Ce sera une alouette de « sacrifices » des riches contre un troupeau de chevaux de pressurage des pauvres…

Il est primordial de faire échouer par tous les moyens cette « réforme » des retraites. Pour des questions de solidarité, d’équité, de justice, de cohésion nationale, de respect du pacte républicain. Mais aussi, d’une manière plus bassement électorale, parce que si Sarko échoue dans sa « mère de toutes les réformes », le roitelet aura tout échoué et sera nu. Il sera alors possible de le renvoyer dans sa bauge. (En évitant tout de même de le remplacer par son clône, DSK, le candidat de gôôoche du Medef).

 



Merci à Philippe Tastet

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27/05/2010

Tous à la manif pour faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites

 

 

sine retraite.pngLe gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote…) ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen – niveau de la retraite par rapport au salaire, passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.

Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d’activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié-es les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite.

Le gouvernement et le patronat persistent à vouloir durcir les conditions de départ en retraite alors même que les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans, ne vise qu’à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité intergénérationnelle. Il n’y a aucun sens à augmenter l’âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes. Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante, le gouvernement et le patronat, afin d’attiser la division, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule génération à venir.

Le danger ne s’arrête pas là. Le COR dessine les contours d’une réforme pour remplacer notre système par un autre « par points » ou « par comptes notionnels ». Dans les deux cas, il s’agirait de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement du salaire défini à l’avance et de faire de la variation du niveau des pensions le moyen d’équilibre financier des régimes. Cela aggraverait encore la baisse du niveau des pensions et contraindrait les salariés, particulièrement les salarié-es pauvres et effectuant les travaux pénibles, à travailler toujours plus longtemps.

La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques.

Une alternative à cette régression sociale existe pourtant. A moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.

La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux…) pour stopper cet engrenage.

Signer la pétition | Voir tous les signataires|

Sources : http://blog.exigences-citoyennes-retraites.net/?p=1#more-...

 

 

 

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26/05/2010

Ah ! Putaing qu’ils sont bien ces jeunes !

 

 

chimulus bouteille sur sarko.jpg

 

 

Effrontés, mal embouchés, irrespectueux en diable !

Après celui qui s’est essuyé la main après avoir touché celle de l’Axe de la Galaxie, en v’là un autre qui lui balance carrément sa boutanche en plastique de flotte sur le coin de la cafetière ! On peut regretter  qu’il fasse si chaud. Imaginez une telle opération cet hiver, quand il faisait moins quinze ! L’eau, ça gèle…

Allez, ça s’approche : sous les pavés, la plage !

 

Merci à Chimulus

 

 

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25/05/2010

Au Bistro de la Toile : Faut-il pendre tous les banquiers ?

 

 

 

 

hermes.jpg

 

 

 

- Eh ! Loulle, tu connais Hermès ?

 

- Oh ! Victor, c’est pas parce que je suis mastroquet que je suis ignare. C’est, chez les Grecs, le dieu du commerce. Donc un peu le mien.

 

- Exact. Mais c’est aussi le dieu des voleurs ! C’est significatif que, depuis bien longtemps, depuis toujours en fait, commerce et vol sont comme cul et chemise…

 

- Bon. Tu veux en venir où Victor ? Est-ce que je te vole moi ?

 

- Toi, peut-être pas sciemment, mais tes verres bien épais et dont la forme trompe sur la quantité de liquide que tu nous sers, oui… Mais c’est pas de ça que je veux parler. Je vais te raconter une histoire ordinaire de banquiers.

Depuis, bien longtemps, ma banque habituelle, ce sont les CCP. Très bon service, avec une succursale bancaire dans tous les villages de France, des tarifs presque honnêtes. Bref. Un établissement financier correct, rassurant, inspirant confiance. Mouais… Sauf que, depuis, les CCP sont devenus la Banque Postale, établissement financier de droit privé, comme les autres banques. Et ça change tout.

 

- Et alors, qu’est-ce qu’ils t’on fait Victor ?

 

- J’ai vendu un véhicule et j’ai donc déposé le chèque de mon acheteur – 6000 euros – à mon bureau de poste habituel. C’était le 14 mai. Huit jours après, toujours rien sur mon compte que je consulte quotidiennement par l’internet. Je téléphone au service financier concerné et, après plusieurs tentatives infructueuses agrémentées de l’horripilante musiquette, un « conseiller » à qui je demande s’il y a un problème concernant ce chèque me répond que non, que je serais crédité le lendemain matin. Le lendemain, 21 mai, rien… Nouveau coup de téléphone et un autre « conseiller » m’apprend que le paiement de ce chèque est « différé jusqu’au 31 mai ». Sans autre explication.

Un peu inquiet, je téléphone à l’émetteur du chèque qui fait immédiatement son enquête et m’apprend que ce chèque lui a été débité…depuis deux jours ! Les aliboffis commençant à présenter un gonflement alarmant, je vais donc à mon bureau de poste où je rencontre une accorte conseillère financière – silhouette de mannequin et regard de velours – qui me connait et m’a à la bonne. Je la mets au courant. Elle téléphone elle-même. On lui fait la même réponse qu’à moi. Plutôt gênée aux entournures, elle écrit un fax demandant d’activer ce paiement, le signe, me le fait signer et l’envoie… Ce matin 25, toujours rien…

 

Autrement dit la Banque Postale a encaissé ce chèque, l’a mis sur un compte à elle et fait travailler MON pognon, pour ELLE pendant douze jours !  Multiplié par des centaines de milliers d'opérations du même genre, ça fait beaucoup de fric piqué aux clients... Ce sont des manières qui tangentent l’escroquerie.


- Tu vois Victor, quand tu dis qu’il n’y aura jamais assez de platanes pour pendre tous les banquiers, tu es dans le vrai. Tè ! Bois un coup, ça te remontera ! C’est ma tournée…

 

 

 

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24/05/2010

Long ouiquinde gastronomique: Les lapins de champs du Grand Gaby

 

 

 

lapins de champs pour le web.jpg

 

 

 

Grand, long, déguingandé, sec comme un coup de trique

Le nez en coupe-vent, le regard ironique

Perché sur un long cou d'échassier famélique,

Le Grand Gaby est un Prince de la barrique.

Ce fervent défenseur de l'ardeur vigneronne

Est médaillé d'honneur de la Coste-du-Rhône :

N'a-t-il pas englouti, pour se mouiller la glotte

Six cents hectos de vin, sans un verre de flotte!

Ceci en soixante ans d'une soif flamboyante,

Éteinte verre en bouche, de manière constante.

Tout comme d'autres tirent, Gaby boit des deux mains,

En saluant la foule, tel un tribun romain.

Le Grand Gaby, doté d'un vigoureux sésame

Est, cela va de soi, le chéri de ses dames.

Minettes délurées, bourgeoises en goguette

Attirées par sa réputation d'athlète,

Négligeant les on-dit qui prédisent leur perte,

Viennent à son mazet, ouvertes et offertes.

Elles doivent aimer le suint de sanglier

Car leur amant dégage un fumet de gibier.

Priape, Éros, Bacchus, protecteurs de Gaby,

Bénissent les amours cachés dans son gourbi.

Ses conquêtes, souvent, mangeront du lapin

Lorsque leur étalon part avec ses copains...

Le lapin, il est vrai, est sa spécialité,

Tant dans la casserole que contre ses beautés.

Souvent le Grand Gaby, quand vient le crépuscule,

Part hanter la garrigue où la chouette hulule.

Silencieusement, tous les sens aux aguets,

Il s'en va, dans la nuit, pour tendre ses arqués (1) :

De puissants pièges ronds, tendus par un ressort,

Pour les lapins de champs, synonymes de mort...

Quant l'aube aux doigts de roses éveille la nature

Gaby est déjà là pour prendre ses captures.

Les gardes le connaissent, tous veulent le coincer,

Mais le Grand, plus malin que la maréchaussée,

A toujours évité les rencontres néfastes

Tant, de son territoire, sa connaissance est vaste.

- Oh ! Victor, ton Gaby, c'est un bel oiseau rare !

Mais ses lapins de champs, comment il les prépare ?

- Espuillés (2), étripés, coupés en huit morceaux,

Un lapin de garenne chaque deux commensaux,

Tu frottes du thym sec de la dernière estive,

Tu arroses le tout de bonne huile d'olive,

Sel, poivre du moulin et quelques aromates

Et tu fais reposer cela dans une jatte.

Dans ta sartan (3), fond du petit-salé en dés

Dans un peu de saindoux, quantité limitée.

Quand c'est cuit, mets de l'ail, trois oignons émincés

Trois tomates pelées, soigneusement pressées,

Fais réduire à feu vif sans cesser de tourner,

Rajoutes ton lapin à peine fariné,

Fais prendre la couleur en remuant l'ensemble,

Trois verres de vin blanc ou plus si bon te semble,

Plus un morceau de sucre dans quelques verres d'eau.

Encore que la flotte ne sois pas mon credo. . .

Fais cuire sans couvrir, vivement, demi-heure.

Le Gaby l'accompagne par des pâtes au beurre.

Parmi les invités de ces repas de maître,

Le Grand convie parfois.. .notre garde-champêtre!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 


diane chasseresse shaw2.jpg

 

 


Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 3 lapins de champs (de garenne), - 2 verres d'huile d'olive, - thym sec émietté, - sarriette, - laurier, - sel, - poivre du moulin, ­2 noix de saindoux, - 2 hectos de petit-salé, - 6 gousses d'ail pelé et écrasé, - 3 oignons finement émincés, - 3 tomates pelées, mondées, épépi­nées, - 1 cuillerée à soupe de farine, - 3 grands verres de vin blanc, - 1 morceau de sucre, - 3 verres d'eau, - 1 kilo de pâtes.

 

Les vins conseillés:

Tous les vins rosés bien frais: Côtes-du-Rhône, Tricastin, Ventoux, Lu­beron, Costières de Nîmes, Coteaux du Languedoc, Côtes de Provence, Coteaux varois.

 

Arqués: pièges demi-circulaires à ressort central.

(2) Espuillé : écorché.

(3) Sartan : poêle.

 

In: "Le bonheur est dans l'assiette et dans les ver(re)s" - Jean-Victor Joubert


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23/05/2010

Ouiquinde érotico-gastronomique avec Fanny


 

Fanny4.jpg


 

La brandade de Serge et Wladimir



La Fanny est serveuse au café des Platanes

Elle a de ces rondeurs que les dévots condamnent

Mais que les jouisseurs lorgnent avec désir

Tant elles sont promesses de joies et de plaisir.


Elle ondule parmi les joueurs de pétanque,

Ces acteurs naturels, ces presque saltimbanques,

Perturbe les tireurs, énerve les pointeurs,

Prive de leurs moyens ces superbes menteurs.


Sous l'effet ravageur de ses hanches qui roulent

Tous restent bouche bée et en perdent la boule

Parmi les équipiers, voilà la zizanie :


On s'insulte, on se crie, pour un point on s'encagne

On joue contre son camp, on joue à Qui-perd-gagne

Tous rêvent du Zéro... et de baiser Fanny !


Fanny2.jpg

 

- Victor ! Tes pétanqueurs qui rêvent d'embrassades

En matant les rondeurs de la belle Fanny,

Ils devraient s'entraîner à faire la brandade,

Ça calmerait un peu leur érotomanie !

Voici comment la font, pour leur table éponyme

Serge et Wladimir, restaurateurs à Nîmes.

Pour réussir ton plat, éloigne les intrus,

Une nuit, à l'eau fraîche, dessale ta morue,

En six coups de hachoir frappés sur une planche,

Sans enlever la peau, en portions tu la tranches.

Tu la mets, à l'eau froide, dans un large faitout

Que tu lèves du feu quand le liquide bout,

Et tu laisses tremper dix minutes environ,

Le temps de te verser quelques petits canons.

Puis égoutte, essore, et lève les arêtes,

Dans une casserole, mets ta morue défaite,

Dès lors, tu vas chauffer l'ensemble au bain-marie.

A la cuillère en bois, à tour de bras, manie,

Ecrase la morue d'une main combative

En ajoutant du lait et de l'huile d'olive,

L'un et l'autre, tiédis, de façon mesurée

Pour obtenir enfin une lisse purée.

Cette crème doit être onctueuse et épaisse

Pour cela, il te faut branler fort, sans faiblesse.

Lorsque tu en es là, prends le temps de souffler,

Décontracte ton bras, laisse-le dégonfler,

Verse-toi volontiers un vin blanc des Costières

Et va faire un câlin avec la cuisinière.

Reprends ton appareil, oublie la rigolade

Si tu veux, comme un chef, réussir ta brandade.

Il faut la parfumer, la monter en saveur.

Elle doit embaumer pour chavirer les cœurs.

Ecrase, au mortier, une gousse d'ail blanc,

Râpe un peu de muscade - excellent stimulant ! -

Un zeste de citron que finement tu haches,

Un peu de poivre blanc, un soupçon de pistache,

Du sel si nécessaire, mais reste circonspect,

Enfin, lorsque tu sers, une truffe râpée.

Ce plat emblématique de Nîmes-la-Romaine

Incitera Fanny, à la dernière mène,

À laisser les vainqueurs autant que les vaincus,

Selon la tradition, lui embrasser le cul !

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l'amour !



Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 1 grosse morue sèche, - 1 demi litre de lait tiède, - 1 demi litre d'huile d'olive tiède, - 3 gousses d'ail de belle taille, - 1 zeste de citron, - 1 cuillerée à dessert de poivre blanc, - 1 peu de muscade râpée, - 2 graines de pistache, - 1 truffe (accessoire), - beaucoup de vigueur dans le bras (indispensable !)


Les vins conseillés:

Profitez de ce plat gardois pour apprécier les vins rouges des Costières-de-Nîmes mais aussi les blancs vifs de la vallée du Rhône: blancs tranquilles de Saint-Péray, vins tranquilles du Diois, Saint-Gervais, Uchaux, Bollène, Mondragon, Piolenc, Sarrians, Bagnols-sur-Cèze, Codolet, Laudun, Saint-Just-d'Ar­dèche, Saint-Marcel-d'Ardèche, Villeneuve-Pujaut, Ventoux, Luberon.

En vins du Languedoc: Quatourze, La Méjanelle, Picpoul-de-Pinet. En vins de Provence: Palette, Seillons-source-d'Argens, Brue-Auriac, Châteauvert.

Vous pouvez aussi accompagner ce plat avec bonheur par des vins primeurs: Rochegude, Sainte-Cécile-les-Vignes, Sabran, Codolet, Rochefort, Lirac, Laudun.

 

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22/05/2010

Ouiquinde érotique: Arthur Rimbaud

 

 

 

Pompeya_erótica5 Priape mosaïque.jpg

 

 

 

Les anciens animaux...

Les anciens animaux saillissaient, même en course,
Avec des glands bardés de sang et d'excrément.
Nos pères étalaient leur membre fièrement
Par le pli de la gaine et le grain de la bourse.

Au moyen âge pour la femelle, ange ou pource,
Il fallait un gaillard de solide gréement :
Même un Kléber, d'après la culotte qui ment
Peut-être un peu, n'a pas dû manquer de ressource.

D'ailleurs l'homme au plus fier mammifère est égal ;
L'énormité de leur membre à tort nous étonne ;
Mais une heure stérile a sonné : le cheval

Et le bœuf ont bridé leurs ardeurs, et personne
N'osera plus dresser son orgueil génital
Dans les bosquets ou grouille une enfance bouffonne.

 

Arthur Rimbaud

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chimulus logement de fonction.jpg

 

 

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21/05/2010

Au Bistro de la Toile : Féria et apéros géants.

 

corrida_nimes.JPG- Alors Loulle, cette Miurada, ça s'est bien passé ?


- Je l'ai manquée... La dernière main à mettre à la bodega...


- Tu vas en empastiser du monde dans ta machine à boire ! La féria de Nîmes, c'est - après les corridas tout de même - une gigantesque beuverie. En moins d'une semaine, c'est presque un million de clampins qui s'empèguent, qui braillent. C'est un bon nombre de bœufs qui dégueulent dans les caniveaux, qui tombent parfois dans le coma éthylique... A cinq heures du mat, les pompiers et la Croix-Rouge les ramassent - ça fait désordre - avant que les services de voirie redonnent un coup de propre à la ville ! Et, ça te fait rien de penser qu'il y en aura peut-être un, de tes clients, qui se prendra une infusion de platane ?


- Eh ! Oh ! Victor, un mastroquet, c'est pas une assistance sociale. Et puis le type qui s'est fracassé six mètres plus bas, l'autre semaine à Nantes, il ne sortait pas d'un bistrot, mais il s'était mis carbone dans un de ces « apéros géants » générés par « fesse-bouc »...


- Ça t'emmerde, eh ! mastroquet de mon cœur, ces rassemblement de cinq ou dix mille jeunes qui se retrouvent spontanément, comme ça, sans se connaitre, juste pour boire un coup, ou plusieurs ensemble... Et ça emmerde aussi « l'estabishment ».


- Tu parles, ces conneries, pour ce que ça rapporte...


- Voilà, Loulle ! Tu l'as dis : « pour ce que ça rapporte... » Et oui, les gens en place ne supportent pas ces rassemblements non pas parce qu'ils sont dangereux pour la santé des jeunes, ça ils s'en branlent joyeusement, mais parce que ça ne rapporte rien ! Que des milliers de jeunes se mettent minables dans des discothèques qui ne sont que d'énormes usines à picoler et à se défoncer, c'est pas grave. On fait quelques vagues contrôles à la sortie et on laisse faire. Mais que des fêtes spontanées aient lieu sans rapporter un rond ? Sacrilège, Loulle. Sacrilège vis-à-vis de leur dieu, le grand Saint-Pognon ! Si j'étais encore jeune Loulle, tu sais ce que je leur dirais moi, à ceux qui gueulent contre ces apéros géants ? Je leur dirais : « Eh ! Oh ! Les vieux kroumirs, lâchez-nous un peu les baskets. Vous avez vu le monde pourri que vous nous léguez ? Vous avez compté la dette abyssale que vous nous laissez ? Vous avez vu la société de merde que vous avez façonnée ? Vous avez conscience de l'avenir de merde que vos conneries nous promettent ? Alors écrasez-vous et laissez-nous un peu nous éclater comme nous l'entendons, si vous voulez que payions vos retraites ! »


Et puis je vais te dire Loulle. Si les « dirigeants » voient ces rassemblements festifs avec panique, c'est qu'ils ont compris qu'il y avait là pour eux un danger potentiel énorme. Imagine qu'au lieu de se filer rencart pour boire quelques canons, les jeunes - et les moins jeunes - se filent rencart à cinq ou dix mille, par exemple lors d'une visite de not'bon président, pour lui balancer quelques tomates...ou autres choses ? Imagine qu'ils se donnent rencart à cinq ou dix mille autour d'une grosse boite multinationale qui largue ses employés comme des kleenex sales ? Imagine qu'ils se filent rencart autour d'une centrale nucléaire qui expédie ses déchets on ne sait où ? Les champs d'actions sont immenses Loulle ! Pleins de dangers ou d'espoirs, selon le côté où l'on se trouve ! Et c'est imparable, l'internet, par définition, passe partout et est inarrètable.


- Intéressant Victor. Intéressant. Je ne verrais plus ces apéros géants de la même manière... Tè ! C'est ma tournée. Qu'est-ce que tu bois ?


- Un Communard, rouge et cassis, comme d'hab...


 

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20/05/2010

Europe: Et si les Rosbifs se cassaient ?

 

perfide albion.jpgAlors ! Qu'est-ce qu'on fait ? Le nouveau patron du Rosbifistan, David Cameron, avait promis un référendum pour déterminer si son pays devait rester dans l'Europe ou en sortir. En voilà une idée qu'elle serait bonne ! Mais cassez-vous donc messieurs les Anglais ! Cassez-vous ! Vous croyez qu'il aura les couilles de faire ça le Cameron ? Ça m'étonnerait fort, tenu aux roubignoles qu'il est par son jumeau lib-dem comme ils disent, mais qui sait ! On peut toujours rêver et espérer. Peut-être pas cette fois, mais dans six ou huit mois lorsque, inéluctablement, les deux jeunes pacsés se sépareront et que les Rosbifs revoteront...


Aux conservateurs d'aller jusqu'au bout de leurs diatribes europhobes et d'assumer les conséquences de leur choix. Hélas, je soupçonne qu'ils n'en ont aucune envie, car c'est une chose de bloquer tout le monde et une autre de rester sur le bord de la route en choisissant le splendide isolement. Ou plus justement, c'est une chose d'avoir un discours populiste rendant l'Europe responsable de tous les maux et assumer les conséquences réelles qu'aurait pour les Rosbifs un tel retrait... Si les conservateurs estiment vraiment que l'appartenance à l'Union est contraire aux intérêts de la Grande-Bretagne, il leur suffira de décider, soit par voie parlementaire, soit par voie référendaire, d'en sortir comme l'autorise l'article 50 qui prévoit que « tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l'Union ».

Un proverbe rosbif dit : "If your can't beat it, join it". En l'occurrence, après avoir tout fait pour saboter la création de l'Europe - on se souvient de leur « zone de libre échange » faite pour torpiller le marché commun - le Royaume-Uni a mendié pendant des années son entrée dans la CEE. Une fois entré, il n'a eu de cesse d'œuvrer contre l'Europe politique, contre l'Europe sociale et a même porté un grand coup au principe de solidarités entre européens en exigeant un rabais sur sa contribution au budget, le fameux « I want my money back ! » de l'exécrable Margareth Thatcher (des milliards d'euros que nous continuons à casquer d'ailleurs !). Ils ne sont ni plus ni moins qu'un sous-marin étazunien ayant pour mission de torpiller l'Europe. Et ils ne sont pas loin d'avoir réussi...

Le jour où les Rosbifs - majoritairement europhobes - quitteront l'U.E. sera un jour de fête réellement bénéfique pour cette union à but politique. Car la finalité de l'Europe - en tout cas celle qui me fait encore bander et dont rêvaient les pères fondateurs - est de devenir une puissance politique fédérale. C'est un processus long, difficile compte tenu du poids du passé européen, mais c'est une utopie unique dans le monde et qui deviendra un jour réalité. L'idée de la Commission (pour une fois qu'ils en ont une !) de vérification avant vote national des budgets des états serait un pas significatif dans le sens d'une Europe fédérale. Mais bien sûr, comme d'hab, vous avez entendu les cris d'orfraie de nos « dirigeants » ?


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19/05/2010

Pompons la merde, et pompons la gaiement ! Vive la merde, énergie propre et renouvelable !


 

chieur Topor.jpg

En voilà une nouvelle qu'elle est bonne ! Tous ceux qui nous font chier, tous ceux qui sèment la merde, tous ceux qui la remue, tous ceux qui nous y mettent jusqu'au cou peuvent devenir des sauveurs de la planète ! La merde, il y en a partout, tous le monde en fait, du plus riche au plus pauvre, sans distinction de race, de couleurs, de religions, d'âge, de condition sociale. La merde, voilà notre sauveur !

 


« Fille de roi, de ta beauté si fière

Tu dois chier, ainsi dieu l'a voulu

Ton cul royal, comme un cul prolétaire

A la nature, doit payer son tribu...

Et puisqu'il faut que rien n'se perde

Dans la nature, où tout est bon

Ami pressons la pompe à merde

Le jour parait à l'horizon.... »


Un jour de gloire, un jour radieux se lève enfin sur l'humanité grâce aux produits de nos boyaux culiers, mais aussi des merdes de vaches, de cochons, de poules, de mac-do. Le grand œcuménisme du saint Caca !


biogas-photo1.jpg« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » disait Lavoisier.

 

Eh bien les Honorables fils de Confucius ont pris au mot le génial physicien français : ils transforment, à échelle industrielle, la merde humaine ainsi que les lisiers en BIOGAZ ! Et ça marche du feu de dieu !

Allez, je vais téléphoner à Sarko (enfin, je vais chier !) pour sauver la planète !




Allez-y voir sur cette video :

http://www.lepost.fr/article/2010/05/18/2077429_la-m-e-r-...


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18/05/2010

Au Bistro de la Toile : retraites, Reiss, Domenech…

 

- Eh ! Victor, t’as vu, le Sarko, il a encore reculé : il va faire payer les riches pour les retraites !

 

- Mouais… Saluons ce coup de pied dans le cul qui oblige les sarko-trafiquants à penser ( !!!) à prendre un peu de pognon à leurs amis et commanditaires du Fouquet’s. Mais faut pas trop se faire d’illusions, ça ressemble à un enfumage, comme d’hab… Rien n’est chiffré, aucun mécanisme n’est expliqué. Donc, comme dans le pâté aux grives, il y aura beaucoup de cochon (l’allongement des annuités et le recul du départ à la retraite) et un tout petit peu de grives (une taxe symbolique sur le capital), pour l’étiquette…

 

- T’as peut-être raison… Bon. Buvons tout de même à la libération de la petite Reiss que les sinistres barbus de Téhéran ont enfin lâchée !

 

- A la nôtre ! Encore que la petite Reiss, comme tu dis Loulle, on l’a payé ! 280.000 euros de rançon ! Bon, ça, c’est pas bien grave. Mais ce qui l’est plus, c’est qu’on l’a surtout échangée contre un assassin féroce et contre un trafiquant d’armes ! Encore une fois, c’est le pâté aux grives… Et ils nous prennent vraiment pour des cons en prétendant, comme Kouchner, qu'il n'y a pas eu tractation!

 

- La grive, en l’occurrence, elle serait tout de même un peu espionne, non ?

 

- Peut-être, mais vraisemblablement à son insu. C’est tentant pour les barbouzes de la DGSE  de manipuler une petite étudiante qui a l’avantage de parler le persan et d’être bien intégrée dans le milieu étudiant iranien, turbulent malgré la férocité du régime. Mais ce qui est parfaitement choquant, ce sont les dégoisages de ce vieux con d’ancien sous dirlo de la DGSE qui se répand dans les boites à bourrage de crâne en prétendant que la petite était une espionne ! Mais si c’est vrai,  qu’est-ce que c’est ce type qui balance ses sources ? Qui grille ses agents ? Tout ça pour faire la promo d’un bouquin qu’il vient de faire pondre probablement pas un nègre ?

 

- Un homme de couleur, Victor. Un homme de couleur. On ne doit plus dire nègre.

 

- Le mot nègre, en l’occurrence, désigne quelqu’un qui écrit, dans l’ombre, pour un autre qui, lui, signe dans la lumière. C’est ce que font la plupart des hommes politiques, des débiles du chauve-bis ou du sport…

 

- Bon. Heureusement qu’on a le foute pour se défouler. On peut toujours taper sur ce con de Domenech…

 

- Ben ! Moi je l’aime bien Domenech ! Un type cultivé, qui sait lire, qui fait du théâtre, qui a une activité humanitaire discrète, qui a même une certaine forme d’humour caustique… Ça change dans ce monde de bœufs ! Et puis, soyons objectif : en 2004, le Raymond, il a bien amené l’équipe de France en finale de la coupe non ? On allait gagner, c’était sûr. Et c’est ce con de Zidane qui nous a fait perdre ! Pas le Raymond ! Ensuite, rappelez-vous Mémé Jacquet en 98. Tout le monde le pourrissait, à commencer par L’Equipe. Et il nous fait gagner… Après quoi, il leur à mis le doigt dans l’oigne profond le mémé ! Et sans vaseline… Si Raymond fait pareil, tous ceux qui le roulent dans la merde viendront à genoux pour le feller…

 

- Pour le quoi ?

 

- Pour lui faire des pipes… Allez ! Mets ma tournée.

 


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17/05/2010

LIBRE ! Et même pas de Sarko sur la photo...

 

 

chimulus clotilde reis.jpg

Après avoir libéré les infirmières bulgare, les Archés de Zoë, Ingrid Bétancourt et maintenant Clotilde Reiss, s'il pensait à LIBERER LE TERRITOIRE LUI-MÊME ?

 

Merci à Chimulus

 

16/05/2010

"Oné tanlig hun! Oné tanlig hun! Oné Oné Oné tanlig hun! "

fouteuses.jpeg

 

bathezpisse.jpg"Oné tanlig hun! Oné tanlig hun! Oné Oné Oné tanlig hun! "

Putaing! Et ça braille partout dans les rues d'Avignon comme dans celles d'Arles! Ça y est, Oné tanlig hun!

Mouais... La mère Roig, mairesse d'Avignon commence à se faire du mouron... Le stade est évidemment trop petit, va falloir rajouter 8000 places pour le mettre aux normes de la Ligue 1 de foutebol... Qu'à cela de tienne, on rajoutera des tribunes sur tubulures métalliques! Ben voyons! Ces structures sont célèbres: demandez aux Corses du stade de Furiani il y a quelques années...

Allez, on va pas faire les rabat-joie. Oné tanlig hun? Et bien tant mieux. O0n va pouvoir devenir de vrais "supporteurs" avec banderoles racistes, cris de singes et autres joyeusetés. Faut être moderne Coco! Faut être moderne!

Tè! Ça me rappelle une blague:


Une femme rentre chez elle et entend un drôle de bruit provenant de la chambre de sa fille.Elle ouvre la porte et surprend sa fille en train de se faire l'amour avec un vibromasseur. Elle lui demande: « Pour l'amour du ciel, qu'est-ce que tu fais là ? » Sa fille lui répond alors: « Maman, j'ai 35 ans, pas mariée et ceci est la chose que j'ai trouvée qui se rapproche le plus d'un mari. Alors sors d'ici et laisse-moi seule. »

 

footballeuse.jpegLe lendemain le père entre dans la maison et entend le même bruit provenant de la chambre de sa fille. Il ouvre la porte et surprend sa fille en train de faire l'amour passionnément avec son vibromasseur. Il lui demande ce qu'elle fait là. Elle répond : « Papa, j'ai 35 ans, pas mariée et c'est la seule chose que j'ai trouvée qui se rapproche le plus d'un mari.Alors sors d'ici et laisse-moi seule. »

 

Quelques jours plus tard la mère entre dans la maison avec ses provisions qu'elle place sur la table de la cuisine quand elle entend le même bruit mais cette fois-ci venant du salon. Elle entre alors dans le salon et voit son mari étendu sur le sofa, buvant une bière froide et regardant la télévision. Le vibromasseur est à côté de lui sur le sofa et vibre comme un fou. Sa femme lui demande alors : « Pour l'amour du ciel qu'est-ce que tu fais là ? » Son époux répond : « Je regarde le foot avec mon gendre... »

 


 

 

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