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04/03/2010

Pendant la tempête, les sarko-saloperies continuent : enterrer les « affaires ».

 

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Ah ! En voilà une belle promesse électorale du candidat Sarko que le président Sarko va tenir ! Le pouvoir d’achat ? Tè fumes. Le 30 août 2007 devant les patrons du Medef – ceux qui tirent les ficelles qui font bouger la marionnette – l’Axe de la Pensée Universelle a promis : «La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur. Je veux y mettre un terme.» Sa ministre de la justice de l'époque, Rachida Dati, avait renchéri: «Le constat a été fait de longue date d'un risque pénal excessif. Ce risque entrave l'action économique.»

 

la tache qui rit.jpgEh bien le président Sarko est en train de tenir cette promesse « berlusconienne » : supprimer pratiquement toute possibilité de poursuivre les crapules en col blanc qui commettent à tire-larigot ce qu’on appelle des abus de biens sociaux (en français des magouilles qui permettent à des patrons et des dirigeants de confondre la caisse de l’entreprise avec leur portefeuille personnel, volant ainsi leurs salariés mais aussi les organismes sociaux et l’Etat).

 

Comment faire ? La voie choisie par les sarko-trafiquants est de tailler dans le régime particulier de la prescription (le délai au-delà duquel une action en justice ne peut plus être intentée) de ce genre d'infractions. Son projet prévoit que tout délit financier serait prescrit six ans après la date où l'infraction a été commise et ce «quelle que soit la date à laquelle elle a été constatée». Actuellement, concernant ces «abus de biens sociaux» (A.B.S. - l’essentiel de la délinquance en col blanc), la prescription est de dix ans et démarre au moment où les faits sont dénoncés – et non pas au moment où l'infraction est commise, comme pour la plupart des délits. Ce régime particulier est lié au fait que ce type de délit est difficile à détecter, les grosses boites qui s’y vautrent ayant à leur disposition des armadas d’experts-comptables rompus à l’art de la dissimulation. Ainsi avec la « réforme » sarkozienne qui s’annonce, l’essentiel de ces A.B.S. mais aussi les délits financiers passeront à la trappe. Autrement dit tout est fait pour assurer l’impunité des criminels en col blanc.

 

Ceci parachèvera la suppression de fait de la justice financière à travers le démantèlement des pôles financiers. Ainsi le pôle financier  de Nanterre - celui-là même qui enquêtait sur le Conseil général des Hauts-de-Seine, un temps présidé par le ci-devant Sarkozy de Nagy Bosca Nicolas – a vu le nombre de ses juges d’instructions passer de neuf à trois (plus un demi !) Quant aux enquêtes qui leurs sont dévolues, elles touchent à des affaires de carte bleues volés ou de chèques bidon. Plus aucune affaire d’envergure. Serait-ce que les cols blancs se seraient acheté une conduite ? C’est plutôt que les enquêtes sont liberteegalitevaselineld3.gifmaintenant traitées sous le régime quasi discrétionnaire de « l’enquête préliminaire », c’est-à-dire sous la responsabilité exclusive des procureurs, donc du pouvoir exécutif. Ainsi, ce pouvoir peut, selon ses accointances, ses intérêts, ses amitiés, ses inimitiés, enterrer une affaire ou au contraire lui donner un relief particulier.

 

Ce système de mise hors les rigueurs de la loi des délinquants encravatés, complété par la suppression de ces fouille-merde que sont les juges d’instruction va être abondamment fêté au champagne par les amis du Fouquet’s !

 

Et kékondi le Medef ? Kékondi ? Merci Sarko !

 

 

 

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03/03/2010

Derrière les flonflons du salon : ces paysans qu'on assassine !

Pendant que les politicards de tous bords se pressent pour tâter le cul des vaches à la plus grand foire du monde – le salon de l’agriculture – celle-ci meurt.

Assassinée sous l’œil indifférent voire cynique des millions de Français qui en sont issus et qu’elle a nourri.

Assassinée avec la complicité perfide des pouvoirs publics.

Assassinée par les « conseils » des chambres d’agriculture aux ordres d’une FNSEA inféodée aux lobbies agroindustriels et phytosanitaires.

Assassinée par des subventions qui ont fait des paysans des assistés tributaires de ce robinet à pognon qu’il suffit de fermer pour les faire disparaitre.

Assassinée par l’image déplorable de pollueurs et d’empoisonneurs que leur a donnée la course au productivisme « à l’américaine » prônée par les « conseillers agricoles », les écoles d’agriculture et le syndicat majoritaire.

Une France sans paysans ? C’est ce qui se dessine. Sans paysans, mais pas sans exploitations agricoles. Le plan de l’Etat et de la FNSEA est de faire disparaître les petites exploitations familiales au profit de grosses entités de production à l’américaine ou à la hollandaise.

Des usines à lait avec les seules Prim Holstein pissant leur cinquante litres de liquide blanchâtre chaque jour.

Des usines à barbaque avec les seules limousines et charolaises ayant perdues depuis longtemps les vertus de leurs races.

Des kilomètres-carrés de blé bourré d’engrais, fongicide et autres herbicides. Des kilomètres-carrés de betteraves destinées…aux bagnoles. Des kilomètres-carrés de maïs imbouffable bientôt OGM. Des kilomètres-carrés de pommes golden n’ayant plus que le goût des pesticides et autres fongicides. Des kilomètres-carrés de serres où prolifèrent fruits et légumes hors  sol. Etc.

Le tout avec pour finalité non pas de procurer le gagne-pain décent de milliers de paysans, non pas de participer à l’harmonie de ces paysages français qui font de notre pays la première destination touristique du monde, non pas simplement la bonne et saine nourriture de la population, mais de garantir un maximum de profits selon une logique bancaire aux maquereaux de l’agroalimentaire et de la grande distribution.

Et les paysans crèvent. Les paysans se pendent ou se foutent en l’air en avalant les poisons qu’on leur impose de mettre sur leurs cultures. L’histoire de Pierre Priollet, dont je vous ai parlé il y a quelques jours, est édifiante d’une agriculture en phase terminale. Le revenu paysan a trinqué. Globalement, les payes ont régressé de 32 % en 2009, après avoir déjà chuté de 20 % en 2008. Quelle branche, quelle profession peut survivre à de pareilles coupes sombres ?

Mais que les paysans se prennent en mains, créent des structures de distribution qu’ils dominent (voir les idées de Priollet à ce sujet :) , qu’ils désertent en masse cette FNSEA qui les utilise comme de la chair à canon pour la défense des gros céréaliers, betteraviers et éleveurs industriels, qu’ils foutent en l’air ces chambres d’agriculture dont les « conseillers » les fourvoient dans des voies sans issue. Et s’il faut sortir les fourches ? Pourquoi pas…

Paysans, revenez à votre vrai et beau métier et vendez au plus près : paysans et acheteurs y trouveront leur compte et la nature aussi !

 

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02/03/2010

Au bistro de la Toile : mourir de connerie en bord de mer…

- Une cinquantaine de morts à visto de naz, et certainement une palanquée de plus. Putaing ! Ils ont morflé les Vendéens…


- C’est malheureux pour ceux qui y ont laissé leur peau, mais ce sont des cons !


- ???!!!??? Oh ! Victor, tu déparles. Tè, bois un coup, ça te passera.


- Pas du tout. Ce sont des cons. Et à plusieurs titres. France Météo avait prévenu dès 18 heures de l’arrivée dans la nuit d’un épisode terrible. Classé rouge. C’est très rare le « classé rouge ». Ça veut dire « Cassez-vous, vous risquez votre peau ! » Et qu’est-ce qu’ils ont fait les cons… Ils ont regardé la nuit des césars ou une autre connerie, puis sont allé se coucher. Se coucher ! Alors que la tempête se lève, que l’on est dans les plus hauts coefficients de marée et que justement la marée monte ! Avec des vents à décorner tous les cocus du pays ! 140 km/h ! Pire que le pire des mistral ! Et qu’est-ce qu’ils font au lieu de prendre leur bagnole, leur vélo, leur âne, voire leurs panards et de foutre le camp loin du littoral ? D’aller à l’intérieur des terres, chez des amis, des parents, ou à l’hôtel ? Ils dorment ! Un peu inquiets tout de même mais confiants dans les digues qui « protègent » leurs lotissements de pavillons « Sam’suffit » le cul dans l’eau. Sur des terrains PLUS BAS QUE LE NIVEAU DE L’OCEAN ! Le pire c'est que ni le maire, ni le préfetr n'ont donné l'ordre d'évacuer!!!


- La faute à qui Victor ? Mets-toi à la place de ces gens, attirés par les délices du bord de mer, dans un pays sympa, séduits par les promesses de promoteurs qui veulent avant tout faire des thunes. Ils achètent à croum ces pavillons souvent sans étage de repli. Ils se disent, de bonne foi : « Si les autorités, le maire, la DDE ont donné le permis de construire, ce sont des gens responsables, alors on achète… ». Sans trop se poser de questions sur le fait que ces terrains « constructibles » sont d’anciens marais ou des terres gagnées sur la mer, poldérisés grâce à quelques digues plus ou moins bien entretenues. Le pognon Victor ! Le pognon ! Difficile pour les maires de résister aux pressions des bétonneurs immobiliers…


- Eh bien voilà Loulle. Ces gens sont morts à cause de la connerie, de la cupidité, des magouilles immobilières, du je-m’en-foutisme, du non entretien des digues, de belles paroles mensongères qui s’avèrent criminelles. Ils sont morts parce que les nouveaux arrivants n’ont pas, ou ont perdus la culture de l’océan. Habiter les pieds dans l’eau, c’est comme construire sa piole sur le cratère d’un volcan. Un jour ou l’autre, tu le paies. Et cash ! Chez nous, on a le Rhône comme voisin. L’ile de la Barthelasse est au milieu du fleuve. Les mas anciens sont tous construits sur une butte assez vaste pour y mettre les animaux, les outils et la maison d’habitation à l’abri des colères du fleuve. Les constructions récentes sont à ras de terre, et donc nagent à chaque crue… D’un côté on a la culture du fleuve, de l’autre on ne regarde que l’attrait du pavillon en bord de l’eau… Et encore, la construction est très règlementée, alors il n’y a jamais de morts. Seulement des dégâts matériels… Mais alors, avec un voisin comme l’océan ! Ouille ! Ouille !Ouille ! Ma tête à l’étau Loulle ! Enfin, il sont sauvés: Sarko est allé les voir en hélico. Il a dû dire une connerie à la Mac Mahon du genre : "Que d'eau! Que d'eau!"


- Tè ! On va boire un coup.


- Mais pas d’eau Loulle ! Pas d’eau ! Trop dangereux l’eau…



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01/03/2010

Le cul des vaches et des cochons, c'est pas son truc...

chimulus salon agricole.jpg



...dommage, il était attendu !


Merci à Chimulus

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28/02/2010

Les Femmes « uber alles » !

 


 

P08 sarko.jpg

 

Bravo! Les pélucres encravatés découvrent que les entreprises où les femmes sont à plus de 35% dans l'encadrement  marchent mieux que les autres! Et une baffe dans la gueule des couillemollus qui n’ont même pas daigné mettre une seule femme au Conseil Constitutionnel ! Tè ! Ecoutez le Renaud de sa grande époque :

 

 

 

 

 

Miss Maggie par Renaud

 

Femme du monde ou bien putain
Qui bien souvent êtes les mêmes
Femme normale, star ou boudin,
Femelles en tout genre je vous aime
Même à la dernière des connes,
Je veux dédier ces quelques vers
Issus de mon dégoût des hommes
Et de leur morale guerrière
Car aucune femme sur la planète
N' s'ra jamais plus con que son frère
Ni plus fière, ni plus malhonnête
A part peut-être Madame Thatcher

Femme je t'aime parce que
Lorsque le sport devient la guerre
Y a pas de gonzesse ou si peu
Dans les hordes de supporters
Ces fanatiques, fous-furieux
Abreuvés de haines et de bières
Déifiant les crétins en bleu,
Insultant les salauds en vert
Y a pas de gonzesse hooligan,
Imbécile et meurtrière
Y'en a pas même en grande Bretagne
A part bien sûr Madame Thatcher

Femme je t'aime parce que
Une bagnole entre les pognes
Tu n' deviens pas aussi con que
Ces pauvres tarés qui se cognent
Pour un phare un peu amoché
Ou pour un doigt tendu bien haut
Y'en a qui vont jusqu'à flinguer
Pour sauver leur autoradio
Le bras d'honneur de ces cons-là
Aucune femme n'est assez vulgaire
Pour l'employer à tour de bras
A part peut être Madame Thatcher

Femme je t'aime parce que
Tu vas pas mourir à la guerre
Parc' que la vue d'une arme à feu
Fait pas frissonner tes ovaires
Parc' que dans les rangs des chasseurs
Qui dégomment la tourterelle
Et occasionnellement les Beurs,
J'ai jamais vu une femelle
Pas une femme n'est assez minable
Pour astiquer un revolver
Et se sentir invulnérable
A part bien sûr Madame Thatcher

C'est pas d'un cerveau féminin
Qu'est sortie la bombe atomique
Et pas une femme n'a sur les mains
Le sang des Indiens d'Amérique
Palestiniens et Arméniens
Témoignent du fond de leurs tombeaux
Qu'un génocide c'est masculin
Comme un SS, un torero
Dans cette putain d'humanité
Les assassins sont tous des frères
Pas une femme pour rivaliser
A part peut être Madame Thatcher

Femme je t'aime surtout enfin
Pour ta faiblesse et pour tes yeux
Quand la force de l'homme ne tient
Que dans son flingue ou dans sa queue
Et quand viendra l'heure dernière,
L'enfer s'ra peuplé de crétins
Jouant au foot ou à la guerre,
A celui qui pisse le plus loin
Moi je me changerai en chien

Si je peux rester sur la Terre
Et comme réverbère quotidien
Je m'offrirai Madame Thatcher

 

Album: Mistral Gagnant

 

Et puis, un aphorisme de Michel Audiart: « Dans la vie, il faut être gentil avec les femmes, même la sienne. »

 

 

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Ah ! Si on parlait un peu de ces repris de justice qui réussissent en politique ?


http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3630...

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3625...


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27/02/2010

Chomage: hold up des patrons-voyous sur les gains de productivité!

babole-pole-emploi.jpgAh ! Ben, on est rassuré : le gouvernement souligne le « ralentissement de la montée du chômage » ! C’est comme quand le Rhône va déborder et que les pompiers notent un ralentissement de la crue. Ça n’empêche pas les inondations ! « Pour la catégorie A, qui correspond aux personnes sans emploi et tenues de faires des actes positifs de recherche d'emploi, le nombre d'inscrits est relevé de 23.400 personnes à 2.645.100 personnes à fin décembre. Au final, le taux de variation annuel s'élève à 18,7% et non 18,5%. » qu’ils disent dans le journal. Et entre les chiffres « officiels » (2.645.100 chômeurs reconnus) et la réalité de tous ceux qui sont sans boulot et non « éligibles », avec des petits jobs de merde à temps très partiel et autres, ça fait facilement le double.

 

Selon une étude aride mais instructive de la DGTPE (document de travail)  : 2 emplois détruits sur 5 le sont à cause de la Chine et des autres pays dits émergents. Pour le reste, il convient de regarder en direction des pays développés comme l’Allemagne qui a poursuivi, durant les 5 dernières années, une politique de compétitivité pénalisante pour ses concurrents — dont la France. En baissant de façon autoritaire les salaires et en délocalisant vers ses voisins immédiats de l’est nouveaux venus dans l’U.E.

Estrosi peut bien s’agiter, les multinationales, de Total à Dunkerque à Philips à Dreux, ont déjà depuis longtemps des plans en route ! « Cause à mon cul, ma tête est malade… » qu’elles lui disent ! En 30 ans, ces firmes ont muté. Elles ne daignent conserver un outil de production dans les pays développés qu’aux termes d’une analyse de coûts sophistiqués. Elles n’acceptent désormais de produire en France que sur la base de rendements hyper-importants, et par conséquence très peu gourmands en emplois. Regardons dans le détail l'analyse de la DGTPE (document de travail)  : pour un milliard d’euros de production industrielle, l'industrie employait 18 500 personnes en 1980, elle n’en emploie plus que 3 900 aujourd’hui. Soit un rapport de 1 à 4,5, deux fois plus vite que les salaires et le PIB !!! Pour cet effort de productivité les salariés n’ont donc perçu qu’une infime partie de cette richesse. Ils ont surtout du assumer la précarisation de leur emploi ou, pire, son transfert dans d’autres pays.

Voilà comment les patrons du Caca-rente volent et revolent et méprisent et jettent à la rue ceux qui les ont engraissés.

Merci à La Babole

 

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Ah ! Si on parlait un peu de ces repris de justice qui réussissent en politique ?


http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3630...

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26/02/2010

Et alors... Et alors... Sarko est arrivé-é-e

 

chimulus chamatte.jpg

Combien nous a coûté le raout de Sarko, avec un avion entier de plumitifs et de photographes chargés expressément de fixer sa gloire? A Kigali, il était moins flambard le Phare de l'Univers...

 

Merci à Chimulus

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Ah ! Si on parlait un peu de ces repris de justice qui réussissent en politique ?

 

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25/02/2010

Mettons les points sur les « i » sans marcher sur des « e ».

 

 

Molière_-_Nicolas_Mignard_(1658).jpg

Hier, au journal de la mi-journée si je ne m’abuse, une i-cone des e-tranges lucarnes parlait de « e-commerce » et de « e-confiance » en prononçant « icommerce » et « iconfiance ». Je veux bien qu’en matière de ces nouvelles technologies de l’information dominés par les anglo-saxons, les terminologies s’adaptent, mais est-on obligé d’accepter, sur une chaine publique censée défendre notre langue, ces « rosbifismes » - allons-y donc pour les néologismes ! – qui nous e-corchent les e-sgourdes ? Faut-il laisser e-thanasier la langue de Molière et rester e-phoriques ? Est-ce i-déaliste, est-ce i-diot que de penser que notre i-diome en vaut bien d’autres ? Doit-on  i-gnorer que ces pratiques d’ i-gnares sont i-llégales ? Notre langue n’est-elle pas assez i-magée, ou e-magée  pour parler comme e-ux ?

 

Mettons donc les points sur les « i » sans marcher sur des « e ».


En français - langue qui n’est pas seulement celle de la France – le « e » se prononce « eu » comme dans « heureux » et non pas « i » comme dans « ignorant ».

 


 

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24/02/2010

Pierre Cardin sème la zone en Provence avec un projet de golf...

« Mistral, Parlement et Durance

Sont les trois fléaux de Provence »

...dit un dicton célèbre entre Alpilles et Luberon. On pourrait en ajouter un autre : les riches « estrangers » ! Tant le Luberon que les Alpilles sont devenus de véritables « colonies de peuplement » au profit de très fortunés membres de la « jet set » du spectacle, de la littérature, du cinéma, de la politique, des affaires. Trois mois de bronze-cul pour snobinards bourrés de thunes, neuf mois de désert humain pendant lesquels les propriétaires des mas à piscines et des somptueuses villas m'as-tu-vu sont repartis vers leurs affaires, laissant leurs biens coloniaux sous la garde de kapos locaux à pitbull et rottweiler.


golf.jpgEt voilà que Pierre Cardin - homme de talent, fin lettré et humaniste - veut créer à Bonnieux, sur le flanc nord du Luberon, un golf 18 trous assorti de programmes hôtelier et immobilier de grand luxe. Car un golf est toujours le prétexte à bétonnage immobilier !


Très bien pourrait-on dire. Voilà qui va emmener dans la région, une clientèle fortunée. Mouais... Vous croyez que les tapeurs de cannes à trous viendront acheter leur bouffe à l'épicerie du village (dont le maire fut longtemps le producteur de cinéma Rousset-Rouart) ? Ils resteront entre eux, dans leurs ghettos pour riches. Ce qui perpétuera l'approche de la région que ces « estrangers » plein de thunes ont de ces « autochtones si pittoresques ». Qu'on se rappelle les livres insultants du colon anglais Peter Mayle...


Oui mais Pierre Cardin a sauvé et restauré à Lacoste, tout près de Bonnieux, le château du divin marquis de Sade. Oui mais regardez Gordes, Roussillon, ces villages sont devenus des petits bijoux.


Oui mais... Les terres achetées par Pierre Cardin - environ 40 ha - sont parmi les plus fertiles de l'étroite plaine du Calavon, entre Luberon et Mont-de-Vaucluse.


Oui mais ces terres sont à l'abandon !


Oui mais elles sont à l'abandon parce que la spéculation immobilière en interdit l'achat aux jeunes agriculteurs qui voudraient s'installer !


Oui mais que fait la Safer ?


Oui mais les « pittoresques autochtones » en ont ras les aliboffis de ces puissants qui s'enferment dans leurs fortifications et ne s'intègrent pas. Ils font des travaux sans autorisation et après, c'est trop tard, ils font régulariser grâce à leurs relations haut placées, alors qu'on refuse la moindre cabane aux agriculteurs.


Oui mais, c'est bien fait pour les paysans : ils n'ont qu'à ne pas vendre ! Mouais... Difficile de résister aux sirènes du pognon corrupteur de toutes valeurs...


Oui mais, ce sont les meilleures terres agricoles de toute la vallée du Calavon et elles ont été irriguées après une lutte de vingt ans. Il a fallu creuser un long tunnel sous le massif du Luberon pour amener l'eau de la Durance ! Tout cela a été financé avec des fonds publics et des agriculteurs ont donné des parcelles pour passer des tuyaux. Ce n'était pas pour un golf ! D'autant plus que les golfs, il y en a déjà à profusion dans la région : Pont-Royal, Orange, Vedène (près d'Avignon), Saumane (à côté de la Fontaine de Vaucluse)... Qui dit golf dit pompage de millions de mètres cube d'eau, mais aussi engrais et pesticides par tonnes. Sur le territoire du Parc naturel du Luberon, est-ce judicieux ? Dans une région où la sécheresse et les incendies sont des calamités récurrentes, est-ce vraiment raisonnable ?

 

bonnieux.jpg


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Au bistro de la Toile : la viande « hallal » fourni le pognon qui est le nerf de la guerre menée par les intégristes contre la République...


rituel hallal.jpg

- Oh ! Loulle ! Ce plat du jour que tu sers à tes clients, il est hallal, cascher ?


-         Je ne m'occupe pas de ces conneries Victor. Mon plat du jour, il est tout simplement BON ! Et c'est suffisant. Tout ce ramdam fait autour de ces clapoirs à mange-merde de Quick, c'est de l'enfumage de terrier...


-         Entièrement d'accord avec toi Loulle. Il n'empêche que manger « hallal », c'est financer les organisations islamistes.


-         Comment ?


-         Parce qu'une redevance est perçue par les organisations islamiques assermentées, au kilo de viande certifiée halal.


-         Au fait, c'est quoi « hallal » ?


-         C'est - comme pour le « casher » juif - un rituel d'abattage des animaux destinés à la consommation. Lorsque j'étais jeune journaleux, j'ai assisté à un abattage rituel juif, à l'abattoir d'Avignon-Le Pontet, maintenant fermé. La vache est poussée entre deux solides flancs verticaux qui se serrent pour la maintenir, avec également des sangles. Le système est monté sur un axe horizontal. La vache est alors brusquement retournée, les pattes en l'air qui gigotent désespérément pour chercher un sol qui a disparu. La tête pend en arrière. Le bestiau, paniqué au plus haut point souffle, meugle, roule des yeux plein de terreur. Le guignol « sacrificateur » sort alors un long et large couteau affuté comme un rasoir. Consciencieusement, en prenant son temps, il découpe en sciant lentement tout le cou du bestiau, jusqu'à l'os. Alors là, ça crache d'énormes flots de sang. Comme le bestiau souffle par la trachée artère tranchée, il t'espousse du raisiné partout, de la peinture au pistolet ! Y en a partout. Le guignol fait ses salamalecs puis le bestiau martyrisé est dégagé de ses sangles et part au découpage...


rituel hallal 3.jpg-         Putaing ! Je suppose qu'hallal, c'est pareil.


-         Y a que probablement que le guignol qui change. Le produit « à label religieux » ne se distingue pas d'un autre produit, sauf par un « rite » de traitement (technique d'abattoir, en général rustique comme tu viens de voir !) et surtout par une taxe, redevance ou dîme prélevée par une association « rituelle ». Trois mosquées ont l'autorisation de la certification du ministère de l'Intérieur, en charge des cultes : Paris, Évry, Lyon.

Ces trois mosquées revendent le droit à la certification religieuse et des cartes de sacrificateurs ; sacrificateurs permanents ou intermittents (pour la journée de l'Aïd). Donc il y a des associations qui se partagent le marché avec les mosquées, aussi bien au niveau des abattoirs que des boucheries. Principalement l'association AVS (A Votre Service, basée en région parisienne Saint- Denis : Porte de Paris). C'est une filiale de l'UOIF, association loi de 1901, dont le but est « la satisfaction d'Allah le très haut » ! À la question d'évidence, comment obtient-on la carte de sacrificateur, l'absence de réponse est surprenante. Les services du ministère de l'Agriculture, sensés être informés de la liste des sacrificateurs agréés, réclament les noms aux mosquées, sans succès.


Il n'y a, à leur avis, aucune formation demandée. Évidemment, les services de l'Etat ne peuvent intervenir sur les critères religieux : pas d'anesthésie, bêtes tournées vers la Mecque, aucun contact avec des bêtes non licites, etc.


Les recettes des associations percevant des redevances formidables sont-elles soumises à l'impôt ? Silence. La liste des agréments est- elle publique pour protéger les consommateurs des fraudes ? Cherchez-la. Bon courage !


-         Autrement dit, la viande « hallal » fourni le pognon qui est le nerf de la guerre menée par les intégristes contre la République...


-         T'as tout compris Loulle !


 

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22/02/2010

Pierre Priolet, porte parole des damnés de la terre agricole.

Samedi soir, chez Ardisson à Canal, il a crevé l'écran Pierre. La télé, c'est le domaine de l'émotion et Pierre Priolet - paysan provençal en phase professionnelle terminale - en a donné de l'émotion. Même Ardisson et son cynisme gouailleur en était remué. Car Pierre a démonté avec clarté les mécanismes d'un système économique qui pousse à la mort la paysannerie française.


Il se trouve que je connais Pierre Priolet. Je l'ai connu dans une autre vie, lorsque nous « refaisions le monde patronal » au sein du Centre des Jeunes Dirigeants d'Avignon.  Pierre était un bel homme énergique, plein d'idées altruistes. Il avait créé une antenne de Solidardosk à cette époque. Lui, paysan, avait réussi à s'imposer dans ce milieu CJD plutôt content de lui et qui avait tendance à regarder le monde agricole avec condescendance.


Pierre a bourlingué avant de s'établir arboriculteur dans les riches plaines provençales entre Rhône et Durance.  Puis il a fait ce que tout paysan rêve de réaliser : une plantation d'arbres fruitiers, pommes et poires. Il faut avoir les reins solides pour planter ainsi car il faut dix ans avant la première vraie récolte ! Mais il y a trente ans, cette région était encore le verger de la France. Le Vaucluse était alors le département proportionnellement le plus riche de France après la Seine. Et le nord des Bouches-du-Rhône jouait dans la même catégorie. Les MIN (marché d'intérêt national) de Chateaurenard et d'Avignon étaient des ruches opulentes croulant sous l'activité des milliers de maraichers, arboriculteurs et grossistes qui expédiaient à J+1 des produits savoureux. Ce temps est révolu...


En quelques années, les mécanismes de mise en marché ont changé du tout au tout. Les grossistes étaient souvent critiqués à cette époque mais ils étaient nombreux et c'étaient des gens avec qui les producteurs pouvaient discuter, marchander. Ce système est révolu depuis l'apparition des grandes surfaces maintenant hégémoniques. Le producteur qui ne leur vend pas garde sa marchandise. L'Europe, pour régulariser le marché, a imposé aux producteurs de se grouper. Et ce sont maintenant ces groupements de producteurs - anonymes, gérés comme des institutions impersonnelles - qui sont les seuls interlocuteurs des producteurs. Eux qui négocient avec les quatre ou cinq centrales d'achat de la grande distribution. Et tout passe au dessus des producteurs. Pierre Priolet ne décolère pas : « Ce qu'il y a de scandaleux avec la grande distribution, c'est qu'elle ne joue pas le jeu et ne remplit pas le rôle auquel elle est destinée : vendre de grandes quantités avec de petites marges. Aujourd'hui, ses marges sont celles du petit épicier. J'ai les boules lorsque je vois que mes poires - qui me sont payées 0,17 euros le kilo - sont revendues à l'hyper ou au super du coin entre 2,80 et 3 euros le kils... Alors qu'elles me reviennent à 0,40 euros à la production. Et que je suis payé quatre à six mois plus tard...»

Pierre, malgré son désarroi et ses cinquante-neuf ans ne baisse pas les bras. Ce n'est pas son genre. Et il a des idées : bâtir un système de distribution nouveau, cassant le monopole de la grande distribution : « On accorde à chacun des 300.000 agriculteurs de France, en modifiant quelque peu les POS,  un permis de construire sur une petite partie de ses terres agricoles, qu'il peut revendre au prix du terrain constructible. Une partie de cet argent lui permet de régler ses problèmes de trésorerie, le reste est versé sur un fonds qui servirait à acheter les murs de 40 à 50 centres de vente directe aux consommateurs. Surtout la règle, c'est de travailler à prix coûtant. Pour nous, le prix coûtant, c'est 0,80 euros le kilo, soit 0,38 pour la production, 0,17 pour le transport, 0,10 pour la manutention et la mise en magasin, et 0,15 pour le magasin. Une quarantaine de camions seraient chargés tous les deux jours et livreraient des centres dans toute la France. Résultats, des fruits et légumes frais vendus à des prix défiant toute concurrence. »


Utopique les idées de Pierre ? Mais l'utopie n'est-elle pas la raison de demain !

 

(plus d'infos dans  l'excellent article parue dans le n°669 de Marianne)


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20/02/2010

Massacreurs de tous les pays, unissez-vous, « gott ist mit uns » !

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Le 22  juillet 1209, la horde des soudards franchimands – une armée d’intégristes catholiques -  assiège la ville de Béziers, première place forte qui se présente devant les brutes de la « croisade » contre les nations libres du Midi. Les fanfaronnades de quelques jeunes cons sortis de la cité fortifiées pour aller provoquer les envahisseurs français ouvrent la ville à ceux-ci. Le curé en chef de l’expédition, le légat du pape Arnaud Amaury, proféra alors ces paroles célèbres en réponse à ,un soudard qui lui demandait comment reconnaître un catholique d’un hérétique » : « Tuez-les tous, Dieu reconnaitra les siens ! » Dès lors c’est le plus épouvantable des massacres. Les soudards, ivres d’alcool, de sang, de fureur, massacrent en hurlant tout ce qui vit dans Béziers. Les hommes sont transpercés, égorgés, décapités, les femmes sont éventrées après avoir été violées, les enfants sont embrochés et cuits dans les flammes, les nouveaux-nés, attrapés par les pieds, sont explosés contre les murs. La rivière qui jouxte la cité, l’Orb, coule des flots de sang. Partout dans la ville règnent alors tueries et massacres. Des milliers de personnes périssent. Après quelques heures, la riche ville de Béziers n'est plus qu'une ville pillée, ruinée et jonchée de cadavres.

 

Arnaud Amaury, fier de son œuvre, écrivit au pape Innocent III: «Les nôtres, n'épargnant ni le sang, ni le sexe, ni l'âge, ont fait périr par l'épée environ 20 000 personnes et, après un énorme massacre des ennemis, toute la cité a été pillée et brûlée. La vengeance divine a fait merveille.»

 

Inspirés par une telle victoire, les croisés poursuivront leur guerre de conquête dans tout le Languedoc. Jusqu’à « éradiquer l’hérésie cathare » par les flammes du brasier de Montségur.

 

massacre-beziers.jpgCes quelques rappels historiques – encore très vivaces huit siècles après dans les populations du Midi – pour dire que le fanatisme religieux, la saloperie intégriste, la barbarie inspirée par la « foi » ne sont pas l’apanage des sinistres islamistes qui sévissent actuellement. Ce qui n’excuse en rien la bestialité dont ils se rendent coupables. Bestialité qui ne doit pas rester cachée, n’en déplaise aux « idiots utiles » thuriféraires des sinistres barbus. Bestialité illustrée par le livre bouleversant autant que révoltant « Laissées pour mortes » aux éditions Max Milo, dont plusieurs grands hebdomadaires ont donnés des extraits.

 

Allez voir ces deux sites…

 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/le-cauchemar-des-femmes-lynchees-d-el-haicha_848560.html

 

http://veilleur.blog.lemonde.fr/2010/02/17/juillet-2001-38-femmes-lynchees-en-algerie/#comment-5453

 

…mais aussi, pour clouer le bec à ceux qui crient à « l’islamophobie » :

 

http://www.elwatan.com/Affaire-El-Haicha,11008

http://www.algerie-dz.com/article1408.html

 La connerie humaine est vraiment la seule approche que l’on puisse avoir de l’infini… Quant à dieu, s’il existe, j’espère qu’il a une bonne excuse…

 

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19/02/2010

Sarko, Darcos, et autre Medef, pour résoudre le problème des retraites, allez jusqu’au bout de votre raisonnement, vers une…solution finale !

Darcos, sinistre du travail, assène à longueur de bavouillages dans les lucarnes à décerveler et les boites à bruits que « pour sauver le régime de retraite par répartition, il faut travailler plus longtemps. » Il reprend en cela l’antienne de son patron, Microlax 1er, roi de Sarkozie-Médéfienne. Y compris en remettant au travail – dans de petits boulots dégradants, mal payés et archi précaires les…retraités !

 

C’est pourri jusqu’à la moelle. Et l’antienne Sarko-Darcosienne, c’est faux, archi-faux. Pour sauver le régime par répartition, il suffit de mieux répartir la valeur ajoutée produite par le travail.

 

En quelques années, le ratio de répartition entre d’une part les salaires et les charges sociales et de l’autre la part prélevée par les actionnaires est passée de 72 à 62%. Soit une perte de dix points au détriment du Travail. Ce qui représente quelques 180 milliards d’euros ! Chaque année bien sûr ! HENAURME ! Cette masse de pognon est volée au monde du travail. Au profit des parasites et de la spéculation.

 

Avec cette somme, on pourrait : - améliorer le 10 % le pouvoir d'achat de tous les salariés;
- assurer une santé gratuite pour toute la population ; - garantir une retraite à 60 ans, avec 80 % du salaire, après 37,5 années de cotisations; - mener une politique familiale et de solidarité dynamiques. Bref, rendre tous les systèmes sociaux largement excédentaires !

 

Eh ! Les Pieds-Nickelés de la politique, il y a d’autres solutions pour résoudre le problème des retraites :

 

- Celle illustrée par le film culte « Soleil vert » : à partir d’un certain âge, on convoque les vieux, on les euthanasie en douceur, musique, lumière et belles images, puis on les « recycle » en pilules énergétiques nommées bucoliquement « Soleil vert » pour faire bouffer une population grouillant sous le lapinisme sur une planète à l’agonie.

- Celle imaginée par Jean-Michel Truong dans « Eternity Express », un voyage sans retour dans un train de la mort en route vers « le meilleur des mondes », où l’on sert champagne et foie gras. Les wagons-lits sont de grand luxe. Dedans se pressent non les enfants d'une même race, mais ceux d'une génération : les fils du baby boom et des Trente glorieuses, ex quinquas dynamiques qui, depuis certain "mardi noir" qui mit par terre les Bourses mondiales, n'ont plus de pouvoir d'achat – autant dire qu'ils ne sont plus personne. Ce n'est pas à la mort, néanmoins, qu'officiellement ce train conduit les quatre cents exilés forcés que devraient suivre quelques millions d'autres, mais quelque part en Chine profonde, dans le somptueux village de retraite promis par les dépliants publicitaires. Et là, à l’arrivée, c’est autre chose qui les attend…

 

 

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Joie de vivre en terres d'Islam : Ne jamais acheter un chat dans un sac !


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Dans « La dernière heure », excellent journal belge, on trouve cette info qui m'a fait exploser les zygomatiques à force de rigoler. Merci à Eleftéros - un de mes lecteurs - de m'avoir refilé le tuyau. Je vous la livre in-extenso :

Il découvre que sa future épouse, en niqab, a une barbe et louche. Durant les rares rencontres avec sa fiancée, l'ambassadeur n'a pas pu voir la jeune femme car elle portait le niqab

DUBAI. Un ambassadeur arabe a annulé son mariage après avoir découvert que sa future épouse, qui portait le niqab ou voile intégral, avait une barbe et louchait, a rapporté mercredi le quotidien émirati Gulf News. L'ambassadeur devait convoler en justes noces avec une ressortissante d'un pays du Golfe, sur la foi de photos obtenues de sa famille et qui se sont révélées être celles de la sœur de la future mariée, ajoute le journal.

Durant les rares rencontres avec sa fiancée, l'ambassadeur n'a pas pu voir les traits de la jeune femme car elle portait le niqab, selon Gulf News.
Une fois le contrat de mariage signé, il a découvert, "quand il a voulu embrasser son épouse, un médecin, (...), qu'elle avait une barbe et louchait".
Il a alors déposé plainte auprès du tribunal pour avoir été "trompé" par ses beaux-parents et le divorce a été prononcé, selon le journal.

© La Dernière Heure 2010 http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/299874/il-... »

Pour ceux qui lisent l'anglais, vous trouverez là l'article source : http://gulfnews.com/news/gulf/uae/crime/man-claims-fiance...

Eh ! Monsieur l'ambassadeur, qu'est-ce que vous faites de la beauté intérieure ? Vous préférez les bimbos à gros nichons ? Vous vous êtes fait piégé par votre propre connerie : votre torchon cache misère ! Tromperie grave sur la marchandise : pour vous venger, prenez vite votre tas de cailloux hallal modèle Quick ! Mais au fait, ce ne serait pas un mec que vous vous seriez laissé refiler ? Vous n'y avez pas mis ni la main, ni le nez, alors ?


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18/02/2010

Sexe : en Ricainistan, les surchauffés de la durite sont considéré comme des malades !

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Les Zétazuniens m'étonneront toujours. Enfin. Disons plutôt me navreront toujours.

Chez nous, un homme politique ou une personnalité du chauve-bis qui est, notoirement, un grand amateur de la bourrée auvergnate, qui a le brise-jet orgueilleux et renifle de loin toute escalope à moustache s'attire d'autorité la sympathie complice voire la connivence des Français. Nous aimons les héros du calbar, les chevaliers du composteur, les forcenés de la bête-à-deux-dos. Tromper Madame, pour Monsieur, c'est une évidence. Encorner Monsieur, pour Madame, la routine.

Chez nous, quelqu'un qui a de la haute tension dans la corde à nœuds est appelé un don Juan, un coureur de jupons, un homme à femmes. Il suscite l'admiration plus ou moins envieuse de ses congénères. Du célèbre président Fallières (et de sa « connaissance ») à l'accordéoniste de Chamalière (rentrant au petit matin en 2CV de chez ses maitresses et rêvant dans sa sénilité qu'il a visité les quartiers de noblesse de feue Lady Dispensaire) en passant par le patron du FMI (et son braque à tête chercheuse).

Pas chez les Ricains. Chez eux, on traduit devant un tribunal de l'inquisition un président qui humidifie ses cigares dans la rôtissoire de sa secrétaire. Et...on est convaincu que trépigner du mat de cocagne est une maladie ! Ils ont même trouvé un nom pour ça : l'addiction au sexe. Et, comme chez eux tout est bon pour faire du fric, ils ont ouvert des cliniques pour traiter ces « dérives mentales ». Le pauvre Tiger Woods - un noirpiot qui adore remplir tous les trous qu'il voit, qu'ils soient sur un terrain de golf ou au rez-de-chaussée de ces dames - en a fait l'amère expérience : il a été interné dans un de ces « sex rehab », à la clinique « Pine Grove Behavioral Health and Addiction Services » pour y suivre le traitement du docteur Patrick Carnes ! Ça ne s'invente pas. Pour la petite histoire, il paraît que Tiger est entré à la clinique contraint et forcé par ses managers et son épouse Elin Nordegren. Il se peut que du coup, elle ne le quitte plus. Il a beaucoup d'artiche le bougre ! Et puis, comment lui en vouloir en effet s'il était malade, s'il est prêt à se racheter, s'il a tout avoué dans les pleurs et dans la honte ? Car le traitement exige que le libertin mette tous ses petits secrets, même les plus tordus, sur la table ! Comme dans les « camps de réhabilitation » chinois ! Bonjour la civilisation !

« Les gens décident rarement de venir nous consulter de leur plein gré. En général, ils ont été démasqués par leur conjoint. La cure est pour eux une manière de faire amende honorable. »

Les traitements durent entre deux et cinq ans. D'abord, il faut se soumettre à six semaines de désintoxication intensive pendant lesquelles il est interdit de se livrer à quelque activité sexuelle que ce soit, y compris la masturbation. Qui sont ensuite suivies par des visites bi-hebdomadaires chez le spécialiste pour éviter la récidive : « Le danger existera toujours, mais grâce au traitement, le sujet comprend maintenant mieux ce qui l'a poussé à agir comme il l'a fait. Ça lui permet d'être mieux armé pour combattre ses pulsions. »

Il y a quand même en Ricainistan une spécialiste que ce discours énerve prodigieusement : la sexologue Yvonne Kristin Fulbright. Dans un récent exposé, elle accuse ses confrères de chercher ni plus ni moins à se remplir les poches en traitant en maladie des comportements sexuels tout ce qu'il y a de plus sains.

Elle parle d'un complot, d'une cabale de moralistes et de puritains, soutenus par une coterie de psychologues avides :

« Lorsqu'il s'agit de sexe, qui a le droit d'imposer des normes de fréquence ou de juger ce qui est acceptable ? Chaque individu est unique et a ses propres besoins. Pourtant, ce nouveau mouvement semble penser qu'il peut nous imposer une quantité fixe d'activité sexuelle. C'est scandaleux ! »

Putaing ! Finalement, qu'est-ce qu'on est bien en France !

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Sources Rue89

 

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17/02/2010

Les cent et une manières de se torcher le cul.

torchecul.jpgIl est des petits plaisirs qui, pour être humbles et quotidiens, n'en sont pas moins très jouissifs. Ainsi, chaque matin, lorsque je vais « téléphoner à Sarko » selon mon expression, ces quelques minutes de transfert libèrent tant les boyaux de la tête que ceux du ventre ! Des idées agréables s'enchainent, des images lumineuses se bousculent tandis la nature reprend ses dons dans le chuintement d'une douce musicalité. Puis vient le moment de se torcher le cul... La fonctionnalité de notre monde actuel a dévolu au papier le soin de s'acquitter de cette tache. D'autres préfèrent les pierres, les feuilles, voire tout simplement le doigt qui libère ensuite sa créativité en virgules et autres arabesques et portraits selon l'abondance.

Les Rosbifs, dont on ne peut nier tant l'humour que le sens commercial, viennent de lancer sur le marché (http://fr.news.yahoo.com/55/20100214/tod-grande-bretagne-... ) un papier toilette enrichi à l'huile de cachemire. Le fabricant « espère que le prestige et le raffinement de la matière plaira à ses clients, qui pourront apprécier la douceur du cachemire, non plus sur les vêtements, mais sur leur papier toilette. »

Bien. Mais nous avons-nous-même, depuis bien des longtemps, creusé cette question essentielle. La plus belle illustration de ces recherches hédonistes nous vient de notre grand Rabelais. Je vous la délivre avec délectation :

« Les cents et une manières de se torcher le cul.

J'ay (respondit Gargantua) par longue et curieuse experience inventé un moyen de me torcher le cul, le plus seigneurial, le plus expedient que jamais feut veu.
- Quel ? dict Grandgousier.
- Comme vous le raconteray (dist Gargantua) presentement.
« Je me torchay une foys d'un cachelet de velours de une damoiselle, et le trouvay bon, car la mollice de sa soye me causoit au fondement une volupté bien grande;
« une aultre foys d'un chapron d'ycelles, et feut de mesmes;
« une aultre foys d'un cache coul;
« une aultre foys des aureillettes de satin cramoysi, mais la dorure d'un tas de spheres de merde qui y estoient m'escorcherent tout le derrière; que le feu sainct Antoine arde le boyau cullier de l'orfebvre qui les feist et de la damoiselle qui les portoit!
« Ce mal passa me torchant d'un bonnet de paige, bien emplumé à la Souice.
« Puis, fiantant derrière un buisson, trouvay un chat de Mars; d'icelluy me torchay, mais ses gryphes me exulcererent tout le perinée.
« De ce me gueryz au lendemain, me torchant des guands de ma mere, bien parfumez de maujoin.
« Puis me torchay de saulge, de fenoil, de l'aneth, de marjolaine, de roses, de fueilles de courles, de choulx, de bettes, de pampre, de guymaulves, de verbasce (qui est escarlatte de cul), de lactues et de fueilles de espinards, - le tout me feist grand bien à ma jambe, - de mercuriale, de persiguire, de orties, de consolde; mais j'en eu la cacquesangue de Lombard, dont feu gary me torchant de ma braguette.
« Puis me torchay aux linceux, à la couverture, aux rideaulx, d'un coissin, d'un tapiz, d'un verd, d'une mappe, d'une serviette, d'un mouschenez, d'un peignouoir. En tout je trouvay de plaisir plus que ne ont les roigneux quand on les estrille.
- Voyre, mais (dist Grandgousier) lequel torchecul trouvas tu meilleur ?
- Je y estois (dist Gargantua), et bien toust en sçaurez le tu autem. Je me torchay de foin, de paille, de bauduffe, de bourre, de laine, de papier. Mais
Tousjours laisse aux couillons esmorche
Qui son hord cul de papier torche.
- Quoy! (dist Grandgousier) mon petit couillon, as tu prins au pot, veu que tu rimes desjà ?
- Ouy dea (respondit Gargantua), mon roy, je rime tant et plus, et en rimant souvent m'enrime. Escoutez que dict nostre retraict aux fianteurs :
Chiart,
Foirart,
Petart,
Brenous,
Ton lard
Chappart
S'espart
Sur nous.
Hordous,
Merdous,
Esgous,
Le feu de sainct Antoine te ard!
Sy tous
Tes trous
Esclous
Tu ne torche avant ton depart !
« En voulez vous dadventaige ?
- Ouy dea, respondit Grandgousier.
- Adoncq dist Gargantua :


RONDEAU
En chiant l'aultre hyer senty
La guabelle que à mon cul doibs;
L'odeur feut aultre que cuydois :
J'en feuz du tout empuanty.
O ! si quelc'un eust consenty
M'amener une que attendoys
En chiant !
Car je luy eusse assimenty
Son trou d'urine à mon lourdoys;
Cependant eust avec ses doigtz
Mon trou de merde guarenty
En chiant.


« Or dictes maintenant que je n'y sçay rien! Par la mer Dé, je ne les ay faict mie, mais les oyant reciter à dame grand que voyez cy, les ay retenu en la gibbessiere de ma memoire.
- Retournons (dist Grandgousier) à nostre propos.
- Quel ? (dist Gargantua) chier ?
- Non (dist Grandgousier), mais torcher le cul.
- Mais (dist Gargantua) voulez vous payer un bussart de vin Breton si je vous foys quinault en ce propos ?
- Ouy vrayement, dist Grandgousier.
- Il n'est (dist Gargantua) poinct besoing torcher cul, sinon qu'il y ayt ordure; ordure n' y peut estre si on n'a chié; chier doncques nous fault davant que le cul torcher.
- O (dist Grangousier) que tu as bon sens, petit guarsonnet! Ces premiers jours je te feray passer docteur en gaie science, par Dieu! car tu as de raison plus que d'aage. Or poursuiz ce propos torcheculatif, je t'en prie. Et, par ma barbe! pour un bussart tu auras soixante pippes, j'entends de ce bon vin Breton, lequel poinct ne croist en Bretaigne, mais en ce bon pays de Verron.
- Je me torchay après (dist Gargantua) d'un couvre chief, d'un aureiller, d'ugne pantophle, d'ugne gibbessiere, d'un panier, - mais ô le mal plaisant torchecul! - puis d'un chappeau. Et notez que les chappeaulx, les uns sont ras, les aultres à poil, les aultres veloutez, les aultres taffetasser, les aultres satinizez. Le meilleur de tous est celluy de poil, car il faict très bonne abstersion de la matiere fecale.
« Puis me torchay d'une poulle, d'un coq, d'un poulet, de la peau d'un veau, d'un lievre, d'un pigeon, d'un cormoran, d'un sac d'advocat, d'une barbute, d'une coyphe, d'un leurre.
« Mais, concluent, je dys et mantiens qu'il n'y a tel torchecul que d'un oyzon bien dumeté, pourveu qu'on luy tienne la teste entre les jambes. Et m'en croyez sus mon honneur. Car vous sentez au trou du cul une volupté mirificque, tant par la doulceur d'icelluy dumet que par la chaleur temperée de l'oizon, laquelle facilement est communicquée au boyau culier et aultres intestines, jusques à venir à la region du cuers et du cerveau. Et ne pensez que la beatitude des heroes et semi dieux, qui sont par les Champs Elysiens, soit en leur asphodele, ou ambrosie, ou nectar, comme disent ces vieilles ycy. Elle est (scelon mon opinion) en ce qu'ilz se torchent le cul d'un oyzon, et telle est l'opinion de Maistre Jehan d'Escosse. »

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16/02/2010

Retraites: « Aux armes! Syndicats! » Ne vous laissez pas enfiler par les Sarko-frères...

C'est ce matin que Sarko « convoque » les syndicats pour établir le calendrier des négociations concernant les retraites. Lors de son grand raout au château de Versailles, lors du Congrès, le 22 juin, Microlax 1er a dit : «Nous serons au rendez-vous de la réforme des retraites. Il faudra que tout soit mis sur la table: l'âge de la retraite, la durée de cotisation, la pénibilité. Toutes les options seront examinées. Les partenaires sociaux feront des propositions (...) Je n'ai nullement l'intention de fermer le débat avant même d'avoir commencé à l'ouvrir, mais quand viendra le temps de la décision, à la mi-2010, que nul ne doute que le gouvernement prendra ses responsabilités.» Et il conclut: «C'est une question d'honneur, de morale à l'endroit des générations qui vont nous suivre: nous ne laisserons pas un euro d'argent public gaspillé.»

En voilà de bonnes et belles paroles... Mais en lisant entre les lignes on s'aperçoit que sera terminé sous peu la retraite à soixante balais... Il faudra travailler plus ET cotiser plus. Mais cette piste n'est pas la seule préconisée. Et on va voir revenir les systèmes de retraite privée par capitalisation, rêve des ultra libéraux.

L'allongement à 41 ans et plus si affinité de la durée de cotisation a pour objectif de faire des économies en augmentant les décotes et donc en diminuant les pensions, car les seniors du baby boom ne trouveront pas de travail demain puisque, au contraire, on compte sur leurs départs en retraite pour réduire le chômage ! Comme il n'y a pas de perspective d'emploi, ni de volonté patronale de les maintenir au travail, il sont bien obligés de faire valoir leurs « droits à la retraite » sans avoir les trimestres requis pour obtenir le taux complet qui est, rappelons-le, de 50% de la moyenne des 25 meilleurs années. Ça va chercher loin... Or, chaque trimestre manquant par rapport aux 40 ans, et bientôt aux 41 ans, implique une décote conséquente. Donc les retraités qui toucherons le « taux plein » seront de plus en plus rares...

Vous avez trimés toute votre vie ? Vous avez casqué des cotisations conséquentes ? Vous espérez pouvoir vivre décemment les années qui vous restent ? Tè ! Fume !

Un complément d'épargne annuel de 40 milliards à 110 milliards d'euros en 2020 serait nécessaire pour maintenir le niveau de vie des futurs retraités. Autrement dit, les régimes de retraite par répartition vont à ce point être étranglés par les évolutions démographiques et par l'absence de nouvelles recettes que cela fera forcément les affaires d'autres opérateurs. http://sarko-verdose.bbactif.com/politique-social-f1/main...

Et qui voit-on arriver comme futur opérateur de référence? Une alliance entre la C.D.C., le CNP. et Médéric.

La C.D.C., Caisse des Dépôts et Consignation, est le pilier central auquel est adossé le système des retraites par répartition - le vieux système collectif français basé sur la solidarité entre les générations. C'est elle qui gère plusieurs caisses très importantes ainsi que le Fonds de réserve des retraites (FRR), que Lionel Jospin a créé et dont la droite n'a pas poursuivi la montée en puissance, mais qu'elle a laissé jouer en bourse l'azrgent des futurs retraités, avec une perte de plus 7 milliards d'euros. La CDC joue donc là l'une de ses missions d'intérêt général majeures: assurer la solidité et la pérennité des régimes de retraite par répartition.

Le CNP est un organisme spécialisé dans l'épargne, l'assurance-vie, retraites, assurances, filiale à 40% de la CDC.

Médéric est l'un de ces organismes de retraites complémentaires qui s'est transformé au fil des ans en un gigantesque ovni financier, qui a gardé quelques racines avec le monde mutualiste et coopératif, mais qui a muté à vive allure vers les marchés financiers et qui gère donc de gros intérêts privés. Médéric est un groupe qui a beaucoup d'entregent et d'influence. Et qui est patron de Médéric? Sarkozy Guillaume, homme d'affaire « brillant », plus ou moins viré du Medef mais...frère de Sarkozy Nicolas! En bouffant la goulash du dimanche, les Huns ont dû mettre au point quelques juteux arrangements!

Sarkozy Nicolas préconise les solutions du Medef, mises au point par l'OCDE Organisation de coopération et de développement économiques . Ce « machin » ultralibéral a publié le mardi 23 juin (le lendemain du discours du président de la République devant le Congrès de Versailles!!!) son édition 2009 de son "Panorama des pensions et des systèmes de retraite".

Dans ce document on y prône une orientation très libérale vers des systèmes de retraite par capitalisation qui, pourtant, ont plongé pendant la crise mettant en danger le revenu des retraités de tous les pays du monde qui ne bénéficiaient pas du « modèle français » tant décrié. Mais l'OCDE s'en moque et lance même comme une sorte d'ultimatum : « faire machine arrière dans les réformes ou s'appuyer uniquement sur les régimes de retraites publiques par répartition, serait un pas dans la mauvaise direction ». Ben voyons!  l'OCDE préconise un remède pire que le mal. L'OCDE et la prochaine réforme sarkozienne partent du principe que la cause est entendue : l'actuel système des retraites ne permettra pas d'assurer un pouvoir d'achat conséquent. Et qu'à l'horizon 2020, les salariés du privé toucheront au mieux 50% de leur dernier salaire. Cette perte est destinée à pousser les retraités vers des fonds de pension et donc d'orienter le système vers les marchés financiers avec tous les risques et les drames qui en découlent. C'est carrément la fin de la retraite pour les travailleurs. Voilà, le plan contre lequel il va falloir se préparer à lutter et le plus tôt sera le mieux.

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15/02/2010

Courbis est sorti, qui sera le prochain entrant ?

 

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Merci à Chimulus

 

12/03/2009

M'ame Michu et M'ame Chazotte: "Victoire, les gargotiers vont pouvoir changer leur 4x4 !"

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- Ben alors M’ame Chazotte, vz’avez vu, le mari de madame Carla, il tient ses promesses ! Il a réussi à faire baisser la TVA pour les restaurants. On va pouvoir aller manger notre cagnotte !

- Ouais… Avec votre retraite, ma brave M’ame Michu, vz’avez droit à faire un gueuleton mais au restos du cœur ! C’est pas demain que vous irez gameller au Bristol, la cantine à Sarko.

- Oh ! j’aimerais ben pourtant. Paraît que le Chef viens d’avoir trois étoiles !

- Ben vous voyez, ça sert toujours d’être ami avec un président, même bouffeur de carottes râpées et buveur de flotte, surtout s'il est lui-même ami de la famille Michelin, celle du guide...

- Vous croyez ? Il a pourtant l’air bien comme-il-faut ce Chef. Et maintenant que la TVA va baisser, le prix des menus va forcément baisser !

- Ah ! Ah ! Ah ! Impayable M’ame Michu ! V’z’êtes impayable ! La baisse de la TVA, elle va passer directement de la poche des cons tribuables – vous, moi - dans les fouilles des gargotiers ! Ils vont pouvoir changer leur 4x4 avec nos sous ! M’enfin, ils votent Sarko, quand ce n’est pas Le Pen. Et en plus ils nous font manger de la merde…

- Oh ! Comme vous parlez vous alors…

- A quelques exceptions près, M’ame Michu, v’savez ce que c’est la manière normale de cuisiner en France ? Faut être moderne ! Faut être moderne ! Sachez que la majorité, l’énorme majorité des cent vingt mille restos de France pratique cette méthode qui consiste à réchauffer, au micro-onde ou, au mieux au bain-marie, des préparations culinaires industrielles achetées à bas prix chez Métro ou autre distributeur équivalent. Et vendues à des prix aberrants. Ils appellent ça la « cuisine d’assemblage », portée aux nues par presque tous les gargotiers de France et de Navarre. Ils ont même, réussi à imposer aux écoles hôtelières française ce type de « formation »…

- Moi j’en mange des fois des surgelés. Des pizzas surtout.

- Ben vous êtes par bégueule… Chez vous, pourquoi pas, mais au resto ! Où est l’authenticité de la cuisine françouaiiise ? Faut dire qu’ils risquent pas grand chose les gargotiers : l’inénarrable Christine Lagarde, ci-devant ministre de l’économie, a signé il y a quelques mois une « Charte des droits des entreprises du secteur des cafés, hôtels et restaurants ». Objectif de ce torchon chaleureusement applaudit par les dits gargotiers : faire en sorte que les contrôles des agents de la répression des fraudes « se déroulent dans les meilleures conditions possibles ». Autrement dit, les contrôleurs devront prévenir les contrôlés, ils ne pourront plus divulguer les résultats de leur travail, un « médiateur » - désigné par la profession ! ! ! - devra veiller, dans chaque département à « tenter une conciliation » avant toute sanction, enfin, chaque année un comité départemental noyauté par la profession évaluera les contrôleurs et donnera des bons et des mauvais point.

- Ben ça alors !

- Ainsi, les gargotiers ont déjà touché quelques trois milliards en réductions de charges, dérogations sur les horaires de leurs employés – j’ose pas dire esclaves, mais ça s’approche de ça avec les palanquées de clandestins exploités par cette profession. Vous croyez que ce système dérogatoire va être supprimé ? M’étonnerait beaucoup… Et en plus, ils vont maintenant bénéficier d’une TVA préférentielle. L’Europe a préféré baisser la TVA des gargotiers et, en contre partie, envoyer au chiotte la baisse de la TVA sur les produits verts… Choix ultra libéral, comme toujours…

- Ben alors qu’est-ce qu’il faut faire M’ame Chazotte ?

- Mangez le patapon de votre chat…


11/03/2009

Halte-là ! Halte-là ! halte-là ! Big Brother est bien là !


- Eh ! Toi-là. Oui, toi qui te gratte les couilles là-bas, au fond du Stade de France. T’as ta puce j’espère !
- Ben… Oui, monsieur Big Brother. Je l’ai ma puce RFID. On me l’a implantée sous le bras lorsque j’ai eu une contravention pour avoir bu un verre de vin deux heures avant de prendre ma voiture à l’anniversaire de mon beau-frère. Mais comment vous savez que je me gratte les couilles ?
- Big Brother voit tout, Big Brother sait tout. Soyez dans deux heures au commissariat de votre quartier ou bien nous enverrons une patrouille vous chercher.
- Euh ! Euh ! Oui monsieur Big Brother, j’y serai.

- Eh ! Oh ! Victor, à quoi tu te la joues ? Tu te la fais pas un peu parano des fois non ? Comment veux-tu qu’une caméra de ton Big Brother à la mord-moi-le-zob puisse voir si un type se gratte les couilles où non dans une foule.

- Comment ? Eh ! bien tè ! Branche-toi tout de suite sur ce truc que j’appelle Big Brother, et que je tiens d’un blogopote, l’ami Caquedrole. Et tu verras comment les moyens techniques aux mains des gouvernants pour espionner les gens sont époustouflant, mais surtout terrifiant. Tu vas voir comment, à des kilomètres, tu peux zoomer sur un coin de foule et reconnaître un pékin qui se croit anonyme. Et lorsque la puce RFID sera effectivement implantée, ce qui ne saurait tarder, bonjour le « Meilleur des mondes »…

Clique sur Big Brother et tu verras une photo de « l'inauguration » de Barak Obama du 20 janvier dernier, dans laquelle on peut distinguer nettement chaque personne dans la foule.

Pointe quelque part. Joue de la petite main et de la molette pour agrandir la photo. Attends quelques secondes et tu seras en focus.

Cette photo a été prise avec une caméra-robot de 1.474 megapixels, soit avec 295 fois plus de puissance que les photos de nos appareils photos.

Une seule photo et la possibilité de "ficher" un million de personnes !!! Alors sache que ce type de caméra équipe certains systèmes de surveillance urbaine ainsi que des palanquées de satellites espions qui te survolent…

Tè! J'y montre mon cul à Big Brother!

http://gigapan.org/viewGigapanFullscreen.php?auth=033ef14483ee899496648c2b4b06233c

Mondo cane…