Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

18/02/2009

Partage des profits : Sarko Marx au pied du mur !

sobre commandante sarko copie.jpgQuel est la personnalité politique qui a eu la lucidité et le courage de proclamer que les profits des entreprises devaient répondre à la loi des trois tiers : un tiers pour l’investissement, un tiers pour les actionnaires, un tiers pour les salariés ? Martine Aubry ? Ségolène Royal ? Olivier Besancenot ? Que nenni ! C’est le nouveau Jaurès de l’Elysée, le Proudhon de Neuilly, le Karl Marx des beaux quartiers : Nicolas Sarkozy soi-même, ci-devant président de la République (BBBRRRRLLLLLLL – roulement de tambour) lors de son raout télévisé du 5 février !

En voilà une idée qu’elle est bonne ! Chapeau l’artiste ! Ben, reste plus qu’à la proposer, cet après-midi, lors du « sommet social ».

Sur que vous feriez un tabac, ci-devant président en proposant et en imposant à votre pote Lolo Parizot une telle mesure ! Sûr que les syndicats, pris à contre-pieds vous regarderaient avec un intérêt nouveau, ci-devant président, sûr que le Peuple retrouverait pour vous, ci-devant président, les yeux de Chimène, sûr que même moi et nombre de mes collègues blogiconoclastes aurions le cul pailleux, ci-devant président, pour vous brocarder sans vergogne !

Ce partage procédant de la JUSTICE est préconisé paraît-il depuis des décennies par…Serge Dassault ! Autre grand révolutionnaire bien connu le Sergeou !

Ce partage équitable existe déjà dans les faits dans pas mal d’entreprises. Mais ces entreprises sont des SCOP, sociétés coopératives ouvrières de production. Dans le reste des entreprises privées, on est loin du compte, ci-devant président !

En 2007, 52 % des profits ont été réinvestis dans les entreprises et 42 % distribués en dividendes, vient de calculer l'Insee. Les salariés, via l'intéressement et la participation, ont obtenu 5,5 % de l'excédent brut d'exploitation après impôt sur les sociétés.

Au total, les dividendes distribués se montent à près de 120 milliards d'euros. Du côté des salariés, l'institut statistique évalue l'intéressement et la participation à 15,6 milliards d'euros en 2007, à déduire des 672 milliards de rémunérations perçues. Au final, les salariés ont ainsi reçu en 2007, sous forme d'intéressement et de participation, 5,5 % du profit.

Alors, ci-devant président, vous voilà au pied du mur ! On est prêt à vous faire la courte échelle pour vous aider à le franchir ! Chiche !


17/02/2009

Guadeloupe : ça commence à péter… Que fait Sarko ? Du ski…

manifestation antille.jpg

Qu’est-ce qui caractérise une économie coloniale ? Premièrement le pillage des matières premières du pays victime, deuxièmement la vente exclusive des produits manufacturés en provenance du pays prédateur, troisièmement la confiscation au profit des seuls colons des terres et des ressources locales. Ceci étant mis en œuvre par une administration extérieure au pays victime, brutale, foncièrement injuste. Quant à la soumission des population colonisées, elle est assurée par la terreur policière et militaire et confortée par le lavage de cerveau et l’acculturation mis en place par les « missionnaires » religieux.

Ce schéma est révolu ? Pas du tout. Il demeure en place dans tous les départements d’outre-mer. Les révoltes de la Guadeloupe découlent directement de cet état de fait perpétué depuis l’abolition de l’esclavage par tous les gouvernements de la République. En Guadeloupe, en Martinique, en Guyane ainsi qu’à la Réunion.

Lorsque Victor Schelcher – esprit éclairé qui fait honneur à la France – a réussi à imposer l’abolition de l’esclavage, les colons propriétaires de ces esclaves se sont vu donner en pleine propriété, en compensation de leurs pertes, pratiquement toutes les terres de ces pays. Après quelques soubresauts – ils n’étaient pas chauds pour libérer leurs esclaves les Békés ! – et quelques centaines de têtes passées à la bascule à Deibler, l’économie est repartie sur le même schéma : économie d’exportation par monoculture de la canne à sucre puis, après la chute de ce marché juteux dû à l’arrivée du sucre de betterave, monoculture de la banane (tenue sous perfusion par les subventions…).

Aucun gouvernement n’ayant fait l’effort de casser ce cercle vicieux de l’économie coloniale, ces îles superbes n’ont pas de cultures vivrières, aucune industrie locale, aucun schéma de développement s’imbriquant dans leur environnement géographique. Résultats : toute l’économie – importation depuis la métropole, transport, distribution, énergie, exportation de la banane, banques, etc. – sont aux mains de quelques familles de Blancs et, plus rares, de Métis qui, à l’abri de monopoles d’importation, établissent les prix qu’ils veulent et se gavent sur le dos de l’ensemble de la population.

Autre composante essentielle de cette économie : 60% du pognon qui circule dans l’île provient des salaires des fonctionnaires ! Totalement aberrant. Il faut dire que ceux-ci touchent des traitements et salaires majorés de 40% par rapport à ceux de la métropole ! Contrairement aux salariés du secteur marchand pour lesquels le SMIC est la règle… Cette manne de pognon est captée sans vergogne par les chaînes de distribution de produits courants et de produits alimentaires en provenance de la métropole. D’où la cherté de la vie, bien supérieure à celle de la France métropolitaine.

flics guadeloupe.jpgQue fait la métropole ? Imposer au patronat local entièrement aux mains des Békés (toujours proches du pouvoir parisien ! Ça aide pour des élections serrées…) la fin des monopoles ? Remplacer la majoration des salaires des fonctionnaires par une aide au transport depuis la métropole ? Mettre en place des structures de développement agricole vivrier en remplacement de la monoculture bananière ? Favoriser des industries locales pour les produits de consommation courante ? Utiliser la proximité des marchés américains pour implanter des industries hight tech et développer un tourisme haut de gamme en profitant de l’attrait de ces îles ?

sarko ski.jpgQue dalle… On envoie des gardes mobiles… 17 Airbus ont débarqué depuis début janvier, avec près de 4000 militaires/gendarmes/CRS, armés jusqu'aux dents. Des chars d'assauts, des munitions, des cercueils en plastique, des vivres auraient également été acheminés en même temps que ces forces de répression. Ce dispositif de guerre coûte des millions d'euros au contribuable français. Rappelons que l'Etat français a fait tirer sur la foule à plusieurs reprises en Guadeloupe : 1910 - 1925 - 1952 – 1967…

Ça commence à péter… Que fait Sarko ? Du ski…

Le sauveur.

sarko megève.jpg


Sarkozy
Nous voilà
Car c'est toi
Le sauveur de la France...

16/02/2009

M’ame Michu et M’ame Chazotte : le PIB ou le BIG ?

vamps.jpg

- Eh ben M’ame Michu, qu’est-ce qui vous arrive. Vous faites le régime ? On dirait un estoquefiche !

- Ben non, M’ame Chazotte, mais je décrois !

- M’ame Michu qui décroit ! Ben c’est la meilleure ça. J’y crois pas qu’elle décroît…

- Ben si ! Ch’uis civique moi. Je protège la terre. Y l’a dit Monsieur Borloo ! Et puis M’ame Lagarde, elle a bien dit que le PIB y baisse ! Alors faut s’adapter…

- Le PIB ! Et la mère Lagarde en plus. Celle qui semble avoir un balai dans le cul et qui rie toujours comme une demeurée… V’savez ce que c’est le PIB, M’ame Michu ?

- Ben ch’ais pas trop. Pib, piboule, c’est un peuplier non ?

- Un peu plié le PIB ! Ça oui ! Le PIB, M’ame Michu, c’est le Produit Intérieur Brut. Un machin de technocrate qui mesure la soi-disant richesse d’un pays en ajoutant tout ce qui bouge du pognon… Aussi bien les salaires des travailleurs, des employés que les ventes d’airbus, d’armes, de blé, de pinard, etc. Tout s’ajoute ! Ainsi, quand vous bouffez des frites faites avec des patates belges, qui traversent la France et l’Espagne en camion pour être pelées au Maroc, puis qui vont en Italie pour être congelées, qui reviennent en France pour être bouffées, on ajoute le prix du transport, le coût des emballages, le coût de la distribution, etc. Tout ça pollue, mais ça compte pas qu’y disent…

- Ben c’est pas bien ça…

- Y a pire M’ame Michu. Tè, y a des mauvais Français, ce sont ces salauds d’automobilistes qui respectent le code de la route et qu’ont pas d’accidents.

- Eh ! Ça va pas M’ame Chazotte ! Pourquoi c’est des mauvais Français ?

- Parce qu’ils ne participent pas à la croissance du PIB !

- Pffuuiiittt… J’y comprend rien…

- Ben si M’ame Michu. Le bon Français, c’est le connard qui fonce avec son quatre-quatre et qui a un bel accident !

- ? ? ? ? ? ? ! ! ! ! ! ! ! ! ? ? ? ? ? ?

- Et oui ! Cet accident génère des flux de pognon qui créent du PIB. Faut payer les flics, les pompiers, les infirmières, les toubibs s’il y a des blessés, les pompes funèbres s’il y a des morts, mais aussi le dépanneur, le garagiste, les assureurs, les experts. Voilà qui est bon M’ame Michu ! Ça, ça fait de la croissance du PIB !

- Ben ça alors !

- Et les guerres ! C’est ça qu’est bon pour le PIB ! D’abord ça fait vendre des avions, des chars d’assauts, des fusées, des missiles, des bateaux, des sous-marins, des fusils, des grenades, des habits de troufions ! Et c’est encore mieux quand ça pète vraiment car ça permet de casser tous ces beaux objets pointus et durs qui coupent, qui taillent les viandes, qui brûlent, qui explosent les maisons. Et donc d’en faire d’autres, puis de reconstruire ce qui a été cassé. Ça fait tourner les usines ! En plus, ça permet de soulager la pression démographique qu’y disent les zesperts…

- Ben ça alors ! Je savez pas que c’était ça le PIB ! Ben moi, je voudrais proposer une autre manière de calculer la richesse du pays. Ce serait pas le PIB, le produit intérieur brut, mais le BIG !

- Le BIG ? Le gros ? Kézako M’ame Michu ?

- Ben ce serait le Bien-être Intérieur Gentil ! On compterait en positif tout ce qui est bon pour le bien-être des gens par exemple les écoles, les hôpitaux, les infirmières, les spectacles, les retraites, les salaires, etc. , et en négatif tout ce qui est mauvais pour ce bien-être, c’est-à-dire toute ce que vous venez de me dire ! Et vous verrez que le classement des pays les plus « riches » selon ce modèle changerait !

- Ben vous alors M’ame Michu, vz’en avez des choses dans les boyaux de la tête ! Faut vous mettre à la place de la Lagarde ! Et vous marier avec le roi du Boutang ! Parce que lui, il le met en action ce principe dans son pays !

- C’est qui ce Monsieur Boutang ? Vous croyez qu’il voudra m’épouser ?

- Ben pour ça, faudra acheter un string, ça fera monter le BIG!!!

14/02/2009

Saint-Valentin. A ma chérie!

la lionne feeblinger.gif
Nicole

Dans la chambre au fenêtres closes
La vue de sa peau dénudée
Plus enivrante que la rose,
Plus somptueuse que l’orchidée,

Met mon cœur et mon corps en transes
Depuis ce si beau jour d’été
Où le ciel m’a donné la chance
D’avoir l’honneur de la goûter.

Nicole est une fleur sauvage
Que j’eus le bonheur de cueillir
Dans les dunes, près des rivages

Où Phébus la faisait fleurir.
Depuis ce jour je suis ravi :
C’est elle l’amour de ma vie.

Saint-Valentin. Doux enfer.

diablesse.gif

Lucie

Je retrouvais Lucie avec grande émotion
Lorsqu’elle s’échappait de sa triste pension.
Nous prenions rendez-vous, souvent, dans une église
Communiant corps et âme dans son ombre propice.

Nous nous sommes aimés serrés sur un prie-dieu
Et, comblé de bonheur, j’ai cru entendre Dieu
Disant à Lucifer : « Laisse-moi ces deux-là,
Un amour aussi beau, c’est un apostolat ! »

Depuis ce jour l’encens envoûtant des chapelles
A pour moi la saveur troublante des dentelles.
Dois-je, pour ces pensées, faire mea-culpa ?

Quand vers l’un de ces temples se dirigent mes pas
Je pénètre en ces lieux dévolus au Messie,
Mais, pour l’amour de Dieu ou celui de Lucie ?


Saint-Valentin. A MA Femme

Peynet.jpg
A MA Femme

Lorsque tout près de moi, douce et tendre, chaude et lisse
Ma main trouve à coup sûr l’aimant de ton pubis,
Lorsque mes doigts explorent le soyeux de tes cuisses,
Et les douces rondeurs qui gonflent ta chemise,

Lorsque ton ventre offert vibre sous ma caresse
Je sens toujours en moi vivre de chaudes braises.
Tu es toujours pour moi ma lionne d’amour,
Mon océan de rêve, la rosée de mes jours,

Pour l’éclat lumineux de tes yeux de cristal,
Pour ton sourire pur qui pour moi fut fatal,
Pour vivre auprès de toi je me fais troubadour,

Ecuyer, maître-queu ou chanteur de faubourg
Et, pour pour fêter la Femme, te dédie ce poème,
Je t’aime !

Saint-Valentin HOT! Gourmandises...

deux bimbos.jpg



Femme ! l’image qui me hante
C’est la couture de ta fente
Le délicat ourlet de chair
Qui clôt ton ciel et ton enfer.

J’accepterais tous les martyres
Pour goûter ton rose sourire
Lèvres fendues de haut en bas,
A la fois bouche,…et repas.

Ouvre ta blessure sacrée,
Tes doux replis de chair nacrée,
Fleurant les fragrances marines
Et l’opium des nuits de Chine.

Dresse pour moi ton clitoris,
Plus fier qu’une fleur de lys,
Royal héraut de ton désir,
Détonateur de ton plaisir,

Lui qui commande la laitance
Qui jaillit de ta jouissance,
Ambroisie, divine liqueur
Qui embrase mon corps et mon cœur.

Femme, viens ! Cessons d’être sage
Mets ton minou sur mon visage
Pour un sexe-à-bouche de rois
Pour la plus charnelle des croix.

Saint-Valentin HOT! Cul… Oh ! Orifices...

gros nichons 1.jpg


J'accepterais tous les martyres
Pour goûter ton rose sourire,
Lèvres fendues de haut en bas,
A la fois bouche,...et repas.

Ouvre ta blessure sacrée,
Tes doux replis de chair nacrée,
Fleurant les fragrances marines,
Et l'opium des nuits de Chine

Dresse pour moi ton clitoris,
Plus fier qu'une fleur de lys,
Royal hérault de ton désir,
Détonateur de ton plaisir

Lui qui commande la laitance
Qui jaillit de ta jouissance,
Ambroisie, divine liqueur
Qui embrase mon corps et mon coeur.

Femme, viens! Ecartes les fesses
Ta raie du cul vaut bien des messes
Elle qui cache en son vallon
Un trou parfumé et profond

Femme, viens! Ouvre ton anus,
Comme Apollon, comme Vénus,
Fait palpiter ton oeil de bronze
Comme les fakirs et les bonzes

Les femmes, plus encor que les hommes
Aiment les plaisirs de Sodome.
Quel raffinement de palais
Qu'une femme bien enculée!







Saint-Valentin HOT! Cul… Oh !

beaucul.jpg

Femme, à ton cul ce soir, je voudrais rendre hommage,
Moi qui suis culophile, moi qui suis culophage.
Tes divines rondeurs de Vénus calypige
Aiguisent mes fantasmes et font gonfler ma tige.
Je t’imagine donc en accorte soubrette,
Petit tablier blanc et très courte jupette,
Un tout petit slip blanc dissimule ta raie,
Tu es dans ta cuisine, tu as le dos tourné.
Tu te penches en avant pour allumer ton four,
Ta croupe qui se tend soulève tes atours,
Me révélant ainsi l’affriolant spectacle
De ton slip délicat couvrant ton réceptacle.
Moi, je tombe à genoux, faire mes dévotions
A ce cul adoré, ce cul plein d’émotions.
Toi, tu cambres les reins et ondule des fesses,
Mouvement lancinant appelant la caresse.
J’ai les mains dans le dos, mais ma bouche est active,
Avec les dents j’abaisse ton string décoratif,
Mon nez fouille tes poils, hume, grume ta raie
Ma bouche se ventouse au petit trou doré,
Qui orne la forêt de ta ligne médiane.
J’aime son goût amer, d’absinthe et de gentiane,
J’admire l’abricot de ta vulve enflée,
Qui s’ouvre et qui se fend pour mon engin gonflé,
Je déguste tes jus, m’enivre de ta mouille,
Une douce chaleur me traverse les couilles.
Saoulé de tes humeurs, envoûté de tes goûts,
Je laisse enfin ta fente et me remet debout.
Tu te cambres et présente ta croupe en offrande,
Brûlant fourreau de chair pour ma bite qui bande.
J’enfonce enfin ma queue dans ton lotus ouvert,
Et je rentre, et je sors de ton volcan de chair.
La chaleur de ta chatte me fait monter aux anges,
Nos corps ne font plus qu’un, nos sexes se mélangent
Se lâchent, se reprennent en un ballet d’amour.
Notre désir atteint le point de non retour,
Aux grands coups de boutoir sur ton cul de ma queue
Tu réponds en ouvrant ton conin délicieux,
Ma queue sort, ma queue rentre,
Une douce chaleur irradie tout mon ventre
Je vais bientôt jouir, je le sens dans mes couilles,
Tu roucoules et tu geins, ta chatte aspire et mouille,
Nous perdons la notion de ce qui est autour,
Le plaisir nous submerge en un long cri d’amour,
Et mon foutre brûlant se répand dans ton antre
En un feu d’artifice au soleil de ton ventre.




12/02/2009

Protectionnisme intelligent, c’est un gros mot ?

gorgone méduse.jpgQu’y a-t-il de plus nul qu’un économiste ? Deux économistes bien sûr ! Il suffit pour accepter cette évidence d’entendre ou de lire les conneries proférées avec une suffisance méprisante par un connard comme le dénommé Saint-Etienne ce matin sur France-Inter, ou le ci-devant Marseille qui se répand dans toutes les lucarnes à décerveler, les machines à bruits et les torchons de service.

Ce préambule pour en venir au ramdam mené autour de l’accusation majeure proférée contre la France par la Tchéquie je crois (au fait c’est quoi ? C’est où la Tchéquie ?) : PROTECTIONNISME !

Voilà. Le gros mot suprême en Ultralibéralistanie est prononcé !

- Oh ! Victor, t’as pas la gueule écorchée d’oser proférer un tel mot ?
- Ben, non !

A la sortie de la dernière grande boucherie intra européenne, des esprits lumineux, animés par une bonne volonté farouche et une foi à toute épreuve ont jeté les bases de ce qui deviendra l’Union Européenne. L’idée de base était le réconciliation entre la France et l’Allemagne. Mais un des termes essentiels du Traité de Rome était la PREFERENCE COMMUNAUTAIRE. La vision à terme des Pères Fondateurs était, après l’approche économique du Marché commun, d’arriver à une union politique, donc aussi militaire et diplomatique.

Puis les princes qui nous gouvernent ont fait LA connerie rédhibitoire : faire entrer l’Angleterre… Et depuis l’Europe part en couille car les Rosbifs – ils sont comme ça ! – lorsqu’ils entrent dans une structure, ils n’ont de cesse de vouloir soit la dominer, soit la détruire. N’ayant pu dominer l’Europe, ils l’ont vidée de sa substance. Ce peuple de boutiquiers belliqueux a réussi, en quelques décennie à tuer le rêve et à faire de l’Europe un énorme mollusque gras du bide, sans cervelle, sans vision, sans limites. Une méduse flasque. Une zone de marchands de tapis (que la grande vérole les ronge !) où le portefeuille a remplacé le rêve et où les banquiers et autres parasites avides et cupides du même acabit ont imposé leurs vues. Cette Europe-là est dirigée par une aberration démocratique : cette « Commission » de technocrates bornés, élus par personne, à la solde de tous les lobbies mafieux.

- Bon. Victor. On sait que t’aimes pas trop l’Europe ultra libérale, mais tout de même, ça a apporté pas mal de choses non ?

- Bien sûr. L’aurait manqué plus que ça ! Mais l’énorme tare de cette Europe-là, c’est d’avoir refusé – sous la pression des Britichs - l’essentiel de ce qui peut créer un esprit d’identité européenne : la justice et l’égalité entre les divers peuples qui la composent à travers une harmonisation fiscale et sociale ! A la place de ça, les ultra libéraux ( que le tron les cure !) ont institués une concurrence entre pays européens, ont institutionnalisé le dumping social. C’est l’égoïsme national exacerbé, c’est à qui piquera les productions des autres, c’est à qui baisera le plus les travailleurs au nom de la « productivité » pour engraisser une oligarchie de patrons et de financiers véreux, c’est à qui saccagera les plus les acquis sociaux, les services publics, la protection sociale, le bien-être et donc la volonté de vivre ensemble.

- Bon. Et le protectionnisme dans cette histoire, qu’est-ce qu’il devient ?

- Eh bien au lieu de gueuler contre un pseudo protectionnisme intra communautaire comme font les Tchèques, on devrait revenir à ce qui était inscrit dans le premier traité : la préférence communautaire qui implique un protectionnisme intelligent vis à vis de l’extérieur, ciblé à l’échelle non pas d’un pays (grosse connerie !) mais à l’échelle de l’Europe. Vous croyez qu’ils se gênent les Zétazuniens, les Zindiens ou les Chinetoques pour protéger leurs marchés intérieurs ? Ça passe par des normes environnementales, par des secteurs stratégiques interdits, des montagnes de difficultés administratives, mais ça existe.

Et nous, pauvres cons d’Européens, on se laisse dépouiller sans défense, sans stratégie, sans volonté. Cette Europe-là, avec la rage d’un amoureux déçu, je n’en veux pas. Et ils sont très, très nombreux ceux qui n’en veulent plus. Faudra le dire au prochain scrutin et surtout ne pas s’abstenir ! On veut l’Europe. Passionnément, mais pas celle-là !

Tè ! Je vais boire un canon, de tant gueuler, ça me donne une large soif !

11/02/2009

Guadeloupe : « Jego, du gigot ! »

manifestation antille.jpg
C’est à bouffer qu’ils veulent les Guadeloupéens, comme les Martiniquais et les Guyanais. A bouffer à des prix normaux et pas majorés de 20 à 30% par rapport à ceux de la métropole. Pourquoi cette situation quasi insurrectionnelle ? Parce que ces îles – qui ne sont de rêve que pour les touristes-pouristes et les pourris de Békés – subissent un système économique néo colonial.

L’essentiel de ce qui se bouffe, de ce qui se consomme en Guadeloupe (c’est pareil dans les autres DOM) est importé, essentiellement de la métropole. Ça va des fruits et légumes aux biens industriels en passant par tous les appareils et produits de la vie courante. Ceci parce que les « forces vives » ( ! !) de l’île privilégient les cultures d’exportations aux cultures vivrières. Situation typique d’une économie coloniale. Or ces importations massives sont au mains de quatre ou cinq compagnies qui s’entendent entre elles, font les prix qu’elles veulent, bloquent toute concurrence et se goinfrent d’une manière éhontée au passage. Ces compagnies sont tenues par ce qu’on appelle là-bas les « Békés », c’est-à-dire de riches blancs descendants directs des grandes familles esclavagistes.

Parallèlement à cela, l’essentiel des entreprises importantes sont également tenues par un maximum de sept familles de Békés. Les mêmes consortiums de parasites tiennent ainsi l’importation, la distribution à travers les chaînes de supermarchés, le carburant à travers les stations services, ainsi que le bâtiment et les transports.

Les mêmes familles tiennent la production de bananes, de cannes à sucre, production mises à mal par la concurrence des républiques bananières voisines et ne subsistant que grâce aux subventions de la métropole et de l’Europe. Qui se gave au passage de ces montagnes de pognons ? Les mêmes familles de Békés évidemment qui tiennent toute l’économie de l’île. Comme au « beau temps » de l’esclavage…

Ce sont ces mêmes séides du Medef local qui bloquent les négociations en refusant toute augmentation de salaire, s’efforçant de faire payer à l’ensemble des Français, par des exemptions de charges, leurs escroqueries. Ce système colonial ne peut plus durer.

aime cézaire.jpg« J’habite une blessure sacrée, j’habite des ancêtres imaginaires, j’habite un vouloir obscur, j’habite un long silence, j’habite une soif irrémédiable, j’habite un voyage de mille ans, j’habite une guerre de trois cents ans… » écrivaient le Victor Hugo Noir, Aimé Césaire dans « Calendrier lagunaire ».

Ces très belles paroles illustrent la terrible blessure d’un peuple qui, dans un passé pas très lointain, fut nié, martyrisé, vendu et acheté, réduit en esclavage, violé, torturé, exploité, massacré…

poignets esclave.jpgUn peuple qui fut enfin libéré de ses chaînes par la Révolution puis, quelques années après, réduit de nouveau en esclavage après d’épouvantables « chasses au Nègres » par le sinistre Napoléon.

Et c’est ce même peuple qui prend conscience qu’il doit sa misère actuelle à ces mêmes descendants des esclavagistes !

Situation éminemment dangereuse et qui peut exploser à tout moment. De la manif à l’émeute il n’y a pas loin… Surtout quand le Peuple a faim...

Si j’étais Béké, rongé d’inquiétude dans une de ces somptueuses demeures coloniales, je ne barguignerais pas et je lâcherais vite fait les 200 euros d’augmentation de salaire !

Sinon…

10/02/2009

Bagnoles : du pognon public pour aider les constructeurs à rétrograder !

casse bagnoles.jpgSix milliards de beau et bon pognon sorti des poches des con-tribuables pour aller engraisser les actionnaires de messieurs Peugeot, Renault, Citroën et consort ! Après une autre énorme palanquée de pognon refilée aux banquiers voyous (pléonasme Victor ! Pléonasme !), voilà qui tranche avec « les caisses vides » pour augmenter les salaires et les retraites. Mais, bon, Victor, ne dit pas des conneries, c’est pour sauver l’industrie françouaiiise, donc les emplois en France. Mouais, on en reparlera…

Mais ce pognon mis à disposition des fabricants de bouts de fer qui roulent, il va servir à quoi, à part assurer les dividendes des actionnaires ? A faire de la recherche pour construire enfin des voitures simple, économiques, peu polluantes, tournant à terme le dos à cet archaïque moteur à explosions ? Tè ! Fumes ! Il faut savoir que les marges bénéficiaires maximales sont réalisées sur les modèles haut de gamme : vendre de petites voitures, pas chères, pas trop cracheuses de pollution, c’est bien – vendre des grosses (qui sont par ailleurs les plus polluantes), c’est mieux ! Enfin, dans la tête des Ghosn, Streiff et consorts.

Que croyez-vous que vont faire les constructeurs auto dans ces conditions ? Se remettre en cause, tenter de s’adapter aux mutations en cours ? Zobby ! L’industrie automobile, fortement attaché à son « droit acquis » de vendre un maximum de voitures polluantes, tente de mettre en place les outils et mécanismes lui permettant de poursuivre dans le B.A.U. (business as usual – ou « comme d’hab’ », on change rien).

Ce pognon va leur servir à développer les technologies coûteuses permettant de réduire les consommations des modèles haut de gamme, donc de les rendre à nouveau attractifs pour les consommateurs et continuer ainsi à vendre de grosses bagnoles, de stupides 4x4, avec de confortables marges bénéficiaires. Bref, plutôt que de réorienter son offre vers des modèles plus modestes, répondant de ce fait à la demande des citoyens (ce qui serait bénéfique pour l’environnement non seulement au niveau de l’utilisation, mais également de la construction : les émissions de polluants lors de la construction augmentent avec le poids du véhicule), l’industrie préfère maintenir sa gamme actuelle tout en « bourrant de high tech » les véhicules qui sont actuellement manifestement trop énergivores.

Pourtant deux facteurs « poussent » à la réorientation du marché vers les modèles modestes. D’une part, la volonté des instances européenne de mettre en place des objectifs contraignants en matière d’émissions de CO2 des voitures neuves. D’autre part, face à l’augmentation des prix du carburant, les citoyens se tournent naturellement vers des voitures plus petites, consommant moins.

Face au premier « danger » - qui s’est manifesté dès la fin 2007 - soit les velléités de la Commission de faire adopter par le Parlement et le Conseil européen un règlement sur les émissions de CO2 des voitures, l’industrie bagnolière déploie un lobbying particulièrement agressif et efficace. Faisant feu de tout bois, elle tente de mettre en place toutes les astuces permettant de vider la future législation de sa substance. Ainsi, le projet qui est actuellement sur la table du conseil européen reviendrait-il à reporter à 2015 l’objectif de réduction que l’industrie s’était engagée à atteindre en 2008 ! Soit un report de 7 ans pour que la « législation » (pour autant que ce terme ait encore un sens dans ce contexte) entérine l’évolution tendancielle du marché… Ils nous prennent pour des cons.

Pour parer au second « danger » - la dégringolade des ventes - qui a ébranlé le secteur dès la fin du premier semestre 2008, l’industrie demande une aide financière (40 milliards d’euros pour l’ensemble des constructeurs européens !), sous forme de prêts publics (par les temps qui courent, il faut être prudent…) à taux plancher. Et qui qui va casquer ? Ben, le con-tribuable, pardi !

S’il est évident qu’il faut se tracasser du déclin d’une industrie, il faut éviter de verser dans l’acharnement thérapeutique, éviter de maintenir sous perfusion un secteur d’activité que les évolutions sociétales condamnent à décroître. Une aide à la reconversion du secteur serait bien mieux venue qu’une tentative de maintien de ses activités.

auto Nègre.jpgAu fait, quid de l’aide aux vrais découvreurs de nouvelles solutions automobiles écologiques, comme la voiture à air comprimée mises au point par l’ingénieur Nègre, qui fonctionne et que…tant Peugeot que Renault ont refusé de soutenir, renvoyant ce constructeur génial chez…Tata, énorme conglomérat industriel indien ! ! !

Il nous a dit : « Je vous hais ! Compris ? »

sarko de gaulle.jpg


Mais pour qui se prend-il ce vil animalcule
Qui nous suce le sang comme une tarentule !
Ah il fallait le voir pérorer l’autre soir
Fat, vain, matois, menteur, face aux faire-valoir
Qu’il avait imposés aux médias serviles
Qui lui lèche les bottes comme chiens en chenil,
Des courtisans couchés, obséquieux, roucoulants,
Proposant prudemment leurs questions en tremblant,
N’osant rien, se roulant à ses pieds, des caniches
Qui bavent, font les beaux puis rentrent à la niche.
Le Nain s’est comparé, sans vergogne au Grand Charles
Lui, l’ami du Medef, des patrons les plus marles !
Vulgaire, m’as-tu-vu, prétentieux, inculte
Ajoutant au mépris l’invective et l’insulte
Il prétend, du Grand Charles, détenir l’héritage
Alors qu’il n’a ni foi, ni honneur, ni courage.
Toi qui ose parler au nom de ce Géant
Alors que tu n’est qu’un triste nain du néant,
Regagne donc ta place, celle de la vermine
Qui sur un membre mort, comme toi s’agglutine.
Charles le Grand connut la fureur des batailles,
La terreur et la mort, et les chairs que l’on taille.
Sa valeur était d’or, son glaive était d’airain,
Sa gouvernance était celle d’un souverain.
Ses généraux étaient des Chaban, des Malraux,
Toi, tu choisis les tiens parmi les maquereaux.
Toi, tu remplis les poches de tes amis patrons
Par la France d’en bas pressée comme un citron.
Part donc, triste bouffon à la grasse bedaine,
Part donc avant que ne se transforment en haine,
Les puissantes colères qui dans le peuple montent,
Part donc quand il est temps car la révolte gronde.


Amis blogueurs, vous pouvez, évidemment, reprendre mes textes, poésies, coups de gueule et autres élucubrations, mais merci d’avoir le « fair play » de citer la source et de mettre un lien : http://lantifadas.midiblogs.com
Merci

07/02/2009

France, pays de la Haute Gastronomie où les gargotiers font la loi !

os à moelle.jpgNon, je ne vous parlerais pas de l’éblouissant numéro d’acteur de qui vous savez sur les lucarnes à décerveler, d’autres le font à profusion en long et en large bien mieux que mézigue. Alors, comme j’aime bien la gamelle – on ne tangente pas fièrement le quintal sans effort – on va tchatcher un peu de bouffe.

Chez moi en ce moment, les restos un peu chicos nous bassinent avec des « menus truffes », à des prix exorbitants. De 75 à 150 euros pour bouffer une omelette aux truffes et une volaille truffée, sans le vin bien sûr… C’est prendre le con-sot-mateur pour ce qu’il est : une truffe ! S’il y en a qui y vont, tant pis pour eux et tant mieux pour les gargotiers.

L’autre jour, je vais dans un resto d’Avignon jouissant d’une réputation correcte. Je vois à la carte, en entrée « os à moelle fleur de sel ». Hhumm ! que je me dis in peto (car je parle l’inpétien couramment) en rêvant de cette fumante suavité délicate et parfumée agrémentée du craquant de quelques grains de gros sel de la Camargue voisine ! Et voilà que, un bon quart d’heure plus tard, il m’arrive mon os à moelle, accompagné de sa coupelle de gros sel. Les yeux brillant de cette attente du bonheur qu’ont les gosses le matin de Noël et l’amoureux qui, tige en l’air, attend sa belle qui se rafraîchit l’entrée du paradis, je plonge la petite cuillère pour casser la légère croûte brune et encore frissonnante de la moelle. Et je porte en bouche…une insipide bouillie brûlante d’un côté et glacée de l’autre… Dégueulasse. Un os à moelle passé directement du congélateur au micro-onde… Voilà comment un resto qui fut un des fleurons de la gamelle papastrale trompe ses clients. Et les perd car non seulement je n’y mettrais plus les pieds, mais je te leur taille un costard à la mesure de leur forfaiture !

Eh ! Victor, avale pas ta moustache ! T’es mal tombé, c’est tout !

Tè ! Fumes ! C’est devenu la manière normale de cuisiner en France. Faut être moderne coco ! Faut être moderne ! Sachez que la majorité, l’énorme majorité des cent vingt mille restos de France pratique cette méthode qui consiste à réchauffer, au micro-onde ou, au mieux au bain-marie, des préparations culinaires industrielles achetées à bas prix chez Métro ou autre distributeur équivalent. Et vendues à des prix aberrants. Ils appellent ça la « cuisine d’assemblage », portée aux nues par presque tous les gargotiers de France et de Navarre.

Eh ! Victor, tu dis ça parce que t’as ton os à moelle en travers de la gorge !

estron.jpgTè ! Fumes ! En juin 2007, les pouvoirs publics ont créé un label qualité « Maîtres restaurateurs » décerné uniquement aux chefs tricolores s’engageant à ne servir dans leur établissement que des mets préparés sur place et comportant au moins 50% de produits frais. Un gage de garantie sympa ! Et bien combien croyez-vous qu’il y aie de candidats à ce jour ? Moins d’un millier. Ce qui veut clairement dire que 119.000 « chefs » tricolores n’entrent pas dans ce cadre. Et donc qu’ils nous font bouffer de la merde !

Merde pour merde, ceci explique peut-être le succès des marchands de merde avoués qui prolifèrent et s’engraissent !

Allez, bon appétit quand même, nous, avec La Lionne, on va se taper un petit gratin de choux-fleurs du pays, avec des petits dés de ventrèche du cochon de Lozère et de la béchamelle ! Avec un bon verre de rouge de Tavel !

A la vôtre !

06/02/2009

AUX GROLES CITOYENS ! Ce soir, grande soirée wii !

soirée wii sarko chimulus.jpg
Merci à Chimulus


montagne chaussures.jpgCe soir, faites-vous plaisir! Récupérez vos vieilles groles et donnez-leur une nouvelle vie! Des montagnes de vieilles chaussures sont stockées dans toutes les villes et mises à disposition des citoyens pour ce grand défouloir national!

AUX GROLES CITOYENS !

P.S.! IL NOUS A DIT UNE BELLE PAROLE: SUPPRESSION DE LA TAXE PROFESSIONNELLE, 8 MILLIARDS DE PLUS DONNES AUX PATRONS, PAR CONSEQUENT: AUGMENTATION DRASTIQUE DES TAXES D'HABITATION!!!!

A VOS POCHES CITOYENS!!!

05/02/2009

Le réchauffement ? Ben ça alors M’ame Chazotte ! Ben moi j'me gèle...

vamps.jpg



- Ben alors M’ame Michu, vz’achetez des tomates en cette saison ? Des haricots verts d’Afrique ? Pourquoi pas des fraises du Chili quand vous y êtes ! C’est quoi ça ? Du civisme ? Vz’avez pas honte non ! Vz’avez pas vu l’émission de Delarue hier soir ? C’est la catastrophe que vous voulez ou quoi ?

- Ben quoi M’ame Chazotte. Si, je l’ai vu l’émission sur le réchauffement. Mais y a mon petit fils qui vient manger, et il a bon appétit. Alors j’achète ce qu’il aime.

- Ben faut pas ! Faut bouffer des navets, des choux, des poireaux. Ce qui pousse ici qu’ils ont tous dit à la télé.

- Oh ben si vous le dites alors. Je vais reposer mes tomates…

- Ah ! Fallait les voir dans ce film à la con qu’ils nous ont présenté hier soir sur ce que sera la terre en 2075. Des déserts et des inondations. Et si vous êtes entre les deux, c’est là que les 10 milliards de larves humaines voudront toutes venir vivre. Ça va être gai pour nos petits ! Nous, eh ! M’ame Michu, y a un moment qu’on fumera les pissenlits par la racine…

- Moi, M’ame Chazotte, je les ai trouvés bien émouvants ces gens du film. Bien gentils, propres sur eux, polis comme tout et avec plein de bonne volonté.

- Tu parles ! Un ramassis de débiles dans des situations dégoulinantes de bien-pensance. Et puis le débat après ! Avec le Delarue qu’avait dû appuyer sur les rails, le Borloo content de lui qui nous a dit qu’il triait ses poubelles. Ils ont noyé le poisson avec des conneries mais sans parler des vrais problèmes. Le Borloo, il a dit qu’il fallait manger des produits de proximité mais ce con n’a pas réussi à faire passer la seule mesure capable de freiner le transport aberrant des marchandises : la taxe au kilomètre transporté ! C’est pour ça qu’on vous propose les haricots verts - cultivés par des esclaves – que vous achetez. Et puis ils se sont bien gardé de mettre sur le tapis la véritable cause de toute cette merde…

- Et c’est quoi la véritable cause M’ame Chazotte ?

- C’est le lapinisme M’ame Michu ! C’est le lapinisme ! Savez-vous que pour chaque battement de votre palpitant, trois bébés naissent quelque part dans le monde ! Essayez d’imaginer ce fleuve, cette marée de nouveaux venus braillards sur cette pauvre boule puante qu’on appelle Terre !

- Ouais. M’ame Chazotte, mais pendant ce temps, il y a beaucoup de vieux qui meurent. Ça équilibre, non ?

- D’accord, y en a un paquet qui passent l’arme à gauche et vont servir de patapon aux asticots. Allez les vers ! C’est vrai. Mais il n’en meurt qu’un lorsqu’il en naît trois ! On est loin du compte… Trois marmots par seconde qui réclament tout de suite à bouffer. Soit 180 par minute, 260.000 par jour, 95 millions par an, autant que la France et l’Espagne réunies. Et comme il ne meurt « que » 35 millions d’homo sapiens (homme sage ! ! ? ?) par an, ça nous laisse un confortable « bénef » d’environ 60 millions supplémentaires chaque année — l’équivalent d’une France ! — de bouches à nourrir…

- Ben ça alors, M’ame Chazotte. J’savais pas tout ça…

- Ah ! vous l’apprendrez pas chez Pernaut… Et comme ces bouches viennent principalement dans des pays où on crève déjà de faim, vous voyez le tableau. Et si ces pays sortent de la misère, comme la Chine actuellement et l’Inde, et veulent accéder au « progrès » que représente la manière de vivre occidentale, ça va en faire des bagnoles qui cracheront leurs gaz pourris, des forêts qu’il faudra couper pour leur fournir des salons de jardin en teck et des tonnes de pubs débiles, des poissons qu’il faudra pêcher pour leur procurer du patapon pour leurs chien-chiens… Vive la croissance ! « Croissez et multipliez-vous » qu’il a dit l’autre. Ouais. Jusque dans le mur. Et le mur, ce sera un coquetèle agréable de guerres pour l’eau, de catastrophes naturelles, de bonnes et belles épidémies… Tout ça orchestré par de gras et gros dictateurs qui pueront autant du cerveau que des pieds !

- Ben ça alors ! Ben ça alors !

- Ben alors le Delarue et le Borloo, z’aurez mieux fait de dire à leurs congénères – nous ! Ce mammifère omnivore qui ne se différencie des autres animaux que par sa faculté de boire sans soif et d’être en chaleur tout au long de l’année — de se capoter le créateur ou de pratiquer l’autocoïtpalmaire !

- Ben ça alors…

Les EPR fleurissent en Normandie. Inactifs aujourd’hui ? Radioactifs demain…

Ah ! ils font la gueule les « zélus » de Marcoule et du Tricastin ! Ils font la gueule parce l’Omniprésident a décidé, tout seul, comme un grand, de la construction d’un deuxième monstre nucléaire EPR. Attention, pas parce qu’ils s’offusquent des dangers et du coût de cette saloperie, non, parce qu’elle sera construite ailleurs, et pas chez eux ! C’est qu’ils le voulaient l’EPR les Zélus du Gard, du Vaucluse, de la Drôme. Pardi! chez eux, depuis bientôt un demi siècle, les populations sont conditionnées au fait nucléaire, elles ont une « culture nucléaire » ! Achetée à coûts de millions et de milliards par les tenants du lobby…

sarko-grimace.jpgPourtant, le 25 octobre 2007, l'Omniprésident a réussi à prononcer les mots suivants: « Nous avons l’énergie nucléaire. Même si je ne veux pas créer de nouveaux sites nucléaires, je sais que nous ne devons pas renoncer à cette énergie. Mais je reprendrai les principes que vous proposez, notamment celui de la transparence. » Tu parles d’une transparence : le Phénix neuillytois s’est bien gardé de dire qu'un site nucléaire peut contenir de nombreuses centrales et qu'il n'est pas nécessaire de créer de nouveaux sites pour accueillir de nouvelles centrales ! Une fois de plus, il nous prend pour des cons !

Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce la duplicité du Président de la République qui a donc annoncé un "gel" du nombre de sites nucléaires. Il s'agit là d'une annonce aussi ridicule que provocatrice. En effet, la France a déjà plusieurs centaines de sites nucléaires répartis sur tout le territoire et, de plus, les projets de nouvelles installations sont tous sur des sites déjà existants :

- le réacteur EPR est prévu sur le site de le centrale nucléaire de Flamanville (Manche)
- le réacteur ITER est prévu dans le site nucléaire de Cadarache (Bouches-du-Rhône)
- l'usine GB2 d'enrichissement de l'uranium est en construction sur le site nucléaire de Pierrelatte (Drôme)
- le site d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse) a déjà été créé.

L'annonce du "gel" du nombre de sites nucléaires, par le Président de la République, est donc une cagade sarkozienne… Une de plus.

centrale Tricastin.jpgEt, vous avez entendu gueuler nos zélus à l’Assemblée vous ? Ou au Sénat ? Ou dans les assemblées territoriales ? Que dalle. A part bien sûr les organisations qui gueulent habituellement : les Verts, le pôle écologique du PS - minoritaire puisque rassemblant 1,6% des votes lors des dernières élections -, CAP 21, Sortir du nucléaire bien sûr, Greenpeace, etc. Mais ceux-là, qui les écoute ? Pas de débat public, pas d’explications, pas plus de démocratie dans ce choix que dans celui qui, il y a quelques décennies, nous a imposé les centrales nucléaires.

Par contre les zélus locaux du site concerné (Penly, dans la Seine-Maritime, en Normandie) ont salué avec enthousiasme la "bouffée d’oxygène" économique. C'est sûr, 300 emplois pérennes, 1000 emplois durant la construction, aucun élu ne peut refuser une telle aubaine.

Il faut rendre hommage à tous ces brillants politiques qui se taisent en pensant : « on va tous mourir, tout sera pollué, mais il y aura des emplois dans la Région ». Quelle leçon de politique cynique, sans aucune vision à long terme, sans aucune vision globale des problèmes de cette planète…

Les (ir)responsables qui nous gouvernent ont toujours été "informés" et "conseillés" par des lobbies, qui comme leur nom l'indique ne se soucient que de leurs intérêts. Ceux qui expliquent que les méchants écolos veulent nous faire revenir au temps de la bougie.

Une fois encore, on oublie de signaler plusieurs choses: le nucléaire est cher, la question – fondamentale - des déchets n'est pas du tout réglée, elle est même éludée dans beaucoup de pays; le retraitement est un mensonge industriel, économique et opérationnel; le nucléaire fonctionne à partir de minerais dont les ressources sont limitées; le nucléaire est dangereux et opaque et, pour finir, clairement minoritaire dans la part des modes de production d'énergie au niveau mondial.

areva.jpgLe nucléaire hypothèque l'avenir des générations futures (s'il y en a !) qui vont hériter de déchets d'individus morts il y a plusieurs milliers d'années et ces déchets seront encore dangereux quand eux-mêmes seront morts depuis des milliers d'années. Nous pouvons être fiers de ce legs, en affirmant, sans ciller, que le nucléaire c'est «l'énergie au sens propre». Nous pouvons être fiers de laisser se reproduire des choix énergétiques absurdes, sans rechercher des techniques de production d'énergie qui soit respectueuses de l'environnement et qui répondent à la demande.

La connerie humaine est la seule approche que nous puissions avoir de l’infini…

04/02/2009

Bientôt une nouvelle DS ? Youpi ! Happy Hippie Time !

JVJ Ds en Turquie.JPG

Ouarff ! Paraît qu’ils vont refaire une neo DS ! Le pied ! La DS, la vrai, a été le summum de la bagnole. Depuis, on n’a pas fait mieux.

Puteng ! Souvenirs, souvenirs…

J’en ai usée trois. Rien que des DS, pas des ID, celle-ci n’étant qu’un ersatz.

Sièges couchés, c’est un vrai cent quarante. Un champ de tir, un piège à fille extraordinaire. Avec le petit levier à vitesse, idéal pour accrocher la petite culotte… Ouarfff !

Je suis allé jusqu’en Inde deux fois en bagnole (et cinq autres fois en stop et avec les moyens de transports locaux), la première fois avec une Deuche, la deuxième avec une DS21 ! Avec une super nana. On dormait dans la bagnole. Elle faisait ses ablutions intimes…dans l’enjoliveur ! On a traversé ainsi la Turquie, l’Iran, l’Afghanistan, le Pakistan puis l’Inde. Atcha ! Atcha !

C’était la grande époque hippie… Le monde était à nous…

Les petites tchaïrana le long de la piste, avec la bouffarde chargée qui tourne… Chez Yenner à Istamboul, Célèbre dans le monde entier. Sans conteste possible le resto d’Istamboul le plus connu au monde. Une gargote plus ou moins chaude, à base de fayots, d’aubergines et de poivrons nageant dans du gras. Des prix plus chers qu’ailleurs dans le quartier Sultan Ahmet, j'ai vérifié... Seulement, il y avait Yenner... Pour le Voyageur qui arrivait à Istamboul paumé, fatigué, avec la crasse au corps et la faim aux tripes, qui devait se méfier des flics, des Turcs qui cherchent toujours un moyen de t'entuber, la gargote à Yenner, c’était le paradis.

JVJ & sadou.JPGPuteng ! Ankara (bidon), Erzerum, le mont Ararat qui fait frontière avec l’Azerbaïdjan et l’Iran… Téhéran, Ispahan, Tabriz. Puis Hérat, Kandahar, Kaboul… Tout un hiver à Kaboul, au Bamyam Hotel. Bamyam où j’ai dormi dans la grotte qui était juste en dessous des gigantesques statues bousillées par ces crevures de talibans de merde… La Kyber pass… Peshawar… L’atmosphère pénible du Pakistan où les femmes, comme en Afghanistan vivent dans leurs cages de tissus…Puis enfin la bouffée d’air pur de l’Inde après les pays muslims. Avec ces femmes superbes, super sexy dans leurs saris, ondulant du cul comme des reines… Goa et ses plages blanches polynésiennes où vivaient, à poil, 5 à 6.000 hippies, dont la moitié de nanas belles, libres et ouvertes, très ouvertes…

Merde j’arrête, ça me donne le tracsir ! Nostalgie... Nostalgie...

Tout ça pour parler de la DS ! Où ça mène… Avec cette bagnole, j’ai roulé sur trois roues pendant cinquante bornes! Il m’est arrivé de crever (et de réparer)17 fois dans la journée ! Alors s’ils en font une nouvelle, j’achète ! Ollé !

08:18 Publié dans actualités, Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : ds, voyage, nostalgie

03/02/2009

Bon anniversaire Monsieur le Président.

sarkozy_anniversaire_greve2_lobo_lobofakes.jpg


Merci ! Merci de nous aimer Monsieur le Président !

Merci de penser à nous le matin en vous rasant.

Et permettez-nous de vous souhaiter un bon anniversaire.

Cinquante quatre années pour vous, bientôt deux longs hivers pour nous… Que c’est long Monsieur le Président.

Vous êtes le Phare qui nous guide à travers les écueils de la mondialisation.
Vous êtes le grand Frère qui nous protège des méchants grévistes.
Vous êtes le grand Généreux qui nous offre chaque mois un plus de chômeurs.
Vous êtes le grand Protecteur de nos merveilleux Banquiers qui nous volent avec tant de délicatesse.
Vous êtes le grand Purificateur d’une Justice qui prétend protéger le Peuple (pouah !) contre l’arbitraire.
Vous êtes de grand Simplificateur qui nous libère des querelles stériles d’un Parlement qui prétend réfléchir.
Vous êtes le grand Créateur qui nous concocte de si beaux programmes télé avec cette merveilleuse madame Carla qui sait si bien dire qu’elle est « Tatienne ».
Vous êtes le grand Phénix qui relève cette pauvre Europe de ses cendres.
Vous êtes le grand Sauveur que le monde entier attend depuis des siècles et des siècles.

sarkozy_anniversaire_greve_lobo_lobofakes.jpg
Merci à Lobofakes

Vos chers Sujets, Monsieur le Président, sont descendus par millions dans la rue ce 29 janvier pour vous acclamer, scander Votre Nom, se prosterner à vos célestes pieds.

Secula secondom, clitoris pecatamundis.

Amen

et

VA FAN CULO !