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23/08/2016

Sarko : le retour.

sarko clown casquette.jpg

 

Approchez ! Approchez ! Barjottes, barjots.

Vous aimez les promesses ?

Oui !

Vous aimez les mensonges ?

Oui ! Euh ! Pas trop…

Vous voulez du pouvoir d’achat ?

Oui !

Moi non plus.

Vous aimez le chômage ?

Oui… ? NON !

Moi, oui.

Vous aimez le flicage généralisé ?

Oui… ? Euh ! NON !

Vous aimez mes amis escrocs du Fouquet’s qui vous font les poches ?

Oui… ? Euh ! NON !

Vous exécrez la Liberté, l’Egalité, la Fraternité ?

Votez pour moa !

Vous souhaitez travailler plus pour gagner moins ?

Votez pour moa !

Vous souhaitez foutre en l’air ce qui reste des services publics ?

Votez pour moa !

Vous souhaitez partir à la retraite à 75 ans ?

Votez pour moa !

Vous souhaitez payer plus chers vos médicaments ?

Votez pour moa !

Vous souhaitez que les diktats de Merkel passent sans consultation nationale ?

Votez pour moa !

Vous détestez la Sécurité sociale et vous préférez le tout sécuritaire ?

Votez pour moa !

Vous rêvez d’une société « à la Grecque » façon Junker-Merkel ?

Votez pour moa !

Vous êtes pour des interventions militaires diverses et variées (Syrie, Iran après Afghanistan et Libye) mais toujours à la botte des États-Unis ?

Votez pour moa !

Vous pensez que la laïcité telle qu’elle existe actuellement ne fonctionne pas ?

Votez pour moa !

Vous êtes pour plus de place des conceptions religieuses dans la vie politique ?

Votez pour moa !

Vous acceptez de vous mettre à plat ventre devant les agences de notations, les fonds de pensions et les banques ?

Votez pour moa !

Vous aimez Gattaz et les vautours du MEDEF ?

Votez pour moa !

Vous aimeriez voir un type qui a trahi tout le monde revenir au pouvoir ?

Votez pour moa !

Vous croyez que mes mea culpa et mes postures « populaires » sont sincères ?

Votez pour moa !

Vous souhaitez que l’on vous refasse le coup de la fracture sociale ?

Votez pour moa !

Vous rêvez d’élections où les votes se feraient sur des machines et où le dépouillement serait incontrôlable ?

Votez pour moa !

Vous pensez que l’écologie « ça commence à bien faire » ?

Votez pour moa !

Vous voulez des flics partout et de la justice nulle part ?

Votez pour moa !

Vous voulez des tribunaux d’exception ?

Votez pour moa !

Vous voulez que la politique qui a foutu le pays dans le trou de 2007 à 2012 revienne mais en pire ?

Votez pour moa !

Vous voulez encore croire à mes mensonges de circonstances ?

Votez pour moa !

Vous voulez des belles paroles, des belles résolutions mais RIEN derrière, aucune action ?

Votez pour Moa !

Vous voulez une politique encore pire que celle de François Rantanplan ? Si, si ! Je suis capable de faire pire.

Votez pour moa !

Je vous ai déjà endoffé pendant cinq ans. Vous avez aimé ?

Oui… ? Euh ! Non, pas trop…

Alors VOTEZ pour moi ! Je vous fournirai la vaseline !

 

Photo X - Droits réservés

 

 

10:35 Publié dans actualités, humour, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sarko

21/07/2016

Tour de France : L'Ennui, maillot jaune !

Bobet Izoard.jpg

 

Je suis accro. Au tour de France. Lorsque j'étais miston, j'étais Bobet ou Rivière appuyant comme un fada sur les pédales de ma vieille cranque. Mes potes étaient Kubler ou Van Stenberguen, certains osaient même être Fausto Copi, le dieu ! Les résultats du jour étaient affichés dans tous les bistros du pays. Il n'y avait pas la télé mais on écoutait, béats, les retransmissions s de Georges Briquet. J'ai vu Bobet gagner à Avignon, sur les Allées de Loulle, devant Malléjac, après avoir battu tous ses concurrents dans la montée du Ventoux. Plus tard, jeune journaliste, j'ai suivi de près le drame de Simpson crevant sous le soleil menteur de ce même Ventoux et j'ai eu la chance et l'honneur de boire des canons avec Antoine Blondin. Bref, j'ai toujours été accro à cette formidable aventure qu'est le Tour de France.

Eh bien depuis plusieurs années, le Tour me gonfle les aliboffis. Pire, il m'emmerde profondément tellement il est devenu soporifique, prévisible, sans surprise. Heureusement il reste ce formidable survol de notre beau pays, et des pays limitrophes visités. Au fait, et si le Tour, je veux dire la course, n'était plus qu'un prétexte pour faire découvrir au monde entier les paysages somptueux de notre beau pays, filmés avec des débauches de moyens, nous faire découvrir des lieux discrets, retrouver des stars du paysage français comme le Mont-St-Michel, les Gorges de l'Ardèche ou le Mont-Blanc, les grandes cathédrales, les châteaux chargés d'histoire, s'extasier devant la beauté intimidante des grandes montagnes, lieux mystérieux entre tous, où se forgent les légendes.

Oui mais… Et la course ?

Le Tour, c'est aussi et surtout une grande caravane publicitaire, un outil gigantesque de bourrage de crâne commercial camouflé derrière un raout folklorique et festif. Pourquoi pas ? Mais le sport la-dedans ?

Le sport ? La course ?

Elle se résume à une confrontation plus ou moins virulente entre quelques équipes qui sont des machines de guerre au seul service du lideur, du chef. Il y a celles qui jouent en première division, les Sky de Froome, les Astana de Nibali, la Tinkoff de Contador et. Puis il y a les autres...

Les Sky, c'est l'équivalent en budget (20 millions) de celui de l'Agence mondiale antidopage (AMA) ! Astana, c'est 15 millions et l'appui d'un pays à la morale « pittoresque », le Kazakhstan dont la capitale se nomme...Astana ! Quant à Tinkoff, elle appartient à un bankster milliardaire russe...

Ces équipes sont là pour gagner, pas pour soulever l’enthousiasme, encore moins pour faire rêver. Le Tour, pour eux, c'est du business. Il faut gagner, et tous les moyens sont bons.

Les moyens organisationnels : embaucher les meilleurs coureurs qui doivent dès lors, moyennant des salaires conséquents, renoncer à toute ambition sportive individuelle pour se mettre au service exclusif de leur lideur. Ces machines à rouler tuent la course en neutralisant toute tentative de bagarre. C'et ce qui se passe dans tous les cols, c'est ce qui se passe même sur les étapes de plat où les machines à rouler se mettent au service du sprinter maison. Et puis ces sordides « oreillettes » qui enlèvent toute initiative aux coureurs...

Plus de grandes chevauchés solitaires, plus de Koblet tenant – seul - à distance, pendant 140 kilomètres une meute de poursuivants ayant nom Bobet, Coppi, Ockers, Kubler, excusez du peu, lors d'une étape de légende entre Brive et Agen. Plus de Fausto Coppi et de Gino Bartali arrivant au pied des Alpes avec 30 minutes de retard sur le maillot jaune et prenant le maillot le soir. Plus de Bobet attaquant dans Vars, soutenu dans la Vallée du Guil pat son fidèle Deledda parti dès le départ de Gap, puis réussissant une formidable chevauchée solitaire, survolant les terribles cols de Vars et d'Izoard.

Maintenant, on s'emmerde…

Les moyens physiologiques : on se demande pourquoi ces gaillards sportifs jeunes, en pleine forme, ont besoin d'être suivis par des escouades de « médecins »... Le soupçon (??!!) de dopage est toujours là. Comme dans tous les sports professionnels d'ailleurs, football, tennis, rugby, athlétisme et autres. Pourquoi les autobus des grosses équipes sont-ils protégés par des vitres fumées et fermés comme des coffre-forts ? Les voleurs ayant toujours une longueur d'avance sur les gendarmes, beaucoup de traitement sont indétectables. Les « médecins » sont là pour faire en sorte que les coureurs « traités » respectent les périodes d'incubation, que les « traitements » se fassent dans des périodes précises avant les courses. Pas vu, pas pris. Et seuls les crétins se font prendre. Et pas question de balancer ! Sinon les lendemains seront durs pour la balance. Pareil pour les anciens champions s'ils ne veulent pas être éjectés du milieu qui est toute leur vie... Quant aux médias, les journalistes « sportifs » restent désespérément discret à ce sujet…

Les moyens techniques : Cette année, il y a commissaires à moto qui, paraît-il, détectent au moyen d'étranges tablettes, les éventuels moteurs électriques. Il est vrai que cette année, on n'a pas encore vu Froome faire comme l'an passé, dans la montée vers la Pierre-Saint-Martin, lorsqu’il a démarré comme s'il avait une mobylette ! Comme il l'avait fait au Ventoux en 2013. Ça donne à réfléchir. Les vélos peuvent être changés sans contrôle en cours de course. Ils sont rarement vérifiés à l'arrivée où, dans la cohue, il est très facile de remplacer un vélo « motorisé » par un vélo « propre…

Est-ce vraiment nouveau ? C'était mieux avant ? Plus propre ? Ça faisait rêver ? Le rêve n'a plus de raison d'être dans le monde du fric-roi. Et puis soyons honnêtes : où sont les champions, les « campionissimo » d'avant ? La plupart sont...morts, jeunes ! Bobet : mort. Coppi : mort. Koblet : mort. Anquetil : mort. Fignon : mort. Etc. Restent tout de même Poulidor, Thevenet et Mercx. Il faut croire qu'ils sont plus solides que les autres…

Bon. Allez, il n'empêche que je vais regarder l'étape de montagne contre la montre ! On peut toujours espérer…

 

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14/07/2016

Fêtons le 14 juillet avec le grand Victor Hugo.

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Célébration du 14 juillet dans la forêt.

Qu'il est joyeux aujourd'hui
Le chêne aux rameaux sans nombre,
Mystérieux point d'appui
De toute la forêt sombre !

Comme quand nous triomphons,
Il frémit, l'arbre civique ;
Il répand à plis profonds
Sa grande ombre magnifique.

D'où lui vient cette gaieté ?
D'où vient qu'il vibre et se dresse,
Et semble faire à l'été
Une plus fière caresse ?

C'est le quatorze juillet.
À pareil jour, sur la terre
La liberté s'éveillait
Et riait dans le tonnerre.

Peuple, à pareil jour râlait
Le passé, ce noir pirate ;
Paris prenait au collet
La Bastille scélérate.

À pareil jour, un décret
Chassait la nuit de la France,
Et l'infini s'éclairait
Du côté de l'espérance.

Tous les ans, à pareil jour,
Le chêne au Dieu qui nous crée
Envoie un frisson d'amour,
Et rit à l'aube sacrée.

Il se souvient, tout joyeux,
Comme on lui prenait ses branches !
L'âme humaine dans les cieux,
Fière, ouvrait ses ailes blanches.

Car le vieux chêne est gaulois :
Il hait la nuit et le cloître ;
Il ne sait pas d'autres lois
Que d'être grand et de croître.

Il est grec, il est romain ;
Sa cime monte, âpre et noire,
Au-dessus du genre humain
Dans une lueur de gloire.

Sa feuille, chère aux soldats,
Va, sans peur et sans reproche,
Du front d'Epaminondas
À l'uniforme de Hoche.

Il est le vieillard des bois ;
Il a, richesse de l'âge,
Dans sa racine Autrefois,
Et Demain dans son feuillage.

Les rayons, les vents, les eaux,
Tremblent dans toutes ses fibres ;
Comme il a besoin d'oiseaux,
Il aime les peuples libres.

C'est son jour. Il est content.
C'est l'immense anniversaire.
Paris était haletant.
La lumière était sincère.

Au loin roulait le tambour...?
Jour béni ! jour populaire,
Où l'on vit un chant d'amour
Sortir d'un cri de colère !

Il tressaille, aux vents bercé,
Colosse où dans l'ombre austère
L'avenir et le passé
Mêlent leur double mystère.

Les éclipses, s'il en est,
Ce vieux naïf les ignore.
Il sait que tout ce qui naît,
L'oeuf muet, le vent sonore,

Le nid rempli de bonheur,
La fleur sortant des décombres,
Est la parole d'honneur
Que Dieu donne aux vivants sombres.

Il sait, calme et souriant,
Sérénité formidable !
Qu'un peuple est un orient,
Et que l'astre est imperdable.

Il me salue en passant,
L'arbre auguste et centenaire ;
Et dans le bois innocent
Qui chante et que je vénère,

Étalant mille couleurs,
Autour du chêne superbe
Toutes les petites fleurs
Font leur toilette dans l'herbe.

L'aurore aux pavots dormants
Verse sa coupe enchantée ;
Le lys met ses diamants ;
La rose est décolletée.

Aux chenilles de velours
Le jasmin tend ses aiguières ;
L'arum conte ses amours,
Et la garance ses guerres.

Le moineau-franc, gai, taquin,
Dans le houx qui se pavoise,
D'un refrain républicain
Orne sa chanson grivoise.

L'ajonc rit près du chemin ;
Tous les buissons des ravines
Ont leur bouquet à la main ;
L'air est plein de voix divines.

Et ce doux monde charmant,
Heureux sous le ciel prospère,
Épanoui, dit gaiement :
C'est la fête du grand-père.

 

Victor Hugo

Lettre à Monsieur mon député Patrice Prat, frondeur démissionnaire du PS

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Si tu es député c'est – un peu – grâce à mon bulletin. Et je te sais donc gré d'avoir le courage de tes convictions en démissionnant du Parti Socialiste et du groupe parlementaire socialiste à l'Assemblée Nationale. Bravo et merci camarade !

Comme moi, comme beaucoup, comme des millions d'électeurs, tu considères que la politique menée par ceux que nous avons contribué à mettre au pouvoir ne correspond plus du tout à ce qu'impliquait ton, notre engagement. Nous - simples citoyens dont la seule arme est ce petit bulletin de vote nous permettant d'exprimer nos choix très épisodiquement – ne pouvons pas beaucoup peser, sinon par la rue. Mais toi, camarade député, tu peux (un peu!) plus.

Ainsi, par deux fois tu as voté la motion de censure contre ce gouvernement censé être l’outil de mise en œuvre de nos idées et qui fait tout le contraire, trahissant sans vergogne toutes les promesses électorales, nous prenant ainsi ouvertement pour des kons. Tu t’es opposé en particulier aux réformes Macron, à la déchéance de nationalité et très récemment au projet de loi Travail. Ta démission est à la fois courageuse et cohérente. Bravo et merci.

Parlementaire depuis 2012, tu t’es appliqué le principe du non-cumul des mandats afin de montrer l’exemple, démissionnant de tes mandats de conseiller général du Gard et de président de ta communauté de communes. En la matière, tu fais figure d’exception… Cet exemple est méritoire en ces temps de profonde défiance du peuple envers la classe politique et toutes les élites en général. Bravo et merci.

Tu estimes, et je te cite que « le travail des idées est devenu secondaire. Or, les Français ont besoin de réponses et d’actes concrets. La politique est ainsi devenue la supplétive des pouvoirs, économique et financier. Elle n’est plus capable de fournir un nouveau cadre d’actions, d’énoncer des objectifs clairs et de se projeter au-delà de la durée d’un quinquennat… Selon moi, le débat de la recomposition du champ politique est la mère de toutes les batailles. La France a besoin d’une nouvelle gauche et d’une nouvelle droite. Je veux un grand renouveau français à partir du triptyque : renouvellement des générations, des idées et des pratiques. ». Tu as tout compris. La déferlante des abstentions ainsi que le vote vers les extrêmes découlent directement de ces réalités que tu constates.

Comme toi, beaucoup de citoyens pensent que les partis politiques sont devenus plus des freins que des tremplins. Le pays est divisé et la révolte gronde. Pendant ce temps, complètement coupés semble-t-il de la réalité, les partis passent la majeure partie de leur temps, usent l’essentiel de leur énergie à « gérer des carrières et des situations conflictuelles inextricables, la conquête du pouvoir ayant tout éclipsé »

« Chaque jour, constates-tu, le monde nouveau naît sous nos yeux, à notre porte, près de chez nous sans même l’appui des politiques. L’innovation y est permanente. La société change tandis que la politique n’est plus qu’un champ de dispute permanente. »

Tu dénonces l’attitude ringarde des partis politiques que tu continues pourtant à juger nécessaires, ce qui est vrai, mais tu déplores qu’ils soient « des machines à gérer les carrières et à investir les candidats qui ne sont plus le réceptacle des bouillonnements de la société civile » et que le monde politique « passe l’essentiel de son temps à mentir et à trahir. » Bravo et merci, camarade.

Et maintenant ? Quoi faire ? Que feras-tu aux prochaines législatives sans le soutien d’une « grosse machine » politique ? Comme toi, je pense que le système est usé jusqu’à la corde, qu’il doit changer, radicalement, sous peine de voir arriver la catastrophe de l’extrême droite.

Vas-tu susciter une vague de démissions semblables à la tienne parmi les frondeurs ? Et avec qui recomposer ce paysage politique ? Qui est capable de faire encore rêver ? De donner un sens au combat politique ? De redonner de l’espoir, de restaurer une confiance perdue ? Hulot ? Il a renoncé, le cuir encore trop tendre. Macron ? Eh ! Oh ! Taubira ? La France est-elle prête ? Montebourg ? Pourquoi pas.

Ou alors Mélenchon.

En attendant, bravo et merci, Monsieur mon député pour cet acte plein de cohérence et de courage. Mais aussi de panache.

 

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15/06/2016

Pendant les jeux de babale débiles, les massacres islamistes continuent.

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Après les tueries de masse de Paris, puis de Bruxelles, voilà celle d'Orlando, chez les Etasuniens. Et, dans notre France coincée entre les joueurs de babale et les grèves, l'assassinat, chez lui, d'un officier de police.

« Non, l'islam, c'est pas ça » s'égosillent les abou-bobos de la tribu des Padamalgam qui déguisent leur peur en tolérance. « Nous sommes en guerre » nous serinent Hollande et Valls. Mais pour faire la guerre, il faut combattre. Avoir peur de se battre, c'est déjà avoir perdu.

Après les tueries de masse de Paris, puis de Bruxelles, voilà celle d'Orlando, chez les Etasuniens. Qu'est-ce qui motive ces tueurs de masse ? La haine de notre mode de vie fait d'un goût du vivre ensemble, d'égalité homme femme, de tolérance envers les choix de vie y compris sexuels, du goût de la fête, du rejet de tous les tabous, d'acceptation de toutes les religions et de ne pas avoir de religion du tout, etc.

Bien sûr tous les musulmans ne sont pas des tueurs de masse, mais ces derniers sont tous musulmans et se réclament de cet islam radical qui s'impose par la terreur. Et ils se fondent, ils se recrutent dans nos sociétés qui, depuis quelques décennies, changent fondamentalement avec l'arrivée et l'installation d'une immigration musulmane de masse. Les élites européennes ont sous-estimé voire totalement éludé les effets sociaux, spirituels et politiques de l'immigration musulmane, qui sont considérables et durables, au profit des effets économiques, qui sont faibles et transitoires. Une culture religieuse forte magnifiant la mort et un système contractuel basé sur la tolérance sont difficiles à concilier parce que, dans une telle rencontre, c'est toujours le côté qui ne veut pas négocier qui a l'avantage. Une religion qui ne doute pas d'elle et qui prétend structurer toute l'organisation sociale, comme l'islam, n'est pas prête à transiger. L'alternative est alors simple : on la combat ou on se soumet. Les peuples colonisés l'ont été parce qu'ils étaient colonisables. Et les colonisateurs d'hier sont en voie de colonisation…

Les tueurs sont parmi nous, ils sont de chez nous, ils sont né sur notre sol, ont été éduqués selon nos valeurs. Et pourtant ils tuent. Ils nous tuent au nom d'un terrible névrose collective appelée religion, canal islam. Ces tueurs lobotomisés sont responsables de leurs actes. Ils ne sont ni des malades mentaux, ni des « loups solitaires » victime d'une société qui les rejette (selon la doxa des abou-bobos lèches-babouches). Mais ils partagent cette responsabilité avec ceux qui les endoctrinent et les poussent à l'acte : les imams ultra-radicaux qui puisent leur idéologie haineuse dans la doctrine des frères musulmans (de ce « cher Tarik Ramadan » que vénèrent les abou-bobos) et du salafisme. Ce sont eux qui encouragent et légitiment les actes les plus barbares. Ils poussent leurs « ouailles » à la mort et au martyr pour leur seule gloire et afin d'accroître leur emprise sur les esprits. Mais derrière ces fous d'allah, il y a deux pays qui forment ces prêcheurs de mort, les soutiennent financièrement, les protègent, les arment, les envoient en « mission » dans nos contrées bêlantes de lâcheté bien-pensante.

Ces pays il faut savoir les nommer. Ce sont d'abord nos généreux clients et « alliés », l'Arabie saoudite et le Qatar. Ce sont des monarchies extrémistes, hypocrites et esclavagistes, bafouant les libertés politiques et religieuses, les droits de la femme et des étrangers, le droit du travail et soutenant massivement le terrorisme et le djihad partout dans le monde. C'est la Turquie du président-dictateur Erdogan, membre des Frères musulmans, qui appuie les djihadistes en Syrie pour asseoir son influence régionale et entretient des rêve de califat style ottoman. Rappelons que cet État est membre de l'OTAN et candidat à l'entrée dans l'Union européenne… Et n'oublions pas non plus nos grands "amis" étasuniens qui ont planté une merde noire en Irak et en Afghanistan...

Chez nous, pendant que les fouteux tapent dans la babale et que les « supporters » se tapent sur la gueule, un commissaire de police et sa compagne sont assassinés lâchement, par derrière, au couteau, par un personnage se réclamant de l’État Islamiste. Est-il allé faire ses classes de tueur dans les universités de daech, option décapitation ? P'tet ben qu'oui, p'tet ben qu'non. Il y a plus d'un millier de Français qui sont allés y « faire leurs études de tueur ». Il serait paraît-il parmi les plus sanguinaires. Et ils sont des centaines à revenir. Pour se repentir ou pour former des cellules dormantes prêtes à être activées ? Comment peut-on avoir la naïveté de croire que les tueurs de l’État Islamique accepteraient de voir retourner dans leur pays d'origine des « volontaires » qui se dégonfleraient ? Les lâches, chez eux, sont tout simplement tués pour l'exemple. Donc tous ceux qui reviennent sont des tueurs de confiance, des durs fanatiques, des endoctrinés à mort. Dès lors puisque « nous sommes en guerre » ce sont donc les lois de la guerre qui doivent s'appliquer, pas le droit commun. Pour éviter le danger qu'ils représentent, il faut faire en sorte qu'ils ne rentrent JAMAIS au « bercail ». Ces gens – jeunes, moins jeunes, hommes, femmes – qui partent s'engager dans les rangs de nos ennemis, qui tuent les ennemis de nos ennemis, donc nos amis, doivent savoir que s'ils partent, c'est un billet sans retour. En temps de guerre, les citoyens d'un pays qui passent à l'ennemi sont des traîtres, des déserteurs et doivent être traités comme tels. La réponse du pays trahi doit être sans ambiguïté : douze balles dans la peau si on les attrape.

Nous, les « Zoccis-dentaux » et surtout nous, les Français, nous sommes les grands naïfs, les babets, les fadas, les nessis, les simplets du village mondial. On s'empêtre dans des considérations morales contre des ennemis qui se torchent allègrement l'oignon avec toute morale. On cède devant les jérémiades de « droit-de-l'hommistes » bêlants qui sont autant d'idiots utiles des nazislamistes. On est en guerre ? Alors faisons la guerre. Sans dentelle. La guerre c'est la mort, c'est la trouille, c'est l'angoisse, la peur panique, les cris, le bruit, la souffrance, le deuil, les massacres, les flammes qui brûlent, les bouts de fer qui hachent la viande. La guerre, ça sent la merde du pauvre type qui se chie dessus de peur, ça sent cette odeur âcre, doucereuse des corps gonflés qui grouillent de vers, ce sont les tripes irisés sous le soleil, ça sent la poudre, le feu, la mort, la mort, toujours la mort. Alors si on fait la guerre, on n'accepte pas de prendre le risque de voir dix, cent, mille traîtres abrutis par la propagande ennemie rentrer « au pays » et y semer la mort la plus lâche, celle des attentats aveugles. Ces gens qui sont partis faire le « jihad », il faut les détruire, les tuer dès qu'on les a « logés » comme disent les flics. Et pas dépenser du pognon pour créer des structures de « déradicalisation » aussi ridicules qu'inefficaces.

La guerre si on la fait, il faut se donner les moyens de la gagner. Sinon on se soumet et on rampe, sans honneur ni dignité.

Mais l'honneur et la dignité sont elles encore des valeurs compatibles avec la « concurrence libre et non faussée » ?

 

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02/06/2016

Canto, Benzema… Des « génies » qui pensent avec leurs pieds !

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Et zou maï ! Comme on dit chez nous. Et ça recommence. Qu'est-ce qui recommence ? Les jérémiades victimaires au sujet des maghrébins. Cette fois, la charge pleurnicharde vient de ces enfants gâtés que sont les « génies » qui frappent dans un ballon un peu plus adroitement que d'autres. C'est d'abord Cantona, pour qui on pouvait avoir beaucoup de sympathie, non pas seulement pour ses coups de tatanes lorsqu'il était foutebaleur, mais aussi pour ses qualités d'acteur sans oublier son flamboyant coup de gueule contre les banques lorsque, il y a quelques années, il avait fait trembler les banskters en mettant le doigt sur cette arme terrible contre ces derniers : si le même jour tous les clients d'une banque viennent retirer leur argent en dépôt, la banque plonge !

Là c'était du bon Canto ! Mais remuer la merde et prétendre que Deschamps serait raciste sous prétexte que son nom sonne bien « souchien », c'est une belle ânerie en plus d'une insupportable calomnie. Il n'est que de voir la composition de l'équipe qu'il a concoctée. Canto, t'as marqué contre ton camp.

Et voilà l'autre enfant gâté, Bensema, qui en rajoute une couche. Et allez ! Faites tourner le moulin à jérémiades : les maghrébins sont des victimes, les musulmans sont sans cesse ostracisés. Et voilà que les pseudo intello islamo-gauchistes de service entonnent leur grand air, des sanglots dans la voix : ils pleurnichent encore, eux aussi, sur la pauvre condition des malheureux musulmans en France, et gnan gnan gnan comme dirait Finkel. Il se vautrent dans l’autoflagellation, la haine de soi et du pays, pour eux le Français étant forcément un gros beauf raciste, colonialiste, chauvin et kon. Ils considèrent comme systématiquement victimes celui qui vient d’Afrique, et encore plus du Maghreb. Konnerie...

Les musulmans ? Connait pas. Je connais des citoyens français, c'est tout. Si certains veulent aliéner leur existence à quelque névroses collectives appelées « religions », libre à eux. Qu'ils fassent leurs simagrées chez eux. Dans leur espace privé. La laïcité leur en donne toute latitude. Mais qu'ils ne prétendent pas que leurs « croyances » puissent influer sur la marche de la république, ni surtout que leurs « lois » prétendument « divines » priment sur celles de l'Etat.Tous ceux qui viennent d'ailleurs bénéficient des bienfaits de notre république qui met à leur disposition, imparfaitement bien sûr, mais égalitairement les moyens d'être logés, nourris, soignés, sinon éduqués du moins instruits. A eux de se démerder pour évoluer. Des générations d'Italiens, d'Espagnols, de Polonais, d'Arméniens l'ont fait. Des générations de Vietnamiens, Cambodgiens, Laotiens, Chinois, Indiens le font. Sans faire d'histoire, sans rien vouloir imposer, en s'intégrant harmonieusement dans le pays qui leur ouvre les bras. Et parce qu'ils sont musulmans, certains – je dis bien certains – n'en seraient pas capables ?

Abdelwahab Meddeb, philosophe récemment disparu, considéré comme le Voltaire arabe, déclarait: « Ce n’est pas à l’Europe de s’adapter à l’islam, c’est à l’islam de s’adapter à l’Europe, à l’islam d’apprendre à subir la critique même la plus offensante sans en venir au crime de sang pour se défendre ». On peut hélas douter que les œuvres de ce penseur soit sur la table de chevet de M.Bensema…

Un autre grand penseur de l'islam, Abdenour Bidar, se désole avec lucidité de ce grand corps malade qu'est devenu l'islam : « ...un immense corps malade, dont les maladies chroniques sont les suivantes : impuissance à instituer des démocraties durables dans lesquelles est reconnue comme droit moral et politique la liberté de conscience vis-à-vis des dogmes de la religion ; difficultés chroniques à améliorer la condition des femmes dans le sens de l'égalité, de la responsabilité et de la liberté ; impuissance à séparer suffisamment le pouvoir politique de son contrôle par l'autorité de la religion ; incapacité à instituer un respect, une tolérance et une véritable reconnaissance du pluralisme religieux et des minorités religieuses. »

Les déluges de massacres, égorgements, assassinats, tortures perpétrés chaque jour au nom de l'islam donne de cette idéologie une image effroyable, bien loin de la doctrine admirable des soufis par exemple. Nous sommes tous concernés par ces exactions puisqu'elles arrivent sur nos terres, même si les musulmans en sont les premières et les plus nombreuses victimes. Chaque jour, à Bagdad, à Karachi, à Kaboul, à Alep, à Homs, à Kobané, à Tripoli, à Beyrouth, en Afrique de l'Ouest, en Somalie des hommes et des femmes meurent dans l’indifférence, assassinés par des terroristes financés par les fortunes du Golfe qui restent pourtant les meilleurs alliés de l’Occident.

Quand nos responsables politiques auront-ils le courage de laisser leur culte du fric de côté pour regarder les choses en face : comment considérer l'Arabie saoudite et le Qatar comme des pays amis alors qu'ils financent et exportent partout dans le monde des « prêcheurs » qui vident l'islam de sa spiritualité pour en faire une machine de mort ?

Prêcheurs du jihad que l'on retrouve dans les mosquées de nos banlieues et qui polluent l'esprit de cette jeunesse pleine de possibilités que la rancœur voire la haine de ces tarés empêchent de s'épanouir bien plus que le prétendu ostracisme de « certaines parties de la France » comme disent ces têtes sinon pensantes du moins frappantes dans une baballe que sont Benzema ou Canto.

 

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01/06/2016

Au bistro de la toile : python et voyous fiscaux voraces

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- Ah ! Ah ! Ah ! Oh fatche ! Ecoute ça Victor : « Un incident qui fait froid dans le dos est arrivé à un Thaïlandais, rapportent les médias locaux. Un homme âgé de 38 ans était assis sur la cuvette des toilettes d’un restaurant lorsqu’un visiteur indésirable a émergé d’une canalisation…

Le trentenaire a soudain ressenti une grande douleur au pénis, et pour cause : un python long de trois mètres venait de mordre ses parties génitales ! Le malheureux a tenté de desserrer les mâchoires du reptile pendant près d’une demi-heure avant de parvenir à se libérer. Emmené aux urgences par sa femme, il a dû se faire poser des points de suture. Les pompiers sont ensuite intervenus pour libérer le python coincé dans les toilettes et l’ont relâché dans la nature, loin des habitations. »

- Puteng, le python ! Oh ! Loulle, quand je vais aller dans tes cagoinces pour téléphoner à Sarko ou à Hollande, je mettrais une capote en zinc… Je tiens à ramener Monsieur le Maire et ses deux adjoints à Madame !

- Tu sais, ici, les pythons servent surtout à accrocher des tableaux aux murs…

- Ah ! Tu sais, on n'est jamais assez prudent avec ces énormes bestiaux venus d'ailleurs. Tiens par exemple les buffles. Ma voisine a un énorme 4x4. Indispensable pour se garer sur le trottoir en emmenant les chiards à l'école. Et bien cette jolie petite mêdême, la calandre déjà agressive de son engin est ornée d'un redoutable pare-buffles en ferraille épaisse, carrée, affutée comme l'honnêteté d'un Macron .

- Elle est prudente ta voisine Victor. On a tendance, en France, à sous-estimer le danger que représentent les buffles dans les rues des villes françaises…

- Tiens, en parlant de Macron, il doit être surmené le pauvre Rothchild-boy. Ministre de l'économie, il devrait savoir compter. Mais visiblement pas lorsqu'il s'agit de son pognon puisqu'il a « dissimulé » une bonne partie de son patrimoine au fisc…

- Peuchère ! Tè, tu vois Victor, c'est un Français comme les autres : essayer d'emplâtrer le fisc, c'est un sport national.

- C'est la grande évasion en quelque sorte… Mais en l'occurrence, la grande évasion, c’est celle du pognon que les pleins de thunes et les entreprises volent à l’Etat, donc à nous, pour le planquer sous des cieux cléments. Et pas besoin d’aller loin : Suisse, Luxembourg, Royaume Uni, Monaco, etc… Parait que ça tourne entre 60 et 80 milliards par an ! L’équivalent de ce déficit budgétaire qui nous fout en bas…

- T’as tout compris. Les problèmes financiers de la France proviennent essentiellement du hold-up des tricheurs qui « évadent » les capitaux. L’évasion fiscale est peut-êre un sport national mai c'est surtout une félonie, une trahison, un attentat contre le vivre ensemble.

- Mais comment peut-on laisser faire ça ? Que font ceux qui sont chargés de lutter contre ce hold-up ?

- Ceux qui sont chargés de lutter contre cette évasion fiscale, ce sont les haut-fonctionnaires de Bercy (du ministère des finances), les employés de Macron quoi. La France ne s’est doté ni des moyens, ni de la volonté politique de lutter contre cette évasion. Elle est totalement impuissante. Sais-tu que les procureurs de la République ne peuvent pas ouvrir d’enquêtes pour fraude fiscale ? Sais-tu que seul le ministre du Budget peut le faire ? Et lorsque l'on se souvient que le ministre du Budget a été, il y a quelques années, un certain ci-devant Cahuzac, lui-même gros fraudeur, et qu'actuellement le ministre de l'économie se fait épingler lui aussi...

- Ouais… C’est comme si tu mettais Depardieu ministre chargé de la lutte contre l’alcoolisme !

- En quelque sorte. Mais un ministre ripou ne pourrait pas magouiller s’il n’avait pas derrière lui une administration fiscale inféodée à l’idéologie ultra libérale. Des inspecteurs des finances au mieux laxistes, au pire complices. Complicité passive ou active des magouilles des fraudeurs, essentiellement des grosses entreprises multinationales, avec lesquelles ils font preuve d’une grande mansuétude, en pensant…à un pantouflage futur fort juteux ! Ceux-là, c’est cœur de pierre avec les petits, coeurs d’artichauts avec les riches…Toute lutte contre la fraude doit commencer par une karchérisation sans pitié de Bercy : virer les première, deuxième, troisième, voire quatrième rangs hiérarchiques de ces directions du ministère des finances et envoyer ces brillants « inspecteurs des finances » inspecter les finances à Plougastel, Hazebrouck, Saint-Flour, Carpentras ou Cahors…

- Enfin, ces paradis fiscaux, il me semble que Sarko avait dit que c’était fini !

- Ben voyons ! Il n’était pas à une sarkonnerie près celui-là. Les paradis fiscaux, pour qu’ils sortent de la liste noire, il fallait qu’ils passent un certain nombre d’accord d’échange d’informations avec d’autres pays. Et qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ben, bien sûr, ils ont passé ce genre d’accords entre eux ! La liste des paradis fiscaux s’est ainsi vidée à la faveur de la conclusion essentiellement formelle de conventions bilatérales par les pays concernés. Et je t’embrouille… Les « Panama weaks » sont l'éclatante illustration de ce foutage de gueule.

- Et l’Europe elle fait quoi la dedans ?

- Sinon rien du moins pas grand-chose puisque certains pays membres sont eux-mêmes des paradis fiscaux ou des parasites fiscaux. Paradis fiscaux par leur système bancaire le Luxembourg, Chypre, Malte, la City de Londres, les îles anglo-normandes ; parasites fiscaux par leur taux de fiscalité des entreprises l’Irlande, les Pays-Bas, etc. Et cerise sur le gâteau: c'est le ci-devant Junker, premier ministre du Luxembourg, état-confetti-voyou qui préside maintenant aux destinées de l'Europe...

- Alors on fait quoi ?

- Si je le savais… Tè ! Sers-nous une tournée de rouge avant que j'aille voir dans tes gogues s'il n'y a pas un python.

- T'y trouveras peut-être une ou deux gramuses qui grimpent sur le mur, mais avant qu'elles te bouffent les aliboffis…

- À la nôtre ! 

 

Illustration: merci à Chimulus

 

 

 

29/05/2016

Gastronomie: en ces périodes de pénurie, faites le plein des sens

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La soupe au pistou

Comment peut-on servir, les soirs de canicule
Une soupe brûlante sans être ridicule?
Et pourtant, en Provence, terre où l'on ose tout,
Il en existe une: c'est la soupe au pistou.
Nous l'avons héritée de nos amis niçois,
Eux-mêmes la tenant de nos cousins génois.
C'est vrai que de chez nous, l'Italie est bien proche,
Le cœur, les chants, le goût, presque tout nous rapproche.
"Pistar", c'est "écraser" en langue provençale.
Et le fameux "pistou" dont chacun se régale
C'est l'ail, le basilic, le fromage mêlés
Dans le mortier de marbre, et simplement pilés.
Le basilic, chez nous, ce n'est pas le "pistou"
Mais c'est" lou balicot ". Voilà. Un point, c'est tout!
- Oh ! Doucement, Victor! Tu as les arcanettes ? (1)
Respire, bois un coup et dis-moi ta recette!
- Tu as raison, petit, fais péter le bouchon!
Pour une bonne soupe, il te faut du cochon.
Une couenne, un pied, un petit jambonneau
Que tu vas nettoyer et que tu mets en eau
Froide dans un faitout, puis que tu fais bouillir.
Tu laisses demi-heure et souvent tu écumes.
Pendant que ça cuira, épluches tes légumes:
Des haricots blancs, verts, rouges. Et sans mollir.
Quatre grosses courgettes, quatre belles tomates
Mondées, épépinées, et cinq ou six patates.
Dans ta viande qui bout, met tes légumes entiers,
Sale et fais cuire une heure. Prépare ton mortier.
Du sel, dix gousses d'ail, deux pieds de basilic,
Qu' avecque ton pilon, cet emblème phallique,
Tu écrases en pommade. En tournant vivement
Verse l'huile d'olive, et ne soit pas feignant.
Rajoute trois tomates pelées, mondées, hachées,
Enfin du parmesan ou de l'edam rapé.
Vérifie si la viande est correctement cuite,
Et rectifie le goût. Écoute bien la suite:
Avec une écumoire, sort patates, courgettes
Que tu vas écraser avec une fourchette.
Elle te serviront de liant pour ta soupe.
Enfin tu mets les pâtes. Pour pas que tu les loupes
Tu les tastes souvent et tu les cuis" al dente".
Quand c'est prêt, hors du feu, dans l' oulo qui chuinte,
Introduit ton pistou en mélange homogène
Directement à table, comme l'on fait à Gênes.
Respire ce parfum d'ail et de balicot,
Qui transcende cochon, tomates, haricots!
Cette soupe est un plat complet à elle seule,
Qui ravit les gourmets et les plus fines gueules.
Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire
Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour la soupe: - 1 couenne, - 1 pied, - 1 jambonneau de cochon, - 150 g de haricots blancs secs, - 100 g de haricots rouge (ces haricots seront mis à tremper une nuit), - 500 g de haricots verts frais, - 4 ou 5 belles courget-tes non pelées, - 4 ou 5 tomates (saint-pierre si vous en trouvez), - 5 ou 6 pommes de terre, - 500 g de pâtes genre petits macaronis, - 3 litres d'eau, - 2 cuillerées de gros sel de Camargue.
Pour le "pistou" : - 2 pieds de basilic à grandes feuilles, - 10 gousses d'ail, - 1 cuillère à café de sel fin, - 200 g de parmesan ou d'edam rapé (évitez le gruyère qui fait trop de fils), - 2 décilitres d'huile d'olive.

Les vins conseillés:

La soupe au pistou est un plat très parfumé qui se sert très chaud, en période estivale! Il faut donc l'accompagner d'un vin frais, léger, gou-leyant et, lui aussi, parfumé. Les vins rosés sont parfaits.
En Côtes-du-Rhône: rosés de Tavel, de Chusclan, de Travaillan, de Camaret, de Suze-la-Rousse, du Ventoux, du Luberon, des Costières-de-Nîmes, de Saint-Désirat, de Bouchet, de Nyons, de Bollène, de Roaix, de Saint--Pantaléon-les-Vignes.
En Coteaux du Languedoc: rosés de Cabrières, de Faugères, des Corbières.
En vins de Provence: les rosés de Pierrefeu, Brignoles, La Selle, Ollières, Saint-Zacharie, Tourves, Tavernes.

(1) Avoir les arcanettes .. faire preuve d'une certaine irritation.

 

 

Illustration originale Vincent Barbentan

20/05/2016

Glyphosate : le tango des dép(u)ités européens.

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Un pas en avant, deux pas en arrière, un pas glissé sur le côté… Les têtes d'oeufs de l'Europe de Bruxelles n'en finissent pas de tergiverser sur l'arrêt ou non de ce poison reconnu mais...autorisé par l'U.E. Les peuples de l'Union ne veulent pas du glyphosate, molécule du tueur d'herbe Roundup, substance « probablement cancérogène » selon l'OMS (organisation mondiale de la santé). Mais, si « on » tenait compte de l'avis de la « populace » dans les bureaux feutrés de Bruxelles, ça se saurait…

Le lobby des empoisonneurs, très influent parmi les « on » qui décident pour nous, font la roue ( ! sonnante et trébuchante la roue ? Qui lo sa…) devant eux pour les séduire. Ca a failli marcher au mois de mars, mais une vague citoyenne a fait réfléchir les députés qui étaient prêts à donner quinze années supplémentaires d'autorisation d'utilisation de la molécule maudite. Ils ont alors repoussé leur décision à ces jours derniers. Nouvelle levée de bouclier, nouveau doutes parmi les députés, le vote n'est pas suffisamment probant. Que fait l'U.E. ? Elle repousse de nouveau sa décision...tout en laissant les produits en vente, bien sûr. Jusqu'à quand ? Elle espère probablement faire passer l'embrouille durant l'été, lorsque les citoyens sont moins mobilisés, occupés qu'ils sont à se bronzer la couenne… Entre temps, on va voir fleurir des « études scientifiques » démontrant l'innocuité de cette substance. Ben voyons.

Cette substance, que l'on retrouve dans l'herbicide RoundUp de Monsanto, a pourtant été classée cancérogène "probable" par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2015. Classement que réfute en bloc l'Autorité européenne de la sécurité des aliments (AESA) – chargée de veiller sur notre santé !!! - affirmant qu'au contraire la substance ne serait probablement pas cancérogène. Même l'OMS, travaillée au corps par les lobbies, remet en doute son précédent avis.

On assiste à un cas flagrant de prise de pouvoir des multinationales aux dépens de notre santé. En effet, la ré-autorisation proposée à Bruxelles, se base sur des évaluations fournies par la Glyphosate Task Force (GTF - groupe de travail sur le glyphosate), un consortium d'entreprises de l'agrochimie auquel appartient -- avec d'autres géants de l'agrochimie -- Monsanto. Quelle bonne surprise !

Le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) avait classé le glyphosate comme cancérogène "probable" en mars 2015 suite à la réunion d'un comité de 17 experts scientifiques indépendants ayant étudié pendant plus d'un an 260 études menées aux États-Unis, en Suède et au Canada depuis 2001. En d'autres termes, une classification prise au sérieux et basée sur des données scientifiques solides.

Monsanto, qui accuse le CIRC d'avoir écarté de son évaluation les études commissionnées par les industriels de l'agrochimie, ne dit pas toute la vérité. Comme le rappelle Kathryn Guyton, directrice de recherche au CIRC, les recherches menées par les industriels comme Monsanto n'ont jamais été publiées publiquement et n'ont donc pas pu être évaluées par les chercheurs indépendants.

Alors, aujourd'hui se pose une question très simple : pourquoi la Commission européenne et l'AESA refusent l'évaluation du CIRC concernant les dangers du glyphosate pour l'homme ? La réponse est simple : la Commission est à la botte du lobby du glyphosate et des industriels de l'agrochimie comme Monsanto. Il sera d'autant plus difficile de lutter contre les pressions des industriels qu'une nouvelle OPA géante pourrait bouleverser bientôt la chimie. Le groupe allemand de chimie et de pharmacie Bayer, qui vaut 80 milliards d'euros, a indiqué ce jeudi 19 mai avoir proposé de racheter l'américain Monsanto, numéro un mondial des semences et producteur de l'herbicide Roundup. Frau Merkel, soucieuse des intérêts de ses industriels, pourrait faire pencher la balance. Dans le mauvais sens bien sûr, celui de l'autorisation du poison.

Restons vigilants ! Ne pouvant, comme les lobbies, les inviter dans de grands restos pour les influencer, abreuvons nos députés européens de lettres ou de courriels pour leur rappeler comment voter !

Liste des députés européens français :

http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/search.html?country=FR

Liste des députés européens belges :

http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/search.html?country=BE

Pour signer la pétition contre le glyphosate: https://www.foodwatch.org/fr/s-informer/topics/glyphosate/petition-contre-le-glyphosate/

 

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06/05/2016

Eh ! Pendant qu'on est sur le pont, tu la connais celle-là ?

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Mimes.

 

Deux couples ont l'habitude de se rencontrer chaque week-end afin de jouer aux cartes. Mais un jour, ils décident, pour changer, de tester un nouveau jeu dont le but est de faire deviner un métier en le mimant.


Une des deux femmes commence : elle enlève sa chemise, son soutien-gorge et prend ses deux seins à pleine main.


-
Alors, à votre avis c'est quoi le métier que je mime ?

Tout le monde se regarde et attend la réponse.

- Eh bien, c'est médecin (mes deux seins).

L'autre femme, elle aussi, veut essayer de mimer un métier. Elle enlève alors sa chemise, son soutien-gorge, prend ses deux tétons et les fait se toucher l'un avec l'autre.

- Alors, à votre avis c'est quoi le métier que je mime ?

Personne ne sait....

- Eh bien, c'est bourrelier (bouts reliés).

 

C'est maintenant au tour d'un des deux mecs. Le premier enlève son pantalon, son slip et prend son membre dans la main. Il l'enrobe ensuite dans une serviette.

- Alors, à votre avis, c'est quoi le métier que je mime ?

Mais là encore personne ne sait... Et tout le monde attend impatiemment sa réponse.

- Eh bien, c'est boulanger (bout langé).

C'est désormais au tour du dernier homme, mais il avoue alors ne pas avoir compris les précédents jeux de mots...

Les trois autres décident de lui expliquer. Ils prennent alors un papier où ils font une liste et écrivent :

"boulanger = bout langé", "bourrelier = bouts reliés", "médecin = mes deux seins ".

L'homme en question prend alors la liste et se la met dans le trou du cul... Les autres le regardent d'un air étonné et lui demandent ce qu'il fait.

- Ben, je mime un métier !

- Mais c'est quoi ce métier ?

- C'est oculiste ! 

 

 

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03/05/2016

Industrie nucléaire : et en plus, ils mentent !

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Oui. Non content de se révéler incompétents, ils mentent! Pour entrer dans les clous, ils auraient falsifié les documents concernant les essais exigés par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) suite à des anomalies de résistance de la cuve de confinement, composant essentiel du réacteur EPR de Flamanville.

 

Cette cuve pèse 425 tonnes, mesure 11 mètres et ne peut pas être changée une fois le réacteur en marche à cause de la radioactivité énorme qu'elle contint et qu'elle confine. C'est pour cela que les exigences réglementaires appliquées aux équipements sous pression nucléaire d'un réacteur, comme la cuve ou le générateur de vapeur, sont particulièrement contraignantes. Or les essais ont révélé que certaines zones du couvercle présentaient une capacité à absorber les chocs inférieure à la limite réglementaire. En cas d'incident nécessitant d'injecter de l'eau froide dans le réacteur, cela pourrait provoquer une rupture de la paroi et donc l'écoulement de liquide hautement radioactif. Bonjour les dégâts !

 

Rien n'est encore irrémédiable tant que l'EPR est en construction. Il suffit de changer cette cuve ! Facile à dire… En France, seule l'usine Areva du Creusot est capable de fabriquer un tel équipement. Celle-là même qui est soupçonnée de falsification. A l'étranger ? Les Japonais savent faire. Mais font-ils mieux que nous ? Sont-ils plus « fiables » ? Les malversations et magouilles autour de Fukushima permettent d'en douter. Les Chinois ? Est-il raisonnable d'y penser ?

 

Et une cagade de plus pour ce cher, ce très cher EPR ! C'est vrai qu'on est habitué et donc ça ne choque plus personne. Mais ça donne encore plus de poids à LA question : on arrête là les dégâts où on continue les konneries ? Ouarf ! Les drogués aux neutrons doivent s’étrangler de rage !

 

Non mais, on croit rêver ! On cauchemarde plutôt ! Si nous, Français, arrêtons la construction de ce « machin » qu'est l'EPR, qui va nous en acheter ? Et ces belles centrales que fabriquent (mal!) Aréva et EDF, qu’est-ce qu’on va en faire ? A qui va-t-on les fourguer ? Aux Chinetoques ? Mouais… On leur en vend deux, ils les décortiquent et les refont à l’identique, en changeant seulement la couleur des rideaux. Et on l’a dans l’oigne. Comme Siemens pour ses TGV, comme EADS pour ses Airbus ! D’accord, on a vendu un EPR à la Finlande. Mais alors là, c’est la honte ! Des années de retard, des problèmes à n’en plus finir et un coût qui passe de 3 milliards d’euros à…9 milliards (pour le moment !), la différence étant par contrat à la charge des fabricants.

 

Les fabricants, en France, ce sont Aréva et EDF. Les « fleurons » de l’industrie nucléaire françouaise ! Fleurons ? Plutôt fanés… Aréva est en faillite. Ses choix en matière de recherche de sites uranifères se sont montrés hasardeux, voire scandaleux d'incompétence. Le retraitement des déchets ? Plus de contrats sauf ceux d’EDF imposés par l’Etat. Construction de centrales ? Voir l’EPR de Finlande. Un bide et un gouffre financier. Mais ça ne défrise pas nos nucléocrates qui ont réussi à se mettre dans la poche Hollande et Macron pour jeter 24 milliards d'euros (pris par EDF dans la poche des Français) dans un projet dingue chez les Anglais ! Aux fous ! Fabrication du combustible ? Les commandes ne se bousculent pas, d’autant plus que le fameux Mox (mélange d’uranium enrichi et de plutonium de récupération) a montré à Fukushima sa nocivité redoutable.

 

La France fait dès à présent figure de dinosaure ringard en Europe avec son industrie du passé ! Nous gaspillons des montagnes de pognon à maintenir en place un parc de centrales nucléaires dépassées, vieilles, devenues très dangereuses comme l’a révélé Fukushima, non seulement pour nous, mais aussi pour no voisins Suisses, Allmands, Luxembourgeois qui montent au créneaux.  Nous construisons à coups de milliards toujours plus nombreux un EPR ringard puisque n’étant que le prolongement technologique même pas amélioré des centrales existantes. Tout le pognon que notre pays jette dans le gouffre du nucléaire ne serait-il pas plus utile en matière d’éoliennes, de photovoltaïque, de géothermie, d’économie d’énergie, de bâtiments à bilan énergétique neutre, etc. ! Toutes matières neuves, d’avenir, pourvoyeuses d’emplois et de devises à l’exportation. C’est le choix qu’ont fait les Allemands depuis des années. Et nous nous essouffleront à leur courir après dans l’avenir à cause de la lâcheté de gouvernants inféodés au lobby des nucléocrates…

 

 Sauf que...le décret d’autorisation de l’EPR expire en avril 2017. Si le réacteur ne peut être mis en service à cette date, le gouvernement pourra annuler son cadre réglementaire ! Publié le 10 avril 2007, le décret n° 2007-534 prévoit en son article 3 que « le délai pour réaliser le premier chargement en combustible nucléaire du réacteur est fixé à dix ans à compter de la publication du présent décret ». Soit le 11 avril 2017. Le problème, c’est qu’il semble fort improbable qu’à cette date le réacteur Flamanville-3 puisse être mis en service. Car il faut d’ici là que l’ASN autorise le chargement des combustibles, décision que la cascade de problèmes rencontrés rend plus qu'aléatoire. « Si l’EPR n’est pas mis en service en avril 2017 se pose la question du statut juridique de l’installation, écrit la commission parlementaire d’enquête sur les coûts du nucléaire, pilotée en 2014 par les députés François Brottes et Denis Baupin. Le gouvernement aurait la possibilité d’annuler le décret, obligeant EDF à reprendre la procédure. » Concrètement, l’EPR ne serait pas jeté à la poubelle comme un gigot ayant dépassé sa date de péremption, mais il entrerait dans une séquence juridique difficile... Avec – enfin – la possibilité juridique de fermer ce chantier dangereux et d'arrêter de creuser ce gouffre financier.

 


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22/04/2016

Blog républicain garanti sans Reine ni Prince

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Un fils demande à son père:
Papa, c'est quoi la République ?
- Prenons par exemple notre foyer: Moi j'ai un salaire je suis le Capitalisme, ta mère le Gouvernement, toi tu serais le Peuple, la bonne serait la Classe ouvrière et ta petite sœur qui n'a qu’un an le Futur.
- Oui, Papa je crois que j ai compris, je te le dirai demain.

Le soir il est réveillé par les cris de sa petite sœur et il voit qu'elle a chié dans sa couche. Il va dans la chambre de ses parents et il voit sa mère qui dort profondément. Il regarde par le trou de la serrure de la chambre de la bonne et il voit son père qui l’enfile !

Et le lendemain:
- Papa je crois que j ai compris : Pendant que le Capitalisme enfile la Classe ouvrière, le Gouvernement est profondément endormi, le Peuple est complètement ignoré et le Futur est bien dans la merde.

 

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17/04/2016

Dans notre assiette comme au plus haut niveau politique: on fait l'ANDOUILLE !

 

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L'andouille au Côte-du-Rhône

 

Mettez donc à tremper un kilo de fayots

De Paimpol ou Pamiers, si possible bio

Et pour, de votre anus, éviter la cantate

Ajoutez à cette eau quelque bicarbonate.

Faites cuire à l’eau froide pendant deux heures au moins

Une andouille de porc choisie avec grand soin

Puis laissez refroidir dans son jus de cuisson

Jusques au lendemain. Buvez un Jurançon !

La nuit étant passé, égouttez les fayots

Mettez-les en cocotte, couvrez avec de l’eau,

Ajoutez quelques couennes, une queue de porc frais,

Deux carottes rondelles, trois oignons en quartiers,

Un peu de céleri et de l’ail écrasé

Sel, poivre du moulin, thym, feuille de laurier.

Mettre en ébullition, ajouter deux grands verres

De Côtes-du-Rhône rouge, du vin fort en matières.

Faites frémir une heure à feu non emballé,

Puis ajoutez l’andouille confite en sa gelée.

Remettez en cuisson pour que les haricots

Soient fondants à souhait sans être musicaux.

Servez le met bien chaud en deux plats séparés,

Avec un peu de beurre, du persil ciselé.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre,

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

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13/04/2016

Brésil. Le « golpe » (coup d’État) s'avance de moins en moins masqué.

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Le président de la commission parlementaire spéciale recommande la destitution de la présidente Dilma Rousseff. 38 députés pour, 27 contre. Celle-ci est accusée par l’opposition de maquillage des comptes publics en 2014, année de sa réélection, et en 2015, pour minimiser l’ampleur des déficits publics de son pays en pleine récession. Dilma Rousseff se défend pour sa part d’avoir commis un « crime de responsabilité » (késako?) justifiant sa destitution. Les charges retenues, aussi bien que les arguments des factions de l'opposition amplement relayés par les médias relèvent de la manipulation.

 

Une majorité de deux tiers des députés, soit 342 sur les 513, sera requise pour que la procédure se poursuive faute de quoi elle sera enterrée. Selon un décompte effectué chaque jour par le quotidien Estado de Sao Paulo, 290 députés étaient favorables dimanche à la destitution et 115 étaient contre. Restaient 61 indécis et 47 autres refusant de se prononcer, objets de toutes les attentions.

 

Si l’opposition réussissait à réunir 342 votes (deux tiers des 513 députés) en faveur de l’impeachment, ce serait alors au Sénat de former une commission pour analyser la demande, un processus qui devrait s’achever d’ici le 2 mai 2016. La présidente « déchue » serait alors remplacée par son vice-président Michel Temer, qui l'a laisé tombée et a ouvertement basculé dans l’opposition. Il est l'un des deus ex machina de ce « golpe », de ce coup d'état feutré mais bien réel. Si la destitution est dûment prévue par la constitution, l’histoire qui s’emballe au Brésil releve de la manipulation, voire de la farce. Il faut rappeler que, contrairement à ce que beaucoup de Brésiliens sont poussés à penser, Dilma Rousseff ne fait l’objet d’aucune accusation de corruption. On reproche à la chef d’État d’avoir retardé les transferts du Trésor national aux entreprises publiques chargées de financer notamment les programmes sociaux. La pratique est banale. Et pas seulement au Brésil. Magouille, oui. Mais où est le « crime » ?

 

Quant aux parlementaires « golpistes » qui se sont prononcés pour la destitution, ils sont aussi clairs qu'un balkani… Beaucoup ont gamellés auprès de Petrobras, machine à sous généreuse, d'autres sont poursuivis pour crimes et corruption…

 

Deux faces d’un même pays s’affrontent par partis interposés, le Brésil des riches et celui des pauvres. « Je n’aurais jamais imaginé que ma génération verrait des putschistes en train d’essayer de renverser une présidente démocratiquement élue », s'enrage l’ancien président Lula, « mentor » de Dilma Rousseff, et qui reste l'homme politique le plus populaire du pays.

 

La droite « est sortie du placard » et occupe la rue en s'appuyant sur les réseaux sociaux. Ses officines organisent le bombardement des pages Facebook et des boîtes emails des députés osant se dire contre la destitution de la présidente ou hésitant encore à prendre position. La bourgeoisie brésilienne ne se satisfait pas de sa condition de classe dominante. Elle exige des conditions qui lui permettent d'exploiter sans entrave la force de travail dont elle dispose : les plus pauvres, les sans-terres. Et les classes moyennes sont exaspérées non pas parce que leur niveau de vie se dégrade mais parce qu'elles voient les plus démunis gagner un peu plus de droits ! Cette pseudo élite ne reconnaît le principe de majorité que lorsqu’il répond à ses intérêts…

 

La droite arbore sans complexe des idées carrément fachos : le retour à des valeurs autoritaires, le droit au port d’armes pour tous, l’abaissement de la majorité pénale, le refus de politiques d’« assistance » (allocations familiales, quotas de discrimination positive dans les universités) à destination des plus pauvres, des plus déshérités comme les noirs, les indiens, les haïtiens immigrés, mais encore les homosexuels. Il s'est ainsi constitué un front de conspirateurs qui réunit des juges, des procureurs, des agents de la police, des associations du patronat, des partis politiques, des think tanks conservateurs, tous appuyés par une grande presse oligarchique. Ces « golpistes » sont abreuvés de fric par le patronat et sont soutenus par quelques juges plus que douteux, par l'ensemble de la presse brésilienne et bénéficie de la « compréhension » de la presse internationale aux ordres des multinationales et des marchands d'armes. Avec, n'en doutons pas, quelques coups tordus de la CIA.

 

Voilà la clique qui veut foutre en l'air Dilma Roussel. Son objectif est de s'attaquer à la souveraineté populaire, exprimée par le vote et de la mettre sous la tutelle de la magistrature dont les membres, non élus et protégés de tout contrôle social, sont engagés dans un programme de changements rétrogrades qui ne sont pas exprimés. Contre la gauche – qu'ils vomissent – tout leur est bon, y compris un putsch militaire.

 

Le pantin prévu pour donner un coup de peinture « propre » au coup d'état est le vice-président actuel Michel Temer, un jeune homme de 75 ans. Sa rupture avec Roussel et son activisme pour que la destitution aille vite est plus que douteuse. Il est en effet lui aussi cité dans le scandale ces détournements de fonds au profit de la coalition au pouvoir, dont son parti était une pièce essentielle ! Il devrait savoir, pépé Temer, que quand on veut grimper au mat, il vaut mieux avoir les fesses propres...

 

Mais il n'est probablement qu'une marionnette. Les véritables organisateur du putsch se dévoileront plus tard. S'ils réussissent leur mauvais coup. Ce qui n'est pas encore sûr, les « pauvres » n'ayant pas dit leur dernier mot. Au moins soixante organisations de gauche, y compris syndicats et mouvements populaires, ont participé récemment à des rassemblements de défense du gouvernement, dans une quinzaine des plus importantes villes de ce pays gigantesque, notamment à Brasilia, Rio de Janeiro, Sao Paulo, etc.

 

Les « sans-dents » brésiliens ont défié les manifestants d’extrême-droite et les nantis en criant : « No ver ter golpe ! ». « Il n’y aura pas de coup d’état ».

 

Mais en France, les me(r)dias « main stream » ne voient que les golpistes en Prada… Il est vrai que que peut-on attendre d'autre d'une presse aux mains des multinationales, des banksters et des marchands de canons...

 

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12/04/2016

Cannabis : Le Guen allume les « bigots de la prohibition » !

cannabis,prohibition

 

Coucou, le revoilou ! Qui ? Ben, le cannabis. Voilà Le Guen qui rejoint, Vaillant, Duflaut et autres politiques qui – faisant la part des choses – préfèrerait le tarpé à la kalash. On peut aussi penser que cette sortie – individuelle ou en service commandé ? - du sous-ministre aux relations avec le parlement est une façon de tenter d'amadouer les jeunes en les caressant dans le sens du poil et que ça n'aura aucune suite puisque tant le président Hollande que son premier ministre Valls sont carrément contre. Carrément ? A-t-on vu une question qui soit tranchée de manière carré par l'empereur du tango (un pas en avant, deux pas en arrière) et son hidalgo ? Ouate inde scie

 

Il est toubib Le Guen. Et il dit : « Le cannabis est une très mauvaise chose pour la santé publique, en particulier chez les jeunes. Mais la prohibition n’amène pas une diminution de la consommation »…/...« les produits qui sont distribués par le trafic sont plus dangereux que le cannabis»…/... « Je propose que le Parti socialiste dise enfin la vérité, propose une vérité : l’interdit moral ne crée rien du tout, il crée beaucoup de dégâts dans la société française »…/... « Dans beaucoup de quartiers, une contre-culture s'est installée et la loi est bafouée, malgré les forces de police, malgré l'intention de la justice, depuis des décennies »…/...  « Il faut peut-être aller vers des mécanismes de légalisation contrôlée, et surtout avec des politiques d'éducation et de santé publique ».../… « Je propose que nous réfléchissions aux moyens - je ferai des propositions - pour que nous mettions fin à cette politique de prohibition. On doit avoir des levées d'interdiction très sélectives : pour les adultes, certainement pas pour les jeunes de moins de 21 ans et pour un usage privé, certainement pas un usage public ». Et il allume ses collègues : « Les bigots de la prohibition devront aussi expliquer pourquoi la mesure appliquée depuis 30 ans ne marche pas ».

 

Le président de l'Office français de lutte anti-tabac, Bertrand Dautzenberg, pneumologue, est du même avis : « La situation actuelle d'interdiction totale (...) favorise la consommation. Je suis contre le cannabis, je veux que la consommation baisse, mais pour cela il faut prendre des mesures efficaces. Il faut arrêter la bêtise actuelle qui veut qu'on soit à des kilomètres de la réalité actuelle »…/… « La fumée est toxique pour les poumons, que ce soit la fumée du diesel, la fumée du tabac ou la fumée de cannabis. Et la France est le pays d'Europe qui fume le plus. C'est aussi le pays qui utilise le plus la forme la plus sale du cannabis : c'est-à-dire le mélange de tabac et de résine de cannabis. »…/… « Si on veut diminuer la consommation de cannabis en France en terme de santé publique, il faut la mettre dans une voie légale. Ainsi on pourra la contrôler, faire de la prévention à l'école et sur le lieu de travail. Ainsi la consommation de cannabis baissera. »…/… « Le premier conseil est de ne pas mettre de tabac quand on consomme du cannabis. Il y a des herbes à fumer, des plantes qui sont décrites dans les directives du tabac avec des étiquettes spécifiques qu'on devrait pouvoir trouver facilement en France. D'autre part, il y a une autre possibilité toute aussi illégale qui est de consommer des feuilles de marijuana plutôt que de la résine, qui est beaucoup plus toxique. On voit aux Etats-Unis, par exemple, où la légalisation du cannabis a lieu dans de plus en plus d'Etats. Là-bas, la vaporisation du cannabis est le mode majoritaire de consommation, ce qui est beaucoup moins toxique. »…/… « On peut également manger du cannabis, mais cela peut avoir des inconvénients car le consommateur n'a pas vraiment d’idée de la dose ingérée ».

 

Ben dit donc, il en connaît un bout le Professeur ! Lui et le Guen ont l'avantage d'être réalistes, d'être pragmatiques.

 

La France est le pays qui envoie le plus de gens en taule pour possession ou trafic de cannabis: 100.000 personnes emprisonnées en ce moment, parfois pour des quantités minimes. Et la France est le pays où on fume le plus. C'est bien la preuve que cette politique répressive ne mène nulle part, et au contraire permet le financement des réseaux mafieux, car plus c'est illégal, plus c'est rentable. 


Le système de légalisation, comme au Colorado, permettrait : - production en France ou en Europe via des filières contrôlées, - autoproduction pour ceux qui veulent pour leur conso perso, - vente dans des « coffees-shop » bien contrôlés ou dans les bureaux de tabacs, - interdiction évidente pour les mineurs, - et...de juteuses rentrées de fric pour l’État.

 

Les résultats seraient : - remise des flics sur des taches utiles, - du boulot pour les agriculteurs notamment en zones de montagnes, - de l’activité pour les buralistes et les « coffees shop », - la fin des financements des réseaux maffieux, puisqu'ils n’auraient plus rien à y gagner, - une meilleure détection des personnes à la dérive par surconsommation, - une prévention plus aisée, notamment par la suppression de « l'attirance pour l'interdit » chez les ados, - des taxes pour la sécu, -  une meilleure qualité, contrôlée, garantie pour les consommateurs, - et pourquoi pas, des « dealers » devenant chef d’entreprises et confrontés alors aux règles de concurrence !

 

Pas questions qu'ils disent au gouvernement ! Pourtant, si de temps en temps François ou Manu tiraient un petit tarpé ou dégustaient un savoureux « gandga cookie », ça leur déconstiperait un peu les boyaux de la tête !

 

Sources :

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/04/11/25002-20160411ARTFIG00327-le-guen-souhaite-une-reflexion-sur-la-fin-de-la-prohibition-du-cannabis.php

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20160114.OBS2786/cannabis-les-recommandations-du-pr-dautzenberg-pour-fumer-propre.html

 

Tè ! C'est ma 4.000ème note ! 

 

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11/04/2016

« Glossophobie » ! Halte au « racisme » à l'encontre des minorités audibles !

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Glossophobie. C'est nouveau, ça vient de sortir. C'est la peur, le rejet des accents régionaux. En écrivant ce texte, je les entends baver dans le poste autour de cette cagade. Et bien je suis d'accord. On nous gonfle les aliboffis à longueur d'antennes avec des histoires d'ostracisme, de stigmatisation, de racisme. Pourquoi pas. Alors moi je vais vous en dénoncer un de « racisme », mais qui n'émeut personne. Cest le racisme à l'encontre des minorités visibles. Et pourtant...

 

Le matin, dans ma cambrousse margeridienne de l'été, je me réveille avec le poste local de France-bleue, c'est-à-dire France bleue Gard-Lozère. Le reste de l'année, pareil mais avec radio-bleu Vaucluse ou Provence.

 

Eh bien, je ne me reconnais pas à travers ceux qui « parlent dans le poste », ils ne sont en aucune manière le reflet des « pays » qu'ils sont censés représenter : ils parlent « pointu ».

 

Ils parlent TOUS « pointu » ! C'est comme ça qu'on qualifie, dans le Midi, ceux qui ont l'accent parisien. Disons ceux qui vivent en Provônce et qui pôncent que l'accônt des autochtones ne fait vraimônt pas distingué...

 

J'ai un cousin qui parle dans le poste. Dans la vie « normale », il a comme tout le monde ici un parler qui fleure bon le thym, les cigales et les rabasses. Eh bien dans son métier, c'est le Mickael Jackson de l'élocution: pour se fondre dans la masse « politiquement correcte », il gomme son élocution naturelle pour essayer d'endosser le parler insipide, formaté, sans couleur de l'ethnie dominante. « Mais, me dit-il lorsque je lui en fais gentiment la remarque, on nous oblige à avoir ce parler neutre! Si je veux garder mon boulot, je dois me plier à cette contrainte ». Voilà comment et pourquoi les radios locales, qui devraient être le reflet de leur région, sont toutes formatées sur le même moule. A Avignon, Nîmes ou Perpignan, « on » parle comme à Tours, Arras ou Plougastel.... C'est navrant et même révoltant. Le racisme – que l'on met à toutes les sauces – ne s'expriment-il pas ainsi, aussi ?

 

C'est de l'ostracisme. C'est de la discrimination envers les minorités non pas visibles mais AUDIBLES. Et ce n'est pas un détail futile. Essayez, si vous avez le parler provençal ou si vous votre langue roule comme les cailloux de l'Adour, même si vous en avez largement les capacités, de postuler à la radio ou, pire encore à la télévision... Ou bien dans l'enseignement supérieur, dans la magistrature...Tè! Fumes. On vous regardera avec un sourire amusé et, comme mon cousin, on vous fera clairement savoir qui faudra revenir lorsque « vous parlerez normalement ». Où est la normalité en l'occurrence?

 

Oui mais vous me direz le journaliste Jean-Michel Apathie, le philosophe Michel Serres... Oui. Et après? Vous en connaissez beaucoup d'autres?

 

Alors? Faut-il ne rien dire ? Accepter cette mise à l'écart qui est aussi choquante que celle fondée sur la couleur de peau?

 

Tè, voilà une chanson – sur l'air du Drapeau rouge de Fugain - qui illustre bien cette colère qui gronde sourdement dans le Midi à l'encontre de ce colonialisme de l'intérieur imposé par les descendants des sinistres et sanguinaires barons franchimands qui ont saccagé, il y a quelques siècles, la brillante civilisation des troubadours. Un épisode terrible qui reste dans l'inconscient collectif de tout le Midi :

 

Se vos desenant faire toumba lis iruge

Si tu veux à présent te débarrasser des sangsues

Que te pipon tout toun sang

Qui te pompent tout ton sang

Te faus peravans, sènso cerca lou grabuge

Il te faut d’abord sans chercher la bagarre

Prendre toun astrado en man

Prendre ta destinée en main

Te fau jamai douna ta fianço

Il ne te faut jamais donner ta confiance

Pèr que fagon sempre respeta ti dre

Pour toujours faire respecter tes droits

Qu’a n’aquéli que soun sens doutanço

Qu’a ceux-là qui sont sans aucun doute

De Prouvènçau ni court-ni coustié.

Des Provencaux ni d'un bord ni de l'autre

 

Prouvençau di campagno,  Prouvançau di ciéuta

Provençaux des campagnes, Provençaux des villes.

Petara la castagno se sian pas escouta

Nous nous battrons si nous ne sommes pas écoutés

Faudra pamens lou recounquista

Il faudra pourtant le reconquérir

Tout ço qu’au nostre nous avien rauba

Tout ce qu’aux nôtres ils ont volé

A l’asard Bautezar, se sian pas de bastard

Advienne que pourra si nous ne sommes pas des moins que rien

Fasèn lèu, deman sara trop tard.

Faisons vite,  demain il sera trop tard.

 

 

Illustration X - Droits réservés

08/04/2016

Après ma crise d'arthrose je me sens revivre !!!

 

Avec un thérapeute ambulant.

Je n'aurais jamais cru

que marcher avec

une autre personne

puisse être aussi motivant,

même si nous ne parlons pas trop

pendant la marche.

Mon thérapeute

marche à environ 3 mètres

devant moi

et fixe la cadence selon 

les indications du médecin.
 

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Cela fait 20 km

que je la suis

sans même utiliser ma canne !

Je me sens mieux, kilomètre après kilomètre,

et mon cœur,

ma pression artérielle et

ma respiration semblent s'améliorer.

Et cela me plaît

où que nous allions !

Après 25kms, si nous voulons continuer

 

il y a une recompense !

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Je crois que je pourrais marcher 40 km….

 

 

Illustrations: merci à bcxxGIFs

   

04/04/2016

Le SPORT serait-il l'ENNEMI du PEUPLE ?

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On est en plein déballage ! Les gentils visiteurs des paradis fiscaux, aussi nombreux que les morpions sur un pubis de curé pédophile. Et les sportifs farcis aux meilleures substances troubles des labos pharmaceutiques. Allez, parlons un peu de ceux-ci, on s'occupera des autres plus tard.

 

Les plumitifs du Sunday Times ont piégé le bon docteur Bonar en filmant ses révélations « à l'insu de son plein gré ». Et il est bonnard tonton Bonar. spécialiste de la lutte contre le vieillissement ! Il affirme avoir un réseau de clients secrets parmi les sportifs : cyclistes britanniques brillants sur le Tour de France, champions de la baballe des plus grands clubs anglais, joueurs de tennis, boxeurs, etc. Eh ! Oh ! Il fait seulement son boulot le Dr Bonar : « Le fait que certains de mes patients sont des athlètes professionnels est sans importance. S'ils ont des carences, je vais leur proposer un traitement. Ils sont parfaitement conscients des risques de l'utilisation de ces médicaments dans le sport professionnel, et il est de leur responsabilité de se conformer à la réglementation anti-dopage", explique-il. Imparable. Et il a raison tonton Bonar. Il soigne des « malades » avec les médicaments existants sur le marché : EPO, stéroïdes, hormone de croissance, etc. Point/barre. Reste tout de même à savoir si ces « sportifs » sont réellement malades… Mais ça, seul le toubib peut le dire, pas les journalistes.

 

Le sport spectacle porte en lui toutes ces dérives. Parce qu'il génère beaucoup de fric et qu'il est un outil puissant pour façonner l'esprit des gens. En bref, le sport nous prend pour des kons et rend kons ceux qui adhèrent à ses valeurs. L’invention du sport se situe au XIXème siècle, en pleine révolution industrielle, en vue de rendre les corps et les esprits dociles aux nouvelles formes du travail en usine, de domestiquer les nouvelles couches sociales que l’on met au travail. Il vise à, créer un nouveau type d'humain qui mécanise son corps et son esprit en vue de la « performance ». Il faut lui donner un « mental de gagnant ». Et accessoirement le conditionner au fétichisme des marques qui « sponsorisent » les grandes épreuves (Nike, Coca-Cola, Adidas, Lacoste, etc.).

 

Le sport enseigne la soumission à un certain ordre social. Pour arriver à LA performance qui fait bêler les foules abruties des « supporters », tout est bon, et surtout toutes les substances douteuses. Écoutons le footballeur Dhorasso. Il dit : « Il faut être cohérent et un peu honnête. On ne peut pas demander aux gars de battre des records, aux cyclistes de monter des cols à des vitesses incroyables, et tout ça à l’eau claire. Défendre à la fois la course à la performance à tout prix et la chasse au dopage, c’est prendre les gens pour des imbéciles ». Et il est poli Dhorasso…

 

Churchill disait : « never sport ! ». Attention ce n'était pas un mépris de l'épanouissement du corps mais un refus de sacrifier à cette nouvelle religion qui colonise l'existence de milliards d'individus et impose une manière de penser couplant le culte de la performance et les affaires, particulièrement la publicité. Les sportifs de haut niveau, les « champions » sont les nouveaux dieux de la jeunesse. La plupart des jeunes rêvent d'imiter Zidane, Messi, Armstrong. Et pas Fleming, Pasteur ou Einstein. Même les pires tricheurs sont admirés, voire imités car ils sont des gagneurs, des « winners ». Qu'importe les moyens, seule compte la fin. On ne s'épanouit pas personnellement en s'adaptant aux circonstances de l'existence, mais on imite, on s'identifie à ces modèles fabriqués par le complexe médiatico-publicitaire... C'est la négation de l'imagination et de l'intelligence. Regardez-les les sportifs et surtout les « supporters » : on dirait des clones, partout dans le monde. Braillards, violents, sectaires, intolérants, obéissant à des slogans.

 

Le sport usine « l'homme nouveau » d'Orwell : uniformité de pensée et de comportement, endoctrinement, violence, inculture. Les dirigeants politiques ne s'y trompent pas. Les Chinois, les Russes « élèvent » les sportifs en batterie. Mais quid des étasuniens et de leurs « étudiants » ? Quid de nos « clubs de formation » ? Certains pays ferment un peu plus les yeux que d'autres. Ils sont un peu plus hypocrites quoi.

 

Le sport serait-il l'ennemi du peuple ?

 

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27/03/2016

L’agneau pascal en cuisson douce

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Moi qui suis un athée très anticlérical

Lorsque vient le printemps, j’aime l’agneau pascal.

J’aime sa chair gorgée de toutes les fragrances

Qu’exhalent les collines entre Rhône et Durance,

J’aime le jus coulant de cette peau dorée

Fleurant l’ail et le thym. J’aime le dévorer,

Oui mais avant cela, encor faut-il le cuire

Comme on fait en Provence. Je m’en vais vous le dire.

Prenez donc un gigot d’agneau de Sisteron

D’environ deux kilos, au cuissot doux et rond.

Coupez six gousses d’ail dégermées en lamelles,

Glissez-les sous la peau avec votre Opinel ;

Dans un hecto de beurre fondu demi sel

Vous mélanger cumin, thym, poivre, pas de sel ;

Enduisez le gigot avec cette pommade,

Et laissez reposer dans cette marinade

Trois heures de pendule ; mieux : la nuit au frigo,

Pour que tous ces parfums pénètrent le gigot.

Placé votre appareil dans un plat bien beurré

Dans votre four réglé sur cent-trente degrés.

Laissez cuire deux heures en le tournant souvent

Il va se colorer et cuire doucement,

Puis baisser votre four sur 110 ou sur Un

Tournez et arrosez lorsque c’est opportun,

Laissez encore cuire pour une heure et demie

Sur la fin vous salez avec parcimonie.

Cette cuisson très douce va sublimer la viande

Qui restera rosée, bien juteuse et gourmande.

Coupez « à la française » : angle droit avec l’os,

Pour que ça reste chaud, vous servez rapidos

Avec des flageolets réchauffés dans le jus

Mais cèpes et girolles sont aussi bienvenus !

Buvez très largement de la tété d’automne

Ces vins de large soif de la Côte-du-Rhône,

Et pour laisser le monde des maigres, des sans-goûts,

Alors resservez-vous !

 

 

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24/03/2016

Conseils à ceux qui vont devoir choisir à la primaire de la droite.

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Vous souhaitez travaillez plus pour gagner moins ?

Vous choisirez Sarkozy...

Vous souhaitez foutre en l'air ce qui reste des services publics ?

Vous choisirez Sarkozy...

Vous souhaitez partir à la retraite à 75 ans ?

Vous choisirez Sarkozy...

Vous souhaitez payer plus chers vos médicaments ?

Vous choisirez Sarkozy...

Vous souhaitez que les diktats de Merkel soient parole

d'évangile pardon, de coran ?

Vous choisirez Sarkozy...

Vous détestez la Sécurité Sociale et vous préférez

les assurances privées ?

Vous choisirez Sarkozy...

Vous rêvez d'une société « à la Grecque » façon

Thatcher-Merkel ?

Vous choisirez Sarkozy...

Vous êtes pour des interventions militaires diverses et variées  ?

Vous choisirez Sarkozy...

Vous pensez que la laïcité telle actuelle ne fonctionne pas ?

Vous choisirez Sarkozy...

Vous êtes pour plus de place des conceptions

re ligieuses dans la viepolitique ?

Vous choisirez Sarkozy...

Vous acceptez de vous mettre à plat ventre

devant les banksters ?

Vous choisirez Sarkozy...

Vous aimez Gattaz et les vautours du MEDEF ?

Vous choisirez Sarkozy...

Vous aimeriez voir un type qui a trahi tout le monde

revenir au pouvoir ?

Vous choisirez Sarkozy...

Vous croyez que ses mea culpa et ses postures «populaires»

sont sincères ?

Vous choisirez Sarkozy...

Vous souhaitez que l'on vous refasse le coup de

la fracture sociale ?

Vous choisirez Sarkozy..

Vous croyez en l'eugénisme et en la prédisposition ?

Vous choisirez Sarkozy...

Vous rêver d'élections où les votes se feraient sur des

machines et où ledépouillement serait incontrôlable ?

Vous choisirez Sarkozy...

Vous pensez que l'écologie « ça commence à bien faire » ?

Vous choisirez Sarkozy...

Vous voulez des flics partout et de la justice nulle part ?

Vous choisirez Sarkozy...

Vous voulez vous faire avoir profondément et sans vaseline ?

Vous choisirez Sarkozy…

S'IL N'EST PAS EN TAULE !

 

 

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