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27/12/2008

Comment des entreprises voyous – avec la protection de la Commission européenne - se sucrent sur le sucre qui nous fait crever…

stévia pot.jpg- Eh ! Oh ! Tous ces treize desserts, toutes ces bûches de Noël, tous ces chocolats que vous – que nous – venons d’ingurgiter en quantités plus que convenables, paraît que ça s’attache aux côtelettes, que ça favorise le développement du râble, et même, que ça favorise l’apparition du diabète… Alors mollo, meffi !

- Oh ! Victor tu vas pas nous gonfler les aliboffis. Merde, le petit Jésus vient de naître, on va quand même pas fêter ça à l’aspartame, non ? D’autant plus que si le sucre fabrique du gras, l’aspartame, lui, donne le cancer tout en engraissant Monsanto. Ouais, les industriels voyous des OGM. Et puis, le diabète, c’est une extraordinaire rente pour les labos ! Ils vont pas se laisser supprimer cette fantastique rente ! Alors, eh !

- Pourtant, il existe un produit, naturel celui-là, qui a un pouvoir sucrant 200 fois supérieur au sucre, tout en affichant zéro calorie et qui pousse dans les forêts d’Amérique du Sud. C’est la Stevia rebaudiana.

- Qu’es aco ?

- Une plante cultivée depuis deux mille ans par les Indiens d’Amérique du sud. Ses feuilles, séchées et réduites en poudre, remplacent cent fois le sucre, sans ses inconvénients.

- Et pourquoi on n’en mange pas chez nous ? Ses applications dans le gargantuesque monde du «light» sont pourtant innombrables : sauces, confiseries, boissons, plats cuisinés, produits lactés, pâtisseries…

- Exact. D’ailleurs les gougnafiers géants qui fabriquent les cocamerdes ne s’y trompent pas et s’apprêtent à utiliser l’un des composés de la plante dans leurs sodas à la con ultra sucrés. Au Japon, cette plante est consommée depuis 1975, au point d’avoir raflé 40 % du marché des édulcorants.

- Et alors pourquoi en France, elle est totalement méconnue ? Et sa vente soumise à une régulation casse-tête ?

- A cause d’une législation européenne bornée, comme d’habitude et, tu t’en doutes, à la solde des puissants lobbies sucriers ! Pour utiliser une plante en Europe, il faut qu’au moins un des pays de l’Union la consomme. Ce qui n’est pas le cas, la plante poussant en Amérique du Sud. «Stevia rebaudiana est un aliment qui n’était pas consommé de façon significative en Europe avant 1997. A ce titre elle dépend du règlement européen Novel Food, relatif aux nouveaux aliments et aux nouveaux ingrédients alimentaires (la même catégorie que les sinistres OGM !). Elle doit faire l’objet d’une autorisation de mise sur le marché», explique-t-on à la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes. Ainsi, une plante utilisée depuis des millénaires par les Amérindiens est considérée comme nouvelle en Europe.

- C’est magouille et compagnie de confondre une plante millénaire avec les OGM… Et enfin, on doit bien en bouffer en Guyane de cette plante. Et la Guyane, c'est la France, non? Donc un pays européen!

- Bien sûr. La Commission européenne a émis « des doutes sur l’innocuité de la plante. » Les différentes autorités françaises et européennes ont argué de son potentiel contraceptif pour interdire sa mise sur le marché… Depuis quinze ans, les études contradictoires s’enchaînent. En juin 2008, le comité d’experts de l’OMS a enfin défini une dose journalière admissible. Si la Commission européenne met des bâtons dans les roues de la Stevia c’est parce qu’elle est achetée par le lobby du sucre, prétendent, à juste titre, bien des experts. Mais, en dépit des embûches, de nombreux initiés consomment la Stevia rebaudiana en cachette. On en trouve dans les rayons cosmétiques des boutiques bio, et même telle quelle en pot. «Elle est vendue comme plante d’ornement, mais officieusement, elle est consommée à la place du sucre», explique Patrick Merland, patron de la Maison du stevia (www.lamaisondustevia.com), qui vend 4 000 à 5 000 plants par an !

- Eh ! Victor, dès que Monsanto ou une autre compagnie crapule aura « breveté » - c’est-à-dire volé aux Indiens - cette plante, il n'y aura plus de problème de commercialisation !

Chronique de la connerie ordinaire : En Tanzanie, y a pas bon être black blanc !

albinos.jpgDes albinos, vous en avez fatalement croisés, rencontrés. Ce sont ces gens victimes d’une maladie génétique qui se caractérise par une absence de pigmentation de la peau, des poils, des cheveux, des yeux due à l'absence de mélanine (et pas la mélamine, poison réservé par des margoulins chinois au lait des bébés !). Les albinos ont une vision déficiente et sont sujets à des cancers de la peau s'ils ne sont pas protégés du soleil.

L’albinisme existe en Europe et en Amérique du Nord, où il touche une personne sur 20 000, mais il est bien plus répandu en Afrique. Selon une étude, le taux d’albinisme est de 1 pour 4 000 en Tanzanie, où les albinos seraient près de 370 000. Le cancer fait des ravages chez eux, et si les albinos peuvent espérer vivre jusqu’à un âge avancé dans les pays développés, ils dépassent rarement les 40 ans en Afrique.

Ce n’est nulle part facile, lorsqu’on est « différent », de vivre sous le regard curieux des autres. Mais ça devient franchement cauchemardesque en Tanzanie si l’on en croit Al-Shaymaa Kwegyir, une parlementaire tanzanienne elle-même albinos. Victimes de croyances et de préjugés, les membres de cette “communauté” vivent dans l’angoisse d’être assassinés et transformés en amulettes. Les autorités commencent à peine à s’en préoccuper.

Al-Shaymaa Kwegyir n’y va pas avec le dos de la cuillère : « La famille d’une femme appelée Salma lui a dit d’habiller son bébé, une petite fille, tout en noir et de le laisser tout seul dans une case. “La maman ne comprenait pas pourquoi mais elle a obéi aux anciens. Quelques heures plus tard, des inconnus sont arrivés et sont allés droit à la case. Ils ont coupé les jambes de l’enfant à coups de machette. Puis ils lui ont tranché la gorge, ont versé le sang dans un pot et l’ont bu.” La Tanzanie a connu au moins 29 meurtres d’albinos depuis un an, et Al-Shaymaa Kwegyir, qui est elle-même albinos, est devenue l’une des personnalités politiques les plus engagées sur la question. Elle a prouvé que les tueurs, qui travaillent pour des sorciers, pratiquent le cannibalisme et revendent des morceaux de corps pour fabriquer des amulettes.

Les acheteurs, qui viennent parfois de République démocratique du Congo, du Burundi, du Kenya et d’Ouganda, sont convaincus que les jambes, les parties génitales et les cheveux des albinos leur permettront de devenir riches instantanément. La plus jeune victime à ce jour avait 7 mois. Al-Shaymaa Kwegyir, 48 ans, a rencontré Salma dans son village, dans le district de Mwanga, près du Kilimandjaro. “C’est le premier cas de cannibalisme recensé mais, pour les autres aspects, c’est un exemple classique. Un membre de la famille étendue qui a des liens avec un sorcier organise l’enlèvement ou l’assassinat. Ces meurtres sont inspirés par l’ignorance et la cupidité. Une main d’albinos se vend 2 millions de shillings (1 220 euros)”, explique-t-elle.

Un quotidien local a rapporté l’arrestation d’un pêcheur du lac Tanganyika. accusé d’avoir tenté de vendre sa femme albinos, âgée de 24 ans, pour 3,6 millions de shillings.

Un autre article évoque le cas d’un homme arrêté à la frontière avec un sac contenant une tête de bébé. Il a déclaré à la police qu’un sorcier tanzanien lui avait proposé de le payer au poids.

Plus de 170 personnes, essentiellement des sorciers, ont été arrêtées en Tanzanie cette année. Cinquante-trois sont en détention.

C’est pourri, c’est dégueulasse, mais ne faisons pas d’angélisme et ne nous drapons surtout pas dans nos préjugés : il y a quelques siècles, le sort des lépreux en Europe n’était guère plus enviable…

Il n’empêche, la connerie humaine est vraiment la seule approche qu’on puisse avoir de l’infini.

http://www.courrierinternational.com


26/12/2008

Aquéoù coun de rastèoù !

fort Saint-André.jpg
Cette année-là, il faisait un vrai temps de Noël : il avait un peu neigé deux jours avant et le mistral bouffait à débanner tous les cocus du village.

La famille se réunissait traditionnellement pour la veillée calendale à la ferme familiale, un merveilleux mas au sommet du village, à l’ombre tutélaire du puissant Fort Saint-André. Il faut dire qu’à l’époque, Villeneuve-les-Avignon était encore un village paysan et non pas ce qu’elle est devenue : une ville-dortoir pour parvenus voulant péter plus haut que leur cul.

Pour monter à la ferme, depuis la pâtisserie des parents, il fallait traverser la grande place et lutter contre les tourbillons d’un vent glacial soulevant des nuages de poudreuse qui s’infiltrait partout, malgré les manteaux, les châles et les fichus. Après le grand portail de fer, une sente empierrée menait à la grande cour de la ferme.

Dans la journée, les oncles avaient dégagé la voie avec pelle et râteau, instruments qu’ils avaient ensuite abandonné sur la neige à côté de la porte, prêts à resservir si nécessaire.

Dans la grande salle à manger de la ferme, les femmes ont disposé, sur les trois nappes blanches, les services de fêtes, les verres du dimanche. Dans l’âtre qui flamboie, l’aïeule et le “ caga-nis ” — chez nous, on nomme ainsi le plus jeune des enfants — apportent une bûche d’arbre fruitier bien sec.

D’un verre de vin cuit versé avec respect, la grand-mère que tous appellent Marraine — en l’absence de son mari, tombé sous les balles de la grande guerre — bénit la bûche puis, d’un ton solennel prononce à belle voix la formule rituelle des Provençaux :

" Alègre ! Alègre !
Mi bèus enfant, Dièu nous alègre !
Emé Calèndo tout bèn vèn…
Dièu nous fague la gràci de vèire l’an que vèn,
E se noun sian pas mai, que noun fuguen pas mens !"


La famille s’installe alors à table, réservant une place, pas très loin de la porte, pour le pauvre transi que le sort accable. Cette nuit, s’il vient, il aura l’amour, le couvert et le gîte.

Et les femmes, dès lors, servent le Gros Souper : les petits escargots à la “ suçarelle ” que l’on aspire d’un coup, les cardons à l’anchois, la raïto de merlusso, le muge aux olives, le gratin de brandade, et, pour laver la bouche l ‘àpi à la pebrado.

On arrose ces mets aux grands vins de la Coste-du-Rhône.

Enfin voici venu le moment où l’on sert, avec cérémonie, tous les treize desserts : les amandes, les noix et les noisettes, les figues sèches, les dattes, les mandarines, les oranges, les pommes, les poires, les raisins que l’on garde depuis septembre suspendus par leur branche dans le grenier, voici le nougat blanc, voici enfin le nougat noir… Marraine apporte enfin la pompe à l’huile, symbole de l’espoir !

On mange, on boit, on chante, l’oncle Gus sort le piston d’où s’échappent bientôt quelques canards, on est tout à sa joie. Puis l’oncle arrête d’un coup sa musique et dit : « Oh ! Les petits, je crois que j’entends les pas du père Noêl ! Chuuuttt ! Tout le monde se tait. Nous, les petits, on bade, emportés par le délicieux frisson du rêve…

Il faut dire que les adultes avaient préparé le coup avec le Grand Gaby, un intime de la famille - dont la trogne barbue enluminée au Côte du Rhône était orné d’un tarbouif alliant la texture de la morille à la couleur de l’aubergine. Il s’était vêtu d’une grande robe rouge et portait dans chaque main un panier d’osier plein de petits cadeaux, de papillotes, de chocolats, de mandarines.

On entend donc marcher dans la cour, puis une grosse voix s’élève, atténuée par le vent: « Ouvrez-moi, les petits, c’est le père Noël ! »

rateau.gifLes parents nous poussent amicalement vers la porte où nous restons groupés, l’oreille aux aguets, tendus par le mystère.

Dehors le père Noël avance, met le pied sur le râteau qui - vous savez qu’il n’y a rien de plus sournois qu’un râteau - lui fout un grand coup de manche dans la gueule !

Et alors on entend un fracas anormal et une voix qui gueule : « Aquéou coun de rasteoù ! »

On ouvre…et on trouve le père Noël le cul dans la neige au milieu de ses paquets.

« C’est Gaby ! C’est Gaby ! » qu’on crie en frappant des mains !

C’est comme ça que j’ai perdu mes illusions d’enfant crédule.

08:08 Publié dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : noël

25/12/2008

Pour un réveillon savoureux : bouffez du patron !

une-sine-hebdo-16.jpg


Prenez un patron bien gras et dodu. La meilleure race, c’est la Cacarente. Le nec plus ultra, le Bresse de ces volailles restant tout de même le Patrondebanque. Evitez les patrons Depéhèmeux, ils sont trop petits, ils triment souvent autant que vous et sont trop dur à cuire.

Plumez-le autant qu’il vous a plumé. A vif autant que possible : ça crée une production d’endorphine qui donnera à la viande un fumet particulier qui vous rappellera le jour où il vous a convoqué pour vous lourder.

Flambez-le, si possible sur les ruines fumantes de son bureau ou de son usine. Puis égorgez-le en gardant le sang, il est fait de celui qu’il vous a fait suer.

Videz-le de ses tripes qu’il a toute sa vie copieusement tapissées de sauces chaudes et onctueuses avec le pognon qu’il vous a volé. Jetez-les, de toutes façons un patron n’a rien dans les tripes, et beaucoup de merde dans la tête.

Coupez-le en morceaux, au hachoir ou à la tronçonneuse selon affinités. Faites macérer les morceaux dans une marinade faites de moitié bile, aussi amère que celle qu’il vous a faite faire, moitié merde diarrhéique, c’est ce qui convient le mieux.

Après deux jours de marinade, faites revenir les morceaux dans de l’huile de vidange. Puis mettre à cuire à l’étouffé avec la marinade passée au chinois, comme ceux chez qui il a délocalisé votre usine.

Enfin, comme c’est immangeable, foutez le tout au chiotte, c’est la place de ce genre de patrons !

A l'entrée, n'oubliez pas une denrée de plus en plus courante...foigrasdechomeur.jpg

22/12/2008

LE PRINCIPE DES RÉGIMES POLITIQUES EXPLIQUÉ AVEC DEUX VACHES

deux vaches.jpgMon jumeau Benoit vient de m'envoyer cette savoureuse analyse politique!


SOCIALISME : Vous avez deux vaches. Vos voisins vous aident à vous en occuper et vous partagez le lait.

COMMUNISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous fournit en lait.

FASCISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous vend le lait.

NAZISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous prend la vache blonde et abat la brune.

DICTATURE : Vous avez deux vaches. Les miliciens les confisquent et vous fusillent.

FÉODALITÉ : Vous avez deux vaches. Le seigneur s'arroge la moitié du lait.

DÉMOCRATIE : Vous avez deux vaches. Un vote décide à qui appartient le lait.

DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE : Vous avez deux vaches. Une élection désigne celui qui décidera à qui appartient le lait.

DÉMOCRATIE DE SINGAPOUR : Vous avez deux vaches. Vous écopez d'une amende pour détention de bétail en appartement.

ANARCHIE : Vous avez deux vaches. Vous les laissez se traire en autogestion.

CAPITALISME : Vous avez deux vaches. Vous en vendez une, et vous achetez un taureau pour faire des petits.

CAPITALISME DE HONG KONG : Vous avez deux vaches. Vous en vendez trois à votre société cotée en bourse en utilisant des lettres de créance ouvertes par votre beau-frère auprès de votre banque. Puis vous faites un « échange de lettres contre participation », assorti d'une offre publique, et vous récupérez quatre vaches dans l'opération tout en bénéficiant d'un abattement fiscal pour l'entretien de cinq vaches. Les droits sur le lait de six vaches sont alors transférés par un intermédiaire panaméen sur le compte d'une société des îles Caïman, détenues clandestinement par un actionnaire qui revend à votre société cotée les droits sur le lait de sept vaches. Au rapport de ladite société figurent huit ruminants, avec option d'achat sur une bête supplémentaire. Entre temps, vous abattez les deux vaches parce que leur horoscope est défavorable.

CAPITALISME SAUVAGE : Vous avez deux vaches. Vous vendez l'une, vous forcez l'autre à produire comme quatre, et vous licenciez l'ouvrier qui s'en occupait en l'accusant d'être inutile.

BUREAUCRATIE : Vous avez deux vaches. Le gouvernement publie des règles d'hygiène qui vous invitent à en abattre une. Après quoi, il vous fait déclarer la quantité de lait que vous avez pu traire de l'autre, il vous achète le lait et il le jette. Enfin, il vous fait remplir des formulaires pour déclarer la vache manquante.

ÉCOLOGIE : Vous avez deux vaches. Vous gardez le lait et le gouvernement vous achète la bouse.

FÉMINISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous inflige une amende pour discrimination. Vous échangez une de vos vaches pour un taureau que vous trayez aussi.

SURRÉALISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement exige que vous leur donniez des leçons d'harmonica.

CAPITALISME EUROPÉEN : On vous subventionne la première année pour acheter une troisième vache car on manque de lait et on fixe les quotas. La deuxième année vous payez une amende ( ou dé- prime) pour surproduction car il y en a trop.La troisième année on vous donne une prime pour abattre la troisième vache.
La quatrième année il en re manque et....

MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE BRITANNIQUE : Vous tuez une des vaches pour la donner à manger à l'autre. La vache vivante devient folle. L'Europe vous subventionne pour l'abattre. Vous la donnez à manger à vos moutons.

vache.jpgCAPITALISME À LA FRANÇAISE : Pour financer la retraite de vos vaches, le gouvernement décide de lever un nouvel impôt : la CSSANAB (Cotisation sociale de solidarité avec nos amies les bêtes). Deux ans après, comme la France a récupéré une partie du cheptel britannique, le système est déficitaire. Pour financer le déficit on lève un nouvel impôt sur la production de lait : le RAB (Remboursement de l'ardoise bovine). Les vaches se mettent en grève. Il n'y a plus de lait. Les Français sont dans la rue : « DU LAIT, ON VEUT DU LAIT ! » La France construit un lactoduc sous la manche pour s'approvisionner auprès des Anglais. L'Europe déclare le lait anglais impropre à la consommation. On lève un nouvel impôt pour l'entretien du lactoduc devenu inutile : le IDLQV (l'Impôt du lactoduc qu'est vide) etc., etc.

RÉGIME CORSE : Vous avez deux cochons qui courent dans la forêt. Vous déclarez vingt vaches et vous touchez les subventions.

19/12/2008

Alerte! V'là des Pères Noël d'ultra-gauche!

père noël ordure.jpgDans une pièce quelque part dans le Grand Nord se tiennent quatre personnages. Au centre, un homme d’affaire avec l’uniforme de sa fonction : costumes sombre, cravate, attaché-case. Il fait les cent pas nerveusement. A ses côtés, trois pères Noël en robe rouge.

L’homme d’affaires les tance :
— Messieurs les père Noël, votre attitude est inadmissible ! Vous mettre en grève, dans le monde entier, la veille de Noël ! C’est un coup de force inacceptable. Virés ! Tous ! Vous allez tous être virés ! Un plan social planétaire !
Auriez-vous oubliés, Messieurs que c’est nous — le monde des affaires, les usines de jouets, le grand commerce — qui vous avons créé ? Qui vous avons inventé pour servir les intérêts de nos actionnaires ?

Auriez-vous oubliés que vous n’avez d’autre légitimité que celle du commerce ? Votre existence même est liée à l’efficacité avec laquelle vous incitez les enfants, et surtout leurs parents à acheter, acheter, acheter ! Acheter toujours plus de jouets toujours plus chers, toujours plus compliqués. Ceci afin que nos usines tournent, que nos établissements vendent, que nos profits se gonflent. Pour le plus grand bien de nos actionnaires, les retraités américains. Votre seule fonction est de faire en sorte que les enfants engraissent les retraités du Wisconsin et de Dallas ! Compris ?

noël sexy2.jpgLe père Noël le plus barbu prend alors la parole :

— Nous savons pertinemment que c’est vous, les gens des affaires, qui nous avez inventés. Nous savons très bien que nous n’avons pas de légitimité religieuse ou mythique, comme Saint-Nicolas, comme la Babouchka, comme la Béfana. Autant de personnages sympathiques, reflets de cultures ancestrales à travers le monde, et que vous avez — à travers nous — ridiculisés, ringardisés et jetés aux oubliettes. Nous savons tout cela.

— Alors fermez-là et travaillez ! Travaillez ! Vous m’entendez ? Prenez vos rennes — un troupeau dont l’entretien toute l’année nous coûte beaucoup d’argent tout comme ce siège social en Laponie, dans le grand nord de la Suède. Prenez vos rennes et partez livrer les produits de nos usines. Nous avons investi en promotion et publicités des milliards et des milliards. Ce n’est pas pour que le profit qu’en attendent nos actionnaires soit mis à mal par les états d’âme d’employés subalternes tels que vous !

— Non. Nous ne travaillerons pas cette nuit de Noël. Nous refusons de continuer à nous faire les complices d’une gigantesque opération de racket mondial et d’abrutissement de l’enfance. Nous ne livrerons pas vos jeux électroniques basés sur la violence et la mort. Nous ne livrerons pas tous ces gadgets, très chers, trop chers, qui ruinent les parents et n’intéressent que peu les enfants.

— Ggrrrr ! ! ! ! C’est une catastrophe ! Nos profits ! Mes stock-options ! Avec le mal que nous nous donnons depuis des années pour imposer aux enfants l’usage de nos jeux électroniques…

— Nous qui connaissons les gosses, nous qui voyons le rêve dans leurs yeux la veille de Noël, savez-vous ce que nous avons remarqué ? C’est que les enfants, au matin tant attendu jouent surtout… avec les cartons d’emballage des jouets coûteux que vous leur imposez ! Voilà pourquoi nous refusons dorénavant de nous faire les complices de votre entreprise de négation du rêve, de négation de toute culture. Nous refusons — nous pères Noël du monde — d’être vos instruments dans cette entreprise d’acculturation mondiale : partout une seule et même musique, partout les mêmes jouets chers et tuant l’imagination, partout une seule idéologie, celle de l’argent, du fric, du pognon.

Nous voulons, nous, pères Noël, que les enfants du monde rêvent, réfléchissent, s’épanouissent dans la diversité et la richesse de leurs cultures.
Noël bordel.jpg

— Mais c’est une révolution ! Apprendre à réfléchir aux gosses… Puis quoi encore ? Ont-ils besoin de réfléchir pour devenir de bons consommateurs adultes ? Bien dociles et réceptifs à nos messages publicitaires ? Mais vous voulez tout foutre en l’air, ma parole ! Mes profit… Mes stock-options…

Avec tout l’argent que nous dépensons dans les télévisions, dans les ordinateurs, dans les play-stations pour empêcher les gens de réfléchir. Pourquoi pas la liberté, l’égalité, la fraternité puisque vous y êtes ? Révolutionnaires ! Sans-culottes ! Bolchéviques ! Vous allez nous ruiner avec vos dangereuses utopies ! Mais pour qui vous prenez-vous ?

— Pour des gens qui ont une grande responsabilité. Bien sûr, nous sommes vos créatures, mais nous tenons maintenant notre légitimité de notre succès. Des millions d’enfants du monde croient en nous et nous attendent avec espoir, la tête pleine d’étoiles. Nous ne pouvons pas les décevoir. Nous ferons donc notre tournée cette année encore…

noël sexy1.jpg

— Ah ! Enfin une bonne parole ! Alors finis de jaser pour ne rien dire. Remplissez vos hottes, vos traîneaux, atteler vos rennes et, Oust ! Partez !

— Je crois que nous nous sommes mal compris. Nous allons faire notre tournée, mais pas pour livrer vos niaiseries. Nous allons porter aux enfants du monde des messages d’intelligence, des ferments de liberté, des gages d’égalité, des élans de fraternité.

— Ah ! Ah ! Laissez-moi ricaner… Et comment donc ?

— N’oubliez pas que nous sommes en Scandinavie, patrie des célèbres Prix Nobel. Eh bien nous, nous allons créer les “ Prix Noël ” ! Nous allons livrer dans les cheminées des enfants du monde des Livres ! Des Livres ! Car c’est dans les Livres que se trouve le Savoir, l’Intelligence, la Tolérance, la Concorde, l’Entraide, l’Amitié et l’Amour entre les enfants, entre les Hommes.

Tandis que l’homme d’affaire se ronge les poings en morigénant, les pères Noël s’en vont, leurs hottes pleines de livres, au trot tintinnabulant de leurs rennes ailés.

Rêve ? Heureusement qu’il reste le rêve : la dernière liberté…


C’est une bonne guerre qu’il leur faudrait à ces petits trous du cul, M’ame Michu !

vamps.jpg- Ouf ! On se sent rassuré ! Vous avez vu, à tous les JT, à la Une de tous les journaux, ces déploiements de force autour de ce temple de la consommation qu’est le Printemps, à Paris !

- Merci Madame la ministre de la protection de l’inutile ! A Saint-Flour, à Carpentras, à Plougastel, à Bidart, on se sent aussi rassuré ! On peut acheter les monceaux de conneries indispensables pour éponger nos maigres ressources dans la SECURITE.

- Merci Monsieur not’bon prince-président de nous protéger contre tous ces méchants qui veulent venir jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes !

- Oh ! J’entends bien quelques mauvais esprits penser à voix basse que cette « tentative d’attentat » sent autant le coup foireux que l’opération brillante contre quelques dangereux terroristes chevriers – relâchés, hélas, par une justice laxiste, M’me Michu ! J’entends bien ces voix suspectes qui s’élèvent contre une prétendue dérive rampante vers un fascisme d’Etat. Ces mauvais Français osent penser que l’on ne peut pas appeler bavures isolées les évènements qui se sont produits ces dernières semaines. Des policiers, des gendarmes, des juges arrogants et serviles – disent-ils M’me Michu - qui arrêtent, molestent, humilient des personnes, qui tant qu’elles ne sont pas passées en jugement sont en théorie présumées innocentes.

- Innocents ? Avec la tête qu’ils ont ? Il y en a même, M’me Michu, qui ont le toupet de penser que les exactions de ces gardiens de l’ordre sont en plus couvertes par leur hiérarchie et leur ministre de tutelle.

- Ah ! Dans quel pays qu’on vit M’me Chazotte…

- Z’avez ben raison M’me Michu. J’ai même entendu chez mon boucher qu’y en a – de bien mauvais Français, croyez-moi ! - qu’y prétendent que des membres de cette terrible ultra-gauche chevrière auraient été embastillés sans aucune preuve crédible, qu’un journaliste aurait été menotté et fouillé au corps tel un criminel, que des gamins auraient été terrorisés par des flics dans des collèges, qu’une famille dont on est allé chercher les enfants jusque dans l’école aurait été ensuite "charterisée"…

- S’il fallait croire tout ça M’ame Chazotte, ousqu’on irait ? Ousqu’on irait ? Y en a même qui s’offusquent qu’une ministre de la Justice soit favorable à l’emprisonnement de gamins de douze ans, et qu’un autre très zélé, celui de l’immigration, qui serait obsédé par la culture du résultat alors qu’il ne fait que respecter les quotas de reconduites à la frontière !

- Pfff ! Des bêtises que tout ça. Jean-Pierre Pernod n’en a pas parlé dans le poste de TF1, alors, vous voyez, ça peut pas être vrai…

- Y en a même qui rouspètent contre les fichiers qui seraient de plus en plus nombreux et de plus en plus indiscrets. Quant on a rien à cacher, comme nous, M’ame Chazotte, on a pas peur des fichiers. Pareil pour les caméras, qui en a partout maintenant ! Moi, je vais vous dire, je trouve ça très bien. Peut-être qu’un jour on passera dans le poste !

- Même à nos âges, M’ame Michu, faut être prête ! Moi je me coiffe bien et je marche bien droite quand je passe devant les caméras !

- Ah ! Ma pauvre M’ame Chazotte, c’est une bonne guerre qu’il leur faudrait ! On la perdrait, comme d’habitude, puis on aurait un nouveau Maréchal. Je trouve que Monsieur Sarkozy ferait très bien dans le rôle !

17/12/2008

Ce que le Gouvernement de la France pense de ses serviteurs…

Il me semble qu'il est important de diffuser le plus largement possible ces propos du Ministre de la Fonction publique (sic) rapportés par Charlie-Hebdo, tenus lors d'une réunion de la Fondation Concorde, proche de la majorité actuelle, le mercredi 20 octobre au Café Restaurant Pépita à Paris :

"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème."

"Le grand problème de l'État, c'est la rigidité de sa main-d’œuvre. Pour Faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l'escalier (rires dans la salle), mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps morts (rires), comme par exemple l'administration des télécoms. Je vais les remplacer par cinq filières professionnelle qui permettront la mobilité des ressources humaines : éducation, administration générale, économie et finances, sécurité sanitaire et sociale. Si on ne fait pas ça, la réforme de l'État est impossible. Parce que les corps abritent des emplois inutiles."

"A l'heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000."

"Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais impressionné par l'adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c'est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques."

"C'est sur l'Éducation nationale que doit peser l'effort principal de réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de l'Éducation nationale, 800 000 sont des enseignants. Licencier dans les back office de l'Éducation nationale, c'est facile, on sait comment faire, avec Éric Woerth (secrétaire d'État à la Réforme de l'État) : on prend un cabinet de conseil et on change les process de travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c'est plus délicat. Il faudra faire un grand audit."

"Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents des services publics. L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus - mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues."

Il admet dans ses propos que les français sont satisfaits de la qualité du service public rendu par les fonctionnaires, quels qu'ils soient.

C'est bien en les fragilisant de l'intérieur (sous effectif, baisse d'investissements etc.) qu'il compte rendre les services publics impopulaires auprès des populations. Une impopularité qui lui servir de prétexte pour les privatisations à venir. Alors que ce sont bien les attaques à l'œuvre depuis de nombreuses années qui dégradent la qualité des services publics.



Sources

Sunday is closed!

travail dimanche Placide.jpg
Merci à Placide

Si l'on regarde les choses lucidement et de près, le travail se heurte à bien des interdictions:

- le mercredi, y a pas école;
- le jeudi, y avait pas école avant,
- le vendredi, c'est le jour sacré des musulmans,
- le samedi, c'est le jour sacré des juifs,
- le dimanche, c'est le jour sacré des chrétiens,
- le lundi, c'est le jour sacré des coiffeurs...

Reste donc QUE le mardi pour travailler!

Les temps sont durs pour travailler plus pour gagner plus...

La retraite de Russarkozy.

retraite de russie 2.jpg


Il neigeait. L’Uhèmepets tremblait dans sa liquette.
Pour la première fois Sarko baissait la tête.
Sombres jours ! le nabo reculait lentement
Laissant derrière lui un Darcos écumant.
Il neigeait. Les coups durs tombaient en avalanches.
Après un coup de manche un autre coup de manche.
On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau.
Hier l’Uhèmepets, et maintenant troupeau.
On ne distinguait plus les ailes ni le centre.
Il neigeait. Les féaux se déchiraient le ventre,
Certains osant penser autrement que le chef
S’exposaient au tourments des chevaux qu’on achève.
On voyait Devedjian avaler son chapeau
Et Lagarde ployait sous le poids des impôts
Que le Guide suprême supprimait pour les riches
Ne laissant aux prolos que navets et pois chiches.
Un terrible danger vint des terres attiques
Où les étudiants, chassés à coups de triques
Par les hordes obtuses de flicaillons repus
A la solde de politicards corrompus,
Mettaient l’antique Grèce, et à feu, et à sang
Et faisaient chanceler les trônes des puissants.
Sarkozy, effrayé par la contagion
Qui risquait de gagner la France et ses régions
Ordonna la retraite. Et Darcos, comme un chien
La queue entre les jambes, devant les lycéens
Ravala sa réforme et partit en vacances
Rendant pour quelques jours le sourire à la France.








16/12/2008

Un petit lancer pour l’homme, un grand pas pour l’humanité !

bush souliers.jpg

Un petit lancer pour l’homme, un grand pas pour l’humanité !

Gloire à toi, Ô grand Mountazer al-Zaïdi
Toi dont le grand courage et le geste hardi
Ont rendu sa fierté à un peuple humilié,
Un peuple massacré, torturé, spolié
Par un pays de proie, par une soldatesque
Pétrie de cruauté et de morgue grotesque.

Gloire aussi à tes groles de destruction massive
Jetées de mains de maître à travers les gencives
De ce vieux con de Bush, menteur et assassin.
Fallait de gros sabots ! Pas de fins mocassins !
Tu lui as dit : « C’est un cadeau des Irakiens.
Le baiser de l'adieu, espèce de sale chien! »

Que soit bénie la fière mère qui t'a portée,
Tu es un grand héros redonnant la fierté
A toutes les victimes de ce Texan débile.
Que ton nom soit gravé à l’encre indélébile
Sur marbres et granit, sur tous les frontispices.
Ta renommée rejaillira pour longtemps sur tes fils.

15/12/2008

Scandale Madoff : la finance pour les Nuls !

banquier pourri.jpgEh ben voilà ! Le pognon – notre pognon ! – que les sarko-trafiquants ont généreusement donné aux banques, il n’est pas perdu pour tout le monde ! Il a servi – en partie – à engraisser un maquereau étazunien, un certain Madoff je crois.

Natixis, toujours en pointe sur ces coups foireux, avoue 450 millions d’euros, qui s’ajoutent aux milliards déjà jeté dans les « subprimes ».

BNP Paribas, autre brillant groupe de ruffians - celui-là même qui a racheté à prix bradé la banque Fortis, dans laquelle monsieur Létat sarkozien a balancé quelques milliards de nos sous – laisse 350 millions.

Mais aussi la Société Générale, jamais en retard dans les magouilles ; évidemment le Crédit Agricole, plus gros parasite bancaire de France ; sans oublier AXA, le lumineux assureur cher à Bébéar, sont eux aussi dans le coup.

Bon. Finalement, c’est a se bidonner cette histoire : les maquereaux se bouffent entre eux ! Mais ce qui est grave, c’est que c’est significatif d’un état d’esprit magouilleur et d’une incompétence ahurissante. En effet, comment des gens qui baignent dans ce milieu de la finance peuvent-ils se laisser baiser par un système d’embrouille pyramidale archi connu ? Comment pouvaient-ils avoir la candeur de croire pouvoir gagner 10% de leur mise chaque année, depuis des décennies, y compris lorsque les « marchés » partent en couille ?

L’étalage de leur incompétence est bien plus visible et grave sur ce coup que sur les subprimes. Comment dès lors accorder quelque confiance que ce soit à ces établissements ?

La conclusion est simple : enlevons jusqu’à notre dernier kopeck de ces banques et assurances de nuls !

Loi scélérate sur l’audiovisuel : honte sur les députés de l’opposition !

député dormant.jpgNon mais à quoi ils jouent ces cons de députés avec leurs histoires de pub à la télé publique ! Merde, c’est très bien qu’on nous débarrasse de ces merdes de pubs, de bourrages de crâne, d’abrutissement organisé, de préparation des cervelles des téléspectateurs à ingurgiter les estrons de la société de gaspillage ! Moi j’attends avec impatience de ne plus subir les stupidités de réclame que nous inflige France Inter, la pourtant seule radio généraliste acceptable. J’attends avec impatience de ne plus me farcir les déprimants tunnels de pubs le soir à la télé. Et c’est la dessus qu’ils se battent ces cons de députés de l’opposition ! ! !

- Oh ! Victor, t’as les aliboffis qui gonflent ? Et en plus tu vires sarko compatible ?

- Puis quoi encore… Pas du tout ! Je gueule contre le fait que le combat pour la défense de l’audiovisuel – combat essentiel – se cristallise sur la seule partie pub alors que la partie MAJEURE de ce projet de loi régressif, la nomination du patron des chaines et radios par le pouvoir, a été abandonné ! Ouais ! Abandonné par ces connards de députés de l’opposition. Ça s’est passé la semaine dernière, en pleine nuit, à l’assemblée où cet article de loi scélérat est passé par 42 voix uhèmepets contre 27 voix opposition. OU ETAIENT-ILS LES DEPUTES DE L’OPPOSITION ? Ils dormaient ? ils étaient aux putes ?

C’était ça l’essentiel de cette loi de merde. Et ils ont abandonné en rase campagne, alors que s’ils avaient été présents, ils repoussaient cet article ! Tout le reste, c’est de la tchatche.

E va fan culo !

12/12/2008

Ils nous gonflent les aliboffis, nous, ce qu’on veut C’EST DES NOUVELLES DE CARLA !

Ils nous gonflent les aliboffis avec leur conférence « de la dernière chance » de Poznan (c’est où ça ? banlieue de Monaco, de Malibu, près de l’île Maurice, près de Davos peut-être ? Jamais vu dans Voici ni dans Closer. Connais pas…)

noël sexy3.jpg
Ils nous gonflent les aliboffis avec le réchauffement de la planète alors qu’on se gèle les couilles en allant dans les Temples de la consommation acheter les conneries qu’exige Papa Noël, ce fils naturel du petit Jésus et de Cocacola.

Ils nous gonflent les aliboffis en nous disant que si on ne réduit pas l’émission des gaz à effet de serre (GES) la terre sera invivable dans cinquante ans. M’en fous, je fumerai depuis longtemps les pissenlits par la racine…

Ils nous gonflent les aliboffis en prétendant que les beaux jouets pleins de couleurs qu’on achète pour nos « têtes blondes » risquent de leur filer le chou-fleur dans quelques dizaines d’années.

Ils nous gonflent les aliboffis avec leurs « droits de l’homme » en disant que ces beaux jouets ont été fabriqués à coups de pieds dans la gueule par les esclaves chinois et souvent par leurs lardons.

centrale Tricastin.jpgIls nous gonflent les aliboffis en voulant nous priver de nos beaux jouets à nous les adultes CON SOMMATEURS, ces beaux 4x4 rutilants, pétaradants, qui grimpent si bien sur les trottoirs et sont si pratiques pour écraser les petites vieilles (n’ont qu’à crever celles-là, ça fera économiser du pognon à la sécu…)

Ils nous gonflent les aliboffis avec leurs craintes absurdes du nucléaire et de ses rontgens qui, paraît-il, nous rongent insidieusement les viandes. Les rayons, ça se voit pas, sauf les rayons de vente des hypermarchés.

femme belle.jpgIls nous gonflent les aliboffis en voulant donner à leurs enfants une éducation qui leur ouvre l’esprit, alors qu’il suffit de leur façonner la cervelle pour qu’elle soit disponible pour recevoir sur TF1 et consort les conseils éclairés de cocacola et de notre grand Guide Suprême.

Ils nous gonflent les aliboffis avec toutes leurs conneries, nous, ce qu’on veut:

C’EST DES NOUVELLES DE CARLA !

DES PHOTOS DE CARLA!

CARLA! AHHH!!! Tchoum...

Bonne nuit les petits! Nicolas et Pimprenelle pensent pour vous...

sarkozy-france-television tropicalboy.jpg
Merci à Tropicalboy

Gloire à notre Sauveur bien-aimé!

Honneurs à notre Lumière de Neuilly!

Confiance sans borne à notre Guide éclairé!

Laissons-lui choisir les programmes qui façonneront nos cervelles, qui sauront préparer nos têtes à assimiler les saines idées que notre Phare de l'Élysée nous fera l'honneur de nous dispenser.

Hallelouya et que les Banquiers veillent sur nous.

E va fan culo!

11/12/2008

Un peu de religiophobie primaire : Du bon usage d'une lecture critique de la Bible.

chieur Topor.jpgMoi qui m’honore de compisser toutes les religions, c’est avec délectation que je viens de dégoter cette petite perle dans un blog québéquois. Je vous le livre in extenso. Ah ! ils sont bons nos cousins d’Amérique ! Un bonheur !

« Récemment une célèbre animatrice radio US fit remarquer que l'homosexualité est une perversion. "C'est ce que dit la Bible dans le livre du Lévitique, chapitre 18, verset 22 : "Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination".

La Bible le dit. Un point c'est tout", affirma-t-elle.

Quelques jours plus tard, un auditeur lui adressa une lettre ouverte qui disait: Merci de mettre autant de ferveur à éduquer les gens à la Loi de Dieu. J'apprends beaucoup à l'écoute de votre programme et j'essaie d'en faire profiter tout le monde. Mais j'aurais besoin de conseils quant à d'autres lois bibliques.

Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme servante, tel que c'est indiqué dans le livre de l'Exode, chapitre 21, verset 7. A votre avis, quel serait le meilleur prix ?

Le Lévitique aussi, chapitre 25, verset 44, enseigne que je peux posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu'ils soient achetés dans des nations voisines. Un ami affirme que ceci est applicable aux mexicains, mais pas aux canadiens. Pourriez-vous m'éclairer sur ce point ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas posséder des esclaves canadiens ?

J'ai un voisin qui tient à travailler le samedi. L'Exode, chapitre 35, verset 2, dit clairement qu'il doit être condamné à mort. Je suis obligé de le tuer moi-même ? Pourriez-vous me soulager de cette question gênante d'une quelconque manière ?

Autre chose : le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit qu'on ne peut pas s'approcher de l'autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J'ai besoin de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit- elle être de 100% ? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse ?

Un dernier conseil. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique, chapitre 19, verset19, en plantant deux types de culture différents dans le même champ, de même que sa femme qui porte des vêtements faits de différents tissus, coton et polyester. De plus, il passe ses journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d'aller jusqu'au bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le Lévitique, chapitre 24, verset 10 à 16 ? On ne pourrait pas plutôt les brûler vifs au cours d'une simple réunion familiale privée, comme ça se fait avec ceux qui dorment avec des parents proches, tel qu'il est indiqué dans le livre sacré, chapitre 20, verset 14 ?

Je me confie pleinement à votre aide. »

Merci amis canadiens !


Rama Yade: va-t-elle flinguer!

rama_yade_matrix_lobo_lobofakes.jpg

Attention, la woman in black va dégainer, et ça va saigner chez les sarko-trafiquants!

10/12/2008

La valse des godillots.

godillots ump Bellanger.jpg
Merci à Bellanger

Chaises musicales à l'Uhèmepets. Ou plutôt valse des godillots. C'est pas là qu'il risque d'y avoir des luttes démocratiques (démocratie? C'est un gros mot!), personne n'y est élu, tous sont nommés, cooptés, promus pour leur obséquiosité (voir Bertrand), punis s'ils osent fronder (voir Grand).

La première qualité d'un Uhèmepets, c'est sa souplesse d'échine et sa virtuosité de langue, jusqu'à en avoir de la peau morte à force de lécher le cul du "chef"!

Un qui est virtuose en la matière, c'est l'ineffable sénateur Marini. Oui, celui qui voulait rembourser les pertes des boursicoteurs. Ce type n'agit pas de sa propre initiative, il est envoyé au charbon par ses patrons. la technique est rodée: on envoie une énormité pour amuser la galerie - que l'on supprime ensuite avec les honneurs - mais on profite de ce rideau de fumée pour faire passer une autre saloperie, bien réelle celle-là... C'est le cas de la suppression de la 1/2 part fiscale pour les personnes ayant élevées seules un enfant. Essentiellement les mères célibataires. Salauds de pauvres!


Le temps des « desesperados ».

émeutes Grèce.jpgLa Grèce à feu et à sang, ça ne vous interpelle pas, ci-devants et ci-devantes hommes et femmes politiques ? Vous ne vous rendez pas compte que ce qui se passe dans le berceau de la civilisation européenne est une préfiguration de ce qui risque de se passer partout en Europe ? Vous servez à quoi alors ? Vous feriez bien d’aller voir (ou vous faire voir) chez les Grecs pour essayer de comprendre.

Ce qui se passe c’est, par la société, une contestation profonde, radicale, unanime de l’Etat - tel qu’il a été pollué par les gouvernements ultra libéraux - et des personnels politiques qui le colonisent. Parce que cet Etat dévoyé place l'intérêt de la classe politique et de ses partenaires économico-médiatiques au-dessus de l'intérêt de la société. La discussion se résume à la relation que doivent établir entre eux l'État et le marché, et plus exactement à la question de savoir si le marché doit s'autoréguler ou s'il doit se soumettre à un cadre réglementaire géré par l'État. Que devient la société des citoyens - ceux qui marnent, ceux qui souffrent, ceux qui s’angoissent de l’avenir - dans ce face à face des copains et des coquins ? Cette société qui est pourtant la seule raison d’être, et de l’Etat, et du « marché » reste totalement en dehors de toutes discussions. Circulez, y a rien à voir !

Comment dès lors s’étonner du rempart d’incompréhension qui s’élève entre les personnels politiques, tout à la lutte des places plutôt qu’à la lutte des classes, et les citoyens qui ne se sentent plus représentés ? Le feuilleton tragi-comique du congrès du PS comme les chaises musicales à la tête de l’Ump en sont des illustrations.

Comment admettre que les décisions émanant du peuple à travers le suffrage universel – voir le traité de Lisbonne - soient jetés à la poubelle par des dirigeants qui compissent allègrement ces volontés populaires ?

Comment accepter sans broncher le cynisme de cette classe politique totalement coupée de sa base qui fait de l’injustice – bouclier fiscal, milliards pour les banques, peau de zob pour les pauvres, et. - son outil principal ?

Dès lors que ce fossé s’approfondit entre les citoyens et leur représentation, il ne faudra pas s’étonner si, dans un avenir proche – qui est le présent en Grèce, laboratoire de ce qui va se passer partout en Europe –, la contestation prend des formes qui seront de plus en plus violentes.

L’inéquité et l’injustice engendrent le désespoir, et celui-ci la violence nihiliste des « desesperados ».



09/12/2008

Les sarko-trafiquants ont encore frappé.


poinglevé.jpgIls n’ont personne en face, alors rien de les arrête. Ils balancent les propositions les plus sordides, comme mettre en taule les chiards de 12 ans, trimer jusqu’à 70 balais, marner le dimanche, rétablir une télé aux ordres, etc. et voilà le bouquet : rembourser les pertes des connards qui s’imaginent s’enrichir en bourse en ne rien foutant !

Il y a toujours un député ou un sénateur UMP pour proposer une saloperie de plus. La « France d’en bas » comme disait lou ravi du Poitou est dans une merde noire à cause de ces crapules (que les veaux ont mis en place…), et ces fumiers sans vergogne lui mettent le pied sur la tronche.

Ils auraient tort de se gêner : aucune opposition solide n’est là pour les contrer. Les « socialistes » sodomisent les diptères au lieu de faire leur boulot, et ne viennent pas voter lorsqu’il faut s’opposer à la Chambre (voir l’article concernant la nomination des patrons de chaînes de télé par le président…).

sansculotte1.gifNon mais, ils nous prennent, ou plutôt ils nous laissent pour ce que nous sommes des cons ! Ainsi, un pélucre qui joue en bourse et qui paume ses thunes, les sarko-trafiquants proposent d’effacer ces pertes ! Et pas rien, jusqu’à hauteur de 10.000 et quelques euros. C’est pas le petit retraité qui risque de perdre 10.000 euros en bourse, ce sont les gros cons de magouilleurs, on leur permettra ainsi de changer leur 4X4 plus souvent.

Eh ! Je vais écrire à mon député (le citoyen Roubaud, un pote à Sarko…) pour lui proposer un autre amendement juteux : si je joue au loto, au tiercé ou aux morpions, faudrait que monsieur l’Etat me rembourse mes pertes. Après tout, ça coûterait moins cher que de renflouer ces pourris de banquiers !

Meffi ! Meffi les gras du bide. Ça risque de mal finir… Les Français, c’est comme un ressort, au plus tu l’écrases, au plus il emmagasine de force, et attention quand ça part, ça fait mal…