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16/11/2008

PS: FAUT CHOISIR!

C'EST SEGO...

sego femme_fatale_lobo_lobofakes.jpg
Merci à lobofakes

OU ÇA !
hollande jospin lang.jpg
Merci à blogduchi

15/11/2008

15 Novembre ! Le G20 face au Genre Humain. Leur sommet ne sera pas le nôtre !

Attac France: L’appel à une mobilisation le 15 novembre, jour du premier sommet du G20 sur la crise financière.

"Nous appelons

- les salariés qui ont perdu leur travail,
- ceux qui ont un travail mais qui savent que personne n’est à l’abri au milieu de la récession économique,
- les retraités qui verront réduire leurs pensions,
- les femmes qui paieront une fois de plus doublement le gaspillage de mâles puissants,
- les chômeurs qui verront leurs maigres droits encore réduits,
- les fonctionnaires insultés et méprisés,
- les sans papiers qui serviront comme toujours de boucs émissaires,
- les épargnants qui ne savent pas s’ils pourront récupérer leur argent,
- les précaires, les sans droits qui n’ont déjà plus rien à perdre dans cette société qui les a oubliés,
- les enfants innocents dans cette histoire et qui souffriront également,
- les anciens qui savent par expérience que rien ne s’est jamais gagné sans lutter,
- les paysans trop souvent étranglés par les multinationales de la distribution,
- l’individualiste qui croit qu’il sera sauvé mais qui sera lui aussi touché,
- notre voisin qui ne comprend peut-être pas l’économie mais voit avec étonnement comment sont aidés les riches pour qu’ils continuent à spéculer avec l’argent qui n’est pas le leur,
- les jeunes qui ne trouveront pas d’emploi ces prochains mois,
- les écologistes scandalisés de voir la lutte contre le réchauffement climatique et la crise écologique repoussée à des jours meilleurs,
- les syndicalistes qui ont compris qu’on ne pourra lutter pour les droits des travailleurs sans globaliser les luttes,
- les altermondialistes qui avaient prédit ce désastre sans être écoutés,
- les militants des droits fondamentaux humiliés, qui doivent quémander des millions pour sortir les pays du Sud de la misère quand on trouve des milliards pour sauver les banquiers,
- les hommes et les femmes politiques qui n’ont pas renoncé à changer le monde,
- les déçus pour qu’ils arrêtent de sous-estimer leurs propres forces,
- ceux qui sont en colère face aux injustices exacerbées par la crise et qui veulent l’exprimer dans la rue.

Nous appelons ceux qui ne seront pas dans les G des puissants à relever la tête.

Ensemble, nous sommes un G bien plus puissant : le GH ou Genre Humain.

Parce qu’on ne transforme pas des pyromanes en pompiers,
parce qu’ils n’ont pas été élus pour diriger l’humanité,
parce qu’ils ont depuis trente ans mis en place les politiques qui nous ont conduits à ce désastre,
parce qu’ils ne souhaitent que sauver le système et non le transformer, leur sommet ne sera pas le nôtre !

Pour exiger que les peuples soient écoutés face à la crise,
Tous dans la rue le 15 novembre !

Pour Paris, rendez-vous à 15h, place de la Bourse"

ALERTE! La BETE immonde lève la tête à notre porte!

Puteng ! Je viens, au hasard d’une balade dans les blogosphères, de tomber sur un article qui donne à réfléchir. Le fascisme revient, le fascisme est là, à notre porte, chez nos frères les plus proches.
Il se cache de moins en moins.
Il ose sans vergogne relever sa sale trogne nauséabonde.
Et pendant ce temps, nous, on sodomise les dyptères...
Je vous livre cet article d’Olivier Favier publié dans Le Grand Soir (http://www.legrandsoir.info/)


« Italie : quand la dictature est à nos portes.
par Olivier FAVIER

"Un rapide balayage de la presse francophone suffirait à nous l’apprendre. La situation politique italienne est devenue plus qu’inquiétante -elle l’est déjà depuis plusieurs années. Les mouvements sociaux de ces dernières semaines, qui ont vu défiler plusieurs centaines de milliers de personnes, disent pourtant combien la résistance est potentiellement forte, dans un pays où les agressions et les crimes racistes se sont multipliés depuis septembre , où les déclarations officielles se suivent pour réhabiliter le fascisme . Pour autant, devant une gauche désorganisée ou qui a renoncé à dire son nom , face à un monde syndical très largement impuissant, la péninsule se retrouve une fois de plus confrontée au risque de rebellions autonomes, fragiles et manipulables, promptes à faire le jeu d’un pouvoir qui sait jouer sur les peurs. Dans un tel contexte, qui pourrait bien servir de modèle à la France -dont les évolutions récentes ressemblent sous de nombreux aspects aux premières années du berlusconisme, avec l’efficacité accrue d’une recette éprouvée-, la solidarité internationale a son rôle à jouer. Elle est, parmi d’autres, un rempart nécessaire contre une fascisation du régime qu’on peut désormais évoquer comme une menace réelle. En octobre dernier, le juge di Pietro a ainsi déclaré : "Quand la dictature est à nos portes, on doit résister immédiatement, pas quand il est trop tard."

Le 23 octobre dernier, Francesco Cossiga, figure historique de la démocratie chrétienne, ex-président de la république italienne, sénateur à vie, a tenu sur trois journaux des propos qui sur plusieurs points contreviennent aux lois d’un pays démocratique. Devant les manifestations de masse des étudiants, il a appelé à renouer avec la stratégie de la tension, dont les méthodes sont enfin reconnues par ceux qui les ont mises en œuvre : cossiga.jpg
“Laisser faire (les étudiants). Retirer les forces de police des rues et des universités, infiltrer le mouvement avec des agents provocateurs prêts à tout, et laisser pendant une dizaine de jours les manifestants dévaster les magasins, brûler les voitures et mettre la ville à feu et à sang. (...) Ensuite, assuré du consensus populaire, le bruit des sirènes des ambulances devra dominer celui des voitures de police et des carabiniers. (...) Dans le sens où les forces de l’ordre devront massacrer les manifestants sans pitié et les envoyer tous à l’hôpital. Ne pas les arrêter, parce que de toute façon les magistrats les remettraient aussitôt en liberté, mais les frapper, et frapper aussi ces professeurs qui les agitent.”

Plusieurs plaintes ont été déposées contre lui. Nous les soutenons toutes, mais nous avons décidé de nous associer à la première d’entre elles, rédigée à Rome par un simple citoyen italien, monsieur Piero Leone. Une pétition a été lancée qu’on pourra retrouver en page d’accueil du site : www.dormirajamais.org. La pétition peut être aussi relayée directement avec le lien suivant : http://www.easy-petition.com/cossiga/

Olivier Favier

(1) Le 14 septembre, un jeune d’origine burkinabée est tué à coups de barres de fer par les gérants d’un snack-bar milanais. « Sale nègre », entendent les témoins. Le 18 septembre, à Castel Volturno, dans les environs de Naples, sept personnes, dont six Africains, sont massacrés par les tueurs de la Camorra. Le 29 à Parme, un autre jeune d’origine ghanéenne ressort du commissariat avec un œil poché et une jambe en compote. Faute d’avoir compris son nom de famille, les policiers ont écrit sur ses papiers : « Emanuele Negro ». Le 2 octobre à Rome, un homme d’origine chinoise est roué de coups par cinq adolescents devant un arrêt de bus. Que dire enfin des mesures de ségrégation prises à l’encontre des Roms en juillet dernier, qui ont rappelé à certains les lois raciales de 1938 ?

(2) Exemple parmi tant d’autres, le ministre de la défense Ignazio La Russa a déclaré, lors des cérémonies commémoratives du 8 septembre dernier : « Ce serait ne pas écouter la voix de ma conscience que de ne pas commémorer les soldats de la république sociale de Salò qui, de leur point de vue, se sont battus pour les valeurs de la patrie et ont résisté à l’avancée des troupes anglo-américaines en Italie. Ils méritent aussi le respect de tous ceux qui considèrent l’histoire de l’Italie avec objectivité. »

(3) Walter Veltroni, rival malheureux de Silvio Berlusconi aux dernières élections, a affirmé sur El pais le 1er mars dernier : « Nous sommes réformistes et non de gauche ». Ce qui n’a pas empêché le nouveau président du conseil de le décrire quelques mois plus tard comme un « nouveau Staline ».


Sources: http://rassegna.governo.it/testo.asp?d=32976406)

14/11/2008

Le sommet du G 20…

G20.jpg


Ils vont être vingt
Mais seront-ils vains ?
Sans être devin
Ces grands échevins
Seront-ils le couvain
Seront-ils le levain
Ou la lie de vin
D’un monde au bord du ravin ?
Moi, quoiqu’il advint,
Simple écrivain
Sylvain
Je boirais du vin.
Et je termine par un neuvain !


13/11/2008

Entendez-vous, dans nos campagnes, mugir ces féroces gardiens de chèvres !

chèvres.jpgOh puteng ! On s’en sort d’une belle ! Ouf ! Heureusement qu’on a nos fins limiers de la je sais pas quoi, mais l’officine qui a remplacé les Renseignements généraux ! Vous avez vu comment, au péril de leur vie, ces courageux nindjas - cagoulés, vêtus de noir, armés jusqu’aux dents - défenseurs de l’ordre sarkozien ont investit ce village de la Corrèze ! La Corrèze, département dangereux s’il en est ! Un lieu de perdition où sévissent, tapis dans leurs repaires, les redoutables époux Chirac mais aussi le terrible François Hollande !

Ces exploits de nos as de la gâchette ont ainsi permis de neutraliser – honneur à notre brillantissime ministre de l’intérieur, sainte Mam – une redoutable armée de l’ombre prête à fondre sur nous, à détruire nos institutions, à semer la mort et la désolation. Les entendez-vous, dans nos campagnes, mugir ces féroces gardiens de chèvres ! Grâce à nos valeureux défenseurs de l’ordre sarkozien, ils ne viendront pas égorger nos fils et nos compagnes !

Ces salauds, ces bolcheviques, ces ennemis de l’intérieur se camouflaient dans ce village paisible. Ils en avaient même investi l’épicerie-bistrot ! Vous rendez-vous compte, ils auraient pu mettre du polonium dans le pastis des malheureux villageois ! Ils auraient pu introduire de la mort au rats dans les carambars des innocentes têtes blondes. Ils auraient pu mettre des lettres chargées dans la sacoche du facteur ! Ils auraient pu… Boudioù ! J’en frémis…

Parait même que ces dépravés auraient été vu rodant pas trop loin de l’un des trente mille kilomètres du réseau ferroviaire de notre grande SNCF ! Vous imaginez le danger auquel on a échappé !

Au fait, puisque nos valeureux enquêteurs étaient au courant des velléités sabotrices de ces redoutables pieds-nickelés, puisqu’ils étaient « logés » depuis longtemps, pourquoi ne les ont-ils pas scrafés AVANT qu’ils ne commettent les actes de sabotage qui leur sont généreusement attribués ? Qu’est-ce qu’ils attendaient ? Qu’un déraillement fasse des centaines de morts ? C’est vrai que nos héros de la république cherchent toujours le début du commencement d’une preuve.

Et puis, ça fait voir (en tout cas croire, avec l’aide des médias à plat ventre) que nos défenseurs de l’Ordre sont redoutablement efficaces : l’enquête a été rondement menée.

Et puis ça permet de ficher quelques hurluberlus, de conditionner le bon peuple au flicage généralisé de la société sarkozienne, de redonner du crédit à Edvige ou sa fille nauséabonde.

Et puis ça dédouane la SNCF qui n’a ainsi pas à répondre à ceux qui lui reprochent de négliger l’entretien de ses lignes (en lourdant les agents d’entretien des voies entre autres).

Et puis… Oh ! Victor ! Quel mauvais esprit tu as ! Enfin, comment avoir autant de doutes cyniques dans la douce France sarkozienne ? T’as pas honte ?

Ben ! Non…


12/11/2008

Face aux menteurs de la mafia nucléaire : citoyens inactifs aujourd’hui, radioactifs demain !

areva.jpgVous l’avez peut-être entendu ce matin sur France-Inter, la dame Lauvergeon Anne, celle qui sévit à la tête d’Areva, incontestable entreprise cheffe de fille de la mafia nucléaire. La suffisance de cette personne n’a d’agale que sa mauvaise foi.

N’a-t’elle pas, ce matin, qualifié les accidents nucléaires à répétition du Tricastin de petite « bêtise » ?!

N’a-t’elle pas nié avec désinvolture l’implication d’Areva dans la politique du Niger, pays que sa société pille et dont le gouvernement – dont elle a pourtant reconnu qu’Areva était le principal support budgétaire – massacre la rébellion des habitants des zones uranifères ? !

N’a-t’elle pas prétendu que le nucléaire était LA solution au sous-développement énergétique du tiers et du quart monde, tout en admettant…que la sûreté de telles installations impliquait des « régimes stables » et reconnu, sans le vouloir, que le nucléaire civil pouvait toujours déboucher sur la Bombe ? !

N’a-t’elle pas admis que, dans un avenir encore indéfini, la part de l’Etat dans le capital d’Areva pouvait « évoluer », donc admis que cette industrie éminemment dangereuse et stratégique pouvait tomber aux mains de « chiapacan » comme Bouygues ou Total ? ! Etc., etc.

Vous les avez obligatoirement vu les pubs d’Areva, avec une petite musique guillerette, de la belle nature, de l’urbanisme de rêve… Ouais. Bourrage de crâne pour pauvres cons obtus et surtout résignés…

L’industrie nucléaire, c’est le danger sournois, permanent mais invisible… Servi par une oligarchie issue du clan des Mines et de Polytechnique. L’opacité est la règle, la morgue et le mépris des populations est la méthode.

centrale Tricastin.jpgRappelez-vous, l’été dernier : « Des rejets d'effluents radioactifs "sans impact sur l'environnement" ont été constatés dans une usine exploitée par une filiale d'Areva à Romans-sur-Isère (Drôme) à la suite d'une rupture de canalisation, a annoncé vendredi à l'AFP l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). » avouaient, ne pouvant faire autrement les porte paroles de cette industrie. Ils assuraient « qu'il n'y a pas du tout d'impact sur l'environnement, car les quantités d'uranium sont très faibles, de l'ordre de quelques centaines de grammes" (Evangelia Petit, porte-parole de l'ASN). "La nappe phréatique est très éloignée et le sol est très étanche", a-t-elle précisé.

Ben voyons ! Ceci est arrivé quelques jours après le rejet de 360 kg d’uranium dans la nature à Socatri.

Eh ! Victor, arrête de nous bourrer le mou, l’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) a classé ces fuites au « niveau 1 » c’est à dire « incident léger ». C’est pour ça que depuis l’eau est impropre à la consommation, les baignades sont interdites, etc., etc…

Au-delà des dangers que font courir ces « incidents » à la population environnante, c’est désormais l’hallucinante opacité de la pratique de l’industrie nucléaire qui est mise en lumière. «Les procédures d’information des autorités et des populations semblent n’avoir pas rigoureusement été respectées». Ben voyons !

Dame Lauvergeon Anne a évidemment minimisé les dangers représentés par l’incapacité de la filière a dominer ses redoutables déchets, mortellement dangereux pour des centaines de milliers d’années !

Des déchets, il y en a des grands et des petits, des ingérables et des éternels à l’échelle d’une vie d’homme. Il y en a partout, ces tonnes par milliers. Dans les années 50, ne sachant que faire des plus dangereux résidus, les scientifiques du Commissariat à l’énergie atomique n’hésitaient pas à les répandre au fond des océans… Et dans les années 70, ce qui se passe au Tricastin en atteste, on en planquait des moins dangereux sous des buttes de terre. A Marcoule par exemple, l’activité actuelle principale est de sortir et de vitrifier le contenu des milliers de fûts de déchets radioactifs stockés simplement dans des bidons de 200 l genre fut d’essence, rangés les uns contre les autres sur des centaines de mètres ! Ceci depuis des décennies, sous le ruissellement qui amène bien sûr les effluents au Rhône voisin…

nucléaire non merci.jpgHeureusement il existe des trublions nécessaires au milieu de ce cénacle nucléocrate : la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad - www.criirad.org/) en est un, de même que le réseau Sortir du nucléaire. Créée au lendemain de Tchernobyl par une bande de copains scientifiques inquiets, dont Mme Rivasi, la Criirad est une organisation indépendante qui manie l’art d’emmerder l’industrie nucléaire en dévoilant ce qu’elle préférerait taire. Le réseau Sortir du nucléaire (www.sortirdunucleaire.org) en est un autre.

Citoyens, inactifs aujourd’hui, radioactifs demain !


11/11/2008

Parait que les sondeurs à la solde du Médef trouvent qu'IL remonte...

sarkozy remonte par Large.jpeg
Merci à Large

« Que peut-il ? Tout. Qu’a-t-il fait ? Rien. Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l’Europe peut-être. Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c’est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide. L’homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l’absurde, d’un homme médiocre échappé. »

Mais de qui parle-t-il, celui-là?

Ben celui-là, c'est le grand, l'immense Victor Hugo
et il parle du petit, du minuscule Napoléon III


Victor HUGO, Napoléon le petit (1852)

La guerre: la pire des saloperie...

Craone.jpg...faire s'entretuer des gens pauvres qui ne se connaissent pas au profit de gens riches qui, eux, se connaissent!







Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé
On va reprendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile
Mais c'est bien fini, on en a assez
Personne ne veut plus marcher
Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot
On dit adieu aux civ'lots
Même sans tambours, même sans trompettes
On s'en va là-haut en baissant la tête

- Refrain :
Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes
C'est bien fini, c'est pour toujours
De cette guerre infâme
C'est à Craonne sur le plateau
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
C'est nous les sacrifiés

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance
Pourtant on a l'espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve
Soudain dans la nuit et le silence
On voit quelqu'un qui s'avance
C'est un officier de chasseurs à pied
Qui vient pour nous remplacer
Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

- Refrain -

C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards
Tous ces gros qui font la foire
Si pour eux la vie est rose
Pour nous c'est pas la même chose
Au lieu d'se cacher tous ces embusqués
Feraient mieux d'monter aux tranchées
Pour défendre leur bien, car nous n'avons rien
Nous autres les pauv' purotins
Tous les camarades sont enterrés là
Pour défendr' les biens de ces messieurs là

- Refrain :
Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendront
Car c'est pour eux qu'on crève
Mais c'est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève
Ce s'ra votre tour messieurs les gros
De monter sur l'plateau
Car si vous voulez faire la guerre
Payez-la de votre peau

10/11/2008

Je con mémore, tu con mémores, nous con mémorons...

Brassens 2.jpgEn ces époques de « con mémoration », il n’est pas inutile de demander à Tonton Georges une petite piqure de rappel !

Georges Brassens
LES DEUX ONCLES



C'était l'oncle Martin, c'était l'oncle Gaston,
L'un aimait les Tommi's, l'autre aimait les Teutons.
Chacun, pour ses amis, tous les deux ils sont morts.
Moi, qui n'aimais personne, eh bien! je vis encore.

Maintenant, chers tontons, que les temps ont coulé,
Que vos veuves de guerre ont enfin convolé,
Que l'on a requinqué, dans le ciel de Verdun,
Les étoiles ternies du maréchal Pétain,

Maintenant que vos controverses se sont tues,
Qu'on s'est bien partagé les cordes des pendus,
Maintenant que John Bull nous boude, maintenant,
Que c'en est fini des querelles d'Allemand,

Que vos filles et vos fils vont, la main dans la main,
Faire l'amour ensemble et l'Europe de demain,
Qu'ils se soucient de vos batailles presque autant
Que l'on se souciait des guerres de Cent Ans,

On peut vous l'avouer, maintenant, chers tontons,
Vous l'ami les Tommi's, vous l'ami des Teutons,
Que, de vos vérités, vos contrevérités,
Tout le monde s'en fiche à l'unanimité.

De vos épurations, vos collaborations,
Vos abominations et vos désolations,
De vos plats de choucroute et vos tasses de thé,
Tout le monde s'en fiche à l'unanimité.

En dépit de ces souvenirs qu'on commémore,
Des flammes qu'on ranime aux monuments aux Morts,
Des vainqueurs, des vaincus, des autres et de vous,
Révérence parler, tout le monde s'en fout.

La vie, comme dit l'autre, a repris tous ses droits.
Elles ne font plus beaucoup d'ombre, vos deux croix,
Et, petit à petit, vous voilà devenus,
L'Arc de triomphe en moins, des soldats inconnus.

Maintenant, j'en suis sûr, chers malheureux tontons,
Vous, l'ami des Tommi's, vous, l'ami des Teutons,
Si vous aviez vécu, si vous étiez ici,
C'est vous qui chanteriez la chanson que voici,

Chanteriez, en trinquant ensemble à vos santés,
Qu'il est fou de perdre la vie pour des idées,
Des idées comme ça, qui viennent et qui font
Trois petits tours, trois petits morts, et puis s'en vont,

Qu'aucune idée sur terre est digne d'un trépas,
Qu'il faut laisser ce rôle à ceux qui n'ent ont pas,
Que prendre, sur-le-champ, l'ennemi comme il vient,
C'est de la bouillie pour les chats et pour les chiens,

Qu'au lieu de mettre en joue quelque vague ennemi,
Mieux vaut attendre un peu qu'on le change en ami,
Mieux vaut tourner sept fois sa crosse dans la main,
Mieux vaut toujours remettre une salve à demain,

Que les seuls généraux qu'on doit suivre aux talons,
Ce sont les généraux des petits soldats de plomb.
Ainsi, chanteriez-vous tous les deux en suivant
Malbrough qui va-t-en guerre au pays des enfants.

O vous, qui prenez aujourd'hui la clé des cieux,
Vous, les heureux coquins qui, ce soir, verrez Dieu,
Quand vous rencontrerez mes deux ondes, là-bas,
Offrez-leur de ma part ces "Ne m'oubliez pas",

Ces deux myosotis fleuris dans mon jardin:
Un petit forget me not pour mon oncle Martin,
Un petit vergiss mein nicht pour mon oncle Gaston,
Pauvre ami des Tommi's, pauvre ami des Teutons...

07/11/2008

Ben, en voilà quelques nouvelles qu’elles sont bonnes !

casse toi pov con.jpgTrente euros ! On peut se le permettre, c’est un petit investissement pour se défouler : en effet, le tribunal correctionnel de Laval a condamné à une «amende de principe» de trente euros avec sursis l'homme qui avait brandi en août une affichette portant la mention «Casse-toi pov’con» devant la voiture de Nicolas Sarkozy. «Si le prévenu n’avait pas eu l’intention d’offenser, mais seulement l’intention de donner une leçon de politesse incongrue, il n’aurait pas manqué de faire précéder la phrase “Casse-toi pov’con” par une formule du genre "on ne dit pas"», souligne le jugement. Donc, au passage de not’président, si il vous gonfle, marquez (discrètement !) « on ne doit pas dire », et en gros « CASSE TOI POV’CON ! » Et là, c’est gratuit !


ségo.jpgSégo arrive largement en tête des motions proposées aux militants socialistes. En voilà une autre bonne nouvelle. Et en plus, après celles des dinosaures crypto jospiniens (Delanoe et Aubry) voilà que celle du fringant jeunot Hamon fait un score plus que respectable ! Voilà qui donne la direction d’une alliance naturelle pour dégager une ligne enfin claire dans ce parti qui demeure la seule force politique capable de faire face victorieusement aux sarko-trafiquants.


rocard.jpgAutre bonne nouvelle : Rocard, qui a proclamé qu’il quitterait le PS si Ségo arrivait en tête, va, j’espère, tenir sa parole et dégager. Sarko lui trouvera bien un strapontin pour y poser ses vieilles fesses breneuses.


Val.jpgEncore une : ce matin, j’ai entendu sur France Inter le sarko-convaicu Val (oui, ce type à gueule d’inquisiteur qui a viré Siné et sabordé un hebdo mythique) lâcher le pue de son furoncle mental sur…le PS. Pas sur Sarko, bien sûr. Ses sarcasmes laborieux faisaient plus rire de lui que de sa cible.


siné hebdo.jpgFaut dire que depuis que ce vieux mal élevé de Siné a lancé son hebdo, le Charly du sinistre Val court vers la disparition… Dommage pour ce titre mythique, dommage pour le grand Cavanna, pour le rusé Wolinski. Mais quelle déception que Cabu ; l’homme du grand Duduche a mal vieilli…

Enfin, encore une bonne nouvelle : IL FAIT SOLEIL ! Et à midi, je bouffe l’AÏOLI !






Les lampions sont éteints et les emmerdes vont commencer pour « Biho »…

obama insolite.jpg… c’est comme ça qu’ils l’appellent les branchés, le nouveau patron des ZétaZunis.

Paraît que tout le monde se gargarise de l’arrivée d’une ère nouvelle, d’un monde fraternel, d’un souffle de liberté, d’un avènement de l’égalité, de la disparition du racisme. Merveilleux rêve. Mouais… Faut voir… Et on verra vite.

Moi, dans ma petite tronche de rébroussier compulsif, je pense que si Biho a été élu, ce n’est pas parce que le peuple amerloque a été touché par la grâce de la rédemption, par une volonté d’effacer son lourd passé de voleur de terres, d’esclavagiste, de fauteur de guerre, de rapineur des ressources mondiales, de destructeur de l’environnement. Ce n’est pas parce que les Zuhessa ont oublié qu’ils sont nés sur le génocide de trente millions d’Amérindiens, les seuls VRAIS Américains ; qu’ils ont bâti leur richesse sur l’esclavage de trente millions de Noirs ; qu’ils maintiennent leur implacable suprématie par l’exploitation du reste du monde.

Si Barrack a gagné, c’est beaucoup plus prosaïque et ça n’a rien à voir avec les bons sentiments. Il y a deux raisons à cette victoire : la première, c’est le rejet viscéral de Bush et de tout ce qui pouvait lui ressembler ; la seconde, c’est tout simplement parce qu’Obama était bon, qu’il était le meilleur ! La couleur de peau n’a rien à voir là-dedans, seulement le salutaire pragmatisme des Ricains. Pas de romantisme la-dedans.

Des Ricains qui ont mis du temps à se rendre compte qu’en la personne de Dobeliou, ils avaient par deux fois mis un dangereux débile à la tête de leur pays. Il leur a fallu tout de même deux guerres en passe d’être perdues, un recul effrayant des libertés individuelles, la honte de Guantanamo et autre Abou Graïb, et surtout une crise économique qui met le « plus puissant pays du monde » sur le cul.

Une bonne partie des électeurs n’a donc pas voté pour Biho, mais contre Bush ! On connaît bien ce réflexe chez nous. Et comme en plus Obama, malgré son nom pittoresque, est un pur produit de l’élite universitaire étazunienne, les vrais maîtres du monde qui tirent les ficelles – crapules financières de Wall Street et multinationales qui ont très largement financé sa campagne - ont vu en lui quelqu’un qui, moyennant quelques concessions de surface, défendrait leurs « valeurs », avec en bakchich une image de renouveau vertueux. Le choix était entre deux candidats de droite. Les naïfs angéliques risquent de tomber de haut. L’égalité des races… On en reparlera.

Il a du boulot l’ami Biho… s’il ne prend pas en route une balle qui traîne malencontreusement.

Oh ! Victor, tu crois pas que tu nous casses un peu l’ambiance ? Mouais… « Ouate ainsi » comme ils disent !

Mais on y croit quand même ! Il a la barraka, Obama !

06/11/2008

PS : changer ou disparaître…et abandonner les Français aux sarko-trafiquants.


Les sarcasmes, je connais, c’est même un peu mon fond de commerce. Je pisse de l’ironie sarcastique comme un sénateur uhèmepet prostatique lancebroque son mépris du peuple. Donc je ne m’offusque pas des tombereaux de sarcasmes qui entourent le vote de ce jour pour les diverses motions du PS. Il n’empêche que les tripatouillages qui seraient risibles s’ils n’étaient décourageants entre vieux kroumirs et jeunes caniches risquent d’accélérer l’agonie politique de la gauche dite « de gouvernement ». Et de maintenir au pouvoir la nauséabonde mafia sarko-médéfienne…

bertrand devil blogduchi.jpg
Merci à Blogduchi
Il y a pourtant des gens qui pensent, qui font des propositions intelligentes, qui rassurent sur l’avenir de ce parti souvent navrant, mais pourtant incontournable. En voici un :

Liêm Hoang-Ngoc
est un économiste français d'origine vietnamienne, né en 1964 à Saïgon. Il est maître de conférences à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et membre du laboratoire Matisse (Unité Mixte de Recherche Paris I - CNRS). Il est membre du conseil national du Parti Socialiste depuis 2003. Il fait également partie du club de pensée « La forge », initié par Noel Mamère et Benoit Hamon ainsi que du conseil scientifique d'Attac.

« ….. » « La crise de 1929 s’était soldée, après-guerre par la naissance du compromis de 1945, déjà en germe dans la politique du New Deal, menée à partir de 1933 par Franklin Roosevelt. Dans sa variante française, ce compromis s’organisait autour de la réglementation bancaire, la constitution d’un système bancaire quasi administré finançant la politique industrielle, la négociation collective, la création d’une protection sociale obligatoire. Les accords de Bretton Woods scellaient ensuite le nouveau système monétaire international, centré sur l’hégémonie du dollar. C’est un nouveau compromis social, à l’échelle (et un compromis monétaire et réglementaire entre les trois zones) des trois principales zones monétaires (euro, dollar, yen), qui s’avère aujourd’hui nécessaire. La re-réglementation du marché financier doit se faire à l’échelle internationale. Elle doit notamment interdire la titrisation. A plus long terme, un pas en avant vers une Europe Fédérale doit être amorcé. Un budget fédéral, doté d’une personnalité juridique lui permettant de se financer par l’emprunt, comme aux Etats-Unis, est plus que jamais nécessaire. Dans l’immédiat, les socialistes pourraient proposer :

- La création d’une agence de notation publique européenne, complétant la réforme des normes comptables, nécessaire face à la défaillance des trois agences privatisées américaines et aux limites des normes comptables anglo-saxones.

- De développer l’Etat-Stratège : Le retour de l’intervention de l’Etat ne doit pas se cantonner à socialiser les pertes, en recapitalisant les acteurs financiers qui ont flambé en bourse l’argent des épargnants, pour privatiser ensuite le bien public. Les marchés financiers livrés à eux-mêmes se sont trompés. Il faut que la recapitalisation du système financier soit l’occasion de définir le périmètre d’un pôle public financier stable et solide. Celui-ci doit être mis au service de la politique industrielle, dans le cadre d’un développement durable.

- Une réforme ambitieuse de l’impôt sur le revenu, pour éviter que le financement du plan de sauvetage ne pèse sur les revenus moyens et modestes qui subissent de plein fouet la crise du pouvoir d’achat. Le bouclier fiscal doit être levé. Il faut créer un grand impôt universel et progressif sur le revenu en fusionnant l’IR et la CSG.

- La suppression définitive du pacte de stabilité. Le pacte de stabilité a d’ores et déjà été suspendu par l’Eurogroupe pour permettre aux Etats-membres d’emprunter pour financer leurs plans de sauvetage du système financier. Il doit être enterré pour ne pas devenir l’alibi de la réduction du périmètre des services publics. Les Etats doivent pouvoir utiliser la politique publique face à la récession (et consacrer les excédents au désendettement en période de plein-emploi).

- Les marges de manœuvres ainsi libérées doivent être consacrées à un véritable plan de relance, à côté de la recapitalisation des acteurs financiers. Ce plan doit soutenir l’investissement, l’innovation la recherche, la santé et l’éducation. Il doit s’accompagner d’une réforme de l’impôt sur les sociétés, autour du principe de progressivité et de modulation selon l’usage fait des bénéfices, pour stimuler l’investissement des PME.

- Une véritable conférence salariale pour organiser l’indexation des salaires sur les gains de productivité et l’inflation dans toute l’économie afin d’enrayer la montée de l’endettement des ménages à revenus moyens et modestes dont les conséquences s’avèrent dommageables dans d’autres pays ayant importé le modèle de développement anglo-saxon. »
Références

Il y a de quoi faire ? Non ?

05/11/2008

Une barrique au bas mot pour Barrack Obama !

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Esclaves noirs trimant dans les champs de coton,
Achetés, exploités et payés au bâton,
Humiliés, niés, traités pire que bêtes
Par des culs bénis blancs crispés sur leur gâchette,
Levez enfin la tête sans esprit de revanche
Quand l’un des presque vôtres, vient à tenir le manche.
Relève-toi ! Debout, peuple des Zuhessa !
Libère-toi des fers, des chaînes de forçats
Dans lesquels te maintient l’ultra capitalisme
Par sa télé débile et son consumérisme.
Renverse le pouvoir aveugle du dollar
Et celui des banquiers et boursiers vicelards.
Rafale les “ chairmen ” des multinationales
Qui ravagent le monde par leurs actions bestiales.
Demande-toi enfin, réflexion citoyenne,
Pourquoi donc ton pays suscite tant de haine !
Redevient cet ami qui nous a fait rêvé,
Qui a laissé sa vie pour venir nous sauver.
Tu viens du monde entier, partout tu as des frères.
Valent-ils moins que toi ? Arrache tes œillères
Afin que la statue prénommée Liberté
Ne tourne plus le dos à la Fraternité.

L'antifadas, le SEUL blog SANS ELECTIONS ETAZUNIENNES!


Elections.

- Eh ! Oh ! Victor, t’avais pas titré que ton bloc était sans élections étazuniennes ?
- Ben ouais. Quand je parle d’élections, c’est celles des militants du Parti Socialiste. Ceux-ci vont voter pour désigner leur patron. C’est un pissat de chat vous me direz. Et pourtant, c’est plus important qu’on ne le pense. Car, qu’on le veuille ou pas, le PS reste la seule machine politique capable de délivrer la France du carcan sarkozien. C’est presque désolant, mais c’est comme ça. Entre le sida et la chaude-pisse, le choix est vite fait…

Mais pour cela, il faut que ce parti retrouve sa personnalité, son éthique, ses valeurs pour reconquérir son électorat, le peuple de gauche : celui des ouvriers, des employés, des gens du service public, des commerçants et des chefs de petites entreprises, des retraités, bref de tous ceux qui se lèvent tôt, qui triment, qui n’ont pas de stock-options, pas d’actions en bourse autre qu’une petite assurance-vie ou un maigre PEA. Ce peuple là s’est laissé pour une part importante embobiné par les remarquables talents de bonimenteur de Sarko. Pourquoi ? Parce que les programmes de la droite et de la gauche sont les mêmes, à quelques nuances près. Parce que la gauche s'est empêtrée dans une course à la « modernité » ultra libérale qui a complètement désorienté ses électeurs traditionnels.

Electeurs qui n’ont pas compris – ni surtout oublié – ses « exploits » lorsqu’elle a été au pouvoir :
- elle a donné 230 milliards de francs de l’époque aux patrons en supprimant l’indexation des salaires sur les prix, laminant ainsi le pouvoir d’achat des salariés ;
- laissé la liberté totale de circulation des capitaux, favorisant la financiarisation de l’économie ;
- privatisé à tour de bras ; Jospin plus fort que Baladur en la matière ;
- lâché la fiscalité sur les stocks-options (merci M.Strauss-Khan)
- permis aux collectivités territoriales d’emprunter sur les produits dérivés (bravo Dexia, ex Crédit Local de France ;
- et surtout oublier la question sociale !
- etc… Cherchez vous-même, vous trouverez !

Alors espérons que l’équipe qui sortira des élections internes de ce parti aura le courage de laisser ses illusions ultra libérales au vestiaire, de se positionner clairement pour le maintien des services publics et notamment de La Poste, pour la création d’un service financier public au service du développement des PME, pour une relance keynésienne, pour des retrouvailles avec nos amis et partenaires allemands, pour une préférence communautaire décomplexée avec un protectionnisme intelligent vis à vis de certains pays, etc.

Faute de quoi, ce parti n’aura plus qu’à disparaître. Son électorat se partagera alors entre Besancenot et Bayrou… laissant ainsi aux sarko-trafiquants le monopole du pouvoir…

04/11/2008

L’Anti fadas, le seul blog SANS ELECTIONS ETAZUNIENNES !

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Merci à Laurent

La sarko-saloperie du jour.
En pleine nuit, entre quatre pélucres, les députés UMP ont fait passé un amendement sournois repoussant la date de la retraite à 65 ans dans le public, et 70 ans dans le privé !

Le super faux-cul du gouvernement - le petit gros nommé Bertrand (célèbre dans les salles de garde pour la taille des orifices intéressants des filles de sa femme, à laquelle nous donnons bien le bonjour…) – dégoisent dans toutes les lucarnes à décerveler, dans toutes les boites à mensonges, dans tous les torchons lèche-culs, que ceci reste à la volonté du salarié.
>travailleur.jpgBen voyons. Tout ce battage, c’est fait pour habituer les prolos au fait que bientôt leur choix sera entre : - prendre leur retraite à 60 balais, mais avec un abattement tel qu’ils toucheront une poignée de figues, - ou continuer à marner comme esclaves (comme aux Zuhesa) dans des boulots de merde (laveurs de bagnoles, placiers de voitures, surveillants de parking, etc.) jusqu’à 70 balais, donc jusqu’à une petite encablure de la mort pour les plus vernis.

Pendant la crise, les sarko-saloperies continuent.

03/11/2008

Réflexions autour d’un verre

trinquons.jpgVous l’avez vu, dressé sur ses talonnettes le menton en avant, la tête ondulant de gauche et de droite (surtout de droite !) comme une girouette se positionnant au gré du vent… Vous l’avez entendu tancer les banquiers ! Il les a même menacé…de leur mettre sur le dos un redoutable « médiateur » et de les faire surveiller par ses préfets ! Tu parles d’une menace ! Les crapules de la mafia financière - ceux-là même qui sont venus toute vergogne bue (la honte ça passe vite) se traîner à ses pieds pour demander du pognon de l’Etat (nos sous !) pour éponger leurs conneries – ont pris 380 milliards et qu’en font-ils ? Vous croyez qu’ils le réinjectent dans les PME exsangues ? Qu’ils le prêtent aux particuliers qui veulent acheter leur gourbi ?

Tè ! Fumes ! Ils continuent comme avant, à le jouer à la bourse-casino ! Exemple : la caisse d’épargne ! Et pourquoi se foutent-ils ainsi ouvertement du de l’Elysée Parce que celui-ci, sur les conseils de ses « conseillers » particuliers (entre autres le banquiers Pébéreau) a refusé que les représentants de l’Etat siègent aux conseils d’administration ! Ils n’ont donc pas droit au chapitre ! Plus con que ça tu meurs ! Le Rosbif Brown pas si con, lui, siège dans les banques qu’il a nationalisé.
Car voilà la vrai solution : pour pouvoir peser sur le comportement des banques il faut les na-tio-na-li-ser ! La finance est trop importante pour la confier à des banquiers (mot qui ces temps-ci est devenu une insulte.)

Eh ! Vous avez vu le mec ! Comment qu’il se les ait farci les patrons-voyoux ! Il a serré ses petits poings, s’est dressé sur ses petits pieds nerveux les a attaqué bille entête là ouù ça fait mal au pognon ! Et avec quelle brutalité, qu’il leur a mis en torche leurs parachutes dorés !
Tè ! Fumes ! Il ne taxera pas ces scandaleuses rapines. Que dalle ! Que des effets de com ! Que du vent, de la tchatche, comme d’hab : il ne soumettra à cotisations sécu que les « parachutes » pourri dépassant un million d’euros ! Les crapules qui se gavent sur notre dos en ont mal aux tripes à force de rigoler en se tapant sur le (gros gras !) ventre !

On croyait s’en être tiré, de ces saloperies d’OGM Monsanto, mais si tu les fous à la porte, ils reviennent par la fenêtre… Et la fenêtre, en l’occurrence, c’est encore et toujours cette puteng de commission européenne ultra libérale de merde. Ce vendredi dernier, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) a estimé que l'interdiction française du maïs génétiquement modifié MON810 produit par la firme américaine Monsanto n'était pas justifiée. Elle répondait à une demande de la Commission européenne sur la validité de l'invocation, en début d'année, d'une clause de sauvegarde contre son utilisation en France.

"Aucune preuve scientifique, en termes de risques pour la santé humaine ou animale ou pour l'environnement, n'a été fournie pour justifier l'invocation d'une clause de sauvegarde," explique l'AESA. La Commission européenne doit désormais étudier la position de l'AESA. Ensuite, elle ordonnera très probablement à la France de lever son embargo, estiment des sources diplomatiques.

Mais Paris a immédiatement répliqué en annonçant qu'il maintenait sa position. Le ministère de l'écologie a fait savoir dans un communiqué que la France allait se défendre devant le Conseil des ministres européen. La clause de sauvegarde européenne permet d'interdire provisoirement la culture ou la vente d'un organisme génétiquement modifié autorisé dans l'UE, en invoquant un risque pour la santé ou l'environnement. Les Etats membres utilisant cette clause doivent présenter à Bruxelles des éléments scientifiques "nouveaux" pour la justifier. Le MON810 n'a pas été semé en 2008 et reste interdit en France.

Borloo, qui laisse allègrement détricoté l’un après l’autre les fameux résultats de « Granelle de l’environnement » sous l’assaut des lobbies osera-t-il, celle fois, raper sur la table et s’imposer face aux pressions de la FNSEA ? Mouais… On verra…


02/11/2008

Gastronomie du sépulcre...

belle diablesse blingee copie.jpg

Elise

On disait pis que pendre de la hautaine Elise
On la disait frigide, froide comme banquise.
Sa longue silhouette drapée de voiles noirs
Paralysait les hommes, leur ôtant tout espoir.

Des mâles dépités la présumaient lesbienne.
Tout cela m’excitait et je la voulais mienne !
J’imaginais son corps sans sa robe de geai,
Ses longues cuisses blanches et ses seins érigés,

L’arc tendu de sa croupe, le soleil de son ventre…
Je voulais, pour l’aimer, l’amener dans mon antre.
Par nuit de pleine lune, je l’ai suivie de loin

Jusques au cimetière. Tapi dans un recoin
Je l’ai vu dénudée auprès d’un vieux grimoire :
Elle servait d’autel pour une messe noire…

Les seiches au riz noir


— Ben, mon cochon, Victor ! T’as de drôles de goûts !
Ton Elise, dis donc, c’est un étrange coup !
Une mousmée maniaque, à poil, sur une tombe…
Faut être un peu fêlée… Tè, vé, les bras m’en tombent.
— Si c’est ce qu’il lui faut, cette étrange atmosphère ?
Tu sais, le paradis est proche de l’enfer…
— Alors, pour la séduire, ta Vénus des caveaux,
Faut lui faire des plats qui soient à son niveau.
Rouges sang, blancs ou gris, mais où le noir domine
Doivent être les mets pour ta belle androgyne.
En entrée, tu lui sers un grand plateau d’oursins,
Noirs et piquants dehors, mais au parfums douçains,
Dont la chair rouge sang, d’une saveur subtile,
Désarmera la belle de ses pulsions hostiles.
Puis une truffe noire, dont l’arôme puissant
Dans quelques œufs brouillés sera appétissant.
Il me vient à l’idée une recette ancienne :
Les seiches au riz noir, comme à la vénitienne.
Prends un kilo de seiches chez un bon poissonnier,
Il t’enlèvera l’os sans se faire prier.
Pour ne pas cuisiner comme le dernier cancre
Bien précieusement garde les poches d’encre.
Tes seiches, en lamelles, tu vas les lacérer,
Sauf une que tu gardes pour, en fin, décorer.
Un court-bouillon tu dois préparer à l’avance :
Poissons et crustacés épicés d’abondance.
Fais revenir à l’huile deux beaux oignons hachés,
Mélangés à tes seiches. Ne fais pas accrocher.
Mouille avec quatre louches de ton court-bouillon,
Fais cuire dix minutes à tout petit bouillon.
Jette en pluie trois hectos de riz rond de Camargue
Poussé dans les embruns que Mare Nostrum largue,
Ajoute, à ton encre, deux verres de vin blanc,
Puis mélange le tout en tournant lentement.
Arrête de tourner lorsque c’est homogène,
Enfin baisse ta flamme car un feu trop fort gène.
Au cours de la cuisson, mouille de bouillon chaud,
Sale et poivre à ton goût, mais ne sois pas manchot.
Pour savoir si c’est cuit, de temps en temps tu goûtes :
Ton riz doit être souple, sans coller, tu t’en doutes.
Tes seiches et ton riz noir, dans un large plat blanc
Vont faire leur office de canapé brûlant
Sur lequel tu déposes la seiche ronde et blanche
Reposant sur un lit de persil plat en branches.
Ce plat délicieux à l’aspect sépulcral
Poussera ton Elise au péché capital.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

faucheuse sexy 1 copie.jpg
Ingrédients et proportions pour six personnes:
- 3 kilos de seiches désossées, - leurs poches d'encre;
Pour le court bouillon: - 1 kilo de poissons à soupe rouge, - 1 livre de favouilles ;
- 6 oignons hachés, - 1 demi kilo de riz rond de Camargue, - 6 verres de vin blanc de Laudun.

Les vins conseillés:

Ce plat original s'accompagne sans problème de vins blancs secs, de rosés, voire de rouges jeunes et frais.
En vallée du Rhône : blancs de Roaix, Saint-Hilaire-d'Ozilhan, Laudun, Villedieu ; rosés de Tavel, Rochefort, Chusclan, Ven-toux, Luberon, Costières-de-Nîmes; rouges légers de Sainte--Cécile-les-Vignes, Mirabel-aux-Baronnies, Nyons, Lafare, Costières-de-Nîmes.
En vins du Languedoc : blancs Picpoul-de-Pinet, blancs de la Clape ; rosés de Saint-Saturnin, vins des sables d'Aigues-mor-tes.
En vins de Provence : les blancs de Cassis, tous les rosés des Côtes-de-Provence et des Coteaux-varois.



01/11/2008

Testament

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de Jean-Victor Joubert de Mairdre
Grand Bramaïre de l'Académie des Amoureux de l’Aïoli


Si je meurs, je veux qu'on me distille
Ma liqueur embaumera la ville
Chaque année mes ptits’enfants ébahis
Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !


Menez ma viande sur le plateau de Sault
Dans la lavande faites tremper mes os
Macérez bien ma queue et mes neurones
Dans un bon vin de la Côte du Rhône.

Si je meurs, je veux qu'on me distille
Ma liqueur embaumera la ville
Chaque année mes ptits’enfants ébahis
Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !


Vous tirerez un demi muy de gnole
Du jus de vie, d'humour, de gaudriole
Puis faites-y macérez mes couillons
Ça donn' un goût qui plait aux vignerons.

Si je meurs, je veux qu'on me distille
Ma liqueur embaumera la ville
Chaque année mes ptits’enfants ébahis
Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !


Vous me ferez reposer à la cave
Entre un Bonneau et un blanc de chez Chave
Comme voisin mettez-moi du Lirac
Du Châteauneuf ou même un bon Paulhac

Si je meurs, je veux qu'on me distille
Ma liqueur embaumera la ville
Chaque année mes ptits’enfants ébahis
Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !


Vous me boirez, ça ne fait aucun doûte
Et m'aimerez juqu'à l'ultime goutte
Quand vous trouss'rez les bell's de votre temps
C'est un peu moi qui prendrais du bon temps !

Si je meurs, je veux qu'on me distille
Ma liqueur embaumera la ville
Chaque année mes ptits’enfants ébahis
Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !

31/10/2008

A mon pote Henri, Grand Trisson de l'Académie des Amoureux de l'Aïoli, ad patres...

Aïoli pour web.jpg


L'Aïoli des Académiciens

Aïoli! Mot sonnant comme un salut gaillard!
D'Avignon à Marseille il est un étendard.
Emblème culinaire en terres de Provence
Il engendre gaieté, amour et pétulance.
Pour unir ceux qui l'aiment, il est avantageux
Tant son parfum puissant éloigne les fâcheux.
L'aïoli est en soi un éloquent symbole
Des valeurs des pays où court la Farandole:
L'or de l'œuf est fortune, rondeur, fécondité,
L'ail est puissance mâle, santé, virilité
Quand à l'huile d'olive, impériale maîtresse
C'est elle l'unité, l'harmonie, la richesse.
L'aïoli est parfait quand fou trissoun ten dré (l),
Quand le pilon de bois, dans la sauce dorée,
Tient droit tel Priape redoutable et vainqueur
Dans l'onctueux parfum qui chavire les cœurs.
L'Académie des Amoureux de l'Aïoli,
Chaque année, réunie en un conclave, élit
Parmi les cuisiniers du pays des cigales
Celui dont la recette lui paraît idéale.
Voici celle que fait, lors de grandes agapes,
Henry Estévenin, de Châteauneuf-du-Pape.
Truculent moustachu, buveur et quintalien (l)
Il est le "Grand Aillé" (2) des Académiciens.
Pour que ton aïoli soit de bonne facture
Tout doit bien être à la même température :
L'huile, l'ail et les œufs, le mortier, le pilon
Sont préparés la veille ou le matin selon
Que tes invités viennent dîner ou souper:
Car voilà un travers qu'il convient de stopper,
On n'est pas dans le nord, c'est à midi qu'on dîne
Et le soir que l'on soupe en terres comtadines!
Pour six convives il te faut douze gousses d'ail
Dont tu ôtes les germes pour faire un bon travail.
Quatre beaux jaunes d'œuf, du sel, du poivre blanc,
Beaucoup de jus de coude et un pichet de blanc.
Le vin, dans l'aïoli, ce n'est pas pour la sauce
Mais pour le cuisinier dont la soif est très grosse!
À l'aide du pilon, dans un mortier de marbre,
Tu écrases en pommade ail et sel, sans palabre.
Tu mets tes jaunes d'œufs et tu tournes, tu tournes,
Qu'aucune distraction, jamais, ne te détourne,
Pendant deux, trois minutes pour tout bien mélanger.
Puis laisse reposer dans un coin ombragé,
Juste le temps de boire deux ou trois bons canons
Avec tes acolytes, devant le cabanon.
Reprend ton appareil et coince le mortier
Entre tes deux genoux, et serre volontiers.
Éloigne les badauds et concentre-toi bien,
C'est là que ça se passe: ou c'est tout, ou c'est rien!
Tu commences à verser ton huile goutte à goutte
En tournant de bon cœur, d'un seul sens, tu t'en doutes.
Si tu suis la recette très rigoureusement,
L'émulsion doit se faire assez rapidement.
Quand l'aïoli a pris, verse en un fin filet
Ta bonne huile d'olive. Mais pas sur ton gilet!
Maintiens ton mouvement régulier jusqu'au bout
Ne mollit pas surtout. S'arrêter, c'est tabou.
Si elle est réussie, elle doit être épaisse,
Onctueuse, dorée, mais pleine de finesse.
Le pilon, en son sein, tient droit sans se vautrer.
Présentant ton chef d' œuvre, dit: "Lou trissoun ten dré" !
Traditionnellement, l'aïoli accompagne
La morue dessalée, seul poisson des campagnes.
Fait-là tremper deux jours dans de l'eau fraîche et claire
Que tu changes souvent sans souci des horaires.
En de belles portions il te la faut trancher,
Juste avant de servir tu la feras pocher.
Fais bouillir à l'avance œufs durs et escargots,
Du chou-fleur, des carottes et de verts haricots,
Des patates, bien sûr, une pleine fourchée
Que, pas plus que les œufs, il ne faut éplucher.
Sers ces aliments chauds dans des plats séparés
Et, trônant au milieu, l'aïoli vénéré.
Que boire avec ce plat? La question reste ouverte.
Sur ce point important, l'Académie concerte.
Du rouge, du blanc sec, ou même du rosé
Si c'est servi bien frais, on peut tout écluser.
Cessons pour aujourd 'hui ce conte culinaire
Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour la sauce: - six gousses d'aï!, blanc de préférence, desquelles vous enlever les germes, - deux cuillerées à café de sel fin, - quelques tours de poivre blans du moulin, - deux jaunes d'œuf, - trois-quarts de litre d'huile d'olive vierge extra AO.C. Vallée des Baux.
Attention: faites en sorte que tous ces ingrédients soient à la même tem-pérature. C'est primordial pour prévenir tout ratage (on dit alors, si ce malheur arrive, que l'aïoli a "cagué").
Pour le plat: - un kilo de morue sèche que vous ferez dessaler, - un kilo de carottes, - un kilo de haricots verts, éventuellement quelques bettera-ves rouges, - douze œufs durs, - trois douzaines d'escargots de mer (les "bioù", escargots dont la coquille présente des cornes), - trois douzaines d'escargots des garrigues provençales, - 3 kilos de pommes de terre cui-tes à la vapeur.

Les vins conseillés

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli, autorité incontestée en la matière, a longuement travaillé - verre en main - sur le délicat problème des vins les plus aptes à accompagner l'aïoli.
Le poisson qui en constitue une partie essentielle incite a pencher pour des vins blancs secs. Les légumes cuits à la vapeur appellent des vins rosés. La délicatesse des fragrances de l'huile d'olive s'accomode fort bien de vins rouges charpentés. Mais la puissance de la sauce dominée par l'ail ne s'accomode que... d'eau prétendent certains Académiciens. On ne peut tout de même pas aller jusqu'à de telles extrémités.
Essayez donc des blancs de Cassis, Châteauneuf-du-Pape, Cairanne, Rochegude, Picpoul de Pinet ; des rosés Tavel, Chusclan, Valréas, Vaison-le-Romaine, Côtes-de-Provence; des rouges de Vacqueyras, de Lirac, de Sablet, de Rasteau, de Violès, des Costières de Nîmes.

(1) "Lou trissoun ", c'est le "pilon", la pièce de bois qui sert à piler les ingré-dients dans le mortier et à "monter" l'aïoli. Lorsque la sauce est réussie, "lou trissoun ten dré" - le pilon tient debout dans la sauce ferme et onctueuse.
(2) Quintalien .. personnage de poids, ayant tourné le quintal.
(3) "Grand Aillé" .. grade suprême dans la hiérarchie de l'Académie des Amoureux de l'Aïoli.


29/10/2008

Putain de Camarde...

Putain d'existence... Je viens de revoir un courriel... Un de mes meilleurs potes vient de passer l'arme à gauche...

Je largue momentanément mes arpents de neige pour descendre à Châteauneuf du Pape.

Je lui ai fait un petit acrostiche:

Henri fut un seigneur de la gaieté de vivre
Elégant troubadour, maître du savoir-vivre
Ne refusant jamais une fête, un machon,
Racontant des histoires avec verve et passion
Inlassable organisateur de nos fêtes…
Emule de Bacchus, infatigable athlète,
Sa taille de Silène, sa face rubiconde
Toujours en mouvement, sa verve, sa faconde
Et sa voix de stentor, de chanteur d’opéra
Vainqueur et flamboyant, attirant les hourra…
Et puis surtout l’ami, serviable et sincère
Naturellement bon, solide comme un frère…
Imbécile Camarde qui t’enlève à tes proches
Nous ne t’oublierons pas, Henri, sacrée caboche…




A bientôt.

21:43 Publié dans actualités, poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : mort